

RAPPORT ANNUEL 2025

POUR UN AVENIR À ÉGALITÉ
Partout dans le monde, les inégalités sociales, économiques et climatiques s’aggravent. Pour mettre fin à ces injustices, Oxfam Belgique lutte contre les inégalités et pour une économie plus juste sur plusieurs fronts.
Il est essentiel de ne pas seulement s’attaquer aux conséquences de ces inégalités, mais aussi à leurs causes profondes. Car c’est uniquement ainsi que nous pourrons mettre fin, de manière structurelle, à la pauvreté et aux injustices.
Vous découvrirez dans ce rapport annuel les actions concrètes que nous avons menées en 2025.
Et bien sûr, nous ne l’avons pas fait seul.e.s.
Nous sommes un mouvement composé de millions de personnes qui, partout dans le monde, collaborent avec des partenaires et des communautés aux premières lignes.
Et nous partageons toutes et tous une même conviction : l’avenir doit se construire à égalité.


PAS DE PANIQUE.
ORGANISONS-NOUS !
2025 a été une année de tous les extrêmes. Il y a quelques années, j’évoquais ici un « alignement parfait » de crises. Malheureusement, elles sont loin d’être résolues. Les conflits en Palestine, en République démocratique du Congo et au Soudan ont plongé des millions de personnes dans des situations de crise, tandis que le système de solidarité internationale vacille. Dès son arrivée au pouvoir, l’administration Trump a annoncé des coupes drastiques dans l'USAID, l'agence américaine d’aide au développement, coupes qui ont eu des conséquences immédiates sur l’aide humanitaire, la sécurité alimentaire et l’accès aux soins de santé. De nombreux programmes ont été stoppés net partout à travers le monde. Des partenaires ont perdu de précieuses ressources. Et des communautés déjà lourdement impactées se sont retrouvées sans filet de sécurité. Pendant ce temps, conflits, crises et maladies ont continué de bouleverser la vie et les moyens de subsistance de populations entières. L’année 2025 nous a rappelé à quel point les progrès restent fragiles mais aussi combien la coopération et la solidarité internationales sont essentielles.
Face à ce contexte, Oxfam a intensifié sa mobilisation et renforcé son impact. Des campagnes comme Speak Up for Palestine et F*ck the Poor ont permis de mettre les inégalités et les injustices au cœur du débat public. La remise de la pétition pour la Palestine - signée par 103 000 personnes en Belgique - au ministre des affaires étrangères Maxime Prévot a démontré la force de l’engagement citoyen et de l’action collective. Du côté des partenaires internationaux, cet engagement s’est traduit par des résultats concrets. Dans l’Est de la RDC par exemple, la coopérative caféière Rebuild Women’s Hope a renforcé l’autonomie de milliers de femmes via l’agroécologie, le commerce équitable et des initiatives sociales augmentant leurs revenus, renforçant leur position et élargissant leurs perspectives d’avenir. Ces campagnes et projets, portés par des bénévoles, des partenaires et des citoyennes et citoyens engagé.e.s, démontrent que le changement est possible, même dans des contextes difficiles.
Bien sûr, les incertitudes restent nombreuses et les défis immenses, en particulier pour notre secteur. Le nouvel accord de gouvernement et les économies annoncées dans la coopération internationale risquent de frapper encore davantage les personnes les plus vulnérables, alors que les besoins ne cessent d’augmenter. Le « choix » qui s’offre à nous aujourd’hui - se résigner ou investir dans des solutions justes et durables - ne fait aucun doute. Oxfam choisit la deuxième option, évidemment. Dans un monde sous pression, la solidarité internationale n’est pas un luxe. C’est une nécessité. Et le moteur du changement, ce sont les gens.
Je suis heureuse que vous en fassiez partie.
Eva Smets
Directrice générale, Oxfam Belgique
Oxfam en bref
Oxfam dans le monde
Plaidoyer politique
Nos lettres ouvertes et pétitions
Mobilisation pour la Palestine
Semaine du commerce équitable
Victoires lors de la COP30
Vers un impôt mondial sur la fortune
impact durable
Résilience climatique au Niger
Des filières riz et lait vraiment durables au Burkina Faso
Sécurité alimentaire grâce à l’agroécologie en RD Congo
Renforcer la communauté agricole au Laos
Agriculture dans le territoire palestinien occupé
aide d'urgence
Protéger les populations au Sahel
S’adapter aux crises humanitaires en RD Congo
Eau, cultures, résilience : comment les camps sahraouis renforcent leur autonomie
Aide d’urgence et défense du droit international à Gaza
Le pouvoir citoyen
Demain commence avec les jeunes
Les bénévoles : le cœur battant d’Oxfam
Le soutien précieux de nos donateur.trice.s
commerce durable
Un revenu décent à l’ordre du jour
L’huile d’olive palestinienne comme symbole de résistance
La filière textile sous pression
Des vêtements de qualité ont une seconde vie chez Oxfam
Nos bailleurs de fonds
Partenariats
nos revenus?
DANS LE MONDE
Nous avons atteint 14,26 MILLIONS DE PERSONNES
50% d’entre elles étaient DES FEMMES & DES FILLES
Nous avons été actif.ve.s dans 77 PAYS
et avons collaboré avec 2 394 ORGANISATIONS PARTENAIRES
OXFAM BELGIQUE
Nous avons soutenu 67 PROJETS avec des partenaires dans 25 PAYS
Nous avons été soutenu.e.s par 91 419 DONATEUR.TRICES MENSUEL.LES
Nous avons investi 23 MILLIONS D’EUROS dans nos programmes
Nous avons entrepris 19 actions humanitaires dans 11 PAYS
Nous avons vendu des produits provenant de coopératives actives dans 16 PAYS
Nous avons travaillé avec 23 PARTENAIRES COMMERCIAUX dans le monde entier
6 546 BÉNÉVOLES se sont engagé.e.s dans notre combat
Nos produits étaient disponibles dans 175 WERELDWINKELS & 36 MAGASINS DE SECONDE MAIN
Subsides
Fair Trade
Récolte de fonds publics
Seconde Main
Divers
investis nos fonds?
Programmes & plaidoyer
Campagnes & sensibilisation
Récolte de fonds
Seconde Main
Fair Trade Administration
DANS LE MONDE, OXFAM A ATTEINT
14,26 MILLIONS DE PERSONNES dont
50 % DE FEMMES & DE FILLES
28 % DE JEUNES
5 % DE PERSONNES HANDICAPÉES en travaillant vec 2 394 PARTENAIRES dans 77 PAYS
Maroc
Honduras
Nicaragua
Équateur
Costa Rica Pérou
Chili
Belgique
Algérie – Camps de réfugiés sahraouis
Mali
Burkina Faso
Côte d’Ivoire
Niger
Argentine
Brésil
République démocratique du Congo
Oxfam International utilise un exercice allant du 1er avril 2024 au 31 mars 2025. Oxfam Belgique du 1er janvier au 31 décembre 2025.
Cette carte n’est pas intégralement à l’échelle mais a été réalisée de la manière la plus précise possible. Ni Oxfam International ni Oxfam Belgique ni aucune de ses organisations affiliées, partenaires, contractant.e.s ou fournisseurs ne peuvent être tenu.e.s responsables de tout dommage causé par une erreur ou une omission sur cette carte. Les frontières et les dénominations indiquées ne constituent pas une approbation ou un soutien officiel de la part d’Oxfam.
OXFAM BELGIQUE A SOUTENU
67 PROJETS & PROGRAMMES dans 25 PAYS et a acheté des produits et des matières premières dans 16 PAYS
Égypte
Ukraine
Turquie
Syrie
Liban
Territoire palestinien occupé
Yémen
Myanmar
Vietnam
Laos
Cambodge
Soudan du Sud Ouganda Burundi
Sri Lanka
Tanzanie Éthiopie
Philippines
Kenya
Afrique du Sud
Pays dans lesquels Oxfam International était active en 2025 (77)
Pays dans lesquels Oxfam Belgique a soutenu des projets et programmes (25)
Pays dans lesquels Oxfam Fair Trade a acheté des produits et des matières premières (16)
AUTOUR DE LA TABLE OU DANS LA RUE : s’attaquer aux causes des inégalités

Beaucoup de problèmes dans le monde résultent de choix politiques. Pour lutter durablement contre les racines des inégalités, nous dialoguons et faisons pression sur nos dirigeant.e.s. Les expert.e.s d’Oxfam en plaidoyer politique informent les décideur.euse.s politiques sur les enjeux liés notamment aux respect des droits en contexte humanitaire, sur le commerce équitable ou encore sur la justice fiscale.
Afin de donner plus de force à nos messages et d’inscrire nos priorités à l’agenda politique, nous nous mobilisons aussi dans l’espace public. Nous organisons des actions et des campagnes qui influencent le débat public. C’est grâce à la combinaison de ces leviers d’actions que nous nous attaquons en profondeur aux systèmes qui perpétuent les inégalités.
DES OUTILS DÉMOCRATIQUES POUR FAIRE ENTENDRE NOS VOIX
En 2025, Oxfam a lancé trois pétitions et lettres ouvertes :
- La lettre ouverte au Premier ministre Bart De Wever I Speak Up for Palestine a été signée par 103 263 personnes dont 150 personnalités belges.
- La pétition pour faire payer les riches pollueurs a récolté 30 532 signatures.
- La lettre ouverte demandant une loi européenne qui interdise la vente de produits en dessous des coûts de production durables a été signée par 7 097 personnes. Ces larges soutiens du public nous ont ouvert les portes de plusieurs dirigeant.e.s politiques pour faire pression sur ces thématiques clés.
© Eric
de Mildt
MOBILISATION POUR LA PALESTINE : UN MOMENTUM
HISTORIQUE


Plaidoyer pour un cessez-le-feu permanent à Gaza
Bushra Khalidi, responsable du plaidoyer pour Oxfam Palestine.
« Chez Oxfam, nous ne sommes pas seulement témoins de cette crise en Palestine, nous la vivons. Je vis ici, j’ai de la famille à Gaza. L’aide est bloquée. Les gens meurent de faim et notre équipe subit les mêmes conditions. Il ne s'agit pas d'un échec humanitaire, mais d'une politique délibérée. Les gouvernements doivent cesser d’attendre. Il n’y a plus de temps pour la prudence ou pour des déclarations vides. Ils doivent demander maintenant un cessez-le feu permanent et l’ouverture du passage de l’aide humanitaire ».
Début 2025, une large partie de la population belge était indignée face aux horreurs commises par Israël en Palestine et à l’inaction de notre gouvernement. Notre campagne I Speak Up for Palestine, a été portée par plus de 150 personnalités belges. Lancée en mars 2025, elle était accompagnée d’une lettre ouverte au Premier ministre Bart de Wever, demandant de mettre fin à l’impunité d’Israël en faisant cesser les violations du droit international. Cette lettre a été signée par plus de 103 000 personnes. Grâce à cette mobilisation, nous avons rencontré le Roi Philippe ainsi que le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot à qui nous avons remis la pétition.
Pendant des mois, les actions citoyennes se sont multipliées. Nous avons fait de l’art un puissant outil politique en coorganisant une soirée au KVS, en soutenant la projection du film Put your soul in your hand and walk ou en sensibilisant sur les festivals belges en collaboration avec des artistes comme Blackwave. Lors de l’Eurovision, nous avons mené une action commune avec le syndicat de la VRT pour dénoncer l’invisibilisation du peuple palestinien. Avec une large coalition d’ONG, nous avons créé le collectif Ligne Rouge/Red Line avec qui nous avons organisé des manifestations historiques, dont celle de septembre 2025 qui a rassemblé plus de 110 000 personnes. Ces mobilisations ont créé un momentum politique, poussant notre gouvernement à conclure un accord sur Gaza et la Cisjordanie, comprenant 12 mesures contraignantes pour Israël. Un exemple édifiant que la Belgique peut s’engager pour faire respecter la justice en Palestine.
SPEAK UP FOR PALESTINE
En 2025, nous avons lancé l’une de nos campagnes les plus influentes de ces dernières années. Avec 70 retombées médiatiques, des articles à la une et des passages dans des émissions politiques, Speak Up For Palestine a touché l’ensemble de la population belge. La campagne a généré une visibilité médiatique estimée à 1 million d’euros. Un spécialiste de la communication a déclaré qu’une telle campagne était « sans précédent » en Belgique. Elle a par ailleurs été nominée aux Kortom Communication Awards dans la catégorie des campagnes externes.
UNE ANNÉE EXCEPTIONNELLE POUR LES MÉDIAS
Nous avons connu une année exceptionnelle pour les médias. Un tiers des bons résultats médiatiques a été enregistré au cours des trois premiers mois de l'année, avec notre rapport publié à l'occasion du Forum de Davos et la campagne Speak Up For Palestine Cette année, nous avons enregistré 4 225 mentions dans les médias, soit une hausse de 48 %, avec une valeur médiatique de 69 095 286 € (hausse de 91 %). Et nous avons touché 1 366 368 760 personnes, soit 74 % de plus qu'en 2024.

SEMAINE DU COMMERCE ÉQUITABLE : UNE ALTERNATIVE AUX PRATIQUES COMMERCIALES DÉLOYALES
Lors de la semaine du commerce équitable, nous avons dénoncé les pratiques commerciales déloyales : les grandes entreprises imposent les tarifs et les agriculteur. rice.s à travers le monde reçoivent des prix trop bas pour leurs produits, parfois même inférieurs à leurs coûts de production.
Nous avons lancé une lettre ouverte à la Commission européenne demandant une révision de la loi pour interdire l'achat de produits en dessous des coûts de production durable. Cette lettre a été signée par plus de 7 000 personnes et nous a permis de rencontrer Fabien Santini, chef de l'unité chargée de réviser la loi au sein de la Direction générale à l'agriculture de la Commission. Face à ces pratiques injustes, nous démontrons qu’il existe une alternative : le commerce équitable. Nous avons mis à l’honneur notre gamme de chocolat Bite to fight qui garantit un prix juste ainsi qu’une prime supplémentaire. Ces revenus permettent aux cacaoculteur.rice.s d’investir dans des cultures diversifiées, des formations et des projets en faveur de l’égalité de genre.

PROTÉGER LA LOI SUR LE DEVOIR DE VIGILANCE
En 2025, la Commission européenne a attaqué la loi sur le devoir de vigilance pour les entreprises, via une proposition nommée Omnibus I visant à la vider de sa substance. Avec une coalition belge de la société civile, nous avons publié en avril une déclaration exposant la nécessité de protéger la loi. La société civile a dénoncé également la forte pression exercée par l’extrême droite, les États-Unis et de puissantes multinationales sur les politiques de durabilité existantes. La loi sur le devoir de vigilance a été maintenue, bien qu’affaiblie.
3 victoires lors de la COP30
Alba Saray Pérez Terán, chargée de plaidoyer en justice climatique chez Oxfam Belgique fait le tour d’horizon de trois victoires remportées lors du sommet mondial pour le climat :
« La société civile a réalisé un immense travail pour faire adopter un plan genre ambitieux pour les dix prochaines années ainsi que pour pousser la Belgique à rallier la déclaration de sortie des énergies fossiles proposée par la Colombie. Nous avons également réussi à faire acter un mécanisme concernant la transition juste. »

UNE SOLIDARITÉ FÉMINISTE ET DÉCOLONIALE
2025 a vu s’amplifier des mouvements de plus en plus décomplexés mettant en péril les libertés fondamentales des femmes et des personnes minorisées. Face à ces attaques, Oxfam a réaffirmé son engagement féministe et décolonial notamment lors de la journée internationale pour les droits des femmes où nous nous sommes joint. e.s aux 15 000 personnes dans les rues de Bruxelles pour demander une société équitable et inclusive. La délégation Oxfam a marché dans les rues arborant le slogan The Future is Equal.

UNE CAMPAGNE POUR TAXER LES RICHES POLLUEURS
En 2025, nous avons mené campagne sur la taxation des riches pollueurs. Les plus riches paient en proportion le moins d’impôts, alors même qu’ils sont les plus grands pollueurs. Face à cette injustice, nous avons adressé une pétition au gouvernement belge signée par plus de 30 000 personnes. Dans cette pétition, nous avons plaidé pour un système fiscal équitable où les plus riches payent enfin leur juste part. Cette contribution équitable des plus larges épaules permettrait de réduire les inégalités et de financer la transition climatique.
Nous avons porté ce message lors du Forum économique mondial de Davos, en publiant notre rapport annuel sur les inégalités économiques, intitulé L’art de prendre sans entreprendre. Ce rapport tire la sonnette d’alarme sur l’accumulation de richesses au sein de l’hémisphère nord, augmentant l’extractivisme et la pauvreté dans les pays à faible revenu. Pour dénoncer les politiques des gouvernements favorisant l’ultra-richesse au détriment du reste de la population, nous avons déployé une bâche géante au cœur de Bruxelles avec le message F*ck the poor
METTRE LA CONTRIBUTION
DES ÉPAULES LES PLUS LARGES À
L’AGENDA
La volonté de faire contribuer les ultra-riches a pris de l’ampleur en 2025. Au-delà de la timide instauration en Belgique d’une taxe sur les plus-values financières, les manifestations nationales contre les mesures de l’Arizona ont vu fleurir des messages demandant une véritable contribution des épaules les plus larges. Nous avons porté ces revendications au Parlement européen en y organisant un évènement sur la justice fiscale et la taxation de la richesse.
En amont de la COP30, nous avons publié une étude démontrant que le mode de vie des milliardaires (jets, yachts ou encore investissements dans les énergies fossiles) précipite le monde vers un désastre climatique et social. Nous avons également augmenté la pression sur nos dirigeant.e.s en coorganisant la marche climat sous le slogan : Écoutez-nous, pas les grands pollueurs, réunissant 30 000 participant.e.s dont une quarantaine avec Oxfam lors d’un atelier pancartes avant la marche. Enfin, nous avons porté les revendications de notre pétition lors de la COP30 au Brésil. Fort.e.s de la mobilisation citoyenne et de notre présence dans de multiples réseaux locaux, nationaux et mondiaux, nous avons réussi avec l’ensemble de la société civile à arracher quelques victoires notamment le ralliement de la Belgique à la déclaration de sortie des énergies fossiles et ce malgré un lobbying anti-climat de plus en plus féroce.
Alarmer sur les dangers de l’extrême-richesse
Julien Desiderio, chargé de plaidoyer en justice fiscale chez Oxfam Belgique.

« Notre rapport L’art de prendre sans entreprendre a démontré qu’en 2024, la fortune des milliardaires a bondi de 2 000 milliards $, soit trois fois plus vite qu'en 2023. Principalement héritée, provenant de monopoles et forgée sur le colonialisme, cette richesse concentrée entre les mains de quelques-uns menace la démocratie elle-même : quand aux États-Unis l'homme le plus riche du monde finance un président milliardaire, c'est l'oligarchie qui gouverne, pas le peuple. »
IMPACT D urabl E : DES PROJETS TOURNÉS VERS L’AVENIR
À chaque crise, nous posons la question : quelle en est l’origine et comment y remédier ? C’est pourquoi Oxfam, en plus de l’aide d’urgence, investit aussi dans des projets à long terme.
Ces projets misent sur des solutions concrètes et innovantes pour renforcer les communautés en développant une agriculture plus résiliente face à la crise climatique, en luttant contre les pénuries d’eau ou encore en soutenant l’entrepreneuriat des femmes.
Dans nos projets, nous adressons aussi les inégalités de genre afin que les femmes et les filles aient les mêmes chances que les hommes de sortir de la pauvreté.
FAVORISER LA RÉSILIENCE
CLIMATIQUE AU NIGER
Dans la région de Zinder, au Niger, Oxfam Belgique coordonne le programme d’Action climatique internationale du gouvernement flamand (VIKAP), qui renforce la résilience des communautés les plus touchées par la crise climatique dans quatre communes. Ces deux dernières années, le programme, mis en œuvre en partenariat avec l’Association Nigérienne pour un Développement Durable (ANDD, ou ONG Garkua), a atteint 1 600 personnes.
Grâce au projet Camps Chantiers, 952 agriculteurs et agricultrices se sont formé.e.s aux techniques agroécologiques. Ils et elles produisent notamment du compost et utilisent la technique du zaï, une pratique traditionnelle sahélienne qui permet de restaurer des sols appauvris et de les rendre à nouveau fertiles. Par ailleurs, 32 pluviomètres ont été installés et 200 cultivateurs et cultivatrices se sont formé.e.s au traitement des données climatiques, renforçant ainsi l’adaptation et la résilience locale. Les jeunes et les femmes jouent également un rôle clé dans la diversification des revenus, notamment grâce à la transformation du niébé, de l’arachide et du moringa. Enfin, 200 jeunes engagé.e.s et 200 femmes sensibilisent leurs communautés aux enjeux climatiques et participent activement aux dynamiques de plaidoyer local.

DES FILIÈRES RIZ ET LAIT VRAIMENT DURABLES AU BURKINA FASO
Au Burkina Faso, un programme d’Oxfam Belgique renforce la place des femmes et des jeunes dans les filières du riz et de la production laitière.
Au total, le programme accompagne de manière ciblée 2 818 femmes et 3 151 jeunes - dont 1 820 jeunes femmes - dans leur autonomie économique, leur influence et leur résilience au sein de systèmes alimentaires durables.
Aux côtés d’Oxfam au Burkina Faso, de Gender@ Work, d’Oxfam Intermón et des partenaires locaux clés - dont l’Union Nationale des Mini Laiteries et Producteurs de Lait du Burkina et l’Union nationale des sociétés coopératives d’étuvage de riz, Oxfam Belgique mise sur l’agroécologie, l’amélioration de l’accès aux marchés et le plaidoyer politique. Le programme touche directement 59 005 personnes, et plus de 125 000 indirectement.
Au-delà des chiffres, cette initiative contribue à construire des filières plus équitables, à améliorer l’accès à la terre et à renforcer les organisations locales. Oxfam y joue un rôle central : coordination, renforcement des capacités et suivi des actions (MEAL - suivi, évaluation, redevabilité et apprentissage), afin de garantir la qualité, l’impact et la durabilité des résultats.
SÉCURITÉ ALIMENTAIRE ET COHÉSION SOCIALE GRÂCE À L’AGROÉCOLOGIE EN RDC
En République démocratique du Congo, les moyens de subsistance des communautés agricoles sont mis à rude épreuve par les crises, les conséquences du changement climatique, la pauvreté et les inégalités. Face à ces défis, l’agroécologie offre des réponses concrètes et durables, comme le démontrent les trois initiatives présentées ci-dessous : les coopératives caféières Muungano et Rebuild Women’s Hope, ainsi que le programme AAGIR
En restaurant les sols, en améliorant la rétention de l’eau et en diversifiant les cultures, les pratiques agroécologiques créent des systèmes agricoles plus résilients. Elles renforcent aussi la sécurité alimentaire et stabilisent les revenus des cultivateur.rice.s. Mais leur impact ne s’arrête pas là. L’agroécologie favorise aussi le partage des connaissances et un accès plus équitable aux ressources et à la prise de décision, en particulier pour les femmes. Elle contribue ainsi à un développement plus inclusif et à une meilleure cohésion sociale.
Muungano

Muungano, qui signifie « ensemble » en swahili, est une coopérative caféière située au Sud-Kivu, en RDC. Elle rassemble plus de 4 100 familles d’agriculteur.rice.s. Au cœur de son action : l’agroécologie. Formations, compostage, plantation d’arbres d’ombrage, diversification des cultures… autant de pratiques qui permettent de restaurer les sols et de mieux protéger les plantations de café face aux effets imprévisibles du changement climatique. Résultat : une production accrue, une meilleure qualité et une sécurité alimentaire renforcée pour les familles.
Rebuild Women’s Hope (RWH)
Rebuild Women’s Hope est à la fois une ONG et une coopérative caféière, fondée par l’ingénieure agronome Marcelline Budza sur l’île d’Idjwi (Sud-Kivu). Elle regroupe plus de 5 000 femmes, qui représentent 70 % des membres. Grâce à l’agroécologie appliquée à la culture du café, la coopérative renforce à la fois les revenus et la place des femmes dans la société. Des programmes d’alphabétisation, de microcrédit et d’accès aux soins ont déjà permis à plus de 2 000 femmes de se former et d’accéder à des financements. Grâce à cette coopérative et ONG, des centaines de familles bénéficient également de services de soins de santé et d’éducation.

Nadège Mbomi, conseillère thématique chargée de programme chez Oxfam Belgique, partage son analyse sur la place et le rôle des projets agroécologiques dans les communautés agricoles.
« Dans les communautés rurales à travers le monde, les inégalités entre les femmes et les hommes restent profondément ancrées. En République démocratique du Congo, les projets agroécologiques contribuent à transformer ces dynamiques en renforçant la position des femmes, qui représentent d’ailleurs la majorité des personnes que nous soutenons, entre 60 et 70 %.
Autant de leviers qui renforcent l’autonomie économique des femmes, leur capacité à se faire entendre et la cohésion sociale.
AAGIR (2024-2027)
Le parc national de la Salonga est l’un des poumons verts de la planète. Mais il est aujourd’hui menacé par le braconnage et l’exploitation illégale de ses ressources naturelles. Faute d’alternatives, la population locale est contrainte d’y participer pour survivre. Le programme AAGIR vise à inverser cette dynamique. En développant des projets d’agroécologie et de préservation de la biodiversité, il offre aux communautés des sources de revenus plus stables afin de réduire leur dépendance aux activités illégales. Coordonné par Oxfam Belgique, le programme réunit plusieurs partenaires, dont Oxfam GB, ITAGRI/CARG, PRONANUT, l’ICCN et le WWF. Au-delà de la coordination, Oxfam assure également le suivi et l’évaluation des actions (MEAL) ainsi que l’accompagnement des agriculteur.rice.s via des formations, un soutien aux moyens de production et un appui à l’organisation collective. À ce jour, AAGIR a déjà soutenu 5 170 ménages et 154 organisations de producteur.rice.s, contribué au développement de 80 champs-écoles et participé à la réhabilitation de 45,7 km de routes.
À travers des initiatives qui combinent partage de connaissances, techniques agricoles et management, elles accèdent à de nouvelles compétences mais aussi à des moyens de production, des groupes d’épargne et des activités rémunératrices. Ces leviers renforcent leur autonomie économique et leur pouvoir de décision et par extension les revenus des familles comme des communautés. Ces différents éléments permettent également de limiter les pertes et d’améliorer la qualité de l’alimentation familiale.
Au final, ces projets contribuent à plus d’égalité, de résilience et de développement durable. »
© Bert van de Vennet/Oxfam

RENFORCER LA COMMUNAUTÉ AGRICOLE AU LAOS
Le programme Improved labour rights, social protection and social dialogue for women agri-food workers (2022–2026) est cofinancé par le gouvernement belge (DGD) et mis en œuvre par Oxfam, aux côtés de partenaires tels que la Lao Federation of Trade Union et le Lao Farmer Network
Contexte
Au Laos, État fortement centralisé, les organisations syndicales indépendantes ont très peu de pouvoir. Dans les zones rurales, plus d’une personne sur deux (50,6 %) travaille dans l’agriculture. Et parmi elles, jusqu’à 93 % exercent dans l’économie informelle c’est-à-dire sans contrat, sans protection sociale et sans accès réel aux droits du travail. Cette précarité expose les travailleur. euse.s à des risques accrus, en particulier concernant leur santé et leur sécurité. En plus de ces conditions précaires, le dérèglement climatique vient aggraver la situation via notamment le stress thermique ou encore à travers le recours intensif aux pesticides pour compenser les pertes de récoltes. Les femmes, les jeunes et les minorités ethniques sont davantage exposé.e.s à ces risques, car surreprésenté.e.s dans des emplois informels, moins bien rémunérés et sans protection.
Objectif et approche
Le programme vise à renforcer l’organisation des travailleur.euse.s de l’agroalimentaire au sein de structures collectives, en mettant l’accent sur le leadership des femmes. L’objectif, grâce au dialogue social, est de créer des passerelles entre les autorités publiques et les acteurs privés. En parallèle, le programme œuvre pour un meilleur accès aux droits du travail et à la protection sociale, en adressant les enjeux d’égalité de genre et d’adaptation face au changement climatique. En 2025, plusieurs avancées importantes ont été réalisées. Davantage de travailleur.euse.s - en particulier des femmes - ont rejoint des groupes d’organisation et des espaces de dialogue. Des plateformes de concertation sur la protection sociale ont été mises en place aux niveaux national et local. Les analyses et rapports d’Oxfam ont permis de formuler des recommandations concrètes en faveur des travailleur.euse.s de l’économie informelle.
La collaboration avec les coopératives s’est également renforcée autour des normes de travail, notamment sur les risques liés aux pesticides et aux fortes chaleurs.
Perspectives et évolution
Dans les années à venir, le programme poursuivra le renforcement des organisations de travailleur.euse.s et du leadership féminin, afin de mieux peser sur les politiques publiques en matière de protection sociale et de sécurité au travail. Il approfondira également la mise en réseau à l’échelle régionale et le développement de systèmes de protection sociale résilients face au changement climatique. À travers ce travail, la coopération belge (DGD) contribue à renforcer la justice économique et à faire émerger un contrat social plus solide et plus juste au Laos.
Laos : des services mobiles de sécurité sociale en zones rurales
Bouachan Heuangvilai est présidente de la coopérative bio du district de Pek, dans la province de Xieng Khouang. Elle est aussi une figure de référence pour les agricultrices du village de Yon. En déployant des services mobiles de sécurité sociale, elle s’engage pour la protection sociale et la sécurité des moyens de subsistance des agriculteurs et agricultrices du Laos, souvent dépourvu.e.s de couverture sociale.
« L’accueil est très positif. De nombreux habitants se montrent intéressés. Ils nous disent souvent que les bureaux provinciaux de sécurité sociale sont trop éloignés, et nous demandent de venir jusqu’à leur village. »
Photo : Bouachan Heuangvilai, présidente d’une coopérative d’agriculture biologique dans la province de Xieng Khouang.
© Saiyadeth Sitthilath
CULTIVER SOUS OCCUPATION
Grâce au soutien de la DGD, 17 agricultrices de Qalqilya, en Cisjordanie occupée, ont ravivé la culture de l’akkoub sur 15 dounams (15 000 mètres carrés), en associant savoirs traditionnels et irrigation complémentaire.
Cette technique, un apport ciblé d’eau qui compense l’irrégularité des pluies, leur permet de sécuriser les récoltes malgré les restrictions d’accès à l’eau imposées par l’occupation israélienne illégale.
L’akkoub, une plante semisauvage et composant important de la cuisine palestinienne, est aujourd’hui menacée par l’expansion de la colonisation israélienne, qui grignote les terres agricoles palestiniennes et réduit l’accès aux parcelles cultivables. Le projet génère jusqu’à 4 500 € par dounam et a permis d’employer 30 autres femmes.

Malgré les restrictions, les incursions de colons israéliens et la confiscation de parcelles par les autorités

OXFAM TISSE DES LIENS ET APPREND
Du 13 au 17 octobre 2025, Oxfam Belgique a de nouveau organisé la Connect Week. Il s’agit d’un moment de dialogue et d’échange entre Oxfam Belgique et ses collègues internationaux dans le cadre du programme de développement DGD. 18 collègues internationaux, notamment du Burkina Faso, du Mali, du Niger, de la République démocratique du Congo, de Palestine et de diverses plateformes asiatiques et régionales, se sont réunis avec des collaborateur.trice.s d’Oxfam Belgique.
d’occupation, ces agricultrices parviennent à maintenir une activité stable dans un contexte d’extrême précarité. Comme le résume Rana Basalat, participante au projet : « Le projet Akkoub a permis aux femmes d’être économiquement autonomes. C’est pour cela qu’il est essentiel qu’elles puissent travailler leurs terres, produire, vendre et avoir leur propre source de revenus. »
COMMENT SONT ALIMENTÉES les inégalités

Nourishing Equality LinkagesbetweenGenderandFoodSecurity
Le rapport Nourishing Equality démontre que les inégalités de genre sont au cœur des questions de malnutrition. Les femmes et les filles ont moins accès aux ressources alimentaires ainsi qu’aux espaces de décision. Selon le rapport, l’écart entre les genres en matière de sécurité alimentaire a doublé entre 2019 et 2021. Les programmes pour y remédier échouent souvent car ils ne prennent pas en compte les normes sociales expliquant ces inégalités. Les solutions ? Une économie, une éducation et un système alimentaire qui s’attaquent structurellement aux inégalités de genre.
Consultez le rapport ici ProgrammeLearningReport:CombattingFoodInsecurityinSixCrisisContexts
© Oxfam
AIDE D’URGENCE : AGIR RAPIDEMENT POUR PROTÉGER LES DROITS DES CIVIL.E.S
En situation de crise, les droits et la dignité des personnes touchées sont souvent menacés. C’est pourquoi nos équipes humanitaires interviennent lors de conflits armés et d’évènements météorologiques extrêmes.
Nous travaillons toujours avec des organisations partenaires établies dans le pays d’intervention afin de répondre aux besoins des personnes auxquelles nous venons en aide. Nous apportons par exemple de l’eau potable ou de la nourriture. Nous mettons en place des infrastructures sanitaires telles que des latrines, des douches et des stations de lavage des mains. Aux côtés des communautés concernées, nous protégeons en outre les personnes les plus vulnérables afin que leurs droits fondamentaux et leur dignité soient respectés.
Dans chaque contexte, nous évaluons minutieusement l’impact de nos interventions sur les populations civiles, nos équipes en première ligne, nos partenaires et nos programmes.
2025 : TENIR LA LIGNE HUMANITAIRE DANS UN MONDE EN CRISE
En 2025, Oxfam Belgique a soutenu 617 247 femmes et 597 920 hommes via 19 projets humanitaires dans 11 pays, en collaboration avec 37 partenaires.
L’année a été marquée par l’instabilité au Sahel (921 800 réfugié.e.s, 2,9 M déplacé. es internes), la crise prolongée des 170 000 personnes réfugiées sahraouies en Algérie et des besoins immenses au Yémen toujours frappé par la guerre. Sans oublier l’escalade dans le Terrtioire palestinien occupé, la guerre en Liban qui a déplacé plus de 1,2 millions de personnes, et la crise persistante en RDC, où 11 millions de personnes nécessitaient une aide urgente.
PROTÉGER LES CIVILS AU SAHEL CENTRAL, AU CŒUR D’UNE CRISE PROLONGÉE
Conflits armés, déplacements massifs et effondrement des services publics poussent des millions de personnes du Sahel central dans une vulnérabilité extrême. Dans ce contexte, Oxfam agit avec le soutien de la Coopération belge (DGD) pour renforcer la protection des civils en s’appuyant sur celles et ceux qui sont en première ligne : les communautés elles-mêmes.
Des
communautés qui se mobilisent pour protéger
les leurs
Au Mali, Oxfam et ses partenaires ont accompagné la création de 30 comités de protection communautaire dans les régions de Ségou et Mopti. Ces groupes de bénévoles, dont la moitié sont des femmes, identifient les risques, préviennent les violences et orientent les survivant.e.s vers les services essentiels.
« La mise en place de notre comité avec l’appui d’Oxfam a apporté des changements de comportements positifs dans notre quartier », témoigne Issa Yanogue, président du comité de Mopti.

Au Burkina Faso, ces comités vont encore plus loin : production de savon, beurre de karité ou jardins collectifs… des initiatives qui renforcent leur autonomie tout en soutenant leur mission de protection.
Grâce à la DGD, Oxfam soutient aussi 18 organisations communautaires au Niger : installation de lampadaires solaires pour sécuriser les sites de personnes déplacées, actions contre le mariage précoce, aide à récupérer des documents d’identité essentiels.
Partout, un même objectif : permettre aux communautés de protéger les leurs, malgré un contexte marqué par l’instabilité et la violence.
RDC : AGIR MALGRÉ UNE CRISE
HUMANITAIRE HORS NORME

L’Est de la RDC traverse une crise d’une rare intensité. Les combats autour de Goma et Bukavu ont provoqué des déplacements massifs, coupé des axes vitaux et bouleversé l’accès humanitaire. Plus de 7 millions de personnes sont aujourd’hui déplacées, un niveau sans précédent.
Face à cette urgence, Oxfam adapte sa réponse pour continuer d’agir là où c’est encore possible. À Minova, Sake ou Beni, nos équipes installent des systèmes d’adduction d’eau, réparent les réseaux endommagés, organisent des transferts monétaires et soutiennent les familles hôtes qui accueillent des dizaines de milliers de personnes déplacées. Même lorsque Goma et Bukavu sont tombées, notre travail ne s’est jamais interrompu.
Grâce au soutien de la Coopération belge (DGD), nous renforçons la sécurité alimentaire, la protection et l’accès à l’eau pour 34 750 personnes dans des zones comme Beni, Lubero ou Mahagi.
Aujourd’hui, Oxfam parvient à aider environ 150 000 personnes, malgré l’effondrement des financements
Manenji Mangundu, directeur d’Oxfam en RDC

« Les besoins sont exponentiels alors que les coupes budgétaires dans la coopération internationale ont réduit notre capacité d’action. Pourtant, nous continuons d’intervenir pour rejoindre celles et ceux que tout le monde oublie. Les populations qui subissent la guerre désirent avant tout le respect de leurs droits fondamentaux : la paix, un accès à l'eau sûr, la santé et l'éducation. »
internationaux qui a divisé par cinq notre capacité d’intervention par rapport à 2023.
Comme le rappelle Manenji Mangundu, directeur d’Oxfam en RDC : « Chaque jour, nous trouvons des solutions là où tout s’écroule. Notre priorité est simple : que personne ne soit laissé seul face à la violence et à la faim. »
TERRE, PAIX ET SÉCURITÉ :
COMPRENDRE LES RACINES DES CONFLITS À L’EST DE LA RDC

À l’Est de la RDC, l’accès à la terre est au cœur des tensions. Selon l’étude Terre, Paix et Sécurité menée par Oxfam dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, 81 % des conflits entre les communautés sont fonciers, souvent liés à la rareté de champs disponibles, aux ventes irrégulières ou à la spoliation des terres. Ces litiges nourrissent les violences, freinent la production agricole et aggravent une situation déjà dramatique, avec 22,4 millions de personnes souffrant d’insécurité alimentaire aiguë. L’étude montre que sécuriser un accès équitable à la terre est essentiel pour réduire les conflits, protéger les communautés et reconstruire la sécurité et la résilience alimentaires.
TERRE, Paix et sécurité Les racines des conflits à l'Est de la République Démocratique du Congo
EAU, CULTURES, RÉSILIENCE :
COMMENT LES CAMPS SAHRAOUIS RENFORCENT LEUR AUTONOMIE
Au milieu du désert, des jardins qui nourrissent les camps
Dans les camps sahraouis autour de Tindouf, dans le sud de l’Algérie, Oxfam et le Programme alimentaire mondial (PAM) renforcent la sécurité alimentaire des personnes réfugiées en développant des jardins régionaux, familiaux et scolaires. Les équipes d’Oxfam accompagnent directement les familles. Elles forment des groupes communautaires, soutiennent des technicien.ne.s issus des camps et apportent un suivi agronomique adapté aux conditions désertiques. Ces appuis permettent aux ménages d’améliorer leurs rendements agricoles et de diversifier leurs cultures malgré la chaleur extrême et la rareté de l’eau. Les équipes d’Oxfam visitent régulièrement les jardins, distribuent des semences résistantes au contexte désertique et entretiennent les systèmes d’irrigation. Tout ce travail rend possible une production agricole essentielle dans un environnement particulièrement hostile.
À Boujdour, un réseau d’eau qui transforme la vie quotidienne
En 2025, un changement majeur a été réalisé dans le camp sahraoui de Boujdour. Grâce au soutien de l’Union européenne (ECHO), du HCR et de la coopération suédoise (SIDA), Oxfam y a finalisé un réseau comprenant 76,7 km de canalisations, 645 bornes-fontaines et deux réservoirs, offrant un accès régulier à l’eau pour 16 500 personnes.
Pendant des années, les familles dépendaient uniquement des camions-citernes. « Nous vivions avec une anxiété constante », témoigne Embarka Ahmed Labeid. « Depuis que nous remplissons nos réservoirs au robinet, notre situation s’est stabilisée. »
Cette nouvelle infrastructure, pensée avec les résidant.e.s du camp de Boujdour, réduit les risques sanitaires, limite les ruptures d’approvisionnement et allège une charge quotidienne particulièrement lourde pour les femmes et les filles, traditionnellement assignées aux tâches liées à la collecte de l’eau.
Un contexte politique qui prolonge l’exil et l’urgence
Depuis 1975 et les Accords de Madrid, 173 000 Sahraoui. e.s vivent en exil en Algérie, dans l’attente d’un référendum d’autodétermination jamais organisé. Tant que le processus politique reste bloqué, l’humanitaire ne peut qu’atténuer les effets d’une crise prolongée. Les efforts d’Oxfam, qu’il s’agisse d’eau, de production alimentaire ou de services essentiels, s’inscrivent dans ce contexte où les besoins restent structurels et les financements fragiles.
Comme le résume Marco Di Cecco, directeur d’Oxfam en Algérie : « Dans les camps sahraouis, l’eau n’est plus seulement une urgence : c’est un enjeu structurel qui nécessite des investissements durables, un financement prévisible et une responsabilité à long terme. »


EN PALESTINE , MALGRÉ L’HORREUR, LA SOLIDARITÉ
CONTINUE DE SAUVER DES VIES
Grâce à l’appui indispensable de la Belgique, Oxfam et ses organisations partenaires - le Tamer Institute, Palestinian Environmental Friends et l’ESDC - poursuivent leur action aux côtés des Palestinien.ne.s à Gaza. Elles soutiennent des familles contraintes à des déplacements répétés et confrontées à de graves violations des droits humains dans des conditions de surpeuplement extrême.
Un an d’aide vitale portée par les partenaires d’Oxfam
Au cours de l’année écoulée, plus de 12 800 personnes ont reçu une aide vitale. Pour les enfants qui grandissent dans la peur et l’incertitude, les activités du Tamer Institute - histoires, dessins, lectures, jeux - ont offert des moments de respiration essentiels. Plus de 1 800 enfants ont bénéficié d’un accompagnement psychosocial pour gérer le stress lié à la violence, tandis que leurs parents participaient à des sessions de soutien parental destinées à renforcer l’écoute et la protection au sein du foyer.
Les équipes de protection d’Oxfam et des ONG partenaires palestiniennes avec lesquelles nous travaillons ont suivi de près les personnes les plus vulnérables : 802 adultes ont bénéficié d’un accompagnement individualisé, près de 900 ont participé à des séances de soutien psychologique et 400 personnes ont reçu une aide financière pour acheter des produits essentiels tels que médicaments, vêtements chauds ou articles d’hygiène.
En parallèle de cet accompagnement social et psychosocial, l’aide matérielle a permis d’améliorer un peu le quotidien. Grâce à l’appui des partenaires, 800 familles (soit 4 480 personnes) ont reçu une aide financière pour répondre à leurs besoins immédiats. Les distributions ont permis de fournir 616 kits de literie, 340 kits de vêtements pour enfants, 1 422 kits de cuisine et 4 335 kits d’hygiène. Les interventions sur les abris et l’accès à l’eau, menées avec l’appui technique de l’ESDC et de Palestinian
Environmental Friends, ont également été cruciales : 473 abris ont été réhabilités, 446 latrines familiales installées, 4 992 personnes ont reçu de l’eau potable livrée par camion, et 4 300 personnes ont bénéficié de la réparation des réseaux d’eau et d’assainissement.
Globalement, depuis octobre 2023 et grâce aux donateur. trice.s qui nous accompagnent, Oxfam et ses 26 partenaires ont fourni une aide humanitaire essentielle à 1,3 million de personnes en Palestine. Cette mobilisation exceptionnelle a permis d’assurer une aide alimentaire d’urgence, sous forme de colis, de cash ou de bons d’achat. Et ce, tout en soutenant le développement de petits potagers et d’activités agricoles familiales pour renforcer l’autonomie alimentaire. L’accès à l’eau potable et à l’assainissement reste une priorité, grâce à la livraison d’eau par camion et à la réparation des réseaux d’eau et d’égouts gravement endommagés.
MENACE SUR L'AIDE VITALE
De nouvelles exigences d'enregistrement israéliennes risquent de bloquer l'aide vitale dans des territoires palestiniens déjà à bout de souffle. Mettre hors-jeu des organisations comme Oxfam mettrait directement la population palestinienne en danger.
OXFAM RESTE DÉTERMINÉE
Parce que des vies en dépendent, nous restons fermes. Légalement enregistrée auprès de l'Autorité palestinienne, Oxfam compte bien poursuivre ses opérations via ses partenaires palestiniens, dans le strict respect du droit international et de son indépendance humanitaire.
© Alef
Multimedia Company
20 LE POUVOIR CITOYEN : LUTTER CONTRE LES INÉGALITÉS, ÇA
FAIT ENSEMBLE

Oxfam est avant tout un mouvement citoyen. Des bénévoles et des collaborateur.trice.s aux donateurs.trice.s et client.e.s, des militant.e.s aux sympathisant.e.s : toutes et tous contribuent, chacun à leur manière, à la lutte contre les inégalités.
Au cœur de cette dynamique, un vaste mouvement de plus de 7 000 bénévoles fait vivre l’organisation au quotidien. Ils et elles font fonctionner les plus de 220 magasins de commerce équitable et boutiques de seconde main, soutiennent l’organisation d’Oxfam Trailwalker, relaient nos campagnes, et bien plus encore.
À intervalles réguliers, nous sollicitons leur avis pour nourrir nos actions et nos priorités — et pour renforcer le soutien citoyen indispensable afin de s’attaquer aux causes profondes et aux conséquences des inégalités.
270 TALENTS CONTRE LES INÉGALITÉS
En 2025, Oxfam Belgique a pu compter sur une moyenne de 240 équivalents temps plein (ETP), soit 7 de plus qu’en 2024. Au total, l’organisation a rassemblé 270 collaborateur.rice.s, dont 137 femmes et 133 hommes. Les salaires étant définis sur la base de barèmes fixes, il n’existe pas d’écart salarial chez Oxfam Belgique. L’âge moyen des membres du personnel est de 46 ans.
DEMAIN COMMENCE AVEC LES
JEUNES
Les jeunes d’aujourd’hui sont nos ambassadeurs et ambassadrices de demain. C’est pourquoi nous les impliquons activement dans nos grandes thématiques : de la justice économique dans les écoles aux inégalités climatiques sur les festivals.

Nous leur donnons l’espace pour faire entendre leur voix, comprendre les mécanismes des inégalités et passer eux-mêmes à l’action. À travers des parcours éducatifs, des ateliers et des campagnes, ils et elles deviennent des citoyen.ne.s du monde critiques, qui comprennent non seulement les origines des inégalités mais qui contribuent aussi à construire des solutions.

SILLONNER
LES FESTIVALS POUR PARLER D’INÉGALITÉS
Cet été, Oxfam a parcouru les festivals belges : nous avons tenu un stand à Couleur Café, Ronquières, Les Ardentes, les fêtes de Gand, Esperanzah et Les Solidarités pour aller à la rencontre du public et échanger sur les inégalités mondiales. Nous y avons récolté de nombreux soutiens : 4 836 personnes ont signé notre pétition pour faire payer les riches pollueurs, 103 000 ont co-signé notre lettre ouverte I Speak Up for Palestine et des bénévoles se sont joint.e..s à l’aventure.
DONNER DES OUTILS AUX JEUNES POUR AGIR
Oxfam accompagne des jeunes pour se former et agir concrètement face aux inégalités. La troisième édition de Change! Oxfam Youth Training, la formation d’un an sur la justice de genre, économique et climatique a réuni 40 participant.e.s. Pour sa part, le Change Hub, plateforme de rencontre, a permis à 142 jeunes de se lancer dans l’activisme via 15 activités. Le week-end Allez ! organisé avec Oxfam-Magasins du Monde a mis l'accent sur les systèmes alimentaires durables et a rassemblé 31 jeunes.
Le pouvoir citoyen d'Oxfam
Marie Roelens s’engage régulièrement aux côtés d’Oxfam en participant à des formations ou à des marches :

« C’est notre énergie collective qui fait vivre Oxfam : aucun mouvement ne peut exister sans les personnes qui le composent. C’est la motivation de celles et ceux qui s’engagent qui permet à Oxfam d’avoir une véritable portée. »
NOTRE OFFRE ÉDUCATIVE
• Dans le cadre de la semaine du commerce équitable, 7 000 élèves ont organisé des actions dans plus de 200 écoles autour du thème Je mets la barre haut
Au total, cette action a permis de sensibiliser 11 500 élèves au commerce équitable. 50 000 élèves et 370 professeur.e.s ont été exposé.e.s à nos messages.
• 1 386 jeunes ont participé à nos ateliers d’immersion.
• 148 élèves et enseignant.e.s ont pris part à une session de la Fresque du climat. Parmi ces personnes, 36 ont été formées pour animer un atelier.
LE MOUVEMENT BÉNÉVOLE
En 2025, 5 460 bénévoles se sont engagé.e.s au sein des magasins équitables et 1 056 dans les boutiques de seconde main Oxfam. Plus de 3 000 bénévoles ont participé à des formations et des moments de concertation, à l’échelle nationale et régionale. Les sessions en ligne ont permis de toucher un public particulièrement large.
Oxfam Day — notre rendez-vous annuel dédié aux bénévoles — a connu une édition record, avec 289 participant.e.s qui ont marqué un grand intérêt pour les thématiques d’Oxfam et les moments de partage.
Réparti.e.s en 179 groupes, les bénévoles ont organisé au moins 220 activités, souvent dans le cadre de campagnes comme la Semaine du commerce équitable. Enfin, ils et elles ont collaboré étroitement avec de nombreux partenaires locaux — des communes équitables aux organisations sociales — renforçant encore l’impact de leurs initiatives.


SEMAINE DU BÉNÉVOLAT
Du 1er au 9 mars, nous avons célébré la Semaine du bénévolat 2025. L’occasion idéale de remercier les milliers de bénévoles qui font vivre notre mouvement, avec une énergie et un engagement sans faille. Que ce soit dans les magasins de commerce équitable ou les boutiques de seconde main Oxfam, pour Oxfam Trailwalker, sur les festivals, au centre de tri ou au siège, leur présence est essentielle pour notre organisation.



NOUVEAU SUCCÈS POUR LA SEMAINE DU COMMERCE ÉQUITABLE
Le samedi 11 octobre a marqué le point culminant de la Semaine du commerce équitable dans nos magasins équitables. Des centaines de bénévoles ont déployé une large palette d’activités pour mettre le commerce équitable à l’honneur.
Dans chaque magasin, le public pouvait échanger un emballage de chocolat vide contre une barre de chocolat Bite to Fight, et signer une lettre visant à défendre des prix plus justes pour les producteur.trice.s. Nous avons distribué plus de 10 000 chocolats et récolté plus de 7 000 signatures.
Partout, les bénévoles ont multiplié les initiatives locales : petits-déjeuners solidaires, dégustations, projections de films ou débats. Autant de moments qui ont permis de toucher un large public et de rendre le commerce équitable concret, accessible et inspirant.
Une édition qui confirme, une fois de plus, la force du réseau de bénévoles de nos magasins et leur engagement à faire vivre la solidarité dans les villes et communes.

DES BÉNÉVOLES UNISSENT LEURS FORCES
SUR LE CORDA CAMPUS
À l’occasion de la Semaine du commerce équitable, trois magasins équitables d’Oxfam et De Faire Bakfiets

LA PALESTINE AU CENTRE DE LA JOURNÉE MONDIALE DU COMMERCE ÉQUITABLE
Le 10 mai, la Journée mondiale du commerce équitable était placée sous le signe de la solidarité avec la Palestine. Les magasins équitables d’Oxfam ont mis à l’honneur leurs partenaires et produits palestiniens, en magasin mais aussi à travers des activités ouvertes au public. Tout au long du mois de mai, la campagne Speak Up For Palestine a appelé à ne pas détourner le regard de la situation à Gaza et en Cisjordanie. À travers cette mobilisation, les magasins ont souligné le lien entre commerce équitable et engagement citoyen, en faisant vivre les valeurs de sensibilisation et de solidarité.
« Je suis fière de faire partie d’un grand mouvement. »
Sophany Ramaen (36) est bénévole depuis plusieurs années au magasin équitable d’Oxfam de Gand Saint-Pierre. Elle partage son temps entre le travail en magasin, des tâches organisationnelles et des activités de formation.

« Ce qui me motive, c’est ce lien entre engagement local et impact international. Même si notre contribution peut sembler modeste, elle fait une réelle différence pour les producteurs et productrices. »
ont mené une action commune sur le Corda Campus à Hasselt, un lieu accueillant de nombreuses entreprises. Ensemble, ils ont sensibilisé des milliers de travailleurs et travailleuses en proposant des dégustations et des informations sur le commerce équitable. Au total, 840 cafés, 192 cappuccinos et 1 050 barres de chocolat ont été distribués. « Cette collaboration entre bénévoles a été une vraie source d’énergie et a renforcé notre impact. »
NOS DONATEURS ET
DONATRICES , MOTEURS D’UN
MONDE PLUS JUSTE
Des dizaines de milliers de personnes nous soutiennent financièrement : par un don, en participant à Oxfam Trailwalker ou en en incluant Oxfam dans leur testament.
En 2025 encore, leur engagement a fait la différence. Grâce à leur soutien, nous avons pu intervenir lors de crises humanitaires, poursuivre nos programmes de coopération et renforcer nos actions de sensibilisation et de plaidoyer auprès du public et du monde politique. Ensemble, nous construisons un monde plus juste, avec moins d’inégalités et davantage de justice économique.
DES DONATEUR.TRICE.S ENGAGÉ.E.S ET SOLIDAIRES
Le soutien de nos donateur.trice.s est indispensable pour s’attaquer ensemble aux causes et aux conséquences de la pauvreté et des inégalités. En 2025, leur solidarité nous a permis de réagir aux crises humanitaires, de développer des programmes de coopération internationale et de poursuivre notre travail de plaidoyer et de mobilisation.
Résultats récolte de fonds :
131 113 donateur.trice.s nous ont soutenu en 2025 dont 91 419 donateur.trice.s mensuel.le.s 16 065 418 € de dons récoltés au total par nos donateur.trice.s :
448 000 € récoltés par les appels d’urgence dont :
• 428 000 € récoltés par l’appel d’urgence pour Gaza
• 10 079 € récoltés par le fonds d’urgence d’Oxfam destiné à réagir aux crises humanitaires
460 000 € récoltés par les équipes de marcheur.euse.s d’Oxfam Trailwalker 2025
191 832 € récoltés à travers des legs
193 613 € récoltés par le Fonds des Partenaires d’Oxfam Wereldwinkels

ELISABETH LUCIE BAETEN
LÈVE PLUS DE 200 000 € DE FONDS POUR GAZA
À l’occasion de la cérémonie des Kastaars le 8 février, Elisabeth Lucie Baeten, écrivaine, scénariste et autrice, arborait une robe composée de keffiehs palestiniens afin d’attirer l’attention du public sur la situation en Palestine. Elle a profité de l’occasion pour lancer une collecte de dons pour Gaza afin de soutenir l’intervention humanitaire d’Oxfam dans le territoire palestinien occupé. Son action est devenue virale et a permis de récolter plus de 200 000 € de dons.
DES KILOMÈTRES DE SOLIDARITÉ
Les 30 et 31 mai 2025, la 18ème édition d’Oxfam Trailwalker a remporté un succès retentissant en rassemblant 1021 participant.e.s dans la Grande Forêt de Saint-Hubert. 172 équipes ont relevé le défi de la randonnée de 100 kilomètres en moins de 30 heures et 40 équipes ont parcouru 25 km en moins de 7 heures.
Ensemble, les équipes ont récolté 430 000 € au profit des actions de solidarité d’Oxfam Belgique.

Marchal a participé au défi des 100 km :
« C’était un défi que je voulais me lancer depuis longtemps parce que beaucoup de gens dans mon entourage l’ont déjà fait. C’était aussi une chouette occasion de soutenir une ONG, de faire du lien et de soutenir les objectifs et les projets d’Oxfam. »


« Je veux que ma voix contre les inégalités continue de résonner. »

Jan Rachels est devenu un des piliers du mouvement Oxfam-Wereldwinkels. Pour prolonger son engagement, même après son décès, Jan a décidé d’inclure le magasin dans son testament. « Oui, j’ai une famille et des enfants. Et non, je ne suis pas immensément riche. Mais grâce à Oxfam, ma voix contre les inégalités continuera de porter. J’en suis profondément convaincu. »

UN ENGAGEMENT SANS LIMITE
En 2025, nous avons récolté 191 832 € grâce à la générosité et la confiance de personnes qui ont légué une partie de leur patrimoine à Oxfam. Ces actes solidaires témoignent d’un engagement de longue date à nos côtés dans la lutte contre les inégalités. Toutes ces personnes qui nous ont soutenu à travers le bénévolat, la mobilisation citoyenne, l’achat de produits équitables ou de seconde main ou encore un soutien financier, ont décidé de faire perdurer l’engagement de toute une vie.
© Pieter Jan van Stockstraelen
Romane
COMMERCE DURABLE
LE COMMERCE ÉQUITABLE COMME ALTERNATIVE
Chez Oxfam, nous joignons le geste à la parole. Nous ne nous contentons pas de dénoncer les dérives du système économique : nous proposons aussi des alternatives concrètes et durables, qui placent l’humain et la planète avant le profit.
C’est le cas notamment avec notre offre de produits équitables. Grâce à Oxfam Fair Trade, les producteur.trice.s à petite échelle reçoivent un prix juste pour leurs produits, complété par des primes. Des revenus qu'ils peuvent investir dans des projets essentiels, comme l’éducation, les soins de santé ou les infrastructures. Nous soutenons également la transition vers des pratiques agricoles durables grâce à des financements complémentaires. En faisant le choix de partenariats à long terme,ils et elles peuvent renforcer durablement leur position sur le marché international.

OXFAM FAIR TRADE, N°1 DU CAFÉ… ET DE L’IMPACT
Oxfam Fair Trade a été récompensé d’un Frontrunner Award dans les catégories Fairtrade Premium in Belgium et Communication & Marketing. En 2025, nous avons généré plus de 215 000 € de primes Fairtrade au bénéfice des producteurs et des productrices avec lesquel.le.s nous travaillons.
Et ce n’est pas tout : Oxfam Fair Trade confirme sa position de première marque de café Fairtrade en Belgique. Autrement dit, notre café est aujourd’hui le café Fairtrade le plus consommé en Belgique.
LE REVENU VITAL (ENFIN) À L’AGENDA DE LA FILIÈRE CACAO
Le revenu vital s’impose enfin comme un enjeu central dans le secteur du cacao. En Belgique, 79 % du marché investit dans une production plus durable à travers l’initiative Beyond Chocolate. Un pas important, mais encore insuffisant : aujourd’hui, 3 producteur.trice.s ivoirien.ne.s sur 4 vivent toujours dans la pauvreté.
Chez Oxfam, nous montrons qu’une autre voie est possible. Depuis 2019, nous combinons agroécologie et revenu vital avec Bite to Fight, notre projet pilote mené aux côtés de producteurs et de productrices de cacao en Côte d’Ivoire. Et les résultats sont là : pour la récolte 2024–2025, 79 % des planteur.euse.s impliqué.e.s ont atteint un revenu vital. La preuve que des prix équitables fonctionnent, et qu’un revenu vital peut devenir la norme.
Julien Tayoro N’guessan, coordinateur du projet revenu vital dans le secteur du cacao pour Oxfam en Côte d’Ivoire, souligne l’importance des partenariats à long terme, au cœur des principes du commerce équitable.
« Le partenariat avec Oxfam garantit aux producteurs un débouché pour leurs récoltes. Ils ont ainsi l’assurance de pouvoir vendre leur production. Grâce à un soutien financier (primes en cash, kits agricoles), les familles peuvent couvrir une grande partie de leurs coûts et l’entretien de leurs plantations. »



DES CHIPS QUI FONT LA DIFFÉRENCE
Les chips de yuca et de plantain Fairtrade d’Oxfam sont le résultat de choix clairs : circuits courts, agriculture durable et revenus équitables. En Équateur, leur production permet de garantir des revenus équitables, de soutenir une agriculture durable et d’ouvrir des perspectives aux agriculteurs et aux agricultrices. Grâce à des circuits courts et à des modes de production sans pesticides, des coopératives comme APEOSAE qui produisent nos chips équitables investissent dans la biodiversité et dans un avenir viable pour leurs communautés.
Elles contribuent ainsi à une production et une exportation sans déforestation.
L’HUILE D’OLIVE, SYMBOLE D’ESPOIR ET DE RÉSISTANCE
Depuis des décennies, les Palestinien.ne.s vivent sous l’occupation militaire israélienne, marquée par des violations systématiques de leurs droits : confiscation des terres, violences exercées par l’armée israélienne et par des colons, restrictions de mouvement. C’est aussi la réalité quotidienne des agriculteurs et agricultrices de la coopérative Al Reef, partenaire d’Oxfam en Cisjordanie, qui produisent de l’huile d’olive biologique, des dattes Medjoul et du maftoul.
Depuis deux ans et demi, la situation s’est encore aggravée. Israël étend ses colonies illégales et laisse se multiplier les violences contre les communautés palestiniennes.
Rien qu’en 2025, plus de 11 000 oliviers ont été détruits, et en septembre, 133 Palestinien.ne.s ont été exproprié.e.s. Les checkpoints et barrages routiers imposés par l’armée israélienne rendent l’accès aux terres agricoles de plus en plus difficile.
Résultat : la récolte d’olives pourrait chuter jusqu’à 70 %, un coup dévastateur pour plus de 100 000 familles.
En Palestine, l’olivier est bien plus qu’un arbre : il incarne l’ancrage à la terre, la dignité et la résilience. En prendre soin, c’est refuser l’effacement. Aujourd’hui plus que jamais, produire de l’huile d’olive est un acte d’espoir et de résistance.

Asad Al Kurdi, directeur de PARC, revient sur la réalité quotidienne en territoire palestinien occupé :
« Les attaques de la part de colons israéliens se multiplient. Pourtant, les agriculteurs et agricultrices palestinien.ne.s restent en première ligne pour défendre leurs terres face à l’expansion illégale des colonies. »
Mohammad Hmiedat, ingénieur qualité chez Al Reef, explique ce que représentent leurs produits :
« Acheter ces produits palestiniens de qualité, c’est garantir un revenu équitable aux producteurs et productrices. C’est aussi leur donner une voix : c’est dire au monde que vous n’acceptez pas la situation actuelle dans la région. »


« Nous utilisons l’agriculture comme un levier puissant pour renforcer le pouvoir des femmes. Elles ont ainsi la possibilité de développer leurs compétences et leurs talents - et ce, malgré l’extrême insécurité dans la province du Sud-Kivu », explique Marcelline Budza, fondatrice et présidente de Rebuild Women’s Hope (RWH), à propos de ce que représente le café en République démocratique du Congo.
« Chez RWH, nous refusons de réduire les femmes à leurs difficultés. Nous croyons aux femmes comme moteurs de changement : des femmes qui prennent des initiatives, prennent en main leur propre bien-être et contribuent activement au développement et à la résilience de leur communauté. »
LA SECONDE MAIN , UN LEVIER POUR L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE
Avec plus de 30 boutiques de seconde main en Belgique, Oxfam agit concrètement en faveur d’une économie sociale et circulaire.
La collecte et la revente d’objets toujours utilisables permettent de réduire les déchets et la pression sur les ressources naturelles, tandis que les objets invendables sont orientés vers des filières de recyclage.
Oxfam privilégie un circuit court, fondé sur des collectes locales, son propre centre de tri et une revente majoritairement dans ses magasins.
Ce modèle soutient également l’insertion socioprofessionnelle, en offrant des opportunités d’emploi à des personnes éloignées du marché du travail.

OXFAM SECONDE MAIN 2025 EN CHIFFRES
4 167 000 kg de textiles collectés, soit une baisse de 6 % par rapport à 2024
2 364 000 kg de vêtements donnés triés (soit 728 000 kg de plus qu'en 2024)
1 466 109 articles vendus (textiles, livres, jouets, brocante et matériel informatique), soit +3 % par rapport à 2024

690 049 articles textiles vendus (= 47 % du total)
207 collaborateur.trice.s en réinsertion socioprofessionnelle, soit +29 % par rapport à 2024
23 ans de collecte en partenariat avec e5
LA FILIÈRE TEXTILE SOUS PRESSION, OXFAM CHANGE DE CAP
Le secteur textile est sous tension. Les ventes de vêtements n'ont jamais été aussi élevées, mais leur qualité baisse et les déchets s’accumulent à grande vitesse. Chez Oxfam aussi, une part croissante des textiles collectés devient invendable, tandis que les coûts de tri et de traitement augmentent. L’ultra fast fashion alimente une surproduction et une surconsommation massives, jusqu’à saturer le marché mondial.
L’Europe prépare une responsabilité élargie des producteurs (REP). Une avancée nécessaire, mais tardive, qui risque de se concentrer sur la fin de chaîne - le recyclage - sans s’attaquer au cœur du problème : produire moins, produire mieux et faire durer les vêtements plus longtemps.
Face à ce constat, Oxfam adapte sa stratégie avec Shifting the Volumes : collecter moins, trier mieux, vendre localement et renforcer le réemploi. Nous voulons ainsi prolonger la durée de vie des vêtements, réduire les déchets et maximiser l’impact social.
« La fast fashion met sous pression à la fois les travailleurs et la planète », souligne Emmanuel Cossée, directeur opérationnel d’Oxfam Seconde Main. « Face à la crise textile, faire le choix de la qualité
et de la seconde main est essentiel : cela permet de prolonger la durée de vie des vêtements et de réduire la pression sur la production de nouveaux articles. C’est une manière de remettre en question un système qui exploite les personnes et épuise la planète. »

UNE LIGNE DE JEANS DURABLES ISSUE D’UNE COLLABORATION ENGAGÉE
La marque e5 signe une collection de jeans unisexe, imaginée par la créatrice Murielle Victorine Scherre (La Fille d’O). Ces modèles associent 20 % de denim recyclé à du coton certifié GOTS issu d’Oxfam, valorisant des matières qui auraient autrement été perdues.
Le résultat : des jeans intemporels et conçus pour durer, qui illustrent une autre manière de produire et de consommer la mode, fondée sur la réutilisation, la qualité et la responsabilité.
e5 : UN PARTENAIRE DURABLE
Grâce à sa collaboration de longue date avec son partenaire de collecte e5, Oxfam Belgique a pu compter en 2025 sur une collecte impressionnante de plus de 800 000 kilogrammes de textiles via l'action refive. Une grande partie de ces textiles se voit offrir une deuxième, une troisième... vie via les boutiques Oxfam et les pop-ups, et est ainsi rendue à nouveau accessible sous forme de vêtements durables et abordables pour toutes et tous.
DES VÊTEMENTS DE QUALITÉ POUR UNE INFINITÉ DE VIES CHEZ OXFAM
Avec l’Infinity Collection, Oxfam donne aux vêtements de qualité une deuxième, voire une troisième vie, et parfois bien plus. Nous encourageons ainsi le don et l’achat de seconde main comme piliers d’une économie circulaire, et proposons une alternative durable à la fast fashion. En décembre, l’Infinity Collection a pris une dimension particulière avec une sélection exclusive dans deux boutiques bruxelloises. Cette collection réunissait des pièces haut de gamme issues de marques iconiques, démontrant que la seconde main peut aussi rimer avec style et prestige. En misant sur une sélection minutieuse et le réemploi, nous réduisons les déchets, préservons les ressources naturelles et rendons la mode durable accessible au plus grand nombre.

Birgit Vanhoutte est responsable des départements livres, jouets, brocante et économat chez Oxfam Seconde Main. Elle explique comment son équipe contribue à réduire la montagne de déchets en travaillant main dans la main avec des organisations sociales, comme l’asbl Nasci.

« Nasci est un centre de services bruxellois qui accompagne les mères célibataires et les familles en difficulté financière. Dans ce cadre, Books & Brocs fait notamment don de poussettes, de couches non utilisées et de tétines à leur magasin solidaire de Vilvorde. »
FINANCEMENTS & PARTENARIATS STRATÉGIQUES
Oxfam Belgique collabore avec des acteurs majeurs de la solidarité internationale, parmi lesquels la Direction générale Coopération au développement et Aide humanitaire (DGD), l’Union européenne (EU), Enabel (l’agence belge de coopération internationale), SIDA (la coopération suédoise), AICS (la coopération italienne), des agences des Nations unies ainsi que des autorités publiques locales belges.
En 2025, les budgets publics consacrés à la coopération internationale ont fortement reculé, alors même que les besoins continuent d’augmenter. L’aide publique au développement est financée par les citoyens : c’est un investissement collectif à préserver. Son recul brutal frappe en premier lieu les populations les plus vulnérables. Nous mettons ci-dessous en lumière quelques résultats clés de l’année 2025.
Programme 2022–2026 : justice socioéconomique et systèmes alimentaires
Le programme Lutter avec les femmes contre les inégalités et pour la justice socio-économique dans les systèmes alimentaires, cofinancé par la DGD, renforce 60 organisations en Belgique, au Burkina Faso, au Mali, au Niger, en République démocratique du Congo, dans le territoire palestinien occupé, au Cambodge, au Laos et au Vietnam. Ces organisations œuvrent à rendre les systèmes de production alimentaire plus justes. À terme, le programme bénéficiera à 325 000 personnes, dont 180 000 femmes, producteur.rice.s à petite échelle et travailleur.se.s agricoles formels et informels. Il vise à améliorer leur accès aux moyens de production, à renforcer leurs droits et leur pouvoir de négociation, tout en réduisant les inégalités.
Programme humanitaire : une approche ancrée localement
En 2025, nous avons clôturé le programme From community-based to community-led Protection Programming, mis en œuvre de décembre 2023 à novembre 2025 par Oxfam et 16 organisations-partenaires au Burkina Faso, au Mali, au Niger, en République démocratique du Congo, dans le territoire palestinien occupé et au Yémen. Malgré des défis considérables en matière de sécurité, d’accès humanitaire et de services de base, notre approche intégrée de la protection a permis d’atteindre 188 343 personnes : 101 373 femmes et 86 970 hommes. Grâce à un ancrage local, des progrès ont été réalisés en matière de protection, de sécurité alimentaire, de relance des moyens de subsistance et de résilience.
Une aide vitale pour les réfugié.e.s sahraoui.e.s
En 2025, Oxfam a achevé un réseau d’approvisionnement en eau desservant 16 500 réfugié.es sahraoui.e.s. Ce projet, lancé en 2020, a bénéficié du soutien d’ECHO, du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et de SIDA.
Avec l’appui du Programme alimentaire mondial (PAM), de l’ambassade de France et de l’AICS, nous avons poursuivi le développement de solutions innovantes pour renforcer la production alimentaire locale, malgré les conditions extrêmes de chaleur et d'aridité dans les camps situés au sud-ouest de l’Algérie.
Parallèlement, les financements consacrés à cette crise oubliée ont fortement diminué, mettant sous pression l’aide humanitaire destinée à plus de 170 000 personnes réfugiées. Plus de 95 % d’entre elles dépendent de l’aide extérieure pour l’accès à l’eau, à la nourriture et aux services essentiels. Après cinquante ans d’attente d’une solution politique, notamment la tenue d’un référendum d’autodétermination tel que prévu par les Nations unies, elles risquent aujourd’hui de perdre même cette aide de survie minimale.
L’Union européenne : un partenaire face aux crises complexes
Grâce aux cofinancements européens, nous avons pu, en 2025, poursuivre notre action dans des contextes de crise complexes.
Au Yémen, nous avons continué à soutenir des organisations de défense des droits des femmes afin de renforcer leur participation. À Aden, un nouveau projet a été lancé pour soutenir les organisations de jeunesse, promouvoir les droits des jeunes et élargir l’accès à la formation professionnelle.
Aux Philippines, nous avons contribué au processus de paix sur les îles de Basilan, Tawi-Tawi et Sulu. À travers le programme WEE-SAFE, plus de 90 coopératives ont été accompagnées dans la professionnalisation de leur production, la formalisation de leur structure et l’accès aux moyens de production et aux marchés. Le programme a notamment soutenu la production de légumes, de poisson et de produits transformés pour les marchés locaux, ainsi que les filières du caoutchouc, du coprah et du café, afin de favoriser leur intégration dans les chaînes de valeur internationales.
Territoire palestinien occupé
Avec le soutien d’Enabel, nous avons poursuivi notre travail de prévention des violences basées sur le genre et d’amélioration de l’accès des jeunes aux soins de santé sexuelle et reproductive en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et dans la bande de Gaza.
Nous avons également lancé le projet Empowered Youth in Green Palestine, qui soutient 120 petites entreprises et 17 coopératives, renforçant ainsi la résilience économique de plus de 4 805 personnes.
Le projet My Dignity is My Right, mené avec Brussels International, a contribué à l’autonomisation socioéconomique des femmes palestiniennes travaillant dans les colonies israéliennes illégales. Le programme Empower Palestinian Youth, soutenu par l’initiative Civic Space de la DGD, renforce quant à lui la société civile palestinienne.
12-12 : la solidarité du grand public
En 2025, le consortium 12-12 a lancé deux appels d’urgence, en réponse au tremblement de terre au Myanmar et à la situation dans la bande de Gaza. Grâce à la solidarité du public belge, nous avons pu contribuer aux opérations d’aide d’urgence et de reconstruction.
Donateurs belges
• Direction générale Coopération au développement et Aide humanitaire (DGD)
• Enabel - Agence belge de développement
• Vlaamse Regering - Departement Cultuur, Jeugd en Media / Departement Omgeving
• Région de Bruxelles-Capitale – be circular / Brussels International
• Wallonie Bruxelles International (WBI)
• Provincie Oost-Vlaanderen
• Provincie Vlaams-Brabant
• Provincie West-Vlaanderen
• Nombreuses villes et communes belges
• 12-12 - Consortium belge pour les situations d’urgence
• 11.11.11 - Coupole flamande d’ONG de solidarité internationale
• CNCD-11.11.11 – Centre national de coopération au développement
Collaboration avec les organisations faîtières
Nous avons poursuivi notre collaboration avec 11.11.11 et le CNCD autour de la mobilisation citoyenne, du plaidoyer climatique, de l’égalité de genre et de la décolonisation de la coopération au développement. Oxfam Belgique a bénéficié, dans ce cadre, du soutien de 11.11.11 (96.484 €) et du CNCD (8.153 €).
Nous adressons nos remerciements à l’ensemble de nos partenaires institutionnels pour leur soutien à nos programmes et activités.
Union européenne
• DG ECHO - Protection civile et opérations d’aide humanitaire européennes
• DG INTPA - Partenariats internationaux
• DG MENA - Moyen-Orient, Afrique du Nord et région du Golfe
• DG RTD - Recherche et innovation
• EACEA - Agence exécutive européenne pour l’éducation et la culture
Donateurs internationaux
• AICS - Agence italienne de coopération au développement
• SIDA - Agence suédoise de coopération internationale au développement
• OIT - Organisation internationale du travail
• PAM - Programme alimentaire mondial
• HCR - Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés

Partenaires entreprises
Nous pouvons également compter sur le soutien de plusieurs partenaires entreprises : des sociétés qui soutiennent un projet spécifique ou notre fonctionnement global. Grâce à leur engagement, nous pouvons renforcer et développer davantage nos activités.
Partenaires entreprises en 2025 :

PRÉSERVER NOTRE RÉSILIENCE FINANCIÈRE DANS UN MONDE EN MUTATION
Oxfam Belgique bénéficie d’une structure de financement diversifiée, reposant à la fois sur des financements institutionnels et sur notre capacité à générer des ressources propres. Cette diversité constitue un atout essentiel pour préserver notre marge de manœuvre et notre autonomie d’action.
Le contexte politique actuel, tant au niveau international que national, nous confronte à un environnement en profonde évolution. Les orientations politiques observées dans plusieurs pays ont des répercussions sur les priorités budgétaires consacrées à la coopération internationale et au secteur associatif. En 2025, Oxfam Belgique a pu compter sur le soutien de ses principaux bailleurs institutionnels mais nous nous préparons à une réduction des financements disponibles pour les années futures.
Parallèlement, nous poursuivons activement le renforcement de nos ressources propres, à travers la collecte de fonds auprès du grand public ainsi que nos activités économiques dans les secteurs du commerce équitable et de la seconde main. Ces activités restent essentielles pour soutenir notre mission, même si elles évoluent aujourd’hui dans un contexte plus exigeant:
• Les résultats issus de la seconde main sont sous pression. La filière textile de seconde main traverse une crise majeure en Europe, liée à la surproduction de vêtements de faible qualité (fast fashion). Cette situation entraîne une saturation des centres de tri, une augmentation des coûts de traitement et une fragilisation des modèles économiques existants.
• Les résultats de nos activités dans le commerce équitable confirment la nécessité de réorienter fondamentalement notre stratégie.
• Du côté de la collecte de fonds privés — dons et legs — les recettes progressent, mais à un rythme qui ne permet pas encore de répondre pleinement à l’augmentation des besoins.
Dans ce contexte, notre organisation doit poursuivre ses efforts d’adaptation et d’innovation afin de consolider son modèle économique et préserver sa capacité d’action à long terme.
Une structure intégrée
Oxfam Belgique rassemble plusieurs entités juridiques : Oxfam Solidarité asbl, Oxfam-Wereldwinkels asbl, Oxfam Fair Trade sc et Oxfam Belgique asbl. Cette dernière agit en tant qu’organisation faîtière, assurant la coordination stratégique des entités affiliées.
Nous publions un rapport annuel unique, reflétant une vision consolidée de notre action. Celui-ci présente les résultats financiers agrégés de l’ensemble des entités, tout en offrant une lecture détaillée des performances par entité.
Résultats 2025
Les revenus consolidés d’Oxfam Belgique s’élèvent à près de 68 millions d’euros en 2025 (contre 65 millions d’euros en 2024). Les dépenses totales sont en hausse par rapport à 2024 (+6%) Il en ressort un résultat net global de -783K€ pour le groupe Oxfam Belgique.
En 2025, les recettes totales d’Oxfam Solidarité asbl s’élèvent à 47,4 millions d’euros, contre 45,4 millions d’euros en 2024. Cette augmentation s’explique principalement par une hausse de la comptabilisation des subsides de 1,6 millions d’euros. Les subsides sont enregistrés au rythme des dépenses liées à la mise en œuvre des projets auxquels ils sont affectés.
Les revenus issus des dons et des legs sont en légère croissance et atteignent 16,43 millions d’euros. La majorité de ces dons provient de nos donateur.trice.s mensuel.le.s. Cette forme de soutien nous permet de compter sur des revenus récurrents, de mieux planifier nos actions et de réduire l’incertitude budgétaire. Les contributions de ces donateurs réguliers ont augmenté de 1 million d’euros par rapport à l’exercice précédent.
Par ailleurs, nos activités de seconde main ont généré un chiffre d’affaires de 7,4 millions d’euros en 2025, en baisse par rapport aux 7,6 millions de 2024. Les dépenses opérationnelles liées à la seconde main sont en hausse en raison à la fois de l’ouverture de nouveaux magasins mais aussi de l’impact de la crise du textile sur le coût de traitement des déchets.
Le reste des dépenses opérationnelles est sous contrôle. Les frais de personnel, quant à eux, augmentent de 13 %, en raison de l’indexation salariale et de l’accroissement des effectifs.
Le résultat net d’Oxfam Solidarité pour l’exercice 2025 s’établit à -520 K€, en baisse par rapport aux 652 K€ enregistrés en 2024.
Oxfam Fair Trade sc clôture l’exercice 2025 avec un chiffre d’affaires de 17,7 millions d’euros, en légère hausse par rapport aux 17 millions enregistrés en 2024.
Les ventes réalisées via notre réseau de magasins locaux sont en légère hausse à 7,8 millions d’euros. En revanche, les ventes sur les canaux externes — notamment l’exportation — ont connu un recul par rapport à l’année précédente.
L’exercice se solde par une perte de 518 K€. Ce résultat démontre la nécessité d’une refonte du modèle commercial de la coopérative. Un nouveau plan stratégique est cours d’implémentation, avec pour objectif un retour à l’équilibre financier.
Chez Oxfam-Wereldwinkels asbl, les revenus s’élèvent à 2,5 millions €, contre 2,4 millions d’euros en 2024. La hausse des recettes provient principalement d’une hausse du niveau des dons, notamment pour nos projets de soutien aux partenaires de commerce équitable.
Les dépenses sont en baisse en 2025 par rapport à l’année précédente, ce qui permet à l’organisation de clôturer l’exercice avec un résultat positif de 238 K€.
Les perspectives sont toutefois moins favorables, le gouvernement flamand ayant déjà confirmé une réduction des subsides dès 2026.
Oxfam Belgique asbl, en tant qu’organisation faitière ne dégage aucun résultat net. Les coûts engendrés par l’asbl sont entièrement compensés par des contributions effectuées par les entités affiliées.
BILAN en k euro
Frais d'établissement
Immobilisations
Immobilisations corporelles
Immobilisations
Créances
Stock et encours
Créances -1
Placements
Valeurs
Comptes
Répartition des revenus
Fonds
Comptes
Union Européenne
Nations Unies DGD Régions, Provinces, Villes & Communes Affiliés Oxfam Autres bailleurs Dons uniques Dons mensuels Evénements
de fonds
& legs Divers Urgences
Compte de résultats
REVENUS en k euro
Les comptes annuels complets de l’organisation et de ses entités sous-jacentes sont disponibles sur notre site web : www.oxfambelgique.be

Oxfam-Solidarité asbl, Oxfam-Wereldwinkels asbl et Oxfam fairtrade sc unissent leurs forces sous le nom d’Oxfam Belgique
Oxfam-Solidarité asbl
Rue de la Loi 26
1000 Bruxelles - Belgique www.oxfambelgique.be
Tel. : +32 (02)2 501 67 00
E-mail : info@oxfambelgique.be
Oxfam-Wereldwinkels asbl
Ververijstraat 17
9000 Gand - Belgique www.oxfambelgique.be
Tel. : +32 (09) 218 88 99
E-mail : info@oxfambelgique.be
Oxfam Fair Trade sc Ververijstraat 15
9000 Gand - Belgique www.oft.be
Tel. : +32 (09) 218 88 99
E-mail : info@oft.be
Éditrice responsable : Eva Smets
Coordination : Hannelore Bara
Rédaction & relecture : Frédéric André, Hannelore Bara, Fuencisla Carmona Blanco, Hélène Danneels, Sotiris Gassialis, Fei Lauw, Annelies Lenain, Yasmine Mertens, Louise Monville, Eva Smets, Audrey Timmermans, Belinda Torres Leclercq
Traductions : Hannelore Bara, Anja Braet, Amandine Demal, Hélène Danneels, Sotiris Gassialis, Louise Monville
Mise en page : Hanna Van der Valk
Rédaction d’images : Tineke D’haese
Photo de couverture : © Tineke D’haese/Oxfam
Photos : © Tineke D’haese/Oxfam (sauf autre indication)
Impression : Zwart op wit
Papier : Nautilius
Pour un avenir à égalité