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Nouvelle-Zélande La croissance du PIB réel devrait refluer pour s’établir à 1.0 % en 2023 et à 1.2 % en 2024. La consommation privée faiblira sous l’effet du recul de la croissance de l’emploi et de la hausse du coût du service de la dette hypothécaire. Le durcissement des conditions de crédit et l’affaiblissement de la demande pèseront sur l’investissement des entreprises. Le chômage va augmenter et l’inflation globale diminuer tout au long de la période considérée. Les prix des logements risquent de chuter davantage que prévu, accentuant le repli de l’activité. Il conviendrait de poursuivre le resserrement de la politique monétaire pour ramener l’inflation au point médian de la fourchette cible de 1-3 %. L’assainissement des finances publiques devrait être mené à bien afin de réduire les tensions inflationnistes et de s’assurer que la Nouvelle-Zélande est en bonne voie pour atteindre son objectif d’excédent de fonctionnement à l’horizon 2025. À plus long terme, la politique budgétaire devrait viser à réduire le ratio dette/PIB pour reconstituer des marges de manœuvre permettant de faire face aux chocs économiques défavorables et aux coûts budgétaires liés au vieillissement de la population. Des réformes de l’éducation, notamment des méthodes d’enseignement, sont nécessaires pour améliorer les résultats scolaires. La croissance reste vigoureuse et le marché du travail est tendu Sous l’effet de l’assouplissement progressif des mesures de restriction liées à la pandémie de COVID-19, la croissance s’est redressée. La réouverture des frontières a contribué à une forte augmentation des arrivées de touristes, à des niveaux qui restent toutefois bien inférieurs à ceux d’avant la pandémie. À la suite du rebond consécutif à l’assouplissement des restrictions liées à la pandémie, la consommation privée a ralenti, mais demeure vigoureuse. La confiance des entreprises et des consommateurs s’est améliorée, après s’être effondrée plus tôt dans l’année, mais elle reste très faible. Le taux d’activité s’est hissé à un niveau record, tandis que le taux de chômage est resté proche de ses points bas historiques. Pour remédier aux pénuries de main-d’œuvre, le gouvernement a revu à la hausse les plafonds des visas saisonniers et des visas vacances-travail. Les salaires ont fortement augmenté, parallèlement à la hausse des prix à la consommation, qui a atteint au deuxième semestre son plus haut niveau depuis 30 ans en s’établissant à 7.3 %. Après s’être envolés pendant la pandémie, les prix des logements ont diminué de 13 % par rapport au sommet atteint au mois de novembre 2021. Bien que les conséquences directes de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine soient limitées, la hausse des prix de l’énergie et des matières premières s’est répercutée sur les produits non exportables.
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Source : Office statistique de Nouvelle-Zélande (Statistics New Zealand). StatLink 2 https://stat.link/p41gqh
PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES DE L'OCDE, VOLUME 2022, NUMÉRO 2 © OCDE 2022