Les examens environnementaux
Islande l’essentiel
2014
Les examens environnementaux L’OCDE mène des évaluations en profondeur des politiques et programmes environnementaux des pays membres de l’OCDE et d’autres partenaires clés. Ces examens environnementaux mettent en évidence les bonnes pratiques et formulent des recommandations qui ont pour but de renforcer les politiques et les instruments utilisés par les pays étudiés pour promouvoir la croissance verte. Les examens se déroulent sous la forme d’une évaluation par les pairs : les pays s’évaluent mutuellement, dans une relation d’égal à égal. Les examens environnementaux s’appuient sur des données nationales et internationales et font largement appel à l’analyse économique. Depuis que ces travaux ont démarré en 1992, plus de 70 pays membres de l’OCDE ou partenaires ont été évalués.
L’examen environnemental de l’Islande Cet examen environnemental est le troisième consacré à l’Islande : le premier a été publié en 1993 et le second, en 2001. Il propose une évaluation détaillée des évolutions et politiques environnementales à l’intention des décideurs islandais. Le but est de mettre en lumière dans quels domaines il conviendrait de prendre de nouvelles mesures ou de redoubler d’efforts pour améliorer la cohérence des politiques et leur rapport coût-efficacité. Cet examen est le fruit d’un dialogue constructif et mutuellement avantageux sur l’action à mener entre l’Islande et les pays représentés au Groupe de travail sur les performances environnementales de l’OCDE. Le rapport principal présente 28 recommandations. Cette brochure en résume les principales conclusions, en mettant plus particulièrement l’accent sur les aspects suivants : zz
Croissance verte
zz
Énergie et environnement
zz
Tourisme et environnement
« Ses sources d’énergie renouvelable et ses sites naturels spectaculaires, très prisés des touristes, permettent à l’Islande de se placer en précurseur de la transition mondiale vers une croissance verte. Mais pour concrétiser ce potentiel, il faudra que ces richesses soient bien gérées et que les conflits entre usages fonciers concurrents soient résolus. » Simon Upton, directeur de l’Environnement à l’OCDE
Islande
l’essentiel
Aperçu L’Islande est une très petite économie ouverte, qui s’appuie sur d’abondantes ressources en énergie renouvelable bon marché et dont les principaux piliers sont l’industrie de l’aluminium, le tourisme et la pêche. Sa population jouit d’un niveau de vie élevé et d’un environnement de bonne qualité : l’eau est excellente, l’air est peu pollué et les Islandais ont facilement accès à des espaces naturels vierges de pollution. La profonde récession déclenchée par la crise financière de 2008 a fait reculer certaines pressions sur l’environnement, mais s’est aussi répercutée sur les ressources consacrées aux programmes
l’islande en 2013
environnementaux et aux investissements d’infrastructure. Cependant, elle a stimulé l’intérêt pour la transition vers une économie plus verte.
Population 323 700 habitants
Le milieu naturel est un formidable atout pour la reprise de l’activité :
PIB/habitant
en sites restés intacts et en paysages spectaculaires qui attirent chaque
(aux prix courants et
année des centaines de milliers de touristes.
il offre de vastes ressources hydrauliques et géothermiques, et abonde
parités de pouvoir d’achat)
39 902 USD, top 15 de l’OECD Territoire 103 000 km² Densité de population 3 habitants/km²
atouts zz
Une gestion solide de l’environnement et du développement durable.
zz
Des approches innovantes de la gestion des ressources naturelles telles que le poisson et les énergies renouvelables.
zz
Une longue tradition de la participation du public à la prise de décision.
zz
Des niveaux de pollution de l’air et de l’eau toujours faibles.
zz
Un milieu naturel exceptionnel et très attractif, avec des zones de nature vierge, des sources chaudes, des champs de lave et des glaciers.
zz
Un mix énergétique très peu carboné, et la plus haute proportion d’énergie renouvelable de l’OCDE.
(moyenne OCDE Europe : 109)
Monnaie 1.00 USD = 122.18 ISK
défis zz
Un budget limité et des capacités administratives locales insuffisantes pour appliquer les politiques environnementales.
zz
Une structure industrielle déséquilibrée, tributaire de la production d’électricité bon marché pour des secteurs énergivores.
zz
De graves problèmes d’érosion des sols hérités du passé, aggravés par les subventions au pâturage.
zz
Un afflux de touristes croissant et très saisonnier, qui exerce des pressions sur les écosystèmes fragiles et les infrastructures.
zz
Des risques de conflits fonciers entre les énergies renouvelables et le tourisme de pleine nature.
zz
Un manque d’alternatives à la route pour le transport intérieur de personnes et de marchandises. 3
OCDe examen environnemental de l’islande
Indicateurs de croissance verte | Islande L’OCDE a élaboré une série d’indicateurs de la croissance verte dont elle se sert pour évaluer les pays dans le cadre des examens environnementaux. Ces indicateurs sont : (1) la productivité environnementale et des ressources de l’économie, (2) les stocks d’actifs naturels et (3) la qualité de vie environnementale. Ils ont été calculés pour l’Islande à l’aide de données nationales et internationales. efficacité carbone et énergétique, rendement de l’économie
engagement du protocole de Kyoto. Plus d’un tiers des émissions sont liées à l’industrie, surtout l’aluminium, et non pas à la consommation d’énergie fossile comme
zz
souvent ailleurs. Les émissions ont diminué depuis 2008 en
Le mix énergétique de l’Islande est très peu
raison de la récession (graphique 2).
carboné. Les renouvelables représentaient 85 % des approvisionnements totaux en énergie primaire en 2012,
zz
zz
plus que dans tous les autres pays de l’OCDE (graphique
de l’économie ont également baissé du fait de la crise
1). Les combustibles fossiles importés sont destinés aux
économique et de ses répercussions sur le revenu et la
transports et à la pêche.
consommation des ménages. Bien qu’elle soit repartie avec la reprise, la production de déchets municipaux
La structure industrielle, dominée par les fonderies
par habitant reste largement inférieure à la moyenne de
d’aluminium, est très consommatrice d’énergie. L’intensité énergétique de son économie est quatre fois supérieure à la moyenne de l’OCDE (voir page 10).
zz
La production de déchets et la consommation de matières
l’OCDE (340 kg contre 530 kg).
zz
La gestion des déchets a progressé : l’enfouissement a été réduit, le recyclage, le compostage et l’incinération ont
Entre 2000 et 2011, les émissions de gaz à effet de serre
augmenté. Mais la moitié des déchets municipaux étaient
(GES) ont augmenté de 14 %, mais l’Islande tient son
toujours mis en décharge en 2012 (graphique 3).
100
Graphique 1. Énergie d’origine renouvelable, dix premiers pays
80 60 40 20 Part des sources renouvelables dans les approvisionnements totaux en énergie primaire (%)
0
Islande
Norvège
Nouvelle Zélande
Source: IEA (2013), IEA World Energy Statistics and Balances (base de données).
4
Suède
Finlande 2000
Autriche 2012
Danemark
Chili
Portugal
Suisse
patrimoine naturel
qualité de vie environnementale
zz
zz
Les glaciers, les cours d’eau et les lacs occupent 13 % du
zz
de la moitié d’entre eux sont satisfaits de la politique
ressources en eau douce. Conjuguée au faible nombre
environnementale, et plus satisfaits que la moyenne de
d’habitants, cette abondance fait de l’Islande l’un des pays à
l’OCDE de la qualité de l’eau et de l’air.
zz
Les eaux souterraines sont d’excellente qualité et peuvent être consommées sans traitement. Les concentrations en
terres agricoles sont peu nombreuses. La végétation recouvre
azote et phosphore dans les cours d’eau et les lacs ont
60 % du territoire, mais les forêts en occupent seulement
toujours été faibles, même si elles ont augmenté avec la
0,3 %. Quelque 90 % de la population vit dans des zones
production agricole.
zz
La part de la population raccordée à des équipements
La superficie des réserves et parcs nationaux a augmenté :
d’épuration des eaux usées a atteint 73 % en 2011 (avec les
20 % des terres émergées font l’objet de mesures de
installations de traitement individuel), quoique la plupart
protection de la nature sous une forme ou une autre, ce qui
des systèmes n’assurent qu’un traitement primaire. Ce
est l’une des plus fortes proportions de l’OCDE (voir page 12).
taux est bas par rapport à l’OCDE, à cause de la très faible densité démographique du pays.
Néanmoins, plusieurs facteurs exercent des pressions sur la biodiversité de l’Islande, comme la production
zz
zz
Moins de 1 % des terres émergées sont artificialisées, et les
côtières, principalement à Reykjavik et dans les alentours.
zz
Les Islandais sont très actifs sur le plan politique. Plus
territoire et permettent au pays de jouir d’abondantes
plus basse intensité d’utilisation de l’eau de l’OCDE.
zz
Les émissions de la plupart des polluants atmosphériques
hydroélectrique et géothermique, l’étalement urbain et le
ont baissé dans les années 2000 et la qualité de l’air
développement du tourisme. La moitié du pays connaît
ambiant est bonne à Reykjavik. Les concentrations de
des problèmes aigus d’érosion des sols, dus en partie au
particules fines (PM10) sont toujours supérieures à la valeur
surpâturage.
limite ; l’utilisation de pneus à crampons, qui favorisent l’abrasement des revêtements routiers, y est pour beaucoup.
On dénombre plus de 290 espèces de faune et de flore menacées, dont près de 40 % des oiseaux nichant en Islande
l’essentiel
indicateurs de croissance verte
zz
Les émissions d’oxydes de soufre (SOx) et de sulfure
(des oiseaux marins principalement) et 12 % des espèces de
d’hydrogène (H2S) ont augmenté du fait de l’exploitation
mousses.
accrue de la géothermie, qui est la principale source d’émissions de soufre. Les concentrations de H2S dans la région de Reykjavik dépassent souvent les normes d’exposition, ce qui peut avoir des effets à long terme sur la
6
Mt CO2 eq
Graphique 2. Émissions de gaz à effet de serre par secteur, 1990-2011
santé humaine et les écosystèmes (voir page 9).
Graphique 3. Gestion des déchets municipaux, 1995-2012
5
100%
4
80%
3
60%
2
40%
1
20%
0
0% Procédés industriels(a)
Agriculture
Déchets
Conso. d'énergie hors transports(b)
Transports
Objectif selon le protocole de Kyoto
Objectif selon la Décision 14/CP7 Notes: (a) Comprend les solvants ; (b) comprend les émissions dues à la consommation d’énergie dans les secteurs suivants : industrie manufacturière et construction ; agriculture, foresterie et pêche ; et secteurs résidentiel, commercial et institutionnel. Source: OCDE (2013), Perspectives économiques de l’OCDE n° 93 (base de données), CCNUCC (2013), Greenhouse Gas Inventory Data (base de données).
1995
2000
2004
2008
2012
Autres modes d'élimination Mise en décharge Incinération sans valorisation énergétique Incinération avec valorisation énergétique Compostage Recyclage Note: Déchets collectés par ou pour les municipalités. Ils comprennent les déchets des ménages, les déchets encombrants, les déchets des commerces et les déchets similaires traités dans les mêmes installations. Source: OCDE (2014), Statistiques de l’environnement (base de données) ; OCDE (2013), Perspectives économiques de l’OCDE n° 93 (base de données).
5
OCDe examen environnemental de l’islande
Politiques de croissance verte L’Islande a renforcé sa réglementation environnementale. Plusieurs instruments affectent un prix à l’utilisation de ressources et à la pollution : quotas de pêche transférables, taxes sur les carburants et les véhicules... La crise économique et financière a toutefois réduit les moyens financiers. En réaction à cette crise, l’Islande a entre autres choisi de mettre davantage l’accent sur la croissance verte. Un rapport parlementaire remis en 2011 présente 50 propositions pour une transition vers une économie plus respectueuse de l’environnement. gouvernance environnementale En 2002, l’Islande s’est dotée d’une grande stratégie nationale de développement durable. Ce texte a débouché sur plusieurs initiatives environnementales, concernant le changement
Les communes jouent un rôle clé dans la gestion de l’environnement, dont l’aménagement de l’espace et la délivrance d’autorisations environnementales. Leur nombre a été réduit de plus de moitié, ce qui a fait gagner en efficacité
climatique, la conservation de la nature et la gestion des déchets. En tant que membre de l’Espace économique européen (EEE), l’Islande a harmonisé la plupart de sa législation
les services de l’eau, des déchets et des transports. Cependant, plusieurs organismes se partagent encore les compétences en environnement et de nombreuses petites communes ont des
environnementale avec celles de l’Union européenne.
capacités administratives inégales, menant à des incohérences.
Le développement et la mise en œuvre de la législation et des politiques environnementales ont été freinés par la crise de 2008. Les dépenses publiques d’environnement ont chuté, en particulier au niveau local. Malgré la reprise amorcée depuis lors, elles n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant la récession.
Les règles d’évaluation et d’autorisation environnementales sont entrées en vigueur en 2005. Elles ont permis de rationaliser les procédures et de répartir les responsabilités. Néanmoins, elles demeurent complexes et source de lenteurs, à cause du nombre d’intervenants et des redondances.
Graphique 4: Produit des taxes liées à l’environnement, 2000-12
% du PIB 3,5 3,0 2,5 2,0
Véhicules à moteur et transport
1,5
Produits énergétiques
1,0
Autres
0,5 0,0
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
Source: OCDE/AEE (2014), Base de données OCDE/AEE sur les instruments utilisés dans la politique de l’environnement et la gestion des ressources naturelles.
comment renforcer l’économie verte Extrait des recommandations du Comité parlementaire sur le renforcement de l’économie verte :
6
zz
Faire de l’économie verte une priorité de la politique gouvernementale en matière d’emploi.
zz
Faire coordonner par le cabinet du Premier ministre l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’action pour l’économie verte.
zz
Intégrer les concepts de développement durable et d’économie verte dans les missions officielles des institutions publiques.
zz
Intégrer l’analyse coûts-avantages dans les procédures d’évaluation environnementale.
zz
Appliquer des pratiques de verdissement des marchés publics dans l’ensemble des ministères et institutions publiques.
zz
Créer un Fonds pour une économie verte compétitive afin de financer des projets d’innovation environnementale.
zz
Charger le ministère des Finances de concevoir des redevances de pollution dont le produit financera la prévention de la pollution.
zz
Abaisser la taxe sur la valeur ajoutée appliquée aux biens et services possédant une certification environnementale/biologique.
Highlights l’essentiel
L’Islande a une longue histoire de démocratie
innovation verte
environnementale. En ratifiant la Convention d’Aarhus, elle a amélioré la participation du public à la prise de décision
L’Islande est un pays relativement innovant. Sa stratégie
et l’accès aux informations et à la justice en matière
2020 désigne l’éco-innovation comme un secteur de
d’environnement. Cependant, les données environnementales
croissance de premier plan. 3 % des crédits publics de R-D
sont éparpillées entre plusieurs institutions centrales et locales,
ont été affectés à l’environnement pour 2011-13, l’une
d’où des lacunes et des incohérences qui risquent à terme
des plus fortes proportions de la zone OCDE. L’industrie
d’entraver l’élaboration des politiques et leur suivi.
est le plus important bailleur de fonds de la R-D liée à
taxes et subventions Depuis dix ans, l’Islande a instauré de nouvelles taxes liées à l’environnement, sur le gazole, le carbone et les véhicules (en fonction des émissions de CO2). La récession a fait baisser la
l’environnement et à l’énergie, et l’Islande compte plusieurs entreprises éco-innovantes. Pourtant, alors que les dépôts de brevets en général sont dans la moyenne des autres pays de l’OCDE, le nombre de brevets islandais dans des domaines en rapport avec l’environnement est très faible.
consommation d’énergies fossiles et les achats de véhicules : le produit de ces taxes est donc tombé à 2,2 % du PIB, soit moins que dans beaucoup d’autres pays de l’OCDE (graphique 4). L’Islande a adhéré au Système d’échange de quotas d’émission de l’Union européenne (SEQE-UE) en 2007, même si cet
Prochaines étapes | croissance verte zz
Clarifier les missions des agences environnementales et renforcer la coordination dans le cadre de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques.
zz
Rationaliser encore les procédures d’évaluation et d’autorisation environnementales et renforcer les capacités administratives locales.
zz
Réexaminer le système de surveillance et d’information environnementales pour des données complètes et cohérentes.
zz
Élargir l’application des taxes sur le carbone et l’énergie, par exemple au kérosène et au charbon ; relever ces taxes et revoir à la baisse les allégements des locations de véhicules et véhicules de société.
zz
Poursuivre l’examen de la taxe sur les rentes de ressources dans le secteur des pêcheries en vue de préserver l’équité sociale et la viabilité des stocks.
zz
Réformer les subventions aux éleveurs d’ovins pour réduire leur impact et les subordonner à des critères environnementaux plus rigoureux.
zz
Évaluer les politiques d’innovation environnementale en vue de les renforcer, en particulier là où l’Islande possède un avantage comparatif, comme l’énergie géothermique.
instrument n’a eu qu’un impact limité jusqu’à présent. L’Islande a institué une taxe sur le carbone en 2010, dont le montant (environ 14 EUR par tonne de CO2) reflétait le prix des quotas d’émission dans le cadre du SEQE-UE à ce moment-là. Contrairement à la plupart des pays, elle applique aussi cette taxe aux carburants des navires de pêche. Les taxes carbone et énergétiques perçues sur l’essence, le gazole et le fioul domestique sont généralement plus faibles que dans les autres pays Nordiques. Leur relèvement et leur application à de nouveaux combustibles, comme le kérosène et le charbon, pourraient aider à limiter les émissions. Le gazole devrait être imposé au même niveau que l’essence, dans la mesure où sa combustion produit davantage de polluants atmosphériques locaux dangereux. Un certain nombre de subventions et d’avantages fiscaux créent des incitations préjudiciables à l’environnement. Le soutien à l’agriculture est supérieur à la moyenne de l’OCDE ; les mesures qui contribuent au maintien d’un grand nombre d’animaux au pâturage aggravent l’érosion des sols. Les subventions aux éleveurs d’ovins ne sont que pour partie subordonnées au respect de critères environnementaux. Le traitement fiscal des voitures de société et des voitures de location est également dommageable.
7
OCDe examen environnemental de l’islande
études de cas
récipients consignés L’Islande est le premier pays au monde à se doter d’un système national de consigne pour toute une série de récipients. Une soixantaine de points de collecte sont gérés par une même entreprise, sur tout le territoire. Chaque récipient est consigné à 15 ISK. En 2011 et 2012, 87 % des récipients en moyenne ont été rapportés : 82 % du verre, 87 % des bouteilles en plastique, 90 % des récipients en aluminium.
le fonds de recyclage Tous les fabricants et importateurs de produits visés par la loi sur le recyclage (carton, papier, emballages plastiques, films étirables pour les balles de foin, pneus, engins de pêche en matériaux de synthèse, peintures, batteries, véhicules automobiles…) acquittent une redevance proportionnelle à la quantité de déchets produits. Créé en 2002 et détenu par l’État, le Fonds de recyclage rembourse les entreprises qui transportent, recyclent ou éliminent ces produits. Les redevances sont régulièrement ajustées aux coûts de traitement et d’élimination des déchets. Comme les autres dispositifs de responsabilité élargie des producteurs, le Fonds de recyclage transfère ces coûts des consommateurs aux producteurs, les encourageant ainsi à fabriquer des produits plus faciles à recycler ou à éliminer. Ce système a permis d’accroître le recyclage et la valorisation, quoique la moitié des déchets municipaux continuent d’être mis en décharge (graphique 3).
8
éducation à la nature La ville de Reykjavik propose l’École du travail en été et l’École de la nature en hiver. Les enfants et les adolescents peuvent s’y informer de façon plus détaillée sur les questions d’environnement et apprendre à cultiver un jardin en ville. L’École de la nature propose également une formation à l’environnement à l’intention des enseignants. Plus d’une vingtaine d’écoles disposent d’un terrain extérieur qu’elles peuvent utiliser pour des classes en plein air afin d’encourager l’apprentissage au plus près de la nature.
l’essentiel
études de cas
limiter les émissions de H2S Les centrales géothermiques émettent du sulfure d’hydrogène (H2S), un gaz à l’odeur d’œufs pourris. L’effet à long terme sur la santé humaine et l’environnement est encore inconnu. En 2010, devant les plaintes récurrentes des riverains, le ministère de l’Environnement a abaissé la concentration limite journalière de H2S à 50 μg/m3, une valeur inférieure de deux tiers à celle de l’Organisation mondiale de la santé. Le dépassement de cette limite déclenche des sanctions financières. Les entreprises énergétiques ont cherché à réduire les émissions, notamment en dissolvant le H2S dans de l’eau condensée et en le réinjectant dans le réservoir.
marchés publics verts La Politique gouvernementale pour des marchés publics écologiques de 2009 s’appuie sur la formation et la collaboration. Une enquête a montré qu’en 2012, un tiers de ces institutions s’efforçaient d’écologiser leurs activités. Début 2013, des représentants de plus de 140 institutions, dont plusieurs établissements d’enseignement, ont participé à des présentations ou des ateliers sur les marchés publics verts. En 2013, le gouvernement a porté à 50 % la proportion des appels d’offres à critères environnementaux d’ici à 2016, et encourage les entreprises islandaises qui proposent des solutions respectueuses de l’environnement.
le plus grand glacier d’europe Le parc national de Vatnajökull, créé en 2008, est le plus grand projet de protection de la nature d’Europe (graphique 7). Ce parc s’étend sur 14 % du territoire islandais et rassemble deux parcs nationaux préexistants, l’espace naturel de Lónsöræfi et le glacier Vatnajökull, plus étendu que tous les autres glaciers européens réunis. Il offre un poste d’observation unique sur le glacier Vatnajökull et ses environs, dans un secteur où la glace et le feu jouent des rôles essentiels et souvent complémentaires. Les centres d’accueil abritent des expositions et des manifestations culturelles, informent les visiteurs et logent les gardiens du parc. Ces derniers organisent également des circuits guidés de découverte de la nature. Le conseil du parc est constitué de sept membres, dont des représentants des autorités locales et d’ONG environnementales.
9
OCDe examen environnemental de l’islande
En détail | énergie et environment L’abondance d’énergies renouvelables bon marché est l’un des principaux atouts de l’économie islandaise. La capacité de production a fortement augmenté pour répondre à la demande des nouvelles industries grosses consommatrices d’énergie, comme les fonderies d’aluminium. Cette évolution exerce des pressions sur les paysages exceptionnels et les écosystèmes fragiles du pays et suscite un débat public très animé. L’Islande devra régler les conflits fonciers pour fonder le développement de son économie à la fois sur les industries à forte intensité énergétique et le tourisme de nature. Le récent Schéma directeur pour les ressources énergétiques va dans le bon sens. La réduction de la consommation d’énergies fossiles dans les transports et la pêche reste problématique. atouts
renouvelables bon marché en développant des branches grosses consommatrices d’énergie mais plus propres et plus petites,
énergies propres en abondance. L’activité géologique, les
comme la culture sous serre et les serveurs informatiques, ainsi
grands glaciers et les nombreux cours d’eau de l’Islande lui
qu’en promouvant l’utilisation de véhicules électriques.
offrent un vaste potentiel géothermique et hydroélectrique qu’elle n’exploite que partiellement. Ces deux sources
Un cadre d’action rationnel dans le domaine de l’énergie.
d’énergie assurent l’intégralité de la production d’électricité
Fondée sur la Stratégie énergétique globale pour l’Islande, la
et 95 % de celle de chaleur, sans que les pouvoirs publics aient
politique énergétique est globalement conforme à la législation
à les subventionner. La production a fortement augmenté
de l’UE. Il existe certaines différences, par exemple pour
depuis 2005 (graphique 5). La géothermie est la source la plus
l’efficacité énergétique, qui s’expliquent par le mix énergétique
importante et sert principalement au chauffage des logements.
très particulier de l’Islande et par son marché isolé.
Une électricité et une chaleur bon marché. Les tarifs de
Une approche innovante de l’aménagement de l’espace. Le
l’énergie sont parmi les plus faibles d’Europe. En effet,
Schéma directeur pour les ressources énergétiques offre un
l’électricité provient de sources renouvelables qui requièrent
modèle très utile pour la recherche d’un consensus et pour
d’importants investissements, mais au coût de fonctionnement
concilier au mieux la construction de centrales électriques, le
réduit. Au lieu de poursuivre le développement du secteur
développement du tourisme de nature et la sauvegarde des
de l’aluminium, l’Islande pourrait tirer parti de ses énergies
précieux écosystèmes naturels.
Graphique 5. Approvisionnements énergétiques par source, 1995-2012
Graphique 6: Consommation d’électricité, 2012
Mtoe 7 6
2%
4
Autres industries
5%
3
6% Géothermie
73%
Hydroélectricité
1
Charbon et produits houillers
Pétrole 0 1995
1997
1999
2001
2003
2005
Agriculture, pêche Résidentiel
2
2007
Note : Approvisionnements totaux en énergie primaire, hors échanges d’électricité et de chaleur. Source: IEA (2013), IEA World Energy Statistics and Balances (base de données).
10
Industrie de l'aluminium
14%
5
2009
2011
Source: Orkustofnun (2014), Iceland Energy Portal.
Commercial et services publics
l’essentiel
le schéma directeur Approuvé en 2013, après plus de dix ans de débats publics et d’analyses scientifiques, ce schéma doit être réexaminé tous les quatre ans. Toutes les communes sont tenues d’en intégrer les dispositions dans leurs plans d’utilisation des sols. Il recense quelque 80 zones à potentiel hydroélectrique ou géothermique, en trois catégories : appropriées (en vert), pas appropriées (en rouge) ou qui nécessitent des études plus approfondies (en jaune). Cependant, tous les effets sur l’environnement n’ont pas été pris en compte.
défis
Un manque d’intérêt pour l’efficacité énergétique des logements. La consommation d’énergie pour le chauffage a
Impact sur l’environnement. Les grandes installations
augmenté d’environ 12 % entre 2000 et 2011. L’énergie est bon
hydroélectriques et géothermiques et leurs infrastructures
marché et l’isolation des bâtiments laisse plutôt à désirer.
(lignes électriques, conduites, routes) affectent des sites
Or, les sources d’énergie géothermique pourraient se tarir à
exceptionnels à la biodiversité sans équivalent qui sont aussi,
longue échéance, il serait donc prudent de renforcer l’efficacité
souvent, des destinations touristiques de premier plan. En
énergétique des bâtiments. Les 10 % de la population sans
outre, les centrales géothermiques rejettent des substances
accès à la chaleur géothermique ont droit à une électricité et
chimiques et nutritives et émettent du H2S (voir page 9).
un fioul subventionnés, ce qui favorise le gaspillage de l’énergie.
Un appareil industriel gros consommateur d’énergie. En 2011,
Transports routiers. Le secteur des transports est avec celui
l’industrie, principalement d’aluminium, a consommé 45 % de
de la pêche le principal consommateur d’énergies fossiles,
l’énergie et 87 % de l’électricité, (graphique 6). La production
intégralement importées. Le transport intérieur de personnes
d’électricité est aujourd’hui cinq fois supérieure aux besoins
et de marchandises se fait presque entièrement par la route,
de la population. Des contrats à long terme obligent l’Islande
car la densité démographique est faible et les solutions de
à fournir de l’énergie à bas prix à de grandes installations
substitution limitées. Il serait possible de réduire l’étalement
industrielles. On ignore si les recettes des entreprises de
urbain et le recours à la voiture particulière à Reykjavik.
services publics sont suffisantes pour couvrir l’intégralité des
L’utilisation de véhicules électriques est encore limitée, mais
coûts, y compris environnementaux.
son développement est techniquement possible.
Prochaines étapes | énergie zz
Adapter les tarifs de l’électricité pour couvrir les coûts à long terme, y compris environnementaux, des projets de développement dans le secteur électrique.
zz
Étudier la possibilité d’une taxe et d’une norme de qualité de l’air ciblant le sulfure d’hydrogène afin d’encourager l’innovation technologique.
zz
Renforcer l’indépendance des évaluations scientifiques et faire appel à l’analyse économique pour la prochaine phase et le réexamen du Schéma directeur.
zz
Faire le bilan des subventions de chauffage et supprimer celles qui encouragent au gaspillage de l’énergie.
zz
zz
Réexaminer les prescriptions d’efficacité énergétique du code de la construction.
Améliorer l’urbanisme et les transports publics afin de réduire l’étalement urbain et le recours à la voiture particulière ; évaluer les possibilités de véhicules électriques.
11
OCDe examen environnemental de l’islande
En détail | tourisme et environnement Le tourisme de nature est un important facteur de croissance économique. La hausse des arrivées de touristes internationaux sur une courte période exerce des pressions grandissantes sur l’environnement et pourrait menacer la durabilité du tourisme. L’Islande a pris des mesures, notamment en protégeant les sites fragiles et dégradés et en encourageant les professionnels du tourisme à améliorer leurs performances environnementales. Elle doit cependant redoubler d’efforts d’efficacité et de cohérence dans ses politiques. atouts Des richesses naturelles sans équivalent. La plupart des
l’agence de l’environnement a recensé les sites touristiques
touristes viennent en Islande pour sa nature préservée, ses
les plus vulnérables et les plus dégradés, afin de cibler les
sources et bassins d’eau chaude, ses champs de lave, ses glaciers
investissements. En 2012, le gouvernement a créé le Fonds de
et ses chutes d’eau spectaculaires. Le pays est une destination de
protection des sites touristiques pour soutenir la mise en place
choix pour les amateurs d’aurores boréales, d’activités de plein
et l’entretien d’infrastructures de protection de la nature sur les
air, de pêche et d’observation des baleines et des oiseaux.
lieux touristiques très fréquentés et les nouveaux sites.
Un moteur de croissance économique. Le tourisme est parmi les
Certification des performances environnementales. Institué
secteurs à plus forte croissance en Islande, et contribue à 6 % du
en 2011, le système de certification facultatif payant VAKINN
PIB et de l’emploi. L’emploi dans ce secteur a d’ailleurs progressé
évalue divers aspects des services touristiques, dont la protection
de 13 % entre 2008 et 2011, alors que l’emploi total reculait de
de l’environnement et la compatibilité avec le développement
6,3 % sous l’effet de la récession. Le nombre annuel de visiteurs
durable. Seules neuf entreprises y participaient en août 2013,
a augmenté jusqu’à représenter plus du double de la population
mais le système peut s’étendre.
nationale, et il devrait atteindre 1 million en 2020. L’investissement dans la protection de la nature et des attractions touristiques. Les réserves naturelles se sont étendues, en particulier grâce à la création du parc national du Vatnajökull en 2007 (graphique 7). Dans une étude de 2010,
673 000 visiteurs en 2012 (plus du double de la population).
National protected areas,a 2000-12 la certification environnementale vakinn Graphique 7: Zones protégées nationales, 2004-12 1 000 km2 2004
de l’entreprise ont-elles été présentées au personnel ?
2005
- Achats et ressources : tiennent-ils compte des
2006
coûts sur l’ensemble de la durée de vie ? - Énergie : les systèmes de refroidissement et de
2007
chauffage sont-ils contrôlés et entretenus ?
2008
- Déchets : le verre, le papier, les plastiques ou les métaux sont-ils
2009
collectés à des fins de recyclage ?
2010
- Protection de la nature : la végétation est-elle restaurée ? - Engagement local : un représentant de l’entreprise siège-t-il au sein
2011
d’une commission ou du conseil d’une association locale ?
2012
- Fournisseurs et marché : sait-on d’où viennent les matières
0 5 1 000 km2 Series2
10
15
Note : Zones bénéficiant d’une protection au plan national (parcs nationaux, monuments naturels, réserves naturelles et zones de protection de l’habitat, parcs ruraux…). Source: Statistics Iceland (2014), “Geography and environment”, Statistics portal.
12
- Stratégie et méthodes : la stratégie et la mission
20 premières, et comment ?
- Information des clients : les clients sont-ils informés des préoccupations de l’entreprise en termes de protection de la nature ? Les entreprises de tourisme sont classées (bronze, argent ou or) en fonction du nombre de critères qu’elles remplissent.
l’essentiel
tourisme et environnement
défis Des pressions grandissantes sur l’environnement. L’afflux
touristique et la protection de la nature relèvent de dispositifs
de touristes intensifie les pressions sur les écosystèmes
institutionnels bien développés, mais distincts. Les statistiques
fragiles. Il impose la construction de nouveaux équipements
sur l’impact du tourisme demeurent partielles et dispersées.
d’hébergement, de transport et autres. La concentration des visiteurs dans le temps (la saison estivale) et dans l’espace (la région autour de Reykjavik) met à rude épreuve les infrastructures liées à l’environnement, notamment d’assainissement et de traitement des déchets, loin d’être adaptées. De nombreux sites touristiques sont confrontés à un problème d’abandon de détritus.
Déficit de financement. Les infrastructures des sites touristiques pâtissent d’un déficit de financement, aggravé par l’affluence de touristes. Les pouvoirs publics ont instauré une taxe de séjour en 2011. Celle-ci s’est révélée difficile à administrer et a rapporté moins que prévu, ce qui tient en partie à des défauts de conception et aux difficultés de recouvrement auprès des particuliers louant des hébergements. La création de « pass
Dégradation des paysages. Les autorités ont dû interdire ou
nature » donnant accès à plusieurs sites, dont des sites moins
fortement limiter l’accès du public à certains sites pour les
connus, contribuerait au financement et aiderait également à
protéger. Il n’est pas rare que des sentiers de parcs nationaux
réduire les pressions sur les sites les plus fréquentés. L’Islande
soient fermés pendant de longues périodes en raison de l’érosion
doit aussi parvenir à amplifier l’investissement privé dans les
et des dégâts causés par la circulation des randonneurs. Les
transports, l’hôtellerie et d’autres infrastructures.
déplacements des bateaux de croisière sont restreints pour éviter qu’ils perturbent les colonies d’oiseaux nicheurs. La conduite
80 %
hors route est interdite depuis 1999, mais cette pratique semble perdurer. Un plan d’action triennal de 2010 renforce la répression des infractions. Manque de clarté du cadre d’action et du cadre institutionnel.
des touristes sont venues en Islande “pour la nature”
Les stratégies 2006-15 et 2011-20 prennent l’environnement en compte, sans proposer un véritable cadre d’action. La politique
Prochaines étapes | tourisme zz
Élaborer un plan d’action global pour un tourisme durable, coordonné aux politiques d’utilisation des sols, d’infrastructures et de conservation de la nature.
zz
Améliorer les connaissances sur le tourisme et l’environnement en intégrant l’environnement dans les études d’impact et indicateurs officiels du tourisme et en renforçant l’analyse des conséquences environnementales du tourisme.
zz
Resserrer la coopération entre les institutions compétentes en tourisme et environnement ; envisager la création d’un organe chargé d’une politique globale du tourisme durable.
zz
Regrouper la gestion des parcs nationaux et des zones protégées au sein d’une seule autorité pour mieux intégrer protection de la nature et tourisme.
zz
Réexaminer les mécanismes de financement afin de combler le déficit des infrastructures touristiques.
zz
Promouvoir le système VAKINN pour améliorer les performances environnementales des professionnels du tourisme.
13
OCDe examen environnemental de l’islande
En bref | gestion des pêcheries L’économie islandaise est largement tributaire du secteur de la pêche. Les produits de la mer ont représenté plus de 25 % des exportations de biens et services en 2012. L’Islande a longtemps été en situation de surpêche chronique. Entre 1984 et le début des années 90, elle a progressivement mis en place un système de quotas de pêche transférables, essentiel à la durabilité et à la rentabilité du secteur.
Avec des captures totales d’environ 1.5 million de tonnes en 2012, l’Islande est un pays pêcheur de premier plan. La production totale a diminué de 27 % entre 2000 et 2012 avec la fluctuation des prises d’espèces pélagiques, mais aussi parce que l’Islande a su gérer ses pêcheries de façon durable (graphique 8). Le dispositif est basé sur des totaux admissibles de captures (TAC) fondés sur des recommandations scientifiques pour la durabilité biologique. Chaque pêcheur reçoit un quota individuel transférable (QIT) qui l’autorise à pêcher une part du TAC. Les détenteurs de quotas sont donc incités à s’assurer que les TAC ne soient pas trop élevés, pour ne pas déprécier la rente et leurs quotas. Les quotas ont d’abord été attribués gratuitement, sur la base des niveaux de pêche antérieurs. Depuis la mise en place du système, le secteur est devenu plus efficace. Larente des ressources a augmenté et, avec elle, celle des quotas. Des disparités de revenus sont apparues. En 2012, pour capter une partie de la rente liée aux ressources naturelles, les autorités ont instauré une redevance spéciale sur les bénéfices, qui s’ajoute à la redevance générale instituée en 2001 pour financer la gestion des pêcheries. Dans la pratique, la redevance spéciale s’applique à l’écart entre la valeur marchande de la production et les coûts d’extraction et de production, majorés d’un juste taux de rentabilité du capital. Le système est en cours de réexamen en raison des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre et d’un alourdissement préoccupant de la fiscalité et des disparités entre secteurs halieutiques. Une taxe bien conçue sur la rente halieutique constitue certes un moyen rationnel de capter les bénéfices supplémentaires, mais elle risque de nuire au système de gestion des pêcheries et de déprécier fortement les quotas si elle est trop élevée.
1 000 tonnes
Graphique 8: Captures de poisson, 2000-2012
2 500 2 000 1 500 1 000 500 0 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 Source: FAO (2014), Captures et production de l’aquaculture (bases de données).
14
Références utiles
Publications Examens environnementaux de l’OCDE : Islande 2014 Éditions OCDE, http://dx.doi.org/10.1787/9789264214200-en. (version française à paraître) Vers une croissance verte Éditions OCDE, http://dx.doi.org/10.1787/9789264111332-fr www.oecd.org/fr/croissanceverte/versunecroissanceverte.htm
Web Programme d’examens environnementaux par pays: www.oecd.org/fr/environnement/examens-pays/islande2014.htm Profils pays www.oecd.org/site/envind
More information Ivana.Capozza@oecd.org Tous les graphiques, tableaux et encadrés sont extraits de la publication Examens environnementaux de l’OCDE : Islande 2014 (version française à paraître). Crédits photo Couverture : conception OCDE avec Shutterstock/Tsuguliev and /Topora. Photos ©Istockphoto.com/Mlenny, /digital_eye, /robas, /Tsuguliev, /rzihlman, /jacobmoisan, /powerofforever, /mrloz, /Card76, /kristyewing, /gornostaj, /dmbaker, /elisalocci, /helovi, /subtik. Map p8/9 données National Land Survey of Iceland.