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Journal du Palais n°36 - septembre à novembre 2026

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EXPOSITION – UNE HISTOIRE DU CINÉMA FRANÇAIS.

P. 4 | NOUVEAU FESTIVAL LITTÉRAIRE MAILLAGE

P. 11 | ENTRETIEN AVEC RACHID BOUCHAREB

P. 31 | LE NAGEUR HEUREUX DE DIADJI DIOP


LE JOURNAL DU PALAIS 2

01

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C’EST AU

PALAIS QUE ÇA S’EST PASSÉ! 01 Nuit des musées - PAMOJA, le bal de Wanjiru Kamuyu Cie WKcollective — 02 & 03 L’été au Palais, L’ivresse des lucioles de Carmel Loanga, 11 & 12 juillet — 04 & 05 Fête de la musique, 21 juin — 06 Les Lionnes, terrasse estivale 04

PHOTOS : QUENTIN CHEVRIER ET CYRIL ZANNETTACCI

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ÇA GAZOUILLE

Vos meilleures photos du Palais sur les réseaux sociaux

@abcassar

@elsa2138.jfif

@severost

@the.acclub


3 LE JOURNAL DU PALAIS

Les Journées européennes du patrimoine, les nouveaux espaces de l’Aquarium et les nombreux rendez-vous de la saison prolongeront cette invitation à découvrir autrement le Palais et à s’intéresser aux grands enjeux de notre monde sur lesquels nous essayons d’apporter un éclairage singulier. Je vous souhaite une rentrée curieuse, engagée et riche de récits partagés.

OURS

Responsable de la communication et du numérique : Alexia Peronnet

DOSSIER

4 LES ACTUS DU PALAIS

Festival Maillage : nouveau rendez-vous littéraire

6 DOSSIER

Les héritages maghrébins du cinéma français

12 PORTRAIT

L'empreinte de Sandy Chamaillard

14 AGENDA 30 LE PALAIS VU PAR...

Mohamed Mbougar Sarr

31 DU CÔTÉ DES ENFANTS Le nageur heureux

32 VU & ENTENDU AU PALAIS

Constance Rivière Directrice Générale

Directeur de la communication, des publics et de la RSO : Alexandre Monclin

LES ACTUS DU PALAIS

Le Palais croqué par Singeon

Chargée de la communication : Marie Fleury

PHOTO EN COUVERTURE : LA PETITE DERNIÈRE DE HAFSIA HERZI © 2025 JUNE FILMS – KATUH STUDIO – ARTE FRANCE CINÉMA - ZDF - MK PRODUCTIONS - MK2 FILMS CONCEPTION : SARA CAMPO

Rédactrice : Elodie De Vreyer Maquette : KIBLIND Agence

IMPRIMÉ PAR ESPACE GRAPHIC.

NOS FRANGINS, 2022, PHOTOGRAPHIE DE GUY FERRANDIS © 3B

Les récits prennent aussi la forme d’images et de voix qui seront au cœur de notre grande exposition d’automne : Une histoire du cinéma français. Héritages maghrébins. Cette exposition racontera plus de soixante ans de création à travers les parcours de réalisatrices, réalisateurs, actrices et acteurs, artistes qui ont contribué à écrire et inventer l’histoire du cinéma français et, avec elle, une part de notre histoire commune.

© LORENZÖ

Les récits ne sont jamais neutres. Ils façonnent notre regard sur le monde, éclairent notre histoire et ouvrent des chemins pour penser l’avenir. C’est pourquoi nous avons toujours accordé une large place à la littérature, dans les expositions, les rencontres, à travers nos Prix et, à partir de cet automne, avec la création d’un festival littéraire : Maillage. Pendant trois jours, le Palais deviendra un espace de circulation des récits, à travers des rencontres, ateliers, concours d’écriture et performances. Une célébration ouverte à toutes et tous, où la littérature explore les migrations, l’exil, les identités plurielles, la mémoire et les enjeux environnementaux.

SOMMAIRE

DES RÉCITS EN PARTAGE


ACTU DU PALAIS

LE JOURNAL DU PALAIS 4

MUSÉE

Après sa restauration, le tableau Gli emigranti della campagna romana de Giovanni Piancastelli rejoint le parcours permanent du Musée. Venez le redécouvrir ! MUSÉE

DÉCENTRER LES REGARDS

Nouveau numéro de Mondes & Migrations. Pour renverser les perspectives en pensant les migrations depuis les expériences de celles et de ceux qui les vivent, en croisant les disciplines artistiques et scientifiques. En librairie, 15 euros.

© LUCILE CASANOVA

© LISA-CLÉMENTINE GUILLOU CONSERVATION-RESTAURATION EURL

NOUVELLE ACQUISITION

FESTIVAL MAILLAGE NOUVEAU RENDEZVOUS LITTÉRAIRE Maillage, un festival dédié à la littérature contemporaine, tient sa première édition au Palais du 25 au 27 septembre. Un nouveau rendez-vous pour célébrer les livres sous toutes leurs formes, de rencontres en spectacles, et pour tous les publics. Quand on demande à Gladys Marivat, responsable cinéma et littérature au Palais de la Porte Dorée, l'origine du nom du nouveau rendez-vous littéraire, elle sourit. « Maillage, parce que le Palais tisse et fait résonner

en nous des voix plurielles, crée des liens entre des récits que l'on n'associerait pas immédiatement. C'est d'ailleurs tout le pouvoir de la littérature. » Ce nouveau festival investira le Palais du 25 au 27 septembre. À l'origine du projet, la volonté de la directrice générale Constance Rivière de renforcer la place de la littérature au Palais. « Nous avons souhaité accompagner la vitalité éditoriale actuelle autour des migrations, de la mémoire, des héritages postcoloniaux et de la biodiversité, des sujets que nous avons été parmi les premiers à porter, explique Gladys Marivat, et mieux mettre en valeur les auteurs sélectionnés pour nos prix Littérature et BD. » Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du Prix de la Porte Dorée 2018 et du prix Goncourt 2021, est l'invité d'honneur du festival. Son « bureau », installé dans le Salon des laques, dévoilera sa bibliothèque intime ainsi qu’un texte inédit. Il proposera aussi quatre tête-à-tête avec des artistes qui l'inspirent.

« Notre ambition est de faire un festival vivant, croisant littérature, musique, arts visuels et théâtre », poursuit Gladys Marivat. Le Forum accueillera la « Fabrique des récits », espace participatif réunissant scène ouverte, concours de nouvelles et création d'une œuvre collaborative. Dans l'Auditorium, la Scène littéraire proposera en ouverture une performance de la poétesse Kiyémis inspirée de L'Ode à la joie, tandis que la clôture prendra la forme d'une lecture chantée et dessinée d'après C'était notre terre de Mathieu Belezi. Le public pourra aussi découvrir des autrices et auteurs, dont ceux sélectionnés pour les Prix littéraire et BD. Au programme également : des contes à l'Aquarium tropical, des ateliers de BD et d'écriture, ainsi qu’une balade proposée par Kévi Donat (« Le Paris noir ») sur les traces de l'exposition coloniale de 1931. Retrouvez le programme complet dans les pages Agenda.


ACTU DU PALAIS

L’ANIMAL STAR

LE CHIFFRE CLEF

8

C'est le nombre d'allégories peintes dans la fresque du Forum, entourant la figure de la France. Chargé en 1931 à travers cette œuvre de glorifier les apports du pays à ses colonies, Pierre Ducos de la Haille a choisi l’allégorie, figure humaine incarnant une idée abstraite. Quatre représentent des vertus intemporelles: la Paix et sa gerbe de blé, symbole de prospérité, la Liberté et son bonnet phrygien, la Justice aux yeux bandés terrassant le Mal figuré par un serpent et l'Art associé à l’archéologie. Les quatre autres célèbrent les progrès apportés par la France. On observe l'Industrie et sa quenouille, la Science liée au chemin de fer et à la médecine, le Travail associé à l'agriculture, le Commerce illustré par un marché et un port indochinois.

INSOLITE !

VRAI.

© NINA VACHERAT

UN OBJET DU QUOTIDIEN PEUT DEVENIR UNE ŒUVRE DE COLLECTION AU MUSÉE.

Au Palais, le fonds « Témoignages et société » rassemble par exemple des bottes, des papiers d’identité ou des photos de famille. Ces objets du quotidien, toujours associés à un témoignage, racontent des histoires de migration et d’installation en France. Ils constituent des traces concrètes, parfois les seules conservées, de parcours individuels et collectifs qui éclairent les thèmes du musée et que ce dernier replace à son tour dans leur contexte historique. Entrent aussi dans la collection des œuvres et objets d’art, des documents historiques, des photographies et des films qui matérialisent les migrations, en approfondissent la compréhension ou cherchent à provoquer une émotion.

LA MÉDUSE CASSIOPÉE Dans son bac, elle ne nage presque jamais : la méduse Cassiopée préfère se poser à l'envers, ombrelle contre le sol et tentacules tournés vers la lumière. Cette position favorise ses zooxanthelles. Ces algues vivent en symbiose avec la méduse et par photosynthèse, produisent les sucres dont elle se nourrit. L’animal capture aussi du zooplancton grâce à ses tentacules urticants. De couleur jaune-brun, Cassiopea andromeda mesure 10 à 30 centimètres selon les espèces et vit dans les mangroves et lagons tropicaux. Comme les autres méduses, elle n'a ni cœur, ni cerveau, ni sang, mais un simple réseau de cellules nerveuses dans un corps composé à 98 % d'eau. Apparues il y a plus de 500 millions d'années, les méduses incarnent une vie minimaliste mais efficace. Cassiopée ou pas, voilà un animal renversant ! Retrouvez la méduse Cassiopée dans la section « biodiversité marine », en face du petit terrarium.

© LORENZÖ

Ces allégories encadrent des scènes quotidiennes où des colons incarnent la modernité à travers le médecin ou l’ingénieur. Elles occultent la violence de la colonisation.

VRAI/FAUX

5 LE JOURNAL DU PALAIS

Les œuvres d’un musée peuvent être prêtées gratuitement à d’autres musées, mais elles ne peuvent pas être vendues.

VRAI. Une œuvre intégrée à la collection sort du marché de l’art : elle devient un bien public, conservé au nom de toutes et tous, et ne peut pas être revendue, on dit alors qu'elle est inaliénable. En revanche, elle peut voyager. C’est ainsi que le Palais prête ou dépose des œuvres dans d’autres musées. Ces prêts sont accordés gratuitement à des institutions muséales françaises et étrangères, qui prennent en charge transport, assurance et conditions de présentation. La responsabilité du Palais reste engagée à chaque étape, pour garantir la protection et la bonne compréhension de l’œuvre ou de l’objet.

Une œuvre entrée dans la collection d’un musée appartient à tout le monde, mais elle ne peut pas être empruntée comme un livre.

VRAI. Les collections publiques sont un bien commun, mais elles ne fonctionnent pas comme une bibliothèque d’objets. On ne peut pas les emprunter pour chez soi1. Seules des institutions culturelles peuvent demander un prêt, dans un cadre réglementé et après validation scientifique. Ce principe permet aux œuvres d’être visibles au Musée et ailleurs, tout en assurant leur conservation sur le long terme. Elles circulent mais restent protégées, pour continuer à témoigner le plus longtemps possible. 1. C’est possible avec le dispositif des artothèques, qui a pour vocation le prêt d’œuvres d’art.


LE JOURNAL DU PALAIS 6

DOSSIER

LES HÉRITAGES MAGHRÉBINS DU CINÉMA FRANÇAIS INFOS PRATIQUES Une histoire du cinéma français. Héritages maghrébins Du 30 octobre 2026 au 21 mars 2027 Plein tarif : 12 € / Tarif réduit : 9 € Gratuit pour les moins de 26 ans. Du mardi au vendredi, de 10h à 17h30. Le samedi et le dimanche, de 10h à 19h.

La nouvelle exposition du Musée explore 60 ans de création qui ont enrichi et renouvelé le cinéma français. Une histoire du cinéma français. Héritages maghrébins raconte comment cinéastes, actrices et acteurs ont ouvert de nouveaux horizons, porté des récits qui traversent tous les genres, de la comédie au cinéma d’auteur, des mémoires de la décolonisation aux histoires intimes d'aujourd'hui. À découvrir dès le 30 octobre. Il y a vingt ans, un film sortait en salle et changeait la vie de milliers d'anciens combattants coloniaux. Plébiscité à Cannes, Indigènes de Rachid Bouchareb mettait en lumière les soldats de l'empire colonial venus défendre la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Le 25 mai 2006, l'équipe montait les marches accompagnée d'anciens combattants maghrébins et, trois jours plus tard, les cinq comédiens principaux entonnaient C'est nous les Africains, l’hymne des tirailleurs, après avoir reçu un prix collectif d'interprétation sous les ovations. Au-delà du Prix, c'était une entrée dans l'histoire. Jacques Chirac qui l'avait senti annonça, le jour de la sortie, l'alignement des pensions des anciens combattants coloniaux sur celles des soldats métropolitains. C'est par ce film sur le pouvoir libérateur du cinéma que l'on entre dans l'exposition Une histoire du cinéma français. Héritages maghrébins, au Musée national de l'histoire de l'immigration. Du 30 octobre au 21 mars 2027, elle invite à découvrir les contributions des cinéastes, acteurs et actrices issus de l'immigration maghrébine au septième art hexagonal. « C'est une histoire inédite du cinéma français qui est ici racontée », explique Clémentine Deroudille, commissaire indépendante et co-commissaire de l'exposition.


© POOL BENAINOUS - CATARINA - LEGRAND - GAMMA

7 LE JOURNAL DU PALAIS

ACTEURS DU FILM INDIGÈNES LORS DU 59E FESTIVAL DE CANNES, CÉRÉMONIE DE CLÔTURE, 2006


LE JOURNAL DU PALAIS 8

Cinéma Louxor, Paris, Néfertiti reine du Nil, semaine du 10 au 16 novembre 1971 © Jean-Marcel Humbert

Portrait de Jamel Debbouze © Fred Meylan / H&K

Kader Boukhanef sur le tournage du film Le Thé au harem d'Archimède, 1985 © Jacques Prayer / Gamma Rapho

Tétouan, L'avenida, Maroc, 2014 © Stephan Zaubitzer


9 LE JOURNAL DU PALAIS

Un prophète de Jacques Audiard, 2009 © Collection Christophel © Why Not Productions / Chic Films / Page 114 / Photo Roger Arpajou

La Graine et le Mulet, 2007 © Pathé Films - France 2 Cinéma

Tunis, Le Palace, Tunisie, 2018 © Stephan Zaubitzer


LE JOURNAL DU PALAIS 10

La mer au loin, de Saïd Hamich, 2024 © Barney Production - Tarantula - Mont Fleuri Production

des ouvriers algériens. « C'est l'histoire de mon père. C'est ce film qui m'a inspiré et donné envie de faire du cinéma et de poursuivre l'histoire racontée par Ali Ghanem », témoignait au printemps dernier le cinéaste Mehdi Charef, récemment disparu. L'exposition montre aussi le travail de René Vautier sur la guerre d'Algérie, alors censuré, et l’immigration ainsi que Ghorba, les passagers d'Annie Tresgot, qui suit Rachid depuis le bateau pris à Alger jusqu'à Aubervilliers. Ces réalisateurs se forment au GREC, à Vincennes ou à l'IDHEC mais restent peu diffusés. Certains deviennent des cinéastes majeurs comme Mohamed Smihi ou Naceur Ktari.

Nos Frangins, 2022, photographie de Guy Ferrandis © 3B

Extraits de films, storyboards, affiches et photos de tournage jalonnent un parcours chronologique « que nous avons voulu à la fois très populaire et très scientifique », précise-t-elle. Une dizaine d'artistes associés, dont Camélia Jordana, Slimane Dazi, Houda Benyamina, ont suggéré des films ou commenté leur œuvre culte. Une évidence pour le commissariat. « Ce n'est pas une exposition consacrée à la représentation des personnes immigrées ou issues de l’immigration, mais à ce qu'elles ont produit et apporté », précise Chloé Dupont, chargée d'exposition au Musée qui a travaillé sur le projet. D’autant que des « blessures subsistent », ajoute Clémentine Deroudille.

Un cinéma plus populaire apparaît dans les années 1980 à 2000, porté par une génération née ou grandie en France. Le Thé au harem d'Archimède de Mehdi Charef, César du premier film, apparaît comme le film fondateur. Cette chronique d'une cité HLM sortie en 1985 ouvre la voie à Malik Chibane (Hexagone) et Rachid Djaïdani (Rengaine) livrant un regard de l’intérieur sur les banlieues. Amie de Charef, Yamina Benguigui choisit quant à elle le documentaire pour relater en 1997 l'histoire des pères, mères et enfants dans Mémoires d'immigrés, l'héritage maghrébin. Un film essentiel qui a rencontré un fort écho, rappelle Clémentine Deroudille, « en racontant une histoire française tue jusque-là ». À la même époque, La Haine (1995) de Mathieu Kassovitz inaugure le film de banlieue et ses stéréotypes. Devant la caméra, des acteurs deviennent des figures familières, à l'image de Mohamed Zinet, vu dans les films de René Vautier puis dans Dupont Lajoie, Le Coup de sirocco ou La Vie devant soi. Smaïn fait partie des précurseurs : acteur et modèle de Jamel Debbouze, il devient tête d'affiche en incarnant la figure de l'immigré dans de nombreuses comédies. Sous l’impulsion notamment de Mahmoud Zemmouri (Prends 10 000 balles et casse-toi, Beur, blanc, rouge), un nouveau genre apparaît, plein d’autodérision : la comédie de la diversité. « La comédie est plus efficace que le cinéma social pour raconter la société car elle parle au plus grand nombre. Elle est aussi une formidable fabrique de cinéma : de Smaïn au Jamel Comedy Club, l’humour révèle des comédiens que les castings traditionnels ne savaient pas voir », résume Lucile Humbert Beldjoudi, chargée de projet audiovisuel au Musée et co-commissaire de l'exposition. L'exposition évoque bien sûr Jamel Debbouze, père spirituel de toute une génération. « Il a brisé le plafond de verre, commente Clémentine Deroudille. Mais au-delà, il a aussi permis à des films comme Indigènes ou La Marche de se faire, en étant coproducteur. »

«Un nouveau genre apparaît, plein d’autodérision : la comédie de la diversité.»

Pour éclairer le propos, un parcours chronologique redonne à chaque œuvre son contexte historique. Une cimaise centrale évoquant la Méditerranée et ses deux rives, française et maghrébine, en est le fil conducteur, autour de laquelle se déploie un jeu de perspectives et de regards croisés qui fait écho, jusque dans l'espace, au propos même de l'exposition.

Des films confidentiels tirés de l'oubli Le contexte des indépendances et l'arrivée de travailleurs maghrébins en France ouvrent le parcours. Face à l'invisibilisation de leurs vécus, une première génération de cinéastes fonde entre 1960 et 1980 un cinéma de l'émergence et du contrechamp, des films confidentiels aujourd'hui restaurés par des passionnés. C'est le cas de Mektoub ? (1969), qui ouvre l'exposition. Ali Ghanem y raconte, de façon quasi documentaire, la vie et les humiliations

Troisième génération et affirmation de soi Après la consécration cannoise d’Indigènes, la dernière partie explore les vingt dernières années. D'autres films « réparateurs » sortent : Rachid Bouchareb poursuit sa trilogie franco-algérienne avec Hors-la-loi et Nos frangins, Nabil Ben Yadir raconte la marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983 (La Marche) et Roschdy Zem interroge l'affaire Omar Raddad avec Omar m'a tuer.


11 LE JOURNAL DU PALAIS

Mais l'époque est aussi marquée par des explorations plus intimes, celles d’une troisième génération se réappropriant son histoire. Rayane Mcirdi s'inspire de la jeunesse de sa mère pour le road-movie Après le soleil. Quant à Lina Soualem, artiste associée à l’exposition, elle invite avec une grande générosité les visiteurs au cœur de son histoire familiale. Une scénographie inspirée de son album de famille et un extrait de Leur Algérie, où elle interroge ses grands-parents, donnent à voir comment les mémoires intimes deviennent une histoire partagée. Les femmes occupent d’ailleurs une place croissante dans ce cinéma contemporain, à l'image de Hafsia Herzi. Dans Bonne mère, l'actrice et réalisatrice dresse le portrait d'une femme marseillaise inspirée par sa propre mère. Beaucoup de femmes sont également présentes dans la nouvelle génération qui investit les codes du western, de la dystopie, du fantastique, du film historique, du road movie et de la science-fiction pour se réapproprier l’histoire et la transmettre dans une langue universelle. Du côté des acteurs, Reda Kateb, Leïla Bekhti, Slimane Dazi, Hafsia Herzi ou Karim Leklou succèdent aux précurseurs Roschdy Zem, Samy Bouajila ou Gad Elmaleh. Multipliant les Césars et les Palmes cannoises, de nombreuses stars du cinéma français contemporain sont des Français issus de l’immigration maghrébine et explorent tous les genres. À l’image de Tahar Rahim, césarisé en 2009 pour Un prophète puis en 2024 pour Monsieur Aznavour, qui passe du film historique au thriller et du drame social au Marvel hollywoodien. Cinquantesept ans après Mektoub ?, l'exposition permet de mesurer le chemin parcouru.

4 QUESTIONS À

RACHID BOUCHAREB PRODUCTEUR ET RÉALISATEUR NOTAMMENT DE LA TRILOGIE FRANCO-ALGÉRIENNE INDIGÈNES, HORS-LA-LOI  ET NOS FRANGINS. En 2006, Indigènes provoquait la revalorisation des pensions des anciens combattants coloniaux. Vingt ans après, qu'est-ce qui vous touche davantage : que le film ait changé la loi, ou qu'il n'ait toujours pas suffi à changer les regards ? Ce qui me touche le plus, c'est de voir qu'un film a pu faire bouger la loi, mais pas encore les mentalités. Je suis arrivé après des associations, des anciens soldats mobilisés depuis des années pour que ces anciens combattants bénéficient des mêmes droits que les autres. Mais ils n'avaient pas le pouvoir qu'a pu avoir un film ayant réuni plus de 3,5 millions de spectateurs en salle. J'ai réalisé Indigènes en espérant qu'il permettrait de mettre fin à cette injustice, et j'ai organisé une projection pour le président Jacques Chirac dans cet objectif. Mais c'est le succès à Cannes, les acteurs qui ont porté le film - dont certains étaient déjà des stars -, l'engouement mondial, qui ont finalement participé au changement de regard sur ces soldats. Je constate hélas que depuis, on a fait marche arrière dans le débat public. Des personnes jadis très minoritaires, aujourd'hui bien plus nombreuses, considèrent encore comme des étrangers, voire comme une menace, des personnes installées dans ce pays depuis plusieurs générations. Des historiens et des témoins avaient documenté ces soldats oubliés avant vous. Qu'est-ce que la fiction, et plus particulièrement le cinéma, apporte en plus ? L'émotion est primordiale, et c'est la force du cinéma que de la faire naître. Je ne dis pas qu'il n'y en a pas dans le documentaire, mais c'est plus difficile à faire passer, plus rare. Pour écrire le scénario d'Indigènes, je suis allé à la rencontre d'anciens soldats de l'armée d'Afrique et d'associations, j'ai recueilli leurs anecdotes, tout en veillant à la validation scientifique avec l'historien Pascal Blanchard. Ce film, et les

multiples émotions qu'il a fait naître - tristesse, admiration, indignation, compassion - a su toucher le public en profondeur. Beaucoup de personnes m'en parlent encore, toutes générations confondues. La force d'un film par rapport au documentaire, c'est aussi de toucher un public bien plus nombreux, au cinéma comme à la télévision. Après Indigènes, vous avez réalisé Hors-la-loi sur la guerre d'Algérie, puis Nos frangins, inspiré par la mort de Malik Oussekine, tué par des policiers. S'agit-il d'un seul et même film sur la manière dont un pays fabrique ses oublis ? Cette trilogie franco-algérienne, qui s'étire sur 80 ans, aurait pu en effet être un film en trois actes, mais très long ! Je voulais parler de trois générations : celle qui a fait les guerres mondiales, celle qui a participé aux guerres d'indépendance, y compris depuis la France, puis la troisième, voire quatrième génération, qui ne sont plus des immigrés. J'ai voulu montrer, dans ces trois films, les violences endurées par ces trois générations, et amener une réflexion sur la place de ces personnes dans la société française. Que vous inspire l'exposition sur les héritages maghrébins du cinéma français ? Je trouve intéressant de mettre en lumière le fait qu'une partie du cinéma français est faite d'enfants venus de l'immigration. Il y a des stars, mais aussi des films et des acteurs moins connus que cette exposition fera découvrir. Je suis tout particulièrement sensible au travail de la nouvelle génération, qui a une autre histoire, une autre place que ses parents et grands-parents. Certains continuent de raconter des histoires liées aux dégâts de la colonisation, rendent hommage à leurs aînés ; d'autres pas du tout. Ils font du cinéma français, ils en font partie et participent à sa diversité. C'est tout.


PORTRAIT

13 LE JOURNAL DU PALAIS

L’EMPREINTE DE SANDY Sandy Chamaillard a accompagné durant 35 ans le Palais de la Porte Dorée. Femme de l'ombre, cette graphiste a pourtant posé son empreinte sur la plupart des supports de communication de l'Établissement. L'équipe a souhaité mettre en lumière cette professionnelle et amie, disparue subitement en mai dernier. Deux jours avant de quitter ce monde, elle discutait encore avec Marie Fleury, sa collègue chargée de communication, des modifications qu'elle souhaitait apporter au Journal du Palais. Sandy Chamaillard, qui adorait les vêtements bigarrés, voulait y ajouter de la couleur. Trois décennies au Palais n'avaient pas entamé son entrain, témoigne sa collègue : « Sandy n'était pas blasée, elle adorait son métier. » Partie brutalement à 52 ans, elle aura consacré toute sa carrière au Palais, au Musée et aux instances qui les ont préfigurés. Discrète dans la vie, mais omniprésente dans la communication de l'Établissement. Du carton d'invitation aux cartes de vœux, des affiches de l'Aquarium tropical au Journal du Palais, Sandy a façonné son identité visuelle. Celles et ceux qui l'ont côtoyée se souviennent d'abord de son allure. Sylvain Gorin, responsable du développement web et numérique, se remémore ses arrivées au bureau : robes multicolores, parfum reconnaissable entre mille. « Elle était une présence rayonnante qui éclairait le Palais, mais aussi nos vies, nos rires et nos moments de doute », confie-t-il. Marie Poinsot, rédactrice en chef de Mondes & Migrations1, l'a rencontrée en 1994 à l'Agence pour le

développement des relations interculturelles (ADRI), préfiguratrice du Musée national de l'histoire de l'immigration (MNHI). « Malgré sa jeunesse, il y avait chez Sandy une douceur unique, se souvient-elle. Elle pouvait écouter sans juger et discuter sans avoir des avis tranchants. Et à l’ADRI, les débats étaient vraiment très agités à l’époque ! » Entrée à l'ADRI en 1991, à 17 ans, comme hôtesse d'accueil, Sandy Chamaillard se forme

rapidement et gère identité visuelle, mise en page, suivi de fabrication des revues, dont Hommes & Migrations. « Elle a adapté son travail à de nouveaux enjeux esthétiques et techniques, car un catalogue de musée ou un dépliant de visite ne ressemble plus du tout à un bulletin documentaire ou à une revue de sciences humaines », se remémore Luc Gruson, ancien directeur de l’ADRI. À partir de 2003, la graphiste intègre l'équipe chargée de préparer la préfiguration du futur

MNHI. « Elle en a accompagné toutes les étapes, et pendant plus de 20 ans, elle a façonné l’identité visuelle du Palais », souligne Constance Rivière, directrice générale. Sandy Chamaillard était l'architecte de l'invisible, celle qui décide comment un lieu se raconte par la couleur, la matière et la typographie. Tenir l'image du Palais, c'était maîtriser le maquettage, veiller au choix des photos, traquer les fautes, suivre des plannings serrés. Elle était « l'horloge et la boussole » du calendrier éditorial, résume Marie Poinsot. Elle proposait des maquettes « élégantes et lisibles », poursuit Sylvain Gorin, trouvant toujours une solution, même en dernière minute, « après les petites râleries d'usage ». À sa famille, dont elle parlait avec fierté, à ses enfants, Lou, Théo et Noémie, Sandy Chamaillard confiait son attachement aux valeurs antiracistes et humanistes du Palais. À ses collègues, elle laisse le souvenir des pauses cigarettes, des conversations sur les séries, la musique, des fous rires et des soirées qui traînaient. Elle nous a quittés un week-end de mai dernier. Tout le Palais porte son deuil. 1. Ex Hommes & Migrations


AGENDA

AU MUSÉE

UNE HISTOIRE DU CINÉMA FRANÇAIS. HÉRITAGES MAGHRÉBINS

INFOS PRATIQUES TARIFS VISITES GUIDÉES Tarif plein : 16 € Tarif réduit : 13 € Tarif vistite adaptée : 5 € par personne (y compris pour les accompagnateurs)

MONUMENT

LE PALAIS ET SON ARCHITECTURE ART DÉCO

Réservation fortement recommandée sur www.palaisportedoree.fr

© PASCAL LEMAÎTRE - EPPPD

EXPOSiTION

LE JOURNAL DU PALAIS 14

LA PETITE DERNIÈRE DE HAFSIA HERZI © 2025 JUNE FILMS – KATUH STUDIO – ARTE FRANCE CINÉMA ZDF - MK PRODUCTIONS - MK2 FILMS

DU 30 OCTOBRE 2026 AU 21 MARS 2027 Une histoire du cinéma français. Héritages maghrébins retrace plus de soixante ans de septième art à travers les parcours de cinéastes, acteurs et actrices issus de l’immigration maghrébine. Leurs œuvres ont introduit de nouveaux récits et de nouveaux visages, redéfinissant les imaginaires du cinéma français. L’exposition met en lumière celles et ceux qui ont contribué à écrire cette histoire et continuent aujourd’hui à la faire vivre, d'Ali Ghanem et René Vautier à Mehdi Charef, Rachid Bouchareb, Hafsia Herzi ou Lina Soualem. À travers des extraits de films, des affiches, des photographies de tournage, des storyboards, des objets iconiques du cinéma et des archives de presse, elle propose une traversée concrète et sensible d’une histoire culturelle singulière, et parfois méconnue.

AU PALAIS | DIMANCHES 11 OCTOBRE ET 22 NOVEMBRE 16H Découvrez ce monument classé, unique en son genre : son style architectural Art déco, sa richesse artistique mais aussi sa singularité. Avec votre guide, vous saurez tout sur les grands noms de l'Art déco (Eugène Printz, Jacques Émile Rulhmann, Raymond Subes, etc.) et leurs techniques qui ont façonné le Palais. Durée : 1h30


AGENDA

15 LE JOURNAL DU PALAIS

MUSÉE EN FAMILLE

LA VALISE AUX MILLE LANGUES MUSÉE

SAMEDI 21 NOVEMBRE | 10H30 | ENFANTS DE 4 À 6 ANS

MONUMENT

LE PALAIS, TRACE DE L’HISTOIRE COLONIALE

SAMEDIS 10 OCTOBRE ET 14 NOVEMBRE | 14H30 Suite à la commémoration de la « Loi Taubira » adoptée le 10 mai 2001, qui reconnaît la traite et l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, le Musée national de l’histoire de l’immigration propose une visite sur les liens entre esclavage et immigration dans l’histoire de France, en collaboration avec la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage. Institutionnalisé en France à partir de 1685, l’esclavage a généré des migrations forcées d’hommes, de femmes et d’enfants, dont les héritages humains, culturels et mémoriels ont marqué les migrations au sein de la société française jusqu’à aujourd’hui. Luttes contre le racisme et les discriminations, combats pour la mémoire et les droits sont les héritages de cette histoire.

© ANNE VOLERY

Durée : 1h30

AU PALAIS | DIMANCHE 8 NOVEMBRE | 16H Explorez le Palais de la Porte Dorée pour comprendre l’histoire de ce monument unique. Une traversée dans le temps pour resituer le contexte historique de l’Exposition coloniale de 1931, décrypter les représentations et le récit colonial des fresques et du bas-relief et parcourir l’histoire complexe de ce lieu. Durée : 1h30

MUSÉE

MUSÉE EN FAMILLE

LES OBJETS MIGRATEURS ! SAMEDI 7 NOVEMBRE | 10H30 | ENFANTS DÈS 7 ANS Au Musée de l’histoire de l’immigration, une valise pleine de surprises attend les enfants ! Objets du quotidien, jouets ou souvenirs racontent des parcours de vie et de migration. La visite se poursuit par un quiz interactif dans le Petit amphi : un moment ludique pour découvrir l’origine géographique des objets qui nous entourent. Durée : 1h

LE MUSÉE NATIONAL DE L'HISTOIRE DE L'IMMIGRATION

LE MUSÉE EN LSF

SAMEDIS 26 SEPTEMBRE, 24 OCTOBRE ET 28 NOVEMBRE

SAMEDI 14 NOVEMBRE | 10H30

14H30

Lors de cette visite guidée, découvrez le Musée national de l’histoire de l’immigration. Documents d’archive, photographies, parcours de vie, art contemporain sont rassemblés dans un parcours chronologique qui vous montre comment l’histoire de l’immigration est une composante indivisible de l’histoire de France.

Lors de cette visite guidée, découvrez le Musée national de l’histoire de l’immigration. Documents d’archive, photographies, parcours de vie, art contemporain sont rassemblés dans un parcours chronologique qui vous montre comment l’histoire de l’immigration est une composante indivisible de l’histoire de France. Durée : 1h30

Cette visite invite les enfants à plonger dans la richesse des langues du monde. À travers l’exposition, ils découvrent la diversité linguistique, les liens entre langues et migrations, mais aussi la façon dont certaines langues peuvent être valorisées… ou discriminées. Un parcours ludique et collaboratif : le groupe est guidé par un personnage muni d’une mystérieuse valise remplie de missions à accomplir tout au long de la visite. Pour avancer, il faudra observer, déduire, coopérer et se laisser surprendre. © QUENTIN CHEVRIER

© CYRIL ZANNETTACCI - EPPPD

VISITE THÉMATIQUE « ESCLAVAGE ET MIGRATIONS »

MUSÉE - VISITE EN LSF

Durée : 1h30

Durée : 1h

MUSÉE

EXPO « UNE HISTOIRE DU CINÉMA FRANÇAIS » SAMEDIS 7 ET 21 NOVEMBRE | 14H30 À travers une sélection de films, d’archives cinématographiques, de parcours artistiques et de récits personnels issus des migrations maghrébines, explorez plus de soixante ans de cinéma façonné par les échanges culturels entre la France, l’Algérie, la Tunisie et le Maroc. Une plongée dans les voix multiples qui ont marqué le paysage du cinéma français depuis les années 1960. Durée : 1h30

MUSÉE

EXPO « UNE HISTOIRE DU CINÉMA FRANÇAIS », VISITE EN AUDIODESCRIPTION SAMEDI 28 NOVEMBRE 2026 | 10H30 Visite en audiodescription adaptée pour les personnes non et malvoyantes. Durée : 1h30

MICRO-VISITE DU PALAIS AU PALAIS | TOUS LES WEEK-ENDS DE 14H À 18H Venez à la rencontre de nos médiateurs pour profiter d’un éclairage sur nos collections et thématiques, le temps d’une micro-visite. Vous en saurez davantage sur la préservation des espèces à l’Aquarium tropical, la richesse et la variété des parcours migratoires au Musée, ou encore l’héritage colonial du bâtiment au style Art Déco… Au Palais, il y a toujours des choses à découvrir ! Accessible avec un billet d’entrée, sans réservation. Durée : 20 à 30 min


AGENDA

LE JOURNAL DU PALAIS 16

AQUARIUM

L’ANGUILLE ÉLECTRIQUE, SUPERHÉROÏNE !

ATELIERS

AQUARIUM

Des ateliers créatifs en famille pour apprendre tout en s’amusant !

INFOS PRATIQUES

AQUARIUM

DRÔLE DE CORAIL

MON HUBLOT SOUS-MARIN SAMEDIS 10 OCTOBRE ET 28 NOVEMBRE | 10H30 | 6-10 ANS Prêts à embarquer ? Après avoir découvert différentes espèces de coraux à l’Aquarium, les enfants imagineront leur propre récif corallien. Ils composeront un univers aquatique coloré qu’ils glisseront ensuite dans un hublot translucide, comme une fenêtre ouverte sur les fonds marins ! Durée : 1h30

Durée : 1h

Durée : 1h

AQUARIUM

« DRÔLES D’ARÊTES »

AQUARIUM

SAMEDIS 3, 17 OCTOBRE ET 14 NOVEMBRE | 10H30 3-5 ANS Un drôle d’animal se cache sous la surface : le corail ! Dans l’Aquarium, découvrez ses couleurs, ses formes surprenantes et les nombreux animaux qui vivent autour de lui. Après la visite, petits et grands passent à l’atelier pour imaginer et créer leur propre petit récif de coraux !

JEUDIS 22 ET 29 OCTOBRE ; VENDREDI 23 OCTOBRE ; SAMEDI 24 OCTOBRE | 10H30 | 3-5 ANS L'anguille électrique est un animal fascinant ! Durant cet atelier, les enfants découvriront un animal aquatique capable d’envoyer des décharges électriques pour chasser, se défendre ou encore repérer son environnement. Puis, s'inspirant de ses mouvements ondulants, les enfants laisseront libre cours à leur imagination en créant leur propre anguille.

QUIZ MORTELLEMENT VIVANT SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 OCTOBRE | DE 15H À 17H DÈS 6 ANS | ACCÈS LIBRE À L’AQUARIUM Ce quiz amusant invite les enfants à explorer les super-pouvoirs des animaux aquatiques, entre ruses, régénération, stratégies de survie et mystères des profondeurs.

TARIFS ATELIERS : Tarif plein : 16 € Tarif réduit : 13 €

MERCREDIS 21 ET 28 OCTOBRE | 10H30 | 6-10 ANS Les enfants partent à la découverte des espèces sauvées de l'extinction. Ils sont ensuite invités à redonner vie à un poisson, en le remplissant de couleurs grâce aux techniques du tamponnage et du pointillisme. Durée : 1h30

Ateliers 3-5 ans (1 adulte accompagnateur obligatoire)

AQUARIUM

VISITE CONTÉE

Réservation en ligne fortement recommandée sur www.palaisportedoree.fr

JEUDI 29 ET VENDREDI 30 OCTOBRE | 10H30 | DÈS 5 ANS Embarquez pour une balade poétique en compagnie d’une conteuse. Des rivières aux océans, laissez-vous entraîner dans un voyage au cœur des eaux habitées de créatures fascinantes. Au fil du parcours, vous découvrirez les trésors aquatiques qu’abrite l’Aquarium, plongerez dans des histoires ancestrales, à travers des contes, des récits et des chansons. Durée : 1h

AQUARIUM

© LUCILE CASANOVA

CRÉATION DE MASQUES « CORAIL » ET LECTURE DE CONTES DU MERCREDI 21 AU VENDREDI 23 OCTOBRE | DE 15H À 17H DÈS 5 ANS | ACCÈS LIBRE À L’AQUARIUM Plongez dans l’univers coloré des récifs coralliens ! Laissez libre cours à votre créativité en fabriquant un masque inspiré des couleurs vibrantes des coraux. Ou bien, installez-vous pour écouter des contes marins, lus à voix haute, qui vous transporteront au cœur des océans. Des activités gratuites pour passer du bon temps à l’Aquarium !


17 LE JOURNAL DU PALAIS

SPECTACLE

JOURNÉE D’ÉTUDE

JOURNÉE D’ÉTUDE

LES POLITIQUES DE L’AMITIÉ (CRÉATION)

UN NOUVEAU CREUSET FRANÇAIS ?

RECUEILLIR LA MÉMOIRE DES FOYERS DE TRAVAILLEURS MIGRANTS

LES ENSEIGNEMENTS DE L’ENQUÊTE TRAJECTOIRES ET ORIGINES

DE KARIMA EL KHARRAZE, SÉPHORA HAYMANN ET SARAH TICK VENDREDI 2 OCTOBRE | 20H | FORUM Cette création collective inédite entend faire de l’amitié un geste artistique et politique. Dans un contexte où les discours se crispent et assignent chacun à une identité figée, elles ont réuni autour d’elles une vingtaine d’artistes de cultures juives, musulmanes et/ou arabes ainsi que leurs alliés. Pensée comme un espace de rencontre et d’écoute, la performance explore les résonances intimes, familiales, sociales et politiques de l’antisémitisme et de l’islamophobie. Tarifs : 13/16 € Durée : 2h

RENCONTRE

TÉLÉRAMA DIALOGUES

MARDI 6 OCTOBRE | DE 18H À 22H | FORUM, AUDITORIUM ET SALON DES LAQUES Pour la seconde année, Le Palais est heureux d’accueillir Télérama Dialogues, l’événement de rentrée du magazine. Rendez-vous attendu de l’automne, il invite artistes et intellectuels à échanger avec les journalistes de la rédaction pour des conversations privilégiées autour du cinéma, des séries, de la littérature, de la musique, des arts, du spectacle vivant mais aussi des médias ou des sciences humaines. Au programme de la soirée : des rencontres avec David Castello-Lopes, Vincent Dedienne, Rima Abdul Malak, et Jean-Paul Dubois, des tables-rondes avec les artistes Smith et Ali Cherri, ainsi qu’un grand débat sur l’audiovisuel public avec Patrick Cohen, Alexis Lévrier, Sophie Taillé-Polian et Agnès Pizzini. Programme complet et billetterie sur : www.telerama.fr Tarifs : de 5 à 10 € par rencontre

© KARIM KAL

ÉVÉNEMENTS

AGENDA

VENDREDI 16 OCTOBRE | DE 9H30 À 17H30 | AUDITORIUM En partenariat avec l’Institut national des études démographiques (Ined)

Publiée en mai 2026, l’enquête Trajectoires et origines 2, menée par l’Ined et l’Insee auprès de plus de 27 000 personnes, montre que la population française est marquée par des origines toujours plus diverses, qui se combinent au fil des générations. Cette journée d’étude présente ses principaux résultats, en s’intéressant aux dynamiques de mélange au sein des familles et des cercles amicaux, ainsi qu’à la construction des identités. Les personnes issues de l’immigration suivent-elles un modèle assimilationniste ou développent-elles des identités hybrides ? Près de quarante ans après l’ouvrage fondateur de Gérard Noiriel, peut-on parler d’un nouveau creuset français ? Chercheuses, chercheurs et écrivains croiseront leurs regards sur ces enjeux.

MARDI 10 NOVEMBRE | DE 9H30 À 17H30 | AUDITORIUM En partenariat avec la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal)

Développés au milieu des années 1950 par l’État français, les foyers de travailleurs migrants ont hébergé des générations d’hommes venus seuls du Maghreb et d’Afrique subsaharienne pour travailler en France. Lieux de vie sociale, culturelle et de mobilisation politique, ils sont aujourd’hui transformés en résidences sociales. Pour préserver la mémoire de ces lieux et de leurs habitants, le Musée national de l’histoire de l’immigration mène une collecte de témoignages, de documents et d’objets. Cette journée d’étude revient sur leur histoire, présente un premier bilan de cette collecte et interroge les enjeux de mémoire, de transmission et les transformations actuelles de ces foyers.


WW

AGENDA

LE JOURNAL DU PALAIS 18

À l'occasion de la 43e édition des Journées européennes du patrimoine, consacrée aux thèmes « patrimoine en péril » et « patrimoine de la photographie », le Palais de la Porte Dorée vous invite à porter un regard renouvelé sur les patrimoines, leurs fragilités et les enjeux de leur préservation. Monument historique au passé singulier, Musée et Aquarium, le Palais est lui-même un lieu où se croisent patrimoine architectural, culturel, naturel et mémoriel. Que vous soyez en famille ou entre amis, laissez-vous guider par une programmation variée : visites thématiques, exploration des coulisses, médiations flash, ateliers ludiques et visites adaptées aux plus jeunes. Une belle occasion de (re)découvrir le Monument, l’Aquarium tropical et le Musée de l’histoire de l’immigration. INFOS PRATIQUES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 SEPTEMBRE, DE 10H À 19H Retrouvez toute la programmation sur : palais-portedoree.fr Accès gratuit au Musée et à l’Aquarium tout le week‑end, sur réservation d’un billet en ligne ou en caisse, dans la limite des places disponibles. Les jours et les horaires des activités seront communiqués sur notre site internet. Activités gratuites, inscription sur place à partir de 10h pour les visites du matin, à partir de 12h pour les visites du début d’après‑midi, et de 14h30 pour le reste de la journée.

© QUENTIN CHEVRIER

Journées européennes du patrimoine

PALAIS

DANS LES COULISSES DU PALAIS : UN ANCIEN MUSÉE COLONIAL ADULTES | VISITE GUIDÉE

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SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 SEPTEMBRE | 16H Que reste-t-il aujourd’hui du musée des Colonies inauguré en 1931 au Palais de la Porte Dorée ? En parcourant des espaces habituellement fermés au public, cette visite vous entraîne dans les coulisses du Palais, à la découverte des traces de ce passé colonial. Entre architecture et vestiges méconnus, découvrez l’histoire d’un lieu conçu comme outil de propagande pour célébrer l’empire colonial français, abritant aujourd’hui le Musée national de l’histoire de l’immigration. Durée : 1h

PALAIS

LES PETITS EXPLORATEURS ENFANTS DE 3 À 5 ANS, ACCOMPAGNÉS PAR LEUR(S) PARENT(S) VISITE-ATELIER EN FAMILLE SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 SEPTEMBRE | 10H30 Que racontent les décors du Palais ? Munis de leurs jumelles d'explorateurs, les participants partent à la découverte de l’architecture et des peintures qui ornent le bâtiment. La visite se prolonge par un atelier créatif, où chacun pourra réaliser une mosaïque inspirée des motifs du Palais. Durée : 1h

PALAIS

PEINDRE SUR LES MURS : LES SECRETS DE LA FRESQUE ADULTES | VISITE GUIDÉE SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 SEPTEMBRE | 11H Comment réalise-t-on une fresque monumentale ? À travers la découverte de la fresque du Forum du Palais de la Porte Dorée, cette activité invite à explorer les techniques, les gestes et les savoir-faire nécessaires à la création d’une œuvre peinte sur un mur. Durée : 1h


AGENDA

19 LE JOURNAL DU PALAIS

NOUVEAUTÉ ! FICHES SUR LES FRESQUES

DÉCOUVERTE DES FRESQUES DU FORUM AU PALAIS | SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 SEPTEMBRE DISPOSITIF EN ACCÈS LIBRE À votre rythme, découvrez les richesses du décor monumental du Forum du Palais de la Porte Dorée. Ces nouvelles fiches de compréhension vous invitent à observer les œuvres, à décrypter leurs motifs et à mieux comprendre l’histoire de ce lieu emblématique.

MUSÉE

AQUARIUM

VISITE THÉMATIQUE « ESCLAVAGE ET MIGRATIONS »

EXPÉRIENCES SCIENTIFIQUES À L’AQUARIUM

Journées uropéennes du patrimoine QUAND LES PHOTOGRAPHIES SORTENT DES RÉSERVES

Suite à la commémoration de la « Loi Taubira » adoptée le 10 mai 2001, qui reconnaît la traite et l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, le Musée national de l’histoire de l’immigration propose une visite sur les liens entre esclavage et immigration dans l’histoire de France, en collaboration avec la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage. Institutionnalisé en France à partir de 1685, l’esclavage a généré des migrations forcées d’hommes, de femmes et d’enfants, dont les héritages humains, culturels et mémoriels ont marqué les migrations au sein de la société française jusqu’à aujourd’hui. Durée : 1h

ADULTES | VISITE GUIDÉE SAMEDI 19 SEPTEMBRE | 15H30

Que révèlent les photographies habituellement conservées dans les réserves du Musée ? Exceptionnellement sorties de leur lieu de conservation, leur présentation est l'occasion de découvrir leur histoire et les enjeux de leur préservation.

AQUARIUM

Durée : 1h

DÈS 8 ANS | VISITE GUIDÉE

MUSÉE

SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 SEPTEMBRE | 10H30 ET 14H30

COMMENT PRENDRE SOIN DES ŒUVRES ? ADULTES | VISITE ATELIER

DIMANCHE 20 SEPTEMBRE | 15H30 Comment protège-t-on une œuvre d'art ? Accompagné par une régisseuse des collections, découvrez les principes de la conservation préventive. Lumière, température, humidité ou manipulation : expérimentez les gestes et les précautions indispensables à la préservation des œuvres.

SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 14H, 15H30 ET 16H30

DANS LES COULISSES DE L’AQUARIUM

Rencontrez nos médiateurs pour profiter d’un éclairage ou d’une expérience scientifique pour mieux comprendre nos collections vivantes le temps d’une micro-visite. Vous en saurez davantage sur la diversité des milieux aquatiques, les relations entre les espèces et leurs écosystèmes, ou encore la préservation des espèces à l’Aquarium tropical.

En compagnie d’un aquariologiste, et grâce à son expertise professionnelle, découvrez le fonctionnement quotidien de l’Aquarium. Le soin des animaux aquatiques n’aura plus de secret pour vous !

Durée : 20 min

Durée : 1h

19—20.09.2026 Durée : 1h

MUSÉE

AU CŒUR DU MUSÉE, LE COUP DE CŒUR DU MÉDIATEUR

© QUENTIN CHEVRIER

SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 SEPTEMBRE | 11H, 12H, 15H, 16H, 17H

Durée : 20 min

QUIZ : LES INCROYABLES POUVOIRS DES POISSONS ! DÈS 6 ANS | MICRO‑VISITE SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 SEPTEMBRE 16H ET 17H

MICRO-VISITES | ADULTES Quel est le lien entre une œuvre et celles et ceux qui la côtoient au quotidien ? Cette micro-visite vous propose de découvrir le « coup de cœur » d’un médiateur du Palais, une œuvre choisie pour ce qu’elle évoque, raconte ou suscite. Un regard personnel qui révèle comment les œuvres interpellent celles et ceux qui les transmettent.

AQUARIUM

Ce quiz ludique invite les enfants à explorer les incroyables pouvoirs des animaux aquatiques : camouflage, régénération, défense ou stratégies de survie. Une découverte amusante qui permet aussi de mieux comprendre les menaces qui pèsent sur ces espèces fascinantes. Durée : 30 min

© QUENTIN CHEVRIER

SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 SEPTEMBRE | 14H30

© ANNE VOLERY

MUSÉE

DÈS 7 ANS | MICRO‑VISITE

ADULTES | VISITE GUIDÉE


WW MOHAMED MBOUGAR SARR

a i l a l a eme

FESTIVAL LI

Au cœur de la rentrée

littéraire, le Palais de la Porte Dorée lance son festival Maillage.

Le temps d’un week-end, la littérature sous toutes

INFOS PRATIQUES

ses formes investit le lieu

Auditorium Marie Curie

pour faire circuler les récits

LES PERFORMANCES

et diffuser de nouvelles

narrations. Œuvre collective,

rencontres, ateliers, concours d’écriture et performances

Tarif : 8 € pour les performances, gratuit sur réservation pour les rencontres

PERFORMANCE DESSINÉE

HAZARA BLUES

AVEC : REZA SAHIBDAD, YANN DAMEZIN ET SULTAN ULUTAS ALOPÉ. MODÉRATION : GLADYS MARIVAT

feront dialoguer les voix d’aujourd’hui autour des migrations, de l’exil, des

identités plurielles, de la

© YANN DAMEZIN

mémoire et des enjeux

environnementaux. Un rendezvous ouvert à toutes et tous, célébrant la vivacité d’une

littérature curieuse du monde et de l’autre.

VENDREDI 25 SEPTEMBRE | 19H

Hazara Blues (Sarbacane, 2025) suit Reza Sahibdad, de Téhéran à Paris. Membre de la minorité hazara persécutée, il fuit vers la France pour y demander l’asile, contant son histoire comme Shéhérazade. Ce roman graphique, aux couleurs flamboyantes de Yann Damezin, séduit par son récit puissant. Sur scène, Reza Sahibdad et la comédienne Sultan Ulutas Alopé proposent une lecture en français et en persan, accompagnée d’un dessin en direct de Yann Damezin. La performance est suivie d'un échange avec les artistes.

Durée : 1h

INFOS PRATIQUES

Retrouvez toute la programmation sur palais-portedoree.fr

Du 25 septembre au 27 septembre 2026

Les rencontres, ateliers et performances sont suivis d’une séance de dédicaces dans le Forum.

PERFORMANCE POÉTIQUE ET MUSICALE

ODE À LA JOIE

AVEC : KIYÉMIS, SARA MYCHKINE, SÉPHORA PONDI (ACCOMPAGNÉE D’EDGARD CHENEST) | MUSIQUE : CÉLIA KAMENI VENDREDI 25 SEPTEMBRE | 20H30

Cette Ode à la joie se présente comme un acte de résistance poétique et politique. L’autrice et poétesse Kiyémis réunit autour d’elle Séphora Pondi et Sara Mychkine, deux voix, dont les poèmes et récits défendent une société féministe, écologiste et antiraciste. Une performance collective inédite, rythmée par le jazz contemporain et la voix de Célia Kameni. Cette recherche amorcée dans l’ouvrage collectif Pour la joie (Les Liens qui libèrent, 2025) dirigé par Kiyémis, s’incarne sur scène en ouverture du festival Maillage, pour cultiver l’espoir et construire ensemble un futur où la joie est un droit. Durée : 1h30


TTÉRAIRE MAILLAGE RENCONTRE

COMME ON PASSE UN FIL DANS LE CHAS D’UNE AIGUILLE...

PENSER/PANSER LES BLESSURES DE LA COLONISATION

g illa a mgill a l

LECTURE-PERFORMANCE DESSINÉE

SAMEDI 26 SEPTEMBRE | 16H

© KAMEL KHÉLIF

Soixante-cinq ans après les indépendances, le passé colonial continue à marquer profondément nos sociétés. Attentive, la création littéraire contemporaine s’en saisit. Autrices et auteurs, héritiers de l’histoire de la colonisation, mènent l’enquête, interrogent les silences de leurs proches et du pouvoir, réclament justice, ou observent, ce qui, dans nos sociétés actuelles, conserve la trace de cette période historique. Avec : Rachida Brakni - La part absente (Stock), Jérôme Ferrari - Très brève théorie de l’enfer (Actes Sud), Margot Hemmerich, Clémentine Méténier - La France Empire (La Revue dessinée) et Abdellah Taïa - Debout dans tes rêves (Julliard). Modération : Sonia Déchamps

Durée : 2h

DIMANCHE 27 SEPTEMBRE | 17H30

C’était notre terre est le premier opus de la tétralogie algérienne de Mathieu Belezi, auteur d’Attaquer la terre et le soleil (prix littéraire Le Monde 2022 et Prix du Livre Inter 2023). Le roman suit les destins d’une famille de colons et de leur nourrice kabyle, Fatima. À travers cette fresque sur la colonisation, la violence et le déracinement, la voix de Fatima devient le pivot du récit autour duquel d’autres voix viennent se déployer. Portée par Malika Khatir et accompagnée des dessins en direct de Kamel Khélif, lauréat du Prix BD de la Porte Dorée 2025, cette lecture imaginée par Célie Pauthe fait pleinement résonner la force du verbe de Mathieu Belezi.

RENCONTRE

CE QUE L'EXIL FAIT AUX ÂMES ET AUX CORPS DIMANCHE 27 SEPTEMBRE | 14H30

Mise en mouvement et en danger d’existences fragilisées, l’exil est une expérience physique autant que psychologique. Des romans puissants parus cette année en attestent et impressionnent par ce mélange de radicalité, de singularité et d’empathie qui font les meilleurs livres.

La performance est suivie d'un entretien avec Mathieu Belezi. Conception : Célie Pauthe Lecture et chant : Malika Khatir Peinture et dessin en direct : Kamel Khélif Une production de la Compagnie Voyages d’hiver

Avec : Manal Halil et Delphine Hermans (dédicace) – Newroz : Retour au Kurdistan (Pictavita), Jadd Hilal - Ici commence la terre, Thélyson Orélien - C’était ça ou mourir (Grasset), Polina Panassenko - À voix haute, Sergueï Shikalov - Grenouille (Seuil).

Durée : 1h30

Modération : Sonia Déchamps

Durée : 2h

LES RENCONTRES

RENCONTRE-LECTURE

RENCONTRE

IL NOUS FAUT DE NOUVEAUX MOTS

ROUVRIR LE MONDE, L’HISTOIRE ET LA LITTÉRATURE

SAMEDI 26 SEPTEMBRE | 14H30

Faire histoire de soi pour mieux saisir ce qui nous pousse à écrire celle du monde et comprendre comment, en retour, cette histoire traverse et façonne nos existences. Tel est le défi audacieux que relève Pierre Singaravélou, historien majeur des mondes contemporains, dans une conférence devenue livre : De quoi l’histoire est-elle faite, sinon du monde ? (Verdier, 2026). Mohamed Mbougar Sarr, invité d’honneur de cette première édition de Maillage, a souhaité rencontrer l’auteur à l’occasion d’un dialogue libre et inédit. Durée : 1h

SAMEDI 26 SEPTEMBRE | 18H30

Après Rester barbare (2022), Louisa Yousfi explore dans La grande méthode (2026) une esthétique et une pensée pour les héritiers de la colonisation. Chaque chapitre y interroge religion, langue, pays parental et place des enfants de la diaspora en France. Elle propose ici une lecture en dialogue avec l'artiste peintre Rayan Yasmineh, qui signe la couverture du livre. La lecture en images d’un extrait du livre est suivie d’une rencontre inédite entre ces deux artistes. Avec : Louisa Yousfi et Rayan Yasmineh Modération : Olivia Elkaim

Durée : 1h

© ANTHONY FRANCIN

© ANTHONY FRANCIN

© ANTOINE TEMPÉ

© CLAIRE DELFINO

AVEC PIERRE SINGARAVÉLOU ET MOHAMED MBOUGAR SARR


g m a i l a l i a emel AGENDA

LE JOURNAL DU PALAIS 22

LA BIBLIOTHÈQUE « LATÉRALE » DE MOHAMED MBOUGAR SARR, ARPENTÉE EN COMPAGNIE DE BONIFACE MONGO-MBOUSSA

RENCONTRE

ENTRETIEN CROISÉ ENTRE MOHAMED MBOUGAR SARR ET DINAW MENGESTU

L’auteur de La Plus secrète mémoire des hommes (Prix Goncourt 2021, éd. Philippe Rey) dévoile sa bibliothèque « latérale », composée d’une vingtaine d’ouvrages. Connu pour sa verve critique et son érudition joyeuse, le critique littéraire et universitaire Boniface Mongo-Mboussa, également rédacteur en chef de la revue Présence Africaine, se fera un plaisir de la parcourir avec lui. Gratuit sur réservation |

Durée : 45 min

L’HEURE MYSTIQUE, AVEC GILDAA GILDAA ©PIERRE NATIVEL

DINAW MENGESTU © ANNE-EMMANUELLE ROBICQUET

SAMEDI 26 SEPTEMBRE | 11H30

EN PARTENARIAT AVEC LE FESTIVAL AMERICA SAMEDI 26 SEPTEMBRE | 20H

Mohamed Mbougar Sarr, invité d’honneur de cette édition de Maillage, rencontre pour la première fois Dinaw Mengestu. Ce rendez-vous, organisé avec le Festival America à Vincennes, crée un pont entre deux événements partageant une même ambition : donner la parole à des voix contemporaines transcendant frontières, langues et mémoires. Leurs œuvres, marquées par l’exil et la double appartenance, explorent le rôle de la littérature contre l’oubli et pour éveiller les consciences. Avec : Mohamed Mbougar Sarr et Dinaw Mengestu Modération : Antonella Francini Interprétation : Marguerite Capelle

Gratuit sur réservation |

Durée : 45 min

L’ART DU ROMANCIER, AVEC HEMLEY BOUM BOUM HEMLEY © FRANCESCA MANTOVANI

Durée : 1h

DIMANCHE 27 SEPTEMBRE | 15H

Féru d'arts vivants, Mohamed Mbougar Sarr invite la chanteuse et musicienne franco-brésilienne Gildaa à un dialogue poétique et musical. Performeuse haute en couleurs, elle déploie un répertoire aux confins du jazz et de l'électro, où se croisent chanson, cantique yoruba et baile funk. Ensemble, ils ouvrent un espace de liberté à la frontière du mystique où les mots et les sons circulent, pour un moment suspendu à partager avec le public.

DIMANCHE 27 SEPTEMBRE | 16H30

Depuis son premier roman, Hemley Boum n’a eu de cesse d’affronter les fantômes et les silences nés avec la guerre d’indépendance du Cameroun. Ses textes, situés entre son pays natal et la France, décrivent les espoirs trahis, la révolte muselée et la mémoire asphyxiée. Mohamed Mbougar Sarr et Hemley Boum se lisent mutuellement depuis leurs débuts. Ils partageront leurs réflexions sur le roman, cet art qui joue avec le temps, le réel et la fiction. Cet art qui nous offre la liberté dont nous avons terriblement besoin.

INFOS PRATIQUES Salon des laques

Gratuit sur réservation | Durée : 45 min Une séance de dédicace dans le Forum sera proposée à l’issue de la rencontre.

LE BUREAU

SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 SEPTEMBRE | DE 11H À 18H

Écrivain sénégalais installé en France, Mohamed Mbougar Sarr explore la mémoire coloniale, l’exil, la transmission et les identités africaines contemporaines. Son écriture, souvent saluée pour son souffle, sa densité et sa dimension polyphonique, mêle réflexion politique et puissance romanesque. Il présente sa bibliothèque « latérale » composée des vingt livres qui ont marqué sa trajectoire de l’enfance à aujourd’hui, ainsi qu’un texte inédit écrit pour le festival mais aussi des rendez-vous en tête à tête avec des artistes qui l’inspirent. Entrée libre dans la limite des places disponibles

INFOS PRATIQUES Forum |

Entrée libre

Pendant le week-end, le Forum du Palais se transforme en une grande Fabrique des récits : un espace participatif ouvert à toutes et tous où les récits s’écrivent, se tissent, se dessinent et se partagent.


g illa a mgilla a l e

AGENDA

CRÉATION PARTICIPATIVE

VISUAL WORDS DE BABI BADALOV

23 LE JOURNAL DU PALAIS

MAILLAGE INVITE LE MASTER CRÉATION LITTÉRAIRE DE L’UNIVERSITÉ PARIS 8

DIMANCHE 27 SEPTEMBRE | 15H30

Créé en 2013 sur le modèle des « Master of Creative Writing » américains, le master Création Littéraire de Paris 8 est devenu un vivier de talents émergents, dévoilant des voix uniques qui renouvellent des formes littéraires. Les étudiants sont invités à investir la Scène ouverte pour une session de lectures à voix haute de leurs textes en cours d'écriture, révélant les auteurs de demain. Les lectures sont suivies d’un échange animé par Alexandre Blomme. Avec : Amela Alihodzic, Ahlem Bensa, Jules Beurrier-Loncan, Pauline Quatrebarbes, Anna Escalante, Margaux Eynius, Camille Gamero Truong, Gaëlle Guillet-Sariols, Balthus Kiss, Maël Lallali, Barboring, Solène Milcent, Florencia Rosas Tron et Sylvain Pattieu.

Durée : 2h

SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 SEPTEMBRE | DE 11H À 18H

Babi Badalov, artiste azerbaïdjanais contemporain, est célèbre pour sa poésie visuelle monumentale. Ses œuvres transforment l’écriture en images, mêlant mots, alphabets et langues dans des compositions graphiques uniques. Sa démarche explore la migration du langage, où les mots, comme les identités en exil, voyagent et se recombinent. Pour cette première édition du festival, il propose au public de créer avec lui une œuvre collective incarnant l’esprit de Maillage. Sur une proposition de Thanks for Nothing. Ateliers participatifs, gratuits dans la limite des places disponibles.

LA SCÈNE OUVERTE

Ouverte aux associations, collectifs et initiatives qui œuvrent à faire de l’écriture une pratique vivante, partout et surtout là où ne l’attend pas, la Scène ouverte du festival est un espace de partage de ces énergies créatives.

MAILLAGE INVITE PULSART SAMEDI 26 SEPTEMBRE | 11H

Pulsart inaugure la Scène ouverte du festival en donnant voix à des récits produits lors d’ateliers menés à partir des thèmes de l’autobiographie Traces de luttes 1924 – 2007. Mon engagement entre utopie et réalité de Marius Apostolo (Autrement, 2008). Les participants, issus du collectif L’Ascenseur et de l’association Destins liés, explorent à travers leurs textes des trajectoires intimes et collectives, ainsi que les luttes d’hier et d’aujourd’hui. Sur scène, leurs textes deviennent des prises de parole poignantes, accompagnées par François Chattot (comédien) et par la musique de Yannis Pournaras (guitariste de Mots brûlants).

LE CONCOURS DE NOUVELLES LÀ-BAS SI J’Y SUIS

DU 1ER AU 27 SEPTEMBRE

À partir d’une expérience vécue ou imaginaire au Palais de la Porte Dorée, écrivez et envoyez-nous votre nouvelle. Souvenir réel, rencontre inattendue, voyage fantastique ou récit intime : laissez libre cours à votre imagination. Un florilège de nouvelles est exposé dans le Forum durant le festival. Plus d’informations sur notre site internet.

L'ESPACE LIBRAIRIE

La librairie du Palais propose une sélection d’ouvrages des auteurs et autrices invités, ainsi qu’une offre de livres en écho à la programmation du festival.

OUVERT VENDREDI DE 18H30 À 23H, SAMEDI DE 11H À 22H ET DIMANCHE DE 11H À 20H.

L'ESPACE DÉDICACES

Au cœur de la Fabrique des récits, les auteurs et autrices du festival viennent à la rencontre du public pour dédicacer leurs ouvrages, proposés à la vente à la librairie.

Les lectures sont suivies d’un échange animé par Alexandre Blomme. Ateliers encadrés par Pascal Tokatlian, metteur en scène, auteur et comédien, Sylvain Pattieu, maître de conférences en histoire et enseignant au Master de création littéraire de Paris 8, ainsi que Maxime Apostolo, fondateur de Pulsart.

Durée : 2h

MAILLAGE INVITE WORDS IN PROGRESS SAMEDI 26 SEPTEMBRE | 15H30

Le temps d’un après-midi, l’agence littéraire Words in Progress déplace ses soirées littéraires au Palais. Le principe : six auteurs lisent leur manuscrit en cours (fiction, non-fiction, pièces de théâtre, essais…). La lecture cède place à un échange qui profite aussi bien au public qu’à l’artiste lui-même qui trouve là ses premiers lecteurs. Au programme de cette édition spéciale dans les murs du Palais : les lectures de Laetitia Ajanohun, Christelle Bakima Poundza, Aïcha Bechir, Selim Derkaoui, Estelle Ndjandjo et Lola Sorrenti. Les échanges seront modérés par Claire Leydenbach, Elisabeth Lesne, Karim Miské et Sonia Rolley.

Durée : 3h

BALADE GUIDÉE

CIVILISER

AVEC KÉVI DONAT (LE PARIS NOIR)

SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 SEPTEMBRE | 10H30 ET 13H30 | DÉPART SUR LE PARVIS

Les balades du Paris Noir, animées par Kévi Donat, explorent l'histoire et l'héritage méconnus des figures noires à Paris. La visite inédite « Civiliser » plonge au cœur du Palais de la Porte Dorée, vestige de l’Exposition coloniale de 1931. Kévi Donat y décrypte les symboles, révèle l’effacement volontaire (travail forcé, résistances) et montre comment l’Exposition produisait aussi sa propre contestation. Tarif : 8 € Durée : 2h


a m a g a e maillai gemell aillagm emaila l g a i AGENDA

LE JOURNAL DU PALAIS 24

CONTE MUSICAL

ATELIER THÉÂTRE-ÉCRITURE EN FAMILLE

GOMBESSA LE SAGE

QUEL GOÛT ONT TES SOUVENIRS ? AVEC STÉPHANIE SCHWARTZBROD

SAMEDI 26 SEPTEMBRE ET DIMANCHE 27 SEPTEMBRE | 10H30 | ATELIER 5

© EDITIONS PROJECT_ÎLES

Stéphanie Schwartzbrod, metteuse en scène, comédienne et autrice de La Cuisine de l’exil, explore comment la transmission culinaire façonne l’identité et préserve les histoires familiales. Son atelier parent-enfant mêle mots et saveurs, transformant la cuisine en récit, jeu et mémoire partagée. Une expérience familiale, comme l’ouverture d’un carnet de recettes anciennes : goûts, gestes et partage à volonté. Atelier parent-enfant, à partir de 9 ans |

Tarif : 5 € |

Durée : 1h30

SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 SEPTEMBRE | 10H30 ET 11H30 | AQUARIUM

Sur les rives d’une île de l’océan Indien, un village vit paisiblement au rythme de la pêche et de la cueillette. Mais l’harmonie se trouble peu à peu : plus un poisson dans les filets, plus un fruit mûr dans les paniers... Une nuit, le jeune Mohamadi reçoit une visite étrange, celle d’un sage venu du fond des âges : le Gombessa. Paru en 2024 aux éditions Project’îles, cet album jeunesse aux couleurs éclatantes et au trait onirique prend vie, porté par la voix de Zaina Djailani et du musicien Tao Ravao.

ARPENTAGE LITTÉRAIRE

AVEC DIATY DIALLO

DIATY DIALLO © BÉNÉDICTE ROSCOT

À partir de 5 ans | Durée : 20 min | Accès libre aux détenteurs d’un billet Aquarium, dans la limite des places disponibles. Les enfants doivent être accompagnés d’un adulte. Une séance de dédicace dans le Forum est proposée à 12h.

ATELIER BD

SUR UN PARKING PRÈS DE CHEZ VOUS AVEC CLARA LODEWICK

SAMEDI 26 ET DIMANCHE 27 SEPTEMBRE | 11H | ATELIER 3

Clara Lodewick, lauréate du prix BD de la Porte Dorée en 2025 pour Moheeb sur le parking (éditions Dupuis), propose un atelier d’initiation à la bande dessinée inspiré de son album. Sur un banc, dans un parking en lisière de ville, Moheeb attend. Jeune Afghan sans repères, il observe le monde qui l’entoure depuis ce lieu de passage. À travers cette histoire, Clara Lodewick évoque le quotidien des mineurs isolés. Lors de cet atelier, elle invite les participants à imaginer, par le dessin et l'écriture, les rencontres possibles entre de jeunes Moheeb et les habitants de leur quartier. Tout public à partir de 14 ans |

Tarif : 5 € |

Durée : 2h

DIMANCHE 27 SEPTEMBRE | 11H | ATELIER 4

L’arpentage littéraire est une méthode de lecture collective issue de l’éducation populaire. Chacun lit une partie d'un livre avant de mettre en commun ses impressions pour reconstituer et discuter l’œuvre. Animé par Diaty Diallo, romancière (Deux secondes d’air qui brûle, Seuil, 2022), cet atelier propose d’explorer, avec le recueil Nouveau départ de May Ayim, les héritages coloniaux, le racisme ordinaire et les résistances par l’écriture. À partir de 16 ans |

Tarif : 5 € |

Durée : 2h

ATELIER D’ÉCRITURE

D’OÙ JE VIENS ?

EN AVANT-GOÛT DE MAILLAGE… RENCONTRE

ELKAIM_OLIVIA ©PHILIPPE MATSAS

AVEC OLIVIA ELKAIM

SAMEDI 26 SEPTEMBRE | 11H | ATELIER 4

Olivia Elkaim, autrice et journaliste, présidente du jury du Prix Littéraire de la Porte Dorée 2025, explore dans ses romans les origines, les liens familiaux et la construction identitaire. Lors de son atelier pour adolescents, elle invite à écrire un texte court sur un proche qui compte ou qui a compté dans sa vie. Une occasion de découvrir comment nos racines façonnent une identité unique, à travers une langue commune, le français. De 11 à 17 ans |

Tarif : 5 € |

Durée : 2h

L’ÉDITION : RÉSISTANCE, MOBILISATION, DÉSIR : COMMENT CONTINUER À ÉCRIRE, ÉDITER, LIRE LIBREMENT ? JEUDI 24 SEPTEMBRE | 19H | GAÎTÉ LYRIQUE

Auteurs, éditeurs, libraires et agents littéraires explorent ensemble l’édition actuelle et son avenir. Comment créer, défendre et diffuser un livre dans un monde en mutation ? Six intervenants aux visions complémentaires tissent un récit commun, au-delà des clivages, pour imaginer l’édition de demain. Avec : Badroudine Abdallah et Mehdi Meklat, fondateurs des éditions Tumulte ; Anne-Sylvie Bameule, Présidente du Directoire d'Actes Sud ; Annabelle Chauvet et Juliette Debrix, fondatrices de la librairie féministe « Un livre et une tasse de thé » ; Mymy Haegel, créatrice de contenu littéraire ; Séphora Pondi, autrice et comédienne ; Olivier Rubinstein, agent littéraire ; Colombe Schneck, autrice et journaliste. Modération assurée par Olivia Elkaim, autrice et journaliste

Gratuit sur réservation : www.gaite-lyrique.net


WW ATELIER CINÉMA D’ANIMATION

DERRIÈRE LA CAMÉRA

l'exposition

Une histoire du cinéma français. Héritages maghrébins à travers

des rencontres, ateliers, projections et concerts. Rendez-vous pour le grand week-end

SAMEDI 31 OCTOBRE ET DIMANCHE 1ER NOVEMBRE | 11H ATELIER 5 Artiste visuelle et réalisatrice de films d’animation à l’univers poétique, Clarisse Ricci invite les enfants à devenir réalisateurs et réalisatrices lors d’un atelier faisant écho aux thématiques et images de l’exposition. À l’aide d’une caméra en papier qu’ils fabriquent, les enfants sont invités à réaliser un très court film d'animation avec la technique du papier découpé. Chacun imagine alors une séquence de quelques secondes pour raconter une histoire tout en découvrant les éléments qui composent l'univers du cinéma (la pellicule, la caméra, les plans, les personnages) et de l’animation.

© QUENTIN CHEVRIER

PROGRAMMATION AUTOUR DE L'EXPOSITION Plongez dans

25 LE JOURNAL DU PALAIS

VENDREDI 30 OCTOBRE | DE 20H À 23H30 | FORUM Inaugurée à Marseille au mois de mai dernier, la Saison Méditerranée 2026 portée par l’Institut français s’achève au Palais à l’occasion d’une grande fête dans le Forum. Une soirée qui vient clôturer six mois de mise en lumière de la vitalité des cultures méditerranéennes. Du raï mythique et nostalgique aux pulsations électroniques, du dabkeh à la danse urbaine, toutes les générations sont invitées à ce moment festif en compagnie du chorégraphe Mehdi Kerkouche et de ses danseurs, de la chanteuse pop-électro EMEL ainsi que du DJ Kasbah accompagné de guests. Performances, concerts et DJ sets vous attendent, venez vivre, danser et chanter la Méditerranée !

Durée : 1h30 Jeune public de 7 à 12 ans

RENCONTRE

CINÉMA FRANCOMAGHRÉBIN LE REGARD DES FEMMES OCCUPE-T-IL ENFIN L'ÉCRAN ?

Tout public Gratuit, sur réservation

©ZOÉ LE BER

UNE HISTOIRE DU CINÉMA FRANÇAIS. HÉRITAGES MAGHRÉBINS

AGENDA

@AGENCE LISE ARIF

ae l l m a

BAYA KASMI

LAÏLA MARRAKCHI

LEYLA BOUZID

ADILA BENDIMERAD

INFOS PRATIQUES

Pour en savoir plus sur l’exposition, rendez-vous p.6. Programme complet et réservation sur palais-portedoree.fr

©DUCHILIA

long de l'exposition.

SAMEDI 31 OCTOBRE ET DIMANCHE 1ER NOVEMBRE De Tunis à Casablanca, d’Alger à Paris, à l’occasion de l’ouverture de l’exposition, le Palais met en lumière des voix majeures du cinéma contemporain à travers des rencontres, une soirée carte blanche à Camélia Jordana, des ateliers autour du 7e art et des projections de films pour petits et grands. Gratuit, sur réservation

SAMEDI 31 OCTOBRE | 14H30 | FORUM Aurélie Cardin, historienne de formation, mais aussi réalisatrice, scénariste et fondatrice de Ciné Banlieue, réunit autour d’elle plusieurs figures majeures du cinéma franco-maghrébin contemporain : Baya Kasmi, Adila Bendimerad, Leyla Bouzid, et Laïla Marrakchi. Réalisatrices, scénaristes ou actrices, elles reviendront sur leurs parcours, leurs inspirations et leurs regards sur les enjeux qui traversent le cinéma aujourd’hui. Durée : 1h15

©AGENCE WOJOOH

d'ouverture et tout au


AGENDA

LA DERNIÈRE REINE D’ADILA BENDIMERAD ET DAMIEN OUNOURI

© LA LIBERTÉ GUIDANT LE PEUPLE (2019) - CIE DDN

TOURNE-MONTE

©JOUR2FÊTE

SAMEDI 31 OCTOBRE | 16H | AUDITORIUM Cette œuvre de fiction est une fresque historique épique avec une approche intimiste. En 1516, le pirate Aroudj Barberousse libère Alger de la tyrannie des Espagnols et prend le pouvoir sur le royaume. Selon la rumeur, il aurait assassiné le roi Salim Toumi, malgré leur alliance. Contre toute attente, une femme va lui tenir tête : la reine Zaphira. Entre histoire et légende, le parcours de cette femme raconte un combat, des bouleversements personnels et politiques endurés pour le bien d’Alger.

CINÉMA

ATELIER DE RÉALISATION

DIMANCHE 1ER NOVEMBRE | 10H30 | ATELIER 4 Matthieu Canaguier, réalisateur et formateur, et Morgane Lory, metteuse en scène et dramaturge, proposent un atelier cinéma sur mesure. Après une visite de l’exposition, les participants réalisent un court-métrage selon la technique du tourné-monté qui consiste à tourner des plans selon l’ordre et la durée finale du film, sans montage a posteriori. Cet atelier de coconstruction d’un film offre une initiation à la pratique cinématographique tout en permettant d’exprimer un regard artistique sur l’exposition.

DIMANCHE 1ER NOVEMBRE | 11H30 | AUDITORIUM Trois courts-métrages pour dire trois moments cruciaux de l’adolescence, quand quelque chose bascule et accélère le passage à l’âge adulte. Le Départ de Saïd Hamich Benlarbi, raconte l’été d’Adil, onze ans. Fan du coureur marocain Hicham El Guerrouj, Adil est perturbé par l’arrivée de son père, bien décidé à le ramener avec lui en France. Yasmina, de Claire Cahen et Ali Esmili, nous plonge 24 heures dans le quotidien d’une adolescente, qui aime passionnément le football. Enfin, Après le soleil de Rayane Mcirdi nous emmène dans le road-trip d’une famille algérienne, de la banlieue parisienne vers Marseille et le ferry qui les conduit pour des vacances « au pays ». Films sélectionnés avec l’Agence du court métrage.

Durée : 2h Tout public, à partir de 14 ans

Durée : 1h50 Suivi d’un échange avec la réalisatrice

CINÉMA

CARTE BLANCHE À CAMÉLIA JORDANA SAMEDI 31 OCTOBRE | À PARTIR DE 20H | FORUM Le Palais de la Porte Dorée invite la chanteuse et comédienne Camélia Jordana pour une soirée d’ouverture festive et engagée de la nouvelle exposition. À l’image de son dernier album à paraître, l’artiste franco-algérienne a imaginé un concert avec ses camarades entre musique, cinéma, langues et transmission. Place ensuite à son compagnon de route, Sofiane Saïdi, qui fait vibrer le Forum jusqu'à en traquer les moindres résonances avec ses sonorités rock, raï et électro. Une célébration collective portée par l'énergie des musiques et des corps pour plonger aux racines du patrimoine franco-maghrébin. Durée : 2h30

AU PAYS DE L’ENFANCE CYCLE DE COURTSMÉTRAGES D’ANIMATION

Durée : 1h15 Tout public, à partir de 12 ans

CINÉMA

EL SARDINES DE ZOULIKHA TAHAR © PIEDS VERTS _ DUHAMEL

CONCERT

TROIS SOUVENIRS DE JEUNESSE CYCLE DE COURTSMÉTRAGES

DIMANCHE 1ER NOVEMBRE | 10H30 | AUDITORIUM D’Alger à Tunis, en passant par le Maroc et le nord de la France, ce cycle de cinq courts-métrages d’animation aux dessins vibrants d’émotion entrelace des souvenirs d’enfance et de jeunesse. On y croise une couverture de laine tissée par une grand-mère tunisienne, le rituel du thé en Algérie, un jardin méditerranéen. Autant de symboles qui racontent le lien aux origines et la force de la transmission. Films sélectionnés avec l’Agence du court métrage. Durée : 30 min Tout public, à partir de 7 ans

© EL-SARDINES

WW CINÉMA

© APRÈS LE SOLEIL

LE JOURNAL DU PALAIS 26

DIMANCHE 1ER NOVEMBRE | AUDITORIUM | 15H À six jours du mariage de sa petite sœur, Zouzou, ingénieure bio-marine, 30 ans, célibataire, est sur le point de tout quitter – sa thèse de doctorat, sa famille, son pays – pour comprendre le phénomène de disparition des sardines des côtes oranaises. Entre humour, animation, chronique sociale et mystère écologique, la réalisatrice et poétesse Zoulikha Tahar raconte la drôle et tendre histoire de Zouzou, un conte sur l’émancipation d’une jeune fille algérienne. Durée : 1h15 Suivi d’un échange avec l'équipe artistique


AGENDA

CARTE BLANCHE À RACHIDA BRAKNI : LE RÉEL DES FEMMES

27 LE JOURNAL DU PALAIS

CINÉMA

CINÉMA

MÉMOIRES D’IMMIGRÉS, L’HÉRITAGE MAGHRÉBIN (1997). PARTIE 2 « LES MÈRES »

MATCHAT

Produit par Philippe Dupuis-Mendel

Pendant toute la durée de l’exposition, l’Auditorium du Palais de la Porte Dorée se transforme en grande salle de cinéma. Chaque mois, découvrez une programmation spécialement imaginée pour prolonger la visite. La comédienne, metteuse en scène, chanteuse et écrivaine, Rachida Brakni inaugure le premier cycle avec quatre films. Tournés en Tunisie, au Maroc, en Algérie et en France, ils explorent la condition féminine dans sa pluralité, au plus près du réel.

Durée : 50 min

Durée : 82 min

CINÉMA

LA ZERDA ET LES CHANTS DE L'OUBLI D’ASSIA DJEBAR (1982)

CINÉMA

L'ENFANT ENDORMI

© LES FILMS DE LA DRÈVE

© LA ZERDA

DE YASMINE KASSARI (2004)

Durée : 95 min

DIMANCHE 29 NOVEMBRE Mahdia, Tunisie. Fatma et ses filles, Najeh et Waffeh, travaillent comme « matchat », musiciennes traditionnelles de mariage. Tandis que l’aînée, divorcée, tente de se remarier pour échapper à l'autorité de ses frères, la plus jeune cherche un moyen de se séparer de son mari violent. Produit par Khamsin Films en coproduction avec Alter Ego Production

Gratuit, entrée libre Auditorium, 15h Réservation en ligne fortement recommandée sur palais-portedoree.fr

Avec Rachida Brakni (Halima), Mounia Osfour (Zeinab) Produit par : Les films de la drève et Les coquelicots de l'oriental

© KHAMSIN FILMS

DE YAMINA BENGUIGUI (1997) DIMANCHE 15 NOVEMBRE « Les Mères » est le deuxième volet d’une trilogie documentaire de Yamina Benguigui, qui débute avec « Les Pères » et se clôt avec « Les Enfants ». La réalisatrice donne pour la première fois la parole à ceux qui sont venus reconstruire la France quand le pays manquait de main-d’œuvre. Son ambition est de redonner sa dignité aux immigrés maghrébins dont on a oublié le passé et les conditions d’accueil à leur arrivée en France.

DIMANCHE 8 NOVEMBRE Dans un village du nord-est du Maroc contemporain, le mariage de Zeinab ne ressemble guère à une fête, son époux ayant décidé, avec d’autres, de partir dès le lendemain matin pour l’Espagne dans la clandestinité. Pour eux, il n’y a plus rien à faire au village. Quelque temps plus tard, Zeinab comprend qu’elle est enceinte. Dans l’attente du retour de son mari et sous la pression de la mère de ce dernier, elle fait endormir son fœtus. Le temps passe et les espoirs d’un retour s’amenuisent de jour en jour...

DE SONIA BEN SLAMA (2023)

DIMANCHE 22 NOVEMBRE Pour « La Zerda et les chants de l'oubli », l'écrivaine algérienne Assia Djebar s'est détournée de son métier d'écrivaine afin de retracer l'histoire de la colonisation du Maghreb à travers des actualités cinématographiques françaises. Le film utilise le montage pour rechercher la vérité dans ces « images au regard meurtrier », une vérité qu'elles s'abstiennent délibérément de montrer : la « résistance derrière le masque ». La bande-son mêle chants polyphoniques et musique expérimentale pour former un chant du cygne furieux contre la violence coloniale. Production : Radiodiffusion Télévision Algérienne (RTA)

Durée : 1h30 (59 min de projection, suivi d’un échange avec Rachida Brakni)


LE JOURNAL DU PALAIS 28

AGENDA

RENCONTRE

IMMIGRATION : PEUT-ON CONSTRUIRE UN DÉBAT COMMUN ? UNE RENCONTRE AVEC L’HISTORIEN PATRICK WEIL

LES MERCREDIS DE LA PORTE DORÉE, CRÉATION GRAPHIQUE : CELLULE GRAPHIQUE / MARIE AUMONT / MARION DOREL

MERCREDI 30 SEPTEMBRE | 19H | AUDITORIUM À l’heure où les questions migratoires occupent une place centrale dans le débat public, cette rencontre marque le début de la nouvelle saison des Mercredis de la Porte Dorée. L’historien Patrick Weil y revient sur les principaux enjeux qui structurent aujourd’hui le débat sur l’immigration, en s’appuyant notamment sur son ouvrage De l’immigration en France. Fondée sur les faits, l’histoire et la recherche, cette conversation donnera le coup d’envoi d’un cycle consacré aux migrations et aux idées reçues, qui se déploiera à partir de novembre.

Tous les mercredis à 19h. Gratuit sur réservation. Toute la programmation sur palais-portedoree.fr

RENCONTRE

DES CORAUX... JUSQU'À QUAND ? LA GOÉLETTE TARA AU MOUILLAGE À KIMBE BAY EN PAPOUASIE-NOUVELLE GUINÉE ©MAÉVA BARDY - FONDATION TARA OCÉAN

Vous souhaitez être éclairé sur les grandes questions de notre époque ? Chaque semaine, venez apprendre et partager autour d’un film, d’un livre ou d’une question en lien avec les enjeux contemporains : immigration, discrimination, sauvegarde de la biodiversité, rapport au vivant. Mêlant cinéma, littérature et rencontres, ce rendez-vous hebdomadaire et gratuit réunit un ou plusieurs invités d’horizons variés.

MERCREDI 7 OCTOBRE | 19H | AUDITORIUM Les récifs coralliens couvrent près de 360 000 km² de l’océan. Véritables refuges de biodiversité, ils abritent un quart des espèces marines et font vivre près de 500 millions de personnes. Sous l’effet du changement climatique et des pressions exercées par les activités humaines, leur avenir est plus incertain que jamais. Entre disparition, adaptation et évolution, les recherches scientifiques permettent de mieux comprendre les réponses apportées à ces bouleversements. Face à ces défis, comment agir pour préserver ces écosystèmes essentiels ? Comment imaginer des relations durables entre les sociétés humaines et les récifs coralliens ? Avec Paola Furla, enseignante-chercheuse à l’Université de la Côte d’Azur et co-directrice scientifique de l’expédition Tara Coral, Martin Allessandrini, responsable Plaidoyer et Coopération Internationale à la Fondation Tara Océan.


AGENDA

29 LE JOURNAL DU PALAIS

RENCONTRE

ÉVÈNEMENT

LOGHOFÈTE, OU LE PRÉNOM PERDU

RIVIÈRES ET PEUPLES AMÉRINDIENS : QUEL AVENIR ?

CÉRÉMONIE DE REMISE DES PRIX LITTÉRAIRE ET BD DE LA PORTE DORÉE

MERCREDI 14 OCTOBRE | 19H | AUDITORIUM REPRÉSENTATIONS SUPPLÉMENTAIRES (SCOLAIRES) : JEUDI 15 OCTOBRE | À 10H30 ET 14H30 Avec sa nouvelle création Loghofète, ou le prénom perdu, Fred Nevché propose une forme inédite entre spectacle et podcast vivant autour de l’exil de familles arméniennes, fuyant le même génocide sur les deux rives de la Méditerranée. Parti à la recherche de ses origines, l’artiste Fred Nevché retrouve à Beyrouth l’historienne Diala Lteif. De la quête familiale de l’un et des travaux de recherche de l’autre, est née une performance poétique qui célèbre ces vies aux marges de l’histoire. Loghofète devient alors le symbole de tous ces réfugiés. La représentation est suivie d’une rencontre avec l’équipe artistique Tout public, à partir de 14 ans Durée : 1h

© GUYANE WILD FISH, ADRIEN LALAGUE

© FRÉDÉRIC NEVCHEHIRLIAN

DE DIALA LTEIF & FRED NEVCHÉ

MERCREDI 11 NOVEMBRE | 19H Cette rencontre met en lumière la richesse des rivières guyanaises et leurs liens avec les peuples amérindiens, comme les Wayana, Wayapi, Kali’na ou Arawak. Traditionnellement grands consommateurs de poissons, ils ont peu à peu remplacé leurs arcs par des filets. Cependant, les rivières subissent orpaillage, pollutions et changement climatique, affectant leur alimentation et santé. Malgré des politiques de préservation, leur avenir reste incertain. Avec Pierre-Yves Le Bail, Directeur de recherche à l’INRAE et ancien Président pour le Conseil scientifique du Parc amazonien de Guyane, Françoise Grenand, anthropologue et Guillaume Longin, responsable de la biodiversité à l’antenne du Parc amazonien de Guyane.

CINÉMA

LES VAGUES DANS LES YEUX UNE TRILOGIE DE COURTS-MÉTRAGES DU RÉALISATEUR HAÏTIEN SAMUEL SUFFREN, SUIVIE D’UNE MISE EN POÉSIE PAR JAMES NOËL.

CINÉMA

MASTERCLASS #2 LE TEMPS D’UN PREMIER FILM

MERCREDI 25 NOVEMBRE | 19 AUDITORIUM Quels seront les lauréats des Prix de la Porte Dorée 2026 parmi les romans et bandes dessinées en compétition ? Venez le découvrir lors d’une soirée placée sous le signe de la littérature et de la création, rythmée par des lectures, de la musique, des performances dessinées et des séances de dédicaces. Les lauréats, ainsi que les membres et présidents des jurys, Alice Zeniter pour le Prix littéraire et Emmanuel Lepage pour le Prix BD, seront présents pour célébrer cette nouvelle édition.

Avec : Mia Collins, Marine Klein, Guy Cimpaye, Yamina Zoutat, Anne Luthaud (GREC) et Agnès Jahier (Périphérie). Créée par le GREC et le Musée national de l’histoire de l’immigration, la résidence Horizon(s) accompagne de jeunes cinéastes développant un premier ou un deuxième court métrage autour des thèmes des migrations.

© COEUR_BLEU

© GRANDIR LOIN

Durée : 1h30

MERCREDI 21 OCTOBRE | 19H | AUDITORIUM Réaliser un premier film, surtout sur les migrations, demande du temps. Pourtant, contraintes de production et contexte économique limitent souvent la maturation du projet, l’écriture ou la relation avec les personnes filmées. Comment préserver ce temps créatif ? Cette masterclass réunit les lauréats de la résidence Horizon(s) et la marraine de l'édition 2026 pour partager leurs expériences et échanger sur les défis du premier film. Elle est précédée de la projection de Grandir loin (Mia Collins, lauréate 2025).

Durée : 2h

© CYRIL ZANNETTACCI

SPECTACLE

MERCREDI 18 NOVEMBRE | 19H | AUDITORIUM « Mon père rêvait de partir aux États-Unis. En 1981, lui et une vingtaine de personnes embarquent sur un bateau de fortune en quête du rêve américain. Ils n'y arriveront jamais. De ce fantasme, et de mon histoire personnelle, est née une trilogie : au cœur de chacun d'eux, un être aimé s'en va, laissant derrière lui une famille condamnée à attendre. Comment continuer à vivre lorsque l'absence s’éternise ? » (Samuel Suffren). Projections de Agwe (2022, 17 min), Des rêves en bateau de papier (2024, 19 min) et Cœur Bleu (2025, 15 min). Saluée dans les plus grands festivals internationaux, cette œuvre sensible et lumineuse tisse un récit intime au cœur de l’histoire d’Haïti. Projections suivies d’une rencontre avec le réalisateur, ainsi que d’une mise en poésie par James Noël, poète haïtien et figure majeure de la scène contemporaine. Durée : 2h


LE JOURNAL DU PALAIS 30

VU PAR

LE PALAIS VU PAR MOHAMED MBOUGAR SARR « J'ai découvert le Palais en 2018, lorsque j'y ai reçu mon prix littéraire pour Silence du chœur, avant d’y effectuer une résidence d'écriture. Ce lieu suscite chez moi un mélange de fascination et de malaise. Il raconte la diversité des migrations, la complexité des trajectoires, la façon dont elles croisent l'histoire de France, mais dans un monument construit à la gloire de l'empire colonial. Cette tension est précisément ce qui m'intéresse. Le Palais est le lieu de débats sur la question coloniale, même imparfaits, qu'on aimerait voir plus nombreux dans l'espace public. D’ailleurs, je suis très heureux de participer du 25 au 27 septembre, au festival littéraire Maillage. J’y présenterai ma bibliothèque personnelle et proposerai des rencontres avec quatre artistes qui m'inspirent. Le festival permettra d'attirer dans ce lieu davantage de monde et de conversations. »

BIO EXPRESS Né en 1990 à Dakar (Sénégal), Mohamed Mbougar Sarr vit à Paris, où il a obtenu le prix Goncourt en 2021 pour son roman La plus secrète mémoire des hommes. Il a aussi signé Terre ceinte, Silence du chœur et De purs hommes, où s’entrelacent histoire, politique, mémoire et figures de l’exil. SARR MOHAMED MBOUGAR © ANTOINE TEMPÉ

À VOIR LE FILM INDIGÈNES Découvrez ou redécouvrez ce film culte de Rachid Bouchareb qui, en 2006, donnait enfin un visage aux soldats venus d'Afrique du Nord pour libérer la France.

Indigènes, 2006, photographie par Roger Arpajou © 3B © PALAIS DE LA PORTE DORÉE, COLLECTION MUSÉE NATIONAL DE L'HISTOIRE DE L'IMMIGRATION

Sorti en 2006, Indigènes raconte le destin de quatre tirailleurs nord-africains engagés en 1943 dans l'armée française pour libérer la France du joug nazi. Porté par Jamel Debbouze, Roschdy Zem, Sami Bouajila et Samy Nacéri, le film suit leur parcours de l'Italie jusqu'aux Vosges, mêlant fiction et véracité historique. Rachid Bouchareb filme sans grands effets, montrant ces hommes dans l'attente, la peur, les moments de camaraderie, et l'humiliation qu'ils subissent malgré leur courage.

Avec ce film, le réalisateur souhaitait mettre en lumière des « oubliés » du récit officiel, ces 130 000 soldats d'Afrique du Nord engagés pour libérer la France. Des hommes souvent réduits au rôle de simple « chair à canon » et privés ensuite de leurs droits. Si le réalisateur avait peiné à trouver des financements, le film fut un succès dès sa sortie. Indigènes a dépassé les 2,2 millions d'entrées et a été sélectionné à Cannes où les cinq acteurs ont reçu le Prix d'interprétation. L’impact fut tel qu’il amena le président Jacques Chirac à débloquer

les pensions des anciens combattants coloniaux, gelées depuis des décennies. Vingt ans après sa sortie, Indigènes reste une référence incontournable pour quiconque s'intéresse à la mémoire coloniale au cinéma. C’est d’ailleurs une photo des acteurs au Festival de Cannes 2006 qui ouvre l’exposition Une histoire du cinéma français. Héritages maghrébins, qui débutera au Palais ce 30 octobre (lire le dossier en page 6). Disponible en VOD (Canal VOD, Apple TV, Google Play…) et en streaming payant sur les plateformes.


DU CÔTÉ DES ENFANTS

31 LE JOURNAL DU PALAIS

LE NAGEUR HEUREUX Devant le Palais, tu as sans doute vu le nageur géant qui semble se déplacer au milieu des plantes. Découvre l’histoire de cette sculpture rouge créée par l’artiste Diadji Diop, et retrouve-la à l'entrée du Palais de la Porte Dorée !

« DANS LE BONHEUR »

La sculpture s’appelle « Dans le bonheur ». Diadji Diop est né au Sénégal et il vit en France. Les yeux fermés et le sourire aux lèvres, son nageur a l’air très heureux. L’artiste a imaginé ce personnage en 2009 après la naissance de son premier enfant, pour montrer la grande joie qu’il ressentait.

© CYRIL ZANNETTACCI

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UN NAGEUR GÉANT

Le nageur est vraiment très grand et mesure neuf mètres de long. Tu ne vois que quelques parties de son corps : un talon, un bras, une main, son torse et sa tête. Il ne nage pas dans l’eau, mais à travers les plantes et les fleurs du jardin.

ROUGE COMME LE SANG QUI NOUS RELIE

DESSIN : GRÉGOIRE LEMAÏTRE.

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La sculpture est rouge vif. L’artiste choisit souvent cette couleur pour ses personnages. Elle rappelle le sang et les muscles qui se trouvent sous notre peau et que nous avons tous, quelle que soit notre origine. Le message, c’est que derrière nos différences, nous partageons la même humanité.

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UNE PEAU DE BATEAU

Les sculptures de Diadji Diop sont recouvertes d’une « peau de plastique » appelée résine époxy. On utilise souvent cette matière pour protéger les coques de bateaux, car elle est solide.


VU & ENTENDU AU PALAIS

PRÉPAREZ VOTRE PROCHAINE VISITE ! Nous vous accueillons du mardi au vendredi de 10h à 17h30 et du samedi au dimanche de 10h à 19h. Dernier accès 1 heure avant la fermeture (pour pouvoir vraiment en profiter !). Pour venir jusqu’à nous, les transports en commun ou le vélo, c’est bien ! Métro 8 – Tramway 3a – Bus 46 et 201 – Vélib – station Porte Dorée. Pour toute information : 01.53.59.58.60 ~ 293, avenue Daumesnil – Paris 12e. Pour les personnes à mobilité réduite : accès par une rampe puis élévateur accessible à l’entrée administrative. Nos actus, les bons plans, vos avis ! | palais-portedoree.fr | palaisdelaportedoree | Établissement public du Palais de la Porte Dorée.


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Journal du Palais n°36 - septembre à novembre 2026 by Palais de la Porte Dorée - Issuu