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Sur les traces du Panda - n113 Juin 2023

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Juillet 2023

RÉPARER LE VIVANT

LE POINT SUR

La faune du Téraï renaît

D LA CIGALE ET LA FOURMI

epuis le début de l’été, le spectre de la pénurie d’eau nous hante. Dès le mois de février, l’alerte avait été donnée. Après 32 jours consécutifs sans véritable pluie, l’inquiétude est arrivée au sommet de l’État. Emmanuel Macron a appelé à un “plan de sobriété” pour l’eau, à l’image de ce qui avait été fait pour l’énergie.

Face à une sécheresse hivernale record, nous avons cherché à colmater les brèches, décidant, à la hâte, des mesures dites “d’urgence”. Dans certaines régions, plus question d’arroser ni les pelouses, ni les fleurs en jardinières ou en pots, à moins de bénéficier d’une dérogation. Bannis également le remplissage des piscines, l’alimentation des fontaines, de bassins d’ornements ou des jeux d’eau. Tout cela n’est pas sans nous rappeler une célèbre fable de la Fontaine…

Les cigales, que nous sommes, ayant chanté tout l’été, sans se soucier nullement d’économiser la ressource en eau, se trouvent aujourd’hui fort dépourvues, contraintes d’endosser le rôle de la fourmi.

Car c’est précisément cela la morale de l’histoire !

Oui, pour préserver l’or bleu, indispensable à la vie sur Terre, nous devons faire preuve d’une plus grande sobriété dans nos usages collectifs. Mais nous devons le faire dans la durée !

Et nous attaquer aux vraies causes, en faisant évoluer les secteurs les plus gourmands en eau, à commencer par celui de l’alimentation, pris au sens large, de l’agriculture et l’élevage, jusqu’à la fabrication de la nourriture et l’approvisionnement en eau potable.

Des solutions existent, qui permettent de gérer la ressource à l’économie tout en relevant le défi alimentaire. Au Niger, par exemple, les agriculteurs ont considérablement réduit les risques de sécheresse en créant de nouvelles pratiques culturales basées sur l’agroforesterie. Au Vietnam et au Cambodge, les petits maraîchers de plusieurs provinces sèches ont optimisé de 43 % leur consommation d’eau et amélioré le rendement de leurs terres de 8 à 15 %.

Dans notre pays, comme dans le reste du monde, le secteur agricole n’a pas d’autre choix que de s’adapter, de se réinventer, bref, de repenser ses modes de production en profondeur et surtout, sur le long terme…

À LA UNE RÉPARER LE VIVANT

Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de protéger la nature. Nous devons aussi nous efforcer de restaurer les milieux déjà dégradés et les espèces menacées. Cap sur le vivant.

UNE NATURE À BOUT DE SOUFFLE

Notre planète est abîmée. En Europe, 81% des habitats protégés et 63% des espèces sont dans un état de conservation mauvais ou moyen.

Heureusement, la nature dispose d’une immense résilience, autrement dit, d’une formidable capacité à se remettre des chocs. Après un incendie, une tempête ou une pollution chimique, les sols feront de nouveau naître la végétation et les espèces recoloniseront petit à petit l’endroit. Dans la plupart des cas, pourvu qu’on lui en laisse le temps, la nature cicatrise et renaît. Mais du temps, il nous en reste peu justement. Actuellement, le rythme d’extinction est 100 à 1000 fois supérieur au taux naturel. Si nous voulons que la vie sauvage reprenne ses droits là où nous avons contribué à son déclin, nous devons l’aider !

Au WWF, nous le savons bien. Alors que la biodiversité s’effondre, nos équipes s’efforcent de restaurer la vie.

NOS PROJETS SUR LE TERRAIN

Depuis 2007, nous travaillons avec les communautés locales de Madagascar pour restaurer les mangroves (voir photo) dans les régions de Menabe, Melaky et Diana. Au total, ces initiatives de gestion communautaire ont d’ores et déjà permis de protéger plus de 50 000 hectares de “forêts bleues” sur l’ensemble du territoire national.

Au Mexique, dans l’État de Oaxaca, nous nous mobilisons depuis plus de 15 ans pour préserver les forêts et les précieux services qu’elles rendent aux communautés locales, en particulier l’approvisionnement en eau potable. Au menu : reboisement via la plantation d’espèces indigènes et développement d’activités alternatives à la culture du maïs si préjudiciable aux forêts.

En Méditerranée, le WWF France travaille à la mise en place de mouillages sur bouées et de zones d’interdiction d’ancrage pour éviter la dégradation des herbiers de posidonie. On parle de “restauration passive”.

En Nouvelle-Calédonie, les forêts humides de la Chaîne Centrale sont un véritable château d’eau alimentant un très grand nombre d’habitants. Nous y menons de vastes actions de reboisement en collaboration avec les populations bénéficiant des services rendus par ces précieux écosystèmes forestiers.

DES BÉNÉFICES POUR TOUS

Les forêts sont de loin les plus grands réservoirs terrestres de carbone, leur dégradation contribue à hauteur de 11% aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. On estime que les solutions fondées sur la nature, telles que la restauration des forêts naturelles et la remise en eau des tourbières, pourraient fournir jusqu’à un tiers des mesures d’atténuation du changement climatique nécessaires pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris. D’autre part, chaque jour, les activités humaines grignotent les écosystèmes naturels, réduisant le territoire des espèces sauvages qui sont amenées à se rapprocher des populations humaines, favorisant ainsi l’émergence de zoonoses, ces maladies issues de germes provenant des animaux et transmises à l’Homme. Restaurer les écosystèmes naturels c’est rétablir l’équilibre écologique qui limite les micro-organismes responsables de certaines maladies. C’est aussi permettre le maintien de services écologiques indispensables à la vie : approvisionnement en air, en eau, en nourriture, régulation de la température, pollinisation… et tant d’autres encore !

LA RIVIÈRE DE SEMOIS REPREND VIE

Lorsque l’on restaure les abords d’une rivière — que ce soit en renaturant les berges ou les frayères (les zones où les poissons se reproduisent) ou en améliorant la continuité écologique — on constate une myriade de bienfaits qui rejaillissent en cascade sur l’écosystème tout entier. Depuis 2018, nous travaillons dans la Semois, un affluent de la Meuse, pour encourager le retour de la loutre. En protégeant cette espèce “parapluie”, nous préservons toute la vie sauvage qui partage son habitat ou interagit avec elle. La truite fario tire par exemple avantage de la continuité écologique des cours d’eau, restaurée par nos soins, car elle se reproduit mieux en remontant des rivières fraîches et oxygénées. Ce qui ravit ses prédateurs, comme la cigogne noire. En arrachant la balsamine de l’Himalaya, une plante envahissante qui pousse sur les berges, nous libérons de la place pour une autre espèce végétale, la renouée de la bistorte, source de nectar qui favorise, elle-même, le retour de deux jolis papillons, le nacré de la bistorte et le cuivré de la bistorte. Mais c’est aussi à nous, les humains, que ces rivières saines et pleines de vie profitent.

PRÉSERVER

LA BIODIVERSITÉ DES ÉTANGS

Au cœur de la Brenne, pays aux milles étangs, le Parc naturel régional abrite une diversité végétale exceptionnelle de landes à bruyères, de prairies et de forêts. Pour de nombreuses espèces rares et menacées, comme la guifette moustac, le butoir étoilé ou encore la tortue cistude, c’est un véritable havre de paix. Mais depuis quelque temps, l’élevage de poissons s’est intensifié, contribuant à la baisse des populations d’oiseaux d’eau, d’amphibiens, d’insectes et de plantes. C’est pourquoi nous avons lancé fin 2021 un projet pilote de Paiement pour services écosystémiques, dit PSE. Concrètement, les propriétaires d’étangs de la Brenne, qui le souhaitent, s’engagent à respecter un cahier des charges bien précis garantissant la conservation ou la restauration de la biodiversité sur leur territoire, contre rémunération. Ils renoncent notamment à l’élevage de carpes, espèce qui nuit au développement de la végétation, et à certaines pratiques d’élevage intensif, telles que le nourrissage artificiel ou la distribution de nutriments qui altèrent la qualité des eaux. À ce jour, 14 propriétaires se sont portés volontaires pour prendre part à ce projet pour l’instant expérimental, ce qui représente 23 étangs et 311 hectares placés sous convention pour 5 ans.

UNE ÉTUDE DE L’UNIVERSITY COLLEGE DE LONDRES AFFIRME QUE

DE LA POPULATION

DES INSECTES A DISPARU`

DANS

LES ZONES QUI SONT DÉGRADÉES PAR L’AGRICULTURE INTENSIVE ET TOUCHÉES PAR LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE.

Parue dans la revue Ecological Monographs, cette étude a été réalisée par un consortium de 70 scientifiques à travers le monde et alerte sur le déclin des insectes.

LE DÉCLIN DES INSECTES S’AGGRAVE

Dans une étude récente, un consortium de 70 scientifiques alerte sur le déclin croissant des insectes. En cause : le réchauffement climatique, combiné à l’utilisation massive d’insecticides d’une agriculture intensive. Si rien n’est fait, ils pourraient bien disparaître définitivement, et nous avec eux. Car nous dépendons bien plus de ces petites bêtes que nous ne le pensons. Environ trois quarts des cultures destinées à notre alimentation dépendent de la pollinisation, dont le cacao, le café ou les cerises. Certains insectes, à l’image de la coccinelle, sont également nécessaires pour lutter contre les espèces dites “parasites”, néfastes pour les cultures. Face à ce déclin alarmant, les chercheurs appellent à une « réduction progressive de l’utilisation des combustibles fossiles, la protection des écosystèmes et la restauration de la biodiversité, le passage à une alimentation essentiellement végétale et l’abandon du dogme de la croissance infinie sur une Planète aux ressources finies, au profit d’une économie écologique et circulaire ». Outre ces solutions à grande échelle, vous pouvez agir à votre niveau, en installant des refuges pour insectes dans votre jardin, en privilégiant les produits bio sans pesticides ou encore en continuant à nous soutenir !

Gecko à crête (Correlophus ciliatus), espèce endémique de Nouvelle - Calédonie, que l’on a cru éteinte pendant longtemps, a été redécouverte en 1994 à la suite d’une tempête tropicale.

LA FAUNE DU TÉRAÏ RENAÎT

râce à la restauration du couloir de Khata, la continuité écologique est rétablie entre l’Inde et le Népal. Libres de se déplacer entre différents milieux naturels, de nombreuses espèces reprennent leur souffle !

À l’ombre de l’Himalaya, la ceinture transfrontalière de l’arc du Teraï s’étend de la rivière Bagmati au Népal à la rivière Yamuna en Inde. Ce paysage abrite des grands mammifères spectaculaires, comme le tigre du Bengale et le rhinocéros à une corne. Il concentre pas moins de 86 espèces de mammifères, 600 espèces d’oiseaux et plus de 2 100 espèces de plantes à fleurs. Mais c’est aussi l’une des régions les plus densément peuplées avec plus de 7,5 millions de personnes côté népalais et près de 50 millions d’habitants côté indien. Le paysage compose désormais une mosaïque de villes à croissance rapide, de réseaux routiers et ferroviaires qui scindent les écosystèmes naturels. Cette fragmentation porte préjudice à la faune qui a besoin de se déplacer sans entrave d’un endroit à l’autre pour trouver de la nourriture, se reproduire ou encore mettre bas.

Heureusement, nous sommes parvenus à rétablir un trait d’union indispensable pour de nombreux mammifères. Le couloir de Khata s’étend sur 24 km le long de la frontière commune entre le parc national de Bardia au Népal et le sanctuaire de la faune sauvage de Katarniaghat en Inde. En deux décennies, la parcelle de terre dégradée

est redevenue une luxuriante forêt, de nouveau attractive pour les espèces locales.

Si le WWF a décidé de s’associer au gouvernement népalais et aux communautés riveraines pour créer ce corridor écologique, c’est précisément pour offrir une voie de liaison sécurisée à la faune environnante. Désormais, les animaux peuvent circuler librement pour satisfaire leurs besoins : rechercher de l’eau, de la nourriture ou encore un abri pour s’accoupler ou mettre bas. De nombreuses images capturées par les pièges photographiques témoignent de l’abondance de vie dans le couloir de Khata. Léopards, rhinocéros à une corne, cerf tacheté... Des photos sont même venues attester de la présence de tigres, signe d’un écosystème sain.

L’arc du Teraï fait partie des quatorze paysages prioritaires dans lesquels nous travaillons.

Aujourd’hui, nous avons compris que les aires protégées isolées ne suffisent pas. Il faut les relier entre elles. C’est pourquoi, en étroite collaboration avec les partenaires institutionnels et les communautés locales, le WWF Inde se mobilise pour renforcer la connectivité écologique, en maintenant ou en restaurant des corridors naturels assurant des connexions entre différents réservoirs de biodiversité et offrant ainsi aux espèces des conditions favorables à leurs déplacements et à l’accomplissement de leur cycle de vie.

L’APPLI ECOBALADE

Application sur smartphone

Référençant différentes randonnées et balades à travers toute la France, ECOBALADE met la biodiversité au cœur des promenades. Pour chaque parcours, l’appli liste les espèces potentiellement présentes dans l’environnement immédiat et que vous pourriez donc croiser.

Avec l’application EcoBalade, arpentez les chemins et amusez-vous à reconnaître les arbres, les oiseaux et les petites bêtes ! Des photos et des infographies viennent illustrer et enrichir vos connaissances…

CLIMAT

Dessinateur : Giovanni Rigano

Auteurs : Eoin Colfer, Andrew Donkin

Bande dessinée parue le 15 février 2023

Yuki vit dans un canton inuit de plus en plus déserté en Nouvelle-Écosse. Sami, lui, vit dans un village de pêcheurs sur la baie du Bengale. Deux jeunes de continents différents dont les vies vont complètement changer suite à l’arrivée d’un cyclone. A la fin, les deux fils de l’histoire se tissent avec un héros sauvant la vie de l’autre de manière inattendue...

DE CAUSE À EFFET

Podcast le mardi de 21h à 22h sur France Culture, à réécouter sur le site www.radiofrance.fr

Chaque semaine, place aux débats majeurs en matière d’environnement : expériences, recherches, solutions émergentes à côté de chez nous ou au bout du monde. Une émission pour mieux comprendre les transformations de la planète et de la vie de ses habitants !

Des sujets d’inquiétude aux solutions et expériences positives, rien n’est occulté, en compagnie d’un ou deux invités, des chercheurs, des analystes, des décideurs, des artistes, des acteurs de terrain, des penseurs, des citoyens...

UNE IDÉE LUMINEUSE

En Tanzanie, la situation énergétique est précaire. Certes, le taux d’accès à l’électricité y a progressé : 40% aujourd’hui contre moins de 5 % dans les années 1990. Une avancée que l’on doit en grande partie à l’essor des énergies renouvelables car près de la moitié de l’électricité du pays provient désormais de l’énergie hydraulique. Toutefois, les précipitations insuffisantes et les pénuries d’eau, accentuées par le réchauffement climatique, imposent une diversification des sources d’énergie pour un approvisionnement plus fiable et accessible à un plus grand nombre. Car dans de nombreux villages reculés, les villageois doivent soit parcourir de longues distances pour acquérir du bois de chauffage (une ponction sur les ressources naturelles), soit utiliser des générateurs coûteux. D’où l’initiative Leading the Charge (LTC). Développé par le WWF et ses partenaires, ce programme vise à accroître l’accès à une énergie renouvelable et abordable dans toute la Tanzanie rurale.

Depuis 2019, le projet a permis de former 20 jeunes à l’installation et à l’entretien de systèmes d’énergie solaire pour qu’ils assurent ensuite eux-mêmes l’électrification de leurs villages.

A Miyuyu, bourg enclavé abritant une communauté d’environ mille personnes, l’initiative a transformé la vie quotidienne. L’épicerie, le salon de coiffure ou encore l’école restent désormais ouverts après la tombée de la nuit. Non seulement l’accès aux informations et aux divertissements est facilité mais les membres de la communauté, en particulier les femmes, ont amélioré leurs revenus et gagné en autonomie.

Quand le jour s’achève, les habitants continuent à étudier, à lire, à jouer, à cuisiner, à effectuer les gestes du quotidien, même les plus anodins.

Un village s’illumine, au propre comme au figuré.

Mon rôle au sein du WWF est de promouvoir une gestion durable des forêts qui permette une utilisation soutenable de leurs ressources sans mettre en péril leur fragile biodiversité. Car il est tout à fait possible d’exploiter une forêt sans détruire ses qualités écologiques. Aujourd’hui, les propriétaires forestiers sont de plus en plus nombreux à vouloir préserver leurs terres. Hélas, protéger et restaurer des parcelles peut engendrer un manque à gagner ou un coût, les contraignant parfois à renoncer. D’où l’idée d’aider à couvrir ces dépenses en finançant les efforts de conservation : c’est le principe des projets de Paiement de pratiques au bénéfice des Services Ecosystémiques d’intérêt général, dit PSE.

Au cœur de la Brenne, dans le domaine privé de Monplaisir,

ON PASSE À L’ACTION

EN TÊTE-À-TÊTE AVEC

LUCE-ÉLINE DARTEYRON

CHARGÉE DE PROGRAMME GESTION DURABLE DES FORÊTS, WWF FRANCE

la forêt n’est pas suffisamment riche en bois de qualité pour permettre une exploitation sélective qui aurait un impact modéré. Pour son propriétaire, la coupe rase destinée à faire du bois de feu semblait la seule option. Pourtant, nous lui avons offert une autre alternative : s’il s’engageait à ne plus prélever de bois sur une partie de ses terres, nous l’indemniserions sur la base du calcul du manque à gagner correspondant à ce que l’exploitation forestière lui aurait rapporté. Pour concrétiser cet engagement à long terme, une obligation réelle environnementale (ORE) a été conclue devant notaire entre le propriétaire et le WWF. 42 hectares de forêts sont désormais à l’abri de la coupe rase pour les 99 prochaines années ! Ce dispositif foncier de protection de l’environnement est attaché au bien et non au

propriétaire, ce qui signifie que même si demain les terres sont vendues, le futur acquéreur devra poursuivre l’obligation consentie. En prenant soin de cette forêt, nous garantissons sa fonction essentielle de séquestration du carbone bien sûr. Mais nous préservons aussi de nombreux autres services écosystémiques qu’elle offre au quotidien : purification de l’eau, pollinisation, régulation de l’érosion, missions culturelles, récréatives ou encore spirituelles… Et nous contribuons à la conservation de nombreuses espèces dont le Balbuzard pêcheur, ce rapace dont l’apparence évoque celle de l’aigle ou de la buse, ou le Grand capricorne, un coléoptère, dont l’aspect peut rebuter, mais qui est considéré comme une espèce “ingénieur” car sa présence permet la colonisation de tout un cortège d’insectes indispensables à la santé des écosystèmes forestiers…

CONFECTIONNEZ VOTRE PROTÈGE-CAHIER EN TISSU

Prenez de l’avance sur la rentrée des classes et l’inévitable injonction de couvrir les manuels scolaires. Fabriquez vos propres protègecahiers ! 100% personnalisables avec les tissus de votre choix, vos créations seront plus économiques, plus esthétiques mais surtout plus écologiques que leurs homologues en plastique !

Le matériel : du tissu, du fil, des aiguilles, des épingles, un stylo, une règle, des ciseaux.

Les étapes :

1. Disposez le cahier sur le tissu. Formez un premier rabat en repliant le tissu le long de votre cahier et en l’épinglant. Pensez à laisser 5 mm de marge pour les coutures.

2. Répétez l’opération de l’autre côté, pour former le second rabat. Tracez ensuite la ligne de découpe.

3. Découpez le long de la ligne pour obtenir la bonne largeur de tissu. Découpez deux rectangles pour former les rabats. Ils doivent être légèrement plus petits que la page de votre cahier.

4. Épinglez les rabats le long des côtés du protège cahier. Veillez à ce qu’ils soient bien alignés à la pliure pour qu’ils soient correctement cousus. Tracez le long du cahier (en haut et en bas) des repères pour vos coutures.

5. Cousez au point droit tout le tour du protège cahier.

6. Découpez le long des coutures pour enlever le surplus de tissu.

C’est terminé !

Notre raison d'être Arrêter la dégradation de l'environnement dans le monde et construire un avenir où les êtres humains pourront vivre en harmonie avec la nature.

ensemble, nous sommes la solution www.wwf.fr

WWF France- 35-37, rue Baudin 93310 Le Pré-Saint-Gervais - Directrice de la publication : Monique Barbut - Rédactrice : Mathilde Valingot. Maquette : Pascal Herbert Documents photographiques : WWF - IStock Imprimé sur papier recyclé à 100 000 ex PGE Conseils - 14 rue du Prieuré - 68250 Rouffach- ISSN N° 1264-7144

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