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Perspectives Économiques de l'OCDE mai 2021: Note Pays: Belgique

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Belgique Après avoir subi une forte contraction en 2020, le PIB devrait croître de 4.7 % en 2021 et de 3.5 % en 2022. La campagne de vaccination s’accélérant, les incertitudes qui entourent la situation épidémique devraient diminuer. Sur fond d’amélioration des perspectives économiques mondiales, l’investissement des entreprises devrait repartir à la hausse et le rattrapage de la demande devrait renforcer la consommation des ménages. La reprise devrait monter en régime, le PIB dépassant son niveau d’avant la crise vers la mi-2022. Il est prévu que la politique budgétaire reste expansionniste au cours de la période considérée. Les mesures temporaires pourront être levées progressivement une fois la reprise bien installée, mais les dispositifs de soutien encore en place devraient cibler strictement les entreprises et les emplois viables jusqu’à leur retrait complet. Les autorités devraient faciliter la réaffectation des ressources au profit des secteurs présentant de plus fortes perspectives de croissance, tout en mettant pleinement en œuvre le plan de relance axé sur la transition écologique et numérique de l’économie. La Belgique a connu des épisodes sporadiques de résurgence de l’épidémie Entre le pic épidémique de l’automne 2020 et la mi-mai 2021, le nombre de cas d’infection par le COVID-19 a diminué de plus de 80 %. Le système de santé n’en demeure pas moins sous pression, les patients restant très nombreux dans les unités de soins intensifs. La campagne de vaccination progresse. À la mi-mai, plus de 90 % des personnes de 65 ans ou plus avaient reçu une première dose de vaccin, et la quasi-totalité des personnes âgées devraient être complètement vaccinées d’ici au mois de juin. Au cours des six derniers mois, des mesures d’endiguement temporaires et limitées ont été adoptées. Si la plupart des mesures de restriction ont déjà été levées, certaines restent en place, notamment en ce qui concerne les restaurants, les bars et les rassemblements de masse, et n’ont été que partiellement assouplies en mai.

Belgique La demande non satisfaite stimulera la consommation privée

L'amélioration du climat des affaires sera favorable à l'investissement

Indice T1 2019 = 100 110

Indice 1.0

← Consommation privée

105

Confiance des consommateurs¹ →

0.5

100

0.0

95

-0.5

90

-1.0

85

-1.5

80

2019

2020

2021

2022

-2.0

Indice T1 2019 = 100 115 110

Indice 1.5

← Investissement des entreprises

1.0

Climat des affaires¹ →

105

0.5

100

0.0

95

-0.5

90

-1.0

85

-1.5

80

-2.0

75

-2.5

70

2019

2020

2021

2022

-3.0

1. La série est normalisée en utilisant la moyenne de long terme et l'écart type. Moyenne trimestrielle. Source: Base de données des Perspectives économiques de l'OCDE, n° 109; et Banque nationale de Belgique. StatLink 2 https://stat.link/h8g4vf

PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES DE L’OCDE, VOLUME 2021 NUMÉRO 1 : VERSION PRÉLIMINAIRE © OCDE 2021


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Belgique : Demande, production et prix 2017

Belgique PIB aux prix du marché Consommation privée Consommation publique Formation brute de capital fixe Demande intérieure finale Variation des stocks1 Demande intérieure totale Exportations de biens et services Importations de biens et services Exportations nettes1 Pour mémoire Déflateur du PIB Indice des prix à la consommation harmonisé IPCH sous-jacent2 Taux de chômage (% de la population active) Taux d'épargne nette des ménages (% du revenu disponible) Solde financier des administrations publiques (% du PIB) Dette brute des administrations publiques (% du PIB) Dette brute des administrations publiques, définition Maastricht (% du PIB) Balance des opérations courantes (% du PIB)

Prix courants milliards de EUR

445.1 229.1 102.5 103.6 435.2 5.2 440.4 370.2 365.6 4.6

2018

2019

2020

2021

2022

Pourcentage de variation, en volume (prix de 2015)

1.8 1.9 1.3 3.4 2.1 0.3 2.4 0.6 1.3 -0.5

1.8 1.5 1.6 3.5 2.0 -0.4 1.6 1.0 0.8 0.2

-6.3 -8.7 0.6 -6.9 -6.1 0.0 -6.0 -4.6 -4.3 -0.3

4.7 4.3 5.0 7.5 5.2 0.1 5.3 7.0 7.7 -0.5

3.5 5.7 0.6 4.4 4.1 0.0 4.0 4.8 5.4 -0.6

_ _ _ _

1.6 2.3 1.3 6.0

1.7 1.2 1.5 5.4

1.1 0.4 1.4 5.6

1.1 1.5 0.5 6.4

0.9 1.2 0.9 6.3

_

4.7

6.1

15.5

12.1

8.4

_ _

-0.8 -1.9 -9.4 -7.2 -4.0 118.3 121.0 143.4 144.6 144.2

_

99.8

_

-0.8

98.1 114.1 115.3 115.0 0.3

-0.2

-0.9

-1.4

1. Contributions aux variations du PIB en volume, montant effectif pour la première colonne. 2. Y compris la divergence statistique. La divergence statistique représente 5.3% du pourcentage de variation en 2019. 3. Indice des prix à la consommation harmonisé, hors énergie, alimentation, alcool et tabac. Source: Base de données des Perspectives économiques de l'OCDE, n° 109.

StatLink 2 https://stat.link/54m6lo

L’incertitude continue de peser sur les dépenses privées La croissance s’est redressée au cours des six derniers mois, s’établissant à ½ pour cent au premier trimestre de 2021, mais la reprise a été inégale d’un secteur à l’autre. Dans le secteur manufacturier, la production a déjà dépassé son niveau d’avant la crise, mais elle demeure inférieure de 6 % dans celui des services. La confiance des entreprises s’est améliorée, principalement grâce à une augmentation de la demande anticipée, mais l’incertitude empêche toujours une hausse proportionnelle de leurs investissements. Certains secteurs de service restent très durement touchés par la suspension obligatoire de leurs activités, comme ceux de la restauration et de l’hébergement ainsi que des activités artistiques et du spectacle, qui faisaient état de chiffres d’affaires inférieurs de 67 % et 80 % à la normale, respectivement, à la mi-avril. Les pertes d’emplois ont été limitées grâce au dispositif de chômage temporaire, dont ont principalement bénéficié les travailleurs des secteurs les plus affectés par la crise.

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Les pouvoirs publics continuent de soutenir l’économie Les principales aides budgétaires directes mises en place en 2020, comme le dispositif de chômage temporaire (représentant 1 % du PIB) et le revenu de remplacement accordé aux travailleurs indépendants (0.7 % du PIB), resteront en place jusqu’à la fin de juin 2021. Les reports de paiement d’impôts et de cotisations sociales, le dispositif de garantie publique des nouveaux crédits et le moratoire sur les remboursements de prêts ont également été prolongés, permettant à certaines entreprises de surmonter des pénuries temporaires de liquidités. Le nombre de défaillances d’entreprises est resté limité jusqu’à présent, très probablement grâce aux mesures de soutien des pouvoirs publics et au moratoire sur les faillites en vigueur jusqu’au début de l’année 2021. Le gouvernement entend réformer la procédure de réorganisation judiciaire, afin de rationaliser les procédures judiciaires et de promouvoir les règlements extrajudiciaires, ce qui devrait être bénéfique en cas de forte augmentation des procédures d’insolvabilité.

La reprise sera vigoureuse L’économie devrait connaître un rebond marqué, parallèlement à la levée des mesures de restriction encore en place et à l’augmentation de la proportion de la population vaccinée. La consommation privée montera en régime grâce à la suppression des restrictions et au rattrapage de la demande. Néanmoins, l’épargne accumulée restera supérieure au niveau observé avant la pandémie, tandis que la rotation de la main-d'œuvre devrait augmenter sur le marché du travail, compte tenu du retrait de la plupart des mesures de soutien. Les perspectives économiques mondiales s’améliorant, l’investissement des entreprises s’accélérera lorsque l’incertitude entourant l’épidémie aura diminué, les prévisions pouvant être dépassées. En revanche, le nombre de faillites pourrait augmenter davantage que prévu, de nombreuses entreprises, en particulier dans les secteurs les plus durement touchés, anticipant un possible dépôt de bilan à court terme, ce qui pourrait peser sur l’activité et l’emploi.

L’action publique devrait favoriser le redéploiement des ressources La prudence s’impose quant au retrait des mesures de soutien, qui devrait être fonction de l’évolution de la pandémie et de la reprise. Le redéploiement de certaines activités et de certains emplois pourrait s’avérer inévitable, compte tenu de l’évolution des préférences et des comportements de la population, mais l’action publique devrait cibler strictement les emplois et entreprises viables. En outre, le projet de réforme du régime des faillites devrait être mené à bien comme prévu, afin de réduire les obstacles à une restructuration efficace des entreprises viables et à une fermeture sans heurts de celles qui ne le sont pas. Si d’importantes pertes d’emplois sont attendues dans certains secteurs, d’autres, comme celui de l’information et de la communication, créent de nouveaux emplois. On peut faciliter ce processus, par exemple, en rendant obligatoire la participation à des programmes d’amélioration des compétences et de recyclage professionnel pour les personnes en chômage temporaire. Enfin, les autorités devraient faire rapidement et efficacement usage des fonds du plan de relance « Next Generation EU » pour soutenir la croissance potentielle, qui devrait nettement ralentir si rien n’est fait pour y remédier.

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