Agence française de développement
Papiers de recherche
AFD Research Papers
Les Papiers de Recherche de l’AFD ont pour but de diffuser rapidement les résultats de travaux en cours. Ils s’adressent principalement aux chercheurs, aux étudiants et au monde académique. Ils couvrent l’ensemble des sujets de travail de l’AFD : analyse économique, théorie économique, analyse des politiques publiques, sciences de l’ingénieur, sociologie, géographie et anthropologie. Une publication dans les Papiers de Recherche de l’AFD n’en exclut aucune autre.
AFD Research Papers are intended to rapidly disseminate findings of ongoing work and mainly target researchers, students and the wider academic community. They cover the full range of AFD work, including: economic analysis, economic theory, policy analysis, engineering sciences, sociology, geography and anthropology. AFD Research Papers and other publications are not mutually exclusive. The opinions expressed in this paper are those of the author(s) and do not necessarily reflect the position of AFD. It is therefore published under the sole responsibility of its author(s).
Les opinions exprimées dans ce papier sont celles de son (ses) auteur(s) et ne reflètent pas nécessairement celles de l’AFD. Ce document est publié sous l’entière responsabilité de son (ses) auteur(s).
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Impacts des dépenses publiques sur les inégalités en Côte d’Ivoire : le cas des secteurs sociaux
Bédia François AKA Laboratoire d’Analyse et de Modélisation des Politiques Économiques (LAMPE), Cantre de Recherche pour le Développement (CRD), Université Alassane Ouattara de Bouaké Gongbé Blaise MAKAYE Laboratoire d’Analyse et de Modélisation des Politiques Économiques (LAMPE), Université Alassane Ouattara de Bouaké Koffi Christian N’DA Laboratoire d’Analyse et de Modélisation des Politiques Économiques (LAMPE), Université Jean Lorougnon Guédé de Daloa Yéfongnigui Arthur Constant OUATTARA Laboratoire d’Analyse et de Modélisation des Politiques Économiques (LAMPE), Université Alassane Ouattara de Bouaké Nadjaman OUATTARA Laboratoire d’Analyse et de Modélisation des Politiques Économiques (LAMPE), Université Alassane Ouattara de Bouaké
Résumé L’objectif de cette étude est d’analyser les impacts des dépenses publiques de santé et d’éducation sur les inégalités en Côte d’Ivoire. Nous utilisons un modèle interindustriel micro simulé avec des données de comptabilité nationale et des données d’enquêtes ménages. Les résultats indiquent que les inégalités globales augmenteraient sur toute la période de 2015 à 2030, malgré la hausse des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale. Il faut cependant noter que l’étude analyse l’impact de l’augmentation de ces dépenses publiques, sans prendre en compte les effets de long terme des politiques correspondantes sur les inégalités. Par ailleurs, ces inégalités sont plus élevées dans le milieu urbain que dans le milieu rural. Elles augmentent aussi bien chez les ménages dirigés par un homme que chez ceux dont le chef est une femme. On note également que les inégalités augmentent dans toutes les régions et pour toutes les catégories socioprofessionnelles. Nos résultats montrent que la région d’Abidjan est celle qui bénéficie le plus de ces dépenses publiques par rapport aux autres ; il en va de même pour le milieu urbain comparé au milieu rural. Les résultats indiquent enfin que la hausse des dépenses publiques sociales ne permet pas de réduire les inégalités entre les hommes et les femmes, entre le milieu rural et le milieu urbain et entre les régions.
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Mots-clés Dépenses publiques, éducation, santé, protection sociale, inégalités
Classification JEL H51, H52, I38, D63 Remerciements Ce document a été élaboré avec l’appui financier et technique de l’UE (Union Européenne) à travers l’AFD (Agence française de développement) dans le cadre du programme de recherche sur les inégalités en Côte d’Ivoire. Son contenu ne reflète pas nécessairement les vues de l’Union européenne ou de l’AFD. Version originale Français Acceptée Octobre 2020
Abstract The objective of this study is to analyze the impact that public spending on health and education has on inequality in CĂ´te d'Ivoire. We use a microsimulated interindustry model with national accounts data and household survey data. The results show that global inequalities should increase over the period from 2015 to 2030, despite the increase in public spending on education, health, and social protection. However, it should be noted that the study analyzes the impact of the increase in public spending without taking into account the long-term effects of the corresponding policies on inequality. Moreover, inequalities are higher in urban areas than in rural areas. They increase in both male-headed and female-headed households. We also note that inequalities increase in all regions and in all socioprofessional categories. Our results show that Abidjan is the region that benefits the most from this public expenditure compared to the other regions, similarly to urban areas compared to rural areas. Finally, the results suggest that increasing public social spending does not reduce inequality between men and women, between rural and urban areas, and between regions.
Keywords Public spending, education, health, social protection, inequality
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Introduction La réduction de l’inégalité des revenus est une préoccupation pour les dirigeants des pays en développement (PED), car elle pourrait contribuer à la réduction de la pauvreté qui est au cœur de toutes les politiques économiques des PED. À ce propos, la théorie keynésienne propose que l’État intervienne dans l’économie, notamment à travers des dépenses publiques et des transferts sociaux pour réduire les inégalités de revenu. Ainsi, les dépenses publiques dans les secteurs sociaux tels que l’éducation, la santé et la protection sociale pourraient avoir une influence sur la réduction de la pauvreté. En effet, théoriquement, une population bien éduquée et en bonne santé est plus productive. Cette hausse de la productivité a une corrélation positive avec son niveau de revenu. Par conséquent, l’accès à l’éducation et à la santé d’une plus grande part de la population pourrait contribuer à la réduction des inégalités de bien-être, comme prouvé par Becker et Chiswick (1966) qui montrent que le niveau et la distribution de l’éducation expliquent la distribution des revenus au sein d’une population.
0,53, celui des revenus agricoles est de 0,50, celui des transferts est de 0,53, celui des revenus du patrimoine est de 0,52 et celui des autres types de revenus est également de 0,52. Face à une telle ampleur des inégalités dans tous les types de revenus, des politiques économiques sont mises en œuvre par la Côte d’Ivoire, en collaboration avec les organismes internationaux (Banque mondiale et FMI), pour la réduction des inégalités de revenu dans le cadre d’accords multilatéraux. Dans le domaine de l’éducation, on peut citer l’école obligatoire et gratuite pour tous et la distribution de kits scolaires ; dans celui de la santé, la gratuité ciblée des soins, la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées et la couverture maladie universelle. Cette étude s’inscrit dans l’optique de tenter d’appréhender l’impact que peuvent avoir ces politiques publiques sociales sur la réduction des inégalités en Côte d’Ivoire. Il s’agira de façon précise d’analyser l’impact des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale sur les inégalités en Côte d’Ivoire. Notons que dans cet article nous n’abordons pas explicitement la question cruciale du financement des dépenses publiques. En effet ces financements sont prévus dans le PND (Plan National de Développement) du gouvernement, et pour les simulations nous utilisons le taux de croissance prévu de ces dépenses1.
En Côte d’Ivoire, les inégalités de revenu mesurées par l’indice de Gini sont de 42,0 en 2008 et de 40,5 en 2015 (INS, Rapport ENV2015). Si l’on peut noter une légère amélioration, on constate cependant que les inégalités de revenu restent élevées dans ce pays. Par ailleurs, selon une étude conjointe INS-PNUD (2011), l’inégalité de revenus concerne pratiquement tous les types de revenus. Ainsi, en 2008, l’indice de Gini pour l’inégalité des salaires est de
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Par ailleurs, la présente étude n’aborde pas l’impact des politiques fiscales, traité dans l’étude suivante : Akim, A.M., Jelloul, M.B., Czajka, L., Robilliard, A.-S. (2020), “Collect more, spend better? Assessing the
incidence of fiscal systems and public spending in three Francophone West African countries”, AFD Research Paper Series, à paraître.
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Nous utilisons un modèle Interdyme micro simulé et simulons (i) une hausse des dépenses publiques d’éducation, (ii) une hausse des dépenses publiques de santé et protection sociale et (iii) une hausse combinée des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale.
Dès lors, on peut se demander qui bénéficie véritablement des dépenses publiques sociales en Côte d’Ivoire. Nos résultats montrent que les employés du public sont ceux qui profitent le plus des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale. De même, Abidjan est la région qui bénéficie le plus des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale par rapport aux autres régions ; il va de même pour le milieu urbain comparé au milieu rural. Nos résultats paraissent contre-intuitifs, mais confirment le paradoxe observé avec la hausse des dépenses publiques sociales et la rigidité à la baisse des inégalités en Côte d’Ivoire.
Nos résultats indiquent une variation des inégalités d’année en année sur la période de simulation (2015 à 2030). Suite aux trois simulations, les inégalités globales augmentent sur toute la période. Elles sont plus élevées dans le milieu urbain que dans le milieu rural entre 2015 et 2030. Par ailleurs, elles augmentent aussi bien chez les ménages dirigés par un homme que chez ceux dont le chef est une femme sur la même période.
Le reste de cette étude est organisé de la façon suivante : la section 2 présente une brève revue de la littérature sur la question de l’impact microéconomique des politiques publiques. La section 3 décrit l’approche méthodologique qui sera utilisée ainsi que les données nécessaires pour l’étude. La section 4 présente et discute les résultats des différentes simulations après avoir présenté les données, tandis que la section 5 est consacrée à la conclusion.
On note également que les inégalités augmentent dans toutes les régions et dans toutes les catégories socioprofessionnelles (CSP), sauf chez les agriculteurs où elles diminuent de 2015 à 2030. Les résultats montrent que la hausse de ces dépenses publiques sociales ne permet pas de réduire les inégalités entre les hommes et les femmes, ni entre le milieu rural et le milieu urbain, ni entre les régions.
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Quelques références théoriques Plusieurs approches ont été utilisées dans la littérature pour mesurer les impacts microéconomiques des politiques macroéconomiques. Un premier groupe d’auteurs s’est intéressé à la durée de vie du revenu (voir Bernheim, 1994 ; Attanasio et al., 1995), critiqué pour le manque de données (voir Gale et al., 1996), tandis que d’autres ont utilisé les modèles d’équilibre général calculables (EGC). Ces modèles font l’objet de critiques, car la variance intragroupe n’est pas fixe (Decaluwé et al., 1999, Thorbecke, 2000). En effet, les études sur données empiriques ont montré que les inégalités intragroupes sont plus élevées que les inégalités intergroupes, ce qui semble indiquer qu’il faudrait prendre en compte l’hétérogénéité entre les ménages d’un même groupe (voir Aka, 2006). Un troisième groupe utilise la micro-simulation (voir Chernik et Reschovsky, 1990 ; Dikert et al., 1994 ; Gale et al., 1996). La méthode de micro-simulation vient des travaux d’Orcutt (1957) et Orcutt et al. (1961). Bourguignon et al. (2000) ont développé des modèles de micro-simulation utilisant les enquêtes ménages, mais sans modèle EGC. Decaluwé et al. (1999) ont présenté un modèle EGC micro simulé avec des données sur 150 ménages fictifs. Ils ont montré que les variances intragroupes sont importantes. Les modèles EGC micro simulés sur des données réelles ont été réalisés par Tongeren (1994), Cogneau (1999), Cogneau et Robillard (2000) et Cockburn (2001). Les synthèses de ces travaux effectuées par Davies (2009), Colombo (2010) et Peichl (2016) présentent une vue d’ensemble des méthodes qui tentent de concilier les modèles EGC et macroéconomiques avec la micro-simulation pour analyser la répartition des revenus (pauvreté et inégalité) dans les pays en développement. Dans cette littérature économique, un certain nombre de travaux étudient les impacts des politiques fiscales sur les inégalités et la pauvreté. Ces études portent essentiellement sur les effets des transferts, de la structure fiscale et du poids de l’impôt sur la réduction des inégalités et de la pauvreté (voir Lustig, 2018). Plusieurs autres travaux ont porté sur l’impact des politiques publiques sur la réduction de l’inégalité. Les résultats diffèrent selon les économies et la méthode utilisée. Ainsi, Chiani et al. (2014) trouvent une relation positive entre inégalité d’éducation et inégalité de revenu au Pakistan. Toutefois, la causalité est unidirectionnelle et part des inégalités de revenu vers celles d’éducation. Quant à Lee et Lee (2018), à l’aide d’un panel comportant des pays d’Afrique subsaharienne dont la Côte d’Ivoire, les auteurs montrent que les inégalités d’éducation entraînent une inégalité de revenu. À l’aide d’un panel, Shahabadi et al. (2018) analysent l’impact de l’éducation primaire, secondaire et de la formation universitaire sur les inégalités de revenus dans des pays islamiques. Leurs résultats montrent que la scolarisation primaire et secondaire entraîne une réduction des inégalités. Cependant, la formation universitaire a un effet positif sur les inégalités de revenu. En Côte d’Ivoire, parmi les rares études qui se sont intéressées aux inégalités, on peut citer celle d’Aka (2016) portant plus précisément sur l’impact de l’instauration d’un revenu universel d’existence sur les inégalités de revenus en Côte d’Ivoire. Les simulations réalisées à l’aide d’un modèle d’équilibre général calculable micro simulé montrent que l’instauration d’un tel revenu universel financé par la moitié du budget consacré aux dépenses propauvres contribuerait à réduire les inégalités de revenus et la pauvreté en Côte d’Ivoire.
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Sur le plan méthodologique, les travaux analysant l’impact des politiques économiques sur les inégalités ont utilisé jusque-là soit des données d’enquêtes dans des régressions statiques, soit des panels, soit des MEGC micro simulés utilisant une MCS et des données d’enquêtes ménages (Aka, 2011). Dans ce travail, nous proposons une approche qui combine les méthodes précédentes et les complète en introduisant des régressions dynamiques.
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I. Méthodologie Nous utiliserons un modèle interindustriel dynamique et micro simulé. Alors que le MEGC raisonne en statique comparative ou en dynamique séquentielle, le modèle Interdyme2 présente l’avantage de disposer d’un bloc économétrique estimé sur séries temporelles qui lui confère un caractère véritablement dynamique. Nous désagrégeons le secteur institutionnel « ménage » en plusieurs catégories socioprofessionnelles identiques à celles de l’enquête sur le niveau de vie des ménages considérés. Ainsi, à la place d’un seul vecteur et d’une seule équation de consommation des ménages, nous aurons autant de vecteurs et d’équations de consommation que de catégories socioprofessionnelles (CSP). L’avantage du modèle interindustriel que nous utilisons dans cette étude est qu’il permet de simuler des scénarios beaucoup plus fins dans le cas de la Côte d’Ivoire. Il permet de simuler des chocs macroéconomiques traduisant les politiques publiques et ce, à un niveau plus désagrégé que les modèles purement macroéconomiques. Ce modèle permet par exemple de mesurer de façon simultanée les effets d’une combinaison de plusieurs politiques publiques. Le module de micro-simulation que nous ajoutons par la suite va permettre de capter les effets de ces politiques publiques sociales notamment en matière d’éducation et de santé et protection sociale sur les inégalités de revenu. Le modèle que nous proposons comporte deux étapes : le calcul interindustriel dynamique et la micro-simulation. Le modèle interindustriel dynamique permet de combiner l’analyse input-output (IO) classique et des régressions économétriques. Elle consiste en la construction de modèles intersectoriels dynamiques impliquant des équations de régression, des calculs Input-Output et des relations retardées qui traduisent le caractère dynamique de l’économie (Almon, 2017). Le modèle est structuré en trois blocs principaux et complémentaires, un bloc macro économétrique, un bloc interindustriel (ou input-output) et un bloc comptable. Le premier, le bloc macro économétrique, est composé d’identités et d’équations stochastiques qui permettent d’estimer et de simuler l’évolution de la demande finale et de ses composantes endogènes. Le second, le bloc input-output, est constitué de calculs matriciels qui permettent d’obtenir les effets des chocs macroéconomiques survenus au niveau de la demande finale sur chaque branche d’activité. Ces calculs prennent en compte les échanges entre les branches et procèdent à la distribution primaire de la richesse créée. Enfin, le bloc comptable consiste en des calculs relatifs à l’affectation des revenus primaires, la distribution secondaire des revenus, la redistribution et l’utilisation du revenu disponible. 1.1.
Le bloc macro-économétrique
Dans ce bloc sont établies les identités et équations économétriques (voir équations en annexe 1) qui permettront le calcul de la demande finale et de ses composants endogènes. La demande finale de biens et services pour une année t est définie comme la somme des dépenses consacrées à l’achat des biens et services destinés à l’utilisation finale.
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Interindustry Dynamic Macro Economic model (développé à l’Université de Maryland par le bureau Inforum).
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L’utilité du bloc macro économétrique est qu’il permet d’estimer la demande finale, de mieux la prédire en prenant en compte le caractère dynamique et stochastique de ses composantes endogènes. Ce bloc est important car c’est au niveau de la demande finale que nous opérons des chocs traduisant les politiques publiques. De façon précise, nous effectuons des modifications au niveau des 40ème et 41ème lignes du vecteur des dépenses de l’administration publique, qui représentent respectivement les dépenses d’éducation et les dépenses de santé et action sociale. La demande finale de biens et services est égale à la somme de la consommation des ménages, de la consommation de l’administration publique, de la consommation des institutions sans but lucratif, de l’investissement total, des variations des stocks et des exportations (voir équations en annexe 1). L’investissement total est la somme des investissements publics et privés. L’investissement privé est fonction des investissements privés et publics antérieurs et du crédit à l’économie. La consommation des employés du public, des employés du privé, des employés agricoles et des personnes de professions libérales est fonction de leur consommation antérieure et de de leur revenu disponible. Celle des agriculteurs est fonction de leur consommation antérieure et de leur revenu disponible. La consommation des aides familiales est fonction de leur consommation antérieure, de la somme des revenus des employés du public et du privé et du temps. La consommation des inactifs est fonction de leur consommation antérieure et des cotisations sociales. La consommation des institutions sans but lucratif est fonction de leur consommation antérieure et du temps. Les exportations sont supposées être fonction de leur valeur passée et des termes de l’échange. 1.2.
Le bloc input-output
Le calcul interindustriel est essentiellement basé sur l’identité fondamentale de l’analyse input-output. Ce bloc traduit la réponse de l’économie (la structure productive, c’est-à-dire l’ensemble des 42 branches d’activité de l’économie ivoirienne) à une demande finale donnée exprimée par les secteurs institutionnels du bloc macroéconomique précédent. Cette réponse des branches productives entraîne une distribution de revenus primaires (voir équations en annexe 1). Un vecteur permet d’obtenir les éléments du compte d’exploitation qui lui sont proportionnels selon des coefficients fixés dans l’année de base. Ces vecteurs du compte d’exploitation sont entre autres l’excédent brut d’exploitation et la rémunération des salariés.
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1.3.
Le bloc comptable
Le bloc comptable établit quelques identités des comptes de quelques unités institutionnelles jugées pertinentes. Ce bloc traduit l’affectation, la redistribution et l’utilisation des revenus primaires distribués dans le bloc précédent. Ce bloc décrit notamment le revenu disponible et l’épargne des ménages, les revenus primaires et l’épargne des administrations publiques (voir équations en annexe 1). Les trois blocs ainsi présentés forment le modèle « Interdyme ». Ce modèle se résout selon un processus de circularité que nous présentons ci-après.
Résolution du modèle
Pour résoudre le modèle, les effets d’un choc au niveau d’une composante de la demande finale sont calculés par le bloc macroéconomique pour obtenir une nouvelle demande finale. Cette nouvelle demande finale est connectée au bloc input-output (IO) et le calcul IO permet d’obtenir les effets individuels subis par les branches d’activité en matière de valeur ajoutée (et donc de rémunération des salariés, d’excédent brut d’exploitation, de subventions sur la production, de taxes sur la production). Ce calcul permet d’obtenir un nouveau vecteur de production, puis par la suite les nouveaux vecteurs du compte d’exploitation dont un élément important est la rémunération des salariés. La somme des éléments du vecteur de la rémunération des salaires est utilisée dans le bloc comptable pour obtenir un nouveau revenu disponible des ménages. Ce nouveau revenu des ménages va donner lieu à une nouvelle consommation des ménages, qui est une composante de la demande finale. On obtient ainsi à nouveau une nouvelle demande finale qui va repasser dans le bloc input-output, et ainsi de suite jusqu’à ce que le modèle converge vers des valeurs d’équilibre. Une fois le modèle interindustriel dynamique résolu, nous y introduisons la procédure de micro-simulation qui utilise les données microéconomiques.
Introduction de la micro-simulation
Pour introduire la micro-simulation, le vecteur des dépenses de consommation obtenu à partir du modèle interindustriel pour chaque année est indexé aux données de l’ENV 2015 en vue de calculer les effets microéconomiques des chocs macroéconomiques traduisant les politiques publiques. Plus précisément, nous désagrégeons le bloc ménage dans le modèle interindustriel à l’aide des catégories socio-professionnelles constituées dans l’enquête ménage. Ensuite, nous faisons correspondre les vecteurs de revenus et de dépenses de consommation construits à partir de l’enquête ménage avec le vecteur de dépenses de consommation du modèle interindustriel. Les biens de consommation, les revenus et les dépenses du modèle interindustriel doivent correspondre aux catégories de l’enquête ménage (Aka, 2006). Notre méthode ressemble dans ce sens à celle utilisant les tableaux IO de Jellema et Inchauste (2018). Une fois le modèle complet mis en œuvre, tout choc dans le modèle interindustriel sera donc répercuté dans le bloc microéconomique pour l’analyse des inégalités.
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Estimation des équations de consommation
Pour estimer les équations de consommation des catégories socioprofessionnelles, nous avons besoin des revenus de ces derniers comme variables explicatives. Néanmoins, ces variables n’étant pas disponibles de façon explicite dans les ENV, nous avons utilisé des variables disponibles dans les TRE fourni par l’INS pour chaque année comme approximation de ces revenus. Ainsi, la rémunération des salariés des branches Administration publique et sécurité sociale (branche 39), Éducation (branche 40) et Santé et action sociale (branche 41) est utilisée comme approximation du revenu des employés du public. La rémunération des salariés des branches 7 à 38, formant les secteurs secondaire et tertiaire marchands, est utilisée comme approximation du revenu des employés du privé. L’excédent brut d’exploitation des branches Agriculture vivrière (1), Agriculture industrielle ou d'exportation (2), Élevage et chasse (3), Activités annexes à la culture et à l'élevage (4) et à la Sylviculture, exploitation forestière (5), formant le secteur agricole, est utilisé comme approximation du revenu des agriculteurs. La rémunération des travailleurs des branches (1) Agriculture vivrière, (2) Agriculture industrielle ou d'exportation, (3) Élevage et chasse, (4) Activités annexes à la culture et à l'élevage et à (5) la Sylviculture, exploitation forestière, formant le secteur agricole, est utilisée comme approximation du revenu des employés agricoles. L’excédent brut d’exploitation de la branche (38) Services fournis aux entreprises est utilisé comme approximation du revenu des professions libres. Le revenu des aides familiales est fonction du revenu des employés du public et du privé, car nous supposons que plus un ménage est aisé, plus il est enclin à mieux rémunérer le personnel domestique. Ainsi, les revenus des employés du public et du privé vont apparaître comme variables explicatives dans l’équation de consommation des aides familiales. Les cotisations sociales sont considérées comme approximation du revenu des inactifs ; ainsi, elles figureront comme variables explicatives dans l’équation de consommation des inactifs.
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II.
Données et résultats des simulations et discussion
Le modèle utilise à la fois des données macroéconomiques et microéconomiques. Les données macroéconomiques et microéconomiques utilisées comprennent les tableaux de comptabilité nationale (TRE, TCEI) et les données d’enquêtes ménages fournies par l’INS et les données de finances publiques (TOFE) du ministère de l’Économie et des Finances. L’indice des prix à la consommation et les termes de l’échange sont issus des statistiques de la Banque Mondiale. 2.1.
Données
Les données du bloc macro économétrique du modèle Interdyme couvrent la période de 1996 à 2013. La partie interindustrielle utilise les tableaux input-output (IO) au prix constant de 1997 à 2013 comme base de données. Ces tableaux d’IO ont été construits à partir des tableaux de ressources et des emplois (TRE) de 1996 à 2013. Le bloc comptable utilise les données des tableaux des comptes économiques intégrés (TCEI) de 1996 à 2013. Pour les simulations, les données du TOFE, du PND 2016-2020 et du cadrage macro 2035 de la Direction de la conjoncture et de la prévision économique (ministère de l’Économie et des Finances, Côte d’Ivoire) ont été utilisées (voir annexe 2). Pour la micro-simulation, les données des enquêtes ménages ENV 2002, 2008 et 2015 seront utilisées. L’enquête de 2002 comporte un échantillon de 10 800 ménages, tandis que celle de 2008 concerne un échantillon de 12 600 ménages et comprend aussi bien un volet qualitatif que quantitatif. Quant à l’enquête de 2015, elle comporte 12 900 ménages. 2.2.
Résultats des simulations et discussion
Les simulations sont réalisées sur la période de 2015 à 2030. Dans le modèle Interdyme, au niveau de la demande finale, nous appliquons sur les valeurs des lignes correspondantes du vecteur des dépenses de l’administration publique, notamment les 40e et 41e lignes correspondant respectivement aux branches éducation et santé et action sociale du vecteur de consommation du gouvernement « cg » de 2016 à 2030. Ainsi, nous avons réalisé 3 simulations de politiques économiques basées d’une part sur le taux de croissance calculé à partir des projections des dépenses d’éducation et de santé et protection sociale du PND 2016-2020 (voir annexe A.2), et d’autre part, de 2021 à 2030, sur les objectifs de développement durable (ODD) qui préconisent des dépenses de santé représentant 15% du PIB et des dépenses d’éducation représentant 6% du PIB. Le PIB utilisé est celui projeté dans le cadrage macro de la Direction de la conjoncture et de la prévision économique (ministère de l’Économie et des Finances, Côte d’Ivoire). Par ailleurs, nous avons effectué des tests de robustesse du modèle dans l’annexe 3. Les résultats montrent que le degré de robustesse du modèle est acceptable, puisqu’il arrive à retracer les tendances historiques des variables endogènes d’intérêt avec des erreurs faibles du modèle.
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Tableau 1. Taux de croissance des dépenses d’éducation, de santé et protection sociale (2016-2020)
Années
Taux de croissance des dépenses d’éducation
Taux de croissance des dépenses de santé et protection sociale
2016
-47,455
85,1754
2017
5,487
160,367
2018
12,572
6,242
2019
95,350
60,346
2020
19,537
31,975
Source : calculs des auteurs
Il s’agit notamment des trois scenarios suivants : Simulation 1 : hausse des dépenses publiques d’éducation Simulation 2 : hausse des dépenses publiques de santé et protection sociale Simulation 3 : hausse combinée des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale. Les impacts des simulations sur les inégalités, mesurées par l’indice de Gini, sont présentés dans les tableaux 2, 4 et 6. Les tableaux 3, 5 et 7 présentent les proportions de population et les parts de revenus consécutives aux simulations.
Simulation 1 : hausse des dépenses publiques d’éducation Les résultats (tableau 2) indiquent une variation des inégalités d’année en année sur la période de simulation (2015-2030). La variation de la consommation par tête du modèle macroéconomique est imputée au vecteur de dépenses des ménages dans le module microéconomique afin de générer un nouveau vecteur après simulation qui sert pour l’analyse des inégalités. Suite à la hausse des dépenses publiques d’éducation (Sim 1), les inégalités augmentent au niveau global de plus de 8% environ de 2015 à 2030. À la suite de la simulation 1, les inégalités augmentent chez tous les ménages en 2015 et en 2030. Les inégalités augmentent aussi dans toutes les CSP, sauf chez les agriculteurs où elles diminuent de 2015 à 2030. Au niveau des CSP, les aides familiales regroupent 25,92% de la population et perçoivent 19,32% des revenus en 2015 (tableau 3). À la suite de la hausse des dépenses publiques d’éducation, leur part de revenu perçue est de 17,30% en 2015, 17,71% en 2020 et 18,32% en 2030. Les agriculteurs regroupent 25,02% de la population et perçoivent 21,94% des revenus en 2015. Avec la hausse des dépenses publiques d’éducation, leur part de revenu perçue passe à 20,98% en 2015, à 20,37% en 2020 et à 20,57% en 2030. Les employés du public regroupent 3,44%
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de la population et perçoivent 6,93% des revenus en 2015. À la suite de la hausse des dépenses publiques d’éducation, leur part de revenu perçue passe à 7,59% en 2015, à 7,55% en 2020 et à 7,37% en 2030. Les employés du public sont ceux qui profitent le plus des dépenses publiques d’éducation. Les inégalités sont plus élevées chez les ménages ayant pour chef un homme par rapport aux ménages dirigés par une femme. Les inégalités augmentent également dans toutes les régions de 2015 à 2030. La ville d’Abidjan, avec seulement 9,80% de la population perçoit 16,95% des revenus en 2015 (tableau 3), et cette part passe à 9,84% de la population qui perçoit 19,40% des revenus en 2020 et 9,84% de la population qui perçoit 19,27% des revenus en 2030. À la suite de la simulation 1, les inégalités augmentent dans toutes les régions de 2015 à 2030. Selon le milieu de résidence, la hausse des dépenses publiques d’éducation entraîne une hausse des inégalités de 8% dans le milieu urbain entre 2015 et 2030, et dans le milieu rural une hausse de 3% entre 2015 et 2030. Les inégalités sont plus élevées dans le milieu urbain que dans le milieu rural sur la période.
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Tableau 2. Impacts de la hausse des dépenses publiques d’éducation (Sim 1)
2015 INITIAL
Milieu de résidence
Sexe du chef de ménage
Catégorie socioprofessionnelle
Région
SIM1 GINI
2016 VAR %
SIM1 GINI
VAR %
2017 SIM1 GINI
2018 VAR %
SIM1 GINI
2019 VAR %
SIM1 GINI
VAR %
2020 SIM1 GINI
VAR %
2021 SIM1 GINI
2022 VAR %
SIM1 GINI
VAR %
Global
0,401
0,4377
9,14
0,4383
9,29
0,4381
9,25
0,4377
9,16
0,4366
8,88
0,4361
8,74
0,4357
8,64
0,4353
8,55
Urbain
0,3975
0,4339
9,16
0,4339
9,15
0,4338
9,12
0,4335
9,06
0,4331
8,96
0,4327
8,86
0,4324
8,78
0,4320
8,68
Rural
0,3834
0,3976
3,71
0,3987
3,97
0,3984
3,9
0,3979
3,79
0,3965
3,4
0,3959
3,26
0,3956
3,17
0,3954
3,11
Homme
0,4249
0,437
2,85
0,4368
2,8
0,4369
2,82
0,4369
2,82
0,437
2,85
0,4369
2,82
0,4368
2,79
0,4365
2,73
Femme
0,4051
0,4175
3,06
0,4174
3,02
0,4174
3,01
0,4172
2,98
0,4172
2,96
0,4169
2,9
0,4167
2,84
0,4164
2,76
Employé public
0,4167
0,425
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,425
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
Employé privé
0,4338
0,4429
2,11
0,443
2,11
0,443
2,11
0,4429
2,11
0,443
2,11
0,443
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
Libéral
0,3747
0,3828
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3828
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
Agriculteur
0,3816
0,3815
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3815
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
Employé agricole
0,4506
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
Aide familiale
0,3588
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
Inactifs
0,4047
0,4092
1,1
0,4092
1,1
0,4092
1,1
0,4092
1,1
0,4092
1,1
0,4092
1,1
0,4092
1,10
0,4092
1,10
Ville d'Abidjan
0,397
0,4231
6,56
0,4224
6,38
0,4224
6,37
0,4222
6,35
0,4226
6,42
0,4224
6,37
0,4222
6,33
0,4218
6,24
Sud-ouest
0,3544
0,3713
4,79
0,3723
5,04
0,372
4,97
0,3716
4,87
0,3704
4,51
0,3699
4,37
0,3696
4,28
0,3693
4,22
16
Sud
0,3881
0,4252
9,57
0,4259
9,74
0,4257
9,7
0,4254
9,61
0,4244
9,34
0,4239
9,21
0,4235
9,12
0,4232
9,04
Ouest
0,4283
0,4385
2,38
0,4397
2,65
0,4394
2,59
0,4389
2,48
0,4372
2,08
0,4366
1,93
0,4362
1,83
0,4359
1,78
Nord-ouest
0,3636
0,3865
6,29
0,3874
6,53
0,3872
6,47
0,3867
6,36
0,3854
5,98
0,3848
5,82
0,3844
5,71
0,3841
5,63
Nord-est
0,3366
0,362
7,57
0,3636
8,03
0,3633
7,92
0,3626
7,74
0,3604
7,08
0,3596
6,83
0,3590
6,67
0,3587
6,57
Nord
0,4129
0,4439
7,52
0,4437
7,46
0,4435
7,41
0,4432
7,34
0,4427
7,22
0,4423
7,13
0,4420
7,05
0,4416
6,95
Centreouest
0,3870
0,4108
6,15
0,4113
6,25
0,4112
6,22
0,4109
6,16
0,4101
5,95
0,4097
5,85
0,4094
5,78
0,4091
5,71
Centrenord
0,3534
0,3762
6,45
0,3765
6,53
0,3763
6,48
0,3759
6,39
0,3751
6,14
0,3747
6,01
0,3743
5,92
0,3740
5,83
Centre-est
0,3795
0,4224
11,31
0,4231
11,48
0,4229
11,43
0,4225
11,34
0,4215
11,05
0,421
10,92
0,4206
10,82
0,4203
10,74
Centre
0,3593
0,4125
14,82
0,4128
14,89
0,4127
14,84
0,4122
14,74
0,4113
14,47
0,4108
14,31
0,4103
14,18
0,4098
14,04
Source : calcul des auteurs. Les valeurs du tableau indiquent l’indice de Gini.
17
Tableau 2. Impacts de la hausse des dépenses publiques d’éducation (Sim 1) (suite) 2023
Milieu de résidence
Sexe du chef de ménage
2027
2028
2029
INITIAL
SIM1
VAR
SIM1
VAR
SIM1
VAR
SIM1
VAR
SIM1
VAR
SIM1
VAR
SIM1
GINI
GINI
%
GINI
%
GINI
%
GINI
%
GINI
%
GINI
%
GINI
VAR %
2030 SIM1
VAR
GINI
%
0,4349
8,44
0,4344
8,32
0,4342
8,26
0,4338
8,18
0,4335
8,10
0,4332
8,02
0,4329
7,95
0,4327
7,89
Urbain
0,3975
0,4316
8,59
0,4313
8,49
0,4310
8,42
0,4307
8,34
0,4304
8,27
0,4301
8,21
0,4299
8,15
0,4297
8,09
Rural
0,3834
0,3950
3,03
0,3946
2,91
0,3945
2,89
0,3942
2,82
0,3940
2,76
0,3938
2,70
0,3936
2,64
0,3934
2,60
Homme
0,4249
0,4363
2,69
0,4362
2,65
0,4360
2,60
0,4358
2,57
0,4357
2,53
0,4355
2,50
0,4354
2,47
0,4353
2,44
Femme
0,4052
0,4161
2,69
0,4158
2,62
0,4155
2,55
0,4153
2,49
0,4151
2,44
0,4148
2,39
0,4147
2,34
0,4145
2,29
0,4168
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4338
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
Libéral
0,3748
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
Agriculteur
0,3816
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,4506
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
Employé
professionnelle
2026
0,4010
public
socio-
2025
GLOBAL
Employé
Catégorie
2024
privé
Employé agricole
18
Aide
0,3588
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,4048
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,3971
0,4216
6,17
0,4214
6,13
0,4211
6,06
0,4209
6,00
0,4207
5,96
0,4205
5,91
0,4204
5,87
0,4202
5,84
Sud-ouest
0,3544
0,3691
4,13
0,3686
4,02
0,3685
3,99
0,3683
3,92
0,3681
3,85
0,3678
3,79
0,3676
3,74
0,3675
3,69
Sud
0,3881
0,4228
8,95
0,4224
8,84
0,4222
8,79
0,4219
8,71
0,4217
8,64
0,4214
8,58
0,4212
8,52
0,4210
8,46
Ouest
0,4283
0,4356
1,69
0,4350
1,57
0,4350
1,55
0,4346
1,48
0,4344
1,41
0,4341
1,35
0,4339
1,29
0,4336
1,24
Nord-ouest
0,3636
0,3837
5,53
0,3832
5,39
0,3831
5,34
0,3827
5,26
0,3824
5,17
0,3822
5,10
0,3819
5,02
0,3817
4,96
Nord-est
0,3366
0,3582
6,42
0,3575
6,21
0,3574
6,17
0,3570
6,05
0,3566
5,93
0,3562
5,83
0,3559
5,73
0,3556
5,64
Nord
0,4129
0,4412
6,86
0,4409
6,77
0,4406
6,71
0,4403
6,64
0,4401
6,57
0,4398
6,51
0,4396
6,46
0,4394
6,41
0,3871
0,4088
5,63
0,4085
5,53
0,4083
5,50
0,4081
5,43
0,4079
5,37
0,4076
5,32
0,4074
5,27
0,4073
5,22
0,3534
0,3737
5,74
0,3733
5,62
0,3731
5,57
0,3728
5,50
0,3726
5,42
0,3723
5,36
0,3721
5,30
0,3719
5,24
0,3795
0,4199
10,64
0,4195
10,52
0,4193
10,47
0,4190
10,39
0,4187
10,32
0,4184
10,25
0,4182
10,19
0,4180
10,13
familiale Inactifs Ville d'Abidjan
RĂŠgion
Centreouest Centrenord Centre-est
Source : calcul des auteurs. Les valeurs du tableau indiquent l’indice de Gini.
19
Tableau 3. Impacts de la hausse des dépenses publiques d’éducation sur les parts de revenus (Sim 1)
INITIAL
Milieu de résidence
Sexe du chef de ménage
Catégorie socioprofessionnelle
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Urbain
44,39
53,49
40,89
54,56
40,89
54,60
40,89
54,60
40,89
54,59
40,89
54,53
40,89
54,49
40,89
54,47
40,89
54,44
Rural
55,61
46,51
59,11
45,44
59,11
45,40
59,11
45,40
59,11
45,41
59,11
45,47
59,11
45,51
59,11
45,53
59,11
45,56
Homme
80,36
80,78
84,05
84,54
84,05
84,53
84,05
84,53
84,05
84,52
84,05
84,52
84,05
84,51
84,05
84,50
84,05
84,49
Femme
19,64
19,22
15,95
15,46
15,95
15,47
15,95
15,47
15,95
15,48
15,95
15,48
15,95
15,49
15,95
15,50
15,95
15,51
Employé public
3,44
6,94
3,44
7,59
3,44
7,47
3,44
7,48
3,44
7,48
3,44
7,56
3,44
7,56
3,44
7,55
3,44
7,51
Employé privé
16,00
21,87
16,00
24,10
16,00
24,24
16,00
24,21
16,00
24,14
16,00
23,96
16,00
23,86
16,00
23,79
16,00
23,73
Libéral
19,07
20,95
19,07
21,40
19,07
21,53
19,07
21,54
19,07
21,55
19,07
21,46
19,07
21,47
19,07
21,50
19,07
21,55
Agriculteur
25,02
21,95
25,02
20,99
25,02
21,04
25,02
20,98
25,02
20,93
25,02
20,79
25,02
20,74
25,02
20,71
25,02
20,70
Employé agricole
8,96
6,90
8,96
6,54
8,96
6,59
8,96
6,60
8,96
6,61
8,96
6,58
8,96
6,59
8,96
6,59
8,96
6,61
Aide familiale
25,92
19,31
25,92
17,30
25,92
17,05
25,92
17,11
25,92
17,21
25,92
17,58
25,92
17,71
25,92
17,80
25,92
17,84
Inactifs
1,59
2,08
1,59
2,08
1,59
2,09
1,59
2,09
1,59
2,08
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
20
RĂŠgion
Ville d'Abidjan
9,80
16,95
9,85
19,45
9,85
19,47
9,85
19,47
9,85
19,46
9,85
19,43
9,85
19,41
9,85
19,39
9,85
19,38
Sud-ouest
8,33
9,55
10,06
10,62
10,06
10,63
10,06
10,63
10,06
10,63
10,06
10,63
10,06
10,64
10,06
10,64
10,06
10,65
Sud
13,39
13,38
12,87
13,03
12,87
13,05
12,87
13,05
12,87
13,05
12,87
13,02
12,87
13,02
12,87
13,01
12,87
13,01
Ouest
7,75
8,09
8,10
7,04
8,10
7,04
8,10
7,04
8,10
7,04
8,10
7,05
8,10
7,05
8,10
7,06
8,10
7,06
Nord-ouest
13,33
10,24
13,44
9,70
13,44
9,67
13,44
9,68
13,44
9,69
13,44
9,72
13,44
9,73
13,44
9,74
13,44
9,75
Nord-est
5,86
5,30
6,20
4,88
6,20
4,87
6,20
4,87
6,20
4,87
6,20
4,89
6,20
4,89
6,20
4,90
6,20
4,90
Nord
10,20
7,05
9,03
5,91
9,03
5,91
9,03
5,91
9,03
5,91
9,03
5,91
9,03
5,92
9,03
5,92
9,03
5,92
Centreouest
9,63
8,89
9,93
9,42
9,93
9,43
9,93
9,43
9,93
9,43
9,93
9,42
9,93
9,42
9,93
9,43
9,93
9,43
Centrenord
6,55
6,04
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
Centre-est
2,73
2,67
2,99
3,17
2,99
3,18
2,99
3,18
2,99
3,17
2,99
3,17
2,99
3,16
2,99
3,16
2,99
3,16
Centre
12,42
11,85
11,37
11,27
11,37
11,26
11,37
11,26
11,37
11,25
11,37
11,26
11,37
11,25
11,37
11,25
11,37
11,24
Source : calcul des auteurs.
21
Tableau 3. Impacts de la hausse des dépenses publiques d’éducation sur les parts de revenus (Sim 1) (suite)
INITIAL
Milieu de résidence
Sexe du chef de ménage
Catégorie socioprofessionnelle
2023
2024
2025
2026
2027
2028
2029
2030
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Urbain
44,39
53,49
40,89
54,42
40,89
54,38
40,89
54,37
40,89
54,34
40,89
54,32
40,89
54,30
40,89
54,28
40,89
54,26
Rural
55,61
46,51
59,11
45,58
59,11
45,62
59,11
45,63
59,11
45,66
59,11
45,68
59,11
45,70
59,11
45,72
59,11
45,74
Homme
80,36
80,78
84,05
84,48
84,05
84,48
84,05
84,47
84,05
84,46
84,05
84,46
84,05
84,45
84,05
84,45
84,05
84,44
Femme
19,64
19,22
15,95
15,52
15,95
15,52
15,95
15,53
15,95
15,54
15,95
15,54
15,95
15,55
15,95
15,55
15,95
15,56
Employé public
3,44
6,94
3,44
7,49
3,44
7,48
3,44
7,45
3,44
7,44
3,44
7,42
3,44
7,40
3,44
7,39
3,44
7,37
Employé privé
16,00
21,87
16,00
23,65
16,00
23,57
16,00
23,52
16,00
23,46
16,00
23,40
16,00
23,35
16,00
23,30
16,00
23,26
Libéral
19,07
20,95
19,07
21,58
19,07
21,59
19,07
21,64
19,07
21,67
19,07
21,69
19,07
21,71
19,07
21,73
19,07
21,75
Agriculteur
25,02
21,95
25,02
20,68
25,02
20,64
25,02
20,64
25,02
20,63
25,02
20,61
25,02
20,60
25,02
20,59
25,02
20,58
Employé agricole
8,96
6,90
8,96
6,61
8,96
6,61
8,96
6,62
8,96
6,63
8,96
6,63
8,96
6,64
8,96
6,64
8,96
6,64
Aide familiale
25,92
19,31
25,92
17,92
25,92
18,03
25,92
18,05
25,92
18,11
25,92
18,17
25,92
18,23
25,92
18,28
25,92
18,33
Inactifs
1,59
2,08
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
22
RĂŠgion
Ville d'Abidjan
9,80
16,95
9,85
19,36
9,85
19,35
9,85
19,34
9,85
19,32
9,85
19,31
9,85
19,30
9,85
19,29
9,85
19,28
Sud-ouest
8,33
9,55
10,06
10,65
10,06
10,66
10,06
10,66
10,06
10,66
10,06
10,67
10,06
10,67
10,06
10,68
10,06
10,68
Sud
13,39
13,38
12,87
13,01
12,87
13,00
12,87
13,00
12,87
13,00
12,87
12,99
12,87
12,99
12,87
12,99
12,87
12,98
Ouest
7,75
8,09
8,10
7,06
8,10
7,06
8,10
7,07
8,10
7,07
8,10
7,07
8,10
7,07
8,10
7,08
8,10
7,08
Nord-ouest
13,33
10,24
13,44
9,76
13,44
9,77
13,44
9,77
13,44
9,78
13,44
9,79
13,44
9,79
13,44
9,80
13,44
9,80
Nord-est
5,86
5,30
6,20
4,90
6,20
4,91
6,20
4,91
6,20
4,91
6,20
4,92
6,20
4,92
6,20
4,92
6,20
4,92
Nord
10,20
7,05
9,03
5,92
9,03
5,92
9,03
5,93
9,03
5,93
9,03
5,93
9,03
5,93
9,03
5,93
9,03
5,93
Centreouest
9,63
8,89
9,93
9,43
9,93
9,43
9,93
9,44
9,93
9,44
9,93
9,44
9,93
9,44
9,93
9,44
9,93
9,44
Centrenord
6,55
6,04
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,51
6,15
5,51
6,15
5,51
6,15
5,51
6,15
5,51
6,15
5,51
Centre-est
2,73
2,67
2,99
3,16
2,99
3,16
2,99
3,15
2,99
3,15
2,99
3,15
2,99
3,15
2,99
3,15
2,99
3,15
Centre
12,42
11,85
11,37
11,24
11,37
11,24
11,37
11,24
11,37
11,23
11,37
11,23
11,37
11,23
11,37
11,23
11,37
11,22
Source : calcul des auteurs.
23
Simulation 2 : hausse des dépenses publiques de santé et protection sociale Les résultats (tableau 4) indiquent une variation des inégalités d’année en année sur la période de simulation. À la suite de la hausse des dépenses publiques de santé et protection sociale (Sim 2), les inégalités augmentent environ de 8% au niveau global de 2015 à 2030. Les inégalités augmentent dans toutes les CSP, sauf chez les agriculteurs où elles diminuent de 2015 à 2030 (tableau 5). Au niveau des CSP, les aides familiales perçoivent 19,32% des revenus en 2015. Avec la hausse des dépenses publiques de santé et protection sociale, leur part de revenu perçue est de 17,13% en 2015, 17,76% en 2020 et 18,27% en 2030. Les agriculteurs perçoivent 21,94% des revenus en 2015. Quand les dépenses publiques de santé et protection sociale augmentent, leur part de revenu perçue passe à 21,05% en 2015, 20,71% en 2020 et à 20,59% en 2030. Les employés du public perçoivent 6,93% des revenus en 2015. Après la hausse des dépenses publiques de santé et protection sociale, leur part de revenu perçue passe à 7,50% en 2015, à 7,57% en 2020 et à 7,40% en 2030. Les employés du public s’avèrent être ceux qui profitent le plus des dépenses publiques de santé et protection sociale. Les inégalités sont plus élevées chez les ménages ayant pour chef un homme par rapport aux ménages dirigés par une femme à la suite de la simulation 2 (0,43676 contre 0,41736). Les inégalités augmentent chez les deux (2) types de ménages de 2,79 pour les hommes et 3,01 pour les femmes (0,42114 à 0,43380) en 2015 et respectivement de 2,84% et 2,92% en 2030. Elles augmentent aussi dans toutes les régions de 2015 à 2030. Au niveau régional, la ville d’Abidjan (tableau 5), avec seulement 9,80% de la population perçoit 16,95% des revenus en 2015, et à la suite de la simulation 2 cette part passe à 9,84% de la population qui perçoit 19,45% des revenus en 2015. Cette part passe à 9,84% de la population qui perçoit 19,40% des revenus en 2020 et 9,84% de la population qui perçoit 19,28% des revenus en 2030. Avec la simulation 2, les inégalités augmentent dans toutes les régions de 2015 à 2030. Selon le milieu de résidence, la hausse des dépenses publiques de santé et protection sociale entraîne une hausse des inégalités de 8% dans le milieu urbain et de 3% dans le milieu rural entre 2015 et 2030. Les inégalités restent cependant plus élevées dans le milieu urbain que dans le milieu rural sur la période.
24
Tableau 4. Impacts de la hausse des dépenses publiques de santé et protection sociale (Sim 2)
2015 INITIAL
Milieu de résidence
Sexe du chef de ménage
Catégorie socioprofessionnelle
Région
SIM2 GINI
2016 VAR %
SIM2 GINI
2017 VAR %
SIM2 GINI
2018 VAR %
SIM2 GINI
2019 VAR %
SIM2 GINI
2020 VAR %
SIM2 GINI
2021 VAR %
SIM2 GINI
2022 VAR %
SIM2 GINI
VAR %
Global
0,401
0,438
9,22
0,438
9,21
0,4375
9,09
0,4372
9,03
0,4366
8,86
0,436
8,71
0,4356
8,63
0,4353
8,54
Urbain
0,3975
0,4338
9,14
0,4339
9,15
0,4338
9,12
0,4335
9,06
0,4331
8,96
0,4327
8,85
0,4324
8,77
0,4320
8,68
Rural
0,3834
0,3983
3,88
0,398
3,81
0,3973
3,61
0,3971
3,57
0,3963
3,36
0,3957
3,21
0,3956
3,16
0,3953
3,10
Homme
0,4249
0,4367
2,79
0,437
2,85
0,4373
2,9
0,4371
2,88
0,4371
2,87
0,437
2,83
0,4367
2,79
0,4365
2,74
Femme
0,4051
0,4173
3,01
0,4175
3,05
0,4176
3,08
0,4174
3,03
0,4173
2,98
0,417
2,91
0,4167
2,84
0,4164
2,76
Employé public
0,4167
0,425
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,425
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,98
0,4251
1,99
0,4251
1,99
Employé privé
0,4338
0,4429
2,11
0,443
2,11
0,443
2,11
0,4429
2,11
0,443
2,11
0,443
2,1
0,4430
2,11
0,4430
2,11
Libéral
0,3747
0,3828
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3828
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
Agriculteur
0,3816
0,3815
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3815
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
0
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
Employé agricole
0,4506
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,18
0,4514
0,19
0,4514
0,19
Aide familiale
0,3588
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
Inactifs
0,4047
0,4092
1,1
0,4092
1,1
0,4092
1,1
0,4092
1,1
0,4092
1,1
0,4092
1,09
0,4092
1,10
0,4092
1,10
Ville d'Abidjan
0,397
0,4226
6,44
0,4227
6,46
0,4229
6,52
0,4226
6,45
0,4227
6,44
0,4225
6,39
0,4222
6,32
0,4219
6,24
Sud-ouest
0,3544
0,3719
4,95
0,3718
4,9
0,3711
4,71
0,3709
4,67
0,3703
4,48
0,3698
4,33
0,3696
4,28
0,3693
4,21
25
Sud
0,3881
0,4256
9,66
0,4256
9,65
0,4251
9,53
0,4248
9,48
0,4243
9,32
0,4238
9,18
0,4235
9,11
0,4232
9,04
Ouest
0,4283
0,4392
2,55
0,439
2,49
0,4381
2,28
0,4379
2,24
0,437
2,03
0,4364
1,87
0,4361
1,83
0,4359
1,77
Nord-ouest
0,3636
0,387
6,43
0,3869
6,39
0,3862
6,21
0,386
6,15
0,3852
5,94
0,3846
5,77
0,3844
5,70
0,3841
5,62
Nord-est
0,3366
0,363
7,86
0,3627
7,76
0,3616
7,42
0,3613
7,36
0,3602
7
0,3593
6,74
0,3590
6,66
0,3587
6,55
Nord
0,4129
0,4438
7,49
0,4437
7,46
0,4435
7,41
0,4431
7,33
0,4427
7,22
0,4423
7,12
0,4419
7,03
0,4416
6,95
Centreouest
0,387
0,411
6,2
0,411
6,19
0,4107
6,11
0,4105
6,06
0,41
5,94
0,4096
5,82
0,4094
5,77
0,4091
5,70
Centre-nord
0,3534
0,3763
6,5
0,3763
6,47
0,3758
6,34
0,3756
6,28
0,375
6,12
0,3745
5,97
0,3743
5,90
0,3740
5,82
Centre-est
0,3795
0,4228
11,41
0,4228
11,39
0,4223
11,26
0,422
11,2
0,4214
11,03
0,4209
10,88
0,4206
10,81
0,4203
10,73
Centre
0,3593
0,4126
14,84
0,4127
14,84
0,4123
14,74
0,4119
14,65
0,4113
14,47
0,4107
14,28
0,4102
14,17
0,4098
14,04
Source : calcul des auteurs. Les valeurs du tableau indiquent l’indice de Gini.
26
Tableau 4. Impacts de la hausse des dépenses publiques de santé et protection sociale (Sim 2)
2023 INITIAL GINI
Milieu de résidence
Sexe du chef de ménage
Catégorie socioprofessionnelle
SIM2 GINI
3034 VAR %
SIM2 GINI
VAR %
2025 SIM2 GINI
VAR %
2026 SIM2 GINI
VAR %
2027 SIM2 GINI
VAR %
2028 SIM2 GINI
VAR %
2029 SIM2 GINI
VAR %
2030 SIM2 GINI
VAR %
GLOBAL
0,4010
0,4349
8,45
0,4346
8,37
0,4342
8,28
0,4339
8,20
0,4336
8,13
0,4333
8,05
0,4331
7,99
0,4328
7,93
Urbain
0,3975
0,4317
8,59
0,4313
8,50
0,4310
8,42
0,4307
8,35
0,4304
8,28
0,4302
8,22
0,4299
8,16
0,4297
8,10
Rural
0,3834
0,3951
3,04
0,3948
2,98
0,3946
2,91
0,3944
2,86
0,3942
2,80
0,3940
2,74
0,3938
2,69
0,3936
2,65
Homme
0,4249
0,4363
2,69
0,4361
2,64
0,4360
2,60
0,4358
2,56
0,4356
2,53
0,4355
2,49
0,4354
2,46
0,4353
2,43
Femme
0,4052
0,4161
2,69
0,4158
2,62
0,4155
2,55
0,4153
2,49
0,4150
2,44
0,4148
2,38
0,4146
2,33
0,4145
2,29
Employé public
0,4168
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
Employé privé
0,4338
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
Libéral
0,3748
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
Agriculteur
0,3816
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
Employé agricole
0,4506
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
Aide familiale
0,3588
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
Inactifs
0,4048
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
27
RĂŠgion
Ville d'Abidjan
0,3971
0,4216
6,17
0,4213
6,11
0,4211
6,05
0,4209
5,99
0,4207
5,94
0,4205
5,89
0,4203
5,85
0,4202
5,81
Sud-ouest
0,3544
0,3691
4,15
0,3689
4,08
0,3686
4,02
0,3684
3,95
0,3682
3,89
0,3680
3,84
0,3678
3,78
0,3676
3,74
Sud
0,3881
0,4229
8,96
0,4226
8,88
0,4223
8,81
0,4220
8,74
0,4218
8,67
0,4215
8,61
0,4213
8,55
0,4211
8,50
Ouest
0,4283
0,4356
1,70
0,4353
1,64
0,4351
1,58
0,4348
1,52
0,4346
1,46
0,4343
1,40
0,4341
1,35
0,4339
1,30
Nord-ouest
0,3636
0,3838
5,54
0,3835
5,45
0,3832
5,37
0,3829
5,29
0,3826
5,21
0,3823
5,14
0,3821
5,07
0,3819
5,01
Nord-est
0,3366
0,3583
6,44
0,3579
6,33
0,3575
6,22
0,3572
6,12
0,3568
6,01
0,3565
5,91
0,3562
5,82
0,3559
5,74
Nord
0,4129
0,4412
6,86
0,4409
6,78
0,4406
6,71
0,4403
6,64
0,4401
6,58
0,4398
6,52
0,4396
6,46
0,4394
6,41
Centre-ouest
0,3871
0,4089
5,63
0,4086
5,57
0,4084
5,51
0,4082
5,45
0,4079
5,39
0,4077
5,34
0,4075
5,29
0,4074
5,25
Centre-nord
0,3534
0,3737
5,74
0,3734
5,66
0,3732
5,59
0,3729
5,51
0,3727
5,45
0,3724
5,38
0,3722
5,33
0,3720
5,27
Centre-est
0,3795
0,4200
10,65
0,4197
10,57
0,4194
10,49
0,4191
10,42
0,4188
10,35
0,4186
10,28
0,4183
10,22
0,4181
10,17
Centre
0,3593
0,4093
13,91
0,4089
13,78
0,4084
13,67
0,4080
13,55
0,4077
13,45
0,4073
13,35
0,4070
13,26
0,4067
13,17
Source : calcul des auteurs. Les valeurs du tableau indiquent l’indice de Gini.
28
Tableau 5. Impacts de la hausse des dépenses publiques de santé et protection sociale sur les parts de revenu (Sim 2)
INITIAL
Milieu de résidence
Sexe du chef de ménage
Catégorie socioprofessionnelle
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Urbain
44,39
53,49
40,89
54,57
40,89
54,59
40,89
54,57
40,89
54,56
40,89
54,53
40,89
54,49
40,89
54,47
40,89
54,44
Rural
55,61
46,51
59,11
45,43
59,11
45,41
59,11
45,43
59,11
45,44
59,11
45,47
59,11
45,51
59,11
45,53
59,11
45,56
Homme
80,36
80,78
84,05
84,53
84,05
84,53
84,05
84,53
84,05
84,52
84,05
84,52
84,05
84,51
84,05
84,50
84,05
84,49
Femme
19,64
19,22
15,95
15,47
15,95
15,47
15,95
15,47
15,95
15,48
15,95
15,48
15,95
15,49
15,95
15,50
15,95
15,51
Employé public
3,44
6,94
3,44
7,51
3,44
7,53
3,44
7,58
3,44
7,56
3,44
7,57
3,44
7,57
3,44
7,54
3,44
7,51
Employé privé
16,00
21,87
16,00
24,18
16,00
24,18
16,00
24,10
16,00
24,06
16,00
23,95
16,00
23,86
16,00
23,80
16,00
23,73
Libéral
19,07
20,95
19,07
21,47
19,07
21,46
19,07
21,42
19,07
21,46
19,07
21,44
19,07
21,45
19,07
21,50
19,07
21,54
Agriculteur
25,02
21,95
25,02
21,06
25,02
20,98
25,02
20,87
25,02
20,84
25,02
20,77
25,02
20,72
25,02
20,70
25,02
20,69
Employé agricole
8,96
6,90
8,96
6,56
8,96
6,57
8,96
6,56
8,96
6,58
8,96
6,58
8,96
6,58
8,96
6,59
8,96
6,60
Aide familiale
25,92
19,31
25,92
17,13
25,92
17,20
25,92
17,39
25,92
17,43
25,92
17,62
25,92
17,76
25,92
17,80
25,92
17,85
Inactifs
1,59
2,08
1,59
2,08
1,59
2,08
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
29
RĂŠgion
Ville d'Abidjan
9,80
16,95
9,85
19,46
9,85
19,46
9,85
19,46
9,85
19,45
9,85
19,43
9,85
19,41
9,85
19,40
9,85
19,38
Sud-ouest
8,33
9,55
10,06
10,63
10,06
10,62
10,06
10,62
10,06
10,63
10,06
10,63
10,06
10,64
10,06
10,64
10,06
10,65
Sud
13,39
13,38
12,87
13,04
12,87
13,04
12,87
13,03
12,87
13,03
12,87
13,02
12,87
13,01
12,87
13,01
12,87
13,01
Ouest
7,75
8,09
8,10
7,04
8,10
7,04
8,10
7,04
8,10
7,04
8,10
7,05
8,10
7,05
8,10
7,06
8,10
7,06
Nord-ouest
13,33
10,24
13,44
9,69
13,44
9,69
13,44
9,70
13,44
9,71
13,44
9,72
13,44
9,74
13,44
9,74
13,44
9,75
Nord-est
5,86
5,30
6,20
4,87
6,20
4,87
6,20
4,88
6,20
4,88
6,20
4,89
6,20
4,89
6,20
4,90
6,20
4,90
Nord
10,20
7,05
9,03
5,91
9,03
5,91
9,03
5,91
9,03
5,91
9,03
5,92
9,03
5,92
9,03
5,92
9,03
5,92
Centreouest
9,63
8,89
9,93
9,42
9,93
9,42
9,93
9,42
9,93
9,42
9,93
9,42
9,93
9,42
9,93
9,43
9,93
9,43
Centrenord
6,55
6,04
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
Centre-est
2,73
2,67
2,99
3,17
2,99
3,17
2,99
3,17
2,99
3,17
2,99
3,17
2,99
3,16
2,99
3,16
2,99
3,16
Centre
12,42
11,85
11,37
11,27
11,37
11,26
11,37
11,26
11,37
11,26
11,37
11,26
11,37
11,25
11,37
11,25
11,37
11,24
Source : calcul des auteurs.
30
Tableau 5. Impacts de la hausse des dépenses publiques de santé et protection sociale sur les parts de revenu (Sim 2) (suite)
INITIAL
Milieu de résidence
Sexe du chef de ménage
Catégorie socioprofessionnelle
2023
2024
2025
2026
2027
2028
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Urbain
44,39
53,49
40,89
54,42
40,89
54,39
40,89
54,37
40,89
54,35
40,89
54,33
40,89
Rural
55,61
46,51
59,11
45,58
59,11
45,61
59,11
45,63
59,11
45,65
59,11
45,67
Homme
80,36
80,78
84,05
84,49
84,05
84,48
84,05
84,47
84,05
84,46
84,05
Femme
19,64
19,22
15,95
15,51
15,95
15,52
15,95
15,53
15,95
15,54
Employé public
3,44
6,94
3,44
7,49
3,44
7,47
3,44
7,44
3,44
Employé privé
16,00
21,87
16,00
23,66
16,00
23,60
16,00
23,54
Libéral
19,07
20,95
19,07
21,58
19,07
21,62
19,07
Agriculteur
25,02
21,95
25,02
20,68
25,02
20,67
Employé agricole
8,96
6,90
8,96
6,61
8,96
Aide familiale
25,92
19,31
25,92
17,91
Inactifs
1,59
2,08
1,59
2,07
2030
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
54,31
40,89
54,29
40,89
54,27
59,11
45,69
59,11
45,71
59,11
45,73
84,46
84,05
84,45
84,05
84,45
84,05
84,44
15,95
15,54
15,95
15,55
15,95
15,55
15,95
15,56
7,43
3,44
7,41
3,44
7,39
3,44
7,38
3,44
7,36
16,00
23,48
16,00
23,42
16,00
23,37
16,00
23,32
16,00
23,28
21,65
19,07
21,68
19,07
21,71
19,07
21,73
19,07
21,75
19,07
21,77
25,02
20,65
25,02
20,64
25,02
20,63
25,02
20,62
25,02
20,60
25,02
20,59
6,62
8,96
6,63
8,96
6,63
8,96
6,64
8,96
6,64
8,96
6,65
8,96
6,65
25,92
17,96
25,92
18,02
25,92
18,07
25,92
18,12
25,92
18,18
25,92
18,23
25,92
18,27
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
31
Part rev (%)
2029
RĂŠgion
Ville d'Abidjan
9,80
16,95
9,85
19,37
9,85
19,35
9,85
19,34
9,85
19,33
9,85
19,31
9,85
19,30
9,85
19,29
9,85
19,28
Sud-ouest
8,33
9,55
10,06
10,65
10,06
10,66
10,06
10,66
10,06
10,66
10,06
10,67
10,06
10,67
10,06
10,68
10,06
10,68
Sud
13,39
13,38
12,87
13,01
12,87
13,00
12,87
13,00
12,87
13,00
12,87
13,00
12,87
12,99
12,87
12,99
12,87
12,99
Ouest
7,75
8,09
8,10
7,06
8,10
7,06
8,10
7,07
8,10
7,07
8,10
7,07
8,10
7,07
8,10
7,07
8,10
7,08
Nord-ouest
13,33
10,24
13,44
9,76
13,44
9,76
13,44
9,77
13,44
9,77
13,44
9,78
13,44
9,79
13,44
9,79
13,44
9,80
Nord-est
5,86
5,30
6,20
4,90
6,20
4,90
6,20
4,91
6,20
4,91
6,20
4,91
6,20
4,92
6,20
4,92
6,20
4,92
Nord
10,20
7,05
9,03
5,92
9,03
5,92
9,03
5,92
9,03
5,93
9,03
5,93
9,03
5,93
9,03
5,93
9,03
5,93
Centreouest
9,63
8,89
9,93
9,43
9,93
9,43
9,93
9,44
9,93
9,44
9,93
9,44
9,93
9,44
9,93
9,44
9,93
9,44
Centrenord
6,55
6,04
6,15
5,50
6,15
5,51
6,15
5,51
6,15
5,51
6,15
5,51
6,15
5,51
6,15
5,51
6,15
5,51
Centre-est
2,73
2,67
2,99
3,16
2,99
3,16
2,99
3,16
2,99
3,15
2,99
3,15
2,99
3,15
2,99
3,15
2,99
3,15
Centre
12,42
11,85
11,37
11,24
11,37
11,24
11,37
11,23
11,37
11,23
11,37
11,23
11,37
11,23
11,37
11,23
11,37
11,22
Source : calcul des auteurs.
32
Simulation 3 : hausse des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale Les résultats (tableau 6) indiquent une variation des inégalités d’année en année sur la période de simulation. À la suite de la hausse des dépenses publiques de santé et protection sociale (Sim 3), les inégalités augmentent environ de 8% entre 2015 et 2030. À la suite de la simulation 3, les inégalités augmentent dans toutes les CSP, sauf chez les agriculteurs où elles diminuent de 2015 à 2030. Au niveau des CSP, les aides familiales perçoivent 19,32% des revenus en 2015 (tableau 7). Avec la hausse des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale, leur part de revenu perçue est de 17,10% en 2015, de 17,78% en 2020 et de 18,40% en 2030. Les agriculteurs perçoivent 21,94% des revenus en 2015. À la suite de la hausse des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale, leur part de revenu perçue passe à 21,07% en 2015, à 20,70% en 2020 et à 20,55% en 2030. Les employés du public perçoivent 6,93% des revenus en 2015. À la suite de la hausse des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale, leur part de revenu perçue passe à 7,49% en 2015, à 7,57% en 2020 et à 7,40% en 2030. Les employés du public sont ceux qui profitent le plus des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale. De même, la ville d’Abidjan est la strate qui bénéficie le plus des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale, ainsi que le milieu urbain par rapport au milieu rural. En effet, au niveau régional, la ville d’Abidjan (tableau 7), avec seulement 9,80% de la population, perçoit 16,95% des revenus en 2015, et à la suite de la simulation 3, cette part passe à 9,84% de la population qui perçoit 19,45% des revenus en 2015, 19,40% en 2020 et 19,27% en 2030. Avec la simulation 3, les inégalités augmentent dans toutes les régions de 2015 à 2030. Selon le milieu de résidence, la hausse des dépenses publiques de santé et protection sociale entraîne une hausse des inégalités dans le milieu urbain de 9% entre 2015 et 2030, et de 3% environ dans le milieu rural entre 2015 et 2030. Les inégalités restent plus élevées dans le milieu urbain que dans le milieu rural sur la période. Les inégalités sont plus élevées chez les ménages ayant pour chef un homme par rapport aux ménages dirigés par une femme à la suite de la simulation 3. Les inégalités augmentent également chez les deux (2) types de ménages de 2% environ entre 2015 et 2030. Elles augmentent aussi dans toutes les régions de 2015 à 2030.
33
Tableau 6. Impacts de la hausse des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale (Sim 3)
2015 INITIAL
Milieu de résidence
Sexe du chef de ménage
Catégorie socioprofessionnelle
Région
SIM3 GINI
2016 VAR %
SIM3 GINI
2017 VAR %
SIM3 GINI
2018 VAR %
SIM3 GINI
2019 VAR %
SIM3 GINI
2020 VAR %
SIM3 GINI
VAR %
2021 SIM1 GINI
2022 VAR %
SIM3 GINI
VAR %
Global
0,401
0,438
9,24
0,438
9,22
0,4375
9,09
0,4372
9,03
0,4365
8,85
0,4359
8,7
0,4357
8,64
0,4346
8,38
Urbain
0,3975
0,4338
9,13
0,4339
9,15
0,4338
9,12
0,4335
9,06
0,4331
8,96
0,4327
8,86
0,4324
8,78
0,4319
8,65
Rural
0,3834
0,3984
3,91
0,3981
3,83
0,3973
3,62
0,3971
3,57
0,3963
3,35
0,3957
3,2
0,3956
3,17
0,3944
2,86
Homme
0,4249
0,4367
2,77
0,437
2,84
0,4372
2,9
0,4371
2,88
0,4371
2,87
0,437
2,84
0,4368
2,79
0,4367
2,78
Femme
0,4051
0,4173
2,99
0,4175
3,05
0,4176
3,08
0,4174
3,03
0,4173
2,98
0,417
2,92
0,4167
2,84
0,4165
2,79
Employé public
0,4167
0,425
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,425
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
Employé privé
0,4338
0,4429
2,11
0,443
2,11
0,443
2,11
0,4429
2,11
0,443
2,11
0,443
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
Libéral
0,3747
0,3828
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3828
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
Agriculteur
0,3816
0,3815
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3815
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
Employé agricole
0,4506
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
Aide familiale
0,3588
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
Inactifs
0,4047
0,4092
1,1
0,4092
1,1
0,4092
1,1
0,4092
1,1
0,4092
1,1
0,4092
1,1
0,4092
1,10
0,4092
1,10
Ville d'Abidjan
0,397
0,4225
6,41
0,4227
6,45
0,4229
6,51
0,4227
6,45
0,4227
6,45
0,4225
6,41
0,4222
6,33
0,4223
6,35
Sud-ouest
0,3544
0,372
4,98
0,3718
4,91
0,3711
4,72
0,3709
4,67
0,3702
4,47
0,3697
4,32
0,3696
4,28
0,3685
3,99
34
Sud
0,3881
0,4256
9,68
0,4256
9,66
0,4251
9,53
0,4248
9,48
0,4243
9,31
0,4237
9,18
0,4235
9,12
0,4225
8,87
Ouest
0,4283
0,4394
2,59
0,4391
2,51
0,4381
2,29
0,4379
2,24
0,437
2,02
0,4363
1,86
0,4362
1,83
0,4347
1,50
Nord-ouest
0,3636
0,3871
6,45
0,3869
6,4
0,3862
6,22
0,386
6,15
0,3852
5,93
0,3846
5,76
0,3844
5,71
0,3832
5,38
Nord-est
0,3366
0,3632
7,91
0,3628
7,79
0,3616
7,44
0,3613
7,36
0,3601
6,99
0,3592
6,71
0,3590
6,67
0,3572
6,11
Nord
0,4129
0,4437
7,48
0,4437
7,46
0,4435
7,41
0,4431
7,33
0,4428
7,23
0,4423
7,12
0,4420
7,05
0,4415
6,93
Centreouest
0,387
0,411
6,21
0,4111
6,2
0,4107
6,11
0,4105
6,07
0,41
5,93
0,4096
5,82
0,4094
5,78
0,4087
5,58
Centrenord
0,3534
0,3764
6,51
0,3763
6,47
0,3759
6,35
0,3756
6,28
0,375
6,11
0,3745
5,97
0,3743
5,92
0,3735
5,68
Centre-est
0,3795
0,4229
11,43
0,4228
11,4
0,4223
11,26
0,422
11,2
0,4214
11,03
0,4208
10,88
0,4206
10,82
0,4196
10,56
Centre
0,3593
0,4126
14,84
0,4127
14,84
0,4123
14,74
0,4119
14,65
0,4113
14,46
0,4107
14,28
0,4103
14,18
0,4093
13,91
Source : calcul des auteurs. Les valeurs du tableau indiquent l’indice de Gini.
35
Tableau 6. Impacts de la hausse des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale (Sim 3) (suite)
2023 INITIAL GINI
Milieu de résidence
Sexe du chef de ménage
Catégorie socioprofessionnelle
SIM3 GINI
2024 VAR %
SIM3 GINI
2025 VAR %
SIM3 GINI
2026 VAR %
SIM3 GINI
2027 VAR %
SIM3 GINI
2028 VAR %
SIM3 GINI
2029 VAR %
SIM3 GINI
2030 VAR %
SIM3 GINI
VAR %
Global
0,4010
0,4343
8,30
0,4340
8,22
0,4337
8,15
0,4334
8,08
0,4332
8,02
0,4329
7,96
0,4327
7,90
0,4325
7,86
Urbain
0,3975
0,4315
8,56
0,4312
8,47
0,4309
8,40
0,4306
8,33
0,4303
8,26
0,4301
8,20
0,4299
8,14
0,4297
8,09
Rural
0,3834
0,3942
2,81
0,3940
2,77
0,3939
2,72
0,3937
2,68
0,3936
2,64
0,3934
2,60
0,3933
2,57
0,3932
2,54
Homme
0,4249
0,4365
2,73
0,4363
2,68
0,4361
2,63
0,4359
2,59
0,4358
2,55
0,4356
2,52
0,4355
2,49
0,4354
2,46
Femme
0,4052
0,4162
2,71
0,4159
2,64
0,4156
2,57
0,4153
2,51
0,4151
2,45
0,4149
2,40
0,4147
2,35
0,4145
2,31
Employé public
0,4168
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
0,4251
1,99
Employé privé
0,4338
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
0,4430
2,11
Libéral
0,3748
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
0,3829
2,16
Agriculteur
0,3816
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
0,3816
-0,01
Employé agricole
0,4506
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
0,4514
0,19
Aide familiale
0,3588
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
0,3698
3,06
Inactifs
0,4048
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
0,4092
1,10
36
RĂŠgion
Ville d'Abidjan
0,3971
0,4220
6,27
0,4217
6,19
0,4214
6,13
0,4212
6,07
0,4209
6,01
0,4207
5,96
0,4206
5,92
0,4204
5,87
Sud-ouest
0,3544
0,3684
3,94
0,3682
3,89
0,3680
3,84
0,3678
3,79
0,3677
3,75
0,3675
3,71
0,3674
3,67
0,3673
3,63
Sud
0,3881
0,4223
8,80
0,4220
8,74
0,4218
8,68
0,4216
8,62
0,4213
8,56
0,4211
8,51
0,4210
8,46
0,4208
8,42
Ouest
0,4283
0,4345
1,45
0,4343
1,41
0,4342
1,36
0,4340
1,32
0,4338
1,28
0,4336
1,24
0,4335
1,20
0,4334
1,17
Nord-ouest
0,3636
0,3829
5,31
0,3827
5,24
0,3825
5,18
0,3822
5,12
0,3820
5,06
0,3818
5,00
0,3816
4,95
0,3815
4,90
Nord-est
0,3366
0,3569
6,02
0,3566
5,95
0,3564
5,87
0,3561
5,79
0,3559
5,72
0,3556
5,65
0,3554
5,58
0,3552
5,53
Nord
0,4129
0,4412
6,84
0,4408
6,77
0,4406
6,70
0,4403
6,63
0,4400
6,57
0,4398
6,52
0,4396
6,47
0,4394
6,43
Centre-ouest
0,3871
0,4084
5,52
0,4082
5,47
0,4080
5,41
0,4078
5,36
0,4076
5,32
0,4075
5,27
0,4073
5,23
0,4072
5,20
Centre-nord
0,3534
0,3732
5,61
0,3730
5,54
0,3728
5,48
0,3726
5,42
0,3724
5,36
0,3722
5,31
0,3720
5,26
0,3719
5,22
Centre-est
0,3795
0,4194
10,49
0,4191
10,42
0,4188
10,36
0,4186
10,30
0,4184
10,24
0,4182
10,18
0,4180
10,13
0,4178
10,09
Centre
0,3593
0,4089
13,78
0,4084
13,67
0,4080
13,56
0,4077
13,46
0,4073
13,36
0,4070
13,27
0,4067
13,19
0,4065
13,12
Source : calcul des auteurs. Les valeurs du tableau indiquent l’indice de Gini.
37
Tableau 7. Impacts de la hausse des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale sur les parts de revenu (Sim 3)
INITIAL
Milieu de résidence
Sexe du chef de ménage
Catégorie socioprofessionnelle
2015
2016
2017
2018
2019
2020
2021
2022
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Urbain
44,39
53,49
40,89
54,58
40,89
54,59
40,89
54,58
40,89
54,56
40,89
54,52
40,89
54,49
40,89
54,35
40,89
54,40
Rural
55,61
46,51
59,11
45,42
59,11
45,41
59,11
45,42
59,11
45,44
59,11
45,48
59,11
45,51
59,11
45,65
59,11
45,60
Homme
80,36
80,78
84,05
84,53
84,05
84,53
84,05
84,53
84,05
84,52
84,05
84,52
84,05
84,51
84,05
84,50
84,05
84,49
Femme
19,64
19,22
15,95
15,47
15,95
15,47
15,95
15,47
15,95
15,48
15,95
15,48
15,95
15,49
15,95
15,50
15,95
15,51
Employé public
3,44
6,94
3,44
7,49
3,44
7,52
3,44
7,58
3,44
7,56
3,44
7,58
3,44
7,57
3,44
7,88
3,44
7,58
Employé privé
16,00
21,87
16,00
24,20
16,00
24,19
16,00
24,10
16,00
24,06
16,00
23,95
16,00
23,85
16,00
23,38
16,00
23,63
Libéral
19,07
20,95
19,07
21,49
19,07
21,47
19,07
21,42
19,07
21,46
19,07
21,43
19,07
21,44
19,07
21,09
19,07
21,44
Agriculteur
25,02
21,95
25,02
21,07
25,02
20,99
25,02
20,87
25,02
20,84
25,02
20,76
25,02
20,71
25,02
20,33
25,02
20,60
Employé agricole
8,96
6,90
8,96
6,57
8,96
6,57
8,96
6,57
8,96
6,58
8,96
6,58
8,96
6,58
8,96
6,46
8,96
6,57
Aide familiale
25,92
19,31
25,92
17,10
25,92
17,18
25,92
17,39
25,92
17,43
25,92
17,63
25,92
17,78
25,92
18,84
25,92
18,12
Inactifs
1,59
2,08
1,59
2,08
1,59
2,08
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,07
1,59
2,03
1,59
2,06
38
RĂŠgion
Ville d'Abidjan
9,80
16,95
9,85
19,46
9,85
19,47
9,85
19,46
9,85
19,45
9,85
19,43
9,85
19,41
9,85
19,32
9,85
19,36
Sud-ouest
8,33
9,55
10,06
10,63
10,06
10,62
10,06
10,62
10,06
10,63
10,06
10,63
10,06
10,63
10,06
10,63
10,06
10,65
Sud
13,39
13,38
12,87
13,05
12,87
13,04
12,87
13,03
12,87
13,03
12,87
13,02
12,87
13,01
12,87
12,95
12,87
12,99
Ouest
7,75
8,09
8,10
7,04
8,10
7,04
8,10
7,04
8,10
7,04
8,10
7,05
8,10
7,05
8,10
7,07
8,10
7,06
Nord-ouest
13,33
10,24
13,44
9,68
13,44
9,69
13,44
9,70
13,44
9,71
13,44
9,73
13,44
9,74
13,44
9,84
13,44
9,77
Nord-est
5,86
5,30
6,20
4,87
6,20
4,87
6,20
4,88
6,20
4,88
6,20
4,89
6,20
4,89
6,20
4,93
6,20
4,91
Nord
10,20
7,05
9,03
5,91
9,03
5,91
9,03
5,91
9,03
5,91
9,03
5,92
9,03
5,92
9,03
5,94
9,03
5,92
Centreouest
9,63
8,89
9,93
9,43
9,93
9,42
9,93
9,42
9,93
9,42
9,93
9,42
9,93
9,42
9,93
9,41
9,93
9,42
Centrenord
6,55
6,04
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,49
6,15
5,50
Centre-est
2,73
2,67
2,99
3,18
2,99
3,17
2,99
3,17
2,99
3,17
2,99
3,17
2,99
3,16
2,99
3,14
2,99
3,16
Centre
12,42
11,85
11,37
11,27
11,37
11,26
11,37
11,26
11,37
11,26
11,37
11,26
11,37
11,25
11,37
11,27
11,37
11,25
Source : calcul des auteurs.
39
Tableau 7. Impacts de la hausse des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale sur les parts de revenu (Sim 3) (suite)
INITIAL
Milieu de résidence
Sexe du chef de ménage
Catégorie socioprofessionnelle
2023
2024
2025
2026
2027
2028
2029
2030
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Prop. Pop (%)
Part rev (%)
Urbain
44,39
53,49
40,89
54,38
40,89
54,36
40,89
54,34
40,89
54,32
40,89
54,30
40,89
54,28
40,89
54,27
40,89
54,25
Rural
55,61
46,51
59,11
45,62
59,11
45,64
59,11
45,66
59,11
45,68
59,11
45,70
59,11
45,72
59,11
45,73
59,11
45,75
Homme
80,36
80,78
84,05
84,48
84,05
84,48
84,05
84,47
84,05
84,46
84,05
84,46
84,05
84,45
84,05
84,45
84,05
84,44
Femme
19,64
19,22
15,95
15,52
15,95
15,52
15,95
15,53
15,95
15,54
15,95
15,54
15,95
15,55
15,95
15,55
15,95
15,56
Employé public
3,44
6,94
3,44
7,55
3,44
7,52
3,44
7,49
3,44
7,47
3,44
7,45
3,44
7,43
3,44
7,42
3,44
7,40
Employé privé
16,00
21,87
16,00
23,57
16,00
23,51
16,00
23,46
16,00
23,40
16,00
23,35
16,00
23,31
16,00
23,26
16,00
23,22
Libéral
19,07
20,95
19,07
21,49
19,07
21,53
19,07
21,57
19,07
21,61
19,07
21,64
19,07
21,67
19,07
21,70
19,07
21,73
Agriculteur
25,02
21,95
25,02
20,59
25,02
20,59
25,02
20,58
25,02
20,58
25,02
20,57
25,02
20,56
25,02
20,56
25,02
20,55
Employé agricole
8,96
6,90
8,96
6,58
8,96
6,59
8,96
6,60
8,96
6,61
8,96
6,61
8,96
6,62
8,96
6,62
8,96
6,63
Aide familiale
25,92
19,31
25,92
18,16
25,92
18,20
25,92
18,23
25,92
18,27
25,92
18,31
25,92
18,34
25,92
18,38
25,92
18,40
Inactifs
1,59
2,08
1,59
2,06
1,59
2,06
1,59
2,06
1,59
2,06
1,59
2,06
1,59
2,06
1,59
2,06
1,59
2,07
40
RĂŠgion
Ville d'Abidjan
9,80
16,95
9,85
19,35
9,85
19,33
9,85
19,32
9,85
19,31
9,85
19,30
9,85
19,29
9,85
19,28
9,85
19,27
Sud-ouest
8,33
9,55
10,06
10,65
10,06
10,66
10,06
10,66
10,06
10,66
10,06
10,67
10,06
10,67
10,06
10,68
10,06
10,68
Sud
13,39
13,38
12,87
12,99
12,87
12,99
12,87
12,99
12,87
12,99
12,87
12,98
12,87
12,98
12,87
12,98
12,87
12,98
Ouest
7,75
8,09
8,10
7,07
8,10
7,07
8,10
7,07
8,10
7,07
8,10
7,07
8,10
7,08
8,10
7,08
8,10
7,08
Nord-ouest
13,33
10,24
13,44
9,78
13,44
9,78
13,44
9,79
13,44
9,79
13,44
9,80
13,44
9,80
13,44
9,81
13,44
9,81
Nord-est
5,86
5,30
6,20
4,91
6,20
4,91
6,20
4,92
6,20
4,92
6,20
4,92
6,20
4,92
6,20
4,93
6,20
4,93
Nord
10,20
7,05
9,03
5,93
9,03
5,93
9,03
5,93
9,03
5,93
9,03
5,93
9,03
5,93
9,03
5,93
9,03
5,93
Centreouest
9,63
8,89
9,93
9,43
9,93
9,43
9,93
9,43
9,93
9,43
9,93
9,44
9,93
9,44
9,93
9,44
9,93
9,44
Centrenord
6,55
6,04
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,50
6,15
5,51
6,15
5,51
6,15
5,51
6,15
5,51
6,15
5,51
Centre-est
2,73
2,67
2,99
3,15
2,99
3,15
2,99
3,15
2,99
3,15
2,99
3,15
2,99
3,15
2,99
3,15
2,99
3,15
Centre
12,42
11,85
11,37
11,24
11,37
11,24
11,37
11,24
11,37
11,23
11,37
11,23
11,37
11,23
11,37
11,23
11,37
11,23
Source : calcul des auteurs.
41
Conclusion La question de la réduction des inégalités en Côte d’Ivoire est cruciale pour tendre vers l’un des principaux objectifs de développement durable (ODD) qu’est l’objectif 10 relatif à la réduction des inégalités sous toutes ses formes. L’approche méthodologique utilisée ici permet de proposer des politiques publiques plus fines et plus ciblées afin de réduire les inégalités en Côte d’Ivoire. Nous avons analysé à l’aide d’un modèle interindustriel micro simulé les impacts de politiques sociales caractérisées par l’augmentation des dépenses publiques allouées à l’éducation et à la santé et protection sociale sur les inégalités en Côte d’Ivoire. Nous avons simulé (i) une hausse des dépenses publiques d’éducation, (ii) une hausse des dépenses publiques de santé et protection sociale et (iii) une hausse combinée des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale. Les résultats indiquent une variation des inégalités d’année en année sur la période de simulation (2015 à 2030). À la suite des trois simulations, les inégalités globales augmentent sur toute la période de 2015 à 2030. Les inégalités sont plus élevées dans le milieu urbain que dans le milieu rural entre 2015 et 2030. Par ailleurs, les inégalités augmentent aussi bien chez les ménages dirigés par un homme que chez ceux dont le chef est une femme. On note également que les inégalités augmentent dans toutes les régions et dans toutes les CSP, sauf chez les agriculteurs où elles diminuent. Les résultats montrent que la hausse de ces dépenses publiques sociales ne permet pas de réduire les disparités entre les hommes et les femmes, entre le milieu rural et le milieu urbain et entre les régions. Par ailleurs, les inégalités intergroupes sont moins fortes que les inégalités intragroupes sur toute la période. En outre, les inégalités baissent chez les agriculteurs quelle que soit la simulation retenue. Il est légitime de se demander qui bénéficie véritablement des dépenses publiques sociales en Côte d’Ivoire. Dans la mesure où cette étude se focalise sur l’impact des dépenses, nos résultats montrent que les employés du secteur public sont ceux qui profitent le plus des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale. De même, par rapport aux autres régions, Abidjan bénéficie le plus des dépenses publiques d’éducation et de santé et protection sociale, tout comme plus généralement le milieu urbain par rapport au milieu rural.
42
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43
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44
Annexes Annexe 1 1.1.
Les équations du modèle Interdyme Le bloc macro-économétrique
dftott cmtott cgtott cisbltott fbcftott vstktott expotstott
(1)
Avec :
dftott demande finale de biens et services , cmtott consommation des ménages ,
cgtott consommation de l’administration publique , cisbltott consommation des institutions sans but lucratif fbcftott investissement total ,
vstktott variation des stocks , expotstott exportation , t le temps en année
fbcftott ipt igt
(2)
Avec :
ipt investissement privé igt investissement public . cm _ empubtott 0 1cm _ empubtott 1 2 y _ empubt 3t t Avec :
i , i
1, , 3, des paramètres à estimer ,
cm _ empubtot consommation des employés du public , y _ empub revenu disponible des employés du secteur public ,
terme de l’erreur
45
(3)
cm _ emprivtott a0 a1cm _ emprivtott 1 a2 y _ emprivt a3t t Avec :
(4)
ai , i= 1, …, 3, des paramètres à estimer, cm _ empubtot consommation des employés du privé , y _ empub revenu disponible des employés du privé ,
terme de l’erreur .
cm _ agritott b0 b1cm _ agritott 1 b2 y _ agrit t Avec :
(5)
bi , i= 1, 2, des paramètres à estimer, cm _ agritot consommation des agriculteurs , y _ agri revenu disponible des agriculteurs ,
terme de l’erreur
cm _ empagritott c0 c1cm _ empagritott 1 c2 y _ empagrit a3tt t Avec :
(6)
ci , i= 1, …, 3, des paramètres à estimer, cm _ empagritot consommation des employés agricoles , y _ empagri revenu disponible des employés agricoles ,
terme de l’erreur .
cm _ proflibrtot d0 d1cm _ proflibrtott 1 d 2 y _ proflibrt d3tt t Avec :
(7)
d i , i= 1… 3, des paramètres à estimer, cm _ proflibrtot consommation des ménages ayants des professions libres , y _ proflibr revenu disponible des ménages ayants desprofessions libres ,
terme de l’erreur .
cm _ aidfamtott e0 e1cm _ aidfamtott 1 e2 y _ pub _ privt e3tt t 46
(8)
Avec :
ei , i= 1, … 3, des paramètres à estimer, cm _ aidfamtot consommation des aides familiales , y _ pub _ priv la somme des revenus des employés du public et du privé ,
terme de l’erreur .
cm _ inactiftott f 0 f1cm _ inactiftott 1 f 2 y _ cotsimt t
(9)
Avec : fi , i= 1,2, des paramètres à estimer,
cm _ inactiftot consommation des inactifs , y _ cotsim revenu disponible des inactifs ,
terme de l’erreur .
cisblt 0 1cisblt 1 2 cisblt 2 3t t Avec :
(10)
i , i= 1, …, 3, des paramètres à estimer, et = le terme de l’erreur.
ipt 0 1iptt 1 2 iptott 2 3igt 4 cdpt t Avec :
(11)
i , i= 1, …, 4, des paramètres à estimer ; cdp crédit à l’économie ,
le terme de l’erreur
exportstott 0 1exporttott 1 2 exporttott 2 3techt 4 d 09 t Avec :
(12)
i , i= 1, …, 4 des paramètres à estimer, tech termes de l’échange ,
d09= variable dummy qui permet de traiter une valeur jugée aberrante des exportations observée en 2009, qui peut aussi traduire les effets d’un choc survenu en 2009.
47
1.2.
Le bloc input-output
Le calcul interindustriel est essentiellement basé sur l’identité fondamentale de l’analyse inputoutput. Ce bloc traduit la réponse de l’économie (la structure productive, c’est-à-dire l’ensemble des 42 branches d’activité de l’économie ivoirienne) à une demande finale donnée exprimée par les secteurs institutionnels du bloc macroéconomique précédent. Cette réponse des branches productives entraîne une distribution de revenus primaires.
outt Aout dft
outt I A dft 1
(13)
outt I A cmt cgt cisblt fbcft exportt vstkt 1
(14)
Avec :
outt vecteur de production domestique de l’année t
;
A matrice des coefficients techniques ;
dft vecteur de demande finale de biens et services domestiques cmt vecteur de consommation finale des ménages de l’année t
;
cgt vecteur de consommation finale des administrations publiques de l’année t
;
cisblt vecteur de consommation finale des institutions sans but lucratif de l’année t ; fbcft vecteur de l’investissement total de l’année t
exportst vecteur des exportations de l’année t
;
vstkt vecteur de la variation des stocks de l’année t t le temps en année ;
I A
1
inverse de Leontief .
48
;
;
Les vecteurs composant la demande finale :
cmt , cgt , cisblt , fbcft , exportt et vstkt sont indexés respectivement aux séries macroéconomiques :
cmtott , cgtott , cisbltott , fbcftott , exporttott et vstktott dftott . Ainsi, toute variation des composants du vecteur fdt entraîne une variation du vecteur de production outt .
dont la somme donne la demande finale
Ce vecteur
outt permet d’obtenir les éléments du compte d’exploitation qui lui sont proportionnels
selon des coefficients fixés dans l’année de base. Ces vecteurs du compte d’exploitation sont entre autres l’excédent brut d’exploitation et la rémunération des salariés. 1.3.
Le bloc comptable
Cette sous-section établit quelques identités des comptes de quelques unités institutionnelles jugés pertinentes. Ce bloc traduit l’affectation, la redistribution et l’utilisation des revenus primaires distribués dans le bloc précédent. 1.3.1.
Les comptes des ménages
Revenu disponible des ménages
rpropnm intrm intvm rdem ltrm
(15)
ym salaires r _ mixtem rpropnm
(16)
atr _ courrm iadm atr _ courdrm
(17)
atr _ courvm pnadm atr _ courdvm
(18)
irm txirm salaires
(19)
yd ym prest _ satnm atr _ courrm atr _ courvm irm cotism
(20)
Avec : rpropnm revenus de la propriété nets des ménages ;
intrm interets reçus par les ménages ; intvm interets versés par les ménages ; rdem Revenu distribué des entreprises aux ménages ;
49
ltrm Loyer des terres, redevances reçus par les ménages ; ym revenu des ménages ;
salaires Rémunération des salariés ; r _ mixtem revenu mixte des ménages ; atr _ courrm Autres transferts courants reçus par les ménages ; iadm Indemnités d ' assurance dommage reçus par les ménages ; atr _ courdrm Autres transferts courants divers reçus par les ménages ; atr _ courvm Autres transferts courants versés par les ménages ; pnadm Primes nettes d ' assurances dommage versée par les ménages ; atr _ courdvm Autres transferts courants divers versés par les ménages ; irm impots sur le revenu des ménages ; txirm taux d ' imposition sur le revenu des ménage ; salpriv salaires du secteur privé ; salg salaires du secteur public ;
yd revenu disponible des ménages ; prest _ satnm prestations sociales autres que les transferts sociaux en nature reçus par les ménages
;
cotism cotisations sociales versée par les ménages Épargne des ménages
sm yd cmtot Avec :
(21)
sm épargne brute des ménages
cmtot consommation finale des ménages 50
1.3.2.
Les comptes de l'État
Revenu primaire de l'administration publique
yprimg taxnet ebeg rproprg rpropvg ydg yprimg irm isf isnf cotisg prest _ satnrg prest _ satnvg atr _ courrg atr _ courvg
(22) (23)
Avec :
yprimg revenu primaire de l’administration publique , taxnet taxes nettes des subventions ,
ebeg excédent brut d’exploitation de l’administration publique , rproprg Revenu de la propriété reçu par l’administration publique ,
rpropvg Revenu de la propriété versé par l’administration publique . Épargne de l'administration publique
sg ydg cgtot Avec :
(22)
cgtot consommation finale de l’administration publique
51
Annexe 2
Tableau A.2. Le taux d’évolution des dépenses sociales d’éducation, santé et protection sociale (PND 2016-2020)
Années
Éducation
Santé
Taux de croissance des dépenses d’éducation
Taux de croissance des dépenses de santé
2013
490 015,5
111 138,5
0
0
2014
517 712
137 620,8
5,6521
23,8281
2015
742 479,9
128 721
43,4156
-6,4668
2016
390 137,5
238 359,6
-47,4548
85,1753
2017
411 546,4
620 608,8
5,4875
160,3666
2018
463 285,6
659 344,5
12,5719
6,2415
2019
905 029,3
1 057 236
95,3501
60,3464
2020
1 081 845
1 395 281
19,5370
31,9744
Source : auteurs à partir du Plan National de Développement (PND) 2016-2020
Le taux appliqué aux dépenses d’éducation et de santé de 2021 à 2030 est celui proposé par la déclaration d’Abuja, à savoir 15% du PIB pour les dépenses de santé et 6% du PIB pour les dépenses d’éducation. Le PIB utilisé est celui projeté dans le cadrage macro de la DCPE (Direction de la conjoncture et de la prévision économique).
52
Annexe 3 Test de robustesse du modèle Interdyme Dans la littérature empirique, l’une des façons de tester les coefficients d’un modèle est de les confronter aux données historiques (c’est-à-dire aux faits). Cela revient ainsi à tester la capacité du modèle à reproduire la trajectoire historique des variables endogènes lorsque l’on fournit au modèle les valeurs historiques des variables exogènes. Cet exercice est connu sous le nom de simulation historique pour les modèles interindustriels Almon (2012). Ainsi, dans ce test nous fournissons au modèle les valeurs passées des variables exogènes et nous vérifions si le modèle est capable de produire des valeurs proches de celles des variables endogènes observées sur la période 2004 à 2015, 2013 étant l’année du dernier tableau input-output obtenu de TRE de l’INS. Si le modèle arrive à fournir une trajectoire proche de la trajectoire historique des variables endogènes, alors les coefficients du modèle sont fiables. Notons que les variables endogènes concernées ici sont la consommation des catégories socioprofessionnelles (CSP), car ce sont elles qui sont utilisées dans la micro-simulation. Les résultats du test sont fournis dans les graphiques ci-dessous. Ces graphiques montrent globalement que les prédictions du modèle suivent les mêmes tendances que les valeurs historiques des CSP. On peut donc dire que le modèle est globalement robuste. Graphique 1. Consommation des ménages historique et consommation des ménages prédite
9000000 8000000 7000000 6000000 5000000 4000000 3000000 2000000 1000000 0 1
2
3
4
5
6
7
8
cmtot_hist
9
10 cmtot
Source : calcul des auteurs
53
11
12
13
14
15
16
Graphique 2. Consommation des employés du secteur public historique et consommation des employés du secteur public prédite
800000 700000 600000 500000 400000 300000 200000 100000 0 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 cm_empubtot_hist
cm_empubtot
Source : calcul des auteurs
Graphique 3. Consommation des employés du secteur privé historique et consommation des employés du secteur privé prédite
3000000 2500000 2000000 1500000 1000000 500000 0 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 cm_emprivtot_hist
cm_emprivtot
Source : calcul des auteurs
54
Graphique 4. Consommation des agriculteurs historique et consommation des agriculteurs prédite
1800000 1600000 1400000 1200000 1000000 800000 600000 400000 200000 0 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 cm_agritot_hist
cm_agritot
Source : calcul des auteurs
Graphique 5. Consommation des employés agricoles historique et consommation des employés agricoles prédite
450000 400000 350000 300000 250000 200000 150000 100000 50000 0 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 cm_empagritot_hist
cm_empagritot
Source : calcul des auteurs
55
Graphique 6. Consommation des ménages ayant une profession libre historique et consommation des ménages ayant une profession libre prédite
3000000 2500000 2000000 1500000 1000000 500000 0 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 cm_proflibrtot_hist
cm_proflibrtot
Source : calcul des auteurs
Graphique 7. Consommation des aides familiales historique et consommation des aides familiales prédite
1600000 1400000 1200000 1000000 800000 600000 400000 200000 0 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 cm_aidfamtot_hist
cm_aidfamtot
Source : calcul des auteurs
56
Graphique 8. Consommation des inactifs historique et consommation des inactifs prĂŠdite
700000 600000 500000 400000 300000 200000 100000 0 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 cm_inactiftot_hist
cm_inactiftot
Source : calcul des auteurs
57