

STRATÉGIE Biodiversité et soutenabilité 2025
WWF
Le WWF est l’une des toutes premières organisations indépendantes de protection de l’environnement dans le monde. Avec un réseau actif dans plus de 100 pays et fort du soutien de près de 5 millions de membres, le WWF œuvre pour mettre un frein à la dégradation de l’environnement naturel de la planète et construire un avenir où les humains vivent en harmonie avec la nature, en conservant la diversité biologique mondiale, en assurant une utilisation soutenable des ressources naturelles renouvelables, et en faisant la promotion de la réduction de la pollution et du gaspillage.
Depuis 1973, le WWF France agit au quotidien afin d’offrir aux générations futures une planète vivante. Avec ses bénévoles et le soutien de ses 202 000 donateurs, le WWF France mène des actions concrètes pour sauvegarder les milieux naturels et leurs espèces, assurer la promotion de modes de vie durables, former les décideurs, accompagner les entreprises dans la réduction de leur empreinte écologique, et éduquer les jeunes publics.
Mais pour que le changement soit acceptable, il ne peut passer que par le respect de chacune et de chacun.
C’est la raison pour laquelle la philosophie du WWF est fondée sur le dialogue et l’action.
Monique Barbut est présidente du WWF France et Véronique Andrieux en est la directrice générale.
Pour découvrir nos projets, rendez-vous sur : wwf.fr
Ensemble, nous sommes la solution.
Impression : Gutenberg
SOMMAIRE
ÉDITO
NOS ORIENTATIONS STRATÉGIQUES
NOS PRIORITÉS DE CONSERVATION ET DE TRANSITION
ÉNERGIE ET CLIMAT
AGRICULTURE ET ALIMENTATION
OCÉAN
FORÊTS
VIE SAUVAGE
FINANCE
CAPITAL NATUREL
EAU DOUCE
NOS MODALITÉS D’ACTION
ENGAGER LE GRAND PUBLIC
RÉSILIENCE DE NOTRE MODÈLE ÉCONOMIQUE : DIVERSIFICATION ET FUNDRAISING
Bailleurs publics : renforcer les acquis et diversifier les financements
Collecte : consolider, innover, diversifier
RESSOURCES HUMAINES : DÉVELOPPER LES COMPÉTENCES ET RENFORCER LA CULTURE DE L’ORGANISATION
ÉDITO

Nos sociétés font face à un tournant sans précédent. Les choix que nous faisons maintenant et les décisions que nous prendrons dans les prochaines années détermineront la viabilité de la planète comme système de vie. La science est formelle : il nous reste une dizaine d’années décisives pour stopper et inverser la destruction du vivant, réduire les émissions de gaz à effet de serre, et nous adapter aux effets du réchauffement climatique. Pour cela, il nous faut opérer une transformation en profondeur de notre modèle énergétique, industriel et agroalimentaire afin de le ramener à l’intérieur des limites planétaires. Car le réchauffement climatique et la perte de biodiversité sont des urgences pour l’humanité, davantage encore que pour la planète Terre. Traiter la crise écologique, c’est agir sur la prévention de conflits et de pandémies. C’est pallier l’insécurité alimentaire et le manque d’eau. C’est limiter les événements climatiques extrêmes, les déplacements forcés et les réfugiés climatiques. La nature est notre assurance vie, notre filet de sécurité le plus précieux. La crise sanitaire Covid19 nous l’a cruellement rappelé. Elle a non seulement rendu visible le lien entre destruction des milieux naturels et pandémies, mais elle a aussi mis à nu le poids des inégalités intrinsèques à la crise écologique. En effet, elle a exposé le tribut autrement plus lourd que les catégories socio-professionnelles les plus modestes et les populations les plus vulnérables ont eu à payer.
L’heure d’un « reset » a sonné: nous sommes à un moment pivot pour pousser l’adoption et la mise en œuvre des solutions que nous prônons depuis longtemps. C’est pourquoi nous appelons à saisir l’opportunité de la reconstruction post-Covid pour accélérer la transition écologique. Malgré des reculs et un « gap de mise en œuvre » à rebours du sens de la science et de l’histoire — et qui exposent les populations à des risques exponentiels —, quelques signaux portent néanmoins à l’optimisme. Les mobilisations citoyennes et la priorisation de la crise climatique dans l’opinion, le Pacte Vert européen et des régulations contraignantes dans certains domaines, notamment. Mais aussi des cas emblématiques portés en justice avec gain de cause et la création du délit d’écocide, l’adoption de la taxonomie verte et sa mise en oeuvre dès 2021 avec une obligation de reporting par les grandes entreprises cotées, ou encore des leaders d’entreprise (secteurs industriels et financiers confondus) prêts à s’engager sur des trajectoires de désinvestissement des secteurs polluants et fossiles. Ces entreprises, également, qui font le choix de la neutralité carbone, l’économie circulaire et régénératrice, et le respect de la biodiversité comme socle d’avantage comparatif et vecteur d’innovation, des ruptures technologiques portées à échelle et donc plus compétitives que les technologies du passé qu’elles remplacent. Mais toute réponse passe nécessairement par le choix affirmé de nouvelles pratiques de production, de consommation, de vie qui évitent ou réduisent notre empreinte, dans le respect des budgets carbone, forêt ou eau, qui nous seraient alloués.
Le WWF — avec soixante ans d’expérience à son actif et des réalisations décisives — a un rôle majeur à jouer. Le WWF France s’est interrogé sur la façon de maximiser son impact et son potentiel de transformation. La stratégie 2020-2025 que nous avons le plaisir de vous présenter ici définit les priorités d’action du WWF France afin de répondre aux défis environnementaux et sociaux des prochaines années.
Plus que jamais, en 2020, le monde a pris conscience de l’extrême vulnérabilité de l’humanité, face à un virus qui doit son émergence à nos modes de vie, face à l’effondrement de la biodiversité et un déclin de 68 % de la population d’animaux vertébrés, face à l’augmentation de la fréquence et de l’intensité d’événements extrêmes, ou en apprenant avec effarement les températures records atteintes en Sibérie. Tous ces phénomènes nous rapprochent inexorablement de « points de basculement ». Nous devons affronter cette « nouvelle normalité » avec les valeurs qui nous animent : courage, solidarité, engagement, intégrité et bienveillance.
L’espoir et la volonté d’agir sont partagés par des millions de personnes qui portent ce changement au quotidien : un père qui fait découvrir la nature à son enfant, une élue locale qui adopte un moratoire contre l’artificialisation des sols, un directeur général qui engage son entreprise contre la déforestation, un parlementaire qui se bat contre une majorité pour stopper l’utilisation de pesticides nocifs, un sportif ou un artiste qui sensibilise sa communauté…
Ensemble, nous sommes la solution !
Dans ce document, le WWF France a donc dessiné ce que pourrait être sa part.
Bonne lecture,
Véronique Andrieux
Directrice générale du WWF France
NOS ORIENTATIONS STRATÉGIQUES 1


NOS ORIENTATIONS STRATÉGIQUES
L’urgence écologique nous oblige plus que jamais à orienter nos actions là où elles pourront avoir le plus d’impact. Face à ce constat, nous nous sommes fixés quelques grands principes pour nous guider dans le choix de nos priorités. En tête, un double objectif : maximiser notre impact et savoir nous adapter. Parmi ces orientations :
RESSERRER LE SCOPE GÉOGRAPHIQUE DE NOS ACTIONS ET RENFORCER LE TRAVAIL EN AFRIQUE ET EN ASIE
PROJETS CONCENTRÉS DANS UN NOMBRE RESTREINT DE ZONES
Projets disséminés dans de nombreuses zones géographiques
LIENS RENFORCÉS AVEC LES BUREAUX LOCAUX
APPROCHE BAILLEUR PLUS ROBUSTE
ACTIONS PLUS CIBLÉES POUR PLUS D’IMPACT, EXEMPLE : EPO, ROA
PRIORISER NOS THÉMATIQUES ET SECTEURS D’INTERVENTION POUR PLUS D’IMPACT
Multiplicité de sujets traités par les équipes
LISTE DE 18 THÉMATIQUES PRIORITAIRES POUR ACCROÎTRE NOTRE EXPERTISE
CIBLER NOS ACTIONS ET GAGNER EN IMPACT ET QUALITÉ
CRÉATION D’UN PÔLE EAU DOUCE
POSITIONNER LES DROITS HUMAINS ET LES ENJEUX SOCIAUX AU CŒUR DE NOTRE APPROCHE
Approche sociale orientée principalement vers nos programmes terrains
MISE EN OEUVRE SYSTÉMATIQUE DU CADRE DE SAUVEGARDES
SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES ET D’UNE ÉVALUATION
SOCIALE DES PROJETS EN COMITÉ DE PROJET
EMPOWERMENT ET BÉNÉFICES SOCIO-ÉCONOMIQUES DES POPULATIONS AUTOCHTONES ET COMMUNAUTÉS LOCALES
PROGRAMMES INTÉGRÉS DE CONSERVATION ET DÉVELOPPEMENT
RENFORCER L’IMPACT SOCIAL DE NOTRE INTERVENTION POUR UNE TRANSITION JUSTE
INTÉGRER ET SYSTÉMATISER PROGRESSIVEMENT UNE APPROCHE
SOCIALE DANS NOS ACTIVITÉS GRÂCE À :
Liens entre inégalités environnementales et sociales pris en considération au sein de certains projets uniquement.
UN OBSERVATOIRE DE LA TRANSITION JUSTE
UNE PRIORISATION THÉMATIQUE : L’ALIMENTATION DURABLE ET LES MOBILITÉS INCLUSIVES
UN FOCUS GÉOGRAPHIQUE : LA GUYANE
RENFORCER NOTRE CAPACITÉ À AGIR SUR LES ENJEUX ÉCONOMIQUES
Montée en puissance dans le cadre de notre précédente stratégie, notamment sur les sujets finance verte et capital naturel
CONSOLIDATION DE NOTRE STRATÉGIE D’ENGAGEMENT DES ENTREPRISES ET DE TRANSFORMATION DES MARCHÉS
DÉVELOPPEMENT DE NOUVELLES APPROCHES : PLAIDOYER SUR LE PLAN DE RELANCE, APPROCHE TRANSVERSALE
S’APPUYER SUR LA LÉGITIMITÉ D’UNE APPROCHE BASÉE SUR L’EXPERTISE ET LA SCIENCE AINSI QUE SUR L’EXPÉRIENCE DE LA MISE EN ŒUVRE D’INTERVENTIONS SUR LE TERRAIN, EN LIEN AVEC LES CONTRAINTES SOCIALES ET ÉCONOMIQUES
Valorisation de notre expertise terrain, de notre connaissance du monde économique et de nos travaux de recherche à travers des éléments de diagnostic et des recommandations
COMBINAISON D’UNE APPROCHE “SCIENCE-BASED” ET “EVIDENCEBASED” QUI PERMET D’ALLER AU-DELÀ DES RECOMMANDATIONS POLITIQUES ET TECHNIQUES EN DÉMONTRANT :
À TRAVERS NOS PROJETS TERRAIN QUE CES RECOMMANDATIONS FONCTIONNENT DANS LA PRATIQUE, EN FRANCE ET DANS LES PRINCIPAUX HOTSPOTS DE BIODIVERSITÉ MONDIALE
À TRAVERS NOS ACTIONS AVEC LE MONDE ÉCONOMIQUE QUE NOS PROPOSITIONS SONT COMPATIBLES AVEC LES RÉALITÉS SOCIALES ET ÉCONOMIQUES
CONSOLIDER LES FONDAMENTAUX
Faible planification stratégique qui pénalise notre capacité de pilotage. Lacunes dans certains de nos process et outils. Gestion des risques au cas par cas
CONSOLIDER NOS FONDAMENTAUX POUR ÊTRE PLUS RÉSILIENTS ET UN PARTENAIRE DE CHOIX :
RENFORCEMENT PSP, PILOTAGE FINANCIER, QUALITÉ ET SUIVI DES PROGRAMMES - MEAL, DÉCLINAISON OPÉRATIONNELLE DE LA STRATÉGIE, GESTION DES RISQUES.
PLANIFICATION STRATÉGIQUE QUI MOBILISE PLEINEMENT LES LEVIERS D’ACTION DE NOTRE THÉORIE DU CHANGEMENT (MARCHÉS, PLAIDOYER, MOBILISATION, COMMUNICATION...) POUR MAXIMISER NOTRE IMPACT
2 NOS PRIORITÉS
DE CONSERVATION ET DE TRANSITION
CLIMAT
AGRICULTURE et ALIMENTATION
OCÉAN
FORÊT
VIE SAUVAGE
FINANCE
CAPITAL NATUREL
EAU DOUCE



ÉNERGIE ET CLIMAT
L’URGENCE CLIMATIQUE
+ 0,6 %
d’émissions de gaz à effet de serre en 2019 (selon le Global Carbon Project)
+ 1°C
c’est le réchauffement des températures mondiales estimé par rapport à l’ère préindustrielle
50
%
des espèces peuplant actuellement les écorégions prioritaires pourraient disparaître localement dans le cas d’un scénario +4,5°C d’ici 2100
25 M
de déplacés internes liés aux catastrophes naturelles aujourd’hui contre 8,5 millions de réfugiés fuyant des conflits
79 Md
atteints en 2018 sur les 100 milliards par an fixés par l’Accord de Paris pour financer la lutte contre le changement climatique
Les effets du réchauffement climatique se font déjà sentir, menaçant les espèces, les habitats et les lieux qui nous sont essentiels, ainsi que les moyens de subsistance des populations les plus pauvres dont les modes de vie dépendent en majeure partie de la nature. Afin d’éviter un emballement climatique au cours de la deuxième moitié du xxie siècle, le WWF France s’engage toujours plus intensément dans la transition.
NOTRE MISSION
Accélérer la transition écologique face à l’urgence climatique.
NOS PRIORITÉS
ŒUVRER POUR UNE TRANSITION
ÉNERGÉTIQUE COMPLÈTE
DÉVELOPPER LA MOBILITÉ DURABLE POUR
SORTIR PROGRESSIVEMENT LE SECTEUR DES TRANSPORTS DE LA DÉPENDANCE AUX HYDROCARBURES
En associant entreprises, collectivités, citoyens et pouvoirs publics autour d’un développement planifié et concerté des formes d’énergies renouvelables et durables vers un mix 100 % ENR, en cohérence avec les politiques de protection de la biodiversité.
En faisant baisser nos consommations d’énergie grâce à des actions de sobriété et d’efficacité énergétique.
En instaurant une prise en compte multi-échelles et tout au long du cycle de vie des impacts associés aux énergies renouvelables (pollution, consommation de ressources, perturbation habitats, etc.).
En réduisant nos déplacements « contraints » en agissant sur la conception des villes (densité urbaine, mixité fonctionnelle), les pratiques de travail (télétravail, coworking décentralisé), et nos modes de consommation (services à distance, achats durables).
En sortant d’une modèle centré principalement sur la voiture individuelle pour s’orienter vers des modes de transports (vélo, transports en commun...) et des usages de la voiture (autopartage, covoiturage…) plus sobres et vertueux.
En optimisant l’organisation de la mobilité (logistique urbaine par exemple) et en améliorant la performance environnementale des véhicules et des carburants, en visant le recours à un mix énergétique 100 % renouvelable.
SOUTENIR LES EFFORTS D’ATTÉNUATION ET D’ADAPTATION FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
En challengeant les acteurs économiques sur la fixation d’une trajectoire de réduction des émissions permettant de limiter l’augmentation de température à 1,5 °C d’ici 2100 au sein de l’initiative Science Based Target.
En soutenant la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature en matière d’adaptation dans les géographies prioritaires (protection des littoraux, occupation des sols, semences, etc.).

AGRICULTURE ET ALIMENTATION
UN SYSTÈME ALIMENTAIRE A BOUT DE SOUFFLE
75 %
des espèces de plantes, amphibiens, reptiles, oiseaux et mammifères disparues dans le monde, ont été victimes de surexploitation ou d’activités agricoles, ou des deux
70 à 80 %
de la déforestation dans le monde est liée à la production agricole via l’élevage extensif, la production de soja, d’huile de palme et l’agriculture vivrière
90 %
des stocks de poissons sont surexploités ou pleinement exploités afin de répondre à notre consommation croissante en produits de la mer
1/3 de la population mondiale ne mange pas à sa faim
30 % de la nourriture est perdue ou gaspillée dans le monde
Nos modèles alimentaires ont des répercussions sanitaires, sociales, climatiques et environnementales. Dans une économie mondialisée et avec une démographie croissante, pratiques agricoles et choix alimentaires doivent répondre aux enjeux de souveraineté et de sécurité alimentaire, tout en préservant les écosystèmes naturels. C’est pourquoi nous nous mobilisons pour promouvoir une alimentation responsable au profit des humains et de la planète.
NOTRE MISSION
Le WWF agit pour que les systèmes alimentaires garantissent la sécurité alimentaire, maintenant et à l’avenir, tout en préservant les écosystèmes.
NOS PRIORITÉS
FAIRE BAISSER LA PRODUCTION ET LA CONSOMMATION DE PROTÉINES
ANIMALES
ACCOMPAGNER LA TRANSITION DES ÉLEVAGES EN FRANCE
LUTTER CONTRE LA DÉFORESTATION ET LA CONVERSION DES ÉCOSYSTÈMES
NATURELS
En sensibilisant et en incitant les consommateurs à réduire leur consommation de protéines animales.
En influençant l’offre de protéines animales vers le « moins et mieux ».
En soutenant la production agricole française et la valorisation des protéines végétales.
En permettant l’accès à une alimentation durable aux populations les plus précaires.
En favorisant les systèmes extensifs, pâturant et de plein-air.
En limitant les impacts de l’élevage sur les écosystèmes via l’instauration de pratiques vertueuses pour la biodiversité et contribuant à l’atténuation du changement climatique.
En augmentant le recours aux protéines végétales locales pour l’alimentation animale.
En soutenant les modes de production agroécologiques qui assurent une juste rémunération aux agriculteurs.
En faisant campagne pour obtenir une législation ambitieuse empêchant la mise sur le marché européen de produits liés à la déforestation et/ou à la conversion des écosystèmes et en suivant les autres politiques publiques clés au niveau français et européen (Plan stratégique national de la Politique agricole commune, Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée, Stratégie « Farm to fork »).
En accompagnant les entreprises dans des démarches de certification ou de traçabilité appropriées afin de réduire les risques de déforestation et de conversion dans leurs chaînes d’approvisionnement.
En menant et soutenant des projets terrain dans les principales régions concernées par la déforestation et la conversion des écosystèmes naturels (Cerrado, bassin du Congo).

OCÉAN
AU BORD DU “BURN OUT”
75 %
des stocks halieutiques sont surexploités en Méditerranée
12 à 28 %
des captures mondiales sont issues de la pêche illégale, pêche illicite non déclarée et non-réglementée (INN)
1re
cause de mortalité non naturelle pour les grands cétacés de Méditerranée : les collisions avec les navires
40 % de l’environnement marin est gravement altéré. La pêche est le premier facteur de perte de biodiversité
1,8 % des eaux marines européennes sont protégées avec un plan de gestion
Océans et mers recouvrent 70 % de notre planète et représentent 97 % de l’eau sur Terre. Sources de vie, ils connectent les hommes, fournissent nourriture et oxygène, régulent notre climat en absorbant près d’un quart du CO2 produit, et abritent une grande diversité d’espèces. Un océan sain et résilient est un allié essentiel pour lutter contre les changements climatiques et protéger la biodiversité. Nous devons tout mettre en œuvre pour protéger ce précieux écosystème et l’ensemble des services qu’il nous offre.
NOTRE MISSION
Assurer une productivité pérenne des pêcheries et une résilience des écosystèmes marins face au changement climatique en améliorant la subsistance des communautés côtières et le maintien de la biodiversité.
NOS PRIORITÉS
PRÉSERVER LE MILIEU MARIN DE LA MÉDITERRANÉE ET SA BIODIVERSITÉ
En divisant par deux l’impact environnemental de la pêche illégale (par rapport aux données disponibles en 2012)
En favorisant une gestion efficace des grandes Aires Marines Protégées avec un pourcentage de protection forte en Méditerranée française.
En agissant pour que les fermes éoliennes ne perturbent pas la connectivité naturelle du milieu marin.
En renforçant la connectivité du milieu marin méditerranéen grâce à un herbier de posidonies protégé.
En mettant en œuvre une politique de restauration efficace du milieu marin par l’État et les autres acteurs.
En réduisant de façon très significative la mortalité par collision des grands cétacés (rorqual commun et cachalot) de Méditerranée Nord-Ouest afin que leur avenir ne soit plus menacé.
En agissant pour des politiques européennes ambitieuses en faveur d’une pêche plus durable.
En menant des actions pour la réduction des prises accessoires de raies, requins, tortues et mammifères marins en coordination avec les équipes internationales du WWF.
En divisant par deux les captures accidentelles de tortues et de dauphins
En développant les connaissances sur les activités de pêche et en améliorant les pratiques, notamment de la petite pêche artisanale
En divisant par deux les captures accidentelles de tortues et de dauphins

FORÊTS
UN ÉCOSYSTÈME EN PÉRIL
50 %
des forêts mondiales ont déjà disparu
20 % des forêts présentent un haut risque de dégradation d’ici à 2030
3 % de forêts supplémentaires seront déforestées d’ici à 2030
27 %
seulement des forêts originelles présentent un risque faible de dégradation
x3
la pression de la consommation mondiale de produits forestiers va tripler d’ici à 2050
Dix millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année, principalement en zone tropicale. Pourtant, les forêts abritent 80 % de la biodiversité terrestre et permettent de subvenir aux besoins de 1,6 milliard de personnes. Elles jouent notamment un rôle clé dans l’atténuation de la crise climatique, la conservation de la biodiversité et offrent de multiples services à la société : approvisionnement en eau, protection des sols, stockage du carbone… Il est urgent d’agir pour les préserver.
NOTRE MISSION
Protéger, gérer, restaurer des systèmes forestiers pour qu’ils soient résilients au changement climatique, au profit de la nature et des hommes.
NOS PRIORITÉS
GÉRER DURABLEMENT LES FORÊTS PRODUCTIVES
RESTAURER LES ÉCOSYSTÈMES DÉGRADÉS
PROMOUVOIR UNE CONSOMMATION DURABLE
En instaurant une gouvernance équitable des ressources naturelles (bassin du Congo, métropole).
En gérant durablement les forêts productives afin d’améliorer leur résilience au changement climatique et la conservation de la biodiversité.
En développant des outils innovants de valorisation des productions certifiées (bois, papier, caoutchouc) et des services environnementaux associés (métropole, Guyane).
En contribuant au succès du plaidoyer du réseau WWF dans le cadre de la décennie ONU sur la restauration des écosystèmes dégradés (2021-2030).
En engageant sur le terrain un processus de restauration d’au moins 300 000 ha dans 3 paysages différents (Nouvelle-Calédonie, Madagascar), contribuant ainsi à la fois à des objectifs sociaux, de conservation de la biodiversité et d’atténuation et adaptation au changement climatique.
En luttant contre la déforestation importée et la consommation de 4 produits forestiers (bois, papier, caoutchouc, biomasse).
En engageant les acteurs clés autour de l’utilisation de labels crédibles (augmentation en parts de marché) et en dénonçant les usages à risques.
En aidant à mieux hiérarchiser l’usage des ressources naturelles forestières et à baisser la consommation de ressources vierges grâce à une économie plus circulaire.

VIE SAUVAGE
LES ICÔNES DE LA BIODIVERSITÉ EN SURSIS
2ème
cause du déclin des espèces sauvages dans le monde = la surexploitation, incluant le trafic des espèces sauvages
124
c’est le nombre de tigres victimes de trafic chaque année, tandis que leur population mondiale ne compte plus que 4 000 individus environ
20 000
c’est le nombre minimum d’éléphants d’Afrique tués chaque année pour leur ivoire
110
c’est le nombre de tirs létaux autorisés en France en 2020 sur la population de loups, soit 19% des effectifs de l’espèce recensés à la sortie de l’hiver
Le braconnage et le commerce illégal des espèces, mais aussi les conflits hommes/animaux, exercent une pression sans précédent sur la vie sauvage. Nous nous concentrons sur les espèces emblématiques comme les tigres, les éléphants ou les loups, pour elles-mêmes, parce qu’elles sont uniques, mais aussi parce que leur protection garantit celle d’espèces avec lesquelles elles cohabitent ou permet de protéger des paysages ou des milieux qui les accueillent. Notre objectif est d’améliorer leur état de conservation et celui des écosystèmes qui les hébergent, tout en prenant en compte le développement soutenable des communautés humaines avec qui elles partagent le territoire.
NOTRE MISSION
Les espèces terrestres menacées les plus emblématiques au monde et en Europe sont préservées.
NOS PRIORITÉS
LUTTER CONTRE LA CRIMINALITÉ LIÉE
En renforçant et en diffusant les connaissances relatives au commerce illégal d’espèces sauvages (France/Europe/bassin du Congo).
En promouvant le partage d’informations et la coopération en matière de lutte contre la fraude pour réduire le commerce illégal d’espèces sauvages (France/Europe/bassin du Congo/bassin du Mékong), notamment à travers le soutien du programme TRAFFIC de surveillance mondiale du commerce d’espèces sauvages.
En renforçant la mobilisation et l’engagement du secteur privé dans la lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages, notamment dans le secteur de la logistique et du transport, et de la vente en ligne (France/Europe).
En soutenant une approche inclusive de la conservation renforçant l’implication des peuples autochtones et des communautés locales (PACL) dans la lutte contre le braconnage (bassin du Congo/bassin du Mékong).
En renforçant l’efficacité de la gestion d’aires protégées prioritaires à travers une surveillance effective et une gestion adaptative (déploiement et renforcement de l’efficacité d’utilisation d’outils reconnus pour enrayer le braconnage, etc.) pour protéger les bastions des espèces prioritaires du WWF (bassin du Congo, bassin du Mékong).
En contribuant au succès de la mise en œuvre de l’initiative Tx2 portée par le WWF et visant à doubler le nombre de tigres sauvages d’ici 2022.
ATTÉNUER LES CONFLITS HOMME / ESPÈCES SAUVAGES
En favorisant l’identification et le partage de solutions durables de protection des troupeaux (des loups en particulier) et en participant à leur mise en place pour le maintien de l’élevage en montagne (Alpes).

FINANCE
LA FINANCE ALIMENTE UNE ÉCONOMIE NON SOUTENABLE
7 %
du PIB mondial d’ici 2050, c’est le prix à payer si rien n’est fait pour rediriger les flux financiers vers des activités économiques moins impactantes sur l’environnement
42,9 Md €
c’est le montant investi par les banques françaises dans les énergies fossiles sur la période 2016-2017
+ 4 663 Md €
liquides injectés par la BCE dans l’économie depuis 2015 sans prise en compte des enjeux biodiversité et climat
400
fonds d’investissement seulement sont labellisés ESG sur les 60 000 existants sur le marché européen
Aujourd’hui, le secteur de la finance entretient une économie carbonée et particulièrement destructrice pour la biodiversité. Il est urgent de redonner son sens à la finance : un levier, un moyen au service de l’économie, du bien commun et de la préservation de l’environnement. Pour cela, le secteur financier doit avant tout comprendre les enjeux de perte de biodiversité et de changements climatiques, ainsi que mesurer ses impacts sur l’environnement.
NOTRE MISSION
Remettre la finance au service de la planète et des Hommes.
NOS PRIORITÉS
Rediriger les flux financiers vers des activités économiques moins destructrices pour la biodiversité à travers l’accompagnement d’acteurs clés du secteur et la création d’une Taskforce on Naturerelated Disclosures (TNFD) pour un effet d’entraînement sectoriel.
Faire en sorte que les portefeuilles des institutions financières françaises soient alignés avec les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat afin de réorienter les flux financiers vers des activités économiques compatibles avec une trajectoire 1,5°.
Construire un cadre de référence harmonisé au niveau européen pour permettre de distinguer un produit financier vert de ceux qui ne le sont pas.
Inciter les banques centrales à modifier leur approche des risques systémiques liés au climat et à la biodiversité pour modifier en profondeur le business model des banques et des assureurs.

CAPITAL NATUREL
L’ÉCONOMIE REPOSE SUR LA NATURE
22 août 2020
c’est la date à partir de laquelle l’humanité vit à crédit, car elle a épuisé toutes les ressources renouvelables de la planète
60 %
des populations d’animaux sauvages de la planète ont disparu en moins d’un demi-siècle
4 des 9
limites planétaires sont déjà franchies ou en cours de dépassement
+ 50 %
de l’économie mondiale dépend directement de l’état des écosystèmes et de la biodiversité
Aujourd’hui, les régulations environnementales sont encore trop souvent fixées sur la base d’arbitrages économiques. Il est urgent de réintégrer l’économie dans la nature en inscrivant l’activité des acteurs économiques dans le cadre des limites écologiques des écosystèmes. La conservation du capital naturel n’est pas une option, elle doit représenter l’une des règles fondamentales de l’activité économique. La création de valeur doit être repensée à l’aune du maintien du capital naturel.
NOTRE MISSION
Pour une réelle prise en compte des enjeux environnementaux par les décideurs.
NOS PRIORITÉS
DÉVELOPPER
LES CONNAISSANCES SUR
LE CAPITAL NATUREL ET FACILITER LEUR APPROPRIATION
IDENTIFIER ET ACTIVER DES LEVIERS
PERMETTANT D’INSTITUTIONNALISER
LA CONSERVATION DU CAPITAL NATUREL
En déterminant le capital naturel qui doit impérativement être préservé, c’est-à-dire, la recherche des limites écologiques qui doivent se poser à l’économie.
En disséminant les meilleures méthodologies auprès des décideurs publics et privés pour les aider à mieux prendre en compte le capital naturel.
En faisant évoluer la réglementation, avec un focus sur la législation relative au reporting extra-financier.
En incitant les entreprises à s’engager dans des démarches volontaires d’amélioration de leurs pratiques, notamment via des partenariats transformationnels avec le secteur privé et par la constitution de coalitions avec les entreprises les plus exemplaires.
En transformant la comptabilité via la participation aux recherches et expérimentations sur un nouveau modèle comptable intégré, visant une solvabilité non seulement financière, mais également écologique et sociale.

EAU DOUCE
L’EAU DOUCE, ENJEU MAJEUR DU XXIE SIÈCLE
70 % de l’eau douce est utilisée par l’agriculture à l’échelle de la planète
- 50 %
le débit minimum du Rhône pourrait baisser de moitié d’ici 2050
3 à 10 x
plus d’épisodes de sécheresses et de canicule en France d’ici 2100
50 %
des zones humides ont été détruites en France depuis 50 ans
L’augmentation des événements extrêmes liés au changement climatique se fera sentir à l’échelle du globe. Ainsi sécheresses et épisodes de pluies intenses nécessiteront des pratiques, agricoles notamment, plus résilientes. Face à cela, l’une des réponses les plus efficaces reste la préservation des écosystèmes et leur restauration pour profiter des services qu’ils rendent. Les projets du WWF seront mis en œuvre selon une triple approche permettant la préservation des écosystèmes, l’augmentation de leur résilience face aux chocs climatiques et la garantie d’un accès équitable à l’eau pour le développement des territoires et des populations. Les projets et solutions développés privilégieront les approches couplant les enjeux eau-agriculture-énergie.
NOTRE MISSION
Protéger les écosystèmes d’eau douce et agir pour une juste exploitation des ressources hydriques, afin que les hommes et la nature disposent d’un approvisionnement suffisant.
NOS PRIORITÉS
PRÉSERVER LES ZONES HUMIDES
EN FRANCE
RENFORCER LA RÉSILIENCE DES USAGES DE L’EAU FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
EN FRANCE
RENFORCER LA RÉSILIENCE DES USAGES DE
L’EAU FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE
SUR NOS GÉOGRAPHIES PRIORITAIRES
AFRIQUE DU NORD ET MÉKONG
En participant à la conservation de zones humides d’intérêt international telles que la Brenne et la Camargue.
En valorisant le potentiel des zones humides en tant que « solutions fondées sur la nature » pour l’adaptation au changement climatique.
En favorisant une agriculture économe en eau et résiliente face au changement climatique.
En accompagnant de manière raisonnée l’irrigation pour faire face aux chocs climatiques.
En développant l’usage des solutions fondées sur la nature pour favoriser la résilience aux sécheresses et inondations.
En développant les solutions fondées sur la nature pour accroître la résilience des usages de l’eau (focus sur agriculture).
En utilisant le levier de la “ finance impact ” pour le développement d’infrastructures résilientes (stockage de l’eau, réduction des risques d’inondation, etc.).
En démarrant de nouveaux projets avec des partenaires du secteur du développement.
NOS PRIORITÉS EN FRANCE ET DANS LE MONDE
GUYANE
LUTTER contre les captures accidentelles et la pêche illégale
PRÉSERVER les écosystèmes forestiers
FRANCE MÉTROPOLITAINE
GÉRER durablement les forêts productives
PRÉSERVER les zones humides
FAVORISER une agriculture économe en eau
LUTTER contre la criminalité liée aux espèces sauvages
ACCOMPAGNER la transition des élevages et faire baisser la consommation et la production de protéines animales
ATTÉNUER les conflits Homme / espèces sauvages
CERRADO DU BRESIL
FREINER la déforestation et la conversion des écosystèmes
VALORISER les pâturages et les terres dégradées
RESTAURER la végétation naturelle
des objectifs (36) contribueront directement à inscrire la stratégie du WWF France dans la stratégie du WWF International.
MÉDITERRANÉE
PROMOUVOIR la création de nouvelles aires marines protégées et améliorer la gestion des aires existantes
RESTAURER le milieu marin
FAIRE BAISSER le nombre de collisions entre les bateaux et les cétacés
PROMOUVOIR une pêche durable et notamment la petite pêche artisanale
LUTTER contre les captures accidentelles
MEKONG
LUTTER contre le commerce illégal d’espèces sauvages
DOUBLER la population de tigres
GARANTIR une gestion durable des forêts
PROMOUVOIR une filière de caoutchouc responsable
AFRIQUE DU NORD
RENFORCER la résilience des écosystèmes et des pratiques agricoles face au changement climatique
MADAGASCAR
RESTAURER les forêts
BASSIN DU CONGO
LUTTER contre le commerce illégal des espèces sauvages
FREINER la déforestation et la conversion des écosystèmes
GARANTIR une gestion durable des forêts
ATTÉNUER les conflits Homme / espèces sauvages
NOUVELLE-CALÉDONIE
RESTAURER les forêts
LUTTER contre les incendies
PROMOUVOIR les aires marines protégées
PRÉSERVER les espèces marines menacées
NOS MODALITÉS D’ACTION 3


ENGAGER LE GRAND PUBLIC
Au-delà de sa renommée mondiale, le WWF dispose d’une image de marque puissante, reposant sur un fort capital sympathie et un statut de référence en matière de protection de l’environnement, et notamment de la biodiversité.
Mais pour porter ses missions, le WWF doit aussi pouvoir s’appuyer sur une large communauté de sympathisants. D’une part, car cela lui confère une légitimité à agir, en matière de programmes terrain, de plaidoyer, de sensibilisation, de transformation des marchés. D’autre part, car cela lui permet de financer ses activités par les dons de particuliers.
NOUVEAU STATUT, NOUVEAUX ACTEURS, NOUVEAUX ENJEUX POUR LE WWF
Depuis quelques années, le fait écologique a changé de statut : de « supplément d’âme » traité en plus des dossiers considérés comme essentiels, les questions écologiques sont devenues centrales, portées d’abord par la thématique du climat puis, plus récemment, avec la crise Covid, par la biodiversité.
Ce faisant, il y a eu une modification du paysage d’acteurs. avec de nouveaux entrants, souvent plus spécialisés et de plus petite taille.
COMMENT DÉFINIR UNE BASE D’APPUI ?
Une structure, quelle qu’elle soit, noue différents types de relations avec les publics qui l’entourent. Les nuances sont nombreuses, mais on peut scinder les différents publics selon le type d’interactions qu’ils entretiennent avec l’organisation.
D’abord, être un sympathisant, au sens le plus littéral du terme, c’est-à-dire, éprouver de la sympathie, sans avoir aucune connexion avec la structure, limiter ses rapports au travers de l’exposition médiatique ; ensuite, avoir des liens à la fois informels et pourtant proches, tels que ceux qu’autorisent les réseaux sociaux (followers Facebook, Instagram, Twitter, etc.). Être en contact direct, comme participer à des actions (bénévolat, signature de pétitions, actions de sensibilisation, rencontre lors d’événements, etc.), et enfin, faire un don (mais là également, il y a des nuances d’engagement et de proximité).
MOYENS : ÉLARGIR LA BASE, C’EST D’ABORD ÉLARGIR SON OFFRE
Il n’y a donc pas un public, mais des publics, et pas un type de relation, mais de multiples types de relations. L’idée ne sera pas de développer une armée de bénévoles, mais bien un écosystème de soutien, adapté aux sensibilités, aux demandes, au parcours de vie de chaque individu. C’est la compréhension de la demande d’engagement des différents publics qui nous permettra de proposer des outils adaptés, différents, variés, un véritable catalogue d’offres d’engagement. Nous utiliserons les activités touchant le plus grand nombre (le sport notamment) pour élargir notre audience et nous porterons une attention particulière au développement d’une stratégie digitale adaptée aux nouveaux modes de vie et d’échange du grand public.
MESSAGES : PRENDRE EN COMPTE LA PERCEPTION
Pour élargir nos soutiens, il faut une palette d’offres, mais il faut également tenir compte de la perception de ce que nous sommes, de l’image résiduelle de nos actions. Pour les personnes externes à l’organisation, la mission du WWF se résume souvent à sauver la faune et la flore. Pour les salariés du WWF, elle est plus large : lutter contre le changement climatique, réduire l’empreinte écologique de l’homme et ses activités…
Aussi, un des objectifs sera de rapprocher les deux visions. Pour ce faire, nous devons créer un chemin de l’image perçue à l’image voulue.
PUBLICS : FAIRE DES CHOIX
L’offre d’engagement et d’appui d’une organisation comme la nôtre existe au milieu d’une large palette de sollicitations diverses émanant souvent de structures qui œuvrent dans des domaines proches.
Notre statut de leader de la protection de l’environnement est un atout (crédibilité, visibilité), mais nous contraint également par des formes de communication et des positionnements rigoureux, dus à notre recherche d’exactitude, de vérité scientifique, mais aussi de volonté de dialogue avec l’ensemble des acteurs.
Il est donc nécessaire d’effectuer un travail de priorisation des publics pour engager notamment les personnes les plus éloignées du monde écologique et les accompagner dans leur changement de perception et de comportement individuel.
RÉSILIENCE DU MODÈLE ÉCONOMIQUE : diversification et fundraising
La pandémie de Covid-19 menace la liquidité des organisations caritatives. Le coronavirus a déclenché une crise de financement pour les ONG au moment même où l’on a le plus besoin d’elles. Avec le ralentissement économique, les budgets d’aide et de dons à venir risquent de diminuer. Le WWF France souhaite renforcer la résilience de son modèle économique à travers le développement et la diversification des sources de fonds.
BAILLEURS PUBLICS : RENFORCER LES ACQUIS ET DIVERSIFIER LES FINANCEMENTS
Notre objectif est de sécuriser les sources de financement existantes, tout en développant de nouvelles opportunités. Pour consolider les acquis, nous assurerons la qualité de la mise en œuvre des projets financés par les bailleurs AFD et Commission européenne, et nous nous efforcerons d’augmenter ces financements. Pour ce faire, nous poursuivrons les chantiers en cours d’amélioration des outils de suivi et de reporting technique et financier. Par ailleurs, nous renforcerons l’évaluation de nos programmes dans un souci de redevabilité et d’amélioration continue de la qualité, et investirons dans la conception de programmes en étroite coordination avec les bureaux pays du WWF.
En parallèle, nous mettrons tout en œuvre pour diversifier les sources de financements institutionnels. L’équipe PSP aura notamment pour objectif d’accroître la part des financements européens, en incluant l’Instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI). Nous développerons, lorsque cela sera pertinent, des consortiums avec des acteurs stratégiques bénéficiant d’une grande expérience de gestion des fonds de l’Union européenne (UE).
COLLECTE : CONSOLIDER, INNOVER, DIVERSIFIER
Afin de construire des projets dans le moyen et le long terme, le WWF doit s’appuyer sur une combinaison de sources de financement pérennes. Pour poursuivre le développement de la générosité du public, nous devons capitaliser sur la relation de confiance tissée avec les donateurs et poursuivre les expérimentations pour toucher de nouvelles populations et de nouvelles générations. En d’autres termes, nous devrons consolider les points forts tout en innovant.
Le WWF a depuis longtemps cherché à sécuriser ses ressources en s’appuyant sur la collecte par prélèvement automatique. Aujourd’hui, 60 % des dons reçus proviennent de donateurs réguliers. Cette approche sera poursuivie en développant de nouveaux modes de collecte selon les opportunités.
Les autres sources de dons doivent continuer à faire l’objet d’attentions et d’investissements pour se développer. Expérimenter, innover est indispensable au développement de la générosité. Les réseaux sociaux, les jeux en ligne, les nouvelles modalités de paiement dématérialisées sont autant d’usages ou d’opportunités à explorer.
D’autres approches plus individuelles seront renforcées. Le développement de la philanthropie est une réalité en France, et même si nous sommes loin des usages des pays anglo-saxons,
une part croissante des grandes fortunes intègre aujourd’hui à sa réflexion la nécessité de redistribuer afin d’agir pour la société.
Enfin, accroître le nombre de testateurs et augmenter les ressources provenant des legs a été une priorité ces dernières années et le WWF est bien identifié par ceux qui veulent faire de la planète leur héritière. Les legs apparaissent aujourd’hui comme une source de financement avec un fort potentiel de croissance, et alors que les investissements consentis commencent à montrer leur efficacité, il faudra les poursuivre et les amplifier pour saisir pleinement cette opportunité à moyen et long terme.
RESSOURCES HUMAINES : développer les compétences et renforcer la culture de l’organisation
Afin d’accroître notre impact, notre objectif est de clarifier, concrétiser, incarner nos valeurs dans nos manières de travailler au quotidien avec les autres, de piloter les équipes et de mettre en œuvre nos process.
Après un travail d’identification de ces valeurs autour du courage, de l’engagement, de la bienveillance, de la solidarité et de l’intégrité, celles-ci se déclinent en savoir-être et comportements clés qu’il faut encourager et valoriser à travers l’organisation. Cela passe par des actions spécifiquement menées par les équipes des Ressources Humaines, par exemple lors du recrutement, de l’évaluation des compétences et de la performance, de la formation des managers et chefs de projets, etc.
NOS VALEURS
INTÉGRITÉ
ENGAGEMENT
BIENVEILLANCE
COURAGE
Notre mantra : « Faire ce que l’on dit et dire ce que l’on fait ».
Dans le contexte de la mise en place du cadre de sauvegardes environnementales et sociales (ESSF), le WWF France renforce ses mécanismes de remontée des plaintes, ainsi que ses procédures de gestion des risques. Nous veillerons à leur appropriation au sein de l’organisation et à leur mise à jour dans les prochaines années.
Par ailleurs, le WWF France se doit d’appliquer en interne ce qu’il recommande et prône à l’extérieur. C’est dans ce but que plusieurs chantiers « exemplarité » ont été mis en place. Ils sont notamment dédiés à la consommation énergétique du bâtiment de notre siège social, à la politique de déplacement de nos salariés, ou encore — sur la base des bonnes réalisations en matière d’égalité hommes-femmes —, aux thématiques de la diversité et de l’inclusion. Enfin, la recherche d’impact, l’adaptabilité et l’agilité doivent être au cœur de notre culture organisationnelle. Le contexte sanitaire dans lequel démarre cet exercice de réorientation stratégique nous pousse naturellement vers un effort constant d’adaptation et d’agilité, une flexibilité qui doit pouvoir s’exprimer dans nos actions et manières de travailler.
SOLIDARITÉ
Notre boussole, face à ce contexte fluctuant, demeurera notre mission et l’impact de nos actions, c’est-à-dire les résultats concrets que nous obtiendrons par rapport aux priorités que nous nous sommes fixées, retranscrites à travers nos programmes de conservation et que nous mesurerons au fur et à mesure grâce à nos outils et process.
LE WWF ŒUVRE POUR METTRE UN FREIN À LA DÉGRADATION DE L’ENVIRONNEMENT NATUREL DE LA PLANÈTE ET CONSTRUIRE UN AVENIR OÙ LES HUMAINS
VIVENT EN HARMONIE AVEC LA NATURE.
Notre raison d'être
Arrêter la dégradation de l'environnement dans le monde et construire un avenir où les êtres humains pourront vivre en harmonie avec la nature. © 1986 Panda symbol WWF – World Wide Fund for Nature (Formerly World Wildlife Fund) ® « WWF » & « Pour une planète vivante » sont des marques déposées. WWF – France. 35-37 rue Baudin - 93310 Le Pré-Saint-Gervais.
ensemble, nous sommes la solution www.wwf.fr