MARQUES RÉGIONALES POUR LE BOIS QUELLES PLUS-VALUES
ENVIRONNEMENTALES ?
La promotion de la gestion durable des forêts est un enjeu pour garantir à l’acheteur et au consommateur les atouts positifs du bois dans la transition écologique. Par ailleurs, un mouvement de société vise en France à relocaliser l’exploitation de ressources naturelles et leurs transformation et consommation. La valorisation des bois de qualité produits localement est également importante pour l’économie des territoires ruraux.
Dans ce dernier but, ces vingt dernières années, des marques régionales se sont développées en France à l’initiative d’acteurs de la filière bois de certains territoires. Elles ont pour objectifs de valoriser les bois exploités tant pour leurs qualités mécaniques que pour soutenir le développement de filières locales. En 2023, on recense en France pas moins de 12 marques ou labels régionaux portant sur le bois.
L’objectif de cette note est d’éclairer tout acheteur potentiel sur les garanties et plus-values, notamment environnementales, qu’apportent les différentes marques régionales. Elle propose tout d’abord une analyse de la définition des différentes marques existantes afin de comprendre leurs objectifs, exigences et fonctionnement. Elle cherche ensuite à évaluer leur plus-value environnementale, notamment leur plusvalue pour une gestion multifonctionnelle de la forêt, pour les enjeux de protection de la biodiversité, les enjeux sociaux de la gestion des forêts et l’adaptation des forêts au changement climatique. La plus-value environnementale des procédés de transformation est hors du périmètre de cette note. La note se conclut par des recommandations du WWF pour que les marques régionales renforcent et/ou valorisent mieux leur plusvalue environnementale.
Marque ou label ?
On retrouve deux types de marques1 :
g Les marques collectives (anciennement appelées marques collectives simples) peuvent être utilisées par toute personne ou entreprise respectant le règlement d’usage établi. Dans le cas des marques collectives de la filière bois, ces règlements sont souvent développés et gérés par des associations ou des syndicats ;
g Les marques de garantie (anciennement appelées marques collectives de certification) peuvent être utilisées par toute personne ou entreprise respectant un règlement d’usage (souvent appelé référentiel) dont la mise en œuvre par l’utilisateur sera contrôlée par une tierce partie.
Seules les marques de garantie peuvent être mentionnées dans les marchés publics. Mais certaines marques s’associent pour faciliter l’accès aux marchés publics. Par exemple, la marque de garantie Bois des Alpes™ est associée avec la marque collective Bois Qualité Savoie (BQS). Certaines marques de garantie comme Bois de France présentent leur démarche comme étant une démarche de labellisation.
Il n’existe pas de définition juridique de ce qu’est un label mais les pouvoirs publics distinguent les labels publics par le fait qu’ils doivent avoir “une finalité tournée vers l’intérêt général”. Les Appellations d’Origine Contrôlées (AOC), dont le cahier des charges est homologué par les pouvoirs publics, seront plutôt qualifiées de labels publics car rattachées à la notion de terroir reconnu par l’Etat.
1 https://www.economie.gouv.fr/apie/reforme-du-droit-des-marques-quelimpact-sur-les-labels-publics
Marques collectives :
• Sélection Vosges
• Jura Supérieur
• Bois Qualité Savoie (BQS)
• Chêne de l’Allier
AOC :
• AOC Bois du Jura
• AOC Bois de Chartreuse
Marques de garantie :
• Bois des territoires du Massif Central
• Bois des Alpes
• Bois des Pyrénées
• Lignum Corsica
• Bois de France
Label :
• Transformation UE
Figure. Distribution géographique des marques régionales2 Pour le détail des paramètres de chaque marque régionale, voir le tableau de synthèse page 6.
POURQUOI DES MARQUES RÉGIONALES ?
Une même marque ne répondra pas forcément à toutes les exigences que peut avoir un acheteur, car leurs objectifs varient. Chaque marque a ses particularités, toutefois des raisons d’être communes se dégagent.
Elles font la promotion :
• du territoire d’origine, l’utilisant comme argument commercial ;
• de spécificités régionales quant aux qualités mécaniques particulières des bois (ex. Bois du Jura et Bois de Chartreuse). Les marques régionales mettent souvent en avant des critères techniques qui sont aussi des gages de qualité des bois, permettant un renforcement de l’usage en tant que bois d’œuvre et donc d’une durée de vie plus longue du bois ;
• d’une transformation locale afin d’aider au développement du tissu économique local (ex. Bois des Pyrénées). La France exporte encore beaucoup de ses bois et importe des produits finis qui pourrait tout à fait être produit sur le territoire ;
• d’une traçabilité quant à l’origine des bois, et dans
2 Adaptée d’une carte de Jonathan Lenglet https://www.forestopic.com/fr/agora/points-vue/845-labels-bois-local-efficaces
certains cas des garanties de qualité de la transformation jusqu’au produit fini (ex. Bois des Alpes).
D’un point de vue environnemental, valoriser les marques locales peut permettre :
• de réduire les distances de transport entre la forêt, la transformation et l’usager. Pour des produits lourds comme le bois, cela n’est pas neutre. Cela peut s’avérer très intéressant d’un point de vue de la réduction des émissions de carbone, mais doit être modulé par le mode et la distance de transport (un trajet en camion d’un bout à l’autre de la France d’une tonne de bois n’est pas forcément moins impactant d’un point de vue carbone en comparaison avec une importation en bateau ou depuis un pays limitrophe) ;
• de maîtriser plus finement l’impact environnemental, de la forêt au consommateur, par une traçabilité accrue ;
• de valoriser les démarches de gestion durable des forêts, si elles s’appuient sur des pratiques et/ou une certification de la gestion forestière exigeantes.
Le WWF voit également dans ces démarches une autre manière de soutenir une bonne hiérarchisation des usages du bois exploité sur le territoire français, en rapprochant la production et l’usage de produits à longue durée de vie, plutôt que la spécialisation sur les produits se situant en fin de cascade (bois-énergie).
MARQUES RÉGIONALES ET LEURS CARACTÉRISTIQUES
NOM Type et année de création
Sélection Vosges
Périmètre géographique :
Lorraine (Vosges)
selection-vosges.com
Jura Supérieur
Périmètre géographique :
Franche-Comté (départements
Territoire de Belfort, Haute-Saône, Doubs, Jura)
charpente-bois-jura.com
Marque collective (1987)
/ DESCRIPTIF
L’objectif de cette marque est de valoriser les résineux de montagne particulièrement robustes et considérés comme ayant une haute résistance mécanique.
Les scieries s’engagent à respecter une charte qui exige de remplir certaines prescriptions techniques, d’assurer un suivi qualité basé sur un auto-contrôle et d’assurer la qualité de traitement des bois selon 15 engagements spécifiques.
Les scieries sont labellisées PEFC et la totalité de la production des sciages est certifiée.
350 000 m3 de sciages/an
10 scieries
Augmentation de 100 000 m3 de sciages par an
12 % exporté
Qualité des bois
Qualité des sciages
Origine du bois
Transformation locale Bois certifiés PEFC
En décrivant la sylviculture de la région, la marque met en avant un équilibre des classes d’âges, une diversité des essences, la biodiversité et la protection du Grand Tétras, la plantation après les coupes et des coupes sélectives.
Groupement (1987)
Groupement de scieries qui ont toutes le label PEFC et sélectionnent les grumes afin de valoriser des sapins épicéas de très haute qualité dû au climat, à l’altitude et à la géologie, et ce à destination de la construction.
Le groupement a un cahier des charges (non disponible en ligne au moment de la publication) qui garantit l’origine, les dimensions, le choix et les qualités, les procédures de contrôle, d’identification et de conditionnement.
Qualité des bois
Qualité des sciages
Origine du bois
Localisation de la transformation
Bois certifiés PEFC
NOM Type et année de création
Bois Qualité Savoie
Périmètre géographique :
Savoie et Haute-Savoie, origine des bois ne dépassant pas 100 km
bois-qualite-savoie.com
Marque collective (2006)
EXIGENCES / DESCRIPTIF CHIFFRES CLÉS GARANTIES PROPOSÉES SYLVICULTURE EXIGÉE OU PRÉCONISÉE
Les entreprises engagées dans BQS doivent répondre à un cahier des charges encadrant les caractéristiques techniques et qualitatives des produits vendus sous marque.
La marque affiche une volonté de promouvoir des circuits courts, qui ne se limitent pas strictement à la Savoie et la Haute-Savoie. L’exigence sur l’origine est que les bois ronds doivent provenir d’un périmètre ne dépassant pas 100 km. Un suivi des provenances est effectué, avec un objectif de 85 % d’origine des Pays de Savoie. Deux essences sont concernées, le sapin et l’épicéa. Les bois peuvent être labellisés PEFC sur demande.
L’association BQS et Bois des AlpesTM sont partenaires, pour valoriser les bois de construction à l’échelle du massif alpin.
En complément à Bois des AlpesTM, BQS se concentre sur la qualité des produits en exigeant, en plus du marquage CE, un audit réalisé tous les deux ans par l’institut technologique FCBA afin de contrôler la qualité des produits finis (humidité, classement visuel…) (Source)
Bois des Alpes met plus l’accent sur la provenance des bois, avec un référentiel plus strict à ce sujet.
Chêne de l’Allier
Périmètre géographique : département de l’Allier
fransylva.fr
Marque collective (2021)
Plutôt qu’un processus AOC plus long et plus coûteux, le syndicat Fransylva Allier a préféré l’option d’une marque collective, avec un règlement d’usage. La marque est ouverte aux adhérents de Fransylva 03, avec l’intention que celle-ci accueille les acteurs de la 1re et 2e transformation. Les droits d’usage de la marque sont automatiquement donnés aux propriétaires forestiers adhérents, les partenaires peuvent en faire la demande.
La marque a pour volonté de valoriser les chênes avec l’appui de la filière locale. Des sols pauvres et un climat continental produisent des chênes au fil de bois fin et uniforme, d’une qualité reconnue par les tonneliers.
170 012 m³
Volume de bois transformé sous la marque BQS en 2018
200 M€
Chiffre d’affaires des entreprises du réseau BQS en 2018
Qualité des bois
Qualité des sciages
Origine du bois
Localisation de la transformation Bois certifiés PEFC
Les chênaies couvrent les deux tiers des forêts du département, soit
73 000 ha
Qualité des bois
Origine du bois
Prescriptions sylvicoles
Choix de taillis sous futaie, à base de régénération naturelle, et en éclaircissant régulièrement le charme.
NOM Type et année de création
AOC Bois du Jura
Périmètre géographique :
Liste de communes, faisant toutes parties des départements de l’Ain, du Doubs, du Jura et de Saône-et-Loire aocboisdujura.fr
AOC
(Homologation 8 mars 2019)
EXIGENCES / DESCRIPTIF CHIFFRES CLÉS GARANTIES PROPOSÉES SYLVICULTURE EXIGÉE OU PRÉCONISÉE
L’AOC a pour objectif de mieux valoriser la forêt jurassienne sur le marché de la charpente face à la concurrence du Douglas et un secteur concurrentiel résineux.
La qualité mise en avant est une résistance mécanique supérieure à la moyenne dûe à des cernes très serrés (croissance faible et régulière).
Le cahier des charges met en avant les qualités du bois et du savoir-faire jurassien.
Il fournit des préconisations sur :
- la sylviculture, comme la primeur donnée à la régénération naturelle des forêts ou l’absence de recours aux engrais ; la futaie est soit irrégulière, donc peuplée d’arbres de tous âges, soit régulière avec des coupes de bois progressives ;
- l’exploitation est accompagnée du classement et du tri des grumes ;
- le débit et la transformation s’appuient sur le marquage des sciages.
La transformation des bois doit se faire dans l’aire géographique définie.
AOC Bois de Chartreuse
Périmètre géographique :
Massif de Chartreuse (134 communes de Savoie et de l’Isère)
bois-de-chartreuse.fr
AOC
(Homologation 23 octobre 2018)
L’AOC Bois de Chartreuse repose sur un cahier des charges strictement contrôlé et est gérée par le Comité interprofessionnel des Bois de Chartreuse.
Les grumes exploitées et la transformation des grumes doit se faire dans l’aire de l’AOC.
Elles ont surtout vocation à devenir des bois massifs de structure pour la construction (charpente, structure poteau-poutre).
Les deux essences concernées sont le Sapin pectiné et l’Épicéa commun.
24 130 ha et 2 scieries habilitées
L’AOC couvre
200 000 ha de forêts publiques et privées (environ
50 millions de m3 de bois, sapin et d’épicéa mélangés)
Une quarantaine de scieries locales qui produisent environ,
900 000 m3 de sciage annuel
Qualité des bois
Qualité des sciages
Origine du bois
Localisation de la transformation
Prescriptions sylvicoles
Choix de 2 itinéraires :
- Application d’un traitement de futaie irrégulière ou jardinée.
- Application d’un traitement de futaie régulière. Les phases d’éclaircie et d’amélioration des peuplements réguliers débouchent, au moment de leur maturité, sur une phase de régénération par ensemencement naturel et coupes progressives de récolte.
Exclut l’exécution de coupes rases sur des superficies supérieures à un hectare d’un seul tenant dénuées de régénération naturelle.
Les techniques de régénération par semis ou par plantation ne sont admises que dans certains cas. En cas de semis ou de plantation, les matériels de reproduction sont issus de provenances forestières locales
Exclut l’usage des engrais. Réserve l’utilisation des produits insecticides et phytosanitaires au traitement ponctuel des grumes récoltées, en bord de route, ainsi qu’au traitement des attaques majeures de parasites et ravageurs forestiers qui se pratiquent dans le cadre de campagnes de lutte organisées ou préconisées par les pouvoirs publics.
Le territoire de l’AOC couvre
28 000 ha de forêt
Qualité des bois
Qualité des sciages
Origine du bois
Transformation locale
Certains critères de gestion forestière sont imposés :
- Forêts gérées en futaie irrégulière. Les différentes classes d’âge et de diamètre cohabitent ;
- La gestion en futaie irrégulière par parquet est admise dans la limite maximum d’un hectare par parquet ;
- Le martelage est obligatoire ;
- Le rythme des coupes doit permettre la gestion en futaie irrégulière. L’intervalle minimum entre les coupes est de 8 ans sauf dans le cas de coupes sanitaires ou de coupes liées à des aléas climatiques justifiant une intervention d’urgence.
La régénération se fait par voie naturelle prioritairement et par plantation dans les seuls cas suivants :
- régénération accompagnée avec la plantation d’épicéas, dans la limite d’un plafond de 300 plants à l’hectare (enrichissement) ;
- aléas climatiques ou suite à une coupe sanitaire avec la plantation de sapins et d’épicéas.
NOM Type et année de création
Bois des territoires du Massif Central (BTMC)
Périmètre géographique :
Massif Central tel que défini par décret (22 départements) boisterritoiresmassifcentral.org
Bois des Alpes
Périmètre géographique : Massif alpin, tel que défini par décret boisdesalpes.net
Marque de garantie (2017)
EXIGENCES / DESCRIPTIF CHIFFRES CLÉS GARANTIES PROPOSÉES SYLVICULTURE EXIGÉE OU PRÉCONISÉE
La marque a pour objectif de valoriser la ressource forestière du territoire ainsi que le savoir-faire local, en mettant en avant des bois produits à partir d’essences locales. La marque promeut notamment le développement et la visibilité de grappes d’entreprises qui opèrent en circuit court.
Tous les acteurs doivent être certifiés FSC ou PEFC, de la forêt à la pose. Les entreprises certifiées BTMC doivent assurer une traçabilité des bois afin de garantir une origine des forêts du Massif Central et une transformation au sein des 22 départements définis par la Loi Montagne. Le référentiel précise aussi certaines exigences techniques et qualité. 69
bâtiments en bois certifié réalisés ou en cours de certification
208 911 m3 de sciages annuels réalisés par les scieries certifiées
41 entreprises certifiées ou en cours de certification
Qualité des bois
Qualité des sciages
Origine du bois
Localisation de la transformation
Bois certifiés FSC ou PEFC
Marque de garantie (2013)
Face au constat d’une faible compétitivité des bois du massif alpin sur le marché de la construction, notamment du fait des coûts plus élevés d’exploitation liées aux contraintes du relief, une association a lancé un processus de développement de la marque à partir de 2008.
Bois des Alpes est fondé sur plusieurs exigences selon un référentiel :
- Le bois doit être issus de forêts du massif alpin français, et certifié PEFC (ou FSC s’il devient disponible), dans l’objectif de garantir qu’il provient d’une gestion durable
- Les bois doivent être séchés selon des critères spécifiques
- Les bois de structure doivent être classés selon leur résistance mécanique, avec un marquage CE
- Les bois doivent être tracés
- Le périmètre d’approvisionnement et de transformation Bois des Alpes™ doit être respecté
- Les entreprises doivent mener au moins 2 chantiers d’amélioration continue par an sur le développement durable (déchets, énergie, eau, lien social, etc.)
Qualité des bois
Qualité des sciages
Origine du bois
Transformation locale
Bois certifiés PEFC
NOM Type et année de création
Bois des Pyrénées
Périmètre géographique :
Massif des Pyrénées tel que défini par décret
boisdespyrenees.com
Marque de garantie (2021)
EXIGENCES / DESCRIPTIF CHIFFRES CLÉS GARANTIES PROPOSÉES SYLVICULTURE
L’Union Grand Sud des communes forestières des Pyrénées (UGS) a élaboré un référentiel, avec un règlement d’usage de la marque.
Bois massif/bois d’oeuvre, construction et artisanat sont visés. Le sapin blanc se positionne plutôt sur l’ossature ou la charpente, et le hêtre sur l’aménagement intérieur. La marque affiche une ambition d’utilisation pour la construction de 1 000 m3 de sciages chaque année.
Les produits bois identifiés comme « Bois des PyrénéesTraçabilité et qualité » sont tracés et issus à 100 % de forêts du massif des Pyrénées. Ils doivent être transformés au sein des départements présents pour tout ou partie de leur territoire sur le Massif des Pyrénées.
Les entreprises s’engagent aussi à des relations de travail en « grappe ». L’objectif est d’améliorer collectivement les compétences de la filière et privilégier les circuits courts. Les entreprises doivent accepter de diffuser des données portant sur les transports et circuits de transformation des produits.
La certification FSC ou PEFC est exigée pour l’exploitation forestière et pour les entreprises de première transformation (acquise ou en cours). Les audits PEFC et Bois des Pyrénées peuvent être réalisés en même temps.
Lignum Corsica
Périmètre géographique :
Région Corse
odarc.corsica
Marque de garantie (2021)
En 2021, Le comité français d’accréditation (Cofrac) a validé le cahier des charges déposé par l’office de développement agricole et rural de la Corse (Odarc).
Pour utiliser la marque, il faut répondre à quatre critères : des bois tracés et issus d’une gestion durable des forêts (appuyée d’une certification), une transformation réalisée par des entreprises locales (qui doivent elles aussi être certifiées), fiabilité du séchage et indication de la résistance du bois.
Cette marque a pour objectif d’appuyer un redéveloppement de la filière bois corse, qui nécessite investissements et formation. La filière compte peu d’exploitants forestiers et de scieries aujourd’hui, et il n’y a pas de bonne structure pour sécher le bois. Des essences telles que le pin laricio et le châtaignier ont été testé sur des chantiers.
Potentiel de développement : massif qui couvre
800 000 ha de forêt
Environ
350 000 m3 mobilisés par an dans le massif
Qualité des bois
Qualité des sciages
Origine du bois
Localisation de la transformation
Bois certifiés FSC ou PEFC
Qualité des bois
Qualité des sciages
Origine du bois
Localisation de la transformation
Bois certifiés FSC ou PEFC
NOM Type et année de création
Bois de France
Périmètre géographique : France
bois-de-france.org
Transformation UE
Périmètre géographique : bois français transformé au sein de l’Union Européenne
Marque de garantie (2020)
EXIGENCES / DESCRIPTIF CHIFFRES CLÉS GARANTIES PROPOSÉES SYLVICULTURE EXIGÉE OU PRÉCONISÉE
Cette marque vise la promotion du bois produit et transformé en France. Le label Bois de France a pour vocation de mettre en avant tous les types de produits que peuvent produire la filière française.
Les bois doivent être issus de forêts françaises à 80 % (en volume) et la transformation, l’assemblage et l’emballage des produits doivent être effectués en France.
L’usage de la marque est soumis à un référentiel.
L’entreprise se sourçant directement en forêts doit s’assurer que la forêt possède une certification FSC ou PEFC, ou que les exigences du Règlement Bois de l’Union Européenne (RBUE) ont bien été mises en oeuvre (c’est-à-dire une récolte faite dans le respect de la réglementation).
Label (2015)
L’objectif de ce label est de sécuriser un approvisionnement aux entreprises françaises et européennes, face à une concurrence marquée des marchés asiatiques et américains, très demandeurs des chênes de qualité.
Il existe en réalité 2 labels “Transformation UE” :
- L’un associé à l’ONF qui impose la traçabilité des grumes avec un numéro unique, de l’abattage à la transformation. Il permet d’accéder aux ventes publiques ;
- L’autre label, géré par l’APECF, s’applique aux chênes issus de forêts privées.
Dans le cadre de ce label, les entreprises adhérentes s’engagent à transformer ou faire transformer les chênes au sein de l’Union Européenne. Cet engagement leur donne un accès prioritaire aux ventes de « Chênes labellisés » des coopératives, des experts forestiers, et du secteur privé.
400 clients
80 % des chênes de l’ONF sont labellisés
720 000 m3
Origine du bois
Localisation de la transformation
Bois certifiés FSC ou PEFC
Origine du bois
Transformation locale