LUXEMBOURG
ERLING HAALAND
DIEU DU STADE
HERITAGE RESORTS & GOLF BEL OMBRE, LE GOLF AUX 45 TROUS ESSAI ASTON MARTIN VALHALL A, L'HYPERCAR IMMORTEL CRÉATEURS LES NOUVEAUX ROIS DES GRANDES MAISONS
T HE L UXURY EXPERIENCE
OCTA 13,1-13,8 L/100 KM - CO2 : 296-313 G/KM (WLTP)
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EDITO
WELCOME
RENTRÉE PAR LA GRANDE PORTE
O
n dit la rentrée grise et pressée. La nôtre a le teint hâlé et le pas assuré. Pour donner le coup d'envoi de la saison, nous l'avons confié à un homme qui ne connaît qu'une direction, celle du but : Erling Haaland nous a ouvert sa porte, et sa mécanique fascine autant sur le terrain qu'en dehors. Puis, parce qu'une belle rentrée commence toujours par un dernier souffle d'ailleurs, cap sur l'île Maurice et le Heritage Resorts & Golf, là où le green flirte avec l'océan et où l'on repousse volontiers l'heure du retour. Question de regard, justement : le National Geographic célèbre ses cent ans dans un ouvrage de plus de 700 photographies, un siècle de monde tenu au creux des mains. Et pour prolonger l'exercice vers demain, Daniel Ek, le fondateur de Spotify, réinvente le check-up avec Neko Health : le corps passé au scanner comme on numérise une playlist. Le futur, décidément, ausculte tout. Sous le capot, la rentrée carbure fort. Rimac, Lotus et Ferrari s'affrontent sur une même question vertigineuse : jusqu'où pousser l'hypercar électrique ou hybride sans trahir l'émotion ? La DeTomaso P72, elle, répond par le désir pur, pure leçon de galbe et de mécanique. Et nous avons pris le volant de l'Aston Martin Valhalla, histoire de vérifier si le mythe tient la route. Rassurez-vous : il tient. Côté poignet, les Geneva Watch Days nous ont livré leur meilleur, que nous avons prolongé dans un édito montres complice, réalisé au restaurant SixSeven, entre nouveautés désirables et belles occasions à saisir. Enfin, la mode joue sa partition la plus intrigante de la décennie. Les grandes maisons couronnent leurs nouveaux rois, ces directeurs artistiques qui redessinent la haute couture. Nous avons aussi arrêté le dress code de l'année, les pièces, les couleurs et les silhouettes qui ont défini l'allure masculine, avant de vous glisser les tendances qui rythmeront cette fin d'année. Voilà une rentrée qui ne ressemble à aucune corvée. Bonne lecture, et belle saison.
Mister
Fondateur et rédacteur en chef David Bail Tél. +352 691 598 720 Email : david@magazinepremium.lu
Rédacteurs et contributeurs Audrey Forman Magali Eylenbosch David Furcajg
Conception - réalisation Dreams Premium Sàrl 74, Grand-Rue L-1660 Luxembourg Tél. +352 691 598 720 Email : contact@magazinepremium.lu
Impression Tirage Luxembourg : 8 000 exemplaires Fréquence : 4 numéros doubles H/F par an Impression BDZ Centre d'impression www.magazinepremium.lu
Photo couverture : Erling Haaland/Breitling
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SOMMAIRE
SEPTEMBRE 2026
14
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N°65
50
30 78 56 p. 8
Edito
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36 TAKE CARE
60 CULT
14 LIFESTYLE
p. 36
p. 60
p. 14
38 DESIGN
62 WATCHES
p. 38 p. 40
p. 62
Erling Haaland, dieu du stade
22 ÉVASION p. 22
Bel Ombre, le golf aux 45 trous
30 CULTURE p. 30
L'amérique dans tout ses états
34 CAPITAL p. 34
IA, de la donnée à la décision : liberté augmentée ou servitude diluée ?
Routine pas rasoir
Le beau se murmure La force est dans le musée
42 HIGH TECH p. 42
La playlist de votre corps
46 POWER p. 46 p. 50 p. 56
Le courant ne passe pas DeTomaso P72, la mécanique du désir L'hypercar immortel
10
Une saison de gros calibre
Independence days
68 DOSSIER MODE p. 68 p. 72 p. 76 p. 78
Les nouveaux rois des grandes Maisons Le dress code de l'année Poetics Lovers L'heure de table
Collection MODEL
Antarctique FROZEN METEOR
1, Coin Grand-Rue – L-6730 Grevenmacher – +352 75 02 36 info@bijouteriehoffmann.lu – www.bijouteriehoffmann.lu
SOMMAIRE
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Erling Haaland Sur le terrain avec l'attaquant de Manchester
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~ Plus de place pour l’essentiel La nouvelle Audi Q7
Audi Vorsprung durch Technik Q7 SUV : Consommation mixte: 8,0–7,1 l/100 km; Émissions de CO₂ en cycle mixte: 209–186 g/km.
LIFESTYLE
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ERLING HAALAND DIEU DU STADE À 25 ans, celui qu'on surnomme le terminator, Erling Haaland, est devenu l'un des attaquants les plus redoutés de la planète. Pourtant, loin des projecteurs, l'attaquant de Manchester City reste ce gamin de Bryne pour qui rien n'a vraiment changé. Conversation avec un phénomène qui garde les pieds sur terre. Photos Breitling
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LIFESTYLE
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our quelqu'un qui passe ses weekends à terroriser les défenses de ses adversaires devant 70 000 personnes, Erling Haaland est étonnamment simple. L'attaquant de Manchester City est devenu l'une des figures qui définissent le football d'aujourd'hui, un phénomène du but dont les statistiques relèvent de plus en plus du fantasme. Pourtant, il suffit d'écouter ce joueur de 26 ans pour voir s'effacer l'image de la superstar soigneusement fabriquée. Ce qui apparaît alors, c'est un homme dont la vision reste profondément marquée par une enfance à Bryne, cette petite ville du sud de la Norvège où l'on jouait au football en salle durant les longs hivers, et où le succès n'a jamais été une excuse pour se reposer sur ses acquis. L'obsession de Haaland pour le progrès est bien connue. Véritable montagne de muscles, il vit depuis un quart de siècle sous l'œil attentif de son père, l'ancien footballeur Alfie, à étudier la récupération, le sommeil et la nutrition avec la même intensité qu'il met à surveiller les défenseurs. Le souci du détail est extrême : il porte des lunettes anti-lumière bleue avant de dormir, coupe le Wi-Fi la nuit et prend la récupération aussi au sérieux que l'entraînement. Mais, contrairement à beaucoup d'athlètes modernes, il n'y a chez lui presque aucune mise en scène. Il ne cherche pas à vendre un art de vivre, le tumulte des contrats publicitaires et du marketing ne l'intéresse guère, sauf pour ce qui compte vraiment à ses yeux, comme la musique, la mode et les montres. Il essaie simplement de devenir un meilleur footballeur. Le résultat : un joueur qui allie des valeurs scandinaves à l'ancienne et une ambition de classe mondiale.
: Les footballeurs disent souvent qu'ils ne perdent jamais de vue leurs origines. Dans votre cas, que reste-t-il de Bryne en vous ? Erling Haaland : Beaucoup de choses, en fait. Je crois que lorsqu'on grandit dans un petit endroit, ça vous accompagne pour toujours. Les gens savent qui vous êtes, connaissent votre famille, vos amis, et je suppose que, d'une certaine manière, ça m'a préparé sans que je m'en rende compte à ce qui allait arriver. J'ai toujours été quelqu'un qui tient à sa vie privée, mais je comprends aussi les exigences qui pèsent sur une personne exposée au regard du public, et notre métier tourne entièrement autour des supporters. Mais si je reviens au début, il n'y avait pas beaucoup d'intimité, pas vraiment d'endroit où se cacher, et ça voulait dire aussi qu'il n'y avait aucune pression à être quelqu'un que vous n'êtes pas. L'un de mes souvenirs préférés, c'est simplement d'aller jouer au football en salle avec les copains. En Norvège, surtout l'hiver, la météo n'est pas toujours votre meilleure amie. On passait des heures là-dedans. Deux contre deux, trois contre trois, peu importe. Personne ne parlait de devenir footballeur professionnel, même si mon père l'avait été. Je crois qu'au fond, on savait tous que c'était possible, grâce à lui.
Pouvez-vous préciser ? Je pense simplement que lorsqu'on a près de soi quelqu'un capable de prouver que la formule fonctionne, on s'investit beaucoup plus pour y arriver, parce que ce n'est plus une chimère. Je comprends pourquoi tant d'enfants rêvent d'être footballeur, ils en ont autant envie que de conduire des trains ou des bus ; mais on leur répète toujours combien d'autres il faudra dépasser, à quel point c'est difficile. Pour mes amis et moi, en revanche, mon père était la preuve que c'était faisable. Et pour moi, personnellement, il y avait en moi une attente, et je n'allais pas la laisser filer. Vous marquiez déjà des buts à foison ? À peu près, oui [rires]. J'ai toujours aimé traîner près du but. Même plus jeune, il y avait dans le fait de marquer quelque chose que j'adorais. Les gens disent que les attaquants sont égoïstes, mais je ne le vois pas vraiment comme ça. J'aimais simplement cette sensation de faire arriver les choses. Je me souviens que je jouais assez souvent contre des garçons plus âgés, parce que les entraîneurs estimaient qu'il me fallait de plus grands défis. À l'époque, je ne me disais pas : « Ça sert à mon développement. » J'essayais juste de ne pas me faire trop tacler. Quand vous avez 13 ou 14 ans et que vous jouez contre des joueurs plus grands et plus forts, vous ne pouvez pas simplement traverser tout le monde. Vous devez devenir plus intelligent. Vous devez bouger autrement. Avec le recul, beaucoup des appels que je fais aujourd'hui sont exactement les mêmes que je faisais à l'époque. La seule différence, c'est que je suis un peu plus grand maintenant. Il y a une leçon de vie là-dedans, non ? Oui. Nous nous retrouverons tous un jour dans des situations où l'on se sent inférieur. Dans ce cas, il faut trouver un moyen de prendre l'avantage. Ce n'est pas forcément évident, ni forcément conventionnel, mais quand quelqu'un a nettement le dessus d'une manière ou d'une autre — dans n'importe quel domaine de la vie —, c'est à vous de trouver le moyen de le dépasser. Comment était votre père quand vous grandissiez ? Honnêtement ? Sans doute plus calme que je ne l'aurais voulu. Je crois que les gens s'imaginent que, parce qu'il a joué en Premier League, il devait passer chaque week-end au bord du terrain à crier des consignes. C'était tout le contraire. Je me souviens que je sortais du terrain après les matchs en réclamant une grande analyse. Je voulais qu'il me dise ce que j'avais bien fait, ce que j'avais mal fait, ce que je devais améliorer. La plupart du temps, il me demandait quelque chose comme : « Tu t'es fait plaisir ? » Sur le moment, ça me frustrait. Je me disais : « Allez, dis-moi quelque chose d'utile. » Aujourd'hui, je le comprends parfaitement. Il avait déjà vécu le football. Il savait à quelle vitesse ça peut envahir votre vie. Il ne voulait pas que chaque conversation à la maison tourne autour du football. Il voulait que j'aie d'autres centres d'intérêt, d'autres amitiés, et une vie normale aussi. En vieillissant, j'ai réalisé à quel point c'était intelligent. 16
Quelle est la meilleure leçon qu'il vous ait transmise ? Sans doute de ne pas s'emballer — et, comme je l'ai dit, c'était exactement sa manière d'agir. Je me souviens de mes débuts en Ligue des champions avec Salzbourg. J'avais marqué trois buts, tout paraissait fou, et soudain mon téléphone explosait. Tout le monde m'écrivait. Ma famille était là. Ça ressemblait à un moment immense. Après le match, tout le monde pensait qu'on allait faire la fête toute la nuit. Au lieu de ça, je suis rentré au centre d'entraînement vers une heure du matin pour faire mon travail de récupération. Mon père en rit encore, parce que je crois que c'est là qu'il a compris que je devenais un peu obsédé. Le plus drôle, c'est qu'en rentrant chez moi, je n'ai pas réussi à dormir de toute façon, à cause de l'adrénaline. Cette nuit-là m'a appris qu'on peut savourer le succès, mais que le football, lui, continue d'avancer. Trois jours plus tard, il y avait un autre match. Au fond, personne ne se soucie de ce que vous avez fait la semaine dernière. C'est l'une des vérités du sport, et de la vie. Il faut retourner sur le terrain et faire ses preuves, encore et encore. Vous vous êtes fait une réputation d'homme qui prend la récupération incroyablement au sérieux. D'où cela vient-il ? De la curiosité, surtout. Ma mère était sportive. Mon père était sportif. J'ai donc grandi au milieu de conversations sur l'entraînement et la performance. Puis, en grandissant, je me suis passionné pour les détails. Pourquoi certains joueurs restent-ils au sommet pendant quinze ans ? Pourquoi d'autres s'effondrent-ils physiquement ? Pourquoi certains récupèrent-ils plus vite que d'autres ? Je me suis mis à lire davantage, à poser des questions, à parler à des spécialistes. Les gens voient 90 minutes le samedi, mais c'est en réalité la partie facile. La partie difficile, c'est tout ce qui vient avant. Le sommeil, l'alimentation, les étirements, les séances de récupération, les jours où vous êtes fatigué mais devez quand même vous préparer correctement. J'ai toujours dit que c'est là que se construisent les carrières. Votre routine de sommeil est-elle vraiment aussi stricte qu'on le dit ? Oui, elle doit l'être, parce que tout tourne autour du sommeil. Un bon sommeil change tout : l'humeur, la récupération, la concentration, le niveau d'énergie. Je dis toujours que s'il existait une pilule capable de donner les bienfaits d'un bon sommeil, ce serait la chose la plus chère du monde.
« Vous passez vingt ans à essayer de devenir footballeur, et d'un coup les gens veulent connaître votre routine capillaire » 17
LIFESTYLE
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Le football est de plus en plus lié à la mode et au luxe. Votre rapport au style a-t-il changé ? Sans aucun doute. Quand j'étais plus jeune, je n'y pensais pas beaucoup, la plupart des footballeurs traversent une phase où ils tentent des choses. Certaines tenues fonctionnent, d'autres, clairement pas. J'espère que ces photos-là resteront cachées quelque part [rires]. En prenant de l'âge, j'ai commencé à mieux apprécier la qualité. Je crois que c'est une chose scandinave. On aime ce qui dure, qu'il s'agisse de mobilier, d'architecture, de vêtements ou de montres : il y a chez nous un goût pour le travail bien fait. Je n'ai jamais vraiment cherché à porter quelque chose juste parce que ça attire l'attention. Je préfère porter une pièce magnifiquement fabriquée et agréable à vivre. C'est peut-être ennuyeux... mais c'est honnête. Le style scandinave est devenu extrêmement influent dans le monde entier. Pourquoi, selon vous, les gens y sont-ils sensibles ? Parce qu'il est simple, nous sommes des gens simples, mais passionnés. On confond parfois le luxe avec l'ostentation, mais ce n'est pas la même chose. Là où j'ai grandi, on n'avait pas très envie d'être la personne la plus bruyante de la pièce. Si une chose était bien conçue, cela suffisait. Je crois que le style scandinave reflète ça : des lignes épurées, de bons matériaux, rien de superflu. C'est assez proche du football, en réalité. Les meilleurs joueurs rendent souvent simples des choses difficiles. Le meilleur design fait exactement la même chose. Des regrets après la Coupe du monde ? Le match contre l'Angleterre n'a pas tourné en notre faveur, et je crois que nous avions dépensé énormément d'énergie contre le Brésil, lors de la rencontre précédente. C'est bien de sortir d'un match comme celui-là en se disant qu'on est prêt à relever le défi suivant, mais cette victoire contre le Brésil, et tout le bruit qui l'a accompagnée, sont restés avec nous pendant quelques jours. On dit qu'il faut tirer un trait et se concentrer sur le match d'après, mais c'est plus facile à dire qu'à faire. Avant le match contre l'Angleterre, il y avait déjà chez les supporters ce sentiment qu'on avait accompli tellement de choses. Et même si c'est vrai, ça peut aussi être dangereux, parce qu'il est dans la nature humaine de se contenter de ce qu'on a. Je ne dis pas que c'est ce qui s'est passé, mais je pense que le match contre l'Angleterre est arrivé trop gros, trop tôt après le Brésil. Quoi qu'il en soit, j'ai fait une Coupe du monde formidable, et cette expérience restera avec moi pour le reste de ma vie. Nous avons rendu une nation heureuse... alors on ne peut pas demander beaucoup plus que ça, non ? Il faut qu'on parle des cheveux. Ils sont devenus presque aussi célèbres que votre pied gauche. [Rires.] C'est sans doute l'un des aspects les plus étranges de la célébrité. Vous passez vingt ans à essayer de devenir footballeur, et d'un coup les gens veulent connaître votre routine capillaire. Je me souviens d'avoir entendu des gens en discuter dans un aéroport, un jour, et de m'être
dit : « Voilà une conversation bizarre. » La vérité, c'est que ce n'est pas très palpitant, je ne passe pas des heures dessus. Les gens s'attendent toujours à une réponse secrète, il n'y en a pas. Ma mère va sans doute rire en lisant ça, parce qu'elle se souvient encore de moi gamin, à courir partout avec des coupes de cheveux catastrophiques. Si elle a survécu à ces années-là, c'est qu'on s'en sort plutôt bien aujourd'hui. Vous arrive-t-il de déconnecter complètement du football ? Il le faut, je crois même que c'est vraiment important. L'une de mes choses préférées, c'est de rentrer en Norvège. Parfois, je me retrouve à la campagne, autour des fermes, à conduire des tracteurs ou à passer du temps dehors. Les gens s'en moquent, mais j'aime sincèrement cette vie. Le football est intense, chaque match est analysé, chaque touche de balle est commentée. Si vous ne coupez pas de temps en temps la partie « football » de votre cerveau, vous finirez par vous cramer. Enfin, qu'est-ce qui vous rendrait le plus heureux quand les gens repenseront à votre carrière ? Évidemment, j'aimerais qu'ils se souviennent des buts. S'ils ne se souviennent pas des buts, c'est que j'ai probablement raté quelque chose. Mais au-delà de ça, j'espère qu'on se souviendra de quelqu'un qui aimait le football, parce que c'est vraiment là que tout a commencé. Ça ne devrait jamais être une histoire de contrats, de trophées ou de nombre d'abonnés sur les réseaux sociaux, juste un gamin, en Norvège, qui tape dans un ballon avec ses copains pendant des heures parce qu'il n'a pas envie de rentrer à la maison. Beaucoup de choses ont changé depuis, mais honnêtement, pas autant qu'on le croit. La sensation quand vous marquez est toujours exactement la même. C'est pour ça que je continue de la chercher.
For somebody who spends his weekends terrorising defenders in front of 70,000 people, Erling Haaland is surprisingly uncomplicated. The Manchester City striker has become one of football's defining figures, a goalscoring phenomenon whose numbers increasingly belong in the realm of fantasy. Yet spend time listening to the 26-year-old and the image of a carefully manufactured superstar quickly fades away. What emerges instead is somebody whose outlook remains heavily shaped by a childhood in Bryne, the small Norwegian town in the south of the country, where football was played indoors through long winters and where success was never allowed to become an excuse for complacency. Haaland's obsession with improvement is well documented. As well as a mountain of a man, he has spent a quarter of a century under the watchful eye of footballer father Alfie, studying recovery, sleep and nutrition with the same intensity that he monitors defenders. The attention to detail is extreme – he wears blue-light glasses before bed, switching off Wi19
Fi at night and treating recovery as seriously as training. Yet unlike many modern athletes, there is little sense of performance about it. He isn't trying to sell a lifestyle – he’s not interested in so much of the cut and thrust of endorsements and marketing beyond things that really matter to him, like music, fashion and watches; he’s simply trying to become a better footballer. The result is a player who combines old-fashioned Scandinavian values with world-class ambition. : Footballers often talk about never losing sight of where they came from. In your case, how much of Bryne is still with you? Erling Haaland: A lot, actually. I think when you grow up in a small place, it stays with you forever. People know who you are, your family, your friends, and I guess in some ways that inadvertently prepared me for what was to come. I’ve always been someone interested in privacy, but then again I understand the demands of being someone in the public eye, and the game we play is all about the fans. But going back to the start, there wasn’t much privacy, wasn’t really anywhere to hide, and that meant there wasn’t any pressure to be somebody you weren’t. One of my favourite memories is just going down to the indoor football hall with friends. In Norway, especially during winter, the weather isn't always your best friend. We'd spend hours in there. Two-against-two, three-against-three, whatever. Nobody was talking about becoming professional footballers, even though my father had been one. I guess we all knew it was possible because of him. Can you elaborate on that? I just think when you have someone around you who can prove that the formula works, you’re much more invested in getting it because it’s not a pipe dream. I can understand why so many kids dream of being a footballer – it’s the thing they want as much as driving trains or buses; but they are all told about how many others they would have to get past, how difficult it is. For me and my friends, though, my dad was the evidence that it was doable. For me, personally, there was an expectation in me, and I wasn’t going to let that go. Were you always scoring goals for fun? Pretty much, yeah [laughs]. I always enjoyed being around the goal. Even when I was younger, there was something about scoring that I loved. People talk about strikers being selfish, but I don't really see it like that. I just enjoyed that feeling of making something happen. I remember playing against older boys quite often because the coaches thought I needed bigger challenges. At the time I wasn't thinking, “This is helping my development.” I was just trying not to get kicked too much. When you're 13 or 14 and you're playing against bigger, stronger players, you can't just run through people. You have to become smarter. You have to move differently. Looking back now, a lot of the runs I make today are exactly the same runs I was making then. The only difference is I'm a bit bigger now.
LIFESTYLE
There is a moral there for life, right? There is. We will all enter some situations feeling inferior. In that case, we need to find a way to gain an advantage. It may not be obvious and it may not be conventional, but when someone has an obvious upper hand in some way, in anything you do in life, it’s for you to find one that will take you past them. What was your father like when you were growing up? Honestly? Probably calmer than I wanted him to be. I think people assume that because he played in the Premier League he must have been standing on the touchline shouting instructions every weekend. He was actually the opposite. I remember coming off the pitch after games wanting a big analysis. I wanted him to tell me what I'd done well, what I'd done badly, what I needed to improve. Most of the time he'd ask something like, “Did you enjoy it?” At the time I found that frustrating. I was thinking, “Come on, tell me something useful.” Now I understand it completely. He'd already experienced football. He knew how quickly it can take over your life. He didn't want every conversation in the house to be about football. He wanted me to have other interests, other friendships and a normal life as well. As I've got older, I've realised how smart that was. What's the best lesson he taught you? Probably not getting carried away, and as I said, that was exactly how he acted. I remember after my Champions League debut for Salzburg. I scored three goals, everything felt crazy and suddenly my phone was exploding. Everybody was messaging me. My family were there. It felt like a huge moment. Afterwards, everyone thought we'd celebrate all night. Instead, I drove back to the training ground at around one in the morning to do my recovery work. My dad still laughs about it because I think that was the moment he realised I was becoming a little obsessed. The funny thing is, when I got home, I couldn't sleep anyway because of the adrenaline. That night taught me that you can enjoy success, but football keeps moving. Three days later there was another game. Nobody really cares what you did last week. That's one of the things about sport and about life. You’ve got to keep going out there, proving yourself all over again. You've become known as somebody who takes recovery incredibly seriously. Where did that come from? Curiosity, mainly. My mother was an athlete. My father was an athlete. So I grew up around conversations about training and performance. Then as I got older I became fascinated by the details. Why do some players stay at the top for 15 years? Why do some break down physically? Why do some recover quicker than others? I started reading more, asking questions, speaking to specialists. People see 90 minutes on a Saturday, but that's actually the easy part. The hard part is everything that comes before it. The sleeping, the eating, the stretching, the recovery sessions, the days when you're tired but still have to prepare properly. I have always stated that that's where careers are built.
« You spend 20 years trying to become a footballer and suddenly people want to know about your hair routine » Is your sleep routine really as strict as people say? Yes, it has to be, because everything revolves around sleep. Good sleep changes everything mood, recovery, concentration, energy levels. I always say that if there was a pill that gave you the benefits of good sleep, it would be the most expensive thing in the world. Football has become increasingly connected with fashion and luxury. Has your relationship with style changed? Definitely. When I was younger, I didn't think about it much. Most footballers go through a stage where they try things. Some outfits work. Some definitely don't. Hopefully those photographs stay hidden somewhere [laughs]. As I've got older, I've started appreciating quality more. I think that's a Scandinavian thing. We like things that last, whether it's furniture, architecture, clothing or watches, there tends to be an appreciation for craftsmanship. I've never really been interested in wearing something just because it screams for attention. I'd rather wear something that's beautifully made and feels comfortable. Maybe that's boring... but it's honest. Scandinavian style has become hugely influential around the world. Why do you think people connect with it? Because it's simple. We are simple but passionate people. People sometimes confuse luxury with showing off, but they're not the same thing. Where I grew up, there wasn't much interest in being the loudest person in the room. If something was well designed, that was enough. I think Scandinavian style reflects that - clean lines, good materials, nothing unnecessary. It's quite similar to football, actually. The best players often make difficult things look simple. The best design does the same thing. Any regrets from the World Cup? The game against England didn’t go our way, and I think we have used up so much energy against Brazil in the match before. It’s okay to come out of a game like that and say you’re ready to go for the next challenge, but the 2-1 win against Brazil and all the noise that came with it, stayed for us for a few days afterwards. People say you need to draw a line and focus on the next match, but that’s easier said than done. For the England game there was already a feeling amongst fans that we’d achieved so much. And while that’s true, it can also be dangerous, because it’s human nature to settle for what you have. I’m not saying that’s what happened, but I think the England game was too big, too soon after Brazil. 20
Regardless, I had a brilliant World Cup, and the experience is one that will live with me for the rest of my life. We made a nation happy... so you can’t ask for much more than that, right? We have to talk about the hair. It's become almost as famous as your left foot. [Laughs.] That's probably one of the weirdest parts of being famous. You spend 20 years trying to become a footballer and suddenly people want to know about your hair routine. I remember hearing people discussing it in an airport once and thinking, “This is a strange conversation.” The truth is it's not very exciting. I don't spend hours working on it. People always expect some secret answer. There isn't one. My mother will probably laugh when she reads this because she still remembers me running around as a kid with terrible haircuts. If she could survive those years, we're doing okay now. Do you ever switch off from football completely? You have to. I actually think it's really important. One of my favourite things is going back to Norway. Sometimes I'll be out in the countryside, around farms, driving tractors or spending time outdoors. People joke about it, but I genuinely enjoy that life. Football is intense. Every match is analysed. Every touch gets discussed. If you don't occasionally switch off the football part of your brain, you'll burn yourself out. Finally, what would make you happiest when people look back on your career? Obviously I'd like them to remember the goals. If they don't remember the goals, I've probably done something wrong. But beyond that, I hope people remember somebody who loved football, because that's really where everything started. It shouldn’t ever be about contracts or trophies or social media followers - just a kid in Norway kicking a ball around with his friends for hours because he didn't want to go home. A lot has changed since then, but honestly, not as much as people think. The feeling when you score is still exactly the same. That's why I keep chasing it. Ends.
CO2 Emissions and fuel consumption data for EU27 is pending, subject to EU Type Approval. Values determined according to the mandatory statutory measurement method. For further information about the differences between WLTP and NEDC please refer to www.dat.de or contact your local Bentley retailer. The name ‘Bentley’ and the ‘B’ in wings device are registered trademarks. © 2026 Bentley Motors Limited. Model shown: New Continental GT S
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HÔTEL HERITAGE RESORTS & GOLF
BEL OMBRE, LE GOLF AUX 45 TROUS
Je croyais le golf réservé aux techniciens solitaires. Cinq jours à Bel Ombre, au sud de l'île Maurice, ont prouvé qu'il pouvait être bien plus. Entre vent du large, reliefs sculptés et parcours de classe mondiale, immersion là où la haute précision épouse la magie du décor. Texte Audrey Forman Photos Jacob Sjöman & Angus Murray
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La Réserve Golf Links, Clubhouse
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i Heritage Resorts cultive l’art de vivre sous toutes ses formes, c’est bien le golf qui impulse le tempo du séjour. Le site abrite deux tracés de championnat aux personnalités très marquées, parfaitement complémentaires, épaulés par un parcours 9 trous Pitch & Putt et une académie Leadbetter. 45 trous au total sur le même domaine de Bel Ombre — et pourtant, on jurerait deux planètes différentes.
Vertige panoramique Premier rendez-vous, dès le mardi matin : La Réserve Golf Links. Seul links contemporain de l’océan Indien — co-dessiné par le champion de l'Open Championship Louis Oosthuizen et l'architecte Peter Matkovich —, le parcours a été taillé directement dans la roche et les anciennes cannes à sucre. Pour y accéder, Didier Gayat, le directeur du golf, nous embarque en buggy pour dix minutes de grimpe vers les hauteurs. Une fois au premier tee, le domaine se déploie d'un coup sous les yeux : une vue océanique spectaculaire depuis absolument chaque trou. Mais ne vous fiez pas au paysage. Ici, on joue au golf à l'état pur. Théâtre du DP World Tour (AfrAsia Bank Mauritius Open), ce par 72 exige toute la panoplie du golfeur : des départs vertigineux, des fairways sculptés bordés d'herbes hautes et un vent marin dominant avec lequel il faut constamment composer. Ses greens ondulés, défendus par de redoutables zones de dégagement (runoffs) et de profonds bunkers, exigent une gestion du spin irréprochable sous peine de voir la balle fuser hors de la zone de réception. Quant au rough, il a englouti une bonne partie de nos munitions sans jamais nous les rendre. On en rit après coup. Nous y retournons le jeudi — preuve que l'on ne s'en lasse pas. Le parcours vient d'ailleurs d'être classé 28e meilleur parcours international au monde par Golfweek pour 2026, une reconnaissance qui ne surprend aucun de ceux ayant eu la chance de le fouler.
Tracé tropical Deuxième acte, le mercredi : Le Château Golf Course, niché dans les terres, au pied du Château du XIXe siècle. L'atmosphère y est radicalement différente. Dessiné lui aussi par Peter Matkovich dans un style parkland tropical, Le Château propose une expérience classique et très soignée. Encadré d'arbres centenaires et d'un décor montagneux saisissant, il offre un contraste presque rassurant après les bourrasques du Links. Le dessin reste un vrai test stratégique : dénivelés, fairways généreux mais exigeants, et surtout des obstacles d'eau omniprésents — mention spéciale au spectaculaire trou 18, un par 5 en dogleg qui longe l'eau jusqu'au green final. Darrin Hedley, directeur du golf, nous accueille avec une passion communicative. Ce parcours récompense la précision des attaques de green bien plus que la puissance brute. Il faut le ressentir autant que le jouer.
Hors des greens Hors des greens, Bel Ombre reste un formidable terrain de jeu : safari en 4x4 dans la réserve naturelle, boxe française entre deux parcours, puis yoga au Château pour récupérer. En fin de journée, le C Beach Club offre la pause balnéaire idéale. En cinq jours, nous n’avons fait qu’effleurer le potentiel du domaine. Mais c’est exactement ce qu’on attend d’un bon voyage : repartir avec l'envie tenace d'y revenir.
La Réserve Golf Links, Clubhouse
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Le château Golf Course
If Heritage Resorts cultivates the art of living in all its forms, it's golf that sets the tempo of the stay. The estate is home to two championship layouts with sharply distinct personalities, perfectly complementary, backed by a 9-hole Pitch & Putt course and a Leadbetter academy. Forty-five holes in all on the single Bel Ombre estate — and yet you'd swear they were two different planets.
A panoramic thrill First appointment, on Tuesday morning: La Réserve Golf Links. The only contemporary links in the Indian Ocean — co-designed by Open Championship winner Louis Oosthuizen and architect Peter Matkovich — the course was carved straight out of the rock and the former sugar-cane fields. To reach it, Didier Gayat, the director of golf, whisks us up in a buggy for a ten-minute climb into the heights. Once you reach the first tee, the whole estate unfolds before you all at once: a spectacular ocean view from absolutely every hole. But don't let the scenery fool you. This is golf in its purest form. A stage for the DP World Tour (AfrAsia Bank Mauritius Open), this par 72 demands the golfer's full arsenal: vertiginous tee shots, sculpted fairways lined with tall grasses, and a dominant sea breeze you must constantly reckon with. Its undulating greens, defended by fearsome run-offs and deep bunkers, call for impeccable spin control — otherwise you'll watch the ball scoot clean off the landing area. As for the rough, it swallowed a good share of our ammunition and never gave it back. We laughed about it afterwards. We returned on Thursday — proof that you never tire of it. The course has just been ranked the 28th best international course in the world by Golfweek for 2026, a recognition that surprises none of those lucky enough to have walked it.
A tropical layout Act two, on Wednesday: Le Château Golf Course, tucked inland at the foot of the 19th-century Château. The atmosphere here is radically different. Also designed by Peter Matkovich, in a tropical parkland style, Le Château offers a classic and highly polished experience. Framed by century-old trees and a striking mountain backdrop, it provides an almost reassuring contrast after the gusts of the Links. The design remains a genuine strategic test: elevation changes, fairways that are generous but demanding, and above all water hazards everywhere — special mention to the spectacular 18th, a dogleg par 5 that hugs the water all the way to the final green. Darrin Hedley, director of golf, welcomes us with infectious passion. This course rewards precision on approach shots far more than raw power. It has to be felt as much as played.
Beyond the greens Beyond the greens, Bel Ombre remains a wonderful playground: a 4x4 safari through the nature reserve, French boxing between rounds, then yoga at the Château to recover. At day's end, the C Beach Club offers the perfect seaside break. In five days, we barely scratched the estate's potential. But that's exactly what you want from a good trip: to leave with the nagging urge to come back.
Le restaurant du Château de Bel Ombre
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VOYAGES SELECT TRAVEL
NEW YORK À LA CARTE Dès avril 2027, New York sera à un vol direct de Luxembourg. (Re)découvrez la ville autrement, à travers un voyage sur mesure signé Select Travel Private Holidays.
Aman New York
From April 2027, New York will be reachable on a direct flight from Luxembourg. A wonderful chance to (re)discover a city you think you know, yet one that always manages to surprise. Because New York isn't just Times Square, Central Park or Fifth Avenue. Every neighborhood has its own atmosphere, its hidden gems, its restaurants, its galleries and its places you sometimes stumble upon almost by chance. At Select Travel Private Holidays, this is exactly the New York we love to seek out for you. Our team takes pride in finding the gem that's right for you: an intimate hotel, a well-kept-secret restaurant, a passionate guide, a night of jazz, a private tour or a stroll along the Hudson... We build the trip around your desires, not the other way around. Among our recent favorites, Aman New York perfectly captures this spirit. Set within the Crown Building, on the corner of Fifth Avenue and 57th Street, just a few blocks from Central Park, it offers a striking contrast to the buzz of Manhattan. Just 22 apartments of 60 to 80 m2, a minimalist, Japanese-inspired design and, above all, a sense of calm and privacy that's rather rare in the heart of the city. Its 3,600 m2 spa, spread over three floors, is an invitation to switch off, while downstairs a jazz club recaptures that quintessentially New York atmosphere. Aman is a gem. But it may not be yours. And that's precisely the beauty of a bespoke approach. Some will dream of a hotel with a view over the skyline, others of a discreet address away from the bustle. Some will want to experience New York through its food, its art, its shows or its neighborhoods. It's up to us to find the New York that's right for you. With the direct flight from Luxembourg, the city will soon be easier to reach. Leaving it, on the other hand, is another story. What if your next journey began right here?
New York ne se résume pas à Times Square, Central Park ou à la 5e Avenue. Chaque quartier a son atmosphère, ses petites adresses, ses tables, ses galeries et ses lieux que l’on découvre parfois presque par hasard. Chez Select Travel Private Holidays, c’est justement ce New York-là que nous aimons chercher pour vous. Notre équipe met un point d’honneur à trouver la pépite qui vous correspond : un hôtel intimiste, une table confidentielle, un guide passionné, une soirée jazz, une visite privée ou une balade sur l’Hudson... Nous imaginons le séjour autour de vos envies, et non l’inverse. Parmi nos récents coups de cœur, Aman New York incarne parfaitement cet esprit. Installé dans le Crown Building, à l’angle de la 5e Avenue et de la 57e Rue, à quelques blocs de Central Park, il offre un contraste étonnant avec l’effervescence de Manhattan. Seulement 22 appartements de 60 à 80 m2, un design minimaliste d’inspiration japonaise et surtout une sensation de calme et d’intimité assez rare au cœur de la ville. Son spa de 3 600 m2 réparti sur trois étages invite à déconnecter, tandis qu’en sous-sol, un club de jazz permet de retrouver une ambiance résolument new-yorkaise. Aman est une pépite. Mais ce ne sera peut-être pas la vôtre. Et c’est justement tout l’intérêt du sur-mesure. Certains rêveront d’un hôtel avec vue sur la skyline, d’autres d’une adresse confidentielle à l’écart de l’agitation. Certains voudront vivre New York à travers sa gastronomie, son art, ses spectacles ou ses quartiers. À nous de trouver le New York qui vous ressemble. Avec le vol direct depuis Luxembourg, la ville sera bientôt plus simple à rejoindre. Pour la quitter, en revanche, c’est une autre histoire. Et si votre prochain voyage commençait ici ? Contactez-nous et prenons le temps d’imaginer ensemble votre New York. Notre équipe Select Travel Private Holidays vous reçoit sur rendez-vous pour échanger sur vos envies et créer un voyage entièrement pensé pour vous. privateholidays@select.lu - +352 46 40 40 46
Balade en bateau sur l'Hudson
Get in touch, and let's take the time to imagine your New York together. Our Select Travel Private Holidays team welcomes you by appointment to talk through your wishes and craft a trip designed entirely for you. privateholidays@select.lu - +352 46 40 40 46
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You built it. Now, let’s shape it. Life evolves. Borders change. That’s when estate planning matters most. We support you across borders, so everything continues to make sense, today and tomorrow. ING Private Banking for wealth creators.
ing.lu/privatebanking ING Luxembourg S.A. – 26, Place de la Gare, L-1616 Luxembourg – RCS B.6041 – TVA LU11082217 – ing.lu
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FINANCE ING PRIVATE BANKING
PRÉSERVER, DÉVELOPPER, TRANSMETTRE : LE RÔLE CLÉ DE LA DIVERSIFICATION Dans un monde incertain, la diversification reste le pilier d'un patrimoine durable.
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réserver et développer un patrimoine sur le long terme nécessite bien plus que la recherche de performance. Dans un environnement marqué par l'incertitude économique, l'évolution rapide des marchés et la concentration croissante de certaines sources de rendement, la diversification demeure l'un des piliers fondamentaux de toute stratégie d'investissement. Souvent résumée par l'adage « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier », la diversification consiste à répartir son patrimoine entre plusieurs types d’investissements. L’objectif n’est pas de supprimer les variations des marchés, mais de construire un portefeuille capable de mieux y résister dans la durée.
La diversification : un outil essentiel de gestion des risques Tous les actifs ne réagissent pas de la même manière face aux événements économiques, financiers ou géopolitiques. Certains secteurs peuvent être pénalisés alors que d'autres bénéficient du même contexte. Certaines zones géographiques traversent des phases de croissance tandis que d'autres connaissent un ralentissement. Dans cette perspective, la diversification vise à éviter qu’un patrimoine dépende trop fortement d’un seul marché, d’un seul secteur ou d’un nombre limité d’investissements. En combinant plusieurs sources possibles de rendement, elle peut aider à réduire l’impact d’événements défavorables, à limiter les risques de concentration 28
et à mieux maîtriser les variations du portefeuille. Elle contribue ainsi à construire une stratégie patrimoniale plus diversifiée sur le long terme.
Au-delà du traditionnel équilibre entre actions et obligations Pendant de nombreuses années, la diversification s'est principalement construite autour d'une répartition entre actions et obligations. Si cette combinaison reste un élément fondamental de nombreuses allocations, l'environnement financier actuel invite à adopter une approche plus large. Les relations entre les différentes classes d'actifs ont changé, tout comme les opportunités d'investissement accessibles aux investisseurs. Une diversification moderne consiste désormais
à combiner différentes classes d'actifs, plusieurs horizons d'investissement et différents niveaux de risque afin de construire un portefeuille plus équilibré. Cette réflexion peut conduire à intégrer, de manière mesurée et cohérente, des approches complémentaires aux investissements traditionnels. Certaines stratégies d'investissement peuvent venir compléter les placements traditionnels et offrir une exposition à différentes sources de risque et de rendement. Ces valeurs peuvent également contribuer à constituer un patrimoine plus diversifié, ce qui pourrait atténuer l'impact de certaines évolutions du marché.
Les produits structurés : une diversification par la stratégie Les produits structurés, par exemple, sont des investissements construits à partir d'actifs financiers comme des actions, des indices ou des taux d'intérêt. Ils permettent de mettre en place des stratégies adaptées à différents contextes de marché, avec des niveaux de risque et de rendement définis à l'avance. Utilisés de manière sélective dans un portefeuille, ils peuvent compléter les placements traditionnels et contribuer à mieux équilibrer le rapport entre risque et potentiel de performance. Comme tout investissement, ils comportent des coûts et des risques et peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs.
Les marchés privés : investir au-delà des marchés cotés Au cours des dernières années, les marchés privés (ou « Private Markets ») ont progressivement trouvé leur place dans certaines stratégies patrimoniales. Ils permettent d'investir dans des entreprises ou des actifs qui ne sont pas cotés en bourse. Ils offrent ainsi un accès à des segments de l'économie parfois moins exposés aux variations quotidiennes des marchés financiers. Ces investissements sont généralement prévus sur une durée plus longue. Ils sont aussi moins faciles à revendre rapidement, ce qui nécessite de les intégrer avec prudence dans l'allocation globale. Lorsqu'ils sont utilisés de manière appropriée, ils peuvent toutefois constituer une source supplémentaire de diversification et permettre d'accéder à des segments de l'économie qui ne sont pas cotés sur les marchés publics. Comme tout investissement, ils comportent des coûts et des risques et peuvent ne pas convenir à tous les investisseurs.
Une diversification pensée dans sa globalité Une diversification efficace ne se limite pas à répartir les investissements entre plusieurs supports. Elle vise à construire un ensemble cohérent, adapté aux objectifs de vie, à l'horizon d'investissement et au profil de risque de chaque investisseur. Pour y parvenir, il est souvent utile de combiner plusieurs classes d'actifs, approches d'investissement et horizons de placement, afin de mieux équilibrer les sources de risque et de performance.
L'ambition est de constituer un portefeuille diversifié visant à maintenir un équilibre entre stabilité, potentiel de croissance et capacité d'adaptation tout au long des cycles de marché.
« Une diversification moderne consiste désormais à combiner différentes classes d'actifs, plusieurs horizons d'investissement et différents niveaux de risque »
Preserving and growing wealth over the long term requires much more than only seeking performance. In an environment marked by economic uncertainty, rapidly evolving markets and the increasing concentration of certain sources of return, diversification remains one of the fundamental pillars of any investment strategy. Often summed up by the saying “do not put all your eggs in one basket”, diversification means spreading wealth across several types of investments. The aim is not to eliminate market fluctuations, but to build a portfolio that is better able to withstand them over time.
Diversification: an essential risk management tool Not all assets react in the same way to economic, financial or geopolitical events. Some sectors may be negatively affected while others benefit from the same context. Some regions go through periods of growth while others experience a slowdown. From this perspective, diversification seeks to avoid wealth being too heavily dependent on a single market, sector or limited number of investments. By combining several potential sources of return, it can help reduce the impact of adverse events, limit concentration risks and better manage portfolio fluctuations. It therefore contributes to building a more diversified wealth strategy over the long term.
Beyond the traditional balance between equities and bonds For many years, diversification was mainly built around an allocation between equities and bonds. While this combination remains a fundamental
element of many allocations, today’s financial environment calls for a broader approach. The relationships between different asset classes have changed, as have the investment opportunities available to investors. Modern diversification now means combining different asset classes, several investment horizons and different levels of risk in order to build a more balanced portfolio. This reflection may lead to the measured and coherent integration of approaches that complement traditional investments. Certain investment approaches may complement traditional investments and provide exposure to different sources of risk and return. These values may also help build wealth that is more diversified and potentially reducing the impact of certain market developments.
Structured products: diversification through strategy Structured products, for example, are investments built from financial assets such as equities, indices or interest rates. They allow to implement strategies adapted to different market environments, with risk and return levels defined in advance. Used selectively within a portfolio, they can complement traditional investments and help better balance risk and performance potential. As with any investment, they involve costs and risks and may not be suitable for all investors.
Private markets: investing beyond listed markets In recent years, private markets have gradually found their place in some wealth strategies. They allow investors to invest in companies or assets that are not listed on a stock exchange, thereby providing access to segments of the economy that may be less exposed to daily fluctuations in financial markets. These investments are generally designed for a longer time horizon. They are also less easy to sell quickly, which means they need to be integrated cautiously into the overall allocation. When used appropriately, however, they can provide an additional source of diversification and exposure to segments of the economy that are not listed on public markets. As with any investment, they involve costs and risks and may not be suitable for all investors.
A holistic approach to diversification Effective diversification is not limited to spreading investments across several vehicles. It aims to build a coherent whole, tailored to each investor’s life goals, investment horizon and risk profile. To achieve this, it is often useful to combine several asset classes, investment approaches and investment horizons in order to better balance sources of risk and performance. The ambition is to build a diversified portfolio that seeks to maintain a balance between stability, growth potential and adaptability across market cycles.
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Ce contenu a été élaboré par ING Luxembourg, un établissement de crédit luxembourgeois faisant partie du groupe ING. Il est fourni à titre strictement informatif et constitue une communication promotionnelle. Il ne constitue ni une recommandation d’investissement personnalisée, ni une offre de souscription à un produit d’investissement, et ne tient pas compte de votre situation personnelle. Les investissements comportent des risques. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs. L'adéquation d'un placement ou d'une stratégie d'investissement doit être évaluée à la lumière de vos connaissances, de votre expérience, de votre situation financière et de vos objectifs d'investissement. Tous les services ne sont pas disponibles dans toutes les juridictions. This content has been prepared by ING Luxembourg, a Luxembourg credit institution forming part of the ING Group. It is intended strictly for informational purposes and constitutes a promotional communication. It does not constitute a personalised investment recommendation, nor an offer to subscribe to an investment product, and does not take into account your individual situation. Investments involve risks. Past performance is not indicative of future results. The suitability of any investment or investment strategy should be assessed in light of your knowledge, experience, financial situation and investment objectives. Not all services are available in all jurisdictions.
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CULTURE
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OUVRAGE NATIONAL GEOGRAPHIC
L'AMÉRIQUE DANS TOUT SES ÉTATS
National Geographic : un siècle de regard sur les USA, célébré par Taschen Texte David Bail
Photos National Geographic
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À gauche : Illinois, B. Anthony Stewart, 1950 Perchés au sommet de la « ville aux larges épaules », des touristes contemplent la Chicago River depuis le toit du Tribune Building. © National Geographic Ci-contre : Louisiane, Tyrone Turner, 2007 Le trompettiste Kenneth Terry et le New Birth Brass Band jouent au Preservation Hall, deux ans après les ravages de l'ouragan Katrina. « Ce que nous faisons à La Nouvelle-Orléans, on ne le trouve nulle part ailleurs », confie Terry au journaliste du Geographic Joel K. Bourne Jr. « Le jazz que nous jouons vient de l'âme. » © National Geographic
C'est un pavé de plus de six kilos et 792 pages que l'éditeur Taschen vient de republier dans son grand format XL. The United States of America rassemble plus de 700 photographies tirées des archives du National Geographic pour raconter un siècle d'Amérique, État par État, de l'Alabama au Wyoming. Mais derrière ce beau livre se dessine surtout le portrait d'une institution hors norme, une société savante devenue l'un des plus formidables producteurs d'images de l'histoire. Tout commence le 27 janvier 1888, à Washington. Trente-trois explorateurs, scientifiques, cartographes, juristes et militaires se réunissent pour fonder la National Geographic Society, avec une ambition résumée en une formule restée célèbre : « accroître et diffuser la connaissance géographique ». Neuf mois plus tard paraît le premier numéro de la revue. C'est alors un austère bulletin savant, réservé à quelques centaines d'initiés, sans image ou presque. Rien qui laisse deviner le géant culturel à venir. L'homme qui change tout s'appelle Gilbert Hovey Grosvenor. Nommé rédacteur en chef en 1903, il hérite d'un journal comptant moins de mille abonnés et fait un pari que ses pairs jugent hasardeux : miser sur la photographie. Il investit massivement dans la production et la reproduction d'images, publie de grandes planches, ose la couleur. Le succès est foudroyant. La Society dépasse les deux millions d'abonnés au milieu des années 1950, puis frôle les onze millions à la fin des années 1980. La revue au liseré jaune, reconnaissable entre toutes, devient un rituel familial, l'une des rares fenêtres sur le vaste monde pour des millions de foyers américains. La couleur est au cœur de cette conquête. Le magazine publie sa première image en couleur dès 1914, envoie ses reporters sur le terrain avec de lourdes plaques Autochrome dans les années 1920, adopte le Kodachrome au début des années 1930, puis bascule au tout-couleur au début des années 1960. À une époque où la photographie couleur relève de la prouesse technique, le National Geographic en fait sa signature. « Il y
avait un côté aspirationnel dans la façon dont le National Geographic regardait et couvrait l'Amérique », résume Thomas Kennedy, directeur de la photographie du titre dans les années 1990. Le magazine ne montrait pas le monde tel qu'il était, mais tel qu'on rêvait de le voir. Car l'œuvre de la Society ne se limite pas à ses pages. Depuis sa fondation, elle a financé plus de quinze mille bourses d'exploration à travers les sept continents. Derrière ce chiffre, une galerie de légendes. C'est le National Geographic qui aide Robert Peary dans sa course vers le pôle Nord et Richard Byrd dans son survol du pôle Sud. C'est lui qui accorde en 1912 sa toute première bourse d'archéologie, dix mille dollars, à Hiram Bingham pour explorer le Machu Picchu qu'il vient de révéler au monde. C'est encore lui qui accompagne Jacques Cousteau dans les profondeurs des océans, Jane Goodall parmi les chimpanzés de Tanzanie, et Robert Ballard jusqu'à l'épave du Titanic, retrouvée en 1985. La même année, la couverture du magazine offre à la photographie l'une de ses icônes absolues : le regard vert et perçant d'une jeune réfugiée afghane, Sharbat Gula, saisi par Steve McCurry. Une image qui, à elle seule, résume le pouvoir du titre : transformer un visage en symbole universel. Le livre ne cache pourtant pas les ambiguïtés de cet héritage. Pendant des décennies, les photographes de la Society ont composé leurs images comme des publicités ou des photos de plateau. Les premières versions du Kodachrome exigeant de longs temps de pose, ils demandaient à leurs sujets de s'immobiliser et n'hésitaient pas à mettre en scène des tableaux entiers. Certains gardaient même une chemise rouge dans leur sac, cette couleur ressortant à merveille sur la pellicule, pour l'ajouter au décor. L'image la plus emblématique du recueil, prise dans l'Idaho en 1952 par Ralph E. Gray, illustre cet art de la fabrication : le photographe y a disposé sa propre famille autour de sa voiture, un canoë rouge vif arrimé sur le toit, à la lisière d'une forêt. Une carte postale du rêve américain, entièrement construite. « Il y avait une excitation 31
à photographier les États-Unis. C'était une période de grande expansion », se souvient le photographe Bruce Dale, entré au magazine en 1964. Ce regard idéalisé a eu ses angles morts. L'essai d'ouverture, signé David Walker, reconnaît sans détour que la revue a longtemps figé les cow-boys en héros virils et cantonné les Amérindiens au rôle de curiosité pour touristes, perpétuant le cliché du « bon sauvage » tout en passant sous silence une histoire tragique. Le tournant vient d'un homme, Robert Gilka, directeur de la photographie de 1963 à 1985. Venu de la presse quotidienne, il abandonne la pose au profit du reportage, offre à ses photographes des budgets quasi illimités et exige des images fortes. À partir des années 1970, une nouvelle génération impose une Amérique moins lisse : pollution, pauvreté, décrépitude urbaine entrent enfin dans le cadre. Nathan Benn, engagé en 1972, raconte son reportage sur le Vermont, « l'Amérique de Norman Rockwell », avant de livrer la phrase qui résume tout le projet : « Je crois que nous étions tous conscients de photographier la disparition des cultures régionales. » C'est là toute la force de la National Geographic Society, et de ce volume qui lui rend hommage. En un siècle et demi, l'institution est passée du bulletin confidentiel à l'empire d'images, du récit patriotique au document sensible, sans jamais renoncer à sa mission première : donner à voir. Ses photographes ont exploré les fonds marins, les sommets, les jungles et les banlieues, façonnant au passage la manière dont des générations entières ont imaginé le monde et leur propre pays. Feuilleter les pages de ce beau livre, c'est tenir entre ses mains bien plus qu'une anthologie de belles photos : c'est parcourir la mémoire visuelle d'une nation, et l'histoire d'une curiosité qui n'a jamais cessé de repousser ses frontières.
Ci-dessus : Maryland, Robert W. Madden, 1972 La légende du burlesque Blaze Starr règne sur le « Block » de Baltimore, sa rue mal famée de clubs de strip-tease et de cinémas de quartier. Des personnages comme Starr, John Waters et Divine ont attiré l'attention du monde entier sur leur ville, la métropole excentrique du Maryland.
CULTURE
Above : Utah, Michael Melford, 2006 A speedboat follows a snaking route through Reflection Canyon, a journey made possible by the damming of the Colorado River in 1963. © National Geographic
It is a doorstopper of more than six kilos and 792 pages that the publisher Taschen has just reissued in its large XL format. The United States of America brings together more than 700 photographs drawn from the archives of National Geographic to tell a century of America, state by state, from Alabama to Wyoming. But behind this beautiful book lies, above all, the portrait of an extraordinary institution: a learned society that became one of the most formidable producers of images in history. It all begins on January 27, 1888, in Washington. Thirty-three explorers, scientists, cartographers, lawyers and military officers come together to found the National Geographic Society, with an ambition captured in a formula that has remained famous: "the increase and diffusion of geographic knowledge." Nine months later, the first issue of the magazine appears. Back then it is a dry scholarly bulletin, reserved for a few hundred initiates, with few images if any. Nothing to hint at the cultural giant to come. The man who changes everything is named Gilbert Hovey Grosvenor. Appointed editor-inchief in 1903, he inherits a journal with fewer than a thousand subscribers and makes a bet his peers deem reckless: to stake everything on photography. He invests heavily in the production and reproduction of images, publishes large plates, dares to use color. The success is dazzling. The Society passes two million subscribers by the
mid-1950s, then approaches eleven million by the end of the 1980s. The magazine with the yellow border, recognizable among all others, becomes a family ritual, one of the rare windows onto the wider world for millions of American households. Color lies at the heart of this conquest. The magazine publishes its first color image as early as 1914, sends its reporters into the field with heavy Autochrome plates in the 1920s, adopts Kodachrome in the early 1930s, then switches entirely to color in the early 1960s. At a time when color photography was a technical feat, National Geographic made it its signature. "There was an aspirational aspect to the way National Geographic viewed and covered America," sums up Thomas Kennedy, the title's director of photography in the 1990s. The magazine did not show the world as it was, but as one dreamed of seeing it. For the Society's work is not confined to its pages. Since its founding, it has funded more than fifteen thousand exploration grants across all seven continents. Behind that number lies a gallery of legends. It was National Geographic that helped Robert Peary in his race to the North Pole and Richard Byrd in his flight over the South Pole. It was National Geographic that awarded, in 1912, its very first archaeology grant, ten thousand dollars, to Hiram Bingham to explore the Machu Picchu he had just revealed to the world. And it was National Geographic that accompanied Jacques Cousteau into the depths of the oceans, Jane Goodall among 32
« There was an excitement about photographing in the U.S. It was a period of great expansion » the chimpanzees of Tanzania, and Robert Ballard all the way to the wreck of the Titanic, found in 1985. That same year, the magazine's cover gave photography one of its absolute icons: the green, piercing gaze of a young Afghan refugee, Sharbat Gula, captured by Steve McCurry. An image that, on its own, sums up the title's power: to turn a face into a universal symbol. The book does not, however, conceal the ambiguities of this legacy. For decades, the Society's photographers composed their images like advertisements or film stills. Since the early
Above : Texas, William Albert Allard, 1974 “If there is an image of mine that captures the wide-open West that has so enraptured me,” Allard wrote in the October 2010 Geographic, “it is this one of a West Texas cowboy at full gallop.” © National Geographic
versions of Kodachrome required long exposure times, they asked their subjects to hold still and did not hesitate to stage entire tableaux. Some even kept a red shirt in their bag, a color that reproduced beautifully on film, to add to the scene. The most emblematic image of the collection, taken in Idaho in 1952 by Ralph E. Gray, illustrates this art of construction: the photographer arranged his own family around his car, a bright red canoe lashed to the roof, at the edge of a forest. A postcard of the American dream, entirely staged. "There was an excitement about photographing in the U.S. It was a period of great expansion," recalls photographer Bruce Dale, who joined the magazine in 1964. This idealized gaze had its blind spots. The opening essay, written by David Walker, acknowledges without flinching that the magazine long cast cowboys as virile heroes and confined Native Americans to the role of a curiosity for tourists, perpetuating the cliché of the "noble savage" while passing over a tragic history in silence. The turning point comes from one man, Robert Gilka, director of photography from 1963 to 1985. Coming from the daily press, he abandons the posed shot in favor of reportage, gives his photographers virtually unlimited budgets and demands powerful images. From the 1970s on, a new generation imposes a less polished America: pollution, poverty and urban decay finally enter the frame. Nathan Benn, hired in 1972, recounts his assignment on Vermont, "Norman Rockwell's
America," before delivering the line that sums up the whole endeavor: "I think we were all well aware that we were photographing the disappearance of regional cultures." Therein lies the whole strength of the National Geographic Society, and of this volume that pays tribute to it. In a century and a half, the institution has moved from confidential bulletin to empire of images, from patriotic narrative to sensitive document, without ever giving up its founding mission: to show. Its photographers have explored the ocean floors, the summits, the jungles and the suburbs, shaping along the way how entire generations imagined the world and their own country. To leaf through the pages of this beautiful book is to hold in your hands far more than an anthology of fine photographs: it is to travel through the visual memory of a nation, and the story of a curiosity that has never stopped pushing back its own frontiers.
Above top : Georgia, Jim Richardson, 1988 Messages of positivity grace the streetscape in Sweet Auburn, birthplace of Martin Luther King Jr. and traditional center of Atlanta’s Black community. © National Geographic Below : Hawaii, Robert B. Goodman, 1961 Surfers wait for waves on Mākaha Beach, on the leeward side of Oahu. © National Geographic
National Geographic The United States of America chez Taschen Éditeur 792 pages, 125€
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CAPITAL
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ÉPARGNE ASSURANCE-VIE
IA, de la donnée à la décision : liberté augmentée ou servitude diluée ? A l’heure de l’IA, le sur-mesure de la gestion de patrimoine va-t-il résister au risque d’uniformisation du conseil ? Texte Laurent Gayet - Deputy CEO AXA Wealth Europe
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ontrairement aux prédictions dystopiques annonçant la fin des intermédiaires, l'IA ne signera pas l’euthanasie du conseil humain dans nos métiers de gestion de fortune. Au contraire, elle agit plutôt comme un catalyseur : jamais les notions de « conseiller augmenté », « juriste augmenté » ou « gérant augmenté » n'ont autant mis en exergue l'intelligence émotionnelle comme avantage comparatif. Plus l'IA occupera d'espace, plus le facteur X du contact et de la relation sera décisif. Nonobstant la fluidité, la disponibilité, la réactivité générées par les outils IA, les décisions patrimoniales structurantes revêtent toujours une dimension psychologique que l’algorithme ne maitrise pas. Avec la coexistence potentielle de cinq générations aux aspirations divergentes et la transhumance amorcée de la fortune des baby-boomers, le sur-mesure devient essentiel pour les praticiens de la gouvernance familiale. Le défi consiste alors à IA-nalyser sans déshumaniser. Le conseiller doit rester un expert technique à forte valeur ajoutée mais surtout un spécialiste de la science comportementale. Si l'IA reconnaît les émotions, elle perçoit des indices, pas des vécus. À l'heure de l'algorithme froid, l'IA fournit la donnée ; seul le conseiller fournit le sens. L'IA excelle dans l'automatisation et la connaissance client. Les questionnaires intelligents et le scoring automatisé transforment le profilage statique en relevé précis des risques. Pour la conformité réglementaire (DORA, MIFID, IDD, ...), l'IA avale et digère avec une granularité surhumaine. Cependant, l’assureur est attaché à la prévention des risques de l’IA : l'opacité, la fiabilité des réponses, la paresse intellectuelle et la cybersécurité. L'IA agentique rend les mécanismes de décision cryptiques, entrant parfois en conflit avec la traçabilité réglementaire exigée. Les hallucinations des LLM créent le principal risque de « fake law » : confondre vraisemblance et vérité. Pas moins de six jurisprudences en 2026 en France condamnent particuliers et avocats pour des références fictives. Soyons vigilants à la création d’une dette cognitive de paresse visant à la standardisation du conseil cédant à la facilité opérationnelle avec un risque d’accoutumance uniformisée. Enfin, qui répond de l'erreur : le courtier, l'éditeur du logiciel, l’assureur ? Un modèle sans personnalité juridique n'est pas responsable ; celui qui l'utilise l'est. On doit apprendre à manager l’IA comme on manage un(e) collaborateur(ice) en intégrant l’imparfait dans le temps de la vérification. En conclusion, l'homme doit refuser de devenir le simple ventriloque du Golem qu'il a créé sauf à confondre servitude volontaire et liberté augmentée.
Contrary to the dystopian predictions heralding the demise of intermediaries, AI will not spell the euthanasia of human advice in our wealth management professions. Quite the opposite: it acts instead as a catalyst — never before have the notions of the "augmented adviser", "augmented lawyer" or "augmented portfolio manager" so clearly highlighted emotional intelligence as a comparative advantage. The more space AI occupies, the more decisive the X factor of human contact and relationships will become. Notwithstanding the fluidity, availability and responsiveness generated by AI tools, structural wealthplanning decisions always carry a psychological dimension that the algorithm does not master. With the potential coexistence of five generations with diverging aspirations, and the great migration of baby-boomer wealth now under way, bespoke solutions are becoming essential for practitioners of family governance. The challenge, then, is to AI-nalyse without dehumanising. The adviser must remain a technical expert with strong added value, but above all a specialist in behavioural science. While AI can recognise emotions, it perceives signals, not lived experience. In the age of the cold algorithm, AI provides the data; only the adviser provides the meaning. AI excels at automation and client knowledge. Intelligent questionnaires and automated scoring are transforming static profiling into a precise mapping of risks. When it comes to regulatory compliance (DORA, MiFID, IDD, etc.), AI ingests and digests with superhuman granularity. Nevertheless, the insurer remains committed to preventing the risks inherent to AI: opacity, the reliability of its answers, intellectual laziness and cybersecurity. Agentic AI makes decision-making mechanisms cryptic, at times conflicting with the traceability required by regulators. LLM hallucinations create the principal risk of "fake law": confusing plausibility with truth. No fewer than six court rulings in France in 2026 have sanctioned private individuals and lawyers alike for citing fictitious authorities. Let us be vigilant against the build-up of a cognitive debt of laziness, leading to the standardisation of advice, yielding to operational convenience, with a risk of uniform habituation. Finally, who answers for the error: the broker, the software vendor, the insurer? A model without legal personality cannot be held liable; the one who uses it can. We must learn to manage AI the way we manage a colleague — by factoring imperfection into the time set aside for verification. In conclusion, humankind must refuse to become the mere ventriloquist's dummy of the Golem it has created — unless we are prepared to mistake voluntary servitude for augmented freedom.
« Si l'IA reconnaît les émotions, elle perçoit des indices, pas des vécus. »
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ROUTINE PAS RASOIR Une crème fouettée au blaireau, une lame bien guidée, un baume qui apaise et parfume : le rasage de luxe n'a jamais été aussi vivant. La grande bascule de 2026 n'est pas dans la mousse, elle est dans le geste d'après. L'après-rasage a quitté le rayon des lotions qui piquent pour devenir un soin à part entière. Chez Acqua di Parma, l'émulsion après-rasage Barbiere se formule désormais sans alcool, à l'acide hyaluronique et aux huiles végétales. Le feu du rasoir, poliment congédié.
A whipped badger-brush cream, a well-guided blade, a balm that soothes and perfumes: luxury shaving has never felt so alive. The great shift of 2026 isn't in the lather — it's in the gesture that comes after. The aftershave has left the shelf of sting-inducing lotions to become a skincare treatment in its own right. At Acqua di Parma, the Barbiere aftershave emulsion is now formulated without alcohol, with hyaluronic acid and plant oils. The burn of the razor, politely shown the door.
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DESIGN
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TENDANCE QUIET LUXURY
LE BEAU SE MURMURE Le luxe a changé de voix. Fini l'ostentation : place au quiet luxury, où le raffinement se lit dans la matière. Pierres brutes, plâtre à la chaux, bouclé et bois cannelés dessinent des intérieurs enveloppants, aux teintes terreuses. On chine la pièce de collection signée, on célèbre l'artisan. Le vrai luxe, désormais, se touche plus qu'il ne se montre. Luxury has changed its voice. Ostentation is over: enter quiet luxury, where refinement is read in the material. Raw stone, lime plaster, bouclé and fluted wood shape enveloping interiors in earthy tones. We hunt down the signed collector's piece; we celebrate the artisan. True luxury, now, is touched more than it is shown. L'Aman Nai Lert Bangkok place le spa au centre de tout, orchestrant matières naturelles et sérénité comme un manifeste du bien-être The Aman Nai Lert Bangkok places the spa at the heart of everything, orchestrating natural materials and serenity like a manifesto of well-being
Le canapé Camaleonda de Mario Bellini, conçu en 1970 et réédité par B&B Italia en 2020, est une icône absolue du design modulaire Mario Bellini's Camaleonda sofa, designed in 1970 and reissued by B&B Italia in 2020, is an absolute icon of modular design
Pierre Jeanneret, fauteuil de Chandigarh, née au début des années 1950, en bois massif, agrémenté par un délicat cannage en osier Pierre Jeanneret's Chandigarh chair, born in the early 1950s, in solid wood, enhanced with delicate woven wicker caning
La Roly Poly chair de Faye Toogood est une icône du design qui figure dans les collections permanentes des plus grandes institutions de design et des musées d'art internationaux Faye Toogood's Roly Poly chair is a design icon featured in the permanent collections of the world's leading design institutions and international art museums
Hermès, service 'Tressages Équestres', dessin réalisé initialement à la plume et à la gouache Hermès, 'Tressages Équestres' service, a design originally drawn in pen and gouache
CC-Tapis, des tapis contemporains tissés à la main et créés au Népal par des artisans tibétains experts, l'exemple parfait de l'artisanat érigé en art CC-Tapis, contemporary hand-woven rugs created in Nepal by expert Tibetan artisans, the perfect example of craftsmanship elevated to art
La quatrième édition de la collaboration entre l'architecte Vincent Van Duysen et Zara Home met en avant une esthétique moderniste, avec de nouveaux matériaux et des formes architecturales raffinées The fourth edition of the collaboration between architect Vincent Van Duysen and Zara Home showcases a modernist aesthetic, with new materials and refined architectural forms
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The Art of Elevated Living*
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DESIGN
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ARCHITECTURE LUCAS MUSEUM
LA FORCE EST DANS LE MUSÉE Après quinze ans d'attente et un milliard de dollars, le créateur de Star Wars inaugure à Los Angeles son musée dédié à l'art de raconter des histoires.
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près plus d'une décennie de gestation et de rebondissements, le rêve de George Lucas devient réalité. Le Lucas Museum of Narrative Art a ouvert au public le 22 septembre 2026, au cœur d'Exposition Park, à Los Angeles. Un aboutissement pour le créateur de Star Wars, qui aura consacré à ce projet une part considérable de sa fortune personnelle : le chantier est estimé à environ un milliard de dollars, entièrement financé par le cinéaste, incluant la construction, les œuvres et une dotation d'au moins 400 millions. Cofondé par George Lucas et son épouse, la femme d'affaires Mellody Hobson, le musée repose sur une idée simple mais rarement défendue par les institutions traditionnelles : l'art narratif, c'est-à-dire toutes les formes d'images qui racontent une histoire. Bandes dessinées et romans graphiques, illustrations de livres pour enfants, art fantastique, affiches, œuvres de cinéma... La collection permanente rassemble déjà plus de 40 000 pièces, réparties dans une trentaine de galeries. Le propos, tel que l'énonce l'institution, est de montrer comment le récit façonne notre monde, exprime des convictions et élargit l'imaginaire, des mythes anciens jusqu'aux galaxies lointaines chères au réalisateur. Le bâtiment ne passe pas inaperçu. Dessiné par l'architecte chinois Ma Yansong, du studio MAD Architects, il déploie ses courbes fluides sur près de 28 000 mètres carrés, telle une masse aérienne posée sur un ancien parking transformé. Le paysagisme, confié à Mia Lehrer, verdit un site de onze hectares et rend au quartier un vaste espace public. À l'intérieur, le programme dépasse la simple exposition : deux salles de cinéma, une bibliothèque, un restaurant, un café, une boutique et des espaces événementiels font du lieu autant un espace de vie qu'un musée. L'histoire du projet mérite d'être rappelée. Envisagé un temps à San Francisco, puis à Chicago où l'opposition d'associations riveraines eut raison de lui, le musée a finalement trouvé sa terre d'accueil à Los Angeles, capitale mondiale de l'image. L'entrée se fera par créneaux horaires réservés, du mercredi au lundi, avec des nocturnes en fin de semaine. Reste une question : ce temple de la culture populaire, longtemps méprisée par les institutions savantes, saura-til imposer l'art narratif comme un genre à part entière ? Les premiers visiteurs seront à même de juger.
After more than a decade of development and twists and turns, George Lucas's dream has become reality. The Lucas Museum of Narrative Art opened to the public on September 22, 2026, in the heart of Exposition Park, in Los Angeles. It marks a milestone for the creator of Star Wars, who has devoted a substantial share of his personal fortune to the project: the build is estimated at around one billion dollars, financed entirely by the filmmaker, covering construction, the artworks, and an endowment of at least 400 million. Co-founded by George Lucas and his wife, businesswoman Mellody Hobson, the museum rests on a simple idea that traditional institutions have rarely championed: narrative art, meaning every form of image that tells a story. Comics and graphic novels, children's book illustrations, fantasy art, posters, film works... The permanent collection already brings together more than 40,000 pieces, spread across some thirty galleries. Its aim, as the institution puts it, is to show how storytelling shapes our world, expresses convictions, and expands the imagination, from ancient myths to the faraway galaxies so dear to the director. The building does not go unnoticed. Designed by Chinese architect Ma Yansong, of the MAD Architects studio, it unfurls its flowing curves across nearly 28,000 square meters, like an airy mass set down on a transformed former parking lot. The landscaping, entrusted to Mia Lehrer, brings greenery to an eleven-hectare site and gives the neighborhood a vast public space. Inside, the program goes well beyond exhibition alone: two cinemas, a library, a restaurant, a café, a shop, and event spaces make the place as much a living space as a museum. The story of the project is worth recalling. Considered for a time in San Francisco, then in Chicago, where opposition from neighborhood associations got the better of it, the museum finally found its home in Los Angeles, the world capital of the image. Entry will be by reserved time slots, from Wednesday to Monday, with late openings on the weekend. One question remains: will this temple of popular culture, long looked down upon by scholarly institutions, manage to establish narrative art as a genre in its own right? The first visitors will be able to judge for themselves. lucasmuseum.org
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AU CŒUR DE BELAIR
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HIGH TECH
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SANTÉ NEKO HEALTH
LA PLAYLIST DE VOTRE CORPS Le check-up du futur imaginé par le fondateur de Spotify. Texte David Bail Photos Neko Health
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lus de 70 capteurs. Cinquante millions de points de données captés en quelques minutes. Une heure de rendez-vous, 299 livres, et une liste d'attente qui dépasse 350 000 personnes. Voici Neko Health, la clinique du futur imaginée par Daniel Ek, le fondateur de Spotify, et son associé Hjalmar Nilsonne. Son ambition : repérer la maladie avant même qu'elle ne se déclare. En juillet 2026, la start-up suédoise a levé 700 millions de dollars pour l'imposer au monde. Le principe tient en une phrase : mieux vaut prévenir que guérir, mais avec les outils de 2026. Chez Neko, on se dévêt, on entre dans un scanner circulaire à 360 degrés, et en quelques minutes une batterie de caméras thermiques, de caméras 3D, de lasers et de capteurs relève l'état de la peau, du cœur, des artères, la tension, la glycémie, le cholestérol, et cartographie l'intégralité des grains de beauté. Le tout sans piqûre, sans douleur, sans irradiation lourde. Derrière la prouesse, une intelligence artificielle « auto-apprenante » digère les 50 millions de points de données récoltés. Puis, et c'est là tout le luxe de la chose, un médecin s'assoit avec vous, dans la foulée, pour commenter les résultats. Neko dit viser la détection précoce de ce qui tue le plus discrètement : cancers de la peau, maladies cardiovasculaires, diabète de type 2. L'expérience emprunte autant au spa haut de gamme qu'à la salle d'examen, à mille lieues de l'hôpital anxiogène. C'est du reste dans cet esprit que l'on retrouve la santé érigée en art de vivre. Pour comprendre Neko, il faut connaître l'homme. Daniel Ek naît le 21 février 1983 à Stockholm et grandit à Rågsved, banlieue populaire du sud de la ville. Adolescent, il code déjà : il monte des sites web pour des commerçants et fait tourner un service d'hébergement depuis sa chambre, gagnant de l'argent avant même d'avoir passé son bac. Il abandonne ses études, enchaîne les aventures numériques, puis fonde Advertigo, une régie publicitaire en ligne qu'il revend en 2006 au suédois TradeDoubler. C'est cette année-là que tout bascule. Avec Martin Lorentzon, cofondateur de TradeDoubler, il lance Spotify. La plateforme ouvre en octobre 2008 et fait ce que personne n'avait réussi : offrir une alternative légale et fluide au piratage roi de l'époque, dans un pays, la Suède, qui avait vu naître The Pirate Bay. Le streaming devient la norme, l'industrie musicale renaît, et Ek entre au club des milliardaires. Vingt ans plus tard, l'homme passe la main. Le 30 septembre 2025, il annonce qu'il quittera son poste de directeur général le 1er janvier 2026 pour devenir président exécutif, laissant les commandes opérationnelles à deux coprésidents, Gustav Söderström et Alex Norström. À 42 ans, il résume la bascule d'une formule : passer « from a player to a coach », du joueur à l'entraîneur. Neko n'est pas une lubie de milliardaire en quête de nouveauté. Ek et Nilsonne fondent la société dès 2018, dans le plus grand secret, avant de la révéler au grand jour en février 2023 avec l'ouverture d'une première clinique à Stockholm. La logique : le système de santé attend qu'on tombe malade pour agir, quand la technologie permet désormais de mesurer, de suivre et d'anticiper. Les investisseurs y ont cru vite et fort. Après un premier tour de 65 millions de dollars en 2023, Neko lève 260 millions en janvier 2025, valorisant l'entreprise
1,8 milliard de dollars. Puis, le 15 juillet 2026, un nouveau tour de 700 millions, environ 613 millions d'euros, fait bondir la valorisation à près de 7 milliards de dollars, soit quatre fois plus en dix-huit mois. Mené par Lightspeed, il a réuni un casting inattendu, de Mark Zuckerberg et Priscilla Chan à Maria Sharapova, will.i.am ou Thierry Henry. La marque, déjà présente à Londres, Manchester et Stockholm, ouvrira cette année son plus grand centre à ce jour, un flagship à Manhattan, tandis que sa liste d'attente dépasse désormais les 350 000 noms. Une trajectoire aussi rapide que celle de Spotify à ses débuts. Combien coûte un scan Neko, et faut-il y croire ? Le tarif est de 299 livres au Royaume-Uni, environ 350 euros : le prix d'un beau dîner pour une radiographie complète de sa santé. Aucun centre n'existe encore au Luxembourg, mais Londres n'est qu'à un vol court, ce qui n'effraiera pas les lecteurs du Grand-Duché déjà convertis au culte de la longévité. Reste la liste d'attente, forte de plus de 350 000 noms. Faut-il pour autant y voir la panacée ? La prudence s'impose. Une partie du corps médical met en garde contre les scanners préventifs, qui peuvent générer de faux positifs, des examens complémentaires inutiles et leur cortège d'angoisses. Neko se présente en complément du suivi médical, non en substitut. Mais l'objet fascine parce qu'il incarne une idée très contemporaine : celle d'un luxe qui ne s'achète plus en carats ni en chevaux, mais en années gagnées. À l'image de l'instant skincare high-tech, la santé devient le nouveau terrain de jeu de la technologie de pointe. Et le fondateur de Spotify, une fois de plus, a senti le vent avant les autres.
Les deux fondateurs, Hjalmar Nilsonne et Daniel Ek
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« En juillet 2026, la start-up suédoise a levé 700 millions de dollars pour l'imposer au monde. »
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HIGH TECH
De gauche à droite : Neko Convent Garden et Neko Health Spitalfields, London, UK
More than 70 sensors. Fifty million data points captured in a matter of minutes. A one-hour appointment, 299 pounds, and a waiting list of more than 100,000 people. This is Neko Health, the clinic of the future dreamed up by Daniel Ek, the founder of Spotify, and his partner Hjalmar Nilsonne. Its ambition: to catch disease before it even declares itself. In July 2026, the Swedish start-up raised 700 million dollars to take it to the world. The principle fits in a single sentence: prevention beats cure, but with the tools of 2026. At Neko, you undress, step into a 360-degree circular scanner, and within minutes a battery of thermal cameras, 3D cameras, lasers and sensors reads the state of your skin, your heart, your arteries, your blood pressure, your blood sugar, your cholesterol, and maps every last mole. All of it without a needle, without pain, without heavy radiation. Behind the feat sits a "self-learning" artificial intelligence that digests the 50 million data points gathered. Then, and this is where the true luxury lies, a doctor sits down with you, right afterwards, to talk you through the results. Neko says it is aiming for the early detection of the things that kill most quietly: skin cancers, cardiovascular disease, type 2 diabetes. The experience owes as much to the high-end spa as to the examination room, a world away from the anxious hospital. It is very much in that spirit that we find health elevated into an art of living, as in our profile of Rolf Sorg and his wellness empire. To understand Neko, you have to know the man. Daniel Ek was born on 21 February 1983 in Stockholm and grew up in Rågsved, a working-class suburb in the south of the city. As a teenager he was already coding: he built websites for local shopkeepers and ran a hosting service from his bedroom, making money before he had even finished school. He dropped out, moved through a string of digital ventures, then founded Advertigo, an online advertising firm he sold in 2006 to Sweden's TradeDoubler. That was the year everything changed. With Martin Lorentzon, co-founder of TradeDoubler, he launched Spotify. The platform opened in October 2008 and did what no one else had managed: offer a legal, seamless alternative to the piracy that reigned at the time, in a country, Sweden, that had given birth to The Pirate Bay. Streaming became the norm, the music industry was reborn, and Ek joined the billionaires' club. Twenty years on, the man is handing over the reins. On 30 September 2025, he announced that he would step down as chief executive on 1 January 2026 to become executive chairman, leaving day-to-day command to two co-chief executives, Gustav Söderström and Alex Norström. At 42, he summed up the shift in a phrase: moving "from a player to a coach."
« In July 2026, the Swedish start-up raised 700 million dollars to take it to the world. » Neko is no billionaire's passing fancy. Ek and Nilsonne founded the company back in 2018, in the greatest secrecy, before bringing it into the open in February 2023 with the opening of a first clinic in Stockholm. The reasoning: the healthcare system waits for you to fall ill before it acts, when technology now makes it possible to measure, to monitor and to anticipate. Investors bought in fast and hard. After an initial round of 65 million dollars in 2023, Neko raised 260 million in January 2025, valuing the company at 1.8 billion dollars, with Lightspeed leading the way. Then, in July 2026, a fresh round of 700 million arrived to fund the expansion. The brand already has centres in London, Manchester and Stockholm, and is preparing its arrival in New York. A trajectory every bit as rapid as Spotify's in its early days. The price is 299 pounds in the United Kingdom, around 350 euros: the cost of a fine dinner for a complete X-ray of your health. There is no centre in Luxembourg yet, but London is only a short flight away, which will hardly deter readers in the Grand Duchy already converted to the cult of longevity. Then there is the waiting list, more than 100,000 names strong. Should we see it as a cure-all, though? Caution is in order. Part of the medical profession warns against preventive scanners, which can throw up false positives, trigger needless follow-up tests and all the anxiety that comes with them. Neko presents itself as a complement to medical care, not a substitute. But the object fascinates because it embodies a very contemporary idea: that of a luxury no longer bought in carats or in horsepower, but in years gained. Much like the high-tech skincare moment, health is becoming the new playground of cutting-edge technology. And the founder of Spotify, once again, has felt which way the wind was blowing before everyone else. nekohealth.com
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D É C O DAG E
LE COURANT NE PASSE PAS Hypercars électriques ou hybrides : Rimac, Lotus et Ferrari face au dilemme de la performance. Texte David Bail Photo Rimac
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rois voitures, trois idées du futur. La Rimac Nevera R et ses 2 107 chevaux 100 % électriques. La Lotus Evija et sa cavalerie muette. La Ferrari F80 hybride, vendue 3,6 millions d'euros, qui refuse de couper le moteur thermique. L'hypercar la plus rapide du monde ne fait aujourd'hui plus le moindre bruit, et cela suffit à diviser les collectionneurs : la performance absolue vaut-elle qu'on lui sacrifie l'émotion ?
Sur le papier, le débat paraît déjà tranché. Aucun moteur thermique ne rivalise avec un train de moteurs électriques qui délivrent leur couple maximal dès le premier tour de roue. La Nevera R, révélée dans sa version radicalisée, aligne 2 107 chevaux, quatre moteurs et un 0 à 100 km/h expédié sous les deux secondes. La Lotus Evija, assemblée à la main à Hethel, approche les 2 000 chevaux, pour 130 exemplaires seulement. Il y a dix ans, ces chiffres relevaient de la sciencefiction. L'électrique offre d'ailleurs autre chose que la vitesse : une conduite d'une propreté chirurgicale, un couple géré roue par roue, un silence dans lequel on entend enfin crisser les pneus et travailler le châssis. Pour l'ingénieur, c'est l'aboutissement. Pour une partie des amateurs, c'est déjà trop parfait. Et c'est là le paradoxe de cette rentrée. Le constructeur croate avait promis 150 Nevera ; près de trois ans après le lancement, la série n'est toujours pas écoulée. Le verdict vient du patron lui-même. « Nous avons commencé à développer la Nevera en 2016-2017, quand l'électrique était à la mode, explique Mate Rimac. Aujourd'hui, à mesure que l'électrification se généralise, les clients
du très haut de gamme veulent se différencier. » Sa comparaison a de quoi surprendre : « Une Apple Watch fait tout mieux. Elle fait mille choses de plus, elle est bien plus précise, elle mesure votre rythme cardiaque. Mais personne ne paierait 200 000 euros pour une Apple Watch. » Quand la voiture électrique devient banale, c'est elle qui cesse d'être rare. Rimac en a tiré les conséquences : sa prochaine voiture ne sera pas un nouveau modèle purement électrique. Face au tout-électrique, l'hybride avance ses arguments. La Ferrari F80 en est le manifeste : un V6 3.0 biturbo de 900 chevaux, épaulé par un système électrique dérivé de la Formule 1, soit 1 200 chevaux au total, 2,15 secondes de 0 à 100 km/h et une production limitée à 799 exemplaires jusqu'en 2027. L'électron y sert la performance sans jamais faire taire le moteur. Maranello a fixé le cap : d'ici 2030, la gamme sera composée à 40 % de thermique, 40 % d'hybride et 20 % d'électrique. Même logique du côté de la Bugatti Tourbillon, dont le V16 hybride marie l'électrification à un atmosphérique spectaculaire. L'hybride ne renonce à rien : il garde le théâtre du moteur et gagne en efficacité. Pendant que la F80 sauve l'honneur du thermique, Ferrari fait tomber son dernier tabou. La Ferrari Luce, première voiture de série 100 % électrique de la marque, revendique quatre moteurs, plus de 1 050 chevaux, un 0 à 100 km/h en 2,5 secondes et 530 kilomètres d'autonomie grâce à une batterie de 122 kWh en architecture 800 volts. Son habitacle a été confié à Jony Ive et à son collectif LoveFrom, l'homme derrière l'iPhone. Mais l'essentiel est ailleurs. La Luce n'est pas une hypercar : quatre 46
portes, cinq places, plus de 2,2 tonnes, 550 000 euros. Ferrari ne remplace pas la F80, il fait cohabiter les deux au même catalogue. D'un côté le halo hybride, pour l'émotion et la piste ; de l'autre la grande routière électrique, pour l'usage quotidien du collectionneur. Reste l'argument qui fâche. Une électrique traîne ses batteries. Là où la Rimac frôle les deux tonnes et où la Luce les dépasse largement, le Britannique Gordon Murray a bâti sa T.50 autour d'un V12 atmosphérique Cosworth de 654 chevaux, qui monte à 12 100 tours par minute, pour 986 kilos seulement. Deux écoles s'opposent : la puissance brute d'un côté, la légèreté de l'autre. Pour beaucoup de puristes, une voiture de sport se juge d'abord à ce qu'elle retranche. L'électrique gagne la bataille des chiffres ; le thermique et l'hybride gardent la sensation et le son. Le V12 des grandes Aston Martin, lui, continue d'émouvoir par son seul grondement, là où le silence laisse une partie des passionnés de marbre. Au Luxembourg et dans la Grande Région, où l'hypercar tient autant du placement passion que du plaisir de conduire, la question dépasse la mécanique. Une voiture rare est un actif, et sa valeur dépend de sa désirabilité future. Miser sur l'électrique, c'est parier sur une technologie qui pourrait vieillir vite. Miser sur l'hybride, c'est prendre le thermique et l'électrique ensemble, au moment précis où le premier devient un luxe menacé. Le fait marquant de cette rentrée n'est peut-être pas la victoire d'un camp, mais que les deux cohabitent désormais sous le même toit, à Maranello comme dans les garages de collectionneurs.
« Aujourd'hui, à mesure que l'électrification se généralise, les clients du très haut de gamme veulent se différencier. » - Mate Rimac
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Lotus Evija
Three cars, three ideas of the future. The Rimac Nevera R with its 2,107 hp, all electric. The Lotus Evija and its silent horsepower. The Ferrari F80 hybrid, priced at €3.6 million, which refuses to switch off the combustion engine. The fastest hypercar in the world now makes no sound at all, and that alone is enough to split collectors: is outright performance worth sacrificing emotion for? On paper, the debate looks settled. No combustion engine can match a bank of electric motors that deliver peak torque from the very first turn of the wheels. The Nevera R, unveiled in its most radical form, puts out 2,107 hp, four motors and a 0 to 100 km/h dispatched in under two seconds. The Lotus Evija, hand-assembled at Hethel, comes close to 2,000 hp, in just 130 units. Ten years ago, those figures belonged to science fiction. And the electric car offers something other than speed: surgically clean handling, torque managed wheel by wheel, a silence in which you finally hear the tyres squeal and the chassis work. For the engineer, this is the culmination. For some enthusiasts, it is already too perfect. And that is the paradox of this new season. The Croatian manufacturer had promised 150 Neveras; almost three years after launch, the run still has not sold out. The verdict comes from the boss himself. "We started developing the Nevera in 2016-2017, when electric was fashionable," explains Mate Rimac. "Today, as electrification becomes widespread, top-end customers want to stand out." His comparison is a surprising one: "An Apple Watch does everything better. It does a thousand things more, it is far more precise, it measures your heart rate. But nobody would pay 200,000 euros for an Apple Watch." Once the electric car becomes ordinary, it is the electric car that stops being rare. Rimac has drawn the consequences: his next car will not be another purely electric model.
Against the all-electric camp, the hybrid is making its case. The Ferrari F80 is the manifesto: a 3.0 twin-turbo V6 producing 900 hp, backed by an electric system derived from Formula 1, for 1,200 hp in total, 2.15 seconds from 0 to 100 km/h and production capped at 799 units through 2027. Here the electron serves performance without ever silencing the engine. Maranello has set its course: by 2030, the range will be 40% combustion, 40% hybrid and 20% electric. The same logic applies to the Bugatti Tourbillon, whose hybrid V16 pairs electrification with a spectacular naturally aspirated engine. The hybrid gives up nothing: it keeps the theatre of the engine and gains in efficiency. While the F80 saves the honour of the combustion engine, Ferrari is breaking its last taboo. The Ferrari Luce, the marque's first all-electric production car, claims four motors, more than 1,050 hp, 0 to 100 km/h in 2.5 seconds and 530 kilometres of range from a 122 kWh battery on an 800-volt architecture. Its interior has been entrusted to Jony Ive and his LoveFrom collective, the man behind the iPhone. But the real point lies elsewhere. The Luce is not a hypercar: four doors, five seats, more than 2.2 tonnes, 550,000
euros. Ferrari is not replacing the F80, it is letting the two live side by side in the same catalogue. On one side the hybrid halo car, for emotion and the track; on the other the electric grand tourer, for the collector's everyday use. Then there is the awkward argument. An electric car carries its batteries everywhere. Where the Rimac nudges two tonnes and the Luce comfortably exceeds them, Britain's Gordon Murray built his T.50 around a naturally aspirated Cosworth V12 of 654 hp, revving to 12,100 rpm, for just 986 kilos. Two schools stand opposed: raw power on one side, lightness on the other. For many purists, a sports car is judged first by what it takes away. The electric car wins the numbers battle; combustion and hybrid keep the sensation and the sound. The V12 of the great Aston Martins, for its part, still stirs the soul through its growl alone, where silence leaves some enthusiasts cold. In Luxembourg and the Greater Region, where a hypercar is as much a passion investment as a driving pleasure, the question goes beyond mechanics. A rare car is an asset, and its value depends on its future desirability. Betting on electric means betting on a technology that could age quickly. Betting on hybrid means taking combustion and electric together, at the very moment when the former is becoming a threatened luxury. The telling development of this season may not be the victory of one camp, but the fact that the two now coexist under the same roof, at Maranello as much as in collectors' garages.
Ferrari F80
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AUSTIN BUTLER
CHRONOMAT AVA I L A B L E AT
Rte de Longwy, 80 - BERTRANGE - Luxembourg
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HYPERCAR DETOMASO
DETOMASO P72, LA MÉCANIQUE DU DÉSIR
L'hypercar analogique à 1,6 million qui ressuscite un mythe italien.
Texte David Bail
Photos DeTomaso
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WHOOOOOOSH... Soixante-douze exemplaires. Un V8 de cinq litres suralimenté, 700 chevaux, préparé par Roush. Une boîte manuelle à six rapports, tringlerie apparente, et pas un seul écran à bord. La DeTomaso P72 coûte 1,6 million d'euros hors taxes, elle est déjà entièrement vendue, et les premières livraisons sont attendues en 2026. À l'heure où l'automobile de luxe se convertit au silence électrique, voici un objet qui fait exactement l'inverse. Et qui a raison.
Un manifeste à contre-courant Il faut le dire sans détour : la P72 est une provocation. Pendant que Ferrari électrifie ses V6 et que le moindre GT se pilote à travers une dalle tactile, De Tomaso a choisi le pédalier à trois pédales, l'aluminium fraisé et le cuir patiné. L'habitacle aligne 179 pièces d'aluminium usinées à la main, des cadrans ronds dignes d'une sportive des années 1960, et rien qui clignote. C'est une machine pensée pour la conduite pure, dans la lignée de ces puristes contemporains qui refusent l'assistance à tout prix, à l'image de la supercar T33 de Gordon Murray. La carrosserie, une goutte d'eau sculptée aux courbes sensuelles, assume sa nostalgie sans jamais tomber dans le pastiche. Sous la beauté, l'ingénierie est sérieuse. La P72 repose sur une monocoque en fibre de carbone d'un seul tenant, développée avec le préparateur allemand HWA, celui-là même qui a produit les Mercedes CLK-GTR de route et de piste. Pour environ 1 400 kilos et 700 chevaux, le rapport poids-puissance frôle les 500 chevaux par tonne. La modernité est là, cachée. C'est la théâtralité qui appartient à un autre âge.
Qui était Alejandro de Tomaso ? Pour comprendre la P72, il faut remonter à l'homme dont elle porte le nom. Alejandro de Tomaso naît à Buenos Aires en 1928. Pilote de course, il est mêlé en 1955 à un complot contre le président Juan Perón et fuit l'Argentine pour l'Italie. Il s'installe à Modène, épouse l'héritière et pilote américaine Isabelle Haskell, et fonde en octobre 1959 De Tomaso Automobili, d'abord pour construire des voitures de compétition. La suite est une saga typiquement modénaise, faite d'audace et de démesure. En 1963 sort
la Vallelunga, première routière de la maison. En 1967, la Mangusta, dessinée par Giorgetto Giugiaro chez Ghia, impose la signature De Tomaso : lignes italiennes, mécanique américaine. Puis vient en 1971 le coup de maître, la Pantera, propulsée par un V8 Ford et distribuée aux ÉtatsUnis dans le réseau Lincoln-Mercury. Des milliers d'exemplaires, une carrière de deux décennies, une place au panthéon des GT. La Pantera devient aussi, au sens le plus littéral, une icône de la pop culture. En 1971, Elvis Presley en offre une, jaune, à sa compagne Linda Thompson. Un soir, la voiture refuse obstinément de démarrer. Fou de rage, le King dégaine un Colt45 et loge plusieurs balles dans la carrosserie et le volant. L'auto criblée d'impacts trône aujourd'hui au Petersen Automotive Museum de Los Angeles, trous de balles compris. Voilà le genre de tempérament que ces italiennes ont toujours su provoquer. De Tomaso ne s'arrête pas à l'automobile. En quelques années, l'exilé argentin se mue en véritable roi de la Motor Valley : il rachète Maserati pour une bouchée de pain à la fin de 1974, s'empare de Moto Guzzi et de Benelli, du constructeur Innocenti et des carrossiers Ghia et Vignale. Celui qui avait fui Buenos Aires en clandestin règne désormais sur l'un des plus grands empires industriels de Modène. La chute sera à la mesure de l'ascension : contraint de céder ses marques une à une, frappé par un accident vasculaire au début des années 1990, Alejandro de Tomaso s'éteint en 2003. Sa maison, elle, sombre : liquidation en 2004. Le nom aurait pu disparaître pour de bon.
Du P70 de 1965 au P72 Le salut viendra d'un rachat. En 2014, le fonds hongkongais Ideal Team Ventures, dirigé par Norman Choi, également patron d'Apollo, acquiert les actifs de la marque pour un peu plus d'un million d'euros. Cinq ans plus tard, en 2019, De Tomaso réapparaît spectaculairement au Festival of Speed de Goodwood, pour ses soixante ans, avec le concept P72. Le chiffre 72 n'est pas anodin, pas plus que le style. La P72 est un hommage assumé à la P70 de 1965, née d'une conjuration entre trois légendes : 52
« Les 72 exemplaires ont trouvé preneur avant même que la première voiture de série ne roule. » Alejandro de Tomaso pour le châssis, Carroll Shelby pour un V8 Cobra de 289 pouces cubes, et Peter Brock, le père de la Shelby Daytona Coupe, pour une carrosserie en goutte d'eau. Le trio s'était séparé avant l'aboutissement, et c'est Ghia qui avait finalement habillé le prototype pour le Salon de Turin. Soixante ans plus tard, la P72 de série, dévoilée en mai 2025, achève enfin ce que 1965 avait esquissé.
Combien coûte la DeTomaso P72, et peuton encore en acheter une ? Le tarif est de 1,6 million d'euros hors taxes, et la réponse à la seconde question est non. Les 72 exemplaires ont trouvé preneur avant même que la première voiture de série ne roule. La production se fait désormais dans l'usine HWA d'Affalterbach, en Allemagne, à quelques encablures de chez AMG. Autant dire que la P72 rejoint directement les collections les plus fermées, celles où l'on croise déjà des Pagani et des GT rarissimes, y compris dans la Grande Région et au Grand-Duché, où ce genre d'objet se garde à l'abri des regards. Est-ce raisonnable ? Absolument pas, et c'est tout l'intérêt. À côté d'une Ferrari 296 hybride, la P72 défend une idée presque disparue : celle d'une voiture qui ne cherche pas le chronomètre, mais l'émotion. Un bel anachronisme, fabriqué à la main, réservé à soixante-douze happy few. Le luxe, le vrai, sait parfois se moquer du progrès.
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« All 72 cars found owners before the first production example had even turned a wheel. »
Seventy-two cars. A supercharged five-litre V8, 700 horsepower, tuned by Roush. A six-speed manual gearbox with an exposed linkage, and not a single screen on board. The DeTomaso P72 costs 1.6 million euros before tax, it is already entirely sold out, and the first deliveries are expected in 2026. At a moment when luxury motoring is converting to electric silence, here is an object that does precisely the opposite. And it is right to.
The P72 is built around a single-piece carbonfibre monocoque, developed with the German specialist HWA, the very outfit that produced the road and race versions of the Mercedes CLK-GTR. At roughly 1,400 kilos and 700 horsepower, the power-to-weight ratio brushes 500 horsepower per tonne. The modernity is there, hidden. It is the theatre that belongs to another age.
A manifesto against the grain
To understand the P72, you have to go back to the man whose name it bears. Alejandro de Tomaso was born in Buenos Aires in 1928. A racing driver, he was implicated in 1955 in a plot against President Juan Perón and fled Argentina for Italy. He settled in Modena, married the American heiress and racing driver Isabelle Haskell, and in October 1959 founded De Tomaso Automobili, initially to build racing cars. What followed was a quintessentially Modenese saga, made of audacity and excess. In 1963 came the Vallelunga, the marque's first road car. In 1967, the Mangusta, designed by Giorgetto Giugiaro at Ghia, established the De Tomaso signature: Italian lines, American mechanicals. Then, in 1971, the
Let's not mince words: the P72 is a provocation. While Ferrari electrifies its V6s and the humblest GT is driven through a touchscreen, De Tomaso has chosen three pedals, milled aluminium and supple, aged leather. The cabin lines up 179 pieces of hand-machined aluminium, round dials worthy of a 1960s sports car, and nothing that blinks. This is a machine conceived for pure driving, in the tradition of those contemporary purists who reject every driver aid, much like Gordon Murray's T33 supercar. The bodywork, a teardrop sculpted into sensual curves, embraces its nostalgia without ever tipping into pastiche. Beneath the beauty, the engineering is serious. 54
Who was Alejandro de Tomaso?
masterstroke: the Pantera, powered by a Ford V8 and sold in the United States through the LincolnMercury network. Thousands of cars, a career spanning two decades, a place in the pantheon of GTs. The Pantera also became, in the most literal sense, a pop-culture icon. In 1971, Elvis Presley gave one, in yellow, to his partner Linda Thompson. One evening, the car stubbornly refused to start. In a fit of rage, the King drew a Colt .45 and put several bullets into the bodywork and the steering wheel. The bullet-riddled car now sits at the Petersen Automotive Museum in Los Angeles, holes and all. That is the kind of temperament these Italians have always managed to provoke. De Tomaso did not stop at cars. Within a few years, the Argentine exile transformed himself into a genuine king of the Motor Valley: he bought Maserati for a song in late 1974, took over Moto Guzzi and Benelli, the manufacturer Innocenti and the coachbuilders Ghia and Vignale. The man who had fled Buenos Aires as a fugitive now presided over one of the largest industrial empires in Modena. The fall would match the rise: forced to sell off his marques one by one, struck by a stroke in the early 1990s, Alejandro de Tomaso
died in 2003. His company, for its part, went under: liquidation in 2004. The name might well have vanished for good.
From the 1965 P70 to the P72 Salvation came in the form of a buyout. In 2014, the Hong Kong fund Ideal Team Ventures, led by Norman Choi, who also runs Apollo, acquired the marque's assets for a little over a million euros. Five years later, in 2019, De Tomaso reappeared spectacularly at the Goodwood Festival of Speed, for its sixtieth anniversary, with the P72 concept. The number 72 is no accident, and neither is the styling. The P72 is an unabashed tribute to the P70 of 1965, born of a plot between three legends: Alejandro de Tomaso for the chassis, Carroll Shelby for a 289-cubic-inch Cobra V8, and Peter Brock, the father of the Shelby Daytona Coupe, for a teardrop body. The trio parted ways before the project was finished, and it was Ghia that ultimately clothed the prototype for the Turin Motor Show. Sixty years on, the production P72, unveiled in May 2025, finally completes what 1965 had only sketched.
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How much does the DeTomaso P72 cost, and can you still buy one? The price is 1.6 million euros before tax, and the answer to the second question is no. All 72 cars found owners before the first production example had even turned a wheel. Production now takes place at the HWA plant in Affalterbach, Germany, a stone's throw from AMG. Which is to say the P72 goes straight into the most private of collections, the kind where Paganis and rare GTs already rub shoulders, including in the Greater Region and the Grand Duchy, where objects like these are kept well out of sight. Is it reasonable? Not in the slightest, and that is the whole point. Next to a hybrid Ferrari 296, the P72 defends an idea that has all but disappeared: that of a car chasing not the stopwatch, but emotion. A beautiful anachronism, hand-built, reserved for seventy-two happy few. True luxury, the real thing, sometimes knows how to laugh at progress.
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MOTEUR
PUISSANCE
0-100 KM/H
PRIX ESTIMÉ
V8 4.0 BITURBO
1 079 CV
2,5 S
1 000 000 €
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ESSAI ASTON MARTIN VALHALLA
L'HYPERCAR IMMORTEL Première vraie hypercar de série de Gaydon, l'Aston Martin Valhalla et son moteur V8 hybride déclenchent la foudre, à la hauteur du nom qu'elle emprunte à la mythologie nordique. Texte HH Photos Joel M. Mensah
Neuf cent quatre-vingt-dix-neuf exemplaires. Un V8 4.0 biturbo épaulé par trois moteurs électriques, 1 079 chevaux au total, et un 0 à 100 km/h expédié en 2,5 secondes. Voilà pour la carte de visite de l'Aston Martin Valhalla, première vraie hypercar de série de Gaydon, facturée 1 million d'euros et livrée depuis le second semestre 2025. Le nom promet le hall des guerriers de la mythologie nordique. La fiche technique, elle, tient parole.
Le paradis, mais avec une prise de courant Il fallait un certain culot pour appeler une voiture « Valhalla ». Chez les Vikings, c'est là qu'atterrissent les héros tombés au combat, une sorte de club privé céleste avec hydromel à volonté. Aston Martin, fidèle à son sens de la mesure, a ainsi baptisé cette auto sublime, que seulement 999 personnes pourront s'offrir. Le reste d'entre nous devra se contenter des photos et du son du V8. Sous la carrosserie sculptée par l'aérodynamique, on trouve un V8 quatre litres biturbo à vilebrequin plat, monté en position centrale arrière et développant à lui seul 828 chevaux. Ajoutez trois moteurs électriques, deux sur le train avant pour la vectorisation de couple, un logé dans la boîte double embrayage à huit rapports, et vous obtenez ces fameux 1 079 chevaux cumulés, plus 1 100 Nm de couple. La transmission intégrale n'est donc pas mécanique mais électrique à l'avant, ce qui, sur le papier, ressemble à de la sorcellerie, et sur la route, à de la physique très bien maîtrisée.
maison qui conçoit les monoplaces de l'écurie en Formule 1. Cela se voit surtout à un endroit précis : l'appui aérodynamique. À haute vitesse, la voiture génère plus de 600 kilos de déportance, soit l'équivalent d'un petit piano à queue qui la plaquerait au bitume. Résultat, une vitesse de pointe bridée électroniquement à 350 km/h, chiffre parfaitement absurde et parfaitement assumé. Pour 1 655 kilos sur la balance, monocoque en carbone à l'appui, le rapport poids-puissance flirte avec l'indécence. On est très loin de la grande routière chic à laquelle Aston nous avait habitués. La Valhalla joue dans une autre cour, celle où l'on croise Ferrari, McLaren et Lamborghini, et elle n'y va pas pour faire de la figuration.
Le prix du ticket d'entrée au paradis Avec un tarif d'entrée autour du 1 000 000 d'euros, personne ne coche la case « finition de base ». Entre les configurations sur mesure, les teintes exclusives et les matériaux qui font grimper la facture par simple plaisir, la plupart des exemplaires commandés approchent le million et demi d'euros. Le supplément « paradis » se paie comptant. Reste une question que personne n'ose poser à voix haute. À quoi bon 1 079 chevaux quand la moitié des routes affiche 50 km/h et que l'autre moitié est en travaux ? À rien, évidemment. Et c'est précisément pour cette délicieuse inutilité qu'on aime ce genre d'objet inaccessible.
Faut-il savoir piloter pour la conduire ?
Une des reines de TikTok
C'est là que la Valhalla surprend. Les hypercars ont longtemps eu pour spécialité de terroriser leur propriétaire dès que la chaussée devenait humide. Aston Martin a visiblement retenu la leçon. Grâce à la batterie de 6,1 kWh, la voiture roule jusqu'à 14 kilomètres en tout électrique, de quoi sortir du garage à l'aube sans réveiller les voisins ni ses propres remords. Et le mode électrique transforme les manœuvres de parking, exercice habituellement traumatisant à ce niveau de puissance, en formalité presque banale.
À chaque sortie, cette voiture fait tourner les têtes et fait courir les carspotters. La ligne sublime, les portes papillon façon Ford GT40, l'intérieur fait de cuir, d'Alcantara et de carbone de très belle finition font de cette hypercar une des plus belles réalisations d'Aston Martin. Les sensations à bord sont magiques, tant la facilité de conduite permet de passer d'un usage quotidien à une utilisation sportive sur tous types de routes, y compris le bitume des circuits où elle excelle de précision de placements, de freinage et d'accélération. Avec 1 100 Nm de couple, la moindre reprise vous catapulte à des vitesses prohibées dans un confort étonnant. Merci à l'équipe d'Aston Martin Monaco pour leur professionnalisme.
Ce que la Formule 1 a laissé dans le moteur La Valhalla n'est pas née dans un bureau d'études classique. Le développement technique a largement mobilisé les compétences d'Aston Martin Performance Technologies, la même 57
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ine hundred and ninety-nine. A twin-turbo 4.0-litre V8 backed by three electric motors, 1,079 horsepower all told, and a 0 to 100 km/h dispatched in 2.5 seconds. That's the calling card of the Aston Martin Valhalla, Gaydon's first true series-production hypercar, priced from around 860,000 euros and delivered since the second half of 2025. The name promises the hall of warriors from Norse mythology. The spec sheet, for its part, keeps that promise.
Do you need to be a racing driver to handle it?
The price of a ticket to paradise
This is where the Valhalla surprises. Hypercars have long made a speciality of terrifying their owner the moment the road turned damp. Aston Martin has clearly learned the lesson. Thanks to the 6.1 kWh battery, the car runs up to 14 kilometres on pure electric power, enough to slip out of the garage at dawn without waking the neighbours or one's own conscience. And the electric mode turns parking manoeuvres, usually a traumatic exercise at this power level, into a near-trivial formality.
Paradise, now with a charging port
What Formula 1 left inside the engine
With a starting price of around 1,000,000 euros, no one ticks the "base trim" box. Between bespoke configurations, exclusive shades and materials that push the bill up for the sheer pleasure of it, most of the units ordered approach the one-anda-half million euro mark. The "paradise" surcharge is paid in cash. One question remains that no one dares ask out loud. What good are 1,079 horsepower when half the roads are limited to 50 km/h and the other half are under roadworks? None, obviously. And it's precisely for that delicious pointlessness that we love this kind of unattainable object.
It took a certain nerve to name a car "Valhalla." For the Vikings, it's where heroes fallen in battle land, a sort of celestial private club with unlimited mead. Aston Martin, ever faithful to its sense of restraint, thus christened this sublime machine, which only 999 people will be able to afford. The rest of us will have to make do with the photos and the sound of the V8. Beneath bodywork sculpted by aerodynamics sits a four-litre twin-turbo flat-plane-crank V8, midrear mounted and developing 828 horsepower on its own. Add three electric motors, two on the front axle for torque vectoring, one housed in the eight-speed dual-clutch gearbox, and you get those famous 1,079 combined horsepower, plus 1,100 Nm of torque. All-wheel drive is therefore not mechanical but electric at the front, which, on paper, looks like sorcery, and on the road, like very well-mastered physics.
The Valhalla wasn't born in a conventional design office. Its technical development drew heavily on the expertise of Aston Martin Performance Technologies, the same house that designs the team's Formula 1 single-seaters. This shows above all in one precise place: aerodynamic downforce. At high speed, the car generates more than 600 kilos of downforce, the equivalent of a small grand piano pinning it to the tarmac. The result: a top speed electronically capped at 350 km/h, a figure that is perfectly absurd and perfectly owned. At 1,655 kilos on the scales, carbon-fibre monocoque included, the power-to-weight ratio flirts with indecency. We are a long way from the chic grand tourer Aston had accustomed us to. The Valhalla plays in another league, the one where you cross paths with Ferrari, McLaren and Lamborghini, and it isn't there to make up the numbers.
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One of TikTok's reigning queens Every time it comes out, this car turns heads and sends the carspotters running. The sublime lines, the butterfly doors à la Ford GT40, the interior of leather, Alcantara and carbon with beautiful finishing make this hypercar one of Aston Martin's finest achievements. The sensations on board are magical, so much does its ease of driving allow you to move from everyday use to sporty driving on all types of road, including the tarmac of racetracks, where it excels in precision of placement, braking and acceleration. With 1,100 Nm of torque, the slightest surge catapults you to prohibited speeds in astonishing comfort. Thanks to the team at Aston Martin Monaco for their professionalism.
WILD ONE SKELETON X-LITE LIMITED EDITION
CULT
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SÉRIE THE GENTLEMEN
UNE SAISON DE GROS CALIBRE The Gentlemen saison 2 : Guy Ritchie envoie ses gangsters chic en Italie. Texte David Bail Photos Netflix
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n an s'est écoulé depuis le dénouement de la première saison. Eddie Horniman, le duc de Halstead campé par Theo James, et Susie Glass, incarnée par Kaya Scodelario, ont uni leurs forces au sein de l'empire criminel bâti par Bobby Glass (Ray Winstone), désormais dirigé depuis l'étranger. Le duo veut étendre ses affaires, mais les décisions de Bobby paraissent de plus en plus hasardeuses et menacent le fragile équilibre trouvé jusque-là. Surtout, la série change de terrain de jeu. De la plantation de cannabis dissimulée sous les terres de Halstead, l'opération se déplace vers les villas au bord des lacs d'Italie, où Eddie et Susie tentent de prendre pied. Avec l'entrée en scène de la mafia italienne, c'est une saison plus sombre, plus violente et nettement plus internationale que nous avons découvert. Le succès de la première saison avait rendu cette suite inévitable. À sa sortie, le 7 mars 2024, la série a cumulé 215,7 millions d'heures de visionnage en deux semaines, s'installant en tête du classement mondial des séries anglophones de Netflix. Le secret tient d'abord à une signature. The Gentlemen prolonge l'univers du film homonyme réalisé par Guy Ritchie en 2019, avec Matthew McConaughey, et applique à la télévision la recette qui a fait la réputation du cinéaste britannique : le mélange détonant du thriller de gangsters et de la comédie, porté par des dialogues ciselés et un sens du style permanent. Le rythme est plus posé qu'au cinéma, l'humour plus présent, mais la patte demeure. Il y a enfin le décor, et c'est peut-être là que la série touche le cœur de son public. Costumes trois pièces en tweed, propriétés séculaires, aristocratie désargentée qui bascule dans le crime : The Gentlemen fait du vestiaire et des codes du gentleman anglais un personnage à part entière. Une esthétique que nos lecteurs connaissent bien, et qui explique pourquoi la série séduit autant les amateurs de belle coupe que les fans d'intrigues criminelles. Au centre du dispositif, Theo James campe Edward Horniman, treizième duc de Halstead et ancien capitaine de l'armée devenu casque bleu, propulsé malgré lui à la tête d'un empire du cannabis. Le rôle a définitivement installé l'acteur britannique dans la cour des grands, entre flegme, danger contenu et costumes impeccables. Il résume à lui seul ce que la série a de plus addictif, et nous donne envie de replonger dès la rentrée.
A year has passed since the first season's finale. Eddie Horniman, the Duke of Halstead played by Theo James, and Susie Glass, portrayed by Kaya Scodelario, have joined forces within the criminal empire built by Bobby Glass (Ray Winstone), now run from abroad. The pair want to expand the business, but Bobby's decisions look increasingly reckless and threaten the fragile balance struck so far. Above all, the series changes its playing field. From the cannabis plantation concealed beneath the Halstead estate, the operation moves to the villas along Italy's lakes, where Eddie and Susie try to gain a foothold. With the entrance of the Italian mafia, the season we discovered is darker, more violent, and considerably more international. The success of the first season had made this sequel inevitable. On its release, on 7 March 2024, the show racked up 215.7 million viewing hours in two weeks, settling at the top of Netflix's global ranking of English-language series. The secret lies first in a signature style. The Gentlemen extends the universe of the eponymous film directed by Guy Ritchie in 2019, with Matthew McConaughey, and brings to television the recipe that made the British filmmaker's name: the explosive blend of the gangster thriller and comedy, carried by sharp dialogue and an unfailing sense of style. The pace is more measured than on the big screen, the humour more present, but the touch remains. Then there is the setting, and this is perhaps where the series touches the heart of its audience. Three-piece tweed suits, centuries-old estates, a cashstrapped aristocracy tipping into crime: The Gentlemen turns the wardrobe and the codes of the English gentleman into a character in their own right. An aesthetic our readers know well, and one that explains why the series appeals as much to lovers of fine tailoring as to fans of criminal intrigue. At the centre of it all, Theo James plays Edward Horniman, thirteenth Duke of Halstead and a former army captain turned UN peacekeeper, thrust against his will to the head of a cannabis empire. The role has firmly established the British actor among the greats, all poise, contained danger and impeccable suits. It captures on its own everything that makes the series so addictive, and leaves us eager to dive back in come autumn. 60
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Une lune sphérique en palladium et acier bleui, suspendue dans un ciel de titane étoilé et précise pour 122 ans. Boîtier titane grade 5, six jours d'autonomie. Environ 82 000 CHF.
L'icône signée Gérald Genta en 1954 renaît en acier de 39 mm : cornes torsadées, cadran bleu à double finition et nouveau micro-rotor de manufacture. À partir de 14 000 CHF.
Louis Moinet, 1816 Tourbillon Chronograph
Ōtsuka Lōtec, No. 8
Beaubleu, La Pièce n°2 Argent
La maison qui inventa le chronographe en 1816 lui adjoint un tourbillon volant. Monopoussoir à roue à colonnes, titane grade 5, 96 heures de réserve. Douze exemplaires, environ 135 000 USD.
Signée par l'artisan tokyoïte Jiro Katayama, une montre-console inspirée de la table de mixage des Beatles à Abbey Road : heure sautante et minute rétrograde en guise de fader. Environ 6 300 dollars.
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Urwerk, UR-120 Blue Planet
Laurent Ferrier, Sport Traveller
Krayon, PAC-MAN™
L'heure satellite signature d'Urwerk, dont chaque module s'ouvre en V, clin d'œil au salut vulcain de Star Trek. Boîtier acier bleu doré à l'or fin. Édition finale, 20 exemplaires, environ 115 000 CHF.
Le raffinement genevois version sportive : un GMT en titane de 42 mm à bracelet intégré, cadran gris ardoise et calibre maison à micro-rotor platine, 72 heures de réserve. Environ 61 000 CHF.
La complication « Anywhere » de Rémi Maillat, où PAC-MAN remplace le soleil pour rythmer le jour et la nuit. Boîtier platine, cadran d'onyx et saphir peint main. Quinze pièces, environ 188 000 CHF.
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WATCHES
Konstantin Chaykin, ThinKing Mystery
Hautlence, Kubera Série 1
La montre mécanique de série la plus plate au monde, 1,65 mm, à l'affichage « mystère » sur disques de saphir. Douze exemplaires seulement, signés du maître russe du genre.
Une montre-sculpture en acier où boîtier et bracelet ne font qu'un. Heures sautantes sur fond turquoise, minutes glissant sur un rail caché, cadran laqué vert olive. Mouvement automatique. Environ 35 600 CHF.
Czapek, Antarctique Tourbillon Cosmic Blue
Greubel Forsey, Balancier QM
Amida, Digitrend Steel Edition
La sportive à bracelet intégré de Czapek, en titane et bleu cosmique, dévoile son tourbillon sur un cadran guilloché main. Rotor en or gravé, 100 heures de réserve. Vingt-cinq exemplaires, environ 67 000 CHF.
Première montre estampillée « Qualité Musée », un standard maison où chaque composant est fini comme une œuvre d'art. Balancier incliné et spiral fait à l'atelier, or blanc 39,6 mm. Trente-trois exemplaires, environ 265 000 CHF.
L'icône rétro-futuriste de 1976 renaît en acier : sa silhouette en coin et son prisme saphir affichent l'heure par la tranche, façon montre de pilote. Mouvement automatique. Environ 2 900 CHF.
Gerald Charles, Masterlink Perpetual Calendar
Frédérique Constant, Classic Worldtimer Manufacture
Bremont, Terra Nova Jumping Hour
La silhouette asymétrique signature devient quantième perpétuel, avec un calibre inédit épousant la forme du boîtier. Titane grade 5, bracelet intégré. À partir de 63 000 CHF.
L'heure du monde rendue accessible : 24 fuseaux réglables à la couronne sur un cadran planisphère. Boîtier de 40 mm, calibre de manufacture, 72 heures de réserve. À partir d'environ 6 200 $.
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La première heure sautante de Bremont, en bronze et à guichet, dans l'esprit des montres de tranchée d'antan, grille de protection comprise. Boîtier coussin 38 mm. Série limitée, environ 5 900 €.
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ASSURANCE LALUX
ASSURER AU RYTHME DE VOTRE PATRIMOINE Pourquoi la valeur de votre intérieur mérite d'être réévaluée à chaque étape importante de votre vie.
Une nouvelle œuvre accrochée au salon. Un canapé remplacé après rénovation. Une collection de montres ou de bijoux qui s'étoffe au fil des années. Chaque étape de votre vie ajoute de la valeur à votre intérieur — mais rares sont ceux qui pensent à en informer leur assureur. Résultat : au fil du temps, l'écart entre la somme assurée de votre contrat et la valeur réelle de vos biens se creuse, souvent sans que l'on s'en rende compte.
Une somme assurée qui doit vivre au rythme de votre patrimoine La somme assurée mobilier n'est pas une donnée figée au jour de la signature du contrat : elle doit refléter, à tout moment, la valeur réelle de ce que renferme votre habitation. Une rénovation de cuisine, l'achat d'un nouveau mobilier, une collection qui s'agrandit ou simplement l'arrivée d'un nouveau membre dans la famille : chacun de ces changements mérite d'être répercuté dans votre contrat. Sous-estimer cette somme, c'est prendre le risque de la sous-assurance. En cas de sinistre, la règle proportionnelle s’applique : si votre mobilier vaut réellement 100.000 €, mais que votre contrat ne couvre que 50.000 €, vous ne serez indemnisé qu’à hauteur de 50% de vos pertes. Une sous-assurance de moitié vous coûte donc, très concrètement, la moitié de votre indemnisation. LALUX a développé un outil digital d'évaluation qui simplifie cet exercice, traditionnellement perçu comme fastidieux, grâce à un parcours guidé pièce par pièce, accessible depuis un smartphone ou un ordinateur. Vous obtenez ainsi un inventaire précis et actualisable à tout moment, en toute autonomie.
Vos objets de valeur, une protection à leur mesure Certains biens dépassent le cadre du mobilier courant. Un bijou de valeur, un sac à main designer, une œuvre d'art : ces objets ont une valeur patrimoniale ou sentimentale qui nécessite une couverture spécifique. C'est précisément la vocation du Pack Objets de Valeur d'easyPROTECT Habitation, une option pensée pour ceux qui possèdent des biens qui méritent une attention particulière. Ce pack optionnel couvre vos biens de valeur en cas de vol, de chute accidentelle ou de dommage imprévu — et ce, où que vous soyez dans le monde. Que vous voyagiez avec un bijou ou que vous portiez votre montre au quotidien, ils restent protégés.
Un seul réflexe : faire le point régulièrement L'outil d'évaluation du mobilier et le Pack Objets de Valeur répondent en réalité à la même exigence : faire correspondre votre protection à ce que vous possédez réellement, à chaque étape de votre vie. Le premier vous permet de couvrir l'ensemble de votre intérieur avec justesse ; le second complète cette protection pour vos biens les plus précieux. À chaque changement important, le réflexe est le même : mettre à jour votre contrat, ou demander un conseil personnalisé à votre agent LALUX.
A new artwork hung in the living room. A sofa replaced after renovation. A collection of watches or jewellery that grows richer over the years. Every stage of your life adds value to your home — yet few people think to inform their insurer. The result: over time, the gap between your policy's insured sum and the actual value of your belongings widens, often without your realising it.
An insured sum that should keep pace with your wealth The insured sum for contents is not a figure set in stone on the day you sign your policy: at any given moment, it should reflect the true value of everything your home contains. A kitchen renovation, the purchase of new furniture, a growing collection, or simply the arrival of a new family member — each of these changes deserves to be reflected in your policy. Underestimating this sum means running the risk of underinsurance. In the event of a claim, the proportional rule applies: if your contents are actually worth €100,000 but your policy covers only €50,000, you will be compensated for just 50% of your losses. Being underinsured by half therefore costs you, quite literally, half of your compensation. LALUX has developed a digital valuation tool that simplifies this exercise — traditionally seen as tedious — through a guided, room-by-room process accessible from a smartphone or computer. You obtain a precise inventory that can be updated at any time, entirely on your own.
Your valuables, protection to match Some belongings go beyond ordinary contents. A precious piece of jewellery, a designer handbag, a work of art: these items carry a patrimonial or sentimental value that calls for specific cover. This is precisely the purpose of the Valuables Pack from easyPROTECT Home, an option designed for those who own belongings that deserve particular attention. This optional pack covers your valuables against theft, accidental drops or unforeseen damage — anywhere in the world. Whether you are travelling with a piece of jewellery or wearing your watch day to day, they remain protected.
One simple habit: review regularly The contents valuation tool and the Valuables Pack ultimately address the same need: aligning your protection with what you actually own, at every stage of your life. The first lets you cover your entire home accurately; the second completes this protection for your most precious possessions. Whenever something significant changes, the reflex is the same: update your policy, or ask your LALUX agent for tailored advice.
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DOSSIER
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SPÉCIAL MODE CRÉATEURS
LES NOUVEAUX ROIS DES GRANDES MAISONS Anderson, Blazy, Piccioli, Rider : les quatre créateurs qui redessinent le luxe en 2026. Texte David Bail Illustrations Axel Ivanov
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amais autant de grandes maisons n'avaient changé de main en si peu de temps. En moins d'un an, Dior, Chanel, Balenciaga et Celine ont confié leurs codes à quatre directeurs artistiques dont les premiers défilés, tous présentés entre juin et octobre 2025, ont donné le la de la saison. Voici qui ils sont, d'où ils viennent, et pourquoi le luxe entier retient son souffle devant leur travail.
« Plus vous aimez la maison, plus elle vous aime en retour. C'est John [Galliano] qui me l'a dit, et cela m'a beaucoup rassuré » -- Jonathan Anderson Matthieu Blazy, la nouvelle grammaire de Chanel Chanel, désignée maison la plus désirable de l'année, a créé la surprise en décembre 2024 en confiant ses clés à Matthieu Blazy. Le Franco-Belge arrivait auréolé de son passage remarqué chez Bottega Veneta, où il avait imposé un luxe discret et une maîtrise rare de la matière. Son premier défilé pour Chanel, présenté à Paris le 7 octobre 2025, comptait 77 silhouettes déployées sous une voûte céleste au Grand Palais. La collection printemps-été 2026 a été saluée par une standing ovation. Blazy y réactive le tweed, la caméra et le noir et blanc de Gabrielle Chanel, mais avec une nonchalance et une joie qui projettent la maison dans le présent. Un premier chapitre qui confirme que Chanel sait évoluer sans se dénaturer.
Michael Rider, le retour aux sources de Celine Nommé fin 2024 après le départ soudain d'Hedi Slimane, Michael Rider incarne une transition plus feutrée mais tout aussi scrutée. L'Américain connaît la maison de l'intérieur : il y a passé une décennie aux côtés de Phoebe Philo, avant de diriger la création de Ralph Lauren jusqu'en mai 2024. Son premier défilé, la collection printempsété 2026, a été présenté le 6 juillet 2025. Rider y renoue avec un vestiaire précis et intemporel, celui d'une élégance parisienne sans esbroufe, tout en réintroduisant une touche de couleur et de bijou qui lui est propre. Là où d'autres misent sur le spectacle, il parie sur la cohérence et le vêtement que l'on garde.
Qui est le créateur le plus en vue en 2026 ? Pour le retentissement médiatique et l'audace créative, Jonathan Anderson domine les conversations : l'ampleur de sa mission chez Dior en fait la personnalité la plus observée du secteur. Pour la désirabilité commerciale, c'est le duo Chanel-Blazy qui mène. Piccioli, lui, remporte les cœurs. La vérité, c'est que 2025-2026 restera comme la saison où la mode a changé de génération d'un seul coup, et où quatre visions ont commencé à réécrire le luxe en parallèle.
Jonathan Anderson, l'homme qui tient tout Dior C'est le nom le plus commenté de la mode aujourd'hui. Nommé à la tête de Dior Men le 17 avril 2025 en remplacement de Kim Jones, le Britannique Jonathan Anderson a rapidement été élevé à la direction de toutes les lignes de la maison : homme, femme et haute couture. Une concentration de pouvoir que personne n'avait exercée chez Dior depuis Christian Dior luimême. Passé par sa propre marque JW Anderson et par onze années à métamorphoser Loewe, il a livré sa première collection homme le 27 juin 2025, avant un défilé femme très attendu le 1er octobre. Son parti pris : faire dialoguer la couture avec la sculpture et l'artisanat, tout en ressuscitant les codes graphiques historiques de la maison. Une manière d'affirmer qu'on peut bousculer Dior sans jamais le trahir.
Pierpaolo Piccioli, le grand romantique chez Balenciaga Le retour le plus attendu de la saison couture. Après vingt-cinq ans chez Valentino, dont seize à la direction artistique et une réputation bâtie sur une couture d'une élégance colorée, Pierpaolo Piccioli a été nommé chez Balenciaga en mai 2025, effectif le 10 juillet, en remplacement de Demna. L'Italien y apporte tout ce que la maison espagnole avait mis de côté ces dernières années : le sens du volume gracieux, la couleur franche, une émotion assumée. Son premier défilé, la collection printemps-été 2026 présentée à Paris en octobre, rendait hommage aux fondations de la maison tout en composant avec l'héritage de ses prédécesseurs. Devant lui, un parterre de fidèles venus saluer le créateur le plus aimé de sa génération. 69
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ever have so many great houses changed hands in so little time. In under a year, Dior, Chanel, Balenciaga and Celine have handed their codes to four creative directors whose first shows, all presented between June and October 2025, set the tone of the season. Here is who they are, where they come from, and why the entire luxury world is holding its breath at their work.
Jonathan Anderson, the man who holds all of Dior He is the most talked-about name in fashion today. Appointed head of Dior Men on 17 April 2025 in succession to Kim Jones, the Briton Jonathan Anderson was swiftly elevated to lead all of the house's lines: menswear, womenswear and haute couture. It is a concentration of power no one has wielded at Dior since Christian Dior himself. Having come up through his own label JW Anderson and eleven years spent transforming Loewe, he delivered his first menswear collection on 27 June 2025, ahead of a hotly anticipated womenswear show on 1 October. His guiding idea: to set couture in dialogue with sculpture and craftsmanship, while reviving the house's historic graphic codes. A way of asserting that one can shake up Dior without ever betraying it.
Matthieu Blazy, the new grammar of Chanel Chanel, named the most desirable house of the year, sprang a surprise in December 2024 by handing its keys to Matthieu Blazy. The FrenchBelgian designer arrived crowned by his acclaimed tenure at Bottega Veneta, where he had established a quiet luxury and a rare mastery of material. His first show for Chanel, presented in Paris on 7 October 2025, comprised 77 looks unfurled beneath a celestial vault at the Grand Palais. The Spring/Summer 2026 collection was met with a standing ovation. In it, Blazy reactivates the tweed, the camellia and the black-and-white of Gabrielle Chanel, but with a nonchalance and a joy that project the house into the present. A first chapter that confirms Chanel knows how to evolve without losing itself.
« Chanel is about love. The birth of modernity in fashion comes from a love story. This is what I find most beautiful. It has no time or space; it's an idea of freedom » -- Matthieu Blazy Pierpaolo Piccioli, the great romantic at Balenciaga The most anticipated return of the couture season. After twenty-five years at Valentino, sixteen of them as artistic director and a reputation built on couture of colourful elegance, Pierpaolo Piccioli was appointed at Balenciaga in May 2025, effective 10 July, succeeding Demna. The Italian brings to it everything the Spanish house had set aside in recent years: a feel for graceful volume, frank colour, unabashed emotion. His first show, the Spring/Summer 2026 collection presented in Paris in October, paid homage to the house's foundations while reckoning with the legacy of his predecessors. Before him sat a gathering of the faithful, come to salute the most beloved designer of his generation.
Michael Rider, Celine's return to its roots Appointed in late 2024 after the sudden departure of Hedi Slimane, Michael Rider embodies a quieter transition, though no less closely watched. The American knows the house from the inside: he spent a decade there alongside Phoebe Philo before leading design at Ralph Lauren until May 2024. His first show, the Spring/Summer 2026 collection, was presented on 6 July 2025. In it, Rider reconnects with a precise, timeless wardrobe, one of Parisian elegance without bluster, while reintroducing a touch of colour and jewellery that is all his own. Where others bet on spectacle, he wagers on coherence and on the garment you keep.
Who is the most in-demand designer of 2026? For media resonance and creative daring, Jonathan Anderson dominates the conversation: the sheer scale of his brief at Dior makes him the most closely watched figure in the field. For commercial desirability, it is the Chanel-Blazy pairing that leads. Piccioli, for his part, wins hearts. The truth is that 2025-2026 will be remembered as the season fashion changed generation all at once, and when four visions began rewriting luxury in parallel.
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DOSSIER
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SPÉCIAL MODE TENDANCES
LE DRESS CODE DE L'ANNÉE De la sneaker slim au charm de luxe, voici les pièces, les couleurs et les modèles qui ont défini l'allure de l'homme cette année.
Sneakers slims la revanche de la ligne fine. Après une décennie de semelles surdimensionnées et de « dad shoes », la sneaker fait volte-face. Place au low-profile, à la silhouette basse et racée qui allonge le pied plutôt que de l'alourdir. La Mexico 66, rétro japonais né en 1966 et relancé par la vague mode, incarne ce retour au dessin épuré : bandes latérales nettes, profil plat, allure preppy. Portée avec un pantalon droit ou un tailoring souple, elle signe la fin du chunky et le sacre d'une élégance discrète.
Charms signatures Quand la breloque devient statement. L'ourson en cuir monogrammé de la maison LV résume la tendance accessoire de l'année : la personnalisation. Née du phénomène des bag charms, cette manie d'« accessoiriser son accessoire » a gagné le luxe, qui répond avec ses propres mascottes, Louis l'Ours en tête.
Tailoring relâché Comme chez Prada, le costume se libère, la veste perd sa doublure, laisse voir ses coutures et se porte manches retroussées, parfois sur un survêtement, sous un trench ou un blazer relâché. Rien n'est figé : le vêtement se veut vécu, remodelable, presque désinvolte. C'est toute la tendance de l'année qui se lit ici, celle d'un formel qui se détend sans se renier, où l'aisance devient la nouvelle élégance. 72
Couleurs de l'année Du costume au flacon. 2026 se joue sur une tension chromatique. D'un côté, les valeurs sûres consacrées par Pantone : « Cloud Dancer », ce blanc vaporeux élu couleur de l'année, et « Mocha Mousse », le brun chaud qui a dominé 2025 et reste la base du vestiaire masculin. De l'autre, la vraie audace mode de la saison, le violet, décliné de l'aubergine à l'indigo, que Saint Laurent, Zegna ou Emporio Armani impose en total look tonal sur ses costumes d'homme. Une palette prolongée jusqu'au parfum chez Armani/Privé.
Lunettes de l'année Le retour des icônes. Pas de révolution du côté du regard en 2026, plutôt le sacre des classiques. La Ray-Ban Wayfarer signe une renaissance très nineties, déclinée en montures fines comme en versions plus généreuses, désormais en bio-acétate. À ses côtés, l'Aviator, autre légende de la maison, retrouve les faveurs des amateurs de style intemporel. Pour ceux qui cherchent la nuance, Persol défend le fait-main italien et son savoir-faire à l'ancienne, quand Prada impose des lignes rectangulaires plus nettes et affirmées. Autant de valeurs sûres qui traversent les modes sans jamais dater.
Layering L'art de superposer. La tendance forte de la saison ne se voit pas au premier regard, elle se construit couche après couche. Chemise sur maille fine, cardigan ouvert sur col roulé, veste souple par-dessus : l'élégance se joue désormais dans la superposition maîtrisée. Personne n'incarne mieux cet exercice que Brunello Cucinelli, dont le vestiaire en cachemire et l'art des camaïeux de beige, taupe et gris font école. Ici, chaque strate dialogue avec la suivante dans une palette accordée, sans jamais alourdir la silhouette. Le luxe discret dans ce qu'il a de plus juste. 73
PUBLIREPORTAGE
QUAND DEUX REGARDS SE RENCONTRENT La maison Optique Moitzheim s'associe au lunetier parisien Peter and May pour une monture exclusive tirée à 50 exemplaires.
Optique Moitzheim x Peter and May : une collaboration née d'une vision commune
Optique Moitzheim × Peter and May: Born from a Shared Vision
Certaines collaborations vont de soi. D'un côté, Optique Moitzheim, maison familiale luxembourgeoise dédiée au savoirfaire depuis 1892. De l'autre, Peter and May, marque parisienne indépendante à l'approche contemporaine et exigeante. Deux histoires, une même vision de la lunetterie, où design, qualité et personnalité se rencontrent. De cette évidence est née une monture exclusive, imaginée ensemble et tirée à 50 exemplaires.
Some collaborations are a natural fit. On one side, Optique Moitzheim, a Luxembourg family business dedicated to craftsmanship since 1892. On the other, Peter and May, an independent Parisian eyewear brand defined by a contemporary and uncompromising approach. Two stories brought together by a shared philosophy of eyewear, where design, quality and individuality converge. The result is an exclusive frame, created together and produced in a limited edition of just 50 pieces.
Une monture pensée pour tous les regards
Le choix s'est porté sur le modèle S#98 HERO, revisité dans un coloris exclusif Bekko Tortoise. Son design mixte et sa silhouette affirmée trouvent l'équilibre entre caractère et intemporalité, pour que chacun se l'approprie. Lumineuse et chaleureuse, la couleur a été sélectionnée pour illuminer le visage et s'accorder à une grande diversité de carnations. Une monture expressive, mais assez équilibrée pour traverser les styles et les saisons.
A Frame for Everyone
At the heart of the collaboration is the S#98 HERO, reimagined in an exclusive Bekko Tortoise colourway. Its unisex silhouette strikes a balance between bold character and timeless elegance, allowing everyone to make it their own. Warm and luminous, the colour was selected to naturally enhance the face and complement a wide variety of skin tones. Expressive yet refined, it moves effortlessly across styles and seasons.
Des verres pensés pour chaque saison La monture est équipée de verres dégradés. Leur teinte subtile protège le regard tout en restant polyvalente, aussi bien sous le soleil de l'été que dans les saisons plus douces. L'idée : une paire que l'on ne range pas une fois l'été terminé, à porter toute l'année, selon ses envies.
Lenses designed for every season
The frame is fitted with gradient lenses. Their subtle gradient tint offers protection while remaining remarkably versatile, equally suited to bright summer days and the softer light of the changing seasons. The idea was simple: a pair designed not only for summer, but to be worn and enjoyed throughout the year.
L'art de la fabrication
Derrière une monture se cache un long travail de conception. Le choix des matériaux — ici l'acétate japonais Takiron —, les proportions, les couleurs et les finitions façonnent l'identité finale d'une paire de lunettes, à la recherche du juste équilibre entre esthétique, confort et durabilité. Une exigence essentielle pour cette collaboration : une monture au caractère affirmé mais facile à porter, distinctive mais intemporelle.
Crafted with Purpose
Every frame begins long before it reaches the wearer. From the choice of materials—here, premium Japanese Takiron acetate—to the proportions, colours and finishing touches, every detail contributes to the identity of the frame, balancing aesthetics, comfort and durability. The result is a frame with a strong character, designed to be both distinctive and timeless.
Une histoire à porter
Tirée à seulement 50 exemplaires, la monture Optique Moitzheim x Peter and May est bien plus qu'une édition limitée. Une monture. Deux regards. Une vision commune.
A story to wear
Limited to just 50 pieces, it celebrates the shared belief that exceptional eyewear is where craftsmanship, design and personality come together.
Optique Moitzheim x Peter and May.
optique-moitzheim.lu
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SPÉCIAL MODE AUTOMNE HIVER 2026/2027
POETICS LOVERS Les dernières Fashion Weeks de Milan et Paris ont donné le ton, cette fin d'année sera marquée par le style néoromantique. Texte David Bail
Vestes amples et lainages chez Zegna
D
u 16 au 20 janvier à Milan, puis du 20 au 25 janvier à Paris, la mode masculine a fixé le cap de l'hiver. Le streetwear s'efface au profit d'une élégance studieuse, les manteaux s'allongent, Prada réinvente le costume et Dior change d'ère. Milan a aussi rendu hommage à Giorgio Armani. Voici ce que les gentlemen porteront la saison prochaine.
Le streetwear s'efface, le « poet core » s'installe La tendance de fond tient en deux mots venus de Pinterest : « poet core ». Exit le sportswear tapageur, place à une allure d'intellectuel romantique, faite de mailles oversize, de velours côtelé et de sacoches en bandoulière, portée par Dior, Ralph Lauren et Zegna. L'autre signal vient des épaules : vestes et manteaux se font plus longs, plus amples, l'épaule s'élargit. Le pardessus volumineux devient la pièce statement de l'hiver, en cuir, en lainage à carreaux ou en version utilitaire. En toile de fond, les Jeux olympiques de Milan-Cortina, en février, ont diffusé un esprit « ski chic » sur les podiums.
Milan rejoue le classique, Paris ose la rupture
Que doit retenir un gentleman pour sa garde-robe ?
À Milan, le costume a repris ses droits, mais réinventé. Miuccia Prada et Raf Simons ont livré l'une de leurs plus belles collections autour des archétypes masculins, chemise, imperméable, double boutonnage, revisités à coups de proportions décalées et de poignets surdimensionnés, sous le mot d'ordre « évolution, pas effacement ». Chez Zegna, Alessandro Sartori a transformé son défilé en dressing familial. « Je cherche ce sentiment d'émerveillement qu'on éprouve en trouvant une pièce ayant appartenu à son père », confie le directeur artistique. Événement de la semaine, Ralph Lauren faisait son retour après vingt ans d'absence. À Paris, tous les regards allaient vers Dior : Jonathan Anderson, premier créateur à diriger femme, homme et couture de la maison, a signé un hommage punk au couturier Paul Poiret. La saison fut aussi celle d'un adieu. Disparu en septembre 2025 à 91 ans, Giorgio Armani laissait pour la première fois le podium à Leo Dell'Orco, dans un défilé tout en soies irisées.
Quatre pièces résument la saison : le pardessus long et ample, la maille XXL à col montant, le costume à la coupe assouplie et la sacoche en cuir portée en bandoulière. Les teintes virent au camel, au bordeaux, au vert forêt et aux gris profonds. Le mot d'ordre : miser sur la matière et la coupe plutôt que sur le logo.
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From 16 to 20 January in Milan, then from 20 to 25 January in Paris, menswear set the course for winter. Streetwear is bowing out in favour of a studious elegance, coats are growing longer, Prada is reinventing the suit and Dior is entering a new era. Milan also paid tribute to Giorgio Armani. Here's what gentlemen will be wearing next season.
En haut : Armani
Ci-contre : Paul Smith
Streetwear bows out, "poet core" moves in The underlying trend can be summed up in two words straight from Pinterest: "poet core." Out with flashy sportswear, in with the look of a romantic intellectual — oversized knits, corduroy and crossbody satchels, as seen at Dior, Ralph Lauren and Zegna. The other signal comes from the shoulders: jackets and coats are longer and roomier, the shoulder line broader. The voluminous overcoat becomes winter's statement piece, whether in leather, checked wool or a utilitarian cut. Against this backdrop, the MilanCortina Olympic Games in February sent a "ski chic" spirit rippling across the runways.
Milan revisits the classics, Paris dares to break away In Milan, the suit reclaimed its place — but reinvented. Miuccia Prada and Raf Simons delivered one of their finest collections around masculine archetypes — the shirt, the trench, the double-breasted jacket — reworked with offbeat proportions and oversized cuffs, under the banner "evolution, not erasure." At Zegna, Alessandro
Sartori turned his show into a family wardrobe. "I'm chasing that sense of wonder you feel when you find a piece that once belonged to your father," says the artistic director. The event of the week was Ralph Lauren's return after twenty years away. In Paris, all eyes were on Dior: Jonathan Anderson — the first designer to head the house's womenswear, menswear and couture — delivered a punk homage to couturier Paul Poiret. The season was also one of farewell. Giorgio Armani, who died in September 2025 at the age of 91, for the first time handed the runway to Leo Dell'Orco, in a show awash with iridescent silks.
What should a gentleman take away for his wardrobe? Four pieces sum up the season: the long, roomy overcoat, the XXL high-neck knit, the softly tailored suit and the leather crossbody satchel. The palette turns to camel, burgundy, forest green and deep greys. The watchword: bet on fabric and cut rather than the logo.
En haut : Ralph Lauren En bas : Zegna
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DOSSIER
L'HEURE
TABLE
DE
L'horlogerie s'invite à table le temps d'un service au restaurant SixSeven, nouveautés et pièces d'occasion des grandes Maisons se glissent entre les couverts et les desserts, mises en scènes comme autant de mets d'exception.
Pour lui : Breitling Navitimer B19 Chronograph 43 Perpetual Calendar, acier et platine, 27 560 € Chez Windeshausen et Boutique Breitling
Photos Joel M. Mensah
Pour elle : Breitling Navitimer Automatic 41, acier et or rouge 18 carats, 9 720 € Chez Windeshausen et Boutique Breitling
Desserts Margaux Escafignoux, restaurant Sixseven
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À gauche Pour lui : Audemars Piguet Royal Oak Chronograph, Preowned 2022, 41 mm, Acier, 46 900 € Chez Windeshausen Pre-Owned À droite Pour elle : Audemars Piguet Royal Oak, Preowned 2023, 37 mm, acier et diamants, 49 000 € Chez Windeshausen Pre-Owned
En bas à gauche Pour lui : Chanel J12 Superleggera, céramique mate, 42 mm, 12 900 € Chez Windeshausen À droite Pour elle : Chanel J12 Blush Edition, céramique, 38 mm, 9 850 € Chez Windeshausen
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DOSSIER
Ci-dessus en haut Pour lui : TAG Heuer Carrera Chronograph, 39 mm, acier, 9 000 € Chez Windeshausen En bas Pour elle : TAG heuer Carrera Chronograph Edition Limitée Europe, 39 mm, 7 900 € Chez Windeshausen
Ci-dessus à gauche Pour lui : Rolex Cosmograph Daytona, Rolex Certified Pre-Owned 2016, 40 mm, or rose et diamants taille baguettes, 49 500 € Chez Windeshausen Pre-Owned À droite Pour elle : Rolex Day-Date, Rolex Certified Pre-Owned 2022, 36 mm, or rose, 33 500 € Chez Windeshausen Pre-Owned
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Pour elle : Chopard Alpine Eagle 33, or jaune et diamants, 25 500 € Chez Windeshausen
Pour lui : Chopard Alpine Eagle 41, Acier, 17 800 € Chez Windeshausen
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DOSSIER
Pour elle : Montblanc Iced Sea Date 0 Oxygen, 38 mm, Limited Edition, 300 pièces, 4 500 € Chez Boutique Montblanc Luxembourg et chez Windeshausen
Pour lui : Montblanc Iced Sea Date 0 Oxygen, 41 mm, acier vieilli, 5 300 € Chez Boutique Montblanc Luxembourg et chez Windeshausen
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Ci-dessus en haut Pour lui : Tudor Black Bay 54, 37 mm, Acier, 4 200 € Chez Windeshausen En bas Pour elle : Tudor Clair de Rose, 30 mm, acier, 3 530 € Chez Windeshausen
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Notre côté féminin
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LUXEMBOURG
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RENTRÉE EN VIGUEUR
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otre rédactrice ayant choisi de s'exiler vers des horizons lointains, le bureau d'à côté reste désespérément vide, mais qu'importe, votre capitaine est toujours à bord et assure l'intérim. La rentrée, elle, n'a pas changé d'idée, elle est bien là, comme vous et votre énergie de celles qui ont des milliers de choses à faire. Ce numéro vous ressemble. Regardez qui l'habite. Melanie Perkins, qui a transformé une idée griffonnée depuis le salon de sa mère en l'un des outils les plus utilisés de la planète créative : la preuve qu'on peut bâtir un empire sans jamais lever la voix. Les deux sœurs derrière Sandro et Maje, qui ont prouvé qu'on pouvait être de la même famille, du même métier, et régner chacune sur son royaume sans se marcher sur les talons. Et bien sûr Kim Kardashian, qu'on croit connaître et qui, à chaque interview, rappelle qu'il y a une femme d'affaires redoutable derrière l'image. Trois manières de réussir, aucune identique. C'est tout l'intérêt. Puisqu'on parle d'allure, la rentrée n'a rien oublié. Paris a défilé en juillet, et la haute couture nous a offert son grand théâtre annuel, nous vous en rapportons les plus belles scènes, celles qui, dans six mois, auront tout inspiré. Maison & Objet a rouvert ses allées, et avec elles cette délicieuse tentation de tout changer chez soi avant même d'avoir défait ses valises. Notre rédaction a choisi ses colliers de la saison, ceux qui font une tenue à eux seuls. Et pour les amoureuses du temps qui passe joliment, notre sélection montres mêle nouveautés et belles occasions : parce qu'une pièce d'exception n'a pas d'âge, seulement une histoire. On a coutume de dire que la rentrée, c'est reprendre le travail. Nous préférons y voir le moment de reprendre la main. Sur son style, son intérieur, ses envies, sa carrière. Les femmes de ce numéro l'ont fait à grande échelle ; à vous de le faire à la vôtre. Belle rentrée, et bonne lecture.
Fondateur et rédacteur en chef David Bail Tél. +352 691 598 720 Email : david@magazinepremium.lu
Rédacteurs et contributeurs Audrey Forman Magali Eylenbosch David Furcajg
Conception - réalisation Dreams Premium Sàrl 74, Grand-Rue L-1660 Luxembourg Tél. +352 691 598 720 Email : contact@magazinepremium.lu
Impression Tirage Luxembourg : 8 000 exemplaires Fréquence : 4 numéros doubles H/F par an Impression BDZ Centre d'impression www.magazinepremium.lu
Photo couverture : Kim Kardashian/Nadia Lee Cohen
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Ladies SOMMAIRE
Notre coté féminin
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24 34 p. 6
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Edito
10 LIFESTYLE p. 10 p. 20
Kim Kardashian Mélanie Perkins, la bonne fée du design
24 DESIGN p. 24
Paris, capitale du design
26 DOSSIER SPÉCIAL MODE p. 26 p. 30 p. 34 p. 40 p. 44
Vengoh au grand galop Fashion sisters La cour des grands Cou de cœur L'heure de table
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K I M Vingt ans de carrière, une marque mondiale et le titre officieux de femme la plus photographiée de la planète. Pourtant, à 45 ans, Kim Kardashian n'a jamais cessé de se réinventer. Elle nous parle mode d'archive, robe de Marilyn, intelligence artificielle et bien-être, avec une humilité que l'on n'attendait pas.
Texte David Bail Photos Nadia Lee Cohen
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eu de personnalités ont autant marqué le style contemporain que Kim Kardashian. À 45 ans, l'Américaine revient sur vingt ans d'évolution : son amour de la mode d'archive, la robe de Marilyn Monroe, l'irruption de l'intelligence artificielle et sa vision très personnelle du bien-être. Derrière les grandes marques, l'argent et le visage, elle laisse affleurer une forme d'humilité que l'on n'attendait pas forcément. En deux décennies, elle est passée du statut de star de télé-réalité à celui d'entrepreneuse, de figure de mode et de femme d'affaires, devenant l'une des femmes les plus reconnaissables de la planète. En chemin, elle a contribué à façonner les tendances beauté, à redéfinir la lingerie sculptante, à bâtir des marques mondiales et à s'imposer comme une habituée des rendez-vous les plus fermés du calendrier de la mode. Ce qu'il y a peut-être de plus intéressant chez elle, c'est qu'elle n'est jamais restée immobile. Son style a considérablement évolué, glissant de l'excès glamour de la culture célébrité hollywoodienne des débuts vers une appréciation plus fine du tailleur, de la mode d'archive et du design. Aujourd'hui, elle se retrouve régulièrement au cœur de débats qui vont de l'IA à la mode non genrée, de l'authenticité au luxe et au savoir-faire... et, bien sûr, de tout ce qui oriente la mode contemporaine à travers SKIMS. : Avec le recul des vingt dernières années, comment jugez-vous l'évolution de votre propre style ? Kim Kardashian : Beaucoup de gens me posent la question, et je crois que c'est parce que, contrairement à certaines personnes en vue, je ne me suis jamais assise en me disant : « Voilà mon image, voilà comment je vais me présenter. » J'ai toujours simplement porté ce qui me plaisait vraiment. Il n'y a jamais eu de stratégie ni de plan à proprement parler. Je sais que certains sortent des déclarations de ce genre, mais l'essentiel de ce que j'ai fait a soit suivi ce qui existait déjà, soit été assez spontané. J'aime cette philosophie : je pense qu'on gagnerait tous à être le moins corseté possible. Mais ce sont les mêmes influences qui guident vos décisions, non ? Pour l'essentiel, oui, c'est juste. Petite, à Los Angeles, j'étais obsédée par les magazines de mode. Je découpais des pages, je gardais des photos, j'étudiais les défilés et je regardais ce que les gens portaient sur les tapis rouges. Avec mes sœurs, on passait des heures à fouiller le dressing de notre mère, parce qu'elle ne jetait jamais rien. La mode restera donc toujours au centre de tout, pour moi. Le reste compte énormément, mais la façon dont on se présente et dont on se sent me fascinera et m'enchantera toujours plus que n'importe quoi d'autre au monde. Le style est addictif, et en perpétuelle évolution.
Le plus drôle, c'est que le style devient plus facile avec l'âge. Quand on est jeune, on expérimente sans cesse. Parfois on vise juste ; et même quand on se trompe, chaque étape nous apprend quelque chose. Je ne crois pas que j'aurais la confiance que j'ai aujourd'hui sans certaines de ces erreurs. Vous avez développé un vrai goût pour la mode vintage et d'archive. Où cela a-t-il commencé ? Cela vient sans doute de mon amour du vieil Hollywood. J'étais fascinée par des femmes comme Elizabeth Taylor, Sophia Loren et Cher. Elles avaient toutes un style si singulier. On pouvait regarder une photo vieille de trente ans et savoir instantanément de qui il s'agissait. C'est en réalité bien plus difficile à atteindre qu'on ne l'imagine. Je ne pense pas que nous aurons encore cela un jour. Depuis internet, le style et la mode sont tellement... quel est le mot... omniprésents. Nous partageons tous les mêmes idées. Je ne crois pas que l'individualisme ait vraiment de la place pour exister en 2026. Résultat, nous avons tendance à regarder en arrière pour trouver les nouvelles tendances. Vu comme ça, c'est assez logique, non ? En prenant de l'âge et en accédant aux collections d'archives, je me suis prise de passion pour le savoir-faire. On croit souvent que la mode vintage est affaire de nostalgie, mais pour moi c'est une question d'excellence et de singularité. Il y a aussi une dimension de qualité. Je me souviens d'avoir tenu certaines pièces pour la première fois et d'avoir été stupéfaite par leur construction. Les tissus, les finitions à la main, la coupe. On comprend d'un coup pourquoi, des décennies plus tard, on parle encore de ces vêtements. La robe de Marilyn Monroe a fait la une partout. Que vous a appris cette expérience ? Plus que tout, elle m'a appris à quel point la mode peut être émotionnelle. On croit qu'un vêtement n'est qu'un vêtement, mais certaines pièces deviennent une part de l'histoire culturelle. Cette robe représentait, à mes yeux, un moment que les gens éprouvaient le besoin de protéger. Il est important que l'on sache que vous mesurez cette responsabilité. Les gens n'en voient d'ailleurs qu'une partie. Alors quand on me demande ce que j'en retiens, l'essentiel n'a pas été l'événement lui-même. C'était la préparation en amont. Il y a eu des essayages, des discussions, des spécialistes de la conservation, des conversations sans fin sur la bonne manière de procéder. On avait moins l'impression d'emprunter une robe que de se voir temporairement confier un objet de patrimoine. Qu'on ait aimé ou détesté, la réaction a montré la puissance de la mode. Peu d'industries suscitent ce type d'émotion, et c'est pour ça qu'on se lève chaque matin avec l'envie d'avoir et de se sentir au mieux. C'est pour ça que la mode revient toujours.
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« Le bien-être, c'est parfois autant ne pas faire quelque chose que le faire »
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« Mes enfants empruntent des hoodies, des T-shirts et des vestes oversize sans jamais se demander si une pièce vient d'une collection homme ou femme. Ils portent simplement ce qui leur plaît »
C'est vrai... même si la mode semble entrer dans une nouvelle ère portée par la technologie. Vous avez dit vous intéresser de plus en plus à l'intelligence artificielle, n'est-ce pas ? Oui, énormément. Au début, c'était parce que je voyais ces vidéos étranges et très réalistes de moi dans des endroits où je n'avais absolument jamais mis les pieds ! Ça a capté mon attention. Mais depuis, je crois que la réalité de ce que nous voyons nous rattrape, parce que cela peut totalement transformer la façon dont les entreprises fonctionnent. On parle souvent de l'IA comme d'une nouveauté, mais elle est là depuis des décennies, en particulier dans la distribution, le service client, les processus de création et la production de contenu. Je me suis retrouvée dans des réunions où des équipes ont utilisé des outils d'IA pour analyser le comportement des consommateurs en quelques minutes. Il y a vingt ans, cela aurait pu prendre des semaines. Ce qui me fascine, c'est la rapidité de son développement. Tous les quelques mois, on a l'impression d'assister à une nouvelle percée. En avez-vous peur ? Non, parce que je ne crois pas que la technologie remplace le goût, l'instinct ou la passion. Ces choses-là viennent des gens... en réalité, elles ne viennent que des gens. Les entreprises les plus intelligentes seront celles qui sauront combiner les deux. Mais pensez-vous que l'IA finira par transformer la mode elle-même ? Absolument. Imaginez pouvoir voir exactement le rendu d'un vêtement sur votre corps avant de l'acheter. Imaginez créer des pièces sur mesure à grande échelle. Imaginez des marques capables de comprendre ce que veulent réellement les clients, au lieu de le deviner. C'est vertigineux d'enthousiasme. Mais je pense aussi qu'il y aura une réaction contre la technologie. Plus nos vies deviennent numériques, plus les gens semblent accorder de valeur au savoir-faire et à la créativité humaine.
Vous avez parlé ouvertement de votre psoriasis au fil des ans. À quel point cela a-t-il façonné votre rapport à la santé ? Beaucoup, en fait. J'ai été diagnostiquée assez jeune et je me souviens de la frustration. On essaie différents traitements, différentes crèmes, différents conseils. Tout le monde a un avis sur ce qu'il faudrait faire. Il y a eu des périodes où j'avais des poussées pendant un tournage ou un événement, et j'étais terriblement complexée. Puis on finit par réaliser que des millions de gens vivent exactement la même chose. La santé n'est pas toujours visible. Quelqu'un peut avoir l'air parfaitement bien à l'extérieur et affronter malgré tout quelque chose de difficile. Le psoriasis est intéressant parce que c'est littéralement votre peau qui surcompense, et pourtant c'est, je crois, une réaction au stress. Ensuite il y a l'alimentation, le sommeil... tout. Ce que je veux dire, c'est que plus je vieillis, plus je mesure à quel point tout est lié. Le bien-être est devenu une industrie colossale. Pensez-vous qu'on le complique parfois à l'excès ? Constamment. Je crois que les réseaux sociaux ont créé l'idée que le bien-être doit être compliqué. On cherche toujours la prochaine solution miracle. La réalité est en général bien plus simple. Quand je suis au meilleur de moi-même, c'est parce que je fais des choses ennuyeuses avec régularité. Le bien-être, c'est parfois autant ne pas faire quelque chose que le faire. Vous avez bâti une marque qui séduit hommes et femmes. Pourquoi la mode unisexe devientelle si importante, selon vous ? Parce que les jeunes générations ne voient plus les frontières que voyaient les précédentes. C'est un fait, à 100 %. Mes enfants empruntent des hoodies, des T-shirts et des vestes oversize sans jamais se demander si une pièce vient d'une collection homme ou femme. Ils portent simplement ce qui leur plaît. Cela devient de plus en plus courant, et ça continuera. Quand nous avons développé les 15
produits SKIMS, une chose est vite devenue évidente : les gens cherchent d'abord le confort et la fonctionnalité. Les catégories traditionnelles comptaient parfois moins que prévu. La mode doit offrir des possibilités, pas des limites. C'est pour ça que je pense que l'industrie va dans cette direction. Vous avez essuyé des critiques à chaque étape de votre carrière. Cela a-t-il changé votre rapport à l'honnêteté et à l'authenticité ? Je crois que, jeune, surtout quand on devient célèbre du jour au lendemain, on dépense beaucoup d'énergie à se justifier. On veut que les gens comprennent nos choix. On veut qu'ils voient les choses de notre côté. Puis on finit par comprendre que c'est impossible. Certaines personnes suivent ma carrière depuis vingt ans et ont encore des opinions totalement différentes sur qui je suis. Et c'est très bien. Ce que j'ai appris, c'est que l'authenticité ne consiste pas à partager le moindre détail de sa vie ; c'est plutôt être honnête sur la personne que l'on est. La maternité a-t-elle changé votre rapport à la mode ? Oui. Mes enfants donnent des avis que beaucoup de gens de mon entourage n'osent pas formuler ! J'ai porté des tenues que j'adorais, et l'un d'eux me regardait en lâchant : « Sérieux ? » Ils m'ont aussi rappelé que la mode doit rester un plaisir. Ils se moquent des marques et des étiquettes : ils aiment ce qu'ils aiment, un point c'est tout. Enfin, après tout ce que vous avez accompli, qu'est-ce qui vous enthousiasme le plus pour l'avenir ? La même chose qu'avant : de nouvelles idées, de nouvelles expériences, de nouvelles personnes, aussi. Comme je l'ai dit, le plus beau, dans la réinvention, c'est qu'il y a toujours un nouveau chapitre à écrire.
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Few people have had a greater influence on modern style than Kim Kardashian. Over the past two decades, the 45-yearold American has transformed from reality television star into entrepreneur, fashion figure, businesswoman and one of the most recognisable women on the planet. Along the way she has helped shape beauty trends, redefine shapewear, build global brands and become a fixture at some of the most exclusive events in the fashion calendar. Yet perhaps the most interesting thing about Kardashian is that she has never stood still. Her style has evolved dramatically over the years, moving from the glamorous excess of early Hollywood celebrity culture towards a more refined appreciation of tailoring, archival fashion and design. In her latest phase, she has become increasingly interested in wellness, technology and the ways in which fashion is adapting to a rapidly changing world. In short, behind the big brands, the money and the face, there is an acknowledgement of humility. Indeed, Kardashian finds herself regularly of debates ranging from AI to gender-neutral fashion, authenticity to luxury and craftsmanship... and of course, everything that’s behind the direction of contemporary fashion through SKIMS. : Looking back over the last 20 years, how do you view the evolution of your own style? Kim Kardashian : A lot of people ask me that and I suppose it's because, unlike some people in the public eye, I've never really sat down and thought, “Right, this is my image and this is how I'm going to present myself.” I've always just worn things that I genuinely like. There has never been a strategy and a plan, of sorts. I know people come out with statements like that, but a lot of what I’ve done has either followed what’s before or being pretty spontaneous. I like that philosophy – I think we should all be as deregulated as possible. But it’s the same influences that are impacting the decisions you make, right? Mostly, yes, I think that’s fair. When I was younger, growing up in Los Angeles, I was obsessed with fashion magazines. I'd cut pages out, save photographs, study runway looks and look at what people were wearing on red carpets. My sisters and I would spend hours going through our mum's wardrobe because she never threw anything away. So fashion will always be front and centre for me. The other stuff is really important, but the way we look and the way we feel will always entertain and enchant me more than anything else on the planet. Style is addictive, and ever-evolving. The funny thing is that style becomes easier as you get older. When you're younger you're constantly experimenting. Sometimes you get it right; but even when you don’t, every stage teaches you something. I don't think I'd have the confidence I have now without some of those mistakes.
« People think clothing is just clothing, but certain garments become part of cultural history » You've developed a real appreciation for vintage and archival fashion. Where did that begin? It probably started with my love of old Hollywood. I was fascinated by women like Elizabeth Taylor, Sophia Loren and Cher. They all had such distinctive styles. You could see a photograph from 30 years ago and instantly know who it was. That's actually much harder to achieve than people realise. I don’t think we’ll ever have that again. Since the internet, style and fashion is so... what’s the word... ubiquitous. We are all sharing the same ideas. I don’t think that individualism really has any space to exist in 2026. As a result, we tend to look backwards in order to find the new trends. When you think about it like that, it makes a lot of sense, doesn’t it. So as I got older and started getting access to archival collections, I became obsessed with the craftsmanship. People often think vintage fashion is about nostalgia, but for me it's about excellence and looking different. There’s also a quality element - I remember holding certain pieces for the first time and being amazed by the construction. The fabrics, the handfinishing, the tailoring. You suddenly understand why people still talk about these garments decades later. The Marilyn Monroe dress generated huge headlines. What did that experience teach you? More than anything, it taught me how emotional fashion can be. People think clothing is just clothing, but certain garments become part of cultural history. That dress, to me, represented a moment that people felt incredibly protective of. I think it’s important for people to know that you understand that responsibility. They also only see one part of the whole thing. So when I’m asked what I remember of it, for me the big part wasn’t actually the event itself. It was the preparation beforehand. There were fittings, discussions, conservation experts, endless conversations about how to approach it properly. It felt less like borrowing a dress and more like being temporarily trusted with an artefact. Whether people loved it or hated it, the reaction showed how powerful fashion can be. Very few industries create that kind of emotional response and that’s why we get up every day wanting to look and feel our very best. That’s why fashion keeps on coming back.
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« Imagine being able to see exactly how a piece of clothing will look on your body before you buy it »
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It does... albeit do you agree it seems to be entering a new era driven by technology. You’ve stated the fact you’re increasingly interested in artificial intelligence, right? Yes, I am very. I think at first it was because I was seeing these weird and very realistic videos of myself in places I had definitely never been to! So that grabbed my attention. But since then I think the reality of what we’re seeing is coming home to us, because it can totally change the way businesses operate. People often talk about AI as if it's something new, but it’s been here for decades, particularly in retail, customer service, design processes and content creation. I've sat in meetings where teams have used AI tools to analyse consumer behaviour in a matter of minutes. Twenty years ago that might have taken weeks. What fascinates me is how quickly it's developing. Every few months it feels like there's a new breakthrough. Do you fear it? No because I don't think technology replaces taste or instinct or passion. Those things still come from people... in fact they only come from people. The smartest businesses will be the ones that learn how to combine both. But do you think AI will eventually change fashion itself? Absolutely. Imagine being able to see exactly how a piece of clothing will look on your body before you buy it. Imagine creating custom-fit garments at scale. Imagine brands being able to understand what customers actually want rather than guessing. Those things are incredibly exciting. But I also think there'll be a reaction against technology. The more digital our lives become, the more people seem to value craftsmanship and human creativity. You've spoken openly about psoriasis over the years. How much has that shaped your relationship with health? A lot, actually. I was first diagnosed quite young and I remember how frustrating it was. You try different treatments, different creams, different advice. Everyone has an opinion about what you should do. There were periods where I'd have flare-ups while filming or attending events and I'd be incredibly self-conscious about it. Then eventually you realise that millions of people are dealing with exactly the same thing. Health isn't always visible. Somebody can look completely fine on the outside and still be dealing with something difficult. Psoriasis is interesting because it’s literally your skin overcompensating, and yet that, I believe, is a stress reaction. Then there’s diet, sleep... everything. What I’m saying is, the older I get, the more I appreciate how connected everything is.
Wellness has become a huge industry. Do you think people sometimes overthink it? Constantly. I think social media has created this idea that wellness needs to be complicated. People are always looking for the next miracle solution. The reality is usually much simpler. When I'm at my best, it's because I'm doing boring things consistently. Wellness can be as much to do with not doing something, as it is doing something.
« the way we look and the way we feel will always entertain and enchant me more than anything else on the planet »
You've built a brand that appeals to both men and women. Why do you think unisex fashion is becoming so important? Because younger generations don't see the same boundaries that previous generations did. This is 100% fact. My children will borrow oversized hoodies, T-shirts and jackets without ever thinking about whether something came from a men's or women's collection. They simply wear what they like. It’s becoming increasingly common and will carry on that way. When we developed products at SKIMS, one thing that became obvious was that people were looking for comfort and functionality first. The traditional categories sometimes mattered less than we expected. Fashion should give people options, not limitations. That's why I think the industry is moving in that direction. You've experienced criticism at every stage of your career. Has that changed your view of honesty and authenticity? I think when you're younger, especially when you're suddenly famous, you spend a lot of energy trying to explain yourself. You want people to understand your decisions. You want people to see your side of things. Eventually you realise that's impossible. There are people who have followed my career for 20 years and still have completely different opinions about who I am. That's okay. What I've learned is that authenticity isn't about sharing every detail of your life – more, it’s being honest about the person you are. Has motherhood changed your relationship with fashion? Yes. They give opinions a lot of my entourage are afraid to! 've had outfits that I absolutely loved and one of them will look at me and say, “Really?” My children have also reminded me that fashion should be fun. They don't care about brands or labels - they just like what they like. Finally, after everything you've achieved, what excites you most about the future? It’s the same as before – new ideas, new experiences, even new people. As I’ve said, the best part about reinvention is that there's always another chapter waiting to be written.
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The rooftop restaurant in the heart of Luxembourg City SixSeven has been designed as a cocoon of subtlety. A special and unique break on the 6th and 7th floors of the fabulous Royal Hamilius building. Enjoy lunch, dinner, a snack or a cocktail with a breathtaking view over the city. SixSeven offers genuine, modern, gourmet cuisine. Indoors or on our peaceful rooftop, SixSeven is an invitation to travel, for every moment of the day.
SixSeven | Bar Restaurant Rooftop | Bistronomic cuisine 103 Grand-Rue, L-1660 Luxembourg +352 26 26 26 67 | restaurantsixseven.lu
Sunday to Thursday: 12 noon to midnight Friday & Saturday: 12 noon to 1 am Sunday Brunch: 11.30 am to 3.30 pm
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PORTRAIT
MÉLANIE P RKINS
E La bonne fée du design
De la vendeuse d'écharpes sur les marchés de Perth à la tête de l'un des empires technologiques les plus valorisés du monde, Melanie Perkins a mis près de dix ans à imposer une idée simple : rendre le design accessible à tous. Récit d'une réussite bâtie sur cent refus, une planche de kitesurf et une obstination hors du commun. Texte David Bail Illustration Audrey Ingram
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elanie Perkins avait dixneuf ans lorsqu'elle a compris qu'elle allait passer une partie de sa vie à démonter un logiciel. Étudiante à l'Université d'Australie-Occidentale, à Perth, elle arrondissait ses fins de mois en donnant des cours particuliers de design graphique. Elle voyait chaque semaine les mêmes visages perdus devant les mêmes écrans : des étudiants qui passaient un semestre entier à apprendre où se cachait tel bouton dans Photoshop ou InDesign, avant même de dessiner quoi que ce soit. « Je me suis rendu compte qu'il fallait un semestre entier aux étudiants juste pour apprendre où se trouvaient les boutons », a-telle raconté plus tard. « Et je me suis dit que ça devrait pouvoir être beaucoup, beaucoup plus simple. » Cette intuition, presque banale, allait devenir l'obsession d'une vie et le socle d'une des plus grandes réussites entrepreneuriales de sa génération. Née en 1987 à Perth, d'un père malaisien ingénieur et d'une mère australienne enseignante, Melanie Perkins n'avait rien du profil type de la fondatrice de la Silicon Valley. Perth est l'une des grandes villes les plus isolées du monde ; on y est loin de tout, et surtout des investisseurs. Enfant, elle vendait déjà des écharpes qu'elle cousait à la main sur les marchés. Adolescente, elle patinait en compétition et se levait à l'aube pour s'entraîner. De cette discipline précoce, elle a gardé une conviction qui reviendra sans cesse dans sa bouche : la ténacité compte davantage que le talent brut. L'idée d'un outil de design simple était trop grande pour être attaquée d'un coup. Alors, avec son petit ami Cliff Obrecht, elle a choisi un angle modeste : les albums de fin d'année scolaires, ces yearbooks que chaque école australienne commande et que personne ne sait mettre en page. En 2007, dans le salon de la mère de Melanie, les deux étudiants lancent Fusion Books, une plateforme en ligne permettant aux élèves de concevoir euxmêmes leur album. Ils codent, impriment, expédient, répondent au service client, tout à la fois. « Nous avons dirigé cette entreprise depuis le salon de ma mère pendant cinq ans », se souvient Perkins. Fusion Books deviendra la plus grande maison d'édition de yearbooks d'Australie, avant de s'étendre à la France et à la NouvelleZélande. Mais ce succès, pour elle, n'était qu'un banc d'essai. Le vrai projet, celui qu'elle gardait sur un coin de bureau, s'appelait déjà, dans son esprit, un outil de design universel. Vint alors la partie la plus longue et la plus éprouvante de l'histoire : convaincre quelqu'un d'y croire. En 2010, un investisseur de passage à Perth, Bill Tai, capital-risqueur influent de la Silicon Valley, accepte de la rencontrer. Melanie lui présente son idée lors d'un dîner. Il ne dit pas oui, ni vraiment non ; il l'invite plutôt dans son univers. Or Bill Tai était un passionné de kitesurf, et une grande partie de son réseau se nouait sur l'eau, lors d'événements où entrepreneurs et financiers se retrouvaient planche aux pieds. Melanie, qui n'avait jamais fait de kitesurf, s'y est
mise. Cette anecdote est devenue l'une des plus célèbres du monde des start-up : pour lever des fonds, la jeune Australienne a appris à dompter le vent. « J'ai découvert que beaucoup de ces investisseurs faisaient du kitesurf, alors j'ai décidé d'apprendre », dira-t-elle simplement, comme si contourner l'obstacle par un moyen aussi improbable allait de soi. Le reste ne fut pas un conte de fées instantané. Melanie Perkins a essuyé refus sur refus. Ellemême en tient le compte : plus de cent investisseurs lui ont dit non. « Il y a eu une très longue période de rejet », reconnaît-elle. Beaucoup ne voyaient pas ce que pouvait devenir un logiciel de design « pour tout le monde » ; d'autres jugeaient l'équipe trop jeune, trop éloignée des grands centres technologiques, trop féminine peut-être aussi, à une époque où les capital-risqueurs finançaient massivement des hommes. Elle dormait sur le canapé du frère de Cliff à San Francisco pendant ses tournées de levée de fonds, enchaînant les rendezvous et les portes fermées. De cette traversée, elle a tiré une leçon qu'elle martèle aujourd'hui aux jeunes fondateurs : « Chaque non vous rapproche
d'un oui, à condition d'écouter pourquoi c'est non. » À chaque refus, elle retravaillait son pitch, affinait sa démonstration, revenait plus précise. Il manquait encore une pièce essentielle : un vrai talent technique capable de bâtir le produit. Grâce à son réseau naissant, Perkins rencontre Cameron Adams, un ingénieur passé par Google, qui rejoint l'aventure comme cofondateur et directeur produit. L'alchimie fonctionne enfin. En 2012, les fonds arrivent ; en 2013, Canva est lancé. La promesse tient en une phrase : permettre à n'importe qui, sans la moindre formation, de créer en quelques minutes une affiche, une présentation ou un post soigné, par simple glisser-déposer. L'outil que Melanie aurait voulu offrir à ses étudiants perdus dix ans plus tôt existait désormais. Le succès fut fulgurant. Dès la première année, des centaines de milliers d'utilisateurs s'inscrivent. Là où Melanie Perkins a vu plus juste que quiconque, c'est en refusant de considérer le design comme une chasse gardée de professionnels. Enseignants, 21
« Beaucoup de gens pensent que les grandes idées arrivent d'un seul coup. En réalité, on avance pas à pas, en résolvant un problème après l'autre » associations, petits commerçants, community managers : tout un monde avait besoin de créer des visuels sans budget ni compétences techniques. « Notre mission est de donner à chacun, partout dans le monde, le pouvoir de créer », résume-t-elle, une formule qu'elle répète comme une boussole. Le modèle « freemium », gratuit à la base et payant pour les fonctionnalités avancées, transforme cette masse d'utilisateurs en une entreprise redoutablement rentable, chose rare parmi les licornes technologiques qui brûlent des capitaux pendant des années. Aujourd'hui, Canva compte des centaines de millions d'utilisateurs actifs dans le monde et figure parmi les entreprises technologiques privées les plus valorisées de la planète, à plusieurs dizaines de milliards de dollars. Melanie Perkins, longtemps l'une des plus jeunes femmes à diriger une licorne, est devenue milliardaire. Elle a épousé Cliff Obrecht, son associé de toujours, celui avec qui tout a commencé dans un salon de Perth ; il lui a offert une bague fabriquée, non sans ironie, à l'aide d'un logiciel de design. Fidèles à leurs origines modestes, les deux fondateurs ont annoncé leur intention de reverser l'essentiel de leur fortune à des causes philanthropiques. « Nous avons toujours pensé que nous ne faisions qu'emprunter cet argent, et que notre travail consistait à le redistribuer là où il peut faire le plus de bien », a déclaré Perkins. Ce qui frappe, dans le parcours de Melanie Perkins, ce n'est pas la vitesse, mais l'endurance. Elle aime rappeler qu'entre l'intuition initiale et le lancement de Canva, il s'est écoulé près de sept ans, et bien davantage encore avant que le monde ne prenne la mesure de ce qu'elle avait construit. À ceux qui rêvent de réussite immédiate, elle oppose une image tirée de sa propre expérience : « Beaucoup de gens pensent que les grandes idées arrivent d'un seul coup. En réalité, on avance pas à pas, en résolvant un problème après l'autre. » De la vendeuse d'écharpes des marchés de Perth à la dirigeante d'un empire du design, la trajectoire tient tout entière dans cette fidélité obstinée à une conviction de jeunesse : que les choses compliquées peuvent, si l'on s'y acharne assez longtemps, devenir enfin simples pour tout le monde.
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elanie Perkins was nineteen when she realised she would spend part of her life taking a piece of software apart. A student at the University of Western Australia, in Perth, she earned extra money giving private lessons in graphic design. Every week she saw the same lost faces in front of the same screens: students who spent an entire semester learning where a given button was hidden in Photoshop or InDesign, before they had even drawn anything. "I realised it took students an entire semester just to learn where the buttons were," she later recalled. "And I thought it should be able to be much, much simpler." That intuition, almost mundane, would become a lifelong obsession and the foundation of one of the greatest entrepreneurial successes of her generation. Born in 1987 in Perth, to a Malaysian engineer father and an Australian teacher mother, Melanie Perkins had none of the typical profile of a Silicon Valley founder. Perth is one of the most isolated large cities in the world; there, you are far from everything, and above all far from investors. As a child, she was already selling scarves she sewed by hand at the markets. As a teenager, she competed in figure skating and rose at dawn to train. From that early discipline she kept a conviction that would surface again and again: tenacity matters more than raw talent. The idea of a simple design tool was too big to attack all at once. So, with her boyfriend Cliff Obrecht, she chose a modest angle: school yearbooks, those end-of-year albums that every Australian school orders and that no one knows how to lay out. In 2007, in the living room of Melanie's mother, the two students launched Fusion Books, an online platform allowing students to design their own album. They coded, printed, shipped, and answered customer support, all at once. "We ran that company out of my mum's living room for five years," Perkins remembers. Fusion Books would become the largest yearbook publisher in Australia, before expanding to France and New Zealand. But that success, for her, was only a testing ground. The real project, the one she kept in a corner of her desk, was already, in her mind, a universal design tool. Then came the longest and most gruelling part of the story: convincing someone to believe in it. In 2010, an investor passing through Perth, Bill Tai, an influential Silicon Valley venture capitalist, agreed to meet her. Melanie pitched her idea over a dinner. He did not say yes, nor really no; instead
« A lot of people think big ideas arrive all at once. In reality, you move forward step by step, solving one problem after another » he invited her into his world. Now Bill Tai was a kitesurfing enthusiast, and a large part of his network was woven on the water, at events where entrepreneurs and financiers met with boards strapped to their feet. Melanie, who had never kitesurfed, took it up. That anecdote has become one of the most famous in the start-up world: to raise funds, the young Australian learned to tame the wind. "I found out a lot of these investors were into kitesurfing, so I decided to learn," she would say simply, as if getting around the obstacle by such an improbable means were the most obvious thing in the world. The rest was no instant fairy tale. Melanie Perkins was turned down again and again. She keeps the tally herself: more than a hundred investors said no. "There was a really long period of rejection," she admits. Many could not see what a design tool "for everyone" might become; others judged the team too young, too far from the great technology hubs, perhaps too female as well, at a time when venture capitalists overwhelmingly funded men. She slept on the couch of Cliff's brother in San Francisco during her fundraising trips, stringing together meetings and closed doors. From that crossing she drew a lesson she now hammers home to young founders: "Every no brings you closer to a yes, as long as you listen to why it's a no." With each rejection, she reworked her pitch, sharpened her demonstration, and came back more precise. One essential piece was still missing: real technical talent capable of building the product. Through her budding network, Perkins met Cameron Adams, an engineer who had passed through Google, who joined the venture as co-founder and head of product. The chemistry finally worked. In 2012, the funding came through; in 2013, Canva launched. The promise fit in a single sentence: to let anyone, without any training, create a polished poster, presentation, or post in a few minutes, by simple drag-and-drop. The tool Melanie would have wanted to give her lost students ten years earlier now existed. The success was meteoric. In its very first year, hundreds of thousands of users signed up. Where 22
Melanie Perkins saw more clearly than anyone was in refusing to treat design as the preserve of professionals. Teachers, associations, small shopkeepers, community managers: a whole world needed to create visuals with no budget and no technical skills. "Our mission is to empower everyone, everywhere in the world, to create," she sums up, a phrase she repeats like a compass. The "freemium" model, free at the base and paid for advanced features, turned that mass of users into a formidably profitable company, a rare thing among tech unicorns that burn through capital for years. Today, Canva has hundreds of millions of active users worldwide and ranks among the most highly valued private technology companies on the planet, worth several tens of billions of dollars. Melanie Perkins, long one of the youngest women to run a unicorn, has become a billionaire. She married Cliff Obrecht, her lifelong partner, the one with whom it all began in a Perth living room; he gave her a ring made, not without irony, with the help of a design tool. True to their modest origins, the two founders announced their intention to give away the bulk of their fortune to philanthropic causes. "We've always felt that we were just borrowing this money, and that our job was to redistribute it where it can do the most good," Perkins said. What is striking, in Melanie Perkins's path, is not the speed, but the endurance. She likes to point out that between the initial intuition and Canva's launch, nearly seven years went by, and far more still before the world grasped the scale of what she had built. To those who dream of instant success, she offers an image drawn from her own experience: "A lot of people think big ideas arrive all at once. In reality, you move forward step by step, solving one problem after another." From the scarf seller of the Perth markets to the leader of a design empire, the whole trajectory rests on that stubborn loyalty to a youthful conviction: that complicated things can, if you keep at it long enough, finally become simple for everyone.
Noblessa célébre ses 10 ans avec la « Cuisine iconique » imaginée par le designer José Lévy. Un îlot central aux lignes épurées avec un plan de travail sombre et un soubassement effet miroir crée des jeux de reflets. Le designer utilise une association de laques profondes, de bois sculpté et d’un plan de travail en Dekton, dans une palette de couleurs chaleureuse dominée par des tons terracotta.
À Luxembourg, Noblessa est gérée par Vincenza et sa fille Inès qui unissent leur savoir-faire et leur sens du détail pour vous offrir un accompagnement aussi chaleureux qu’exigeant. 37 boulevard Joseph II, L-1840 Luxembourg (proche de l’ arrêt du tram Place de l’Étoile - parking sur place à réserver) T. +352 20 60 17 15
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ÉVÉNEMENT MAISON&OBJET
PARIS, CAPITALE DU DESIGN Maison&Objet Pulse : les maisons de luxe qui ont fait vibrer l'édition de septembre à Paris. Texte David Bail
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u 10 au 14 septembre 2026, le salon Maison&Objet a repris ses quartiers à Paris Nord Villepinte, rebaptisé Maison&Objet Pulse et placé sous le thème « Pulse in Motion » imaginé avec l'agence de tendances NellyRodi. Avec plus de 1 700 exposants, sept secteurs et un studio ambassadeur venu de Valence, Masquespacio, l'édition d'automne assumait pleinement son goût de la nouveauté. Mais derrière la vitrine des jeunes marques, ce sont surtout les grandes maisons du luxe et des métiers d'art qui ont donné à la semaine parisienne toute son épaisseur. Au sein du salon, le secteur Fine Craft portait cette exigence. Consacré à l'artisanat d'exception, il rassemblait les savoir-faire les plus rares, verrerie, bronze, laque, tissage, ébénisterie, ceux qui font la différence entre un simple objet et une véritable pièce. C'est là, plus que dans les allées de la mode, que se lisait la signature du luxe à la française : dans le geste et la matière avant le logo. Le secteur Fashion & Accessories réunissait de son côté 167 marques de prêt-à-porter et d'accessoires, davantage tournées vers l'artisanat créatif et la petite série que vers les maisons historiques. Car le luxe de septembre s'est surtout raconté hors les murs, dans la ville, à travers la Paris Design Week. Organisée par Maison&Objet du 10 au 19 septembre, cette manifestation a transformé la capitale en capitale mondiale du design, showrooms et galeries d'exception ouvrant leurs portes, principalement sur la Rive gauche et dans le quartier du Mail. Pierre Frey y a inauguré, au 14 rue du Mail, un espace de 500 m2 entièrement dédié au mobilier, conçu par l'architecte Sandrine Sarah Faivre comme un véritable appartement parisien, réunissant Christian Haas, RDAI, Garnier & Linker ou Tristan Auer. Lalique dévoilait à son siège ses collections automnehiver 2026, menées par « Alizé », des luminaires où le cristal plissé imite l'étoffe saisie par le vent. Cassina présentait quant à elle le système Ardys de Patricia Urquiola, un canapé modulaire bas aux assises généreusement matelassées. Le grand geste de l'édition revenait à l'artiste et designer irlandais Joseph Walsh. Avec « Arcanum Formae », il investissait les jardins de l'Hôtel de Sully, dans le Marais, de deux sculptures monumentales de bois, de bronze et d'or. Confrontées à la géométrie classique du XVIIe siècle, leurs formes libres semblaient défier la
pesanteur. Visible du 10 septembre au 25 octobre, l'installation débordait le salon pour accompagner la Paris Fashion Week et Art Basel Paris. Fidèle à sa mission, Maison&Objet regardait aussi vers demain : les Rising Talent Awards mettaient à l'honneur l'Afrique du Sud, tandis que Masquespacio signait la scénographie du salon comme de la ville. De la verrerie Lalique au bois sculpté de Joseph Walsh, de l'appartement Pierre Frey aux courbes de Patricia Urquiola, l'édition de septembre aura confirmé une évidence : à Paris, le luxe et le design parlent la même langue, celle du savoir-faire poussé jusqu'à l'émotion.
From September 10 to 14, 2026, the Maison&Objet fair returned to Paris Nord Villepinte — renamed Maison&Objet Pulse and built around the theme "Pulse in Motion," conceived with the trend agency NellyRodi. With more than 1,700 exhibitors, seven sectors and a guest ambassador studio from Valencia, Masquespacio, the autumn edition fully embraced its taste for the new. But behind the showcase of young brands, it was above all the great houses of luxury and the fine crafts that gave the Parisian week its true depth. Within the fair, the Fine Craft sector carried this demand for excellence. Devoted to exceptional craftsmanship, it brought together the rarest forms of expertise — glassware, bronze, lacquer, weaving, cabinetmaking — the ones that mark the difference between a mere object and a true piece. It was here, more than in the fashion aisles, that the signature of French luxury could be read: in the gesture and the material before the logo. The Fashion & Accessories sector, for its part, gathered 167 ready-to-wear and accessories brands, leaning more toward creative craftsmanship and smallbatch production than toward the historic houses. For the luxury of September was told above all beyond the walls, out in the city, through Paris Design Week. Organized by Maison&Objet from September 10 to 19, the event turned the capital into a world capital of design, as exceptional showrooms and galleries threw open their doors, mainly on the Left Bank and in the Mail district. There, at 14 rue du Mail, Pierre Frey inaugurated 24
a 500-square-meter space devoted entirely to furniture, designed by the architect Sandrine Sarah Faivre as a genuine Parisian apartment, bringing together Christian Haas, RDAI, Garnier & Linker and Tristan Auer. Lalique unveiled its autumnwinter 2026 collections at its headquarters, led by "Alizé," light fixtures in which pleated crystal mimics fabric caught by the wind. Cassina, for its part, presented Patricia Urquiola's Ardys system, a low modular sofa with generously padded seats. The edition's grand gesture belonged to the Irish artist and designer Joseph Walsh. With "Arcanum Formae," he took over the gardens of the Hôtel de Sully, in the Marais, with two monumental sculptures of wood, bronze and gold. Set against the classical geometry of the seventeenth century, their free-flowing forms seemed to defy gravity. On view from September 10 to October 25, the installation stretched beyond the fair to accompany Paris Fashion Week and Art Basel Paris. True to its mission, Maison&Objet also looked toward tomorrow: the Rising Talent Awards put South Africa in the spotlight, while Masquespacio designed the staging for both the fair and the city. From Lalique glassware to Joseph Walsh's carved wood, from the Pierre Frey apartment to Patricia Urquiola's curves, the September edition confirmed one certainty: in Paris, luxury and design speak the same language — that of craftsmanship pushed to the point of emotion.
Arcanum Formae, l'œuvre du designer Joseph Walsh, exposé dans les Jardins de l'Hôtel de Sully à Paris
À gauche : Table Lamp XL Alizé de Lalique, collections automne-hiver 2026 et la famille de luminaires « Alizé » en cristal plissé. Photo : Anouk Marty Ci-dessous : Trio de bougeoirs « Aura » de Paloma Defert, en laiton brossé
Ci-dessus : Canapé modulaire Ardys de Cassina, conçu par Patricia Urquiola Ci-contre : Papier peint « Les Allées de Marly » de la Maison Pierre Frey
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SPÉCIAL MODE VENGOH EQUESTRIAN
VENGOH AU GRAND GALOP Vengoh Equestrian, ou comment une jeune maison luxembourgeoise s'est attaqué au vestiaire du cavalier. Texte Audrey Ingram Photos Vengoh
On croise parfois des marques qui semblent surgir de nulle part et s'installer d'emblée dans le paysage. Vengoh Equestrian fait partie de celles-là. Un an à peine après son lancement, ce nom commence à circuler dans les écuries et sur les paddocks, porté par une petite entreprise dont on parle encore peu : Unbelievable Products by UP.
La maison derrière la marque
Pour comprendre Vengoh, il faut d'abord s'arrêter sur sa maison mère. Unbelievable Products by UP, ou U.P. pour les intimes, est une société de fabrication et de distribution textile encore jeune, mais qui affiche une stratégie assez limpide quand on gratte un peu. Plutôt que de se disperser sur le marché de masse, l'entreprise cible des univers de passion, souvent des niches, en misant sur trois choses en même temps : une qualité qu'elle revendique premium, une identité visuelle marquée, et des tarifs qu'elle veut garder compétitifs. Le pari n'est pas anodin. Concilier ces trois exigences relève souvent du grand écart, la plupart des marques finissant par sacrifier l'une au profit des deux autres. U.P. affirme vouloir tenir les trois, et déploie cette même logique sur plusieurs terrains : le patinage artistique, la broderie de fantaisie, et donc l'équitation. C'est cette dernière qui sert aujourd'hui de vitrine à la société, avec sa première marque en propre.
Une signature visuelle qui assume
Ce qui frappe en premier chez Vengoh Equestrian, c'est le parti pris esthétique. Là où une grande partie de l'équipement équestre reste sobre, parfois austère, la marque a choisi de se faire remarquer. Couleurs travaillées, coupes affirmées : chaque pièce cherche visiblement à donner au cavalier un moyen de s'exprimer, à l'écurie comme en compétition. Le pari est risqué, l'équitation restant un milieu attaché à une certaine sobriété. Mais Vengoh semble avoir trouvé un équilibre, en jouant la carte de la personnalité sans basculer dans l'excentricité. L'élégance reste le fil conducteur.
Le technique derrière le style
Un vêtement de sport ne vaut que par ce qu'il permet de faire. Sur ce point, la marque met en avant des textiles techniques : matières respirantes, découpes pensées pour le mouvement, finitions soignées. L'idée est de tenir sur la durée, face aux contraintes réelles de la pratique quotidienne, du travail au pré aux heures passées en selle. La marque insiste aussi sur un point qu'on néglige encore trop souvent dans ce secteur : les tailles. Vengoh dit vouloir habiller toutes les morphologies, avec des patrons conçus pour laisser la liberté de mouvement intacte. Dans un sport où le corps est en permanence sollicité, l'argument mérite d'être noté.
Ce qui arrive avant les fêtes
L'année qui vient s'annonce chargée. Dès le mois d'octobre, plusieurs nouveautés viendront étoffer la collection à l'approche des fêtes de fin d'année. La pièce la plus attendue est un tapis de selle personnalisable, dont la particularité est d'être produit directement au Grand-Duché de Luxembourg. Un ancrage local qui a son importance : dans un marché largement dominé par la production délocalisée, revendiquer une fabrication luxembourgeoise et du sur-mesure pour chaque cavalier n'est pas qu'un argument marketing, c'est un positionnement.
Un modèle à suivre
Reste à voir si Vengoh tiendra dans le temps ses promesses de départ. Mais l'approche a le mérite d'être cohérente : maîtrise de la fabrication textile, identité assumée, prix tenus. Au fond, la marque teste une hypothèse simple, celle d'un premium qui resterait accessible. Le développement parallèle des collections de patinage artistique et de l'activité de broderie confirme que U.P. ne compte pas s'arrêter à l'équitation. Son ambition affichée est de transformer chaque produit de niche en objet un peu à part. Premier chapitre, donc, pour une entreprise et des marques dont on n'a sans doute pas fini d'entendre parler.
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« Là où une grande partie de l'équipement équestre reste sobre, parfois austère, la marque a choisi de se faire remarquer »
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« Where much of the equestrian equipment market stays understated, sometimes austere, the brand has chosen to be noticed »
Every so often you come across a brand that seems to appear out of nowhere and settle straight into the landscape. Vengoh Equestrian is one of them. Barely a year after its launch, the name has started to circulate in stables and on paddocks, carried by a small company few people have heard of yet: Unbelievable Products by UP.
The house behind the brand
To understand Vengoh, you first have to look at its parent company. Unbelievable Products by UP, or U.P. for short, is a textile manufacturing and distribution business that is still young, but whose strategy becomes fairly clear once you dig a little. Rather than spreading itself thin across the mass market, the company targets worlds built on passion, often niche ones, betting on three things at once: a quality it claims as premium, a strong visual identity, and prices it wants to keep competitive. That bet is no small thing. Reconciling those three demands is often a balancing act, and most brands end up sacrificing one for the sake of the other two. U.P. says it intends to hold all three, and applies that same logic across several fields: figure skating, fancy embroidery, and equestrian sport. It is the last of these that now serves as the company's showcase, through its first in-house brand.
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A visual signature that owns its choices
The first thing that strikes you about Vengoh Equestrian is its aesthetic stance. Where much of the equestrian equipment market stays understated, sometimes austere, the brand has chosen to be noticed. Worked colours, assertive cuts: each piece visibly aims to give the rider a way to express themselves, in the stable as much as in competition. It is a risky move, as the equestrian world remains attached to a certain sobriety. But Vengoh seems to have found a balance, playing the personality card without tipping into eccentricity. Elegance stays the common thread.
The technical side behind the style
A piece of sportswear is only worth what it lets you do. On that front, the brand puts technical textiles forward: breathable fabrics, cuts designed for movement, careful finishing. The idea is to last, standing up to the real constraints of daily practice, from working in the field to the hours spent in the saddle. The brand also stresses a point still too often overlooked in this sector: sizing. Vengoh says it wants to dress every body type, with patterns built to leave freedom of movement intact. In a sport where the body is constantly at work, the argument is worth noting.
ART FAIR
20-22 NOV. NOCTURNE
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What is coming before the holidays
The year ahead looks busy. From October, several new products will round out the collection as the end-of-year holidays approach. The most anticipated piece is a customisable saddle pad, notable for being produced directly in the Grand Duchy of Luxembourg. That local footing matters: in a market largely dominated by offshore production, claiming Luxembourg manufacturing and made-to-measure work for each rider is not just a marketing line, it is a stance.
A model to watch
It remains to be seen whether Vengoh will keep its early promises over time. But the approach has the merit of being coherent: command of textile manufacturing, an identity it stands behind, prices held in check. At its core, the brand is testing a simple hypothesis, that of a premium that would stay affordable. The parallel development of its figure skating collections and its embroidery activity confirms that U.P. does not intend to stop at equestrian sport. Its stated ambition is to turn every niche product into something a little apart. A first chapter, then, for a company and a set of brands we have probably not finished hearing about.
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LUXEMBOURG ART GLACIS SQUARE WEEK Institutional Partners
Main Partners
Fair Partners
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SPÉCIAL MODE SUCCESS STORY
FASHION SISTERS D'un atelier de tailleur à Rabat à un empire de la mode dans quarante pays : comment les sœurs Evelyne Chetrite et Judith Milgrom ont bâti Sandro et Maje. Texte David Bail Photos SMCP
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lles sont sœurs, elles ont grandi au Maroc, et elles ont bâti à Paris deux des marques de mode les plus désirées de leur génération. Evelyne Chetrite lance Sandro en 1984, Judith Milgrom crée Maje en 1998, et de ces deux maisons naîtra en 2010 le groupe SMCP, entré en Bourse à Paris en 2017 et devenu, l'année suivante, un acteur du prêt-à-porter accessible dépassant le milliard d'euros de chiffre d'affaires. Une réussite qui commence loin des podiums, dans une boutique de Rabat. Tout part de là, en réalité : de l'atelier d'un grandpère tailleur, au Maroc, où les deux sœurs passent leur enfance. Evelyne en garde une mémoire précise, presque sensorielle : les couleurs vives qui tranchent sur la terre ocre des villages, les caftans blancs, simples et élégants, et surtout ces piles de chemises impeccablement travaillées dans la boutique familiale. « C'est là qu'est né mon amour du vêtement », confie-t-elle. Judith, elle, dit avoir tout appris au contact de sa grand-mère marocaine. Deux femmes, une même matrice esthétique, et une intuition partagée qu'elles n'ont jamais reniée : habiller les femmes autrement. Rien pourtant ne prédestinait Evelyne à la mode. Étudiante en droit, elle passe ses week-ends dans des boutiques vintage, où elle se constitue une clientèle fidèle, séduite par son œil et ses sélections. Sa rencontre avec Didier Chetrite fait basculer sa vie : ensemble, ils fondent Sandro en 1984. Les débuts se jouent dans un petit studio du Marais. « Quand j'ai créé la marque avec mon mari, nous avons commencé dans un petit atelier au cœur du Marais », se souvient la créatrice. Les premières pièces, vendues à des boutiques multimarques, trouvent immédiatement leur public. Il faudra pourtant attendre 2004 pour que Sandro ouvre sa première boutique en propre, rue Vieille du Temple, dans ce même Marais où tout avait commencé. La signature Sandro tient en une silhouette : une femme « sûre d'elle et indépendante, élégante sans effort, parfois androgyne avec une sensibilité féminine », comme la décrit Evelyne. Un vestiaire où le masculin-féminin devient une écriture, où le beau et le confortable cessent de s'opposer. « Je
« Quand j'ai créé la marque avec mon mari, nous avons commencé dans un petit atelier au cœur du Marais » veux que les femmes se sentent belles et à l'aise en même temps », résume-t-elle. À la fin des années 2000, son fils Ilan Chetrite rejoint l'aventure et prend la direction artistique de la ligne homme, prolongeant l'affaire de famille sur une seconde génération. Judith, cadette, choisit d'écrire sa propre histoire. En 1998, elle fonde Maje avec une idée nette : offrir aux femmes « un vestiaire qui leur permet de se sentir féminines partout et tout le temps ». Autodidacte, elle transforme son instinct en une vision qu'elle qualifie de féminité solaire. Et le nom de la marque cache la plus belle des anecdotes familiales : M.A.J.E., ce sont les initiales des siens, M pour Moyal, son nom de jeune fille, A pour Alain, son frère, J pour Judith, E pour Evelyne, sa sœur. Une marque comme un arbre généalogique. La première boutique Maje ouvre à Paris en 2002. Les deux sœurs avancent en parallèle, jamais tout à fait rivales, jamais tout à fait ensemble, chacune sa maison, chacune son style, mais une complicité qui finit par se traduire en stratégie. En 2009, elles rachètent Claudie Pierlot, à la disparition de sa fondatrice. L'année suivante naît le groupe SMCP, réunissant Sandro, Maje et Claudie Pierlot, dont LVMH et le groupe Louis-Dreyfus prennent 51 % du capital. La mécanique s'emballe : premières boutiques américaines et e-commerce dès 2011, cap sur l'Asie en 2012, millième point de vente en 2015, introduction en Bourse sur Euronext 30
Paris en 2017, cap du milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2018, puis l'acquisition de Fursac en 2019 pour compléter le volet masculin. L'esprit, lui, n'a pas changé. « Sandro est né d'une belle histoire de famille, et cet esprit a toujours été le cœur de nos marques », dit Evelyne. Judith, faite Chevalier de la Légion d'honneur en 2017, incarne la même fidélité à une intuition de départ. Deux petites filles de Rabat qui regardaient un grandpère plier des chemises ont fini par habiller des femmes dans plus de quarante pays. La preuve, s'il en fallait une, que les plus grandes maisons ne naissent pas d'un plan marketing, mais d'un souvenir d'enfance qu'on a le courage de prendre au sérieux.
Ci-dessus : 2018, Maje inaugure son flagship Londonien sur Regent Street 2022, Ouverture du flagship Sandro sur les Champs-Elysées
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They are sisters, they grew up in Morocco, and in Paris they built two of the most coveted fashion labels of their generation. Evelyne Chetrite launched Sandro in 1984; Judith Milgrom created Maje in 1998. From these two houses came the SMCP group in 2010, floated on the Paris stock exchange in 2017 and, the following year, a readyto-wear player with revenue past the one-billioneuro mark. A success that began far from the runways, in a boutique in Rabat. Everything starts there, in fact: in the workshop of a grandfather who was a tailor, in Morocco, where the two sisters spent their childhood. Evelyne keeps a precise, almost sensory memory of it: the vivid colours set against the ochre earth of the villages, the white caftans, plain and elegant, and above all those stacks of impeccably made shirts in the family shop. "That is where my love of clothing was born," she says. Judith, for her part, says she learned everything from her Moroccan grandmother. Two women, one shared aesthetic matrix, and an instinct they never disowned: to dress women differently. Yet nothing marked Evelyne out for fashion. A law student, she spent her weekends in vintage shops, building a loyal clientele won over by her eye and her selections. Meeting Didier Chetrite changed her life: together, they founded Sandro in 1984. The early days played out in a small studio in Le Marais. "When I first created the brand with my husband, we started in a small studio in the heart of Le Marais," the designer recalls. The first pieces, sold to multi-brand boutiques, found their public straight away. It would take until 2004, however, for Sandro to open its own first boutique, on Rue Vieille du Temple, in that same Marais where it had all begun. The Sandro signature comes down to a silhouette: a woman who is, as Evelyne describes her, "confident and independent, effortlessly elegant and sometimes androgynous with feminine style sensibilities." A wardrobe where masculinefeminine becomes a language, where beautiful and comfortable stop being opposites. "I want women to feel beautiful and comfortable at the same time," she sums up. In the late 2000s, her son Ilan Chetrite joined the adventure and took over the artistic direction of the menswear line, extending the family affair into a second generation. Judith, the younger sister, chose to write her own story. In 1998 she founded Maje with a clear aim: to offer women "a wardrobe that allows them to feel feminine everywhere and all the time." Selftaught, she turned her instinct into a vision she calls solar femininity. And the brand's name hides the finest of family anecdotes: M.A.J.E. spells out the initials of her own people — M for Moyal, her maiden name, A for Alain, her brother, J for Judith, E for Evelyne, her sister. A brand shaped like a family tree. The first Maje boutique opened in Paris in 2002. The two sisters moved forward in parallel, never quite rivals, never quite together — each with her own house, her own style, but a closeness that
eventually translated into strategy. In 2009 they acquired Claudie Pierlot, following the death of its founder. The next year the SMCP group was born, bringing together Sandro, Maje and Claudie Pierlot, with LVMH and the Louis-Dreyfus group taking 51 percent of the capital. The machine picked up speed: first American stores and e-commerce as early as 2011, a push into Asia in 2012, the thousandth point of sale in 2015, the stock-market listing on Euronext Paris in 2017, the one-billion-euro revenue mark in 2018, then the acquisition of Fursac in 2019 to round out the menswear side. The spirit, though, has not changed. "Sandro was created within a beautiful family history, and that spirit has always been the core of our brands," says Evelyne. Judith, made a Knight of the Legion of Honour in 2017, embodies the same loyalty to an original instinct. Two little girls from Rabat who once watched a grandfather fold shirts ended up dressing women in more than forty countries. Proof, if it were needed, that the greatest fashion houses are not born of a marketing plan, but of a childhood memory one has the courage to take seriously.
« When I first created the brand with my husband, we started in a small studio in the heart of Le Marais »
Ci-dessus et ci-contre : Le groupe a acquis Claudie Pierlot en 2009 et Fursac en 2019
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SPÉCIAL MODE HAUTE COUTURE
LA COUR
DES GRANDS
Du 6 au 9 juillet 2026, la haute couture a défilé à Paris. Cinq des maisons les plus attendues, Chanel, Dior, Balenciaga, Schiaparelli et Jean Paul Gaultier, y ont présenté leurs collections, souvent sous la houlette de directeurs artistiques fraîchement arrivés. D'autres grands noms, de Louis Vuitton à Saint Laurent, écrivaient leur saison ailleurs. Tour d'horizon en dix maisons.
Schiaparelli
Daniel Roseberry a ouvert la semaine dès le 6 juillet avec « The Call of the Void », l'appel du vide. Exit soies et lainages : place au latex, au silicone et à la peinture cuite en feuilles. Un bustier moulé en silicone bleu laiteux, une veste à tentacules gonflables jaillissant des épaules, des fleurs et coquillages conservés. « La saison dernière a été une remise à zéro », confiait le créateur. Une couture-laboratoire, surréaliste et technique à la fois.
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Balenciaga
Pierpaolo Piccioli signait son tout premier défilé couture pour Balenciaga, seize ans après avoir régné sur Valentino. Il a quitté les salons de l'avenue George V pour la cour de la Cité Internationale Universitaire, en plein air, et relu les volumes modernistes de Cristóbal (formes sac, ballon, cape) en y injectant sa couleur : fuchsia, orange néon, vert menthe. Gigi Hadid a ouvert le bal dans un cocon de plumes d'autruche. En finale, ovation debout et tout l'atelier réuni sur le grand escalier.
Chanel
Pour sa deuxième collection couture, Matthieu Blazy a transformé le Grand Palais en jardin enchanté et raconté la vie de Gabrielle Chanel comme un conte de fées, « Gaby and the Beanstalk ». Le spectaculaire se nichait dans l'infime : talons sculptés en gousses de pois, en papillons ou en œufs dorés, minaudières en émail figurant des haricots colorés et des ours endormis. « La couture Chanel, ce n'est pas le grand "waouh", c'est le détail », résumait le directeur artistique. Beaucoup y ont vu le défilé le plus enchanteur de la semaine.
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Jean-Paul Gaultier
Chez Jean Paul Gaultier, le Néerlandais Duran Lantink faisait ses débuts en couture avec « Tech Couture ». Son pari : marier l'atelier parisien et l'impression 3D. Corsets, crinolinescages et paniers baleinés hybridés de plastique imprimé, veste trucker en denim upcyclé à taille de guêpe, tops en silicone anatomique. « Je vois cette collection comme un laboratoire d'expérimentation », expliquait-il. Clivante mais saluée, la collection prolonge l'esprit provocateur de la maison sans céder à la nostalgie.
Dior
Jonathan Anderson a ouvert la semaine avec sa deuxième couture pour Dior, dans les jardins du musée Rodin changés en forêt de fougères. Son inspiration : la sculptrice américaine Lynda Benglis et ses formes versées et nouées. D'où des paniers en lamé plissé à la main, une robe drapée en nœud monumental, une veste Bar brodée d'eucalyptus. Le plissé comme « un geste », disait-il. Une couture cérébrale et sculpturale, saluée pour la façon dont Anderson impose déjà son langage sans renier la maison.
Alaïa
Chez Alaïa, la page se tourne. Pieter Mulier a fait ses adieux en mars 2026 avec une collection épurée, hommage à cinq années passées à sculpter le corps, avant de rejoindre Versace. Silhouettes près du corps, robes fourreau en jersey, capuche signature réinterprétée en écharpes enroulées : un vestiaire réduit à l'essentiel. « This collection is about clothes to wear », confiait le créateur. La maison n'a pas défilé en couture cet été et cherchait encore son successeur.
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Givenchy
Givenchy n'a pas de ligne haute couture active et n'était pas au calendrier de juillet. C'est en prêtà-porter que Sarah Burton, arrivée fin 2023, redéfinit la maison : sa collection automnehiver 2026, présentée en mars aux Invalides, puisait chez les maîtres anciens, de Velázquez à l'âge d'or hollandais. Une élégance rigoureuse et picturale qui installe, saison après saison, sa vision d'un Givenchy à la fois architectural et romantique.
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Saint-Laurent
Fidèle à sa ligne, Saint Laurent n'a pas participé à la semaine de la haute couture : la maison a renoncé de longue date à l'appellation et ne figure pas au calendrier de la Fédération. Anthony Vaccarello continue de s'exprimer en prêt-à-porter et en défilés homme, avec cette silhouette nette, sombre et sensuelle devenue sa marque de fabrique. Une absence assumée, qui rappelle que toutes les grandes maisons ne jouent pas la partition couture.
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Louis Vuitton
Louis Vuitton ne présente pas de haute couture et n'était donc pas au calendrier de juillet. La maison a plutôt dévoilé sa capsule « High Summer 2026 », un vestiaire resort mis en boutique le 10 juillet, autour d'objets de voyage réinventés comme le « Louis Boat Trunk » et le sac « Low Key Hobo » en toile rayée transat. L'esprit malletier avant tout, loin des salons couture mais fidèle à l'art de vivre nomade qui fait la signature de la maison.
Balmain
Balmain vit elle aussi une transition. Après quatorze ans, Olivier Rousteing a quitté la maison, remplacé en novembre 2025 par Antonin Tron, fondateur d'Atlein. Sa première collection, un prêt-à-porter automne-hiver présenté en mars 2026, misait sur une « opulence minimale » : épaules arrondies et structurées, lignes resserrées. Pas de haute couture au programme de juillet, mais un nouveau chapitre stylistique qui rompt avec l'exubérance glamour de l'ère précédente.
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Ladies DOSSIER
Il y a les vêtements, et il y a ce détail qui rend une femme inoubliable. Un collier bien choisi éclaire le visage, dessine un décolleté, dit l'essentiel sans un mot. Notre sélection joaillière de la saison, celle qui accompagne tous les moments de la journée.
À gauche sur Bella Hadid : Chopard, Collier Happy Diamonds Icons, 9 680 € Chopard, Montre Happy Sport The First, 6 790 € Chez Windeshausen Joailliers
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SPÉCIAL MODE JOAILLERIE
Cou de
cœur
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1. Persan et Bellefond, Collier pendentif Token Fuschsia de Magellan Terre Orange, 5 diamants, 2 400 €
1.
2. Nanis, Collier Libera, 14 560 € 3. Cesare Pompanon, Pendentif Fiore Di Mamma XL en or rose, malachite et diamant, 6 350 € 4. Al Coro, Collier Serenata, 13 900 € 5. Dinh Van, Collier Maillon grand modèle, 12 900 € 6. Fope, Collier Slider pavé diamants, 15 780 €
3.
Chez Windeshausen Joailliers
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Ladies DOSSIER
7.
8.
9.
7. Messika, Collier So Move pavé, 7 250 € 8. Giorgio Visconti, Collier or blanc diamants et saphir, 6 400 € 9. Fred, Collier Pretty Woman, 6 460 € Chez Windeshausen Joailliers
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- L ADIES -
At last, a club that welcomes more than just men* *Enfin un club qui n’est pas réservé qu’aux hommes
Become a member, book your visit : emilie@premiumprivateclub.lu T. +352 661 116 677 premiumprivateclub.lu
Ladies DOSSIER
Pour elle : Norqain Wild One Skeleton, édition limitée Mint, 39 mm, Norteq, 5 490 € Chez Windeshausen
Pour lui : Norqain Wild One Skeleton Coral, 42 mm, Norteq, 5 590 € Chez Windeshausen
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L'heure de
table
L'horlogerie s'invite à table le temps d'un service au restaurant SixSeven, nouveautés et pièces d'occasion des grandes Maisons se glissent entre les couverts et les desserts, mises en scènes comme autant de mets d'exception. Photos Joel M. Mensah
Desserts Margaux Escafignoux, restaurant Sixseven
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Ladies DOSSIER
Ci-dessus à gauche Pour lui : Zenith Chronomaster Original Lapis Lazuli, acier, 38 mm, 24 200€ Chez Windeshausen À droite Pour elle : Zenith Chronomaster Sport, titane, 41 mm, 12 200 € Chez Windeshausen
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Pour elle : Hublot Joyful Steel Sky Blu, 33 mm, acier, 15 200 € Chez Windeshausen
Pour lui : Hublot Big Bang Integrated Beige Ceramic, 42 mm, céramique, 26 200 € Chez Windeshausen
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Ladies DOSSIER
Pour elle : IWC IWC Portofino Automatic Jour & Nuit 34, 34 mm, acier, 11 700 € Chez Windeshausen
Pour lui : IWC Portugieser Calendrier Perpétuel 44, 44 mm, Armor Gold (or rouge), 54 800 € Chez Windeshausen
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Ci-dessus en haut Pour lui : Patek Philippe Aquanaut, Preowned 2010, 40 mm, acier, 73 000 € Chez Windeshausen Pre-Owned À droite Pour elle : Omega Speedmaster, Preowned, 39 mm, acier, 18 900 € Chez Windeshausen Pre-Owned
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