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Rapport d'activité du WWF France 2022-2023

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nous sommes la solution.

WWF

Le WWF est une organisation indépendante de conservation de la nature. Avec plus de 35 millions de sympathisants et un réseau actif dans plus de 100 pays grâce à ses dirigeants locaux, le WWF œuvre pour mettre un frein à la dégradation de l’environnement naturel de la planète et construire un avenir où les humains vivent en harmonie avec la nature, en conservant la diversité biologique mondiale, en assurant une utilisation soutenable des ressources naturelles renouvelables, et en faisant la promotion de la réduction de la pollution et du gaspillage

Depuis 1973, le WWF France agit au quotidien afin d’offrir aux générations futures une planète vivante. Avec ses bénévoles et le soutien de ses 191 000 donateurs, le WWF France mène des actions concrètes pour sauvegarder les milieux naturels et leurs espèces, assurer la promotion de modes de vie durables, former les décideurs, accompagner les entreprises dans la réduction de leur empreinte écologique, et éduquer les jeunes publics. Mais pour que le changement soit acceptable, il ne peut passer que par le respect de chacune et de chacun. C’est la raison pour laquelle la philosophie du WWF est fondée sur le dialogue et l’action.

Monique Barbut est présidente du WWF France, et Véronique Andrieux en est la directrice générale.

Pour découvrir nos projets, rendez-vous sur : wwf.fr

Ensemble, nous sommes la solution.

Photo de couverture : Tortue Luth (Dermochelys coriacea)

© JÜRGEN FREUND / WWF

Impression : Gutenberg, imprimé en France

© 1986 Panda Symbol WWF - World Wide Fund for Nature (Formerly World Wildlife Fund)

® « WWF » & « Pour une planète vivante » sont des marques déposées.

WWF France. 35-37 rue Baudin, 93310 Le Pré-Saint-Gervais.

ÉDITO

MONIQUE BARBUT PRÉSIDENTE DU WWF FRANCE

VÉRONIQUE ANDRIEUX DIRECTRICE GÉNÉRALE DU WWF FRANCE

Une nouvelle année s’achève, marquée par les conséquences de plus en plus visibles et dramatiques du bouleversement climatique. Comment oublier, en effet, les effroyables inondations qui ont frappé le Pakistan en juin 2022, causant la mort de plus de 1 700 personnes et d’innombrables dégâts matériels ? Après des records de chaleur flirtant avec les 50 °C, c’est le Canada qui s’est embrasé, début mai 2023. Les incendies ont ravagé plus de 14 millions d’hectares de forêt, l’équivalent de la superficie de la Grèce, contraignant des dizaines de milliers de résidents à quitter leurs foyers.

Du côté de l’Hexagone, la sécheresse de 2022, probablement la plus sévère depuis au moins un demi-siècle, a conjugué faibles précipitations et températures records. Résultat : des incendies ravageurs, plusieurs communes approvisionnées en eau par camion- citerne, et des pertes de production dans différents départements.

Légende photo : Élèves d’une école locale dans une rue inondée lors d’un raz de marée. Chaktai, Chittagong. Bangladesh

Début juin, le rapport du Haut Conseil du climat nous a appris que nos écosystèmes, les forêts notamment, absorbaient deux fois moins de carbone aujourd’hui qu’il y a une décennie. En réduisant nos puits de carbone naturels, nous nous coupons d’un levier d’atténuation précieux et mettons à risque l’atteinte de nos objectifs : contenir le dérèglement climatique en dessous de 1,5° C. En effet, à ce jour, les solutions fondées sur la nature demeurent notre meilleur allié face à la crise climatique. Des terres et des océans en bon état écologique stockent et séquestrent les émissions de CO2 dans l’atmosphère et, selon le GIEC et l’IPBES, pourraient constituer jusqu’à un tiers des solutions d’atténuation.

Fort de cette conviction, le WWF a lancé le fonds Nature Impact, une nouvelle manière de financer la protection de nos forêts. Il s’agit avant tout de lever l’obstacle que peut parfois constituer pour les propriétaires le surcoût engendré par la protection de leurs parcelles ou le manque à gagner résultant d’une gestion durable. Comment ? En facilitant la prise en charge d’une partie des efforts de conservation par des entreprises sélectionnées pour leur engagement en matière de réduction des émissions. C’est le principe des projets de Paiement pour Services Écosystémiques, dit PSE. Nature Impact permet aux acteurs engagés, soucieux d’intégrité environnementale, de prendre part à des projets concrets aux bénéfices chiffrés et démontrés et de réaliser ainsi des contributions positives pour la nature aux côtés du WWF.

Oui, la restauration a un prix, mais on estime qu’en moyenne, ses bénéfices sont dix fois supérieurs aux coûts engendrés. Finalement, à terme, l’inaction sera toujours plus onéreuse que l’action amorcée dès à présent…

Au-delà des forêts, nous nous mobilisons pour restaurer d’autres milieux naturels, moins connus mais tout aussi essentiels. La posidonie, par exemple, cette plante aux longues feuilles en forme de ruban qui fleurit en Méditerranée, séquestre jusqu’à 5 à 8 fois plus de carbone à l’hectare qu’une forêt tropicale ! Malheureusement, les ancres des navires de plaisance ravagent ces précieuses prairies marines. Grâce à un projet de restauration passive, nous nous efforçons de favoriser leur repousse par la mise en place de mouillages sur bouées et de zones d’interdiction d’ancrage.

Nous menons aussi diverses actions pour la restauration des zones humides, notamment en Camargue et en Brenne : de la maîtrise foncière, au génie écologique, en passant par l’étude et la protection des espèces. Les zones humides, biotope le plus dégradé de France, sont encore trop souvent perçues comme de la « place perdue ». Et pourtant ! Tantôt décrites comme les « reins du paysage », pour les fonctions qu’elles remplissent dans le cycle de l’eau, et tantôt comme des « réservoirs biologiques », en raison de la diversité des espèces qu’elles abritent, la cistude, le butor étoilé ou la guifette moustac, entre autres, les zones humides comptent parmi les écosystèmes les plus productifs de la Terre.

À Montréal, des engagements forts ont été pris au mois de décembre, lors de la COP15 de la Convention sur la diversité biologique (CBD), parmi lesquels la protection de 30 % des terres et des mers, la restauration de 30 % des surfaces totales dégradées, l’augmentation des financements pour la biodiversité, ou encore la progressive élimination des subventions dommageables à la nature.

Il reste maintenant à les mettre en pratique au niveau des États, à commencer par la France. La nouvelle Stratégie nationale biodiversité, la révision du Plan stratégique national dès 2024, à travers la mise à jour des politiques sectorielles, notamment agricoles, ou encore l’examen du projet de loi des Finances seront autant d’opportunités pour notre pays de tenir ses promesses.

Plus de temps à perdre, l’urgence est là et les solutions existent : place aux actes !

L’EFFET PANDA Les grandes victoires de la nature dans le monde

ROUMANIE

Un orphelinat pour les oursons en détresse

Près de 200 oursons orphelins sauvés, c’est l’exploit réalisé dans les monts Hășmaș. Cet orphelinat recueille des oursons trouvés seuls dans la forêt et les relâche dans la nature lorsqu’ils sont aptes à se débrouiller.

CHINE

Le marsouin du Yangtsé retrouve le sourire

Tandis que le déclin de l’espèce semblait irréversible, le dernier recensement révèle, au contraire, une hausse de ses effectifs. C’est la première fois que la courbe s’inverse !

AUSTRALIE

Regain de vie

Vingt-six espèces locales vont être retirées de la liste des animaux menacés, car leur état s’est nettement amélioré. Une nouvelle encourageante dans un pays où le taux d’extinction des mammifères est le plus élevé au monde…

ROYAUME-UNI & FRANCE

Ressusciter les forêts sous-marines

Au Royaume-Uni et en France, nous redonnons vie aux forêts sous-marines. Replanter ou protéger des herbiers sous-marins, c’est semer l’espoir tout autour, tant ces écosystèmes sont précieux pour la vie aquatique et la lutte contre le changement climatique.

Légende photo : Lynx ibérique dans la Sierra Morena, Espagne

ALASKA

Pour des rivières pleines de vie

Dans la baie de Bristol, en Alaska, la menace d’un projet d’extraction géant plane. Mais grâce à une coalition, dont le WWF fait partie, 18 000 hectares viennent d’être mis à l’abri, offrant un précieux répit aux hôtes de la région, le saumon en tête !

ARCTIQUE

Cohabiter avec les ours polaires

Le WWF soutient la formation de patrouilles communautaires pour assurer la sécurité des habitants et des ours blancs et faciliter leur cohabitation dans un Arctique qui subit le réchauffement de plein fouet.

MONDE

Le trou de la couche d’ozone se résorbe !

Selon un rapport publié le 9 janvier dernier par l’ONU, la barrière protectrice devrait entièrement se rétablir d’ici quarante ans. L’interdiction de certaines substances chimiques profite également à la lutte contre le réchauffement climatique.

FRANCE

Le gypaète

barbu se réinstalle dans le Vercors

C’est un heureux événement qui ne s’était pas produit depuis plus d’un siècle ! Un couple de gypaètes barbus a pondu des œufs dans le cirque d’Archiane, quelques années après sa réintroduction dans le massif.

PAYS-BAS CARAÏBES

Les poissons récifaux au

secours des coraux

Pour enrayer la disparition des récifs dans les Pays-Bas caraïbes, une start-up mise sur l’élevage de poissons marins. Ces derniers jouent en effet un rôle vital dans l’écosystème des récifs coralliens et sa récupération…

NÉPAL

La faune du Teraï renaît

Grâce à la restauration du couloir de Khata, la continuité écologique est rétablie entre l’Inde et le Népal. Libres de se déplacer entre différents milieux naturels, de nombreuses espèces reprennent leur souffle !

INDE

Quand le miel adoucit les mœurs

Dans les Sundarbans, les communautés locales contribuent à préserver les populations de tigres avec lesquelles elles cohabitent en récoltant du miel. Un projet de conservation atypique qui porte déjà ses fruits.

FINLANDE

Heureux événement chez le renard d’Arctique

En Finlande, le renard polaire s’est reproduit pour la première fois dans la nature depuis vingt-cinq ans. L’espèce a bénéficié des efforts de conservation déployés, mais également du retour aussi providentiel que spontané de ses proies favorites.

ÎLES GALAPAGOS

Les îles Galápagos à l’abri

Une nouvelle réserve marine voit le jour autour des îles volcaniques des Galápagos. L’équateur élargit ainsi d’un tiers la protection de ses eaux, portant la superficie totale de la zone à l’abri à près de 200 000 km2

MADAGASCAR

La vanille à la rescousse des forêts

humides

À Madagascar, la vanille pousse aux pieds des forêts humides, sans altérer les écosystèmes. Produite durablement, elle assure un revenu décent aux communautés de la région de la Sava.

COLOMBIE

Sécuriser

le patrimoine naturel

La Colombie s’engage dans un système de financement innovant pour protéger son capital naturel. Le pays se rapproche de son objectif 30X30 : protéger 30 % de ses terres et 30 % de ses mers d’ici 2030.

PÉNINSULE IBÉRIQUE

La population du lynx ibérique a décuplé

Le lynx pardinus poursuit sa progression. 1 365 spécimens viennent d’être recensés contre un millier en 2020. Il y a vingt ans, il en restait moins de cent… Chronique d’un sauvetage exceptionnel.

> Pour plus d’infos : https://www.wwf.fr/vous-informer/effet-panda

NOTRE FEUILLE DE ROUTE

NOS PRIORITÉS de conservation et de transition

Les effets des crises du climat et de la biodiversité sont là, plus palpables que jamais. Sécheresses intenses, pénuries d’eau, graves incendies, élévation du niveau de la mer, inondations, fonte des glaces polaires, tempêtes catastrophiques et déclin de la biodiversité. La hausse des températures bouleverse les conditions climatiques et perturbe l’équilibre naturel habituel. Cette situation présente de nombreux risques pour les êtres humains comme pour toutes les autres formes de vie sur Terre. Pour répondre à l’urgence écologique, le WWF France mène des actions locales dans les différentes écorégions cruciales du globe. Notre objectif : stopper et inverser la destruction du vivant, réduire les émissions de gaz à effet de serre et nous adapter aux effets du réchauffement climatique.

Assurer une productivité pérenne des pêcheries et renforcer la résilience des écosystèmes marins face au changement climatique

● Préserver le milieu marin de la Méditerranée et sa biodiversité

● Agir pour une pêche durable en Guyane et en Méditerranée

● Promouvoir les aires marines protégées

VIE SAUVAGE

Préserver les espèces, les espaces et les humains qui y vivent

● Aider à la coexistence pacifique humains/espèces sauvages

● Mieux comprendre la vie sauvage et son interaction avec la société

● Lutter contre la criminalité liée aux espèces sauvages (braconnage et commerce illégal)

FORÊT

Protéger, gérer, restaurer des systèmes forestiers pour renforcer leur résilience face au changement climatique

● Gérer durablement les forêts productives

● Restaurer les écosystèmes dégradés

● Préserver la biodiversité des forêts

● Promouvoir une consommation durable

EAU DOUCE

Protéger les écosystèmes d’eau douce et agir pour une juste exploitation des ressources hydriques

● Préserver les zones humides en France

● Renforcer la résilience des usages de l’eau face au changement climatique en France et dans nos zones prioritaires

CLIMAT

Accélérer la transition écologique face à l’urgence climatique

● Œuvrer pour une transition énergétique complète

● Développer la mobilité durable pour sortir progressivement le secteur des transports de la dépendance aux hydrocarbures

● Soutenir les efforts d’atténuation et d’adaptation face au changement climatique

AGRICULTURE ET ALIMENTATION

Garantir la sécurité alimentaire tout en préservant les écosystèmes

● Faire baisser la production et la consommation de protéines animales

● Accompagner la transition des élevages en France

● Lutter contre la déforestation et la conversion des écosystèmes naturels

CAPITAL NATUREL

Obtenir une réelle prise en compte des enjeux environnementaux par les décideurs

● Développer les connaissances sur le capital naturel et faciliter leur appropriation

● Identifier et activer des leviers permettant d’institutionnaliser la conservation du capital naturel

FINANCE

Remettre la finance au service de la planète et des hommes

● Rediriger les flux financiers vers des activités économiques moins destructrices pour la biodiversité à travers notamment la création d’une Taskforce on Naturerelated Disclosures (TNFD)

● Faire en sorte que les portefeuilles des institutions financières françaises soient alignés avec les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat (trajectoire 1,5°)

● Construire un cadre de référence harmonisé au niveau européen pour permettre de distinguer un produit financier vert de ceux qui ne le sont pas

NOS PRIORITÉS en France

FRANCE MÉTROPOLITAINE

GÉRER durablement les forêts productives

RESTAURER les zones humides

FAVORISER une agriculture économe en eau

LUTTER contre la criminalité liée aux espèces sauvages

ACCOMPAGNER la transition des élevages et faire baisser la consommation et la production de protéines animales

AIDER à la coexistence pacifique humains/espèces sauvages

GUYANE

LUTTER contre les captures accidentelles et la pêche illégale

PRÉSERVER les écosystèmes forestiers

CERRADO DU BRÉSIL

FREINER la déforestation et la conversion des écosystèmes

VALORISER les pâturages et les terres dégradées

RESTAURER la végétation naturelle

et dans le monde

MÉDITERRANÉE

PROMOUVOIR la création de nouvelles aires marines protégées et améliorer la gestion des aires existantes

RESTAURER le milieu marin

FAIRE BAISSER le nombre de collisions entre les bateaux et les cétacés

PROMOUVOIR une pêche durable et notamment la petite pêche artisanale

LUTTER contre les captures accidentelles

MÉKONG

LUTTER contre le commerce illégal d’espèces sauvages

DOUBLER la population de tigres

GARANTIR une gestion durable des forêts

PROMOUVOIR une filière de caoutchouc responsable

AFRIQUE DU NORD

RENFORCER la résilience des écosystèmes et des pratiques agricoles face au changement climatique

MADAGASCAR

RESTAURER les forêts

BASSIN DU CONGO

LUTTER contre le commerce illégal des espèces sauvages

FREINER la déforestation et la conversion des écosystèmes

GARANTIR une gestion durable des forêts

ATTÉNUER les conflits homme/espèces sauvages

NOUVELLE-CALÉDONIE

RESTAURER les forêts

LUTTER contre les incendies

PROMOUVOIR les aires marines protégées

PRÉSERVER les espèces marines menacées

NOS TEMPS FORTS

ENTRE CHIEN ET LOUP

été 2022

En Haute-Savoie, au pied du Mont-Blanc, notre programme d’aide à la cohabitation loup/ pastoralisme bat son plein. La formule « entre chien et loup » désigne ce moment de la journée, le soir ou le matin, où il fait trop sombre pour distinguer le grand carnivore de son cousin domestiqué. Comme si, de l’un à l’autre, il n’y avait pas tant de différence… L’expression a donc été choisie pour nommer notre programme d’accompagnement des éleveurs confrontés à la prédation du grand carnivore sur leur bétail. Avec l’aide de bénévoles, nous déployons différentes actions pour faire en sorte que le retour du loup sur le territoire français soit compris et accepté par tous.

921

c’est le nombre de loups estimés en France en 2021

162

c’est le nombre de loups abattus légalement

3 TYPES D’ACTION

SENSIBILISER LES UTILISATEURS DE LA MONTAGNE (randonneurs, VTTistes, trailers et habitants)

AIDER AU GARDIENNAGE DES TROUPEAUX pour assurer une présence continue auprès du bétail

PARTICIPER À DES CHANTIERS

ÉCO-PASTORAUX (construction d’une bergerie, de parcs pour la contention des troupeaux, installation de filets de protection…)

47 bénévoles WWF mobilisés en 2022

2 600 personnes sensibilisées pendant l’été 2022 soit 2 fois plus qu’en 2021 !

28 juillet 2022

Date à partir de laquelle

l’humanité vit à crédit

Actuellement, il faut 1,75 Terre pour régénérer ce que l’humanité consomme 1,75 de la biocapacité de la planète est utilisée pour nourrir l’humanité 55 % 7mois

En 7 mois, nous avons pêché plus de poissons, abattu plus d’arbres et consommé plus d’eau que ce que la nature peut nous fournir en 1 année

REPOUSSONS LA DATE

! /2

LA CONVERSION DES ÉCOSYSTÈMES NATURELS

NOS MODES DE PRODUCTION VERS L’AGROÉCOLOGIE

LE JOUR DU DÉPASSEMENT MONDIAL

28 juillet 2022

L’humanité entre dans le rouge. Elle a déjà épuisé l’ensemble des ressources que la Terre peut régénérer en un an. C’est le jour du dépassement, une date calculée par l’ONG Global Footprint Network en partenariat avec le WWF et qui intervient dans un contexte marqué par des phénomènes climatiques extrêmes (sécheresses, canicules, feux de forêt). Si le système agricole et alimentaire subit de plein fouet les conséquences du changement climatique et l’effondrement de la biodiversité, le modèle actuel est également l’un des principaux responsables de la surexploitation des ressources et contribue fortement à ce dépassement.

RÉPARER LE VIVANT

juillet 2022

À l’aube des votes au Parlement européen, le WWF lance l’appel #restorenature aux côtés de 200 ONG pour l’adoption d’une loi ambitieuse qui permette d’inverser la tendance au déclin de la biodiversité dans l’UE et d’atténuer ainsi les effets du réchauffement climatique. Aujourd’hui, il ne s’agit plus seulement de protéger la nature, nous devons aussi nous efforcer de restaurer les milieux déjà dégradés et les espèces menacées. Pour la première fois, un objectif contraignant de restauration sur 20 % des terres et mers européennes en 2030 est posé. Il sera décliné dans des plans nationaux obligatoires. Mais il faut aller encore plus loin !

81 % des habitats protégés

63 % des espèces

sont dans un état de conservation mauvais ou moyen en Europe

1 199 603

signataires de notre pétition #restorenature !

NOTRE DEMANDE

Une restauration de 20 % des terres et des mers européennes d’ici 2030

47,2 Mha d’habitat remarquable restauré

300 millions de tonnes par an d’équivalent dioxyde de carbone (CO2) =

84 millions de tonnes de carbone (MtC) séquestrées

Les enfants d’aujourd’hui passent 3 fois moins de temps à jouer dehors que leurs propres parents

L’ÉCOLE JARDINIÈRE

septembre 2022

1 écolier sur 3 ne sait pas reconnaître un poireau, une courgette, une figue ou un artichaut sur une image

87 % des élèves ne savent pas ce qu’est une betterave

« Vingt minutes au contact de la nature suffisent pour que notre organisme régule à la baisse notre niveau de cortisol, l’hormone du stress* . »

* Étude menée en 2019 et parue dans Frontiers in Psychology.

DEPUIS 2019

19 établissements scolaires pilotes en France

1 000 élèves sensibilisés + 100 enseignants engagés

D’ICI 2024

500 jardins pédagogiques

À l’occasion de la rentrée scolaire, le WWF lance de nouveaux projets pilotes de jardins pédagogiques, poursuivant son programme d’éducation à l’environnement via le jardinage, initié en 2019 avec le soutien de l’AFD. Le monde sauvage, végétal comme animal, est indispensable à notre bien- être, physique et mental. Pourtant, nos enfants sont de plus en plus déconnectés de la nature. Pour les réconcilier avec le vivant, une idée toute simple, inspirée par de nombreux pionniers, a germé en nous : celle d’ouvrir en grand les portes de l’école à la nature. L’objectif ? Développer leur fibre écologique, tout en favorisant leurs apprentissages par l’expérience du vivant.

10 MILLIONS D’EUROS POUR LA NATURE

11 septembre 2022

Il est 2 heures du matin lorsque les bombes de confettis explosent et que les cris de joie retentissent dans le Zénith de Montpellier. Pour la 7e édition du Z Event, marathon caritatif de streaming, une soixantaine de stars du secteur ont, pendant plus de 50 heures, levé des fonds pour la protection de la nature, et la cagnotte a grimpé sans jamais s’arrêter. Les 10 181 558 millions d’euros collectés seront répartis équitablement entre quatre associations, dont le WWF France. Ces dons vont nous permettre de renforcer des programmes essentiels pour la biodiversité et le climat. Nos priorités seront de préserver les mangroves à Madagascar, mais aussi de favoriser une cohabitation harmonieuse entre les hommes et les éléphants dans le bassin du Congo et en Métropole.

7 e ÉDITION DE Z EVENT

10 181 558

millions d’euros collectés

4 associations bénéficiaires

LPO, Sea Cleaners, Sea Shepherd, WWF France

RENFORCER 2 PROJETS DU WWF

RESTAURER LES FORÊTS BLEUES DE MADAGASCAR

+ DE 50 000 HA de mangroves déjà protégées grâce au WWF et aux communautés locales par la replantation de propagules de palétuviers

PROTÉGER LES ÉLÉPHANTS DE FORÊT EN AFRIQUE

+ 35 VILLAGES, au Kenya, au Mozambique, en Tanzanie et en Zambie, déjà accompagnés par le WWF pour faciliter la cohabitation entre le pachyderme et les hommes

C’est le pourcentage du déclin des populations de vertébrés sauvages depuis 1970, selon l’Indice Planète Vivante.

LE RAPPORT PLANÈTE VIVANTE

13 octobre 2022

CHUTE DE 94 %

en moyenne des populations étudiées en Amérique latine et dans les Caraïbes depuis 50 ans

DÉCLIN DE 83 % des populations d’espèces vivant en eau douce

LE RAPPORT PLANÈTE VIVANTE

89 auteurs du monde entier ont puisé dans des milliers de sources

Un échantillon de 32 000 populations de + de 5 230 espèces vertébrées

Une mise à jour tous les 2 ans

Depuis 1998, nous mesurons tous les deux ans l’état de la biodiversité sur la planète. Cette année encore, le constat est sans appel. Nous sommes aujourd’hui confrontés à deux urgences, provoquées par l’homme et intrinsèquement liées : celle du changement climatique et celle de la perte de biodiversité. Toutes deux menacent le bien-être des générations actuelles et futures. Tant que nous n’aurons pas compris que ces deux crises constituent les deux faces d’une même pièce, nous ne parviendrons à résoudre ni l’une ni l’autre. Si nous voulons sauver le vivant, il est crucial de s’accorder, de toute urgence, sur un objectif international ambitieux.

© PAUL ROBINSON

METTRE UN TERME À LA DÉFORESTATION

6 décembre 2022

Les décideurs européens scellent un accord sans précédent à l’issue des négociations sur la loi contre la déforestation. L’Union européenne n’autorisera plus la vente sur son marché de produits liés à la destruction des forêts. Ce règlement est le premier au monde à s’attaquer à la déforestation mondiale et réduira considérablement l’empreinte de l’Union européenne sur la nature. Malgré l’exclusion d’éléments essentiels dans le texte de loi, c’est une victoire importante pour la campagne #Together4Forests menée par le WWF. Cette dernière a rassemblé plus de 210 ONG pour faire cesser l’importation de produits qui contribuent à la conversion des écosystèmes naturels ou aux violations des droits humains.

+ de 1 million

de citoyens participent à la consultation publique sur la déforestation

LES ET LES de cette loi

AU-DELÀ DES LOIS NATIONALES

Les produits importés ne devront pas avoir contribué à la déforestation ou à la dégradation des forêts.

GARANTIES D’APPLICATION ET PÉNALITÉS

Des contrôles annuels sont prévus pour vérifier que les entreprises respectent la législation.

UN PÉRIMÈTRE LARGE

De nombreux produits sont concernés, comme le soja, le cacao, l’huile de palme, le bœuf, le café, le bois, ou encore le caoutchouc.

L’EXCLUSION DES AUTRES ÉCOSYSTÈMES

Seules les forêts sont prises en compte, les autres terres boisées ne sont pas incluses.

DROITS HUMAINS NON MENTIONNÉS

En particulier, les droits des peuples autochtones et des communautés locales ne sont pas énoncés clairement.

UNE DÉFINITION INCOMPLÈTE

Le terme de dégradation traite de la conversion des forêts primaires ou nouvellement régénérées en forêts de plantation, mais n’implique pas la dégradation d’une forêt existante.

1 million d’espèces animales et végétales risquent de disparaître

Le rythme d’extinction actuel des espèces est 100 à 1 000 fois plus élevé que le rythme naturel

COP15 : UN ACCORD MONDIAL POUR LE VIVANT

19 décembre 2022

sont aujourd’hui dégradés et impactés par les activités humaines

À Montréal, avec deux ans de retard sur le calendrier prévu, les 196 États Parties à la Convention sur la diversité biologique (CBD) adoptent un nouveau cadre mondial sur la biodiversité. Un accord décisif, salué comme l’équivalent de l’objectif de 1,5 °C de l’Accord de Paris sur le climat, qui engage le monde à stopper et à inverser la tendance du déclin d’ici 2030. Tout au long de cette rencontre très attendue, le WWF s’est mobilisé, appelant les parties prenantes à enrayer et infléchir la courbe de perte de biodiversité afin que nous ayons en 2030 plus de nature qu’aujourd’hui.

UNE FEUILLE DE ROUTE

Inverser la tendance du déclin d’ici à 2050 23 OBJECTIFS AMBITIEUX au service de la préservation de l’environnement

de l’engagement financier des États et des acteurs privés pour protéger la biodiversité

UN TRAITÉ POUR PROTÉGER LA HAUTE-MER

4 mars 2023

Un traité mondial historique est signé par l’ONU pour protéger la haute mer. Cette dernière représente plus de 60 % des océans. Elle commence là où s’arrêtent les zones économiques exclusives (ZEE) des États, à 370 km maximum des côtes. Sa protection tombe donc dans une sorte de vide juridique que cet accord doit venir combler. Il crée un cadre pour préserver la vie marine et limiter les activités humaines néfastes pour les deux tiers des océans échappant jusqu’ici à toute régulation : navigation, pêche industrielle et exploitation d’autres ressources sous-marines.

60 %

La haute mer représente plus de 60 % des océans

17 tonnes de déchets plastiques sont déversées dans les océans chaque minute + de ⅓ des stocks mondiaux de poissons sont surexploités

Les effets du réchauffement climatique s’accentuent tempêtes plus fréquentes, élévation du niveau de la mer, salinisation des terres côtières et des nappes phréatiques

LES MESURES DU TRAITÉ

PRINCIPE DU POLLUEUR-PAYEUR et mécanismes de règlement des différends

RENFORCEMENT DES CAPACITÉS et du transfert des technologies marines

UNE APPROCHE INTÉGRÉE DE LA GESTION DES OCÉANS à travers la création d’aires marines protégées notamment

EARTH HOUR 17e ÉDITION

ALERTER SUR L’ÉROSION DE LA NATURE

190 pays participants des milliers de monuments ont éteint leurs lumières + 1 million

d’espèces animales et végétales sont en danger d’extinction

UNE HEURE POUR LA PLANÈTE

23 mars 2023

LA FRANCE AU RDV

3,6 M DE PERSONNES TOUCHÉES

9 VILLES PARTICIPANTES

Hôtel de ville, église

Saint-Maclou, église

Jeanne d’Arc

Opéra, place

Sainte-Claire

Parcours des lumières

Hôtel de ville

Grand Théâtre, cathédrale Saint-André, porte de Bourgogne

Tour Eiffel, Pyramide du Louvre, Sacré-Cœur, Maison de la Radio, Parc des Princes

Grand-Place

Hôtel de ville

Palais de la Bourse

Halles Sainte-Claire, place Dubedout

Le Capitole

Des millions de personnes prennent part à la 17e édition d’Earth Hour, la plus grande mobilisation citoyenne pour la planète organisée par le WWF ! À 20 h 30, au fil des fuseaux horaires, un peu partout dans le monde, des milliers de monuments iconiques sont plongés symboliquement dans le noir pendant une heure pour se rappeler combien la nature est précieuse et maintenir la pression sur les décideurs politiques pour qu’ils prennent enfin au sérieux l’érosion du vivant ! Et nouveauté cette année, le public est invité à relever des défis pour la planète, lors d’un live exclusif sur Twitch, animé par l’un des streamers les plus célèbres du moment, Doigby.

LE FONDS NATURE IMPACT

10

mai 2023

Le WWF lance le fonds Nature Impact, une nouvelle manière de financer la protection de nos forêts. Aujourd’hui, les propriétaires forestiers sont de plus en plus nombreux à vouloir préserver leurs terres. Hélas, protéger et restaurer des parcelles peut engendrer un manque à gagner ou un coût, les contraignant parfois à renoncer. D’où l’idée d’aider à couvrir ces dépenses en facilitant le financement des efforts de conservation par des contributeurs (entreprises dans un premier temps puis collectivités et donateurs), sélectionnés par le WWF pour leur engagement. C’est le principe des projets de Paiement de pratiques au bénéfice des services écosystémiques d’intérêt général, dit PSE.

31 %

du territoire métropolitain est couvert par la forêt

3/4 de la forêt française métropolitaine appartient à des propriétaires privés

15 % des émissions nationales de CO2 sont captés chaque année par la forêt

1/4 de la forêt française appartient aux communes, collectivités locales, établissements publics

1 er FONDS

basé sur la logique PSE qui combine protection de la biodiversité et séquestration du carbone

NOTRE AMBITION

ACCOMPAGNER DES PROJETS en France métropolitaine à hauteur de 40 millions d'euros sur 10 ans

CONSERVER ENVIRON

15 000 HA DE FORÊTS parmi les plus riches et menacées

ATTÉNUER LE CHANGEMENT

CLIMATIQUE avec un impact positif sur le climat via le stockage durable de 400 000 t de carbone additionnel sur 30 ans

80 %

En 60 ans, les effectifs des tortues « grosse tête » ont chuté de 80 % dans le Pacifique Sud

SUR LA TRACE DES TORTUES MARINES

juin 2023

+ de 200 œufs pondus par nid

4 pontes par saison

1/1 000 bébé atteint l’âge de se reproduire

DEPUIS 2016 + de 80 BALISES DÉPLOYÉES

47 sur des tortues vertes

33 sur des tortues « grosse tête »

73 balises ont permis d’obtenir l’enregistrement d’une migration complète entre le site de ponte et la zone d’alimentation

Sept ans après le lancement de son projet SAT-NC, le WWF publie Tortues sans frontières, rapport de restitution dans lequel il dresse le bilan de l’initiative. Depuis 2016, avec l’IRD, nous répertorions les sites de ponte et procédons à des opérations de balisage : fixer des satellites Argos sur les carapaces des tortues afin de suivre leurs mouvements en temps réel. L’objectif? Faciliter la mise en place de mesures de protection efficaces en étudiant les principales routes migratoires des tortues marines venant pondre sur les plages de Nouvelle-Calédonie.

PROTÉGER LE POUMON DE LA MÉDITERRANÉE

8 juin 2023

À l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, le WWF France alerte sur l’inquiétante régression de l’herbier de posidonie en Méditerranée. Ancrages de bateaux, aménagements côtiers, pollution, pêche de fond : la posidonie, plante à fleurs sous-marine aux mille vertus, subit des pressions toujours plus importantes. Pendant la période estivale, l’impact est maximum. Afin de sensibiliser les vacanciers, le WWF a communiqué tout l’été, via ses réseaux sociaux et de l’affichage public sur le littoral méditerranéen français. L’objectif ? Arriver à une protection totale de la posidonie d’ici 2030.

LA POSIDONIE

2 million d’ha en Méditerranée

ABRITE

400 espèces végétales

1 000 espèces animales

SÉQUESTRE

5 à 8 fois plus de carbone à l’hectare qu’une forêt tropicale

de perte de la posidonie sur tout le littoral des pays du bassin méditerranéen 34 %

APPEL DU WWF FRANCE

Pour une protection totale de la Posidonie

DÉPLOYER

DES ZONES DE MOUILLAGES ET D’ÉQUIPEMENTS LÉGERS (ZMEL)

CRÉER

DES ZONES D’INTERDICTION DE MOUILLAGE

VEILLER

À UNE SURVEILLANCE

EFFICACE EN MER

Les

1 000 entreprises les plus émettrices sont responsables de 20 % des émissions de GES mondiales

AGIR AU CŒUR DE LA CHAÎNE

Consommateurs

Investisseurs

Le plus grand effet levier

Producteurs et extracteurs de matières premières

LE FORUM EN CHIFFRES

PARTICIPANTS

PARTICIPANTS en ligne 220 PARTICIPANTS sur site

79 % DES PARTICIPANTS 500 ENTREPRISES

43 EXPERTS INTERVENANTS entreprises, ONG et organisations internationales publiques

ENTREPRISES ET BIODIVERSITÉ

21 juin 2023

Plusieurs bureaux européens du WWF organisent une conférence internationale de haut niveau sur le thème « Business et Biodiversité ». Suite à l’adoption du Cadre mondial pour la biodiversité en décembre 2022 lors de la COP15 à Montréal, la direction pour arrêter et inverser la perte de nature est désormais très claire. Il est urgent d’agir et le rôle des entreprises dans cette course est central, avec la nécessité d’aligner les objectifs de biodiversité sur les frontières planétaires. Mais par où et comment commencer ? C’est à ces questions que le forum européen Business et Biodiversité s’est efforcé de répondre afin de mobiliser les entreprises soucieuses de renforcer leur engagement pour la préservation de la biodiversité, aux côtés d’institutions et d’organisations partenaires.

UN MÉMO POUR NOURRIR LES DÉBATS

TRÊVE POUR LES FONDS MARINS

Face à l’urgence, il s’agit désormais de mettre en œuvre des mesures concrètes pour lutter contre le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité. Au-delà des engagements individuels, cela appelle des transformations collectives qui doivent être portées et soutenues par des décisions politiques ambitieuses dans tous les domaines. Les parlementaires sont au cœur de la décision publique et doivent se prononcer sur une diversité de débats politiques relatifs à la transition écologique, pour le climat et la biodiversité. D’où la nécessité d’éclairer leurs choix en mettant à leur disposition un état des lieux scientifique et objectif. À l’occasion de la rentrée parlementaire 2022, le WWF a publié un mémo climat biodiv à l’usage de tous les décideurs politiques. Rédigé par les équipes du WWF France sur la base d’informations fiables, issues de ressources publiques provenant d’institutions, de travaux scientifiques et d’ONG, il propose une synthèse des enjeux et des connaissances sur le climat et la biodiversité.

Lors du lancement de la COP27, la France a dit non à l’exploitation des fonds marins ! Emmanuel Macron a en effet annoncé soutenir « l’interdiction de toute exploitation des grands fonds marins ». Une bonne nouvelle pour la protection de la biodiversité, car l’extraction minière à plusieurs milliers de mètres sous la surface risquerait de causer des dommages irréversibles sur des écosystèmes encore largement méconnus avec des effets en cascade : destruction d’organismes vivants, dégradation et disparition de l’habitat, mais aussi répercussions sur le carbone et le méthane séquestrés dans les fonds marins. La protection des océans est une des priorités du WWF, sur laquelle nos équipes sont mobilisées depuis des années. Longtemps occultée, c’est grâce à nos signataires et au travail de collaboration de tous les acteurs engagés que nous avons réussi à mettre ce sujet en haut de l’agenda présidentiel. De nombreux sympathisants se sont mobilisés via notre pétition #PlanèteVivante appelant à un accord mondial ambitieux pour sauver les espèces sauvages et demandant notamment un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins.

HALTE AU COMMERCE

ILLÉGAL DES ESPÈCES SAUVAGES

Du 14 au 25 novembre 2022, la 19e conférence CITES s’est tenue à Panama City. L’occasion pour les 184 pays signataires de cette convention internationale, d’étudier, comme tous les trois ans, le statut de conservation des espèces sauvages et de définir les règles qui encadreront, pour les prochaines années, leur commerce dans le monde entier. Car le rôle de la CITES est avant tout de préserver la nature en veillant à ce que le commerce international des plantes et des animaux sauvages soit légal, durable et traçable. Cette rencontre, pour laquelle le WWF s’est évidemment fortement mobilisé, s’est achevée sur un certain nombre de victoires, en particulier pour les requins et les raies. Cinquante-quatre espèces de requins requiem, six espèces de requins marteaux et trente-sept espèces de guitares de mer ont été inscrites à l’Annexe II de la CITES. Concrètement, cela signifie que si leurs stocks sont en danger, ces espèces ne peuvent plus être commercialisées. Désormais, leur exportation sera proscrite depuis chacun des 184 États Parties, à moins d’avoir été formellement autorisée, permis et certificats à l’appui, par le pays en question.

BILAN EN DEMI-TEINTE POUR LE CLIMAT

La COP27 s’est tenue du 6 au 18 novembre 2022 à Charm el-Cheikh en Égypte, après une année marquée par de nouvelles catastrophes en termes de vagues de chaleur, de sécheresses, d’incendies, d’inondations et de tempêtes tropicales qui s’intensifient. Hélas, elle n’a pas tenu toutes ses promesses. Certes, la rencontre s’est conclue sur un accord historique pour le financement des pertes et dommages, soit la contribution des pays riches, pour répondre aux besoins des pays en développement, frappés de plein fouet par la crise climatique. Cependant, la réduction des émissions reste la priorité pour sortir de la crise climatique, sur laquelle la COP27 a échoué. Alors qu’ils s’étaient engagés à Glasgow à rehausser leurs engagements d’ici la COP27, les Ètats ne sont pas sur la bonne trajectoire : bien loin de limiter la montée des températures à 1,5 °C, les engagements actuels mènent la planète vers un réchauffement d’au moins +2,4 °C.

DUGONG EN DANGER

Géographiquement et génétiquement isolés des populations voisines, avec moins de 900 adultes, les dugongs de Nouvelle-Calédonie présentent le plus faible niveau de diversité génétique à l’échelle mondiale. Jusqu’alors classés dans la catégorie des espèces « vulnérables », ils sont désormais déclarés « en danger » par l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature). Ce nouveau statut, qui constitue un signal d’alerte sur le risque élevé de leur extinction, s’appuie sur les recherches scientifiques menées par l’IRD et le WWF. Depuis 2003, le WWF France se mobilise pour préserver l’espèce. Nous effectuons notamment des survols aériens de la Nouvelle-Calédonie pour évaluer l’évolution du nombre de dugongs. Nous procédons aussi à l’installation de balises satellitaires et GPS sur leurs dos pour suivre leurs déplacements et menons diverses études, notamment sur leur variabilité génétique et sur la valeur patrimoniale de l’espèce pour les populations de l’archipel. Enfin, nous sommes à l’origine de la création du Plan d’Actions Dugong qui réunit plusieurs partenaires locaux et nationaux et qui a pour objectif d’initier une démarche pérenne de conservation du dugong en Nouvelle-Calédonie.

ALERTER SUR LES IMPACTS DE L’ORPAILLAGE

Fin janvier 2023, les équipes du WWF France mesurent d’importants taux de turbidité (sédiments dans l’eau) sur différents affluents du fleuve Maroni, en Guyane : jusqu’à 900 NTU. Un taux révélateur d’une activité forte d’orpaillage illégal en amont. Libéré, le mercure, pourtant interdit en Guyane, pénètre les chaînes alimentaires, contaminant les populations. 95 % des personnes impliquées dans l’orpaillage illégal sont originaires du Brésil et 80 % de la logistique est acheminée à partir des rives surinamaises, l’activité illégale s’appuyant sur des bases arrière dans les pays voisins. Mettre fin à l’orpaillage illégal passe donc nécessairement par une réponse des États et une alliance transfrontalière. C’est pourquoi le WWF appelle le président de la République à intensifier la lutte contre l’extraction d’or illégale, notamment en renforçant la coopération de notre pays avec le Brésil et le Suriname.

LE GIEC RÉITÈRE

SON ALERTE

Le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) publie la synthèse de ses derniers travaux, sortis entre 2021 et 2022. Les chiffres dévoilés sont alarmants ! La planète s’est déjà réchauffée de 1,1 °C. Le niveau des mers est monté de 20 cm depuis 1901. La superficie de la banquise arctique n’a jamais été aussi réduite depuis 1850. Le GIEC estime que près de la moitié de l’humanité (entre 3,3 et 3,6 milliards de personnes) vit dans un environnement hautement vulnérable au changement climatique. Hélas, bien loin de limiter la montée des températures à 1,5 °C, les engagements actuels mènent la planète vers un réchauffement d’au moins +2,4 °C à la fin du siècle. Après une année marquée par un manque d’ambition à l’échelle mondiale, ce bilan scientifique rappelle qu’on ne peut pas aller contre la réalité de la nature et du climat. Le WWF exhorte les gouvernements à briser en 2023 le tabou de la sortie des énergies fossiles et à débuter sans attendre le chantier de protection et de restauration de la biodiversité lancé par l’accord mondial adopté à Montréal.

SOS TORTUES LUTHS

En Guyane, la tortue luth pourrait disparaître de ses sites de ponte historiques ! Dans l’ouest guyanais, en vingt ans, un déclin de 95 % des pontes Dermochelys coriacea (tortue luth) a été constaté. Le rapport Planète Vivante du WWF paru en octobre dernier avait déjà mis en lumière la possible disparition locale de cette espèce emblématique. À l’occasion de la Journée mondiale des tortues, le WWF publie un rapport détaillant les causes de ce déclin, et pointe la responsabilité de la pêche illégale. Malgré la mobilisation locale et les annonces récentes du gouvernement, cette menace perdure à forte intensité. 29 tapouilles (bateaux de pêche illégale) ont en effet été recensées lors du survol de septembre 2022 par les équipes du WWF France, à proximité immédiate des zones de pontes, un record. Afin de mettre un terme définitif à cette menace, le WWF France appelle à des actions ciblées pendant la saison de ponte des tortues marines et à un renforcement de la coopération avec le Suriname, sans quoi la plus grande des tortues marines pourrait disparaître de son fief historique.

ENSEMBLE, NOUS SOMMES LA

SOLUTION

NOS PARTENAIRES publics

Sur notre territoire, en Europe ou à l’autre bout du monde, avec ses partenaires, le WWF France s’engage dans la protection de l’exceptionnelle biodiversité de notre planète.

Le ministère de la Transition écologique

Le ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales

Le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

La Commission européenne

Toulouse Métropole

Métropole Rouen Normandie

Le FFEM (Fonds français pour l’environnement mondial)

L’AFD (Agence française de développement)

Expertise France, agence française de coopération technique internationale

L’ADEME

NOS PARTENAIRES privés

En travaillant avec le monde de l’entreprise, le WWF s’efforce de faire changer les pratiques et d’obtenir des résultats concrets. Il s’agit de trouver ensemble des solutions pour faire baisser l’empreinte écologique de l’humanité et relever les défis de conservation.

Audencia

Atos

AXA

Groupe Bel

Bolton

Bouygues

Construction

Carte Noire

Carrefour

CMA-CGM

Compagnie

Fruitière

FDJ Française des jeux

Fondation

Carrefour

Fondation Hermès

Fondation Michelin

Fondation Moore

Fontaine Pajot

GrDF

Gîtes de France

Herige

Groupe Hermès

Groupe Rémy

Cointreau

Kusmi Tea

La Banque

Postale

La Poste

Marriott

Meltiva

Michelin

Mirova

Parfums Christian

Dior

PRB

Rians

RTE

Schmidt Groupe

Sodexo

Sofidel

Sylvamo

International Paper

Sysco

Velux

LES ENTREPRISES DU CLUB EPP

900.CARE

ADVANSA

AEGILIM

AGX INFORMATIQUE

ARCANIS CONSEIL

AODB

AVENNA

BALTHAZAR AGENCY

BARRISOL

BLACHERE ILLUMINATION

BLUEDIGO

CARAMEL

CARBONEX

CHAMPAGNE GASTON COLLARD

CODEO

COQ EN PATE

DUNE ENERGIE

ELEMENT (ANCIENNEMENT

NAPALI)

EQOSPHERE

ETHIC DRINKS

FOREST NATURAL WORKWEAR

FRUITENZ JAZZ

GENESIS

GREENWEEZ

HABITAT REFERENCE

HOFFMANN

IMMO CONSTRUCTION

JURATOYS

KEMMROD

KIPLI

LE CLOS MALLY

LE COMPTOIR DU CAVIAR

LES ARTISTES PARIS

LES PETITS BIDONS

LOOKING FOR WILD

M2I - MELCHOR

MFL INDUSTRIE

MOEA

MONEY WALKIE

NATURE COS

NEO FUNERAIRE

NEOTRAVEL

NOUVEL’R ENERGIE

OLALA FOODS

ORIGINE CYCLES

PICTURE

POLLUSTOCK

POLY TO POLY

PREVOTAT

RETTENMAIER

SAMI

SE3M

SELECTRA

SENS OF LIFE

SHINE

SPORT HEROES

SURLO

SWEN CAPITAL

TERRANIS

TIKAMOON

TSE

VALOPTIM

VERRECCHIA

VICBAG

VIVAE

XSUN

YACK

YNSECT

ZEWAY

Pour en savoir plus : https://www.wwf.fr/rapport-rme-2023

MERCI pour votre soutien

Cette année encore, nous avons pu compter sur nos bénévoles qui s’impliquent dans diverses actions de terrain, sur nos donateurs qui nous permettent de financer nos programmes, et sur les nombreux sympathisants qui nous soutiennent en relayant nos messages et en faisant connaître nos campagnes.

Merci encore et continuons à agir ensemble.

2 000 bénévoles

191 000 donateurs actifs sur les 24 derniers mois

24,6 M€ DE

DONS

dont 5,2 M€ provenant des legs et donations

370 000 sympathisants

Nous tenons particulièrement à remercier l’ensemble des donateurs mobilisés cette année à nos côtés, les testateurs qui nous ont confié leur patrimoine, ainsi que la fondation Alpes Sauvage & la fondation Blue. Cette année marque également le lancement de l’Odyssée du Vivant qui réunit nos plus grands philanthropes autour de projets ambitieux. Leur soutien nous a été précieux pour mener à bien nos missions, et la confiance qu’ils nous accordent nous honore.

NOTRE GOUVERNANCE

NOTRE GOUVERNANCE

WWF France

Association loi 1901 créée en 1973, le WWF France est devenu en 2004 une Fondation reconnue d’utilité publique avec capacité abritante qui a pour objet de « promouvoir, encourager et assurer la protection et la conservation de la faune et de la flore, des sites, des eaux, des sols et des autres ressources naturelles, soit directement, soit indirectement en associant d’autres organismes à la réalisation de ses actions et programmes ».

La filiale

PANDA

Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, dont la Fondation est l’associée unique, Panda promeut depuis 1992 toute activité se rapportant à la protection de l’environnement dans le secteur marchand . Ses ressources sont générées par les produits sous licence, les contrats de coopérations techniques, la vente par correspondance et les produits d’édition.

COMITÉ D’AUDIT ET DES RISQUES

Il veille au bon fonctionnement du contrôle interne relatif au processus d’élaboration de l’information comptable et financière.

Il apprécie l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques. Il recommande le choix du commissaire aux comptes, examine son plan d’audit et en vérifie la bonne exécution.

Président du Comité d’audit

Philippe Zaouati Administrateur

Christian Alibay Personnalité qualifiée

KPMG – Commissaire aux comptes

Transparence

Depuis 2004, les comptes sociaux de la Fondation sont audités et certifiés chaque année par les commissaires aux comptes, approuvés par le Conseil d’administration et déposés auprès de la préfecture de Seine - Saint-Denis depuis 2017. Ils sont disponibles sur notre site Internet et comprennent les comptes (bilan, compte de résultat, annexe intégrant le compte d’emploi des ressources), ainsi que le rapport de gestion et le rapport du commissaire aux comptes.

Antoine Housset

CONSEIL D’ADMINISTRATION

Il arrête le programme d’action de la Fondation, vote le budget, délibère sur toutes les grandes décisions concernant la vie de la Fondation.

10 membres répartis en 3 collèges : collège des amis du WWF désignés par la Fondation de droit suisse « World Wide Fund for Nature » ; collège des personnalités qualifiées ; collège des représentants de l’État.

Composition au 30 juin 2023

Monique Barbut

Présidente

Antoine Housset

Trésorier

Mathieu Rambaud

Secrétaire

Jean-Paul Paddack

Isabelle Autissier

Présidente d’honneur

Philippe Zaouati

Antoine Fievet

Jean-Luc Chotte

Marie-Louise Simoni

Représentant le ministère de l’Intérieur

Olivier Wickers

Représentant le ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics

Thierry Boisseaux

Représentant le ministère de la Transition écologique

Bureau

Composé de la présidente, du trésorier et du secrétaire, il instruit les affaires soumises au Conseil d’administration et pourvoit à l’exécution de ses délibérations.

Pour connaître en détail le rôle et les attributions du Conseil d’administration : wwf.fr/qui-sommes-nous/organisation

COMITÉ

EXÉCUTIF

Le Conseil d’administration délègue à un directeur général la mise en œuvre de la stratégie et sa gestion quotidienne. Ce directeur général anime un comité exécutif.

Véronique Andrieux

Directrice générale

Dominique Lê Van Truoc

Directeur de l’engagement

Benoît Duchier

Directeur de la générosité publique

Marie-Christine Korniloff

Directrice déléguée au monde économique

Arnaud Gauffier

Directeur des programmes

Pierre Cannet

Directeur du plaidoyer

A rnaud S alla

Directeur administratif et financier

Laure Piron

Directrice des ressources humaines et des services généraux

Pour connaître la stratégie et le périmètre du Comité exécutif : wwf.fr/qui-sommes-nous/organisation

NOTRE BILAN FINANCIER

NOTRE BILAN FINANCIER 2022/2023

Les comptes de l’exercice clôturé au 30 juin 2023 ont été approuvés par le Conseil d’administration du 11 décembre 2023 et ont été certifiés sans réserve par nos commissaires aux comptes. Ceux-ci reflètent les actions du WWF France présentées dans ce rapport conformément à notre stratégie 2020-2025.

L’exercice se solde par un résultat en perte de -558 k€. Ce résultat est lié à une hausse importante des missions sociales (+12 %) en France et à l’international, et dans une moindre mesure à la hausse des coûts de collecte (+3 %) et des frais de fonctionnement (+4 %) alors que parallèlement les ressources ont augmenté de 6 %.

LE BILAN SYNTHÉTIQUE

Le déploiement accru des programmes se traduit par un taux de mission sociale de 75 %. Parmi les projets mis en œuvre cette année, on peut souligner : l’École jardinière (sensibilisation dans les écoles), la gestion des conflits hommes-animaux dans le bassin du Congo et dans les Alpes (Entre chiens et loups), la protection des posidonies dans le bassin méditerranéen, le lancement du fonds Nature Impact, la protection des dugongs et des tortues marines, et bien d’autres encore à découvrir dans ce rapport d’activité.

LES EFFECTIFS

Pour mener à bien ses programmes de terrain et de sensibilisation, la Fondation s’est appuyée sur l’expertise de 136 salariés au cours de cet exercice..

QUELQUES CHIFFRES CLÉS

REVENUS DE L’EXERCICE

(données compte de résultat)

36,1 M€

22 M€ issus des dons, legs & assurances-vie

3,3 M€ de subventions publiques

3,7 M€ de mécénats d’entreprises

2,9 M€ des fonds dédiés

4 M€ de contributions financières

1,2 M€ d’autres dont refacturation à Panda EURL

(données issues des états financiers)

CHARGES D’EXPLOITATION

(données compte de résultat)

36,7 M€

Ces charges d’exploitation représentent toutes les dépenses que la Fondation a dû engager pour réaliser ses missions et assurer son fonctionnement courant.

FONDS REPORTÉS ET DÉDIÉS

11,9 M€

Les fonds dédiés s’élèvent à 6,4 M€ et couvriront des dépenses de programmes de conservation. Les fonds reportés s’élèvent à 5,5 M€ et représentent l’actif net futur qui sera réalisé au moment de la vente du bien donné ou légué.

FONDS PROPRES DE LA FONDATION

27,8 M€

18,5 M€ : réserves issues de la GP

9,1 M€ : dotation non consomptible

0,7 M€ : autres réserves

-0,5 M€ : résultat de l’exercice

NOTRE COMPTE DE RÉSULTAT PAR ORIGINE ET PAR DESTINATION

QUELQUES DÉFINITIONS DES EMPLOIS

MISSIONS SOCIALES

Elles regroupent l’ensemble des actions du WWF destinées à freiner la dégradation de l’environnement naturel de la planète : programmes, actions de sensibilisation, soutien des actions du réseau…

Réalisées en France : il s’agit des actions pilotées par le WWF France qui se déroulent en France (Métropole et outre-mer). Ce poste intègre aussi les actions en France pilotées par d’autres partenaires.

Réalisées à l’étranger : regroupe l’intégralité des versements destinés à soutenir les organisations de défense de la planète à l’étranger. Ce poste inclut les redevances versées au WWF International (programmes et network).

FRAIS DE RECHERCHE DE FONDS

Ils regroupent les investissements menés afin de mobiliser des fonds pour les actions du WWF et de garantir son indépendance financière.

FRAIS DE FONCTIONNEMENT

Ils sont constitués des charges directes et indirectes non réparties sur les missions sociales et frais de recherche de fonds. Ainsi, ils se composent essentiellement de frais administratifs, comptables, informatiques et liés aux ressources humaines, ainsi que d’une quote-part de la redevance internationale versée au WWF International.

COMMENT SONT EMPLOYÉES

LES RESSOURCES ?

Fonctionnement ** Missions sociales Recherche de fonds par origine et par destination*

Total des dépenses 22 % 3 % 75 %

31,1 M€

* Hors provisions, dépréciations, reports en fonds dédiés et frais de fonctionnement intégralement refacturés à notre filiale Panda EURL.

** Les frais de fonctionnement de la Fondation ne prennent pas en compte les frais supportés et refacturés à sa filiale.

D’OÙ VIENNENT NOS RESSOURCES ?

COMMENT SE RÉPARTISSENT LES MISSIONS SOCIALES ?

Actions pilotées par le WWF France en France (Métropole et outre-mer)

sont issus de la générosité du public (dons, legs et mécénats des entreprises)

Sur 100 €

de ressources inscrites au compte de résultat :

proviennent de diverses sources, dont les refacturations à Panda EURL et les fonds dédiés

sont issus de fonds publics

sont issus de fonds des associations et fondations (dont le réseau WWF)

Soutien du WWF France apporté aux programmes et réseaux internationaux

Pour plus d’informations, voir le rapport annuel sur le site Internet : wwf.fr/qui-sommes-nous/finances

NOTRE COMPTE DE RÉSULTAT PAR ORIGINE ET PAR DESTINATION

EXERCICE 2022-2023

EXERCICE 2021-2022

B - CONTRIBUTIONS VOLONTAIRES EN NATURE

PRODUITS PAR ORIGINE

1

LE WWF FRANCE EN QUELQUES CHIFFRES

136

370 2 000 1973

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Rapport d'activité du WWF France 2022-2023 by WWF France - Issuu