500L
d’eau d’empreinte quotidienne
250L
proviennent de notre alimentation
60% de l’eau douce est consommée par l'agriculture en France
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500L
d’eau d’empreinte quotidienne
250L
proviennent de notre alimentation
60% de l’eau douce est consommée par l'agriculture en France
On pense souvent que notre consommation d’eau se résume à l’eau du robinet – celle que l’on utilise pour boire, se laver ou faire la vaisselle : cela représente environ 140 à 150 litres par jour et par personne.
Mais en réalité, il faudrait ajouter à cela une empreinte eau “invisible” : l’eau utilisée pour produire tout ce que nous consommons – notre alimentation, nos vêtements, nos objets, notre électricité. Cette empreinte atteint en moyenne près de 500 litres d’eau par jour et par personne, soit plus de trois fois notre consommation visible.

Sur ces 500 litres d’eau d’empreinte quotidienne, 250 litres proviennent de notre alimentation. Et la moitié de cette eau alimentaire provient de pays où l'eau est déjà rare ou surexploitée. Autrement dit, nos choix alimentaires ont un impact direct sur des ressources en eau précieuses en France…mais aussi ailleurs.
Alors que la France subit des sécheresses de plus en plus fréquentes, il est urgent de repenser : notre système agricole, qui consomme à lui seul près de 60 % de l’eau douce mobilisée dans le pays, notre système alimentaire, qui pèse pour plus de la moitié de l’empreinte eau de notre consommation nationale.
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DES LEVIERS CONCRETS EXISTENT : SOBRIÉTÉ, AGROÉCOLOGIE ET SOLUTIONS FONDÉES SUR LA NATURE
20% del’eauagricolepourraient être économisés
Et côté agriculture, les marges de manoeuvre sont claires. En remplaçant les cultures les plus gourmandes en eau (comme le maïs) par des cultures plus sobres ou des prairies naturelles dans l’alimentation des animaux, on pourrait économiser jusqu’à : 20 % de la consommation d’eau agricole, et plus de 10 % de la consommation d’eau totale du pays.
En misant sur des leviers de sobriété, d'agroécologie et les solutions fondées sur la nature, nous montrons qu'il est possible de maximiser l'infiltration de l'eau dans les paysages, et soutenir une agriculture plus résiliente, capable de résister aux évolutions climatiques.
Ce cap à franchir nécessite de mieux planifier l’adaptation de l’agriculture aux chocs à venir, avec les pouvoirs publics et les acteurs de toute la chaîne.
C’est possible : de nombreux agriculteurs nous montrent déjà le chemin en innovant dans les territoires pour économiser la ressource en eau, il faut maintenant les accompagner à passer du stade d’expérimentation à celui de la massification.
On parle beaucoup des bassines, ces grands réservoirs qui stockent l’eau en hiver pour l’utiliser en été. Pourtant, elles ne représentent qu’une toute petite partie de la solution : même dans des cas de déploiements importants, elles ne permettraient d’économiser que 2 % de l’eau utilisée en France.
En plus de leur impact global très limité, elles peuvent fragiliser les écosystèmes locaux, en a ectant les nappes souterraines et la biodiversité. Surtout, si elles ne s’accompagnent pas de changements profonds dans nos pratiques agricoles, elles risquent de nous enfermer dans un modèle qui n’est pas adapté au climat de demain.
En réalité, le coeur du problème est ailleurs : notre façon de produire, de consommer ou encore d'accompagner les agriculteurs vers une agriculture plus résiliente et moins dépendante de l’eau.

