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Prrogramme Le Point x Le Mans Classic 2023

Page 1

www.lepoint.fr Numéro spécial du 29 juin au 2 juillet 2023 - 15 €

11È ÉDITION

Plan détaillé des clubs, du Village Les restaurants Horaires détaillés Les 11 expos

11TH EDITION

Design by Peter & Associés

Detailed map of the clubs, Village, restaurants Detailed schedules The 11 exhibitions

11 PLATEAUX !

800 voitures

marques, modèles, pilotes, 200 clubs, 8500 voitures ! 11 GRIDS! 800 cars brands, models, drivers, 200 clubs, 8500 cars!

PROGRAMME OFFICIEL OFFICIAL PROGRAM


ÉDI T O

© DPPI (667)

Tous les temps de la passion

L

e temps des cents ans, c’est un temps solennel. Tout un siècle de sport, cent ans de compétitions, tant de beaux moments forts, construits en secondes, dixième par dixième… Et voici trois semaines, la course des 24 Heures du Mans, sœur aînée et marraine du Mans Classic, fêtait en toute modernité son bel anniversaire. Malgré sa jeunesse, Le Mans Classic est à son affaire avec le temps qui passe. En 2002, l’épreuve est née, toute fraîche dans de vieux habits, dans l’antique berceau du grand circuit, pour commémorer toutes les gloires enfuies et honorer à neuf les belles du temps jadis. Si nous avions pensé organiser un défilé nostalgique, cérémonieux, les pilotes nous auraient immédiatement détrompés. Le Mans Classic est tout de suite devenu la cour de récréation de tous les musées du monde, le temps et le lieu de la fête, toutes les classes d’âge s’y rencontrent pour décliner à tous les temps la passion d’aller vite. Et à la chasse aux meilleurs temps, les quasi-centenaires ne sont pas les plus calmes ! La solennité, ce n’est pas pour elles. Leurs joies passées demeurent un souvenir joyeux, qu’elles fêtent joyeusement, en tâchant de rouler toujours plus vite, comme au bon vieux temps. Pendant ces trois jours à part, prenons tout notre temps pour passer d’une époque à l’autre et visiter tous les temps de la passion. Pierre Fillon et Patrick Peter

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The 100th anniversary is a solemn moment. A whole century of sport, one hundred years’ racing, and so many highlights created in seconds, tenth by tenth. Three weeks ago, the 24 Hours of Le Mans race, the elder sister and godmother of Le Mans Classic, celebrated its red-letter anniversary with all the trappings of modernity. Despite its tender age, Le Mans Classic is the right place to talk about the past. The event was created in 2002, completely new in old clothes in the ancient cradle of the big circuit, to commemorate all the fading glories of yesteryear. If we thought we were organising a kind of nostalgic, ceremonial parade, the drivers soon proved us wrong! Le Mans Classic quickly became the playground of all the museums of the world, the time and place of the party where all classes of age get together to celebrate the passion for speed common to all eras. And when it comes to chasing the fastest times, these (almost) centenarians are far from being the most sedate! Solemnity isn’t their thing. Their past joys remain a happy memory that they celebrate enthusiastically by attempting to always go quicker like they did in the good old days. During these three exceptional days, let’s take our time to pass from one era to another and visit all the times of passion!


CONTENTS

SOMMAIRE

LE MANS C L A S S IC 2 02 3

6

Grand plan de la fête Map of the event

78

Bentley Mulliner Bentley Mulliner

8

Plan du Village Map of the Village area

80

Expo Bentley Bentley exhibit

10

Horaires Time schedule

82

Le grand circuit The big circuit

12

Dress Code

86

14

Liste et plan des Clubs Clubs listing and map

Plateau 1 - 1923-1939 Grid 1

92

18

Clubs Alfa Alfa Clubs

Voitures du plateau 1 Grid 1 cars

96

Plateau 2 - 1949-1956 Grid 2

20 Expo FFVE French Vintage Vehicles Federation Exhibit

100 Voitures du plateau 2 Grid 2 cars

24

Vente et expo Artcurial Artcurial auction and exhibit

104

Plateau 3 - 1957-1961 Grid 3

30

Little Big Mans

110

34

Drive In

Voitures du plateau 3 Grid 3 cars

36

Avions Planes

114

Expo Alfa Romeo Alfa Romeo exhibit

38

Village des constructeurs Carmakers place

116

Plateau 4 - 1962-1965 Grid 4

40

BMW Motorsport BMW Motorsport

122

Voitures du plateau 4 Grid 4 cars

42

L'Endurance selon Richard Mille Endurance according to Richard Mille

126

Expo McLaren McLaren exhibit

48

Expo Centenaire 100 Years Exhibit

130

Plateau 5 - 1966-1971 Grid 5

136

Voitures du plateau 5 Grid 5 cars

140

Expo De Tomaso De Tomaso exhibit

142

Plateau 6 - 1972-1981 Grid 6

150

Voitures du plateau 6 Grid 6 cars

154

Benjafield Challenge

158

Porsche Classic Race Le Mans

162

Group C

166

Endurance Racing Legends

172

Expo Porsche Porsche exhibit

50 Gendarmerie Nationale French Gendarmerie 54

Musiciens de rue Street Music

56

Expo BMW BMW Exhibit

58

Boutique Le Mans Classic shopping

64

Les recherches d’Aramco Aramco Research

70

Le Mur de la Mort ! Wall of Death!

72

Règlement Rules

74

Les teams teams

178

76

Le Bagad de Lann-Bihoué Le Bagad de Lann-Bihoué

Guide restauration All the restaurants

180

Points à voir Highlights

Le Point I LE MANS CLASSIC 2023 I 7


C LUBM EN

LE JOUR DU TRÈFLE P

our Alfa Romeo, les clubs sont un élément très important de la vie de la marque. À l’occasion du centenaire des 24 Heures du Mans, elle organise la deuxième édition, des « Tribe Days » le grand rassemblement de sa « tribu ». Un évènement pour les clients, les collectionneurs et tous les passionnés d’Alfa à travers le monde. Outre l’expérience unique d’être le protagoniste d’un rallye, de nombreuses activités sont organisées. Des essais sur le circuit de Montlhéry, la possibilité de « tourner » sur le grand circuit des 24 Heures, des parades, des ateliers et bien d’autres choses encore. Trois jours de passion pure jalonnés d’évènements inédits et d’expériences de conduite exclusives sur le circuit de Monthléry et du Mans, où se sont écrit des pages inoubliables du sport automobile international.

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CLU BM E N

De l’avant-guerre jusqu’à aujourd’hui en passant par les Années 70 et la naissance de la sublime Montreal (ci-dessus à gauche), Alfa Romeo n’a jamais dérogé à sa ligne : le plaisir de conduire par les performances et la beauté des lignes. From the pre-war era to the present day through the Seventies and the birth of the sublime Montreal (above left), Alfa Romeo has never deviated from his line: the pleasure of driving by the performances and the beauty of design.

THE DAY OF THE CLOVER! For Alfa Romeo, the clubs are a very important element in the life of the brand. For the centenary of the 24 Hours of Le Mans it is organising the second edition of the Tribe Days, the major assembly of its ‘tribe.’ This is an event for the clients, collectors and all the Alfa fans throughout the world! Besides the unique experience of being a protagonist in a rally, many activities are put on. Runs on the Montlhéry circuit, the possibility of driving on the big 24-Hours circuit, parades, workshops, and more. Three days of pure passion punctuated with original events and the experience of exclusive driving on the classic circuits on which unforgettable pages of international motor sport have been written.

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EXP O SIT ION / EX HI BIT

VOIR PLAN P.6

EXHIB

EXP O SIT

LA FFVE RÉUNIT LES AUTOS DE 1923 ! ION

IT

Belle idée ! Et sacré challenge… Convier 17 centenaires à cette commémoration des premières 24 Heures. En fait, une voiture de chacune des marques présentes figure bel et bien, mais il a fallu transiger et certaines sont d’un modèle un peu postérieur à « la course du siècle. » La prouesse mérite néanmoins des félicitations aux équipes de la FFVE et aux collectionneurs sensibles à la solennité du moment.

24

Heures ? Non, 72 ! C’est vraiment à une épreuve de longue haleine que la « Coupe Rudge-Whitworth » conviait les concurrents. Les voitures devraient bien courir deux tours d’horloge mais réitérer l’exploit trois années de suite et obtenir le meilleur résultat pour prétendre recevoir le trophée. Cette initiative de l’Automobile-Club de l’Ouest de la France (on n’employait pas encore le sigle devenu si fameux d’ACO) devait constituer selon ses concepteurs « un remarquable testimonial d’endurance ». L’épreuve ne prenait pas encore le titre slogan de « 24 Heures du Mans », mais s’appelait Grand Prix d’Endurance de 24 Heures. Les 1100 cm3 pouvaient se contenter de deux places confortables, quatre pour toutes les autres. Les voitures admises devaient être « rigoureusement conformes à la description du catalogue commercial » et comporter « ailes, marchepieds, lanternes, phares, capotes, appareils avertisseurs ainsi qu’un appareil rétroviseur ». Sur les 17 marques en lice, deux seulement survivent, Bentley et Bugatti, si l’on oublie que la Montier était une Ford modifiée. Des voitures très hautes, aux radiateurs bien verticaux, dont les pilotes se prénommaient Sosthène ou Gonzague. Le dernier classé n’a pu passer les 41 km/h de moyenne. La plus petite auto en lice, une Amilcar CV, tirait sans doute à peine 20 chevaux de son 1003 cm3 ! Mais ladite

Amilcar doit peser à peine 400 kilos… Vous ricanez ? N’empêche que le premier a bouclé en 24 heures plus de 2200 km, que le meilleur tour (la Bentley) s’établit à 107 de moyenne, sur un circuit non revêtu et de plus en plus creusé d’ornières, car il a plu tout le temps, sauf quand il grêlait. L’aventure, en tout cas a paru suffisante et, si la coupe triennale sera remise dans deux ans à Chenard & Walcker, c’est l’épreuve de 24 Heures qui retient l’attention des spectateurs du monde entier ; d’ailleurs, nous sommes toujours là.

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Bignan

Voici comme les autos de 1923 sont faites ! Un châssis robuste en métal, généralement deux longerons plus ou moins galbés et écartés. Une « superstructure » en bois, qui rappelle celle d’un meuble mais aussi celle d’un avion du même temps. Manque ici la carrosserie, généralement en tôle clouée sur le bois, parfois en cuir ou en toile tendue. Jacques Bignan, basé à Courbevoie, avait de belles ambitions techniques. Aux 24 Heures 1923, son moteur présente une distribution desmodromique. This how cars were made in 1923. A strong metal chassis, generally two longerons more or less curved and separated. A superstructure in wood that recalled that of a piece of furniture, but also a plane at the same time. Here the bodywork is missing; it was generally in sheet metal nailed to the wood, sometimes in leather or in stretched fabric. Jacques Bignan, based in Courbevoie, had real technical ambitions and at the 1923 24 Hours of Le Mans his engine had desmodromic distribution!


EXP O SIT ION / EX HI BIT

Montier Spéciale

La Ford T était alors la voiture universelle, le modèle le plus construit et le plus diffusé dans le monde, selon les rêves visionnaires et capricieux d’Henri Ford. Charles Montier n’était que l’un des innombrables distributeurs de Ford, mais le Français était un homme inventif, lui aussi, et il commercialisait ses propres voitures, complètes ou même sous forme de kits de préparation ! Très améliorées pour la course, elles présentaient notamment un châssis surbaissé et une culasse spécifique. Avec ses fils, Montier courut jusqu’en 1934. At the time, the Ford T was the world car, the biggest mass-produced vehicle on planet earth and the most widely distributed in keeping with the visionary, capricious dreams of Henry Ford. The Frenchman Charles Montier was just one of the brand’s many distributors, but he was also an inventive guy and he sold his own cars either complete or in prepared kit form! It was pretty hotted up for the race and it had a very low chassis and a specific cylinder head. Montier and his children raced up until 1934.

CLASSEMENT LE MANS 1923 • Chenard & Walcker (1 er, 2 nd, 7 e) • Bignan (3 e, 4 e ex-eaquo) • Bentley (4 e ex-eaquo) • Excelsior (4 e ex-eaquo, 9 e)

THE FFVE REASSEMBLES THE CARS FROM 1923! 24 Hours? No, 72! The Rudge-Whitworth Cup really did invite the competitors to a longdistance event! Not only had the cars to cover 24 Hours, they had to do it three years running and obtain the best result to hope to be awarded the trophy. This initiative by the AutomobileClub de l’Ouest de la France (the acronym ACO that has become so famous did not exist) should be, according to its founders, “a remarkable testament of endurance.” Also the event didn’t have its slogan title, 24 Hours of Le Mans, but was called the 24 Hours Endurance Grand Prix. Two “comfortable seats” were sufficient for the 1100 cc cars. For all the others, it was four. Cars accepted had to comply exactly with the description in the sales catalogue and include “wings, lights and headlights, horns as well as a rearview mirror”! Only two of the brands on the entry list still survive, Bentley and Bugatti, if one

ignores the fact that the Montier was a modified Ford. The cars were very high with vertical radiators and their drivers had first names like Sosthène or Gonzague! The last classified finisher could not do any better than an average speed of 41 km/h. The smallest car on the entry list, an Amilcar CV, probably put out barely 20 bhp from its 1003 cc engine! But it weighed a mere 400 kilos… Don’t snigger! All this didn’t prevent the former from covering over 2200 km in 24 hours. Bentley clinched the fastest lap at an average speed of 107 km/h on an unpaved circuit that became increasingly broken up with ruts as it rained all the time, except when hail fell! In any case, the adventure had sufficient appeal and even if the cup was awarded to Chenard & Walcker after two years, the 24-hour event caught the imagination of spectators all over the world – and we’re still here!

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• Lorraine-Dietrich (8 e, 19 e, DNF) •Bugatti (10 e, 22 e) •Brasier (11 e, 27 e) •Salmson (12 e, 15 e) •Delage (12 e ex-eaquo) •Montier (14 e) •Georges Irat (15 e ex-eaquo, 29 e) • R olland Pilain (17 e, 21 e, 23 e exeaquo, 23 e ex-eaquo) •Amilcar (18 e) •Berliet (19 e ex-eaquo, DNF) • C orre La Licorne (23 e ex-eaquo, 28 e) • V inot Deguingand (26 e) • S .A.R.A. (30 e, DNF)


E X P O SI TI O N / E XH I B I T

Berliet

Marius Berliet étudie des moteurs dès 1894, des voitures l’année suivante. En 1904, il vend la licence d’un modèle à l’Américain ALCO, fabricant de locomotives, d’où l’emblême de Berliet. Marius croit au sport, ses voitures ont avant bien d’autres des freins avant et des roues avant indépendantes. Mais après 1945, la firme ne figure pas dans les plans du gouvernement et se spécialise dans les camions. Marius Berliet began designing engines in 1894 and then cars the following year. In 1904, he sold the licence of a model to the American ALCO Company, a manufacturer of locomotives, hence the emblem of Berliet. Marius believed in sport; his cars had front brakes and independent front wheel suspension before many others. But after 1945, the company wasn’t part of the government’s plans and it specialised in lorries.

Georges Irat

Ayant repris la petite marque Majola, à Chatou, Georges Irat donne à la firme son nom et une inflexion nettement sportive. Sa deux-litres spacieuse (3 mètres d’empattement) donne 40 chevaux environ et vaut 100 km/h. La prestation mancelle aide sans doute à la montée en gamme, avec des huit-cylindres américains Lycoming. Mais le succès viendra surtout de petits roadsters traction avant à moteurs Ruby puis Citroën 11 CV. Jusqu’à la guerre… Having taken over the small brand Majola in Chatou, Georges Irat gave his name to the firm and a real sporting tweak to its cars. His spacious 2-seater (3 metre wheelbase) developed around 40 bhp and was capable of reaching 100 km/h. Its performance at Le Mans certainly helped the upgrading of the range with 8-cylinder Lycoming engines. But its most successful model was the little front-wheel-drive roadster with a Ruby then a Citroën 11 CV engine. Until war broke out…

Chenard & Walcker

La firme, née en 1897, choisit bien son moment pour s’intéresser à la compétition : 1923. Parmi la centaine de marques françaises d’alors, Chenard (le mécano, Walcker étant le financier) s’octroie un beau prestige en signant un doublé dans ces 24 Heures inédites qui font tout de suite beaucoup parler. Avec son beau 4-cylindres à arbre à cames en tête entraîné par arbre vertical, 100 chevaux environ, la firme est devenue la 1 ère, pour toujours ! This firm founded in 1897 choose the right moment to become involved in racing – 1923. Among the 100 or so French brands of the time, Chenard (the mechanic, Walcker was the financer) gained widespread prestige by scoring a double in this new 24-hours race that really created a buzz. Thanks to its great 4-cylinder engine with an overhead camshaft driven by a vertical shaft and its 100 bhp approx, the company became the first victor - for ever!

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ATT R ACTION

Artcurial Motorcars

DES RÊVES À AVOIR !

«M Vente le 30 juin à 15 heures sous l’égide de Maître Poulain Auction, 30 June at 15:00 under the aegis of Maître Poulain

oi qui ai des souvenirs à ne plus savoir qu’en faire – Vous pouvez vous les acheter comme ça à ma vente aux enchères » C’est ce que chantait Gilbert Bécaud dans un tube de 1970. Eh bien, ce qui était alors une nouveauté fait maintenant partie des souvenirs et les rêves automobiles, toujours plus précieux, passent parfois à portée d’enchère. Quelques-uns de ces rêves seront disponibles ici-même au Mans Classic, vendredi 30 à 14 heures, rassemblés et présentés par Artcurial Motorcars. Voitures de course, voitures de luxe, voitures de stars…

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TIME TO DREAM! “I’ve got so many memories I don’t know what to do with them, you can buy them at my auction.” These words were part of a song Gilbert Bécaud sang in 1970. What was then a novelty has now become memories and motor car dreams, even more precious, are sometimes within reach. Some of these dreams will be available here at Le Mans Classic on Friday 30th June at 14:00 assembled and presented by Artcurial Motorcars: racing cars, luxury cars, cars of the stars…


ATT R ACT I ON 1990 Porsche 962 C

© ACO

3e aux 24 Heures du Mans 1990 - Restaurée dans sa livrée de ce jour-là - Éligible aux plus beaux événements historiques 1 500 000/1 800 000 € Évolution de la 956 avec une coque carbone au lieu d’un châssis métallique et une aérodynamique très améliorée, la 962 va triompher trois fois au Mans, cinq fois à Daytona, on ose à peine dire « etc ». Son flat-six 2,7 litres biturbo lui confère un rapport poids-puissance qui peut atteindre 850 chevaux, à rapprocher du poids de 850 kilos : 1 kg/cheval ! Cette 962-ci est une pièce de collection particulièrement chargée d’histoire. Après un final à suspense aux 24 Heures 1990, elle monte sur le podium, première voiture privée derrière les deux Jaguar d’usine et devant nombre de protos officiels. Elle sera ensuite conduite par Derek Bell dans le Championnat japonais d’Endurance. Aujourd’hui restaurée, elle est éligible aux plus beaux évènements historiques.

3rd in the 1990 24 Hours of Le Mans. Restored in its livery of that day. Eligible for the best historic events - 1 500 000/1 800 000 € The 962 was an evolution of the 956 with a carbon monocoque instead of a metallic chassis. It also had much improved aerodynamics and it scored three victories at Le Mans, five at Daytona, and so on. Its 2.7-litre flat 6 twin turbo, with its possible 850 bhp on tap for a weight of 850 kilos gave it a power to weight ratio of 1kg/bhp! This one is a collector car that has a great history. After the nail-biting LM final in 1990, it finished in the top 3 behind the two works Jaguars, the first of the privateer entries and in front of quite a few works prototypes. Derek Bell then drove it in the Japanese Endurance Championship. Today restored, it’s eligible for the top-tier historic events.

1972 Dino 246 GT Combinaison de couleurs d’origine - Même propriétaire depuis 1985 – 260 000/ 300 000 € Conçue chez Ferrari, baptisée Dino en hommage à Alfredo “Dino” Ferrari, jeune ingénieur et fils d’Enzo mort de maladie à 24 ans, la Dino est considérée comme la première Ferrari à moteur central. Avec son V6 porté à 2,4 litres et sa coque acier, celle-ci fait partie de la dernière série produite, “Tipo E”. Combination of original colours – Same owner since 1985 – 260 000/ 300 000€ The Dino, designed at Ferrari and named in honour of Alfredo ‘Dino’ Ferrari, a young engineer and Enzo’s son who died from illness at the age of 24, is considered as the first mid-engined road-going Ferrari. With its V6 increased to 2.4 litres and its steel shell, this version, the “Tipo E”, is part of the final series produced.

1964 Panhard CD « Rallye » Modèle rare, plus encore dans cette version « Rallye » d’origine - Belle restauration - Éligible dans les compétitions les plus prestigieuses - 65 000/85 000 €

This is a rare model, all the more so in its original rally version - Excellent restoration Eligible for the most prestigious competitions - 65 000/85 000 €

Charles Deutsch, une fois séparé de René Bonnet (avec qui il construisait les DB) est resté fidèle pour ses propres CD, toujours aussi légères et bien profilées, au moteur Panhard. Un petit flat-twin ici alimenté par deux carburateurs comme seulement 60 des 160 voitures produites. Blanche à l’origine, elle a reçu ce beau bleu, typique des sportives françaises des Années 60, au cours d’une restauration complète et soignée.

Charles Deutsch, once he had split from René Bonnet (with whom he built the DBs), remained faithful for his own CDs to the Panhard engine and to its credo: they were still as light and well streamlined as ever. In this case, the small flat twin is fed by two carburetors like only 60 of the 160 cars produced. Originally white, it was given this lovely blue, typical of French sports cars of the 1960s, during a complete, painstaking restoration.

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EXP O SIT ION / EX HI BIT

Artcurial Motorcars

DES RÊVES À VOIR …

© STEPHANIE BEZARD

C

e n’est pas cette fois-ci que vous avez pu vous porter acquéreur ? Qu’importe, une vente aux enchères est aussi un lieu d’exposition, où chaque pièce fait rêver bien plus d’admirateurs que son seul acheteur. Et l’assortiment réuni là par le hasard et par le travail des commissaires-priseurs et de leur aides devient un spectacle en soi, parking magique ou grille de départ fantasmé, délicieusement disparate. « Chiner » avant ou après la vente, c’est se donner le délicieux frisson de caresser chaque tentation, pour tout à l’heure ou… pour la prochaine fois.

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DREAMS TO SEE… Maybe you’re not going to be a buyer this time. So what! An auction is also a showcase where each piece is the stuff of dreams for many more admirers than just the purchaser. And the selection assembled here by chance and by the work of the auctioneers and their helpers becomes a spectacle in itself; a kind of magic car park or a starting grid of delectable varied phantasms! Hunting before or after the sale is a way of giving yourself the delicious thrill of caressing each temptation - for now or for the next time!


E X P O SI TI O N / E XH I B I T 1934 Singer 1 1/2 Litre Le Mans Sports 7e au scratch aux 24 Heures du Mans 1934, 2e de sa catégorie - superbe remise en état 200 000/300 000 € Singer, « l’ami sincère », est entre les deux guerres le 3e constructeur anglais, derrière Austin et Morris. La marque s’offre un programme sportif via le préparateur Fox & Nicholl, habitué du Mans avec les Talbot et les Lagonda officielles. Dotée d’un joli six-cylindres en ligne à arbre à cames en tête et d’une carrosserie profilée, cet exemplaire (le seul survivant de trois) est aligné au Mans en 1934, où il décroche un formidable résultat : 7e au général avec un 1500 ! Avec 165 en pointe et une moyenne sur 24 heures qui lui aurait valu le record du tour quelques années plus tôt ! Aujourd’hui habillée d’une carrosserie « route », la voiture sera accueillie à bras ouverts sur les plus

1984 Mercedes-Benz 500 SEL ex Jean-Paul Belmondo Offerte par Jean-Paul Belmondo à son garde du corps en 1993 - Même propriétaire depuis - Rare version AMG - 20 000/30 000 € sans réserve Présentée en 1979, la W126 incarne le nec plus ultra de Mercedes, surtout avec cette version 500 SEL dont le V8 5-litres permet des pointes à près de 230 km/h. Voiture préférée des stars et des pilotes de F1, la 500 SEL, c’est « la Rolls qui va vite ». Cette 500 SEL préparée neuve chez AMG, depuis le volant sans airbag jusqu’aux jantes Penta à 5 branches a été offerte en 1993 par Jean-Paul Belmondo à son garde du corps. Une étoile de star…

7th overall in the 1934 24 Hours of Le Mans, 2nd in its category – superbly restored to its original condition - 200 000/300 000 € Between the two wars, Singer was the third English manufacturer after Austin and Morris. The brand’s sporting programme was run by tuners Fox & Nicholl, Le Mans regulars with the works Talbots and Lagondas. This car powered by a straight-6 OHC and streamlined bodywork is the only survivor of the three entered for the 1934 24 Hours in which it scored a stunning result, 7th overall with a 1500 cc car with a top speed of 165 km/h, and an average over the 24 hours that would have set the lap record a few years earlier! Today, it has road-going bodywork and will be welcomed with open arms at the biggest events.

Gifted by Jean-Paul Belmondo to his bodyguard in 1993 – Same owner since then - Rare AMG version - 20 000/30 000 € no reserve The W126 was unveiled in 1979 and represented the nec plus ultra of MercedesBenz production, especially this 500 SEL version whose 5-litre V8 engine gave it a top speed of around 230 km/h. It was the stars’ and F1 drivers’ favourite car. The 500 SEL was the Rolls with grunt! Jean-Paul Belmondo gave this 500 SEL, tuned by AMG when new, from the steering wheel without an air bag to the 5-branch Penta rims, to his bodyguard in 1993. A star’s star…

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