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Perspectives Économiques de l'OCDE mai 2021, Note Pays: Luxembourg

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Luxembourg Après s’être modérément contractée en 2020, l’économie devrait croître de 4.8 % en 2021, et de 2.8 % en 2022. Le redressement de la demande intérieure devrait s’accélérer sous l’effet du renforcement progressif de la consommation et de l’investissement privés. Le taux de chômage devrait culminer aux alentours de 6.6 % au troisième trimestre de 2021, compte tenu de l’expiration des dispositifs de chômage partiel, avant de refluer à 6.1 % à la fin de 2022. Une évolution de la situation épidémiologique moins favorable que prévu – qui pourrait retarder la levée intégrale des mesures de confinement – et une atonie persistante du marché du travail constituent des risques de divergence à la baisse par rapport aux prévisions. À l’inverse, un achèvement plus rapide que prévu de la campagne de vaccination pourrait permettre de maîtriser l’épidémie plus tôt, et entraîner un rebond plus vigoureux de la consommation et de l’investissement privés. La campagne de vaccination en cours devrait être menée aussi rapidement que possible, à mesure que s’atténuent les contraintes pesant sur les approvisionnements en vaccins. Il conviendrait de réfléchir à un éventuel renforcement des politiques d’activation de la main-d’œuvre, étant donné que les dispositifs de maintien dans l’emploi devraient être démantelés en juin 2021. La prolongation au-delà de 2021 de mesures d’aide ciblées devrait être envisagée pour soutenir les entreprises et la main-d’œuvre dans les secteurs et les activités susceptibles d’être confrontés à une faiblesse durable de la demande, mais dont on attend le redressement à plus long terme (comme les transports et le tourisme). La mise en œuvre du plan pour la reprise et la résilience devrait être rapide et complète, et axée sur le renforcement du potentiel de croissance. Le nombre de contaminations par le COVID-19 s’est stabilisé Après la mise en place de nouvelles mesures d’endiguement à la fin 2020, le nombre de nouvelles contaminations par le COVID-19 est resté modéré et stable. Une stratégie de dépistage généralisé a permis un suivi relativement précis et rapide de la propagation de la pandémie et a contribué à limiter les contaminations.

Luxembourg Le PIB est déjà supérieur à son niveau d'avant la pandémie

La consommation privée bénéficiera d'une hausse relativement stable de l'emploi

Indice T4 2019 = 100 108

Glissement en % 1.6 Consommation privée réelle

106

1.4

Total de l'emploi

104

1.2

102

1.0

100

0.8

98

0.6

96

0.4

94

0.2

92

0.0

90

2020

2021

2022

0

0

2021

2022

-0.2

Source: Base de données des Perspectives économiques de l'OCDE, n° 109. StatLink 2 https://stat.link/qkbiwj

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Luxembourg 2017

Luxembourg PIB aux prix du marché Consommation privée Consommation publique Formation brute de capital fixe Demande intérieure finale Variation des stocks1 Demande intérieure totale Exportations de biens et services Importations de biens et services Exportations nettes1 Pour mémoire Déflateur du PIB Indice des prix à la consommation harmonisé IPCH sous-jacent2 Taux de chômage (% de la population active) Taux d'épargne nette des ménages (% du revenu disponible) Solde financier des administrations publiques (% du PIB) Dette brute des administrations publiques (% du PIB) Dette brute des administrations publiques, définition Maastricht (% du PIB) Balance des opérations courantes (% du PIB)

Prix courants milliards de EUR

56.8 16.9 9.4 10.7 37.0 - 0.1 36.8 123.6 103.6 20.0

2018

2019

2020

2021

2022

Pourcentage de variation, en volume (prix de 2010)

3.1 3.3 4.0 -6.1 0.8 1.0 2.3 0.4 -0.3 1.6

2.3 2.8 4.9 3.9 3.7 -0.2 3.3 0.8 0.9 0.2

-1.3 -6.9 6.0 -8.2 -3.7 -0.5 -4.3 2.4 2.1 1.4

4.8 6.4 2.9 6.1 5.3 -0.3 4.7 7.6 7.2 3.6

2.8 5.0 2.3 5.0 4.2 0.0 4.3 4.2 5.0 0.2

_ _ _ _

2.5 2.0 0.9 5.4

3.4 1.6 1.8 5.4

2.3 0.0 1.2 6.3

2.2 2.2 1.2 6.4

1.3 1.3 1.3 6.2

_

16.0

18.1

27.4

22.1

19.2

_ _

3.0 28.9

2.4 30.0

-4.1 33.0

-3.6 33.4

-2.5 33.9

_

21.0

22.0

24.9

25.2

25.8

_

4.8

4.6

4.3

5.1

5.3

1. Contributions aux variations du PIB en volume, montant effectif pour la première colonne. 2. Indice des prix à la consommation harmonisé, hors énergie, alimentation, alcool et tabac. Source: Base de données des Perspectives économiques de l'OCDE, n° 109.

StatLink 2 https://stat.link/auq7de

Les établissements de restauration ont été autorisés à reprendre leurs activités à l’intérieur comme à l’extérieur, mais tout nouvel assouplissement des mesures d’endiguement reste tributaire de l’évolution de la situation sanitaire. Les prévisions reposent sur l’hypothèse que les contaminations diminueront progressivement à mesure que le nombre de personnes vaccinées augmentera, ce qui permettra une levée de l’ensemble des mesures d’endiguement au troisième trimestre de 2021.

La reprise s’essouffle quelque peu L’économie n’a enregistré qu’une légère contraction en 2020, grâce à ses très bons résultats au second semestre. Au cours des derniers trimestres, l’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier s’est redressé, sans toutefois retrouver son niveau d’avant la crise. Les ventes au détail stagnent depuis le quatrième trimestre de 2020, mais la situation du marché du travail s’est progressivement améliorée en 2021, comme en témoigne la baisse du taux de chômage depuis janvier.

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L’orientation de la politique budgétaire devrait être globalement neutre en 2021 D’importantes initiatives fiscales, mesures de dépenses et dispositions financières ont été adoptées en 2020 pour atténuer l’impact de la pandémie sur l’économie. Des reports de paiement d’impôts et de cotisations sociales ont été accordés en vue de soulager la trésorerie des entreprises et des travailleurs indépendants pendant le confinement. Sous réserve de remplir les conditions requises, les petites et moyennes entreprises (PME) ont bénéficié d’avances remboursables destinées à les soutenir face à la pandémie de COVID-19. Les autorités ont prolongé et modifié les dispositifs de maintien dans l’emploi pour maximiser leur utilisation. Le budget 2021 prévoit des crédits supplémentaires, d’un montant total d’environ 100 millions EUR, en faveur des entreprises et des activités les plus touchés, comme les hôtels, les restaurants et les bars. Toutefois, l’orientation globale de la politique budgétaire devrait être peu ou prou neutre en 2021, étant donné que les prestations sociales versées vont progressivement diminuer, du fait de l’arrêt programmé de certaines mesures de soutien, notamment des prestations liées au renforcement et à la prolongation des dispositifs de maintien dans l’emploi. En 2022, la politique budgétaire devrait prendre une orientation légèrement restrictive, compte tenu de l’expiration des mesures actuelles de soutien aux entreprises.

La reprise sera portée par la croissance de la demande intérieure La croissance du PIB devrait s’établir à 4.8 % en 2021, avant de refluer à 2.8 % en 2022. La demande intérieure se redressera peu à peu en 2021 et 2022. La consommation privée sera soutenue par une amélioration progressive de la situation du marché du travail et par la normalisation graduelle de l’épargne, dont le taux a augmenté durant la crise. L’investissement privé rebondira dans un contexte marqué par le dynamisme de la consommation privée et la stabilité de la demande extérieure. Les investissements publics liés à la mise en œuvre du plan pour la reprise et la résilience seront réalisés à partir du second semestre de 2021. Le taux de chômage a commencé à baisser au second semestre de 2020, mais il devrait repartir à la hausse, quoique temporairement, au troisième trimestre de 2021, en raison du retrait programmé des dispositifs de chômage partiel. Les risques de divergence à la baisse par rapport aux prévisions tiennent notamment à la possibilité d’une évolution de la situation épidémiologique moins favorable que prévu, qui retarderait la levée intégrale des mesures d’endiguement actuellement en place. Un redressement plus lent que prévu du marché du travail pourrait amoindrir le rebond de la consommation privée. À l’inverse, un achèvement plus rapide qu’on ne l’anticipe de la campagne de vaccination pourrait permettre de maîtriser la pandémie plus tôt, et entraîner un rebond plus vigoureux de la consommation et de l’investissement privés.

Les mesures de soutien ciblées devraient être maintenues Il faudrait que le démantèlement des dispositifs de maintien dans l’emploi prévu en juin s’accompagne d’un renforcement des politiques d’activation permettant d’accélérer la réallocation des emplois. Il est crucial que le rythme des vaccinations reste soutenu pour améliorer durablement la situation sanitaire. La prolongation au-delà de 2021 de mesures d’aide ciblées devrait être envisagée pour soutenir les entreprises et la main-d’œuvre dans les secteurs et les activités susceptibles d’être confrontés à une faiblesse durable de la demande, mais dont on attend le redressement à plus long terme (comme les transports et le tourisme). Les pouvoirs publics devraient concentrer leurs efforts sur la mise en œuvre rapide du plan pour la reprise et la résilience étayé par l’UE, de façon à restaurer la croissance et à créer des emplois en s’attachant à la réalisation d’objectifs environnementaux. Pour cela, il faudrait investir davantage dans les infrastructures de manière à améliorer la connectivité et le bilan environnemental du Luxembourg, par exemple en renforçant la durabilité des infrastructures de transport et de la construction.

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