Skip to main content

L'équipe de France de basket à Gravelines

Page 1

Mercredi 24 août 2011

27

L’équipe de France de basket-ball en tournée L’équipe de France vendredi, à Gravelines dans le cadre du "Plus grand terrain de jeux"

Un an jour pour jour avant les JO

La région saisit, depuis cinq ans, l’opportunité de devenir la base arrière des prochains Jeux Olympiques de Londres grâce notamment à la construction et la réhabilitation d’équipements sportifs. Un des évènement sera l’organisation du match France / Bosnie vendredi à Sportica, à Gravelines (20h30). Où en est aujourd’hui le projet à un an des JO ?

D

a quelques semaines et qui s’est engagée à revenir avant les Jeux de Londres. L’équipe de France de handball a choisi, quant à elle, Dunkerque pour sa préparation soit en avril, soit en mai 2012. Nous avons des contacts sérieux avec beaucoup d’autres équipes. Des délégations africaines de basket se sont aussi rendues sur nos équipements sportifs et, pourtant, ce ne sont pas elles qui ramèneront des médailles de Londres, mais nous les accueillons comme toutes les autres. »

ernière ligne droite pour la Région et son faramineux projet du "Plus grand terrain de jeux". Ça y est, depuis le 27 juillet dernier, il reste un an, jour pour jour, avant l’ouverture officielle des Jeux Olympiques de Londres. Depuis cinq ans, la Région s’est engagée dans cette aventure. La venue de l’équipe de France vendredi à Gravelines et samedi à Liévin fait office de nouvelle étape dans la quête de délégations qui pourraient choisir les structures nordistes comme base arrière des JO. Rencontre avec Wulfran Despicht, président du comité de pilotage de ce projet.

Comment convaincre des délégations de se préparer dans la région en vue des JO ?

L’équipe de France de basket à Gravelines, Calais et à Liévin symbolise l’avancée du Plus grand terrain de jeux...

« Nous sommes dans la dernière phase. Plus on avance, plus les liens sont étroits avec les JO. L’équipe de France vient dans le cadre des Jeux Olympiques mais aussi pour préparer l’Euro de basket. Pour nous, ce sera l’année la plus chargée. Jusqu’ici, environ 120 délégations étaient accueillies, par an, dans la région. Cette année, on en attend 200, toutes disciplines confondues, pour utiliser nos équipements. » Wulfran Despicht veut poursuivre à long terme le projet du Plus grand terrain de jeux.

Peut-on dire que le projet mené respecte normes internationales, la piscine de Béles délais fixés ? thune, avec une nouvelle réalisation livrée « Nous sommes parfaitement dans les dé- en 2007 et un bassin de 50 mètres, la pislais. Par rapport à d’autres régions, on a dé- cine de Dunkerque, qui opère sa mutation gainé très tôt et la pertinence de notre projet pour rester au premier niveau de compétiest aujourd’hui reconnue. Nous nous som- tion européenne ; elle fait d’ailleurs partie mes aussi engagés dans des réhabilitations et des constructions d’équipements spor- des plus belles de France. C’est pour cette raison qu’elle accueillera, au printemps, les tifs. » championnats de France de natation qualifiLà-aussi les délais ont été respectés ? De catifs pour les Jeux Olympiques. Et puis, quoi la Région peut-elle aujourd’hui être l’équipe de France de natation viendra, pour fière en termes d’aménagements sportifs ? son dernier stage avant Londres, la pre« Il nous reste le Vélodrome de Roubaix et mière quinzaine de juillet. N’oublions pas ennous serons l’une des régions les mieux fin le bassin d’aviron de Gravelines qui vient équipées en France. Parmi nos plus beaux d’accueillir deux délégations de Nouvellesites, nous avons le Stade couvert de Liévin, qui avait anticipé l’appel (le projet de ré- Zélande, quand même l’une des plus granhabilitation avait été lancé en amont du Plus des nations au monde. Cette base arrière a grand terrain de jeux), le Stadium Nord, qui permis de sortir ce projet et nous disposons a aussi réhabilité sa piste d’athlétisme aux aujourd’hui d’un équipement de premier ni-

veau en matière d’aviron, de canoë et de natation en eau libre. » Après l’équipe de France de basket, quelle sera la prochaine grande étape avant les JO ? « Chaque équipe que nous accueillons est une étape supplémentaire à franchir. Il n’y a pas de petites équipes ou de grandes délégations, on met les mêmes soins à recevoir l’équipe de France de basket et l’équipe haïtienne de judo. Et ce, qu’elles soient valides ou handisports. Parce que notre projet s’oriente sur le sport olympique mais également paralympique. » Lors de ces deux matches internationaux de basket, vous recevez la délégation française, mais pas seulement... « On reçoit également la Bosnie et la Belgique. Nous attendons aussi l’équipe de France de judo qui est venue au Touquet il y

« Le monde du sport est petit. On s’est appuyés sur les grands sportifs du Nord Pas-de-Calais, comme Arnaud Tournant, ou sur des clubs comme l’USDK pour le handball, le BCM pour le basket, le Losc et le RC Lens pour le football. Ce sont eux nos relais pour parler de notre projet et nous dire quels sont les bons endroits pour transmettre nos informations et faire du lobbying. Nous avons réussi à faire reconnaître la Région comme un grand lieu sportif, grâce à l’ensemble du monde sportif. » Quels sont les retours des équipes ayant déjà effectué un stage dans la région ? « La satisfaction est grande. Nous avons beaucoup de demandes et de retours positifs. Je ne vais pas dire que c’est un sans faute mais, à ma connaissance, aucune équipe n’est repartie déçue de son stage. » Quand prendra fin "Le plus grand terrain de jeux" ? « En août et septembre 2012, il y aura une dimension importante touristique. On doit poursuivre ce travail et préparer ce rendezvous. Le projet ne prendra pas fin, le 25 septembre et la clôture des Jeux Paralympiques, il changera probablement de nom. Les contacts constitués pendant cinq ans et les habitudes des équipes prises sur nos équipements sportifs ne serviront certes pas pour les JO de Rio en 2016, mais nous aurons encore des compétitions majeures qui se disputeront en Europe. On continuera d’avoir des équipes et des sportifs de très haut niveau dans le Nord - Pas-de-Calais. »

L’équipe de France face à ses adversaires en chiffres

La Bosnie et la Belgique : deux équipes qualifiées pour l’Euro 2,05 m), Ermin Jazvin (31 ans, 2,10 m), Elmedin Kikanovic (22 ans, 2,10 m), Mirza Vendredi 26 août à 20h30 au Teletovic (25 ans, 2,06 m), Sportica de Gravelines. (Ca- Ratko Varda (32 ans, 2,13 m) pacité d’accueil 3 400 places) Complet. En lever de ri- Les derniers deau, France-Afrique du résulats de la Sud en handisport à 15h Bosnie (gratuit). - Bosnie-Macédoine 55-50 - Bosnie-Serbie 61-82 Le groupe - Bosnie-Slovénie 59-62 bosniaque : - Bosnie-Italie 58-57 I Meneurs : Nemanja Gor- Bosnie-Grèce 62-87 dic (22 ans, 1,92 m), Aleksej Nesovic (26 ans, 1,89 m), - Bosnie-Pologne 68-87. Sasa Vasiljevic (32 ans, France - Belgique 1,83 m) Samedi 27 août à 20h au I Arrières/Ailiers : Nihad Stade couvert régional de Djedovic (21 ans, 1,96 m), Liévin (capacité d’accueil 5 Bozo Djurasovic (24 ans, 200 places) Complet. En le2 m), Henry Domercant (30 ver de rideau, France-Belgians, 1,93 m), Goran Ikonic que en handisport à 15h (gra(31 ans, 1,96 m), Feliks Koja- tuit). dinovic (32 ans, 1,96 m), Mi- Le groupe belge lan Milosevic (25 ans, I Meneurs : Roel Moors 2,03 m) (32 ans, 1,86 m), Jorn SteinI Intérieurs : Kenan Bajra- bach (22 ans, 1,80 m), Jonamovic (30 ans, 2,06 m), Edin than Tabu (25 ans, 1,90 m), Bavcic (27 ans, 2,10 m), Mira- Sam Van Rossom (25 ans, lem Halilovic (20 ans, 1,88 m)

France - Bosnie Herzégovine

Les Bleus ont choisi de peaufiner leur préparation à Gravelines et à Liévin cette semaine.

I Arrière/ailiers : Marcus Faison (33 ans, 1,96 m), Dimitri Lauwers (32 ans, 1,87 m), Guy Muya (28 ans, 1,99 m), Jean-Marc Mwema (22 ans, 1,95 m), Randy Oveneke (25 ans, 1,99 m) I Intérieurs : Christophe Beghin (31 ans, 2,07 m), Maxime de Zeeuw (24 ans ; 2,05 m), Axel Hervelle (28 ans, 2,05 m), Didier M’Benga (30 ans, 2,13 m), Tomas Van Den Spiegel (33 ans, 2,14 m)

Les matchs de préparation - Belgique-Canada : 68-74 - Belgique-Allemagne 65-71 - Belgique-Turquie 60-66 - Belgique-Grèce 70-61. Dans l’historique des confrontations France-Belgique, la France est sortie victorieuse à 41 reprises pour 17 défaites. Textes : Rémi FOULON et Marc VASSEUR Photos : JF MOLLIÈRE/FFBB


28 Mercredi 24 août 2011

L’équipe de France de basket-ball en tournée Sur les traces du meneur de jeu de l’équipe de France

Tony Parker et sa famille sont passés par Gravelines lors de la saison 1988/1989 Les trois enfants de Tony Parker senior ont joué à Grand-Fort-Philippe pendant que leur père occupait la fonction d’assistant de Christian Devos au BCM. Une saison passée à Gravelines qui a laissé quelques souvenirs...

I

l y a forcément de la fibre US dans ce joueur. Un talent à l’état pur qui, pourtant, est né en Belgique, à Bruges. Cherchons l’erreur. Samedi, à Liévin, le meneur de jeu de l’équipe de France retrouvera son pays natal. La veille, il aura disputé un premier match à Gravelines, une terre qui ne lui est pas inconnue pour y avoir vécu avec son père et ses deux frères.

C’est du côté du paternel qu’il faut chercher un lien américain ; lui est originaire de Chicago. Dans l’optique de sa carrière professionnelle sportive, Tony Parker senior quitte l’Amérique pour l’Europe dans les années 70, direction les Pays-Bas, puis la Belgique. C’est lors de son passage au club de Bruges que son épouse donne naissance à Tony Parker junior. La petite famille traversera ensuite les Flandres pour rejoindre Denain (avec qui il remporte la Coupe de France en 1984), Dieppe et Rouen. Après le divorce du couple Parker, c’est bien le père qui obtient la garde des enfants et c’est à partir de ce moment que la vie du fils prodige prend un véritable tournant autour du ballon rond.

Tony Parker a joué à Grand-Fort-Philippe Mais, pendant ces années d’escapade en France, les Parker ont fait une halte à Gravelines. Contrairement aux rumeurs qui voudraient que le père ait porté les couleurs du BCM, il n’en a rien été. « Il a

Tony Parker senior (à gauche) a été l’assistant de Christian Devos au BCM. TP junior (à droite) foulera pour la première fois le parquet de Sportica.

juste été mon assistant en 1988-1989 », explique Christian Devos, président du club gravelinois. Un peu comme la mission conférée à Christophe Millois aujourd’hui sur le banc du BCM. Par contre, Tony Parker senior a déjà foulé le parquet gravelinois, mais bien en tant que visiteur...

C’est à Grand-Fort-Philippe que les trois fils ont fait quelque classes, dont TP, un jeune joueur au profil déjà intéressant. Et lorsqu’ils ont déménagé de Gravelines, les trois basketteurs en herbe ont conservé des liens avec la cité de Vauban, notamment à travers les camps d’été organisés par le BCM (1990,

1991, 1992). « Il avait des qualités, c’était un peu comme les Gomis dans leur temps, on savait que ça allait être un grand joueur, mais je ne savais pas qu’il allait jouer en NBA ! », confie Christian Devos. Ce dernier a retrouvé son ami, Tony Parker senior, cette semaine. Et même s’il n’a jamais porté les couleurs du BCM en tant que

joueur, il n’est pas rare de retrouver cet ancien grand basketteur dans les gradins de la salle Sportica. Des liens se sont créés entre Tony Parker père et Gravelines autour du sport et de l'amitié. Ces mêmes liens sont aujourd’hui entretenus et seront davantage renforcés avec la venue de l’enfant prodige.

Mathieu Hoguet (joueur à l’USLD) et Tony Parker Rencontre Axel, 11 ans, fan de Tony Parker

Ils étaient dans la même classe

Mathieu Hoguet aimerait échanger quelques mots avec son ancien camarade Tony Parker.

I Quand Tony Parker père débarque en France, c’est à Gravelines qu’il pose ses valises avec sa famille, dont Tony Parker fils. Et c’est à l’école du Bois-d’osier que le meneur de jeu de l’équipe de France a été scolarisé pendant quelques mois. Mathieu Hoguet, l’attaquant de l’USLD, passé par le RC Lens, se souvient de l’arrivée de TP dans la cité de Vauban. Enfin, peu... Mais les souvenirs tendent à revenir grâce notamment à l’aide de ses proches : « C’était en CP ou en CE1, je ne me souviens plus très bien parce qu’il n’est pas resté longtemps à Gravelines ». Le Grand-Synthois d’origine, trop jeune, ne connaissait pas Tony Parker père : « On m’a dit qu’il était déjà connu ». Les deux sportifs se côtoyaient comme on se côtoie entre camarades de classe à cet

âge : « On jouait ensemble dans la cour, oui ». De là à voir en TP des talents de basketteur, Mathieu Hoguet en était loin : « Il n’y avait pas de panneau de basket à l’école. Ça avait l’air d’être quelqu’un d’ouvert, même s’il n’est pas resté longtemps, juste le temps que son père joue. » Ils n’ont ainsi jamais pu échanger la balle orange, même si Mathieu Hoguet a démarré par le basket avant de taper le cuir sur le rectangle vert, du côté de Petit-Fort-Philippe. « Quand Tony Parker a commencé à être connu, le nom me disait quelque chose ». Ce sont ses parents qui ont rapidement fait le lien : « Ça fait bizarre de le voir à la TV ». Entraînement de l’USLD oblige, le Dunkerquois ne devrait pas être à Sportica vendredi, ni au Stade couvert samedi : « Mais bon, pourquoi pas le voir et lui parler, ça pourrait être sympa... »

« Tony est un modèle pour moi » I Dans la région, comme partout en France, la Parkermania ne faiblit pas. Pour Axel Vaudey, jeune Liévinois, cela fait cinq ans que ça dure. Tony Parker est omniprésent dans sa vie. De l’agenda à son maillot de l’équipe de France en passant par les nombreux posters qui décorent sa chambre d’adolescent, le meneur des Spurs et de l’équipe de France accompagne Axel toute la journée. Le jeune basketteur, pratiquant depuis l’âge de quatre ans (il en a onze), s’est vite pris de passion pour le meneur de jeu des Bleus, celui là même qui a réussi à s’imposer dans le meilleur championnat au monde, la NBA, et d’y acquérir trois bagues de champion. Comme son idole, Axel occupe le poste de meneur et « parfois d’ailier », ajoute-t-il. Ce que le jeune sportif apprécie le plus chez la star du basket français, c’est « son attitude sur le terrain mais aussi en dehors ». Et de poursuivre : « Tony Parker est très généreux sur et en dehors du terrain. C’est mon modèle. » De TP, Axel tente de com-

Axel est prêt pour accueillir Tony Parker.

prendre et analyser les techniques. « Je regarde comment il fait et je tente de les reproduire à l’entraînement », confie le jeu garçon qui prendra place dans les tribunes du Stade couvert régional. « Il y a longtemps que l’on a réservé les places pour le match France-Belgique », avance sa mère, Valérie. L’équipe de France et son idole qui jouent dans sa ville, Axel n’aurait loupé ça pour rien au monde. « Ce sera la quatrième fois que je vais voir Tony Parker. La première fois, c’était au stade

Coubertin lors d’un FranceHongrie. On s’était trompé de porte et on est tombé sur l’arrivé des joueurs. Il m’a signé un autographe. La deuxième fois, c’était déjà lors d’un match contre la Belgique à Anvers. Et la dernière fois, c’était à Orchies où joue le frère de Tony Parker. Je me suis faufilé pour avoir un autographe sur mon agenda », confie le jeune Axel. En secret, le jeune fan espère pouvoir parler à son idole, même si ce n’est que quelques secondes. Et des questions à lui poser, il en a plein la tête.


Mercredi 24 août 2011

29

L’équipe de France de basket-ball en tournée Les deux derniers matchs de préparation avant l’Euro en Lituanie (31 août - 18 septembre)

Gravelines avant la joute européenne L

l’équipe de France. 5 000 demandes pour 3 000 tickets, preuve de l’engouement de la région pour cette équipe de France sur laquelle reposent tant d’espoirs. Preuve aussi que la région est historiquement une terre de basket. Gravelines aujourd’hui, Berck hier. Et les passages de l’équipe de France dans la région ne sont pas légions. D’où aussi cet accueil digne des Beatles de la grande époque.

’équipe de France de basket s’arrête deux soirs dans la région pour y disputer ses deux derniers matchs de préparation. Le vendredi 26 août au Sportica de Gravelines où ils défieront la Bosnie. Et le lendemain (samedi 27 août), les Bleus fouleront le parquet du stade couvert régional de Liévin face à la Belgique. Après ce passage éclair sur notre territoire, l’équipe emmenée par Tony Parker s’envolera direction la Lituanie pour participer aux championnats d’Europe de basket.

3- Les forces et faiblesses

1- Le contexte

Qu es tio ns à

L’équipe de France fignole actuellement sa préparation avec ces deux matchs dans le Nord/Pas-de-Calais. Les Bleus sortent d’un tournoi de Londres où ils ont affronté cinq équipes (GrandeBretagne, Australie, Chine, Croatie et Serbie). Cinq matchs et autant de victoires. La claque reçue à Alméria début août face aux champions du monde espagnols (77-53) a peut-être eu un effet bénéfique sur le groupe français. Depuis, ils n’ont enchaîné que des victoires avec plus ou moins de panache. Victorieux faciles de la Croatie et de la Chine, ils ont eu plus de difficultés face aux Australiens et aux Serbes. Les deux matchs contre la

Les Bleus vont répéter leurs gammes à Gravelines et Liévin avant de s’envoler pour la Lituanie.

Bosnie et la Belgique - deux qualifiés pour l’Euro lituanien - doivent servir de répétition générale avant le début de l’Euro prévu le mercredi 31 août contre la Lettonie. Une dernière occasion pour le coach Vincent Collet de faire une revue d’effectifs.

la compétition, avec ses faire attention à ne pas se stars NBA (Parker, Noah, Ba- blesser. La France a déjà tum, Diaw…) payé un lourd tribut en Ces matchs n’auront d’ami- phase de préparation (forfait cal que le nom. Pas question de Turiaf, M. Pietrus, Diot).

pour les Bleus de faire le moindre faux pas à quelques jours du début de l’Euro. Il en va de la L’équipe de France qui fou- confiance d’un groupe qui lera les parquets de la région est en train de naître. Les sera une équipe parée pour Français devront seulement

2- L’attente des supporters

Le Sportica complet. Le Stade couvert de Liévin complet. Même la salle Calypso a été prise d’assaut pour un simple entraînement de

L’équipe de France est une équipe redoutable et redoutée par ses adversaires européens. Tous la savent capable du meilleur comme du pire. Les supporters, eux, attendent beaucoup d’une équipe qui, sur le papier, a tous pour s’affirmer sur le plan européen et préparer ainsi de la meilleure des manières les Jeux olympiques de Londres l’été prochain. Au rayon des bonnes nouvelles, la présence dans les rangs d’un socle de joueurs estampillés NBA (Parker, Diaw, Noah, Séraphin), mais aussi de valeurs sûres comme les Valencians Nando De Colo et Flo Pietrus, ou encore le Gravelinois Andrew Albicy qui, avec l’Artésien De Colo, jouera un peu comme à la maison. Autre bonne nouvelle, la bonne préparation des Bleus, qui ne se sont in-

clinés que face à la formation ibérique. Dans la plupart de ces matchs de préparation, l’équipe de France a alterné, comme d’habitude, les bonnes phases et les périodes de relachement. Tony Parker a du feu dans les jambes, Noah est un véritable aspirateur à rebonds, Nicolas Batum prouve que l’on peut compter sur lui. Au rayon des points négatifs, les nombreuses défections lors de la phase de préparation. Après Michaël Pietrus, Yannick Bokolo (choix personnel), Ronny Turiaf (fracture à la main), c’est dernièrement Antoine Diot qui a été contraint de laisser sa place (lombalgies). Si le cinq majeur n’a pas trop pris de plomb dans l’aile, c’est le banc qui a souffert. Et l’on sait que bien souvent, son apport est essentiel pour décrocher la victoire. Les nombreux passages à vide de l’équipe de France peuvent inquiéter Vincent Collet. Encore contre la Serbie, dimanche 21 août, les Bleus, qui ont toujours mené de quinze points, ont fait un quatrième quart-temps très limite et n’ont finalement gagné que de trois petits points. Est-ce que le manque de vécu de cette équipe peut expliquer ces passages à vide ? En tout cas, il reste deux matchs aux Bleus pour régler ces derniers détails pour réaliser un Euro à la hauteur de leur talent.

« Je me battrai toujours pour y aller »

Yannick Bokolo, international français, ne participera pas à la rencontre

Pour des raisons personnelles, la star du BCM avait décliné sa sélection en équipe de France en juin dernier. Yannick Bokolo a choisi de faire l’impasse sur l’Euro en Lituanie, une première pour celui qui a toujours accepté de porter le maillot des Bleus. Le joueur gravelinois revient sur son choix de décliner la sélection. Aujourd’hui, il semble que son engagement et son état d’esprit manquent actuellement à l’équipe de France, à l’image de ce match amical face à l’Espagne... Même si l’arrière international voit cette préparation différemment, ne tirant aucun plan sur la comète. Selon lui, les hommes de Vincent Collet répondront présents lorsque la compétition débutera vraiment... La saison vient de reprendre pour vous, c’est un plaisir de refouler le parquet gravelinois ?

« Je suis vraiment content d’avoir repris l’entraînement, de revoir les autres joueurs. Et puis, il y a toujours l’excitation de découvrir les nouvelles recrues. La reprise, c’est d’abord la préparation et je sais que ça va être difficile. J’espère que le repos que j’ai pris va m’apporter un plus pour bien débuter cette saison. » Vous avez décliné votre sélection en équipe de France qui vient jouer vendredi à Gravelines, vous continuez quand même de suivre son parcours ?

« Oui, j’ai regardé les matches amicaux, je sais aussi comment ça se passe en coulisses. Pour moi, il n’y a pas d’inquiétude à avoir. » Quand on regarde la match face à l’Espagne (77-53), par exemple, on ne se dit pas que la prestation aurait été meilleure avec Yannick Bokolo sur le terrain ?

Yannick Bokolo sait qu’une nouvelle sélection nationale passe inévitablement par une bonne saison avec le BCM.

gens s’attendent à ce que l’équipe soit au top niveau. Ils ont quand même essayé de travailler sur leurs bases... » Jouer avec la sélection nationale dans « Face à l’Espagne, il manquait des automa- son antre, devant son public, est une tismes, les joueurs étaient fatigués. Les chance que vous avez déjà connue, qui

se présente à nouveau, mais que vous avez déclinée. Quel est votre sentiment aujourd’hui ? « Ça met la pression de jouer chez soi. Je l’ai vécu quand je jouais au Mans, je crois

que c’était contre l’Ukraine pour les qualifications des championnats d’Europe. Après, dans la vie, il faut faire des choix. J’ai appris à ne pas regretter. Là, je me suis lancé à 100% dans la préparation avec le BCM. » Aucun regret de ne pas jouer devant vos supporters avec vos coéquipiers internationaux ? « Parfois, je me dis que je peux porter le maillot de l’équipe de France mais, là, je ne regrette pas. Comme Yohann Casin (ancien coordonnateur médical du BCM) est aussi en équipe de France, j’ai des nouvelles des Bleus en l’appelant. J’ai récemment eu Boris (Diaw) au téléphone aussi, j’essaie de les encourager. Ils me disent que je leur manque (rire). Je sais qu’actuellement ils sont bien dans le dur. C’est vrai que ça fait bizarre de les observer à la télévision. Je vois plus pourquoi on nous critiquait maintenant. En tant que supporter, je n’aurais pas non plus compris la prestation contre l’Espagne. Pour l’avoir déjà vécu de l’intérieur, c’est déjà arrivé de prendre des roustes en match de préparation contre l’Espagne et de les battre en compétition. La préparation ne veut pas dire beaucoup de choses. » Vous reverra-t-on un jour avec le maillot de l’équipe de France et quand ? « Je me battrai toujours pour y aller, c’est plus à cause de mes problèmes que je n’y suis pas aujourd'hui ; ça vient uniquement de moi. Je ne veux pas venir perturber l’équipe, je ne suis pas en forme. Déjà, mon premier objectif, ce sera de me remettre en forme pour attaquer le premier match officiel. Après, ce sera de faire gagner l’équipe du BCM. Quant à la sélection, c’est une récompense de la saison et il faudra la mériter en fin d’année. En fin de saison, j’y penserai. Si je ne suis pas sélectionné, c’est que j’aurais fait une saison moyenne... et ce sera normal. »


30 Mercredi 24 août 2011

L’équipe de France de basket-ball en tournée Le BCM a géré la billetterie à Sportica et une partie au Stade couvert régional

Tout est parti en deux semaines P

deux semaines sur les sites qui accueillent l’équipe de France. Les 3 400 places à Gravelines et les 5 200 à Liévin ont trouvé preneurs. Il faut dire que les tarifs décidés entre la fédération et le Plus grand terrain de jeux étaient des plus séduisants : 35 euros en première catégorie et 25 euros en deuxième catégorie (derrière les paniers). Un prix d’entrée négocié avec l’ensemble des sites français qui ont accueilli l’équipe de France dans cette préparation à l’Euro. « Pour voir les C’est à l’issue de la Semaine des As que la plus grands joueurs français, ce n’est pas si nouvelle est tombée du côté du BCM : les cher », poursuit Jacky Folet. Bleus de Vincent Collet seront en visite dans le cadre du Plus grand terrain de jeux. En Le BCM n’a pas uniquement géré ses enmars dernier, les démarches peuvent être trées à Sportica, il s’est occupé en partie de engagées, un mois plus tard la campagne celles de Liévin : « Nous étions chargés de la publicitaire est lancée. « On est un club de moitié de la billetterie. Ça a été le même basket professionnel donc habitué à organi- fonctionnement avec des bons de comser des rencontres de haut niveau. Nous mande délivrés au BCM ou sur le site. » sommes chargés de la gestion du public, de Les démarches administratives étant les mêla billetterie, de la sécurité... » mes qu’en mode championnat, toutes les places étaient envoyées. Si bien que les Abonnés et basketteurs deux guichets seront fermés les jours de en priorité match... comme lors de la dernière demi-fiEt les premiers servis ne sont autres que les nale de play-off. Sans compter qu’il a fallu abonnés du BCM et les licenciés FFBB (Fédé- jongler avec la reprise des abonnements au ration française de basket-ball). Durant deux BCM. Avec Sophie Milliot et Betty Dupriez, semaines, les aficionados de la balle orange Jacky Foley peut désormais exclusivement ont été des privilégiés pour réserver avant s’occuper des réservations d’abonnés... tout le monde leur place. Pour le grand pu- I Matches à 20h30, ouverture des portes à 19h. blic, il aura fallu attendre le 2 mai. Ils étaient Rencontres internationales handisport tellement impatients les supporters nordis- programmées à 15h (France / Afrique du Sud à tes des Bleus que les billets sont partis en Gravelines et France / Belgique à Liévin)

Qu es tio ns à

our la venue de l’équipe de France de basket dans la région, le BCM a été chargé d’organiser la vente des billets aussi bien pour suivre la rencontre à Sportica qu’à Liévin. Une tâche qui n’a pas effrayé Jacky Foley, habitué à ce type de mission tout au long de la saison avec son club de basket. En deux semaines, toutes les places avaient été réservées, les deux salles afficheront, cette semaine, complet.

Jacky Foley s’occupe dorénavant uniquement des réservations d’abonnementau BCM.

« Ce sera une première avec le maillot bleu »

Nando De Colo, ex-Liévinois, revient sur ses terres avec l’équipe de France

Nando De Colo est un joueur polyvalent. Depuis quatre années, il s’est fait une place au sein de l’équipe de France de basket. Il donne presque l’impression d’y être depuis toujours. Cette place, il ne l’a pas volée. Il l’a gagné sur les parquets, au forceps, à force de travail et d’adresse. L’ancien joueur de Liévin (2000-2002), désormais star des parquets espagnols, foulera pour la première fois le parquet du stade couvert régional de Liévin un maillot bleu sur les épaules. Une reconnaissance pour lui mais aussi pour sa famille qui vit toujours dans l’Artois. À quelques jours de ce dernier match de préparation sur le sol français, rencontre avec un joueur discret mais efficace, qui a su se fondre dans le collectif des Bleus.

première fois avec le maillot bleu. Qu’est-ceque cela vous fait ? « J’ai passé deux années formidables à Liévin. J’en garde que de bons souvenirs. Cela sera vraiment sympa de jouer chez soi, devant un public de connaisseurs. En plus, c’est la première fois que l’équipe de France y joue, en tout cas depuis je porte le maillot de la sélection. Je m’attends à un accueil chaleureux, pas seulement pour moi mais pour l’ensemble des joueurs. La région est une grande terre de basket, il n’y a qu’à voir la densité des clubs de la région dans les championnats Pro B et N1. En plus, pour moi cette rencontre aura une saveur particulière, car ce sera aussi l’occasion de revoir ma famille. Cela fait longtemps que je ne suis pas remonté dans le nord. »

Comment vous sentez-vous dans cette équipe de France de Basket ?

« Nous n’aurons que deux mois de vécu ensemble avant le championnat d’Europe en Lituanie. Mais la plupart des joueurs se connaissent et ont déjà pratiqué ensemble. Moi, je me sens bien dans ce groupe. Je peux vous dire qu’on vit bien ensemble, que le groupe est soudé. Chacun doit s’adapter à ce que le coach demande. Après, il faut que l’entraîneur nous utilise au mieux nos possibilités pour que le collectif l’emporte. À titre personnel, en équipe de France, j’évolue sur plusieurs postes, mais cela ne me dérange pas vraiment. J’ai l’habitude, car toute la saison avec Valence, j’ai été amené à occuper différents postes. »

Après plusieurs matchs amicaux, comment jugez-vous cette équipe de France ? Est-elle armée pour réaliser un bon championnat d’Europe ?

« On a fait une bonne série de matchs. Certains ont été meilleurs que d’autres, mais nous sommes en période de préparation. Il n’y a rien d’anormal à cela ! Je préfère que l’on ait des difficultés en match de préparation que lors de la compétition. La préparation, cela sert à ça aussi. Lors de chaque match de préparation, on a progressé dans

Justement pour un gars du nord, vous n’avez jamais porté les couleurs de Gravelines. Pourquoi ? « En sortant du Creps de Wattignies, j’ai eu l’occasion d’y aller, mais au final je voulais quitter la région et j’ai décidé de m’engager à Cholet plutôt qu’à Gravelines. »

Nando De Colo revient dans sa région avec le maillot des Bleus.

beaucoup de domaines, à commercer par le vécu ensemble. Lors des deux derniers matchs de préparation (à Gravelines le 26 août et à Liévin le 27 août), l’équipe devrait montrer un visage plus conquérant. On devrait être prêt pour l’Euro. Après, je pense que nous sommes bien armés pour cette compétition, mais il faudra se méfier de toutes les équipes, car la compétition s’annonce relevée et d’une haute intensité. » Qu’est-ce qui manque encore à l’équipe de France ? « Là, après le tournoi de Londres, je dirai qu’il nous manque encore un brin d’agressivité en défense. Il nous faut être plus rigou-

reux pour mieux contenir les attaques adverses. Et sur le plan offensif, on doit faire preuve d’une plus grande efficacité aussi bien sous le panier que sur les tirs extérieurs. Et cela passe forcément par un jeu collectif plus léché. C’est simple, quand on fait bouger la balle, le basket c’est plus facile. »

Pour toi quel serait un bon résultat lors de l’Euro ? « Déjà, finir dans les six premiers pour assurer notre qualification pour les Jeux olympiques de Londres l’an prochain. Après si on peut aller en finale, on ne va s’en priver ! Mais pour cela, il faudra déjà bien entrer dans la compétition en nous imposant lors des matchs de poule. Et l’on sait que ça va être serré. Je n’ai pas d’équipes qui me font plus peur que d’autres. Il faudra se battre sur tous les ballons. »

Un petit mot sur vos adversaires ? Il faudra aussi éviter de se blesser avant la « Ce sont deux bonnes équipes, même si sur compétition… le papier la Bosnie semble plus forte que la « Oui, on l’a vu avec Ronny (Turiaf). C’est tou- Belgique. Les Belges, je les ai déjà joués les jours embêtant pour le joueur comme pour années précédentes. C’est une équipe l’équipe de se voir priver de compétition. comme les autres, que l’on devra respecter Plus on approche de l’Euro et plus il faut évi- un minimum. Même s’il n’y a pas de grandes stars dans leur groupe, ils ont un bon colter la blessure. On se doit d’être vigilant. » lectif et peuvent nous poser quelques problèVous allez jouer à Liévin, chez vous, pour la mes. »


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
L'équipe de France de basket à Gravelines by Groupe Nord Littoral - Issuu