



01 & 02 Soirée de remise des Prix de la Porte Dorée 2025 avec Clara Lodewick (prix BD) et Jakuta Alikavazovic (prix littéraire), 25 novembre 2025.— 03 À 06 Soirée « une (autre) Saint-Valentin », le 14 février.







![]()




01 & 02 Soirée de remise des Prix de la Porte Dorée 2025 avec Clara Lodewick (prix BD) et Jakuta Alikavazovic (prix littéraire), 25 novembre 2025.— 03 À 06 Soirée « une (autre) Saint-Valentin », le 14 février.







Le Palais de la Porte Dorée vous invite à un printemps placé sous le signe de l'engagement et du partage. En mars, nous célébrerons avec fierté la 10e édition du Grand Festival de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, en transformant le Palais, pendant six jours, en une scène ouverte et gratuite, où se succèderont spectacles, films et rencontres.
Mars sera aussi le dernier mois pour découvrir notre grande notre exposition-monde Migrations et climat. Ne manquez pas cette traversée immersive qui lie, avec force et humanité, les bouleversements écologiques aux destins du vivant. Et au Musée, l’exposition permanente a désormais ses catalogues où vous pourrez découvrir l’étendue de nos collections acquises depuis 20 ans, entre art contemporain, objets intimes et traces de notre histoire commune.
Enfin, de la commémoration nationale des mémoires de l'esclavage à des projets de médiation hors-les-murs à Bondy, le Palais continue de tisser des liens entre notre histoire et notre présent.
Bonne lecture !
Constance Rivière
Directrice générale
Directeur de la communication, des publics et de la RSO : Benjamin Béchaux
Responsable de la communication et du numérique : Alexia Peronnet
Chargée de la communication : Marie Fleury
Rédactrice :
Elodie De Vreyer
Maquette : Sandy Chamaillard


4 LES ACTUS DU PALAIS
Le Palais prend ses quartiers à Bondy
6 DOSSIER
24 heures dans les coulisses du Palais
13 PORTRAIT
Clara Lodewick, Naturaliste
14 AGENDA
22 LE PALAIS VU PAR...
Mamadou Dembele
23 DU CÔTÉ DES ENFANTS
Le kwassa-kwassa
24 VU & ENTENDU AU PALAIS
Le Palais croqué par Singeon


Le 23 mai, vibrez au bal de Wanjiru Kamuyu ! Une union chorégraphique entre Afrique de l’Est et France au Forum du Palais. À ne pas manquer.
Voir page 18



Retrouvez les trois catalogues des fonds du Musée national de l’histoire de l’immigration : histoire, témoignages et société, et art contemporain. Les milliers d’œuvres qui constituent les collections y sont réparties et témoignent de l’extraordinaire richesse et diversité de l’histoire de l’immigration en France.


Un jumelage
culturel de trois ans unit la ville de Bondy et le Palais de la Porte Dorée. Un partenariat fondé sur les allersretours entre le Palais et le territoire, pour favoriser l’accès de tous les publics à la culture.
La Ville de Bondy et le Palais de la Porte Dorée sont engagés dans un jumelage de trois ans avec une ambition partagée : multiplier les passerelles entre le Palais et le territoire afin de favoriser l’accès de tous à la culture.
Les 12 et 13 juillet derniers, cette dynamique a pris une forme très concrète autour de l’exposition Banlieues chéries
À cette occasion, les visites étaient assurées par des jeunes de Bondy. Formés en amont par les équipes de médiation du Palais, ils ont proposé au public un regard singulier sur « la » banlieue — le leur — nourri de récits personnels et d’expériences vécues. Cette initiative a constitué le temps fort d’un programme de jumelage culturel plus large entre le Palais et la ville, soutenu par la Préfecture Régionale d’Île-de-France. Ce partenariat, qui se déploie jusqu’en 2027, se traduit par de nombreuses actions, au Palais comme hors-les-murs. Il vise à sensibiliser les jeunes et les familles fréquentant les trois Maisons de quartier de Bondy, sa Mission locale et sa MicroFolie, le musée numérique de la ville. « Les actions se construisent avec les acteurs locaux », explique Lieko Lelong, directrice adjointe en charge des publics et de la RSO au Palais. « Habituellement, nos projets hors-les-murs passent
par une association ou une école. Ici, nous travaillons à l’échelle d’une ville entière. C’est une première pour nous. » En 2026, cette dynamique se poursuivra avec un nouveau projet de médiation. Des enfants de 9 à 11 ans présenteront en juin la version itinérante de Migrations et climat à leurs camarades, à leurs parents et à leurs enseignants. Après une visite de l’exposition au Palais, les enfants seront formés par les médiateurs de l’Établissement. Pour ceux qui participent à l’accompagnement à la scolarité proposé par la Maison de quartier Sohane, l’expérience est aussi nouvelle que valorisante.
« Ils découvrent un métier, acquièrent des connaissances et gagnent en aisance à l’oral, souligne Yanis Ouis, coordinateur éducatif de la structure. Mais c’est aussi une manière de changer le regard porté sur les musées, que beaucoup de familles pensent encore ne pas être faits pour elles. »
C’est le nombre d’éditions du Grand Festival, que le Palais célèbre cette année. Du 17 au 22 mars, spectacles, projections, lectures, performances et ateliers invitent le public à vibrer au rythme de cet événement devenu un rendez-vous incontournable. Chaque mois de mars depuis 2017, l’Établissement se transforme en scène ouverte autour d’un thème toujours d’actualité : la lutte contre les préjugés racistes et antisémites. L’ADN de l’événement n’a pas changé. Le Grand Festival met en lumière des artistes de tous horizons et de toutes disciplines, dans un esprit d’ouverture et de partage. Entièrement gratuit, il s’adresse aussi bien au grand public qu’aux établissements scolaires, grâce au financement
LES POISSONS
de la DILCRAH (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+). Pour cette édition anniversaire, les équipes du Palais ont imaginé une programmation particulièrement riche, avec une place importante accordée au théâtre et plusieurs propositions inédites. Parmi les temps forts : une installation immersive inspirée du livre Noire de Tania de Montaigne, ainsi que la lecture de poèmes récemment publiés de l’universitaire et militante du féminisme noir bell hooks. Le festival s’achèvera par un spectacle festif et participatif du chorégraphe Mehdi Kerkouche. Alors, on danse ?
Plus d’infos en page 12.

!
Ils dorment, mais pas comme nous. Déjà, vous ne les verrez pas les yeux fermés à l’aquarium :

La couleur rouge intense de ce petit poisson d’eau douce ne passe pas inaperçue dans le bac des paysages d’eau douce. Le Betta mulyadi, anciennement appelé Betta api api, est originaire des forêts de Bornéo (Indonésie) où il vit dans des zones marécageuses. Ce poisson carnivore de trois à quatre centimètres y est menacé notamment par l'expansion des plantations de palmiers à huile qui détruisent son habitat.
L’animal appartient à la famille des Bettas ou poisson combattant, qui regroupe plus de 70 espèces. Son cousin le Betta splendens est très connu des aquariophiles pour ses couleurs vives, ses nageoires en forme de voiles et surtout son comportement : les mâles ne se supportent pas. En Thaïlande, sa région d’origine, des combats sont même organisés !
En plus de leurs branchies, les Bettas possèdent un autre organe respiratoire appelé labyrinthe qui leur permet de respirer l’oxygène atmosphérique. Cela leur offre la possibilité d’évoluer dans des eaux très pauvres en oxygène et même de survivre quelques heures hors de l’eau.
les yeux ouverts. Le sommeil des poissons ressemble plutôt à une phase de repos ou de sommeil léger : leur activité ralentit, leurs mouvements deviennent plus lents. Certains poissons restent immobiles sur le fond ou dans un abri, d’autres nagent lentement, et certaines espèces comme le poisson-perroquet sécrètent même un cocon de mucus pour se protéger des prédateurs.
Les poissons communiquent beaucoup.
VRAI - Vous êtes-vous déjà demandé comment les bancs de poisson pouvaient se déplacer de façon aussi synchronisée ? C’est qu’ils détectent les infimes vibrations émises par leurs congénères grâce à un organe sensoriel appelé « ligne latérale ». Ces vibrations sont l’un des moyens de communication des poissons mais il en existe trois autres qui démontrent une vie sociale complexe. Beaucoup d’espèces
produisent des sons. Grognements, claquements, bourdonnements permettent notamment d’attirer un partenaire, de montrer qu’on est le chef, de défendre un territoire ou de synchroniser des comportements de groupe. Ces sons sont émis par la vibration de la vessie natatoire ou par le frottement d’os. Autre mode de communication : l’émission de molécules chimiques comme les phéromones. Ces dernières transmettent des informations telles que la présence de prédateurs, le moment de la reproduction et même l’état de santé d’un congénère. Enfin, la communication peut être avant tout visuelle. Chez les cichlidés des lacs africains visibles à l’Aquarium tropical, les mâles modifient leurs couleurs et adoptent des postures spécifiques pour attirer les femelles ou intimider des rivaux. Quant au mérou, c’est en bougeant la tête qu’il lance une chasse en coopération avec la murène.
Du mardi au vendredi, de 10h à 17h30. Le samedi et le dimanche, de 10h à 19h.
Ils font vivre le Palais, le bâtiment et sa programmation tout au long de l’année. Des équipes de nettoyage aux régisseurs, des aquariologistes aux agents de sûreté, découvrez les hommes et les femmes qui travaillent, parfois dans l’ombre, pour faire de vos visites au Palais des moments inoubliables.
7h30 - Prière de se déchausser
Au Palais, chaque matin, les équipes de nettoyage sont les premières à entrer en scène. Au programme quotidien : le nettoyage des sanitaires et des moquettes de l’Aquarium tropical, celui des vitres, ainsi que le dépoussiérage des expositions temporaires et permanentes. Pour les autres tâches, on attend le lundi, jour de fermeture. Un protocole de nettoyage précis a été établi, que Fatma El Kéfi, chargée de maintenance et d’exploitation, vérifie régulièrement. À commencer par l’obligation d’enfiler des surchaussures ou de pénétrer pieds nus dans les salons Afrique et Asie, afin de protéger les sols classés, — comme le reste des deux pièces — , au titre des Monuments historiques.
9h30 - Visite médicale
À l’Aquarium tropical, les aquariologistes finissent leur inspection quotidienne. Comme ses cinq collègues, Michel Lestin vérifie l’état des pensionnaires et des aquariums. Un poisson de récif qui semble malade est pêché à l’épuisette : direction la salle de quarantaine. C’est ici que les animaux sont isolés, lorsque nécessaire, pour bénéficier de soins plus approfondis.




Les aquariologistes y placent aussi les poissons en danger critique ou disparus dans la nature, dont ils veulent favoriser la reproduction, commele Ptychochromisinsolitus, un poisson d’eau douce malgache. De son côté, Sarah Chaix prépare le déplacement de l'anguille électriqueverslasectionGuyane.
9h40 - La photo de la journée « J’ai remarqué que de nombreux visiteurscherchaientàtouchercette œuvrefragile.Nefaudrait-ilpasinstaller un message devant ? » Dans leHalld’honneur,commechaque matin, les équipes de l’accueil et de la sécurité dressent le bilan de la veille. Puis Solène Esperon, cheffe du service de l’accueil et de l’expérience de visite, présente le programme de la journée avec l’ouverture des portes à 10 h : fréquentation attendue, événements exceptionnels—concert,privatisation de salle… Ce soir-là, l’Établissement accueille un Mercredi de la Porte Dorée consacré à un sujet d’actualité. La journée s’annonce dense !
10h20 - En veille sur l’actu
Au centre de ressources Abdelmalek Sayad, Siré Diaw achève
sa veille documentaire. Une exposition consacrée aux discriminations se prépare, et le responsable de la collection documentaire ré-
Candon. Le chargé des opérations immobilières rencontre chaque semaine les entreprises de travaux. L’architecte en chef des Monu-
« Nous établissons en amont un déroulé avec les invités, mais il arrive souvent qu’ils sortent de ce cadre. Mon métier, c’est aussi de m’adapter sans paniquer ! »
colte régulièrement les ressources et informations susceptibles de nourrir la réflexion des commissaires. Siré Diaw enchaîne avec sa deuxième mission du jour : décortiquer un fonds légué par un donateur. Il crée une fiche pour chaque document. Le centre de ressources est une référence nationale sur l’histoire, la mémoire et les cultures de l’immigration et accueille de nombreux chercheurs et étudiants.
10h30 - Des chantiers sous surveillance La réunion de chantier hebdomadaire s’achève pour Clément
ments historiques qui contrôle les travaux dans des bâtiments classés comme le Palais, est également présent. Entamés durant l’été 2025, les travaux d’étanchéité de la toiture et du péristyle doivent cohabiter avec le fonctionnement du Palais. L’accueil d’un défilé de mode va contraindre les entreprises à mettre au placard le marteau-piqueur le temps d’une journée. Elles discutent avec Clément de l’organisation qui leur permettra de rester dans les délais. Le chantier doit s’achever fin octobre et signera la fin d’une série de gros travaux extérieurs pour le bâtiment.
12h - Un livre et un sandwich C’est avec un chariot de courses rempli de livres que Gladys Marivat arrive dans la salle où se réunit le comité de lecture du Palais. On y trouve les ouvrages et BD que la responsable cinéma et littérature soumet à la lecture de ses collègues durant la pause de midi. Ils sont une trentaine de volontaires à lire et discuter de leurs coups de cœur pour établir la sélection des Prix littéraire et BD du Palais, ensuite soumise à un jury. Dès qu’un titre a été lu par deux personnes, Gladys Marivat en fait une présentation objective avant de lancer un débat souvent animé, avec une grande diversité de points de vue. L’an dernier, elle a proposé au comité plus de 80 œuvres évoquant les migrations, l’exil et les identités plurielles.
14h - Repérages techniques Dans une salle du Musée, Émilie Augier, cheffe du service des expositions, et le scénographe Maciej Fiszer échangent sur les aménagements à réaliser dans le cadre de la prochaine exposition temporaire. Aux origines [juin-août 2026] veut mettre
en lumière les mécanismes de discrimination qui traversent le quotidien des jeunesses européennes en croisant des données scientifiques et les regards d’artistes contemporains. Pour mettre en valeur les œuvres, le scénographe a imaginé un décor sobre et très aéré. Des socles à l’éclairage, en passant par les cimaises auxquelles sont accrochées les œuvres, les entreprises s’engagent à réutiliser au maximum le matériel existant.
14h50 - Penser à hauteur d’enfant
« Il faut que l’œuvre soit visuellement forte, assez importante par sa taille, colorée, facile à expliquer et située dans un espace accessible. » Au service de la médiation et des ressources pédagogiques, la responsable Sophie Hervet a lancé avec le service des expositions le choix des œuvres qui expliqueront Aux origines à hauteur d’enfant. Cinq à six cartels seront rédigés pour les plus jeunes, comme lors de chaque exposition. Le service,
qui regroupe cinq médiateurs et deux professeurs-relais, produit régulièrement de nouvelles activités. La préparation d’un quiz sur les stéréotypes et les discriminations dans le cadre d’Aux origines et destiné aux classes de collège, est sur le feu !
16h - Prévision et improvisation en régie
« Test micro » : Arthur Bijot, le régisseur du Palais, peaufine la préparation du Mercredi de la Porte Dorée qui va se dérouler le soir même à l’auditorium. Ce soir, la question du son est particulièrement importante : un joueur de oud se produira tandis qu’une lectrice lira un texte en même temps. Durant l’événement, c’est Arthur qui projette les images, gère les micros, éclaire les intervenants selon leurs souhaits. Il sourit : « Nous établissons en amont un déroulé avec les invités, mais il arrive souvent qu’ils sortent de ce cadre. Mon métier, c’est aussi de m’adapter sans paniquer ! »


16h45 - Les œuvres voyageuses
C’est un tapis de laine dont des parties usées dessinent la carte du monde. Dans les réserves du Musée, Marie-Odile Klipfel inspecte avec attention Bukhara (Red and White) de l’artiste libanaise Mona Hatoum. L’œuvre va être prêtée et nécessite d’établir au préalable un constat. « Elle est en bon état et ne nécessite pas de restauration préalable. Nous allons juste demander à l’emprunteur de s’engager à un dépoussiérage avant et après l’exposition », résume la régisseuse des collections. Plus de 9 500 œuvres, réparties dans trois fonds (Histoire, Témoignages et société, Art contemporain), composent la collection du Musée. Celle-ci s’étoffe chaque année avec des dons et des acquisitions.
17h30 - Une vigilance 24h/24
Les agents de sûreté dirigent les derniers visiteurs vers les portes de sortie. Une vingtaine de personnes travaillent au Palais pour protéger les personnes et les biens contre des actions malveillantes (sûreté) ou les risques incendie (sécurité). Les agents de surveillance présents dans chacune des salles ouvertes au public rejoignent le PC sécurité et leur chef, Ronald Francisquin et son adjoint, Sidy Doucara. La journée n’est pas finie pour tous, car il faut accueillir le public du Mercredi de la Porte Dorée qui commence à 19h. Une fois l’événement passé, le bâtiment n’est pas encore tout à fait vide. Dans le PC sécurité, connectée aux alarmes incendie, intrusion et vidéosurveillance, l'équipe de sécurité incendie veille toute la nuit sur le Palais.

Un parking et un banc public dans une ville proche de Bruxelles. C’est là, dans l’ennui et le désœuvrement, que vit le jeune mineur afghan raconté par Clara Lodewick dans Moheeb sur le parking(1) . Avec cet album, lauréat du dernier prix BD de la Porte Dorée, la jeune autrice belge s’attache à un sujet rarement traité : la longue période d’incertitude qui suit le dépôt d’une demande d’asile. « Je ne me sentais pas légitime à évoquer l’avant, le parcours de migration, explique Clara Lodewick, 28 ans. J’ai préféré raconter la souffrance psychologique qui découle de l’attente des papiers, ainsi que l’insécurité financière et affective qui l’accompagnent. »
Le jury du prix BD, par l'intermédiaire de son président Fabien Toulmé, a souligné l’originalité de cette approche et son traitement naturaliste, « comme une caméra posée dans un coin de cette banlieue ». En effet, sous le crayon de Clara Lodewick, le parking devient une scène de théâtre à ciel ouvert où les personnages entrent et sortent. Autour de Moheeb, dont le passé n’affleure que par bribes, il y a Hugo, l’ami footeux ; la très maternelle Sandrine ; Qaïs, le sans-papier amoureux d’une Belge ; Souad, la responsable associative. Mais aussi un groupe d’hommes hostiles aux étrangers et qui menace
Lauréate du prix BD 2025 avec Moheeb sur le parking, l’autrice belge
Clara Lodewick pose un regard sensible et original sur la vie de mineurs en attente de papiers. Rencontre.

régulièrement le jeune
Afghan. Si Clara Lodewick s’est « autorisée » à raconter, c’est que l’album s’inspire d’une situation bien réelle. À 17 ans, elle voit des sanspapiers afghans occuper, à Bruxelles, l’église du Béguinage, voisine de son école. « Ils étaient 400. J’ai commencé
à sécher les cours pour soutenir le mouvement. » Elle leur propose des ateliers de dessin, sert de traductrice franconéerlandaise et manifeste pour leur régularisation. Onze ans plus tard, malgré un déménagement et l’amenuisement du comité de soutien, l’artiste a gardé le contact
avec certains de ses amis. L’écriture de cet album, dit-elle, relevait d’un devoir moral : « Mon but n’est pas de convaincre, mais, a minima, de faire du bien aux gens concernés. » Elle n’a pas demandé à ses amis s’ils avaient apprécié « par pudeur, je n’ose pas ». En revanche elle savoure les remerciements des travailleurs sociaux et le prix reçu au Palais. « Ça légitime mon travail, mais c’est aussi une reconnaissance : ça montre que la vie de ces personnes compte », commente-t-elle.
La multiplicité des regards était déjà au cœur de Merel, son premier album, chronique d’un harcèlement rural en Flandre, parue en 2022. Cette fille d’un scénariste et d’une coloriste de BD a su très tôt qu’elle en ferait son métier. « J’y trouve une liberté qui me convient tout à fait. » Enfant, elle s’émerveillait de voir son père travailler au chaud depuis chez lui.
Aujourd’hui, c’est à Tournai, où elle vit, qu’elle planche sur ses deux prochains projets : le scénario d’une histoire fantastique avec Andréa Delcorte au dessin, et une série mettant en scène une famille d’aujourd’hui. En Flandre, toujours.
1. Paru aux éditions Dupuis, 29,95 €.

À l’occasion de la semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l'antisémitisme, le Grand Festival revient pour sa 10e édition du 17 au 22 mars 2026. Au programme : cinéma, spectacles de danse et de théâtre, expériences en réalité virtuelle, performances littéraires et musicales inédites.
Gratuit sur réservation. Retrouvez toute la programmation sur palais-portedoree.fr
Le Grand Festival est organisé avec le soutien de la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT+ (DILCRAH).
THÉÂTRE
GRANGEAT ET TAL REUVENY TRÉTEAUX DE FRANCE

MARDI 17 ET MERCREDI 18 MARS 10H30 ET 14H GALERIE JARDIN REPRÉSENTATIONS SCOLAIRES
Taym, 9 ans, arrive en France avec ses parents après avoir fui la violence dans son pays, la Syrie. Confronté à la langue française qu’il ne comprend pas, il s’enferme dans le silence. Parler, pour quoi faire ? De toute façon, personne ne le comprendrait. Face au mutisme du petit garçon, sa famille, ses camarades et ses enseignants tentent de l’accompagner.
Chacun à leur manière, ils le guident sur le chemin d’une nouvelle culture qui viendrait s’additionner à l’ancienne, sans la remplacer.
À l’heure où tant d’enfants traversent des frontières et doivent se reconstruire dans une nouvelle culture, ce spectacle interroge notre rapport à l’autre tout en portant un message d’espoir : celui qu’entre deux rives, on peut construire des ponts.
Texte : Simon Grangeat
Mise en scène : Tal Reuveny
Avec : Omar Salem
Production : Tréteaux de France, Centre dramatique national
La représentation sera suivie d’un échange avec l’équipe artistique.
À partir de 9 ans
Durée : 1h

THÉÂTRE
CIE (S)-VRAI
STÉPHANE SCHOUKROUN ET JANA KLEIN

MARDI 17 ET JEUDI 19 MARS 14H30 AUDITORIUM
REPRÉSENTATIONS SCOLAIRES
VENDREDI 20 MARS 20H AUDITORIUM
Notre histoire (se répète) est une autofiction drôle et émouvante qui tente de saisir ce que l’on peut transmettre à la génération future de nos identités mouvantes et d’une histoire commune. C’est la tentative de Jana et Stéphane –une Allemande et un Juif séfarade – de rejouer un spectacle créé en 2020 qui parlait de leur vie de couple mixte traversée par les fracas du 20e siècle dont la Shoah. Aujourd’hui, l’actualité géopolitique, la montée de l’antisémitisme et des fake news ont balayé leurs repères.
Dans cette nouvelle pièce, Jana Klein et Stéphane Schoukroun continuent d’explorer les effets de la désinformation, des dogmatismes et de la mémoire sélective qui traversent nos sociétés autant que nos amours. Ce spectacle montre l’impact de l’actualité sur l’intimité d’un couple tout en interrogeant avec force la manière dont la rupture de dialogue fragilise nos liens communs.
Conception, écriture, mise en scène et interprétation : Jana Klein et Stéphane Schoukroun
La représentation sera suivie d’un échange avec l’équipe artistique. À partir de 14 ans
Durée : 1h20


MERCREDI 18
VENDREDI 20 MARS 14H30 AUDITORIUM REPRÉSENTATIONS SCOLAIRES
Début du XXe siècle, dans le nord de l’Italie, à Ughettera. Le quotidien dans cette région étant devenue très difficile, la famille Ughetto rêve de tout recommencer à l’étranger. Selon la légende, Luigi Ughetto traverse alors les Alpes pour entamer une nouvelle vie en France, changeant à jamais le destin de sa famille.
À travers des marionnettes en pâte à modeler et des images d’archives, le réalisateur Alain Ughetto raconte l'exil de sa famille italienne vers la France. Conçu comme un dialogue fictif avec Cesira, sa grandmère, il partage leur quotidien dans la pauvreté, les chantiers pénibles de l'autre côté de la frontière, l’exil en Ariège, les insultes et le racisme auxquels sa famille fait face. Récompensé au Festival International du Film d’Animation d'Annecy en 2022, Alain Ughetto délivre ici un témoignage sublime du vécu de ces générations de migrants italiens empreint de poésie et de nostalgie.
Hédia Yelles-Chaouche, attachée de conservation au Musée national de l’histoire de l’immigration, viendra présenter les personnages et décors du film acquis dans les collections du Musée.
À partir de 9 ans
Durée : 1h10
THÉÂTRE


JEUDI 19 MARS 20H AUDITORIUM
JEUDI 19 ET VENDREDI 20 MARS 10H15 AUDITORIUM REPRÉSENTATIONS SCOLAIRES
L’autrice, metteuse en scène et actrice Sultan Ulutas Alopé est née à Istanbul d’une mère turque et d’un père kurde. La pièce est inspirée de sa propre vie : une jeune femme récemment immigrée en France décide, en attendant sa carte de séjour, d’apprendre la langue maternelle de son père. Un voyage vers les zones d’ombre de son passé débute alors. En apprenant cette langue longtemps interdite dans son pays natal, elle questionne son identité, le rapport à son père et le racisme quotidien avec lequel elle s’est construite en tant qu’enfant. Que produit le racisme dans l’intimité des êtres ?
Peut-on dissocier la violence au sein d’une famille de celle de la société dans laquelle elle s’est construite ?
Sultan Ulutas Alopé nous livre dans ce seul en scène un récit intime, poétique et bouleversant.
Texte, conception, jeu, mise en scène : Sultan Ulutas Alopé
La représentation sera suivie d’une rencontre avec l’artiste.
À partir de 14 ans Durée : 1h
EXPÉRIENCE IMMERSIVE
STÉPHANE FOENKINOS ET PIERRE-ALAIN GIRAUD
D'APRÈS LE LIVRE DE TANIA DE MONTAIGNE

SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 MARS À 11H, 11H45, 12H30, 14H, 14H45, 15H30, 16H15, 17H ET 17H45 ATELIER 5
À Montgomery, Alabama, le 2 mars 1955 dans le bus de 14h30, Claudette Colvin, 15 ans, refuse de céder sa place à un passager blanc. Malgré les menaces, elle reste assise. Après avoir été jetée en prison, elle décide d'attaquer la ville et de plaider non coupable. Personne n'avait jamais osé faire ça. Et pourtant, personne ne se souviendra de son nom. Adaptée d'un essai biographique écrit par Tania de Montaigne, l’installation Noire invente une nouvelle forme de spectacle en fusionnant technologies immersives et narration documentaire. Une plongée saisissante dans l'Amérique ségrégationniste qui connait un succès exceptionnel depuis sa création au Centre Pompidou en 2023.
Tout public, à partir de 12 ans Durée : 30 min

CONCERT DESSINÉ
JOHANN G. LOUIS, LEÏLA DUCLOS ET GILLES COQUARD

D’inspiration autobiographique, Manouche Manouche de Johann G. Louis est une BD lumineuse qui raconte les réactions des habitants face à l’installation de tsiganes aux abords d’un village. Imprégnée de la nostalgie des années 1980, l’histoire navigue entre racisme et fascination, découverte des origines cachées de l’auteur et de son homosexualité. Pour cette performance inédite, Johann G. Louis réalise un dessin live et invite des musiciens de jazz manouche à s'emparer de ses planches pour les faire swinguer.
Dessin : Johann G. Louis Guitare et skat (voix) : Leïla Duclos Contrebasse : Gilles Coquard
La performance sera suivie d’une dédicace.
Tout public, à partir de 12 ans
Durée : 1h incluant une rencontre avec l’équipe artistique
ATELIER

SAMEDI 21 MARS 15H30 SALON DES LAQUES
L’arpentage littéraire est une technique de lecture collective qui a émergé de la culture ouvrière et des méthodes d’éducation populaire. Elle consiste à diviser un livre en autant de parties que de participants que chacun lit individuellement. Ensuite, les membres du groupe se réunissent pour engager une conversation sur leurs lectures, tenter de reconstituer l’œuvre et d’en comprendre le sens. Cet atelier sera animé par l’autrice Lucy Mushita. Née en Rhodésie du Sud, actuel Zimbabwe, en plein apartheid, l’écrivaine a mené une vie d’expatriée en France, aux États-Unis et en Australie. Son œuvre explore avec finesse et humanité les thématiques de l’exil, des identités plurielles et du racisme ordinaire. Après une lecture en silence d’un ouvrage maintenu secret, les participants reconstitueront les situations, les dialogues, les sentiments des personnages pour appréhender collectivement ce qui se joue, des deux côtés, au cours d’une agression raciste.
L'arpentage littéraire sera suivi d'une dédicace.
À partir de 15 ans Durée : 2h
PERFORMANCE-LECTURE

On croyait tout connaître de bell hooks, cette universitaire, militante, théoricienne du black feminism et autrice d'essais majeurs incontournables sur la notion d'intersectionnalité et le combat des femmes. Grâce au travail des éditions Les Prouesses et de la traductrice Sika Fakambi, nous découvrons pour la première fois ses poèmes. Élégie des Appalaches raconte son Amérique à elle, intime et méconnue, proche de ces montagnes qui vont du Canada à l'Alabama, rarement associées à l'expérience noire. Le recueil, dont la couverture est illustrée par Maya Mihindou, s'achève avec la postface de Mélissa Laveaux, qui fait le lien entre les États-Unis et Haïti, le rapport à la terre, aux ancêtres, aux grand-mères. Réunies sur scène, ces artistes et femmes de lettres donnent naissance à une version bilingue des poèmes de bell hooks et les magnifient dans une performance mêlant musique, lecture et couture. Un spectacle inédit pour la journée mondiale de la poésie !
Tout public
Durée : 1h


DANSE

DIMANCHE 22 MARS 16H PARVIS, HALL ET FORUM
D’abord connu comme danseur aux côtés d’artistes de la scène pop tels que Christine and the Queens, puis chorégraphe pour Angèle, Mehdi Kerkouche s’est imposé en quelques années comme une figure incontournable de la danse contemporaine en France et en Europe. Fondateur de la compagnie EMKA, il développe une écriture chorégraphique énergique et poétique, nourrie par le dialogue entre styles et disciplines. À la tête du Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne | EMKA depuis trois ans, il porte un projet ambitieux fondé sur trois valeurs essentielles : créer, rassembler, partager. Il y défend une danse ouverte, inclusive et festive, pensée comme un langage universel. En clôture du Grand Festival, Mehdi Kerkouche et ses danseurs investissent le Palais avec des extraits de spectacles et un cours de danse XXL accompagné d’un DJ set de Lazy Flow.
Un moment fédérateur ouvert à toutes et tous !
Tout public
Durée : env. 2h
INFOS PRATIQUES
Mardi > vendredi de 10h à 17h30 > Samedi et dimanche de 10h à 19h
Dernier accès 1h avant la fermeture.

Migrations & climat
Comment habiter notre monde ?
JJUSQU'AU 5 AVRIL 2026
Pour la première fois, le Palais de la Porte Dorée déploie dans l’ensemble de ses espaces, Musée et Aquarium, une exposition monde : Migrations & climat. Celle-ci explore les dynamiques des migrations humaines mais aussi du vivant qui sont liées au dérèglement climatique.
Plus de 200 photographies documentaires, oeuvres d’art dont certaines inédites, témoignages, vidéos, infographies et installations sont rassemblés pour une expérience de visite documentée, incarnée et sensible.
Les créations d’artistes internationaux comme Lucy + Jorge Orta, Inès Katamso, Margaret Wertheim, Ghazel ou encore Quayola, dialoguent avec les enjeux propres à différentes parties du monde, ici mises en lumière, du Sénégal aux Îles du Pacifique en passant par le Groenland ou bien sûr la France. Le parcours donne à voir et à entendre, dans leur diversité, des réalités souvent méconnues de nous comme des populations directement concernées.
En croisant les regards artistiques, scientifiques et citoyens, Migrations & climat éclaire un débat de société majeur, invitant à replacer l’humain et le vivant au coeur des préoccupations climatiques, culturelles et sociales et à imaginer collectivement des réponses face aux bouleversements en cours.
Informations et réservation : palais-portedoree.fr
Exposition permanente
Plongez dans trois siècles d’histoire de France à travers les migrations, de 1685 à nos jours. L’exposition permanente du Musée national de l’histoire de l’immigration propose un parcours chronologique, thématique et sensible, jalonné de onze dates repères. Elle met en lumière les échanges de populations, les luttes, les controverses et les contributions culturelles qui ont façonné notre société.
Sur 1800 m², près de 600 œuvres et objets – peintures, photographies, documents d’archives et administratifs, objets personnels, créations contemporaines – racontent des destins singuliers d’immigrés et illustrent les soubresauts de l’Histoire. Une approche à la fois historique et émotionnelle, pour explorer une histoire commune, intimement liée à l’immigration, et réfléchir aux enjeux contemporains.
Informations et réservation : palais-portedoree.fr
INFOS PRATIQUES TARIFS VISITES GUIDÉES
Tarif plein : 16 €
Tarif réduit : 13 €
Réservation fortement recommandée sur palaisportedoree.fr

LE PALAIS ET SON ARCHITECTURE ART DECO

DIMANCHES 29 MARS, 26 AVRIL ET 24 MAI 16H
Découvrez ce monument classé, unique en son genre : son style architectural Art déco, sa richesse artistique mais aussi sa singularité. Avec votre guide, vous saurez tout sur les grands noms de l'Art déco (Eugène Printz, Jacques Émile Ruhlmann, Raymond Subes, etc.) et leurs techniques qui ont façonné le Palais.
Durée : 1h30

DIMANCHES 12 AVRIL ET 10 MAI 16H
Explorez le Palais de la Porte Dorée pour comprendre l’histoire de ce monument unique. Une traversée dans le temps pour resituer le contexte historique de l’Exposition coloniale de 1931, décrypter les représentations et le récit colonial des fresques et du bas-relief et parcourir l’histoire complexe de ce lieu.
Durée : 1h30
SAMEDIS 7 MARS, 4 ET 18 AVRIL ET 16 MAI 14H30
Lors de cette visite guidée, découvrez le Musée national de l’histoire de l’immigration. Documents d’archives, photographies, parcours de vie, art contemporain sont rassemblés dans un parcours chronologique qui vous montre comment l’histoire de l’immigration est une composante indivisible de l’histoire de France.
Durée : 1h30
DIMANCHE 8 MARS 14H30
Quelle est la place des femmes dans l’histoire de l’immigration ? Le phénomène est souvent méconnu, les femmes ont pourtant migré de tout temps. À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, partez à la rencontre des récits et portraits de ces figures qui illustrent l’histoire des mouvements migratoires aux représentations souvent erronées ou effacées.
Durée : 1h30
SAMEDI 23 MAI 14H30
À l’occasion de la commémoration de la « Loi Taubira » adoptée le 10 mai 2001, qui reconnait la traite et l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, le Musée national de l’histoire de l’immigration propose une visite sur les liens entre esclavage et immigration dans l’histoire de France, en collaboration avec la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage.
Institutionnalisé en France à partir de 1685, l’esclavage a généré des migrations forcées d’hommes, de femmes et d’enfants, dont les héritages humains, culturels et mémoriels ont marqué les migrations au sein de la société française jusqu’à aujourd’hui. Luttes contre le racisme et les discriminations, combats pour la mémoire et les droits sont les héritages de cette histoire.
Durée : 1h30
LE MUSÉE EN FAMILLE
SAMEDIS 7 MARS, 11 AVRIL ET 16 MAI 10H30 EN FAMILLE DÈS 7 ANS
Au Musée, une valise pleine de surprises attend les enfants ! Objets du quotidien, jouets ou souvenirs racontent des parcours de vie et de migration. La visite se poursuit par un quiz interactif dans le Petit amphithéâtre : un moment ludique pour découvrir l’origine géographique des objets qui nous entourent.
Durée : 1h30
AU MUSÉE ET À L’AQUARIUM SAMEDIS 14 ET 28 MARS 14H30
Laissez-vous guider dans l’exposition Migrations & climat au Musée et à l’Aquarium. Au travers de plus de 200 photographies documentaires, œuvres d’art, témoignages, vidéos, infographies et installations, explorez les dynamiques des migrations humaines mais aussi du vivant liées au dérèglement climatique.
VISITE EN LSF SAMEDI 14 MARS 11H
Visite en Langue des Signes Française, réservée aux personnes qui maitrisent la LSF.
Durée : 1h30
AQUARIUM

SAMEDIS 21 MARS ET 25 AVRIL 10H30 EN FAMILLE, DÈS 7 ANS
Découvrez les richesses de l’Aquarium tropical en famille en suivant un jeu de piste. Énigmes, jeux et questions vous mènent d’espèce en espèce jusqu’à la surprise finale ! Une immersion ludique au cœur de la biodiversité aquatique.
Durée : 1h30
TOUS LES WEEK-ENDS DE 14H À 18H
Venez à la rencontre de nos médiateurs pour profiter d’un éclairage sur nos collections et thématiques, le temps d’une micro-visite. Vous en saurez davantage sur la préservation des espèces à l’Aquarium tropical, la richesse et la variété des parcours migratoires au Musée, ou encore l’héritage colonial du bâtiment au style Art déco.
Durée : 20 minutes
Départ à 15h30, 16h15 et 17h à l’Aquarium
Départ à 14h30, 15h30, 16h30 et 17h30 au Musée ou autour du Monument.
Gratuit avec un billet d’entrée, sans réservation.
Des ateliers créatifs en famille pour apprendre tout en s’amusant !
INFOS PRATIQUES
TARIFS
ATELIERS : Tarif plein : 16 € Tarif réduit : 13 €
Ateliers 3-5 ans (1 adulte accompagnateur obligatoire)
Réservation en ligne fortement recommandée sur palaisportedoree.fr
AQUARIUM SAUVE
SAMEDIS 14 MARS ET 4 AVRIL, MERCREDI 4 MARS 10H30 3-5 ANS
Dans cet atelier, les enfants découvriront l'incroyable histoire d'un poisson rescapé. En regardant le Joba Mena, espèce en grand danger d'extinction, ils comprendront que la nature a besoin d’être protégée. Place à la création : les enfants feront apparaître la silhouette du poisson avant de lui fabriquer une famille colorée à l'aide de papier journal, de colle et de paillettes !
Durée : 1h
AQUARIUM
MERCREDIS 22 ET 29 AVRIL, VENDREDI 24 AVRIL ET SAMEDI 23 MAI 10H30 3-5 ANS
Les poissons aiment-ils vraiment jouer à cache-cache ? Venez le découvrir en observant les espèces de l’Aquarium et leurs incroyables astuces pour se fondre dans le décor ! Après la visite, les enfants réaliseront un mobile de poissons bien cachés dans une guirlande ondulante, comme s’ils nageaient dans l’eau.
Durée : 1h
JEUDI 5 MARS ET SAMEDI 28 MARS 10H30 6-10 ANS Après la découverte de l’exposition Migrations & climat, les enfants sont invités à créer leur propre drapeau, symbole d’un monde plus solidaire et plus écologique. Tissu, fil, feutres… tout est là pour imaginer un drapeau à leur image !
Durée : 1h30
AQUARIUM
SAMEDIS 18 AVRIL ET 30 MAI, JEUDIS 23 ET 30 AVRIL 10H30 6-10 ANS
Qu’est-ce qu’un aquarium ? Comment fonctionne-t-il ? Après un temps d’observation de nos bacs et collections vivantes, l’Aquarium n’aura plus de secrets pour les enfants ! À l’aide de matières recyclées, ils fabriqueront leur propre aquarium de poche, à ramener chez eux.
Durée : 1h30
INFOS PRATIQUES
Réservation sur palaisportedoree.fr
NUIT EUROPÉENNE DES MUSÉES
WANJIRU KAMUYU CIE WKCOLLECTIVE

SAMEDI 23 MAI EN CONTINU DE 20H À 22H30 FORUM TOUT PUBLIC
Pour la Nuit européenne des Musées, la chorégraphe et interprète Wanjiru Kamuyu lance une invitation irrésistible et festive : danser pour se rassembler ! Telle une utopie chorégraphique transgénérationnelle, PAMOJA (ensemble en Kiswahili) puise autant dans l’héritage des danses traditionnelles, notamment d’Afrique de l’Est et de France, que dans les gestes et pulsations qui habitent les fêtes d’aujourd’hui, enflammant les clubs, les rues et les scènes à travers le monde. Pensé comme une expérience immersive, participative et joyeuse, ce grand bal est un véritable trait d’union entre les espaces et les corps, les rythmes et les sonorités de tous horizons mixés par DJ Rokia Bamba. Venez partager ce moment avec Wanjiru Kamuyu, son équipe et ses complices. Ici, la danse ne fait pas diversion : elle ouvre une voie.
Le petit + : venez participer à un atelier au mois de mai pour vous initier aux danses du bal en amont de la Nuit des Musées et faites partie des complices de Wanjiru Kamuyu le jour J. Ateliers gratuits ouverts à toutes et tous dès 8 ans. Dates des ateliers et inscriptions sur palais-portedoree.fr
En parallèle du bal, l’exposition permanente du Musée vous ouvre ses portes jusqu’à 22h.
Gratuit, sur réservation
SOIRÉE D’OUVERTURE DE LA 3e ÉDITION

JEUDI 28 MAI DE 18H À 20H30 FORUM ET EXPOSITION PERMANENTE
Le Palais invite le Festival d’Histoire populaire (FHP) pour une grande soirée conviviale et ludique en ouverture de sa troisième édition. Né de la volonté de valoriser l’histoire de celles et ceux que les récits dominants oublient ou négligent, le festival explore des formes originales de transmissions.
Porté par des chercheurs de l’Université Paris Est Créteil et l’association
La Boîte à Histoire, il s’inscrit dans une démarche d’histoire publique, réunissant scientifiques, artistes, étudiants et citoyens.
Cette année, le FHP s’empare de la thématique du corps et en explore les multiples dimensions : corps en lutte, sportifs, populaires, etc.
Le 28 mai, un grand jeu de piste à travers les collections du Musée et les fresques du Palais donne le coup d’envoi de cette nouvelle édition. La programmation se poursuivra les 29 et 30 mai à Créteil avec des ateliers, rencontres, blind-test et autres surprises pour rendre l’histoire accessible à toutes et tous.
Gratuit, sur réservation

Cycle méMoire de l'esclavage
Le Palais s’inscrit dans le Temps des Mémoires, événement national durant lequel institutions, collectivités et territoires se souviennent de l’esclavage colonial, célèbrent les combats pour son abolition et honorent ses victimes.
Trois Mercredis de la Porte Dorée mettent à l’honneur ces mémoires.
À 19 h. Gratuit sur réservation.
Toute la programmation sur palais-portedoree.fr
RENCONTRE-MUSIQUE

Menuet-congo, biguine, séga, zouk... autant de musiques nées dans des sociétés marquées par l’esclavage, et qui continuent de vivre et de se transformer sur les scènes actuelles. Le temps d’une soirée, nous plongeons dans cet univers musical foisonnant avec le journaliste et historien Bertrand Dicale. Dans son dernier livre Musiques nées de l’esclavage (domaine français) (Éditions de la Philharmonie, 2025), il interprète les musiques créoles à l’aune du passé colonial et esclavagiste en décryptant leur identité complexe, à la fois joyeuse, combattive et tourmentée. À ses côtés, des artistes qui cultivent cet héritage viendront partager leurs créations. Une rencontre exceptionnelle qui mêle conversation, musique live et archives sonores.
Avec Bertrand Dicale, journaliste et historien, auteur de Ni noires ni blanches : histoire des musiques créoles (2017) et Musiques nées de l’esclavage (2025) et des artistes invités.
En partenariat avec la Philharmonie de Paris.
Durée : 2h
RENCONTRE
MERCREDI 13 MAI AUDITORIUM
En 2001, la loi portée par Christiane Taubira, députée de Guyane, reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme des crimes contre l’humanité en France. Mais l’Assemblée nationale rejette l’article consacré aux réparations. Vingt-cinq ans après, cette question continue d’habiter les débats autour de la mémoire de l’esclavage, et connaît aujourd’hui une actualité nouvelle en France et dans le monde. Comment passer de la commémoration à la réparation ? Est-il possible de compenser les immenses préjudices subis par les personnes réduites en esclavage, plus d’un siècle après l’abolition définitive en France ? Des réparations financières sont-elles possibles, en faveur de leurs descendants ou en direction des États anciennement colonisés ? Comment corriger les héritages persistants de l’esclavage (inégalités outre-mer, injustices entre le Nord et le Sud, racisme anti-noirs, etc.) ?
En partenariat avec la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.
Durée : 1h30

MERCREDI 27 MAI AUDITORIUM
Dans le cadre du Mois des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions, cette soirée exceptionnelle invite le chanteur, écrivain et réalisateur Abd Al Malik autour de son film Furcy, né libre, adapté de L’Affaire de l’esclave Furcy, de Mohammed Aïssaoui (Gallimard, 2010). L’histoire se situe sur l’Île de la Réunion en 1817. À la mort de sa mère, l'esclave Furcy découvre des documents qui pourraient faire de lui un homme libre. Avec l’aide d’un procureur abolitionniste, il se lance dans une bataille judiciaire pour la reconnaissance de ses droits. Le film livre un témoignage rare et bouleversant de la violence du système esclavagiste dans les possessions françaises, des rapports de pouvoir à l’œuvre dans les colonies, sans oublier le courage et la détermination de ceux qui ont lutté pour l’abolition de l’esclavage. Une œuvre essentielle pour aborder la question cruciale de la réparation de ce crime contre l’humanité.
La projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur Abdal Malik.
Durée : 2h
Vous souhaitez être éclairé sur les grandes questions de notre époque ? Chaque semaine, venez apprendre et partager autour d’un film, d’un livre ou d’une question en lien avec les enjeux contemporains : immigration, discrimination, sauvegarde de la biodiversité, rapport au vivant. Mêlant cinéma, littérature et rencontres, ce rendez-vous hebdomadaire et gratuit réunit un ou plusieurs invités d’horizons variés.
Tous les mercredis à 19 h. Gratuit sur réservation.
Toute la programmation sur palais-portedoree.fr

CINÉMA
DE VINCENT VERZAT

Depuis 10 ans, Vincent Verzat filme les mobilisations écologiques sur sa chaîne YouTube Partager c’est Sympa. Entre engagement militant et émerveillement naturaliste, il raconte son propre chemin pour trouver un équilibre entre résistance et contemplation.
Des forêts du plateau des Millevaches aux méga-bassines du Poitou, des cerfs du Vercors à l’autoroute A69, jusqu’à l’intimité d’une famille de blaireaux, Le VIVANT qui se défend tisse un lien puissant entre la survie des animaux sauvages et les combats menés partout en France pour protéger leurs habitats.
La projection sera suivie d’une rencontre avec le réalisateur et l’écologue Philippe Grandcolas.
Durée : 2h
LITTÉRATURE
RENCONTRE AVEC ABDELAZIZ BARAKA SAKIN ET ANDREÏ KOURKOV

MERCREDI 11 MARS 19H AUDITORIUM

L’un est né au Soudan, en 1963, et vit en exil entre la France et l’Autriche. L’autre est né en Russie en 1961, et vit en Ukraine depuis de très nombreuses années. Les pays des écrivains Abdelaziz Baraka Sakin (Le Messie du Darfour, Les Jango) et Andreï Kourkov (Le Pingouin, Journal d’une invasion) sont déchirés par des guerres, avec leurs lots de destructions et de réfugiés. Que peut la littérature en temps de conflit ? Une rencontre inédite entre deux auteurs de renommée internationale.
Durée : 1h30

RENCONTRE

MERCREDI 25 MARS 19H AUDITORIUM
Aujourd’hui, chacun semble façonner sa propre « vérité » sur le phénomène migratoire. Des think-tanks dépourvus de rigueur scientifique mais fortement relayés, ainsi que certains médias, multiplient analyses et chiffres approximatifs. Ils alimentent peurs et fantasmes et donnent corps à des récits catastrophistes tels que celui du « grand remplacement ». Les déclarations de certains représentants politiques ne sont pas en reste, instrumentalisant le sujet et contribuant à la grande confusion qui l’entoure. Dans ce climat, comment résister au vertige de la post-vérité ? Comment défendre une information solide, fondée sur le savoir et la méthode scientifique ?
Avec Perin Yavuz, secrétaire générale de Désinfox-Migrations, et Alexis Lévrier, historien des médias.
Durée : 1h30
RENCONTRE
MERCREDI 1ER AVRIL 19H AUDITORIUM
D’ici 2100, le niveau de la mer connaitra une hausse de 1 mètre à 1 mètre 40 selon les modèles. La fonte des glaciers continentaux et la dilatation de l’eau de l’océan qui se réchauffe en sont les principales causes. Quels que soient nos efforts d’atténuation du réchauffement, la mer va monter de plusieurs mètres dans les siècles à venir, menaçant les littoraux du monde entier et de grandes villes comme Bangkok, New York, Shanghai... Alors comment faire face ? Comment s’adapter ? Est-il encore temps ?
Avec Gauthier Carle, directeur général de l’ONG Plateforme Océan et Climat, Sophie Panonacle, députée du Bassin d’Arcachon, présidente du bureau du Conseil national de la mer et des littoraux et Anne Chapuis, responsable médiation et communication scientifique de l’Institut des Géosciences de l’Environnement.
Rencontre animée par Emmanuel Clévenot, journaliste à Reporterre.
En partenariat avec Reporterre, le média de l’écologie.
Durée : 1h30
CINÉMA
DE THOMAS ELLIS

MERCREDI 22 AVRIL 19H AUDITORIUM
Venez rencontrer le réalisateur et les personnages du documentaire Tout va bien, de Thomas Ellis. L’histoire de cinq adolescents, âgés de 14 à 19 ans, qui ont traversé des déserts et des mers, seuls. Arrivés à Marseille, ces filles et garçons portent en eux l’espoir brûlant d’une nouvelle vie. Ils apprennent un métier, un pays, des habitudes et pour certains une langue. « Tout va bien » répètent-ils obstinément à leurs familles. Mais le véritable voyage ne fait que commencer.
La projection du film sera suivie d’un échange avec le réalisateur et les personnages du documentaire.
Durée : 2h
RENCONTRE
MERCREDI 6 MAI 19H AUDITORIUM
Les rivières et fleuves du monde entier drainent d’importantes quantités de plastique qui se déversent dans les océans. On estime à ce titre que 4 millions de tonnes de déchets proviennent de ces cours d’eau chaque année. Mais les rivières constituent aussi un levier essentiel pour agir à la source, notamment grâce à la rétention et à la filtration des macroplastiques avant leur dispersion en milieu marin. Si les plus chargés en plastiques se situent principalement en Asie, les rivières et fleuves européens sont loin d’être épargnés. On y retrouve une forte présence de microplastiques, mais aussi de polluants chimiques persistants comme les PFAS et les perturbateurs endocriniens, aux effets durables sur les écosystèmes et la santé. Comment mieux agir en amont pour limiter ces pollutions souvent invisibles ? Quelles solutions durables mettre en œuvre à l’échelle des territoires et des bassins versants ?
Avec Marie-France Dignac, directrice de recherche sur la biologie des sols à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) et Henri Bourgeois Costa (sous réserve), expert en environnement, pollutions plastiques et économie circulaire.
Durée : 1h30

MERCREDI 8 AVRIL 19H AUDITORIUM
Créé et mené par les autrices Fawzia Zouari et Georgia Makhlouf, Le Parlement des écrivaines francophone fait dialoguer des femmes écrivaines pour promouvoir leur voix, défendre la liberté d’expression et échanger sur les grands enjeux sociétaux. À l’occasion de cette soirée littéraire et musicale, dix femmes engagées dans ce projet liront en musique des textes de leur recueil collectif Nos exils (Éditions des FemmesAntoinette Fouque, 2025). Leur performance sera suivie d’un échange avec le public.
Avec Cécile Belleyme, Sophie Bessis Ananda Devi, Alicia Dujovn Ortiz, Georgia Makhlouf, Danièle Michel-Chich, Laure Mi-Huyn Croset, Madeleine Monette, Beatrice Riand, Fawzia Zouari.
Durée : 1h30
LITTÉRATURE
MERCREDI 20 MAI 19H AUDITORIUM Cette soirée réunit quatre autrices et auteurs dont les ouvrages sortis récemment ont suscité enthousiasme et débats au sein des équipes du Palais. Dans La classe et la fonction (Chandeigne & Lima), Mariana Alves explore une enfance sans intimité, vécue dans la loge de concierge de ses parents, immigrés portugais à Paris. Avec Loin du Mékong (Calmann-Lévy), Louis Raymond mêle enquête autobiographique et saga familiale dans l’ex-Indochine. Un abri pour Lampedusa (Éditions du Panseur), premier roman d’Elsa Régis, croise les regards face à l’arrivée de migrants sur l’île italienne. Enfin, Kinga Wyrzykowska signe avec Princesse (Seuil) un texte aussi fantasque que dérangeant sur le retour au pays et le poids du conservatisme en Pologne.
Durée : 2h

« J’ai découvert le Palais à l’occasion d’une interview de François Hollande coproduite par le média Loopsider et celui que j’ai créé, The Impact story. Je souhaitais faire réagir l’ancien président de la République sur les 10 ans de l’Accord de Paris destiné à limiter le réchauffement climatique. Pour réaliser cette interview, nous avons choisi le cadre de l’exposition Migrations et climat puisque les déplacements de populations sont l’une des conséquences du réchauffement climatique. Le Palais pour moi, c’est avant tout le Musée dont certaines œuvres de l’exposition permanente m’ont impressionné. J’aime qu’il donne des clefs de compréhension sur des sujets d’actualité et qu’il montre combien la société française est le fruit d’une longue histoire migratoire. Surtout, je retiens la diversité de profils et d’âge des visiteurs que j’ai pu croiser. C’est rare et admirable ! »
BIO EXPRESS
Après avoir travaillé dans le monde de la finance, Mamadou Dembele, 30 ans, a fondé le média @theimpactstory, suivi par plus d’un million de personnes. Il y met en lumière initiatives et avancées technologiques pour préserver l’environnement et le climat.

Le livre de Jakuta Alikavazovic, lauréate du Prix littéraire de la Porte Dorée en novembre 2025, mêle enquête familiale et méditation sur la transmission.
« On grandit autant dans un pays, dans un foyer, que dans certaines histoires. Mais ces histoires ne sont pas toutes égales. Il y en a une qui prend le dessus. Ce peut être la plus douloureuse. Ce peut être la plus séduisante. Une chose est sûre : ce n’est pas toujours la plus vraie. » Ainsi débute Au Grand jamais de Jakuta Alikavazovic, lauréate 2025 du Prix littéraire de la Porte Dorée qui récompense une œuvre parlant d’exil, de migration ou d’identités plurielles. On y suit l’enquête de la narratrice à la mort de sa
mère. Qui était vraiment cette femme, jadis poétesse reconnue en Yougoslavie ? Pourquoi a-t-elle progressivement cessé d’écrire après son arrivée en France dans les années 1970 ? Interrogeant des proches, échafaudant des théories, la narratrice tente de reconstituer la vie de cette femme brillante qui a semblé travailler à son effacement progressif au fil des années. Mêlant fiction, poésie, et éléments autobiographiques, Jakuta Alikavazovic tisse une réflexion profonde sur
l’exil, la langue et l’écriture. Le roman interroge aussi le thème universel de la transmission, la façon dont les récits et les silences des aînés influencent une vie. Une robe rose, le fantôme d’un être aimé, le goût des mots, le courage d’enclencher des ruptures… Au fil des pages, la narratrice en convoquant ses propres souvenirs exhume le legs maternel : à la fois l’art de l’éclat et celui de la fugue.
Au Grand jamais de Jakuta Alikavazovic, éditions Gallimard, 256 pages, 20,50 €
Dans l’océan Indien, ce bateau transporte des migrants qui espèrent trouver une vie meilleure sur l’île française de Mayotte.
Le kwassa-kwassa est le nom donné aux embarcations qui transportent illégalement des migrants entre les îles des Comores et Mayotte, dans l’océan Indien. À l’origine, il s’agit d’un simple canot de pêche. Son fond plat lui permet de naviguer plus facilement entre les récifs de coraux très nombreux dans cette région du monde.

Découvre ce kwassa-kwassa dans l’escalier qui conduit à l’exposition permanente du Musée.

Les personnes qui montent à bord d’un kwassa-kwassa viennent des autres îles comoriennes : Anjouan, Grande Comore et Mohéli. Elles vivent souvent dans une grande pauvreté. En traversant la mer, elles espèrent trouver à Mayotte, département français, de meilleures conditions de vie, de santé et d’éducation.
Soixante-dix kilomètres séparent Anjouan de Mayotte. Hommes, femmes et enfants effectuent cette traversée de nuit, pour ne pas être repérés. Le voyage est très risqué : de nombreuses barques se brisent sur les récifs de coraux et beaucoup de passagers meurent noyés.
Cette embarcation, fabriquée en métal, en bois et en résine, a réellement servi à transporter des migrants. Retrouvée à Mayotte, elle a été donnée au Musée national de l’histoire de l’immigration par le musée de Mayotte et le ministère de la Justice.

PRÉPAREZ VOTRE PROCHAINE VISITE ! Nous vous accueillons du mardi au vendredi de 10h à 17h30 et du samedi au dimanche de 10h à 19h. Dernier accès 1 heure avant la fermeture (pour pouvoir vraiment en profiter !). Pour venir jusqu’à nous, les transports en commun ou le vélo, c’est bien ! Métro 8 – Tramway 3a – Bus 46 et 201 – Vélib – station Porte Dorée. Pour toute information : 01.53.59.58.60 ~ 293, avenue Daumesnil – Paris 12e . Pour les personnes à mobilité réduite : accès par une rampe puis élévateur accessible à l’entrée administrative. Nos actus, les bons plans, vos avis ! palais-portedoree.fr palaisdelaportedoree Établissement public du Palais de la Porte Dorée