N°17
NOVEMBR E 2
02 1
RIER
- FÉV
2022
EXPOSITION
PICASSO L'ÉTRANGER
P.5 L'ANIMAL STAR, LE SCALAIRE
P.14 LES SPECTACLES VIVANTS !
P.18 L'ENVERS DU DÉCOR
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C’EST AU PALAIS QUE ÇA S'EST PASSÉ !
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PHOTOS : ANAISE MOUROCQ, ANNE VOLERY ET CHRISTOPHE RAYNAUD DE LAGE © PALAIS DE LA PORTE DORÉE
01 , 03 06 & 08 Les journées européennes du patrimoine 2021, les 18 et 19 septembre, ateliers céramique, gravure et scientique. — 02, 04, & 05 Siguifin, Compagnie Amala Dianor, les 16 et 17 septembre. — 07 Notre histoire, Compagnie (S)-Vrai, les 30 septembre et 1er octobre. 05
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ÇA GAZOUILLE
Vos meilleures photos du Palais sur les réseaux sociaux
@jeanlucromero
@the_spice_of_my_life
@lciaer
@maud_fvr @artiph_you_want
3 LE JOURNAL DU PALAIS
Joséphine Baker ensuite. Vedette du music-hall arrivée des États-Unis, elle a connu le racisme, s’engagea dans la Résistance pendant la guerre puis dans la lutte antiraciste. Elle est, enfin, la première femme noire à entrer au Panthéon. Nous lui dédions une soirée spéciale le 16 novembre.
LES ACTUS DU PALAIS
DOSSIER
4 LES ACTUS DU PALAIS
La bibliothèque restaurée
6 DOSSIER
Picasso. Étranger et célèbre
Leurs destinées s’inscrivent pleinement dans le grand récit de l’histoire de l’immigration en France.
13 PORTRAIT
Et bien sûr, nous vous attendons nombreux à l’Aquarium tropical, à nos conférences et spectacles de notre nouvelle saison d’automne VIVANTS !.
14 AGENDA
Carole Chaix. Illustratrice sans frontières
26 LE PALAIS VU PAR... Wanjiru Kamuyu
27 DU CÔTÉ DES LIVRES
Les algues. Belles et bonnes
OURS
Présidente du conseil d’administration : Mercedes Erra Président du conseil
d’orientation : François Héran Directeur général : Pap Ndiaye Directeur du développement, des publics et de la communication : Benjamin Bechaux
Responsable de la communication : Thibaud Giraudeau
28 VU & ENTENDU AU PALAIS
Le Palais croqué par Laurence Le Chau
Rédactrice : Elodie de Vreyer Maquette : Sandy Chamaillard Illustration 4e de couv : Laurence Le Chau
PHOTO EN COUVERTURE : PORTRAIT DE PICASSO DANS L’ATELIER DE LA RUE SCHOELCHER, PARIS, VERS 1915-1916, MUSÉE NATIONAL PICASSO, PHOTO GEORGES DE ZAYAS © GEORGES DE ZAYAS © RMN-GRAND PALAIS (MUSÉE NATIONAL PICASSO-PARIS) / ADRIEN DIDIERJEAN © SUCCESSION PICASSO 2021. IMPRIMÉ PAR L'IMPRIMERIE ARTEPRINT.
PABLO PICASSO, LA LECTURE DE LA LETTRE, 1921. PARIS, MUSÉE NATIONAL PICASSO – PARIS. PHOTO © RMNGRAND PALAIS (MUSÉE NATIONAL PICASSO-PARIS)/MATHIEU RABEAU © SUCCESSION PICASSO 2021.
Picasso d’abord, à qui le Musée consacre une exposition (lire le dossier p. 6). Fiché comme anarchiste espagnol à son arrivée en France, il se verra refuser la nationalité française en 1940… avant de se la voir proposer après la guerre. Il déclinera l’offre.
LES PEUPLES D’AFRIQUE CAMEROUN, JEAN DUNAND. PHOTO : D.R.
Deux trajectoires d’étrangers en France occupent l’actualité de cette fin d’année : celle de Pablo Picasso et celle de Joséphine Baker.
SOMMAIRE
HISTOIRES FRANÇAISES
ACTU DU PALAIS
AU MUSÉE
JEAN-PASCAL ZADI © D.R.
NOUVEAUX HORIZONS
LA FÔRET, LES PEUPLES D'ASIE, LES ÉLÉPHANTS, JEAN DUNAND © EPPPD
LE JOURNAL DU PALAIS 4
LA BIBLIOTHÈQUE RESTAURÉE La résidence Frontières se renouvelle et devient Horizon(s) ! Elle sera cette année parrainée par Jean-Pascal Zadi, réalisateur, acteur et rappeur.
AU MUSÉE
LA MÉDIATHÈQUE La Médiathèque vous ouvre ses portes les mercredis et jeudis après-midis et tous les jours de la semaine sur rendez-vous pour les étudiants, chercheurs et professionnels. Vous y trouverez en un seul et même lieu tous les ouvrages et travaux universitaires en lien avec l'immigration, mais aussi bandes dessinées, DVD et affiches. Inscription gratuite. Prise de rendez-vous sur : mediatheque. sayad@palaisportedoree.fr
Lieu de documentation et de repos, la bibliothèque historique du Palais rouvre au printemps prochain. L’occasion d’admirer son mobilier Art déco et les laques de l’artiste Jean Dunand. Dans le décor d’une jungle luxuriante, un tigre se désaltère sous le regard d’oiseaux et d’une famille de singes. La scène évoque le douanier Rousseau. Ce grand laque de l’artiste Jean Dunand, intitulé La Forêt vierge, est l’une des pièces emblématiques de la bibliothèque historique du Palais de la Porte Dorée. Démantelée depuis des années, celle-ci va rouvrir au printemps 2022 telle qu’elle était en 1931, au dernier étage du bâtiment. « La reconstitution de la bibliothèque permet au Palais de retrouver sa cohérence historique et architecturale », commente Christine Piquéras, conservatrice du monument et directrice du bâtiment et de la programmation culturelle. Dessinée par Albert Laprade, l’architecte du Palais, la bibliothèque était en réalité un lieu de renseignements et de lecture pour les visiteurs
du Musée permanent des colonies, créé en 1931. Elle va retrouver cette vocation. On pourra s’y reposer, consulter des documents et découvrir des expositions consacrées au Palais. Ce bel ensemble Art déco, constitué de deux salons sur deux demi-niveaux, sort ainsi de l’oubli. Très liée au contexte colonial, la bibliothèque avait été démontée. Aujourd’hui, la volonté de la direction du Palais n’est plus de cacher les traces du passé mais de les expliquer. « La renaissance de la bibliothèque c’est un nouveau jalon dans la sortie du déni qui s’opère aujourd’hui par rapport à notre histoire coloniale », poursuit la directrice du bâtiment. À l’exception des assises, qui seront refaites, tout a été retrouvé. Les meubles en bois précieux (noyer d’Afrique et palissandre de Madagascar) avaient été installés dans les bureaux. Quant aux dix laques de Jean Dunand, ils avaient rejoint en 2003 le musée du quai Branly - Jacques Chirac(1). Le réaménagement pour rétablir les volumes d’origine a déjà commencé. Les meubles partent en cure de jouvence dans un atelier vendéen. En début d’année prochaine, les restaurateurs s’attaqueront aux laques, revenus au Palais. Le mécénat du créateur Christian Louboutin permet la restauration des deux pièces majeures, La Forêt vierge et Les Éléphants. Deux panneaux animaliers,
Béliers affrontés et Tigres à l’affut, ainsi que six autres représentant des Africaines, des Africains et des Indochinoises complètent l’ensemble. Des visites guidées vont permettre de voir les restaurateurs à l’ouvrage et de comprendre toute la technicité et la créativité déployée par Jean Dunand (18771942). La laque est un vernis issu de la résine d’un arbre, appliqué en de multiples couches. Formé auprès du Japonais Seizo Sugawara, l’artiste suisse a fait de cet art millénaire et minutieux sa technique de prédilection. Figure majeure de l’Art déco, Jean Dunand a signé notamment dans les années 30 des décors de laques pour les paquebots L’Atlantique et Normandie. Ces laques sont exceptionnels. Ils témoignent des deux phases de l’Art déco commente Laëtitia Ferreira, chargée de la gestion du projet de la bibliothèque. « On voit la profusion des motifs à la Douanier Rousseau, puis le côté épuré et sobre qu’on retrouve chez les sculpteurs Pompon ou Jouve. » Surtout, ajoute Hélène Bocard, conservatrice en chef du patrimoine au Palais, elles sont un « rare florilège » de techniques et de matériaux. « Le laque peut être gravé, incrusté, arraché. Toutes ces déclinaisons, on les retrouve ici. » (1) Avec le reste des collections du Musée national des arts d'Afrique et d'Océanie, installé au Palais de 1960 à 2003.
ZOOM
ACTU DU PALAIS
5 LE JOURNAL DU PALAIS
L'ANIMAL STAR
LE CHIFFRE CLÉ
400 000 LE SCALAIRE À LA DÉCOUVERTE DES ARTS COLONIAUX Ce sont des tableaux, sculptures et dessins longtemps censurés car trop liés à un passé controversé. Les arts coloniaux désignent le travail des artistes de métropole partis aux colonies et les artistes des outremers. Un ouvrage collectif propose de découvrir ces productions et de comprendre leur rôle dans la culture coloniale. Les arts coloniaux - Circulation d’artistes et d’artefacts entre la France et ses colonies raconte l’histoire des arts coloniaux. Il évoque le rôle des écoles d’art des colonies et celui des salons de promotion des artistes coloniaux. L’ouvrage présente aussi des figures singulières comme celle de Suzanne Truitard, épouse de diplomate qui dessina le Cameroun. Souvent réduits à leur rôle de propagande, les arts coloniaux, écrit l’éditeur ont aussi « modelé durablement » les imaginaires en témoignant de « réels émerveillements » face à la beauté du monde. Le sujet reste sensible. C’est que qu’évoque la seconde partie du livre avec l’histoire mouvementée des collections d’arts coloniaux, dont celles qui se trouvaient jadis au Palais de la Porte Dorée. Sous la dir. de D. Jarrassé et S. Ligner. Esthétiques du Divers, 2021, 208 p., 34€. En vente sur le site de l’éditeur esthetiques-du-divers.com et en librairies.
L'Aquarium tropical c'est 400 000 litres d'eau (70 % d'eau douce et 30 % d'eau de mer reconstituée) qui circulent dans les kilomètres de tuyaux alimentant les bassins à travers un circuit fermé. L'ensemble est filtré, débarrassé des éléments chimiques toxiques comme les nitrates rejetés par les poissons, et désinfecté pour supprimer les risques de développement de maladies. Et tout cela se fait entre les sous-sols et le toit du bâtiment.
MUSÉE MIGRATIONS ET REPRÉSENTATIONS COMMENT ACCOMPAGNER LE CHANGEMENT ? Entrée libre. Programmation complète sur le site du Palais. D’autres ateliers sont également prévus avec des publics enseignants et étudiants. Renseignements auprès du service Réseau et Partenariats reseau.histoire-immigration@ palais-portedoree.fr
Avec le soutien de l’AFD, du MEAE et du CD 93.
INSOLITE !
Ce chouchou des aquariophiles est un fidèle ! Appelé « poisson ange » par les Anglais, le scalaire (Pterophyllum altum) est très populaire dans les aquariums d’eau douce. C’est qu’il est facile à élever et très élégant. Les longs rayons épineux sur son dos, ses nageoires et sa queue lui donnent une allure pleine de nonchalance. D’une taille de 15 cm, le scalaire est originaire d’Amérique du Sud. Il aime les eaux riches en végétation où il vit en bancs, chassant crustacés et petits poissons. Chez cette espèce qui peut vivre neuf ans, quand les couples s’unissent, c’est pour la vie ! De la fécondation des œufs aux premiers jours des alevins, les parents surveillent sans relâche leur territoire. Cette fidélité et cette attention aux petits, rares chez les poissons, sont courantes dans la famille des cichlidés, à laquelle appartient le scalaire.
Quels sont les clichés sur les étrangers et comment en sortir ? Du 10 au 18 décembre, artistes, chercheurs et journalistes débattent à l’invitation du Musée. Jusqu'ici c’est sur les réseaux sociaux que le Musée national de l’histoire de l’immigration célèbrait, chaque 18 décembre, la Journée internationale des migrants. « Cette année, au sortir du confinement et parce que le débat politique se polarise nettement sur les migrations, il nous a semblé important d’organiser une programmation plus soutenue, au sein du Palais, avec nos partenaires », explique Agnès Arquez-Roth, cheffe de service Réseau et partenariats. Les étudiants en master 2 de l’école de Condé ouvriront la voie dès le 10 décembre avec une installation artistique consacrée aux stéréotypes dans la représentation des migrations. Des médiations permettront au public de découvrir ce travail, visible jusqu’au 18 décembre dans le hall Marie Curie. Le jeudi 16 décembre, une conférence évoquera les images et représentations des frontières. Le temps fort sera la Journée internationale des migrants. Chaque 18 décembre, elle détricote les préjugés pour mettre en avant les effets positifs des migrations. Ce sera l’occasion de découvrir sur le sujet l’activité et les initiatives des partenaires du Musée, qui seront présents. Au programme notamment à 14h, une table ronde « Comment renouveler la représentation des migrants dans les médias ? ». Le public pourra aussi découvrir les actions du festival de création musicale Africolor (17h) et la projection-débat d’un film du Festival international du film sur la migration (19h).
LE JOURNAL DU PALAIS 6
DOSSIER
PICASSO
ÉTRANGER ET CÉLÈBRE VISITER L'EXPOSITION Picasso l’étranger, du 4 novembre 2021 au 13 février 2022 Plein tarif : 8 €/ Tarif réduit : 5 €, gratuit pour les moins de 26 ans et pour tous le premier dimanche de chaque mois. Du mardi au vendredi de 10h à 17h30, samedi et dimanche de 10h à 19h. Nocturnes les mercredis jusqu’à 21h. Achat à l’avance obligatoire sur https://palaisportedoree.tickeasy.com
DÉCOUVREZ LE CATALOGUE Picasso l’étranger, Annie Cohen-Solal, éditions Fayard, 2021. Tarif : 37 €.
AUTOUR DE L'EXPOSITION : Visites guidées Avec un ou une conférencière Tous les samedis à 11h (en novembre) ou à 14h30 (de décembre à février) (durée 1h30). 12 € / 9 € Sur réservation en ligne : palaisportedoree.tickeasy.com Ateliers enfants Visite de l’exposition, suivie d’un atelier masques inspiré de l’univers de Picasso. Le jeudi 4 novembre et les samedis 6, 13 et 27 novembre, le mardi 28 et le jeudi 30 décembre 2021, le dimanche 16 et samedi 29 janvier 2022, le dimanche 6, samedi 12 et dimanche 13 février à 10h30 (durée 1h30). Pour les 6-10 ans. 10 € / 6 € Sur réservation en ligne : palaisportedoree.tickeasy.com Les instants découverte du Palais Entre 14h et 18h, petites visites et activités autour de l’exposition sont proposées par les médiateurs. Sans réservation, inclus dans le prix du billet d’entrée.
La nouvelle exposition du Musée propose une approche inédite de l’artiste espagnol, en explorant ses rapports parfois complexes avec les institutions françaises et le rôle de son statut d’étranger dans son incroyable créativité. C’est une enquête qui démarre par une note des Renseignements généraux. Exhumée par l’historienne Annie Cohen-Solal, elle porte sur la demande de naturalisation déposée le 3 avril 1940 par « Pablo Ruiz Picasso, dit Picasso Pablo ». Il s’agit de la première requête de l’artiste espagnol en ce sens. Déjà mondialement célébré, il vit en France depuis 40 ans. La note des RG dresse pourtant le portrait d’un homme suspect. Il a été hébergé par un anarchiste, il est marié à une Russe, a travaillé avec un marchand de tableau juif allemand. Et « aurait promis » de léguer sa collection à la Russie communiste. « C’est une singulière façon de remercier la France qui l’a accueilli et, dans les circonstances actuelles, sa conduite est, pour le moins, inconvenante », conclut le policier. La demande est donc refusée. De cette humiliation, Picasso (1881-1973), ne parla jamais. Elle fait suite à une série de tracasseries administratives et de surveillances du côté de la police, mais aussi de l’indifférence, voire du rejet, manifestés par les musées français face à ses œuvres. Ce récit est au cœur de Picasso l’étranger, la nouvelle exposition du Musée national de l’histoire de l’immigration. Dessins, sculptures, tapisseries, documents d’archives racontent la trajectoire de l’artiste le plus célèbre du XXe siècle sous l’angle de ses rapports contrariés avec la France. Et montrent à quel point ce statut d’étranger fut aussi un moteur. L’exposition fait écho au livre Un étranger nommé Picasso (Fayard), d’Annie Cohen-Solal. L’idée lui est venue en visitant Picasso. Bleu et rose au Musée d’Orsay « Je m’étonnais du manque d’indications biographiques sur une période de grande pauvreté matérielle où Picasso a pourtant développé ses premiers choix structurants ». Annie Cohen-Solal, auteure notamment d’ouvrages consacrés au marchand d’art Leo Castelli ou au peintre Mark Rothko, centre ses recherches sur les artistes en situation d’exil ou de déracinement.
PHOTO © RMN-GRAND PALAIS (MUSÉE NATIONAL PICASSO-PARIS)/IMAGE RMN-GP © SUCCESSION PICASSO 2021.
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PABLO PICASSO, COQ TRICOLORE À LA CROIX DE LORRAINE, 1945. PARIS, MUSÉE NATIONAL PICASSO – PARIS.
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01 Pablo Picasso, Empreinte (au sucre) de la main de Picasso. Début juin 1936. Paris, musée national Picasso – Paris. Photo © RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris), Mathieu Rabeau. 02 Récépissé de demande de carte d’identité datant de 1935 © Archives de la Préfecture de Police de Paris. 03 Pablo Picasso, Chat saisissant un oiseau, 22 avril 1939. Paris, musée national Picasso – Paris. Photo © RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris), Mathieu Rabeau. – 04 Pablo Picasso, Un Homme à la mandoline. Automne 1911. Paris, musée national Picasso – Paris. Photo © RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris), Adrien Didierjean. 05 Picasso Pablo, Minotaure aveugle devant la mer, conduit par une petite fille, (1881-1973). Paris, musée national Picasso – Paris. Photo © RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris), Béatrice Hatala. – 06 Pablo Picasso, L’Homme au mouton (don à la ville de Vallauris), 1943. Paris, musée national Picasso – Paris. Photo © RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris), Adrien Didierjean. 07 Pablo Picasso, La Lecture de la Lettre, 1921. Paris, musée national Picasso – Paris. Photo © RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris), Mathieu Rabeau. 08 Pablo Picasso, Femme qui pleure, 18 octobre 1937. Paris, musée national Picasso – Paris. Photo © RMN-Grand Palais (Musée national Picasso-Paris), Adrien Didierjean. © Succession Picasso 2021. 06
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09 Tapisserie d’après le dessin de Pablo Picasso, Le minotaure, 1935, musée Picasso d’Antibes. © Succession Picasso 2021.
LE « PARADOXE PICASSO » Pour l’historienne, qui assure le commissariat de l’exposition, il y a un « paradoxe Picasso ». Celui d’un jeune homme qui débarque en France en 1900, « persuadé de son génie » mais très vite, dès l’année suivante, fiché par la police. Le paradoxe d’un artiste qui suscite dès 1911 l’intérêt des Américains, mais qui doit attendre 1932 pour exposer son œuvre dans une rétrospective aux galeries Georges Petit à Paris. Le paradoxe d’un Espagnol qui se voit refuser la nationalité française et œuvre pourtant jusqu’à sa mort au prestige de son pays d’adoption. L’exposition Picasso l’étranger démarre par l’immersion dans un univers labyrinthique. « J’ai voulu que le visiteur comprenne ce que ressentait un étranger dans la France de 1900, arrivant
dans un pays dont il ne maîtrise ni la langue ni les codes », commente Annie Cohen-Solal. L’artiste, comme tant d’immigrés, rejoint d’abord ses compatriotes, la colonie catalane de Montmartre. Ses œuvres d’alors reflètent sa marginalité : il aime peindre clochards
qui accueillent chez eux une extraordinaire diaspora d’artistes. Avec Braque, Picasso invente le cubisme. Des collectionneurs étrangers et quelques marchands d’art sont conquis. Pas l’establishment français, dont le mépris et l’incompréhension dureront 40 ans.
« L’étranger Picasso resta longtemps l’archétype de la menace : riche, célèbre, indéchiffrable, incontrôlable, cosmopolite ». et prostituées, gens du voyage et saltimbanques. Les fameuses périodes bleue et rose. Très vite pourtant, Picasso intègre d’autres cercles et prend la tête de l’avant-garde. C’est l’amitié avec Max Jacob, Apollinaire, les collectionneurs Leo et Gertrude Stein,
Certains députés dénoncent même en 1912 les « ordures » cubistes. Et le journaliste Louis Vauxcelles déplore qu’« il y ait un peu trop d’Allemands et d’Espagnols dans l’affaire fauve et cubiste […] et que le marchand Kahnweiler ne soit pas précisément compa-
triote du père Tanguy ». Lors de la Première guerre mondiale, le marchand précité, de nationalité allemande, voit ses biens mis sous séquestre. Dix ans plus tard, ils seront vendus aux enchères, mais Picasso ne reverra pas ses œuvres. Le traumatisme subi pousse alors l’artiste à cultiver réseaux et amitiés parfois contradictoires, pour continuer à déployer son art. Le poète Jean Cocteau - un homme de droite -, le communiste Louis Aragon, l’aristocrate Étienne de Beaumont, le surréaliste André Breton et bien d’autres gravitent autour de Picasso, qui développe une incroyable créativité. « Il a fait de son statut d’expatrié un moteur artistique en explorant en permanence des formes et des univers différents », estime Annie Cohen-Solal. De cette période d’intense métissages culturels, on découvre notamment dans l’exposition une belle tapisserie de Minotaure, figure
11 LE JOURNAL DU PALAIS mythologique chère à Picasso, décrite parfois comme son double, un homme entre deux mondes, le divin et le bestial.
L’AVANT-GARDE DANS LES MUSÉES MUNICIPAUX Après Guernica pourtant, Picasso sort de sa neutralité et s’engage clairement pour les Républicains espagnols. C’est le moment où il fait sa demande de naturalisation, avec la conclusion que l’on sait. Dans la première moitié du XXe siècle, la société française nourrit une méfiance permanente à l’égard des étrangers. Même reconnu, l’étranger Picasso y représente pour certains, jusqu’à la Seconde guerre mondiale, « l’archétype de la menace : il est riche, célèbre, indéchiffrable, incontrôlable, cosmopolite », écrit Annie Cohen-Solal. C’est en adhérant au Parti communiste en 1944 que Picasso achève sa conquête de la France. Il devient en effet « la coqueluche des villes du territoire français et c’est son art d’avant-garde qui rejoint les cimaises des musées municipaux ». Picasso fait de nombreux dons aux villes communistes qui le sollicitent. Ainsi L’Homme au mouton, sculpture offerte à la ville de Vallauris, présentée dans l’exposition. Comme un pied de nez aux institutions qui le snobent encore : il devra attendre 1953 pour qu’une rétrospective lui soit consacrée à Lyon. En s’installant définitivement deux ans plus tard dans le sud de la France, où il développe notamment les céramiques de Vallauris, Picasso semble tourner définitivement le dos à Paris. À travers l’histoire de Picasso, c’est celle du rapport de la France à ses étrangers qui est posée : un pays qui attire les étrangers et a su les intégrer, mais aussi un pays qui, jusqu’en 1945, est régulièrement secoué par des vagues de xénophobie.
3 QUESTIONS À
PAP NDIAYE DIRECTEUR GÉNÉRAL DU PALAIS DE LA PORTE DORÉE
« C’EST TYPIQUEMENT LE GENRE DE PROJETS QUE LE PALAIS A POUR MISSION DE PRÉSENTER » Cette exposition dévoile un aspect de la vie de Picasso jusqu’ici méconnu, malgré la quantité d’ouvrages consacrés à un artiste aussi célèbre. En tant qu’historien, comment l’expliquez-vous ? Cela tient au fait que le plus souvent, historiens et historiens de l’art se tournent le dos. Picasso a été en quelque sorte la chasse gardée des seconds. Et rares encore sont celles et ceux qui, comme Annie Cohen-Solal, construisent des ponts entre les deux disciplines. L’exposition met donc en lumière les liens entre l’histoire politique et l’œuvre de l’artiste. C’est typiquement le genre de projets que le Palais de la Porte Dorée a pour mission de présenter. Nous ne sommes pas dans une exposition de beaux-arts « classique », comme on a pu la voir au musée d’Orsay. Notre originalité, c’est de proposer une exposition artistique mais où l’histoire et la biographie de l’artiste occupent une place centrale. Car nous sommes un musée d’histoire. Mettre en lumière des parcours extraordinaires comme celui-ci, est-ce l’une des nouvelles orientations du Palais ? C’est une orientation que nous allons conforter. Les personnalités et artistes issus de l’immigration trouveront toute leur place dans la future exposition permanente
La dernière partie de l’exposition et le catalogue invitent à une réflexion sur les enseignements contemporains de cette histoire singulière, à l’heure où les discours anxiogènes occultent la richesse culturelle des échanges migratoires. « Picasso est un mo-
du Musée national de l’histoire de l’immigration. Nous y évoquerons ces figures qui ont marqué notre histoire, mais aussi bien sûr les parcours d’anonymes et les grands courants migratoires. Le Musée proposera par ailleurs à l’automne 2022 une nouvelle exposition qui présentera le parcours d’une vingtaine d’artistes étrangers installés à Paris après la Seconde guerre mondiale. Parmi ces étrangers célèbres figure Joséphine Baker, qui sera prochainement panthéonisée. Comment l’établissement va-t-il la célébrer ? Nous proposerons en novembre une soirée dédiée à Joséphine Baker* avec la projection de films pour évoquer les différentes facettes de sa vie. Cette femme immigrée, qui a vécu la majorité de sa vie en France, est exemplaire. Son entrée au Panthéon permettra de mieux la faire découvrir, car elle reste à la fois connue et méconnue. Elle a été une artiste bien sûr, une résistante aussi, une femme engagée aux États-Unis dans la défense des droits civiques, une militante en France de l’antiracisme. Les combats de Joséphine Baker nous intéressent tout particulièrement ! Voir événement page 22.
dèle d’action pour aujourd’hui, insiste Annie Cohen-Solal. Un homme qui, grâce à ses cultures plurielles, inclusives et subversives, n’a jamais endossé le rôle de victime, mais bien plutôt celui de bienfaiteur providentiel pour notre pays ».
En 1958, la nationalité française lui fut enfin proposée. Il avait 77 ans. Il la refusa.
(1) En 1941, il perdra sa nationalité française qu’il avait enfin obtenue, au prétexte qu’il était juif et « sans intérêt national » !
PORTRAIT
13 LE JOURNAL DU PALAIS
CAROLE CHAIX © D.R ET ANNE VOLERY.
ILLUSTRATRICE SANS FRONTIÈRES C’est une partie peu fréquentée du Palais, vestige méconnu de la propagande coloniale, qui va reprendre vie avec Carole Chaix. Invitée avec d’autres artistes à revisiter les lieux pour L’Envers du décor (du 4 au 6 février 2022), l’illustratrice a choisi de se confronter aux dioramas. Une salle d’habitude fermée au public regroupe ces vitrines éclairées, imaginées pour l’Exposition coloniale de 1931. Les matières premières issues des colonies y étaient présentées, peintes en trompel’œil sur de grandes toiles. Il y a deux ans déjà, Carole Chaix avait redessiné la façade du Palais en la transposant dans l’époque contemporaine. Pour les dioramas, elle a imaginé « que les graines et plantes reprenaient vie et s’échappaient », figurées sous la forme de grands dessins en noir et blanc. Regrettant que les humains « circulent moins facilement que les marchandises », elle fera sortir aussi hommes et femmes des dioramas et les exposera dans le Palais, représentés tels qu’ils pourraient être aujourd'hui. L’illustratrice sera présente pour rencontrer les visiteurs autour de son installation. Une évidence pour elle, sa marque de fabrique. Qu’elle assure la promo de ses albums jeunesse (27 à ce jour) qu’elle intervienne dans des écoles, des établissements psychiatriques ou des prisons, Carole Chaix suscite les interactions. « J’aime les gens tout simplement et ce sont ces rencontres qui font naître des projets », explique l’artiste de 53 ans,
Elle aime le direct, les formats inédits et les gens. Carole Chaix vous invite à découvrir en février une salle historique du Palais revisitée par ses soins.
qui rentre d’une résidence à la Villa Médicis de Rome. Fresques participatives, rencontres gesticulées autour d’un livre, portraits express ou reportages dessinés... Elle aime inventer de nouvelles formes. « Je ne savais pas dessiner au milieu des gens. Cela fait maintenant partie de ce que je suis », explique celle qui se définit comme une « illustratrice tous terrains ». Carole Chaix illustre d’un trait fin
et assuré, rehaussé souvent d’aplats de couleurs vives. Le dessin est sa deuxième langue. Ces travaux sur le vif lui ont permis de franchir les frontières de la littérature jeunesse. Elle y a publié son premier ouvrage en 2000, après plusieurs années de refus. « J’ai commencé à démarcher les médiathèques pour présenter autrement mes travaux. Ça a démarré ainsi ». Dessinant « certainement » dit-elle pour tromper l’ennui
d’une enfance heureuse, Carole Chaix a fait les Beauxarts de Reims puis les Arts décoratifs à Paris. Dans le panthéon de cette cinéphile on trouve entre autres les réalisateurs Agnès Varda, Raymond Depardon et Claude Sautet. Le couple Jean Tinguely-Niki de Saint-Phalle aussi. « J’aime leur volonté de dépasser les frontières entre les classes, entre les genres. J’aime son féminisme à elle ». À un moment de sa vie où elle doutait de son « utilité », le chemin de Carole Chaix a croisé celui d’une association d’aide aux migrants « On m’a dit qu’un portrait dessiné autour d’un café avait redonné une identité. Cela m’a fait du bien à moi aussi ». L’illustratrice dit qu’elle fait de la « poésie politique ». Ses engagements imprègnent son travail. Ainsi, quand elle choisit de revisiter la façade du Palais en 2020. Carole Chaix interprète la fresque de Janniot en dessinant une foule plutôt joyeuse. Mais évoque en arrière-plan les injustices sociales et environnementales. Dans la foule, comme toujours, l’artiste inclut des personnes rencontrées au Palais : « j’aime rappeler au public qu’il est extra-ordinaire ». SON ACTU Deux parutions à venir : Un documentaire dessiné pour et avec les personnes mal logées, avec l’architecte Anouk Migeon, pour la Fondation Abbé Pierre ; Un livre franco-arabe Juste le ciel, sur un texte d’Annie Agopian (éd. du Port a jauni). www.carolechaix.com
WWW
AGE AGEND LECTURE / SPECTACLE
Cet automne, le Palais de la Porte Dorée lance VIVANTS !, un nouveau temps fort de programmation entièrement dédié aux arts vivants.
LÉGENDE
EBITIO MOLL
Imaginé comme une saison d’automne, le programme interroge au travers de huit spectacles la façon dont les thématiques du Palais de la Porte Dorée travaillent les imaginaires des chorégraphes, des metteurs en scène et des musiciens. Diversités, migrations, histoire coloniale, mémoire, transmission, questions environnementales et rapport au monde vivant sont autant de sujets qui traversent le spectacle vivant contemporain et lui confèrent une remarquable vitalité.
VENDREDI 02 NOVEMBRE 20H30 FORUM GRATUIT Ovid ut ab ipsa peria que suntur atur aute in corem. Alignihicia incto te pliquo ere, eatis dis ma eos eatecta esequi ipsam fugia volor molore minciam into quiante ssunturitae cus magnat raecatem quo eicitatium dit, sitem voluptam fuga. Ut auda net dolum qui deliasp icillaccatur am nos vidempori officaborum sum voloris expernate conseque dipsapidi renis am re ationseque dita is eum qui dolore consequi dolupis vernatint rerferi blabori onsectem elibus int dolor re vendicidis simo te vel mil int.
MUSIQUE
ORGUE-PAYSAGE ALEXIS DANSEPAUL
INFOS PRATIQUES Gratuit
Réservation INFOS conseillée : PRATIQUES reservation@ palais-porteTarif plein : doree.fr
12 € Tarif réduit : 9€
Retrouvez toute la programmation sur www.palais-portedoree.fr
Réservation en ligne obligatoire : https://palaisportedoree. tickeasy.com
JEUDI 11 NOVEMBRE AUDITORIUM 20H Alexis Paul mène, avec son orgue de barbarie, une aventure poétique et sonore à la rencontre des répertoires populaires dans le monde. Avec son projet nomade Orgue-Paysage, il réunit régulièrement des invités autour d'œuvres musicales et visuelles. Étonnante rencontre entre tradition et création contemporaine, entre un ici et un ailleurs lumineux, sa musique est une porte ouverte vers des paysages inédits. Pour ce concert imaginé sur-mesure pour le Palais de la Porte Dorée, il réunit, entre autres, le compositeur et musicien marocain Mourad Belouadi, la joueuse de qanûn palestinienne Christine Zayed et le compositeur et musicien marocain Mourad Belouadi, la joueuse de qanûn palestinienne Christine Zayed, le pianiste français François Mardirossian et la joueuse de târ irannienne Sogol Mirzaei.
DANSE
UNTO IMUS SIT HIL IN
Composition et interprétation : Alexis Paul Avec : Christine Zayed (qanûn / Palestine), Mourad Belouadi (guembri / Maroc), François Mardirossian (piano / France)
Durée 1h15
VENDREDI 02 NOVEMBRE 20H30 FORUM GRATUIT que nullorum fugit facero delecer ovidunti vellupta cum quaeperendis quisinci beatem exernatqui cus dit harum res nis re, veliqui dernatur molenis nim et et rae. Ut quis eature, nonsererum evendit hariorporat ommolente eniasi quia ni Ipit ma qui odis et lam, sin provid que nus quaerum et occabo. Itatior ehenis aut aut v
NDA VIVANTS ! DA VISION D’EXIL CINÉMA
THÉÂTRE
DUS AUT MINIS QUI DANSE CONEM SUMAN IMMIGRANT’S STORY
AXIME PED UT QUIAM ANIMUS ENT
© ALEXIS PAUL
Ipit ma qui odis et lam, sin provid que nus quaerum et occabo. Itatior ehenis aut aut vitia quid molorpo rerrovi duciae. Namus, int vernam, od ullenimo inum iducien tibus, cullo blabore pedis debitature poratist, simintu restiorepro to beaquossum endae plignam is ea di corem explacc ullabor estios autem doluptatios ventis ipsandi reptate ndamus et parum nis ea veris rehendit mod qui nus
DANSE
GOUÂL
FILIPE LOURENÇO
VENDREDI 02 NOVEMBRE 20H30 FORUM GRATUIT Eatin pra essitationse vero omnimin ullaut quaturem quuntia volo te post volorernatem similiquas excestem harumCOLLOQUE verum incturera quaesto doluptatur, que et proviAxim id utaqui dolum cus adio modit volorit, net mi, cusdam lam voluptat voluptur? Quia nihicid que eicaecum il min cusa alias enitatus, sin non endae. essit aspictum expedi qui tem. Nam ea VENDREDI 02 NOVEMBRE 20H30 FORUM GRATUIT cullam, plitiantIciliquid eos illiquis nonsectin laut es et eosam reptate nducipsum, offici rem num idus sum iumet, con pro quo inus, sum fuga. Rae. Itatur a con por rae optatio cum quaescil et volupta turesen ducienem. Ro veribus ad molupid maxime re suntiis eiusdantiam fuga. Nam imusant quasimus endunt exceatiur repudistem quam ut quam ent ma quiatquam, et lab is es eos modis cupiet pro mod erumque quiditi quaturi rem sequist quunt dolupta volo comnia venimil iquiatiusae maximpore pel maioren isincta conemodias ratem consequi aut aut laut voluptat harchil liquia dolore pliquidem ex et adistio At lat repudis eate iur sus ipsandam rerfersped quos et eos mo te repero et
LÉGENDE
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LÉGENDE
LÉGENDE
LÉGENDE
WANJIRU KAMUYU
UCIT DIATIATUR? LABORES MOLORPO RECABORUM FACIA
© PIERRE PLANCHENAULT
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VENDREDI 12 ET SAMEDI 13 NOVEMBRE FORUM 20H Avec Gouâl, le chorégraphe Filipe Lourenço s’empare de la danse alaoui du Maghreb et tente de revivifier une tradition figée en la confrontant à de nouveaux paysages contemporains. Il ouvre ainsi cette expression exclusivement masculine à la mixité et réinterprète sa dimension guerrière en jouant avec les rapports hiérarchiques qui la soutiennent. Sur un plateau nu, LECTURE / SPECTACLEnous content les six danseurs et danseuses, les exploits d’un groupe de combattants au leadeur interchangeable. Au son des voix des interprètes et des frappes sur le sol, VENDREDI 02 NOVEMBRE 20H30 FORUM GRATUIT cette communauté se meut à un rythme Ovid ut ab ipsa peria que suntur hypnotique, réactivant avec une atur forceaute in corem. Alignihicia incto te pliquo ere, renouvelée la puissance rituelle de cette eatis dis ma eos eatecta esequi ipsam fugia danse trop souvent édulcorée. volor molore minciam into quiante ssunturitae cus magnat raecatem eicitatium Conception, chorégraphie : Filipequo Lourenço Interprétation (musique fuga. et danse) Sabinenet Riviere, dit, sitem voluptam Ut :auda Agathe Thenevot, Ana Cristina Velasquez, dolum qui deliasp icillaccatur am nos viJamir Attar, Khalid Benghrib, Kerem Gelebek dempori officaborum sum voloris Assistante chorégraphie : Deborah Lary expernate Lumière : Arnaud Gerniers et Benjamin Van Thiel conseque dipsapidi renis am re ationseque
EBITIO MOLL
Régisseur : Loren Palmer Production : Sylvie Becquet dita is eum qui dolore consequi dolupis vernatint Administration : Saül Dovin rerferi blabori onsectem elibus int dolor re vendicidis simo te vel mil int.
Durée 50min
VENDREDI 19 ET SAMEDI 20 NOVEMBRE FORUM 20H Avec An Immigrant’s Story, Wanjiru Kamuyu part de son parcours personnel de migration et d'une collecte de récits, pour engager une réflexion sur les notions de déplacement et d’altérité. Migrant de la danse classique, qu’elle a étudiée pendant son enfance au Kenya, à la danse contemporaine, découverte aux États-Unis, en passant par le butô ou encore l'esthétique des danses de la diaspora et du continent africain, son propre corps est en constant déplacement. Elle a vécu en Afrique, en Amérique du Nord et en Europe. Cosmopolite, est-elle une immigrée quand elle s’installe dans un pays ? Porté par l’incroyable présence scénique de Wanjiru Kamuyu, An Immigrant’s Story interroge l’idée d’accueil et d’adaptation à un nouvel environnement. Un an après sa première, la chorégraphie a été adaptée et inclut désormais une seconde danseuse, maîtrisant la langue des signes française. Les notions d'intégration ou de marginalisation abordées font ici écho au vécu de la communauté sourde, dont l'histoire démontre des parallèles frappants avec le passé colonial. Chorégraphie : Wanjiru Kamuyu Interprétation : Wanjiru Kamuyu et Nelly Celerine Dramaturgie et direction de production : Dirk Korell Auteure : Laetitia Ajanohun Musique originale : LACRYMOBOY Avec les voix de Laetitia Ajanohun, Jean-François Auguste, Wanjiru Kamuyu, Dirk Korell, Pascal Beugre Tellier, Smaïl Kanouté, Crystal Petit, Sibille Planques et les témoignages de Tout-Monde Coach en LSF : Carlos Carreras Costume : Birgit Neppl Création lumière : Cyril Mulon Stagiaire : Yvan-Loïc Kamdem Djoko
Durée 1h Accessible aux spectateurs sourds ou malentendants (interprète LSF)
WWW
AGENDA
DOCU-CONCERT
DANSE – THÉÂTRE
(LA BANDE À) LAURA
NOUVEAUX VOISINS
GAËLLE BOURGES
MERLOT
SAMEDI 20 NOVEMBRE 18H DIMANCHE 21 NOVEMBRE 16H AUDITORIUM TOUT PUBLIC À PARTIR DE 9 ANS
SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 NOVEMBRE 16H AUDITORIUM TOUT PUBLIC À PARTIR DE 7 ANS À l’occasion d’un atelier autour de la chanson dans un centre d’accueil pour migrants d’Ivry-sur-Seine, MERLOT, en collecteur et glaneur d’images et de sons, s’installe finalement un peu plus longtemps que prévu. Au fil des rencontres et des liens tissés, il entame une série de portraits chantés a cappella par les habitants du camp, adultes et enfants, filmés avec son smartphone. Des mélodies afghanes, tchadiennes, irakiennes, roumaines, tibétaines qui racontent un pays, des origines, un bout d'histoire de chaque individu, des émotions. La musique rompt la barrière de la langue, de la culture, de l'isolement. C'est ainsi qu’est née l’idée de ce spectacle. Merlot réalise alors une série de 20 portraits chantés de migrants qu’il met en musique. Il pose un regard humain et joyeux sur nos « nouveaux voisins ». Le docu-concert qui en résulte restitue une rencontre les yeux dans les yeux, presque sans mots, où seules les émotions et la musique créent le lien, où chaque visage raconte un pays, un exode, un sentiment.
Avec le Festival d’Automne à Paris. Avec le soutien de la Fondation d’entreprise Hermès dans le cadre de son programme New Settings. Création 2021.
Conception et récit : Gaëlle Bourges Avec Carisa Bledsoe, Helen Heraud, Noémie Makota & Julie Vuoso Chant : Toutes les performeuses Robes : Anne Dessertine Accessoires : Anne Dessertine & Gaëlle Bourges Lumière : Abigail Fowler Musique : Stéphane Monteiro a.k.a XtroniK Production : association Os Interprète LSF : Lucie Lataste
Durée 1h. Accessible aux spectateurs sourds ou malentendants
© DANIELLE VOIRIN
Qui étaient les deux modèles féminins de l’un des plus célèbres tableaux de Manet, Olympia ? Dans sa nouvelle création, Gaëlle Bourges sonde la mise en scène non seulement de la figure centrale blanche, mais également de la femme noire qui lui tend des fleurs, dont on ne connaît que le prénom : Laure. La chorégraphe propose de relire ce tableau, surtout analysé sous l’angle de la nudité de son héroïne blanche, et invite à une réflexion sur la place des modèles dits « noirs » dans l’art occidental, ainsi que sur celle des femmes artistes. Sans donner à voir l’œuvre originale, Gaëlle Bourges et les quatre performeuses s’attellent à redonner une épaisseur historique, sociale et symbolique à ses modèles. Avec (La bande à) LAURA, Gaëlle Bourges continue de déplacer les regards posés sur l’histoire de l’art, en rendant leur place aux femmes qui l’ont façonnée.
Multi-instrumentistes : Manuel MERLOT et Cedryck Santens Batterie : Thibaut Brandalise Son : Romain Ghezal Lumière : Thibaut Murgue Production : Mélodyn
Durée 1h
© D.R.
© MELLEMEIVOGEL
VIVANTS !
NOUVEAUX VOISINS
TRIO CHESABA
CONCERT
THÉÂTRE
LA VISITE CURIEUSE ET SECRETE
TRIO CHESABA
DAVID WAHL
ABEL SELAOCOE VENDREDI 10 DÉCEMBRE 20H AUDITORIUM
© ERWAN FLOC'H
En partenariat avec le festival Africolor.
JEUDI 2 ET VENDREDI 3 DÉCEMBRE 20H AQUARIUM Avec ses « causeries » érudites et insolites, David Wahl, conteur-né, réinvente et partage avec le public le plaisir des veillées. Il y mêle art de la rhétorique, humour, anecdotes et découvertes scientifiques parfois confidentielles. Avec La visite curieuse et secrète, il nous embarque pour un voyage marin à la recherche du lien mystérieux qui rattache l’homme à l’océan et au monde vivant qui l’habite. Au commencement, il y a sa rencontre avec un pensionnaire d’Océanopolis, l’aquarium de Brest : Dominique, un manchot royal sauvé par une couveuse artificielle. Né parmi les hommes, Dominique s’est pris d’amitié pour David, qui passait par là… Point de départ d’une heure de digressions zigzaguant de l’histoire à la géographie en passant par la biologie ou encore la littérature. Des légendes ancestrales aux dernières et invraisemblables découvertes scientifiques, David Wahl, seul en scène, nous fait traverser les frontières du monde connu pour une exploration aux limites de l’imaginable. David Wahl est artiste associé à Océanopolis, Brest – Centre national de culture scientifique dédié à l'Océan. Le texte est édité aux Éditions Archimbaud / Riveneuve. Conception et interprétation : David Wahl - Collaboration artistique : Gaëlle Hausermann Régie générale : Jean-Yves Marion - Production : Incipit
Durée 1h20
Originaire d’un township d’Afrique du Sud, Abel Selaocoe, jeune virtuose du violoncelle, évolue d’un style musical à l’autre en redéfinissant toujours son rapport à l’instrument. Il se balade, de continents en collaborations, dans des univers aussi variés que la musique classique, le jazz, le beatbox... Dans le trio électrisant Chesaba, formé en 2016, Abel Selaocoe est rejoint par le bassiste Alan Keary et le percussionniste Sidiki Dembele pour associer sa performance, au chant et aux percussions corporelles. Chesaba célèbre l’Afrique et son histoire, en naviguant de la musique des griots jusqu’à celle des townships sud-africains. Ce concert cousu main associera des musiques du répertoire occidental avec de puissantes mélodies africaines, accompagnées pour certaines de chants en bambara, zoulou, sotho outswana. Pour cette soirée exceptionnelle, le groupe sera rejoint sur quelques morceaux par des étudiants, notamment du Conservatoire municipal Gabriel Fauré de Paris et du Pôle Supérieur d’enseignement artistique Paris Boulogne-Billancourt , qui auront travaillé en amont avec Abel Selaocoe lors d’une masterclass. Violoncelle et chant : Abel Selaocoe Djembé, congas, calebasse : Sidiki Dembele Basse : Alan Keary
Durée : 1h15
WW LE JOURNAL DU PALAIS 18
L'ENVE INSTALLATION
ONDES
Installations, vidéos, dessins grand format, spectacles, performances, concerts : L’Envers du décor revient pour sa 5ème édition. Le temps d’un long week-end, de nombreux artistes investissent tous les étages du Palais à travers des créations in situ et des performances vertigineuses. La mer envahit le Forum, une végétation luxuriante apparaît ici ou là alors qu’une étrange créature prend vie dans l’Aquarium… Cette année encore, la création contemporaine rencontre l’histoire du Palais et son architecture et invite le public à les (re)découvrir ! INFOS PRATIQUES
Vendredi 4 février de 19h à minuit, samedi 5 février de 10h à minuit, dimanche 6 février de 10h à 19h. Gratuit sur réservation. Retrouvez toute la programmation sur www.palais-portedoree.fr
DU 4 AU 6 FÉVRIER 2022 FORUM Une architecte-scénographe, un créateur lumière et un plasticien sonore : trois artistes réunis pour une installation créée sur mesure pour le Forum. Ondes prolonge la Fresque centrale des Cinq continents et plonge le public dans un monde aquatique et mystérieux. Bercés par des sons venus des abysses, immergés au cœur du Palais, laissez-vous hypnotiser pas les ondulations de cette surprenante mer intérieure. Conception et scénographie : Sophia Boudou Création lumière : Nicolas Barraud - Création sonore : Julien Galner
INSTALLATION
CARTOGRAPHIE EN SUSPENSION JÉRÉMIE BERNAERT
© JÉRÉMIE BERNAERT
© ANNE VOLERY
SOPHIA BOUDOU, NICOLAS BARRAUD ET JULIEN GALNER
DU 4 AU 6 FÉVRIER 2022 ESCALIER NORD Le photographe et artiste vidéaste Jérémie Bernaert offre avec cette vidéo une représentation spatiale inédite du Palais. Avec son drone, il se plonge dans les profondeurs du bâtiment et débute son voyage dans l’Aquarium, alors en travaux. Partant des abysses, il remonte peu à peu vers des espaces plus familiers, dans lesquels l’effervescence habituelle semble s’être interrompue. Dans un lent mouvement de caméra, le réalisateur explore les lieux, dévoile la géométrie de son architecture et la finesse de son décor. Son regard s’élève et révèle l’immensité du lieu et ses alentours. Il dessine une cartographie depuis les airs, sorte de narration visuelle silencieuse du Palais.
INSTALLATION
LES PRODUITS COLONIAUX SUR LE DIVAN ! ANPU (AGENCE NATIONALE DE PSYCHANALYSE URBAINE) DU 4 AU 6 FÉVRIER 2022 ESCALIER NORD Après avoir psychanalysé l’ex-empire colonial français, l’heure est venue pour l’ANPU (l’Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine) de se pencher sur la grande histoire de produits coloniaux aussi divers et variés que le coton, les bananes, le riz, le tabac, les écailles de tortue, le manioc, le tapioca et même les graines de beurre de Karité… D’où viennent-ils ? Par où sont-ils passés ? Comment sont-ils arrivés jusqu’à nous ? Comment sont-ils devenus les vecteurs de l’histoire coloniale ? En écho aux panneaux rétroéclairés datant de l’Exposition coloniale de 1931 exceptionnellement sortis des réserves du Palais, une vidéo désopilante viendra mettre à jour nos imaginaires associés à ces produits exotiques. Aujourd’hui intégrés à notre vie quotidienne et perçus comme ayant toujours été là, ils font partie d’un inconscient colonial qu’il s’agira de mettre en évidence pour mieux apprendre à s’en débarrasser.
ERS DU DÉCOR
19 LE JOURNAL DU PALAIS
DANSE
INSTALLATION
D'APRÈS ENVIRONNEMENT VERTICAL
QUAND LA NATURE REPREND SES DROITS !
COMPAGNIE RETOURAMONT
DU 4 AU 6 FÉVRIER 2022 ESCALIER NORD Illustratrice tout terrain, Carole Chaix (voir portrait p. 13) investit les dioramas de l’Exposition de 1931 avec un décor de papier géant. Ces vitrines témoins de l’époque coloniale mettent en scène des hommes et des femmes des colonies ainsi que des produits « exotiques ». L’artiste libère ces intérieurs figés en créant un jardin en mutation où la nature reprend ses droits et les humains s’extraient des vitrines. La végétation pousse, sort des armoires, s’affranchit et reprend vie. Les hommes et femmes, représentés à l’échelle 1, circulent librement dans le Palais, comme des visiteurs. Méfiez-vous, pendant ces trois jours l’artiste se glissera ici ou là dans ce décor foisonnant…
VENDREDI 4 FÉVRIER : 19H30, 20H30, 21H30 ET 22H30 SAMEDI 5 FÉVRIER : 10H30, 11H30, 15H30, 16H30, 17H30, 18H30, 19H30, 20H30 ET 21H30 DIMANCHE 6 FÉVRIER : 10H30, 11H30, 12H30, 14H30, 15H30, 16H30, 17H30 ET 18H30 FORUM Compagnie pionnière de la danse verticale, la Compagnie Retouramont, se situe à la croisée de la danse, du cirque et des arts de la rue. À travers ses explorations spectaculaires de territoires naturels ou urbains, d’architectures contemporaines ou patrimoniales, elle s’empare des espaces de manière chaque fois renouvelée. Pour l’Envers du décor, deux danseuses de la compagnie, en apesanteur dans les airs du Forum, dessinent des lignes, tracent des espaces, créent de nouvelles circulations. S’installe alors une lutte ludique et combative, entre l’architecture, le vide et le corps.
© COMPAGNIE RETOURAMONT
© CAROLE CHAIX
CAROLE CHAIX
Directeur artistique : Fabrice Guillot Interprétation : Cybille Soulier et Nathalie Tedesco
Durée : 15 min
CIRQUE
DANSE/CIRQUE
ROBERT N’A PAS DE PAILLETTES
NOTRE FORÊT
SCULPTURE-PERFORMANCE
ABYSSE
JUSTINE BERTHILLOT
ARTHUR SIDOROFF
SAMEDI 5 FÉVRIER À 11H ET 16H, DIMANCHE 6 FÉVRIER À 11H ET 16H AQUARIUM Sculpteurs, performeurs et chorégraphes, Yvan Clédat et Coco Petitpierre, couple d’artistes fusionnel, développe une œuvre protéiforme et amusée. Abysse appartient à leur série des sculptures à activer. C’est une décoration d’aquarium, concrétion rocheuse et glossy dans laquelle se réfugie un nudibranchia, gastéropode marin hirsute et coloré. Durant l’activation de la sculpture, la créature explore les alentours de son habitacle dans une chorégraphie organique et vibrante. Conception : Clédat et Petitpierre Pour et avec : Sylvain Prunenec
Durée : 30 min
© JULIE MOUTON
© MARC DOMAGE
CLÉDAT & PETITPIERRE
VENDREDI 4 FÉVRIER À 20H SAMEDI 5 FÉVRIER À 15H ET 20H DIMANCHE 6 FÉVRIER À 15H ET 18H HALL MARIE CURIE Notre Forêt, est à la fois un solo chorégraphique, une performance circassienne, une installation plastique et sonore. Cette création in situ se déploie selon l’environnement dans lequel elle prend racine. Expérience immersive et intime, elle se regarde et se vit au creux du casque. Notre Forêt porte un récit hybride fabriqué à partir de témoignages recueillis en Amazonie brésilienne et convoque la figure mythique de La Curupira, gardienne intemporelle de la forêt. Par l’écoute, le corps et l’imaginaire, on entre dans un monde où le vivant rejoint l’invisible. Pour Justine Berthillot, il s’agit de faire ressentir un sentiment d’urgence écologique, une attention toute particulière à la terre et à la forêt. De et avec : Justine Berthillot Installation plastique : Maëva Longvert Matières sonores et témoignages : Félix Blume
Durée : 25 min
SAMEDI 5 FÉVRIER À 11H ET 17H, DIMANCHE 6 FÉVRIER À 11H ET 17H HALL MARIE CURIE Avec Robert n’a pas de paillettes, petite forme puissante et intimiste, Arthur Sidoroff se présente « sans filtre », « sans paillettes », au plus près de son public, installé de part et d’autre du fil sur lequel il évolue. Dans cet espace commun, où la fragilité d’un déséquilibre, la beauté d’une rattrape, sont autant d’échos à notre humanité profonde, Arthur Sidoroff explore la pratique du fil comme matière chorégraphique et sensible. Sur les notes improvisées du musicien Thomas Caillou, il trace en filigrane, dans sa quête d’équilibre, un chemin de vie parsemé d’instabilité et développe un rapport brut au fil d’acier. Spectacle de et avec : Arthur Sidoroff et Thomas Caillou, sur une proposition d’Arthur Sidoroff Création musicale : Thomas Caillou
Durée : 40 min
L’Envers du décor c’est aussi des concerts et DJ sets gratuits les vendredi et samedi de 21h à minuit. Programmation prochainement disponible sur www.palais-portedoree.fr
AGEN
LE JOURNAL DU PALAIS 20
PORTRAIT DE PICASSO DANS L'ATELIER DE LA RUE SCHOELCHER, PARIS, EN 1915-1916. ANONYME. MUSÉE NATIONAL PICASSO - PARIS. © RMN-GRAND PALAIS (MUSÉE NATIONAL PICASSO-PARIS), ADRIEN DIDIERJEAN. © SUCCESSION PICASSO 2021
PICASSO L'ÉTRANGER
TARIFS VISITES GUIDÉES
AU MUSÉE 4 NOVEMBRE 2021 – 13 FÉVRIER 2022 Dans la France du XXe siècle, marquée par des vagues de xénophobie, Picasso eut le tort d’être, tout à la fois, de naissance étrangère, ami des anarchistes puis des communistes, et un artiste avant-gardiste. A l’aide de documents, de films d’archives, de photographies mais aussi d’œuvres d’art réunis pour la première fois, l’exposition Picasso l’étranger entend montrer, derrière l’image bien construite du « mythe » Picasso, les freins auxquels son statut d’« étranger » le destinait.
Réservation obligatoire en ligne : https://palaisportedoree. tickeasy.com
Tarif plein : 8 € / Tarif réduit : 5 € / Gratuit pour les moins de 26 ans, pour tous le premier dimanche de chaque mois et pour les étudiants en nocturnes, le mercredi de 17h30 à 21h. Achat à l’avance obligatoire sur https://palaisportedoree.tickeasy.com
ALGUES MARINES
À L’AQUARIUM DU 4 OCTOBRE 2021 AU 4 SEPTEMBRE 2022 Alimentation, produits ménagers, cosmétique, santé… les algues sont présentes dans notre quotidien et ce depuis des millénaires. Pourtant elles restent méconnues. Cette exposition lève le voile sur le monde des algues marines, leur surprenantes propriétés, leur incroyable diversité et leur rôle primordial pour le maintien de la biodiversité. Conçue comme une plongée ludique qui place le visiteur dans un intérieur domestique, un laboratoire, et jusque dans les mystérieux fonds marins… Algues Marines aborde également les menaces humaines qui pèsent sur ces espèces. Inclus dans le billet d’entrée pour l’Aquarium. Tarif plein : 8 € / Tarif réduit : 5 € - Gratuit pour les moins de 26 ans. Achat à l’avance obligatoire sur https://palaisportedoree.tickeasy.com
PICASSO L’ETRANGER PABLO PICASSO, FEMME QUI PLEURE, 18 OCTOBRE 1937 MUSÉE NATIONAL PICASSO-PARIS. © SUCCESSION PICASSO 2021. PHOTO : © ADRIEN DIDIERJEAN / RMN-GP
Mardi > vendredi de 10h à 17h30 > Samedi et dimanche de 10h à 19h
Tarif plein : 12 € Tarif réduit : 9€
PHOTO : WILFRIED THOMAS - CNRS/SORBONNE UNIVERSITÉ
INFOS PRATIQUES
INFOS PRATIQUES
AU MUSÉE TOUS LES SAMEDIS JUSQU’AU 13 FÉVRIER 2022, LES MARDIS 21 ET 28, JEUDIS 23 ET 30 DÉCEMBRE 2021 ET LE DIMANCHE 13 FÉVRIER 2022 11H OU 14H30 Portez un tout nouveau regard sur l’un des artistes les plus connus au monde : Pablo Picasso. Accompagné(e) d’un ou d’une conférencière, découvrez une facette méconnue de son parcours, celui d’un étranger en France Durée : 1h30
NDA
21 LE JOURNAL DU PALAIS
LE BAS-RELIEF D’ALFRED JANNIOT AU PALAIS LES DIMANCHES 23 JANVIER ET 20 FÉVRIER 2022 15H Intrigué(e) par le décor de pierre monumental sur la façade du Palais ? Explorez le bas-relief d’Alfred Janniot comme vous ne l’avez jamais vu, et plongez au cœur de ce « mur-monde » réalisé à l’occasion de l’Exposition coloniale de 1931. Durée : 1h30
LES INSTANTS DECOUVERTE DU PALAIS AU PALAIS DE 14H À 18H LE WEEK-END Micro-visites, quizz, activités de découverte scientifique… Que ce soit à l’Aquarium, à l’exposition Picasso l’étranger ou dans le Forum du bâtiment, venez découvrir, vous instruire ou vous laisser surprendre le temps d’une activité proposée par les médiateurs du Palais. Durée : 20 à 30 minutes Gratuit avec un billet d’entrée, sans inscription.
© PASCAL LEMAÎTRE
ALGUES MARINES LE PALAIS ET L’EXPOSITION COLONIALE
Durée : 1h30
A LA DÉCOUVERTE DE L’AQUARIUM TROPICAL
AU PALAIS DIMANCHE 19 DÉCEMBRE 15H Découvrez ce monument classé, unique en son genre : son style architectural Art déco, sa richesse artistique mais aussi sa singularité. Avec votre guide conférencier, vous saurez tout sur les grands noms de l'Art déco (Eugène Printz, JacquesEmile Rulhmann, Raymond Subes, etc.) et leur technique qui ont façonné le Palais. Durée : 1h30
AU PALAIS LES DIMANCHES 7 NOVEMBRE, 5 DÉCEMBRE 2021, ET 6 MARS 2022 15H Créé à l’occasion de l’Exposition coloniale internationale de 1931, le Palais de la Porte Dorée est un joyau architectural riche d’une histoire passionnante et un vestige idéologique de la période coloniale en France. Cette visite présente le Palais dans le contexte historique de sa création il y a 90 ans et permet de mieux comprendre à la fois sa dimension artistique et sa fonction politique, à travers le décryptage des fresques ou du bas-relief. Durée : 1h30
© DÉDOAT MANCHON
© PATRICK DANINO
© LORENZÖ
LE PALAIS ET SON ARCHITECTURE ART DECO
À L'AQUARIUM LES DIMANCHES 12 DÉCEMBRE 2021, 23 JANVIER ET 13 FÉVRIER 2022 11H Accompagnez d'un médiateur, découvrez l’univers méconnu des grandes algues. Primordiales dans l’équilibre de notre environnement, les algues marines sont aussi omniprésentes dans notre quotidien, jusque dans notre cuisine.
À L'AQUARIUM LES DIMANCHES 19 DÉCEMBRE 2021, 9 JANVIER ET 27 FÉVRIER 2022 11H EN FAMILLE, DÈS 7 ANS En famille ou entre amis, découvrez les richesses de l’Aquarium avec un médiateur scientifique : observation, émerveillement et anecdotes seront aux rendez-vous. Véritable fenêtre ouverte sur le monde aquatique, cette visite vous sensibilisera à la diversité du vivant, à la préservation des espèces et des écosystèmes. Durée : 1h30
AGEN
LE JOURNAL DU PALAIS 22
COLONISATION COMMENT PANSER LES MEMOIRES ?
JOSÉPHINE BAKER, PHOTO STUDIO HARCOURT © D.R.
MERCREDI 8 DÉCEMBRE 18H EN LIGNE Esclavage, colonisation, guerre d’Algérie, génocide rwandais… les pages sombres de l’histoire, plus ou moins lointaine, dans lesquelles la France a pris part ne cessent de raviver les blessures de la mémoire collective. Sur la corde raide entre repentance et déni, la société française peine à trouver un chemin de reconnaissance. Comment panser ces traumatismes partagés ? Faire acte de guérison symbolique ? Prendre soin de nos mémoires, par-delà leurs antagonismes, pour inventer un récit commun ? Débat animé par Renaud Dély, journaliste Arte, France Info. Avec : Olivier Abel, philosophe, auteur de Déni d’humiliation (Les liens qui libèrent, 2021) Sophie Mendelsohn, psychanalyste, co-auteure de La vie psychique du racisme t.1 (La découverte, 2021) Frédéric Potier, préfet, ancien délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (DILCRAH) A voir en direct sur la page Facebook du Musée de l’histoire de l’immigration
INFOS PRATIQUES
INFOS PRATIQUES Gratuit
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LES EXPRESSIONS AFRICAINES EN CONTEXTE MIGRATOIRE
SOIRÉE JOSEPHINE BAKER, LUMIERE NOIRE
LE MUSÉE PART EN LIVE
Réservation en ligne obligatoire : https://palaisportedoree. tickeasy.com
MARDI 16 NOVEMBRE 18H30 AUDITORIUM Des Années folles à la Marche pour les droits civiques, en passant par son engagement dans la résistance, l’existence hors-normes de Joséphine Baker, chanteuse, danseuse et comédienne, lui vaut la reconnaissance de la nation française. L’entrée prochaine au Panthéon de celle qui chantait « son pays et Paris » invite à revenir sur les racines du succès populaire de cette personnalité passée maîtresse dans l’art de déjouer les clichés. Comment appréhender son histoire ? En quoi représente-t-elle un modèle pour notre époque ? Ses engagements résonnent-ils avec les aspirations de la jeunesse d’aujourd’hui ? Quelles lumières projette cette icône célébrée sur les trajectoires d’émancipation de personnes racisées ? Quelle fonction a son souvenir au sein d’une société qui conserve, pour ses élans exotiques, la nostalgie des refrains d’antan ? Et si la panthéonisation de Joséphine Baker révélait à contre-jour la ligne de couleur qui traverse les représentations des Noirs en France ? Avec notamment Lisette Malidor, danseuse, chanteuse, meneuse de revue et actrice et Brian Baker, fils de Joséphine Baker. En partenariat avec L'Obs, l'Ambassade des États-Unis en France et la Fondation pour la mémoire de l'esclavage.
MERCREDI 8 DÉCEMBRE DE 10H À 19H AUDITORIUM Cette année, la journée d’étude porte sur les expressions africaines en contexte migratoire et met l’accent sur la diversité des expressions culturelles et artistiques d’origine africaine qui enrichissent la société française. Les langues de l’Afrique subsaharienne, considérées comme des héritages culturels et des pratiques vivantes, dans leurs écritures et leurs oralités, seront mises à l’honneur. Des personnalités issues des domaines divers viendront dialoguer et réfléchir sur le rôle de ces expressions africaines sur les scènes contemporaines.
NDA
© JHR FILMS
23 LE JOURNAL DU PALAIS
INFOS PRATIQUES Gratuit. Réservation obligatoire : reservation@ palais-portedoree.fr
NEIGE
NEIGE
PETITS PAS
MERCREDI 15 DÉCEMBRE 20H AUDITORIUM Pour obtenir la mise en liberté provisoire de sa femme, Bruno dénonce Bobby, un dealer qui est abattu par la police. Une jeune femme tente de secourir les drogués les plus dépendants et décide de venger Bobby. Un film de de Jean-Henri Roger et Juliet Berto, France, 1981, fiction, 90 min. Avec Jean-François Stévenin, Juliet Berto, Robert Liensol Invitée : Jane Roger, Fondatrice de JHR Films et coprésidente du Syndicat des distributeurs indépendants Projection en avant-première.
MERCREDI 12 JANVIER 19H30 AUDITORIUM En juin 2019, Nadir Dendoune a accompagné un groupe de cinq jeunes hommes de la PJJ (Protection Judiciaire de la Jeunesse) en Haute-Savoie. Pendant cinq jours, en compagnie de deux éducateurs et un guide, ils ont randonné autour du Mont-Blanc. Il s'agissait pour ces cinq garçons « en conflit avec la loi » de leur première expérience en montagne. Pour certains, c'était même la première fois qu'ils quittaient la région parisienne. Une expérience dont ils se souviendront longtemps... Un film documentaire de Nadir Dendoune, France, 2021. Projection en avant-première.
CARTE BLANCHE AU LABEC
MERCREDI 9 FÉVRIER 19H30 AUDITORIUM Porté par l'association PLUS LOIN, le LABoratoire d' Expression et de Créations est né fin 2014 à l'initiative de jeunes adultes des quartiers des Portes du XXe de Paris pour donner une autre image des jeunes issus des quartiers populaires dans l'art et les médias. Collectif hyperactif réunissant une centaine de jeunes adultes et professionnels du cinéma et du spectacle vivant le Labec multiplie les propositions : ateliers de scène, initiation aux métiers du cinéma, coaching d'acteurs, écriture de scénarios, réalisation de films, création théâtrale, rencontres professionnelles et master class, soirées de projection, participation à des festivals, insertion dans le milieu professionnel.
AGEN
LE JOURNAL DU PALAIS 24
AQUARIUM
AQUARIUM
ALGUES EN FOLIE
TARIFS ATELIERS : Tarif plein : 10 € Tarif réduit : 6€
SAMEDIS 9 ET 23 OCTOBRE, DIMANCHES 31 OCTOBRE, 7 NOVEMBRE ET SAMEDI 20 NOVEMBRE, 29 DÉCEMBRE 2021 ET 15 JANVIER 2022 10H30 3-5 ANS En s’inspirant de l’exposition Algues marines, vous fabriquerez une boule à neige abritant une algue réinventée, à partir de matériaux recyclés.
Durée : 1h Durée : 1h
Ateliers 3/5 ans (1 adulte accompagnateur obligatoire)
AQUARIUM
1,2,3… CLOWNS
GUIRLANDE D’ALGUES
AQUARIUM
LE CARNAVAL DES ALGUES
© D.R.
Réservation en ligne obligatoire : https://palaisportedoree. tickeasy.com
AQUARIUM
SAMEDIS 8 ET 22, DIMANCHE 30 JANVIER, SAMEDI 5 FÉVRIER, JEUDIS 3 ET 5 MARS 2022 10H30 3-5 ANS Cet atelier donne place au fameux poisson clown plus connu sous le nom de Nemo. Qui est cette adorable espèce qui ne lâche pas son anémone ? D’où lui vient cette appellation de clown ? Après l’observation des bacs où ils se trouvent, les enfants sont invités à confectionner, à l’aide de collage d’écailles, une silhouette de l’espèce. Durée : 1h
SAMEDI 11, DIMANCHES 5 ET 19, MERCREDI 22 DÉCEMBRE 10H30 6-10 ANS Les vacances de fin d’année arrivent à grand pas ! C’est l’occasion idéale de découvrir l’exposition temporaire Algues marines et créer une guirlande aux couleurs des trois grands types d’algues pour décorer le sapin. Durée : 1h30
© ANNE VOLERY
INFOS PRATIQUES
SAMEDIS 4 ET 18 DÉCEMBRE, DIMANCHE 12 DÉCEMBRE, MARDI 21 DÉCEMBRE 10H30 3-5 ANS Les vacances de fin d’année arrivent à grand pas ! C’est l’occasion idéale de découvrir le poisson ballon géant de l’Aquarium qui en cas de danger, peut tripler de volume pour impressionner ses prédateurs. Les enfants créeront, à l’aide de carton et de feutres, des petites boules décoratives qui nageront autour de leur beau sapin.
© CYRIL ZANNETTACCI
© CYRIL ZANNETTACCI
BOULE DES TROPIQUES
SAMEDIS 19 ET 26, MARDI 22 ET JEUDI 24 FÉVRIER, MARDI 1ER MARS 2022 10H30 3-5 ANS Les vacances d’hiver sont là et permettent aux jeunes visiteurs de découvrir ou redécouvrir l’exposition temporaire Algues marines. Entre couleurs et usages variés, les algues ont bien des choses à nous raconter. C’est l’occasion de les décliner sur des beaux masques à confectionner pour le carnaval ! Durée : 1h
NDA
© ANAIS MOUROCQ
25 LE JOURNAL DU PALAIS
MON CAHIER SURRÉALISTE
DIMANCHES 9 ET 23 JANVIER, MERCREDI 2, VENDREDI 4 ET DIMANCHE 6 MARS 2022 10H30 6-10 ANS Qu’est-ce qu’un aquarium ? Comment fonctionne-t-il ? Après un temps d’observation de nos différents bacs et collections vivantes, l’Aquarium tropical n’aura plus de secrets pour les enfants ! À l’aide de matières recyclées, ils fabriqueront un aquarium de poche à ramener chez eux. Durée : 1h30
© MATHIEU NOUVEL
© ANAIS MOUROCQ
DIMANCHES 20 ET 27, MERCREDI 23 ET VENDREDI 25 FÉVRIER 2022 10H30 6/10 ANS Comestibles ou présentes dans l’engrais, les algues marines se trouvent tout autour de nous sans que nous nous en apercevions ! C’est l’occasion de (re)découvrir l’exposition Algues marines et décrypter leurs différents rôles et couleurs en confectionnant un beau masque à l’occasion du carnaval.
© ANAIS MOUROCQ
MON AQUARIUM DE POCHE
AUX ALGUES MASQUEES
Durée : 1h30
MUSÉE
AQUARIUM
AQUARIUM
MARDI 28 ET JEUDI 30 DÉCEMBRE, DIMANCHE 16, SAMEDI 29 JANVIER, SAMEDI 12 ET DIMANCHES 6 ET 13 FÉVRIER 2022 10H30 6-10 ANS Après avoir déambulé dans l’exposition temporaire Picasso l’étranger et découvert les influences entre Picasso et le mouvement des artistes surréalistes, les jeunes participants vont multiplier et réinventer un personnage, au travers du jeu graphique du cadavre exquis. Durée : 1h30
LE JOURNAL DU PALAIS 26
VU PAR
LE PALAIS VU PAR WANJIRU KAMUYU « La beauté de ce lieu, du bas-relief en façade, de la fresque intérieure est très déstabilisante. Parce que cette beauté est pleine de stéréotypes. Parce qu’elle entre en collision avec l’histoire douloureuse du colonialisme pour lequel le Palais a été bâti. D’ailleurs, quand je désigne cet endroit, je préfère l’appeler Musée national de l’histoire de l’immigration ! Ce nom de 'Palais' est pour moi une contradiction. Un palais évoque la beauté, c’est prestigieux, ça ne dit pas les traumas de l’époque coloniale, qui se répercutent encore dans nos vies. En même temps, l’endroit est très inspirant et beau. On y sent des vibrations, une énergie. L’immensité des pièces est un appel à occuper l’espace, à danser. J’ai découvert le Palais en 2018 pour y présenter mon solo Portraits In Red. J’y reviens les 19 et 20 novembre pour An Immigrant’s Story. J’aime y revenir. L’histoire du bâtiment entre en résonance avec mon travail, socialement et politiquement engagé ».
WANJIRU KAMUYU © ANNE VOLERY
Danseuse et chorégraphe
SON ACTU Wanjiru Kamuyu a étudié la danse au Kenya et aux États-Unis. Elle s’est établie en France, travaillant avec d'importants chorégraphes contemporains. Avec sa compagnie WKcollective, elle propose des spectacles investiguant la résonance du monde dans nos corps. Basé sur son histoire et sur des témoignages, le solo An Immigrant’s Story (2020) est en tournée, avec une traduction en LSF et en audio-description. wkcollective.com
24H CHRONO Un membre de l'équipe nous emmène dans les coulisses du Palais. Aujourd'hui : la cheffe du département de la Qualité de l’accueil au Palais.
MATHILDE LUCCHINI Cheffe du département de la Qualité de l’accueil au Palais. Diplômée d’un master en gestion de projets culturels, elle encadre une quinzaine d’agents chargés de l’accueil et des réservations.
9 h 40 Quelques minutes avant l’ouverture du Palais aux visiteurs, Mathilde réunit ses équipes et les agents de sécurité pour le brief quotidien. Au menu : le programme de la journée, le nombre de groupes attendus et les difficultés rencontrées la veille. 10 h 10 Première des deux rondes du jour dans le Palais. Mathilde demande la réparation d’un écran éteint et vérifie que le SPOT de l’Aquarium fonctionne parfaitement. Elle en profite pour échanger avec des visiteurs venus
pour la première fois découvrir le monument.
11 h Point hebdomadaire avec les trois agents chargés des réservations des groupes. Mathilde les informe qu’il y aura une nocturne les mercredis pendant l’exposition Picasso l’étranger. Il faut créer de nouveaux créneaux de visite sur la billetterie en ligne avant de les mettre en vente. 14 h 30 L’équipe projet billetterie fait son point. Avec le COVID et la réservation en ligne obligatoire,
il faut veiller au jour le jour à ce que tout fonctionne parfaitement et sans bug. Bientôt, les réservations des groupes se feront également en ligne.
17 h Le Palais accueillera un spectacle de danse la semaine prochaine. Mathilde reconstitue le parcours du public avec la sécurité et le service de la programmation. Sécuriser le tapis de danse central, penser le remplissage des gradins, tout doit être anticipé pour un spectacle sans accroc !
DU CÔTÉ DES LIVRES
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LES ALGUES BELLES ET BONNES Pour prolonger l’exposition Algues marines de l’Aquarium tropical, deux livres dévoilent les secrets, mais aussi la beauté, de ces végétaux mal aimés.
NÉE PARMI LES ALGUES
ALGUES, ÉTONNANTS PAYSAGES
Par Gilberte Bourget, Line Le Gall, Emma Giuliani, Muséum national d’histoire naturelle, 2021, 18,50 €.
Par Line Le Gall et Denis Lamy, Delachaux et Niestlé, 2019, 29,90 €
Saviez-vous que les scientifiques qui étudient les algues s’appellent les phycologues ? Que les amateurs de fourrure ont bien failli faire disparaître des algues brunes américaines ? Ces informations, et bien d’autres, on les trouve dans un très beau livre jeunesse tout juste sorti. Née parmi les algues, édité en partenariat avec le Muséum national d’histoire naturelle, est
un peu la continuation d’Algues marines, la nouvelle exposition de l’Aquarium tropical. Soucieuse de s’adresser à tous les publics, Line Le Gall, phycologue au Muséum et commissaire scientifique de l’exposition, a eu l’idée de ce livre documentaire. Accessible dès 6 ans, il suit les traces d’une jeune pieuvre femelle née dans une forêt d’algues. L’occasion de découvrir les algues dans différents
paysages sous-marins et les créatures marines qui vivent avec et grâce à elles. Les découpes et scènes marines imaginées par l’illustratrice Emma Giuliani sont riches en couleurs et en détails. Ces pages alternent avec d’autres, plus informatives. Gilberte Niamh Bourget, auteure spécialisée jeunesse, y raconte la biologie des algues, leur rôle dans la chaîne alimentaire, leurs nombreuses
propriétés aussi. Appréciées des industriels pour leur pouvoir gélifiant, elles le sont aussi des chercheurs en cosmétique et en cancérologie. L’album s’achève par une invitation à protéger ces ressources si précieuses. Née parmi les algues est disponible à la billetterie de l’Aquarium tropical et dans toutes les librairies. Sur le même sujet longtemps inexploré, Line Le Gall a signé en 2019 avec Denis Lamy Algues, étonnants paysages. La couverture, une fresque de l’Institut océanographique de Paris, donne le ton. L’ouvrage propose une plongée historique, scientifique et artistique au cœur des paysages sous-marins. « Les algues sont souvent les grandes oubliées des aquariums et des expositions. Line Le Gall souhaitait les présenter en majesté », explique Lucile Desmoulins, responsable des éditions du Muséum national d’histoire naturelle. Collectionnées dès le début du XIXe siècle, inspirantes pour les artistes, les algues révèlent toute leur beauté dans cet ouvrage abondamment illustré.
Algues marines, à l’Aquarium tropical, jusqu'au 4 septembre 2022. Visite guidée de l’exposition le 13 novembre à 10h30. Atelier « Algues en folie » réservé aux 3-5 ans accompagnés les 7 et 20 novembre à 10h30. Réservations sur www.palais-portedoree.fr.
VU & ENTENDU AU PALAIS
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Nous vous accueillons du mardi au vendredi de 10h à 17h30 et du samedi au dimanche de 10h à 19h. Dernier accès 1 heure avant la fermeture (pour pouvoir vraiment en profiter !). Pour venir jusqu’à nous, les transports en commun ou le vélo, c’est bien ! Métro 8 – Tramway 3a – Bus 46 et 201 – Vélib – station Porte Dorée. Pour toute information : 01.53.59.58.60 ~ 293, avenue Daumesnil – Paris 12e . Pour les personnes à mobilité réduite : accès par une rampe puis élévateur disponible à l’entrée administrative. Nos actus, les bons plans, vos avis ! palais-portedoree.fr palaisdelaportedoree @PPDoree company/etablissement-publicdu-palais-de-la-porte-doree