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LE RECUEIL DU RÉSEAU DE CONNAISSANCES DES AUTOCHTONES EN MILIEU URBAIN (RCAU) : À LA RECHERCHE D’UNE

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LE RECUEIL DU RÉSEAU

DE CONNAISSANCES

DES AUTOCHTONES EN

MILIEU URBAIN

(RCAU)

: À LA RECHERCHE D’UNE VIE MEILLEURE

PAR David Newhouse, Verlé Harrop, Kevin Fitzmaurice, Secrétariat du RCAU à l’Association nationale des centres d’amitié 2023

LE RECUEIL DU RÉSEAU DE CONNAISSANCES DES AUTOCHTONES EN MILIEU URBAIN (RCAU) :

À LA RECHERCHE D’UNE

VIE MEILLEURE

PAR David Newhouse, Verlé Harrop, Kevin Fitzmaurice, Secrétariat du RCAU à l’Association nationale des centres d’amitié 2023

BAILLEURS DE FONDS :

Ce projet a été financé par le Conseil des recherches en sciences humaines, Affaires autochtones et du Nord Canada (maintenant RCAANC et SAC), des Centres d’amitié, des organisations autochtones et des universités (Trent, Laurentienne, du Nouveau-Brunswick, de la Saskatchewan, du Manitoba, de la Colombie-Britannique et du Nord de la Colombie-Britannique).

Le RCAU reconnaît également les contributions en nature de plusieurs personnes qui ont guidé les projets du RCAU au fil des années. Nous créons de bonnes communautés par le biais de nos efforts collectifs à améliorer la qualité de nos vies.

RÉVISEUR :

Cora Woolsey

ÉQUIPE ÉDITORIALE :

David Newhouse, Verlé Harrop, Kevin Fitzmaurice, Gaëlle Mushyirahamwe, Marrissa Mathews

GRAPHISTE :

Ryan Hutchinson

TRADUCTION :

Alex Tétreault

SUJET EN COUVERTURE :

Marcia Bird (avec permission), co-fondatrice du New Dawn Drumming Group à La Ronge, Saskatchewan.

PHOTOS EN COUVERTURE :

Wanda Keen, gracieuseté des Centres d’amitié autochtone de la Saskatchewan (photo de Marcia Bird) Greg Forsberg, gracieuseté du Victoria Native Friendship Centre (photo de groupe)

Citation

Newhouse, D., Harrop, V., Fitzmaurice, K. & RCAU (2023, February 14). Recueil du RCAU : À la recherche d’une vie meilleure UAKN.org. https://uakn.org/uakn-compendium/

ISBN: 978-1-7782039-0-9

Bureau principal de l’Association nationale des centres d’amitié 275, rue MacLaren, Ottawa ON, Canada K2P 0L9

Site web : www.nafc.ca | Téléphone : 613-563-4844 | Courriel : research@nafc.ca

Remerciements

Le Réseau de connaissances des Autochtones en milieu urbain (RCAU) aimerait remercier les innombrables communautés et organismes autochtones urbains, professeur∙es, étudiant∙es et représentant∙es de tous les paliers gouvernementaux qui ont répondu à l’appel « À la recherche d’une vie meilleure. » Nous aimerions également reconnaître notre partenaire communautaire, l’Association nationale des centres d’amitié autochtone, et le Cercle autochtone du RCAU, qui ont tous les deux guidé ce projet.

Dédicace

Cette ReCheRChe a été menée dans l’esprit du Mouvement des centres d’amitié et est dédiée à celles∙eux qui sont passé∙s vers le monde des esprits ainsi qu’à celles∙eux qui continuent à travailler sans relâche pour créer de bonnes conditions de vie pour les individus, les familles et les communautés autochtones en milieu urbain.

« Prenez ce qui vous est utile et serviable et utilisez-le de manière à ce qu’il soit utile et serviable pour les autres. »

Ernie Benedict, aîné mohawk

« Chaque étudiant∙e est issu∙e d’une communauté dont la vision du monde s’est développée sur la base des principes de leurs ancêtres la générosité de l’esprit, l’amour, la prise en charge de soi et des autres, les relations avec toutes les choses, le partage. »

Maximiser le potentiel des étudiant∙es autochtones en milieu urbain une étude des facilitateurs et des inhibiteurs dans les environnements d’apprentissage postsecondaire Saskatchewan

« La qualité de vie est déterminée par l’autonomie, une bonne éducation, un bon logement et une bonne santé. »

Notre lieu, notre maison, notre vision La voix des jeunes de Vancouver-Est

« De nombreuses circonstances et histoires personnelles différentes ont contribué à la croissance de la population autochtone urbaine au Nouveau-Brunswick. Il est certain que la Loi sur les Indiens a eu un impact direct sur la capacité de la plupart des femmes qui se sont mariées et de leurs enfants à vivre dans les réserves avant que des amendements ne soient adoptés pour mettre fin à cette situation dans les années 1980. Mais pour beaucoup de ces femmes et leurs enfants, il était trop tard. Les règles indiennes les empêchaient de résider dans la réserve qu’elles avaient quittée et nombre d’entre elles ne sont jamais revenues. C’est un facteur important dans la croissance de la population urbaine au Nouveau-Brunswick, mais ce n’est pas le seul. »

Notre histoire, nos histoires Les récits personnels et l’histoire des Autochtones en milieu urbain au Nouveau-Brunswick

« Nous sommes visiblement présent∙es, vous pouvez passer dans la rue et nous voir. Nous participons à des réunions au centre de santé, au centre d’amitié, à l’université, au collège, aux pow-wow, nous sommes suffisamment nombreux pour que l’on puisse nous voir dans la communauté. Nous sommes suffisamment nombreux∙euses pour que l’on puisse nous voir au sein de la communauté. Et nous faisons beaucoup d’actions de solidarité qui sont très visibles. »

Mino-Biimadiziwin dans la ville Recherche à Sudbury

La ville comme foyer

Depuis le milieu du XXe siècle, les peuples autochtones s’installent dans les villes, créent des communautés et des foyers, et tentent de mener une vie agréable dans la mosaïque multiculturelle qu’est le Canada. L’étude sur les peuples autochtones vivant en milieu urbain, un rapport de 2011 qui a pris le pouls des habitant∙es autochtones des villes, a révélé que plus des trois quarts d’entre eux considéraient la ville comme leur chezsoi. Cette constatation a été une source d’inspiration pour le Réseau de connaissances des Autochtones en milieu urbain (RCAU) et les projets de recherche qu’il a soutenus pendant une décennie.

Les rapports résumés dans ce recueil témoignent des nombreuses façons dont les peuples autochtones continuent de faire de la ville leur foyer. La ville est un lieu où ils créent des communautés, des institutions et des relations dans un espace multiculturel partagé. C’est un lieu où les peuples autochtones qui ont choisi d’y résider peuvent poursuivre leur mino-bimaadiziwin. Les projets du RCAU sont d’excellents exemples d’autodétermination traduite en efforts concrets de développement communautaire et en efforts engagés pour construire de bonnes relations et de bonnes vies avec toutes nos relations.

David Newhouse

Chercheur principal

Professeur et directeur de l’école d’études autochtones Chanie Wenjack Université Trent, Ontario

Association nationale des centres d’amitié

L’Association nationale des centres d’amitié (ANCA) est fière d’avoir été partenaire du RCAU et d’avoir soutenu la participation du Mouvement des centres d’amitié (MCA). Grâce au RCAU, le FCM s’est lancé dans une recherche communautaire et a développé la capacité de recherche nécessaire pour raconter les histoires significatives de l’expérience des peuples autochtones urbains. En conséquence directe du travail du RCAU, l’ANCA et le MCA ont développé des partenariats qui soutiendront la poursuite de la recherche communautaire à tous les niveaux du MCA. La recherche ne peut être bénéfique aux communautés autochtones urbaines que si elle est menée par les communautés, pour les communautés.

Jocelyn Formsma

Directrice générale de l’Association nationale des centres d’amitié

Partenaire communautaire

Ottawa, Ontario

and the Urban Aboriginal Population

Accessing Services Across Jurisdictions: The Gaps, Duplications, Disjunctions and Opportunities

Shared Histories: Witsuwit’en–Settler Relationships in Smithers 1913–1973

Our History, Our Stories: Personal Narratives & Urban Aboriginal History in Prince Edward Island / in Nova Scotia / in

Navigating Government Services: The “Lived Experience” of Urban Aboriginal Families in Fredericton, New Brunswick

Giving Voice to Urban Aboriginal Families

Let’s Get It Right: Creating a Culturally Appropriate Training Module and Identifying Local Urban Aboriginal Resources For Non-Aboriginal Caregivers of Aboriginal Children in New Brunswick

Urban Aboriginal Families With Children in Care: Understanding the Experiences and Needs of Parents Living in Fredericton and Halifax

Uncovering Colonial Legacies: Voices of Indigenous Youth in Child Welfare (dis)Placements

Inclusion in Mainstream Spaces, Services, and Programs in Vancouver’s Inner City: Comparing the Experiences and Perceptions of Indigenous and Non-Indigenous Seniors

Living in the City: An Exploration of Cultural, Social and Economic Dimensions of Manitoba First Nations Relocating to Urban Centres to Access Services

05.5 Education

Developing Culturally Sensitive Evaluation and Assessment Tools for Early Childhood Programs

Exploring the Process and Outcomes of Partnering With Urban Aboriginal Partners to Promote Physical Activity for Young Children: Working From the Heart—Co-creating Educational Resources With Urban Aboriginal Communities

Kindergarten Transitions II: A Scan of Existing Supportive Programs for Aboriginal Children and Families in British Columbia—An Investigation Into the Existence of Transition Programs in BC for Aboriginal Children and Their Families.

The Impact of Indigenous Knowledge in Science Education on Urban Aboriginal Students’ Engagement and Attitudes Toward Science: A Pilot Study

Fostering the Educational Success of Off-Reserve Aboriginal Learners on Prince Edward Island

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74 Aboriginal Nursing Students’ Capacity to Succeed in a Baccalaureate Nursing Program: An Exploration of the Experiences of Aboriginal Nursing Students Who Have Primarily Resided in an Urban Environment

Compared to Those Who Have Lived Primarily in an Aboriginal Community

Maximizing the Potential of Urban Aboriginal Students: A Study of Facilitators and Inhibitors Within Postsecondary Learning Environments

05.6 Mental Health And Wellbeing

Mite Achimowin (Heart-Talk) First Nations Women’s Expressions of Heart Health: Decolonizing Research Methods and Knowledge Through Community-Based Digital Storytelling

An Exploration of Addictions Recovery Among Aboriginal Peoples Who Utilize The Friendship Centre in Saskatoon: A Holistic Approach to Healing

An Examination of the Integration Processes of Anishinaabe Smudging Ceremonies in Northeastern Ontario Health Care Facilities

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“Lifting Spirits”: Supporting the Psychological Resiliency of Urban Aboriginal Service Providers in New Brunswick and Nova Scotia PAGE 90

Urban Aboriginal Wellbeing, Wellness and Justice: A Mi’kmaw Native Friendship Centre Needs Assessment Study for Creating a Collaborative Indigenous Mental Resiliency, Addictions and Justice Strategy PAGE 92

Coming Out Stories: Two Spirit Narratives in Atlantic Canada

Women’s Narratives from the St. John’s Native Friendship Centre: Digital Storytelling to Inform a Community-Based Healing and Violence Prevention Program

Culture of Fearfulness? Connecting Patterns of Vulnerability and Resilience in Young Urban Aboriginal Women’s Narratives in Kjipuktuk (Halifax)

05.7 Food Sovereignty, Homelessness, Financial Literacy

Wi’kupaltimk (Feast of Forgiveness)

Traditional Food Upskilling as a Pathway to Urban Indigenous Food Sovereignty

Defining Food Security For Urban Aboriginal People

Aboriginal Homelessness in Flin Flon, Manitoba

City of Thompson Youth Homelessness/Housing Instability Count 2016

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Youth Homelessness: Including the Voices of Youth Who are Homeless or at Risk of Becoming Homeless in Northern Manitoba PAGE 112

At Home in Winnipeg: Localizing Housing First as a Culturally Responsive Approach to Understanding and Addressing Urban Indigenous Homelessness PAGE 114

Pathways to Mino Biimadiziwin in the City: A Profile of Urban Aboriginal Economic Success in Sudbury

Assessing the Barriers Associated with Diminished Client Transition Out of an Urban Indigenous Subsidized Housing Authority in a Small Prairie City

Aboriginal Life Skills and Financial Literacy Curriculum Development and Education

Urban Aboriginal Individuals’ Financial Behaviour and Experiences: Some Focus Group Evidence

05.8 Reconciliation, Justice, and Governance

Authentic Engagement of First Nations and Métis Traditional Knowledge Keepers

This Is What I Wish You Knew: Exploring Indigenous Identities, Awareness of Indigenous Issues, and Views Towards Reconciliation in the Halifax Regional Municipality

Raising Spirit: The Opokaa’sin Digital Storytelling Project

The Impacts of the Criminalization of HIV Non-Disclosure on Indigenous People—A Case

of

Gendering the Duty to Consult: Making Aboriginal Consultation Rights Meaningful to Aboriginal

and Off-Reserve Aboriginal Representation

Themes, Trends, Gaps and Prospects

Urban Aboriginal Knowledge Network’s (UAKN) National Project: Phase 2: The Urban Aboriginal Service

Landscape: Themes, Trends, Gaps and Prospects

The Urban Aboriginal Service Delivery Landscape in Atlantic Canada: Gaps, Trends and Strengths

The Urban Aboriginal Service Delivery Landscape: Themes, Trends, Gaps and Prospects UAKN Prairie Regional Research Centre

Mapping The Urban Aboriginal Service Delivery Terrin[sic]: Thematic Analysis of Organizational Structure, Programs & Services, Key Partnerships, Prospects & Challenges

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Appendix A: Abbreviations

Appendix B: Overview Of Summaries Grouped According To Primary Themes, Cross Themes, Final Product, and Designated CDR Exemplars

Appendix C: Essential Reading On Urban Indigenous Peoples

IntroductIon

La majoRité des peupLes autoChtones au Canada vivent aujourd’hui dans les villes. Le recensement de 1951 indiquait que seulement 6,7 % de la population autochtone résidait dans les villes canadiennes ; en 2020, ce chiffre était passé à 56 %. Malgré la persistance des stéréotypes et des idées fausses selon lesquels les peuples autochtones vivent principalement dans des réserves éloignées, loin de la vie urbaine, il existe un lien de longue date entre les Autochtones et les villes canadiennes. Au fil du temps, les établissements et les lieux de rassemblement autochtones ont été appropriés et transformés en grandes villes comme Vancouver, Ottawa et Montréal, où la revendication sous-jacente de la terre n’est toujours pas résolue avec les peuples autochtones. Malgré cette présence autochtone de longue date dans les villes du Canada, peu de recherches systématiques et approfondies ont été menées sur cette réalité avant la création du Réseau de connaissances des Autochtones vivant en milieu urbain (RCAU).

En 2007, l’Association nationale des centres d’amitié (ANCA) a commencé à travailler avec David Newhouse, professeur à l’Université Trent, et Affaires autochtones et développement du Nord Canada (aujourd’hui Services aux Autochtones Canada et Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada) pour créer le RCAU. En 2012, le professeur Newhouse, directeur de la Chanie Wenjack School of Indigenous Studies à Trent, a reçu une subvention de partenariat du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) de 2,5 millions de dollars réparties sur cinq ans pour lancer le RCAU à l’échelle nationale. Cette subvention s’intitule À la recherche d’une vie meilleure (Research For A Better Life) et a pour objectif principal de favoriser la mino-bimaadiziwin — la bonne vie — pour les populations autochtones urbaines.

Photo gracieuseté de la Fédération des centres d’amitié autochtones de l’Ontario.

La façon exacte de favoriser la mino-bimaadiziwin exigeait un programme pancanadien de recherche communautaire conçu pour approfondir notre compréhension des besoins et des aspirations des populations autochtones urbaines au Canada, confirmer la présence et la visibilité des communautés autochtones urbaines en plein essor, saines et durables, et faire la chronique des actes quotidiens d’autodétermination et d’autogouvernance des communautés autochtones urbaines, tout en les célébrant. Enfin, le RCAU financera des recherches qui soulignent le droit autochtone de ces mêmes communautés et organisations autochtones urbaines, qui considèrent la ville comme leur foyer, d’être reconnues, respectées, représentées, et de bénéficier d’un soutien et de ressources équitables.

Le discours émergent sur le « droit autochtone à la ville » offre un moyen de faire progresser les droits des Autochtones dans les environnements urbains. Comme indiqué précédemment, les villes canadiennes sont situées sur des terres autochtones : certaines sont des territoires traditionnels, d’autres sont couvertes par des traités, et d’autres encore sont des lieux de rassemblement historiques où les peuples autochtones se réunissent depuis des millénaires. Pourtant, les peuples autochtones et leurs communautés ne sont pas considérés comme faisant partie des villes qui ont vu le jour dans ces endroits. Le régime des « droits ancestraux et issus de traités » (tels que mentionnés dans la Constitution canadienne) qui a évolué au cours du siècle dernier n’a généralement pas été étendu à ces sites. Étant donné que la majorité des populations autochtones vivent aujourd’hui dans les villes du Canada, l’exclusion continue des populations autochtones urbaines de ces régimes juridiques est de plus en plus insoutenable. Les débats politiques et législatifs excluent systématiquement la prise en compte des droits autochtones s’étendant aux populations autochtones urbaines. L’extension de ces droits aux espaces urbains à travers le prisme du « droit autochtone à la ville » est une conversation qui doit être entamée.

Pour combler les lacunes actuelles en matière de recherche, de programmes et de politiques publiques sur les Autochtones vivant en milieu urbain, il a fallu créer un réseau national interdisciplinaire. Il a également fallu que les communautés et les organisations autochtones urbaines, les universités, les collèges communautaires et tous les niveaux de gouvernement se réunissent et établissent des relations saines, ce qui a permis de jeter les bases de partenariats, de recherche fiables, de bourses d’études et de mobilisation des connaissances.

Le RCAU avait sept objectifs complémentaires :

1. Accroître la visibilité des communautés et des organisations autochtones urbaines ;

2. Produire des recherches pertinentes de haute qualité ;

3. Faire progresser les principes et les pratiques de la recherche axée sur la communauté ;

4. Renforcer les capacités de recherche des communautés et des organisations autochtones en milieu urbain ;

5. Renforcer les réseaux autochtones urbains ;

6. Soutenir les nouveaux∙elles étudiant∙es et chercheur∙euses autochtones en milieu urbain ; et, enfin,

7. S’engager dans des relations de recherche respectueuses, responsables et mutuellement bénéfiques pour les communautés et organisations autochtones urbaines, les universités et les gouvernements.

Il a fallu une décennie entière pour mener à bien le projet À la recherche d’une vie meilleure En 2022, le RCAU avait financé 91 projets de recherche, formé 37 partenariats formels, formés et soutenus 34 nouveaux∙elles chercheur∙euses autochtones et impliqué directement 48 étudiant∙es du premier cycle et des cycles supérieurs. En outre, chaque projet de recherche a été lancé ou codirigé par des organisations communautaires autochtones urbaines locales ou nationales. Leur participation a été déterminante dans la cocréation de connaissances contribuant à mino-bimaadiziwin1 dans leurs communautés. En résumé, Recherche pour une meilleure vie est un projet de réconciliation vivant qui documente et célèbre les actes quotidiens d’autodétermination et d’autogouvernance entrepris par les communautés et organisations autochtones urbaines à travers le Canada.

Le RCAU s’est avéré être une entreprise extraordinaire et transformatrice pour toutes les personnes impliquées. Ce recueil de recherches sur les populations autochtones en milieu urbain témoigne de cette transformation.

L’orthographe de “mino bimaadiziwin” varie dans le recueil en fonction de l’orthographe utilisée dans les études mentionnées. L’orthographe de la phrase varie d’une communauté à l’autre.

Le RCau est Composé de cinq structures : Le Conseil du réseau, le Cercle autochtone, la Table des financeurs, la Table des centres de recherche régionaux et le Secrétariat du RCAU. Le Conseil du réseau dirige le RCAU dans son ensemble. Plus précisément, il était chargé 1) d’identifier et de mettre en œuvre des projets nationaux de recherche comparative, 2) d’assurer la transmission des résultats de la recherche pour compléter l’élaboration des politiques, 3) d’aider à la coordination des conférences du RCAU, 4) de contribuer aux activités de diffusion et 5) de contrôler la qualité de la recherche et l’adéquation de l’ensemble du projet de recherche.

Le Cercle autochtone a fourni des conseils en matière d’éthique et de culture et a dirigé quatre projets de recherche. La Table des centres de recherche régionaux a collaboré à des initiatives de recherche et à des événements de diffusion des connaissances à l’échelle nationale. Le Secrétariat du RCAU, installé dans les locaux de l’ANCA à Ottawa, a contribué à la gestion des structures de gouvernance du RCAU et s’est chargé de la gestion et de l’administration des projets. La Table des financeurs a permis aux organisations et aux ministères de participer à la gouvernance, à la définition des priorités et aux activités permanentes du conseil du réseau.

La majeure partie de la recherche a été financée et coordonnée par les quatre centres de recherche régionaux, représentant les régions de l’Atlantique, du Centre, des Prairies et de l’Ouest. Bien que le but, les objectifs et les principes éthiques directeurs du projet aient été déterminés par le Conseil du réseau, la force du projet RCAU réside dans la capacité de chaque centre de recherche à adapter sa structure, ses processus de recherche et son programme en fonction des besoins et des souhaits exprimés par les communautés et les organisations autochtones urbaines qu’ils desservent.

Les directeur·trices des centres de recherche — qui se déplacent d’est en ouest — sont les suivant·es :

Dr Kevin Fitzmaurice

Co-Directeur, Cercle de recherche du centre, Université Laurentienne

Dre Jamie Cidro

Co-Directrice, Centre de recherche des Prairies, Université de Winnipeg

Dr Ross Hoffman

Co-Directeur,

Dr Ryan Walker

Dr Paul Bowles

Co-Directeur, Centre de recherche de l’Ouest, Université du Nord de la

Dre Verlé Harrop
Directrice, Centre de recherche de l’Atlantique, Université du Nouveau-Brunswick (retraité)
Professeur David Newhouse
Chercheur principal et codirecteur, Cercle de recherche du centre, Université Trent
Codirecteur, Centre de recherche des Prairies, Université de la Saskatchewan
Centre de recherche de l’Ouest, Université du Nord de la Colombie-Britannique (retraité)
Colombie-Britannique
Photo gracieuseté autorisation du Centre d’amitié Under One Sky.

défInItIon de la recherche communautaIre

L’un des objeCtifs du pRojet était de passer d’études sur les communautés autochtones, d’anciennes collaborations avec les communautés, à une recherche par et pour les communautés et organisations autochtones urbaines. Cela a donné lieu à l’émergence d’une nouvelle approche méthodologique : la « recherche axée sur la communauté » (RAC). La RAC reconnaît que les personnes et les organisations autochtones urbaines sont des experts de leurs communautés et doivent être les principaux bénéficiaires de la recherche, et non les gouvernements ou les universités. Dans le cadre de la RAC, la communauté détermine la question de recherche, les buts et les objectifs, la composition de l’équipe de recherche, l’évaluation éthique appropriée et, enfin, l’approche de la recherche, y compris la collecte des données, l’analyse, l’interprétation et la diffusion des résultats. La compréhension et la reconnaissance du fait que toutes les données générées au cours du processus de recherche, ainsi que tous les produits finaux, appartiennent à la communauté, sont à la base de la RAC. En outre, l’autorisation doit être négociée avec la communauté avant l’utilisation des produits finaux. L’approche de la RAC comprend également que le financement de la recherche, y compris les subventions des trois agences, doit être détenu et administré par les organisations autochtones urbaines. Afin d’approfondir la compréhension mutuelle, d’encourager des relations respectueuses et, en fin de compte, de conduire à des changements significatifs dans les politiques et les pratiques, la RAC encourage les équipes de recherche à inclure des partenaires communautaires, universitaires et gouvernementaux.

Photo gracieuseté

PrIncIPes éthIques dIrecteurs du rcau

ayant Reçu des fonds du CRsh, À la recherche d’une vie meilleure s’est conformée à l’Énoncé de politique des trois Conseils : Éthique de la recherche avec des êtres humains 2 (EPTC 2), qui reconnaît les responsabilités inhérentes à la conduite d’une recherche éthique avec des peuples autochtones. En outre, la recherche a suivi les directives éthiques de la communauté, telles que le cadre d’utilité, d’auto-expression, d’accès et d’interrelation (USAI) de la Fédération des centres d’amitié autochtones de l’Ontario (OFIFC). En outre, le RCAU a élaboré son propre ensemble de principes éthiques directeurs pour compléter les lignes directrices de l’EPTC 2, les processus relatifs aux exigences éthiques de la communauté et les processus des comités d’éthique de la recherche des universités. Le RCAU reconnaît que les organisations autochtones urbaines disposent d’un continuum d’expérience et de personnel à investir dans un processus d’évaluation éthique, et c’est pour cette raison que les Principes éthiques directeurs du RCAU (2016) ont été conçus comme une ressource accessible et simple.

Les Principes éthiques directeurs du RCAU reflètent les considérations éthiques largement répandues lors de la conduite de recherches avec des peuples autochtones, qui comprennent les mandats suivants :

1. La méthodologie de recherche doit être conforme aux valeurs autochtones ;

2. La communauté et le monde universitaire doivent tous deux être redevables ;

3. La recherche doit servir à la communauté ; et

4. le∙la chercheur∙euse est un∙e aidant∙e et ne fera pas de mal.

Les Principes éthiques directeurs du RCAU, résumés ci-dessous, développent ces considérations éthiques.

1. La recherche sera axée sur la communauté et encouragera la responsabilité relationnelle.

2. Le processus de recherche garantira la protection de toutes les personnes, communautés et/ou organisations.

3. Le consentement éclairé est un processus continu qui repose sur les relations et la compréhension, et toutes les personnes concernées doivent avoir accès aux documents finaux et aux ressources produites pendant et après le processus d’approbation.

4. La propriété et les droits de propriété intellectuelle appartiennent aux communautés et/ou aux individus qui informent et contribuent à la recherche, et

la qualité d’auteur doit refléter ce fait. Toutes les recherches du RCAU doivent répondre à cette exigence avant d’être financées.

5. L’équité sera respectée tout au long du processus de recherche.

6. Le processus de recherche respectera l’approche autochtone de la création et tiendra en haute estime les personnes impliquées dans la recherche.

7. La recherche sera honnête et exempte de fausses allégations.

8. Les communautés trouveront les résultats de la recherche pratiques et pertinents, et les résultats feront le lien entre la connaissance et l’action.

Après avoir établi le contexte et les exigences éthiques du RCAU, les sections suivantes présentent des résumés des recherches soutenues par le RCAU. Après les résumés, nous présentons l’impact du RCAU, les enseignements tirés, les recommandations et les conclusions. Les annexes contiennent d’autres ressources, notamment : une liste de termes et d’abréviations à l’annexe A ; une vue d’ensemble des résumés regroupés par thème, thème croisé, produit final et exemples de RAC désignés à l’annexe B ; et enfin, une liste de lectures essentielles à l’annexe C.

Photo gracieuseté de la Fédération des centres d’amitié autochtones de l’Ontario.

05 résumés

Photo gracieuseté de Daniel Smith, Centre d’amitié First Light.

IntroductIon

entRe 2012 et 2022, 91 projets de recherche ont été financés. Soixante-cinq d’entre eux sont inclus dans ce recueil. L’écart entre le nombre total de projets financés et le nombre total de rapports inclus peut être attribué à des projets incomplets ou à des rapports qui ne répondaient pas aux normes de publication. Les rapports présentés dans le recueil sont disponibles dans leur intégralité sur le site web du RCAU (www.uakn.org). Le Tableau 1 présente une ventilation détaillée des catégories de projets de recherche, des projets financés, des projets incomplets et des projets inclus dans le recueil.

Tableau 1. Ventilation du nombre de projets financés, incomplets ou non acceptés pour publication, et inclus dans le recueil.

Catégories de projets de recherche Financés Incomplets/non acceptés pour publication Inclus dans le recueil

Avant le lancement du RCAU, l’Université Trent a commandé six rapports de recherche afin de mieux comprendre ce que l’on savait des populations autochtones urbaines au Canada. Les documents qui en résultent comprennent une analyse documentaire complète ainsi qu’une vue d’ensemble de l’état des communautés autochtones urbaines au Canada. Ils contiennent également des documents d’information sur la discrimination dans les villes canadiennes, le groupe autochtone urbain à revenu moyen au Canada, le diabète dans les populations autochtones urbaines et un examen approfondi de l’accès aux services dans les différentes juridictions. La section des résumés commence par ces documents d’information. Outre la série de documents de recherche et les projets de recherche régionaux, le Secrétariat du RCAU a administré un projet de recherche national en deux phases intitulé Le paysage de la prestation de services aux Autochtones vivant en milieux urbains : Thèmes, tendances, lacunes et perspectives (The Urban Aboriginal Service Delivery Landscape: Themes, Trends, Gaps and Prospects.) Cette recherche a été commandée et financée par ce qui était alors le ministère des Affaires autochtones et du Nord Canada (AANC). La première phase a porté sur l’élaboration d’un inventaire national des organisations autochtones urbaines et a examiné comment ces organisations facilitaient la participation à l’économie canadienne. La deuxième phase, menée par les centres de recherche régionaux, a examiné comment 1) améliorer la participation des populations autochtones urbaines à l’économie, 2) améliorer les services dans les zones mal desservies et 3) faciliter l’amélioration des relations entre les organisations autochtones urbaines, les organisations non autochtones et les organisations des Premières Nations, des Métis et des Inuits. Les centres de recherche de l’Atlantique, du Centre et de l’Ouest ont choisi de mener des études régionales sur la prestation de services, tandis que le centre de recherche des Prairies a dressé le profil de la prestation de services dans deux provinces, soit la Saskatchewan et le Manitoba. L’unique rapport sur la prestation de services de la phase I et les six rapports sur la prestation de services de la phase II sont inclus à la fin de la section des résumés.

Le capital social qui s’est constitué au cours de la dernière décennie est tout aussi important que les rapports, les vidéos et les sites web. Ces produits finaux sont le fruit du travail de communautés d’universitaires et de dirigeant∙es autochtones qui se sont réuni∙es pour travailler sur des projets communs destinés à améliorer leurs communautés. En se réunissant, les partenaires ont renforcé les relations existantes et en ont établi de nouvelles, qui sont toutes fondamentales pour les travaux futurs. Ces relations constituent le RCAU qui, à son tour, a servi de levier à la création de nouveaux projets autochtones nationaux menés par les communautés, tels que le Centre national de collaboration en éducation autochtone (NCCIE), qui connaît un énorme succès et qui se trouve au www.nccie.org

RÉFÉRENCES

Centre national de collaboration en éducation autochtone (s.d.). NCCIE. Consulté le 24 octobre 2022. https://www.nccie.ca/ Projet national du Réseau de connaissances des Autochtones vivant en milieu urbain (2015). The urban Aboriginal service delivery landscape: Themes, trends, gaps and prospects. Rapport final de la phase 1. RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/ NAFC-UAKN-National-Project_Phase-1-Final-Report-NationalOverview_2015-1-1.pdf

Les résultats finaux des projets ont pris la forme de rapports, d’un livre, de brochures, d’articles, de thèses, de vidéos, de baladodiffusions et de sites web. Quel que soit leur format final, les 65 résumés de projet suivants partagent un certain nombre de thèmes émergents. Les résumés sont regroupés sous les rubriques suivantes : série de documents de recherche (7), histoire et identité (6), services aux familles et aux communautés (7), éducation (7), santé mentale et bien-être (8), souveraineté alimentaire, itinérance et éducation financière (11), réconciliation, justice et gouvernance (10), et prestation de services (7). Un aperçu détaillé des résumés des projets figure à l’annexe B. Les thèmes transversaux comprennent la santé et le bien-être, l’éducation, la gouvernance, le logement, la justice, les femmes, les jeunes, la famille, la culture, les enfants pris en charge, le développement économique, l’autodétermination, la communauté, la prestation de services, les services aux familles et aux communautés, le transport, les organisations autochtones urbaines, l’innovation, la littératie financière, l’itinérance, les relations, les droits et l’identité. Les exemples de RAC sont également présentés à l’annexe B. Outre les résumés, chacun des huit thèmes retenus fait l’objet d’une page de couverture où les auteurs formulent des observations de haut niveau et où les articles vedettes sont présentés sous forme de tableau.

de documents de recherche

Les six doCuments de ReCheRChe inclus dans ce thème ont été commandés par le RCAU au cours de sa phase de démarrage. L’objectif de ces documents était de fournir une vue d’ensemble de certains des sujets clés de la recherche sur les populations autochtones en milieu urbain et d’éclairer les travaux qui ont suivi.

Les auteuR∙iCes font les observations suivantes.

1. Les problèmes auxquels sont confrontés les Autochtones vivant en milieu urbain sont restés généralement les mêmes au cours des quatre dernières décennies. Les questions relatives à l’éducation, à l’exclusion économique et à la résurgence culturelle restent au premier plan. Ces questions sont désormais abordées sous l’angle des points forts plutôt que des déficits. Cette perspective conduit à des améliorations significatives des niveaux d’éducation, d’emploi et de revenu, ainsi qu’à une gouvernance croissante et à une infrastructure de prestation de services sociaux. Des associations professionnelles ont également commencé à voir le jour.

2. Les organisations autochtones urbaines adoptent des approches de pointe en matière de RAC afin de développer des connaissances fondées sur des données probantes pour élaborer des programmes qui améliorent le bien-être des communautés. Les approches fondées sur le parcours de vie et les déterminants de la santé sont désormais bien développées et ont été adoptées tant par la recherche que par les communautés autochtones urbaines.

3. L’émergence d’un groupe urbain autochtone à revenu moyen, la création d’organisations professionnelles et la croissance rapide de la communauté artistique et du spectacle sont autant des éléments qui témoignent de ces améliorations. Les taux d’obtention de diplômes dans les écoles primaires et secondaires s’améliorent lentement et la participation à l’enseignement supérieur augmente rapidement. À la suite des travaux de la Commission de vérité et réconciliation du Canada (CVR), les établissements d’enseignement général commencent à accorder une attention particulière à la création de conditions propices à la réussite des étudiant∙es autochtones.

4. Malgré des améliorations générales, le logement et les expériences d’itinérance restent un problème critique, en particulier pour les familles monoparentales et les jeunes, tout comme l’accès inéquitable aux services sociaux et de santé. Les expériences de racisme anti-autochtone restent omniprésentes dans les centres urbains.

5. L’utilisation des connaissances autochtones a pour effet de recadrer les approches autochtones de la santé mentale, de la santé physique et du bien-être. Les approches novatrices développées par les communautés commencent à être considérées comme très efficaces par les praticien∙nes non autochtones.

6. Au cours de la dernière décennie, l’implication des communautés autochtones urbaines dans l’analyse, l’interprétation et la diffusion des résultats de la recherche a conduit à une « révolution tranquille » dans la communauté de la recherche au sens large. Les perspectives autochtones conduisent à des innovations significatives dans les efforts de politique et de programmation.

7. L’approche gouvernementale de la programmation et du financement autochtones, basée sur les distinctions, fonctionne mal dans un environnement urbain. L’accent mis sur les populations des Premières Nations, des Métis et des Inuits compromet l’approche traditionnellement inclusive et « aveugle au statut » des organisations autochtones urbaines. L’approche fondée sur les distinctions crée un désavantage en matière de financement pour les communautés autochtones urbaines et crée un climat de concurrence intense, ce qui est contraire à l’approche collaborative souhaitée par les communautés autochtones urbaines.

8. L’analyse de genre dans la recherche urbaine autochtone peut être améliorée par l’utilisation des conceptions autochtones du genre.

Tableau 2 : Résumés des séries de documents de recherche avec les thèmes croisés, les produits finaux et les exemples de RAC désignés.

Titres des projets

Thèmes transversaux

Série de document S de recherche

Analyse documentaire sur les peuples autochtones vivant en milieu urbain

Produit final

L’état des communautés autochtones urbaines

Santé et bien-être

Éducation

Gouvernance

Logement

Justice

Les femmes

La jeunesse

Développement économique

Communauté

Gouvernance

L’histoire

Identité

Santé mentale et bien-être

Prestation de services

Discrimination et perception des Autochtones par le public dans les villes canadiennes

Le groupe autochtone urbain à revenus moyens au Canada : Un profil démographique

Le diabète et la population autochtone urbaine

L’accès aux services dans les différentes juridictions : Les lacunes, les dédoublements, les disjonctions et les possibilités des Autochtones vivant en milieu urbain à Fredericton (Nouveau-Brunswick)

L’éducation

Santé mentale et bien-être Itinérance

Services aux familles et aux communautés

Identité

Culture Éducation

Santé mentale et bien-être

Services aux familles et aux communautés

Prestation de services

Prestation de services

Service aux familles et aux communautés

Santé mentale et bien-être

Article

Article

Article

Article

Article

Article

Analyse documentaire sur les peuples autochtones vivant

en milieu urbain

Le domaine de La ReCheRChe sur les Autochtones en milieu urbain est extrêmement restreint par rapport à la communauté qu’il représente. Dans les années 1960 et 1970, de nombreux ouvrages ont été écrits sur l’incompatibilité innée entre la culture autochtone et la vie urbaine, et sur la nécessité pour les populations autochtones urbaines de renoncer à leur culture afin de s’intégrer avec succès dans un environnement urbain. Dans les années 1980, la recherche s’est concentrée sur la question de la pauvreté, causée par un manque d’éducation formelle et d’emploi, ce qui a déplacé le débat vers l’amélioration de la vie des populations autochtones urbaines. À la suite de la Commission royale sur les peuples autochtones (1996) ou CRPA, la recherche sur les populations autochtones urbaines a adopté une perspective négative et est devenue « une étude sur le manque. » Toutefois, à la suite des travaux du groupe de travail sur les Autochtones vivant en milieu urbain (2007) et de l’étude d’Environics sur les Autochtones vivant en milieu urbain (2010), l’environnement urbain a été recadré comme un lieu de créativité et de revitalisation pour les Autochtones vivant en milieu urbain.

OBJECTIFS DE LA

RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les objectifs de la recherche étaient les suivants : 1) positionner le RCAU au niveau local et national pour développer le corpus de recherche actuel et y contribuer, 2) identifier les lacunes de la recherche et 3) fournir une meilleure compréhension des communautés autochtones urbaines dans leur ensemble. Cet examen approfondi de la recherche sur les populations autochtones urbaines porte sur la littérature relative à neuf thèmes actuels et émergents. Sous chacun des neuf thèmes, énumérés dans les conclusions ci-dessous, des lacunes importantes dans la recherche et des pratiques prometteuses sont identifiées et des suggestions pour la recherche future sont énumérées.

PRODUIT

Analyse documentaire

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/LiteratureReview-on-Urban-Aboriginal-Peoples.pdf

ANNÉE D’ACHÈVEMENT

2012

LOCALISATION

Sudbury, ON

ÉQUIPE DE RECHERCHE

Autrice principAle :

Heather Shpuniarsky, Université Trent, Peterborough, ON

AssistAnte de recherche :

Mary Jane Norris, chercheuse indépendante, Chelsea, QC

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Heather Shpuniarsky, hshpunia@trentu.ca

Mary Jane Norris, norrisinc@videotron.ca

RÉSULTATS

Un exemple de résultat est présenté pour chaque thème.

1. Santé et bien-être : En utilisant la guérison autochtone dans un contexte urbain, le processus de promotion de la santé commence à être décolonisé et culturellement revitalisé, et les causes sous-jacentes des inégalités de santé autochtones peuvent être traitées (Mundel et Chapman, 2010).

2. L’éducation : Des écoles alternatives et des écoles aimantes (magnet schools) devraient être créées dans les zones urbaines à forte population autochtone.

3. Gouvernance et politique : La CRPA a conduit à la création de la Stratégie pour les Autochtones vivant en milieu urbain (SAMU), qui a encouragé la formation d’organisations communautaires efficaces ; aujourd’hui, les comités issus de la SAMU ont semé les graines de la gouvernance autochtone en milieu urbain.

4. Le logement : On manque de statistiques, de recherches communautaires et d’analyses sur la façon dont le logement, ou le manque de logement, affecte les différents segments de la communauté autochtone urbaine.

5. Justice : La mise en place d’un système judiciaire autochtone bénéficie d’un large soutien.

6. Développement économique : L’existence d’un groupe à revenu moyen offre des possibilités d’influence directe et indirecte, des modèles potentiels pour les jeunes et un réservoir de compétences et de ressources qui peuvent être mobilisées par la communauté.

7. Les femmes : Ce sont les femmes qui font en sorte que les questions communautaires soient politisées et circulent, tout en travaillant sans relâche à la construction et à la protection de la communauté.

8. Les jeunes : Les approches holistiques et axées sur les forces sont essentielles.

9. La communauté : Les populations autochtones urbaines se sentent plus confiantes dans leur capacité à conserver et à développer leur identité et leur culture au sein de la ville.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Remédier à la pénurie d’études nationales à grande échelle et au manque de données qui en découle.

2. À l’aide d’une approche mixte quantitative/qualitative, déterminer qui sont les membres des communautés autochtones urbaines.

3. Encourager et s’engager dans des méthodologies de recherche innovantes qui utilisent, par exemple, des optiques de genre et des méthodologies basées sur l’art.

4. Étudier les relations de travail et les alliances afin de contribuer au développement de l’éthique et des meilleures pratiques.

5. S’éloigner des recherches négatives, axées sur les crises, pour se tourner vers des recherches positives, fondées sur les forces.

6. Approfondir notre compréhension des communautés autochtones urbaines — par exemple, quelle est la nature de la communauté, comment est-elle organisée politiquement, comment l’identité est renforcée par la participation communautaire, etc.

RESSOURCES CONNEXES

Commission royale sur les peuples autochtones (1996). Report on the Royal Commission on Aboriginal Peoples, volumes 1-5 Groupe communication Canada. https://www.bac-lac.gc.ca/eng/discover/ aboriginal-heritage/royal-commission-aboriginal-peoples/Pages/ final-rert.aspx

RÉFÉRENCES

Environics Institute (2010). Urban Aboriginal peoples study: Toronto report. Environics. https://indigenousto.ca/wp-content/ uploads/2018/10/Research_General_1f.pdf

Joint Steering Committee of the Urban Aboriginal Task Force (2007). Urban Aboriginal Task Force: Final report. La Fédération ontarienne des centres d’amitié autochtone, l’Association autochtone des Métis de l’Ontario et l’Association des femmes autochtones de l’Ontario. https://ofifc.org/wp-content/uploads/2020/03/2007-UrbanAboriginal-Task-Force-UATF-Final-Report.pdf

Mundel, E. et Chapman, G. E. (2011). A decolonizing approach to health promotion in Canada: the case of the Urban Aboriginal Community Kitchen Garden Project. Health Promotion International 25(2), 166-73. https://doi.org/10.1093/heapro/daq016

L’état des communautés autochtones urbaines

Ce doCument pRésente une vue d’ensemble du développement des communautés autochtones urbaines au Canada à travers le prisme des objectifs politiques de l’ANCA — soit soutenir la qualité de vie, l’autodétermination, la spécificité culturelle et la participation des Autochtones urbains à la société canadienne.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Ce document poursuit cinq objectifs : 1) passer en revue le Mouvement des centres d’amitié (MCA), la croissance des agences autochtones urbaines et leurs succès socio-économiques en matière d’éducation, d’emploi, de revenus et l’émergence d’une classe moyenne autochtone urbaine ; 2) examiner les conseils politiques autochtones urbains ; 3) décrire les défis à relever, notamment la pauvreté, le sans-abrisme, la santé mentale et la toxicomanie, l’éclatement des familles, la criminalité, l’implication des jeunes dans les gangs et la perte de la langue ; 4) souligner les disparités en matière d’éducation, d’emploi et de revenu entre les peuples autochtones et non autochtones, ainsi que les défis liés à la mobilité ethnique, à la polarisation interne des classes et à la violence latérale des communautés ; et 5) examiner les défis posés à la gouvernance autochtone en milieu urbain.

RÉSULTATS

Croissance de la communauté et développement institutionnel

Les centres d’amitié sont apparus dans les années 1950 et l’ANCA a été créée en 1972 pour soutenir les 45 (aujourd’hui 119) centres d’amitié de l’époque. L’ANCA fait partie d’un vaste réseau d’organisations communautaires autochtones urbaines qui fournissent des services sociaux communautaires et culturels. De plus en plus, les organisations autochtones forment des conseils politiques.

Réussite socio-économique et nouvelle classe moyenne

La fréquentation scolaire, l’achèvement des études postsecondaires et l’emploi s’améliorent. Les niveaux de pauvreté, la dépendance à l’égard des transferts gouvernementaux et l’écart entre les groupes autochtones et non autochtones à revenu moyen ont diminué. Les personnes occupant des postes de direction ou professionnels indiquent l’émergence d’une classe moyenne autochtone.

PRODUIT

Article

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/2012-UAKNResearch-Paper-Series_The-State-of-Urban-AboriginalCommunities_Dr.-Kevin-FitzMaurice-1.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2012

LOCALISATION

Sudbury, ON ÉQUIPE DE RECHERCHE chercheur principAl :

Dr Kevin FitzMaurice, Études autochtones, Université de Sudbury, Sudbury, ON BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dr Kevin FitzMaurice, kfitzmaurice@laurentian.ca

Les défis continus du développement des communautés autochtones en milieu urbain

Plusieurs catégories de défis sont décrites ci-dessous.

1. Disparités en matière d’éducation et de revenus et persistance de la pauvreté : Les lacunes en matière d’achèvement des études secondaires et universitaires et les faibles taux d’emploi persistent. On observe une polarisation croissante entre les Autochtones pauvres des villes et celles∙eux qui connaissent la réussite économique.

2. Défis liés à la santé mentale, aux toxicomanies, à l’itinérance et à la criminalité : Le recours excessif aux salles d’urgence et aux cliniques sans rendez-vous entraîne des lacunes importantes dans les services de santé. Les populations autochtones sont surreprésentées dans les populations de sans-abri et dans le système de justice pénale.

3. Les familles sous pression, les gangs de jeunes et les défis de la rétention linguistique : Les familles sont plus nombreuses, leurs parents sont plus jeunes et elles sont de plus en plus souvent monoparentales. Les enfants autochtones sont surreprésentés dans les familles d’accueil, les foyers de groupe ou les institutions. La prison permet de recruter des membres de gangs.

4. La mobilité ethnique, les divisions entre les classes et la discrimination interne comme défi à la cohésion de la communauté : L’augmentation de la population est attribuable aux projets de loi C-31 et C3 et aux changements dans la politique de l’identité. Les personnes revendiquant une ascendance autochtone sont plus susceptibles d’avoir fait des études postsecondaires et d’avoir des revenus plus élevés. La classe moyenne autochtone signale de niveaux importants de discrimination et de violence latérale au sein de la communauté autochtone, ce qui entraîne des tensions de « classe. » Les besoins culturels de la classe moyenne ne sont pas satisfaits.

5. Les défis de la gouvernance autochtone urbaine : Les taux plus élevés de mobilité interurbaine, les liens avec les Premières Nations, la pauvreté largement répandue, les tensions entre les classes et la discrimination interne sapent le désir de s’associer politiquement et de rechercher une représentation politique collective. Les gouvernements fédéral et provinciaux n’ont pas d’accord formel concernant les domaines de responsabilité et d’obligation de rendre des comptes.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

L’ANCA doit se concentrer sur la consolidation et le soutien des communautés autochtones urbaines si elle veut établir des conseils urbains plus représentatifs sur le plan politique et obtenir une reconnaissance officielle de la part du gouvernement canadien et des Premières Nations.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Maracle, G. (2021). Connections and processes: Indigenous community and identity’s place in the healing journey. Turtle Island Journal of Indigenous Health, 1(2), 18-27. https://doi.org/10.33137/tijih. v1i2.36052

Maracle, S., Bergier, A., Anderson, K. et Neepin, R. (2020). “The work of a leader is to carry the bones of the people”: Exploring female-led articulation of Indigenous knowledge in an urban setting. AlterNative : An International Journal of Indigenous Peoples, 16(4), 281-289. https://doi.org/10.1177/1177180120954441

Mohammed, M. (2015). The role of aboriginality in reversing structural violence in Canadian cities [Thèse de doctorat non publiée]. Université de la Saskatchewan. https://harvest.usask.ca/bitstream/ handle/10388/ETD-2015-12-2372/MOHAMMED-THESIS. pdf?isAllowed=y&sequence=4

Nejad, M. M. (2018). City planning, design, and programming for Indigenous urbanism and ethnocultural diversity in Winnipeg [Thèse de doctorat non publiée]. Université de la Saskatchewan. https://harvest. usask.ca/bitstream/handle/10388/8517/MALEKMOHAMMADNEJADDISSERTATION-2018.pdf?sequence=1&isAllowed=y

Sokoluk, L. A. (2021). Putting the community in community engagement in an urban Indigenous context [Thèse de maîtrise non publiée]. Université de l’Alberta. https:// era.library.ualberta.ca/items/2bc65473-4dff-47b3-af8b6cf9b210a0d9/view/7f748f34-8645-48fa-bf76-404225586a68/ Sokoluk_Lori-Anne_202103_MA.pdf

Discrimination et perception publique des Autochtones

dans les villes canadiennes

Le CheRCheuR ReConnaît que la discrimination à l’égard des populations autochtones est un phénomène complexe lié aux croyances, aux valeurs, aux attitudes et aux comportements, et qu’elle varie en fonction de l’âge, du sexe, de la classe sociale, de l’appartenance religieuse, de l’idéologie et de l’appartenance ethnique. La discrimination est également influencée par les images des Autochtones véhiculées par les médias, ainsi que par les politiques gouvernementales et les représentations présentées par les Autochtones elles∙eux-mêmes. C’est dans cette optique que le chercheur a tenté de mieux comprendre la discrimination et la perception qu’ont le public à l›égard des populations autochtones dans les villes canadiennes.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Le chercheur a posé trois questions : 1) Quel est l’état de la discrimination publique à l’encontre des populations autochtones dans les centres urbains ? 2) Comment le public comprend-il la discrimination à l’encontre des populations autochtones en milieu urbain ? 3) Quelle est la meilleure façon d’aborder la question de la discrimination à l’encontre des populations autochtones dans les zones urbaines ? Les rapports nationaux et provinciaux existants portant spécifiquement sur le racisme ont été analysés pour répondre à ces questions.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/2012UAKN-Research-Paper-Series_Discrimination-and-PublicPerceptions-of-Aboriginal-People-in-Canadian-Cities_Dr.Don-McCaskill-1.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2012

LOCALISATION

Trent, ON

ÉQUIPE DE RECHERCHE chercheur principAl :

Dr Don McCaskill, Université Trent, Peterborough, ON BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dr Don McCaskill, dmccaskill@trentu.ca

RÉSULTATS

Discrimination et populations autochtones urbaines

La discrimination se manifeste le plus souvent lors de l’obtention d’un logement, de la recherche d’un emploi, de l’accès aux systèmes judiciaire et éducatif, de l’accès aux commerces de détail, de l’accès aux institutions financières, de l’accès aux organismes de protection sociale et de l’accès au système de soins de santé. L’intériorisation d’attitudes négatives et de stéréotypes a un effet négatif sur l’identification culturelle, ce qui entraîne une confusion identitaire, un manque de confiance en soi et une faible estime de soi. La discrimination réduit les chances de devenir des citoyen∙nes urbain∙es prospères et des membres apprécié∙es de la société canadienne. Les institutions publiques ont contribué aux violations des droits de la personne en interdisant l’exercice des droits inhérents aux Autochtones, en les dépossédant de leurs terres et de leurs ressources et en érodant leurs langues et leurs cultures. Les membres de la population autochtone urbaine en ascension sociale sont moins susceptibles d’être victimes de discrimination.

Perception publique de la discrimination à l’encontre des populations autochtones urbaines

Bien que la discrimination à l’encontre des populations autochtones urbaines soit reconnue, il y a peu de soutien pour un traitement spécial des populations autochtones, à l’exception des jeunes et des personnes ayant un niveau d’éducation élevé. Les facteurs qui contribuent à améliorer l’image des populations autochtones urbaines sont le développement de relations personnelles, la visibilité accrue des Autochtones dans les médias et la communauté, les gains éducatifs, sociaux et économiques et les connaissances acquises grâce à la sensibilisation et aux cours éducatifs. En général, les Canadien∙nes non autochtones ne sont pas conscient∙es des problèmes importants auxquels sont confrontés les peuples autochtones. Les images négatives et la couverture médiatique importante des populations autochtones urbaines confrontées à des problèmes tels que l’itinérance, la pauvreté, les toxicomanies et l’activité criminelle tendent à renforcer la discrimination.

Lutte contre la discrimination/implications politiques

Ces résultats ont été présentés sous forme de recommandations dans la section Recommandations/Implications pour la politique et la pratique.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

L’auteur propose quatre stratégies pour lutter contre la discrimination.

1. Mettre en œuvre une formation de sensibilisation. Mettre en œuvre une formation à la lutte contre le racisme ou à la sensibilisation interculturelle, y compris l’élaboration de matériel pédagogique approprié. Répondre à l’exigence de la CVR selon laquelle l’existence et l’impact des pensionnats doivent être enseignés dans les écoles.

2. Utiliser les médias pour sensibiliser le public. Utiliser les médias publics pour sensibiliser le public — par exemple, l’émission Trailblazers sur la radio de la CBC.

3. Créer une représentation antiraciste dans les organes de direction. Former des groupes antiracistes et chercher à être représentés au sein des conseils municipaux, des chambres de commerce et d’autres organismes professionnels et de gouvernance. Identifier les instances de racisme et de discrimination et prendre des mesures pour les combattre.

4. Signaler la discrimination. Signaler et rendre publics les incidents de discrimination aux commissions des droits de l’homme, aux médiateurs et à d’autres canaux officiels.

RESSOURCES CONNEXES

Comack, E. (2021). Coming back to jail: Women, trauma, and criminalization. Fernwood Publishing. https://fernwoodpublishing.ca/book/ coming-back-to-jail

Ferguson, L. (2015). Métis post-secondary students and the demotivating effects of possible prejudice [Thèse de doctorat non publiée]. Université de la Saskatchewan. https://central.bac-lac. gc.ca/.item?id=TC-SSU-2015112313&op=pdf&app=Library&o clc_number=1032942390

Hagblom, G. (2014). Aboriginal women and urban housing: Realizing the community benefits [Mémoire de maîtrise non publié]. Université de la Saskatchewan. https://core.ac.uk/download/pdf/226113464.pdf

Sedgwick, B. M. (2015). First Nations’ equity experts talking about differential treatment, identity tension and cultural sovereignty: An application of Weber’s Sociology [thèse de doctorat non publiée]. Université Lakehead. https://knowledgecommons. lakeheadu.ca/bitstream/handle/2453/759/SedgwickB2015m-1a. pdf?sequence=3&isAllowed=y

Le groupe autochtone urbain à revenus moyens au Canada : Un profil démographique

enviRon 90 % de la population autochtone urbaine du Canada réside dans l’une des 12 villes suivantes : Winnipeg, Edmonton, Vancouver, Calgary, Toronto, Saskatoon, Ottawa-Gatineau, Montréal, Regina, Thunder Bay, Sudbury et Hamilton (Norris et Clatworthy, 2011). Cependant, il existe peu d’information sur la démographie des Autochtones vivant en milieu urbain, sur les caractéristiques qui ont contribué à leur réussite et sur la mesure dans laquelle ce groupe existe. Le présent document vise à combler cette lacune en dévoilant les détails du groupe prometteur à revenu moyen des Autochtones vivant en milieu urbain, en examinant les différences entre le statut et le non-statut d’appartenance aux Premières Nations ainsi que les comparaisons avec les non-Autochtones.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

L’équipe de recherche a posé les questions suivantes 1) Quelle est l’importance du groupe autochtone urbain à revenu moyen en termes absolus et par rapport aux Autochtones urbain∙es à revenu faible ou élevé ? 2) Dans quelles régions et villes le groupe des Autochtones urbain∙es à revenus moyens tend-il à se concentrer ou à être absent, et quelle est la concentration comparative des groupes d’Autochtones urbain∙es à faibles et à hauts revenus dans ces villes ? 3) Quelles sont les caractéristiques d’âge, de sexe, de mobilité et de langue du groupe autochtone urbain à revenu intermédiaire, et comment ces caractéristiques se comparent-elles à celles des groupes autochtones urbains à faible revenu et à revenu élevé ? 4) Pour chacune de ces caractéristiques, existe-t-il des différences entre les Premières Nations et les autres peuples autochtones ? 5) Pour chacune de ces caractéristiques, existe-t-il des différences entre les Autochtones et les non-Autochtones ? L’analyse s’est concentrée sur les données de l’Enquête auprès des peuples autochtones de 2006 et du Recensement de 2006. Statistique Canada a procédé à l’analyse des données.

PRODUIT

Article

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/2012-UAKNResearch-Paper-Series_The-Urban-Aboriginal-Middle-Classin-Canada_Dr.-Amanda-Parriag-and-Paul-Chaulk1.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2012

LOCALISATION

Ottawa, ON

ÉQUIPE DE RECHERCHE chercheurs∙euses principAux∙Ales :

Dre Amanda Parriag, Amanda Parriag & Associates, Ottawa, ON

Paul Chaulk, Amanda Parriag & Associates, Ottawa, ON

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dre Amanda Parriag, amanda@parriaggroup.com

RÉSULTATS

1. Il existe un groupe urbain autochtone à revenus moyens qui ressemble à bien des égards au groupe non autochtone à revenus moyens.

2. Les différences entre les Autochtones et les non-Autochtones vivant en milieu urbain au Canada se situaient plus souvent aux extrêmes des revenus, avec plus d’Autochtones dans la catégorie des revenus les plus faibles et moins dans la catégorie des revenus les plus élevés.

3. Des ménages autochtones à hauts revenus se trouvent dans les Territoires du Nord-Ouest et en Alberta. Il est surprenant de constater que les proportions sont plus faibles au Yukon et en Saskatchewan, ce qui suggère que les populations autochtones sont encore exclues de la croissance en raison d’un développement insuffisant des compétences, de la discrimination ou d’autres facteurs.

4. Ottawa-Gatineau comptait les ménages autochtones les plus riches, alors que les ménages des Premières Nations, les autres ménages autochtones et les ménages non autochtones avaient des revenus équivalents.

5. Dans l’ensemble, les Autochtones ne s’en sortent pas aussi bien que les non-Autochtones, la langue étant l’exception. Il est intéressant de noter que les Autochtones qui parlent une langue autochtone sont moins susceptibles d’appartenir aux catégories de revenus les plus élevés.

6. Si l’on regarde à l’intérieur du groupe des peuples autochtones, on constate très souvent que le groupe des Premières Nations a des niveaux de revenus inférieurs à ceux des autres peuples autochtones, même avec des niveaux d’éducation plus élevés, ce qui laisse supposer que des facteurs systémiques sont en jeu.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Le groupe des Autochtones urbains à revenus moyens est en plein essor, mais le défi consiste à savoir comment soutenir les Autochtones lorsqu’iels progressent et entrent dans le groupe des revenus plus élevés. L’éducation et la formation pourraient constituer une partie de la réponse, mais d’autres facteurs entrent en jeu. Ce phénomène doit être mieux compris et davantage d’options doivent être envisagées si l’on veut que les Autochtones participent pleinement à la croissance économique et au développement du Canada.

RESSOURCES CONNEXES

Churchill, M. E. (2015). Defining and evaluating cultural safety at seventh generation midwives Toronto: Exploring urban Indigenous women’s perspectives on culturally safe maternity care [Thèse de doctorat non publiée]. Université Lakehead. https://knowledgecommons. lakeheadu.ca/bitstream/handle/2453/738/ChurchillM2015m-1b. pdf?sequence=4&isAllowed=y

Harrison, T. W., & Friesen, J. W. (2021). Canadian society in the twenty-first century: An historical sociological approach. Canadian Scholars. https://canadianscholars.ca/book/ canadian-society-in-the-twenty-first-century-fourth-edition/ Heritz, J. M. (2016). Indigenous inclusion in public policy: A comparison of urban Aboriginal peoples in Canada and Travellers in Ireland. International Indigenous Policy Journal, 7(3), 1-25. https://doi. org/10.18584/iipj.2016.7.3.6

Heritz, J. (2016). Municipal‐Aboriginal advisory committees in four Canadian cities: 1999–2014. Administration publique du Canada, 59(1), 134-152. https://doi.org/10.1111/capa.12158

Parriag, A. et Chaulk, P. (2013). The urban Aboriginal middle-income group in Canada: A demographic profile. Aboriginal Policy Studies, 2(2), 1-31. https://doi.org/10.5663/aps.v2i2.19005

Riel, E. M., Languedoc, S., Brown, J. et Rodgers, J. (2014). Safety for Aboriginal women in couples counselling where there is a history of intimate partner violence. Journal of offender rehabilitation, 53(6), 478-500. https://doi.org/10.1080/10509674.2014.931749

Sardarli, A., Pete, S., Ngamkham, T., Suraphee, S. et Volodin, A. (2019) The determinants of annual income in Aboriginal and non-Aboriginal communities: Comparative statistical analysis. Thailand Statistician, 17(2), 235-241. https://ph02.tci-thaijo.org/index.php/ thaistat/article/view/202300/141174

Wall, K. (2016). Gathering place: Urban indigeneity and the production of space in Edmonton, Canada. Journal of Urban Cultural Studies, 3(3), 301-325. https://doi.org/10.1386/jucs.3.3.301_1 RÉFÉRENCES

Morris, M. J. et Clatworthy, S. (2011). Urbanization and migration patterns of Aboriginal populations in Canada: A half-century in review (1951 to 2006). Aboriginal Policy Studies, 1(1), 13-77. https:// doi.org/10.5663/aps.v1i1.8970

Le diabète et la population autochtone urbaine

La ReCheRChe a étabLi que la population autochtone du Canada supporte une charge croissante et disproportionnée de certaines maladies chroniques — en particulier le diabète — par rapport aux Canadien∙nes non autochtones. Le diabète, associé aux multiples comorbidités dont souffrent de nombreux Autochtones plus âgés, est plus susceptible d’accélérer la trajectoire de la maladie, entraînant une mortalité prématurée, des incapacités évitables et une qualité de vie gravement compromise. En outre, la recherche suggère que le nombre croissant d’enfants des Premières Nations en surpoids ou obèses au Canada expose ces enfants à des taux de diabète plus élevés à l’avenir.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

L’Enquête auprès des peuples autochtones (EAPA) de 2006 de Statistique Canada a permis de recueillir des données sur les modes et conditions de vie des peuples autochtones vivant au Canada. Ce document analyse deux questionnaires de l’EAPA : le questionnaire de base pour les adultes (personnes âgées de 15 ans et plus) et le questionnaire pour les enfants et les jeunes (personnes âgées de 6 à 14 ans). Les ensembles de données ont été préparés par Statistique Canada. L’analyse des données s’est concentrée sur le diabète, ses précurseurs et les comorbidités. Ce document présente également une brève revue de la littérature et met en avant trois concepts analytiques : la promotion de la santé, les déterminants de la santé et le cadre du parcours de vie.

PRODUIT

Article

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/2012-UAKNResearch-Paper-Series_Diabetes-and-the-Urban-AboriginalPopulation_-Dr.-Jeff-Reading-1.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2012

LOCALISATION

Victoria, BC

ÉQUIPE DE RECHERCHE chercheur principAl :

Dr Jeff Reading, UVic, C.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dr Jeff Reading, Jeffrey_reading@sfu.ca

RÉSULTATS

Enfants et jeunes

Un cinquième des enfants autochtones atteints de diabète ont déclaré que leur état de santé était « très bon » ou « excellent, » contre quatre cinquièmes des enfants autochtones non-diabétiques. L’accès au médecin était plus élevé pour les garçons (82,5 %) que pour les filles (74,2 %). Moins de la moitié des enfants diabétiques prenaient des médicaments. La proportion d’enfants autochtones diabétiques était cinq fois plus élevée dans les zones urbaines que dans les zones rurales. Les enfants diabétiques étaient quatre fois plus susceptibles d’être limités dans leurs activités à la maison, à l’école et pendant leurs loisirs.

Adultes

Un cinquième des adultes autochtones atteint∙es de diabète se déclarent en « très bonne » ou « excellente » santé, contre trois cinquièmes des adultes autochtones non-diabétiques. Le nombre de cas de diabète a diminué à mesure que le revenu familial augmentait. Cinquante pour cent des cas de diabète chez les femmes étaient concentrés dans des ménages dont le revenu familial total était inférieur à 25 000 dollars. Les adultes diabétiques ont fait état d’une utilisation beaucoup plus importante des soins de santé que leurs pairs autochtones non-diabétiques. Seul un quart d’entre elles∙eux déclarent prendre de l›insuline. Les taux de comorbidité étaient très élevés pour des pathologies telles que la fonction rénale affectée par le diabète (7 %), les problèmes cardiaques (23 %), la circulation (33 %), la neuropathie (41 %), les infections (16 %) et l›hypertension artérielle (51 %). Les limitations d›activité étaient deux fois plus fréquentes chez les Autochtones atteints de diabète.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Une approche fondée sur le parcours de vie permettrait d’optimiser les trajectoires de développement qui favorisent la santé tout au long de la vie, de la santé préconceptionnelle de la mère à l’environnement intra-utérin, en passant par la période postnatale, le bébé, l’enfant, l’adolescent∙e, l’adulte et les personnes âgées.

2. Les interventions doivent tenir compte des déterminants sociaux et économiques de la santé afin d’atténuer les effets corrosifs de la pauvreté sur une croissance et un développement sains.

3. Les interventions sexospécifiques doivent être adaptées pour garantir l’égalité des chances et l’accès aux programmes et aux services pour tous∙tes.

4. L’ANCA est bien placée pour jouer un rôle dans l’amélioration de la santé et du bien-être en créant de nouveaux programmes conçus par, pour et avec les populations autochtones afin de promouvoir l’autodétermination grâce à un mode de vie sain.

5. Les centres de santé et les cliniques médicales communautaires axés sur les Autochtones pourraient jouer un rôle de catalyseur dans la lutte contre les problèmes liés au diabète et aux autres maladies chroniques qui en découlent.

RESSOURCES CONNEXES

Sinclaire, M. (2018). Voices of urban Aboriginal peoples with diabetes [Thèse de doctorat non publiée]. Université de Toronto. https://hdl. handle.net/1807/89719

L’accès aux services dans

les différentes juridictions :

Les lacunes, les dédoublements, les disjonctions et les possibilités des Autochtones vivant en milieu urbain à Fredericton (Nouveau-Brunswick)

Les popuLations autoChtones vivant en milieu urbain sont confrontées à d’importantes difficultés lorsqu’elles veulent accéder aux services traditionnels. Ce document examine les lacunes, les duplications, les disjonctions et les opportunités qui ont un impact sur la prestation de services intégrés (PSI) pour les populations autochtones urbaines vivant à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. La PSI est définie comme « le concept de coordination de la prestation de services au-delà des limites des services, des départements et des juridictions. » Cet examen approfondi d’un échantillon d’une communauté sera pertinent pour la PSI dans les communautés autochtones urbaines à travers le pays.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

L’objectif était d’examiner comment la population autochtone urbaine du centre-ville de Fredericton accédait aux services dans les différentes juridictions. Les objectifs spécifiques étaient 1) de mieux comprendre la réalité actuelle des populations autochtones urbaines, 2) d’explorer ce à quoi pourrait ressembler un cadre de PSI fonctionnel et culturellement approprié, et 3) d’identifier des recommandations de pratique et de politique qui soutiendraient la PSI et seraient utiles aux populations autochtones urbaines en général. Le projet a utilisé une méthodologie de recherche quantitative (Statistique Canada, Profil de la population autochtone 2006) et qualitative (19 entretiens avec des membres de la communauté et des employé∙es du gouvernement).

RÉSULTATS

Certains résultats quantitatifs suggèrent que la population autochtone urbaine de Fredericton 1) est jeune, mobile et majoritairement féminine, 2) est plus susceptible d’avoir un diplôme que les résident∙es des réserves ou du Nouveau-Brunswick en général, 3) est aussi susceptible d’avoir un emploi que ses pair∙es non autochtones et plus susceptible que les résident∙es du Nouveau-Brunswick en général, 4) reçoit un pourcentage plus faible de son revenu total sous forme de paiements de transfert gouvernementaux que tous les autres groupes de comparaison, et 5) a un revenu médian qui équivaut environ un tiers de la population non autochtone de Fredericton et moins de la moitié de la population générale du Nouveau-Brunswick.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/2012UAKN-Research-Paper-Series_Accessing-Services-AcrossJurisdiction_Verle-Harrop-PhD._New-Brunswick1-1.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2012

LOCALISATION

Fredericton, NB

ÉQUIPE DE RECHERCHE chercheuse principAle :

Dre Verlé Harrop, RCAU Atlantique, Fredericton, N.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dre Verlé Harrop, vharrop@gmail.com

Les résultats qualitatifs obtenus au niveau des systèmes ont été classés en trois catégories :

1. Les lacunes concernent la santé mentale et les toxicomanies, l’éducation, la jeunesse, la coordination et la facilitation, la communication et l’information, la culture, le colonialisme et le racisme, ainsi que les données et l’identification.

2. Les disjonctions comprennent le financement, la fourniture de services, l’aide à la mobilité et au revenu, la fourniture de services de santé et les partenariats et réseaux.

3. Les opportunités et le développement de la réussite comprennent Skigin-Elnoog et Under One Sky Aboriginal Head Start (UOS).

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Les recommandations pratiques sont les suivantes.

1. Établir un partenariat avec des organisations nationales et locales pour créer un centre de ressources pour les familles autochtones en milieu urbain.

2. Mettre en place un groupe de travail interjuridictionnel/ interdépartemental pour s’assurer que les jeunes Autochtones obtiennent un certificat de niveau 2.

3. Établir un partenariat avec les ministères pour mener des recherches visant à mieux comprendre les besoins et le potentiel des jeunes Autochtones vivant en milieu urbain et âgé∙es de 14 à 24 ans.

4. Explorer les possibilités de mentorat au niveau régional et national.

5. Encourager le monde universitaire à inclure et à soutenir les organisations autochtones urbaines locales dans la mise en place de réseaux et de partenariats avec les communautés universitaires de pratique et de recherche.

6. Les recommandations politiques sont les suivantes.

7. Créer un portail web provincial contenant des informations sur les ressources autochtones urbaines fédérales, provinciales, municipales et des bandes.

8. Faire d’UOS un centre de ressources pour les familles autochtones qui offre un accès sûr et culturellement adapté aux services de santé, d’éducation, de développement de la petite enfance et aux services sociaux.

9. Adopter des protocoles universels pour l’accès à l’aide au revenu dans les réserves et hors des réserves.

10. Mettre en place des coordinateur∙trices/facilitateur∙trices des ministères représentatifs et les installer dans le centre de ressources pour les familles autochtones.

11. Soutenir UOS dans ses efforts pour devenir un programme d’immersion en Wolastoqey.

IMPACT

Ce projet a ouvert la voie à la collaboration avec des organisations autochtones urbaines au Nouveau-Brunswick, en particulier Under One Sky Aboriginal Head Start, qui a ensuite dirigé de nombreux projets de recherche du RCAU Atlantique axés sur les enfants autochtones urbain∙es et leurs familles.

RESSOURCES CONNEXES

Harrop, V. (2017). Sharing lessons learned from community-driven research supporting urban Aboriginal children and their families and caregivers: A Report for the Public Health Agency of Canada, Atlantic Region. RCAU Atlantique. https://uakn.org/wp-content/ uploads/2017/12/UAKN-Atlantic-PHAC-Sharing-Lessons-LearnedReport-2017.pdf

et IdentIté

Les auteuR∙iCes font les observations suivantes.

1. Les populations autochtones urbaines sont de plus en plus visibles en tant que communautés aux yeux de la population en général, du gouvernement et des décideur∙euses politiques.

2. L’infrastructure institutionnelle autochtone urbaine revendique et crée un espace pour l’autodétermination autochtone urbaine dans divers secteurs.

3. Les histoires autochtones urbaines revendiquent la légitimité et valident les expériences des populations urbaines en tant qu’individus et en tant que communautés. Les histoires émergentes sont basées sur des histoires personnelles et sociales au fil du temps qui remettent en question le grand récit précédent de la ville comme étant hostile aux cultures et aux identités autochtones.

4. Les identités autochtones urbaines contemporaines sont complexes et sont affectées/influencées par un discours sur les droits, les responsabilités et le service à la communauté dans le contexte plus large de la résurgence autochtone au Canada.

5.  La population autochtone urbaine fait l’objet d’un mélange complexe de définitions individuelles, communautaires et étatiques. Le gouvernement et la communauté ont des définitions différentes des identités autochtones urbaines. Les identités culturelles collectives sont au cœur de l’identité autochtone urbaine.

6. Les Autochtones urbain∙es expriment un fort désir de revendiquer la ville comme leur foyer, de rendre leur histoire visible, de promouvoir le droit à la ville et de créer des espaces communautaires fondés sur les cultures et les traditions autochtones. Iels peuvent avoir ou non des liens avec leur communauté d’origine.

7. Les communautés et organisations autochtones urbaines continuent d’impliquer les aîné∙es et les gardien∙nes du savoir dans la production de connaissances traditionnelles dans le but de pratiquer le mino bimaadiziwin dans la ville.

8. Chacun des articles évoque la nécessité de documenter les récits de vie et de créer des histoires autochtones urbaines, ainsi que le rôle que jouent ces histoires identitaires dans la revendication des ressources publiques et dans la promotion du droit à la ville.

Tableau 3. Résumés traitant de l’histoire et de l’identité avec les thèmes croisés, les produits finaux et les exemples désignés par le RAC.

Titres des projets

Thèmes transversaux Produit final

L’hi S toire

Histoires partagées : Les relations entre les Witsuwit’en et les colons à Smithers 1913-1973

Notre histoire, nos histoires : Récits personnels et histoire des Autochtones en milieu urbain à l’Île-du-Prince-Édouard / en Nouvelle-Écosse / au Nouveau-Brunswick / à Terre-Neuve-et-Labrador

Réconciliation

Identité Rapport

Identité Rapport

Re-storying NunatuKavut : Établir des liens grâce au storytelling numérique multigénérationnel Identité Rapport

Projet d’histoires autochtones en milieu urbain : Sudbury, Peterborough et Ottawa

i dentité

Histoires de création du Centre de ressources familiales mi’kmaq: Créer des familles fortes à travers nos histoires

Identité

Enfants et famille

Site web interactif (Sudbury) Rapport communautaire (Peterborough) Vidéo documentaire (Ottawa)

Livret Exemplaire RAC

L’autre : Les Autochtones urbain∙es au Canada Communauté Six baladodiffusions

Histoires partagées : Les relations entre les Witsuwit’en et les colons

à Smithers 1913-1973

Les WitsuWit’en vivaient déjà depuis de nombreuses générations en tant que société durable, bien organisée et matriarcale dans la Widzin Kwah (Bulkley Valley) lorsque la Compagnie de chemin de fer du Grand Tronc est arrivée en 1913 et a établi la ville de Smithers. L’arrivée du Grand Tronc s’est accompagnée d’un dur labeur, de discrimination, de marginalisation et d’un accès inégal aux services et aux opportunités qu’offrait Smithers. En 2015, la ville de Smithers et l’Office of the Wet’suwet’en se sont associés pour documenter l’histoire des contributions et des luttes du peuple Witsuwit’en dans la région de Widzin Kwah, et plus particulièrement dans celle d’Indiantown, à Smithers. L’objectif de la recherche était de mieux comprendre comment cette histoire affecte les relations actuelles et d’améliorer la compréhension entre les différentes communautés situées dans le Widzin Kwah.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

L’équipe de recherche a posé les questions suivantes : 1) Comment les gens en sont-ils venus à vivre à Indiantown ?

2) Comment vivait-on à Smithers en tant que Witsuwit’en au début du XXe siècle ? 3) Quel a été le processus de déplacement d’Indiantown ? L’équipe de recherche a examiné des articles de journaux, des documents gouvernementaux, des dossiers judiciaires, des photographies aériennes et des albums de photos de famille. Elle a également interrogé 59 personnes des communautés Witsuwit’en et des colons qui avaient des souvenirs d’Indiantown et/ou des débuts de Smithers entre les années 1913 et 1973.

RÉSULTATS

Origines

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/research-project/shared-histories-witsuwitensettler-relationships-in-smithers-1913-1973/

ANNÉE DE SOUMISSION

2018

LOCALISATION

Smithers, BC

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Chaire de recherche du Canada sur les problèmes des quartiers défavorisés, l’apprentissage communautaire et l’engagement — UWinnipeg Union des municipalités de la Colombie-Britannique

CONTACT

Debbie Pierre, dpierre@wetsuweten.com

Dr. Tyler McCreary, smitherssheredhistoris@gmail.com

Taylor Bachrach, taylor.bachrach@parl.gc.ca

ÉQUIPE DE RECHERCHE

leAdeurs communAutAires :

Taylor Bachrach, maire de Smithers, Smithers, C.-B.

Debbie Pierre, Bureau des Wet’suwet’en, Smithers, C.B.

chercheur principAl : Tyler McCreary, Université de l’État de Floride, Tallahassee, FL, É.-U.

pArtenAires communAutAires :

Sue Alfred, Phil Brienesse, Charlotte Euverman, Violet Gellenbeck, Bill Goodacre, Sheila Peters, Judy Walton, Melanie Morin, Kira Westby, Bulkley Valley Museum, Smithers, C.-B.

AssistAnt∙es de recherche : Dolores Alfred, Eric Holdijk, Kristin Martinsen, George Williams, Danielle Plouffe, Daniel Vliots

trAnscriptrice : Rebecca Hall

pArtenAires AcAdémiques :

Ann Marie Murnaghan, Université Ryerson, Toronto, ON Dre Evelyn Peters, UWinnipeg, Winnipeg, MB membres de lA communAuté : Henry Alfred, Sue Alfred, Ron Austin, Art Buchanan, Jeff Charlie, Sheila Clarkston, Bill Cromer, Diana Cromer, Philip David, Peter David, Rita David, Arnold de Ellion, Charlotte Euverman, Timber Wolf (Mabel Forsythe), Violet Gellenbeck, Rita George, Bill Goodacre, Margaret Goodacre, Carman Graf, Lisa Goudy, Dave Harvard, Tom Harvard, Gordon Hetherington, Jane Hetherington, Shirley Joseph, Harry Kruisselbrink, Cora Mack, Elsie Mitchell, Fred Tom, Terrie McAloney, Ken Mitchell, Jean Moisey, Judith Morgan, Sharon Morin, Kenneth Simon Morris, Lorena Morris, Virginia Pierre, Betty (Joseph) Pete, Evenlyn Roesel, Patricia Diane Struthers, Elsie Tiljoe, Russel Tiljoe, Aloisia Watson, Gordon Williams, Sam Wilson

Visions coloniales : les premières économies de ressources du Nord reposaient sur les travailleur∙euses de Premières nations.

Sur la terre des Witsuwit’en : Les familles Gidimt’en ne sont pas venues à Smithers ; c’est plutôt Smithers qui est venu sur les territoires où elles vivaient déjà. Déplacements coloniaux : Les peuples des Premières Nations se sont vu refuser les titres de propriété et le droit de revendiquer des terres. La loi sur les Indiens dicte où et comment les Witsuwït’en vivent ; les fêtes de Balhat sont interdites et les familles prospères sont émancipées.

Des vies croisées à Smithers

Création d’une communauté urbaine witsuwit’en : une discrimination raciale intense a prévalu, mais neuf familles ont fini par détenir un titre de propriété à Indiantown. Les résident∙es devaient s’acquitter de taxes scolaires, mais les enfants n’étaient pas autorisés à fréquenter l’école des colons, ce qui entraîna une révolte fiscale dans les années 1930, à l’issue de laquelle les terres furent cédées à l’administration municipale. Dans les années 1950, les familles des Premières Nations ont racheté les lots d’Indiantown. Négocier une économie mixte : Les Witsuwit’en préféraient les emplois saisonniers qui leur permettaient de maintenir des liens avec leurs territoires. Contrôler les limites de la société civilisée : Les Witsuwit’en s’efforcent de bien vivre en respectant les lois witsuwit’en et canadiennes. Accès inégal aux services : les choix en matière d’éducation se limitaient aux pensionnats ou à l’absence d’éducation. Les établissements de santé traitent les Premières Nations comme des citoyen∙nes de seconde classe. Célébrations et liens culturels en jeu : Les Witsuwit’en excellaient dans les sports et les expositions agricoles communautaires. Les équipes étaient séparées sur le plan racial, mais elles étaient une source de fierté et de force identitaire.

Des voies de développement divergentes De la diversité économique à la dépendance : les mutations industrielles des années 1930-1970 ont entraîné une augmentation de la main-d’œuvre non autochtone après la Seconde Guerre mondiale, de la mécanisation et des taux de production dans les secteurs de la sylviculture et de la pêche, ce qui a eu pour effet de marginaliser encore davantage les Premières Nations. Développement de la fracture urbaine : l’absence d’eau et d’égouts et l’augmentation du vandalisme à Indiantown ont entraîné l’émigration. Réaménagement municipal et perte de la communauté : dans les années 1950, les autorités de la ville ont modifié le zonage et la conception d’Indiantown sans consultation.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Le fait de renouer avec l’histoire d’Indiantown crée des opportunités de dialogue et le potentiel d’un avenir nouveau et différent, en particulier grâce à l’éducation des jeunes.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Barker, T. (2019, 27 avril). Smithers author shortlisted for B.C. writing award, Tyler McCreary’s Shared Histories book seen as a legacy for truth and reconciliation The Interior News. https://www.interior-news. com/news/smithers-author-shortlisted-for-b-c-writing-award/ Creekstone Press Publications (s.d.). Shared Histories by Tyler McCreary. Creekstone Press. http://creekstonepress.com/index.php/ publications/article/shared_histories

Creekstone Press News (s.d.). Shared Histories Launch, Sept. 8 - an amazing day ! Creekstone Press. http://creekstonepress.com/index. php/news-events/article/shared_histories_launch_sept._8

Musée Heritage Park (2019, 20 juin). Shared Histories Tyler McCreary Blogue du Heritage Park Museum. https://heritageparkmuseum.com/ shared-histories-with-tyler-mccreary/ Malone, M. (2020). Shared histories: Witsuwit’en-settler relations in Smithers, British Columbia, 1913-1973 [Revue littéraire]. BC Studies, 205, 124-127. https://bcstudies.com/book_film_review/ shared-histories-witsuwiten-settler-relations-in-smithers-britishcolumbia-1913-1973/

Sciarpelletti, L. (2018, 19 septembre). Book explores early relationship between Indigenous people and Smithers settlers. CBC News British Columbia. https://www.cbc.ca/news/canada/british-columbia/ book-explores-early-relationship-between-indigenous-people-andsmithers-settlers-1.4816047

Shared Histories author wins historical writing award (2019, 9 juin). The Interior News. Consulté le 10 octobre 2022 sur https://www.interior-news.com/entertainment/ shared-histories-author-wins-historical-writing-award/

Notre histoire, nos histoires : Récits personnels et histoire des Autochtones en milieu urbain à l’Île-du-Prince-Édouard / en Nouvelle-Écosse / au Nouveau-Brunswick / à Terre-Neuve-et-Labrador

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/02/Our-History-Our-StoriesPEI-online.pdf

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/02/Our-History-Our-StoriesNS-online.pdf

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/02/Our-History-Our-StoriesNB-online.pdf

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/02/Our-History-Our-StoriesNL-online.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2019

LOCALISATION

Î.-P.-É., N.-É., N.-B. et T.-N.-L.

ÉQUIPES DE RECHERCHE

rédActrice en chef :

Lisa Jodoin, UNB, Fredericton, N.B.

contrActuelle :

Carolyn Taylor, contractuelle indépendante, St. John’s, T.-N.-L. PEI

représentAnt du comité exécutif du rcAu AtlAntique : Neil Forbes, Première nation de Lennox, Î.-P.-É.

les contributeur∙trices de lA communAuté :

Sharon O’Brien, Centre de ressources familiales mi’kmaq, Charlottetown, Î.-P.-É.

L’objectif principal « était de produire une histoire autochtone urbaine accessible pour chacune des quatre provinces de l›Atlantique, qui pourrait être facilement partagée avec les organisations communautaires, le système éducatif et tous les paliers de gouvernement. » (Taylor, 2019, p. 1) Il s’agissait d’un projet de recherche mené par la communauté. Le comité exécutif du RCAU a déterminé le sujet, créé des groupes de travail propres à chaque province qui ont identifié les personnes interrogées, révisé les ébauches des rapports et finalisé le guide de discussion. Notre histoire, nos histoires combine les histoires personnelles de trois membres de communautés autochtones urbaines dans chaque province avec des récits historiques brefs et informatifs couvrant l’histoire ancienne, l’histoire précoloniale, la création des réserves dans chaque province, l›après-confédération et la Loi sur les Indiens, l’éducation, les services et les soutiens en milieu urbain et hors réserve, ainsi qu’un guide de discussion. Le rapport du Nouveau-Brunswick comprend également une introduction sur les peuples mi’kmaq, Wolastoqey (anciennement Maliseet) et Peskotomuhkati (anciennement Passamaquoddy), ainsi que sur l’histoire ancienne et l’avant-contact. Le rapport de Terre-Neuve-etLabrador comprend également des discussions sur les Inuits du sud du NunatuKavut (qui ont demandé à être retiré du rapport), les Inuits du Labrador, les Mi’kmaq de Terre-Neuve, les Innus du Labrador, les Béothuks, l’omission des termes de l’union, la réinstallation et la relocalisation, et l’expérience autochtone en milieu urbain à Happy Valley-Goose Bay. tI

Julie Pellissier-Lush, Centre de ressources familiales mi’kmaq, Charlottetown, Î.-P.-É.

Neil Forbes, Première nation de Lennox, Î.-P.-É.

Nouv E ll E -Écoss E

représentAnte du comité exécutif du rcAu AtlAntique : Pam Glode-Desrochers, MNFC, Halifax, N.-É.

les contributeur∙trices de lA communAuté : Sandy R. Halifax, N.-É.

Charlotte Bernard, Halifax, N.-É.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU) CONTACT

Neil Forbes, i.neil.forbes@gmail.com

Pam Glode-Desrochers, pam@mymnfc.com

Patsy McKinney, patr@gmail.com

Christopher Sheppard, csheppard@afcs.ca

Carolyn Taylor, taylorcarolynlee@gmail.com

seLon L’autRiCe (Taylor, 2019:1 [les quatre rapports]), « en 2016, les données du recensement [de Statistique Canada] ont déterminé que le Canada atlantique comptait une population autochtone de 129 340 personnes. De cette population, 20 070 (15,5 %) vivent dans des réserves et 109 265 (84,5 %) vivent hors des réserves dans des milieux ruraux et urbains. En d’autres termes, au Canada atlantique, cinq personnes sur six qui s’identifient comme Autochtones vivent hors des réserves. » De plus, « parce que les populations autochtones urbaines sont en grande partie invisibles et mal comprises, le Comité exécutif du Centre de recherche de l’Atlantique du RCAU a commandé l’étude sur les régions de l’Atlantique, Notre histoire, nos histoires (Our History, Our Stories.) » Ces quatre rapports finaux présentent des histoires autochtones urbaines de l’Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve-et-Labrador.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Tony Thomas, Halifax, N.-É.

Nouv E au-Bru N sw I ck

représentAnte du comité exécutif du rcAu AtlAntique :

Patsy McKinney, Under One Sky Aboriginal Head Start (UOS), Fredericton, N.-B.

les contributeur∙trices de lA communAuté :

George Fanjoy, GNB, Fredericton, N.-B.

Patsy McKinney, Under One Sky Aboriginal Head Start (UOS), Fredericton, N.-B.

Gary Gould, Skigin-Elnoog Housing, Fredericton, N.-B.

T E rr E -N E uv E ET la B rador

représentAnt du comité exécutif du rcAu AtlAntique :

Christopher Sheppard, ANCA, St. John’s, T.-N.-L.

les contributeur∙trices de lA communAuté :

Emma Reelis, Aînée, Centre d’amitié First Light, St. John’s, T.-N.-L.

Abigail Webb, St. John’s, T.-N.-L.

Catherine, St. John’s, T.-N.-L.

/ à Terre-Neuve-et-Labrador

RÉSULTATS

Quatre observations de haut niveau étaient communes aux quatre rapports.

Majorité hors réserve

Sur les 2 740 Autochtones vivant à l’Île-du-Prince-Édouard, 80,5 % vivent hors des réserves. Sur les 51 495 Autochtones vivant en Nouvelle-Écosse, 81,8 % vivent hors réserve. Sur les 29 385 Autochtones vivant au Nouveau-Brunswick, 74,6 % vivent hors réserve. Parmi les 45 725 Autochtones vivant à Terre-Neuve, 94,1 % vivent hors des réserves.

Migration urbaine

Les politiques de la Loi sur les Indiens ont largement contribué au déplacement des populations autochtones vers les zones urbaines, tout comme l’augmentation de la population, la pénurie de logements et les possibilités d’éducation et d’emploi.

Le sentiment d’appartenance

Certain∙es Autochtones urbain∙es retournent régulièrement dans leur réserve, qu’iels considèrent comme leur foyer spirituel et physique, tandis que d’autres s’installent définitivement en ville et pratiquent leur culture, leurs traditions et leur langue en dehors de la réserve, au sein de la communauté autochtone urbaine. Cela est particulièrement vrai si iels ne sont pas membres d’une bande régionale ou si iels n’ont pas de liens étroits avec une réserve.

Organisations autochtones urbaines

Les organisations telles que les centres d’amitié et les centres de ressources familiales créent un espace sûr où les cultures, les langues et les traditions sont encouragées et célébrées, et où il est possible d’accéder à des services culturellement appropriés. Ces organisations offrent aux populations autochtones urbaines un sentiment d’appartenance, un endroit où être elles-mêmes et un endroit où se sentir chez soi.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Démystifier le mythe selon lequel tous les peuples autochtones vivent dans des réserves.

2. Améliorer la compréhension, la reconnaissance et l’intégration des populations autochtones urbaines par les gouvernements et le grand public.

3. Reconnaître que les populations autochtones urbaines ont subi les mêmes traumatismes intergénérationnels que les communautés vivant dans les réserves (politiques et législations gouvernementales discriminatoires, pensionnats, Scoop des années 1960, femmes autochtones disparues et assassinées, pratiques inéquitables en matière de protection de l’enfance, etc.)

4. Fournir aux organisations autochtones urbaines le financement opérationnel nécessaire pour qu’elles deviennent des centres de services complets.

5. Faire pression sur les gouvernements fédéral et provinciaux pour qu’ils accordent aux populations autochtones vivant hors des réserves les mêmes avantages, les mêmes droits et la même représentation politique que les populations autochtones vivant dans les réserves. Dans le cas de TerreNeuve-et-Labrador, la Première nation Qalipu et les Inuits du Sud devraient bénéficier des mêmes droits et avantages que les populations autochtones vivant au Nunatsiavut, à Sheshatshiu, à Natuashish et à Miawpukek.

IMPACT

Lorsque la direction du Centre de recherche de l’Atlantique a achevé les quatre histoires, elle s’est rendu compte que le projet global n’était qu’un point de départ. Il restait à explorer et à présenter leurs voix et leurs histoires d’une manière plus conforme à la culture et aux récits de certaines des communautés les plus distinctes.

RESSOURCES CONNEXES

Département de pédiatrie de l’Université Dalhousie et Institut des populations saines (2022) One chance to be a child: A data profile to inform a better future for child and youth well-being in Nova Scotia. Rapport complet. http://www.onechancens.ca

First Light (s.d.). Indigenous cultural diversity training—Resources [Infographie]. First Light St. John’s Friendship Centre. https://firstlightnl. ca/site/uploads/2021/06/Resources-ICD.pdf

McDonald, C. (2021). Girls and women exploring intergenerational learning through storytelling [Mémoire de maîtrise non publié]. Université Mount Saint Vincent.

Woolsey, C. et McKinney, P. (2020). A history of Indigenous people in the Maritimes. How (and why) we do archaeology: An introduction to the Indigenous archaeological record, Lesson Plan 3. NCCIE. https:// www.nccie.ca/lessonplan/a-history-of-indigenous-people-in-themaritimes-lesson-plan-3-of-5/

Woolsey, C. et McKinney, P. (2020). What is archaeology? How (and why) we do archaeology: An introduction to the Indigenous archaeological record, Lesson Plan 1. NCCIE. https://www.nccie.ca/lessonplan/ what-is-archaeology-lesson-plan-1-of-5/

dans Cette ReCheRChe, les Inuit du sud de la région NunatuKavut du Labrador remettent en question les récits historiques établis, façonnés par le colonialisme. Jusqu’à récemment, la voix des femmes inuites du Sud et les diverses versions de l’indigénéité ont été minimisées et, dans certains cas, effacées du récit historique. Cette recherche vise à valider les voix et les récits des femmes inuites du Sud en tant que détentrices légitimes et authentiques du savoir autochtone. L’objectif était également de permettre aux jeunes citadin∙es d’entrer en contact avec des conteuses inuites du Sud issues de communautés urbaines et éloignées du NunatuKavut. Plus précisément, l’équipe de recherche voulait étudier comment la pratique du conte par les femmes du NunatuKavut déstabilise les récits et les interprétations historiques établis. Elle voulait également savoir si le fait d’impliquer des jeunes dans la narration numérique multigénérationnelle permettrait de nouvelles interprétations de la diversité des expériences et des identités autochtones des Inuit du Sud.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/fr/research-project/re-storyingnunatukavut-making-connections-through-multigenerational-digital-storytelling/

Vidéos (incomplètes ou non partagées publiquement)

ANNÉE D’ACHÈVEMENT

2016

LOCALISATION

NunatuKavut, T.-N.-L.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Amy Hudson, MUN, Happy Valley-Goose Bay, T.-N.-L.

chercheuse principAle :

Sylvia Moore, MUN, Happy Valley-Goose Bay, T.-N.-L.

membres de lA communAuté :

Denise Cole, Centre d’amitié du Labrador, Happy Valley-Goose Bay, T.-N.-L.

Eva Luther, Spotted Islands, St. Lewis, Happy Valley-Goose Bay, T.-N.-L.

Patricia Nash, Conseil communautaire NunatuKavut, Happy Valley-Goose Bay, T.-N.-L.

Darlene Wall, Conseil communautaire NunatuKavut, Happy Valley-Goose Bay, T.-N.-L.

pArtenAires AcAdémiques :

Lisa Rankin, MUN, St. John’s, T.-N.-L.

Andrea Procter, MUN, St. John’s, T.-N.-L.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Amy Hudson, amyh@nunatukavut.ca

Dre Sylvia Moore, sylviam@mun.ca

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

L’Université Memorial (MUN) et le comité d’éthique du conseil communautaire de NunatuKavut ont donné leur accord éthique.

L’équipe de recherche était tenue de respecter les principes d’OCAP. Les trois objectifs de la recherche étaient les suivants : 1) encourager les jeunes urbains du NunatuKavut à participer à la reconstitution de récits historiques sur la région et ses habitants ; 2) offrir aux jeunes urbains la possibilité de développer leurs compétences en matière de narration numérique, de recherche historique et d’interview ; et 3) offrir aux femmes et aux jeunes du NunatuKavut la possibilité de relier les récits de plusieurs générations afin de créer de nouvelles compréhensions des expériences historiques et des identités autochtones.

S’inspirant des méthodes narratives et des méthodes de narration autochtones, les partenaires du projet ont organisé en 2016 un atelier d’introduction à la narration numérique intitulé « Nans and iPads. » En 2017, des photos numériques ont été prises lors d’un camp de jeunes de quatre jours, où 10 jeunes Innu et Inuit, des détenteur∙trices de savoirs et des aîné∙es ont été réunis pour un échange de connaissances interculturelles sur la fabrication de peaux de phoque, la cuisine traditionnelle, les techniques de piégeage, la pêche sur glace, le montage de tentes, la collecte de bois, l’allumage de feux et la narration d’histoires. Les jeunes ont également rencontré le club d’âge d’or de Cartwright, où iels ont interviewé et enregistré les récits de vie des membres. Enfin, les jeunes ont interviewé des femmes de leur propre famille élargie.

RÉSULTATS

Les enquêteur∙trices ont constaté que le processus de recherche :

1. A validé les voix et les récits des femmes inuites du Sud issues des communautés urbaines et isolées du NunatuKavut en tant que détentrices légitimes et authentiques du savoir autochtone ;

2. A permis aux jeunes urbain∙es de participer au processus de création d’histoires et les a aidés à développer des compétences de recherche en matière d’interviews, de narration numérique et de recherche historique ;

3. A contribué à la constitution d’archives de photos et d’interviews des femmes du NunatuKavut ; et

4. A renforcé les relations entre les jeunes et plusieurs générations d’aîné∙es et de détenteur∙trices de savoirs, alors qu’iels développent leur compréhension des expériences historiques et des identités autochtones.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

RCAU Atlantique (2019, 19 février). Decolonizing the academy through community-driven research [Conférence]. RCAU. https://www.unb.ca/ conferences/UAKN2019/index.html

IMPACT

Ce projet a facilité l’établissement de relations qui ont permis aux Autochtones urbains du Canada atlantique d’apporter une contribution significative à des projets ultérieurs à l’échelle de l’Atlantique, tels que le NCCIE.

tI

Projet d’histoires autochtones en milieu urbain :

Sudbury, Peterborough et Ottawa

Ces pRojets menés par des communautés autochtones urbaines ont exploré et documenté l’histoire autochtone de Sudbury, Peterborough et Ottawa. L’équipe de recherche de Sudbury a créé une page web d’enregistrements vidéo et audio d’histoires personnelles et de documents d’archives hébergés par le Centre d’amitié N’Swakamok. Le Peterborough Histories Project a produit un rapport sur les voix des membres de la communauté avec des références croisées à des informations d’archives, tandis que la Coalition autochtone d’Ottawa a produit une vidéo documentaire communautaire qui met en lumière les moments historiques clés du développement de la communauté autochtone urbaine d’Ottawa.

PRODUIT

Rapport, vidéo, baladodiffusion, site web et livre

N’Swakamok: An Urban Indigenous History - Site web interactif* (Sudbury)

Rapport sur l’histoire de la communauté de Nogojiwanong* (Peterborough)

Remembering Our Future: Bringing Our Home Community in the CityVidéo documentaire* (Ottawa) https://uakn.org/research-project/remembering-our-future-bringingour-home-community-into-the-city/ *Note : Ces produits n’ont pas été rendus publics et ne figurent pas sur le site web du RCAU.

ANNÉE DE SOUMISSION

2021

LOCALISATION

Sudbury, Peterborough et Ottawa

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU) CONTACT

Marie Meawassige, Centre d’amitié N’Swakamok, nnfcadmin@on.aibn.com

Kevin FitzMaurice, Université Laurentienne, kfitzmaurice@laurentian.ca

Marc Maracle, Coalition autochtone d’Ottawa, m.maracle@bellnet.ca

Ashley Safar, Centre d’amitié de Nogojiwanong admin@nogofc.ca

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

L’objectif de la recherche pour les trois projets était de représenter des histoires autochtones urbaines complexes comprenant des récits des 1) mouvements historiques des populations autochtones vers et dans ces trois villes, ainsi que des détails sur les raisons de leur arrivée et de leur séjour dans ces communautés urbaines, 2) histoires institutionnelles autochtones urbaines dans ces villes, 3) moments déterminants dans le temps qui sont devenus des événements significatifs dans ces histoires locales, et 4) leaders et membres de la communauté qui ont aidé à construire, à soutenir et à façonner les récits des communautés locales. La recherche a été supervisée par les responsables autochtones de chaque communauté et a suivi le Cadre de recherche USAI (2011). Les sources de données comprenaient des recherches dans les archives, des conversations enregistrées en audio et vidéo avec des membres de longue date de la communauté, et le partage de photos personnelles et de souvenirs.

RÉSULTATS

1. Il existe une forte reconnaissance de la présence et du sens de la communauté avec de nombreuses familles de longue date — de plus de quatre et cinq générations — vivant dans la ville.

2. Les communautés autochtones urbaines se développent et deviennent de plus en plus multiculturelles, de nombreux membres conservant des liens divers avec les communautés des Premières Nations, par exemple en rendant visite à leur famille à l’occasion des fêtes et des cérémonies.

3. L’éthique du bénévolat et de l’entraide au sein de la communauté est forte et ancienne.

4. La croissance des organisations autochtones dans la ville s’est principalement concentrée sur la fourniture de services sociaux fondés sur la culture afin de relever les défis liés à la pauvreté. De nombreux membres de la communauté ont souligné le rôle central du Centre d’amitié dans la construction et le développement de la communauté.

5. Les membres de la communauté ont souvent parlé de leurs expériences positives en matière d’éducation et de travail au fil des ans et du rôle important des programmes éducatifs et des mentor∙es autochtones.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

s ud B ury

responsAble communAutAire :

Marie Meawassige, Centre d’amitié N’Swakamok, Sudbury, ON chercheur principAl : Kevin FitzMaurice, études autochtones, Université de Sudbury, ON AssistAnt∙es de recherche :

Crystal Osawamick, Université de Sudbury, Sudbury, ON Ashley Nadjiwon, Université de Sudbury, Sudbury, ON Brandon Gray, Université de Sudbury, Sudbury, ON P ETE r B orough

responsAble communAutAire :

Ashley Safar, Centre d’amitié Nogojiwanong, Peterborough, ON chercheur principAl : David Newhouse, Université Trent, Peterborough, ON

oTTawa responsAble communAutAire :

Marc Maracle, Coalition autochtone d’Ottawa, Ottawa, ON chercheur principAl : Don McCaskill, Université Trent, Peterborough, ON AssistAnt∙es de recherche : Heather Shpuniarsky, Université Trent, Peterborough, ON Gabe Maracle, Université Trent, Peterborough, ON

Marisol Campos-Navarrete, Université Trent, Peterborough, ON

6. Parmi les nouveau∙elles arrivant∙es, beaucoup sont à la recherche d’une éducation, d’un emploi ou d’un logement.

7. De nombreux membres de la communauté ont évoqué leurs premières expériences de la pauvreté et d’itinérance, ainsi que leurs expériences du racisme.

8. De nombreux membres de la communauté ont également fait part de leurs expériences négatives et traumatisantes avec le système des pensionnats ou le système de protection de l’enfance et ont expliqué comment les effets de ces expériences ont été durables.

9. Pour ce qui est de l’avenir, la plupart des participant∙es ont estimé que le renforcement du soutien à l’apprentissage des langues et aux pratiques culturelles était essentiel pour les enfants et les jeunes, ainsi que pour les générations futures qui vivront dans la ville.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

En documentant divers récits historiques de la croissance institutionnelle, de la création de communautés et d’événements clés au fil du temps dans les trois centres urbains de Sudbury, Peterborough et Ottawa, ces travaux commencent à combler une lacune importante dans la recherche sur les Autochtones en milieu urbain. Ce faisant, ils soutiennent à la fois un sentiment d’identité et d’appartenance à la communauté autochtone dans la ville, tout en remettant en question le stéréotype dominant de l’étranger autochtone de passage dans des espaces non autochtones. De cette manière, parvenir à une compréhension et à une appréciation communes des nombreuses histoires autochtones urbaines uniques au Canada est une partie essentielle des efforts d’autodétermination et de réconciliation en milieu urbain.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Cette œuvre a été présentée pour la première fois lors d’un gala communautaire qui a attiré un bon nombre de gens et a été largement diffusée au sein de la communauté d’Ottawa.

IMPACT

Dans chacun des sites de recherche, les chercheur∙euses universitaires et les dirigeant∙es des communautés autochtones urbaines continuent de collaborer à divers projets dans le cadre d’un mentorat permanent des étudiant∙es-chercheur∙euses autochtones. À Peterborough, la collaboration se poursuit par le biais d’une réponse locale au COVID-19 ainsi que des rapports sur l’état de santé de la communauté. À Sudbury, des travaux sont en cours en vue de la création d’un centre d’hébergement transitoire pour les jeunes autochtones, en partenariat avec un nouveau conseil de gouvernance autochtone urbain. À Ottawa, la Coalition autochtone d’Ottawa continue d’élargir son site web pour y inclure des ensembles de vidéos communautaires sur l’histoire et les connaissances locales.

RÉFÉRENCES

OFIFC (2016). USAI research framework, 2nd edition. OFIFC. https:// ofifc.org/wp-content/uploads/2020/03/USAI-Research-FrameworkSecond-Edition.pdf

Histoires de création du Centre de ressources familiales mi’kmaq : Créer des familles fortes à travers nos histoires

iL a faLLu quatRe ans pour mener à bien ce projet, parce qu’il a été réalisé deux fois. Dans un premier temps, l’équipe de recherche a dépensé leur budget pour créer un programme d›études pour la petite enfance qui ne se distinguait pas des autres produits non autochtones. Reconnaissant que ce qu›elle avait créé n’était qu’un outil de colonisation de plus, ses membres se sont lancés dans un voyage de découverte de soi qui a abouti à une méthodologie de recherche et à un produit final qui reflétaient véritablement une manière autochtone d’être et de savoir. Les parents du Centre de ressources familiales mi’kmaq (Mi’kmaq Family Resource Centre) de Charlottetown (Î.-P.-É.) ont accueilli les chercheur∙euses de Lennox Island et du Holland College dans leur communauté et leur ont montré la voie à suivre en partageant leurs histoires personnelles. Ce processus profondément intime et émotionnel a abouti à la création du livret Histoires de création (Creation Stories Booklet.)

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

L’objectif du livret est d’aider les lecteur∙ices à s’ancrer dans leur histoire de création personnelle — à prendre le contrôle de leur histoire, afin qu’iels puissent recadrer leur vie, leurs croyances et leurs pratiques pour créer la meilleure histoire possible pour leur famille. L’orientation finale du projet est née des cercles de partage que les chercheur∙euses ont organisé avec les parents du Centre de ressources familiales mi’kmaq. La percée s’est produite lorsque le CP a réalisé que les parents autochtones urbains n’avaient pas besoin d’un autre curriculum ou programme ; ils avaient plutôt besoin de temps et de soutien pour réfléchir à leur histoire dans le contexte de la colonisation au Canada, et à la façon dont cela a influencé leur point de vue sur l’éducation de la petite enfance. Le livret qui en résulte est organisé en sept courtes sections qui reprennent les sept dons sacrés de la vie des Mi’kmaq : l’amour, l’honnêteté, l’humilité, le respect, la vérité, la patience et la sagesse. Chaque section comporte trois parties : une citation d’un∙e aîné∙e ou d’un∙e détenteur∙ice du savoir mi’kmaq, une citation tirée d’entretiens avec des parents au Centre de ressources familiales mi’kmaq et, enfin, une question posée pour aider le lecteur à réfléchir à sa propre histoire de création. Chaque section est agrémentée de photos de membres de la communauté qui illustrent les enseignements sacrés. L’objectif de cet outil est d’aider les parents et les tuteur∙trices à prendre conscience qu’iels ont la capacité et les compétences innées pour donner à leur enfant tout ce dont il a besoin pour réussir dans la vie.

PRODUIT

Manuel

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/CreationStories-Handbook-Spreads-compressed.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2018

LOCALISATION

Charlottetown, Î.-P.-É.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

pArtenAire communAutAire :

Sharon O’Brien, Centre de ressources familiales mi’kmaq, Charlottetown, Î.-P.-É.

ressource communAutAire :

Julie Pellissier-Lush, Centre de ressources familiales mi’kmaq, Charlottetown, Î.-P.-É.

chercheur principAl : Neil Forbes, Première nation de Lennox Island, Î.-P.-É.

pArtenAire AcAdémique :

Greg McKenna, Holland College, Charlottetown, Î.-P.-É.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Sharon O’Brien, sharon.o1950@gmail.com

Neil Forbes, i.neil.forbes@gmail.com

Dr Greg McKenna, gmckenna@hollandcollege.com

RÉSULTATS

Les chercheur∙euses ont constaté que les familles autochtones urbaines bénéficient déjà de soutiens et de programmes formidables, mais qu’on ne leur pose pas souvent des questions qui remettent en cause leur point de vue sur leurs histoires de vie personnelle. Le livret est conçu pour faciliter le questionnement, individuellement ou en groupe, dans un environnement culturellement sûr et positif.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Ce projet est un exemple remarquable de recherche menée par la communauté et de méthodologies de recherche autochtones. Le livret devrait être mis à la disposition des centres d’amitié, des centres de ressources familiales et des programmes d’aide préscolaire aux Autochtones dans les collectivités urbaines et nordiques de l’Agence de la santé publique du Canada à l’échelle nationale.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

CBC News (2019, 24 août). A new booklet aims to provide support to Mi’kmaq parents on P.E.I. CBC News PEI. https:// www.cbc.ca/news/canada/prince-edward-island/ pei-new-booklet-aims-to-help-new-mik-maq-parents-1.5258861

Forbes, N. (2019). Creation stories: Creating strong families through our stories RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/ Creation-Stories-Handbook-Spreads-compressed.pdf

Harrop, V. (2017). Sharing lessons learned from community-driven research supporting urban Aboriginal children and their families and caregivers: A Report for the Public Health Agency of Canada, Atlantic Region. RCAU Atlantique. https://uakn.org/wp-content/ uploads/2017/12/UAKN-Atlantic-PHAC-Sharing-Lessons-LearnedReport-2017.pdf

Holland College: Research partnership helping to strengthen Mi’kmaq community. (2019, 27 août). Feathers of Hope. Consulté le 16 octobre 2022. https://feathersofhope.ca/holland-college-researchpartnership-helping-to-strengthen-mikmaq-community/ Research helping to strengthen Mi’kmaq communities (2019, 13 août). Holland College. Consulté le 16 octobre 2022. https://hollandcollege. com/News/2019/-applied-research-creation-stories.html

RCAU Atlantique (février 2019). Decolonizing the academy through community-driven research [Conférence]. RCAU. https://www.unb.ca/ conferences/UAKN2019/index.html

IMPACT

Histoires de création a été conçu comme un plan de cours pour le NCCIE. Le plan de cours décrit le processus par lequel n›importe quel groupe ou organisation peut créer son propre manuel sur les histoires de création. Il est disponible ci-dessous : Forbes, N., McKenna, G. S., O’Brien, S., Harrop, V., Pellissier-Lush, J., & Hutchinson, R., (2020). Creation stories: Creating strong families through our stories. NCCIE. https://www.nccie.ca/lessonplan/ creation-stories-creating-strong-families-through-our-stories/ Grâce à ce projet et aux relations établies, le chercheur principal a posé sa candidature et a été accepté dans le programme de doctorat interdisciplinaire de l’Université du Nouveau-Brunswick.

RESSOURCES CONNEXES

Forbes, N., O’Brien, S., McKinney, P. et Hickey, J. (2021). Communities first: Reflections on engaging with Aboriginal communities as a foundation for Ph.D. studies. Turtle Island Journal of Indigenous Health 1(2), 12-17. https://doi.org/10.33137/tijih.v1i2.36051

L’autre : Les Autochtones urbain∙es au Canada

Le Comité exéCutif du RCAU Atlantique a mis en place le programme de financement du legs (Legacy Funding Program) pour soutenir la recherche qui n’aboutirait pas à un « rapport oublié depuis longtemps et qui prendrait la poussière sur une étagère. » En réponse, le chercheur, membre de la nation crie de Saddle Lake, mais élevé en tant qu’autochtone urbain à l’Île-du-Prince-Édouard, a choisi la baladodiffusion comme moyen d’explorer ce que signifie être un∙e autochtone urbain∙e au Canada. Le projet a démarré avec la volonté du chercheur de mieux comprendre sa place en tant qu’Autochtone urbain. Cependant, après la naissance de sa fille, son attention s’est portée sur les questions suivantes : « Comment puis-je soutenir ma fille et comment puis-je me connecter et contribuer à ma communauté autochtone ? » Le chercheur a opéré ce passage de l’individuel au collectif parce que « partager des histoires, se concentrer sur les détails de nos vies, est un moyen d’avancer ensemble… de contribuer à l’histoire de notre communauté » (Forbes, 2019).

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Au cours de six conversations approfondies avec des Autochtones urbain∙es s’identifiant comme tels et vivant à l’Î.-P.-É., le chercheur (Forbes, s.d.) s’est penché sur les questions suivantes : « En tant qu’Autochtones urbain∙es, qui sommes-nous ? Comment sommes-nous arrivé∙es ici ? Que faisons-nous ? Où allons-nous ? Comment y arrivons-nous ? » Le chercheur a été confronté à un certain nombre de défis. Il y a eu une discussion continue sur l’éthique de partager publiquement des conversations sensibles dans une communauté où l’anonymat ne pouvait pas être garanti. En outre, lorsqu’une personne interrogée a revu ce qu’elle avait dit, elle a retiré son consentement. Il y a également eu des défis techniques : les baladodiffusions ont commencé par des interviews vidéo, mais ont ensuite dû être converties en audio uniquement.

RÉSULTATS

Les six personnes interrogées ont donné un aperçu de ce que signifie être un∙e autochtone urbain∙e au Canada. Les conclusions sont classées en fonction de la personne interrogée.

Wade, le frère de l’enquêteur

Cette personne n’a jamais abordé la question de ce que c’est être autochtone. Il n’est pas perçu comme étant Autochtone à l’Î.-P.-É., mais il est reconnu et traité comme un membre de la famille en Alberta. Il n’a pas eu l’occasion d’apprendre des aîné∙es cris/soto. Il inscrira ses enfants à l’état civil en raison des avantages financiers.

PRODUIT

Six baladodiffusions

https://www.listennotes.com/podcasts/the-other-urbanaboriginals-in-canada-neil-p2izlYyFL6x/

ANNÉE DE SOUMISSION

2015

LOCALISATION Î.-P.-É.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

chercheur principAl/responsAble communAutAire :

Neil Forbes, Première nation de Lennox Island, Î.-P.-É. responsAble AcAdémique :

Jane Preston, Études sur les îles, UPEI, Charlottetown, Î.-P.-É.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Neil Forbes, i.neil.forbes@gmail.com

Dr Doran

Cette personne s’identifie comme un Mi’kmaq de Sipekne’katik, bien qu’il n’ait jamais vécu dans cette région. Il est né Mi’kmaq et n’a pas besoin de devenir Mi’kmaq puisque tout le territoire Mi’kmaq est sa maison.

Terra Lynn, résidente de l’Île-du-Prince-Édouard

Cette personne a été élevée dans la race blanche, mais à l’âge de 16 ans, on lui a dit que son père était autochtone. À l’Île-duPrince-Édouard, elle n’a pas l’impression d’être Autochtone, mais dans la Première nation de Listuguj, elle a l’air d’appartenir à la communauté et s’y sent à sa place. Son enregistrement et son engagement profond auprès de sa famille, de sa communauté et des cérémonies autochtones sont à la base de sa vie avec ses enfants.

Eric de Makkovik

Cette personne interrogée ne s’identifie pas comme un Autochtone urbain. Il dépend du soutien financier et des liens étroits avec sa communauté. Il apprécie le soutien du Centre des étudiant∙es autochtones Mawi’omi (Mawi’omi Indigenous Student Centre) de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard (UPEI) et se sent moins autochtone en raison de la perte de la langue.

Megan de BC

Cette personne interrogée est en train de découvrir son identité autochtone. Le Centre Mawi’omi lui apporte un grand soutien.

Elle a souvent l’impression de ne pas être assez autochtone.

Sherri de NunatuKavut, coordinatrice du Centre Mawi’omi de l’UPEI

La famille de cette personne interrogée passe l’été au Labrador, où elle vit selon un mode de vie traditionnel. L’exposition à d’autres cultures suscite l’intérêt et le respect pour la culture autochtone. Elle s’efforce de créer une famille autochtone élargie.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Tous les Canadien∙nes devraient avoir une connaissance de base des peuples autochtones locaux et de leur langue.

2. Augmenter les aides financières pour les étudiant∙es autochtones adultes.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Les baladodiffusions ont d’abord été diffusées sur Spotify, Apple Podcasts et Google Play, avant d’être transférées sur le site web du RCAU lorsque les coûts liés à l’hébergement ont augmenté et que l’intérêt s’est estompé.

IMPACT

De nombreux commentaires positifs et informels sont présentés dans les baladodiffusions. Les personnes qui s’identifient comme des Autochtones urbain∙es ont déclaré qu’elles avaient apprécié de découvrir qu’elles avaient partagé des expériences similaires.

RESSOURCES CONNEXES

Couverture de la baladodiffusion : Brown, J. D. (Animateur) (2022, 15 mai). Hidden history, part 1 [Épisode d›une baladodiffusion]. Dans CBC Listens. https://www.cbc.ca/listen/ live-radio/1-3-atlantic-voice/clip/15912692-hidden-history-part-1 Brown, J. D. (Animateur) (2022, 22 mai). Hidden history, part 2 [Épisode d›une baladodiffusion]. Dans CBC Listens. https://www.cbc.ca/listen/ live-radio/1-3-atlantic-voice/clip/15912692-hidden-history-part-1

CBC PEI (2019, 4 février). Neil Forbes used to worry he was a ‘bad Native,’ so he created a podcast. CBC News. https:// www.cbc.ca/news/canada/prince-edward-island/ neil-forbes-podcast-aboriginal-indigenous-1.5004732

Forbes, N. (s.d.). Research Project Summary: Here Not There—The Urban Aboriginal Podcast. Centre de recherche de l’Atlantique. Consulté le 24 octobre 2022. https://uakn.org/wp-content/uploads/2015/06/ UAKN-Atlantic-Abstract_Here-Not-There_The-Urban-AboriginalPodcast_Forbes_Spring-2015-1.pdf

Forbes, N. (2019, 26 janvier). Atlantic voice : The other [Épisode d›une baladodiffusion]. CBC Radio. https://www.ivoox.com/en/atlanticvoice-the-other-podcast-audios-mp3_rf_31804150_1.html Milosz, M. (Animateur) (2018, 15 juin). “They have decided what houses will be built”: Indigenous peoples, architecture, and the settler-colonial state, 1920–1970s [Épisode d’une baladodiffusion]. DOCTalks. https://doctalks.net/15-June-2021-Milosz-Talu RÉFÉRENCES

RCAU (s.d.). The Other: An urban Aboriginal podcast. RCAU. Consulté le 24 octobre 2022. https://uakn.org/research-project/ here-not-there-an-urban-aboriginal-podcast/

servIces aux famIlles et aux communautés

Les auteuR∙iCes font les observations suivantes.

1. La taille de la population autochtone urbaine fait l’objet d’un débat considérable. Statistique Canada ne recueille pas les données démographiques nécessaires à une analyse nuancée qui permettrait d’éclairer les politiques, les programmes et la prestation de services.

2. Les communautés autochtones urbaines ont subi les mêmes traumatismes intergénérationnels — les pensionnats, les rafles des années soixante et du millénaire (Sixties and Millenium Scoops), les femmes autochtones disparues et assassinées (MMIW), etc. — que les communautés des réserves.

3. Les organisations autochtones urbaines connaissent les besoins et les aspirations de leur communauté et sont les mieux placées pour offrir des programmes complets, sûrs, adaptés à la culture et une prestation de services intégrée.

4. Les organisations autochtones urbaines ont besoin d’un financement de base stable et adéquat pour s’acquitter de leurs responsabilités croissantes envers leurs communautés.

5. Les communautés et organisations autochtones urbaines, qui sont de plus en plus reconnues par tous les niveaux de gouvernement, sont plus efficaces lorsqu’elles disposent de réseaux solides, d’alliances et de relations de travail respectueuses avec le gouvernement, les universités et les agences de services locales.

6. Les organisations autochtones urbaines s’efforcent de faire en sorte que les familles autochtones urbaines soient en mesure d’améliorer leurs choix de vie, mais les programmes et les services restent fragiles. Le soutien financier des gouvernements a tendance à être à court terme, ce qui signifie que les organisations autochtones urbaines consacrent beaucoup de temps et d’énergie à confirmer l’existence même de leurs populations et à justifier le besoin de soutien des bailleurs de fonds.

7. Ces dernières années ont vu l’émergence de systèmes de protection de l’enfance autochtone au Canada. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre comment ces systèmes pourraient être étendus et structurés pour répondre aux besoins et aux aspirations de la communauté autochtone urbaine.

8. Les lacunes souvent dévastatrices en matière de services et de soutien aux jeunes autochtones urbains qui sortent du système gouvernemental de protection de l’enfance constituent une colonisation permanente. Les organisations autochtones urbaines ont besoin de ressources supplémentaires pour fournir la qualité et le niveau de services dont les jeunes ont besoin pour passer avec succès de la protection de l’enfance provinciale à la vie communautaire.

Tableau 4. Résumés traitant des services aux familles et aux communautés avec les thèmes transversaux, les produits finaux et les exemples désignés par le PCEM.

Titre du projet

Thèmes transversaux Produit final

Service S aux fami LL e S et aux communauté S

Naviguer dans les services gouvernementaux : L’expérience vécue des familles autochtones urbaines de Fredericton (Nouveau-Brunswick)

Donner la parole aux familles autochtones vivant en milieu urbain

Faisons les choses correctement : Création d’un module de formation adapté à la culture et identification des ressources autochtones urbaines locales pour les soignant∙es non Autochtones d’enfants autochtones au Nouveau-Brunswick

Familles autochtones urbaines ayant des enfants pris en charge : Comprendre les expériences et les besoins des parents vivant à Fredericton et à Halifax

Découvrir les héritages coloniaux : les voix des jeunes autochtones dans les (dé)placements de la protection de l’enfance

Inclusion dans les espaces, services et programmes ordinaires dans le centre-ville de Vancouver : Comparaison des expériences et des perceptions des personnes âgées autochtones et non autochtones

Vivre en ville : une exploration des dimensions culturelles, sociales et économiques de la relocalisation des Premières Nations du Manitoba dans les centres urbains pour accéder aux services

Communauté Rapport

Communauté Éducation Identité Culture Rapport Vidéo

Communauté

Enfants pris en charge Éducation

Communauté

Analyse documentaire Trois rapports supplémentaires Baladodiffusion

Enfants pris en charge Rapport

La jeunesse Identité Gouvernance Thèse Exemplaire RAC

Communauté Transport Rapport

Communauté Rapport

Naviguer dans les services gouvernementaux : l’expérience vécue

par les familles autochtones vivant en milieu urbain à Fredericton (Nouveau-Brunswick)

seLon statistique Canada, la population autochtone de Fredericton a plus que doublé entre 2006 et 2011. UOS a constaté les difficultés rencontrées par les membres de la communauté autochtone urbaine florissante pour accéder aux services gouvernementaux. En réponse, UOS a lancé un projet de recherche visant à produire des données probantes pour inciter les organisations communautaires et le gouvernement à travailler ensemble afin d’améliorer la vie des membres de la communauté autochtone urbaine.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Sur une période de quatre mois, l’équipe de recherche a mené des entretiens et des groupes de discussion avec 32 membres de la communauté autochtone urbaine et des prestataires de services de première ligne. Les personnes interrogées provenaient d’UOS, de Skigin Elnoog Housing et du Conseil des peuples autochtones du Nouveau-Brunswick (CPANB). Les participants gouvernementaux provenaient des ministères de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, de la famille et des Services sociaux, et des Transports et de l’Emploi. On a demandé aux membres de la communauté interrogés de parler de leurs expériences positives en matière d’accès aux services gouvernementaux hors réserve, des obstacles à l’accès aux services gouvernementaux, des différences en matière d’accès aux services dans les réserves et hors réserve, et des améliorations souhaitées en matière d’accès aux services. Les représentant∙es du gouvernement ont été interrogés sur leurs connaissances et leurs perceptions des peuples autochtones et sur l’impact de ces perceptions sur leur travail, sur la façon dont les situations étaient gérées dans les réserves et hors des réserves, et sur le rôle des communautés autochtones dans la conception et la mise en œuvre des programmes et services gouvernementaux.

RÉSULTATS

Lacunes et obstacles en matière de services

Les client∙es ont éprouvé de la confusion en ce qui concernait les réserves et la vaccination contre la grippe H1N1. Il n’est pas réaliste d’exiger des Autochtones vivant en milieu urbain qu’iels aient accès aux soins de santé dans leur réserve d’origine. Les services de santé non assurés (SSNA) ne couvrent pas toujours les meilleurs médicaments, mais il n’y a pas de procédure d’appel. Les bénéficiaires des SSNA font l’objet de jugements et de racisme. Le programme scolaire de la maternelle à la fin du secondaire ne tient pas compte de la culture, des langues et des contributions historiques autochtones. Les parents et les familles ne bénéficient pas d’un mentorat et d’un soutien culturellement sûrs, et il est nécessaire de mettre en place une formation à la sensibilité culturelle à l’échelle du gouvernement.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/UAKNAtlantic_Final-Report_Navigating-Government-Services1-1.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2014

LOCALISATION

Fredericton, N.-B.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Patsy McKinney, Under One Sky Aboriginal Head Start (UOS), Fredericton, N.-B.

chercheuse principAle :

Lisa Jodoin, Département d’anglais, UNB Fredericton, N.-B.

pArtenAires communAutAires :

Gary Gould, Société de logement Skigin-Elnoog, Fredericton, N.-B.

Wendy Wetteland, NBAPC, Fredericton, N.-B.

Amanda LeBlanc, NBAPC, Fredericton, N.-B.

pArtenAire AcAdémique : Ann Sherman, Faculté d’éducation, UNB Fredericton, N.-B.

chercheur communAutAire :

Jenny Perley, Fredericton, N.-B.

pArtenAires gouvernementAux :

Joanne Marquii-Charron, GNB, Fredericton, N.-B.

Carla Gregan-Burns, Région 3, DSD, Fredericton, N.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Patsy McKinney, part.mck@gmail.com

Lisa Jodoin, lisa.jodoin@unb.ca

Carla Gregan-Burns, carla.gregan-burns@gnb.ca

Lacunes dans le financement

L’aide financière à l’enseignement supérieur dépend du statut. Il existe un soutien limité pour la transition de la réserve à la ville, mais il y a un manque criant de logements abordables. Un soutien plus important est nécessaire pour la transition vers l’indépendance financière.

Impermanence des programmes et des financements

Les programmes et les services qui réussissent créent des attentes, tandis que ceux qui ne sont pas financés alimentent le sentiment d’échec. Il existe un besoin de soutien financier adéquat et fiable pour un enseignement postsecondaire transformateur et pour des programmes d’aide à l’emploi fiables.

Opportunités

Des services et des programmes adéquatement financés pourraient être gérés par des organisations autochtones urbaines qui connaissent la communauté qu’elles desservent et lui font confiance. UOS pourrait devenir un centre d’amitié.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Les recommandations suivantes exigent un partenariat entre les organisations autochtones urbaines et le gouvernement.

1. Établir des relations solides entre les organisations autochtones urbaines et le gouvernement.

2. Favoriser la création d’un centre d’amitié ou d’un centre de ressources familiales où seraient centralisés les programmes et services financièrement indépendants.

3. Suivre les données relatives aux participant∙es autochtones en milieu urbain et les utiliser pour mobiliser des fonds et rationaliser les programmes et les services.

4. Rendre obligatoire la formation à la sensibilité culturelle pour tous∙tes les employé∙es du gouvernement.

5. Développer un programme de conseil pour les familles autochtones urbaines, axé sur le développement de compétences parentales solides, le traitement des problèmes de dépendance et la promotion de la santé et du bien-être général au sein de la communauté autochtone urbaine élargie.

6. Veiller à ce que la culture, l’histoire et les langues autochtones fassent partie intégrante des programmes scolaires de la maternelle à la fin du secondaire.

7. Créer un site web où les populations autochtones urbaines peuvent s’informer sur les programmes et services disponibles et trouver les coordonnées de personnes à contacter.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Harrop, V. (2014). ”Research For A Better Life”: The UAKN Atlantic’s commitment to community-driven urban Aboriginal research [Diapositives de présentation]. SlidePlayer. https://slideplayer.com/ slide/4297248/

RCAU (2018). Conducting research with Aboriginal communities in Atlantic Canada [Diapositives de présentation]. Documen.Site. https:// documen.site/download/conducting-research-with-aboriginalcommunities-in-atlantic-canada_pdf

IMPACT

Ce travail a mis en évidence la nécessité pour les communautés, les universités et les gouvernements de travailler ensemble. Les relations établies au cours du processus de recherche ont été déterminantes pour le soutien à long terme qu’UOS a pu obtenir, d’abord en tant que centre d’aide préscolaire aux enfants autochtones, puis en tant que centre d’amitié, qui connaît un grand succès.

RESSOURCES CONNEXES

Harrop, V. (2017). Sharing lessons learned from community-driven research supporting urban Aboriginal children and their families and caregivers: A Report for the Public Health Agency of Canada, Atlantic Region. RCAU Atlantique. https://uakn.org/wp-content/ uploads/2017/12/UAKN-Atlantic-PHAC-Sharing-Lessons-LearnedReport-2017.pdf

McKinney, P., Glode-Desrochers, P., Eisan, D., Frizzell, D., Thomas, L., Latour, G., & Albert, H. (2018). Urban Aboriginal families with children in care: Understanding the experiences and needs of parents living in Fredericton and Halifax. RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2015/05/UAKN-Atlantic-Final-Paper_Urban-Aboriginal-Families-with-Children-in-Care_2018.pdf

New Brunswick Aboriginal Peoples Council et Native Council of Nova Scotia (2018). Final written submission to The National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls (Rapport final à l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées). NIMMIWG. https://www.mmiwg-ffada.ca/wp-content/ uploads/2019/03/NBAPC-NCNS-Final-Written-Submission.pdf

Nouveau-Brunswick (ministre du Développement social) c. M.A. et al, N.B.Q.B. 130, 422 N.B.R.(2d), 1 (2014). https://ca.vlex.com/ vid/n-b-v-m-680635093

RCAU Atlantique (2018). Let’s get it right: Creating a culturally appropriate training module and identifying local urban Aboriginal resources for non-Aboriginal caregivers of Aboriginal children in New Brunswick. RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/02/Lets-Get-ItRight-FINAL-Report-Oct-2-1.pdf

Donner la parole aux familles autochtones vivant en milieu urbain

Le South VancouVer ISland —Early Years Action Plan 2015–2020 (Plan d’action pour la petite enfance de l’île de Vancouver Sud 2015-2020) indique que les enfants et les familles autochtones vivant en milieu urbain devraient contribuer à la vision des services offerts dans la région de la capitale. La Société autochtone de l’aide à l’enfance de la Colombie-Britannique (BC Aboriginal Child Care Society), dans son rapport de 2014 intitulé An Environmental Scan of Public Policy and Programs for Young Aboriginal Child in BC: A Cold Wind Blows (Une analyse du milieu de la politique publique et des programmes pour les jeunes enfants autochtones en Colombie-Britannique : Un vent froid souffle), souligne que, compte tenu de la croissance de la population autochtone, il faut développer des centres de développement de la petite enfance, des services d’éducation, de santé et des services sociaux culturellement adaptés. La section « Principes directeurs » de la Loi sur l’enfant, la famille et les services communautaires (Child, Family and Community Services Act, CFCSA) de la Colombie-Britannique soutient la nécessité de préserver l’identité culturelle des enfants autochtones. En outre, elle exige que les populations autochtones soient impliquées dans la planification et la livraison de services aux enfants autochtones et à leurs familles. Enfin, la CVR demande aux gouvernements d’élaborer des programmes d’éducation de la petite enfance adaptés à la culture des familles autochtones. En réponse à ces directives, l’équipe de recherche, composée de membres de l’Association des centres d’amitié autochtones de la Colombie-Britannique (BC Association of Native Friendship Centres), du Bureau provincial de l’engagement communautaire autochtone pour la petite enfance (Aboriginal Stakeholder Engagement Provincial Office of the Early Years) et de l’Université de Victoria (UVic), a créé un projet de recherche permettant aux personnes les plus directement impliquées auprès des jeunes enfants autochtones d’exprimer leurs valeurs et leurs croyances concernant le bien-être de leurs enfants.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2015/09/WRC-FinalPaper_Giving-Voice-to-Urban-Aboriginal-Families_2016-1. pdf Vidéo

Échos des valeurs des Premières Nations et des Métis https://www.youtube.com/watch?v=mMYeMIkZk5M

ANNÉE DE SOUMISSION

2016

LOCALISATION

Victoria, C.-B.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Suzanne Jackson, Success by 6 (South Vancouver Island), Victoria, C.-B.

responsAble AcAdémique :

Beverly Smith, UVic, Victoria, C.-B.

consultAntes :

Leslie Brown, UVic, British Columbia Association of Native Friendship Centres, Victoria, C.-B.

Dre Helen Raptis, UVic, Victoria, C.-B.

consultAnte et communicAtions :

Danielle Smith, Bureau provincial de la petite enfance, Victoria, C.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Success by 6

MITACS

CONTACT

Suzanne Jackson, sjackson@hulitan.ca

Dr. Beverly Smith, bevs@uvic.ca

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

La recherche était centrée sur la communauté autochtone urbaine. Au total, 108 personnes vivant sur l’île de Vancouver et élevant ou travaillant directement avec des enfants autochtones âgés de zéro à six ans ont été interrogées sur ce qui contribuait au bien-être de leurs jeunes enfants. Les 846 réponses ont été classées par cinq membres de la communauté en 11 thèmes.

RÉSULTATS

Les résultats ont été initialement présentés dans le document final sous forme de titres de thèmes et de citations.

1. Un mode de vie sain : « Nous avons choisi un mode de vie sain — en matière d’alimentation et d’activité physique, et tout simplement en tant que famille tricotée serrée. »

2. Identité, culture et tradition : « Le retour à la confiance… vous savez, ils peuvent se tourner vers leur chanson… se tourner vers leur famille, se tourner vers leur culture… et savoir que cela leur redonnera de la fierté… un peu de fierté, et je sais que vous savez que certaines familles ont été perdues. »

3. Soutien, programmes et ressources : « Des programmes qui s’adressent à des personnes d’âges différents… et qui sont inclusifs. »

4. La famille : « Systèmes de soutien. »

5. Du temps de qualité : « Je pense que la chose la plus importante est l’implication des parents… donc tout ce que vous faites avec votre enfant… qu’il s’agisse d’activité physique, à l’extérieur ou de s’asseoir avec lui… ou de lui lire des livres… tout cela contribue au bien-être d’un enfant. »

6. La sécurité : « La sécurité, la stabilité, un bon environnement. »

7. La communauté : « Vous savez, je pense que c’est l’ensemble de la communauté qui élève bien un enfant. »

8. L’éducation et l’apprentissage : « Rendre les enfants indépendants et forts grâce à l’éducation. »

9. Le respect : « Respect. »

10. Construire l’individualité : « S’ouvrir à leur individualité. »

11. Amour : « Savoir qu’ils sont aimés… voulus. »

Le projet a rassemblé des nations, des gouvernements, des districts scolaires, des universitaires et le grand public.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Une vidéo de dix minutes intitulée Echoes of First Nation and Métis Values (Échos des valeurs des Premières nations et des Métis) est disponible sur le site web de l’RCAU. La vidéo a été largement diffusée : elle a été projetée sur place pour toutes les nations participantes et lors d’événements marquants. Les résultats ont été affichés sur des panneaux et distribués aux centres pour enfants et aux écoles primaires publiques de toutes les nations.

La petite enfance autochtone (2016). Echoes of First Nations and Métis values [Vidéo]. Youtube. https://www.youtube.com/ watch?v=mMYeMIkZk5M

Faisons les choses correctement : Création d’un module de formation adapté à la culture et identification des ressources autochtones urbaines locales pour les soignant∙es non Autochtones d’enfants autochtones au

Nouveau-Brunswick PRODUITS

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/02/Lets-Get-It-Right-FINALReport-Oct-2-1.pdf

Analyse documentaire : faisons les choses bien : une, analyse documentaire des considérations culturelles, des outils et des programmes destinés aux enfants autochtones pris en charge (Let’s Get It Right: A Literature Review of Cultural Considerations, Tools and Programs for Aboriginal Children in Care)

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/02/UAKN-Lit-Review.pdf

Trois rapports supplémentaires

Rapport supplémentaire 1 : Faisons les choses correctement : Discussions avec les agences de protection de l’enfance des communautés de réserve du Nouveau-Brunswick : Un effort pour mieux comprendre les besoins des enfants autochtones pris en charge (Let’s Get It Right: Discussions with Child Welfare Agencies on Reserve Communities in New Brunswick: An Effort to Better Understand the Needs of Aboriginal Children in Care)

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/02/APPENDIX-C-DIscussionsWith-On-Reserve-Child-Welfare-Directors.pdf

Rapport supplémentaire 2 : Let’s Get It Right : Discussions avec les agences de protection de l’enfance des communautés de réserve du Nouveau-Brunswick : Un effort pour mieux comprendre les besoins des enfants autochtones pris en charge (Let’s Get It Right: Discussions with Child Welfare Agencies on Reserve Communities in New Brunswick: An Effort to Better Understand the Needs of Aboriginal Children in Care)

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/02/APPENDIX-D-DIscussionsWith-Off-Reserve-Child-Welfare-Managers.pdf

Rapport supplémentaire 3 : Vers une meilleure compréhension des besoins des enfants autochtones pris en charge : Une analyse des discussions avec des directeurs et des gestionnaires travaillant dans des agences de protection de l’enfance situées à l’intérieur et à l’extérieur des réserves (Toward a Better Understanding of the Needs of Aboriginal Children in Care: An Analysis of Discussions with Directors and Managers Working in Child Welfare Agencies Located On and Off reserve)

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/02/APPENDIX-E-Analysis-ofDiscussion-With-Directors-and-Managers.pdf

Baladodiffusion (non disponible publiquement)

ANNÉE DE SOUMISSION

2018

LOCALISATION

Fredericton, N.-B.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Patsy McKinney, Under One Sky Aboriginal Head Start (UOS), Fredericton, N.-B.

pArtenAire communAutAire :

Dr Elizabeth Blaney, NBAPC, Fredericton, N.-B.

chercheuse principAle :

Dr Marilyn Dupré, Directrice, École de travail social, STU, Fredericton, N.-B.

chercheuse communAutAire :

Tina Nicholas (analyse documentaire), STU, Fredericton, N.-B.

pArtenAire :

Verlé Harrop, RCAU Atlantique, Fredericton, N.-B. (rapport final)

chercheuse Autochtone émergente :

Lisa Jodoin, UNB (Région 3, rapport des gestionnaires de programme MSD)

chercheur∙euses étudiAnt∙es :

Christy Dingee, Kelly Cunningham, Nevin Brewer et Emily Mersereau, STU School of Social Work (baladodiffusion, rapport des directeurs des agences de protection de l’enfance dans les réserves)

chercheuse universitAire :

Hilary Harrop Archibald (analyse documentaire, vHarrop & Associates Inc.)

pArtenAire gouvernementAl :

Anne Caverhill, GNB, Fredericton, N.-B.

chercheuses du gouvernement :

Katie Smith et Tanya Smith, étudiantes à la maîtrise en travail social à STU, MDS (ressources pour les parents non autochtones s’occupant d’enfants autochtones ; présentation et module de formation pour les soignant∙es et le personnel du MDS).

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Patsy McKinney, patr@gmail.com

Anne Caverhill, h.annecaverhill@gmail.com

Marilyn Dupré, mdupre@stu.ca

en 2014, la décision d’un juge concernant le statut de prise en charge d’un enfant autochtone sous la garde du ministre a soulevé d’importantes préoccupations concernant le manque de compréhension et de soutien du ministère du Développement social du Nouveau-Brunswick (MDS) à l’égard de la culture, des valeurs et de l’éducation des enfants autochtones. Un groupe de travail sur les enfants pris en charge a été créé sous l’égide du RCAU Atlantique et UOS. Le groupe de travail a identifié les besoins de mieux comprendre le nombre d’enfants pris en charge ainsi que de travailler avec des parents d’accueil non autochtones pour maintenir et favoriser l’identité, la culture, la langue, la parenté et les liens communautaires autochtones de l’enfant.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les membres du groupe de travail se sont regroupés au sein d’une équipe de recherche composée de trois secteurs : les groupes communautaires autochtones urbains, le monde universitaire et le gouvernement. L’équipe a défini trois objectifs de recherche complémentaires, soit 1) rechercher et créer un module de formation culturellement approprié pour les soignant∙es non autochtones des enfants autochtones pris en charge ; 2) identifier les soutiens communautaires autochtones urbains et établir des processus et des protocoles pour accéder à ces ressources ; et 3) déterminer à quoi ressemble la défense des intérêts de la communauté et comment une défense culturellement appropriée peut être utilisée pour soutenir et défendre les désirs et les besoins des enfants autochtones pris en charge, de leur famille élargie et des soignant∙es non autochtones. Les membres de l’équipe gouvernementale ont analysé les données du MDS sur les enfants pris en charge et ont élaboré des modules de formation. Le monde universitaire a effectué une recherche documentaire approfondie. Les étudiant∙es de l’école de travail social de l’Université st Thomas ont créé une baladodiffusion et rapporté les entretiens avec les directeurs des services de protection de l’enfance dans les réserves. La chercheuse autochtone émergente a interrogé des directeurs hors réserve du MDS et a produit un rapport ainsi qu’une analyse comparative des rapports des directeurs et des gestionnaires. Les groupes communautaires autochtones urbains ont contribué à l’élaboration des modules de formation, du matériel de soutien et des ressources, et ont été interviewés dans le cadre de la baladodiffusion.

Faisons

les

choses

correctement

: Création d’un module de formation adapté à la culture et identification des ressources autochtones urbaines locales pour les soignant∙es non Autochtones d’enfants autochtones au Nouveau-Brunswick

RÉSULTATS

1. Le système de réponses multiples du MDS a un impact négatif sur les familles autochtones.

2. Les organisations autochtones hors réserve sont idéalement placées pour desservir leurs communautés.

3. Le clivage fédéral-provincial met les familles autochtones en danger.

4. La formation à la sécurité culturelle est une priorité absolue.

5. Les organisations autochtones ont un rôle clé à jouer dans la formation des travailleur∙euses sociaux∙ales et des parents d’accueil.

6. Les enfants et les familles autochtones sont absents du modèle de prestation de services intégrés du Nouveau-Brunswick.

7. La province ne conserve pas de données sur les familles et les enfants autochtones vivant hors des réserves qui accèdent aux services et, par conséquent, n’a pas de politiques, de normes ou de protocoles en place pour travailler avec les familles autochtones vivant en milieu urbain.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Des recommandations détaillées ont été formulées à l’intention du gouvernement fédéral, du gouvernement du Nouveau-Brunswick (GNB), du MDS, des écoles de travail social et des associations professionnelles de travailleur∙euses sociaux∙ales, des associations de parents d’accueil, du Défenseur des enfants et des jeunes et de la prestation de services intégrés du Nouveau-Brunswick. Il s›agit notamment de :

1. « 5.1.2 Mandater l’Agence de la santé publique du Canada pour qu’elle fournisse une place dans un programme d’éducation à la petite enfance à chaque enfant hors réserve et à chaque enfant autochtone pris en charge dans la province » (Dupré, et al., 2018, p. 21).

2. « 5.2.3 Rendre visible la population autochtone hors réserve. Recueillir des données sur les personnes et les familles autochtones qui accèdent aux services des gouvernements fédéral et provinciaux » (Dupré, et al., 2018, p. 22).

3. « 5.3.2 Investir dans la prévention. Fournir un financement opérationnel aux organismes hors réserve, par exemple Under One Sky Head Start and Friendship Centre, afin qu’ils puissent développer leur propre infrastructure et offrir des programmes et services sociaux, de santé et d’éducation enveloppants et culturellement sécuritaires aux enfants autochtones hors réserve, et aux familles qui sont à risque d’appréhension de l’enfant » (Dupré, et al., 2018, p. 22).

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Le rapport a été soumis au Défenseur des enfants et de la jeunesse du Nouveau-Brunswick. Une présentation a été faite aux étudiant∙es et universitaires de l’UNB et de l’Université St Thomas, ainsi qu’à des représentant∙es du MDS provincial.

IMPACT

Les trois projets de recherche issus du projet du groupe de travail sur les enfants pris en charge ont démontré à UOS le pouvoir inhérent à la réalisation d’une recherche et à la production de données significatives. En conséquence, le centre d’amitié et le programme d’éducation à la petite enfance d’UOS ont tous deux développé de solides programmes RAC.

RESSOURCES CONNEXES

Harrop, V. (2017). Sharing lessons learned from community-driven research supporting urban Aboriginal children and their families and caregivers: A Report for the Public Health Agency of Canada, Atlantic Region. RCAU Atlantique. https://uakn.org/wp-content/ uploads/2017/12/UAKN-Atlantic-PHAC-Sharing-Lessons-LearnedReport-2017.pdf

Jodoin, L. (2014). Navigating government services: The “lived experience” of urban Aboriginal families in Fredericton, New Brunswick. RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/ UAKN-Atlantic_Final-Report_Navigating-Government-Services1-1. pdf

McKinney, P., Glode-Desrochers, P., Eisan, D., Frizzell, D., Thomas, L., Latour, G., & Albert, H. (2018). Urban Aboriginal families with children in care: Understanding the experiences and needs of parents living in Fredericton and Halifax. RCAU. https://uakn.org/ wp-content/uploads/2015/05/UAKN-Atlantic-Final-Paper_UrbanAboriginal-Families-with-Children-in-Care_2018.pdf

Nouveau-Brunswick (ministre du Développement social) c. M.A. et al, N.B.Q.B. 130, 422 N.B.R.(2d), 1 (2014). https://ca.vlex.com/ vid/n-b-v-m-680635093

École de travail social (s.d.). Marilyn Dupré Research. Université St Thomas. Consulté le 19 octobre 2022. www.stu.ca/socialwork/ marilyn-dupre/research/

RÉSULTATS

Familles autochtones urbaines ayant des enfants pris en charge : Comprendre les expériences et les besoins des parents vivant à Fredericton et à Halifax

en 2016, les Autochtones du Nouveau-Brunswick représentaient 4 % (29 380) de la population, et 75 % (21 915) vivaient hors réserve. En Nouvelle-Écosse, les Autochtones représentaient 6 % (51 495) de la population, et 82 % (42 140) vivaient hors réserve. Cette population autochtone en croissance rapide, diversifiée et vivant hors réserve est soumise aux mêmes services de protection de l’enfance que les familles non autochtones. On estime que le nombre d’enfants autochtones pris en charge par les services de protection de l’enfance est aujourd’hui environ trois fois plus élevé qu’à l’époque des pensionnats, dans les années 1940 (Bennett & Auger, 2013). Rien qu’au Nouveau-Brunswick, les enfants des Premières Nations courent six fois plus de risques que les autres d’être retirés et placés en famille d’accueil (Richard, 2010). Cindy Blackstock (2007) a posé une question évidente : « Les pensionnats : ont-ils vraiment fermé ou se sont-ils simplement transformés en services de protection de l’enfance ? » Le Centre d’amitié d’UOS à Fredericton et le Centre d’amitié autochtone Mi’kmaw (Mi’kmaw Native Friendship Centre, MNFC) à Halifax se sont associés à des chercheur∙euses de l’Université de Moncton pour approfondir leur compréhension des besoins et des expériences des personnes et des familles autochtones vivant en milieu urbain qui ont recours aux services de protection de l’enfance. Il s’agit de l’un des trois projets de recherche issus du groupe de travail du RCAU sur les enfants pris en charge dans la région de l’Atlantique.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les trois objectifs de la recherche étaient les suivants : 1) écouter la voix des parents autochtones ayant des enfants pris en charge afin d’apprendre de leur expérience et de mieux comprendre leurs défis et leurs besoins ; 2) chercher des moyens de réduire le nombre d’enfants autochtones pris en charge en dehors de leur foyer et aider les parents à s’occuper de leurs propres enfants ; et 3) promouvoir le bien-être des familles autochtones vivant à Fredericton et à Halifax. Dans chaque ville, huit parents ayant des enfants pris en charge ont participé à quatre et cinq cercles de partage respectifs, guidés par une aînée expérimentée. Lors du dernier cercle, les participant∙es ont eu l’occasion de valider leurs « récits parentaux » et de participer à l’analyse des données.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2015/05/UAKNAtlantic-Final-Paper_Urban-Aboriginal-Families-withChildren-in-Care_2018.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2018

LOCALISATION

Fredericton, NB et Halifax, N.-É.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

leAds communAutAires :

Pamela Glode-Desrochers, MNFC, Halifax, N.-É.

Patsy Mckinney, Centre d’amitié de l’UOS, Fredericton, N.-B.

Aînée :

Debbie Eisan, MNFC, Halifax, N.-É.

détenteur du sAvoir :

Chris Brooks, Fredericton, N.-B.

chercheur∙euses communAutAires :

Donna Frizzell, Centre de développement de l’enfant

Mi’kmaw, Halifax, N.-É.

Lee Thomas. Centre de développement de l’enfant

Mi’kmaw, Halifax, N.-É.

leAds AcAdémiques :

Hélène Albert, Université de Moncton, Moncton, N.-B.

Dr Etienne Paulin, Université de Moncton, Moncton, N.-B.

AssistAntes de recherche :

Geneviève L. Latour, Université de Moncton, Moncton, N.-B.

Caroline Plourde, Université de Moncton, Moncton, N.-B.

June Savoie, Université de Moncton, Moncton, N.-B.

consultAnte :

Judy Levi, GNB, Fredericton, N.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Patsy Mckinney, patr@gmail.com

Pamela Glode-Desrochers, Pam@mymnfc.com

Dr Hélène Albert, helene.albert@umoncton.ca

Expériences des familles avec les services de protection de l’enfance

Les interventions proposées comprennent un soutien proactif à l’ensemble de la famille, l’écoute des enfants, des interventions en collaboration avec la communauté et des interventions basées sur les pratiques autochtones. Les initiatives communautaires devraient inclure une consultation de la communauté pour transformer le système. Les solutions comprennent des foyers d’accueil culturellement adaptés, des aides pour les jeunes qui atteignent leur majorité (age out), des alternatifs aux foyers de groupe, un médiateur désigné pour les droits des Autochtones et une plus grande flexibilité en ce qui concerne les délais du système.

Perception des travailleur∙euses sociaux∙ales par les familles

Les relations avec les familles sont favorisées par le fait de croire en elles et d’assurer la continuité des soins. Le travail social doit être ancré dans la culture autochtone ; il faut des travailleur∙euses sociaux∙ales et des décideur∙euses autochtones, ainsi qu’une sensibilité culturelle à l’échelle du système.

Les travailleur∙euses sociaux∙ales devraient avoir accès aux ressources nécessaires pour faire la différence, y compris une plus grande flexibilité et de meilleures conditions de travail.

Ces conclusions complètent la décision de la Cour du Banc de la Reine du Nouveau-Brunswick (ministre du Développement social 2014), qui est à l’origine de cette recherche.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Reconnaître les populations autochtones urbaines.

2. Adopter une approche holistique.

3. Mettre en place une formation à la sensibilité culturelle à l’échelle du système.

4. Créer des partenariats solides entre le gouvernement et les organisations autochtones urbaines.

5. Augmenter le financement des organisations autochtones urbaines.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Ce rapport a été cité dans les documents suivants : Association nationale des centres d’amitié (2021). Implementing UN DRIP in concert with the UN Convention of the Rights of the Child for the benefit of urban Indigenous children in Canada. Association nationale des centres d’amitié. https://nafc.ca/downloads/implementing-undrip-in-concert-with-the-un-convention-of-the-rights-of-thechild-for-the-benefit-of-urban-indigenous-children-i.pdf

Association nationale des centres d’amitié — Mémoire de la société civile (2020). Justice and safety for urban Indigenous children and youth in Canada. 5e et 6e examen de la mise en œuvre par le Canada de la Convention relative aux droits de l’enfant. http://rightsofchildren.ca/ wp-content/uploads/2020/07/2020_02_27-Report-NAFC-AlternativeReport-for-UNCRC-5-6-final.pdf

Le rapport a été présenté lors de la conférence suivante : RCAU Atlantique (février 2019). Decolonizing the academy through community-driven research [Conférence]. RCAU. https://www.unb.ca/ conferences/UAKN2019/index.html

IMPACT

Les relations de mentorat nées de ce projet interprovincial ont joué un rôle déterminant dans l’obtention par UOS du statut de centre d’amitié. Ces relations ont également jeté les bases d’une collaboration dans la région de l’Atlantique sur des projets beaucoup plus importants tels que le NCCIE et Nos voix/notre vision : amplifier les voix des diplômés du programme Head Start au Canada atlantique (Our Voices/Our Vision: Amplifying the Voices of Head Start Graduates in Atlantic Canada).

RESSOURCES CONNEXES

Harrop, V. (2017). Sharing lessons learned from community-driven research supporting urban Aboriginal children and their families and caregivers: A Report for the Public Health Agency of Canada, Atlantic Region. RCAU Atlantique. https://uakn.org/wp-content/ uploads/2017/12/UAKN-Atlantic-PHAC-Sharing-Lessons-LearnedReport-2017.pdf

Jodoin, L. (2014). Navigating government services: The “lived experience” of urban Aboriginal families in Fredericton, New Brunswick. RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/UAKN-Atlantic_FinalReport_Navigating-Government-Services1-1.pdf

Association nationale des centres d’amitié (2021). Canada: Submission to the United Nations Human Rights Committee on the International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR) 132nd Session, 27 June–23 July 2022, in preparation for Canada’s 7th periodic review. Association nationale des centres d’amitié. https://nafc.ca/ downloads/iccpr-submission-2021.pdf

RCAU Atlantique (2018). Let’s get it right: Creating a culturally appropriate training module and identifying local urban Aboriginal resources for non-Aboriginal caregivers of Aboriginal children in New Brunswick. RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/02/Lets-Get-ItRight-FINAL-Report-Oct-2-1.pdf

RÉFÉRENCES

Bennett, M. et Auger, A. (2013). The rights of First Nations children in Canada Northern Collaborating Centre for Indigenous Health. https://www.ccnsa-nccah.ca/docs/health/FS-RightsFNChildrenBennett-Auger-EN.pdf

Blackstock, C. (2007). Residential schools: Did they really close or just morph into child welfare? Indigenous Law Journal, 6(1), 71–78. https://jps.library.utoronto.ca/index.php/ilj/article/ view/27665/20396

Nouveau-Brunswick (ministre du Développement social) c. M.A. et al, 2014 NBQB 130. https://ca.vlex.com/vid/n-b-v-m-680635093 Richard, B. (2010). Hand-in-hand: A review of First Nations child welfare in Canada. Bureau de l’Ombudsman et du Défenseur des enfants et de la jeunesse, province du Nouveau-Brunswick. https://cwrp.ca/sites/ default/files/publications/NB-handinhand_e.pdf

Découvrir

les héritages coloniaux : les voix des jeunes Autochtones dans les (dé)placements de la protection de l’enfance

PRODUIT

Thèse

https://prism.ucalgary.ca/handle/11023/2479

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/ucalgary_2015_navia_ daniela.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2015

LOCALISATION

Territoires des traités 6 et 7 et Calgary, AB

ÉQUIPE DE RECHERCHE

co-cAndidAte/pArtenAire communAutAire :

Daniela Navia, Université de Calgary, Calgary, AB responsAble communAutAire :

LeeAnne Ireland, Société urbaine pour la jeunesse autochtone, Calgary, AB

Aîné∙es :

Randy Bottle, Blood Tribe-Kainai Nation, Treaty 7, Calgary, AB Casey Eagle Speaker, Blood Tribe-Kainai Nation, Calgary, AB Clarence Wolfleg, Nation Siksika, Calgary, AB membres de lA communAuté :

Heather Henry, The Alex Youth Health et Exit Outreach, Calgary, AB Shannon Jones, The Alex Youth Health et Exit Outreach, Calgary, AB Patric Stuhlsatz, The Alex Youth Health et Exit Outreach, Calgary, AB Danielle Crossman, The Alex Youth Health et Exit Outreach, Calgary, AB Danene Lenstra, The Alex Health Centre et Wood’s Homes, Calgary, AB

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

IRSC : Des voix contre la violence

CONTACT

Daniela Navia, dnavia@ucalgary.ca

LeeAnne Ireland, executivedirector@usay.ca

Dre Rita Isabel Henderson, rihender@ucalgary.ca

Dean Soenen, The Alex Health Centre et Wood’s Homes, Calgary, AB Madelyn MacDonald, The Alex Health Centre et Wood’s Homes, Calgary, AB

Adam Flegel, The Alex Health Centre et Wood’s Homes, Calgary, AB

Bjorn Johannson, The Alex Health Centre et Wood’s Homes, Calgary, AB

Jordan Fischer, Calgary, AB

Deloria Many Grey Horses, Calgary, AB

Denise Daniels, Calgary, AB

Michelle Robinson, Calgary, AB responsAble AcAdémique :

Dre Rita Isabel Henderson, Université de Calgary, Calgary, AB pArtenAire AcAdémique :

Dr Saulesh Yessenova, Université de Calgary, Calgary, AB

bien que Les peupLes autochtones ne représentent que 4,3 % de la population canadienne (Statistique Canada, 2011), une étude menée par Sinha et al. (2011) a déterminé qu’en 2008, les enfants et les jeunes Autochtones représentaient 85 % de l’ensemble des enfants et des jeunes pris en charge hors de leur foyer au Canada. Les statistiques suivantes aident à mieux comprendre l’ampleur du problème : en 1965, 10 294 enfants étaient placés dans des pensionnats ; en 2010, 27 500 enfants autochtones étaient pris en charge par les services de protection de l’enfance. Il semblerait que les pensionnats et l’aide sociale à l’enfance forment un continuum de dépossession et de violence permanente sanctionnée par l’État colonial et colonisateur. L’auteur développe une compréhension plus nuancée du système de protection de l’enfance afin d’éclairer les aspects particuliers du colonialisme d’implantation et de la résistance qui sont souvent rendus invisibles. Ont collaboré à ce projet la Société urbaine pour les jeunes Autochtones (Urban Society for Aboriginal Youth) de Calgary et le Centre de santé The Alex (The Alex Youth Health Centre), Exit Outreach et Wood’s Homes.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Le chercheur a posé les questions suivantes : 1) Comment le colonialisme d’implantation façonne-t-il la vie des jeunes Autochtones qui ont été pris∙es en charge ? 2) Quelles formes de résistance les jeunes emploient-iels et quelles en sont les implications ? 3) Comment les jeunes peuvent-iels utiliser l’expression artistique pour résister et défendre leurs intérêts ? Le chercheur a utilisé une approche collaborative et décolonisante. Les méthodes de collecte des données comprenaient des entretiens, la création artistique et l’observation des participant∙es. Les participant∙es comprenaient 20 jeunes Autochtones qui avaient été pris∙es en charge, 16 prestataires de services autochtones et quatre non autochtones qui avaient travaillé dans les services de protection de l’enfance et les systèmes connexes, ainsi que des aînés autochtones, des activistes et des membres de la famille de jeunes participant∙es. La collaboration des jeunes a fait partie intégrante de l’analyse des données et de la diffusion des résultats. L’implication profonde des jeunes dans ces processus a été essentielle pour leur permettre de donner un sens à leurs expériences dans le système de protection de l’enfance et de se positionner activement pour plaider en faveur du changement.

RÉSULTATS

Les résultats ont été présentés dans deux chapitres avec plusieurs thèmes émergents.

Colonialisme d’implantation

Les enfants autochtones comme Terra Nullis : « Les enfants sont traités comme de potentielles ardoises vierges et la rupture des liens avec leur communauté d’origine sert de chance pour une nouvelle identité et une nouvelle vie » (p. 46). Peaux rouges, masques blancs : « Le placement dans les services de protection de l’enfance sert de vecteur d’assimilation et perpétue la marginalisation » (p. 46). Déplacement, maintien de l’ordre et contrôle de l’État : Les jeunes sont jugé∙es problématiques pour justifier la restriction de leurs mouvements par les forces de l’ordre. États sauvages : « Les expériences vécues de la violence sont plus fréquentes et plus sévères chez les femmes autochtones et les peuples bispirituels » (p. 63).

Résistance

Le refus : « Pour les jeunes Autochtones, le refus est souvent un moyen de développer des discours alternatifs et des communautés fondées sur la résistance et le soutien mutuel » (p. 73). Résurgence : « Les jeunes Autochtones trouvent des moyens de se réapproprier leur valeur et leur culture malgré leur expérience de l’assimilation et de la violence » (p. 80). Renouveau : « Les expériences des jeunes Autochtones dans les villes créent des opportunités d’ancrer les identités autochtones dans les sous-cultures urbaines et contribuent de manière importante à la résistance autochtone dans les villes, y compris au renouveau » (p. 81) Le système de protection de l’enfance n’est pas une solution aux problèmes sous-jacents auxquels sont confrontées les communautés autochtones, mais perpétue plutôt un cycle permanent d’inégalité et de dépossession.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

« Les politiques institutionnelles actuelles continuent d’éloigner les jeunes de leur famille et de leur communauté en les empêchant d’accéder à l’information, à des programmes culturels et aux membres de leur famille. Ces politiques continuent de déconnecter les jeunes Autochtones de leur culture et de leurs communautés et menacent les droits et la souveraineté des Autochtones » (p. 92).

Découvrir les héritages coloniaux : les voix des jeunes Autochtones dans les (dé)placements de la protection de l’enfance

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Navia, D., Henderson, R. I., & First Charger, L. (2018). Uncovering colonial legacies: Indigenous youth, homelessness and child welfare (dis) placements. Anthropology and Education Quarterly 49(2), 146-164. https://doi.org/10.1111/aeq.12245

SSHRC-CRSH (2015). Uncovering colonial legacies Daniela Navia [Vidéo]. YouTube. https://youtu.be/cM_kU_Iio0c

Scott, S. (2015, 18 juin). Chief David Crowchild and Aboriginal Youth Awards Tina Garstad. Blogue de la ville de Calgary. http://www. calgarycitynews.com/2015/06/chief-david-crowchild-and-aboriginal. html

Navia, D. et Henderson, R. I. (2014, 14 octobre). Structural Violence, Indigenous Youth Homelessness, and Southern Alberta’s June 2013 Flood. Atelier du Centre de recherche régional de l’Ouest du RCAU [Présentation de l’atelier]. Prince George, C.-B. https://uakn.org/ wp-content/uploads/2014/09/UAKN-October-16-WorkshopProgram-FINAL.pdf

Navia, D., et First Charger, L. (2014, 13 novembre). Youth Expressions [Présentation plénière] Honouring Our Knowledge Gifts: An Aboriginal Research Symposium. Nation Enoch, Alberta. https://policywise. com/wp-content/uploads/2016/07/Aboriginal-Research-ForumSession-Descriptions.pdf

RESSOURCES CONNEXES

Ball, J., & Benoit-Jansson, A. (2022). Cultural connectedness as an essential feature of child and family services for Indigenous children and families. Early Childhood Development Intercultural Partnership. https://ecdip.org/wp-content/uploads/2022/02/Cultural-Connectedness-in-CFS-Submission-Single-Spaced.pdf

Blais, C. (2020). A critical assessment of Mr. Big operations by Canada’s police [Thèse non publiée]. Université Mount Royal. https://core. ac.uk/download/pdf/304169806.pdf

Butsang, T. (2022). Decolonizing from the roots: A community-led approach to critical qualitative health research. Dans C. Burkholder, F. Aladejebi, & J. Schwab-Cartas (Eds.), Facilitating community research for social change (pp. 63–75). Routledge. https://www. taylorfrancis.com/chapters/edit/10.4324/9781003199236-6/ decolonizing-roots-tenzin-butsang

Ens, S. (2018). Indigenous youth experience with helpers: How they help and how they harm [Thèse de maîtrise non publiée]. Université du Manitoba. https://mspace.lib.umanitoba.ca/xmlui/bitstream/handle/1993/32833/Ens_Stephanie.pdf?sequence=1&isAllowed=y

Greer, N. R. (2019). Fostered voices: Narratives of U.S. foster care [Thèse de doctorat non publiée]. Université Temple. http://dx.doi. org/10.34944/dspace/1326

Haight, W., Waubanascum, C., Glesener, D., & Marsalis, S. (2018). A scoping study of Indigenous child welfare: The long emergency and preparations for the next seven generations. Children and Youth Services Review, 93, 397–410. https://doi.org/10.1016/j. childyouth.2018.08.016

Henderson, R. I., Wadsworth, I., Healy, B., Bill, L., McInnes, A., Danyluk, A., & Crowshoe, L. (2021). Healing the whole human being: Realist review of best practices and contextual factors for preventing and treating opioid misuse in Indigenous contexts in Alberta. Alberta First Nations Information Governance Centre. https://www.afnigc.ca/ main/includes/media/pdf/digital%20reports/Healing-The-WholeHuman-Being%20FINAL%20Digital.pdf

Johnson, M. H. (2021). Constructing ‘child safety’: Policy, practice, and marginalized families in Florida’s child welfare system [Thèse de doctorat non publiée]. University of South Florida. https://digitalcommons.usf.edu/etd/9145/

LaBoucane-Benson, P., Sherren, N., & Yerichuk, D. (2017) Trauma, child development, healing, and resilience: A review of literature with focus on Indigenous peoples and communities. PolicyWise for Children and Families. https://aventa.org/wp-content/uploads/2018/01/Trauma-Child-Development-Healing-Resilience.pdf

Middelton-Moz, J., Mishna, F., Martell, R., Williams, C., & Zuberi, S. (2021). Indigenous trauma and resilience: Pathways to ‘bridging the river’ in social work education Social Work Education, 1–18. https:// doi.org/10.1080/02615479.2021.1998427

Mombayeva, D. (2020). Lessons for good citizenship: Creating attachments and sense of belonging in the multi-ethnic countryside of Kazakhstan. Université de Calgary. https://prism.ucalgary.ca/ bitstream/handle/1880/111530/ucalgary_2020_mombayeva_diana. pdf?sequence=2&isAllowed=y

Mullen, C. A. (2018). Advancing racial equality through insights from Canadian Indigenous art and literature. International Journal for Cross-Disciplinary Subjects in Education, 9(4), 3886–3890. https://doi. org/10.20533/ijcdse.2042.6364.2018.0471

Mullen, C. A. (2020). Canadian Indigenous literature and art. Brill Sense. https://doi.org/10.1163/9789004428393_004

Mullen, C. A. (2020). De/colonization: Perspectives on/by Indigenous populations in global Canadian contexts. International Journal of Leadership in Education, 23(6), 671–690. https://doi.org/10.1080/1360 3124.2019.1631986

Mullen, C. A. (2021). Pedagogies for decolonizing education in theory and practice. Springer. https://link.springer.com/ referenceworkentry/10.1007/978-3-030-35858-7_91

Mullen, C. A. (2021). What does Canadian Indigenous literature impart about colonization and the future? The Educational Forum 85(2), 143–160). https://doi.org/10.1080/00131725.2020.1784337

Oliver, C. (2020). Inclusive foster care: How foster parents support cultural and relational connections for Indigenous children. Child & Family Social Work, 25(3), 585–593. https://doi.org/10.1111/cfs.12730

Sampson, M. B. (2018). Exploring Indigenous women’s dietary practices with the Women Warriors Program: Social determinants and resilience in seeking wellness [Thèse de maîtrise non publiée]. Université de Calgary. https://prism.ucalgary.ca/bitstream/handle/1880/109397/ ucalgary_2018_sampson_megan.pdf?sequence=1&isAllowed=y

Valenzuela, R. (2020). Navigating parental fitness: Noncitizen latino parents and transnational family reunification [Thèse de doctorat non publiée Indiana University. https://www.proquest.com/openview/080031e7252ba7fb02ab1388433097e2/1?pq-origsite=gscholar&cbl=18750&diss=y

RÉFÉRENCES

Sinha, V., Caldwell, J., Paul, L. et Fumaneri, P. R. (2021). A review of literature on the involvement of children from Indigenous communities in Anglo child welfare systems: 1973–2018. The International Indigenous Policy Journal, 12(1), 1-43. https://doi.org/10.18584/ iipj.2021.12.1.10818

Inclusion dans les espaces, services et programmes ordinaires dans le centre-ville de Vancouver : Comparaison des expériences et des perceptions des personnes âgées autochtones et non autochtones

Les peRsonnes âgées autochtones constituent un groupe particulièrement vulnérable et souvent invisible au Canada. Statistique Canada a déterminé que leur nombre a doublé entre 2001 et 2011 et que, dans l’ensemble de la population, les personnes âgées autochtones connaissent des taux de faible revenu plus élevés que leurs homologues non autochtones. La ville de Vancouver a récemment achevé un plan local pour le Downtown Eastside (DTES), qui reconnaît la nécessité d’une programmation communautaire plus abordable et culturellement pertinente pour les personnes âgées chinoises et autochtones. Cette recherche vise à éclairer les stratégies d’inclusion basées sur le lieu qui visent à engager et à soutenir la diversité parmi les personnes âgées du DTES.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les objectifs de la recherche étaient les suivants : 1) partager des informations, 2) approfondir notre compréhension de l’inclusion des Aîné∙es, 3) identifier les obstacles et les souhaits communs, et 4) formuler des recommandations pour la communauté. L’équipe a utilisé une approche mixte axée sur la communauté et comportant quatre volets.

1. Entretiens guidés avec 25 personnes âgées autochtones et 23 personnes âgées non autochtones, qui ont été interrogées sur les défis et les opportunités du quartier, sur leurs expériences positives et négatives, ainsi que sur leurs perceptions et leurs comportements en matière d’accès aux espaces, aux ressources et aux services locaux.

2. Des cercles de partage ont été organisés dans trois communautés avec six à huit participant∙es réfléchissant à ce qui a un impact sur leur sécurité et leur bien-être, et aux services supplémentaires qu’iels utiliseraient.

3. Cartographie des actifs et examen organisationnel de 21 organisations qui ont répondu à une enquête en ligne pour déterminer les ressources disponibles pour les personnes âgées, les données démographiques des participant∙es et les taux d’utilisation des programmes.

4. La communauté s’est exprimée lors de l’événement organisé par le Centre des femmes du DTES, qui comprenait un dîner, des discussions sur la sécurité personnelle et la santé, ainsi qu’une enquête interculturelle. Un déjeuner avec les partenaires et une dernière rencontre avec le public ont également eu lieu.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2019/03/Final-ReportElders-Inclusion-research-.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2019

LOCALISATION

Vancouver, C.-B.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

pArtenAires communAutAires :

Kathy Fukuyama, Vancouver Community College, Vancouver, C.-B.

Erin Grant, ALIVE/Our Place, Vancouver, C.-B.

Aînées :

(Aile de corbeau) Lorelei Hawkins, Cherokee, ShuswapOkanagan, Vancouver, C.-B.

Kat Norris, Salish de la côte, Vancouver, C.-B.

coordinAteur∙trices de recherche :

Tyesa Kruz, UBC, Vancouver, C.-B.

Nicole Esligar, UBC, Vancouver, C.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Erin Grant, erin.grant@vancouver.ca

Tyesa Kruz, tyesa.kruz@vancouver.ca

Nicole Esligar, n.esligar@gmail.com

Kathy Fukuyama, kfukuyama@vcc.ca

RÉSULTATS

Les résultats ont été regroupés en fonction des perspectives des prestataires de services (cartographie des actifs/enquêtes organisationnelles), des perspectives des participant∙es de la communauté (entretiens et cercles de partage) et des événements hybrides (souper, dîner-causerie/Lunch n’ Learn).

Prestataires de services

36 organisations ont été identifiées ; 21 organisations ont répondu aux enquêtes. L’inscription préalable et le coût des membres sont des obstacles coloniaux. Les programmes les plus populaires sont l’alimentation, suivis des programmes sociaux et culturels, puis des arts et de l’exercice. Les programmes souhaités comprennent le partage des connaissances culturelles, les services de santé et de bien-être et les sorties. Participant∙es autochtones et non autochtones de la communauté

Les personnes âgées ont indiqué qu’elles ne se sentaient pas en sécurité lorsqu’elles se promenaient la nuit et qu’elles manquaient de médecins de famille dans leur quartier. Les régimes de retraite posent de sérieux problèmes financiers et logistiques, qui ont un impact négatif sur le bien-être émotionnel, physique et mental. Les transports en commun posent des problèmes physiques et financiers. L’accès à l’information en ligne est un obstacle et la communication sur les ressources et les programmes disponibles est insuffisante. Il y a des lacunes dans le soutien à la santé mentale des aîné∙es. Les programmes culturels sont principalement destinés à la population chinoise. Il y a un manque de programmes pour les hommes âgés et de programmes éducatifs, d’autonomisation (empowerment) et d’acquisition de compétences. Les aîné∙es doivent rester ancré∙es dans leur culture et favoriser les liens intergénérationnels.

Événements hybrides

Les personnes âgées souhaitent une participation accrue au sein de la communauté, une plus grande consultation en matière de planification et de programmation, et un meilleur partage des connaissances au sein de l’organisation.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Renforcer les liens avec les personnes âgées isolées et rejoindre les « personnes enfermées » (shut-ins) en offrant davantage de possibilités de programmes pour les personnes âgées dans les unités de logement pour personnes âgées.

2. Former et embaucher davantage de conducteurs certifiés de classe 4+ au sein du Vancouver Parks Board.

3. Mettre en place un meilleur système de transport communautaire qui utilise les camionnettes inutilisées des centres communautaires et des sites d’habitation.

4. Organiser une conférence à l’échelle de la ville ou du quartier qui rassemble les prestataires de services et les personnes âgées pour qu’ils apprennent à se connaître et identifient des solutions communes aux problèmes de communication.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Kruz, T., Esligar, N., Fukuyama, K., Grant, E., Hawkins, L., & Norris, K. (2019). Final report: Inclusion in mainstream spaces, services and programs in Vancouver’s inner city: Comparing the experiences Réseau de connaissances des Autochtones vivant en milieu urbain. https:// policycommons.net/artifacts/2078248/final-report-inclusion-inmainstream-spaces-services-and-programs-in-vancouvers-innercity/2833546/

Vivre en ville : une exploration des dimensions culturelles, sociales et économiques de la relocalisation des Premières Nations du Manitoba dans les centres urbains pour accéder aux services

Chaque année, des personnes et des familles des Premières Nations vivant dans des communautés rurales et éloignées déménagent à Winnipeg pour accéder à des services éducatifs, sanitaires et sociaux qui ne sont pas disponibles dans leurs communautés. La recherche a montré que les personnes et les familles en transition sont confrontées à des défis considérables liés au racisme et à la discrimination, aux obstacles juridictionnels à l›accès aux services financés par les gouvernements fédéral et provinciaux, aux défis structurels et économiques, et aux défis émotionnels liés à la dynamique familiale. Le Comité intergouvernemental sur la santé des Premières Nations au Manitoba (Intergovernmental Committee on Manitoba First Nations Health) et le Secrétariat à la santé et aux affaires sociales des Premières Nations Nanaandawe’iyewigamig du Manitoba (Nanaandawe’iyewigamig First Nations Health and Social Secretariat of Manitoba) reconnaissent depuis longtemps que l’identification et la résolution des problèmes liés à la réinstallation dans les centres urbains constituent une priorité absolue. Ce rapport tient à présenter des solutions communautaires issues de la collaboration entre une communauté et un fournisseur de services. Ces solutions, si elles sont mises en œuvre immédiatement, entraîneront des changements significatifs et bénéfiques pour les membres de la communauté d›Island Lake qui sont en transition.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

L’étude s’est appuyée sur un modèle de recherche qualitative fondé sur la méthode ethnographique de l’entretien approfondi et sur une interprétation collaborative des données de l’entretien. L’équipe de recherche était composée de membres des quatre communautés d’Island Lake (Wasagamack, Garden Hill, St. Theresa Point et Red Sucker Lake), de Neewin Health Care Inc, de l’administration sanitaire régionale Four Arrows (Four Arrows Regional Health Authority) et du Centre de la recherche sur la santé des Autochtones (Centre for Aboriginal Health Research). Les chercheur∙euses ont posé la question suivante : « Quelles solutions peuvent être élaborées pour aider les membres de la communauté à surmonter les difficultés qu’iels rencontrent lorsqu’iels se rendent à Winnipeg pour obtenir des services médicaux et autres ? » L’équipe a réalisé 30 entretiens avec des prestataires de services et des résident∙s relocalisé∙es des quatre communautés d’Island Lake.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2017/11/UAKNPRC-Final-Report-2017_-Living-in-the-City-.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2017

LOCALISATION

Winnipeg, MB

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Andy Wood, Neewin Health Care Inc, Wasagamack, MB Aîné :

Cornelius Wood, Wasagamack, MB

responsAble AcAdémique :

Dre Josée G. Lavoie, Université du Manitoba, Winnipeg, MB chercheuse communAutAire :

Linda Manoakeesick, Première nation d’Island Lake, Winnipeg, MB

co-investigAteur∙trices :

Dre Jamie Cidro, UWinnipeg, Winnipeg, MB

Dr Derek Kornelsen, Université du Manitoba, Winnipeg, MB

coordinAtrice du projet :

Leah McDonnell, Université du Manitoba, Winnipeg, MB chercheuse :

Ashley Edson, Université du Manitoba, Winnipeg, MB

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CRSH Partenariat pour le changement — Solution communautaire pour lutter contre la pauvreté chez les Autochtones et dans les centres-villes (SSHRC Partnering for Change - Community-Based Solution for Aboriginal and Inner-City Poverty) : Alliance de recherche du Manitoba CONTACT

Dre Josée Lavoie, josee.lavoie@umanitoba.ca

Dr Ryan Walker, ryan.walker@usask.ca

Andy Wood, awood@fourarrowsrha.org

RÉSULTATS

1. Les problèmes rencontrés dans la communauté d’origine sont notamment la nécessité d’accès au traitement de la dialyse, le manque d’accès à un logement abordable et adapté, à des aliments sains et abordables et à de l’eau potable.

2. Les difficultés liées à la relocalisation initiale comprennent l’absence de moyens de transport, le manque de logement, l’insécurité financière et alimentaire, les barrières linguistiques et la nécessité d’un∙e agent∙e de liaison ou d’un∙e agent∙e de soutien communautaire.

3. La relocalisation à long terme entraîne l’isolement et la solitude, ainsi que des problèmes de relocalisation de la famille.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

L’équipe de recherche a souligné le besoin pressant d’un renouvellement immédiat des politiques pour combler les graves lacunes dans la prestation de services et a formulé sept recommandations :

1. Localiser les services médicaux, tels que la dialyse, dans les communautés d’Island Lake.

2. Créer un centre communautaire d’Island Lake à Winnipeg où les membres de la communauté — y compris les patient∙es ainsi que les jeunes relogé∙es et les membres de la famille élargie/soignant∙es — disposent d’un espace culturellement sûr pour recevoir des services, s’acclimater à la ville, socialiser, partager des informations (par exemple, le logement, l’accès à la nourriture traditionnelle), développer des réseaux et construire sa communauté.

3. Assurer le transport des patient∙es qui reçoivent un traitement médical, qui participent à des événements organisés par le centre communautaire ou qui font des allers-retours dans leur communauté d’origine.

4. Embaucher un∙e agent∙e de liaison/travailleur∙euse communautaire qui parle l’ojicri et l’anglais pour accompagner et fournir des services de traduction et un soutien culturel et social aux membres de la communauté qui reçoivent un traitement médical.

5. Permettre aux membres des communautés relocalisés d’avoir accès à un soutien culturel tel que les médicaments traditionnels, la nourriture traditionnelle et les guérisseur∙euses traditionnel∙les.

6. Veiller à ce que les communautés d’origine disposent d’une eau potable, d’un logement adéquat et d’une alimentation saine et abordable.

7. Fournir au personnel de santé et aux autres prestataires de services sociaux des aides culturellement pertinentes qui reflètent fidèlement la langue, les besoins et les expériences des membres des communautés d’Island Lake.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

McDonnell, L., Lavoie, J., Wood, A., Kornelsen, D., Cidro, J. et Manoakeesick, L. (2018). Living in the city: Documenting the lived experiences of the Island View Anishininew people Canadian Centre for Policy Alternatives Manitoba. https://www.policyalternatives.ca/ publications/reports/living-city Monkman, L. (2018, 11 juillet). More supports needed for First Nations patients sent to Winnipeg for long-term medical treatment: report. CBC. https://www.cbc.ca/news/indigenous/ anishininew-island-lake-health-care-relocation-report-1.4743315

IMPACT

Le rapport a été utilisé par Neewin Health Care Inc. pour plaider en faveur d’un soutien et de ressources accrus pour les membres de la communauté qui accèdent aux services à Winnipeg.

é ducatIon et formatIon

Les auteuR∙iCes font les observations suivantes.

1. Les documents expriment une profonde préoccupation pour les enfants et leur besoin d’une bonne éducation pour assurer leur réussite. Ils souhaitent que les enfants soient d’abord éduqués dans leur propre culture/un système d’éducation autochtone, puis qu’ils intègrent un système classique qui a une approche intégrée de la vision à deux yeux (Two-Eyed Seeing approach).

2. Les enfants autochtones ont besoin de se voir dans le programme scolaire. Les conclusions de la CRPA, de la CVR, du groupe de travail sur les Autochtones vivant en milieu urbain (UATF) de 2007, du Groupe de travail sur les Autochtones en Ontario de 1981 et du Centre national de collaboration en éducation autochtone (National Centre for Collaboration on Indigenous Education, NCCIE) ont confirmé que, si on leur fournit une base culturelle solide, le potentiel de réussite plus tard dans la vie est très élevé. Ceci est particulièrement important dans les environnements urbains où la pression de s’assimiler est plus forte.

3. Les aîné∙es et les gardien∙nes du savoir peuvent compléter les efforts éducatifs des ministères de l’Éducation, des conseils scolaires, des enseignant∙es, des collèges communautaires et des facultés d’éducation des universités.

4. Les éducateur∙trices non autochtones, solidaires et informés, jouent un rôle déterminant dans la lutte contre la poursuite du colonialisme, du racisme et de la marginalisation.

5. La réussite éducative repose sur l’autodétermination. Les communautés doivent prendre leurs propres décisions en matière d’éducation et développer des relations fructueuses avec les établissements d’enseignement environnants.

6. L’éducation autochtone ne se résume pas à la scolarisation. L’éducation autochtone comprend une grande variété d’activités et d’environnements (par exemple, la terre, l’eau). L’éducation culturelle relève de la responsabilité de la communauté et des établissements d’enseignement. L’éducation autochtone vise à préparer les enfants autochtones à la vie et pas seulement à l’emploi.

7. Il serait bon de transposer les objectifs du Centre autochtone pour l’innovation et l’entrepreneuriat (Indigenous Centre for Innovations and Entrepreneurship, ICIE) dans l’environnement urbain. Les relations sont fondées sur l’entraide, et cette approche contribue grandement à la création de communautés inclusives et solidaires, ainsi qu’à l’émergence d’un sentiment général de respect.

RÉFÉRENCES

Comité directeur mixte du groupe de travail sur les Autochtones vivant en milieu urbain (2007). Urban Aboriginal Task Force: Final report. La Fédération des centres d’amitié indiens de l’Ontario, l’Association autochtone des Métis de l’Ontario et l’Association des femmes autochtones de l’Ontario. https://ofifc.org/wp-content/ uploads/2020/03/2007-Urban-Aboriginal-Task-Force-UATF-FinalReport.pdf

Maidman, F. (1981). Native people in urban settings: Problems, needs, and services. Rapport du Groupe de travail de l’Ontario sur les autochtones en milieu urbain.

Centre national de collaboration en éducation autochtone (s.d.). NCCIE. Consulté le 30 octobre 2022. https://www.nccie.ca/ Centre national pour la vérité et la réconciliation (2015). Truth and Reconciliation Commission of Canada: Calls to Action. Commission de vérité et réconciliation du Canada. https://ehprnh2mwo3.exactdn. com/wp-content/uploads/2021/01/Calls_to_Action_English2.pdf

Commission royale sur les peuples autochtones (1996). Report of the Royal Commission on Aboriginal Peoples. CRPA, gouvernement du Canada. https://www.bac-lac.gc.ca/eng/discover/aboriginal-heritage/ royal-commission-aboriginal-peoples/Pages/final-report.aspx

Tableau 5 Résumés traitant d’éducation avec des thèmes transversaux, des produits finaux et des exemples de RAC désignés.

Titre du projet

Thèmes transversaux Produit final é ducation

Développer des outils d’évaluation et d’appréciation sensibles à la culture pour les programmes de la petite enfance

Explorer le processus et les résultats d’un partenariat avec des partenaires autochtones en milieu urbain pour promouvoir l’activité physique chez les jeunes enfants : Travailler avec le cœur — Co-créer des ressources éducatives avec les communautés autochtones urbaines

Kindergarten Transitions II : Un survol des programmes de soutien existants pour les enfants et familles autochtones en Colombie-Britannique — Une enquête sur l’existence de programmes de transition en C.-B. pour les jeunes Autochtones et leurs familles

L’impact du savoir autochtone dans l’enseignement des sciences sur l’engagement et les attitudes des élèves Autochtones en milieu urbain à l’égard des sciences : Une étude pilote

Favoriser la réussite scolaire des apprenant∙es Autochtones hors réserve à l’Île-du-Prince-Édouard

Capacité des étudiant∙es Autochtones en soins infirmiers à réussir dans un programme de baccalauréat en soins infirmiers : Une exploration des expériences des étudiant∙es Autochtones en soins infirmiers qui ont vécu principalement dans un environnement urbain par rapport à celles∙eux qui ont vécu principalement dans une communauté autochtone

Maximiser le potentiel des étudiant∙es Autochtones en milieu urbain : une étude des facilitateurs et des inhibiteurs dans les environnements d’apprentissage postsecondaire

Communauté Petite enfance

Rapport Brochure Évaluation finale

Santé Petite enfance Rapport Trois livrets

Familles Petite enfance Rapport

Réconciliation Identité Rapport

Identité Rapport

Identité Communauté Rapport

Réconciliation Communauté Identité Rapport

depuis 2011 la Chaire d’innovation régionale en développement de la petite enfance autochtone (DPEA) de l’Université de l’île de Vancouver (VIU), le Centre d’amitié autochtone Tillicum Lelum (TLAFC) et le district scolaire 68 collaborent au programme Qeq College Transition Year (QCTY), qui aide les jeunes enfants et leurs familles à faire la transition entre les milieux de la petite enfance et la maternelle. Après la création d’un programme-cadre en 2014, l’équipe de recherche du VIU s’est penchée sur l’élaboration d’outils et de processus d’évaluation du développement de l’enfant et des programmes adaptés à la culture et fondés sur les forces, qui reflètent davantage les valeurs et les modes de connaissance traditionnels des communautés autochtones.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

La recherche avait cinq objectifs. Il s’agissait de : 1) développer des stratégies et des outils d’évaluation des enfants et des programmes adaptés à la culture et à la communauté pour le programme QCTY; 2) renforcer les relations avec la communauté et les réseaux DPEA; 3) renforcer les capacités de recherche et de développement communautaire des étudiant∙es autochtones en AECD; 4) augmenter les opportunités pour les aîné∙es et les autres agences autochtones de travailler avec les professeur∙es de VIU; et 5) augmenter les opportunités pour la Chaire en DPEA de VIU et le TLAFC de réseauter et de partager largement les apprentissages, les résultats, les outils et les publications du projet. L’équipe a utilisé des entretiens, des groupes de discussion et des enquêtes. Le nombre de participant∙es n’a pas été communiqué.

RÉSULTATS

Évaluation de l›enfant

L’objectif était de créer un portfolio pour chaque enfant, comprenant des photographies et des récits sur les expériences de l’enfant et les apprentissages connexes au cours du programme QCTY, et de partager le portfolio avec l’enfant, les parents et les aîné∙es du programme QCTY, qui partageraient alors leurs perspectives sur les expériences de l’enfant. Cependant, les enseignant∙es et les élèves ont plutôt créé une histoire d’apprentissage hebdomadaire et l’ont présentée aux parents. Les parents ont déclaré ne pas être au courant de l’existence des portfolios. Les aîné∙es ont demandé des comptes rendus plus réguliers. Le personnel professionnel a souligné la nécessité d’une information et d’une formation plus approfondies avant la mise en œuvre. Les administrateur∙trices ont noté que le processus d’évaluation Qeq était mal compris. L’équipe de recherche a réagi en développant des séances de formation, des gabarits et une brochure.

L’évaluation

Les parents ont estimé que le processus d’évaluation était répétitif. Les enseignant∙es de maternelle ont été exclu∙es. Les aîné∙es ont apprécié les possibilités de réflexion et d’information sur le processus. Le personnel professionnel était désireux de partager ce qui fonctionnait et ce qui pouvait être amélioré. Les administrateur∙trices n’ont pas répondu à l’enquête.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2015/05/ WRC-Final-Report_Developing-Culturally-SensitiveEvaluation-and-Assessment-Tools-for-Early-ChildhoodPrograms_2015-2016.pdf

Brochure

https://research.viu.ca/sites/default/files/qeq-collegetransition-parent-brochure.pdf

Évaluation finale

https://research.viu.ca/sites/default/files/qeq-finaltransition-report-2015-2016.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2016

LOCALISATION

Nanaimo, C.-B.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble AcAdémique :

Dre Linda McDonell, VIU, Nanaimo, C.-B.

responsAble AcAdémique :

Dre Danielle Alphonse, VIU, Nanaimo, C.-B.

AssistAnte de recherche : Caitlin Johnston, VIU, Nanaimo, C.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Bourse de recherche de l’Université de l’île de Vancouver (VIU)

CONTACT

Dre Danielle Alphonse, danielle.alponse@viu.ca

Dre Linda McDonnel, linda.mcdonell@viu.ca

Relations avec la communauté/réseaux du DPEA/partage du travail

L’équipe de recherche a largement participé aux activités de sensibilisation.

RECHERCHE DES ÉTUDIANT∙ES

Un étudiant autochtone a été embauché.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Les parents : Planifier bien à l’avance. Veiller à ce que les parents soient pleinement informés et à ce que l’avis des familles et des enfants soit pris en compte dans les pratiques d’évaluation. Inclure les enseignant∙es de maternelle.

2. Aîné∙es/personnel professionnel : Veiller à ce que les éducateur∙trices et les aîné∙es reçoivent une orientation complète. Inclure les aîné∙es et les professionnel∙les dans les groupes de discussion professionnels. Étendre le partage d’informations aux enseignant∙es des districts scolaires.

3. Contribution culturelle et retour d’information : Encourager la participation des parents et des aîné∙es. Créer des opportunités plus diversifiées pour que les familles et les aîné∙es puissent examiner les outils et les publications et donner leur avis.

4. Administration et gestion : Inclure le personnel de recherche dès le début du programme QCTY. Créer davantage d’opportunités de contact avec les familles. Renforcer l’approche « évaluation pour l›apprentissage. » Améliorer la coordination et la planification. Inclure les aîné∙es dans toutes les réunions des partenaires du programme QCTY.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Conférences :

• Forum sur la petite enfance, Première nation de Qualicum, 2016

• Conférence du BCACCS Richmond, C.-B., 2015

• Conférence sur la petite enfance, Vancouver, C.-B., 2016

• Conférence de la Canadian Indigenous/Native Studies Association, Regina, Saskatchewan, 2016

• BCRIC pour le comité consultatif DPEA

• Le comité des normes professionnelles de la Colombie-Britannique (BC Occupational Standards Committee) avec le ministère de l’Éducation

IMPACT

La recherche a débouché sur des collaborations et des invitations à participer à des comités consultatifs.

Collaborations :

• Le programme Four Seasons de Kwumut Lelum

• Programme d’aide préscolaire aux autochtones (Aboriginal Head Start)

• Success by Six (région de l’île centrale)

• Société d’emploi et de formation des Salishs de la côte (Coast Salish Employment and Training Society)

• Société de garde d’enfants autochtones de la Colombie-Britannique (BC Aboriginal Child Care Society, BCACCS)

Comités :

• BCACCS

• VIU

• Centre de recherche et de politique sur la petite enfance, UVic

• Centre de collaboration nationale pour la santé autochtone, Université du Nord

• Autorité sanitaire des Premières Nations

• United Way of the Lower Mainland

• Services familiaux Carrier-Sekani

• Nurturing Capacity: Building Community Success

• TLAFC et les Snuneymuxw et Stz’uminus

• Le projet Four Seasons

RESSOURCES CONNEXES

Centre national de collaboration en éducation autochtone (s.d.). NCCIE. Consulté le 24 octobre 2022. https://www.nccie.ca/ Tillicum Lelum Aboriginal Friendship Centre et Nanaimo-Ladysmith Public Schools (s.d.). Qeq college transition year project : Curriculum framework. TLAFC et Nanaimo-Ladysmith Public Schools. https:// research.viu.ca/sites/default/files/qeqcollegetransitionyearproject_ tillicumlelum_0.pdf

tI

Explorer

le processus et les

résultats d’un partenariat avec

des partenaires autochtones en

milieu urbain

pour promouvoir l’activité physique chez les jeunes enfants : Travailler avec le cœur — Co-créer des ressources éducatives avec les communautés autochtones urbaines

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/UAKN-Western-RRCFinal-Paper_-Exploring-the-Process-and-Outcomes-of-Partnering-withUrban-Aboriginal-Partners-to-Promote-Physical_Smith-and-Brown-1.pdf

Trois livrets

Bougeons avec l’ours et ses amis (Let’s Move With Bear & His Friends) par Margot Edwards et Leslie McGarry

Le voyage de la charrette métisse de la rivière Rouge (The Journey of the Métis Red River Cart) par Ramona Carlson et Beverly Smith

SENĆOŦEN LE,NOṈET SCUL,ÁUTW̱ —Activités physiques et d’alphabétisation

ANNÉE DE SOUMISSION

2014

LOCALISATION

Victoria, C.-B.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

pArtenAires communAutAires :

Kathleen King-Hunt, directrice de l’éducation autochtone dans le district scolaire 62, Victoria, C.-B.

Nella Nelson, directrice de l’éducation autochtone dans le district scolaire 61, Victoria, C.-B.

SXEḎŦELISIYE Reneee Sampson, SENĆOŦEN LE,NOṈET SCUL,ÁUTW̱ , Victoria, C.-B.

Margot Edwards, VNFC, Victoria, C.-B.

Leslie McGarry, VNFC, Victoria, C.-B.

Ramona Carlson, IMFCSS, Victoria, C.-B.

Alison Preece Sampson, SENĆOŦEN LE,NOṈET SCUL,ÁUTW̱ , Victoria, C.-B.

Melissa Austin, directrice de l’éducation autochtone dans le district scolaire 63, Victoria, C.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Centre for Outreach Education (CORE) à l’Université de Victoria Success by 6

CONTACT

SXEḎŦELISIYE Reneee Sampson, sxedtelisiye@wsanecschoolboard.ca

Dre Beverly Smith, reach@uvic.ca

Dre Leslie Brown, lbrown@uvic.ca

Dre Patti-Jean (PJ) Naylor, pjnaylor@uvic.ca

Aîné :

John Elliot, W̱JOȽEȽP Tsartlip First Nation, C.-B.

leAds AcAdémiques :

Dre Beverly Smith, UVic, Victoria, C.-B.

Dre Leslie Brown, UVic, Victoria, C.-B.

Patti-Jean (PJ) Naylor, UVic, Victoria, C.-B.

pArtenAire AcAdémique :

DreCarmen Rodriguez, UVic, Victoria, C.-B.

« une pRopoRtion CRoissante d’enfants canadiens âgés de 2 à 5 ans sont en surpoids ou risquent de l’être. L’excès de poids pris entre 0 et 5 ans est fortement associé au surpoids ou à l’obésité plus tard dans la vie… D’autre part, l’activité physique contribue à l’acquisition d’habitudes saines qui se prolongent dans l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte, et aide à prévenir de nombreux problèmes de santé chroniques » (p. 2).

En réponse, le Centre de recherche et du développement de la petite enfance de l’Université de Victoria, le Centre d’amitié autochtone de Victoria (Victoria Native Friendship Centre), le conseil scolaire de W̱SÁNEĆ les directeurs autochtones de l’éducation autochtone des districts scolaires de Victoria, Sooks et Saanich, et la Société de la famille et des services communautaires des Métis de l’Île (Island Métis Family and Community Services Society) se sont réunis pour collaborer à la création et à la mise en œuvre de ressources en matière d’activité physique adaptée à la culture des jeunes enfants autochtones vivant en milieu urbain (âgés de trois à huit ans).

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les objectifs de la recherche étaient les suivants : 1) s’engager avec les parties prenantes autochtones à identifier des stratégies pour développer et mettre en œuvre des ressources d’activité physique culturellement appropriées, et 2) examiner les processus entrepris avec les communautés pour en tirer des leçons. Les chercheur∙euses ont travaillé avec trois communautés autochtones pour produire un ensemble d’activités culturellement pertinentes et deux livres promouvant l’activité physique. Le SENĆOŦEN LE,NOṈET SCUL,ÁUTW̱ a développé ses propres activités physiques et de littératie à partir d›histoires et de jeux inspirés de sa culture, qui ont ensuite été utilisés à l›école. Le Centre d’amitié autochtone de Victoria a élargi sa série de livrets sur leur langue culturelle et l’alphabétisation en y ajoutant un nouveau livret sur l’activité physique, intitulé Bougeons avec l’ours et ses amis (Let’s Move With Bear & His Friends). La Société de la famille et des services communautaires des Métis de l’Île a créé le livre Le voyage de la charrette métisse de la rivière Rouge (The Journey of the Métis Red

River Cart) qui comprend des activités physiques, des activités d’alphabétisation et des activités artistiques. Après la réalisation de ces produits, les partenaires ont été interrogés à l’aide de questions ouvertes afin d’obtenir des réponses et des récits sur le processus et les résultats de l’éducation co-créée avec les communautés. Les données ont été analysées en fonction des thèmes émergents.

RÉSULTATS

L’analyse des entretiens a permis une compréhension riche et significative des processus impliqués dans la co-création des ressources éducatives. Les chercheur∙euses ont identifié les facteurs suivants comme étant des facteurs importants influençant le développement du projet : 1) le lieu, qui a renforcé et donné un sens au processus ; 2) le besoin urgent de ressources culturelles ; 3) le rôle unique créé pour les collaborateur∙trices ; 4) le soutien au projet et à ses participant∙es par différentes parties prenantes et par les partenariats ; 5) le lieu de travail, informé par le travail ; 6) les multiples dimensions du temps, du processus (y compris le processus itératif créatif) et du flux de travail (y compris le rôle unique des aîné∙es) ; et 7) l’impact du processus de collaboration sur les participant∙es au plan émotionnel, qui était principalement positif (p. ex., confiance accrue), légèrement négatif (p. ex. changement de personnel), mais aussi extraordinaire et spirituel (p. ex. « les ancêtres m’ont transmis les informations » ; « je pense que je l’ai fait avec mon cœur. Vous connaissez la vision de mon cœur pour l’avenir des enfants »).

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Les thèmes qui ont émergé soulignent les aspects importants du processus qui peuvent être pris en compte dans les futurs processus de co-création.

RESSOURCES CONNEXES

Centre national de collaboration en éducation autochtone (s.d.). NCCIE Consulté le 24 octobre 2022. https://www.nccie.ca/

Kindergarten Transitions II : Un survol des programmes de soutien existants pour les enfants et familles autochtones en ColombieBritannique — Une enquête sur l’existence de programmes de transition en C.-B. pour les jeunes Autochtones et leurs familles

depuis 2011 le Centre d’amitié autochtone Tillicum Lelum (TLAFC) et la Chaire d’innovation régionale de la Colombie-Britannique pour le développement de la petite enfance autochtone (DPEA) de l’Université de l’île de Vancouver (VIU) collaborent à des recherches visant à optimiser la transition des enfants autochtones urbains, de leurs familles et de leurs communautés, du milieu de la petite enfance à la maternelle. Afin de soutenir le changement organisationnel souhaité par le TLAFC, qui passe de l’intervention à la prévention, l’équipe de recherche a déterminé que davantage d’informations sur les programmes d’éducation de la petite enfance (EPE) existants en Colombie-Britannique pourraient éclairer le développement des services et des programmes d’EPE actuels et futurs offerts par le TLAFC. Ce rapport présente les résultats de cette recherche.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les objectifs de la recherche ont été conçus pour permettre à l’équipe de mieux comprendre 1) les partenariats existants entre les milieux de l’enfance et l’école maternelle/primaire, 2) les méthodes et les modèles utilisés pour créer et maintenir des partenariats fructueux, 3) les éléments de partenariats fructueux, et 4) les aspects importants de l’établissement de relations de travail entre les systèmes et les cultures. À l’aide d’une recherche sur Google et du bouche-à-oreille, l’équipe de recherche a identifié et interrogé par téléphone 14 programmes de transition existants en Colombie-Britannique. 13 de ces 14 programmes étaient situés à l’extérieur des réserves. Les données de l’enquête ont été analysées en utilisant les recommandations d’une étude antérieure (Beaton et McDonell, 2013) comme cadre et organisées sous les rubriques suivantes : établissement de relations et confiance, partage d’information, soutien familial et communautaire, culture et langue, harmonisation des programmes et des stratégies d’enseignement, cultures scolaires et modèles HUB (Ball, 2002).

PRODUIT

Rapport

https://research.viu.ca/sites/default/files/scan-of-existingsupporting-programs-for-aboriginal-children-and-familiesin-british-columbia.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2014

LOCALISATION

Nanaimo, C.-B.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble

AcAdémique :

Linda McDonell, VIC, Nanaimo, C.-B.

AssistAnte de recherche :

Wendy Beaton, VIC, Nanaimo, C.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (UAKN)

CONTACT

Linda McDonell, linda.mcdonell@viu.ca

Wendy Beaton, wendy_beaton2000@yahoo.com

RÉSULTATS

Les enseignements tirés ont renforcé l’importance des principes suivants :

1. Établir des relations et renforcer la communication entre toutes les parties prenantes, y compris les familles, les éducateur∙trices, les enseignant∙es, les administrateur∙trices et les autres organismes professionnels et de soutien. Le faire à tous les stades de la planification, du développement et de la mise en œuvre du programme ou de la salle de classe.

2. Mettre en œuvre des approches centrées sur la famille dans tous les aspects de la programmation, y compris la sensibilisation, la planification, l’exécution des programmes et l’évaluation.

3. Adopter des approches culturellement inclusives dans tous les aspects de la programmation. Ces approches doivent tenir compte de la langue, de la culture, des connaissances traditionnelles et des pratiques locales.

4. Créer des expériences d’apprentissage basées sur le jeu afin de constituer une base solide pour le développement holistique de l’enfant.

5. Offrir des possibilités de développement professionnel collaboratif aux éducateur∙trices de jeunes enfants et aux enseignant∙es.

6. Formaliser les apprentissages ci-dessus dans la politique du programme et/ou de l’école.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

L’équipe de recherche a formulé deux recommandations générales.

1. Créer et mettre en œuvre une politique de réciprocité entre les programmes de la petite enfance et les programmes scolaires qui décrit les attentes mutuelles liées à l’établissement de relations et à la communication entre les programmes de la petite enfance, le district scolaire et d’autres professionnels, programmes et services de soutien connexes. Cette politique réciproque devrait également inclure la culture et la langue autochtones, l’engagement et l’autonomisation des familles et des communautés autochtones, l’histoire et le contexte des familles et des communautés autochtones, et des programmes pour les jeunes enfants basés sur le jeu et culturellement inclusifs qui se concentrent sur le développement sain et holistique de l’enfant.

2. Documenter les points forts et les défis des services et des supports à la transition pour s’assurer que le développement futur des programmes et des services répondra (et améliorera la capacité à répondre) aux besoins des enfants et des familles desservis. Cela implique des évaluations régulières de tous les programmes et services proposés aux enfants et à leurs familles afin d’identifier ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas et ce qu’il faut ajouter, ainsi que des évaluations du processus d’apprentissage.

RESSOURCES CONNEXES

Centre national de collaboration en éducation autochtone (n.d.). NCCIE Consulté le 24 octobre 2022. https://www.nccie.ca/

RÉFÉRENCES

Ball, J. (2002). Centring community services around early childhood care and development: Promising practices in Indigenous communities in Canada. Child Health and Education, 1(4), 183-206. http://web.uvic. ca/fnpp/documents/Ball_CenteringCommunity.pdf

Beaton, W. et McDonell L. (2013). The Transition into kindergarten: A community approach to integrating a child’s fragment world. Centre d’amitié autochtone Tillicum Lelum. https://uakn.org/ wp-content/uploads/2014/08/FINAL-KindergartenTransitionPaperFebruary2013.pdf

L’impact du savoir autochtone dans l’enseignement des sciences sur l’engagement et les attitudes des élèves autochtones en milieu urbain à l’égard des sciences : Une étude pilote

L’inCapaCité de L’éCoLe à répondre aux besoins des apprenant∙es autochtones en matière de sciences signifie que peu d’entre elles∙eux poursuivent des carrières scientifiques, ce qui diminue la capacité des peuples autochtones à se développer économiquement et à prendre des décisions en matière de santé, de gestion des ressources et d’éducation. En réponse à cette situation, l’Université de la Saskatchewan (USask), les écoles publiques de Saskatoon, la Première nation Whitecap Dakota et la Central Urban Métis Federation se sont réunies pour collaborer à un projet pilote qui s’appuie sur les travaux fondamentaux antérieurs des écoles publiques de Saskatoon autour des concepts de « courtier culturel », de « science autochtone » et de « vision à deux yeux » (Hatchet et al., 2009). Cette étude pilote examine l’impact des connaissances autochtones (CA) dans l’enseignement des sciences sur l’engagement et les attitudes des élèves autochtones en milieu urbain à l’égard des sciences.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les écoles publiques de Saskatoon et le comité d’éthique de la recherche comportementale de l’Université de la Saskatchewan ont donné leur accord éthique. Le projet avait deux objectifs de recherche : 1) générer des connaissances parmi les enseignant∙es et les aîné∙es/gardien∙nes du savoir concernant les processus conçus pour inclure respectueusement les connaissances autochtones dans l’enseignement des sciences, et 2) recueillir des données sur la façon dont l’inclusion respectueuse des connaissances autochtones dans l’enseignement des sciences influe sur l’engagement et les attitudes des élèves autochtones en milieu urbain à l’égard des sciences. Dans deux classes composées principalement d’élèves des Premières Nations et de Métis (4e/5e et 9e année), les enseignant∙es ont été jumelé∙es à un∙e aîné∙e ou à un∙e gardien∙ne du savoir afin d’élaborer et d’offrir, en collaboration, une unité qui incluait le savoir autochtone. Des évaluations avant et après l’unité (sondages, cercles) et des évaluations continues (conversations, observations en classe) ont été utilisées pour recueillir des données. Des données ont également été recueillies sur l’efficacité du travail de collaboration entre les enseignant∙es, les aîné∙es et les gardien∙nes du savoir.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2015/05/PRC-UAKNFinal-Paper_Impact-of-Indigenous-Knowledge-in-ScienceEducation-on-Urban-Aboriginal-Students_2016.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2016

LOCALISATION

Saskatoon, SK

ÉQUIPE DE RECHERCHE

pArtenAires communAutAires :

Tracy Roadhouse, écoles publiques de Saskatoon, Saskatoon, SK

Nancy Barr, École publique de Saskatoon, Saskatoon, SK

chercheur principAl :

Jeff Baker, USask, Regina, SK

AssistAnte de recherche à lA mAîtrise :

Michelle Whitstone, USask, Regina, SK

Associé de recherche :

Stan Yu, USask, Regina, SK

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : Recherche urbaine pour une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Nancy Barr, barrn@spsd.sk.ca

Dr Jeff Baker, jeff.baker@usask.ca

Dr Ryan Walker, ryan.walker@usask.ca

RÉSULTATS

Les chercheur∙euses ont rapporté peu de résultats statistiquement significatifs de cette petite étude pilote, mais l’expérience acquise lors de la conduite de la recherche contribuera de manière significative à la conception d’une étude de suivi de plus grande envergure. Les résultats ont été classés par méthode de recherche.

1. Résultats de l’enquête : les élèves ont mieux compris les liens entre les connaissances scientifiques intégrées et la science, les élèves de sexe masculin ont pris plus de plaisir à apprendre la CA à l›école, et les élèves de sexe masculin ont manifesté plus d’intérêt à en apprendre davantage sur les connaissances scientifiques intégrées.

2. Cercles : Les élèves de la 4e et de la 5e année ont exprimé des sentiments très positifs à l’égard de l’apprentissage des sciences et ont noté que l’approche les a aidés à apprendre à connaître leurs ancêtres. Les élèves de la 9e année avaient des sentiments mitigés sur l’apprentissage des sciences, mais des sentiments plus positifs sur l’apprentissage des connaissances autochtones.

3. Observations en classe : les élèves ont fait preuve d›un niveau d›engagement modéré à élevé pendant les leçons associant les sciences scolaires aux connaissances scientifiques intégrées.

4. Conversations sur l’étude de cas : les élèves ont réfléchi à l’impact du programme en citant un intérêt accru pour les sciences, un lien plus profond avec la terre et une meilleure compréhension du savoir autochtone, ainsi qu’une sensibilisation accrue aux liens entre la science et le savoir autochtone.

5. Conversations entre enseignant∙es et aîné∙es/gardien∙nes du savoir : les réponses des participant∙es ont été extrêmement positives et ont indiqué que les conversations étaient utiles tant sur le plan personnel que professionnel.

RESSOURCES CONNEXES

Hatchet, A., Bartlett, C., Marshall, A. et Marshall, M. (2009). Two-Eyed Seeing in the classroom: Concepts, approaches, and challenges. Canadian Journal of Science, Mathematics, and Technology Education. 9(3), 141-153. https://doi.org/10.1080/14926150903118342

Centre national de collaboration en éducation autochtone (s.d.). NCCIE. Consulté le 24 octobre 2022. https://www.nccie.ca/

Favoriser la réussite scolaire des apprenant∙es autochtones hors réserve sur l’Île-du-Prince-Édouard

bien qu’en 2010, sept Autochtones sur dix vivants sur l’Île-du-PrinceÉdouard vivent hors réserve, il n’existe aucune recherche connue sur les expériences éducatives des apprenant∙es autochtones vivant hors réserve sur l’Île-du-Prince-Édouard. Pour combler cette lacune, en 2013, la chercheuse universitaire principale s’est associée au Conseil autochtone de l’Île-du-Prince-Édouard (Native Council of Prince Edward Island, NCPEI). Le NCPEI est une organisation autochtone urbaine dont le mandat est de représenter et d’appuyer les peuples autochtones et métis vivant hors réserve. En travaillant ensemble, ils ont créé un programme de recherche qui offrirait un aperçu de la réussite scolaire, des défis et des besoins des apprenant∙es autochtones hors réserve.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les objectifs spécifiques de la recherche étaient les suivants : 1) identifier les aspects du système éducatif du primaire au postsecondaire qui favorisent la réussite scolaire des élèves et étudiant∙s autochtones hors réserve de l’Î.-P.-É., 2) identifier les aspects du système éducatif que les étudiant∙es hors réserve trouvent difficiles, et 3) déterminer les besoins éducatifs des apprenant∙es autochtones hors réserve de l’Î.-P.-É. En utilisant un échantillonnage raisonné, l’équipe de recherche a mené 18 entretiens semi-structurés et huit groupes de discussion avec une moyenne de six participant∙es. Les participant∙es éligibles à l’étude comprenaient des élèves et étudiant∙es, des parents ou des soignants d’étudiant∙es, et des aîné∙es. Les trois zones provinciales étaient représentées. Les groupes de discussion et les entretiens ont été enregistrés, puis analysés pour en dégager les thèmes récurrents et les sous-catégories.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/UAKNAtlantic_Fostering-The-Educational-Success-of-Off-ReserveAboriginal-Learners-on-PEI_Final-Report-2014.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2014

LOCALISATION Î.-P.-É.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Carolyn Taylor, NCPEI, Charlottetown, Î.-P.-É.

pArtenAire communAutAire :

Alanna Taylor, Cox and Palmer, Charlottetown, Î.-P.-É.

chercheuse principAle : Jane P. Preston, UPEI, Charlottetown, Î.-P.-É.

pArtenAire gouvernementAl :

Darrel DesRoches, ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance de l’Î.-P.-É., Charlottetown, Î.-P.-É.

AssistAnte de recherche : Brittany Jakubiec, UPEI, Charlottetown, Î.-P.-É.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Carolyn Taylor, taylorcarolynlee@gmail.com

Dre Jane Preston, jpreston@upei.ca

RÉSULTATS

Facteurs contribuant à la réussite scolaire

Les facteurs de réussite comprennent : 1) des relations solides avec des enseignant∙es bienveillant∙es, 2) un environnement scolaire bienveillant qui favorise l’estime de soi grâce au leadership des élèves et accueille les parents, 3) une transmission et une communication efficaces du programme scolaire et la reconnaissance de l’importance des tuteur∙trices, 4) des activités pratiques grâce aux sports et aux beaux-arts, et 5) l’existence et l’utilisation de soutiens internes et externes tels que les services offerts par le NCPEI.

Défis rencontrés par les apprenant∙es

Les défis à relever sont les suivants : 1) le manque de temps social à l’école, 2) la nécessité d’une meilleure transmission du contenu du programme à l’école et d’une plus grande aide aux devoirs de la part des enseignant∙es, 3) les sentiments d’échec, de frustration et de pression des élèves et des parents pour communiquer les connaissances autochtones, 4) les difficultés rencontrées lors de la transition des élèves vers de nouvelles écoles, 5) le racisme mis en évidence dans les supports de cours et exprimé par les enseignant∙es et les pairs, et 6) les difficultés à négocier les cultures autochtones et non autochtones, ce qui signifie qu’il n’est pas toujours sûr de s’identifier en tant qu’Autochtone.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Les besoins des apprenant∙es autochtones hors réserve de l’Île-du-Prince-Édouard ont été présentés sous forme de recommandations.

1. Offrir des expériences d’apprentissage qui motivent les élèves et étudiant∙es et leur donnent le sentiment de réussir.

2. Utiliser plusieurs méthodes d’enseignement, y compris l’apprentissage pratique et les exemples de la vie réelle.

3. Introduire davantage de contenus et de modes de connaissance autochtones dans l’enseignement général.

4. Embaucher davantage d’enseignant∙es autochtones.

5. Promouvoir l’identité, la langue, la culture et la spiritualité des Mi’kmaq.

6. Veiller à ce que les aîné∙es et leurs enseignements soient plus présents dans le système éducatif.

7. Promouvoir les activités sportives et parascolaires. Le rapport se termine par une réitération des principes d’apprentissage du ministère de l’Éducation de la Colombie-Britannique de 2010 qui favorisent la réussite scolaire des peuples autochtones et note que ces mêmes principes ont été formulés par les participant∙es à la recherche.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Ariss, R. et McMorrow, T. (2016). UOIT’s role in reconciliation: Options and opportunities in Indigenizing curricula. University of Ontario Institute of Technology. https://shared.ontariotechu.ca/shared/department/ opp/Governance/Office-of-the-Provost/uoits-role-in-reconciliationoptions-and-opportunities-in-indigenizing-curricula.pdf

Preston, J. P., Green, B., Martin, J. A., Claypool, T. R. et Rowluck, W. (2015). Education for Aboriginal learners: Challenges and suggestions as perceived by school principals. Education Matters, 3(1), 1-15. https://journalhosting.ucalgary.ca/index.php/em/article/ view/62967/pdf

RESSOURCES CONNEXES

Centre national de collaboration en éducation autochtone (s.d.). NCCIE Consulté le 24 octobre 2022. https://www.nccie.ca/

Capacité des étudiant∙es Autochtones en soins infirmiers à réussir dans un programme de baccalauréat en soins infirmiers : Une exploration des expériences des étudiant∙es Autochtones en soins infirmiers qui ont vécu principalement dans un environnement urbain par rapport à celles∙eux qui ont vécu principalement dans une communauté autochtone

histoRiquement, les étudiant∙s autochtones ont été sousreprésenté∙es dans les programmes de sciences infirmières au Canada. Toutefois, à la faculté de sciences infirmières de l’UNB à Fredericton, le nombre d’étudiant∙es autochtones diplômé∙es est passé de neuf étudiant∙es en 18 ans (1990-2008) à 27 étudiant∙es en 7 ans (2009-2016). Les stratégies ciblées menées par l’Aboriginal Nursing Initiative (ANI) comprennent 1) l’embauche d’un directeur de l’ANI et d’un personnel qui soutient les étudiant∙es autochtones, 2) l’élaboration d’un programme d’études qui tient compte des façons autochtones d’être, d’apprendre et de connaître, et 3) l’offre d’un cours sur les questions de santé autochtone. Afin de mieux comprendre l’impact de ces changements, une équipe de recherche a été mise en place pour examiner le point de vue des étudiant∙es en soins infirmiers autochtones sur les soutiens et les obstacles à leur réussite. Les chercheur∙euses étaient particulièrement intéressé∙es à identifier les différences entre les étudiant∙es autochtones vivant en milieu urbain et celles∙eux qui ont vécu principalement dans les réserves.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

L’étude s’est appuyée sur une recherche-action participative fondée sur une approche phénoménologique interprétative. Cette approche a contribué à l’élaboration d’une compréhension commune de ce qu’est l’adaptation et l’apprentissage d’un∙e étudiant∙e en soins infirmiers autochtones à un programme de premier cycle en soins infirmiers. Quinze entretiens ont été menés avec des étudiant∙es et des diplômé∙es en soins infirmiers autochtones (11 provenant des réserves, quatre de contextes urbains).

Les données d’entrevue ont été organisées en thèmes : 1) développement de l’identité personnelle ; 2) façons d’être et d’apprendre ; 3) influence de la famille et de la communauté ; 4) capacité de trouver un équilibre ; 5) auto-efficacité ; 6) perception de la marginalisation ; 7) liens avec les pair∙es, la famille, la communauté, l’ANI et l’UNB ; et 8) yalitahasuwin, un mot mi’kmaq et malécite qui signifie « une compréhension interne » et « une valeur culturelle que l’on porte ou que l’on détient. »

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/UAKNResearch-Report-2017-UNB-Nursing.docx.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2018

LOCALISATION

Fredericton, N.-B.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

co-responsAble AcAdémique et communAutAire :

Lisa Perley-Dutcher, UNB, Fredericton, N.-B.

Aîné :

Migam’agan, STU, Fredericton, N.-B.

membres de lA communAuté :

Shelley Francis, membre de la communauté autochtone urbaine, éducatrice en diabète, UNB, Fredericton, N.-B. Leah Brideau, NBAPC, Fredericton, N.-B.

co-direction AcAdémique : Kathy Wilson, UNB, Fredericton, N.-B.

AssistAnt∙e de recherche : Amanda Myran, UNB, Fredericton, N.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Lisa Perley-Dutcher, Idutcher@unb.ca

Dre Kathy Wilson, kewilsom@unb.ca

RÉSULTATS

Les étudiant∙es issu∙es de communautés hors réserve pouvaient s’orienter plus facilement dans l’environnement universitaire et utiliser davantage les services de soutien de l’université que leurs homologues vivant dans les réserves. Iels apprécient et comptent sur les liens avec d’autres étudiant∙es autochtones pour avoir un sentiment d’appartenance et de soutien, et ont tendance à s’engager plus facilement avec les étudiant∙es non autochtones.

Les étudiant∙es autochtones ont eu plus de mal que leurs homologues non autochtones à s’intégrer dans un programme qui, à la base, n’inclut pas leurs visions du monde et ne tient pas compte de leurs différentes façons d’apprendre et d’être.

Iels ont eu besoin d’un soutien continu et d’une connexion avec leurs pair∙es, leurs instructeur∙trices et, plus particulièrement, avec les personnes autochtones impliquées dans l’ANI.

Yalitahasuwin est un concept qui a aidé de nombreux étudiant∙es à surmonter les difficultés et à persévérer, à développer de nouvelles capacités et à préserver la connaissance qu’iels ont d’elles∙eux-mêmes, ce qui les a aidés à réussir. Les étudiant∙es ont également trouvé une force intérieure et/ou ont cherché le soutien de ceux qui pouvaient comprendre leurs difficultés.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Fournir des personnes de référence (c’est-à-dire le personnel de l’ANI) qui comprennent le contexte des étudiant∙es Autochtones.

2. Créer un programme d’études adapté à la culture.

3. Prendre en compte les différentes façons d’être et d’apprendre.

4. Instaurer une tolérance zéro à l’égard de la discrimination et des inégalités raciales.

5. Exiger une formation à la sécurité culturelle pour toustes les étudiant∙es et membres du corps professoral.

6. Obliger tous les étudiant∙es en soins infirmiers à suivre un cours sur les questions de santé des populations autochtones.

7. Développer des partenariats avec les communautés vivant dans les réserves et hors des réserves afin de renforcer les supports.

8. Assurer la présence d’aîné∙es dans le programme.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Des présentations ont été faites lors de plusieurs événements de partage des connaissances du RCAU Atlantique.

IMPACT

Le travail de l’ANI a jeté les bases de la création de Nutsihpiluwecik à la faculté des sciences infirmières de l›UNB. Nutsihpiluwewecik est un mot wolastoqiyik qui signifie « clan de guérison » ou « clan de guérisseurs. » La faculté des sciences infirmières de l’UNB a également reçu récemment une chaire de recherche autochtone des IRSC en sciences infirmières.

RESSOURCES CONNEXES

Centre national de collaboration en éducation autochtone (s.d.). NCCIE. Consulté le 24 octobre 2022. https://www.nccie.ca/

Maximiser le potentiel des étudiant∙es Autochtones en milieu urbain : une étude des facilitateurs et des inhibiteurs dans les environnements d’apprentissage postsecondaire

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

si La popuLation autochtone pouvait atteindre le même niveau d’éducation et de bien-être que ses homologues non autochtones, le produit intérieur brut du Canada pourrait augmenter de 401 milliards de dollars d’ici 2026 (Kar-Fai et Sharpe, 2012 ; Sharpe et Arsenault, 2010). Cette étude a été élaborée dans le contexte des efforts en cours dans les établissements d’enseignement postsecondaire (EPS) à travers le Canada pour décoloniser et autochtoniser afin de favoriser la réussite des étudiant∙es autochtone dans le monde académique, et d’agir spécifiquement sur les appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. Cette étude considère les identités, les cultures, les langues, les valeurs, les modes de connaissance et les systèmes de savoir autochtones comme des atouts à prendre en compte par les établissements d›enseignement postsecondaire. Dans ce contexte, l›objectif de cette étude qualitative est de comprendre l›expérience vécue et la recherche de sens (meaning-making) des étudiant∙es autochtone inscrit∙es dans quatre établissements d’enseignement postsecondaire de Saskatoon, et d’identifier les facilitateurs et les inhibiteurs de bons environnements d’apprentissage qui ont un impact sur la mesure dans laquelle le potentiel d’apprentissage de ces étudiant∙es peut être maximisé.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/UAKN-PSEReport-Battiste-et-al-Final.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2016

LOCALISATION

Saskatoon, SK

ÉQUIPE DE RECHERCHE

membres de lA communAuté :

Gordon Graham, Institut indien des technologies de la Saskatchewan, Saskatoon, SK

Danielle Jeancart, Saskatchewan Polytechnic Saskatoon Campus, Saskatoon, SK

Rita Bouvier, éducatrice métisse, chercheuse, écrivain et ancienne directrice du Saskatchewan Urban Native Teachers Education Program (SUNTEP), Saskatoon, SK

M. Rhett Sangster, Bureau du commissaire aux traités, Saskatoon, SK

Dre Sharon Acoose, FNU - Saskatoon Campus, Saskatoon, SK

Dr Stryker Calvez, USask, Saskatoon, SK co-chercheur∙euses principAux∙Ales :

Dre Isobel M. Findlay, USask, Saskatoon, SK

Dr Joseph Garcea, USask, Saskatoon, SK

Dre Marie Battiste, Collège d’éducation, USask, Saskatoon, SK

chercheuse Autochtone émergente :

Dana Carriere, USask, Saskatoon, SK

AssistAnt∙es de recherche :

Jania Chilima, USask, Saskatoon, SK

M. Ryan Jimmy, Saskatchewan Indian Institute of Technologies, Saskatoon, SK

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dre Isobel M. Findlay, findlay@edwards.usask.ca

Dr Ryan Walker, ryan.walker@usask.ca

Dre Marie Battiste, marie.battiste@usask.ca

Jania Chilima, jania.chilima@usask.ca

L’étude a fait appel à des méthodes mixtes et à une approche de recherche-action collaborative, décolonisante et communautaire. Les méthodes de recherche, y compris les instruments de collecte de données, ont été élaborées avec un comité consultatif composé principalement de personnes d’ascendance autochtone. Il y avait 5 questions de recherche : 1) Comment les étudiant∙es autochtones en milieu urbain évaluent-iels leur expérience en matière d’éducation postsecondaire ? 2) Qu’est-ce que les étudiant∙es Autochtones en milieu urbain considèrent comme des obstacles majeurs à leur réussite scolaire ? 3) Quels sont les facteurs clés qui, selon les étudiant∙es autochtones en milieu urbain, contribuent à leur réussite ? 4) Comment les conseiller∙ères des étudiant∙es autochtones en EPS comprennent-iels les expériences et les besoins exprimés de ces étudiant∙es dans le cadre de la prestation d’EPS ? 5) Qu’est-ce que les conseiller∙ères des étudiant∙es autochtones en EPS considèrent comme les facilitateurs, ainsi que les obstacles et les limites, de leurs établissements en ce qui concerne l’amélioration de la réussite des étudiant∙es autochtones ? Les données ont été recueillies au moyen d’entrevues en personne et de discussions de groupe avec des étudiant∙es Autochtones (Premières Nations, Métis et Inuit) s’identifiant comme tels et des personnes chargées de conseiller les étudiant∙es ou de leur fournir des services de soutien. Au total, 25 participant∙es issu∙es de quatre établissements d’enseignement postsecondaire — Saskatchewan Indian Institute of Technology, Saskatchewan Polytechnic, First Nations University of Canada (FNU) et l’Université de la Saskatchewan (USask) — ont participé à l’étude.

RÉSULTATS

Les principaux groupes de facteurs qui fonctionnent comme des inhibiteurs ou des facilitateurs de la réussite des étudiants, rapportés collectivement par les étudiants et les conseillers, sont les suivants.

1. Les facteurs sociopolitiques comprennent le racisme dans les établissements d’enseignement postsecondaire et les communautés urbaines au sens large.

2. Les facteurs socioculturels comprennent l’objectif et la portée de l’autochtonisation et de l’acculturation des autochtones aux institutions, ainsi que la sécurité culturelle.

3. Les facteurs de programmation académique comprennent les exigences des programmes et des cours, le contenu, la durée, l’emploi du temps, l’enseignement et la pédagogie.

4. Les facteurs des services de soutien académique comprennent l’orientation, les conseils et l’accompagnement liés aux programmes académiques. D’autres facteurs sont les cours, les règlements, le tutorat, les services d’orientation, les évaluations et les aménagements appropriés, ainsi que la compréhension et l’empathie du personnel de soutien.

5. Les facteurs liés à l’infrastructure éducative comprennent les installations, l’infrastructure académique, l’infrastructure sportive et récréative, ainsi que des logements et des espaces de garde d’enfants adéquats, appropriés et abordables, destinés principalement aux étudiant∙es autochtones.

6. Les facteurs financiers comprennent un financement adéquat et prévisible, ainsi que la gestion financière.

7. Les facteurs de soutien familial comprennent les diplômé∙es autochtones de l’enseignement postsecondaire qui apportent leur soutien, leur inspiration et des modèles positifs.

8. Les facteurs de soutien communautaire comprennent les communautés d’origine, urbaines et universitaires.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

La recommandation générale est de poursuivre l’autochtonisation des établissements d’enseignement supérieur et de les centrer davantage sur les étudiants autochtones.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Un lancement communautaire a eu lieu au Station 20 West Community Enterprise Centre à Saskatoon, le 24 octobre 2018.

IMPACT

ResearchGate signale les lectures et citations en cours. Marie Battiste, Joe Garcea et Isobel Findlay continuent de citer ce rapport dans leurs travaux en cours.

RESSOURCES CONNEXES

Centre national de collaboration en éducation autochtone (s.d.). NCCIE. Consulté le 24 octobre 2022. https://www.nccie.ca/

RÉFÉRENCES

Kar-Fai, G. et Sharpe, A. (2012). Aboriginal labour market performance in Canada: 2007–2011. Centre for the Study of Living Standards. http:// www.csls.ca/reports/csls2012-04.pdf

Sharpe, A., et Arsenault, J. F. (2010, février). Investing in Aboriginal education in Canada: An economic perspective. Centre for the Study of Living Standards. http://www.csls.ca/reports/csls2010-03.pdf

santé mentale et bIen-être

Les auteuR∙iCes font les observations suivantes.

1. Conformément à la coutume et à la tradition, les communautés et organisations autochtones urbaines adoptent une approche holistique de la santé mentale et du bien-être. Les non-Autochtones appellent cela l’approche des déterminants sociaux de la santé. Pour réussir, ces deux approches nécessitent beaucoup de communication, de coordination, de collaboration et, surtout, de solides relations de travail. Des siècles de colonisation ont gravement endommagé les relations entre celles∙eux qui fournissent ou financent les services de santé, en particulier les administrations provinciales, et celles∙eux qui bénéficient des services généraux, à savoir les membres des communautés autochtones urbaines. Les relations fondamentales de confiance et de bienveillance doivent être reconstruites.

2. Pour obtenir des résultats optimaux en matière de santé mentale et de bien-être dans les communautés autochtones urbaines, il faut adopter une approche à deux yeux (Bartlett et al., 2012). Les synergies entre les approches autochtones et non autochtones ne sont nulle part plus évidentes que dans le domaine de la santé mentale et du bien-être. Le concept de relation entre toutes les choses est au cœur d’une approche holistique de la santé mentale et du bien-être. Le cadre des déterminants sociaux de la santé est également fondé sur l’interdépendance. Pour obtenir de meilleurs résultats en matière de santé, il est essentiel d’adopter et de comprendre la valeur d’une approche à deux yeux.

3. La santé mentale et la résilience sont le fruit de l’acceptation, de l’inclusion et du respect de la famille et de la communauté, ainsi que d’identités fortes et fondées sur la culture.

4. L’autodétermination doit être au centre des préoccupations lorsqu’il s’agit de fournir des services de santé. Les organisations autochtones urbaines connaissent les membres de leur communauté et sont les mieux placées pour répondre à leurs besoins en matière de santé et de bien-être par le biais de programmes et de services communautaires et culturels de traitement des dépendances, des traumatismes et de la guérison.

5. Avant de travailler avec la communauté, les agent∙es de santé non autochtone doivent satisfaire à une exigence de compétence culturelle, de lutte contre le racisme et d’autodétermination autochtone dans la prestation des services de santé.

RÉFÉRENCES

Bartlett, C., Marshall, M. et Marshall, A. (2012). Two-Eyed Seeing and other lessons learned within a co-learning journey of bringing together Indigenous and mainstream knowledges and ways of knowing. Journal of Environmental Studies and Science, 2, pp. 331-340. https://doi.org/10.1007/s13412-012-0086-8

Tableau 6. Résumés sur la santé mentale et le bien-être avec des thèmes transversaux, des produits finaux et des exemples de RAC désignés.

Titres des projets

Thèmes transversaux Produit final

Santé menta L e et bien-être

Mite Achimowin (Parler du cœur) Expression des femmes des Premières Nations sur la santé cardiaque : Décoloniser les méthodes de recherche et les connaissances grâce au storytelling numérique communautaire

Méthodes de recherche Éducation Identité Services Deux rapports Cinq vidéos Exemplaire RAC

Exploration du rétablissement des toxicomanies chez les Autochtones qui fréquentent le Centre d’amitié de Saskatoon : Une approche holistique de la guérison Services Communauté Article

Examen du processus d’intégration des cérémonies de purification anichinabées dans les établissements de santé du nord-est de l’Ontario

Identité Services Thèse Exemplaire RAC

« Lifting Spirits » : Soutenir la résilience psychologique des fournisseurs de services autochtones en milieu urbain au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse Services Rapport

Bien-être, mieux-être et justice des Autochtones en milieu urbain : Une étude d’évaluation des besoins du Centre d’amitié autochtone mi’kmaw pour la création d’une stratégie de collaboration en matière de résilience mentale, de toxicomanie et de justice pour les Autochtones Justice Rapport

Histoires de sortie du placard : Récits bispirituels au Canada atlantique Identité Rapport

Récits de femmes du Centre d’amitié autochtone de St. John’s : Le storytelling numérique au service d’un programme communautaire de guérison et de prévention de la violence

Culture de la peur ? Les liens entre les modèles de vulnérabilité et de résilience dans les récits de jeunes femmes autochtones vivant en milieu urbain à Kjipuktuk (Halifax)

Identité Communauté Rapport Cinq vidéos Exemplaire RAC

Identité

Communauté

Justice Rapport

Mite Achimowin (Parler du cœur, Heart-Talk) Expression

des femmes des Premières Nations sur la santé cardiaque : Décoloniser les méthodes de recherche et les connaissances grâce au storytelling numérique communautaire

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/UAKN-PRC-Final-ReportFontaine-et-al_December-15-2018_Final-.pdf

Rapport

https://www.nccih.ca/495/Understanding_First_Nations_ women%E2%80%99s_heart_health.nccih?id=280

Histoires numériques

mite achimowin - Heart Talk Introduction mite achimowin - Heart Talk par Christina Baker et Mabel Horton

mite achimowin - Heart Talk par Eliza Beardy

mite achimowin - Heart Talk par Virginia Mckay mite achimowin - Heart Talk par Esther Sanderson

ANNÉE DE SOUMISSION

2018

LOCALISATION

Manitoba

ÉQUIPE DE RECHERCHE

membres de lA communAuté :

Christina Baker, Nation crie de Split Lake Tataskweyak, Winnipeg, MB

Mabel Horton, Nisichawayasihk (Nelson House), Winnipeg, MB

Eliza Beardy, Première nation de Wasagamack, MB

Virginia McKay, Première nation de Berens River, MB

Ester Sanderson, Nation crie d’Opaskwayak, MB chercheuses principAles :

Lorena Fontaine, UWinnipeg, Winnipeg, MB

Annette Schultz, UofM, Winnipeg, MB

co-cAndidAtes :

Roberta Stout, Centre de collaboration nationale de la santé autochtone, Prince George, BC

Dre Mary Jane McCallum, UWinnipeg, Winnipeg, MB

Wendy McNab, Secrétariat à la santé et aux affaires sociales des Premières Nations du Manitoba, Assemblée des chefs du Manitoba, Winnipeg, MB

Dre Kathi Avery Kinew, Secrétariat à la santé et aux affaires sociales des Premières Nations du Manitoba, Assemblée des chefs du Manitoba, MB

Associée de recherche : Lisa Forbes, UWinnipeg, Winnipeg, MB

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

IRSC, subvention transitoire, Institut pour la santé des populations autochtones (Indigenous People’s Health Institute)

CONTACT

Dre Lorena Sekwan Fontaine, l.fountaine@uwinnipeg.ca

Dre Annette Schultz, annette.schultz@umanitoba.ca

Dr Ryan Walker, ryan.walker@usask.ca

Les RésuLtats de l’Enquête régionale sur la santé des Premières Nations de 2012 indiquent que les taux de maladies cardiaques sont plus élevés chez les membres des Premières Nations que chez les autres Canadien∙nes, et que les disparités en matière de santé cardiaque sont particulièrement prononcées chez les femmes des Premières nations. En outre, la mortalité associée aux maladies cardiovasculaires est plus élevée chez les femmes des Premières Nations, en particulier celles qui vivent dans les réserves, que chez leurs homologues non autochtones (Tjepkema et al., 2011). Pourtant, peu de recherches ont été menées sur la façon dont les femmes autochtones conceptualisent et pratiquent la santé cardiaque traditionnelle, et sur la façon dont une meilleure compréhension du contexte culturel, passé et présent, pourrait éclairer le modèle biomédical occidental actuel en matière de soins cardiaques. Ce projet de recherche vise à combler ces lacunes.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Des chercheur∙euses des universités de Winnipeg et du Manitoba ont recruté six conteuses manitobaines qui souffraient elles-mêmes de troubles cardiaques ou qui s’occupaient de personnes atteintes de troubles cardiaques. L’équipe de recherche a guidé la recherche en utilisant des méthodologies de recherche autochtones, à savoir les cercles d’apprentissage et les contes traditionnels. Les objectifs de la recherche étaient les suivants : 1) identifier et localiser les concepts, le langage et les expériences des femmes des Premières Nations en matière de santé cardiaque, et 2) partager les récits avec les étudiant∙es des professions de santé et les engager dans un dialogue. Les quatre récits numériques qui en résultent, d’une durée de trois à cinq minutes, mettent en scène ces femmes qui racontent leur histoire et augmentent leur voix à l›aide de vidéos, de musique et de photos personnelles et historiques.

RÉSULTATS

Dans leurs vidéos, les conteuses donnent des exemples convaincants des facteurs qui ont une incidence sur la santé cardiaque des peuples des Premières Nations, notamment « le passage d’un mode de vie et d’une alimentation traditionnels à un mode de vie et une alimentation occidentalisés, le traumatisme des pensionnats, le racisme dans les soins de santé, l’assujettissement des médicaments ancrés dans la culture autochtone, ainsi que la marginalisation économique et géographique. » Selon l’une des conteuses, « la colonisation est un facteur de risque pour la santé cardiaque. »

Les bonnes relations sont à la base de tout le reste — la terre, la communauté et la famille. En fait, de bonnes relations sont synonymes de bonne vie. En particulier, « les femmes ont parlé de la façon dont les traumatismes avaient affecté leurs familles et brisé leurs relations. Elles ont attribué le maintien ou le rétablissement de la santé cardiaque à des relations positives, significatives et engageantes dans tous les aspects de la vie — ses ami∙es et famille, professionnel∙les de la santé, médecine, alimentation, mode de vie, capacité à gagner sa vie, esprit, culture, communauté et terre. »

Le partage des histoires avec les étudiant∙es des professions de santé et le dialogue qui s’ensuit n’a pas fait l’objet d’un rapport.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Pour citer l’une des conteuses, « une fois que le modèle médical a terminé l’intervention, nous devons réparer nos cœurs brisés. » Les vidéos constituent un excellent matériel pédagogique pour les agences et les organisations de santé, ainsi que pour les étudiant∙es des professions de santé.

Mite

Achimowin (Parler du cœur, Heart-Talk)

Expression des femmes des Premières Nations sur la santé cardiaque : Décoloniser les méthodes de recherche et les connaissances

grâce au storytelling numérique communautaire

DIFFUSION/CONNAISSANCE

Akinosun, A. S., Grant, N., Polson, R., Coyle, D., Leslie, S. J. et Grindle, M. (2021). Digital storytelling interventions for cardiovascular disease risk factor modification : A scoping review. International Journal of Health, Wellness & Society, 11(1). 209-224.

Almond, A. (2021). We are all related : (Re)storying with augmented reality to build Indigenous-settler relations. [Thèse de doctorat/thèse de maîtrise non publiée]. Université de l’Alberta.

Barbo, G., Alam, S. et Kiafar, A. (2021). Experiences of Indigenous peoples in Canada with primary health care services: A qualitative systematic review protocol. JBI Evidence Synthesis 19(9), 2398-2405.

Diffey, L., Fontaine, L. S., Schultz, A. S. H. (2019). Understanding First Nations women’s heart health. National Collaborating Centre for Indigenous Health.

Fontaine, L. S., Schultz, A. S. H., Forbes, L., Stout, R., McCullum, M. J., McNab, W. et Avery Kinew, K. (2016). Mite Achimowin (Heart Talk) First Nations women’s expressions of heart health : A community-based digital storytelling study [Présentation en panel]. 4e Symposium du Centre de recherche sur la santé autochtone. Winnipeg, Manitoba, Canada.

Fontaine, L. S., Schultz, A. S. H., Kinew, K. A., Forbes, L., McCullum, M. J., McNab, W., Stout, R., & Woods, S. (2017). Decolonizing research methods and knowledge through community-based digital storytelling [Session de conférence]. 13e Congrès international d’enquête qualitative. Urbana, IL, États-Unis.

Fontaine, L. S., Schultz, A. S. H., Kinew, K. A., Forbes, L., McCullum, M. J., McNab, W., Stout, R., & Woods, S. (2017). Mite achimowan heart talksFirst Nations women’s expressions of heart health : a community-based digital storytelling project to inform medical education [Session de conférence]. Dreaming the Myth Onward : Creating Spaces VII Symposium associé à la Conférence canadienne sur l’éducation médicale. Winnipeg, Manitoba, Canada.

Fontaine, L. S., Woods, S., Forbes, L., & Schultz, A. S. H. (2019) Listening to First Nations women’s expressions of heart health: Mite achimowin digital storytelling study. International Journal of Circumpolar Health 78(1):1-11. https://doi.org/10.1080/22423982.2019.1630233

Fontane, L. S., Schultz, A. S. H. et Stout, R. (2018). Sharing mite achimowin (Heart Talk) ; First Nations women’s expressions on cardiovascular health [Session de conférence]. Conférence de l’Association canadienne de santé publique sur la santé publique. Montréal, QC, Canada.

Ingram, C. (2021). Storytelling in medical education, clinical care, and clinician well-being. Archives of Medicine and Health Sciences, 9(2), 337-344.

Rieger, K. L., Bennett, M., Martin, D., Hack, T. F., Cook, L. et Hornan, B. (2021). Digital storytelling as a patient engagement and research approach with First Nations women : How the medicine wheel guided our debwewin journey. Qualitative Health Research, 31(12), 21632175. https://doi.org/10.1177/10497323211027529

Roher, S. I. G., Yu, Z., Martin, D. H. et Benoit, A. C. (2021). How is Etuaptmumk/Two-Eyed Seeing characterized in Indigenous health research? A scoping review. PLOS ONE, 16(7), 1-22. https://doi. org/10.1371/journal.pone.0254612

Schultz, A., Nguyen, T., Sinclaire, M., Fransoo, R. et McGibbon, E. (2021). Historical and continued colonial impacts on heart health of indigenous peoples in Canada: What’s reconciliation got to do with it? Canadian Cardiovascular Society Open, 3(12), S149-S164. https:// doi.org/10.1016/j.cjco.2021.09.010

Schultz, A. S. H., & Forbes, L. [FNHSSM PEKE] (2017). Reflections on mite achimowin: First Nations women’s expressions of health – an Indigenized digital storytelling research study. Vimeo. https://vimeo. com/244224051

Sinclaire, M., Schultz, A., Linton, J. et McGibbon, E. (2021Etuaptmumk (Two-Eyed Seeing) and ethical space: Ways to disrupt health researchers’ colonial attraction to a singular biomedical worldview. Witness : The Canadian Journal of Critical Nursing Discourse, 3(1), 57-72. https://doi.org/10.25071/2291-5796.94

Smith, F. (2022, 2 mars). Digital storytelling holds a special place in Indigenous homes The Daily Aztec. https://thedailyaztec.com/109363/artsandculture/ digital-stories-hold-a-special-place-in-indigenous-homes/

Vervoort, D., Kimmaliardjuk, D. M., Ross, H. J., Fremes, S. E., Ouzounian, M. et Mashford-Pringle, A. (2022). Access to cardiovascular care for Indigenous peoples in Canada : A rapid review. Canadian Cardiovascular Society Open, 4(9), pp. 782-791 https://doi.org/10.1016/j. cjco.2022.05.010

RÉFÉRENCES

Kumar, M. B. et Tjepkema, M. (2011). Suicide among First Nations people, Métis and Inuit (2011-2016): Findings from the 2011 Canadian Census Health and Environment Cohort (CanCHEC). Statistique Canada. https://publications.gc.ca/collections/collection_2019/statcan/99011-x2019001-eng.pdf

Exploration du rétablissement des toxicomanies chez les Autochtones qui fréquentent

le Centre d’amitié de Saskatoon :

Une approche holistique de la guérison

Le RétabLissement des toxicomanies est une préoccupation des gouvernements autochtones, provinciaux, territoriaux et fédéral. Malheureusement, de nombreux programmes de désintoxication existants sont inefficaces : les client∙es autochtones rechutent et, dans de nombreux cas, sont réincarcéré∙es. À Saskatoon, le Centre d’amitié autochtone et métis de Saskatoon (Saskatoon Indian & Métis Friendship Centre) et la communauté autochtone urbaine travaillent depuis longtemps avec les client∙es autochtones et leurs familles sur les approches et les soutiens en matière de rétablissement des toxicomanies. Reconnaissant leur contribution unique à la réduction générale des dommages, à savoir des espaces culturellement sûrs associés à la spiritualité et à un fort sentiment d’appartenance à la communauté, ces organisations autochtones urbaines se sont associées à USask pour étudier et articuler leur rôle et leur impact sur le rétablissement des toxicomanies.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

L’équipe de recherche, dirigée par une jeune universitaire autochtone vivant en milieu urbain, a utilisé une méthodologie d’étude de cas qualitative comprenant des entretiens ouverts associés à une analyse narrative approfondie, au sein d’un même cas et d’un cas à l’autre. L’étude avait quatre objectifs de recherche ou questions pour les client∙es du Centre d’amitié : 1) Quels sont les facteurs qui conduisent à la guérison des dépendances ? 2) Quels sont les obstacles au rétablissement de la toxicomanie ?

3) Que faut-il faire pour promouvoir le rétablissement des toxicomanies ?

4) Quelles sont les recommandations qui contribueront à l’élaboration d’une politique concernant les questions autochtones urbaines en matière de toxicomanie et de rétablissement ? Après une analyse documentaire, des données ont été recueillies lors de 11 entretiens avec d’ancien∙es ou d’actuel∙les client∙es du Centre d’amitié souffrant de dépendances.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/04-UAKNResearch-Brief_An-Exploration-of-Addictions-Recoveryamong-Aboriginal-Peoples-who-utilize-the-FriendshipCentre-in-Saskatoon_Final-Draft-2015-.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2014

LOCALISATION

Saskatoon, SK

ÉQUIPE DE RECHERCHE

pArtenAire communAutAire :

Nicole Callihoo, USask, Saskatoon, SK

membre de lA communAuté :

Gwen Bear, Centres d’amitié autochtones de la Saskatchewan, Saskatoon, SK

chercheur principAl :

Dr John G Hansen, USask, Saskatoon, SK

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Nicole Callihoo, nicole.callihoo@gov.ab.ca Gwen Bear, gbear@afcs.ca

Dr John G. Hansen, john.hansen@usask.ca

RÉSULTATS

Recherche documentaire

Les taux d’incarcération des populations autochtones du Canada sont disproportionnellement élevés. L’incarcération et la toxicomanie vont de pair. L’incarcération est une stratégie de colonisation continuelle. La réduction des risques est une stratégie efficace de guérison des dépendances. L’alcool et ses racines dans les pratiques commerciales historiques ont eu un effet délétère sur la population autochtone. Les populations autochtones sont socialement exclues de la société canadienne et, lorsqu’ils sont combinés au racisme et à la marginalisation, ces facteurs ont un impact négatif sur les résultats en matière de santé.

Facteurs contribuant aux dépendances

La mort ou la perte de membres de la famille, le stress, les ami∙es toxicomanes, l’incarcération, les pensionnats, les antécédents familiaux de toxicomanie et les traumatismes de l’enfance contribuent à la dépendance.

Mécanismes de guérison

La guérison passe par les enfants, la famille, les conseils, les enseignements traditionnels, les cérémonies de la suerie (sweat lodge), la spiritualité, l’inclusion et l’appartenance à la communauté, la réconciliation des relations rompues par la chimiodépendance et les réunions des Alcooliques anonymes (AA).

Soutien au centre d’amitié

Les centres d’amitié adoptent une approche holistique du soutien, qui englobe les dimensions émotionnelle, physique, mentale et personnelle de soi. Ils offrent un soutien communautaire, social et émotionnel, proposent des cercles de santé traditionnels, fournissent des repas et des programmes alimentaires, et aident les gens à se sentir liés les uns aux autres.

Lacunes dans les services du Centre d’amitié

Il est nécessaire de mettre en place des programmes culturels et spirituels supplémentaires, des traitements à long terme, des conseils en matière de toxicomanie et de famille, et d’améliorer l’accès aux AA et aux services d’hébergement.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Les gouvernements locaux, régionaux et nationaux devraient augmenter le financement de base des centres d’amitié afin de soutenir l’augmentation de l’offre de services.

2. Les centres d’amitié devraient bénéficier d’un financement pour l’embauche d’un∙e conseiller∙ère en toxicomanie.

3. Les gouvernements provinciaux et fédéral devraient réviser le processus de financement des interventions en matière de toxicomanie en consultation avec les communautés autochtones urbaines et augmenter le financement de base des programmes qui ont fait leurs preuves.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Hansen, J. et Callihoo, N. (2014). How the urban Aboriginal community members and clients of the Friendship Centre in Saskatoon understand addictions recovery. Aboriginal Policy Studies, 3(1-2), 88-111. http://dx.doi.org/10.5663/aps.v3i1-2.21702

Hansen, J.G., Callihoo, N. et Bear, G. (2014, 15 mai). An exploration of addictions recovery among Aboriginal peoples who utilize the Friendship Centre in Saskatoon : A holistic approach to healing [Présentation de conférence] Quality of Life : Towards Sustainable Community Futures Conference, Saskatoon, SK. https://cuisr.usask.ca/ documents/events-packages/finalprogramqol2014.pdf

Examen du processus d’intégration des cérémonies de purification anichinabées dans les établissements de santé du nord-est de l’Ontario

L’objeCtif de La CéRémonie de purification (smudging) est de nettoyer, purifier, bénir, revitaliser, honorer, calmer et ancrer l’esprit, le corps, l’âme, l’espace et le lieu. La littérature sur l’accès, la prévalence ou le rôle du smudge et de la cérémonie dans les établissements de soins de santé au Canada est presque inexistante. En outre, les informations existantes n’abordent pas le rôle essentiel de la purification avec du tabac, de la sauge, du cèdre ou du foin d’odeur dans les méthodes traditionnelles de guérison ni la façon dont la purification a été supprimée dans le cadre d’un programme beaucoup plus vaste de génocide culturel. Cette thèse explore le déroulement de la cérémonie de purification autochtone et la manière dont elle est mise à la disposition des individus dans les établissements de santé Horizon Santé-Nord (HSN), Shkagamik-Kwe et West Parry Sound, dans le nord-est de l’Ontario.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les objectifs spécifiques de la recherche étaient de déterminer 1) si les établissements de santé Horizon Santé-Nord, Shkagamik-Kwe et West Parry Sound ont des politiques de purification ; 2) si oui, quelles sont ces politiques ; 3) comment sont-elles mises en œuvre ; 4) s’il y a des lacunes dans les politiques de purification ; et 5) quel est l’impact de la cérémonie de purification sur ces établissements. La chercheuse a procédé à une ethnographie institutionnelle et a fait un usage intensif de la narration, ce qui est conforme à un mode de connaissance autochtone. La construction d’une métaphore de la tente à suer (sweat lodge) représente le processus de recherche. En outre, la chercheuse a adapté le modèle de l’initiative de sécurité culturelle autochtone pour inclure la continuité culturelle en plus de la sensibilisation, de la sécurité, de la sensibilité et de la compétence culturelles. Les résultats ont été structurés en fonction de ce modèle révisé. Les politiques en matière des cérémonies de purification des trois institutions ont été examinées et cinq chapelins et administrateur∙trices Autochtones et cinq autres non autochtones ont été interrogé∙es. Les données ont été analysées avec l’aide d’un aîné.

RÉSULTATS

L’examen des politiques a confirmé que les trois établissements de santé soutenaient et accueillaient la cérémonie de purification et disposaient de politiques institutionnelles en la matière. Certaines de ces politiques datent de bâtiments antérieurs et doivent être mises à jour. Dans le cas du Shkagamik-Kwe, un centre de santé autochtone, la cérémonie de purification peut avoir lieu n’importe où dans l’établissement. L’analyse des entretiens a révélé qu’il reste encore beaucoup à faire pour que tous les établissements de santé disposent de salles de guérison, que ces salles sont accessibles, que les services et les dépenses des aînés sont financés de manière adéquate et que les employé∙es comprennent le besoin exprimé par un∙e patient∙e d’avoir accès à une salle de purification et y répondent rapidement.

PRODUIT

Thèse

https://uakn.org/wp-content/uploads/2017/03/Shawanda_ MA_2017.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2017

LOCALISATION

Nord-est de l’Ontario

ÉQUIPE DE RECHERCHE

membres de lA commission :

Dr Darrel Manitowabi, Université Laurentienne, Grand Sudbury, ON

Dr Kevin Fitzmaurice, Université de Sudbury, Grand Sudbury, ON

Dre Marion Maar, École de médecine du Nord de l’Ontario, Thunder Bay, ON

Dre Julie Pelletier, UWinnipeg, Winnipeg, MB

Thom Alcoze, Université Laurentienne, Grand Sudbury, ON chercheuse principAle :

Amy Shawanda, Université de Trent, Grand Sudbury, ON BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Amy Shawanda, amyshawanda@trentu.ca

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Mettez à disposition dans la loge de médecine/guérison un liquide de purification qui peut être utilisé dans n’importe quelle pièce.

2. Veiller à ce que les sites web des établissements de santé comportent un onglet spécifique indiquant où les patient∙es et les familles peuvent obtenir des informations sur les aîné∙es/gardien∙nes du savoir, les cérémonies, les services d’orientation des patient∙es, les protocoles de la loge médicinale et la procédure de dépôt d’une plainte.

3. Sensibiliser l’ensemble du personnel, y compris les agent∙es de sécurité, aux cérémonies de purification.

4. Veiller à ce que les aîné∙es/gardien∙nes du savoir soient joignables 24 heures sur 24, tous les jours, et à ce qu’iels soient remboursés pour tous les frais encourus.

5. Améliorer la signalisation de l’établissement pour indiquer où se trouve la salle de la loge médicinale. Rendre la population autochtone visible en mettant en valeur l’imagerie autochtone dans l’ensemble de l’établissement de santé. Créer un panneau d’accueil avec des informations pertinentes pour les patient∙es autochtones qui viennent de l’extérieur de la ville.

6. Disposer d’une boîte à idées.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Poland, B., Mashford-Pringle, A. et Bowra, A. (2020). Many lenses for planetary health: Seeding citizen engagement for sustainable futures visioning with new ways of seeing. Revue canadienne de santé publique, 111(6), 901-911. https://doi.org/10.17269/s41997-020-00424-0

IMPACT

Horizon Santé-Nord a mis à jour sa politique de purification en 2016 et a amélioré la signalisation et l’accessibilité de la salle de guérison/médecine.

«

Lifting Spirits » :

Soutenir la résilience psychologique des fournisseurs de services autochtones en milieu urbain au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse

Les ConseiLs autoChtones du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, le centre d’amitié Under One Sky du Nouveau-Brunswick (UOS) et la maison de transition Gignoo souhaitaient évaluer les politiques, processus et services culturellement sûrs et tenant compte des traumatismes mis en place pour soutenir la santé mentale et le bien-être de leurs prestataires de services de première ligne pour les femmes, les filles et les personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées (FFADA2E).

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les chercheuses ont utilisé une méthodologie conversationnelle pour interviewer 15 employé∙es de première ligne des organisations participant à l’étude. Les objectifs spécifiques de la recherche comprenaient 1) la compréhension des expériences du personnel de première ligne qui a signalé un traumatisme secondaire à l’appui des client∙es FFADA2E, et 2) la détermination si les soutiens existants en matière de santé mentale pour le personnel sont respectueux des traumatismes et culturellement sûrs.

RÉSULTATS

1. Le stress sur le lieu de travail est dû au sentiment d’être sous-qualifié∙e, à un sentiment de responsabilité écrasante, aux frustrations liées aux services de outreach et au manque de soutien en matière de santé mentale.

2. Parmi les obstacles et les lacunes en matière de soutien à la santé mentale du personnel, citons l’absence d’avantages sociaux financés par l’employeur, l’absence de politiques internes en matière de santé mentale et le manque de sensibilisation culturelle dans les services de soutien généraux.

3. Les interventions en matière de santé mentale considérées comme favorables comprenaient des dialogues ouverts sur le bien-être mental, des mécanismes de débreffage et l’établissement d’un lien entre le bien-être mental et la culture.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2017/11/LiftingSpirits-Supporting-Psychological-Resiliency.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2017

LOCALISATION

N.-B. et N.-S.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

pArtenAire communAutAire :

Présidente/Cheffe Wendy Wetteland, NBAPC, Fredericton, N.-B.

Aînée :

Della Brown, Fredericton, N.-B.

chercheuse principAle :

Dre Jula Hughes, UNB, Fredericton, N.-B.

chercheuse communAutAire :

Dre Elizabeth Blaney, NBAPC, Fredericton, N.-B. chercheuse Autochtone émergente : Janelle Marchand, STU, Fredericton, N.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dre Elizabeth Blaney, director@nbapc.org

Dre Jula Hughes, Doyenne, jhuge11@lakeheadu.ca

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Pour mieux soutenir la résilience psychologique des travailleur∙euses de première ligne, les chercheuses ont recommandé aux organisations autochtones urbaines de prendre les mesures suivantes :

1. Mettre en œuvre des politiques et des processus permettant au personnel de première ligne de devenir des praticien∙nes tenant compte des traumatismes (trauma-informed).

2. Reconnaître que les risques de traumatisme indépendant (vicarious trauma) et de retraumatisation sont élevés.

3. Investir dans des systèmes coordonnés centrés sur le client, tenant compte des traumatismes et sensibles à la culture.

4. Mettre en place des mesures durables de soutien à la santé mentale et offrir des prestations de soutien mental aux employé∙es.

5. Veiller à ce que les prestataires de soins de santé mentale traditionnels soient formés à l’histoire et à la culture autochtones, ainsi qu’à la colonisation systémique.

6. Veiller à ce que les services de santé traditionnels intègrent les concepts autochtones de bien-être dans le processus général de guérison et développent des méthodes de soins culturellement appropriées.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Cité dans :

New Brunswick Aboriginal Peoples Council et Native Council of Nova Scotia (2018, 11 décembre). Final written submission to the National Inquiry into Missing and Murdered Indigenous Women and Girls. Association des femmes autochtones du Canada. https://www. mmiwg-ffada.ca/wp-content/uploads/2019/03/NBAPC-NCNS-FinalWritten-Submission.pdf

Bien-être, mieux-être et justice des Autochtones

en milieu urbain

: Une étude d’évaluation des besoins du Centre d’amitié autochtone mi’kmaw pour la création d’une stratégie de collaboration en matière de résilience mentale, de toxicomanie et de justice pour les Autochtones

Le CentRe d’amitié autoChtone mi’kmaW (MNFC) a entrepris une recherche sur le renforcement des capacités menée par la communauté afin d’évaluer les rôles de l’organisation dans les déterminants du développement social de la résilience mentale et du bien-être des populations autochtones urbaines à Halifax. L’objectif de la recherche était 1) d’effectuer une évaluation des besoins culturellement pertinente afin de mieux comprendre les caractéristiques des communautés résilientes qui favorisent le bien-être, et 2) de faciliter la création de cadres et d’outils autochtones pour les évaluations de la résilience mentale et les plans d’action pour les populations autochtones urbaines.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Le processus de recherche a impliqué des prestataires de services de première ligne et des client∙es du MNFC dans une série de groupes de discussion, de cercles de partage et d’exercices de construction de parcours. Les thèmes abordés étaient le savoir traditionnel autochtone et le bien-être, la guérison culturelle et la prestation de services, les rencontres avec les systèmes canadiens de justice pénale et de santé mentale, et les pratiques prometteuses pour la réintégration et le soutien de la résilience au sein des familles. Les participant∙es aux groupes de discussion ont volontairement répondu à des questionnaires portant sur leur bien-être, leur résilience et leurs besoins et priorités en matière de bien-être. Les chercheur∙euses ont posé neuf questions. 1) Comment les client∙es du MNFC définissent-iels les déterminants du bien-être des populations autochtones urbaines ? 2) Comment les populations autochtones de la Municipalité régionale de Halifax (MRH) accèdent-elles aux soutiens à la résilience mentale et aux services de bien-être ? 3) La stratégie provinciale actuelle en matière de santé mentale et de toxicomanie est-elle culturellement inclusive et pertinente ? 4) Existet-il des obstacles aux expériences autochtones en matière de bien-être, de mieux-être et de justice qui pourraient être surmontés grâce à la collaboration communautaire ? 5) Que pourrait fournir le MNFC pour faciliter le bien-être, le mieux-être et la justice pour les membres de la communauté autochtone urbaine ? 6) Comment les services de réinsertion sociale en milieu urbain destinés aux Autochtones favorisent-ils la résilience mentale et le bien-être après l’incarcération ? 7) Une stratégie de prévention, d’intervention et de réinsertion holistique et fondée sur la culture peut-elle aider les client∙es autochtones à naviguer dans les systèmes de santé et de justice canadiens ? 8) Quelles collaborations sont nécessaires pour une approche communautaire visant à améliorer les expériences des Autochtones vivant en milieu urbain en matière de bien-être, de mieux-être et de justice ? 9) Quels exercices de renforcement des capacités permettront de mieux diffuser les résultats auprès des communautés autochtones urbaines, des prestataires de services, des chercheur∙euses et des universitaires ?

PRODUIT

Rapport

http://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/UAKNAtlantic_Final-Report_-Urban-Aboriginal-WellbeingWellness-and-Justice-McMillan-and-Glode-Desrochers.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2014

LOCALISATION

Halifax, N.-É.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Pam Glode-Desochers, MNFC, Halifax, N.-É.

chercheur principAl :

Dre L. Jane McMillan, Université St Francis Xavier, Antigonish, N.-É.

chercheur∙euses Autochtones émergent∙es :

Janelle Young, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

Killa Atencio, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Pam Glode-Desrochers, Pam@mymnfc.com

Dre L. Jane McMillan, ljmcmill@stfx.ca

RÉSULTATS

Les conclusions de haut niveau suggèrent que le MNFC est un site important pour la réconciliation culturelle et pour la création d’alliances afin d’éliminer les barrières discriminatoires systémiques qui entravent les possibilités et les expériences de bien-être parmi les populations autochtones urbaines. Tout au long du processus de recherche, les participant∙es ont identifié positivement le MNFC ainsi que son personnel et ses programmes comme des sources culturellement significatives d’espoir, de guérison et d’appartenance. Ces éléments sont considérés comme essentiels à leur bien-être, à leur mieux-être et à leur autodétermination. Enfin, les participant∙es ont convenu qu’il était urgent de créer des environnements de services exempts de racisme et de stéréotypes, qui tiennent compte de la spiritualité autochtone et qui sont peuplés de fournisseurs de soins de santé autochtones.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Le programme Seven Sparks Healing Path est un important programme de réinsertion qui a besoin d’un financement durable pour fournir un soutien constant.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Marsh, T. N., Marsh, D. C., Ozawagosh, J. et Ozawagosh, F. (2018). The sweat lodge ceremony: A healing intervention for intergenerational trauma and substance use International Indigenous Policy Journal, 9(2), 1-22. https://doi.org/10.18584/iipj.2018.9.2.2

IMPACT

Ce partenariat de recherche avec le MNFC a débouché sur un certain nombre de projets ultérieurs.

Rapport :

McMillan, L. J., Glode-Desrochers, P. et Marshall, P. (2019). Examining police policies and practices in Mi’kma’ki—Pathways to positive policing Sécurité publique Canada. https://www.publicsafety.gc.ca/cnt/rsrcs/ pblctns/rvw-plc-prctcs-stf/rvw-plc-prctcs-stf-en.pdf

Subventions des IRSC et du CRSH :

Indigenous Masculinities and Sexual Health: Exploring community-driven interventions among boys and men through land-based methodologies. IRSC. Matt Numer, L. Jane McMillan et Scott Lekas. En cours.

“Wabanaki-Labrador Indigenous Health Research Network”. IRSC, ERRSA. Debbie Martin, L. Jane McMillan, Ashlee Cunsolo, Margaret Latimer et John R Sylliboy. 2019-2029.

Indigenous Research Capacity and Reconciliation Connections Grant: L’nuwey Tplutaqan Mawio’mi: traditional gatherings to discuss the development of a research agenda to explore Mi’kma’ki legal principles and to establish an L’nuwey legal institute in Atlantic. L. Jane McMillan, Naiomi Metallic et Tuma Young. 2018.

Histoires de sortie du placard : Récits bispirituels au Canada atlantique

en 2010 Sylliboy et Young ont créé la Wabanaki Two Spirit Alliance (W2SA) afin d’accroître le soutien à la santé, à la culture, à l’éducation, à la sensibilisation et à la recherche pour les populations autochtones bispirituelles et LGBTQ du Canada atlantique, qu’elles vivent en milieu rural ou urbain ou dans des réserves. En 2011, W2SA a entrepris de rechercher les lacunes dans les services de santé mentale et de bienêtre ainsi que les soutiens disponibles pour les personnes qui ont été confrontées à des défis dans leur processus de coming-out ou qui ont rencontré des difficultés à accepter leur nature bispirituelle. W2SA était particulièrement intéressé à déterminer les soutiens et les services existants disponibles pour aider les jeunes dans l’évolution de leurs identités sexuelles et de genre.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Après une analyse documentaire, W2SA a mené 20 entretiens avec des personnes bispirituelles. Elle a également mené une enquête en ligne auprès de 90 personnes. Quatre questions de recherche ont été posées : 1) Quels sont les récits de sortie de placard des Autochtones vivant dans les communautés et les villes du Canada atlantique ? ; 2) Comment les résultats peuvent-ils approfondir notre compréhension de la détresse mentale (désespoir, idées suicidaires) vécue par les personnes bispirituelles ? ; 3) Comment les résultats peuvent-ils informer le développement de supports à la santé mentale et à la résilience des personnes bispirituelles, ainsi que leur identité et leur conscience culturelle ? ; et 4) Quelles données quantitatives et qualitatives avons-nous sur la résilience mentale et les déterminants connexes des personnes bispirituelles, où se trouvent les lacunes en matière de données et comment ces lacunes peuvent-elles être comblées ?

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/01/UAKNAtlantic-Final-Report-Coming-Out-Research_FinalReport-2017.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2016

LOCALISATION

Halifax, N.-É.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

chercheur principAl :

John R. Sylliboy, Université Mount St Vincent, Halifax, N.-É.

chercheur Autochtone émergent :

Tuma Young, Université Arizona State University

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

John R. Sylliboy, johnrsylliboy@gmail.com Tuma Young, tumayoung@me.com

RÉSULTATS

Les résultats sont issus d’une analyse très préliminaire des données des entretiens et de l’enquête.

1. Le coming out : Cinquante-cinq pour cent des personnes bispirituelles font leur sortie du placard plus d’une fois dans leur vie. Cinquante pour cent des femmes font leur coming out à leurs parents et 50 % à leurs ami∙es. Quatre-vingt-huit pour cent des hommes font leur coming out auprès d’ami∙es et 12 % auprès d’autres personnes. Soixante-dix pour cent des participant∙es maintiennent un lien avec leur communauté autochtone.

2. Soutien pendant le coming out : Soixante pour cent des personnes interrogées ont indiqué que leurs ami∙es étaient leur principal soutien, 45 % ont mentionné leurs parents et 35 % leurs frères et sœurs. Vingt pour cent ont mentionné ou recherché des soutiens en matière de santé et 15 % ont mentionné l’école ou le campus comme leur principal soutien.

3. Santé mentale et bien-être : Quarante pour cent ont eu des idées suicidaires (43% des hommes et 57% des femmes). Quinze pour cent ont tenté de se suicider (33 % des hommes, 66 % des femmes et 66 % des participant∙es transgenres). Les chercheurs ont également noté que de nombreuses personnes interrogées ont mentionné que leur intérêt pour la spiritualité et l’identité culturelle s’était réveillé au cours de leur processus de coming out. Les chercheurs ont noté que si les jeunes sont aimé∙es, soutenu∙es et nourri∙es par leur famille et leur communauté, iels sont plus susceptibles d’avoir des valeurs culturelles et une identité culturelle plus fortes, ce qui est considéré comme un moyen de prévention du suicide et une « intégration identitaire saine » (Garret & Barret, 2003, p. 19).

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Les chercheurs appellent les gouvernements, la communauté autochtone et la population en général à renforcer la sensibilisation, l’inclusion, l’éducation, la formation, les partenariats et l’investissement à l›égard de la population bispirituelle, des jeunes autochtones LGBTQ et des organisations telles que W2SA.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Laing, M. (2021). Urban Indigenous youth reframing Two-Spirit. Routledge. Sylliboy, J. R. (2018). Two-spirits: Conceptualization in a L’nuwey worldview [Thèse de doctorat non publiée]. Université Mount Saint Vincent. Sylliboy, J. R. (2021). Coming out is part of the life cycle: A qualitative study using Two-Eyed Seeing to understand a Two-Spirits coming out process. Global Public Health, 2428-2446. https://doi.org/10.1080/ 17441692.2021.1993953

RESSOURCES CONNEXES

Wabanaki Two Spirit Alliance (n.d.). Wabanaki Two Spirit Alliance reports and publications. Consulté le 25 octobre 2022. http://w2sa.ca/node/38

RÉFÉRENCES

Garrett, M. T., et Barret, B. (2003). Two Spirit : Counseling Native American gay, lesbian, and bisexual people. Journal of Multicultural Counseling and Development, 31(2), 131-142. https://doi. org/10.1002/j.2161-1912.2003.tb00538.x

Récits de femmes du Centre d’amitié autochtone de St. John’s : Le storytelling numérique au service d’un programme communautaire de guérison et de prévention de la violence

Les données de 2015 de Statistique Canada confirment que les femmes autochtones sont 3,5 fois plus susceptibles d’être victimes de violence que les femmes non autochtones. Les conseils (counseling), les programmes de prévention de la violence, les refuges, les lignes d’écoute téléphonique et les centres communautaires sont quelques-unes des ressources existantes offertes aux femmes en situation de crise. Cependant, des efforts sont actuellement déployés pour lancer des programmes qui vont au-delà des modèles d’urgence, de refuge de deuxième étape (second-stage sheltering) et de conseil, et pour recentrer le processus de guérison sur les pratiques culturelles communautaires. En collaboration avec l’Université Memorial, le Centre d’amitié autochtone de St. John’s (SJNFC) a choisi d’étudier la façon dont les femmes autochtones vivant en milieu urbain, qui sont actuellement membres du SJNFC, comprennent et définissent la violence dans le contexte de leur vie quotidienne.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les trois objectifs de la recherche étaient les suivants : 1) identifier les besoins, les stratégies et les défis liés aux services de prévention de la violence au sein du SJNFC, 2) créer un outil pour les stratégies de guérison de la violence, et 3) formuler des recommandations pour les programmes communautaires de santé et de prévention de la violence destinés à l’ensemble de la communauté de St. John’s. L’équipe de recherche a utilisé des méthodes qualitatives de décolonisation qui ont permis de hiérarchiser les besoins et les approches identifiés par le SJNFC. L’atelier de storytelling numérique, d’une durée de trois jours, a réuni cinq participantes et quatre animateur∙trices qui ont aidé les femmes à réaliser leurs films. Des visuels, de la musique, des photographies, des clips audio/ vidéo et des textes ont tous été inclus dans les films. Onze entretiens de type conversationnel ont été réalisés, cinq avec les participantes à l’atelier et six avec le personnel du SJNFC. La chercheuse principale a également tenu un journal et observé les participantes de manière continue. Le personnel de SJNFC a été profondément impliqué dans la conception, le développement et l’analyse des données. Le personnel a également encadré et guidé la chercheuse principale, qui était une chercheuse autochtone émergente.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/UAKNAtlantic_Women%E2%80%99s-Narratives-from-theSt.-John%E2%80%99s-Native-Friendship-Centre_FinalReport-2016.pdf

Cinq vidéos (pas diffusées publiquement)

ANNÉE DE SOUMISSION

2014

LOCALISATION

St. John’s, T.-N.-L.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Breannah Tulk, First Light Friendship Centre, St. John’s, T.-N.-L.

Aîné :

Emma Reelis, First Light Friendship Centre, St. John’s, T.-N.-L.

chercheuse principAle :

Ashley Hong, MUN, St. John’s, T.-N.-L.

responsAble AcAdémique :

Dr Fern Brunger, Université Memorial, St. John’s, T.-N.-L. chercheur∙euses communAutAires :

Amelia Reimer, travailleuse de soutien culturel, animatrice d’ateliers de narration numérique, membre du personnel de First Light, St. John’s, T.-N.-L.

Chris Sheppard, CCS et technicien en gestion de l’UP, First Light Friendship Centre, St. John’s, T.-N.-L.

AssistAnte de recherche :

Rebecca Sharr, animatrice d’ateliers numériques, membre du personnel de First Light, St. John’s, T.-N.-L.

Note : Le centre d’amitié autochtone de St. John’s a changé de nom pour devenir le centre d’amitié First Light.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Breannah Tulk, breannah@firstlightnl.ca

Ashley Hong, hong.ashley88@gmail.com

Dr Fern Brunger, fbrunger@mun.ca

RÉSULTATS

1. Atelier de conte urbain « In-Diginizing » : « Her » stories. Les histoires numériques ont permis aux femmes de rompre le silence et de s’exprimer contre la violence.

2. La recherche en tant que cérémonie. Trois séries de cercles de partage sacrés avec les participantes et le personnel ont mis un terme à l’atelier.

3. Processus de création de sens. Nous avons passé trois jours à rire, à pleurer, à faire de la purification, à jouer du tambour et à chanter ensemble. Les films représentent un voyage de guérison, mais le type de guérison qui a eu lieu pendant le processus de narration numérique était de la médecine.

4. Aborder des questions complexes. Historiquement, les femmes autochtones ont été réprimées, réduites, colonisées, ignorées et rendues invisibles. Dans l’atelier « Her » stories, les femmes autochtones se sont réappropriées, élargies, décolonisées, ont passé à l’action et sont devenues visibles ou anonymes par choix. Le projet a démontré que les femmes autochtones du SJNFC ne souscrivent pas aux stéréotypes négatifs qui ont été perpétués par les pratiques coloniales. En participant aux entretiens et à l’atelier, les femmes ont favorisé et encouragé la guérison en menant une vie agréable ancrée dans la continuité culturelle grâce à la préservation de leur identité. Les femmes ont démontré qu’elles sont expertes dans leur propre vie et qu’elles ont une bonne compréhension de ce qui est nécessaire pour être en bonne santé et aller de l’avant.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Les participantes ont formulé de nombreuses recommandations pour améliorer leur cheminement vers la guérison. Les recommandations portaient sur la guérison par la terre, la reconnaissance de l’importance des aliments et des activités traditionnels, la guérison par les pairs, l’accès aux conseiller∙ères autochtones et le rôle important que joue le SJNFC dans l’orientation de leur vie.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

RCAU (2016, 25 avril). UAKN webinar: Women’s narratives from the St. John’s Native Friendship Centre [Webinaire]. Youtube. https://www. youtube.com/watch?v=refWci0akhQ

Culture de la peur ? Les liens entre les modèles de vulnérabilité et de résilience dans les récits de jeunes femmes autochtones vivant en milieu urbain à Kjipuktuk (Halifax)

La question des femmes autochtones disparues et assassinées préoccupe depuis longtemps la communauté autochtone urbaine de Kjipuktuk (Halifax, Nouvelle-Écosse). Cette préoccupation a été intensifiée par le meurtre de Loretta Saunders, une étudiante inuit inscrite à l’Université Saint Mary’s (SMU). Les chercheur∙euses de SMU et du MNFC voulaient savoir s’il existait une culture de déconnexion et de déni autour des cas de femmes autochtones disparues et/ou assassinées, c’est-à-dire que les meurtres étaient considérés comme des événements isolés et ponctuels et n’étaient souvent pas liés à l’identité autochtone de la femme. En outre, iels voulaient savoir si la culture de la déconnexion et du déni crée une « culture de la peur » chez les jeunes femmes autochtones vivant en milieu urbain et, dans l’affirmative, quel impact elle a sur leur perception d’elles-mêmes et sur leur sentiment de sécurité personnelle.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Deux questions de recherche ont été posées. 1) Les femmes autochtones vivant en milieu urbain à Kjipuktuk éprouvent-elles une peur inhérente parce qu’elles s’identifient aux femmes assassinées ou disparues, tant sur le plan culturel qu’en raison d’expériences et de conditions de vie communes ? 2) Dans l’affirmative, au sein de cette culture de la peur, existe-t-il des possibilités de soutien et de développement éducatif, professionnel ou culturel qui permettraient à ces femmes de mener une vie plus satisfaisante et plus sûre ? S’appuyant sur une approche phénoménologique, l’équipe de recherche a interrogé 16 femmes autochtones urbaines locales âgées de 19 à 35 ans et a organisé un groupe de discussion avec huit femmes autochtones urbaines. Les données quantitatives de base ont été tirées de l’Étude sur les Autochtones vivant en milieu urbain : Rapport de Halifax (Urban Aboriginal People’s Study: Halifax Report, 2011). L’analyse des données a été structurée autour de six thèmes : l’identité, la famille et la communauté, la violence, le racisme systémique et le colonialisme, les réseaux de soutien social, et la résilience et l’intégrité.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/UAKNAtlantic-Final-Paper_Culture-of-Fearfulness_-ConnectingPatterns-of-Vulnerability-and-Resilience-in-Young-UrbanAboriginal-Womens-Narratives-in-Kjipuktuk_May2016-.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2014

LOCALISATION

Kjipuktuk (Halifax, N.-É.)

ÉQUIPE DE RECHERCHE

pArtenAire communAutAire :

Pam Glode-Desrochers, MNFC, Halifax, N.-É.

Aînée :

Debbie Eisan, MNFC, Halifax, N.-É.

chercheuse principAle/co-cAndidAte : Dre Trudy Sable, SMU, Halifax, N.-É.

pArtenAire AcAdémique :

Dr Darryl Leroux, Sociologie et criminologie, SMU, Halifax, N.-É.

chercheuse Autochtone émergente :

Salina Kemp, Études sur le Canada atlantique, SMU, Halifax, N.-É.

membre de lA communAuté :

Chenise Haché, Association des femmes autochtones du Canada, Halifax, N.-É.

nAvigAtrice de l’Aide Aux victimes :

Denise John, MNFC, Halifax, N.-É.

pArtenAire gouvernementAl : Dorothy Haché, AINC, Halifax, N.-É.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Pam Glode-Desrochers, pam@mymnfc.com

Dre Trudy Sable, trudy.sable@smu.ca

Salina Kemp, salina1986@hotmail.com

RÉSULTATS

Les quatre premiers thèmes identifient les circonstances, les expériences ou les facteurs contribuant à une culture de la peur.

1. Identité. L’incertitude règne quant au moment et à l’opportunité de s’identifier. Le terme « femme autochtone » est associé à la peur et à la violence liées au genre. La peur d’être l’Autochtone symbolique ou stéréotypé ou d’être qualifié d’Indien ivre ou sale.

2. La famille et la communauté : Il est utile de trouver une communauté, mais celle-ci est dispersée ou discontinue. Le fait de ne pas appartenir à la communauté et d’être isolé de sa communauté d’origine a amené les participantes à se demander : « Devrais-je retourner dans ma communauté ? »

3. La violence. Les participantes ont été confrontés à des traumatismes intergénérationnels et à l’autodestruction, notamment la perte d’ami∙es et de membres de la famille par le suicide, et le fait d’avoir grandi dans un environnement violent.

4. Racisme systémique/colonialisme : Nombreuses sont celles qui ont vu ou subi des injustices de la part des forces de l’ordre, du système judiciaire et des systèmes éducatifs.

Les deux thèmes suivants identifient les facteurs susceptibles d’atténuer une culture de la peur.

1. Réseaux de soutien social : Une meilleure communication des informations, de meilleurs systèmes de transport et davantage d’activités culturelles seraient utiles.

2. La résilience et l’intégrité : Elles proviennent de la force tirée des histoires des autres membres de la famille, de l’exploration des intérêts personnels, de la volonté de redonner et de la prise en charge des problèmes de dépendance.

Ces résultats ont conduit aux observations de haut niveau suivantes.

1. Plusieurs dichotomies — être urbain ou rural, avoir grandi dans une communauté ou ne pas en être issue, être originaire de Mi’kma’ki ou en être éloigné, être inscrite ou non inscrite, avoir l’air autochtone ou non, être une Autochtone avec statut et régie par La loi sur les Indiens ou par d’autres Canadien∙nes — créent une incertitude supplémentaire quant à la manière d’interagir et d’être.

2. Les participantes à l’étude ont grandi dans une culture de la peur renforcée par des statistiques et des récits publics bien élaborés, qui créent à leur tour une boucle négative d’autorenforcement, un rappel constant de ce qu’elles sont par détermination sociale : des femmes autochtones vulnérables.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Soutenir des recherches interdisciplinaires supplémentaires afin de mieux comprendre les facteurs qui influencent la vie de ces femmes, tels que la maternité, les communautés culturelles, les expériences de placement en famille d’accueil, le soutien familial, le financement et le soutien institutionnel.

2. Apporter des changements systémiques à la justice, à l’éducation et à l’application de la loi.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Kemp, S. (2019, 19 février). Culture of fearfulness? Connecting patterns of vulnerability and resilience in your urban Aboriginal women’s narratives in Kjipuktuk (Halifax) [Présentation de conférence] Decolonizing the Academy through Community-Driven Research, Fredericton, N.-B. https://www.unb.ca/conferences/UAKN2019/index.html

RÉFÉRENCES

Environics Institute (2011). Urban Aboriginal Peoples Study: Halifax report. Environics. http://www.uaps.ca/wp-content/uploads/2010/02/ UAPS-Halifax-report.pdf

souveraIneté alImentaIre, sans-abrIsme, éducatIon fInancIère

Les auteuR∙iCes font les observations suivantes.

1. L’un des défis auxquels sont confrontés les membres de la communauté autochtone urbaine est la pauvreté et les problèmes connexes que sont le sans-abrisme et la pénurie de logements, l’absence de souveraineté alimentaire, l’accès insuffisant aux services de base et la précarité des revenus et de l’emploi. Comme le montre cette recherche du RCAU, les organisations autochtones urbaines travaillent d’arrache-pied pour résoudre ces problèmes. Leur travail doit être approfondi. Étant donné l’importance des femmes autochtones pour le développement communautaire et le bien-être dans les villes du Canada, l’une des lacunes de cette recherche a été l’absence d’une approche spécifique au genre des problèmes qui accompagnent la pauvreté.

2. Historiquement, les organisations autochtones urbaines se sont concentrées sur les services sociaux destinés à répondre aux besoins des membres les plus vulnérables de la communauté. Des efforts soutenus ont été déployés pour distribuer les prestations de manière équitable, en commençant par l’alimentation, le logement et le soutien aux enfants et aux familles. Ce mandat de services sociaux s’accompagne souvent d’une culture de dépendance et, dans certains cas, de victimisation, qui se manifeste aussi bien chez les personnes très défavorisées que chez les personnes très privilégiées. On peut dire que le langage utilisé par les services sociaux a institutionnalisé la victimisation. La participation des aîné∙es et des gardien∙nes du savoir, ainsi qu’un investissement renouvelé dans la langue et la culture, seront déterminants pour s’éloigner d’une culture de la dépendance et de la victimisation et pour s’orienter vers une identité autochtone urbaine solide, l’autodétermination et l’autogouvernance.

3. Les organisations et les communautés autochtones urbaines ont travaillé fort pour créer des environnements amiables. Les enseignements autochtones, les récits sur la création, les récits sur la collaboration, l’idée d’un bon esprit et la façon de bien vivre ensemble influencent tous les aspects de la vie quotidienne. En d’autres termes, ce qu’il faut apprendre pour être une bonne personne ou un∙e bon∙ne gestionnaire est une seule et même chose.

4. Au cours des deux dernières décennies, les besoins de la communauté ont évolué pour inclure davantage de programmes culturels. Alors que la demande de programmes de soutien social reste forte, les communautés développent parallèlement des programmes culturels qui sont considérés comme améliorant le bien-être de la communauté et favorisant un sentiment d’identité positive. Ces programmes culturels comprennent des cours de langue, des cours d’histoire locale, des ateliers pour les jeunes et les aîné∙es, l’acquisition de compétences traditionnelles et des activités communautaires qui adhèrent aux valeurs autochtones. Ces programmes sont élaborés et dirigés par la population locale. Il convient de noter que l’Étude sur les Autochtones vivant en milieu urbain réalisée en 2011 a révélé que les peuples autochtones en milieu urbain participaient à des activités civiques liées au bien-être de la communauté dans des proportions plus élevées que la communauté non autochtone.

5. Les communautés autochtones urbaines développent leurs structures et leurs institutions afin d’accueillir les membres de la communauté qui ont exprimé le besoin d’un plus grand nombre de programmes culturels et sportifs, en particulier lorsque la demande émane de la jeunesse autochtone.

6. Les programmes liés à la culture et au sport peuvent être transformateurs. Les programmes qui permettent aux individus d’apprendre leur langue et leurs compétences traditionnelles, leurs valeurs et leurs façons de faire — tresser les cheveux, tanner les peaux, récolter et préparer les aliments traditionnels, etc. L’apprentissage des connaissances et des compétences traditionnelles est précieux dans le contexte du XXIe siècle et constitue une base solide pour une bonne vie en tant qu’Autochtone.

7. Les valeurs et les pratiques traditionnelles autochtones sont bien vivantes dans la ville. Les organisations autochtones devraient être soutenues pour offrir des solutions créatives qui favorisent ces valeurs et ces pratiques dans les environnements urbains. S’il est important d’apprendre de la terre, les valeurs et les visions du monde qui sont transmises aux générations futures par le biais de ces activités sont tout aussi importantes.

8. Étant donné l›importance du logement et de l›éducation pour les chances de vie des jeunes Autochtones, des recherches supplémentaires sont nécessaires sur les questions qui ont un impact sur les capacités des jeunes à s’engager dans des activités qui les aident à améliorer leur bien-être général. Il s’agit notamment des questions de sans-abrisme et de logement précaire, ainsi que de l’impact de la sortie (aging out) des familles d’accueil.

9. Si les compétences et les valeurs traditionnelles sont importantes pour le bien-être, il en va de même pour les compétences qui favorisent la littératie financière, la réussite économique et la réussite scolaire. Nous reconnaissons les efforts déployés par les organisations autochtones urbaines et les systèmes d’éducation publique pour élaborer des programmes culturellement adaptés dans ces domaines. Ces efforts complètent le travail effectué par la communauté des services sociaux.

10. Un aspect des communautés autochtones urbaines est la réalité grandissante d’un groupe de personnes à revenus moyens qui rendent service à leurs communautés en se portant volontaires pour occuper des postes d’administrateur∙trices, en faisant des dons à des organisations autochtones urbaines, en parrainant et en dirigeant des équipes et des activités sportives, et en soutenant le travail des jeunes et des aîné∙es de la communauté.

RÉFÉRENCES

Environics Institute (2011). Urban Aboriginal Peoples study: Main report. Environics. https://www.uaps.ca/wp-content/ uploads/2010/03/UAPS-Main-Report_Dec.pdf

Tableau 7 Résumés traitant de la souveraineté alimentaire, du sans-abrisme et de l’éducation financière avec des thèmes transversaux, des produits finaux et des exemples de RAC désignés

Titres des projets Thèmes

Souveraineté a L imentaire

Wi’kupaltimk (fête du pardon)

La valorisation des aliments traditionnels comme voie d’accès à la souveraineté alimentaire des autochtones en milieu urbain

Définir la sécurité alimentaire des Autochtones en milieu urbain

Logement et S an S -abri S me

L’itinérance autochtone à Flin Flon, Manitoba

Dénombrement des jeunes sans-abris et en situation d’instabilité de logement dans la Ville de Thompson, 2016

L’itinérance chez les jeunes : Inclure la voix des jeunes qui sont sans-abri ou qui risquent de le devenir dans le Nord du Manitoba

Chez soi à Winnipeg : Localiser le logement d’abord en tant qu’approche adaptée à la culture pour comprendre et résoudre le problème de l’itinérance des Autochtones en milieu urbain

Gouvernance Culture Vidéo

Gouvernance Communauté Éducation Rapport Exemplaire RAC

Communauté Éducation Rapport Exemplaire RAC

Services Communauté Éducation Bien-être Rapport

Services Éducation Jeunesse Rapport

Services Éducation Jeunesse Rapport

Communauté Gouvernance Rapport

Évaluation des obstacles associés à la diminution de la transition des client∙es d’un organisme de logement subventionné autochtone urbain dans une petite ville des Prairies Racisme Rapport é ducation financière

Les chemins vers Mino Biimadiziwin dans la ville : Un profil de la réussite économique des Autochtones en milieu urbain à Sudbury

Développement de programmes d’enseignement et de formation en matière de compétences de vie et d’éducation financière pour les Autochtones

Comportement et expériences financiers des autochtones en milieu urbain : Quelques données issues de groupes de discussion

Identité

Communauté Livre

Services Éducation Rapport

Services Éducation Publication

(fête du pardon)

L’équipe de ReCheRChe a créé un film de 46 minutes qui explore la culture de la sécurité et de la souveraineté alimentaires au sein de la population autochtone urbaine de Kjipuktuk (Halifax, Nouvelle-Écosse). Ce projet est né d’un projet de 2004 intitulé Many Paths Toward Common Goals (Plusieurs voies vers des objectifs communs), dans le cadre duquel la sécurité alimentaire est apparue comme la principale priorité des populations autochtones vivant hors des réserves et en milieu urbain. Dans le contexte autochtone urbain, le terme « sécurité alimentaire » englobe l’accès à la nourriture, le revenu, le savoir, la situation géographique, l’isolement, la communauté, les relations de pouvoir et le racisme. Le film célèbre l’enracinement des Mi’kmaq et des peuples autochtones dans leur paysage avant la colonisation et le caractère sacré de la nourriture qui les a soutenus spirituellement, culturellement et physiquement.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

La structure et le contenu du film s’articulent autour du concept sacré mi’kmaq de Wi’kupaltimk (fête du pardon), qui étend le concept du pardon pour y inclure la réciprocité — « nourrir l’esprit de l’autre » ou « la fête du pardon en faisant preuve de bonté et de compassion. » À l’aide d’entretiens, de musique, de peintures, de photographies, de documents d’archives et de films, les chercheur∙euses ont réalisé les objectifs de recherche suivants : 1) répondre à la question « Qu’est-ce que le traditionalisme urbain et comment la souveraineté alimentaire joue-t-elle un rôle dans ce qu’il signifie pour les gens ? » ; et 2) éduquer la population générale au sujet de la population autochtone urbaine croissante.

PRODUIT

Vidéo

https://uakn.org/research-project/wikupaltimk-feastof-forgiveness-a-film-exploring-the-culture-of-foodsecurity-and-food-sovereignty-among-the-urbanaboriginal-population-of-kjipuktuk-halifax-novascotia/#:~:text=Wi'kupaltimk%20

ANNÉE DE SOUMISSION

2018

LOCALISATION

Halifax, N.-É.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

pArtenAire communAutAire :

Pam Glode-Desrochers, MNFC, Halifax, N.-É.

Aîné/linguiste mi’kmAw :

Dr Bernie Francis, Première nation de Membertou, N.-É. cinéAste/réAlisAteur/producteur/mentor :

Kent Martin, anciennement Office national du film, Halifax, N.-É.

photogrAphe/chercheuse/chercheuse Autochtone émergente :

Salina Kemp, Université Saint Mary’s, Halifax, N.-É. chercheuse en sécurité AlimentAire communAutAire/All nAtions drumming group :

Florence Blackett, Première nation de Millbrook, N.-É. chercheur principAl/producteur :

Dre Trudy Sable, SMU, Halifax, NS expert communAutAire/Archéologue :

Roger Lewis, Musée de la Nouvelle-Écosse, Première nation de Shubenacadie, N.-É.

pArtenAire gouvernementAl :

Lynn Langille, ministère de la Santé et du Mieux-Être de la Nouvelle-Écosse, Halifax, N.-É.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Pam Glode-Desrochers, Pam@mymnfc.com

Salina Kemp, salina1986@hotmail.com

Dre Trudy Sable, Trudy.sable@smu.ca

RÉSULTATS

En retraçant l’histoire de la sécurité et de la souveraineté alimentaires du peuple Mi’kmaw, les chercheur∙euses :

1. démontrent comment les populations autochtones urbaines peuvent se connecter de manière respectueuse au paysage urbain en tant que source de nourriture et de médicaments, et comment elles le font ;

2. montrent comment les gens se connectent et se reconnectent au savoir des aîné∙es, à l’importance de la communauté et à l’importance culturelle de la fête, qui est au cœur de la communauté ;

3. décrivent comment les populations autochtones urbaines tentent de conserver leurs connaissances traditionnelles, d’établir leur propre souveraineté alimentaire et d’adapter leurs connaissances traditionnelles à leur environnement contemporain ; et

4. relient les personnes de toutes les générations entre elles et avec leurs détenteur∙trices de savoir.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Ce film, qui retrace l’histoire et le contexte actuel de la sécurité et de la souveraineté alimentaires de la population autochtone urbaine de Kjipuktuk, constitue un excellent outil pédagogique pour le grand public, les éducateur∙trices et tous les niveaux de gouvernement.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Un site web sur le projet a été créé :

Wi’kupaltimk: Feast of Forgiveness. (2013, 23 novembre). Wabanaki Collection. https://www.wabanakicollection.com/videos/ wikupaltimk-feast-of-forgiveness/ Vidéos affichés en ligne :

Community Conservation Research Network (s.d.). Wi’kupaltimk – Feast of Forgiveness [Vidéo]. Vimeo. https://www.communityconservation. net/wikupaltimk-feast-of-forgiveness/ UnceasingPlay (2016). Wi’kupaltimk – Feast of Forgiveness. Consulté le 24 octobre 2022. https://www.unceasingplay.ca/wikupaltimk UnceasingPlay (2018, 6 février). Wi’kupaltimk – Feast of Forgiveness. [Vidéo]. Nation Talk. https://nationtalk.ca/story/ wikupaltimk-feast-of-forgiveness

Projections de films :

Martin, K. et Kemp, S. (2016, 4 novembre). Wi’kupaltimk : Feast of Forgiveness [Projection dans un festival de cinéma]. Devour ! The Food Film Fest. https://valleyevents.ca/47473 Tastes Like Home (2017). Wi’kupaltimk — Feast of Forgiveness. Mois de l’histoire des Mi’kmaq. http://mikmaqhistorymonth.ca/event/ wikupaltimk-feast-of-forgivenessfilm-screening-and-discussion/ Les médias :

Devet, R. (2016, 12 novembre). Weekend video: Wi’kupaltimk – Feast of Forgiveness. The Nova Scotia Advocate. https://nsadvocate. org/2016/11/12/weekend-video-wikupaltimk-feast-of-forgiveness/

La valorisation des aliments traditionnels comme voie d’accès à la souveraineté alimentaire des Autochtones en milieu urbain

Les ReCheRChes pRéLiminaiRes menées par Cidro et Martens en 2013 ont révélé que les populations autochtones du quartier nord de Winnipeg étaient confrontées à l’insécurité alimentaire, mais que la communauté s’efforçait également d’atteindre la souveraineté alimentaire autochtone (Indigenous Food Sovereignty, IFS), notamment en ce qui concerne les aliments culturels. L’objectif de l’IFS est de rétablir le lien entre les personnes et leurs systèmes alimentaires, et est guidé par quatre grands principes : 1) la reconnaissance du caractère sacré de la nourriture ; 2) la participation aux systèmes alimentaires ; 3) l’autodétermination ; et 4) des mesures législatives et des politiques favorables (Morrison 2011). Cette recherche explore les façons dont les organisations autochtones urbaines peuvent « améliorer » les pratiques alimentaires autochtones — telles que la culture, la récolte et la préparation des aliments pour réduire l’insécurité alimentaire — et promouvoir les principes de l’IFS dans le contexte urbain.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

En partenariat avec la North End Community Renewal Corporation, le North End Food Security Network et l’Indian and Métis Friendship Centre, les chercheuses ont mis sur pied six ateliers sur les compétences en matière d’alimentation traditionnelle, destinés à renforcer les compétences et la sensibilisation autour des aliments traditionnels. La question de recherche était la suivante : « Comment les organisations autochtones urbaines peuvent-elles mieux développer des programmes et des politiques pour soutenir la production et la préparation d’aliments traditionnels et culturels ? »

Les ateliers, animés par les partenaires communautaires, portaient sur 1) la culture des Trois Sœurs (maïs, haricots et courges), 2) la récolte et la préparation de thés sauvages, 3) la pêche et le filetage, 4) la réinvention de la bannique, 5) la cuisine avec le bison et 6) la cuisine avec les Trois Sœurs. Les ateliers d’une journée ont été suivis d’un festin et d’un groupe de discussion. La théorie ancrée (grounded theory) a guidé l’analyse des données des groupes de discussion. À la fin de la série, les participant∙es ont reçu un chèque-cadeau de la coopérative alimentaire autochtone locale, des photos des ateliers et un livre de recettes.

PRODUIT

Rapport

http://uakn.org/wp-content/uploads/2015/05/UAKN-PRC-

Final-Paper_Traditional-Food-Upskilling-as-a-Pathway-toUrban-Indigenous-Food-Sovereignty_Cidro-and-Martens_ Spring-2015.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2015

LOCALISATION

Winnipeg, MB

ÉQUIPE DE RECHERCHE

pArtenAire communAutAire :

Jasmine Tara, Coordinatrice NEFSN Winnipeg, MB chercheuse principAle :

Dre Jaime Cidro, UWinnipeg, Winnipeg, MB chercheuse Autochtone émergente :

Tabitha Martens, Université du Manitoba, Winnipeg, MB

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Jasmine Tara, jasminetara7@gmail.com

Dre Jaime Cidro, j.cidro@uwinnipeg.ca

RÉSULTATS

1. L’alimentation comme moyen de reconquête de l’identité. L’amélioration des compétences alimentaires a permis d’approfondir les liens et la compréhension de la culture autochtone et de partager l’histoire et les connaissances culturelles relatives à l’alimentation. Les récits sur les pratiques agricoles et l’impact des politiques coloniales ont contribué à la récupération des connaissances culturelles. Les participant∙es ont partagé et appris sur les forces plus importantes qui ont miné leur capacité à faire des choix qui soutiennent leur culture et leur identité. Les participant∙es ont exprimé leur inquiétude quant à la diminution de la base de connaissances sur l’alimentation.

2. Mémoire des aliments. Les participant∙es ont décrit le fait d’être envahis par la mémoire, décrite comme la « mémoire du sang. » Iels oublient les techniques alimentaires traditionnelles en vivant dans un environnement urbain parce que ces techniques ne sont pas reconnues ou valorisées.

3. Pratiquer la culture dans la ville. Le maintien des liens culturels est essentiel à la préservation de l’identité. Il est important d’apprendre à pratiquer sa culture en mangeant en ville.

4. L’alimentation comme moyen d’établir des relations. La nourriture a permis aux participant∙es de se rencontrer, de partager des liens importants et de nouer des relations significatives. La culture, la récolte et la préparation des aliments constituent un lien social.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Les compétences alimentaires sont au cœur de la reprise de contrôle des systèmes alimentaires.

2. La mise en œuvre des principes de l’IFS ouvre la voie à la récupération culturelle.

3. Les compétences culturelles en matière d’alimentation peuvent être adaptées à un environnement urbain et auront un impact sur la manière dont les membres considèrent leurs systèmes alimentaires, leur identité, leurs relations les un∙es avec les autres et leur capacité à pratiquer leur culture d’une manière qui aurait pu être considérée comme inaccessible.

4. La revalorisation des aliments traditionnels est un moyen d’intégrer la culture dans les programmes et les services, ce qui se traduit par une série d’avantages sociaux, culturels et économiques.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Cidro, J., Peters, E., & Sinclair, J. (2014). Final report: Defining food security for urban Aboriginal people. Centre de recherche régional des Prairies du RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/ UAKN-PRC-Final-Report_Defining-Food-Security-for-UrbanAboriginal-People-Cidro-Peters-Sinclair_FINAL_Spring-2014-1.pdf

Daborn, M. (2021). An apparatus of (in)difference : Governing Indigenous food (in)security through healthism in Winnipeg, Manitoba [Thèse de doctorat non publiée]. Université de l’Alberta. https://era.library. ualberta.ca/items/ac6f20bc-51ba-4d1d-bcbc-23bd64eddb63/view/ c1a1fa13-cf13-4daa-ad49-54682f6573bf/Daborn_Merissa_202103_ PhD.pdf

Hayward, A., Cidro, J. et Roulette, C. (2020). Identifying the gaps: A scoping review of urban Indigenous health and wellness studies in Manitoba and Saskatchewan. Canadian Journal of Urban Research, 29(2), 32-54. https://winnspace.uwinnipeg. ca/bitstream/handle/10680/1918/Identifying%20the%20gaps. pdf?sequence=1&isAllowed=y

Merriam, A. (2021). Indigenous food sovereignty in Canada : Exploring practices, intersections, and lessons for policy [Thèse de doctorat non publiée]. Université de Victoria. https://dspace.library.uvic. ca/bitstream/handle/1828/12834/Merriam_Ariel_MPA_2021. pdf?sequence=1&isAllowed=y

Sampson, M. B. (2018, décembre). Exploring Indigenous women’s dietary practices with the Women Warriors Program: Social determinants and resilience in seeking wellness [Thèse de maîtrise non publiée]. Université de Calgary. https://prism.ucalgary.ca/ bitstream/handle/1880/109397/ucalgary_2018_sampson_megan. pdf?sequence=1&isAllowed=y

Verschuren, I. A. (2021). The depth of the urban palimpsest: Encountering sense(s) of place(s) in urban imaginaries from Little Jamaica to Quayside and Re-Sistering [Mémoire de maîtrise non publié]. Université York. RÉFÉRENCES

Morrison, D. (2011). Indigenous food sovereignty: A model for social learning. H. Wittman, A. Desmarais & N. Wiebe, (Eds.), Food sovereignty in Canada : Creating just and sustainable food systems (pp. 97-113). Halifax, N.-É. : Fernwood Publishing.

Définir la sécurité alimentaire des Autochtones en milieu urbain

La séCuRité aLimentaiRe est un problème social, économique, culturel et sanitaire urgent pour les populations autochtones vivant en milieu urbain, et plus particulièrement dans les centres-villes. Les quatre piliers de la sécurité alimentaire — l’accès, la disponibilité, l’utilisation et la stabilité — sont aujourd’hui considérés comme présentant des caractéristiques uniques dans un contexte autochtone, mais très peu de recherches explorent ce que la sécurité alimentaire pourrait signifier pour les peuples autochtones vivant en ville. Cette étude, menée par l’Université de Winnipeg (UWinnipeg) et le Centre d’amitié autochtone et métis de Winnipeg, explore la sécurité alimentaire et l’IFS dans le but de formuler des recommandations en matière de politiques et de programmes qui répondent mieux aux besoins de la population autochtone urbaine florissante de Winnipeg.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

En utilisant Winnipeg comme étude de cas, les chercheur∙euses avaient trois objectifs : 1) explorer le concept de sécurité alimentaire d’un point de vue autochtone urbain ; 2) explorer les défis liés au maintien de l’accès à des aliments culturellement valorisés dans le centre-ville ; et 3) formuler des recommandations concernant la politique des systèmes alimentaires afin de répondre au besoin d’aliments culturellement valorisés pour les ménages autochtones urbains. Une chercheuse autochtone émergente urbaine, qui entretient des liens étroits avec la communauté et possède une connaissance approfondie des questions de sécurité et de souveraineté alimentaires, a organisé trois groupes de discussion et dix entretiens qui ont porté sur l’accès aux aliments culturels et sur les liens entre les aliments culturels et le bien-être général.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/UAKN-PRC-

Final-Report_Defining-Food-Security-for-Urban-AboriginalPeople-Cidro-Peters-Sinclair_FINAL_Spring-2014-1.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2014

LOCALISATION

Winnipeg, MB

ÉQUIPE DE RECHERCHE

chercheurs principAux :

Dre Jaime Cidro, Département d’anthropologie, UWinnipeg, Winnipeg, MB

Dre Evelyn Peters, UWinnipeg, Winnipeg, MB responsAble communAutAire :

Jim Sinclair, Centre d’amitié autochtone et métis de Winnipeg, Winnipeg, MB

chercheuse Autochtone émergente :

Tabitha Martens, Université du Manitoba, Winnipeg, MB membre de lA communAuté : Lance Guilbault, Winnipeg, MB

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dre Jaime Cidro, j.cidro@uwinnipeg.ca

RÉSULTATS

Les participant∙es à l’étude ont identifié trois domaines clés pertinents pour la sécurité alimentaire des Autochtones à Winnipeg.

1. La culture, la récolte, la préparation, la consommation et le partage d’aliments culturels dans le cadre d’une cérémonie. La culture, la récolte ou la trappe d’aliments comportent toutes des éléments spirituels. Cultiver et entretenir sa propre nourriture est lié à une compréhension plus large de la relation entre l’environnement, la spiritualité et les gens. L’alimentation culturelle est synonyme de communauté, de camaraderie, de famille et de rituels. L’appréciation des liens plus larges entre l’alimentation, la terre et les générations passées et futures fait partie du lien avec l’alimentation. Les principes de l’IFS sont liés au caractère sacré de la nourriture. Lors des rassemblements et des fêtes, les aliments culturels sont très appréciés.

2. L’alimentation culturelle en tant qu’élément du lien avec la terre par le biais de la réciprocité. Les citadin∙es accueillent, offrent ou échangent des aliments culturels avec des ami∙es et des parents en visite. Les programmes de jardinage urbain ou les programmes communautaires d’agriculture partagée favorisent le partage des aliments et encouragent le troc. Comprendre l’importance de la réciprocité entre le∙la fournisseur∙euse et le∙la destinataire de la nourriture, c’est s’intéresser aux échanges culturels. La consommation d’aliments traditionnels favorise les valeurs culturelles telles que le partage et la responsabilité. Les participant∙es ont souligné la nécessité d’impliquer les enfants dans le miracle, dans le cercle de la vie et de la compréhension, afin qu’ils comprennent l’importance des aliments traditionnels.

3. Réapprendre les pratiques de souveraineté alimentaire autochtone pour lutter contre l’insécurité alimentaire. L’IFS reconnecte les personnes et leurs systèmes alimentaires. La souveraineté alimentaire autochtone a été affectée par les pensionnats et par des forces d’assimilation plus importantes, ce qui a entraîné une déqualification. La pratique de l’IFS aura un impact positif sur les résultats en matière de santé et sur les maladies chroniques liées à l’alimentation.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Dans cette étude de cas préliminaire, les chercheur∙euses ont identifié la nécessité pour les organisations autochtones urbaines de travailler plus largement avec la communauté autochtone urbaine et ses organisations sur l’amélioration des compétences en matière d’alimentation culturelle.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Daborn, M. (2021). An apparatus of (in)difference : Governing Indigenous food (in)security through healthism in Winnipeg, Manitoba [Thèse de doctorat non publiée]. Université de l’Alberta. https://era.library. ualberta.ca/items/ac6f20bc-51ba-4d1d-bcbc-23bd64eddb63/view/ c1a1fa13-cf13-4daa-ad49-54682f6573bf/Daborn_Merissa_202103_ PhD.pdf

RCAU ANCA (2015, 26 mars). Defining food security for urban Aboriginal people. Youtube. https://www.youtube.com/watch?v=AszpzE0wLZ0

L’itinérance autochtone à Flin Flon, Manitoba

Les popuLations autoChtones sont surreprésentées dans les populations urbaines sans-abri, mais il y a eu très peu de recherches sur les populations autochtones urbaines dans les petites villes. En 2013, le Centre d’amitié autochtone de Flin Flon (FFAFC) a demandé au programme d’Urban and Inner City Studies (études urbaines et des centres-ville) de l’Université de Winnipeg de l’aider à étudier le nombre et les caractéristiques des sans-abri autochtones vivant à Flin Flon, Manitoba (population : 5185 en 2016).

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Le projet avait quatre objectifs de recherche. Il s’agissait 1) d’aider le FFAFC à documenter les caractéristiques et les besoins de la population autochtone sans-abri de Flin Flon, 2) de renforcer la capacité de recherche du FFAFC en développant des méthodes et des instruments appropriés pour étudier les caractéristiques et la dynamique des personnes autochtones sans-abri dans les petites communautés nordiques, 3) d’élaborer des recommandations politiques et 4) de communiquer les résultats. Le directeur du foyer du FFAFC a interrogé 32 participant∙es autochtones à l’étude qui étaient sans-abri ou risquaient de le devenir. Des représentant∙es d’organismes sociaux s’occupant des sans-abris ont été interrogés afin d’évaluer leur connaissance des différentes populations de sans-abri, d’en savoir plus sur les services qu’ils fournissent et de comprendre leur perception de l’évolution de la population des sans-abris observée au cours des cinq dernières années.

RÉSULTATS

1. Taille de la population autochtone sans-abri. Environ 100 Autochtones (1,7 % de la population totale de Flin Flon) sont sans-abri, ce qui rend cette population quatre fois plus importante que la population sansabri nationale (0,5 %).

2. Caractéristiques des personnes interrogées. Soixante-quinze pour cent des personnes interrogées étaient des membres des Premières Nations et 25 % des Métis. Les participant∙es avaient de faibles revenus et un niveau d’éducation peu élevé. Aucun n’avait de logement dans la réserve, mais les deux tiers ont indiqué qu’iels resteraient dans la réserve si iels avaient leur propre logement.

3. Profils d’itinérance des personnes interrogées. Huit (25%) étaient hébergées dans le foyer du FFAFC, 13 (44%) étaient en couchsurfing, huit (25%) vivaient à l’extérieur et deux (6,3%) avaient d’autres arrangements non spécifiés. Tous∙tes avaient connu le sans-abrisme au cours des deux dernières années.

4. La santé des personnes interrogées. La majorité d’entre elles souffraient d’une ou de plusieurs maladies chroniques souvent associées à la pauvreté, à la toxicomanie et à la violence. Deux tiers d’entre elles ont été victimes d’abus sexuels ou physiques et plus de 50 % ont cité la consommation d’alcool comme problème.

Les résultats suggèrent qu’il s’agit d’une population dont les besoins sont très importants.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/UAKN-PRCFinal-Report_-Aboriginal-Homelessness-in-Flin-Flon-PetersCraig_Spring-2014-1.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2014

LOCALISATION

Flin Flon, MB

ÉQUIPE DE RECHERCHE

chercheur principAl :

Dre Evelyn Peters, UWinnipeg, Winnipeg, MB

responsAble communAutAire :

Shelly Craig, FFAFC, Flin Flon, MB

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Shelly Craig, ffimfa@mymts.net

Dre Evelyn Peters, ej.peters@uwinnipeg.ca

Dr Ryan Walker, ryan.walker@usask.ca

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Les organisations qui travaillent avec la population générale des sans-abris devraient collaborer pour déterminer la taille et les caractéristiques de la population autochtone sans-abri de Flin Flon.

2. La surreprésentation des peuples autochtones dans la population des sans-abris requiert l’attention des prestataires de services, de la GRC et du gouvernement de Flin Flon.

3. Réunir les prestataires de services de la ville et définir une stratégie pour la fourniture de services.

4. Le FFAFC connaît la communauté et, pour cette raison, est le mieux placé pour jouer un rôle de leader.

5. En collaboration avec les écoles de Flin Flon, le FFAFC devrait mener des recherches sur les jeunes et le sans-abrisme.

6. Le manque de logements dans les réserves a un impact considérable sur la disponibilité des logements hors réserves et devrait être pris en compte par le gouvernement fédéral.

7. Les taux d’emploi et d’éducation très faibles suggèrent la nécessité de services de soutien même après avoir été logés.

8. La forte incidence de maladies chroniques, de dépendances, de traumatismes et d’abus au sein de la population des sans-abris cachés suggère que des services de soutien seront nécessaires en plus du logement.

9. Les prestataires de services devraient procéder à une analyse coûts-avantages de la prise en charge des utilisateur∙trices à haut niveau de service par rapport au logement supervisé.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

McCormick, J. (2016). The Flin Flon homeless issue was brought to the Flin Flon and District Chamber of Commerce. Flin Flon Online. Consulté le 24 octobre 2022. https://flinflononline.com/local-news/281187

Peters, E. et Craig, S. (2016). Aboriginal homelessness in Flin Flon, Manitoba. Centre canadien de politiques alternatives, bureau du Manitoba. https://policyalternatives.ca/publications/reports/ aboriginal-homelessness-flin-flon-manitoba

Waegemakers Schiff, J., Schiff, R., & Turner, A. (2016). Rural homelessness in Western Canada: Lessons learned from diverse communities. Social Inclusion, 4(4), 73-85.

RESSOURCES CONNEXES

Rea, B. (2018). 20,000 homes, but still not enough: A relational comparative study of the piloting phase of Canada’s 20K Homes campaign to understand how it fits in with current efforts to end homelessness [Thèse de doctorat non publiée]. Université Carleton. https://yorkspace. library.yorku.ca/xmlui/bitstream/handle/10315/38470/Verschuren_ Iris_A_2021_Masters.pdf?sequence=2&isAllowed=y Von Riesen, K. (2020). Providing meaningful spiritual care to Indigenous populations experiencing homelessness [Mémoire de maîtrise non publié]. Université du Manitoba. https://mspace.lib. umanitoba.ca/bitstream/handle/1993/34935/Von%20Riesen_Kara. pdf?sequence=13&isAllowed=y

Dénombrement des jeunes sans-abris et en situation d’instabilité de logement dans la ville de Thompson, 2016

Les jeunes sans-abRis sont largement invisibles pour un certain nombre de raisons. Les jeunes ne veulent pas être vus, n’utilisent souvent pas les services des refuges pour sans-abri et ont tendance à faire du couchsurfing chez leur famille et leurs ami∙es. Plusieurs jeunes en situation d’instabilité de logement ont atteint la majorité et ne peuvent plus accéder aux mêmes services (aged out). En 2016, l’Université du Manitoba et le Collège universitaire du Nord, avec le soutien de la ville de Thompson, ont réalisé leur premier comptage sur l’instabilité du logement et l’itinérance chez les jeunes. Ce comptage faisait partie d’une étude en trois phases financée par le RCAU et intitulée L’itinérance chez les jeunes : Inclure la voix des jeunes qui sont sans abri ou qui risquent de le devenir dans le Nord du Manitoba (Youth Homelessness: Including the Voices of Youth who are Homeless or at Risk of Becoming Homeless in Northern Manitoba, 2018 ; voir Ressources connexes ci-dessous). Au cours de la phase I, les chercheur∙euses ont recueilli des données sur les expériences vécues de l’itinérance et les facteurs qui mettent les jeunes à risque d’itinérance, et ont identifié les besoins et les soutiens pour les jeunes. Les résultats ont permis d’élaborer et de déployer l’enquête de comptage des jeunes au cours de la phase II. La phase III a utilisé des groupes de discussion pour informer le développement d’un plan d’action communautaire collaboratif pour les jeunes sans-abris ou en situation d’instabilité de logement à Thompson et dans la région environnante.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2015/05/Youth-CountReport-FINAL-July-7-17.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2016

LOCALISATION

Thompson, MB

ÉQUIPE DE RECHERCHE

Aîné :

Jack Robinson, Centre d’amitié Ma-Mow-We-Tak, Thompson, MB

chercheuses principAles :

Dre Marleny M. Bonnycastle, UofM, Thompson, MB

Dre Maureen Simpkins, Collège universitaire du Nord, Thompson, MB

membre de lA communAuté :

Lydia Blais, Boys & Girls Club of Thompson’s inter-agency Youth At Risk North (Y.A.R.N), Thompson, MB chercheuses Autochtones émergentes : Janet Tait, UofM, Thompson, MB Tina McKay, UofM, Thompson, MB

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Centre canadien de politiques alternatives Collège universitaire du Nord

CONTACT

Dre Marleny Bonneycastle, marleny.bonnycastle@ umanitoba.ca

Dr Maureen Simpkins, msimpkins@ucn.ca

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Le projet a été approuvé par le comité d’éthique de la recherche de l’Université du Manitoba et du Collège universitaire du Nord. L’objectif de l’enquête était d’établir une base de référence quantitative et de répondre à trois questions : 1) Qui sont les jeunes en situation d’instabilité de logement et d’itinérance ? 2)

Quelles sont les voies les menant à l’itinérance ? 3) Quelles sont leurs expériences en matière d’itinérance et quelles sont, selon elles∙eux, les solutions positives pour commencer à réduire l’itinérance chez les jeunes ? En collaboration avec les jeunes et les partenaires communautaires, le comptage des jeunes s’est déroulé du 11 au 19 mai 2016. Soixante-neuf questionnaires ont été remplis par de jeunes hommes, femmes, personnes transgenres et LGBTQ âgé∙es de 15 à 29 ans. Les données LGBTQ n’ont pas été communiquées.

RÉSULTATS

1. Plus de femmes (57%) que d’hommes (38%) ont déclaré être sans domicile ou en situation d’instabilité de logement.

2. L’âge moyen des jeunes interrogé∙es était de 22,3 ans.

3. Quatre-vingt-cinq pour cent d’entre elles∙eux se sont déclaré∙es autochtones.

4. Quarante-sept pour cent d’entre elles∙eux viennent de communautés situées en dehors de Thompson.

5. Quarante-six pour cent ont déclaré qu’iels étaient ou avaient été placé∙es en famille d’accueil.

6. Cinquante-deux pour cent ont déclaré avoir eu affaire au système de justice pénale.

7. Cinquante pour cent des jeunes autochtones et métis n’avaient pas d’endroit stable où loger régulièrement.

8. Soixante-quatorze pour cent ne fréquentaient pas l’école.

9. Quatre-vingt-sept pour cent ont déclaré que l’instabilité du logement était un problème pour les jeunes de Thompson.

10. Les deux âges les plus courants pour devenir sans-abri sont 18 et 21 ans, ce qui coïncide avec les jeunes qui sortent du système d’accueil.

11. Les deux causes du sans-abrisme et d’instabilité du logement citées le plus fréquemment sont 1) une vie familiale dysfonctionnelle, et 2) le manque de logement.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Les recommandations issues de l’enquête sont les mêmes que celles formulées lors de la phase I de l’étude, et elles se concentrent sur la mise en place de mesures de soutien pour les jeunes et leurs familles. Les soutiens souhaités comprennent le logement, un centre pour les jeunes et un abri, ainsi qu’une formation professionnelle pour les jeunes.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Bonnycastle, M. M., et Deegan L. A. (2017, 25 octobre). Including the voices of youth: Homelessness and housing instability [Présentation de conférence]. Conférence nationale sur la fin de l’itinérance, Winnipeg, MB. https://conference.caeh.ca/wp-content/uploads/ AWH6_Including-the-voices-of-youth_M-Bonnycastle.pdf

RESSOURCES CONNEXES

Bonnycastle, M. M., & Deegan L. A. (2018). Youth Homelessness: Including the voices of youth who are homeless or at risk of becoming homeless in northern Manitoba. Centre de recherche des Prairies du RCAU. https://uakn.org/research-project/ youth-homelessness-in-northern-mb/

chez les jeunes : Inclure la voix des jeunes qui sont sans abri ou qui risquent de le devenir dans le Nord du Manitoba

dans La viLLe de thompson, le 2018 Homeless Partnering Strategy

Point-in-Time Count a permis de recenser 97 personnes vivant en situation d’itinérance, dont 94,5 % se sont déclarées Autochtones. Sur ces 97 personnes, 58 % ont déclaré qu’elles avaient moins de 30 ans lorsqu’elles ont été confrontées pour la première fois à l’itinérance. Le sans-abrisme est un problème pour les jeunes des communautés nordiques et éloignées, mais il reste invisible parce que les jeunes ont tendance à faire du couchsurfing chez des proches et à se déplacer d’un endroit à l’autre. Pour mieux comprendre les facteurs qui contribuent à l’itinérance, ainsi que les politiques et les partenariats nécessaires pour y remédier, des chercheur∙euses de l’Université du Manitoba et du Collège universitaire du Nord ont collaboré avec de jeunes sans-abris et des partenaires communautaires pour combler le manque de connaissances.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les objectifs de la recherche étaient les suivants : 1) comprendre et identifier les facteurs qui exposent les jeunes au risque d’itinérance ; 2) procéder à une évaluation des besoins afin d’identifier les besoins, les supports, les services actuels et les lacunes pour les jeunes à risque ; et 3) élaborer un plan d’action communautaire collaboratif basé sur les résultats de l’étude. Les chercheur∙euses se sont posé plusieurs questions. 1) Quels sont les risques encourus par les jeunes sans-abris ou susceptibles de le devenir, quelles sont les voies d’accès au sans-abrisme, d’où viennent les jeunes et quel est leur âge ? 2) Quelles sont les méthodologies de recherche participative adaptées à la culture et à l’âge des jeunes ? 3) Que peut-on faire pour résoudre le problème ?

La recherche s’est déroulée en trois phases. La phase 1 comprenait un examen éthique, l’établissement de relations avec les prestataires de services, la création d’un inventaire des services, des programmes et des ressources, un événement hip-hop avec les jeunes et la cartographie des ressources. La phase 2 comprenait une enquête auprès des prestataires de services (n=30), une enquête auprès des jeunes (n=15) et un comptage des jeunes (n=69). La phase 3 a consisté en une consultation communautaire, le lancement d’un plan d’action communautaire sur le sans-abrisme chez les jeunes et la mobilisation des connaissances. Une approche de recherche participative communautaire, collaborative et centrée sur les jeunes a été utilisée tout au long de l’étude.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2015/05/UAKN-PRCFinal-Report_Bonnycastle-Simpkins-August-11-18-Final-1.pdf

ANNÉE D’ACHÈVEMENT

2017

LOCALISATION

Thompson, MB

ÉQUIPE DE RECHERCHE

membre de lA communAuté :

Lydia Blais, Boys & Girls Club of Thompson’s inter-agency

Y.A.R.N, Thompson, MB

chercheuses principAles :

Dre Marleny M. Bonnycastle, Université du Manitoba (UdeM), Thompson, MB

Dre Maureen Simpkins, Collège universitaire du Nord (UCN), Thompson, MB chercheur∙euses Autochtones émergent∙es :

Janet Tait, UdeM, Thompson, MB

Tina McKay, UdeM, Thompson, MB

Cody Muminawatum, UCN, Thompson, MB

AssistAnt∙es de recherche :

Sonja Iserloh, UdeM, Thompson, MB

Lynelle Zahayko, UdeM, Thompson, MB

Tia C. Piche, UdeM, Thompson, MB

Harlie Pruder, UdeM, Thompson, MB

Katherine Cooper, UdeM, Thompson, MB

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dre Marleny Bonneycastle, marleny.bonnycastle@ umanitoba.ca

Dre Maureen Simpkins, msimpkins@ucn.ca

RÉSULTATS

Les résultats ont permis d’identifier trois voies menant au sansabrisme chez les jeunes.

1) Les facteurs structurels représentent 40 % des causes du sansabrisme, notamment le manque de logement, les loyers élevés et les problèmes de cosignataires, la pauvreté, les traumatismes intergénérationnels, les parents sans-abris, le racisme et l’identité sexuelle.

2) La défaillance des systèmes représente 30 % des causes, notamment l’implication dans le système de justice pénale, l’atteinte de l’âge majoritaire des jeunes pris∙es en charge, le manque d’activités communautaires pour les jeunes et les problèmes de santé physique et de handicap.

3) Les facteurs individuels, familiaux et relationnels représentent 30 % des causes et incluent une vie familiale dysfonctionnelle, la toxicomanie chez les parents, les problèmes de santé mentale et l’alcoolisme.

Les changements souhaités par les jeunes comprennent la formation professionnelle, davantage d’activités communautaires, plus de services et de ressources en matière de santé mentale et de toxicomanie, et un meilleur accès à l’école, au travail et à la génération de revenus. Les jeunes ont également souligné le besoin de logements, la création d’un centre et d’un refuge pour les jeunes, ainsi qu’un soutien accru aux jeunes LGTBQ et aux jeunes marginalisé∙es. Un petit nombre de jeunes aimeraient bénéficier d’un soutien psychologique et économique accru pour les parents et les enfants — en particulier les mères enceintes et les jeunes hommes qui sont les principaux pourvoyeurs de soins — ainsi que pour les personnes handicapées. Des aides sont également nécessaires pour améliorer la communication et les relations familiales.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Les chercheur∙euses notent qu’il est absolument nécessaire de soutenir les jeunes et les familles de Thompson et de s’attaquer à l›itinérance et à l’instabilité du logement. Iels recommandent 1) de fournir un logement aux jeunes, 2) de créer un centre et un refuge pour les jeunes et 3) d’offrir une formation professionnelle aux jeunes.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Bonnycastle, M. M., et Deegan L. A. (2017, 25 octobre). Including the voices of youth: Homelessness and housing instability [Présentation de conférence]. Conférence nationale sur la fin de l’itinérance, Winnipeg, MB. https://conference.caeh.ca/wp-content/uploads/ AWH6_Including-the-voices-of-youth_M-Bonnycastle.pdf

Bonnycastle, M. M., et Simpkins, M. (2016). City of Thompson youth homelessness/Housing instability—Youth Count 2016. Ville de Thompson. https://uakn.org/wp-content/uploads/2015/05/YouthCount-Report-FINAL-July-7-17.pdf

RÉFÉRENCES

Bonnycastle, C. R., et Deegan, L. A. (2018). 2018 Homelessness Partnering Strategy: Point-in-Time count. Ville de Thompson. https://www. homelesshub.ca/sites/default/files/attachments/Thompson%20 Pit%20Count%202018_Final%20Report.pdf

Chez soi à Winnipeg : Localiser le logement d’abord en tant qu’approche adaptée à la culture pour comprendre et résoudre le problème de l’itinérance

des Autochtones en milieu urbain

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Dr Ryan Walker, USask, ryan.walker@usask.ca de 2008 à 2014, la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) a lancé At Home/Chez Soi (AHCS), un vaste essai randomisé contrôlé de 110 millions de dollars impliquant cinq villes et 2 148 personnes pour étudier l’itinérance et la santé mentale. L’étude a été conçue pour recueillir des données — pertinentes en termes de politiques et de programmes — sur les services et les interventions nécessaires pour assurer la stabilité du logement, l’amélioration de la santé et le bien-être des personnes sans-abris et souffrant de troubles mentaux. En conséquence, l’approche Logement d’abord (Housing First) a été comparée aux services et soutiens existants. Winnipeg a été choisie comme site d’étude pour deux raisons : 1) sa population autochtone urbaine, qui représente 12 % de la population générale, mais constitue 70 % de la population sans-abri, et 2) les taux concentrés de pauvreté dans son centre-ville. Malgré de nombreuses publications sur l’AHCS et le Logement d’abord, peu de recherches ont examiné les approches culturelles et communautaires visant à mettre fin à l’absence de chez soi chez les Autochtones. Cette étude vise à combler cette lacune.

Les chercheur∙euses avaient quatre questions à poser. 1) Quels processus ont défini la phase d’établissement des relations entre les parties prenantes, y compris les membres de la communauté locale, le gouvernement, le secteur des services aux sans-abris et la communauté autochtone ? 2) Comment l’établissement de ces relations a-t-il influencé le développement ultérieur d’une adaptation unique et adaptée à la culture du modèle Logement d’abord ? 3) Comment l’approche de la gouvernance axée sur la communauté et les Autochtones a-t-elle contribué au renforcement des capacités, à la réussite de la mise en œuvre et à la viabilité à long terme ? 4) Quelles sont les expériences de Winnipeg qui peuvent éclairer l’adoption plus large de Logement d’abord dans les communautés autochtones ? Conformément aux principes de OCAP et au Cadre de recherche USAI, les chercheur∙euses ont interrogé 16 parties prenantes impliquées dans le développement initial d’AHCS et ont procédé à une analyse approfondie des documents secondaires.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/12/UAKN-PRCFinal-Report-Distasio2.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2018

LOCALISATION

Winnipeg, MB

ÉQUIPE DE RECHERCHE

chercheur principAl :

Dr Jino Distasio, UWinnipeg, Winnipeg, MB

co-Auteur∙ices :

Sarah Zell, UWinnipeg, Winnipeg, MB

Marcie Synder, UWinnipeg, Winnipeg, MB

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dr Jino Distasio, UWinnipeg, j.distasio@uwinnipeg.ca

RÉSULTATS

Les résultats du projet du site de Winnipeg ont été présentés sous forme de chapitres.

1. Une perspective nationale sur l’approche de Winnipeg en matière de Logement d’abord a permis d’examiner comment transposer un projet national au niveau local et de présenter les priorités des communautés autochtones. Trois équipes, ou sites, ont été inclus.

2. Pathways walked together: staging AHCS (Sentiers parcourus ensemble : monter AHCS) a réuni les participant∙es à l’étude avec les trois équipes de Winnipeg Housing First. Il s’agit de Wi Che Win, ou Walking Together (Marcher ensemble), le modèle de gestion de cas intensif de Winnipeg pour les personnes ayant besoin de soutien ; Ni Apin, le bras expérimental du site de Winnipeg, également appelé « troisième bras » ; et le modèle Wiisocotatiwin, ou Finding Gifts, utilisé par la Mount Carmel Clinic, pour les personnes ayant besoin d’un soutien supplémentaire.

3. Le modèle de gouvernance d’AHCS visait principalement à établir un lien entre l’équipe nationale et les sites locaux. Winnipeg a élaboré un modèle de gouvernance local pour chacun des trois sites ; le modèle de Winnipeg comprenait l’équipe de direction du projet, le comité consultatif de Winnipeg, le comité de la lentille autochtone et le cercle de l’expérience vécue (lived experience).

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Une approche centrée sur les Autochtones et le renforcement des capacités a permis à la communauté de Winnipeg de discuter et d’établir des relations, ce qui a renforcé la confiance et leur a permis de s’interroger sur le Logement d’abord et sur le rôle de la MHCC. Ce faisant, ils ont honoré les détenteur∙trices de savoirs locaux.

2. Le modèle de Winnipeg reflétait la population qu’il desservait, puisque 70 % des 513 participant∙es étaient issu∙es de la communauté autochtone.

3. L’inclusion du comité consultatif et du comité de la lentille autochtone a permis de remettre en question et d’adopter le modèle du Logement d’abord.

4. La croissance et la pérennité du cercle de l’expérience vécue est l’un des résultats les plus tangibles.

5. La structure de gouvernance du site de Winnipeg a permis de mettre en place des points d’accès familiers et transparents, des lieux de rencontre et des possibilités d’expression pour l’ensemble de la communauté.

6. Une optique de renforcement des capacités et d’entreprise sociale a mis en valeur l’expertise locale et a offert un exemple porteur d’espoir pour les futurs efforts en faveur du Logement d’abord.

7. L’importance d’un processus localisé a été illustrée par l’approche du site de Winnipeg qui a consisté à intégrer et à mobiliser les parties prenantes locales, ce qui a été la clé du succès de son développement, de sa mise en œuvre et de sa viabilité. La structure de gouvernance a fourni un exemple important de la façon dont un modèle solide et localisé peut guider la mise en œuvre du Logement d’abord.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Caplan, R., Nelson, G., Distasio, J., Isaak, C., Edel, B., Piat, M., P., Macnaughton, E., Kirst, M., Patterson, M., Aubry, T., Mulligan, S., & Goering, P. (2020). Indigenous and non‐Indigenous parents separated from their children and experiencing homelessness and mental illness in Canada. Journal of community psychology, 48(8), 2753-2772. https://doi.org/10.1002/jcop.22455

Nelson, G., Aubry, T., Tsemberis, S. et Macnaughton, E. (2020). Psychology and public policy: The story of a Canadian Housing First project for homeless people with mental illness. Canadian Psychology/Psychologie canadienne, 61(3), 257-268. https://doi.org/10.1037/ cap0000206

Sofouli, E. (2020). Cross-cultural conceptualization and implementation of recovery in mental health: a literature review. Mental Health and Social Inclusion, 25(1), 32-40. https://doi.org/10.1108/ MHSI-08-2020-0057

RESSOURCES CONNEXES

Distasio, J., Zell, S., McCullough, S., & Edel, E. (2019). Localized Approaches to Ending Homelessness: Indigenizing Housing First. Institute of Indigenous Studies, UWinnipeg. https:// winnspace.uwinnipeg.ca/bitstream/handle/10680/1727/2019_IUS-Localized_Approaches_Ending_Homelessness_FR_Final. pdf?sequence=2&isAllowed=y

Les chemins vers Mino Biimadiziwin dans la ville : Un profil de la réussite économique des Autochtones en milieu urbain à Sudbury

en 2007 l’UATF de Sudbury a identifié l’émergence d’un groupe intermédiaire autochtone urbain « extérieur », qui semblait s’éloigner de la communauté des services sociaux autochtones, généralement considérée comme le Centre d’amitié N’Swakamok et le Centre de santé Shkagamik-Kwe. S’appuyant sur ces travaux antérieurs, les chercheur∙euses et KINXUS Aboriginal Urban Resources ont entrepris de mieux comprendre et de soutenir la réussite économique des Autochtones et le développement d’un réseau communautaire de professionnel∙les et de dirigeant∙es autochtones à Sudbury.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

La recherche a été supervisée par KINXUS et a suivi le cadre USAI. Les objectifs de la recherche étaient de déterminer 1) les profils démographiques des Autochtones qui connaissent la réussite économique, 2) les perceptions du foyer et de la communauté, 3) les cultures autochtones dans la ville, 4) la réalité du racisme et des discriminations internes, 5) le chemin vers la vie professionnelle, notamment les principaux soutiens et défis, 6) les relations économiques et politiques, et 7) la définition de la réussite et des aspirations futures. Quatre-vingt-deux personnes ont participé aux activités de recherche suivantes : entretiens approfondis (n=49), deux cercles de partage et de discussion (n=30) et récits de vie (n=3). Les participant∙es avaient un revenu familial supérieur à 40 000 dollars et n’étaient pas employé∙es dans le secteur des services sociaux.

RÉSULTATS

1. Profils démographiques : Vingt-sept pour cent de la population autochtone de Sudbury (13 405) ont un revenu familial supérieur à 40 000 $. De ce nombre, 71 % sont des membres des Premières Nations ou des Autochtones inscrits, 86 % sont des Anishnaabe et 43 % gagnent plus de 80 000 $.

2. Sudbury comme chez soi : Soixante-dix pour cent ne sont pas nés à Sudbury, 76 % considèrent Sudbury comme leur foyer, 63 % sont propriétaires, 53 % n’ont jamais vécu dans une communauté des Premières Nations et 63 % visitent leur communauté périodiquement.

3. La vie en communauté : Les personnes qui ont réussi se sentent isolées et exclues de la communauté des services sociaux et préfèrent les communautés autochtones des universités et des collèges communautaires. La communauté autochtone urbaine n’est pas cohésive ou connectée à la communauté non autochtone et les participant∙es se sentent négligés et sous-appréciés par la communauté autochtone urbaine.

PRODUIT

Livre

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/US_IS_ Pathways_Book_2016.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2016

LOCALISATION

Sudbury, ON ÉQUIPE DE RECHERCHE

AssistAnt de recherche :

Brian Slegers, Université Laurentienne, Sudbury, ON chercheur∙euses principAux∙Ales :

Dr Kevin FitzMaurice, Université de Sudbury, ON

Nancy Recollet, ministère des Affaires civiques et de l’Immigration de l’Ontario, ON

Christine Rego, Centre de toxicomanie et de santé mentale (Services aux Autochtones du Nord), Sudbury, ON responsAble communAutAire :

Suzanne Shawbonquit, KINXUS Aboriginal Urban Resources, Sudbury, ON chercheur∙euse communAutAire : Kerry Assiniwe, Sudbury, ON pArtenAires communAutAires :

Marie Meawassige, Centre d’amitié N’Swakamok, Sudbury, ON

Brad Robinson, Centre d’amitié N’Swakamok, Sudbury, ON

Maurice Sarrazin, Nation métisse de l’Ontario, Sudbury, ON

Grant Dokis, Police du Grand Sudbury (agent de liaison autochtone), Sudbury, ON BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Marie Meawassige, Centre d’amitié N’Swakamok, nnfcadmin@on.aibn.com

Cristine Rego, Centre de toxicomanie et de santé mentale (services aux autochtones du Nord), Cristine.Rego@ flemingcollege.ca

Dr Kevin FitzMaurice, Université de Sudbury, kfitzmaurice@laurentian.ca

4. Cultures autochtones : Quatre-vingt-quatorze pour cent considèrent que les activités culturelles autochtones sont importantes. Vingt-sept pour cent parlent une langue autochtone. Nombreux sont celles∙eux qui considèrent les aîné∙es comme important∙es, et le désir d’un plus grand nombre de programmes axés sur la culture est très fort. Quatre-vingt-deux pour cent ressentent l’absence de visibilité autochtone.

5. Le racisme : Il s’agit d’un problème social important et persistant. Le racisme et la discrimination existent au sein de la communauté autochtone urbaine.

6. Soutiens et obstacles à la réussite : Les facteurs de réussite économique comprennent le soutien familial, les modèles positifs, l’éducation, le financement spécifique aux Autochtones, la culture autochtone/les enseignements culturels, le transport, les garderies et le dépassement des barrières raciales. Parmi les défis à relever, on cite le manque de soutien financier (en particulier lorsque l’on est responsable d’enfants ou de jeunes familles), les garderies abordables, le racisme, la discrimination, le manque de confiance dans le système scolaire traditionnel, la nécessité d’une formation professionnelle et commerciale spécifique aux Autochtones, les possibilités de networking et les services familiaux et culturels qui ne sont pas axés sur les services sociaux.

7. Relations économiques et politiques : Les participant∙es votent majoritairement pour le NPD et n’ont pas confiance dans les organisations politiques autochtones. Ils se considèrent comme des citoyen∙nes à la fois autochtones et canadien∙nes et 81 % d’entre elles∙eux estiment appartenir à la classe moyenne non autochtone

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Les chercheur∙euses ont résumé les quatre facteurs qui sous-tendent la réussite économique et les moyens de mener une vie agréable (Mino Biimadiziwin) dans la ville : 1) une vie familiale positive ancrée dans la culture autochtone, dès un jeune âge ; 2) une identité culturelle forte au sein d’une communauté autochtone urbaine plus importante ; 3) une communauté autochtone urbaine accueillante, cohésive et bien connectée avec la communauté non autochtone ; et 4) le respect, l’inclusion et l’élimination du racisme.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Book Launch - Pathways to Mino Biimadiziwin in the City (2017). Local Life Sudbury. Consulté le 24 octobre 2022. http://entertainmentsudbury. com/events/book-launch-pathways-mino-biimadiziwin-city/ Castlemain [@CastlemainGroup] (2017, Jan 18), Study highlights the experiences of economic success and the diverse pathways to #FN community life in #Sudbury [Tweet]. Sudbury.com. https://twitter. com/CastlemainGroup/status/821751604923760641

Leeson, B. (2016, 7 octobre). Sudbury Accent : Breaking down silos Sudbury Star. https://www.thesudburystar.com/2016/10/08/ sudbury-accent-breaking-down-silos

Pathways to Mino Biimadiziwin in the City: A Profile of Urban Aboriginal Economic Success in Sudbury [Book Launch] (2017, 13 janvier). Conseil des arts de Sudbury. https://sudburyartscouncil.ca/events/booklaunch-pathways-to-mino-biimadiziwin-in-the-city-a-profile-ofurban-aboriginal-economic-success-in-sudbury

Pickard, A. (2017, 15 janvier). Finding the pathways to success for Aboriginal people. Sudbury.com. https://www.sudbury.com/local-news/ finding-the-pathways-to-success-for-aboriginal-people-511177 Pickard, A. (2017, 24 janvier). Finding the pathways to success. Dans Nation Talk. https://nationtalk.ca/story/ finding-the-pathways-to-success-nob

Évaluation des obstacles

associés à la diminution de la transition des client∙es d’un organisme de logement subventionné autochtone urbain dans une petite ville

des Prairies

L’autoRité du Logement autochtone urbain du Traité 7 (Treaty 7 Urban Indian Housing Authority, ou simplement Treaty 7 Housing) est une organisation autochtone à but non lucratif située à Lethbridge, en Alberta, qui propose des logements de transition subventionnés aux familles autochtones urbaines à revenu faible ou moyen. Ces dernières années, un nombre croissant de client∙es ont choisi de rester dans les logements de l’organisation, compromettant ainsi la capacité de celle-ci à aider les populations autochtones urbaines à acquérir les compétences nécessaires pour obtenir des locations sur le marché ou des possibilités d’accession à la propriété. Cette recherche vise à déterminer pourquoi la transition des clients hors du logement a diminué.

OBJECTIFS DE

LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Ce document a pour but d’informer les décideur∙euses politiques qui cherchent à augmenter les transitions des client∙es hors du modèle subventionné de Treaty 7 Housing (et d’autres organismes de logement canadiens financés par l’UNHP confrontés à des tendances similaires) dans le but de libérer plus d’unités pour préparer les résident∙es autochtones urbains à entrer sur le marché de la location et/ou à accéder à la propriété. Fondée sur une méthodologie de recherche-action participative comprenant des entretiens qualitatifs avec 19 client∙es de Treaty 7 Housing, cette recherche s’est concentrée sur les trois questions suivantes : 1) Quels sont les défis auxquels les client∙es sont confronté∙es lorsqu’iels emménagent dans la ville ? 2) Qu’est-ce que les client∙es espéraient réaliser avec Treaty 7 Housing ? et 3) Pourquoi certains client∙es ont-iels manifesté de l’appréhension à l’idée de quitter Treaty 7 Housing ?

Deux processus parallèles d’analyse des données ont été appliqués : 1) l’analyse thématique du contenu et 2) l’analyse critique du discours. Ces approches complémentaires nous ont aidés à comprendre les différences entre les expériences des client∙es de Treaty 7 Housing.

PRODUIT

Article

https://uakn.org/research-project/assessing-the-barriersassociated-with-diminished-client-transition-out-of-anurban-indigenous-subsidized-housing-authority-in-a-smallprairie-city/

ANNÉE DE SOUMISSION

2017

LOCALISATION

Lethbridge, AB

ÉQUIPE DE RECHERCHE

chercheur principAl :

Dr Yale Belanger, études autochtones, Université de Lethbridge, AB

pArtenAire communAutAire :

Autorité du logement autochtone urbain du Traité 7

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dr Yale Belanger, belayd@uleth.ca

RÉSULTATS

1. Bien que son mandat initial ait été de fournir une période de deux ans de logement subventionné en vue d’une transition vers des locations plus sûres sur le marché et/ou des possibilités d’accession à la propriété, ces dernières années, un nombre croissant de locataires ont choisi de rester avec Treaty 7 Housing et de ne pas faire la transition vers le marché du logement non subventionné.

2. En raison des contraintes du programme et des politiques de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), Treaty 7 Housing n’a pas été en mesure d’acheter davantage de logements. Par conséquent, les 114 unités qui desservaient une population autochtone urbaine de 960 personnes en 1986 desservent aujourd’hui 3 395 personnes, ce qui se traduit par un temps d’attente moyen de 2,5 ans pour les locataires potentiel∙les.

3. Les participant∙es à la recherche ont identifié les raisons suivantes pour ne pas quitter les logements de Treaty 7 Housing : 1) la période de transition de deux ans a été jugée insuffisante ; 2) les coûts élevés du déménagement constituaient un obstacle ; 3) le fait de déménager dans des logements locatifs du marché risquait d’aboutir à un logement inférieur aux normes ; et 4) les expériences de racisme et de discrimination anti-autochtones flagrantes étaient anticipées sur le marché du logement ordinaire.

4. Dans ce contexte général de contraintes politiques, de délais d’attente et d’expériences des locataires actuel∙les, Treaty 7 Housing s’éloigne de son mandat initial de logement transitoire et devient plutôt un fournisseur de logements permanents subventionnés. Cette réalité a pour effet général d’entraver la capacité de l’organisation à répondre aux besoins de logement de l’ensemble de la communauté autochtone urbaine, laissant les membres de la communauté vulnérables au racisme dans le secteur du logement, aux mauvaises conditions de logement et à l’expérience du sans-abrisme.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Rétablir et augmenter le financement des nouveaux logements sociaux et des subventions hypothécaires pour Treaty 7 Housing dans le cadre des programmes de la SSCHL destinés aux Autochtones vivant hors des réserves.

2. Explorer les raisons socio-économiques des besoins essentiels en matière de logement et déterminer comment les marchés du travail et les résultats scolaires empêchent les Autochtones d’accéder à la propriété à Lethbridge.

3. Élaborer des stratégies d›éducation du public pour lutter contre le racisme anti-autochtone à Lethbridge, en mettant l’accent sur la promotion des possibilités de location et d’accession à la propriété pour les Autochtones vivant en milieu urbain.

4. Insister pour que le gouvernement du Canada soutienne officiellement l’appel de l’Association nationale du logement autochtone en faveur d’une stratégie nationale de logement hors réserve.

5. Mettre en place un secrétariat national pour le logement et le sans-abrisme et défendre les questions relatives au logement et au sans-abrisme dans les réserves et les zones urbaines.

RESSOURCES CONNEXES

Rodrigues, C., Henderson, R., Lucas, K., Bristowe, S., Ramage, K. et Milaney, K. (2020). Developing gendered and culturally safe interventions for urban Indigenous families experiencing homelessness. Presse de l’Observatoire canadien sur l’itinérance. https://www.homelesshub. ca/sites/default/files/attachments/SafeInterventionReport_ Aug_7%205.31.46%20PM%20%281%29.pdf

Peters, E. et Robillard, V. (2007). Urban hidden homelessness and reserve housing. Consortium international de recherche sur les politiques autochtones (APRCi). https://ir.lib.uwo.ca/aprci/104/ Isaak, C. A., Reynolds, K., Sareen, J. et Distasio, J. (2019). The entrepreneurship of survival among urban adults experiencing homelessness and mental illness. Journal of Community Psychology, 47(6), 15481562. https://doi.org/10.1002/jcop.22204

Jongbloed, K. (2012). Finding safe spaces : Historical trauma, housing status, and HIV vulnerability among young Aboriginal people who use illicit drugs [Mémoire de maîtrise non publié]. Université de la Colombie-Britannique. https://open.library.ubc.ca/media/stream/ pdf/24/1.0071850/1

Développement de programmes d’enseignement et de formation en matière de compétences de vie et d’éducation financière pour les Autochtones

Le CentRe d’amitié Newo Yotina (NYFC) a dispensé un programme d’éducation financière intitulé The City (La ville). Cependant, les participant∙es du NYFC ont rencontré des obstacles qui les ont empêché∙es d’assister aux cours, de les suivre dans l’ensemble et d’appliquer les informations. Le NYFC a déterminé qu’il était nécessaire de développer un programme comprenant un module sur les compétences de la vie courante et intégrant une vision du monde autochtone ainsi qu’une approche sensible à la culture. Cela permettrait d’éliminer les obstacles et de mieux soutenir un programme holistique, multidimensionnel et durable pour les peuples autochtones. En conséquence, le NYFC a collaboré avec l’Université des Premières Nations (FNU) pour développer le programme d’éducation financière.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

La question de recherche à l’origine du projet était la suivante : « Quelles sont les meilleures pratiques et les défis liés à la mise en œuvre d’un programme d’apprentissage de la vie et d’éducation financière adapté aux Autochtones pour les membres du NYFC ? » L’équipe a utilisé une approche mixte comprenant cinq groupes de discussion (n=50) et un atelier de trois jours (n=18) accompagnés de questionnaires et de questions d’entretien. Les chercheur∙euses ont identifié trois ressources existantes. La section de la Colombie-Britannique des agent∙es financier∙ères autochtones du Canada (British Columbia Chapter, Aboriginal Financial Officers of Canada) propose un programme bien organisé, d’excellents liens et des ressources. En 2016, la First Nations Oweesta Corporation a publié Financial Skills for Families (Compétences financières pour les familles), des informations pertinentes sur les valeurs traditionnelles des Premières Nations et sur les économies autochtones modernes et historiques. L’Edmonton Financial Literacy Society proposait le programme d’études « Managing My Soniyaw. » S’appuyant sur les résultats des groupes de discussion, les chercheur∙eusess ont intégré ces trois ressources dans un atelier de trois jours. Le premier jour a été consacré au programme d’apprentissage de la vie (deux modules) et les deuxième et troisième jours au programme d’apprentissage de la littératie financière (huit modules). Après les ateliers, deux séances de SMART Recovery1 (groupe de soutien aux toxicomanes) ont été proposées.

PRODUIT

Rapport

http://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/UAKN-PRCFinal-Report_Aboriginal-Life-Skills-and-Financial-LiteracyCurriculum-Development-and-Education-SchneiderWenger_Spring-2014_1.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2014

LOCALISATION

Regina, SK

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Kim Wenger, NYFC, Regina, SK

chercheur principAl :

Dre Bettina Schneider, First Nations University (FNU), Regina, SK

chercheuses Autochtones émergentes :

Chastity Delorne, FNU, Regina, SK

Katryna Smith, FNU, Regina, SK

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dre Bettina Schneider, bschneider@ firstnationsuniversity.ca

Kim Wenger, executive.director@ncfc.ca / info@newoyotina.ca

SMART (Self-Management and Recovery Training) Recovery est un groupe de soutien aux toxicomanes. https://www.smartrecovery.org/about-us/

RÉSULTATS

1. Groupes de discussion : Il est nécessaire d’explorer en profondeur le concept d’argent dans les communautés autochtones et non autochtones et de mettre l’accent sur les conseils en matière de toxicomanie dans le cadre du programme d’enseignement des compétences de la vie courante.

2. Atelier sur les aptitudes à la vie quotidienne : Dix personnes ont participé à l’atelier et l’ont trouvé très utile.

3. Atelier d’éducation financière n° 1 : trois participant∙es. Les chercheur∙euses ont observé qu’il serait préférable de déplacer l’atelier de la FNU à la NYFC.

4. Atelier d’éducation financière n°2 : neuf participant∙es ont abandonné, ce qui a été attribué au fait que les participant∙es n’étaient pas à l’aise pour faire face à leurs réalités financières.

5. Atelier d’éducation financière n°3 (rattrapage) : avec une incitation de 30 dollars, 10 personnes ont participé.

6. Questionnaire d’atelier : Les organisateur∙trices doivent rendre le matériel de l’atelier efficace, accessible et interactif. Iels doivent faciliter les récits personnels concernant les compétences de vie, la littératie financière et l’histoire économique des peuples et des communautés autochtones de toute la Saskatchewan.

7. Entretiens : Les organisateur∙trices ont besoin que les participant∙es s’engagent à participer aux sessions, tandis que les organisateur∙trices eux-mêmes doivent clarifier les attentes et les préparatifs de l’atelier.

8. Entretiens de fin d’atelier : Les résultats ont montré que l’éducation financière est un sujet douloureux, mais que les participant∙es ont beaucoup appris, ont apprécié le contenu autochtone et les contributions et cérémonies des aîné∙es, et veulent sortir de l’endettement, démarrer une entreprise ou faire des études.

9. Enquête démographique : Treize personnes ont répondu à une enquête démographique. L’âge moyen était de 43 ans. Le revenu mensuel moyen était de 879 dollars. Sur les 13, 92% sont sans emploi, 46% ont des personnes à charge, 58% ont des dépendances, 92% dépendent des services communautaires et 50% ont un compte en banque.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Commencer par une enquête démographique et adapter les ateliers d’éducation financière aux individus.

2. Mettre davantage l’accent sur les dépendances et fournir des services de suivis (aftercare) essentiels.

3. Mieux comprendre quel cheminement pourrait aider les client∙es à s’affranchir du soutien inadéquat du ministère des Services sociaux. Mettre en place un programme de comptes individuels de développement (Individual Development Accounts).

4. Inciter à la participation aux ateliers par des petites bourses.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Le rapport est cité par les auteur∙ices suivant∙es, qui ont déclaré que leur expérience de ce projet avait influencé leur travail : Schneider, B. (2018). Financial empowerment. University of Regina Pressbooks. https://opentextbooks.uregina.ca/financialempowerment/ front-matter/introduction/ Également cité dans :

Sack, T., Tulk, J., MacLean, A., McDavid, J. et Doucette, M. (2018). Financial literacy of Indigenous secondary students in the Atlantic Provinces. The Atlantic Aboriginal Economic Development Integrated Research Program, AAEDIRP. https://www.apcfnc.ca/wp-content/ uploads/2020/06/Financial_Literacy_of_Indigenous_Secondary_ Students_in_Atlantic_Provinces_Final_Report_draft_23_05_2018.pdf

ABLE (2013, 5 novembre). Asset building learning exchange [Conférence]. Université de Calgary, AB.

Native American and Indigenous Studies Association (2015, 4 - 6 juin). 7e réunion annuelle de la NAISA [Conférence]. Washington, DC. https:// secureservercdn.net/198.71.233.46/8hb.5ec.myftpupload.com/ wp-content/uploads/2018/02/2015-NAISA-Program-WashingtonDC.pdf

Réseau des connaissances autochtones urbaines et Université des Premières Nations du Canada (2016, 22-24 juin). Association canadienne d’études autochtones [Conférence]. RCAU et FNU, Regina, SK. RÉFÉRENCES

Institut de développement des Premières Nations (2016). Building Native communities: Financial skills for families – workbook, 5th edition. First Nations Development Institute et First Nations Oweesta Corporation. https://www.firstnations.org/publications/ financial-skills-for-families-workbook-5th-edition/

Comportement et

expériences

financiers des Autochtones en milieu urbain : Quelques données issues de groupes de discussion

Les popuLations autoChtones ont été identifiées comme l’un des « groupes prioritaires » pour une stratégie nationale d’éducation financière. La croissance et l’utilisation d’institutions financières marginales telles que les prêteurs sur salaire (payday lenders) sont préoccupants. En effet, des travaux antérieurs de Bowles et al. (2011) ont montré qu’à Prince George, où la population autochtone représente 11 % de la population générale, 60 % des client∙es des institutions financières marginales (IFM) se sont déclaré∙es autochtones. S’appuyant sur les travaux antérieurs de Bowles, les chercheur∙euses, en collaboration avec l’Aboriginal Business and Community Development Centre (ABCDC), ont cherché à approfondir les comportements et les expériences financières des Autochtones vivant en milieu urbain à Prince George.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

À l›issue des cours d›éducation financière proposés par l›ABCDC, trois groupes de discussion, de 10 participant∙es chacun, ont été organisés.

Les 30 participant∙es, qui constituaient un échantillon non aléatoire, ont pris part à des groupes de discussion d’une durée d’une heure qui ont suivi un format de discussion ouvert. Dans un esprit de réciprocité, les participant∙es aux groupes de discussion ont eu la possibilité de poser aux expert∙es des questions susceptibles de les aider dans leur prise de décision financière personnelle. Les résultats de l’étude ont été communiqués directement à l’instructeur du programme d’éducation financière.

RÉSULTATS

Littératie financière et besoins

La plupart des participant∙es avaient une bonne connaissance des coûts comparés des opérations bancaires et des emprunts. Vingt participant∙es sur trente avaient un compte en banque et une bonne connaissance des coûts qu’il implique. Les participant∙es avaient également une bonne connaissance des coûts associés aux cartes de crédit prépayées, aux forfaits téléphoniques et aux contrats. Les connaissances financières diminuent lorsqu’il est question de prêts hypothécaires et de services bancaires en ligne. Les services bancaires en ligne sont considérés comme problématiques en raison de l’absence ou de l’insuffisance d’accès à un ordinateur ou d’endroits où l’on peut apprendre à s’en servir. Les services bancaires destinés aux personnes très mobiles sont limités.

PRODUIT

Publication

https://journals.library.ualberta.ca/aps/index.php/aps/ article/view/23873/pdf_42

ANNÉE DE SOUMISSION

2015

LOCALISATION

Prince George, C.-B.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

chercheur∙euse :

Un∙e étudiant∙e autochtone du cycle supérieur de l’UNBC, qui a demandé à ne pas être identifié dans la publication, était assistant∙e de recherche dans le cadre du projet et a participé à la collecte des données

responsAble AcAdémique :

Dr.Paul Bowles, UNBC, Prince George, BC

pArtenAires communAutAires :

ABCDC, Prince George, BC

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Le Centre de collaboration nationale pour la santé des Autochtones

CONTACT

Dr Paul Bowles, paul@unbc.ca

Faibles revenus et IFMs

Après le loyer, il ne reste plus grand-chose à budgétiser. Les utilisateur∙trices des IFMs sont mieux décrit∙es comme des « précaires, » c’est-à-dire qu’iels utilisent à la fois des comptes ordinaires et des IFMs. Les IFMs sont plus chères, mais les transactions sont plus simples. Les IFMs sont ouvertes plus longtemps et n’exigent pas de rendez-vous. Les IFMs conviennent mieux aux personnes qui travaillent par postes (shifts) ou qui n’ont que peu de temps à passer en ville. Les banques retiennent les chèques pendant cinq jours, mais les IFMs ont la photo et les empreintes digitales de la personne dans leurs dossiers et peuvent effectuer une transaction instantanément. Les participant∙es avaient des comptes bancaires, mais pas de crédit, et n’avaient aucun moyen de se constituer un dossier de crédit en raison de leurs faibles revenus. L’utilisation des IFMs est inextricablement liée à un emploi salarié qui ne paie pas un salaire décent et à des niveaux inadéquats de prestations sociales et d’autres programmes gouvernementaux. Les banques s’adressent aux riches.

Dimensions autochtones

Les connaissances financières de base s’acquièrent en autodidacte. Les banques ont besoin d’un personnel plus diversifié.

Toutefois, une banque appartenant à des Autochtones serait confrontée à des difficultés liées aux relations personnelles étroites des prêteur∙euses et des emprunteur∙euses.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

L’accent mis par le gouvernement sur l’éducation financière est déplacé. Les politiques devraient plutôt se concentrer sur les points suivants.

1. Augmenter les niveaux de revenus. Au minimum, les programmes d’éducation financière devraient être conçus comme des programmes « d’éducation financière plus » qui offrent aux participant∙es la possibilité d’augmenter leurs niveaux de revenus et leur solvabilité grâce à des incitations telles que des programmes d’épargne de contrepartie.

2. Épargne de contrepartie : Les gouvernements doivent financer et collaborer avec les organisations autochtones urbaines pour offrir des programmes « d’éducation financière plus » avec épargne de contrepartie, plutôt que de se concentrer uniquement sur le partenariat avec les institutions financières traditionnelles.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Bowles, P. (2015). Urban Aboriginal individuals’ financial behaviour and experiences: Some focus group evidence. Aboriginal Policy Studies, 5(1), 28-46. https://doi.org/10.5663/aps.v5i1.23873

Bowles, P. (2015, 2 juillet). Urban Aboriginal individuals’ financial behaviour and experiences: Some focus group evidence from Canada [Présentation de conférence]. Société pour l’avancement de la socioéconomie, Londres, Angleterre. Article : Urban Aboriginal Individuals’ Financial Behaviour and Experiences : Some Focus Group Evidence from Canada (27e réunion annuelle) (confex.com)

Kremer, S. et Mah, K. (2021). Improving financial literacy in Indigenous communities. Gouvernement du Canada. https://www.canada.ca/ en/financial-consumer-agency/programs/research/2021-buildingbetter-financial-futures-challenge/improving-financial-literacy. html

Kremer, S. et Mah, K. (2021). Amélioration de la littératie financière dans les communautés autochtones. Gouvernement du Canada. https://www.canada.ca/fr/agence-consommation-matierefinanciere/programmes/recherche/ defi-batir-meilleurs-avenirsfinanciers-2021/amelioration-litteratie-financiere.html

IMPACT

Sur la base de ce rapport, le responsable académique et Aimee Thompson, responsable de la littératie financière au sein de l’ABCDC de Prince George, ont présenté un rapport au groupe de travail fédéral sur la littératie financière.

RÉFÉRENCES

Bowles, P. Ajit, D., Dempsey, K. et Shaw, T. (2011). Urban Aboriginal use of fringe financial institutions : Survey evidence from Prince George, British Columbia. Journal of Socio-Economics, 40(6), 895-902.

réconcIlIatIon, justIce et gouvernance

Les auteuR∙iCes font les observations suivantes.

1. Les efforts autodéterminés des communautés autochtones urbaines locales et des dirigeant∙es autochtones locaux constituent la base du bien-être de la communauté. Ces efforts reposent sur l’établissement de relations et sur les institutions qui en découlent. Ce travail est mené dans un climat de vision à deux yeux (McKeon, 2012) qui réunit la recherche autochtone et les connaissances occidentales dans des espaces éthiques de bonne gouvernance.

2. Des relations solides, respectueuses et confiantes sont le fondement d’une bonne gouvernance. Il s’agit, au niveau interne, des relations entre les organisations autochtones urbaines et, au niveau externe, des relations avec les organisations non autochtones, en particulier les gouvernements locaux. Aspirer à de bonnes relations avec soi-même et avec les autres peut être considéré comme une forme d’autodétermination personnelle, commençant par soi-même et s’étendant vers l’extérieur.

3. Les organisations autochtones urbaines locales et la communauté autochtone au sens large soutiennent le chemin vers l’autodétermination en donnant l’exemple et en enseignant la construction de bonnes relations, qui sont fondées sur la culture et la communauté.

4. Les communautés autochtones urbaines considèrent les organisations et les institutions comme légitimes et importantes ; cependant, leur légitimité est constamment remise en question par la communauté non autochtone, qui a tendance à se concentrer sur les relations avec les Premières Nations et leurs institutions. Pour que la gouvernance soit efficace, les organisations autochtones urbaines doivent être considérées comme légitimes.

5. Les organisations autochtones agissent différemment, notamment par consensus et en collaboration. Les institutions autochtones urbaines sont principalement dirigées par des femmes autochtones. Conformément au rôle traditionnel des femmes, elles enseignent comment naviguer dans la politique d’autodétermination avec grâce et dignité. Les organisations autochtones et non autochtones ont des modes de fonctionnement complètement différents. Pour combler le fossé, il faut s’intéresser sincèrement à l’autre partie, cultiver le respect et faire preuve d’une certaine humilité.

6. Le projet national canadien de réconciliation est favorisé par les efforts déployés par les organisations et les communautés urbaines autochtones locales pour améliorer le bien-être de leurs membres et établir de bonnes relations avec les gouvernements et les communautés non autochtones locales. Elles s’efforcent d’instaurer la confiance et de favoriser un climat de respect — en fait, elles enseignent comment être de bons voisins dans l’espoir de devenir des amis.

RÉFÉRENCES

McKeon, M. (2012). Two-Eyed Seeing into environmental education: Revealing its “natural” readiness to Indigenize. Revue canadienne d’éducation relative à l’environnement, 17, pp. 131-147.

Tableau 8. Résumés sur la réconciliation, la justice et la gouvernance avec des thèmes transversaux, des produits finaux et des exemples de RAC désignés.

Titres des projets

Thèmes transversaux Produit final r éconci L iation

Engagement authentique des gardien∙nes des connaissances traditionnelles des Premières Nations et des Métis Identité Services Guide

This is What I Wish You Knew : Explorer les identités autochtones, la conscience des enjeux autochtones et les regards sur la réconciliation dans la municipalité régionale de Halifax Communauté Rapport

Élever l’esprit : Le projet de storytelling numérique Opokaa’sin

Ju S tice

Impacts de la criminalisation de la non-divulgation du VIH sur les populations autochtones — Une étude de cas à Regina

Comparaison de l’expérience vécue par les peuples autochtones urbains avec les droits canadiens à la qualité de vie

Communauté Éducation Identité Rapport Site web Exemplaire RAC

Éducation Services Santé Rapport

Rapprochement Services Gouvernance Rapport g ouvernance

Notre héritage : Réflexions sur le leadership dans le mouvement des centres d’amitié

Explorer la gouvernance scolaire adaptée à la culture pour la réussite des élèves autochtones à Saskatoon (Saskatchewan)

L’égalité des sexes dans l’obligation de consulter : Donner un sens aux droits de consultation des femmes autochtones

Représentation des Autochtones non inscrit∙es et vivant hors réserve au Nouveau-Brunswick : Parler au nom des bénéficiaires des traités et des revendications

Leadership Communauté Papier Vidéo

Rapprochement Éducation Services Rapport Exemplaire RAC

Justice Identité Communauté Publication

Identité Communauté Rapport

Les Autochtones en milieu urbain et l’honneur de la Couronne : Un document de travail Communauté Publication

tI tre du P rojet

Engagement authentique des gardien∙nes des connaissances

traditionnelles des Premières Nations et des Métis

La viLLe de saskatoon a déclaré 2015-2016 Année de la réconciliation. Par la suite, la Conférence d’engagement autochtone Wicihitowin a eu lieu à Saskatoon en novembre 2015. Pendant la conférence, une réunion de deux jours a rassemblé 24 gardien∙nes du savoir traditionnel (Traditional Knowledge Keepers) des Premières Nations et des Métis provenant des nations cries, saulteuses, dénées et métisses de toute la Saskatchewan. L’objectif était d’élaborer un guide de protocole qui aiderait la ville de Saskatoon à s’engager de manière respectueuse avec les GST des Premières Nations et des Métis. Cette recherche a été commandée par le cercle des aîné∙es du RCAU.

PRODUIT

Guide

https://uakn.org/wp-content/uploads/2018/12/ Wicihitowin_AuthenticEngagementBooklet_V8.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2017

LOCALISATION

Saskatoon, SK

ÉQUIPE DE RECHERCHE

membres du conseil de wîcihitowin tkk :

Eugene Arcand, Première nation Muskeg, SK

Lorna Arcand, Saskatoon, SK

Dorthea Aubichon, Saskatoon, SK

Claire Basalak, Saskatoon, SK Oliver Cameron, Première nation Beardy’s et Okemasis, SK

Ruth Cameron, Saskatoon, SK Gloria Chokan, Saskatoon, SK Willie Ermine, Première nation de Sturgeon Lake, SK

Jim Favel, Île-à-la-Crosse, SK

Marie Favel, Île-à-la-Crosse, SK

Ray Fox, North Battleford, SK

Yvonne Gariepy, Saskatoon, SK

Julian Kakum, Saskatoon, SK

Gilbert Kewistep, Saskatoon, SK

Maria Linklater, Saskatoon, SK

Mary Lee, Pelican Lake, SK

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dr Ryan Walker, ryan.walker@usask.ca

Walter Linklater, Saskatoon, SK

Mike Maurice, Saskatoon, SK

Emma Mantee, Regina, SK

Louise McKinney, Saskatoon, SK

Edwin St. Pierre, Yorkton, SK

Harriet Oaks St. Pierre, Yorkton, SK

Leona Tootoosis, Saskatoon, SK

les Aîné∙es et les tkk :

Dexter et Irene Asapace, Première nation de Kawacatoose, SK

Austin Kay, Première nation de Kawacatoose, SK

Roland Kay, aide-aîné à l’Université des Premières Nations, Regina, SK

George Laliberte, Saskatoon, SK

Sol et Elsie Sanderson, Saint-Louis, SK

Judy Pelly, Première nation de Cote, SK

Rose et Ric Richardson, Green Lake, SK

Irvin Buffalo, Raymore, SK

Larry Oaks, Première nation Neekaneet, SK

Jim Pratt, Regina, SK

Isabelle Impey, Prince Albert, SK

Gilbert Kewistep, Saskatoon, SK

Ron Thompson, Saskatoon, SK

Walter Park, résidence inconnue

Stuart Bitternose, Première nation George Gordon, SK

Harold Lavallee, Première nation Piapot, SK

Sydney Kay, Première nation de Kawacatoose, SK

André Letandre, Batoche, SK

Sharon Acoose, FNU, Regina, SK

Nancy Linklater, Première nation Whitecap Dakota, Saskatoon, SK

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Le guide des protocoles avait deux objectifs : 1) donner un aperçu des protocoles appropriés à suivre pour solliciter les connaissances, la sagesse et les conseils des GST, et 2) mettre en évidence les points communs des protocoles. À la suite de la conférence, le comité a engagé 31 autres GST de toute la province.

RÉSULTATS

Les résultats ont servi de base à l’élaboration du guide des protocoles, qui comporte dix rubriques. 1) Protocoles : les protocoles sont une caractéristique essentielle des systèmes de croyances spirituelles autochtones. La connaissance a son propre esprit et nécessite ses propres protocoles. Le respect des protocoles garantit l’échange de bonnes énergies et la création de relations durables. Il faut des protocoles et un engagement respectueux à la fois des êtres physiques/ GST et des êtres spirituels/du Créateur. La cérémonie repose sur la croyance autochtone selon laquelle les gens doivent s’appuyer sur une puissance supérieure à la leur pour transcender les faiblesses humaines. Il est contraire à l’éthique d’approcher un∙e GST et de s’attendre à ce qu’iel partage ses connaissances et sa sagesse sans respecter les protocoles appropriés. 2) Qu’est-ce qu’un∙e GST ? Iel transmet et enseigne les traditions, les coutumes, les lois et la spiritualité des Premières Nations et des Métis. Iels font preuve de respect et enseignent l’amour, le respect, la patience et la compassion pour toutes choses. Les GST contemporain∙es donnent un aperçu et des conseils sur les questions contemporaines. Les GST cérémoniel∙les ont acquis des dons et des droits cérémoniels par le biais de protocoles appropriés tels que le jeûne et les cérémonies d’attribution de noms. Les Oskapiwis sont des apprentis GST. 3) Qui est un∙e aîné∙e ?

L’humilité et le respect définissent la fonction d’aîné∙e. 4) Offrir du tabac : Expliquez ce que vous voulez, puis offrez du tabac. Le tabac est le lien entre le monde physique et le monde spirituel. La fumée est la voie d’accès au monde des esprits et transporte toutes les pensées, les sentiments et les prières des GST vers le Créateur. 5) Offrir des cadeaux aux GST des Premières nations et des Métis : des couvertures, du thé ou des cadeaux en argent sont appropriés. 6) Travailler avec les organismes communautaires : Les GST doivent comprendre parfaitement les objectifs et les missions de l’organisation. Iels ont besoin d’un espace culturellement sûr/éthique et d’un espace physique, tel qu’une salle de purification. 7) Engagement authentique : Il se manifeste par la volonté d’apprendre et de comprendre les valeurs, les

croyances et les pratiques traditionnelles. 8) Recherche : La connaissance a un esprit qui n’appartient pas à une personne ou à une organisation et qui doit être utilisé au bénéfice de tous. Un engagement profond tout au long d›un événement permet d›éviter le symbolisme. 9) Recherche communautaire : Les GST doivent être impliqué∙es depuis l’élaboration des questions jusqu’à la diffusion des résultats. Évitez les contraintes de temps ; la confiance s’établit au fil des relations. 10) Analyse des informations et des connaissances reçues des GST : Les questions et la recherche doivent être simples.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Engager les GST des Premières Nations et des Métis dans des relations significatives. Commencez par reconnaître les protocoles énoncés dans le guide. C’est par le respect, l’honnêteté, l’humilité et une forte volonté d’apprendre que l’on peut favoriser les relations et promouvoir une véritable réconciliation.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Indigenous conference in Saskatoon seeing record registrations (2021, 27 septembre). Dans Missinipi Broadcasting Corporation. https://www.mbcradio.com/2021/09/ indigenous-conference-in-saskatoon-seeing-record-registrations Over 2K register for Indigenous conference (2021, 4 octobre). SaskToday.ca. https://www.sasktoday.ca/central/local-news/ over-2k-register-for-indigenous-conference-4482894 Powerful line-up shows draw of Wîcihitowin (2021, October 7). Eagle Feather News. https://www.eaglefeathernews.com/news/ powerful-line-up-shows-draw-of-wicihitowin Thompson, C. (2021, 4 octobre). Wîcihitowin Indigenous Engagement Conference in Saskatoon : largest attendance in its history. CJWW 600. https://www.cjwwradio.com/2021/10/04/131089/ Comité de la conférence de Wîcihitowin. (2017). Authentic engagement of First Nations and Métis Traditional Knowledge Keepers Conférence sur l’engagement autochtone de Wîcihitowin. https://uakn.org/wp-content/uploads/2018/12/Wicihitowin_ AuthenticEngagementBooklet_V8. pdf

Wîcihitowin Indigenous Engagement Conference [@WicihitowinYXEA] (n.d.). Tweets [profil Twitter]. Récupéré le 26 octobre 2022 de Wîcihitowin YXE (@WicihitowinYXE) / Twitter

Wîcihitowin Indigenous Engagement Conference (2015— aujourd’hui). Conférence sur l’engagement autochtone de Wicihitowin — Saskatoon SK

tI

This is What I Wish You Knew : Explorer les identités autochtones, la conscience des enjeux autochtones et les regards sur la réconciliation dans la municipalité régionale de Halifax

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2015/05/UAKN-Atlantic-FinalPaper_This-Is-What-I-Wish-You-Knew_2018-.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2015

LOCALISATION

Municipalité régionale de Halifax, N.-É.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Conseil des Arts du Canada Fulbright Canada

CONTACT

Pam Glode-Desrochers, Pam@mymnfc.com Dre Amy Bombay, amy.bombay@dal.ca

ÉQUIPE DE RECHERCHE (Y COMPRIS LES PARTENAIRES)

responsAble communAutAire :

Pam Glode-Desrochers, MNFC, Halifax, N.-É.

Aîné :

Billy Lewis, Dartmouth, N.-É.

responsAble AcAdémique :

Amy Bombay, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

co-investigAteur∙trices :

Flint Schwarts, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

Jad Sinno, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

Nicola Doria, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

Janelle Young, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

Vanessa Currie, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

Carla Taunton, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

Adele Vukic, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

Lisa Wexler, Université du Massachusetts, Amherst, MA

chercheur∙euses Autochtones émergent∙es :

Dylan Letendre, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

Shante Blackmore, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

Charika Young, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

Michelle Paul, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

Jocelyn Paul, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

Leah Carrier, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

Hilary Edmunds, SMU, Halifax, N.-É.

Diane Obed, SMU, Halifax, N.-É.

Katie Tasa, NSCAD, Halifax, N.-É.

Aiden Gillis, NSCAD, Halifax, N.-É.

Jade Peek, NSCAD, Halifax, N.-É.

Emma Steen, NSCAD, Halifax, N.-É.

Brandon Hollohan, NSCAD, Halifax, N.-É.

chercheur :

Brent Fearon, SMU, Halifax, N.-É.

chercheur∙euse étudiAnt∙e :

Angel Panag, Université Dalhousie, Halifax, N.-É.

en 2016 le Centre d’amitié autochtone mi’kmaw (MNFC) a lancé un projet d’art communautaire intitulé This is What I Wish You Knew (Voici ce que j’aimerais que vous sachiez) Chacun des 50 membres de la communauté participants a créé une tuile en argile accompagnée d’une courte vidéo décrivant qui iel est en tant que personne autochtone et ce qu’iel souhaite que les autres sachent sur ce que cela signifie d’être autochtone et de vivre à Halifax. Les objectifs du projet artistique étaient les suivants : 1) accroître la visibilité des populations autochtones urbaines vivant à Halifax ; 2) sensibiliser au rôle historique et actuel du Canada dans le colonialisme ; 3) reconnaître l’expérience des populations autochtones ; 4) accroître la responsabilité des citoyen∙nes en matière de justice sociale autochtone ; et 5) forger de nouvelles relations d’égal à égal. Pendant que le projet se déroulait, le MNFC a invité des chercheur∙euses de l’Université Dalhousie et dix étudiant∙es autochtones vivant dans la municipalité régionale de Halifax (MRH) à explorer ces mêmes objectifs à l’aide d’une approche quantitative complémentaire.

MÉTHODOLOGIE ET OBJECTIFS DE LA RECHERCHE

Développé en collaboration avec le MNFC, ce projet de recherche avait pour objectifs 1) d’évaluer la diversité des peuples autochtones vivant dans la MRH et d’explorer les différentes façons dont ils s’engagent dans leurs identités culturelles, 2) d’évaluer les expériences uniques auxquelles les peuples autochtones sont confrontés en raison de leurs identités culturelles, 3) d’évaluer les niveaux de sensibilisation et les attitudes liées aux questions autochtones et au besoin de réconciliation parmi les peuples autochtones et non autochtones, 4) évaluer comment les niveaux de sensibilisation et les attitudes à l’égard des questions autochtones sont associés les uns aux autres et comment ces relations diffèrent entre les peuples autochtones et non autochtones, et 5) évaluer comment le fait de voir les œuvres d’art et d’entendre les récits des membres de la communauté autochtone influence les niveaux de sensibilisation et les attitudes à l’égard des questions autochtones parmi les peuples autochtones et non autochtones. Au total, 274 adultes, qui se sont identifiés comme Autochtones (n=86) ou qui n’ont pas d’héritage autochtone (n=180), ont rempli un questionnaire évaluant les aspects de l’identité culturelle, la connaissance de l’histoire autochtone/canadienne et des questions contemporaines, ainsi que les opinions sur les questions liées à la réconciliation. Par la suite, deux groupes de discussion distincts ont été organisés avec des participant∙es autochtones (n=7) et non autochtones (n=7) afin de mieux contextualiser les résultats de l’enquête et d’étudier les thèmes clés.

This is What I Wish You Knew : Explorer les identités autochtones, la conscience des enjeux autochtones et les regards sur la réconciliation dans la municipalité régionale de Halifax

RÉSULTATS

1. Un grand nombre de participant∙es non autochtones ont déclaré ne rien savoir du système des pensionnats indiens ou d’autres aspects du colonialisme.

2. Les participant∙es autochtones ont approuvé les valeurs, les croyances et l’engagement envers leurs traditions culturelles et ont apprécié le sens de l’humour, les divertissements et les interactions sociales avec leur propre groupe culturel. Iels ont également fait état d’un fort sentiment d’identité et de fierté culturelles et d’une appartenance valorisée.

3. Un nombre étonnamment élevé de participant∙es autochtones ont déclaré se sentir parfois rejeté∙es par d’autres Autochtones — par exemple, traité∙es comme des étrangers, pas « authentiques, » « trop Autochtones » ou « pas assez Autochtones. »

4. Les participant∙es autochtones ont déclaré que les micro-agressions stéréotypées étaient courantes et huit sur dix ont déclaré qu’on leur avait dit de ne pas se plaindre du racisme ou de la discrimination.

5. Un fossé alarmant entre les peuples autochtones et les Canadien∙nes non autochtones a été mis en évidence en ce qui concerne la reconnaissance du préjudice subi par les peuples autochtones du fait du colonialisme et la responsabilité de tous∙tes les Canadien∙nes de réparer ce préjudice.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Il faut davantage d’éducation pour enseigner aux Canadien∙nes non autochtones les conséquences actuelles et à long terme du colonialisme. L’art public est un moyen efficace de favoriser la compréhension, d’établir des relations et d’inciter le public à redresser les torts. Des aides et des programmes permanents sont nécessaires pour soutenir les populations autochtones qui vivent en ville et subissent de multiples facteurs de stress.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Angus, M. (2016, 16 décembre). This is what I wish you knew Nova Scotia Health News. http://www.nshealth.ca/news/what-i-wish-you-knew Bombay, A., Paul, M. et Lewis, B. (2016). This is what I wish you knew: Indigenous peoples in the HRM. Semaine de sensibilisation aux cultures autochtones du gouvernement du Canada, région de l’Atlantique, Halifax, Nouvelle-Écosse.

Corfou, N. (2016, 21 juin). Mi’kmaw Native Friendship Centre unveils ‘heart-wrenching’ tile mural. CBC News NS. http://www.cbc.ca/news/ canada/nova-scotia/aboriginal-indigenous-mural-art-this-is-whatwe-wish-you-knew-1.3643873

Googoo, M (2016). Clay mural project aims to reflect urban Aboriginal community in Halifax. Ku’ku’kwes News. http://kukukwes. com/2016/03/01/clay-mural-project-aims-to-reflect-urbanaboriginal-community-in-halifax/ Graham, A. (2016, 6 octobre). Community art project gives urban Indigenous people platform to share experiences. The Signal. http:// signalhfx.ca/community-art-project-gives-urban-indigenouspeople-platform-to-share-experiences/ New Journeys: Online Friendship Centre Resource (2017, 1er mars). This is what I wish you knew https://www.newjourneys.ca/en/articles/ this-is-what-i-wish-you-knew

Pace, M. (2016, 21 juin). Emotions, struggles of Aboriginal people highlighted in art project unveiled in Halifax. Global News Halifax. http:// globalnews.ca/news/2776135/emotions-struggles-of-aboriginalpeople-highlighted-in-art-project-unveiled-in-halifax/

IMPACT

Ce travail a donné lieu à une exposition permanente intitulée This is What I Wish You Knew au Musée d’histoire naturelle de la Nouvelle-Écosse, à Halifax, en Nouvelle-Écosse. https://naturalhistory.novascotia.ca/what-see-do/ what-i-wish-you-knew

RESSOURCES

CONNEXES

Letendre, D. (2016). Wapska Oohoo. Ecology & Action, 24(3), 6-7. Letendre, D., Paul, J., Carrier, L., Schwartz, F., Sinno, J., Paul, M., Taunton, C., Vukic, A., Wexler, L., & Bombay, A. (2019). This is what I wish you knew : Identity and wellbeing among urban Aboriginal Peoples in Halifax [Présentation de conférence]. Conférence sur la mobilisation des connaissances du RCAU Atlantique, Fredericton, N.-B. https://www.unb.ca/conferences/UAKN2019/index.html.

Wexler, L., Bombay, A., Vukic, A., Blackmore, S., Fearon, B., Gillis, A., Hollohan, B., Letendre, D., Steen, E., Taunton, C., Paul, M., Peek, J., & Young, C. (2016). Exploring boundaries within a community-led Truth and Reconciliation project of the Mi’kmaq Friendship Center : This is What I Wish You Knew [Présentation plénière] Solidarit(i)és : A Joint Canadian Anthropology Society and American Anthropological Association Conference, Halifax, N.-É. https://casca2016.files.wordpress. com/2015/07/full-program-casca-sana.pdf

Élever l’esprit : Le projet de storytelling numérique Opokaa’sin

PRODUIT

Rapport

https://policywise.com/wp-content/uploads/resources/2018/01/201801JAN-24-Scientific-report-1604SM-NewberryAlexander.pdf

Site web

La bibliothèque du storytelling numérique

ANNÉE DE SOUMISSION

2018

LOCALISATION

Lethbridge, AB

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

PolicyWise pour les enfants et les familles

Fondation communautaire de Lethbridge et du sud-ouest de l’Alberta Bureau des services de recherche et d’innovation de l’Université de Lethbridge

CONTACT

Tanya Pace Crosschild, director@opokaasin.org

Dre Jan Newberry, jan.newberry@uleth.ca

Dre Kristine Alexander, kristine.alexander@uleth.ca

ÉQUIPE DE RECHERCHE (Y COMPRIS LES PARTENAIRES)

responsAble communAutAire :

Tanya Pace Crosschild, Opokaa’sin, Lethbridge, AB

pArtenAires communAutAires :

Francis First Charger, Université de Lethbridge, Lethbridge, AB

Dre Michelle Hogue, Université de Lethbridge, Lethbridge, AB

Edna Bad Eagle, Nation Piikani, AB

Aîné∙es pieds-noirs :

Raymond Many Bears, Cardston, AB

Peter Weasel Moccasin, Lethbridge, AB Shirlee Crow Shoe, Nation Apatohsipiikani, Piikani Kanattsomitaiksi ‘Brave Dogs’, AB

Rose Marie Tailfeathers, Blood (ou Kainai) Nation, AB

Caroline Yellow Horn, Piikani Blackfoot Crossing, AB Wilfred Yellow Wings, Piikani Blackfoot Crossing, AB Charlene Plume, Blood Tribe, Kainai, AB

chercheur∙euses principAux∙Ales/ co-demAndeur∙euses :

Dre Jan Newberry, Université de Lethbridge, Lethbridge, AB Dre Kristine Alexander, Université de Lethbridge, Lethbridge, AB

cheffe de projet et chercheuse principAle :

Amy Mack, Université de Lethbridge, Lethbridge, AB cheffe de projet :

Erin Spring, Professeure associée, Université de Calgary, Calgary, AB chercheuses étudiAnt∙es de cycle supérieur:

Kaitlynn Weaver, Université de Lethbridge, Lethbridge, AB

Ashley Henrickson, Université de Lethbridge, Lethbridge, AB chercheur∙euse Autochtone émergent∙e :

Taylor Little Mustache, Université de Lethbridge, Lethbridge, AB chercheur∙eusss étudiAnt∙es de premier cycle :

Deanna Provost, Université de Lethbridge, Lethbridge, AB

Jamie Lewis, Université de Lethbridge, Lethbridge, AB

Cecilia Reid, Université de Lethbridge, Lethbridge, AB chercheur∙euses du secondAire:

Tesla Heavy Runner, Lethbridge, AB

Hudson Eagle Bear, Lethbridge, AB

Jimmy Vielle, Université de Lethbridge, Lethbridge, AB

peu d’études ont examiné l’implication des enfants autochtones dans le processus de storytelling numérique et son impact sur la résilience culturelle, les relations intergénérationnelles et la transmission des connaissances. C’est pourquoi l’Opokaa’sin Early Intervention Society (OEIS), une organisation à but non lucratif qui s’occupe des enfants autochtones et de leurs familles dans le sud de l’Alberta, et l’Institute for Child and Youth Studies de l’Université de Lethbridge ont collaboré à un vaste projet en deux phases. La phase I était un projet de photo-incitation sur les valeurs locales en matière d’éducation des enfants au sein des familles pieds-noirs. La phase II, Raising Spirit (élever l’esprit), qui a impliqué des enfants de l’école primaire jusqu’à des personnes travaillant dans le cadre de bourses postdoctorales, s’est concentrée sur la création de la bibliothèque numérique de contes pieds-noirs Opokaa’sin, sur un programme d’éducation artistique et sur une exposition publique.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Pour contrebalancer la programmation générique, l’objectif principal du projet Raising Spirit était de constituer une bibliothèque numérique d’histoires, d’images et d’enregistrements audio qui définissent les valeurs considérées comme importantes dans l’éducation des enfants pieds-noirs. Les objectifs spécifiques étaient les suivants : 1) légitimer le rôle parental et les programmes proposés par la communauté Opokaa’sin ; 2) amplifier le transfert intergénérationnel des valeurs liées à l’éducation des enfants ; 3) former les jeunes (du collège aux boursier∙ères postdoctoraux∙ales) et la communauté pied-noir à la recherche, à la production de connaissances culturelles et à la préservation ; et 4) accroître la résilience et les capacités des étudiant∙es et des communautés. Grâce à une approche de chercheur-participant axée sur la pratique, d’autres photos et vidéos de la communauté ont été recueillies, ainsi que des récits traditionnels et des entretiens avec des aîné∙es et des détenteur∙trices de savoirs culturels. À l’aide du logiciel Design Studio, une analyse collaborative des données a permis d’identifier quatre valeurs fondamentales en matière d’éducation des enfants : l’appartenance, la maîtrise, la générosité et l’indépendance. Ces valeurs ont été associées à des mots de la langue pied-noir. Les quatre valeurs ont ensuite été cartographiées sur la version de la roue médicinale des communautés Opokaa’sin, le cercle du courage, qu’elles utilisaient déjà pour fonder leur programmation. À l’aide du logiciel libre ThingLink, l’ensemble des archives d’histoires, d’images et d’enregistrements audio — qui appartiennent aux communautés Opokaa’sin — a été rendu disponible sur des appareils mobiles.

RÉSULTATS

La résilience

Le colonialisme et le génocide ont perturbé la transmission des valeurs liées à l›éducation des enfants. Connaître sa culture, ses valeurs et sa langue peut accroître la résilience. La bibliothèque de récits numériques illustre et soutient la persistance des valeurs des Pieds-Noirs et leur transmission continue.

Renforcement des capacités

Raising Spirit a contribué à la mise en place de l’infrastructure nécessaire ainsi qu’à la capacité permanente des communautés à gérer la bibliothèque.

Transfert intergénérationnel

Dans la vision du monde des Pieds-Noirs, la connaissance est basée sur l’échange et les relations saines. Le transfert de connaissances a été favorisé entre les générations ainsi qu’entre l’université et le partenaire communautaire. Les jeunes pris en charge ont noué de nouvelles relations et ont été initié∙es à l’enseignement postsecondaire et aux possibilités d’amélioration de l’emploi.

Archives pour soutenir une programmation culturellement appropriée

La bibliothèque intègre des histoires, des images et des voix permettant à l’utilisateur∙trice d’établir des liens entre les valeurs culturelles et des exemples concrets d’éducation des enfants.

La jeunesse

Les jeunes ont travaillé aux côtés d’expert∙es et ont acquis une expertise dans les processus de recherche et de création.

Élever l’esprit : Le projet de storytelling numérique Opokaa’sin

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Dans l’esprit des appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation, Raising Spirit repose sur un travail de réconciliation entre la communauté et l›université, les praticien∙nes et les universitaires, les aîné∙es et les jeunes, les Autochtones et les colons (settlers).

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Alexander, K., Eagle Bear, H., Heavy Runner, T., Henrickson, A., Little Mustache, T., Newberry, J., Pace-Crosschild, T., Spring, E., Weaver, K., & Erin Spring (2018). Translating encounters and challenging settler colonialism: How a transmedia project connects Indigenous young people with higher education. The Journal of Community Engagement and Higher Education, 10(1), 61-71. https://files.eric.ed.gov/fulltext/ EJ1271558.pdf

Mack, A., Newberry, J., et Erin Spring, 2021. Returning to the trouble. Entanglements : Experiments in Multimodal Ethnography, 40(1), 28-31. https://entanglementsjournal.org/returning-to-the-trouble-2/

Mack, A. et Newberry, J. (2018). “It makes me feel good to teach people about our culture”: Centering the voices of young people through research methods. Revue canadienne de la famille et de la jeunesse, 10(2), 85-104. https://doi.org/10.29173/cjfy29392

Newberry, J. et Mack, A. (2020). Reconciling accounts: Refusing expertise in a transmedia project with Indigenous young people in Canada. Collaborative Anthropologies, 13(1), 77-108. https://www.doi. org/10.1353/cla.2020.0001

Newberry, J. et Pace-Crosschild, T. (2019). Braiding sweetgrass families: A transmedia project on parenting in Blackfoot Territory. Families, Relationships, and Societies, 9(1), 173-180. https://doi.org/10.1332/20 4674319X15592173807871

Pace-Crosschild, T. (2018). Decolonising childrearing and challenging the patriarchal nuclear family through Indigenous Knowledge: An Opokaa’sin project : An Opokaa’sin project. Dans R. Rosen, & K. Twamley (Eds.), Feminism and the politics of childhood : Friends or foes ? (pp. 191-198). UCL Press. https://www.jstor.org/stable/j. ctt21c4t9k.19

Présentations de conférences

Little Mustache, T., et Newberry, J. (2016, 20 octobre). Photo-elicitation and Indigenous expertise: Can ethnography be decolonized? [Panel presentation]. Youngsters: On the Cultures of Children and Youth, conférence inaugurale de l’Association for Research in the Cultures of Young People (ARCYP), Simon Fraser University, Vancouver, C.-B. Little Mustache, T., Newberry, J. et Mack, A. (2016, 31 mai). Research in Indigenous young people’s cultures [Présentation de conférence]. Association for Research in Cultures of Young People (ARCYP), 2016 Congress of the Humanities and Social Sciences. Calgary, AB. Mack, A. et Newberry, J. (2017, 31 mars). “It makes me feel good to teach people about our culture”: Centering the voices of young people through research methods. Pour le symposium I-CYS, At the Intersections of Childhood, Université de Lethbridge, Lethbridge, AB. https://www.ulethbridge.ca/research/centres-institutes/ institute-child-and-youth-studies/i-cys-symposium-intersections-0

Mack, A., Spring, E, et Newberry, J. (2016, 11 mai). Para-ethnography: A method for decolonizing anthropology? [Table ronde]. Solidarit(i)és : A Joint Canadian Anthropology Society and American Anthropological Association Conference, Halifax, N.-É.

Newberry, J. (2018, 4 mai). Translating encounters and contaminated collaborations: The Raising Spirit project (Présentation de conférence). Department of Childhood Studies 10th Anniversary Celebration, Rutgers University-Camden, Camden, NJ. https:// childhoodstudies10year.wordpress.com/

Newberry, J. (2019, 9 mai). NO: What does refusal tell us about transmedia collaborations, reconciliation, and the burden of expertise? [Présentation de conférence]. Jeunes 2, Université Ryerson, Toronto, ON. https://static1.squarespace.com/ static/5f2c73621eb6b202a2c1ba2b/t/5f3d65d2527cfe3b6a2a0 e5e/1597859282916/Youngsters+2019+Program.pdf

Billets de blogue

Alexander, K., Mack, A., Newberry, J. et Spring, E. (2016, 26 mai). Raising Spirit : The Blackfoot digital storytelling project Blogue du Département d’études intégrées en éducation de l’Université McGill, Belonging, identity, language, diversity research group (BILRG). http://bild-lida.ca/blog/uncategorized/ raising-spirit-the-opokaasin-digital-storytelling-project/

Alexander, K., Mack, A., Newberry, J., & Spring, E. (2017, November 7) Raising Spirit and decolonizing methods. Neos pp. 4-5. http://acyig.americananthro.org/2016/11/07/ neos-highlights-raising-spirit-and-decolonizing-methods/ Lien vers l’article : http://acyig.americananthro.org/wpcontent/ uploads/2011/12/Neos_Oct2016_final.pdf

Couverture médiatique

Dalton, A., & Crop Eared Wolf, S. (2016) Raising Spirit : The Opokaa’sin digital storytelling project [Exposition de photos]. Exposée au Park Place Mall et à l’Opokaa’sin Early Intervention Society, Lethbridge, Alberta, du 5 au 19 mars et le 21 mars 2016.

Université de Lethbridge (2016, 10 mars). Opening celebrations of Raising Spirit: The Opokaa’sin digital storytelling project photo exhibit Université de Lethbridge. https://www.ulethbridge.ca/communications/ advisory-opening-celebration-raising-spirit-opokaa%E2%80%99sindigital-storytelling-project-photo-exhibit

Université de Lethbridge (2017, 22 février). Raising Spirit project receives Canada 150 grant. Université de Lethbridge. https://www.uleth.ca/ unews/article/raising-spirit-project-receives-canada-150-grant#. YJ3CGqhKhEZ

IMPACT

L’OEIS continue d’enrichir la bibliothèque et de la partager avec la communauté. Le lien du projet est partagé avec la communauté par le biais des médias sociaux, des bulletins d’information et des bulletins communautaires. Les programmes d’Opokaa’sin accèdent régulièrement à la bibliothèque numérique ThingLink comme outil d’enseignement pour les enfants, les jeunes, le personnel et les familles, afin de fournir des ressources linguistiques et historiques et de faciliter le retour à la communauté et à la famille d’origine.

Impacts de la criminalisation de la non-divulgation du VIH sur les populations autochtones — Étude de cas à Regina

en 2016, les taux d’infection par le VIH en Saskatchewan (14,5/100 000) étaient deux fois plus élevés que la moyenne nationale (6,4/100 000). En outre, les hommes autochtones représentaient 72 % de tous les cas de VIH nouvellement diagnostiqués et les femmes autochtones 88 %. Pourtant, peu de recherches ont été menées sur l’impact des lois pénales canadiennes relatives à la non-divulgation du VIH sur les populations autochtones. La stigmatisation liée au VIH recoupe d’autres formes de discrimination auxquelles les populations autochtones sont confrontées, notamment le colonialisme, le racisme, le sexisme, l’homophobie, la transphobie, la pauvreté et le simple fait d’être autochtone. Il est urgent que les professionnel∙les de la politique, du droit et des soins de santé, les chercheur∙euses et les défenseur∙euses comprennent mieux les réalités du VIH dans les communautés autochtones urbaines. C’est dans cette optique que l’Université de la Saskatchewan (USask) et le Réseau All Nations Hope ont mené une étude de cas sur le VIH à Regina.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

La recherche comportait cinq objectifs : 1) identifier l’impact des lois sur la non-divulgation du VIH sur les personnes autochtones ; 2) comprendre les implications de ces lois pour les organisations de services communautaires ; 3) identifier les besoins et les recommandations des travailleur∙euses de première ligne autochtones et des personnes vivant avec le VIH ; 4) centrer les connaissances et les perspectives autochtones dans les recommandations politiques et juridiques ; et 5) créer une base pour les recherches futures. L’équipe a examiné la non-divulgation du VIH et le droit pénal canadien et a étudié le VIH dans un contexte colonial. En outre, 26 personnes ont été interrogées sur leur connaissance des lois sur la non-divulgation, sur l’impact de la loi sur elles-mêmes et sur la communauté, et sur les soutiens et les besoins existants à Regina pour naviguer dans les questions juridiques au sein du système de justice pénale canadien.

RÉSULTATS

Les chercheur∙euses ont identifié plusieurs impacts des lois sur la non-divulgation du VIH sur les populations autochtones : 1) la peur de l’incarcération en raison de la stigmatisation sociale ; 2) les effets négatifs sur les relations sexuelles, la peur ou l’évitement des rapports sexuels ; 3) la violence genrée résultant de l’utilisation par les partenaires du statut VIH pour contraindre, manipuler, nuire, voire incarcérer ; 4) la discrimination de la part de la police qui a eu recours à une violence et une intimidation accrues, a violé la confidentialité et a signalé les personnes séropositives dans les dossiers internes de la police ; et 5) la criminalisation du fait d’être autochtone et séropositif, ce qui entraîne une surveillance accrue, le traitement comme déviant et le risque d’une discrimination plus importante.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2017/02/PRC-

UAKN-Final-Paper_The-Impacts-of-the-Criminalization-ofHIV_2018v2.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2018

LOCALISATION

Regina, SK

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Margaret Kisikaw Piyesis, All Nations Hope Network, Regina, SK

chercheuse principAle :

Dre Emily Snyder, USask, Regina, SK

chercheuse communAutAire :

Krista Shore, Regina, SK

AssistAnte de recherche :

Jacqueline Smith, USask, Saskatoon, SK

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dre Emily Snyder, emily.snyder@usask.ca

Margaret Kisikaw Piyesis, kisikawpiyesis@ allnationshope.ca

Dr Ryan Walker, ryan.walker@usask.ca

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Les recommandations de l’équipe et de la communauté sont présentées ci-dessous.

Approches de la non-divulgation du VIH

Souligner les expériences et les connaissances des communautés autochtones et des personnes vivant avec le VIH lors de l’évaluation et de la discussion des lois pénales canadiennes relatives à la non-divulgation de l’information sur le VIH. Reconnaître les contextes juridiques et coloniaux plus larges, passés et présents, auxquels les peuples autochtones sont confrontés. Aborder la non-divulgation du VIH dans une perspective intersectionnelle.

Droit et justice

Intégrer les lois et les réponses juridiques autochtones dans la loi sur la non-divulgation du VIH.

Éducation et formation

Mener davantage de recherches sur les impacts de la criminalisation de la non-divulgation du VIH sur les peuples autochtones vivant avec le VIH. Augmenter les ressources et l’éducation sur la non-divulgation du VIH et la loi pour la communauté autochtone séropositive à Regina et au-delà. Améliorer l’éducation et la formation des policier∙ères, des avocat∙es, des juges et des travailleur∙euses de la santé afin qu’iels comprennent la complexité des expériences des peuples autochtones en matière de non-divulgation du VIH et de VIH en général.

Soutien et services

Augmenter les ressources juridiques et de non-divulgation du VIH pour les personnes autochtones vivant avec le VIH. Créer des services VIH accessibles et élargis pour les Autochtones séropositif∙ives. Embaucher davantage de travailleur∙euses de première ligne autochtones et séropositif∙ives. Reconnaître les forces de la communauté autochtone séropositive. Écouter, apprendre et collaborer avec la communauté.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

All Nations Hope Network (2017). ). Criminalization of HIV non-disclosure: Impacts on Indigenous people in Regina. Réseau All Nations Hope. https://allnationshope.ca/userdata/files/187/HIV%20Non%20 Disclosure%20Project/HIV%20Non-Disclosure%20Community%20 Booklet%20-%20Final.pdf

Erickson, M., Shannon, K., Ranville, F., Pooyak, S., Howard, T., McBride, B., … & Krüsi, A. (2022). “They look at you like you’re contaminated”: How HIV-related stigma shapes access to care for incarcerated women living with HIV in a Canadian setting. Revue canadienne de santé publique, 113(2), 282-292. https://doi.org/10.17269/ s41997-021-00562-z

Hayward, A., Cidro, J. et Roulette, C. (2020). Identifying the gaps: A scoping review of urban Indigenous health and wellness studies in Manitoba and Saskatchewan. Revue canadienne de recherche urbaine, 29(2), 32-54. https://cjur.uwinnipeg.ca/index.php/cjur/article/ view/292/139

Snyder, E. et Kisikaw Piyesis, M. (s.d.). Indigenous resilience and allyship in the face of HIV non-disclosure criminalization. The AHA Centre. https://www.ahacentre.ca/indigenous-resilience.html

Snyder, E. & Kisikaw Piyesis M. (2018). HIV non-disclosure and the l [Présentation communautaire]. Réseau All Nations Hope, Regina, SK. Snyder, E. et Kisikaw Piyesis, M. (2018, 27 janvier). HIV non-disclosure and Canadian law: Impacts on Indigenous people in Regina [Présentation de conférence]. Conférence sur les technologies de la justice, Association canadienne droit et société, Oshawa, ON. Snyder, E. & Kisikaw Piyesis, M. (2018, 26 avril). Community perspectives on the criminalization of HIV non-disclosure and its impacts on Indigenous people who are HIV-positive [Présentation de conférence]. Association canadienne de recherche sur le VIH, Vancouver, C.-B. https://www.cahr-acrv.ca/wp-content/uploads/2018/04/CAHR2018-PROGRAM-AT-A-GLANCE-web.pdf

Snyder, E. et Kisikaw Piyesis, M. (2021, 3 mai). Indigenous resilience and allyship in the context of HIV non-disclosure criminalization: Conversations with Indigenous people living with HIV and allies working in support of community [Affiche virtuelle]. Conférence annuelle de l’Association canadienne de recherche sur le VIH. https://az659834.vo.msecnd.net/ eventsairwestusprod/production-seatoskymeeting-public/82b2e0c23 346431d82fa2f42eae57dac

Cette recherche a également été partagée directement avec le Réseau juridique VIH et le CAAN.

IMPACT

Deux des chercheur∙euses ont demandé (et reçu) 2 906,24 $ d’une subvention d’échange du CRSH (subvention interne d’USask) intitulée Community Conversations: HIV Non-Disclosure and Canadian Law (Conversations communautaires : la non-divulgation du VIH et le droit canadien), où ies ont organisé (avec Danita Wahpoosewyan) un rassemblement communautaire sur les questions liées à la criminalisation de la non-divulgation, y compris le partage des résultats de la recherche financée par le RCAU. Cette recherche a également conduit les deux mêmes chercheur∙euses à participer à une subvention de développement de la recherche du CRSH (CP : Eli Manning) intitulée Direct Impact: Understanding Race and Punishment in HIV Criminalization (Impact direct : comprendre le racisme et le châtiment dans le contexte de la criminalisation du VIH), qui examine comment le racisme systémique et le colonialisme de peuplement façonnent la criminalisation du VIH.

Comparaison de l’expérience vécue par les peuples autochtones urbains avec les droits canadiens à la qualité de vie

au CouRs de la dernière décennie, le Community-University Institute for Social Research (CUISR) a étudié la signification de la « qualité de vie » (QdV) pour les citoyen∙nes de Saskatoon. S’appuyant sur cette base, cette étude examine la qualité de vie en relation avec les expériences vécues par les peuples autochtones urbains de Saskatoon, en Saskatchewan, en 2013-2014. L’équipe de recherche comprenait des universitaires et des représentant∙es de la Nation crie Opaskwayak, de la Saskatoon Urban Aborignal Strategy (UAS), du Saskatchewan Indian Institute of Technologies et du Bureau du commissaire aux traités. L’étude avait trois objectifs : 1) réaliser une évaluation comparative complète de la qualité de vie des Autochtones ; 2) identifier les obstacles à la qualité de vie et les cadres politiques et programmatiques nécessaires pour les surmonter ; et 3) relier la qualité de vie des Autochtones à leur compréhension des cadres conventionnels, constitutionnels, statutaires et normatifs, ainsi qu’aux obligations des gouvernements de maintenir les droits des Autochtones.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Il y avait trois objectifs : 1) évaluer les expériences vécues de la qualité de vie des populations autochtones urbaines ; 2) comparer les résultats avec le discours gouvernemental sur l’amélioration de la qualité de vie des populations autochtones et de la population en général ; et 3) proposer des orientations stratégiques généralisables sur la manière d’améliorer la qualité de vie des populations autochtones vivant à Saskatoon. Dans le cadre d’un partenariat officiel, l’équipe de recherche a utilisé une approche de recherche à méthodes mixtes dans un cadre de recherche participative. Les priorités de recherche ont été définies par, pour et avec les populations autochtones. Trois méthodes ont été utilisées pour recueillir des données de base sur la population autochtone urbaine : 1) une enquête en ligne (N=105) ; 2) des entretiens semi-structurés en personne (N=19) ; et 3) des groupes de discussion animés (N=2).

PRODUIT

Rapport

http://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/UAKN-PRCFinal-Report_Comparing-the-Lived-Experience-of-UrbanAboriginal-Peoples-with-Canadian-Rights-to-Quality-ofLife_FINAL_Spring-2014.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2014

LOCALISATION

Saskatoon, SK

ÉQUIPE DE RECHERCHE

membres de lA communAuté :

Bill Holden, Community-University Institute for Social Research, USask, Saskatoon, SK

Brad Bird, Saskatoon Urban Aboriginal Strategy, Saskatoon, SK

Harry Lafound, Bureau du commissaire aux traités, Saskatoon, SK

Darlene Lanceley, Saskatchewan Indian Institute of Technology, Saskatoon, SK

chercheuse principAle :

Dre Isobel M. Findlay, Community-University Institute for Social Research, USask, Saskatoon, SK

chercheur∙euse Autochtone émergent∙e : Rose Antsanen, USask, Saskatoon, SK

chercheurs :

Dr Joe Garcea, USask, Saskatoon, SK

Dr John G. Hansen, USask, Saskatoon, SK

Jethro Cheng, Community-University Institute for Social Research, Université de la Saskatchewan, Saskatoon, SK

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dre Isobel M. Findlay, findlay@edwards.usask.ca

Brad Bird, bird@saskatonlibrary.ca

RÉSULTATS

Enquête en ligne

Les obstacles à la qualité de vie comprennent la marginalisation et l’assujettissement (40 %), le coût de la vie (34 %), les problèmes de santé (13 %) et le manque d’accès à des services et soutiens appropriés (12 %). Les facteurs clés de la qualité de vie sont l’emploi, le niveau de revenu, un logement adéquat, les relations familiales, la bonne santé et des communautés chaleureuses et accueillantes. Les principaux facteurs d’amélioration de la qualité de la vie sont l’augmentation des possibilités d’éducation et de formation, l’amélioration du système judiciaire et une meilleure compréhension de la culture et des droits autochtones, des possibilités d’emploi, du financement des services communautaires et sociaux, ainsi que des lieux culturels et spirituels.

Entrevues

Les facteurs qui améliorent la qualité de vie sont l’éducation, l’emploi, la famille, l’argent, la nourriture, le logement, un bon quartier, les ami∙es, le respect, le respect des traités, les enseignements et la culture traditionnels, ainsi que les centres d’amitié. Les facteurs entravant la qualité de vie sont la discrimination, l’héritage des pensionnats, l’alcoolisme et la toxicomanie, le sous-emploi et le chômage, l’implication dans le système judiciaire, les traumatismes de l’enfance, le stress et le manque de moyens de transport.

Groupes de discussion

Les obstacles à la qualité de vie comprennent la discrimination, l’éducation/les pensionnats, le placement en famille d’accueil, le logement et le transport, le taxage (bullying), la pauvreté, les gangs et les drogues. Les facteurs qui améliorent la qualité de vie sont la famille, la culture et le sentiment d’appartenance, l’éducation et l’emploi, le logement, ainsi que le respect des promesses et des relations découlant du traité.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Selon les auteur∙ices, « il est essentiel de reconnaître l’importance des promesses des traités et des droits des Autochtones, ainsi que les effets uniques de la colonisation sur la vie des Autochtones, pour défaire les cadres enracinés, reconstruire les relations, renforcer les capacités individuelles et institutionnelles afin d’améliorer la qualité de vie des Autochtones, et parvenir à une société juste dans laquelle les capacités et les contributions de tous∙tes les citoyen∙nes comptent « (Findlay, et al., 2014, p.30). Les chercheur∙euses espèrent que les résultats de la recherche « serviront de catalyseur pour relancer la discussion sur les obligations des différents niveaux de gouvernement de maintenir les droits énoncés dans les traités pour les peuples autochtones urbains » (p.30).

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Bridges, B. & Walls, N. (2018). Migration, displacement and education: Building bridges, not walls. Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. http://bit.ly/2019gemreport Campbell-Chudoba, R. (2019, 6 juin). Métis student engagement at the University of Saskatchewan [Présentation de conférence]. Conférence de la Société canadienne pour l’étude de l’éducation, Université de Regina, Regina, SK.

Heimlick, M. J. (2017). Investigating a First Nations cultural model of employment [Thèse de doctorat non publiée]. Université de la Saskatchewan. https://harvest.usask.ca/bitstream/handle/10388/7956/ HEIMLICK-THESIS-2017.pdf?sequence=1&isAllowed=y Shukla, A. et Pandit, T. (2021). Moving towards a better future: Education through placemaking with migrant children. Dans P. Sivakumar, & S. Irudaya Rajan (Eds.), Sustainable development goals and migration (pp. 103-116). Routledge India. https://www. taylorfrancis.com/chapters/edit/10.4324/9780429346866-6/ moving-towards-better-future-anurag-shukla-titiksha-pandit Wilk, P., Maltby, A. et Cooke, M. (2017). Residential schools and the effects on Indigenous health and well-being in Canada-a scoping review. Public Health Reviews, 38(1), 1-23. https://doi.org/10.1186/ s40985-017-0055-6

IMPACT

ResearchGate signale les lectures régulières, les citations et les recommandations.

Notre héritage : Réflexions sur le leadership dans le mouvement des centres d’amitié

La fédéRation des centres d’amitié autochtones de l’Ontario (OFIFC) a passé des décennies à affiner les pratiques de gouvernance et de leadership basées sur la culture, mais ces rôles n’ont pas été documentés. Ce rapport décrit deux projets de recherche complémentaires du RCAU qui comblent cette lacune. Le premier, intitulé Where Are We? (Où en sommes-nous ?), examine la prestation de services, le rôle des directions générales (DG) dans les centres d’amitié et les caractéristiques du leadership autochtone en milieu urbain. Le second projet de recherche, intitulé Where Are We Going? (Où allons-nous?) vise à approfondir notre compréhension du leadership et de l’engagement des jeunes dans les communautés autochtones urbaines. Le rapport qui en résulte, axé sur le leadership autochtone en milieu urbain, examine les intersections et les divergences entre les points de vue des directions générales et ceux des jeunes Autochtones en milieu urbain.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Le Cadre de recherche de USAI (2016) — qui exige que les processus et les résultats de la recherche soient utiles, s’expriment d’eux-mêmes, soient accessibles et interrelationnels pour les communautés concernées — a guidé les quatre objectifs de la recherche. Ces objectifs de recherche étaient les suivants : 1) s’appuyer sur les expériences des principaux leaders autochtones urbains pour comprendre comment permettre et outiller les autres à cultiver des compétences en leadership ; 2) documenter les expériences individuelles et les bonnes pratiques qui ont contribué au développement des opportunités de leadership, des compétences et de l’impact des sites de prestation de services et des organisations ; 3) identifier les défis et les opportunités pour les jeunes dans l’accès aux opportunités de leadership au sein de leurs communautés ; 4) identifier les étapes pour les sites de prestation de services et les organisations afin de permettre et équiper les Autochtones urbains, y compris les jeunes, à devenir les leaders de leurs communautés. L’équipe de recherche a interrogé sept directions de centres d’amitié. Par la suite, le personnel de l’OFIFC, ainsi que des représentant∙es du conseil d’administration des jeunes, a participé à une série d’ateliers et d’activités de recherche structurés autour des traumatismes historiques et des pratiques éclairées par les traumatismes, de la planification d’événements, du leadership autochtone, et des rôles et responsabilités des jeunes. Les chercheur∙euses ont utilisé une analyse narrative des données. Le rapport final a été guidé par les autoréflexions des membres de la communauté et leurs expériences et compréhensions interdépendantes du développement du mouvement des centres d’amitié (MCA) ainsi que leurs parcours personnels au sein des communautés des centres d’amitié.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2022/09/OFIFC_OurInheritance-Report.pdf

La vidéo n’a pas été diffusée.

ANNÉE DE SOUMISSION

2018

LOCALISATION

Toronto, ON

ÉQUIPE DE RECHERCHE

directrice de recherche :

Magda Smolewski, OFIFC, Toronto, ON détenteur∙trices de connAissAnces :

Jaynane Burning-Fields, Centre d’amitié régional de Niagara, Niagara-on-the-Lake, ON

Veronica Nicholson, Centre d’amitié autochtone de Timmins, Timmins, ON

Al Day, Centre d’amitié N’Amerind, London, ON

Sheila McMahon, Centre d’amitié autochtone unifié, Fort Frances, ON

Susan Barberstock, Mohawks de la baie de Quinte, Centre de bien-être communautaire, Deseronto, ON

Cathy Syrette, Centre d’amitié autochtone de Sault Ste. Marie, Sault Ste. Marie, ON

Kris Noakes, The Indigenous Network (Peel Aboriginal Network), Hamilton, ON chercheur∙euses :

Shane Camastro, OFIFC, Toronto, ON Felicity Oien, OFIFC, Toronto, ON Sara Blanke, OFIFC, Toronto, ON Jade Huguenin, chercheuse, OFIFC, Toronto, ON jeunes chercheur∙euses :

Desiree Hill, Centre d’amitié autochtone Can-Am, Windsor, ON

Cassandra Giba White, Centre d’amitié autochtone de Thunder Bay, Thunder Bay, ON

Frankie Antone, Centre d’amitié autochtone N’Swakamok, Sudbury, ON

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Magda Smolewski, msmolewski@ofifc.org

RÉSULTATS

Les DG ont décrit leur parcours de leadership comme étant composé d’un certain nombre de relations, d’événements et d’expériences dynamiques survenus tout au long de leur vie.

Les jeunes ont décrit leur parcours de leadership comme étant composé d’un certain nombre de processus, d’expériences et de défis différents plutôt que comme un moment ou une opportunité unique. L’analyse finale a révélé ce qui suit.

1. Le leadership est une expérience à laquelle les membres de la communauté accèdent selon un éventail de possibilités.

2. Le leadership est fondé sur le service à la communauté à travers le développement des relations.

3. Les dirigeant∙es ont des visions différentes de leur centre d’amitié local, mais iels partagent une même vision, celle d’une expansion continue des services communautaires locaux qui soutiennent la communauté autochtone.

4. Un leader est une personne qui place le service à la communauté au-dessus d’elle-même, et motive les autres à faire de même.

5. Le leadership implique de prendre la parole pour mettre en œuvre le changement.

6. Connaître sa communauté est indispensable pour savoir où l’on va.

7. Le mentorat fait partie intégrante du leadership.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

En réfléchissant à l’héritage historique de l’OFIFC et du Centre d’amitié en matière de leadership et de gouvernance fondés sur la culture, les jeunes et les directions générales évoquent collectivement le rôle vital des relations, la culture de la gentillesse, et la reconnaissance des responsabilités claniques et des dons spécifiques.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Le rapport a été diffusé dans tous les centres d’amitié de l’Ontario et les conclusions ont été partagées avec des partenaires, lors de conférences et de présentations.

IMPACT

Le projet a permis d’accroître les possibilités de mentorat et de leadership des jeunes au sein du MCA.

RÉFÉRENCES

OFIFC (2016). Cadre de recherche de l’USAI, 2ème édition OFIFC. https:// ofifc.org/wp-content/uploads/2020/03/USAI-Research-FrameworkSecond-Edition.pdf

Explorer

la

gouvernance scolaire adaptée à la culture pour la réussite des élèves autochtones à Saskatoon (Saskatchewan)

aCtueLLement, Saskatoon abrite le plus grand nombre de membres du Saskatoon Tribal Council (STC) vivant hors réserve, dont environ 1 000 enfants d’âge scolaire qui constituent le groupe démographique à la croissance la plus rapide dans les écoles de la ville. En 2010, la Greater Saskatoon Catholic Schools Division (GSCSD) et le STC ont établi le partenariat Mamawohkamatowin afin de favoriser des relations plus étroites entre la GSCSD et les peuples des Premières nations et des Métis. Suite à la demande infructueuse du STC de créer une commission mixte pour faciliter la co-gouvernance de l’éducation des Premières Nations par le STC et la GSCSD dans le contexte de Saskatoon, le partenariat s’est éteint. Ce rapport retrace l’histoire du partenariat, présente les recherches qui soutiennent la création de commissions mixtes et donne un exemple de mise en œuvre réussie du modèle de commission mixte.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

La recherche a été menée au nom du STC. En plus d’un examen complet de la littérature et des politiques, l’étude de cas qualitative a procédé à un examen descriptif des documents du partenariat Mamawohkamatowin, à des entretiens individuels et collectifs, et à une analyse inductive et déductive des données. Les objectifs spécifiques de la recherche étaient 1) de documenter les succès et les défis rencontrés par le partenariat Mamawohkamatowin et 2) de faire avancer les demandes de la CRV, article 10 (v), en particulier en ce qui concerne les innovations en matière d’éducation permettant la responsabilité, le contrôle et la redevabilité, et permettant aux parents autochtones de participer pleinement à l’éducation de leurs enfants.

RÉSULTATS

Revue de la littérature

Les écoles de la Saskatchewan n’ont pas réussi à garantir des résultats scolaires équitables aux apprenant∙es autochtones. Les disparités extrêmes dans les résultats scolaires menacent la cohésion sociale et la viabilité économique. La réussite scolaire est liée à la culture et à la cognition. La transformation systémique nécessite une gouvernance innovante favorisant une plus grande implication des parents autochtones dans l’éducation de leurs enfants et un meilleur contrôle de celle-ci.

Examen des politiques

La politique de partenariat du ministère provincial de l’Éducation, adoptée en 2003, définit et encourage spécifiquement la gestion et la gouvernance partagées du système éducatif provincial.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2015/05/PRC-FinalPaper_Exploring-Culturally-Responsive-School-Governancefor-Aboriginal-Student-Success-in-Saskatoon_2016.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2015

LOCALISATION

Saskatoon, SK

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Michael Shane Henry, Saskatoon Tribal Council, Regina, SK

chercheur principAl :

Michael Cottrell, USask, Regina, SK

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dr Michael Cottrell, michael.cottrell@usask.ca

Michael Shane Henry, mhenry@sktc.sk.ca

Dr Ryan Walker, ryan.walker@usask.ca

Droits des Autochtones

Pour soutenir la souveraineté autochtone, il convient de démanteler les structures coloniales qui empêchent les Autochtones de participer à la société.

Une co-gouvernance/une gouvernance tripartite réussie

L’accord de partenariat conclu en 2003 par le Battlefords First Nations Joint Board of Education est un exemple de co-gouvernance.

Modèles de gouvernance autochtone urbaine

Le protocole d’accord de 2010 entre le gouvernement du Canada, la Saskatchewan et STC reconnaît la compétence et la gouvernance partagée des Premières Nations en matière d’éducation, mais cette compétence n’a pas été pleinement reconnue ou exercée en milieu urbain.

Partenariat Mamawohkamatowin

Les parties ont d’abord convenu de créer un conseil de gouvernance équitable. Le partenariat a connu de nombreux succès.

En 2012-2013, la transformation du Mamawohkamatowin Partnership en Mamawohkamatowin Educational Alliance a fait l’objet de discussions et un projet d’accord a été élaboré, mais n’a pas été mis en œuvre. Le GSCSD, invoquant son droit constitutionnel à fournir une éducation conforme à la foi catholique, estimait que les mécanismes existants soutenant la participation des parents devraient être mieux utilisés par les parents autochtones et mettait en doute la capacité du STC à gérer et à faire fonctionner quatre écoles. Le STC estimait que le GSCSD n’était pas disposé à engager des discussions sérieuses sur la co-gouvernance sur la base des droits issus des traités autochtones et insistait sur le fait que le contrôle de l’éducation autochtone était un droit inhérent à l’autonomie gouvernementale et qu’il soutenait en outre la décolonisation et la réconciliation.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Le STC espère que ce rapport fondamental permettra d’aller de l’avant en mettant l’accent sur l’extension des droits issus des traités à l’éducation dans les espaces urbains.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Cottrell, M. et Bronkhorst, S. Saskatchewan (2019, février). French Immersion School: A Case Study in Indigenous Student Success [Présentation de conférence]. Conférence sur l’apprentissage par la pratique de la Fondation McDowell, Saskatoon.

Cottrell, M. et Henry, S. (2019, avril). The Saskatoon Tribal Council Co-Governance Project: A case study in Indigenous education reform [Présentation de conférence]. Congrès national sur l’éducation rurale, Saskatoon.

Cottrell, M. et Henry, S. (2020). The Saskatoon Tribal Council Co-Governance Project: Implications for other Saskatchewan tribal councils [Présentation]. East Central First Nations Alliance, Saskatoon.

Cottrell, M. et Henry, S. (2020). The Saskatoon Tribal Council Co-Governance Project: Implications for other Saskatchewan tribal councils [Présentation]. Northern Lights School Division, Saskatoon.

Education and Training Resources (s.d.). Saskatoon Indigenous Community Action Partnership. Consulté le 26 octobre 2020. http://www. sacap.ca/resources

IMPACT

Les conclusions de la recherche ont éclairé les interactions entre le STC et le GSCSD, ce qui a conduit au renouvellement du partenariat Mamawohkamatowin en 2019. Bien que ce partenariat n’ait pas encore abouti à la création d’une structure de co-gouvernance formelle pour le STC, il a amplifié la capacité consultative du STC et augmenté de manière significative les soutiens au niveau de la classe pour les élèves autochtones. Ces soutiens sont particulièrement évidents dans le domaine des langues autochtones, notamment en doublant la capacité de St Francis’ Cree Bilingual School et en créant des soutiens communautaires supplémentaires au St Mary’s Education and Wellness Centre

L’égalité des sexes dans l’obligation de consulter : Donner un sens aux droits de consultation des femmes autochtones

iL s’agit du pRemieR doCument d’une trilogie de documents rédigés en consultation avec le Conseil des peuples autochtones du Nouveau-Brunswick (NBAPC). Développant et élaborant l’ouvrage de Hughes et Stewart intitulé Urban Aboriginal People and the Honour of the Crown (Autochtones urbain∙es et l’honneur de la Couronne), ce document passe en revue la jurisprudence et la littérature juridique universitaire sur l’article 35 et l’obligation de consulter. Il démontre que la jurisprudence en matière de droits des Autochtones ne tient pas compte des femmes autochtones.

MÉTHODOLOGIE ET OBJECTIFS DE LA RECHERCHE

L’accent mis par l’obligation de consultation sur les terres et les ressources connexes, ainsi que sur les structures de représentation créées par la Loi sur les Indiens, a un effet discriminatoire sur les femmes et les filles autochtones en raison de leur genre. Les auteur∙ices décrivent la portée jurisprudentielle de l’obligation de consultation et ses limites conceptuelles. Iels examinent ensuite les implications en termes de genre de la jurisprudence actuelle sur l’obligation de consulter. Iels concluent en réexaminant la décision de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Association des femmes autochtones du Canada c. Canada (1994) et soutiennent que l’obligation de consulter devrait être étendue pour couvrir spécifiquement les droits constitutionnels et les intérêts sociojuridiques des femmes autochtones.

PRODUIT

Publication

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/01/UAKNAtlantic-Final-Paper_GENDERING-THE-DUTY-TO-CONSULT_ Final-Paper-2017.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2017

LOCALISATION

Fredericton, N.-B.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

pArtenAire communAutAire :

Dre Elizabeth Blaney, NBAPC, Fredericton, N.-B.

Aînée :

Imelda Perley, UNB, Fredericton, N.-B.

chercheuse principAle :

Dre Jula Hughes, UNB, Fredericton, N.-B.

chercheur Autochtone émergent :

Roy Stewart, UNB, Fredericton, N.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

CONTACT

Dre Jula Hughes, jhuge11@lakegeadu.ca

Roy Stewart, RStewart@burchells.ca

RÉSULTATS

L’article soutient que l’histoire de l’article 35 de la loi constitutionnelle exige une interprétation et une application sexospécifiques. Les principales conclusions sont les suivantes :

1. Les droits autochtones tels qu’ils sont développés dans la jurisprudence ont assumé des qualités masculines qui ont eu un impact négatif sur les femmes autochtones. En outre, les femmes et leurs descendant∙es, qui constituent la majorité de la population vivant hors des réserves, n’ont plus aucun lien avec la terre.

2. En outre, les droits fondés sur les ressources développées en vertu de l’article 35 et l’interprétation par les juges des droits autochtones en tant que droits sui generis, combinés au fait que les juges ne sont pas informés de l’état émergent des connaissances concernant les principes et les perspectives juridiques autochtones, ont entraîné l’exclusion des droits économiques et sociaux des femmes autochtones.

3. Les structures de gouvernance des populations vivant hors des réserves, notamment les conseils autochtones, les organisations de femmes telles que l’Association des femmes autochtones du Canada, et les organisations sans statut telles que les centres d’amitié, sont régulièrement ignorées par les gouvernements et les tribunaux, ce qui a des conséquences néfastes pour les femmes autochtones, dont la majorité réside hors des réserves.

4. La caractérisation des droits autochtones comme étant communautaires plutôt qu’individuels lie étroitement les droits autochtones aux structures de gouvernance des réserves, où les relations de pouvoir sont peu susceptibles de favoriser les intérêts des femmes.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Ce document considère que l’article 35(4) est susceptible d’améliorer le statut juridique et socio-économique des femmes autochtones face à l’État canadien et formule deux recommandations politiques :

1. que la jurisprudence relative à l’article 35 serait améliorée si l’on développait davantage l’interprétation et l’application de l’article 35, paragraphe 4, qui garantit les droits ancestraux et les droits issus des traités de manière égale aux hommes et aux femmes ; et

2. que l’obligation de consultation soit étendue de manière à inclure explicitement toutes les décisions concernant les droits politiques et sociaux des femmes autochtones, en particulier celles qui résident hors des réserves.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Ce travail est cité dans le rapport suivant.

Indigenous women’s engagement: Recommendations for the National Energy Board Modernization Review—A summary report (2017). Association des femmes autochtones du Canada. https://s3.ca-central-1. amazonaws.com/ehq-production-canada/documents/attachments/3 24fe4fa2ce9abfe06201b998edb35d5f54ed47d/000/006/292/original/ NWAC_-_Final_Report_-_Final_Draft.pdf?1493143563

RESSOURCES CONNEXES

Hughes, J. et Stewart, R. (2015). Urban Aboriginal people and the Honour of the Crown: A discussion paper. Revue juridique de l’Université du Nouveau-Brunswick 66, 263-299.

Association des femmes autochtones du Canada c. Canada, 3 SCR 627 (1994). https://scc-csc.lexum.com/scc-csc/scc-csc/en/item/1191/ index.do

Représentation

des Autochtones non inscrit∙es et vivant hors réserve au Nouveau-Brunswick : Parler au nom des bénéficiaires des traités et des revendications

en 2012-2013, le NBAPC a retenu les services de l’Aboriginal Affairs Group Inc. pour mener une étude visant à examiner le statut d’ayant droit et les souhaits en matière de représentation des populations mi’kmaq, Wolastoqey et Peskotomuhkati vivant hors réserve au Nouveau-Brunswick. Le rapport a constitué une première étape en vue de répondre aux questions suivantes posées par le Secrétariat des affaires autochtones (SAA) du gouvernement du Nouveau-Brunswick au NBAPC en 2012 : 1) Qui sont les Autochtones et les bénéficiaires de traités au Nouveau-Brunswick ? et 2) Qui les représente à des fins juridiques (p. ex. négociations de traités) ? Le NBAPC a trouvé le rapport insuffisant et a par la suite collaboré avec la faculté de droit de l’UNB pour réviser le document.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Pour répondre aux questions de l’AAS, les chercheur∙euses ont établi trois objectifs. Ces objectifs étaient les suivants : 1) documenter la composition démographique des populations hors réserve au Nouveau-Brunswick, 2) démontrer leur droit aux avantages en vertu des traités existants, et 3) produire un document pour faciliter les négociations actuelles et futures entre le NBAPC et les gouvernements fédéral et provincial en fondant les négociations sur une compréhension commune des populations en question, de leurs liens associatifs, et des droits et capacités de représentation du NBAPC. Les chercheur∙euses ont procédé à un examen approfondi de la documentation, mais ont réutilisé les données d’enquête du rapport original.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2014/08/UAKNAtlantic-Final-Paper_Non-Status-and-Off-ReserveAboriginal-Representation-in-New-Brunswick-Speaking-forTreaty-and-Claims-Beneficiaries_June-2015-1.pdf

ANNÉE DE SOUMISSION

2015

LOCALISATION

Fredericton, N.-B.

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Dre Elizabeth Blaney, NBAPC, Fredericton, N.-B.

Aîné :

Gary Gould, Nation malécite, Fredericton, N.-B.

pArtenAire communAutAire :

Wendy Wetteland, NBAPC, Fredericton, N.-B.

responsAble AcAdémique :

Dre Jula Hughes, UNB, Fredericton, N.-B.

chercheur Autochtone émergent : Roy Steward, UNB, Fredericton, N.-B.

chercheuse communAutAire :

Sacha Boles-Novak, NBAPC, N.-B. chercheuse :

Anthea Plummer, UNB, Fredericton, N.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Conseil des peuples autochtones du Nouveau-Brunswick (NBAPC)

CONTACT

Dre Elizabeth Blaney, director@nbapc.org

Dre Jula Hughes, jhuge11@lakeheadu.ca

RÉSULTATS

Les résultats ont permis d’apporter les réponses suivantes aux questions de l’AAS.

Autochtones inscrit∙es résidant hors réserve

Les résultats de l’enquête, l’adhésion au NBAPC et l’analyse des différences juridiques persistantes montrent que ce groupe n’est pas impliqué dans les processus politiques et consultatifs des réserves. Le groupe souhaite une représentation conjointe des chefs des réserves et du NBAPC, une formule soutenue à l’origine par le Canada.

Autochtones non-inscrit∙es

Ce noyau dur a été et veut continuer à être représenté par le NBAPC en tant que détenteur∙trices de droits constitutionnels et de droits issus de traités.

Autochtones de la liste générale du clan Harquail (Sickadomec)

Ce groupe a un statut en vertu de la Loi sur les Indiens, mais comme il n’est pas reconnu comme une bande et qu’il ne possède pas de terres de réserve, il n’a pas accès aux mécanismes de représentation de la Loi sur les Indiens. Les données d’enquête et une série de résolutions adoptées lors d’assemblées générales annuelles successives du NBAPC indiquent que les membres de ce groupe préfèrent participer aux négociations sur les traités et les revendications territoriales en se représentant eux-mêmes en tant que bande. Ils souhaitent également être représentés par le NBAPC au moins jusqu’à ce que l’option de l’autoreprésentation devienne légalement possible.

Populations jamais enregistrées

Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer la démographie actuelle et les souhaits de représentation de cinq communautés autochtones non reconnues.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Les Autochtones inscrit∙es résidant hors réserve : Le NBAPC et ses partenaires gouvernementaux et dirigeant∙es des réserves devraient entamer des discussions en vue d’assurer une représentation conjointe.

2. Autochtones non-inscrit∙es : Le NBAPC devrait être inclus en tant que représentant de ce groupe dans toutes les négociations sur les traités et les revendications territoriales.

3. Autochtones de la liste générale du clan Harquail (Sickadomec) : Le NBAPC et ses partenaires gouvernementaux et dirigeant∙es dans les réserves devraient entamer des discussions pour assurer la participation de ce groupe et pour que le NBAPC le représente dans ces discussions.

4. Populations jamais enregistrées : Le NBAPC devrait chercher à obtenir des fonds de recherche pour mieux comprendre les cinq communautés non reconnues au Nouveau-Brunswick.

RESSOURCES CONNEXES

Hughes, J. (2018). Constitutional identity and the identity of the People: The constitutional conceptualization of non-Status and off-reserve Indigenous populations in Canada. Revue hongroise d’études juridiques, 59(4), 321-337. https://doi.org/10.1556/2052.2018.59.4.1

Les Autochtones en milieu urbain et l’honneur de la Couronne :

Un document de

travail

maLgRé Les pReuves du ContRaiRe, on pense que la majorité des peuples autochtones vivent dans des réserves et sont incapables de s’épanouir dans les centres urbains. Ces mythes persistent en raison d’une méconnaissance générale des besoins, des aspirations, des contributions et des structures sociales des populations autochtones urbaines. Le manque de consultation gouvernementale qui en résulte dans la conception, le maintien et la fin des programmes sociaux, éducatifs, d’emploi et de logement a des effets profonds sur la vie des populations autochtones urbaines. En consultation avec des organisations autochtones urbaines du Canada atlantique, les chercheur∙euses ont entrepris de déterminer si l’obligation de consulter s’applique aux populations urbaines vivant hors des réserves et, le cas échéant, comment cette obligation devrait être conceptualisée.

PRODUIT

Publication https://journals.lib.unb.ca/index.php/unblj/article/view/29097/ 1882524282

ANNÉE DE SOUMISSION 2015

LOCALISATION Canada atlantique

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Dre Elizabeth Blaney, NBAPC

pArtenAire communAutAire :

Wendy Wetteland, Présidente/Chef NBAPC, Fredericton, N.-B.

chercheuse principAle :

Dre Jula Hughes, UNB, Fredericton, N.-B.

membres de lA communAuté :

Sasha Boies-Novak, NBAPC, Fredericton, N.-B.

Gary Gould, gestionnaire, Skigin-Elnoog Housing Corporation, Fredericton, N.-B.

Jamie Thomas, Présidente/Cheffe du Native Council of PEI, Charlottetown, Î.-P.-É.

Carolyn Taylor, NCPEI, Charlottetown, Î.-P.-É.

Chris Sheppard, SJNFC, St. John’s, T.-N.-L.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Faculté de droit de l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB) Bureau des services à la recherche de l’Université St Thomas CONTACT

Dre Elizabeth Blaney, director@nbapc.org

Dre Jula Hughes, jhuge11@lakeheadu.ca

Breannah Tulk, SJNFC, St. John’s, T.-N.-L.

John Webster, Aboriginal Community Career Employment Services Society, Vancouver, C.-B.

Chris George, STU First Nation Initiative, Fredericton, N.-B.

Patsy McKinney, UOS Head Start, Fredericton, N.-B.

Pam Glode-Derochers, MNFC, Halifax, N.-É.

Amy Hudson, Conseil communautaire de NunatuKavut, Labrador, T.-N.-L.

Professeur David Newhouse, Université Trent, ON chercheur Autochtone en milieu urbAin émergent :

Roy Steward, UNB Fredericton, N.-B.

pArtenAire gouvernementAl :

Joanna Marquis-Charron, ministère de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail du Nouveau-Brunswick, Fredericton, N.-B.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

L’approbation du comité d’éthique de la recherche de l’UNB n’a pas été demandée. Sachant que la jurisprudence existante porte presque exclusivement sur les terres et les ressources des populations vivant dans les réserves, les chercheur∙euses avaient les objectifs suivants : 1) décrire certaines des organisations qui représentent les populations autochtones urbaines du Canada atlantique ou qui leur fournissent des services ; 2) exposer la jurisprudence existante ; 3) présenter l’état de la jurisprudence et les commentaires des universitaires ; et 4) suggérer des domaines où des recherches plus approfondies pourraient être menées. Le document est divisé en quatre parties : 1) un aperçu de la jurisprudence sur l’obligation de consulter ; 2) l’identité ; 3) qui est reconnu et autorisé à parler au nom des peuples autochtones urbains/qui détient les droits de représentation ; et 4) l’écart grandissant entre les politiques gouvernementales qui engagent les populations ayant le statut et vivant dans les réserves, et la majorité des Canadiens autochtones qui vivent hors des réserves et qui n’ont souvent pas le statut.

RÉSULTATS

Obligation de consultation

Le cadre doctrinal et factuel actuel de l’obligation de consultation pose des obstacles importants à son application aux populations et organisations autochtones urbaines. L’obligation de consultation est déclenchée par une proposition d’utilisation des terres ou des ressources susceptible d’affecter les droits autochtones existants et, en tant que tel, le cadre est sous-développé pour les droits liés aux dimensions de souveraineté et d’autogouvernance des droits sur un territoire reconnu en vertu de l’article 35 (art. 35) de la Loi constitutionnelle (1982). Cela dit, la jurisprudence reconnaît déjà que les droits culturels et linguistiques peuvent être protégés en vertu de l’article 35. Malheureusement, la jurisprudence ne donne pas d’effet procédural à ces droits potentiels, ce qui a un effet disproportionné et préjudiciable sur les populations autochtones urbaines.

Reconnaissance

Les gouvernements provinciaux n’ont pas toujours reconnu les représentant∙es des populations autochtones urbaines, et aucun des deux niveaux de gouvernement n’a toujours consulté ces organisations ou leurs affiliés régionaux.

Codes d’adhésion

Contrairement aux populations vivant dans les réserves, les centres d’amitié et les conseils autochtones ont mis du temps à acquérir le pouvoir de créer leurs propres codes d’appartenance avec l’autorité de déterminer l’identité autochtone. Cette recherche a montré que ces organisations ont la capacité d’ancrer les communautés autochtones urbaines et que leurs processus d’adhésion pourraient bien convenir à des fins de reconnaissance communautaire.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Développer une jurisprudence qui tient compte des tendances démographiques et des besoins réels des Canadien∙nes autochtones au XXIe siècle.

2. Reconnaître le travail précieux effectué par les organisations autochtones urbaines.

DIFFUSION/PARTAGE DES CONNAISSANCES

Hughes, J. (2018). Constitutional identity and the identity of the People: The constitutional conceptualization of non-Status and off-reserve Indigenous populations in Canada. Revue hongroise d’études juridiques, 59(4), 321-337. https://doi.org/10.1556/2052.2018.59.4.1 Hughes, J. et Stewart, R. (2015). Urban Aboriginal people and the honour of the Crown: A discussion paper. Revue juridique de l’Université du Nouveau-Brunswick, 66, 263-299. https://journals.lib.unb.ca/index. php/unblj/article/view/29097

RÉFÉRENCES

Droits des peuples autochtones du Canada, article 35, partie II de la Loi constitutionnelle de 1982, annexe B de la Loi canadienne de 1982 (UK), 1982, c 11.https://laws-lois.justice.gc.ca/PDF/CONST_TRD.pdf

PrestatIon de servIces

Les auteuR∙iCes font les observations suivantes.

1. Cette recherche a permis de documenter l’émergence d’une infrastructure d’organisations de prestation de services conçue pour soutenir les communautés autochtones urbaines à travers le Canada. Cette infrastructure parallèle a vu le jour parce que les organisations traditionnelles existantes n’ont pas pu ou n’ont pas voulu fournir des services d’une manière jugée appropriée par les communautés autochtones urbaines.

2. L’infrastructure, mise en place principalement par des femmes autochtones et dans de multiples secteurs, a été développée sous la direction de dirigeant∙es autochtones urbains locaux et financée par des sources fédérales et provinciales. Ces secteurs comprennent l’éducation, le logement, la protection de l’enfant, la sécurité alimentaire et la culture. La priorité de cette infrastructure est de veiller à ce que les besoins les plus élémentaires de la communauté soient satisfaits. Pour ce faire, elles adoptent souvent des approches fondées sur le savoir autochtone, qui peuvent entrer en conflit avec les idées dominantes sur les priorités.

3. L’infrastructure est confrontée à une série de défis, notamment la légitimité aux yeux des gouvernements, la précarité des modèles de financement, les relations avec les municipalités et les gouvernements des Premières Nations/Métis, sa propre capacité à répondre de manière appropriée aux demandes de services locaux et le désir de s’appuyer sur les savoirs autochtones. Ces agences de services sociaux s’orientent vers des conseils d’administration autochtones urbains en tant qu’expression de l’autodétermination. Les municipalités n’ont pas développé de relations avec les infrastructures autochtones urbaines situées sur leur territoire, mais se tournent périodiquement vers les Premières Nations.

4. Ce qui est surprenant dans cette omission, c’est l’absence de tout discours sur les droits des autochtones en milieu urbain. Le soutien financier aux populations autochtones urbaines est basé sur la politique sociale et la détermination des besoins plutôt que sur la jurisprudence des droits autochtones comme base des accords de financement à long terme.

5. Le développement de l’infrastructure est dépassé par les demandes de services qui lui sont adressées, combinées à la précarité du financement. La capacité à défendre les investissements à long terme doit être améliorée. Le financement et la reconnaissance politique de cette infrastructure devraient être accrus pour lui permettre d’améliorer sa capacité de planification à long terme et son engagement politique.

6. L’infrastructure autochtone urbaine est souvent invisible pour les principaux∙ales décideur∙euses public∙ques et des efforts d’éducation devraient être entrepris pour s’assurer que ces décideur∙euses sont conscient∙es de son existence, comprennent son objectif et sa force, et savent comment s’y impliquer afin d’améliorer la qualité de vie des populations autochtones urbaines.

7. Cette infrastructure s’engage dans des innovations significatives en matière de conception et de fourniture de services. Ces innovations, souvent fondées sur le savoir autochtone et développées en collaboration avec le système d’enseignement postsecondaire, devraient être encouragées et soutenues.

Tableau 9 : Résumés traitant des prestations de services nationales, régionales et provinciales avec des thèmes transversaux, des produits finaux et des exemples de RAC désignés.

Titre du projet

Thèmes transversaux Produit final

Pre S tation de S ervice S nationaux

Projet national du Réseau du savoir des Autochtones vivant en milieu urbain (RCAU) : Phase 1 : Le paysage de la prestation de services aux Autochtones vivant en milieu urbain : Thèmes, tendances, lacunes et perspectives

Projet national du Réseau du savoir des Autochtones vivant en milieu urbain (RCAU) : Phase 2 : Le paysage de la prestation de services aux Autochtones vivant en milieu urbain : Thèmes, tendances, lacunes et perspectives

Organisations autochtones urbaines Rapport

Systèmes

Communauté

Culture Rapport

Pre S tation de S ervice S régionaux

Systèmes

Le paysage de la prestation de services aux Autochtones en milieu urbain au Canada atlantique : Lacunes, tendances et forces

Rapport sur les services autochtones : Région centrale

Le paysage de la prestation de services aux Autochtones en milieu urbain : Thèmes, tendances, lacunes et perspectives, Centre de recherche régional des Prairies du RCAU

Cartographie de la prestation de services aux Autochtones en milieu urbain : Analyse thématique de la structure organisationnelle, des programmes et services, des partenariats clés, des perspectives et des défis

Le paysage de la prestation de services aux Autochtones vivant en milieu urbain dans l’Ouest canadien : Phase II : lacunes, tendances et forces

La jeunesse

Les enfants Rapport

Culture

Acquisition de données Rapport

L’innovation

La jeunesse Rapport

Droits de la personne

Autodétermination Rapport

Les relations Rapport

Projet

national du Réseau

en milieu

urbain (RCAU)

du savoir des Autochtones vivant

: Phase 1 : Le paysage de la prestation de services aux Autochtones vivant en milieu urbain

tendances, lacunes et perspectives

: Thèmes,

au Canada, plus de 50 % des populations autochtones vivent dans des zones urbaines. En conséquence, le paysage de la prestation de services autochtones en milieu urbain s’est développé en taille et en complexité. Le secrétariat du RCAU et les quatre centres de recherche régionaux du RCAU, en partenariat avec l’Association nationale des centres d’amitié (ANCA), ont mené un projet de recherche en deux phases et sur plusieurs sites afin d’évaluer le paysage de la prestation de services autochtones en milieu urbain au Canada. La phase 1 (un rapport) a permis d’obtenir une vue d’ensemble nationale des organisations autochtones urbaines et des services communautaires existants. La phase 2 (six rapports) a consisté en une méta-analyse et un examen approfondi des organisations et services autochtones urbains régionaux ou provinciaux. Affaires autochtones et Développement du Nord Canada (AANDC) a financé l’étude afin de mieux comprendre la prestation de services aux Autochtones vivant en milieu urbain en relation avec la participation économique. Ce rapport couvre la phase 1.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

La phase 1 du projet national RCAU avait quatre objectifs de recherche : 1) donner un aperçu des populations et des communautés autochtones urbaines ; 2) déterminer comment les caractéristiques des populations et des communautés autochtones urbaines influencent la prestation de services dans les quatre régions du RCAU (Ouest, Prairies, Centre et Atlantique) et dans l’ensemble du Canada ; 3) déterminer les domaines prioritaires et les lacunes en matière de services ; et 4) identifier les pratiques prometteuses contribuant à la durabilité et à l’amélioration de la prestation de services aux autochtones urbains. Les chercheur∙euses ont utilisé deux paradigmes de recherche autochtones pour établir l’inventaire et le cadre de recherche, à savoir l’étoile à huit branches des Mi’kmaq et la roue de médecine. Les sources de données secondaires comprenaient 1) les données New Journeys de l’ANCA sur les organisations autochtones urbaines et 2) les services offerts dans les 119 communautés et les 211 répertoires de sites web.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/NAFCUAKN-National-Project_Phase-1-Final-Report-NationalOverview_2015-1-1.pdf

ANNÉE D’ACHÈVEMENT

2015

LOCALISATION

Ottawa, ON ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Jennifer Rankin, Secrétariat du RCAU, ANCA, Ottawa, ON

AssistAnte de recherche :

Mary Jane Norris, chercheuse indépendante, Chelsea, QC

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Affaires autochtones et développement du Nord Canada (AADNC)

CONTACT

Secrétariat du RCAU, research@nafc.ca

Mary Jane Norris, norrisinc@videotron.ca

RÉSULTATS

1. Les organisations autochtones représentent 11 % de l’ensemble des organisations urbaines : 3 % sont des centres d’amitié et 8,5 % d’autres organisations autochtones.

2. Les centres d’amitié offrent en moyenne 12 services par centre.

3. Les centres d’amitié offrent en moyenne 1,3 service lié à l’emploi.

4. Les centres d’amitié représentent 2,7 % des organisations autochtones urbaines, mais offrent 21 % des programmes et services.

5. Les populations autochtones urbaines (65 %) et les organisations (60 %) sont concentrées dans les provinces occidentales.

6. Les services communautaires prédominent avec 53% des services des centres d’amitié entrant dans la catégorie des services communautaires.

7. Les 110 centres d’amitié offrent tous des services communautaires, contre 11 % des 349 autres organisations urbaines autochtones, et trois centres d’amitié sur quatre offrent des services de santé, contre une sur dix dans le cas des autres organisations urbaines autochtones. De même, 50 % des centres d’amitié proposent des formations à l’emploi, contre 7 % pour les autres organisations urbaines autochtones.

8. Les services communautaires — qui comprennent la santé, la culture, l’éducation et l’emploi — représentent 91 % des services des centres d’amitié. Les domaines de services des autres organisations autochtones urbaines comprennent les services communautaires, le logement, les services juridiques et l’éducation. Au total, ils représentent 70 % de leurs services.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Les auteur∙ices proposent deux observations pour éclairer la politique et la pratique.

1. Les caractéristiques des pratiques prometteuses en matière de stratégies de prestation de services comprennent les approches holistiques, les partenariats, l’intégration des valeurs et des cultures autochtones et les services intégrés.

2. En ce qui concerne l’emploi et le développement économique, les centres d’amitié et d’autres organisations autochtones relèvent les défis de la prestation de services autochtones en milieu urbain de manière innovante.

RESSOURCES CONNEXES

Secrétariat du RCAU (2015). The urban Aboriginal service delivery landscape: Themes, trends, gaps and prospects—Final report, key findings and regional summaries Projet national du Réseau de connaissances des Autochtones vivant en milieu urbain (RCAU), phase 2. RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/ NAFC-UAKN-National-Project_Phase-2-Final-Report-RegionalSummaries_2016-1-1.pdf

Projet national du Réseau du

savoir des Autochtones

vivant en milieu urbain (RCAU) : Phase 2 : Le paysage de la prestation de services aux Autochtones vivant en milieu urbain : Thèmes, tendances, lacunes et perspectives

au Canada, plus de 50 % des autochtones vivent dans des zones urbaines. En conséquence, le paysage de la prestation de services autochtones en milieu urbain s’est développé en taille et en complexité. Le secrétariat du RCAU et les quatre centres de recherche régionaux du RCAU, en partenariat avec l’ANCA, ont mené un projet de recherche en deux phases et sur plusieurs sites afin d’évaluer le paysage de la prestation de services autochtones en milieu urbain au Canada. La phase 1 (un rapport) a permis d’obtenir une vue d’ensemble nationale des organisations autochtones urbaines et des services communautaires existants.

La phase 2 (six rapports) a fourni une méta-analyse et un examen approfondi des organisations et services autochtones urbains régionaux ou provinciaux. AANDC a financé l’étude afin de mieux comprendre la prestation de services autochtones en milieu urbain en relation avec la participation économique. Ce rapport de la phase 2 présente une méta-analyse des cinq rapports régionaux et provinciaux produits par les centres de recherche régionaux du RCAU.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les objectifs de recherche de la méta-analyse étaient les suivants : 1) dresser un inventaire des organismes de prestation de services autochtones en milieu urbain, de leurs domaines de services et de leurs lacunes ; 2) examiner les organismes qui facilitent la participation des Autochtones en milieu urbain à l’économie ; 3) examiner comment la participation économique des Autochtones en milieu urbain peut être améliorée et les relations entre les organismes autochtones et non autochtones en milieu urbain enrichies ; et 4) mettre en évidence les services qui augmentent la participation à l’économie. Les entretiens ont suivi un guide d’entretien standardisé fourni par l’ANCA ; 118 personnes ont été interrogées.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/NAFCUAKN-National-Project_Phase-2-Final-Report-RegionalSummaries_2016-1-1.pdf

ANNÉE D’ACHÈVEMENT

2016

LOCALISATION

Ottawa, ON

ÉQUIPE DE RECHERCHE

responsAble communAutAire :

Jennifer Rankin, ANCA, Ottawa, ON

AssistAnte de recherche :

Mary Jane Norris, chercheuse indépendante, Chelsea, QC

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Affaires autochtones et développement du Nord Canada (AADNC)

CONTACT

Secrétariat du RCAU, research@nafc.ca

Mary Jane Norris, norrisinc@videotron.ca

RÉSULTATS

Les résultats sélectionnés sont regroupés sous quatre thèmes émergents.

Participation économique

Les programmes et services relatifs au logement, à la santé mentale, à la garde d’enfants et au transport sont aussi importants que les programmes d’emploi et de formation. Une participation économique réussie est possible si les organisations autochtones urbaines sont fortes de leur identité et de leurs fondements culturels.

Les relations

Une véritable réconciliation implique un pouvoir et une prise de décision équitables. La communication et le respect entre les bailleurs de fonds et les organisations autochtones urbaines font souvent défaut. Les organisations autochtones doutent souvent de la motivation de l’industrie. L’accès à des relations et à des possibilités de financement nouvelles et innovantes nécessite une main-d’œuvre stable avec des salaires et des avantages sociaux compétitifs. Les organisations autochtones n’ont pas toutes la capacité d’établir des réseaux et d’obtenir des subventions pour des projets. Par rapport aux organisations non autochtones, les organisations autochtones urbaines font trop de déclarations et sont sous-financées. Les organisations autochtones urbaines sont souvent en concurrence pour obtenir des fonds. Les partenaires non autochtones ont de grands besoins en matière d’éducation à la compétence culturelle. L’établissement de la confiance prend du temps par rapport à la prestation des programmes et des services. Les relations formelles bénéficient de l’intégration des protocoles autochtones et non autochtones.

Enfin, les gouvernements doivent comprendre et respecter les mandats des organisations autochtones en milieu urbain.

Améliorer les services

Les lacunes actuelles en matière de prestation de services concernent la santé mentale, les jeunes pris en charge qui atteignent l’âge majoritaire, les programmes pour les hommes, le logement et les soins de santé. Le financement n’a pas suivi la croissance de la population. Un financement sûr permettrait de soutenir la planification à long terme et d’éviter l’interruption des services.

Durabilité

Les organisations autochtones urbaines connaissent leur communauté, ce qui leur permet de concevoir et de mettre en œuvre des programmes et de fixer des critères de réussite réalisables. Les organisations autochtones urbaines sont conçues pour maximiser la fidélisation du personnel et des bénévoles.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. La satisfaction des besoins fondamentaux est essentielle au développement et à la réussite économiques.

2. Passer d’un financement à court terme à un financement pluriannuel.

3. Alléger la rédaction des propositions et l’envoi des rapports.

4. Les gouvernements doivent écouter et être ouverts à la cocréation d’agendas.

5. Pour disposer d’un personnel stable et être des partenaires solides, il faut un financement de base équitable et cohérent.

6. Formaliser les relations en utilisant des protocoles autochtones et non autochtones.

7. La compétence culturelle est une exigence du partenariat.

8. Les connaissances, la culture et la communauté autochtones sont au cœur de toutes les organisations autochtones urbaines et doivent être respectées dans les partenariats et les critères de demande de financement.

9. Les décideur∙euses politiques ont le devoir de combler les lacunes dans les services.

RESSOURCES CONNEXES

Secrétariat du RCAU (2015). The urban Aboriginal service delivery landscape: Themes, trends, gaps and prospects—Final report, national overview. Projet national du Réseau de connaissances des Autochtones vivant en milieu urbain (RCAU), phase 1. RCAU. https://uakn. org/wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKN-National-Project_ Phase-1-Final-Report-National-Overview_2015-1-1.pdf

Le paysage de la prestation de services aux Autochtones en milieu urbain

au Canada atlantique : Lacunes, tendances et forces

PRODUIT

Rapport

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les objectifs de la recherche étaient les suivants : 1) identifier les services largement invisibles offerts par les organisations autochtones urbaines et analyser les lacunes, les tendances et les points forts ; 2) identifier les services qui facilitent la participation à l’économie ; et 3) identifier les partenariats novateurs et émergents entre les organisations autochtones et leurs parties prenantes. Les données ont été recueillies lors de 16 entretiens avec 15 organisations autochtones urbaines. Les entretiens ont suivi un guide d’entretien fourni par le secrétariat du RCAU. Les participant∙es ont été interrogé∙es sur leurs programmes et services, le développement de partenariats, les lacunes dans les services et le financement des organisations.

RÉSULTATS

Les organismes de prestation de services aux Autochtones vivant en milieu urbain dans la région de l’Atlantique appartiennent à l’une des six catégories suivantes : 1) fournisseurs de services et de programmes de grande envergure (p. ex., centres d’amitié), 2) organisations autochtones représentatives (p. ex., conseils autochtones), 3) options de logement de soutien, subventionné ou de transition (p. ex., Melville Housing Association), 4) défense des droits et certains services pour les femmes autochtones (p. ex., associations de femmes autochtones), 5) fournisseurs de programmes de services spécialisés s’adressant à une préoccupation sociale ou à un groupe cible précis (p. ex., Healing Our Nation), et 6) les organisations s’occupant de jeunes enfants autochtones et offrant un soutien aux familles (p. ex., Head Start et les centres de ressources familiales). Les personnes interrogées ont identifié trois thèmes de prestation de services.

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKNPHASE-2-National-Report_Atlantic-Region_Final-Report.pdf

ANNÉE D’ACHÈVEMENT

2015

LOCALISATION

Canada atlantique

ÉQUIPE DE RECHERCHE

contrActAnte principAle :

Carolyn L. Taylor, Charlottetown, Î.-P.-É.

pArtenAires communAutAires :

Comité exécutif du RCAU Atlantique

BAILLEURS DE FONDS

Dre Verlé Harrop, vharrop@gmail.com au Canada, plus de 50 % des autochtones vivent dans des zones urbaines. En conséquence, le paysage de la prestation de services autochtones en milieu urbain s’est développé en taille et en complexité. Le secrétariat du RCAU et les quatre centres de recherche régionaux du RCAU, en partenariat avec l’ANCA, ont mené un projet de recherche en deux phases et sur plusieurs sites afin d’évaluer le paysage de la prestation de services autochtones en milieu urbain au Canada. La phase 1 (un rapport) a permis d’obtenir une vue d’ensemble nationale des organisations autochtones urbaines et des services communautaires existants. La phase 2 (six rapports) a fourni une méta-analyse et un examen approfondi des organisations et services autochtones urbains régionaux ou provinciaux. AANDC a financé l’étude afin de mieux comprendre la prestation de services autochtones en milieu urbain en relation avec la participation économique. Le présent rapport de la phase 2 porte sur la prestation de services aux Autochtones en milieu urbain dans la région de l’Atlantique.

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Affaires autochtones et développement du Nord Canada (AADNC)

CONTACT

Lacunes

Il y a une pénurie de services de santé spécifiques aux Autochtones, de services de santé mentale et de toxicomanie, de logements de transition et de refuges pour sans-abris, d’options d’apprentissage préscolaire et de garde d’enfants, et de programmes pour les hommes. Il y a un manque de soutien à l’intervention rapide pour les enfants autochtones hors réserve dans le système de protection de l’enfance, de programmes pour les jeunes en âge scolaire, d’options et de soutien à la justice autochtone et, enfin, d’équité en matière d’éducation et d’emploi.

Tendances

Les organisations s’efforcent d’obtenir un financement de programme à long terme, de développer des entreprises sociales et des programmes visant à accroître la participation à l’économie, et d’établir des partenariats avec les grands leaders de l’industrie.

Points forts

Ces organisations ont la capacité de développer et d’entretenir des partenariats innovants, de promouvoir la formation à la sensibilité culturelle, de fonctionner comme des centres culturels et linguistiques autochtones, et elles ont une connaissance approfondie du système des services sociaux. Cela leur permet d’aider les membres de la communauté à naviguer dans le système et de fournir un continuum de soins.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

Les recommandations suivantes s’adressent aux agences de financement.

1. Reconnaître que le développement économique facultatif ne peut avoir lieu que si chaque niveau de la hiérarchie des besoins de Maslow est satisfait.

2. Collaborer avec les organisations autochtones urbaines à l’élaboration des exigences des programmes/projets et des critères permettant d’accroître l’efficacité des programmes/projets.

3. Se concentrer sur les programmes pour les jeunes conçus pour renforcer les compétences culturelles, l’estime de soi et la confiance en soi.

4. Passer d’un financement à court terme à un financement pluriannuel.

5. Reconnaître l’intérêt d’offrir des services de santé mentale et de lutte contre la toxicomanie par l’intermédiaire d’organisations autochtones urbaines.

6. Étendre les services de protection de l›enfance et d›intervention précoce aux enfants autochtones vivant hors des réserves.

7. Effectuer une évaluation des besoins en matière de services sociaux dans la ville de Moncton.

8. Mettre en œuvre les changements décrits ci-dessus et les réexaminer régulièrement.

RESSOURCES CONNEXES

Cidro, J. et Siddiqui, S. (2016). Mapping the urban Aboriginal service delivery terrin[sic]: Thematic analysis of organizational structure, programs and services, key partnerships, prospects and challenges Projet régional du RCAU : Manitoba et Université de Winnipeg. https://uakn.org/ wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKN-PHASE-2-NationalReport_Prairie-Region_Manitoba-Final-Report.pdf

Findlay, I., Chilima, J., Chambers-Richards, T., Bruni-Bossio, V., Carrière, D., & Rowluck, W. (2016). The urban Aboriginal service delivery landscape: Themes, trends, gaps and prospects—Final report Centre de recherche régional des Prairies du RCAU. https://uakn org/wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKN-PHASE-2-NationalReport_Prairie-Region_Saskatchewan-Final-Report-.pdf

Howard, P., Bowles, P. et Hoffman, R. (2015). Urban Aboriginal organizations in British Columbia and Alberta: Review of services provided and service gaps. RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/ NAFC-UAKN-PHASE-2-National-Report_Western-Region_FinalReport.pdf

Norris, M. J. (2016). Indigenous services report: Central Region. RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKNPHASE-2-National-Report_Central-Region_Final-Report.pdf

Rapport sur les services autochtones : Région centrale

au Canada, plus de 50 % des autochtones vivent dans des zones urbaines. En conséquence, le paysage de la prestation de services autochtones en milieu urbain s’est développé en taille et en complexité. Le secrétariat du RCAU et les quatre centres de recherche régionaux du RCAU, en partenariat avec l’ANCA, ont mené un projet de recherche en deux phases et sur plusieurs sites afin d’évaluer le paysage de la prestation de services autochtones en milieu urbain au Canada. La phase 1 (un rapport) a permis d’obtenir une vue d’ensemble nationale des organisations autochtones urbaines et des services communautaires existants. La phase 2 (six rapports) a consisté en une méta-analyse et un examen approfondi des organisations et services autochtones urbains régionaux ou provinciaux. AANDC a financé l’étude afin de mieux comprendre la prestation de services autochtones en milieu urbain en relation avec la participation économique. Le présent rapport de la phase 2 donne un aperçu et une analyse de la prestation de services aux Autochtones en milieu urbain en Ontario et au Québec. La recherche a été menée par l’OFIFC et le Regroupement des Centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ).

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les objectifs de la recherche étaient 1) d’identifier les services largement invisibles offerts par les organisations autochtones urbaines et d’analyser les lacunes, les tendances et les forces, 2) d’identifier les services qui facilitent la participation à l’économie, et 3) d’identifier les partenariats novateurs et émergents entre les organisations autochtones et leurs parties prenantes. L’OFIFC et le RCAAQ ont utilisé le cadre de recherche USAI de l’OFIFC (2016). Le RCAAQ a mené des entrevues semi-structurées avec huit directions de centres d’amitié. L’OFIFC a mené 19 entrevues dans la région centrale et a réalisé une étude approfondie de la prestation de services dans quatre Centres d’amitié de l’Ontario : Timmins, North Bay, Hamilton et Sault Ste. Marie. RÉSULTATS

Le RCAAQ a articulé ses conclusions autour des questions et thèmes suivants. Comment travaillez-vous avec votre communauté et d’autres partenaires pour fournir des services ? Les participant∙es ont déclaré qu’iels étaient motivés par la réalisation de la mission du MCA. Iels ont fait remarquer que différents partenaires nécessitent différents types de relations. 1. Quels sont les principaux facteurs qui vous aident à travailler avec votre communauté et d’autres partenaires pour fournir des services ? Il est important de respecter le travail effectué par les Centres d’amitié et de travailler avec des partenaires dont les missions sont complémentaires. Les partenariats sont mutuellement bénéfiques et il y a une reconnaissance mutuelle de la mission, de l’expertise et des forces des organisations dans les partenariats. Les participant∙es ont mentionné comme facteurs importants le fait de prendre l’initiative, de saisir les occasions et d’être reconnu, d’avoir les Centres d’amitié comme force de ralliement, d’officialiser et de maintenir les relations avec les partenaires, d’avoir une vision à long terme et d’avoir des pratiques organisationnelles réussies.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKNPHASE-2-National-Report_Central-Region_Final-Report.pdf

ANNÉE D’ACHÈVEMENT

2016

LOCALISATION ON et QC

ÉQUIPE DE RECHERCHE

entrepreneur principAl : OFIFC, Toronto, ON

entrepreneurs principAux :

Regroupement des Centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ), Montréal, QC

Secrétariat du RCAU, ANCA, Ottawa, ON

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Affaires autochtones et développement du Nord Canada (AADNC)

CONTACT

Magda Smolewski, msmolewski@ofifc.org

Tanya Sirois, tanya.sirois@rcaaq.info

2. Quels sont les principaux facteurs qui rendent difficile la prestation de services ? Il est difficile de travailler avec des financements à court terme plutôt qu’avec des financements de base, et d’être en concurrence avec d’autres organisations autochtones urbaines pour l’obtention de financements. Le financement privé pose des problèmes éthiques. Il y a un manque de ressources humaines, de données, de meilleures pratiques et de cadres. Les mesures d’austérité au Québec ont un impact négatif sur les partenariats. Les exigences des organismes de financement en matière de partenariat constituent un obstacle. Il y a un manque de compréhension des réalités autochtones et du MCA. La langue est un obstacle.

3. Comment relever ces défis ? Les participant∙es ont mentionné la résilience, la saisie des opportunités, la priorisation des actions, la collaboration avec d’autres, la sensibilisation des membres de la communauté et l’influence sur l’environnement politique.

4. Les agences de financement parlent de partenariats innovants plutôt que d’actions concrètes fondées sur les besoins.

5. Pour travailler en partenariat, il faut impliquer les partenaires dès le début, développer le projet ensemble, clarifier les attentes et les rôles, disposer d’un accord de partenariat écrit, d’une bonne communication, d’un suivi et d’une obligation de rendre compte.

L’OFIFC a fait les constatations suivantes.

1. Les centres d’amitié sont la voix des populations autochtones urbaines qui défendent la communauté et la culture.

2. Les centres d’amitié ne peuvent pas être définis par les « programmes fournis » ou les « services aux clients. »

3. Les visions du monde et les mandats culturels guident le rôle, le développement et la prestation des services.

4. Les prophéties — comme le 8e feu du rapprochement — et les visions du monde personnelles guident les approches.

5. Les centres d’amitié sont des espaces d’exploration, de célébration et de rassemblement.

6. Les ressources clés sont les connecteur∙trices, les allié∙es, les défenseur∙euses qui connaissent les anciennes méthodes et qui sont capables de marcher dans deux mondes.

7. Les administrateur∙trices jouent un rôle clé et inattendu.

8. Personne n’est refusé.

9. Les centres d’amitié sont des centres de réponse aux crises.

10. Les centres d’amitié sont le premier point de contact.

11. L’espace est important à l’intérieur et à l’extérieur des centres d’amitié.

12. Les pôles, les comités, les événements et la formation jouent tous un rôle important.

13. Les mouvements sociaux et politiques ont un impact sur les mandats, la planification et les activités des organisations.

14. Le financement renforce les capacités et motive le développement de partenariats, mais il reste onéreux.

15. Le suivi, les bases de données intégrées et les formulaires aident les client∙es et le personnel.

16. Le continuum de sécurité culturelle joue un rôle essentiel dans le développement des partenariats.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Reconceptualiser et communiquer clairement les réalités actuelles des « services » dans les centres d’amitié.

2. Aider les centres d’amitié à formaliser les visions du monde et les enseignements qui guident leur travail.

3. Soutenir les centres d’amitié pour qu’ils se positionnent comme des entreprises offrant des avantages économiques et sociaux à l’ensemble de la communauté.

4. Renforcer le soutien au personnel de première ligne.

5. Poursuivre l’étude de systèmes de suivi innovants et intégrés.

6. Accroître la capacité à obtenir un financement pour la formation à la sécurité culturelle, l’établissement de relations, l’éducation du public et l’intégration des voix et de la présence autochtones dans les événements grand public.

7. Élaborer un plan global pour aider les centres d›amitié à fournir des services de formation sur le continuum de la sécurité culturelle.

RESSOURCES CONNEXES

Cidro, J. et Siddiqui, S. (2016). Mapping the urban Aboriginal service delivery terrin[sic]: Thematic analysis of organizational structure, programs and services, key partnerships, prospects and challenges Projet régional du RCAU : Manitoba et l’Université de Winnipeg. https://uakn.org/ wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKN-PHASE-2-NationalReport_Prairie-Region_Manitoba-Final-Report.pdf

Findlay, I., Chilima, J., Chambers-Richards, T., Bruni-Bossio, V., Carrière, D., & Rowluck, W. (2016). The urban Aboriginal service delivery landscape: Themes, trends, gaps and prospects—Final report Centre de recherche régional des Prairies du RCAU. https://uakn org/wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKN-PHASE-2-NationalReport_Prairie-Region_Saskatchewan-Final-Report-.pdf

Howard, P., Bowles, P. et Hoffman, R. (2015). Urban Aboriginal organizations in British Columbia and Alberta: Review of services provided and service gaps. RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/NAFCUAKN-PHASE-2-National-Report_Western-Region_Final-Report.pdf

Taylor, C. (2015). The urban Aboriginal service delivery landscape in Atlantic Canada: Gaps, trends and strengths. RCAU. https://uakn.org/ wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKN-PHASE-2-NationalReport_Atlantic-Region_Final-Report.pdf

RÉFÉRENCES

OFIFC (2016). Cadre de recherche USAI, 2ème édition. OFIFC. https:// ofifc.org/wp-content/uploads/2020/03/USAI-Research-FrameworkSecond-Edition.pdf

Le paysage de la

prestation de services aux Autochtones en milieu

urbain : Thèmes, tendances, lacunes et perspectives, Centre de recherche régional des Prairies

du RCAU

au Canada, plus de 50 % des autochtones vivent dans des zones urbaines. En conséquence, le paysage de la prestation de services autochtones en milieu urbain s’est développé en taille et en complexité. Le secrétariat du RCAU et les quatre centres de recherche régionaux du RCAU, en partenariat avec l’ANCA, ont mené un projet de recherche en deux phases et sur plusieurs sites afin d’évaluer le paysage de la prestation de services autochtones en milieu urbain au Canada. La phase 1 (un rapport) a permis d’obtenir une vue d’ensemble nationale des organisations autochtones urbaines et des services communautaires existants.

La phase 2 (six rapports) a consisté en une méta-analyse et un examen approfondi des organisations et services autochtones urbains régionaux ou provinciaux. AANDC a financé l’étude afin de mieux comprendre la prestation de services autochtones en milieu urbain en relation avec la participation économique. Ce rapport de la phase 2 donne un aperçu et une analyse de la prestation de services aux Autochtones en milieu urbain en Saskatchewan.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les objectifs de la recherche étaient les suivants : 1) identifier les services largement invisibles offerts par les organisations autochtones urbaines et analyser les lacunes, les tendances et les points forts ; 2) identifier les services qui facilitent la participation à l’économie ; et 3) identifier les partenariats novateurs et émergents entre les organisations autochtones et leurs parties prenantes. Des entretiens ont été menés avec 35 organisations autochtones urbaines de prestation de services représentant tous les territoires visés par un traité, ainsi que 11 des 13 régions sanitaires.

RÉSULTATS

1. Les chevauchements et les retards dans la prestation de services sont le résultat de facteurs systémiques qui incluent l’héritage colonial de la discrimination, les complexités politiques et juridictionnelles, le manque de données et de statistiques précises souvent lié à un modèle de déficit/ étude du manque de longue date, et l’incapacité à créer un espace approprié et favorable pour les populations autochtones urbaines.

2. Au cours des 70 dernières années, les clubs culturels et les centres d’amitié ont développé une « infrastructure invisible » pour compenser les lacunes en matière de logement, de santé, de culture, d’éducation et de services sociaux.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKNPHASE-2-National-Report_Prairie-Region_SaskatchewanFinal-Report-.pdf

ANNÉE D’ACHÈVEMENT

2016

LOCALISATION

Saskatchewan

ÉQUIPE DE RECHERCHE

pArtenAires communAutAires :

Comité exécutif du RCAU des Prairies

entrepreneur principAl :

Isobel M. Findlay, USask, Saskatoon, SK

AssistAnts de recherche :

Jania Chilima, USask, Saskatoon, SK

Tamara Chambers-Richards, Collège de Nouvelle-Calédonie, Saskatoon, SK

Vincent Bruni-Bossio, USask, Saskatoon, SK

Dana Carrière, USask, Saskatoon, SK

William Rowluck, UBC, Vancouver, C.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Affaires autochtones et développement du Nord Canada (AADNC)

CONTACT

Isobel M. Findlay, findlay@edwards.usask.ca

3. Les organisations autochtones urbaines doivent assumer la charge supplémentaire de l’éducation de l’ensemble de la population canadienne et des nouveaux∙elles arrivant∙es en ce qui concerne les droits autochtones et les droits issus des traités.

4. Le contrôle par les Autochtones des services qui leur sont destinés est un élément fondamental et un facilitateur avéré de la participation économique des Autochtones en milieu urbain.

5. Les moteurs de l’emploi sont la sécurité de l’emploi, l’éducation et le transfert culturel des connaissances en matière de durabilité et de médecine sociale.

6. Des améliorations équitables de la qualité de vie sont nécessaires pour garantir la sécurité alimentaire, qui a un impact sur les besoins physiques, émotionnels, spirituels et intellectuels des membres de la communauté.

7. Trop souvent, les services culturels sont sacrifiés aux impératifs « économiques. »

8. L’association de services culturels et récréatifs s’est avérée être un mécanisme important pour l’inclusion, le maintien de la langue et le transfert de la culture et des connaissances.

9. Les organisations autochtones urbaines créent souvent des partenariats novateurs pour s’assurer que les besoins de leurs communautés sont satisfaits, par exemple en s’associant à des établissements d’enseignement supérieur pour répondre aux besoins de santé de leurs communautés mal desservies.

10. Les services qui renforcent la participation économique des populations autochtones urbaines comprennent le développement des entreprises, les organisations contrôlées par les autochtones, les sports et la culture, l’éducation et la formation professionnelle pour réduire les dépendances, et aider les jeunes Autochtones à comprendre qui iels sont pour qu’iels puissent participer efficacement au marché du travail.

11. Les obstacles à une prestation de services réussie sont notamment le manque de viabilité financière dû au financement de projets à court terme, la difficulté à trouver le personnel adéquat, le manque de motivation, les contraintes géographiques, les guerres de territoire, les problèmes de juridiction et l’accès inéquitable à la santé, à l’éducation, au logement, à la sécurité alimentaire, à la garde d’enfants et au transport.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Établir des relations par le biais de l›engagement et de la consultation de la communauté.

2. Développer des compétences en matière de service à la clientèle pour faire preuve d’attention et de compréhension.

3. Offrir une prestation de services personnalisée.

4. Adopter de nouvelles façons de faire qui s’éloignent des tensions et des compétitions politiques.

5. Dépasser les stratégies de contrôle social qui favorisent la dépendance pour mettre l’accent sur l’autonomisation des services.

6. Encadrer et soutenir de manière proactive la participation et la réussite des jeunes.

7. Reconnaître et agir sur l’égalité de tous les peuples, faciliter la vision et le leadership, et promouvoir l’action collective pour un bénéfice mutuel.

RESSOURCES CONNEXES

Cidro, J. et Siddiqui, S. (2016). Mapping the urban Aboriginal service delivery terrin[sic]: Thematic analysis of organizational structure, programs and services, key partnerships, prospects and challenges Projet régional du RCAU : Manitoba et Université de Winnipeg. https://uakn.org/ wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKN-PHASE-2-NationalReport_Prairie-Region_Manitoba-Final-Report.pdf

Howard, P., Bowles, P. et Hoffman, R. (2015). Urban Aboriginal organizations in British Columbia and Alberta: Review of services provided and service gaps. RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/ NAFC-UAKN-PHASE-2-National-Report_Western-Region_FinalReport.pdf

Norris, M. J. (2016). ). Indigenous services report: Central Region. RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKNPHASE-2-National-Report_Central-Region_Final-Report.pdf

Taylor, C. (2015). The urban Aboriginal service delivery landscape in Atlantic Canada: Gaps, trends and strengths. RCAU. https://uakn.org/ wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKN-PHASE-2-NationalReport_Atlantic-Region_Final-Report.pdf

Cartographie de la prestation de services aux Autochtones en milieu

urbain : Analyse thématique de la structure organisationnelle, des programmes et services, des partenariats clés, des perspectives et des défis

au Canada, plus de 50 % des autochtones vivent dans des zones urbaines. En conséquence, le paysage de la prestation de services autochtones en milieu urbain s’est développé en taille et en complexité. Le secrétariat du RCAU et les quatre centres de recherche régionaux du RCAU, en partenariat avec l’ANCA, ont mené un projet de recherche en deux phases et sur plusieurs sites afin d’évaluer le paysage de la prestation de services autochtones en milieu urbain au Canada. La phase 1 (un rapport) a permis d’obtenir une vue d’ensemble nationale des organisations autochtones urbaines et des services communautaires existants. La phase 2 (six rapports) a fourni une méta-analyse et un examen approfondi des organisations et services autochtones urbains régionaux ou provinciaux. AANDC a financé l’étude afin de mieux comprendre la prestation de services autochtones en milieu urbain en relation avec la participation économique. Le présent rapport de la phase 2 donne un aperçu et une analyse de la prestation de services aux Autochtones en milieu urbain au Manitoba.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les objectifs de la recherche étaient les suivants : 1) identifier les services largement invisibles offerts par les organisations autochtones urbaines et analyser les lacunes, les tendances et les points forts ; 2) identifier les services qui facilitent la participation à l’économie ; et 3) identifier les partenariats novateurs et émergents entre les organisations autochtones et leurs parties prenantes. Des entrevues semi-structurées ont été menées auprès de 19 personnes de Winnipeg, Brandon et Thompson, au Manitoba. Les chercheur∙euses ont examiné cinq secteurs : 1) les services de soutien aux personnes âgées, aux familles, aux jeunes, aux femmes et à la justice ; 2) le logement, y compris les refuges d’urgence et les logements spéciaux pour les patients dialysés ; 3) l’éducation, l’emploi et le développement économique ; 4) la santé, la guérison et la toxicomanie ; et 5) la culture, les arts, les communications et les organisations religieuses.

RÉSULTATS

Contexte des participant∙es

Beaucoup s’impliquent dans la prestation de services parce qu’iels veulent améliorer la qualité de vie et le bien-être des membres de leur communauté et surmonter les obstacles et les défis.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKNPHASE-2-National-Report_Prairie-Region_Manitoba-FinalReport.pdf

ANNÉE D’ACHÈVEMENT

2016

LOCALISATION

Winnipeg, MB

ÉQUIPE DE RECHERCHE

contrActAntes principAles :

Jaime Cidro, UWinnipeg, Winnipeg, MB

Saima Siddiqui, UWinnipeg, Winnipeg, MB

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Affaires autochtones et développement du Nord Canada (AADNC)

CONTACT

Jaime Cidro, j.cidro@uwinnipeg.ca

Mary Jane Norris, norrisinc@videotron.ca

Contexte organisationnel

Les organisations s’engagent à respecter les enseignements et les valeurs spirituelles autochtones et à promouvoir la sensibilisation et la compréhension des cultures des Premières Nations et des Métis.

Programmes et services

Les services prioritaires comprennent la santé et la guérison/ le conseil, le logement et les refuges, l’éducation, l’emploi et la formation, les sports et les loisirs, la langue et la culture, et la réconciliation. Cela se fait par le biais de programmes pour les enfants, les jeunes et les familles, de services intégrés, de services de soutien, de programmes spécifiques pour les enfants, les jeunes et les familles, de la culture et de la religion, et de la justice et de la réconciliation.

Engagements des parties prenantes à la prestation de services

Les meilleures pratiques comprennent l’écoute de la communauté, la prise de décision au sein du groupe familial permettant aux familles de prendre des décisions concernant le bien-être de l’enfant, l’établissement de relations de confiance avec les écoles, l’intégration des enseignements autochtones et occidentaux, l’inclusion de la communauté dans la conception et la mise en œuvre des programmes, l’offre de stages aux étudiant∙es universitaires, l’encouragement de l’identité autochtone, l’adoption d’une approche autochtone/holistique de la prestation de services et l’apport de services intégrés à la communauté.

Partenariats de prestation de services

Les approches productives comprennent 1) des collaborations impliquant de nombreux partenaires (organisations gouvernementales, non gouvernementales, autochtones, non autochtones, confessionnelles et autres organisations communautaires) ; 2) un partage marqué de l’expertise et des ressources ; 3) l’inclusion d’organisations et de groupes autochtones dans les processus de prise de décision concernant les communautés autochtones urbaines ; et 4) l’établissement de relations solides avec les organisations non autochtones.

RECOMMANDATIONS ET IMPLICATIONS POUR LA POLITIQUE ET LA PRATIQUE

1. Élaborer des politiques permettant aux organisations autochtones urbaines de continuer à travailler dans le cadre de partenariats à plusieurs niveaux qui leur garantissent le droit à l›autodétermination et le droit de fournir des services culturellement adaptés à la communauté.

2. Les politiques publiques devraient exiger des ministères et des organismes non autochtones qu’ils collaborent et reconnaissent la crédibilité des organisations autochtones, qu’ils les soutiennent financièrement et qu’ils leur fournissent une infrastructure technologique adéquate.

RESSOURCES CONNEXES

Findlay, I., Chilima, J., Chambers-Richards, T., Bruni-Bossio, V., Carrière, D., & Rowluck, W. (2016). The urban Aboriginal service delivery landscape: Themes, trends, gaps and prospects—Final report. Centre de recherche régional des Prairies du RCAU. https://uakn org/wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKN-PHASE-2-NationalReport_Prairie-Region_Saskatchewan-Final-Report-.pdf

Howard, P., Bowles, P. et Hoffman, R. (2015). Urban Aboriginal organizations in British Columbia and Alberta: Review of services provided and service gaps. RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/ NAFC-UAKN-PHASE-2-National-Report_Western-Region_FinalReport.pdf

Norris, M. J. (2016). Indigenous Services Report : Central Region. UAKN. https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKNPHASE-2-National-Report_Central-Region_Final-Report.pdf

Taylor, C. (2015). The urban Aboriginal service delivery landscape in Atlantic Canada: Gaps, trends and strengths. RCAU. https://uakn.org/ wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKN-PHASE-2-NationalReport_Atlantic-Region_Final-Report.pdf

Le paysage de la prestation de services aux Autochtones vivant en milieu urbain dans l’Ouest canadien : Phase II : lacunes,

tendances et forces

au Canada, plus de 50 % des autochtones vivent dans des zones urbaines. En conséquence, le paysage de la prestation de services autochtones en milieu urbain s’est développé en taille et en complexité. Le secrétariat du RCAU et les quatre centres de recherche régionaux du RCAU, en partenariat avec l’ANCA, ont mené un projet de recherche en deux phases et sur plusieurs sites afin d’évaluer le paysage de la prestation de services autochtones en milieu urbain au Canada. La phase 1 (un rapport) a permis d’obtenir une vue d’ensemble nationale des organisations autochtones urbaines et des services communautaires existants. La phase 2 (six rapports) a fourni une méta-analyse et un examen approfondi des organisations et services autochtones urbains régionaux ou provinciaux. AANDC a financé l’étude afin de mieux comprendre la prestation de services autochtones en milieu urbain en relation avec la participation économique. Ce rapport de la phase 2 couvre la région de l’Ouest.

OBJECTIFS DE LA RECHERCHE ET MÉTHODOLOGIE

Les objectifs de la recherche étaient les suivants : 1) identifier les services largement invisibles offerts par les organisations autochtones urbaines et analyser les lacunes, les tendances et les points forts ; 2) identifier les services qui facilitent la participation à l’économie ; et 3) identifier les partenariats novateurs et émergents entre les organisations autochtones et leurs parties prenantes. Vingt-deux pôles géographiques autochtones urbains ont été identifiés. Un∙e représentant∙e de chaque pôle a été interrogé∙e : 13 en Colombie-Britannique et neuf en Alberta.

RÉSULTATS

Le thème principal qui s’est dégagé des entretiens est la centralité des relations dans la prestation de services. En conséquence, les conclusions sont structurées en cinq thèmes basés sur les relations.

1. Les relations avec les client∙es : La confiance doit être établie immédiatement et maintenue à long terme. Les familles sont fondamentales et doivent rester unies. Un soutien est nécessaire pour assurer la transition vers la stabilité et la sécurité économiques.

2. Relations internes : Une dynamique positive au sein d’une organisation autochtone urbaine est essentielle à sa réussite. Cela nécessite de planifier la succession, de renforcer les capacités internes, de former et d’éduquer, ainsi que de conserver le personnel qui possède la compréhension et l’empathie nécessaires pour travailler efficacement avec une population fortement marginalisée.

PRODUIT

Rapport

https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKNPHASE-2-National-Report_Western-Region_Final-Report.pdf

ANNÉE D’ACHÈVEMENT

2015

LOCALISATION

Ouest du Canada

ÉQUIPE DE RECHERCHE

pArtenAires communAutAires :

Membres de l’exécutif du RCAU de l’Ouest

leAds AcAdémiques :

Paul Bowles, UNBC, Prince George, C.-B.

Ross Hoffman, UNBC, Prince George, C.-B.

AssistAnte de recherche :

Patricia Howard, UNBC, Prince George, C.-B.

BAILLEURS DE FONDS

Subvention de partenariat du CRSH : À la recherche d’une vie meilleure (RCAU)

Affaires autochtones et développement du Nord Canada (AADNC)

CONTACT

Paul Bowles, paul@unbc.ca

Ross Hoffma, ross.Hoffman@unbc.ca

3. Relations avec d’autres organisations : Les partenariats avec d’autres prestataires de services peuvent aider à répondre aux besoins des client∙es, créer des opportunités de partage des ressources, bénéficier de l’échange de connaissances autour des leçons apprises et de la responsabilité partagée pour les populations autochtones urbaines.

4. Relations avec les gouvernements : Les structures de comptes rendus et de financement des gouvernements nuisent à la prestation de services en compromettant les valeurs autochtones.

5. Relations avec l’industrie : De nombreuses organisations autochtones urbaines doivent développer leur capacité à établir des relations de travail efficaces avec les entreprises et l’industrie.

Les auteur∙ices ont résumé les défis généraux liés à la prestation de services de la manière suivante.

1. Modèles de financement existants : La concurrence pour l’obtention de fonds a de graves conséquences pour l’organisation et ses client∙es. Le processus et la structure actuels de demande de subvention exposent les organisations à l’échec. L’incertitude du financement a un impact négatif sur le recrutement et la fidélisation, et le roulement du personnel est stressant pour les client∙es et rend la prestation de services plus difficile.

2. La rédaction des propositions et des rapports prend beaucoup de temps : La course à l’application, au développement et à la mise en œuvre est épuisante. Il est impossible de maintenir l’efficacité de la prestation de services lorsque des programmes sont supprimés ou abandonnés. Le flux constant a un impact négatif sur la crédibilité d’une organisation, sur ses relations et sur la confiance des clients. Les bailleurs de fonds deviennent une priorité plus importante que les client∙es parce qu’ils fixent les conditions. Ceux qui le peuvent se tournent vers les entreprises sociales pour générer des revenus.

3. Manque de soutien aux populations et aux organisations métisses : Les Métis se sentent comme des citoyen∙nes de seconde classe et peinent à fournir des services.

Les lacunes politiques spécifiques concernent la manière de traiter 1) les enfants pris en charge et le syndrome du « vieillissement, » (aging out) 2) les services inadéquats de santé mentale et de toxicomanie, de drogues et d’alcool, 3) la prévention du suicide et l’éducation, 4) le logement et le sans-abrisme, et la nécessité d’un soutien global accessible, et 5) les foyers de soins et les établissements de soins de longue durée pour les personnes âgées et la population vieillissante.

RESSOURCES CONNEXES

Cidro, J. et Siddiqui, S. (2016). Mapping the urban Aboriginal service delivery terrin[sic]: Thematic analysis of organizational structure, programs and services, key partnerships, prospects and challenges Projet régional du RCAU : Manitoba et UWinnipeg. https://uakn.org/wp-content/ uploads/2016/10/NAFC-UAKN-PHASE-2-National-Report_PrairieRegion_Manitoba-Final-Report.pdf

Findlay, I., Chilima, J., Chambers-Richards, T., Bruni-Bossio, V., Carrière, D., & Rowluck, W. (2016). The urban Aboriginal service delivery landscape: Themes, trends, gaps and prospects—Final report Centre de recherche régional des Prairies du RCAU. https://uakn. org/wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKN-PHASE-2-NationalReport_Prairie-Region_Saskatchewan-Final-Report-.pdf

Norris, M. J. (2016). Indigenous Services Report: Central Region. RCAU. https://uakn.org/wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKNPHASE-2-National-Report_Central-Region_Final-Report.pdf

Taylor, C. (2015). The urban Aboriginal service delivery landscape in Atlantic Canada: Gaps, trends and strengths. RCAU. https://uakn.org/ wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKN-PHASE-2-NationalReport_Atlantic-Region_Final-Report.pdfhttps://uakn.org/ wp-content/uploads/2016/10/NAFC-UAKN-PHASE-2-NationalReport_Atlantic-Region_Final-Report.pdf

l ’ ImPact du rcau

Photo gracieuseté de la Fédération des centres d’amitié autochtones de l’Ontario.

Cette deRnièRe seCtion présente l’impact du RCAU, les enseignements tirés, ainsi que les recommandations et conclusions générales.

Dans leur ensemble, les projets de recherche du RCAU ont rempli tous les objectifs d’À la recherche d’une vie meilleure :

• accroître la visibilité des communautés et des organisations autochtones urbaines ;

• produire une recherche de haute qualité et pertinente pour les politiques ;

• faire évoluer et promouvoir la recherche communautaire ;

• renforcer les capacités de recherche des communautés et organisations autochtones urbaines ;

• renforcer les réseaux autochtones urbains ;

• soutenir les nouveaux chercheur∙euses autochtones en milieu urbain ; et

• permettre à la communauté, le monde universitaire et les pouvoirs publics d’en tirer un bénéfice mutuel.

Chacun des quatre centres de recherche met en évidence l’impact du RCAU dans sa région.

Centre de recherche de l’Atlantique

Le Centre de recherche de l’Atlantique a eu un impact sur les individus, les organisations et le gouvernement, mais nulle part son impact n’a été plus visible qu’au Centre d’accueil et d’amitié autochtone de l’UOS à Fredericton, au Nouveau-Brunswick. La directrice du programme d’aide préscolaire aux Autochtones de l’UOS, Patsy McKinney, a rencontré Christopher Sheppard, directeur général du Centre d’amitié autochtone First Light à St. John’s, et Pam Glode-Desrochers, directrice générale du MNFC à Halifax, lorsque ces trois personnes sont devenues membres fondateur∙trices du comité exécutif du RCAU Atlantique. Pam et Chris ont encouragé Patsy, puis l’ont conseillée sur la façon de transformer son centre d’aide préscolaire aux Autochtones en centre d’amitié. Dix ans plus tard, Patsy a fait connaître les populations autochtones urbaines du Nouveau-Brunswick. Le Centre d’amitié de l’UOS a converti les réseaux de recherche fondamentaux du RCAU et les relations avec le monde universitaire et les gouvernements municipal, provincial et fédéral en une subvention foncière provinciale de 284 000 $, permettant l’achat d’un pâté de maisons entier, et en une subvention de 18,5 millions de dollars pour la construction de la maison longue et du centre culturel Awitgati (https://www.awitgati. ca/), qui servira aux membres de la communauté autochtone urbaine qui vivent à Fredericton.

Centre de recherche central

La réussite économique et la diversité des histoires autochtones en milieu urbain étaient des priorités essentielles des projets du Centre de recherche central. Le projet Pathways to Mino Biimadiziwin in the City a été lancé par le Centre d’amitié autochtone N’swakamok et supervisé par un comité de recherche composé de six chef∙fes de file de la communauté autochtone urbaine de Sudbury. Ce travail a permis d’élargir la compréhension locale de l’appartenance à la communauté autochtone urbaine au-delà des agences de services sociaux et jusqu’aux universités et collèges. Un livre a été produit à partir de ce travail. Il a été lancé lors d’un événement local très fréquenté, a attiré l’attention des médias et a été largement distribué au sein de la communauté de Sudbury et plus largement en ligne. Une association professionnelle d’entrepreneurs autochtones vivant à Sudbury (KINXUS Urban Aboriginal Resources) a également été créée dans le cadre d’un processus parallèle à la réalisation de cette recherche.

La recherche sur l’histoire des Autochtones en milieu urbain a également occupé une place importante à Ottawa, Sudbury et Peterborough. À Sudbury, le Centre d’amitié autochtone N’swakamok a créé un site web interactif présentant des vidéos sur l’histoire de la vie de membres éminent∙es de la communauté. La Coalition autochtone d’Ottawa a produit un documentaire vidéo sur des moments historiques clés et, à Peterborough, le Centre d’amitié autochtone Nogojiwanong a documenté l’histoire de vie de membres de la communauté en y ajoutant des informations d’archives. De nombreuses bonnes relations ont été nouées dans le cadre de ces projets et, dans toutes les communautés, les chercheur∙euses universitaires et les dirigeant∙es des communautés autochtones urbaines continuent de travailler ensemble sur divers projets. Celles∙eux-ci vont de la mise en place d’un refuge pour les jeunes à Sudbury et d’une alliance pour la santé des Autochtones en milieu urbain à Ottawa, à la coordination d’une réponse municipale au COVID-19 et de rapports sur l’état de santé de la communauté à Peterborough.

Centre de recherche des Prairies

La maladie mentale et la détresse sociale menacent la capacité des jeunes à vivre une bonne vie en ville. Lorsque des chercheur∙euses de l’USask ont collaboré avec des organisations telles que le Conseil tribal de Saskatoon, le White Buffalo Youth Lodge, le Métis Addictions Council of Saskatchewan Inc., la Core Neighbourhood Youth Co-op, la Saskatoon Health Region, le Saskatoon Community Youth Arts Program et la Pleasant Hill Community Association, ils ont donné aux jeunes Autochtones les moyens de transformer les braises en flammes afin d’améliorer la santé mentale des jeunes. Grâce aux récits, aux images et aux conseils des aîné∙es, une installation publique de trois semaines a été créée dans une galerie d’art locale, où les jeunes Autochtones ont utilisé leurs récits et leur créativité pour mettre en lumière leurs expériences et susciter des changements dans la manière dont nous concevons les stratégies de promotion de la santé mentale. Les résultats ont également été présentés lors de conférences organisées dans différentes régions du Canada et publiés à l’intention d’un public universitaire et communautaire.

Centre de recherche de l’Ouest

L’accent mis sur la jeunesse a été une caractéristique importante des projets du Centre de recherche de l’Ouest. Dans le cadre de l’un de ces projets, trois communautés autochtones urbaines de l’île de Vancouver se sont réunies pour créer ensemble des ressources culturelles destinées aux jeunes enfants, en partenariat avec le Centre for Early Childhood Education Research and Policy de l’Université de Victoria. Un webinaire a permis de diffuser largement ces ressources. Ce moyen de diffusion a également permis de faire connaître un projet du TLAFC et de la VIU sur les transitions de la petite enfance autochtone. La réconciliation a également joué un rôle important dans les projets du Centre. Le projet Shared Histories, qui documente les relations entre les colons et les Wet’suwet’en à Smithers, a fait l’objet d’un lancement de livre lors d’une fête réunissant 400 personnes et organisée par Dinï Ze’ Ut’akhgit Henry Alfred. Truth and Indigenous Ways of Knowing, un projet entre le Blue Quills First Nations College (aujourd’hui Université nuhelot’įne thaiyots’į nistameyimâkanak Blue Quills, installé dans un ancien bâtiment de pensionnat) et l’Université de Calgary, a démontré que la compréhension des méthodologies de recherche autochtones est essentielle pour réformer les programmes de services à la personne.

Photo gracieuseté de Daniel Smith, Centre d’amitié First Light.

au CouRs des dix années d’existence du RCAU, nous avons beaucoup appris sur les relations de recherche entre la communauté, le milieu universitaire et les gouvernements. Nous avons notamment appris comment créer de meilleures relations de travail et produire des résultats à la fois pertinents et exploitables. Voici les réflexions des auteur∙ices sur les partenariats.

1. Les partenariats. La recherche autochtone urbaine est susceptible d’être très efficace lorsqu’elle est initiée et entreprise par des organisations autochtones urbaines en partenariat avec des institutions universitaires locales et soutenue par les gouvernements locaux, et lorsque toutes les parties reconnaissent et adoptent le concept selon lequel le processus de recherche lui-même est souvent un processus d’éducation.

2. Des équipes de rêve. Pour réussir, les équipes de recherche doivent disposer d’un mélange de compétences éthiques, interpersonnelles et administratives. Les membres de l’équipe doivent également être informé∙es, dévoué∙es et engagé∙es. Les équipes de recherche les plus performantes sont fondées sur les principes autochtones d’établissement et de maintien des relations, notamment le respect, la confiance, l’empathie et la bienveillance.

3. Recherche et autodétermination. La détermination de ces mêmes communautés à ne pas disparaître et à ne pas voir leur légitimité en tant que chercheur∙euses usurpé est venue compléter la résilience et les efforts acharnés des communautés autochtones urbaines pour améliorer leurs conditions de vie. Les communautés de tout le pays étaient prêtes à utiliser tous les outils à leur disposition pour améliorer leurs conditions de vie, y compris l’éducation par la recherche et la création de connaissances sur leurs communautés.

4. La recherche à deux yeux : Le développement de communautés de recherche fructueuses découle de l’adoption d’une approche à deux yeux (Bartlett et al., 2012), qui réunit les savoirs autochtones et occidentaux, les modes de connaissance, le partage des connaissances et la mobilisation des connaissances. Ces éléments constituent la base de l’action.

Les communautés de recherche du RCAU ont également rassemblé des utilisateur∙trices des connaissances, des universitaires et des fonctionnaires représentant au moins deux approches différentes de la création et de l’utilisation des connaissances. Mais tout ne s’est pas déroulé sans heurts, car la plupart des recherches ont été menées à une époque où l’on accordait une attention accrue aux conséquences du colonialisme sur les communautés autochtones. Les auteur∙ices proposent les observations systémiques suivantes comme moyen d’aller de l’avant et d’aborder le colonialisme dans les partenariats de recherche, l’administration et la gestion générale des projets.

1. Le colonialisme académique. Comme l’indique le quatrième principe éthique directeur du RCAU (RCAU, 2016), toutes les données de recherche et la propriété intellectuelle résultant de la recherche axée sur la communauté (RAC) appartiennent au partenaire communautaire : « La propriété et les droits de propriété intellectuelle appartiennent aux communautés et/ou aux individus qui informent et contribuent à la recherche, et la paternité de l’œuvre doit refléter ce fait. Toutes les recherches du RCAU doivent répondre à cette exigence avant d’être financées. » La question de la paternité (authorship) des rapports doit être abordée. Les pratiques émergentes dans le domaine de la recherche autochtone créent des opportunités de paternité qui vont au-delà des articles académiques à auteur∙trice unique. Cela a créé un dilemme pour certain∙es universitaires, notamment lorsqu’il s’agit de publications qui soutiennent la titularisation et la promotion ou qui répondent à d’autres aspirations en matière d’emploi. Pour surmonter cet obstacle, les critères de titularisation devraient inclure la capacité d’un∙e universitaire à établir et à maintenir des relations fructueuses et respectueuses avec les communautés et les organisations autochtones.

2. Souveraineté des données. Les principes de propriété des données, conformes aux Principes éthiques directeurs du RCAU et aux nouvelles pratiques de recherche autochtones, n’ont pas toujours été respectés. Par exemple, lorsqu’une organisation communautaire a demandé au responsable universitaire de son équipe de recherche de lui rendre toutes les données, le professeur a refusé. Lorsque la question a été portée à l’attention du Bureau des services de recherche (BSR) de l’université, le professeur a convaincu le BSR que la communauté était un client — et non un partenaire ni le responsable communautaire de l’équipe de recherche — et que, par conséquent, les données ne pouvaient pas être rendues à la communauté en raison de l’obligation du professeur et de l’université de protéger les droits à la vie privée des participant∙es à la recherche! Pour aller de l’avant, il est impératif d’établir une exigence en matière de formation à la recherche autochtone pour les BSR des universités et les universitaires qui souhaitent s’associer à des organisations et à des communautés autochtones urbaines dans le cadre de la recherche. Les centres d’amitié ou d’autres organisations autochtones urbaines pourraient proposer des modules de formation sur le RAC en tant qu’entreprise sociale. Le module devrait inclure une formation sur les points suivants 1) les protocoles de collaboration avec les groupes autochtones ; 2) le partage des données ; 3) les principes éthiques et les processus d’examen éthique ; 4) les méthodes et méthodologies de recherche autochtones ; et 5) la paternité des travaux.

3. Le colonialisme des trois agences (Tri-Agency). Les projets du RCAU ont rencontré des difficultés dans les processus d’évaluation éthique des universités dans tout le pays. Il est nécessaire que les trois organismes appliquent l’EPTC21 (IRSC et al., 2018) pour s’assurer que les processus d’évaluation éthique sont opportuns, pertinents et conformes aux processus d’approbation et de procédure de la communauté autochtone. Le Secrétariat des trois organismes sur la conduite responsable de la recherche était disposé à lancer une enquête sur le conflit susmentionné concernant la propriété des données, mais le processus était trop onéreux et trop long pour que le chercheur principal du RCAU et l’organisation de la communauté autochtone urbaine puissent l’assumer. De plus, la direction régionale du RCAU, qui avait supervisé le processus de révision, a pris sa retraite. Les trois agences doivent mettre en place un processus plus accessible et plus facile à gérer pour enquêter sur les violations de l’EPTC 2 signalées par les communautés autochtones urbaines.

4. Gouvernance de la recherche. La complexité croissante de la recherche urbaine autochtone, qui implique de multiples partenaires, de multiples sources de financement et le désir d’utiliser un cadre de vision à deux yeux, exige une attention particulière à la gouvernance de la recherche. Si elle n’est pas contrôlée, elle peut créer une opportunité de colonialisme académique. Les organisations autochtones urbaines, y compris les centres d’amitié, n’ont normalement pas à leur mandat de mener des recherches et auront besoin d’aide pour s’assurer que la recherche est menée conformément à leurs principes éthiques. Un service d’éthique de la recherche autochtone (SERA) pourrait fournir une assistance et un soutien ponctuels sous la forme de boîtes à outils — par exemple, des accords de propriété et de partage des données, des processus de résolution des conflits et d’autres matériels éducatifs. L’Association nationale des centres d’amitié (ANCA) pourrait proposer une boîte à outils SERA. Énoncé de politique des trois Conseils Éthique de la recherche avec des êtres humains 2018

5. Le colonialisme administratif. Dans le cadre de la subvention des trois agences, des fonds ont été accordés à l’Université Trent, qui a ensuite distribué des subventions aux universités accueillant les centres de recherche. Les centres de recherche organisaient ensuite des concours pour l’obtention des subventions et distribuaient les fonds en conséquence. Lorsque cet arbre de distribution a été mis au jour, le CRSH a exigé que les universités d’accueil retournent les fonds à Trent, car il ne pouvait y avoir qu’un seul niveau de distribution, c’est-à-dire du CRSH à Trent. Il était donc impossible pour les centres de recherche de gérer efficacement les subventions à distance, et la charge administrative pesant sur Trent s’en est trouvée considérablement alourdie. À l’avenir, les fonds de la RAC devraient être attribués à des partenaires autochtones urbains locaux et administrés par eux.

6. Portée du RCAU. Bien que le RCAU ait une portée nationale, l’engagement avec le Québec et l’Arctique a été nominal. Le défi était en partie géographique, mais un mélange complexe de questions était en jeu, en particulier au Québec, où la recherche proposée était axée sur la santé. La santé, comme convenu par les trois organismes, relève de la compétence des IRSC, mais la subvention À la recherche d’une vie meilleure, qui adopte une approche holistique du bien-être et du mieux-être, a été financée par le CRSH. Cette répartition fédérale des domaines de recherche ne tient pas compte de l’approche des déterminants sociaux de la santé, qui chevauche le mandat de recherche en santé des IRSC et la recherche sociale financée par le CRSH. Si l’intention des trois organismes est de soutenir la recherche sur les Autochtones vivant en milieu urbain, un recadrage interdisciplinaire et une meilleure coordination entre les organismes subventionnaires sont nécessaires. Par ailleurs, l’utilisation de la RAC, telle qu’elle a été pratiquée par le RCAU, n’en est qu’à ses débuts chez les partenaires de recherche au Québec. Pour aller de l’avant, il faut redoubler d’efforts pour adopter pleinement les principes de la RAC et les traduire en actions communautaires locales.

7. Directives en matière de rapports. Bien que l’un des objectifs déclarés de À la recherche d’une vie meilleure ait été de « produire des recherches de haute qualité, pertinentes pour les politiques et les pratiques, » le RCAU n’a pas exigé de recommandations pour les documents et les rapports finaux. Cela dit, un total de 230 recommandations spécifiques à des projets ont été formulées en plus des recommandations générales énumérées ci-dessous. À l’avenir, cet objectif serait mieux servi si les équipes de recherche étaient tenues de démontrer comment elles ont atteint les objectifs du projet.

8. Prolongation de la durée de vie de la subvention. Au cours de la dernière décennie, il y a eu des mariages, des divorces, des décès et des accouchements, sans parler des départs à la retraite ! Les évolutions naturelles au sein de l’administration du RCAU ainsi que des organisations et communautés autochtones urbaines ont posé de nombreux défis ayant un impact sur la continuité organisationnelle, la mémoire institutionnelle et la dynamique générale du projet. Des problèmes de financement et d’administration ont également surgi en raison de la durée de vie prolongée du projet. Par exemple, le changement des priorités de financement du gouvernement fédéral a eu un impact sur le partenaire communautaire de la subvention, l’ANCA. De même, le RCAU n’a pas été en mesure de soutenir correctement le secrétariat du RCAU alors que la durée de la subvention est passée d’une période prévue de cinq ans à ce qui s’est finalement avéré être une décennie.

9. COVID. Huit ans après le début du projet, la pandémie de COVID-19 a commencé. La durée de vie prolongée de la subvention, associée à la pandémie de la COVID, a rendu difficile l’exploitation du plein potentiel d’À la recherche d›une vie meilleure. L’attention des partenaires du RCAU s’est naturellement détournée du projet RCAU pour se concentrer sur les problèmes plus immédiats posés par la pandémie de la COVID. Au fil du temps, la mosaïque provinciale de restrictions mises en œuvre dans tout le pays a eu un impact dramatique et négatif sur le transfert de connaissances, l’évaluation des projets et l’achèvement des projets de recherche. Les progrès réalisés pendant la COVID ont exigé une énorme flexibilité de la part de toutes les personnes impliquées dans le RCAU.

Photo gracieuseté de la Fédération des centres d’amitié autochtones de l’Ontario.

Les auteuR∙iCes formulent neuf recommandations.

1. Soutenir la gouvernance et l’autodétermination des populations autochtones urbaines. Investir dans les communautés autochtones urbaines et les soutenir dans leurs efforts pour assumer la gestion et le contrôle des mécanismes de leur vie quotidienne — par exemple, le gouvernement, l’éducation, la garde d’enfants, la culture, etc. Cette approche, qui permet à une communauté de décider elle-même de ce qu’elle veut faire, est non seulement conforme à la réconciliation et à la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (UNDRIP), mais elle constitue également une approche solide et fondamentale en matière de politique publique.

2. Investir dans les organisations autochtones urbaines. Tout simplement, c’est en investissant dans les organisations autochtones urbaines que l’on obtient les meilleurs résultats. Ces organisations comprennent parfaitement les besoins et les aspirations des familles qui composent leurs communautés. Les programmes et les services fournis par les organisations autochtones urbaines, qui sont fermement ancrés dans une approche des déterminants de la santé fondée sur la culture, sont des mesures de prévention à grande échelle. Ces organisations autochtones urbaines s’efforcent de soutenir les membres de la communauté et de résoudre les problèmes avant qu’ils ne dégénèrent en crise. Les centres d’amitié et les centres de ressources familiales sont les mieux placés pour répondre aux besoins locaux en offrant des services et des programmes sécuritaires, adaptés à la culture et complets aux membres de la communauté autochtone urbaine de tous âges. Ces organisations autochtones urbaines centrales doivent être reconnues, respectées et dotées de ressources. Pour être clair, le financement des organisations autochtones urbaines est une responsabilité fédérale.

3. Soutenir l’histoire et l’identité autochtones urbaines positives. Comme en témoignent les centres d’amitié et les centres de ressources pour les familles dans tout le pays, les communautés autochtones urbaines n’existent pas seulement, elles prospèrent. La recherche du RCAU a permis de démontrer l’existence et la croissance des communautés autochtones urbaines et, ce faisant, de valider les expériences des participant∙es en tant qu’individus et membres de la communauté autochtone urbaine. Ce renforcement de l’identité communautaire soutient à son tour une revendication de

légitimité, ce qui signifie que les communautés autochtones urbaines sont des communautés autochtones légitimes. Les conclusions du RCAU renforcent l’arrêt rendu en 2002 par la Cour d’appel fédérale dans l’affaire Canada c. Misquadis,1, qui définit les populations autochtones vivant hors des réserves comme un groupe de communautés distinctes, auto-organisées et autodéterminées.

4. Le « droit à la ville » des populations autochtones urbaines. Les droits ancestraux et issus de traités doivent s’étendre et inclure les populations autochtones urbaines. Ce processus est déjà en cours dans certaines parties de l’Amérique latine où les droits des Autochtones à la ville sont inclus dans certaines constitutions nationales. UNDRIP offre la possibilité de relancer ce processus au Canada. L’obtention d’un droit à la ville permettrait de répondre à la question de la légitimité des peuples autochtones urbains, qui a été un thème constant dans les recherches du RCAU.

5. Supprimer les politiques de différenciation qui sèment la discorde. Les politiques publiques devraient être conçues pour renforcer et soutenir l’autodétermination et accroître la cohésion de la communauté, ce qui, à son tour, permet d’adopter des approches communautaires globales en matière de représentation et de prestation de services. En 2003, le rapport sénatorial intitulé Urban Aboriginal Youth—An Action Plan For Change (Les jeunes Autochtones vivant en milieu urbain — un plan d’action pour le changement) affirmait que l’approche unique n’était pas efficace et que « tous les niveaux de gouvernement devraient aider les Autochtones vivant en milieu urbain à élaborer leurs propres solutions, plutôt que de les imposer. Les gouvernements doivent reconnaître que les populations autochtones urbaines connaissent leurs problèmes, qu’elles sont beaucoup mieux placées pour identifier les solutions appropriées et qu’elles savent qu’elles ont besoin de ressources adéquates appliquées conformément à leurs propres priorités pour mettre en œuvre les initiatives élaborées localement » (Comité permanent des peuples autochtones, 2003, p. 33). UNDRIP fournit également un cadre solide pour identifier les aspects de l’autodétermination autochtone qui doivent être soutenus dans un contexte urbain.

6. Financer davantage de recherches sur les partenariats. La recherche du RCAU met en évidence de nombreuses bonnes pratiques en termes d’alliances, d’établissement de relations et de RAC. Ces meilleures pratiques constituent la base d’une RAC autochtone efficace et devraient être au cœur de toute recherche sur les partenariats à l’avenir.

7. Financer la recherche pour mieux comprendre les collaborations entre les municipalités, les communautés autochtones urbaines et les gouvernements des Premières Nations. Le désordre juridictionnel identifié par Hanselman (2001) reste un défi important à surmonter pour fournir des services homogènes et équitables aux populations autochtones urbaines. La politique du gouvernement fédéral fondée sur les distinctions entre les Premières Nations, les Métis et les Inuits constitue un obstacle à cette approche. Les accords de partenariat de services pourraient être utilisés pour surmonter les problèmes de compétence. Un exemple concret en 2022 est la relation entre le MNFC de Halifax et l’Assemblée des chefs mi’kmaq de Nouvelle-Écosse qui, en 2020, a transféré une propriété de Halifax au Centre d’amitié en reconnaissance du rôle que joue l’organisation autochtone urbaine dans la fourniture de services holistiques, culturellement appropriés et gradués aux personnes logées de manière vulnérable. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre comment réaliser et optimiser ce nouveau modèle.3

8. Financer davantage de recherches sur les Autochtones vivant en milieu urbain. S’appuyer sur l’ensemble des travaux fondamentaux du RCAU en finançant davantage de RAC conçues pour nous aider à approfondir notre compréhension des besoins autodéterminés, des aspirations et des solutions aux défis auxquels sont confrontées les populations autochtones urbaines du Canada. La recherche devrait illustrer la manière dont les principes clés d’une prestation de services efficace dans les communautés autochtones urbaines sont mis en pratique. Comme l’a indiqué le Sénat en 2003, ces principes clés sont le soutien aux initiatives autochtones menées par les communautés, la participation des membres des communautés locales aux processus décisionnels en matière de recherche, la promotion du

renforcement des capacités des communautés, la garantie d’un financement durable et adéquat, et la promotion d’une approche coordonnée et holistique de la prestation de services. En outre, nous avons observé que la plupart des recherches ne comportaient pas d’analyse de genre. À l’avenir, nous recommandons que toutes les recherches sur les Autochtones en milieu urbain incluent une analyse de genre autochtone.

9. Le réseau RCAU devrait être maintenu. Le RCAU est devenu, en fait, une organisation parapluie au sein de laquelle les organisations et les fournisseurs de services autochtones urbains pouvaient se rencontrer, avoir des discussions importantes, former des alliances et devenir des ressources et des systèmes de soutien précieux les uns pour les autres. En outre, le RCAU a prouvé son efficacité en encourageant et en soutenant d’autres initiatives et projets nationaux et régionaux de recherche sur les populations autochtones en milieu urbain, notamment le National Centre for Collaboration in Indigenous Education (NCCIE), qui connaît un énorme succès. Le financement du RCAU doit être maintenu.

1 https://www.constitutional-law.net/index.php?option=com_ mtree&task=att_download&link_id=221&cf_id=24

conclusIon

Ce ReCueiL des dix dernières années de recherche du RCAU par et pour les communautés fournit des conseils fondés sur des données probantes pour favoriser la bonne vie de mino-bimaadiziwin pour les peuples autochtones urbains. Ce faisant, il approfondit notre compréhension des expériences des peuples autochtones urbains à travers le Canada et confirme la présence croissante de communautés autochtones dynamiques et culturellement diverses qui revendiquent leur droit à être reconnues et respectées en tant que communautés autochtones autodéterminées vivant sur leurs terres d’origine.

En comblant les lacunes actuelles dans la connaissance des expériences autochtones urbaines au Canada, ce recueil met également en évidence la force de la RAC dans la formation et l’encadrement d’un nombre croissant d’étudiant∙es chercheur∙euses autochtones, ainsi que dans le développement et l’expansion d’un réseau national de recherche communautaire autochtone composé de professeur∙es autochtones, de chercheur∙euses allié∙es et de partenaires de la communauté autochtone.

À la recherche d›une vie meilleure établit fermement que les communautés autochtones urbaines du Canada sont totalement engagées dans la création de bonnes relations et de bonnes vies pour tous les membres de la communauté. De plus, leur détermination à créer de bonnes conditions de vie les aide à surmonter tous les obstacles qui se dressent sur leur chemin.

Cette ingéniosité et cet engagement indéfectible envers la communauté ne sont nulle part plus évidents qu’au niveau local. L’optimisme et les efforts inlassables des organisations autochtones urbaines locales ont réussi, une fois pour toutes, à dissiper le stéréotype racial des années 1970 selon lequel les Autochtones urbains ne sont que des réfugiés de communautés dysfonctionnelles vivant dans des réserves (Newhouse & Peters, 2003). Cinquante ans plus tard, À la recherche d›une vie meilleure a démontré que les communautés autochtones urbaines constituent une force intégrale et vitale dans les environnements urbains modernes. Le recueil du RCAU documente et célèbre cette remarquable réussite.

RÉFÉRENCES

Bartlett, C., Marshall, M. et Marshall, A. (2012). Two-Eyed Seeing and other lessons learned within a co-learning journey of bringing together Indigenous and mainstream knowledgeledges and ways of knowing. Journal of Environmental Studies and Science, 2, pp. 331-340. https://doi.org/10.1007/s13412-012-0086-8

Instituts de recherche en santé du Canada, Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (2018). Énoncé de politique des trois Conseils : Éthique de la recherche avec des êtres humains. IRSC, CRNC et CRSH. http://www.pre.ethics.gc.ca/eng/documents/tcps22018-en-interactive-final.pdf

Hanselmann, C. (2001). Urban Aboriginal People in Western Canada: Realities and Policies. Canada West Foundation. https://cwf.ca/ wp-content/uploads/2015/12/CWF_UrbanAboriginalPeopleWesternC anada_Report_SEP2001.pdf

Newhouse, D., & Peters, E., (Eds.). (2003). Not strangers in these parts : Urban Aboriginal peoples. Projet de recherche sur les politiques. http://www.urbancentre.utoronto.ca/pdfs/elibrary/Canada_UrbanAboriginal-Peo.pdf

Comité permanent des peuples autochtones (2003). Urban Aboriginal youth: An action plan for change—Final Report. Rapport du Comité sénatorial permanent des peuples autochtones, 37e législature, 2e session, [6e rapport]. Sénat, Parlement canadien. https:// publications.gc.ca/collections/collection_2011/sen/yc28-0/YC28-0372-6-eng.pdf

Nations Unies (Assemblée générale) (2007). Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Nations unies. https:// www.un.org/development/desa/indigenouspeoples/wp-content/ uploads/sites/19/2018/11/UNDRIP_E_web.pdf

Réseau des connaissances autochtones urbaines (2016). Principes éthiques directeurs. RCAU. https://uakn.org/wp-content/ uploads/2014/10/Guiding-Ethical-Principles_Final_2016_12_03.pdf

Photo
Photo gracieuseté des Centres d’amitié autochtones de la Saskatchewan.

AA Alcoholics Anonymous (Alcooliques anonymes)

AADNC Affaires autochtones et développement du Nord Canada

AB Alberta

ABCDC Aboriginal Business and Community Development Centre (Centre de développement communautaire et commercial autochtone)

AHCS At Home/Chez Soi

ANIA Initiative infirmière autochtone

APSA Enquête auprès des populations autochtones

BCACCS Société de garde d’enfants autochtones de la Colombie-Britannique (BC Aboriginal Child Care Society)

BSR Bureau des services de recherche

C.-B. Colombie-Britannique

CA Connaissances autochtones (Indigenous Knowledge, IK)

CBC Canadian Broadcasting Corporation

CORE Centre for Outreach Education

CP Chercheur∙euse principal∙e

CRPA Commission royale sur les peuples autochtones

CRSH Conseil de recherches en sciences humaines

CRSNG Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

CSMC Commission de la santé mentale du Canada

CUISR Community University Institute for Social Research (Institut universitaire de recherche sociale)

CVR Commission de vérité et réconciliation

DG Direction générale

DPEA Développement de la petite enfance autochtone

DTES Downtown Eastside (quartier de Vancouver)

ECDIP Early Childhood Development Intercultural Partnership (Partenariat interculturel pour le développement de la petite enfance)

EPS Enseignement postsecondaire

ERRSA Environnement réseau pour la recherche sur la santé des Autochtones (Network Environments for Indigenous Health Research, NEIHR)

FFADA2E Femmes, les filles et les personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées (Missing and Murdered Indigenous Women, Girls, and Two-Spirited, MMIWG2S)

FFAFC Flin Flon Aboriginal Friendship Centre (Centre d’amitié autochtone de Flin Flon)

FNU Université des Premières Nations

GTR Grand Trunk Railway

GSCSD Greater Saskatoon Catholic Schools Division (Division des écoles catholiques du Grand Saskatoon)

HS Head Start

Î.-P.-É. Île-du-Prince-Édouard

ICIE Centre autochtone pour l’innovation et l’entrepreneuriat (Indigenous Centre for Innovation and Entrepreneurship)

IFS Souveraineté alimentaire autochtone (Indigenous Food Sovereignty)

IFM Institution financière marginale (Fringe financial institution, FFI)

ISD Intégration de la prestation de services

LGBTQ Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, queers

LGBTQ2IA+ Lesbiennes , gays, bisexuels, transgenres, queers, personnes en questionnement, bispirituels, intersexuels, asexuels, et tout ce qui ne correspond pas aux rôles de genre occidentaux conventionnels

MB Manitoba

MCA Mouvement des centres d’amitié

MDS Ministère du Développement social (Nouveau-Brunswick)

MRH Municipalité régionale de Halifax

MMIW Femmes autochtones disparues et assassinées (Missing and Murdered Indigenous Women)

MNFC Centre d’amitié autochtone mi’kmaw (Mi’kmaw Native Friendship Centre)

MUN Université Memorial de Terre-Neuve

N.-B. Nouveau-Brunswick

N.-É. Nouvelle-Écosse

NBAPC Conseil des peuples autochtones du NouveauBrunswick (New Brunswick Aboriginal Peoples Council)

NCCIE Centre national de collaboration pour l’éducation autochtone (National Centre for Collaboration in Indigenous Education)

NCPEI Conseil autochtone de l’Île-du-Prince-Édouard (Native Council of Prince Edward Island)

NSCAD Nova Scotia College of Art and Design

NYFC Centre d’amitié de Newo Yotina (Newo Yotina Friendship Centre)

OCAP Ontario Council of Aboriginal People (Conseil des peuples autochtones de l’Ontario)

OEIS Opokaa’sin Early Intervention Society (Société d’intervention précoce)

OFIFF Ontario Federation of Indigenous Friendship Centres (Fédération des centres d’amitié autochtones de l’Ontario)

PIB Produit intérieur brut

QCTYP Qeq Programme de l’année de transition au collège

QdV Qualité de vie

RAC Recherche axée sur la communauté (Community-driven research, CDR)

RCAAQ Regroupement des Centres d’amitié autochtones du Québec

RCAU Réseau de connaissances des Autochtones en milieu urbain

GRC Gendarmerie royale du Canada

SAA Secrétariat aux affaires autochtones

SCHL Société canadienne d’hypothèques et de logement

SJNFC Centre d’amitié autochtone de St. John’s (St. John’s Native Friendship Centre)

SMART Self-Management and Recovery Training (formation à l’autogestion et au rétablissement)

SMU Université Saint Mary’s

SSNA Services de santé non assurés

STC Saskatoon Tribal Council

STU Université st Thomas

T.-N.-L. Terre-Neuve-et-Labrador

TLAFC Centre d’amitié autochtone Tillicum Lelum (Tillicum Lelum Aboriginal Friendship Centre)

TKK Gardien∙ne du savoir traditionnel (Traditional Knowledge Keeper)

SAMU Stratégie urbaine pour les Autochtones

UCN Collège universitaire du Nord

UdeM Université du Manitoba

UNB Université du Nouveau-Brunswick

UNBC Université du nord de la Colombie-Britannique

UNDRIP Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones

UOS Under One Sky

UOSHS Under One Sky Head Start

UPEI Université de l’Île-du-Prince-Édouard

USAI Utility, Self-voicing, Access and Interrelationality (utilité publique, autocontrôle, accès et interconnexion)

USask Université de la Saskatchewan

UVic Université de Victoria

VIUV Université de l’île de Vancouver

W2SA Wabanaki Two-spirited Association (Association abénaquise bispirituelle)

Y.A.R.N. Youth at Risk North (Jeunesse à risque Nord)

Vue

d’ensemble

des résumés regroupés selon les thèmes

principaux, les thèmes transversaux, le produit final et les exemples de RAC désignés

Titres des projets

Thèmes transversaux Produit final

Série de document S de recherche

Analyse documentaire sur les peuples autochtones vivant en milieu urbain

L’état des communautés autochtones urbaines

Discrimination et perception des Autochtones par le public dans les villes canadiennes

Santé et bien-être

Éducation

Gouvernance

Logement

Justice

Les femmes

La jeunesse

Développement économique

Communauté

Gouvernance

L’histoire

Identité Santé mentale et bien-être

Prestation de services

L’éducation Santé mentale et bien-être

Itinérance

Services aux familles et aux communautés

Le groupe autochtone urbain à revenus moyens au Canada : Un profil démographique

Le diabète et la population autochtone urbaine

L’accès aux services dans les différentes juridictions : Les lacunes, les dédoublements, les disjonctions et les possibilités des Autochtones vivant en milieu urbain à Fredericton (Nouveau-Brunswick)

Identité

Culture Éducation

Santé mentale et bien-être

Services aux familles et aux communautés

Prestation de services

Prestation de services Service aux familles et aux communautés Santé mentale et bien-être

Article

Titres des projets

Thèmes transversaux Produit final

L’hi S toire

Histoires partagées : Les relations entre les Witsuwit’en et les colons à Smithers 1913-1973

Notre histoire, nos histoires : Récits personnels et histoire des Autochtones en milieu urbain à l’Île-du-Prince-Édouard / en Nouvelle-Écosse / au Nouveau-Brunswick / à Terre-Neuve-et-Labrador

Re-storying NunatuKavut : Établir des liens grâce au storytelling numérique multigénérationnel

Réconciliation Identité Rapport

Identité Rapport

Identité Rapport

Article

Projet d’histoires autochtones en milieu urbain : Sudbury, Peterborough et Ottawa

Article

Article

Article

Article

Identité

Site web interactif (Sudbury) Rapport communautaire (Peterborough) Vidéo documentaire (Ottawa)

i dentité

Histoires de création du Centre de ressources familiales mi’kmaq: Créer des familles fortes à travers nos histoires Enfants et famille

Livret Exemplaire RAC

L’autre : Les Autochtones urbain∙es au Canada Communauté Six baladodiffusions

Titres des projets

Thèmes transversaux

Service S aux fami LL e S et aux communauté S

Naviguer dans les services gouvernementaux : l’expérience vécue des familles autochtones urbaines de Fredericton (Nouveau-Brunswick)

Donner la parole aux familles autochtones vivant en milieu urbain

Faisons les choses correctement : Création d’un module de formation adapté à la culture et identification des ressources autochtones urbaines locales pour les soignant∙es non autochtones d’enfants autochtones au Nouveau-Brunswick

Familles autochtones urbaines ayant des enfants pris en charge : Comprendre les expériences et les besoins des parents vivant à Fredericton et à Halifax

Découvrir les héritages coloniaux : les voix des jeunes autochtones dans les (dé)placements de la protection de l’enfance

Inclusion dans les espaces, services et programmes ordinaires dans le centre-ville de Vancouver : Comparaison des expériences et des perceptions des personnes âgées autochtones et non autochtones

Vivre en ville : une exploration des dimensions culturelles, sociales et économiques de la relocalisation des Premières Nations du Manitoba dans les centres urbains pour accéder aux services

Produit final

Communauté Rapport

Communauté Éducation Identité Culture Rapport Vidéo

Communauté Enfants pris en charge Éducation

Analyse documentaire Trois rapports supplémentaires Baladodiffusion

Communauté Enfants pris en charge Rapport

La jeunesse Identité Gouvernance Thèse Exemplaire RAC

Communauté Transport Rapport

Communauté Rapport

Titres des projets

Thèmes transversaux Produit final

L’éducation

Développer des outils d’évaluation et d’appréciation sensibles à la culture pour les programmes de la petite enfance

Explorer le processus et les résultats d’un partenariat avec des partenaires autochtones en milieu urbain pour promouvoir l’activité physique chez les jeunes enfants : Travailler avec le cœur — Co-créer des ressources éducatives avec les communautés autochtones urbaines

Kindergarten Transitions II : Un survol des programmes de soutien existants pour les enfants et familles autochtones en Colombie-Britannique — Une enquête sur l’existence de programmes de transition en C.-B. pour les jeunes Autochtones et leurs familles

L’impact du savoir autochtone dans l’enseignement des sciences sur l’engagement et les attitudes des élèves Autochtones en milieu urbain à l’égard des sciences : Une étude pilote

Favoriser la réussite scolaire des apprenant∙es Autochtones hors réserve à l’Île-du-Prince-Édouard

Capacité des étudiant∙es Autochtones en soins infirmiers à réussir dans un programme de baccalauréat en soins infirmiers : Une exploration des expériences des étudiant∙es Autochtones en soins infirmiers qui ont vécu principalement dans un environnement urbain par rapport à celles∙eux qui ont vécu principalement dans une communauté autochtone

Maximiser le potentiel des étudiant∙es Autochtones en milieu urbain : Une étude des facilitateurs et des inhibiteurs dans les environnements d’apprentissage postsecondaire

Communauté Petite enfance Rapport Brochure Évaluation finale

Santé Petite enfance Rapport Trois livrets

Familles Petite enfance Rapport

Réconciliation

Identité Rapport

Identité Rapport

Identité

Communauté Rapport

Réconciliation

Communauté Identité Rapport

Titres des projets

Thèmes transversaux Produit final

Santé menta L e et bien-être

Mite Achimowin (Parler du cœur) Expression des femmes des Premières Nations sur la santé cardiaque : Décoloniser les méthodes de recherche et les connaissances grâce au storytelling numérique communautaire

Méthodes de recherche Éducation Identité Services

Deux rapports Cinq vidéos

Exemplaire RAC

Exploration du rétablissement des toxicomanies chez les Autochtones qui fréquentent le Centre d’amitié de Saskatoon : Une approche holistique de la guérison Services Communauté Article

Examen du processus d’intégration des cérémonies de purification anichinabées dans les établissements de santé du nord-est de l’Ontario Identité Services Thèse Exemplaire RAC

« Lifting Spirits » : Soutenir la résilience psychologique des fournisseurs de services autochtones en milieu urbain au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse Services Rapport

Bien-être, mieux-être et justice des Autochtones en milieu urbain : Une étude d’évaluation des besoins du Centre d’amitié autochtone mi’kmaw pour la création d’une stratégie de collaboration en matière de résilience mentale, de toxicomanie et de justice pour les Autochtones Justice Rapport

Histoires de sortie du placard : Récits bispirituels au Canada atlantique Identité Rapport

Récits de femmes du Centre d’amitié autochtone de St. John’s : Le storytelling numérique au service d’un programme communautaire de guérison et de prévention de la violence

Culture de la peur ? Les liens entre les modèles de vulnérabilité et de résilience dans les récits de jeunes femmes autochtones vivant en milieu urbain à Kjipuktuk (Halifax)

Identité Communauté

Rapport Cinq vidéos Exemplaire RAC

Identité Communauté Justice Rapport

Souveraineté a L imentaire

Wi’kupaltimk (fête du pardon)

La valorisation des aliments traditionnels comme voie d’accès à la souveraineté alimentaire des autochtones en milieu urbain

Gouvernance Culture Vidéo

Gouvernance Communauté Éducation Rapport Exemplaire RAC

Définir la sécurité alimentaire des Autochtones en milieu urbain Communauté Éducation Rapport Exemplaire RAC

Titres des projets

Thèmes transversaux Produit final

Logement et S an S -abri S me

Services

L’itinérance autochtone à Flin Flon, Manitoba

Dénombrement des jeunes sans-abris et en situation d’instabilité de logement dans la Ville de Thompson, 2016

L’itinérance chez les jeunes : Inclure la voix des jeunes qui sont sans-abri ou qui risquent de le devenir dans le Nord du Manitoba

Chez soi à Winnipeg : Localiser le logement d’abord en tant qu’approche adaptée à la culture pour comprendre et résoudre le problème de l’itinérance des Autochtones en milieu urbain

Communauté Éducation Bien-être Rapport

Services Éducation Jeunesse Rapport

Services Éducation Jeunesse Rapport

Communauté Gouvernance Rapport

Évaluation des obstacles associés à la diminution de la transition des client∙es d’un organisme de logement subventionné autochtone urbain dans une petite ville des Prairies Racisme Rapport é ducation financière

Les chemins vers Mino Biimadiziwin dans la ville : Un profil de la réussite économique des Autochtones en milieu urbain à Sudbury

Développement de programmes d’enseignement et de formation en matière de compétences de vie et d’éducation financière pour les Autochtones

Comportement et expériences financiers des autochtones en milieu urbain : Quelques données issues de groupes de discussion

Identité Communauté Livre

Services Éducation Rapport

Services Éducation Publication r éconci L iation

Engagement authentique des gardien∙nes des connaissances traditionnelles des Premières Nations et des Métis

Identité Services Guide

This is What I Wish You Knew : Explorer les identités autochtones, la conscience des enjeux autochtones et les regards sur la réconciliation dans la municipalité régionale de Halifax Communauté Rapport

Élever l’esprit : Le projet de storytelling numérique Opokaa’sin

Communauté Éducation Identité

Rapport

Site web Exemplaire RAC

Titres des projets Thèmes transversaux Produit final

Ju S tice

Impacts de la criminalisation de la non-divulgation du VIH sur les populations autochtones — Une étude de cas à Regina

Comparaison de l’expérience vécue par les peuples autochtones urbains avec les droits canadiens à la qualité de vie

g ouvernance

Notre héritage : Réflexions sur le leadership dans le mouvement des centres d’amitié

Explorer la gouvernance scolaire adaptée à la culture pour la réussite des élèves autochtones à Saskatoon (Saskatchewan)

L’égalité des sexes dans l’obligation de consulter : Donner un sens aux droits de consultation des femmes autochtones

Représentation des Autochtones non inscrit∙es et vivant hors réserve au Nouveau-Brunswick : Parler au nom des bénéficiaires des traités et des revendications

Éducation

Services Santé Rapport

Rapprochement

Services Gouvernance Rapport

Leadership Communauté Papier Vidéo

Rapprochement Éducation Services Rapport Exemplaire RAC

Justice Identité Communauté Publication

Identité Communauté Rapport

Les Autochtones en milieu urbain et l’honneur de la Couronne : Un document de travail Communauté Publication

Engagement authentique des gardiens des connaissances traditionnelles des Premières Nations et des Métis

This is What I Wish You Knew : Exploring Indigenous Identities, Awareness of Indigenous Issues, and Views Towards Reconciliation in the Halifax Regional Municipality (en anglais seulement)

Élever l’esprit : Le projet de narration numérique Opokaa’sin

Identité Services Guide

Communauté Identité Culture Rapport

Communauté L’éducation Identité Rapport Site web

Titres des projets

Thèmes transversaux Produit final

Pre S tation de S ervice S nationaux

Projet national du Réseau du savoir des Autochtones vivant en milieu urbain (RCAU) : Phase 1 : Le paysage de la prestation de services aux Autochtones vivant en milieu urbain : Thèmes, tendances, lacunes et perspectives

Projet national du Réseau du savoir des Autochtones vivant en milieu urbain (RCAU) : Phase 2 : Le paysage de la prestation de services aux Autochtones vivant en milieu urbain : Thèmes, tendances, lacunes et perspectives

Organisations autochtones urbaines Rapport

Systèmes

Communauté Culture Rapport

Pre S tation de S ervice S régionaux

Systèmes

Le paysage de la prestation de services aux Autochtones en milieu urbain au Canada atlantique : Lacunes, tendances et forces

Rapport sur les services autochtones : Région centrale

Le paysage de la prestation de services aux Autochtones en milieu urbain : Thèmes, tendances, lacunes et perspectives, Centre de recherche régional des Prairies du RCAU

Cartographie de la prestation de services aux Autochtones en milieu urbain : Analyse thématique de la structure organisationnelle, des programmes et services, des partenariats clés, des perspectives et des défis

Le paysage de la prestation de services aux Autochtones vivant en milieu urbain dans l’Ouest canadien : Phase II : lacunes, tendances et forces

La jeunesse

Les enfants Rapport

Culture

Acquisition de données Rapport

L’innovation

La jeunesse Rapport

Droits de la personne

Autodétermination Rapport

Les relations Rapport

Lectures essentielles sur les populations autochtones urbaines

LECTURES ESSENTIELLES SUR LES POPULATIONS AUTOCHTONES URBAINES

Les livres et rapports suivants, publiés entre 1972 et 2022, se concentrent principalement sur les expériences et les problèmes des autochtones en milieu urbain.

1. Indians: The Urban Dilemma. Edgar Dosman, 1972. Cet ouvrage centré sur deux villes des Prairies est la première étude sociologique sur les populations autochtones urbaines.

2. Urban Indians: The Strangers in Canada’s Cities. Larry Kotz, 1980. Ce livre a permis aux Canadien∙nes de mieux comprendre les peuples autochtones urbains.

3. Native Peoples in Urban Settings: Ontario Task Force on Native People in the Urban Settings, 1981 et mis à jour en 2007. Il s’agit du premier grand rapport de recherche sur les peuples autochtones en milieu urbain conçu et dirigé par des Autochtones.

4. « Perspectives urbaines » dans le Rapport de la Commission royale sur les peuples autochtones. CRPA, 1996. La CRPA a consacré un chapitre aux populations autochtones urbaines.

5. American Indians and the Urban Experience. Lobo & Peters, 2000. Cette étude longitudinale menée par des Autochtones sur le développement de la communauté autochtone urbaine de Los Angeles a remis en question le paradigme du déficit établi par Dosman et Kotz.

6. Not Strangers in These Parts. Newhouse & Peters, 2003. Cette série d’articles remet en question la vision déficitaire des populations autochtones urbaines.

7. Strong Woman Stories: Native Vision and Community Survival Bonita Lawrence & Kim Anderson, 2003. Bien qu’il ne traite pas explicitement des expériences des femmes autochtones en milieu urbain, certains chapitres traitent du fait d’être une femme autochtone dans la ville et de la construction d’une communauté dans cet espace.

8. Real Indians and Others: Mixed-Blood Urban Native Peoples and Indigenous Nationhood. Bonita Lawrence, 2004. Il s’agit d’une étude sur la façon dont les Autochtones urbains de sang mêlé comprennent leur identité.

9. In Their Own Voices: Building Urban Aboriginal Communities. Silver, 2006. Cette série d’entretiens montre la complexité de l’expérience autochtone en milieu urbain.

10. Série The Urban Aboriginal Peoples Study. Environics, 2007. Il s’agit de la première étude nationale sur les expériences, les aspirations, les défis et les réussites des populations autochtones urbaines.

11. Rapport final de l’Urban Aboriginal Task Force. UATF, 2007. Ce document s’appuie sur les travaux du groupe de travail sur les Autochtones de l’Ontario et fait état de la population autochtone urbaine sous-reconnue. Voir aussi : Native People in Urban Settings: Problems, Needs, and Services—The Report of the Ontario Task Force on Native People in the Urban Setting. Il s’agit de la première recherche d’envergure sur les populations autochtones urbaines au Canada.

12. Aboriginal Peoples in Canadian Cities: Transformations and Continuities. Howard, 2011. Cette série d’articles aborde la complexité des expériences des peuples autochtones en milieu urbain sous l’angle de l’anthropologie.

13. Well-Being in the Urban Aboriginal Community. Newhouse, FitzMaurice et McGuire-Adams, 2012. Cette série de documents issus de la première conférence nationale sur les peuples autochtones en milieu urbain a jeté les bases du développement du RCAU.

14. Toronto Aboriginal Research Project: Final Report McCaskill, Fitzmaurice et Cidro, 2011. Il s’agit de l’étude la plus vaste et la plus approfondie sur les peuples autochtones vivant à Toronto.

15. Urban Aboriginal Communities in Canada: Complexities, Challenges and Opportunities. Dinsdale, White et Hanselmann, 2013. Cette série d’articles a été présentée lors d›une conférence sur les politiques autochtones parrainée par les Affaires autochtones au début du XXe siècle.

16. Indigenous in the City: Contemporary Identities and Cultural Innovation. Anderson & Peters, 2013. Cette série d’articles explore la complexité des identités autochtones urbaines.

17. Aboriginal Peoples in Canada’s Cities. Proulx & Howard, 2013. Cet ouvrage offre une bonne vue d’ensemble des questions relatives aux Autochtones en milieu urbain.

18. Urban Indigenous People: Stories of Healing in the City Hanse & Antsanen, 2015. Ce livre explore la résilience et la guérison des Autochtones dans les environnements urbains.

19. Indigenous Cities: Urban Indian Fiction and the Histories of Relocation. Furlan, 2017. L’auteur démontre que les récits de l’expérience urbaine sont essentiels à la compréhension de l’indigénéité moderne et que les villes ont toujours été des terres autochtones et que les peuples autochtones ont toujours été cosmopolites et urbains.

20. Settler City Limits: Indigenous Resurgence and Colonial Violence in the Urban Prairie West. Dorries, Henry, Hugill, McCreary et Tomiak, 2019. Cette collection d’études montre comment les peuples autochtones des Prairies résistent aux processus continus de dépossession coloniale.

21. Missing and Murdered Indigenous Women, Girls and 2SLGBTQQIA+ National Action Plan: Urban Path to Reclaiming Power and Place, Regardless of Residency, 2021. Sousgroupe de travail urbain, 2021. Ce document comprend un chapitre élaboré par le sous-groupe de travail urbain dans le cadre du plan d’action national du gouvernement fédéral visant à mettre fin à la violence contre les femmes et les filles autochtones et les membres autochtones des communautés 2SLGBTQIA+ au Canada.

22. Stories Have Always Been Our Governance. National Urban Indigenous Coalition Council, 2022. La première publication du NUICC met en lumière le travail des coalitions urbaines autochtones et de leurs communautés.

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