Flandres LE JOURNAL DES
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SON ET LUMIÈRE “PÊCHEURS DE TEMPS” A la Porte aux Boules de Gravelines Du jeudi 25 au dimanche 28 août à 22h
Plein les yeux Textes : Rémi FOULON Supplément gratuit du Journal des Flandres et du Phare dunkerquois, offert par la municipalité de Gravelines à l’occasion du spectacle son et lumière 2011 à la Porte aux Boules. Ne peut être vendu séparément.
Qu es tio ns à
Son et lumière de Gravelines 2011
« Les gens ne sont jamais déçus, c’est du grand spectacle ! » Bertrand Ringot, maire de Gravelines, a toujours soutenu le son et lumière
Ce son et lumière reste un événement
attendu par les Gravelinois, mais pas seulement… « C’est le plus gros événement qui mobilise autant de bénévoles. Quand je suis devenu maire, je me suis engagé à le mettre en place tous les ans. Beaucoup de personnes découvrent que Gravelines est fortifiée. D’ailleurs, les spectateurs extérieurs sont plus nombreux que les locaux. Et puis, c’est un bon format. Les membres de l’association savent innover, le tout autour d’une ambiance sympathique dans le chapiteau. » C’est vous qui aviez souhaité que ce spectacle se déroule tous les ans, en êtesvous satisfait aujourd’hui ? « Il y a vingt ans, Patrice Goussé (président de l’association) m’avait sollicité. On a fait du chemin ensemble. Si Gravelines figure aujourd’hui parmi les 100 plus beaux détours de France, c’est aussi parce qu’il y a ce type de spectacle. Nous ne sommes pas les seuls dans la région, il y a aussi Montreuil-sur-Mer. J’avais dans l’idée que ce spectacle devienne un événement toujours plus important. Je songeais à un festival mais, pour le moment, ce n’est plus d’actualité. Ce serait quand même bien, cela permettrait de drainer des gens qui viendraient passer la journée à Gravelines, mais il faut trouver de quoi les occuper en plus de ce qui existe. Cette idée avait déjà été lancée. On pourrait aussi imaginer que Gravelines devienne une ville piétonne l’espace d’une journée. C’est peut-être autour de cette idée que l’on doit s’attarder ; ça reste le plus grand événement de l’été, sachant qu’on touche toute la population du littoral. » Quelle est la place de la municipalité dans cette grande manifestation ? « C’est la municipalité qui produit. Les membres de l’association sont dégagés des aspects financiers et ils consacrent leur temps à la gestion des bénévoles, à la scénographie… Il y a aussi notre adjointe à la culture, Michèle Kerckhof, qui participe au spectacle, elle adore ça ! Le jeudi soir, la municipalité organise une soirée de lancement avec les élus des alentours et les partenaires économiques de l’agglomération. On les accueille, on les emmène au chapiteau, ils rencontrent les bénévoles et regardent le spectacle. Lors de cha-
Le maire de Gravelines sera présent à l’occasion de la première représentation, dans les gradins, ce jeudi.
que représentation, je lis un mot que j’ai enregistré il y a plus de trois semaines. » Entre vous et ce son et lumière, c’est une histoire qui date de plus de 20 ans… « Quand j’étais directeur de l’office de tourisme à Gravelines, on avait monté pas mal de partenariats autour de ce spectacle. Nous prenions en charge la communication, mais ça restait une formule plus légère et plus modeste avec les Estivales, jouées huit fois tout l’été. » Outre les Gravelinois et les historiens, tout le monde ne connaît pas l’histoire de la cité de Vauban. S’agit-il aussi d’un événement qui participe au rayonnement de la ville et de son patrimoine ? « Je me suis battu pour que ce spectacle se
déroule à la Porte aux Boules. Les gens voient qu’il se passe quelque chose ; ailleurs, ça aurait nécessité plus d’efforts, notamment en termes de communication. Et puis, là, il y a les remparts et les plans d’eau. C’est quand même l’entrée de la ville. L’association peut utiliser des drakkars. Les murs des fortifications sont exploités pour des projections de cinéma. Ce qui me plaît dans ce spectacle, c’est qu’on y retrouve des familles entières et je tiens à leur tirer un coup de chapeau ! D’ailleurs, il y a deux ou trois ans, j’avais remis la médaille de la Ville de Gravelines à cette association pour leur action majeure et citoyenne. Malgré 20 ans d’efforts, c’est vrai que tout le monde ne sait pas encore que Gravelines
est une ville fortifiée. Il suffit de s’y balader pour se rendre compte qu’il y a une vraie évolution et qu’elle augmentera puissance 10 quand nous mettrons en place nos projets d’hébergement. » Comment expliquez-vous la notoriété de ce son et lumière dans toute la région ? « Il y a 25 ans, l’association montait son premier son et lumière. Cette équipe et la longévité de son projet expliquent cette notoriété. Ils font de la qualité, il faut dire les choses clairement ! Les gens ne sont jamais déçus. Cette troupe se remet en question, a su intégrer dans son spectacle des scènes d’action, des artifices, des combats d’escrime… C’est du grand spectacle ! Je pense que le tournant, c’était Lille 2004. Il y a eu une opération “Forts et lumières”. Nous avons obtenu un financement pour organiser un certain nombre de grandes manifestations. Depuis 2004, on propose un son et lumière chaque année. J’avais dit, à l’époque, qu’on ne pouvait plus s’arrêter, sinon le soufflé allait retomber et il aurait fallu reconstruire une équipe à chaque fois. Il fallait enchaîner cette dynamique citoyenne et on peut dire que Lille 2004 a donné un coup de booster. Cela devait se faire tous les ans pour que le spectacle progresse, ça me paraissait indispensable. » Y a-t-il d’autres grandes manifestations à Gravelines que vous aimeriez reconduire chaque année ? « Si je pouvais faire le festival de musique plus souvent, je le ferais, mais c’est assez onéreux. D’ailleurs, il sera proposé au vote du budget pour l’an prochain. Il est aussi très attendu des Gravelinois. La musique reste quand même l’un des points forts à Gravelines. Quant aux Floralies, je continue de les soutenir dans leurs démarches ; ce sont tous des événements qui se complètent. On pourrait aussi créer quelque chose autour du patrimoine maritime, il y a de la matière ! »
Liste des partenaires : Poivre rouge, Delta, EDF, Super U, Clôture espace, Galloo Bourbourg, Eiffage, Eurovia, Sivom de l’Aa, Jean-François Loots, Direct optique, Bijouterie P. Duval, Antica, Michel peinture, Caméléon, Flora, Studio Gil, Gautier, Régie gravelinoise, Hôtel du beffroi, Sport et détente, La maison Delassus, Echoppe d’Eole
ON VOUS DONNE LA PAROLE
Les partenaires font confiance au son et lumière de Gravelines
Quoi ? Nouveau son et lumière de Gravelines intitulé “Pêcheurs de temps”
Où ? A la Porte aux Boules de Gravelines (à l’entrée de la ville). Rejoindre l’A16, prendre la sortie n˚51.
Quand ? Quatre représentations sont programmées à partir de 22h : - Jeudi 25 août - Vendredi 26 août - Samedi 27 août - Dimanche 28 août
Combien ? Le site peut accueillir 1 300 spectateurs par représentation.
Yves Barré, gérant de Super U, Grand-Fort-Philippe I « Cela fait plusieurs années que nous sommes
Stéphanie Roels, gérante du magasin Flora à Gravelines
partenaires. En ce qui nous concerne, on apporte une aide financière. Ça fait parler de la vie et de l’histoire de notre pays. On aime toujours participer à la notoriété du lieu où l’on vit. C’est important de véhiculer une image dynamique de notre région qui est un peu méconnue. J’ai même du personnel qui participe fréquemment à ce spectacle. C’est très bien organisé, avec beaucoup de bénévoles et ça commence à avoir une belle réputation. J’ai moi-même un passif d’associatif quand j’étais plus jeune. On ne peut pas mettre de l’argent dans n’importe quoi, mais quand on sait que c’est bien géré… »
et la personne qui tenait ce commerce avant moi était déjà partenaire de ce son et lumière. Quand on est venu me voir, j’ai voulu continuer d’y participer. J’avais déjà vu ce spectacle il y a longtemps et j’avais aimé. Je vais essayer d’y retourner à nouveau dans la semaine. Je trouve que c’est une initiative intéressante, et puis j’entends parler des gens qui viennent ou reviennent spécialement sur Gravelines pour voir se spectacle. »
I « J’ai racheté le magasin il y a un an et demi,
Gilles Sénicourt, directeur d’antenne Delta FM I « Nous sommes d’abord partenaires parce
que nous suivons ce spectacle d’un point de vue journalistique. Ce partenariat se traduit aussi par le fait qu’il s’agit d’un évènement qui se déroule depuis plusieurs années et il y a des relations qui se sont tissées, de fil en aiguille. Il y a également une captation d’images et une diffusion TV utilisées pour promouvoir aussi ce son et lumière. Nous offrons des entrées sous forme de jeu. La TV a plus un rôle d’archivage et de diffuseur. »
Son et lumière de Gravelines 2011 Marie-Paule Thomas est responsable des costumes
Les Troubadours disposent aujourd’hui de 1 000 costumes ! personne sur qui le président peut compter. Et les efforts consentis portent aujourd’hui leurs fruits puisque nos Troubadours totalisent près de 1 000 costumes ! Qui l’eut cru quand ces joyeux acteurs amateurs se produisaient pour la première fois en 1986 ? Peu de personnes en fait, si ce n’est peut-être Albert Denvers, maire, puis Bertrand Ringot, alors directeur de l’office du tourisme.
Des tenues entretenues et lavées par les bénévoles
Marie-Paule Thomas trie chacun des costumes en fonction des époques.
O
n est loin des débuts de l’association et de ses spectacles, loin des costumes loués de 1986 à 2004 chez des commerçants. Quand on a peu de moyens, il suffit parfois de compenser avec de la bonne volonté et un
taux de motivation optimal. Résultat des comptes, la troupe gravelinoise entreprend, en 1986, de créer elle-même ses costumes. Petit à petit, évidemment. Un atelier costumes prend forme. Quinze ans plus tard, il n’est plus néces-
saire de louer les tenues historiques : « Depuis 2004, il n’y a plus de location, tout est à nous », se réjouit Marie-Paule Thomas, la responsable chargée des costumes. Avec son mari, elle est l’un des piliers solides de l’association. Une
Uniquement pour ces quatre représentations cette semaine, près de 800 costumes sont nécessaires. Alors quand il faut les transférer du local de stockage au lieu de scène, cela nous laisse imaginer les allers et venues des remorques. « Nous avons commencé à concevoir des costumes autour de l’époque de Vauban, l’époque du Moyen âge, avant de créer des tenues du XIXe siècle. On a des costumes de tous les soldats. » La majorité des tenues est lavée par les soins de ces bénévoles. À l’exception de ces beaux costumes en laine de fantassins qui passent au pressing tous les quatre ans. Au total, Marie-Paule Thomas peut compter sur onze couturières et
costumières pour l’entourer. Un groupe qui travaille toute l’année sur ses tenues, range, trie et donc, lave. « Tout est stocké dans nos locaux ». Et tout est répertorié dans des pièces spécifiques en fonction des époques : « Nous sommes quand même bien lotis pour stocker nos costumes, il y a beaucoup d’associations qui rêveraient de disposer de locaux comme les nôtres ». Spartiates peut-être mais ô combien pratiques.
« On recherche toujours la qualité » Assez étonnant aussi, l’anticipation des bénévoles pour créer des costumes : « Il y a deux ans, on a commencé à travailler sur les tenues de la Renaissance et nous les avions en tête depuis quatre ans. On en fabrique environ quatre par an, c’est très long à faire ! » Même s’il est plus facile aujourd’hui de réaliser à la main des vêtements d’époque avec des patrons, qui n’existaient pas avant : « Autrefois, on partait d’un costume moderne pour l’adapter au costume voulu ». Ce qui ne l’empêche toutefois pas de modifier les patrons : « Je suis très tatillonne, j’aime que les costumes ressemblent le plus possible à ceux d’époque et pas au carnaval On recherche toujours la qualité. »
Bernard Flesch est responsable des accessoires
De l’épée au wagon de mineurs… L
e Gravelinois d’adoption est l’une des pièces maîtresses de cet assemblage de bénévoles qui sont au cœur du spectacle. Il est un peu l’homme de l’ombre quand les figurants s’expriment sur scène. Mais l’un des personnages les plus sollicités en coulisses. Bernard Flesch se fait discret dans l’association. Son rôle ? Trier et préparer les accessoires demandés en fonction des tableaux qui sont joués. « Le reste de l’année, j’en fabrique avec des choses qu’on trouve ou qu’on nous donne ». Dernier exemple en date : des fusils électriques « qui tirent vraiment de la poudre ». Le technicien conçoit également des casques en résine ou encore des baudriers et des ceinturons en cuir. Et puis, ces centaines d’accessoires, il faut bien les entretenir en les cirant, en les peignant, en les graissant. C’est ça aussi le travail de Bernard et de toute son équipe. Ils sont cinq accessoiristes au total. Un effectif pas assez nombreux qui compense ce déficit par une motivation intacte quand il s’agit de donner de son temps et de son talent pour réparer une épée, par exemple.
« On vient de faire un wagon de mineurs avec des gaillettes de charbon »
Toutes ces pièces sont stockées dans les locaux de l’association et donc bichonnées par Bernard pour être opérationnelles les jours de sortie. En ce moment, il peaufine l’une de ses dernières créations : « On vient de faire un wagon de mineurs avec des gaillettes de charbon dessus ». Et il peut en être fier. En l’écoutant, ses accessoires, c’est un peu comme de précieux bijoux qu’il faut protéger. Ce sont pour la plupart des outils et des accessoires vestimentaires. Mais rien ne rebute le membre du Caac.
Il faut aussi réparer les accessoires abîmés… Évidemment, tous les accessoires n’ont pas une espérance de vie éternelle : « Il y en a qui sont régu- Sous le chapiteau, d’un côté les costumes, de l’autre les accessoires… lièrement abîmés, comme les charrettes par exemple. C’est beaucoup plus fragile car c’est fabriqué avec du bois de récupération. » On évite en effet de dépenser, que ce soit pour les décors, les accessoires ou les costumes. En tout cas, plus aujourd’hui. Les adhérents de l’association ont le réflexe de dénicher des bonnes affaires ici et là, de trouver ce qui pourrait, un jour, servir à Bernard pour créer de nouveaux outils. C’est aussi ça le Caac de Gravelines, un esprit d’équipe où tout le monde est prêt à mettre la main à la pâte, à sa manière. Sont ainsi exploités à merveille les talents, les compétences et les savoir-faire de chacun…
Son et lumière de Gravelines 2011 Jean-Claude Drouot est la voix Il est revenu cette année pour jouer le rôle de… la voix ! Jean-Claude Drouot, une légende en la matière dans le pays, a accepté de prêter son timbre au spectacle. Le texte lui a été envoyé en décembre 2011. A 73 ans, l’acteur belge n’a pas rechigné à effectuer un long déplacement jusqu’à Gravelines pour enregistrer la bande son. Après sa participation en 2007 et 2008, sa voix va naturellement donner une autre dimension à ce nouveau son et lumière.
Peu de scènes du XXe siècle Les Bourgeois, Jean Bart, Vauban, la pêche… Les spectateurs y sont particulièrement sensibles. L’exode est le seul tableau du XXe siècle. Un choix du metteur en scène qui a toujours refusé d’écrire sur des personnages vivants : « L’histoire ne leur appartient pas ». D’ailleurs, ce tableau est tellement fort que les figurants, même en répétition, en avaient les larmes aux yeux.
Une notoriété régionale Autrefois, les acteurs amateurs se produisaient devant 70 % de Gravelinois et de Grand-Fort-Phillippois. Aujourd’hui, le public provient des quatre coins de la région, entre les Lillois, les Audomarois, les Boulonnais, les Calaisiens, mais aussi les Belges.
Le tour de la région mais pas des personnages Tous les personnages historiques qui sont passés par la région ne sont volontairement pas repris dans ce nouveau spectacle. Comme le beau-père de Baudelaire, né à Gravelines. Il y a aussi des périodes importantes dans l’histoire de France qui ne sont pas évoquées : « On ne pouvait pas tout faire, on n’avait pas non plus tous les costumes, comme pour François Ier par exemple », explique Patrice Goussé.
Le Caac présente quatre spectacles de jeudi à dimanche pour son 25e anniversaire
Quand le pêcheur de temps jette son filet, il ramène des éclats de mémoire I
Une fois le lieu et l’espace maîtrisés, la troupe doit s’imprégner complètement des rôles attribués que ce soit dans le comportement, l’attitude ou les gestes.
ls seront 360 figurants cette année à se produire sur scène, du côté de la Porte aux Boules. Pour une grande partie des Gravelinois, il s’agit bien là d’un rendez-vous à ne surtout pas manquer ! Et ils ne sont pas les seuls… En effet, nombreux sont les spectateurs issus des quatre coins de la région (mais surtout du littoral) à se rendre à la cité de Vauban, ville phare durant quatre soirées. L’an dernier, on en recensait 4 000 ! C’est dire si ce spectacle son et lumière est devenu une référence en la matière. Pour son histoire, ses couleurs, ses décors, ses costumes, mais aussi pour ses acteurs bénévoles d’un soir. Il y a d’ailleurs beaucoup d’anciens. Certains sont même de la partie depuis le “galop d’essai” de 1986. Aujourd’hui, ils sont près d’une centaine à être fidèles à ce rendez-vous et à cet esprit festif. Ce qui permet à Patrice Goussé, metteur en scène et président des Troubadours de
« Nous sommes l’un des rares spectacles avec des micros »
« Au début, tout paraît facile, mais quand il faut changer d’espace avec le public et les costumes, sans oublier les accessoires, c’est une autre histoire ! C’est là qu’on a des angoisses » Gravelingues, de prendre de plus en plus de recul, d’année en année : « Au début, il fallait tout expliquer de A à Z. Aujourd’hui, il n’y a plus besoin de faire la police sur le terrain avec les figurants pour les placer. » Ce qui n’est pas une tâche facile quand on sait que ces acteurs amateurs sont âgés de 6 à 83 ans.
Le spectacle son et lumière de Gravelines reste l’un des plus grands et des plus beaux de toute la région.
lon l’intéressé - pour que ce spectacle soit réussi dans les moindres détails est bien plus détendu à l’approche de ce 25e anniversaire. Un peu plus que ces 360 figurants qui ont dû s’approprier l’esCelui qui pouvait "exploser de colère" - se- pace de la Porte aux Boules ces derniers
1 300 places sont disponibles par représentation. Du jeudi 25 au dimanche 28 août à 22h au site de la Porte aux Boules. Tarifs : 10 euros par personne ; 8 euros en groupe ; 1,50 euro pour les enfants de moins de 12 ans. Possibilité également d’utiliser la carte culture. au
11 mois de préparation Le spectacle commence à être travaillé début octobre avec le choix des tableaux qui seront à (re) joués. Le synopsis doit ensuite être rédigé. Il y a un titre à trouver, lequel doit être remis à l’office du tourisme. Puis, vient la phase d’écriture, de la musique, de la création des décors et des costumes, de l’enregistrement des sons. sans oublier la prise de contact avec l’artificier.
L’histoire de nos villes
Une suite logique d’événements qui ont marqué l’histoire locale, c’est ce qui vous sera conté par ce pêcheur. Des références à Gravelines et aux sites alentours, mais aussi à toute une région, riche en histoire(s). Pour son 25e anniversaire, l’association a voulu rejouer les tableaux qui ont plu au public, ainsi qu’aux figurants. Parfois repris dans leur totalité, parfois modifiés…
Places et réservations
Renseignements 03 28 24 85 65.
12 tableaux constituent le spectacle
L’une des particularités de ce son et lumière : certaines scènes sont jouées en direct avec des micros...
jours : « L’endroit est délimité en une bonne dizaine de lieux ». Et cela peut parfois prendre du temps pour ces acteurs locaux à qui sont attribués au moins trois rôles pour deux costumes. Autrement dit, le villageois peut très bien se retrou-
ver roi ou soldat de Napoléon dans un autre tableau. Des interventions diverses qui permettent à chacun de trouver sa place dans ce groupe de bénévoles. Et tout est loin d’être une partie de plaisir : « Au début, tout paraît facile, mais quand
Notre littoral s’est longtemps perdu dans les caprices des terres et des eaux… mais l’homme, cet audacieux rêveur, a toujours aimé défier la nature et ses turbulents éléments. Alors, il a osé la Pierre ! Il a posé la Pierre sur le sable fuyant. D’abord la Pierre Consacrée des moines de Saint-Omer, puis la Pierre Défensive de nos Comtes de Flandres, de l’Empereur Charles Quint, de Monsieur de Vauban… Alors, il a assagi l’Eau ! Pour bien asseoir la Pierre, l’homme osa jusqu’à maîtriser l’eau par moult écluses, canaux, watergangs, polders… C’est l’Histoire de ces humbles et téméraires aïeux que plus de 300 Troubadours souhaitent partager sur le site de la Porte aux Boules…
il faut changer d’espace avec le public et les costumes, sans oublier les accessoires, c’est une autre histoire ! C’est là qu’on a des angoisses », sourit celui qui s’investit depuis des mois pour préparer ce nouveau spectacle.
« Au début, nombreux sont ceux qui tournent le dos au public, ils ont un peu peur. Ils ont même tendance à se regrouper et à ne pas utiliser tout l’espace qui leur est réservé. » Ce qui a modifié quelque peu les séances de répétition : « Avant, on en faisait une générale, aujourd’hui on en fait deux avec les costumes et les accessoires. Ça évite les affolements ! » Au total, les acteurs ont dix jours pour assimiler le spectacle dans toute sa grandeur (du 18 au 24 août). Tous doivent être présents chaque soir à l’aube des premières représentations ; c’est la seule contrainte pour participer à l’un des plus grands sons et lumières de la région. Aussi parce qu’il privilégie le direct : « Nous sommes l’un des rares spectacles avec des micros ». Lesquels ont pour but de guider la bande son enregistrée. C’est elle qui accompagnera le public à travers les 12 tableaux proposés pour l’occasion et inspirés, par exemple, de Calais, pour ses sauveteurs de mer et ses six Bourgeois. L’idée est toute simple : le pêcheur jette son filet à la mer et ramène des éclats de mémoire. Et c’est lui qui va se charger de raconter les histoires de ses ancêtres au public : « Il y a une suite logique, mais tout n’est pas chronologique, comme à l’école », conclut Patrice Goussé, impatient que son bébé soit dévoilé aux milliers de spectateurs attendus à partir de ce jeudi, jusqu’à dimanche.
Il ne s’agit pas uniquement de conter l’histoire de Gravelines et de ses fortifications, mais également d’évoquer le passé d’autres communes de la région.
I En avant-première, voici quelques ébauches des tableaux qui constituent ce nouveau spectacle son et lumière. Il y en aura douze au total.
Les pêcheurs Retour au siècle dernier, vers 1900. Les figurants vous emmèneront à la rencontre des pêcheurs de Grand-Fort-Philippe et de Petit-Fort-Philippe notamment.
L’attaque des Vikings Les plus fidèles n’ont pas oublié ce tableau qui plaît à marquer les esprits des spectateurs. Impossible pour les membres de l’association de ne pas l’intégrer dans ce nouveau spectacle. Retour à l’époque des Vikings donc, pour la 8e année ! Comme toujours, on imagine que le public attend avec impatience d’apercevoir l’ombre d’un drakkar… qui annonce l’attaque des Vikings !
Saint-Willibrord Place au patron de la ville, à celui qui est à l’origine de l’histoire de Gravelines qui ne commence réellement qu’en l’an 800. Le parcours de cet évêque anglo-saxon venu pour évangéliser la Flandre sera retracé.
Les 6 chemises Ce tableau rendra hommage à Calais et à ses six Bourgeois. Nul ne doute que les Calaisiens qui se déplaceront à la Porte aux Boules ne manqueront pas d’apprécier et de vibrer durant cette scène. Les figurants se rapprocheront du public avant de prendre la position de la statue pour poser. Une période de l’histoire locale nécessaire car uniquement connue des historiens… et des Calaisiens (1347).
Le Camp du Drap d’or Un tableau de plus qui prouve que ce spectacle ne s’arrête pas uniquement sur l’histoire de Gravelines. Le Camp du Drap d’or fait référence à Guînes, qui a aussi eu son spectacle son et lumière. Et puis, le metteur en scène s’agaçait un peu d’entendre fréquemment que Gravelines, c’était Vauban. C’est aussi Charles Quint. C’est lui qui a fortifié la ville en 1520, c’est lui qui est à l’origine des six bastions.
Le risban Cette fois, l’hommage est bel et bien tourné vers Vauban qui a réussi un véritable chef-d’œuvre maritime en réalisant ce fort en pleine eau. 10 000 soldats avaient travaillé à l’époque pour installer des pieux en chêne.
Jean Bart Impossible de passer à côté ! Pendant deux ans, le spectacle s’est intéressé au corsaire dunkerquois célèbre pour ses exploits au service du pays. Après l’accord entre Louis XIV et les Anglais pour détruire Calais (1713), on reste dans la même période, là où le roi de France visite Dunkerque. Ce tableau est assez émouvant avec un combat et des sons de cornemuses. Silence et émotions sont attendus dans les gradins.
Les bâtisseurs Hommage à nos trois bâtisseurs dans ce tableau : les comtes d’Alsace, les soldats de Vauban, les hommes de Charles Quint. Cette scène sera jouée sur fond de slam, pour un mélange de modernité et d’allégories.
Gavet Le personnage prendra la pose face au public. Ce tableau retracera, pendant dix minutes, différentes guerres. Au programme, du médiéval, l’époque de Vauban avec la prise de Gravelines, la Iere République, l’époque napoléonienne (clin d’œil à Boulogne-sur-Mer.) Gavet vous renverra à la guerre de 1870, à travers des tableaux figés, puis en pleine période des deux guerres mondiales.
Les misères Sombre tableau cette fois, toujours emmené par Gavet. Bûcher, guillotine… feront partie des décors. Quelques-unes des horreurs que l’homme a pu “magnifier” de ses mains seront évoquées pour en venir ensuite à ces misères que nos anciens ont connues dans la région à travers la mine, l’immigration des travailleurs ou encore les ouvriers de Fourmies (1897). Il sera également question d’exode, notamment en 1940 avec l’arrivée des Belges qui ont fui leur pays à Gravelines et Grand-Fort-Philippe. Mais l’accès leur était refusé puisque la cité de Vauban était une zone militaire, ils étaient ainsi redirigés vers Calais. Plus de 1 000 Belges se sont fait surprendre dans la zone du cochon noir (au niveau de Super U) entre les canons français, anglais et les chars allemands : 600 morts ont été déplorés.
La ducasse Débarquement… des forains ! Le maire arrivera en calèche, coupera le ruban et inaugurera la ducasse pour un tableau plein de gaieté ! La fanfare d’Audruicq, qui accompagne l’association gravelinoise depuis déjà cinq ans, sera également de la partie.
Le final Sous le chapiteau installé derrière les gradins, Patrice Goussé (debout, en hauteur) continue de gérer sa troupe pendant les différents spectacles.
Sous l’hymne des Troubadours, tous les figurants sont attendus sur scène pour une haie d’honneur que le public traversera…
Son et lumière de Gravelines 2011 Le Caac fête son 25e anniversaire
Chacun ramène son savoir-faire «
Fais-toi plaisir, prends du plaisir, mais n’oublie jamais que ton plaisir doit être à la hauteur du plaisir que tu donnes ». C’est un peu le credo du Caac, cette association solidement ancrée dans la cité de Vauban aujourd’hui, depuis sa création en 1986. Date à laquelle sortait des cartons un premier synopsis pour un genre de spectacle qu’on retrouvait peu à l’époque, si ce n’est peut-être du côté de Watten. Après avoir suivi cette première représentation, Albert Denvers, alors maire de Gravelines, demande à s’entretenir avec les membres de cette nouvelle troupe et les sonde, en octobre 1986, histoire de savoir s’ils souhaitent se lancer dans une association municipale à travers un Caac (Centre d’actions et d’animations culturelles). Sa vocation première est alors d’organiser des spectacles artistiques en utilisant notamment les techniques du son et lumière. On les appelle les Troubadours, parce qu’ils divaguent dans les artères de la ville, et même du canton, notamment lors des festivités municipales qui remplissent le calendrier des fêtes.
Plus que les spectacles montés, Tous les bénévoles de l’association mettent la main à la pâte, c’est ce qui explique aussi la réussite de la manifestation. il y a surtout les coulisses… lait reconduire un spectacle, ça devenait tous les ans ». Ce projet débute en 1994, ce travers les costumes, les recherches historicompliqué parce qu’on perdait des bénévoles de vue », explique le président du Caac, Patrice Goussé. Dans le calendrier des fêtes, un gros événement par an est prévu : les Floralies, le festival de musique et le son et lumière. « Pour rassembler plus souvent notre troupe, on a pensé à un théâtre nocturne, ça a permis aux figurants de se revoir
fut le véritable élément déclencheur. « On a ques, les décors et autres accessoires créés commencé à jouer en direct, on avait des ensemble. danses, on louait des costumes, on glanait Et l’association gravelinoise ne veut surtout des accessoires à droite et à gauche ». pas se renfermer sur elle-même, elle n’héPlus que les spectacles montés chaque an- site pas à travailler de concert avec d’autres née, il y a surtout les coulisses avec cette structures berguoises, grand-fort-philippoibande de copains qui prend un malin plaisir ses ou encore loonoises (participation au fesà se retrouver et à entretenir un lien social à tival Het Lindeboom).
Qu es tio ns à
Après avoir géré la culture à Gravelines, l’association abandonne cette compétence pour s’occuper uniquement de la création de spectacles en 1986, en 1989 (à l’occasion du bicentenaire de la révolution), en 1992… À cette période, les figurants sont massivement présents. Seul souci de taille, ces derniers se produisent tous les trois ans : « Il fal-
« De plus en plus rodé »
Betty Rybak, coordonnatrice des services
Depuis quand a commencé la préparation du spectacle son et lumière dans les services municipaux ?
« C’est une organisation durant toute l’année ! Il existe un comité de pilotage qui regroupe un représentant de chaque service municipal, comme le service technique, le service des fêtes, la police municipale, le service culture, le service communication… Avant, nous étions sur une réunion par mois mais, aujourd’hui, nous en faisons moins, le spectacle est de plus en plus rodé. Chacun sait ce qu’il doit faire. C’est l’un des seuls grands événements de l’année à Gravelines où tous les services municipaux sont regroupés dans l’organisation. »
Pouvez-vous
nous donner quelques exemples des rôles attribués aux services ?
Les bénévoles ont donné beaucoup de leur temps pour mettre sur pied ce spectacle.
Informations pratiques H Renseignements et réservations : Mairie de Gravelines - Service culture Place Charles-Valentin - 59 820 Gravelines Téléphone : 03 28 23 59 57 - www.ville-gravelines.fr Office de tourisme de Gravelines les Rives de l’Aa Téléphone : 03 28 51 94 00. H Tarifs : 10 euros par adulte ; 8 euros (tarif réduit) ; 1,50 par enfant de -12 ans H Dates des spectacles : Jeudi 25 août à 22h Vendredi 26 août à 22h Samedi 27 août à 22h Dimanche 28 août à 22h H Des parkings sont situés à proximité. Restauration rapide à l’entrée du site.
« La police municipale est chargée des arrêtés qui concernent la circulation car les routes sont barrées pendant les représentations. Les services techniques sont chargés de l’alimentation électrique. La Scène Vauban se charge des prises de contacts, de la recherche de partenaires… Car, il faut savoir qu’on a un financement de la mairie mais aussi de partenaires privés. Pour la décoration naturelle du spectacle, ce sont les agents des services parcs et jardins avec la tonte des pelouses, le nettoyage des remparts… Le service des fêtes a en charge la programmation estivale dans laquelle il doit inclure le spectacle. Et puis, il y a le service culture qui coordonne l’ensemble des services, qui s’occupe de rédiger le compte rendu de chacune des réunions, les conventions pour les prêts de véhicules, les contrats entre la ville et l’association… »
Betty Rybak s’occupe de la gestion administrative du spectacle.
A quelques jours de la première représentation à la Porte aux Boules, où en sont les réservations ? « Il y a autant de réservations que l’an dernier au même moment. Il ne sera possible d’acheter sur place que si la représentation n’affiche pas complet. Il y a tout un travail avec les comités d’entreprises qui est réalisé. »
Un mot sur les partenaires, fidèles ou
nouveaux, qui croient en cette manifestation… « Nous organisons une soirée pour remercier les partenaires le jeudi, à la Scène Vauban. Ensuite, on les emmène tous sous le chapiteau, près de la scène du spectacle, pour qu’ils découvrent l’envers du décor, avant de se rendre dans les gradins pour suivre le son et lumière. »
Son et lumière de Gravelines 2011 Le son et lumière aura, une fois n’est plus coutume, lieu à la Porte aux Boules
Pourquoi ce lieu se prête si bien à la mise en scène du spectacle ? L’endroit est plus symbolique qu’on ne le croit. Tout du moins quand on ne connaît pas son histoire. Cette grande allée caractérise aujourd’hui l’entrée de Gravelines qui souhaite mettre en exergue son patrimoine historique
L
sible, entre les réfections de routes et de trottoirs et le fleurissement des espaces verts.
a Porte aux Boules, ce fut et ça restera toujours l’entrée de la ville. L’entrée d’un site fortifié par Charles Quint, puis par Vauban. Autrefois, cet accès était tracé par la Porte de Dunkerque, au niveau du rempart principal ; elle était dotée d’un pont-levis qu’on pouvait refermer. À Gravelines, il y avait une fortification dite “triangulaire”, utile pour protéger la Porte de Dunkerque.
D’autres villes possèdent encore leur Porte aux Boules
Un passage que l’on pouvait toutefois contourner par la Porte aux Boules qui existait déjà, pour entrer dans le cœur de la ville.
Ce n’est pas un hasard si ce site est devenu le quartier général du spectacle !
Si aujourd’hui ce site dispose d’une décoration assez simple, il symbolise complètement l’histoire de la cité de Vauban. Une histoire que Gravelines n’a pas été la seule à vivre. C’est d’ailleurs ce qui sera conté dans ce nouveau spectacle. On com-
prend ainsi mieux pourquoi cet espace a été choisi, comme l’explique Aurélie Colin, guide à l’office de tourisme de Gravelines : « Le mur des remparts a été abattu au début du XXe siècle ». L’enceinte fortifiée a
Qu es tio ns à
Une enceinte fortifiée conçue par Charles Quint
été conçue par Charles Quint qui a opté pour des bastions d’angle couverts par un système de demi-lunes et de fossés. Tout comme la Porte de Dunkerque. Et, à cet endroit, pour rejoindre Gravelines centre, il
« La passion est toujours là »
Jean-François Loots, figurant depuis les débuts
n’y avait pas d’accès rectiligne ; une anecdote qui répond à un souci stratégique : « Comme ça, l’ennemi ne pouvait pas tirer directement sur la Porte de Dunkerque ». La route construite à l’entrée de la ville est aujourd’hui plus droite.
Beaucoup d’attention est prêtée à cet accès qui conserve le charme d’un patrimoine chargé en histoire. « Les boules de pierre ne sont pas sans rappeler les boulets de l’armée ». Une entrée rendue la plus accueillante pos-
Des Portes aux Boules, il en reste encore quelques-unes aujourd’hui, notamment du côté de Calais (à la citadelle) ou encore de Bergues (direction Hoymille). Si le site se prête si bien au spectacle, c’est avant tout parce que l’histoire de Gravelines s’y reflète. Grâce évidemment au synopsis, au jeu des acteurs, aux costumes, au son ou encore aux lumières, mais aussi parce que les différentes scènes se jouent dans un décor naturel, qui n’a besoin que de quelques retouches personnelles. On dit que la Porte aux Boules daterait du XVIIe siècle, sans plus de garantie historique. Un doute qui plane d’autant plus légitime que l’on sait que des décorations y ont été aménagées au XVIIIe siècle.
La FFFSH accorde sa confiance
Un spectacle labellisé qualité
Vous êtes l’un des rares membres à avoir connu tous les spectacles depuis 1986, quelles évolutions vous marquent le plus ?
« Il y a des choses qui n’ont pas évolué, comme la passion ; elle est toujours là… Ça pétille toujours autant ! Depuis 1986, la technique et les costumes ont, eux, évolué. Avant, les costumes étaient loués ; aujourd’hui, tout est créé et conçu par une équipe de bénévoles. Les moyens ne sont plus les mêmes avec une logistique de technique conséquente. Avant, on passait des nuits à installer des lampes et à tirer des câbles pour les spectacles. En 1989, par exemple, on s’occupait de la billetterie, de la restauration, du placement, du gardiennage… Aujourd’hui, ce sont des équipes qui s’en chargent. »
Il est l’un des rares à avoir participé à l’ensemble des spectacles à Gravelines.
Pourquoi êtes-vous resté fidèle detache de Saint-Pierre et les six Bourgeois puis 25 ans ? de Calais. Après, jouer en direct, c’est aussi « On a quand même des scènes en direct intéressant. » avec des micros et des textes qui sont ap- Depuis le temps que vous vous propris ; ça apporte un côté plus vivant au duisez dans cette troupe, vous n’avez jaspectacle. Les répliques sont plus agréa- mais songé à vous lancer dans le théâbles à jouer aussi. Je trouve formidable, en tre ? tant que figurant, cette énorme pâtisserie, cet assemblage de gros morceaux appor- « Faire partie de la troupe, oui, ça m’a tés par chacun. C’est tout un savoir-faire orienté vers le théâtre amateur. On est pludes gens du bureau ; et ça, ça reste la base sieurs à avoir découvert le monde du théâtre à travers le spectacle de Gravelines ; du spectacle. » d’autres se sont lancés dans la danse, par Et vous ne vous êtes jamais lassé ? exemple. » « On ne se lasse pas ! Et ça fait 25 ans que Quels rôles jouez-vous cette année ? ça dure. Il y a aussi beaucoup de créations « J’ai le rôle du pêcheur avec la voix de de musiques, de textes et d’accessoires. » Jean-Claude Drouot. D’ailleurs, j’ai assisté l’enregistrement de la voix, c’était impres Quelles scènes vous plaisent le plus ? àsionnant ! C’est une chance pour moi ! Je « Les Vikings, c’est une scène fantastique ! serai aussi druide, marin, curé et je jouerai Ce que j’aime, c’est lire des textes sur Eus- enfin le rôle de Gavet. »
L’association saura, au terme de ces quatre représentations, si elle conserve son label qualité.
I Cette mise en scène collective, on ne la retrouve pas dans tous ces types de spectacle. Ce son et lumière est d’une rare richesse que ce soit dans les décors, les costumes, la motivation des bénévoles… Et la Fédération française des fêtes et spectacles historiques n’est pas restée insensible à cette ferveur dégagée par cette bande de Gravelinois qui ne manque décidément jamais d’inspiration. « La FFFSH mutualise 110 spectacles de ce type en France et la région Nord Pas-de-Calais/Picardie est celle qui en organise le plus », explique Roland Tho-
mas, membre de l’association gravelinoise mais également vice-président de la fédération. L’avantage d’adhérer à cette structure relève du fait qu’elle délivre, chaque année, un label qualité en fonction de critères bien précis liés à l’organisation d’un spectacle : qualité de l’accueil, fléchage, restauration, sécurité, qualité du son, des lumières… Depuis trois ans, la production "made in Gravelines" a la confiance de la FFFSH. Dimanche, à l’occasion de la dernière représentation, le président de la fédération sera en visite du côté de la Porte aux Boules : « Il vien-
dra en quelque sorte inspecter le spectacle et les coulisses ». De plus en plus rodé, a priori, le son et lumière “Pêcheurs de temps” n’a pas vraiment de soucis à se faire quand on connaît sa notoriété dans la région. Si l’association obtient le feu vert du président, alors le spectacle conservera son label qualité. Dans le cas contraire, il faudrait faire sans l’année prochaine, tout en sachant que l’adhésion à la fédération ne serait en aucun cas remise en cause. Il s’agit tout de même d’une garantie qui n’est pas toujours négligée par un certain public.
03 28 24 85 65 / 03 28 51 94 00