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Festival mondial du film de mer de Dunkerque

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Mercredi 22 juin 2011

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Une déferlante d’images pour comprendre la mer Le Palais des congrès de Dunkerque va accueillir pendant trois jours le premier festival mondial du film de la mer. Des images venues du monde entier qui vont ravir autant les amateurs de cinéma que les amoureux de la mer. Le Kursaal se transformera pour l’occasion en océan de rencontre et de réflexion

L

es Écrans de la Mer, premier festival mondial du film de mer de Dunkerque se dérouleront du 1er au 3 juillet au Kursaal. Seront en compétition 17 films en provenance de 7 pays parmi lesquels Le Peuple des océans, documentaire de Jacques Cluzaud et Jacques Perrin, diffusé en avant-première, Mon Père, le commandant Jean-Yves Cousteau, de Jean-Michel Cousteau et Catherine Lecoq, Tara Océans, le grand bloom de Michaël Pitiot ou encore Some place with a mountain de l’Américain Steve Goodall. Des films traitant des métiers de la mer, de l’écologie et de l’exploration maritime ou encore de l’aventure et des sports nautiques. Pour cette première édition, le président d’honneur du festival est Pierre Schoen-

Michel Delebarre, maire de Dunkerque

« Sensibiliser le grand public »

Membre du jury, Anne Quéméré a traversé l’Atlantique à la rame, puis dans un bateau tracté par une aile de kite !

ganisées (voir page suivante). De nombreux stands ainsi que des expositions et une librairie seront installés dans l’enceinte du Kursaal Dans le cadre du festival, où sera également présenté deux tables rondes sont or- le célèbre Tara Tari, petit bateau de pêche en fibre de Le jury jute ramené du Golfe du BenI Le jury, constitué de professionnels du cinéma, de la gale par son concepteur, Comarine et de scientifiques remettra cinq prix : rentin de Chatelperron. doerffer, dont le film Pêcheurs d’Islande sera diffusé le jeudi 30 juin (21 h) au Studio 43 de Dunkerque.

- le Jean Bart : grand prix - le prix du meilleur film traitant d'écologie - le prix du meilleur film traitant des métiers de la mer - le prix du meilleur film traitant d'aventure et de sports nautiques - le prix du jeune réalisateur. Le jury sera composé de : - Laurent Mérer, président du jury, écrivain de mer. - Jean-Claude Gascard, directeur de recherche au CNRS. - Henri de Gerlache, réalisateur. - Philippe Lallet, réalisateur. - Alain Ledaguenel, pilote portuaire et président de la SNSM de Dunkerque. - Pascale Pessey-Martineau, directrice de la communication à l'Ifremer. - Anne Quéméré, navigatrice.

Les Écrans de la Mer sont organisés par la Guilde Européenne du Raid, la Communauté urbaine et la Ville de Dunkerque ainsi que la Région Nord/Pas-de-Calais. Le festival est placé sous le haut patronage du Secrétariat général de la Mer, sous le haut patronage du Ministère de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, ainsi que sous le patronage de la Marine nationale.

Pourquoi Dunkerque a accepté d’accueillir ce premier festival mondial de la mer ? Michel Delebarre, député-maire de Dunkerque, président de la communauté urbaine : « Quoi de plus normal pour un territoire dont la singularité et la richesse trouvent leur origine dans l’univers maritime ? Dunkerque s’est construit avec la mer. Au fil des générations, ce sont des milliers de Dunkerquois qui ont vécu de la mer et de son environnement, y ont trouvé matière à travailler, à vivre, à se détendre et à s’ouvrir au monde. C’est aussi la mer qui a fait le développement économique de notre ville et de notre agglomération. Indéniablement Dunkerque se présente comme le lieu naturel d’accueil d’un festival ambitieux du film consacré à l’univers maritime. C’est une formidable occasion de présenter sous un angle artistique les activités et les enjeux de notre territoire. » Qu’attendez-vous de cet événement, cette année et les années à venir ? « Pour cette première édition les organisateurs ont reçu pas moins de 255 films venus de beaucoup de pays. C’est déjà en soi un succès. De grands noms liés à la mer nous ont également assuré de leur présence et l’engouement autour de l’événement nous conforte. De bon augure pour Dunkerque, future capitale régionale de la culture en 2013. Mais bien plus qu’une compétition cinématographique, ce festival se veut aussi engagé. Il est une manière de prolonger la réflexion et le débat que nous menons au quotidien sur le territoire puisque réalisateurs, techniciens et scientifiques se réuniront pour débattre autour de tables rondes, des enjeux liés à l’environnement maritime. » Ce festival s’inscrit dans une année 2011 où Dunkerque multiplie les événements autour de la mer : Tour de France à la Voile, escales de géants de mers, championnats du monde de kite-surf, championnat de France d’aviron de mer, assises du littoral. Pourquoi cette “année de la mer” ?

Michel Delebarre fut aussi ministre de la Mer.

« Au fil des années, notre volonté et notre savoir-faire ont fini par convaincre les acteurs du monde maritime des atouts du Dunkerquois et de notre capacité à organiser de tels événements. Dunkerque s’affirme comme un des hauts lieux maritimes en France et la multiplication des événements en est un signe fort. Le public dunkerquois est à chaque fois au rendez-vous, preuve que nous tenons le bon cap. » La mer est-elle pour vous un des enjeux majeurs du XXIe siècle ? « À la fois voie de circulation, ressource halieutique et énergétique, et formidable espace de biodiversité, la mer est un enjeu majeur pour la mise en place d’un développement économique durable. Les défis que nous devons relever sont en effet très nombreux : transport, énergies renouvelables, sécurité, recherche, développement durable… Les enjeux majeurs de cet univers maritime - qu’ils soient économiques, environnementaux ou humains - restent insuffisamment abordés alors que se concentre plus de la moitié de la population mondiale sur le littoral maritime. Il est indispensable que nous continuions à sensibiliser le grand public à la fragilité de la mer et du littoral, à adapter les métiers de la mer aux défis du secteur et à mieux protéger notre patrimoine littoral. Il en va de notre avenir à tous. »


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Festival mondial du film de la mer Pierre Schoendoerffer président d’honneur du festival

Toujours, il a chéri la mer C’est l’histoire d’un petit garçon né en Auvergne et qui rêvait de voir la mer. Marin, écrivain, cinéaste, Pierre Schoendoerffer est tout cela à la fois. Il sera à Dunkerque pour le festival et le Studio 43 diffusera son adaptation du roman de Loti, Pêcheur d’Islande

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unkerque, Pierre Schoendoerffer connaît. Il y est venu il y a deux ans pour une projection de son adaptation du roman de Loti, Pêcheur d’Islande. Un film qui, bien évidemment, touche les Dunkerquois, et il avait apprécié cet échange avec un public « intéressé et intéressant ». L’écrivain et réalisateur se dit flatté et honoré d’être président des Ecrans de la mer : « Je suis partisan de ce genre de manifestation qui relance le cinéma et la culture. Et puis c’est une ouverture sur la vie autre que celle que nous offrent les journaux et la télévision, quelque chose de positif. » Le fait que cet événement ait lieu à Dunkerque ne le laisse pas indifférent : « J’aime l’esprit du Nord, je m’y sens bien. Les gens y ont une humeur particulière, une manière d’être semblable à la mienne. Sans doute parce qu’ils sont proches de mes origines alsaciennes. Et puis il y a la porte de la Mer du Nord… »

Rêve d’enfant S’il possède une ascendance alsacienne, Pierre Schoendoerffer est né à Chamalières, dans le Puy-deDôme. Certes, ce n’est pas loin de Royat, ville d’eaux, mais cela n’explique pas pourquoi depuis tout petit il a eu cette attirance pour la mer, avec le rêve d’être marin ! « Et j’ai fini par l’être, d’abord en embarquant sur des bateaux de

Et c’est vers l’Atlantique que sa préférence se porte, l’Atlantique, « le grand large… La Méditerranée est une petite mer, une petite marmite infernale, source de civilisations. Mais l’Atlantique, c’est la porte de l’Océan Indien et du Pacifique, selon que l’on passe le Cap Horn ou le Cap de Bonne-Esperance. »

Faire ressentir les choses

© Thomas Goisque

pêche, puis sur un caboteur suédois, le Anita Hans, en 1947-1948. Nous naviguions sur la Baltique. Le bateau était riche car la Suède avait été neutre pendant la guerre. Mais toute la côte sud de la Baltique avait été martyrisée par les Nazis puis, par revanche, par les Soviétiques. J’avais l’impression d’être un Américain ! »

gue encore, profitant des voiliers de ses amis. « J’embarque aussi sur les bateaux de la Marine nationale car je suis écrivain de la marine, un corps créé par Jean-François Deniau, au même titre que les peintres de la marine. J’ai un rapport privilégié avec elle… C’est un monde duquel je reste très proche. L’Indochine et l’embarquement ont vraiment marqué ma A 83 ans, Pierre Schoendoerffer vo- vie. »

Deux tables rondes sur la piraterie et la pollution par les plastiques La piraterie d’hier et d’aujourd’hui

Jacques Perrin fut un temps attendu en ce début juillet à Dunkerque pour le festival. L’acteur a joué dans plusieurs films de Schoendoerffer, et en 2010, dans un entretien au Monde où on le questionnait sur son intérêt pour la nature, il répondait : « Tout cela est très cinématographique. Le 317e Section de Pierre Schoendoerffer a été tourné à la frontière du Laos, du Cambodge et du Vietnam. Là, j’ai écouté l’orchestre de la nature, le matin, quand les sons montent de plus en plus fort… » Depuis, Jacques Perrin et Jacques Cluzaud

ont obtenu le César du meilleur film documentaire pour Océans, “hymne à la mer”. Pierre Schoendoerffer se déclare sensible à sa protection, citant le navigateur Alain Bombard qui, en 1952, traversait l’Atlantique sans vivres sur un canot pneumatique : « Il a dit qu’il ne pourrait pas le refaire aujourd’hui, tant les eaux sont polluées. » Croit-il que le cinéma, tel celui de Jacques Perrin, peut changer les choses ? « L’objectif du cinéma est de suggérer, de faire ressentir les choses, non de donner des leçons… » Pierre Schoendoerffer ne tourne plus pour l’instant. « J’aimerais, mais ce n’est pas facile. Il faut beaucoup d’argent pour faire un film, même bon marché. » Reste l’écriture. Un papier, un stylo, une petite paresse à vaincre… « Il y a quelque chose qui tourne en moi et je vais m’y mettre, il faut que ça germe. » Nous n’en saurons pas davantage. Sauf « qu’il y aura la mer, bien sûr ». Bien sûr.

Pêcheur d’Islande au Studio 43

I L’adaptation du roman de Pierre Loti par Pierre Schoendoerffer, Pêcheur d’Islande, sera diffusée le jeudi 30 juin à 21 h au Studio 43 de Dunkerque, en présence du réalisateur. L’action se passe en 1958 à Concarneau : « Le film a dû être modernisé pour des raisons financières car retrouver l’esprit fondamental du livre de Loti aurait coûté trop cher », reconnaît Pierre Schoendoerffer. « Transposer l’action au milieu du XXe siècle, c’est un peu le trahir… » I Association Terre Neuve/Studio 43 Pôle Marine, rue des Fusiliers-Marins à Dunkerque 03 28 66 47 89 ; http://studio43.fr/

TaraTari, le bateau en fibre de jute

Tient bon la vague, tient bon le vent

I L’enjeu : analyser les facteurs qui contribuent au développement de la piraterie, évaluer les conséquences de ce phénomène et déterminer les moyens de le combattre.

I Le contexte :

- Les océans sont à la fois le plus grand espace de liberté sur notre planète et l’espace vital du commerce mondial. - La piraterie est un phénomène qui a toujours existé et qui s’est adapté aux évolutions de l’homme, du commerce et des navires. I L’objectif de la table ronde : comprendre le phénomène de la piraterie contemporaine et tenter de répondre aux questions suivantes : son amplification est-elle due à la mondialisation ? Quel en est le coût pour l’économie mondiale, pour le transport maritime ? Quel est l 'enseignement de la dimension historique de la piraterie ? Par ailleurs, combattre la piraterie implique une coordination et une coopération internationales et suppose l’application de règles extraterritoriales. I Les intervenants : - Le vice-amiral d’escadre, Laurent Mérer, ancien Alindien (Amiral commandant la zone maritime de l’océan Indien) et auteur notamment de Moi, Osman, pirate somalien, publié en mai 2009 aux éditions Koutoubia (Grand prix 2010 des écrivains de langue française). - Gérard Jaeger, historien et écrivain. - Michael Pitiot, auteur de Pirate aux éditions Glénat. - Le vice-amiral Nielly, préfet maritime de la Manche et de la Mer du Nord, ancien Alindien. - Des représentants des armateurs. Les débats seront animés par Sylvain Tesson, président de la Guilde. I Les infos pratiques : vendredi 1er juillet à 14 h 30, au Kursaal (salle Vigie).

La pollution plastique en Atlantique

I L’enjeu : témoigner d’un sujet encore “tabou “en France et en Europe, la pollution des mers

par les matières plastiques, plus particulièrement dans l’Océan Atlantique qui borde la totalité des côtes françaises, directement (façade atlantique, Antilles, Guyane) ou indirectement (via la Manche, la Mer du Nord ou la Méditerranée qui communiquent avec celui-ci). Le développement de la société de consommation et celui des matières plastiques qui lui est étroitement associé ont en effet multiplié à l’infini les produits, contenants ou emballages susceptibles de se retrouver en mer plus ou moins entiers (macro-déchets) ou fractionnés (micro-déchets). I Le contexte : - La découverte, aux Etats-Unis, d’un océan de déchets dans l’Océan Pacifique, quelquefois dénommé “la soupe de plastique”. - La conférence d’Hawaï sous l’égide du programme des Nations Unies pour l’Environnement spécifiquement consacrée aux débris et déchets en mer qui vient de réunir 400 participants. - Le Grenelle de la Mer de 2009 et son groupe n˚14 (limité aux macro-déchets) I Les objectifs de la table ronde : faire un point sur la connaissance scientifique de la gyre de déchets plastiques en Atlantique, imaginer des actions pertinentes pour en réduire l’ampleur, et accentuer la mobilisation des énergies contre cette pollution. I Les intervenants : - Jean Claude Gascard, directeur de recherche au CNRS - Giora Proskurowski (USA), océanographe, Woods Hole Oceanographic Institution - Agnès Vince (en attente de confirmation finale), sous-directrice, Ministère de l’écologie - Robert Gastaldi, fondateur d’Ecocéane - Michel Loubry, directeur Ouest-Europe de PlasticsEurope - Charlotte Nithart, directrice de l’association Robin des Bois Les débats seront animés par Vincent Rattez, administrateur de la Guilde. I Les infos pratiques : samedi 2 juillet à 14 h 30 au Kursaal (salle Vigie).

TaraTari a passé six mois en mer sans dommage.

I Plus bricoleur que navigateur. Ainsi se définit Corentin Dechatel, mais cela ne l’a pas empêché de rallier le Bangladesh à La Ciotat, 14 000 kilomètres, sur un bateau de sa fabrication ! Ingénieur généraliste, ce Breton de 28 ans a choisi, en 2009, d’aller travailler sur le chantier naval d’Yves Marre au Bangladesh. « C’est làbas que se trouve la plus grande flotte de bateaux au monde » note-t-il, « car les infrastructures sont assez défectueuses et la population se sert des fleuves

comme des routes. Tous les bateaux sont encore en bois, or son prix augmente et les Bangladais vont bientôt passer au matériau composite, soit de la résine mélangée à de la fibre de verre. Leurs bateaux seront plus sûrs, dureront plus longtemps. Économiquement, cela sera plus intéressant pour eux. » L’inconvénient ? Le fait de devoir importer ces matériaux de construction et écologiquement, on fait mieux… Corentin Dechatel n’a pas trouvé d’alternative à la ré-

(Ph. TaraTari)

sine, mais travaille sur l’utilisation de la fibre de jute en remplacement de la fibre de verre. « 80 % du jute mondial vient du Bengale. C’est la deuxième fibre végétale la plus produite après le coton… » L’ingénieur a ainsi conçu TaraTari, “vite” en bengali, dont la fabrication a exigé 40 % de jute. Son bateau a prouvé sa résistance après six mois de mer dans des conditions difficiles. Il sera exposé à Dunkerque lors du festival. Corentin Dechatel cherche toujours des partenaires financiers pour développer son projet…

Dossier réalisé par Christophe Berrier et Virginie Varlet


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Festival mondial du film de la mer Le quatrième épisode du Peuple des océans sera présenté par Jacques Cluzaud

Rêver et réfléchir La vie marine comme on ne l’a jamais vue, d’abord au cinéma, et dès septembre à la télévision. Jacques Cluzaud et Jacques Perrin proposent un Océans, César du meilleur film documentaire, spécial petit écran

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céans fait partie de ces films qui prennent date selon Jacques Cluzaud, son réalisateur avec Jacques Perrin. Il a fallu quatre années et demie de prises de vue dans 54 endroits différents pour aboutir à cet « opéra sauvage », César du meilleur film documentaire en 2011, qui montre la vie sous-marine au plus près. Jacques Cluzaud et François Sarano, conseiller scientifique sur le film, viendront à Dunkerque présenter Le Peuple des océans, une série de quatre fois 52 minutes diffusée à partir du 11 septembre le dimanche après-midi sur France 2, puis sur Arte. Le quatrième épisode, De la terre à la mer sera projeté lors du festival. « Cette série n’est faite qu’à partir d’images nouvelles, à la fois des séquences qui n’ont pas été vues dans le film, et des scènes avec d’autres plans, un montage différent » explique Jacques Cluzaud. « Il n’y avait aucun commentaire dans “Océans”. Là, nous serons toujours dans le ressenti, mais une parole scientifique simple accompagnera les épisodes, sans pour autant sortir le spectateur de l’image. Il ne s’agit en aucun cas d’un sous-produit pour la télévision. Cette série nous a demandé un an de travail. »

Tournage et production

Qu es tio ns à

Jacques Cluzaud collabore depuis une douzaine d’années avec Jacques Perrin. Ensemble, ils ont déjà réalisé Le Peuple migrateur ainsi

Jacques Cluzaud collabore avec Jacques Perrin depuis une douzaine d’années.

eux, sans les quitter, les voir comme on ne les avait jamais vus jusqu’alors. L’émotion doit fonctionner et les animaux être considérés comme des personnages. Nous avons eu envie de les montrer de face. Comment se mettre devant un banc de thons qui arrivent à pleine vitesse et les filmer arrivant vers nous ? Il nous a fallu un an pour développer des outils afin d’aboutir à ce genre de plans… »

© DR

Impact à long terme

que Voyageurs du ciel et de la mer. Comment se répartissent-ils les tâches ? « Nous travaillons ensemble de façon très différente en sachant que Jacques Perrin est l’initiateur du projet et qu’il en est aussi le producteur. Pour ce qui est de la préparation du scénario, de la collecte des informations, on le fait à deux. Nous voyons tous les scientifiques possibles et il nous faut un long travail de préparation pour aboutir à un guide scénaristique ou à un scénario. Je suis davantage sur les tournages que Jacques qui doit gérer toute la partie production. Mais on revoit toutes les images ensemble, on s’oc-

cupe du montage, de la musique à deux… » Et les images sont tellement bluffantes qu’on doute parfois de leur véracité… « Mais tout ce qui est impressionnant est vrai ! » insiste Jacques Cluzaud. « La caméra se trouve vraiment à côté des dauphins lancés à pleine vitesse. Les seuls trucages utilisés le sont lors des massacres d’animaux. Par exemple, nous n’allions pas filmer de vrais requins lors des scènes où on leur coupe les ailerons… Nous avons voulu filmer les choses autrement, ressentir les déplacements des animaux différemment en restant en contact avec

Plusieurs millions de spectateurs ont été touchés par le film, un nombre croissant grâce à la version pour le petit écran. Quel impact cela peut-il avoir ? « Il faut voir ça à long terme. Juste après “Le Peuple migrateur”, la période d’ouverture de la chasse a été rallongée ! Il n’y a pas de conséquences dans l’immédiat. Le message général du film n’est pas alarmiste, il s’en dégage même une certaine part d’optimisme. Ce qui a été filmé existe. Dans les espaces protégés, il y a toutes les chances pour que la vie revienne. Je pense par exemple à PortCros où ça a été le cas. Si l’on crée des sanctuaires, diverses espèces peuvent s’y réancrer. Je suis optimiste par rapport aux capacités de régénération de la vie marine. On ne fait pas l’impasse sur ce qui se passe, et je crois en un travail de fond, notamment auprès des enfants auxquels “Océans” a offert des images sublimes sur lesquelles rêver. »

La Guilde I La Guilde, qui coordonne ce premier festival, est une ONG créée en 1967. Elle se définit par l’esprit d’aventure et de découverte, les engagements de la solidarité et une dynamique culturelle. C’est ainsi qu’elle regroupe aujourd’hui un ensemble de programmes ayant chacun des objectifs spécifiques. La Guilde suscite et soutient les initiatives aventurières et solidaires, envoie chaque année des centaines de volontaires de courte ou longue durée à travers le monde, et organise des grands raids telle l’expédition culturelle et scientifique Paris-Kaboul. Enfin, depuis quelques années, la Guilde organise des manifestations. Dijon accueille ainsi le festival du film d’aventure depuis vingt ans.

PRATIQUE I Tarif individuel 1/2 journée : 2 euros table ronde 2 euros soirée 5 euros I Tarif réduit individuel (moins de 26 ans, demandeur d'emploi, personne en situation de réinsertion professionnelle ou d'apprentissage) 1/2 journée : 1 euro table ronde : 1 euro soirée : 2,50 euros I Gratuité pour les enfants de moins de 12 ans et les groupes scolaires

« La mer, c’est un espace de liberté »

Laurent Merer, vice-amiral d’escadre, président du jury

Des ancres à l’encre I Âgé de 62 ans, Laurent Merer a fait toute sa carrière dans

la Marine nationale, préfet maritime de la Manche et de la Mer du Nord, commandant des Forces navales de l’Océan Indien, préfet maritime de l’Atlantique… Depuis 2006, il se consacre à l’écriture d’ouvrages plébiscités par la critique : Alindien, un marin dans l’Océan Indien, lui a valu le prix de l’Académie, et Préfet de la mer, le prix des administrateurs des Affaires maritimes.

Ce festival, c’est comme un retour aux sources pour vous… Laurent Merer : « Oui, et je suis ravi de revenir dans la région. Je suis né à Oye-Plage et toute ma famille, côté maternel, était dans ce secteur, à Nouvelle-Eglise, Vieille-Eglise, des cultivateurs. J’ai encore des cousins sur la Côte d’Opale qui, bien sûr, viendront au festival. » Est-ce sur la Côte d’Opale que vous est venue votre vocation maritime ? « Je ne sais pas. Mon père était Breton, ma mère du Pas-deCalais, je suis donc vraiment du bord de mer et ce n’est pas étranger à la vie que j’ai menée. » Le hasard a même voulu que vous commandiez un patrouilleur dénommé La Dunkerquoise… « Oui, c’était en 1981… en Nouvelle-Calédonie ! A l’époque, toute une série de bateaux portaient des noms les reliant aux villes : la Paimpolaise, la Dieppoise… » Que retenez-vous de votre passage, vingt ans plus tard en 2001, comme préfet maritime de la Manche Mer du Nord ? « Des souvenirs assez forts. J’avais la responsabilité, à partir d’un poste basé à Cherbourg, de la zone maritime allant de la frontière belge au Mont Saint-Michel, et notamment des Cross (centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage). Le principal boulot d’un préfet maritime, c’est le sauvetage et le déminage, qui impliquent 700 à 800 missions par an. Et il m’est arrivé de venir à Dunkerque en urgence… » Comme pour l’échouage du Faith IV… « Oui, une sacrée frayeur ! C’était le 10 février 2001. Ce pétrolier de 40 000 tonnes est venu s’échouer dans le chenal,

Cet écrivain-marin présidera le jury et participera à la table ronde sur la piraterie. (© DR)

sur le banc de Snouw, il avait fait une fausse manœuvre et s’est planté l’avant dans le sable. Ce n’était pas longtemps après la catastrophe de l’Erika, et le même type de pétrole dans les soutes, d’où la tension… Par extraordinaire, il s’est échoué lors d’une marée haute de gros coefficient, si bien qu’on avait une seule chance de le tirer avant que les coefficients de marée ne chutent, et c’était le soir même à minuit. Alors on a mobilisé les remorqueurs et le matériel dans la journée, j’ai rejoint le Cross Gris-nez, j’ai vu le préfet, Michel Delebarre aussi… On savait qu’on avait trente minutes pour agir, on avait neuf remorqueurs… et le pétrolier a commencé à bouger à 00 h 28 ! Si on n’avait pas réussi à le sortir, il se serait cassé inévitablement… » Quel regard portez-vous sur l’évolution du littoral ces dix dernières années ? « Heureusement, on y a renforcé la sécurité avec des remorqueurs plus puissants… même si les Anglais ont décidé de lever le pied en affectant l’Anglian Monarch ailleurs. Il reste important pour la France d’avoir un remorqueur en perma-

nence, car en cas d’accident, la pollution viendrait plutôt de notre côté. Depuis le naufrage de l’Erika (en novembre 1999), beaucoup de progrès ont été réalisés en matière de sécurité maritime, mais il faut continuer, car le trafic ne diminue pas, la taille des bateaux augmente, il faut constamment être en alerte. Le problème, c’est que nos politiques ont longtemps sous-estimé les enjeux. Aujourd’hui il y a davantage d’intérêt des pouvoirs régaliens à s’occuper des questions maritimes, mais il a fallu un certain nombre de catastrophes pour en arriver là ». Comment expliquez-vous que la mer fascine autant les milieux de la création, dans la littérature, le cinéma, la musique ? « La mer, c’est un espace de liberté, alors que la terre ce sont des contraintes, des frontières. La mer, c’est aussi une aspiration à d’autres horizons, ça fait rêver les hommes. C’est aussi un espace qui permet d’aller vers les autres. Il est donc normal que ça inspire autant. » Comment abordez-vous ce festival du film de la mer de Dunkerque, où vous serez le président du jury ? « Je suis content de pénétrer dans le monde du cinéma, moi qui suis plutôt un homme de livres, de voir ce qui se fait de mieux, de rencontrer celles et ceux qui ont tourné. J’ai déjà présidé des jurys de concours de livres, mais jamais de films, ce sera une belle expérience ». Et quel type de président serez-vous ? « On se réunira avec l’ensemble des membres pour définir la méthode de travail, car il faut le faire avec sérieux. Je m’informerai aussi de la façon dont ça se passe dans d’autres festivals, pour être le plus objectif possible ». Lors de ce festival, vous interviendrez également lors de la table ronde sur la piraterie. Quelle sera la teneur de votre discours ? « C’est un sujet que je connais très bien pour avoir mené des opérations dans l’Océan Indien, j’ai écrit un livre abordant la question vue du côté des pirates, j’en écris un autre actuellement sur la piraterie d’hier et d’aujourd’hui… Ce qui m’intéresse, c’est de parler des pirates, de ces hommes qui se lancent dans cette aventure sordide, pourquoi ça resurgit dans certains endroits, pourquoi ils en sont revenus aux armes. Il ne s’agit pas d’excuser, mais de comprendre ce qu’il y a derrière ». Tout cela au pays des Corsaires… « (rires) Les Corsaires, ce n’est pas tout à fait pareil ! Mais c’est un peu la même catégorie de profession ».


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Festival mondial du film de la mer 20 films sélectionnés, 17 films en compétition et 2 tables rondes...

Au programme de ces trois jours maritimes JEUDI 30 JUIN au Studio 43 (rue des Fusiliers Marins)

21h00 Pêcheur d’Islande VENDREDI 1ER JUILLET au Kursaal

10h30 Profit, pollution and deception – BP and the oil spill 11h25 Eco-crimes : pirates des poissons 14h30 - Table ronde La piraterie d’hier et d’aujourd’hui 14h30 Un bateau pour Haïti 15h30 Posté à bord 16h50 Lost years A sea turtle odyssey 17h50 Les fantômes de L'Oiseau Blanc 20h30 OUVERTURE OFFICIELLE DU FESTIVAL 21h00 Le peuple des océans « De la terre à la mer » 22h00 Some place with a mountain SAMEDI 2 JUILLET

Alessandro di Benedetto : autour du monde sur un voilier de 6,50 m Un film de Frank Aubert, production : AMP Interactive - France, 52 mn, 2011, avant-première.

En 2009, Alessandro (francoitalien) part faire un tour du monde en solitaire, sans escale, sans assistance et en complète autonomie sur un petit voilier. Au cours de ce voyage, il affrontera des conditions météorologiques les plus extrêmes, surmontera les difficultés d'un démâtage, passera le cap Horn avant de ramener le bateau à bon port, sans escale. C’est la première navigation de l'histoire de la voile, réalisée sur un aussi petit bateau. Anne Quéméré : le défi Pacific solo Adrien 2011 Hors compétition. Anne est la seule femme à avoir réussi la double traversée de l’Atlantique à l’aviron, en solitaire et sans assistance, par la route sud en 2002 puis par la route nord en 2004. En 2006, elle a réalisé une transatlantique en solitaire, en ralliant New-York à Ouessant, à bord d’un prototype de 5,50 mètres tracté par une aile de kite. Elle vient de réaliser une nouvelle première mondiale à bord d’un kiteboat « nouvelle génération » en traversant l’océan Pacifique en solitaire (soit 7 000 km en 78 jours).

au Kursaal

Dragon ladies - Nous irons à Venise… Hors compétition.

10h30 For cod’s sake 11h30 Le Juan de la Cosa, Saint Bernard de l’Atlantique 12h00 Dragon ladies Nous irons à Venise… 12h15 Anne Quéméré : le défi Pacific solo Adrien 2011 14h30 - Table ronde La pollution plastique en Atlantique 14h30 Gum for my boat - Surfing in Bangladesh 15h15 L’odyssée polynésienne 16h40 The last hunters 17h30 Tara océans, Le grand bloom 21h00 Mon père, le commandant Jacques-Yves Cousteau 22h00 Alessandro di Benedetto : autour du monde sur un voilier de 6,50 m

Extrait de Sylvie Barbe et Yvonne Debeaumarché, production : Docside production - France, 2010.

DIMANCHE 3 JUILLET au Kursaal

10h00 Free swim 11h00 Jolokia, l’odyssée des « Bras cassés » 12h00 à 13h00 ANNONCE OFFICIELLE DU PALMARÈS 14h30 à 18h00 Rediffusion de 4 films primés.

Ce programme est susceptible de modifications ultérieures.

La « Vogalonga » c'est le rêve de vingt femmes rémoises opérées d'un cancer du sein. C’est aussi l'épopée du premier équipage féminin de Dragon Ladies, sa constitution, ses entraînements, ses doutes et enfin le jour où toutes ensembles elles ont affronté plus que la lagune de Venise. Fortes de cette expérience, dix d’entre elles se sont données un autre défi : traverser la Manche en juin 2012. Eco-crimes : pirates des poissons Un film de Heinz Greuling et Thomas Weidenbach, production : Seppia - France, 52 mn, 2009.

Le Léna faisait partie d’une flotte qui ne respecte ni les quotas de pêche, ni les lois. Aujourd’hui, il croupit au large de l’Australie, coulée par les autorités de pêche locales. Les pirates de ce navire chassaient la légine australe. La chair blanche de ce poisson vaut de l’or. Une seule cargaison suffit pour faire de ces pirates et de leurs commanditaires des millionnaires. En conséquence : le crime organisé pille les mers, la survie de la pêche est menacée et la légine australe est proche de l’extinction. For cod’s sake - Pitié pour la morue Un film de Folke Rydén, production : Folke Rydén Production - Suède, 52 mn, 2009.

Les pêcheurs, les scientifiques et les politiques ont fait tout ce qu’il fallait pour éliminer la morue de la mer Baltique. Heureusement, les mesures écologiques récentes ont favorisé la recrudescence de la morue dans cette mer. L’Union européenne déclare qu’elle veut sauver

l’espèce, mais ironiquement, ses réglementations obligent les pêcheurs à rejeter en mer des milliers de morues mortes. Les scientifiques qui conseillent cette institution désapprouvent l’ampleur de ce problème. La morue est-elle donc, vraiment, de retour ? Free swim - Nage libre Un film de Jennifer Galvin, production : Reelblue - USA/Bahamas, 50 mn, 2009, inédit.

Paradoxalement, certains insulaires ne savent pas nager. C’est le cas sur l’île d’Elenthera dans les Bahamas où nous suivons un groupe d’enfants qui tentent de vaincre leur peur, de gagner confiance en eux et de renouer avec leur environnement en apprenant à nager dans la mer. Avec à l’esprit la mort d’un ami noyé et les conflits liés au tourisme grandissant, pour ces enfants, il ne s’agit pas seulement de flotter, mais d’acquérir de nouvelles techniques utiles à leur avenir. Gum for my boat - Surfing in Bangladesh - Le Bangladesh gagné par le surf Un film de Russell Brownley, production : Jeddiah Clothing Company - USA, 33 mn, 2009, inédit.

Au Bangladesh, la mer est considérée comme inaccessible, en raison de la peur qu’elle suscite et d’une culture islamique très conservatrice. Néanmoins un club de surf essaie d’intégrer ce sport à la culture locale. La pluspart des garçons et filles de ce club sont des enfants de la rue et certains ne savent même pas nager. Mais la passion du surf les réunit autour d’un océan dont ils ignoraient tout, et la mer est devenue pour eux une source de plaisir, d’évasion et une chance de gagner leur vie. Jolokia, l’odyssée des « Bras cassés » Un film de Chloé Henry-Biabaud, production : La Générale de Production. Avec la participation de Ushuaïa TV, de la RTBF et du CNC. Coproduit par TV Rennes 35 / Rennes Cité Média - France, 52 mn, 2011.

Pourquoi partir en mer ? Pour dépasser l'horizon ? L'appel du large, plein de promesse et de rêve, est irrésistible pour celui qui veut repousser ses limites. Le 8 septembre 2010, un équipage de marins valides et handicapés s'élance à bord de Jolokia pour un record océanique entre Lorient et l'île Maurice et répondre à ces interrogations. C’est une aventure hors du commun qui s'attache au vécu d'une équipe « pas comme les autres », ébauchant ainsi une réflexion concrète sur l'intégration. Le Juan de la Cosa, SaintBernard de l’Atlantique Un film de Ramon Gutierrez, production : France 3/Thalassa - France, 27 mn, 2010.

Chaque année, quand revient le mois de juin, plus de 600 bateaux traquent le thon au large du golfe de Gascogne. Ces milliers de pêcheurs, qui pratiquent l’un des métiers les plus dangereux au monde, sont le plus souvent à plus de 400 mille des côtes. En cas d’accident, tous le savent, il leur faudrait plusieurs jours de navigation pour regagner un port, à moins qu’ils n’aient la chance de croiser la route

d’un « Saint-Bernard des mers », un navire capable de leur porter assistance. Le peuple des océans : « De la terre à la mer » Un film de Jacques Cluzaud et Jacques Perrin, production : Galatée Films, France 2 - France, 52 mn, 2011, avant-première.

C’est l’histoire des baleines, des dauphins, des iguanes, des manchots et de tous ces animaux marins qui ne respirent pas dans l’eau. Ces animaux ont troqué leurs pattes contre des nageoires et ne dorment que d’un œil pour continuer à respirer. Paradoxe absolu, certains viennent chasser, hors de l’eau, sur le rivage. Ils prennent là le risque mortel de revenir dans un monde qui n’est désormais plus le leur… Les fantômes de L'Oiseau Blanc Un film de Herlé Jouon, production : Grand Angle Productions, Thalassa - France, 22 mn, 2010, hors compétition.

Le 8 mai 1927 Nungesser et Coli décollent du Bourget pour tenter la première traversée Paris-New York, à bord de L'Oiseau Blanc... Ils seront vus au-dessus d'Étretat, puis plus rien. Depuis quatre ans Bernard Decré, mène l'enquête sur cette disparition. En octobre dernier, il découvre des documents dans les archives du gouvernement américain. Des coast guards auraient repêché et caché des morceaux d'ailes de L'Oiseau Blanc qui auraient donc traversé l'Atlantique onze jours avant Lindbergh ! L’odyssée polynésienne Un film réalisé par Olivier Comte et coécrit avec Hélène Constanty, production : Point du Jour, Arte, Bleu Lagon et Grand Angle - France, 52 mn, 2009.

Au milieu du Pacifique, les îles de Polynésie sont comme des oasis dans un désert maritime. Hawaï au Nord, l’île de Pâques à l’Est, la NouvelleZélande au Sud et au centre, la Polynésie française. Ces

ce jusqu’à l’âge de trente ans. À cet âge, elle reviendra à terre pour pondre sur la même plage où elle est née. Nous découvrons là les quinze « années perdues » des tortues, pendant lesquelles elles disparaissent dans l’immensité du sud de l’océan Pacifique...

dégâts par des méthodes vivement critiquées. Le film examine non seulement les moyens mis en œuvre par le géant pétrolier et gazier pour nettoyer le golfe du Mexique mais aussi les risques pour la population et l’environnement.

Mon père, le commandant Jacques-Yves Cousteau

Un film de Steve Goodall, production : Apuur.org - USA, 55 mn, 2010, inédit.

Un film de Jean-Michel Cousteau et Catherine Lecoq, production : Jean-Michel Cousteau Productions, avec la participation de France Télévisions - France, 52 mn, 2011.

Les Lapita, sont les ancêtres de nombreuses cultures du Pacifique tropical. Mais leur mode de vie et leur culture sont menacés de manière dramatique par l’inondation de leurs îles. Un marin, Steve Goodall, est allé à leur rencontre. Il a découvert qu’ils ignoraient tout de l’élévation du niveau des mers. En apprenant cette nouvelle, ils lui demandèrent de l’aide. Steve recueilla leurs témoignages, filma leur façon de vivre avant d’aller rechercher de nouvelles terres, pour eux.

Le commandant Jacques-Yves Cousteau est décédé en 1997 Il aurait 100 ans aujourd’hui et c’est l'occasion de revenir sur l'incroyable parcours de cet océanographe visionnaire (inventeur du scaphandre autonome moderne) qui a révolutionné l'étude des mondes sous-marins. Pour réaliser son documentaire, son fils JeanMichel a retrouvé d’anciens membres de la Calypso. Pêcheur d’Islande Un film de Pierre Schoendoerffer, production : G. de Beauregard - France 1959, hors compétition. Diffusé avec la présence exceptionnelle du cinéaste (président d’honneur des Écrans de la Mer).

Difficile adaptation de l’œuvre de Pierre Loti par Pierre Schoendoerffer. En regrettant de la trahir tout en la modernisant, le réalisateur reste très attaché à ce film de ses débuts « tourné avec une grande joie ». Posté à bord Un film de Charles Véron, coproduction : Aligal Production, RFO, France O - France, 52 mn, 2010.

Plusieurs fois par an, un grand chalutier usine quitte La Réunion et part, pour trois mois de navigation dans l’océan Indien, au large des îles Kerguelen. Là, il réalise une pêche à haut risque, dans une mer le plus souvent déchaînée. À bord, trente marins de toutes origines, sont recrutés sur place par le capitaine du navire. Ils vont vivre trois mois

© R. Hermann - Galatée films

îles sont habitées par un seul et même peuple : les Maori. À l’aube des temps, des hommes ont abordé sur ces îles. Mais d’où venaient-ils ? Le mystère du peuplement de ces terres fascine depuis toujours les voyageurs.

hors du temps, partager au quotidien le danger, l’angoisse, la fatigue et la promiscuité. Hors du temps ? Vite dit !

Lost years - A sea turtle odyssey - Les années perdues l’odyssée d’une tortue de mer

Un film de Volker Barth, production : WDR Allemagne, 44 mn, 2010, inédit.

Un film de Jeremy Hogarth, production : Gulliver Media - Australie, 52 mn, 2010, inédit.

C’est l’histoire extraordinaire de la survie des tortues Caouannes, une espèce qui vit le long des côtes du Nord de l’Australie. Nous suivons une tortue, depuis sa naissan-

Profit, pollution and deception - BP and the oil spill Bénéfices, pollution et tromperie BP et la marée noire Suite à l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon de BP, le pétrole a jailli pendant des mois dans le golfe du Mexique. L’accident a provoqué un désastre écologique d’une dimension encore inégalée. BP s’efforce, tant bien que mal, de maîtriser les

Some place with a mountain Un endroit coiffé d’une montagne

Tara océans - Le grand bloom Un film de Michaël Pitiot, production : MC4, Fonds Tara, France Télévisions, Thalassa, Planète Thalassa, CNRS Images - France, 52 mn, 2011.

Quittant Abu Dhabi, dans le golfe persique pour les eaux du Sultanat d’Oman, Tara part explorer l'océan Indien afin de remonter la chaîne biologique du carbone. Car les algues sont les composantes actives d'une pompe biologique des océans qui fait respirer la planète. Pour cette mission, l’équipage doit parvenir à intercepter un incroyable phénomène naturel : un bloom de plancton, une immense explosion de vie marine. The last hunters - Les derniers chasseurs Un film de Steve Lichtag, production : Twin Star Production - République Tchèque, 45 mn, 2010, inédit.

Les chasseurs de baleines de Lamalera dans les îles indonésiennes de Lembata ont une existense rude. Ce sont les derniers à chasser de manière traditionnelle non seulement les baleines mais aussi les dauphins et les raies Manta. Depuis des siècles, ils naviguent à bord de vieux bateaux en bois pour mener des combats impitoyables à l’aide de harpons en bambou. L’avenir incertain de cette communauté dépend non seulement du courage mais aussi de la chance de ces « derniers chasseurs ». Un bateau pour Haïti Un film de Régis Michel et Philippe Fontenoy, coproduction : Pacifico Island Productions France Télévisions, France, 52 mn, 2010.

Jean-Pierre Coïc est marin pêcheur. Pour venir en aide aux pêcheurs haïtiens, il traverse l’océan pour leur apporter des bateaux français promis à la destruction. Avec l’association Solidarité Pêche, il se bat pour récupérer le Breizh da Viken. Cinq mois de travaux, deux mois de convoyage seront encore nécessaire avant que cet ancien fileyeur de 12 m puisse commencer une nouvelle vie. Enfin, depuis août 2010, il permet à près de 60 familles haïtiennes d’améliorer leurs conditions de travail et leur niveau de vie.


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Festival mondial du film de mer de Dunkerque by Groupe Nord Littoral - Issuu