Appel à projets pédagogiques Les P’tits Fundis du lagon Année scolaire 2021-2022 L’appel à projets est en ligne sur le site du Parc naturel marin de Mayotte : www.parc-marin-mayotte.fr Les enseignants sont invités à lire les modalités et à télécharger le formulaire de candidature. Les dossiers devront être retournés avant le 24 mai 2021.
Contact : 0639 20 93 08 / educ.pnm@ofb.gouv.fr
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Inscription sur le site Internet de l’IFCASS Titre professionnel de Développeur Web et Web Mobile : jusqu’au 31 mai 2021 Le Développeur Web et Web Mobile développe ou fait évoluer des www.ifcass.fr applications orientées web ou web mobile en respectant les normes et Renseignement : standards reconnus par la profession. Il conçoit la partie visuelle de l’apAuprès de l’IFCASS au 02.35.82.67.18 plication exécutée sur le navigateur côté client et conçoitTOUTE et code la partie L’ACTUALITÉ DE MAYOTTE QUOTIDIEN et sur son siteAU Internet www.ifcass.fr back-end. Bac exigé à l’entrée à l’IFCASS. Auprès de LADOM au 02.69.61.51.28 et sur son site Internet www.ladom.fr Titre d’Agent de Sureté et de Sécurité Privée : L’agent de sécurité surveille une zone définie ou en contrôle l’accès. Il www.facebook.fr/ifcass Diffusé du lundi au vendredi, Flash Infos a été créé en 1999 et d’entrée s’est depuis hissé peuvent au rang 1er quotidien l’île. accueil seterritoriale prépare Conditions : Ces formations êtrede accompagnées dans lede cadre de la Quel continuité sous réserve inscrit au Pôle Emploi / d’avoirpas audemoins 18 ans / Le Lagond’être au la dsP changement tidien
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de L'unesCo ? bénéficié d’une autre aide à la mobilité dans l’année d’avoir un foyer fiscal à Mayotte dont le quotient familial est inférieur à un montant actualisé chaque année / de ne pas avoir parleprès 20.000 personnes /Lu réussir test dede positionnement et l’entretien. chaque semaine
(enquête Ipsos juillet 2009), ce quotidien vous permet de suivre l’actualité mahoraise (politique, société, culture, sport, économie, etc.) et vous offre également un aperçu de l’actualité de l’Océan Indien et des Outremers.
© Jonny CHADULI
Grève à Panima
TéléThon 2016
Des propositions mais toujours pas D'issue
DemanDez le programme
première parution : juillet 1999 - siret 02406197000018 - édition somapresse - n° Cppap : 0921 y 93207 - dir. publication : Laurent Canavate - red. chef : Gauthier dupraz - http://flash-infos.somapresse.com
4100% numérique
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Économie
SÉcuritÉ
Les appeLs à projets de L'europe
Couvre-feu pour Les mineurs
Première parution : juillet 1999 - Siret 02406197000018 - APE 5813Z - Édité par la Somapresse - Directeur de publication : Laurent Canavate - http://flash-infos.somapresse.com
OUI, je m’abonne
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Musique
Faits divers
Edmond BéBé nous a quitté
ViolEncE En cascadE
Première parution : juillet 1999 - Siret 02406197000018 - APE 5813Z - Édité par la Somapresse - Directeur de publication : Laurent Canavate - http://flash-infos.somapresse.com
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MCG VS SMart
ViCe-reCtorat
UltimatUm oU véritable main tendUe ?
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Première parution : juillet 1999 - Siret 02406197000018 - APE 5813Z - Édité par la Somapresse - Directeur de publication : Laurent Canavate - http://flash-infos.somapresse.com
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LE MOT DE LA RÉDACTION AU PLUS PRÈS DE DIEU, AU PLUS LOIN DE SES PROCHES Après des jours, des nuits de doutes et d'incertitude, la lune a finalement fait son apparition mardi dans le ciel mahorais. Le Ramadan commencera donc ici avec un jour de plus qu'en métropole. Alors, depuis mercredi dernier, ils sont des milliers de musulmans à observer le jeûne, comme chaque année. Pourtant, cette année ne ressemble à aucune autre. En 2020, au cœur du confinement, les pratiquants étaient privés de mosquées en ce mois sacré. Un an plus tard, les lieux de culte ont pu rouvrir sous certaines conditions, et les cadis l'ont promis : ils veilleront au grain pour s'assurer que chacun de ces sanctuaires respectent scrupuleusement les gestes barrières, sous peine de fermeture. Voilà pour la théorie. Mais dans la pratique, lorsque le muezzin fait retentir, le soir venu, l'heure de rompre le jeûne, familles, amis et voisins se retrouvent coûte que coûte autour du foutari. Car le Ramadan n'est pas qu'un mois de privation, il est aussi un moment de convivialité, de partage et d'échange, où chacun veille sur les siens. Mais désormais, protéger ses proches implique de garder ses distances. Veiller, protéger, l'un des fondements de l'islam et la raison d'être des gestes barrières. D'où la nécessité de concilier les deux. Malgré les habitudes culturelles. Bonne lecture, et surtout, heureux Ramadan à toutes et à tous. S.P
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TCHAKS LE CHIFFRE 486 millions
C’est le montant du budget annuel du conseil départemental voté lundi dernier. Une enveloppe légèrement moins lourde que celle de l’année passée. Dans le détail, 318,7 millions seront attribués au fonctionnement (contre 321,6 millions pour 2020), et les 167,6 restants à l’investissement. 17,9 millions seront consacrés au transport maritime, contre 11 un an plus tôt. La maison départementale des personnes handicapées percevra, elle, 1,2 million. Le service de l’aménagement du territoire est le grand gagnant de ce budget annuel puisqu’il concentre à lui seul plus de 94 millions d’euros. L’ambition du Département est d’investir, entre autres, sur les routes, les infrastructures, ou encore l’électrification rurale. 56 millions seront affectés au service de santé et de protection de l’enfance. En revanche, le service du social devrait recevoir en théorie 3.8 millions d’euros… La culture, le patrimoine et l’environnement recevront encore moins.
IL FAIT L’ACTU
L'ACTION
Coup d’envoi pour un nouvel appel à projets “Ambassadeurs du lagon dans les villages” Comme chaque année, le Parc marin de Mayotte finance et accompagne des projets qui s’inscrivent dans une démarche de médiation environnementale visant à développer l’appropriation des enjeux de développement durable par la population dans son environnement littoral et marin, en lien avec l’un au moins de ces quatre thèmes : patrimoine naturel, patrimoine culturel, usage durable et pollution. Les associations et les collectivités (communes et groupements de communes) sont ainsi invitées à proposer leurs projets de médiation environnementale afin d’essaimer des « ambassadeurs du lagon dans les villages ». Les projets doivent être soumis au parc avant le 24 mai. Les dossiers de candidature sont dores et déjà disponibles sur le site du parc marin de Mayotte (rubrique “Actualités").
LA PHRASE
“On restera là jusqu’à ce qu’on voie nos noms sur le panneau” Alors qu’ils ont formé un recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) depuis de longs mois, des demandeurs d’asile originaires de plusieurs pays arabes ou africains sont toujours dans l’attente d’une convocation, que certains espèrent depuis plusieurs années. Un délai qui les laisse dans une grande précarité, en les privant notamment de la possibilité de travailler. Ainsi, mardi dernier, plusieurs hommes, majoritairement originaires du Yémen, de Syrie ou du Soudan, ont manifesté devant le tribunal administratif. Déboutés de leur demande par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) en première instance, ces potentiels réfugiés peuvent en effet former un recours devant la CNDA dans le mois suivant la notification de la décision. Le problème ? C’est que cette procédure rallonge d’autant le moment où ils pourront enfin obtenir un statut et donc l’autorisation de travailler. “On restera là jusqu’à ce qu’on voie nos noms sur le panneau”, ont ainsi scandé les manifestants.
Moins d’une semaine après la mort de Miki, un deuxième lycéen assassiné Deux lycéens assassinés en moins d’une semaine. Vendredi dernier, l’île pleurait Miki, 17 ans, tué à coups de ciseaux devant le lycée de Mtsangadoua (Acoua), alors qu’il rejoignait son bus pour rentrer chez lui après la sortie des cours. Jeudi, une scène similaire s’est jouée au cœur de Cavani, où Ambdoullah, lui aussi âgé de 17 ans, a été tué à coup de couteau. Malgré l’arrivée rapide des secours, le jeune garçon, en arrêt respiratoire et présentant des lésions cervicale et dorsale, n’a pas pu être réanimé. Le principal auteur présumé a été interpellé par la BAC quelques heures après les faits. Dimanche, huit jeunes ont été présentés au tribunal dans le cadre d'une procédure de comparution immédiate. Six d'entre eux dorment désormais en prison. Lundi matin, les lycéens ont organisé un rassemblement contre l'insécurité aux abords du lycée Bamana. Une autre mobilisation est prévue mercredi, dès 9h, devant chaque établissement scolaire.
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LU DANS LA PRESSE
Chaque semaine, découvrez le regard porté sur l’actualité locale à travers la presse nationale ou régionale
LA CRISE COVID-19 UTILISÉE POUR RÉTABLIR LE MONOPOLE D’AIR FRANCE À LA RÉUNION ET L’ÉTENDRE À MAYOTTE ? Le 12 avril, par Manuel Marchal par Témoignages (La Réunion) Le gouvernement veut-il utiliser la crise COVID-19 pour éliminer tous les concurrents d’Air France dans la desserte de la Caraïbe et de l’océan Indien depuis Paris ? La volonté de la compagnie nationale française de concurrencer Air Austral et Corsair à Mayotte suscite de vives réactions d’Air Austral, Air Caraïbes, Corsair et French Bee car la guerre des prix est déjà lancée avec une baisse de 34 % pour Paris-La Réunion avec Air France. « La question se pose donc de savoir si la très forte proportion de fonds publics accordés au Groupe Air France n’entraîne pas une distorsion de concurrence dont les premières victimes seront les autres compagnies françaises desservant les mêmes destinations. » La crise COVID-19 a un impact général dans le secteur du transport aérien. C’est particulièrement vrai dans notre région où elle contribue à accélérer les changements. Ethiad a décidé de se retirer de sa filiale Air Seychelles. En conséquence, la compagnie nationale seychelloise n’assurera plus de vols intercontinentaux, laissant aux compagnies extérieures la responsabilité du désenclavement du pays. A Maurice, Air Mauritius a été touché de plein fouet par la crise à un point tel que la liquidation a été une option envisagée. De nombreux emplois ont été supprimés. A Madagascar, le gouvernement malgache a mis fin au partenariat stratégique avec Air Austral. Par conséquent, Air Austral et sa filiale Ewa ne disposeront plus du monopole de la liaison entre Madagascar et La Réunion et entre Madagascar et Mayotte. Le monopole entre La Réunion et Mayotte détenu là aussi par Air Austral est attaqué par le retour de Corsair sur cette ligne. Corsair qui a changé d’actionnariat pendant la crise, et donc a pris un autre cap. 11 milliards d’aides pour Air France Pendant ce temps, Air France peut bénéficier d’un plan d’aide publique sans équivalent pour les compagnies sous pavillon français : 7 milliards d’euros d’aides de l’État auxquels vont s’ajouter 4 milliards d’euros de l’Union européenne. Ceci permet à la compagnie nationale française d’être offensive dans ce contexte de crise. C’est ce qu’illustre un article de « Les Nouvelles de Mayotte » daté de ce jour. Il confirme l’arrivée d’Air France sur la desserte de Mayotte depuis Paris, et la forte inquiétude des autres compagnies desservant La Réunion et Mayotte. Dans un courrier commun daté du 29 mars reproduit par notre confrère et adressé à l’Agence des participations, les dirigeants d’Air Austral, Air Caraïbes, Corsair et French Bee alertent : « En pleine crise du coronavirus, avec son impact majeur sur le transport aérien, nous souhaitons attirer votre attention sur la situation critique à laquelle nos compagnies aériennes se trouvent de surcroit exposées
en conséquence de la stratégie de croissance massive à tout prix de la compagnie Air France. Les prévisions de reprise d’activité, sans doute encore optimistes, établies par tous les opérateurs aériens pour l’année 2021, sont conditionnées à l’atténuation progressive des effets de la crise sanitaire et la levée des contraintes sur les déplacements. La reprise du trafic aérien, lorsqu’elle aura lieu, sera très certainement progressive et étalée sur plusieurs mois. La troisième phase de confinement que nous subissons actuellement va détériorer une fois encore ces tendances. Dans ce contexte, le comportement du groupe Air France, opérateur majeur sur les dessertes de l’outremer et de l Algérie, est plus qu’inquiétant. Il se traduit par la mise en place d’une offre prévisionnelle pour la saison « été » totalement surdimensionnée et des actions tarifaires très agressives. La surcapacité ne peut pas se traduire par des résultats économiques satisfaisants pour l’ensemble des opérateurs. L’agressivité tarifaire est directement préjudiciable à la rentabilité de nos compagnies comme à celle d’Air France ». « Distorsion de concurrence « La question se pose donc de savoir si la très forte proportion de fonds publics accordés au Groupe Air France n’entraîne pas une distorsion de concurrence dont les premières victimes seront les autres compagnies françaises desservant les mêmes destinations. (…) Air France est très souvent à l’origine de promotions tarifaires alors que depuis le début de la crise, on constate qu’il n’y a pas d’induction de trafic à la suite des baisses de prix, car les clients sont contraints par les mesures sanitaires. Le 9 décembre 2020, AF réduit encore ses tarifs sur Saint-Denis. Le tarif sur La Réunion en deux jours est donc passé de 617 euros à 409 euros soit une baisse de 34 % » Monopole et prix prohibitifs L’arrivée d’Air France sur l’axe Paris-Mayotte va donc probablement s’accompagner d’une guerre des prix, ce qui affaiblira Air Austral et Corsair qui n’ont pas droit à autant d’aides publiques. Autrement dit, Air France a les moyens de faire plier la concurrence. Cet affaiblissement ouvre la voie à une position dominante d’Air France sur le désenclavement de La Réunion et Mayotte. Sous couvert de crise COVID-19, le gouvernement français n’est-il pas en train de créer les conditions du retour du monopole d’Air France, compagnie dont il est actionnaire ? Et dans une telle situation, ce sera Air France qui fixera les prix, et les Réunionnais se rappellent de ce que cela peut signifier. C’est donc le risque d’un retour 40 ans en arrière, avant que des initiatives réunionnaises remettent en cause le monopole d’Air France et ses tarifs prohibitifs.
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DOSSIER
PARTIE 1/2
UN RAMADAN PAS COMME LES AUTRES 6•
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Chaque année, le rituel est le même. À l'approche du Ramadan, tout Mayotte tourne les yeux vers le ciel, scrutant l'apparition de la lune qui marque le début du mois saint, l'une des périodes les plus importantes de l'année pour la population mahoraise, à plus de 90% musulmane. Mais à l'heure du Covid, ce Ramadan ne ressemble à aucun autre. Si en 2020, celui-ci se jouait en plein confinement, les mosquées ont cette fois pu rouvrir à temps. À condition d'y respecter les sacrosaints gestes barrières. Et les rassemblements occasionnés lors des foutaris, mourengués et tournois Ramadan en sont eux aussi quelques peu bouleversés, afin de se protéger soi et ses proches. Un message que porte également l'islam.
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DOSSIER
L.S.
REPORTAGE
LA NUIT DU DOUTE : UNE SOIRÉE D’ATTENTE POUR LES MUSULMANS DE MAYOTTE LES DEUX NUITS PRÉCÉDANT LE RAMADAN À MAYOTTE SONT TOUJOURS PARTICULIÈRES. LE DÉBUT DU MOIS DE JEÛNE ÉTANT INDIQUÉ PAR LA LUNE, LA DATE PEUT VARIER À UN OU DEUX JOURS PRÈS. LA NUIT OÙ L’ON CHERCHE LE FIN CROISSANT DE LUNE PORTE LE NOM DE NUIT DU DOUTE, OU LAYLAT UL-CHAQ.
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“Bon alors, c’est demain ou pas ?”, lance Nassir à son groupe d’amis. “On sait pas encore, on va regarder ce soir”, répond Andjib du tac au tac. Le mois de jeûne pour les musulmans débute le lendemain du premier croissant de lune. Et si Mayotte est un département français, des milliers de kilomètres séparent la métropole de l’île. Du coup, le cycle de la lune y est forcément un peu différent. Ceci explique cela ! Ici, c’est donc l’annonce du Grand Cadi de Mayotte que tout le monde attend à l’approche du moment fatidique. Voilà pour la théorie. En pratique, une règle se dessine toutefois, qui se vérifie plus ou moins chaque année : dans le département, le jeûne démarre un jour après l’Hexagone. Ce lundi soir, tout le monde se doutait donc un petit peu que le mois sacré ne commencerait pas le lendemain. Mais les regards se tournaient tout de même vers le ciel, au cas où. Chacun profitait de ces derniers instants, en famille ou entre amis, à la maison ou au brochetti. “Je vous avais dit que ce serait mardi”, rétorque fièrement Ayra, avant de croquer dans une brochette. Nassir, lui, préfère la jouer fine. Il dégaine son téléphone aussi sec :“Je vais quand même appeler mon oncle à Anjouan, pour être sûr !” Et Ayra de lever les yeux au ciel, pas pour regarder le croissant, cette fois-ci. “C’est mercredi je vous dis ! Est-ce que vous avez vu la lune monter ?”, martèle-t-elle. La petite équipe alpague des passants dans le quartier, mais n’écope en guise de réponse que quelques moues dubitatives.
“Personne ne sait, ça doit vouloir dire que ce n’est pas demain”, conclut Andjib.
« DÈS QUE JE LA VOIS, JE VOUS APPELLE » Si les trois loustics n’en démordent pas, c’est que ce moment et cette attente avant le mois sacré sont particulièrement importants pour les musulmans. Chacun espère voir la lune en premier, pour bien commencer son mois de jeûne et de réflexion. Car au-delà du fait de ne pas manger ni boire entre le lever et le coucher du soleil, les bonnes actions, la bonté et le partage sont au cœur de ce mois spécial. C’est aussi l’arrivée d’un mois au ralenti à Mayotte, où les commerces et les institutions changent leurs horaires, où le monde vit la nuit. Des habitudes qui seront peut-être adaptées à cause de la situation sanitaire. Resteront sans aucun doute les grands moments de partage. “Demain, à 18h, je regarde le ciel. Dès que je la vois, je vous appelle”, annonce Ayra, sûre d’elle. “Et si elle ne monte pas demain ?”, questionne Andjib.“On commencera quand même, en France, ils débutent mardi”, rétorque Ayra. Avant d’inviter toute la compagnie à la maison. “Samedi, on fait le ftour à la maison tous les cinq !”, lance-t-elle avec un sourire réjoui. Chacun salive déjà, avant de prendre la route de son habitation. Le mois de jeûne débutera finalement mercredi sur l’île aux parfums, après deux nuits à attendre. La tête dans les étoiles. n
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DOSSIER
Salim Mouhoutar, auteur et conférencier
TRIBUNE
LE RAMADAN, UN MOIS DE GRÂCE MAYOTTE EST ENTRÉE DÈS CE MARDI 13 AVRIL 2021, DANS LA LONGUE LIGNE DROITE DU MOIS SACRÉ DU RAMADAN, QUI SERA PONCTUÉE APRÈS 29 OU 30 JOURS PAR CET IMPORTANT RENDEZ-VOUS DE L’IDE AL-FITHR QUI MARQUE LA FIN DU RAMADAN. L’IDE ALFITHR COMME L’IDE AL-ADHA (FÊTE DU SACRIFICE), LE MIRADJ (ASCENSION DU PROPHÈTE) ET LE MAWLID (NAISSANCE DU PROPHÈTE) SONT DE LOIN LES FÊTES LES PLUS CÉLÉBRÉES CHEZ LES MAHORAIS. À LA FIN DE CE MOIS DE RAMADAN, ON FAIT L’AUMÔNE DE RUPTURE DU JEÛNE OU (SADAQUAT-IL FITR). CECI CONCERNE LES PAUVRES COMME LES RICHES. LES PAUVRES REÇOIVENT ET DONNENT EN MÊME TEMPS DANS UN MOUVEMENT DE SOLIDARITÉ GÉNÉRALE. POUR LES CROYANTS MUSULMANS, IL S’AGIT D’UN MOIS BÉNI, CONTENANT LA NUIT DU MÉRITE OU DE LA DESTINÉE, OÙ LE CORAN EST DESCENDU. IL COMPREND DES MOMENTS DE JEÛNE. JEÛNER, POUR MIEUX VIVRE SA FOI Le ramadan est une obligation pour tout croyant musulman. Ce n’est ni une mortification, ni une punition, ni une négation des droits du corps ; mais c’est une façon de rompre la routine de nos besoins et de rééduquer par là-même notre volonté et nos organes. Le jeûne nous fait goûter à la faim et nous rend plus sensible à la misère des pauvres. Il nous enseigne que c’est par la privation que l’être humain retrouve en lui le souffle de la spiritualité qu’il néglige trop souvent. Il nous permet une plus grande considération au culte de Dieu. C’est le mois de la reconquête de soi-même. C’est un exercice de volonté. C’est une école de charité de loyauté et de sacrifice. La venue du mois de ramadan est toujours annonciatrice d’une période de joie intérieure et de bonheur. Il est une pratique universelle et essentiellement musulmane, qui consiste pour les croyants
musulmans à s’abstenir durant un mois – le mois de ramadan, "mwézi wa tsumu" (en mahorais) -, de l’aube au coucher du soleil, de toute nourriture, boisson y comprise, relations sexuelles, ainsi que verbiage inutile et médisances. Donc le croyant doit avoir un comportement respectueux durant toute cette période. Dans la langue mahoraise, on utilise le terme "tsumu" pour parler du jeûne, "ufunga tsumu", c’est jeûner, faire le jeune. Uvundza tsumu, c’est rompre le jeûne après le coucher du soleil. Le verbe "ufunga" veut dire fermer, lier et "uvundza" signifie casser, défaire. Ceci nous amène à nous poser la question de savoir ce que réellement, l’on projette de fermer et de casser. Et l’on répondra sans grand risque de se tromper qu’il s’agit là des pulsions libidinales et de la bouche. Le Ramadan est le quatrième des cinq piliers obligatoires de l’Islam, après la profession de foi (Chahada), la prière (Salat), l’aumône (Zakaat) et avant le pèlerinage à la Mecque. Le mois de Ramadan correspond au
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9ième mois du calendrier lunaire (donc non fixe). Le mois lunaire étant plus court que le mois solaire, chaque année hégirienne perd onze jours sur l’année solaire et recule en quelque sorte. Enfin, il est observé par toute personne (homme et femme) saine d’esprit et de corps dès sa puberté. Cependant, peuvent être dispensé du jeune, le voyageur et le malade. Ces derniers doivent rattraper les jours manqués. Par contre, la personne âgée et celle atteinte d’une maladie chronique (HTA, diabète ) doivent compenser chaque jour de jeûne manqué en offrant de la nourriture d’un pauvre. Elle n’a pas l’obligation de rattraper ce jeûne. Pa contre, pour la femme enceinte et celle qui allaite, elles devront soit compenser en offrant de la nourriture à un pauvre chaque jour manqué, soir rattraper le jeûne. Cependant, la femme qui a ses menstrues ou ses lochies doit rattraper les jours manqués. Et enfin, la personne exerçant des travaux pénibles et dont la vie et la santé sont menacées par le jeûne, doit interrompre son jeûne avec l’intention de rattraper le jour manqué.
JEÛNER, UN TEMPS DE RECUEIL ET DE TEMPÉRANCE L’expression "sukari yi balwa" (le sucre est fermé) de la langue mahoraise moderne en dit long sur le sens que les personnes donnent à la période du ramadan. Dans cette logique, l’espace temporel que constitue le mois de ramadan est censé être traversé sans aucune difficulté par rapport au fait de trouver de l’eau pour rompre le jeûne au coucher du soleil, de la nourriture pour préparer le repas de fin de jeûne ou repas de rupture du jeûne le "futari" et celui de la nuit "tsahu" qui est consommé juste avant le moment de la prière de l’aube. Cependant ces repas communautaires sont conçus dans un esprit d’abondance, voire parfois d’excès en nourriture (souvent grasse) ou en boissons (sucrées) et pauvre en fibres (peu de fruits et légumes frais). Les apports alimentaires augmentent de manière spectaculaire dans un laps de temps court (en moyenne 3 000 calories pour une femme et 5 000 calories pour un homme). L’alternance entre abstinence et excès alimentaires nocturnes peut également perturber fortement la glycémie. Dès lors, pour éviter les déséquilibres alimentaires, il est important de bien organiser ses repas entre le coucher et le lever de soleil. Certains observateurs locaux y voient des sources de grandes dépenses financières, mais aussi de surcharges nutritionnelles favorables au développement de certaines maladies (diabète, obésité, hypercholestérolémie, etc.) ou les aggravant. Toutefois, ces repas sont révélateurs de liens communautaires forts qui perdurent malgré le délitement d’un certain nombre de traditions. Source de solidarité, de contrôle social, ils constituent des expressions identitaires encore fortes.
JEÛNER, EN ALTERNANT ABSTINENCE ET ALIMENTATION ÉQUILIBRÉE Idéalement, il est conseiller de rompre le jeûne avec un grand verre à température ambiante et de conserver les trois repas suivants : futari, après le Tarawih et le tsahou. Il faut surtout s’interdire les grignotages entre les repas, qui favorisent les hyperglycémies et surtout éviter de consommer trop d’aliments en une seule fois pour limiter les pics glycémiques, les reflux gastriques, la digestion longue et la fatigue. Enfin, il faut boire abondamment par petites quantités : eau, thé sans sucre tout au long de la période autorisée. De manière générale, il est recommandé de ne pas pratiquer d’activité physique surtout de forte intensité à jeun. Cela peut présenter des dangers notamment : hypoglycémie, déshydratation, perte de force ou bien encore malaise, risque d’hypoglycémie, sur-épuisement, fatigue, maux de tête, fonte musculaire, déshydratation, risque de blessures tendineuses et musculaires, mauvaise récupération, accumulation de déchets dans l’organisme. Il est plutôt conseillé de le pratiquer à la tombée de la nuit dès lors que vous pouvez vous hydrater au cours de votre pratique.
JEÛNER, N’EXCLUT PAS DE BIEN SE PROTÉGER ET SE SOIGNER Contrairement au ramadan 2020, qui a eu lieu en plein confinement, dans lequel, au nom du principe de la préservation de la vie, toutes les célébrations religieuses en rapport avec le mois de ramadan, notamment les prières du tarawih, de l’ide – el fithr et la zakkat-el fithr ont été celebrés sans rassemblement. Le partage et la convivialité au moment du futuru ont été restreint aux seuls membres du foyer familial. Dans ce ramadan 2021, pour prévenir le Coronavirus qui sévit toujours sur Mayotte, il est très important de continuer de respecter d’une part, les mesures barrières, d’autre part, des procédures spécifiques de prise en charge des corps des défunts atteints et probablement atteints du COVID 19 au moment de leur décès. Et plus important encore, il faut se faire vacciner. Et selon les autortés religiueuses, notamment le grand cadi de Mayotte, se faire vacciner "n'invalide pas le jeûne" du ramadan . Ce vaccin est un médicament. Il n’est pas un produit de consommation comme la viande ou la boisson", il n’est pas non plus concerné par la question halal (licite) contraire /haram (illicite)". n
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DOSSIER
S.P.
TÉMOIGNAGE
GESTES BARRIÈRES ET RAMADAN : UNE VOLONTÉ COMMUNE DE PRENDRE SOIN DES AUTRES C’EST UNE “CHANCE”. CONTRAIREMENT À L’ANNÉE DERNIÈRE, OÙ LE RAMADAN SE DÉROULAIT EN PLEIN CONFINEMENT, LES MOSQUÉES DE L’ÎLE SONT CETTE FOIS AUTORISÉES À ROUVRIR POUR ACCUEILLIR, SOUS CERTAINES CONDITIONS, LES PRATIQUANTS DURANT LE MOIS SAINT. CAR C’EST UN RAMADAN INÉDIT QUE LES CROYANTS DE L’ÎLE S’APPRÊTENT À VIVRE. FIN DES RASSEMBLEMENTS, PRIÈRES, VACCINS, LE CADI DE SADA RAPPELLE POURQUOI LES MESSAGES DE L’ISLAM FONT PARTICULIÈREMENT ÉCHO AU CONTEXTE SANITAIRE ACTUEL.
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Mercredi, 7h30. Dans un établissement scolaire du sud de l’île, les cours ont commencé depuis déjà une demi-heure. Au détour d’un exercice, Romain*, professeur d’histoire-géographie, propose à ses élèves de se désinfecter les mains. Un petit rituel désormais bien rodé. Comme à chaque fois, les adolescents font la moue devant le flacon odorant à la texture visqueuse et collante, avant de tendre leurs mains sous la pompe de gel hydroalcoolique, les paumes tournées vers le ciel. Pourtant ce jour-là, celui qui marque le début du mois saint à Mayotte, deux jeunes filles caquettent, rechignent. « Mais Monsieur, c’est Ramadan, on n’a pas le droit ! » Un brin dubitatif, l’enseignant hausse un sourcil. « C’est à cause de
l’alcool. Vous savez, c’est pareil avec les parfums... » En réalité, pas tout à fait. Dans les faits, les fragrances contenant en grande quantité une substance capable de provoquer l’ivresse sont effectivement proscrites aux yeux du Coran. Une exception subsiste : le recours aux solutions alcooliques est permis en cas de nécessité. Et dans le cadre d’une pandémie mondiale, la désinfection en est une. “Le fondement de l’islam, c’est de préserver la vie, la sienne et celle des autres”, rappelle sans détour le cadi de Sada, Abdallah Mohamed, celui-là même qui l’année dernière, avait prêté son visage et sa voix à une campagne de sensibilisation aux respects des
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JEÛNE ET VACCIN Symboliquement, “le jeûne est aussi une façon de vivre et de comprendre la souffrance de ceux qui n’ont pas de quoi se nourrir tous les jours", rappelle le cadi de Sada. Mais derrière ce mouvement de compassion et de solidarité, la privation de nourriture vise aussi à purifier le corps en lui permettant de mieux se régénérer. Sans le processus de digestion, les organes qui profitent d’une forme de repos, peuvent éliminer plus efficacement les toxines accumulées tout au long de l’année. Se pose alors la question de l’interférence du vaccin, que certains peinent à trancher. Mais là encore, le juge musulman écarte d’un revers de la main tout soupçon d’incompatibilité : “Pendant la journée, nous n’avons pas le droit de donner au corps ce qui peut lui apporter plus de force, donc on peut se faire vacciner sans aucun problème, ça ne rompt pas le jeûne !” Une affirmation qu'avait déjà faite avant lui le Grand cadi.
gestes barrières lors du premier Ramadan en temps de Covid.
TOLÉRANCE ZÉRO POUR LA PRIÈRE ET LE FOUTARI “L’année dernière, les mosquées étaient fermées pendant le Ramadan car Mayotte était encore confinée à ce moment-là”, se souvient-il. “Cette année, nous avons la chance de pouvoir pratiquer notre religion dans nos lieux de culte. Alors il est capital qu’elle ne devienne pas un lieu de transmission du virus.” En ce sens, les pratiquants doivent revoir leurs habitudes au sein des sanctuaires : chacun doit faire les ablutions au préalable à domicile, apporter son propre tapis de prière à la mosquée, y porter le masque et respecter une distance de deux mètres lors de la prière. En sus, chaque mosquée est soumise à accueillir un nombre limité de personnes. “Si nous avons connaissance d’une mosquée qui ne respecte pas ces mesures, nous la ferons fermer immédiatement !”, promet le dignitaire religieux. “Et ce même si cela concerne ma propre mosquée, c’est non négociable !” De quoi éviter les écueils de l’année passée, où malgré l’interdiction d’accueillir les croyants, certains lieux saints ouvraient discrètement leurs
portes quand venait l’heure de la prière. Preuve que l’exemplarité est cette fois la règle à suivre, les cadis de l’île ont récemment fait fermer la mosquée de M’tsangamouji, voyant que les préconisations sanitaires n’y étaient pas respectées. “Nous demandons à tous d’être attentif à cela et de nous signaler tout problème pour que nous puissions agir et permettre à tous les musulmans de prier sereinement jusqu’à la fin du Ramadan”, insiste Abdallah Mohamed. “Regardez à La Mecque, si quelqu’un ne respecte pas les gestes barrières, il est sanctionné tout de suite !”Autre alternative, la prière à domicile, qui, aux yeux de Dieu, a la même valeur que celle effectuée dans les lieux de culte. Mais dans l’intimité des foyers, lorsque résonne la voix du muezzin une fois le soleil couché, sonne aussi la rupture du jeûne. Un moment solennel, qui, traditionnellement, se célèbre en famille, entre amis, entre voisins. Qui célèbre la convivialité et le partage. Loin de l’interdiction, encore en vigueur, de se rassembler au-delà de six personnes. “Avec la deuxième vague qu’à connue Mayotte, nous avons tous compris que les conséquences pouvaient être lourdes pour certains”, insiste
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le dignitaire religieux. “Alors nous ne pouvons plus célébrer le foutari à 50, 100 ou 150 personnes comme nous avions l’habitude de le faire.” Là encore, aucune concession n’est permise : “Nous invitons tous les musulmans à rompre le jeûne uniquement avec les personnes qui vivent sous le même toit, pas plus. Il ne faut inviter personne, pas même sa propre mère si elle vit ailleurs !” Et la règle reste de mise pour la fête de l’Aïd, l’un des jours les plus importants de l’année à Mayotte. L’un des jours, aussi, où les gens se rassemblent le plus. “Un bon musulman doit prendre soin de soi et des autres, c’est la volonté de Dieu.” Et en ce contexte si particulier, le soin de soi et des autres passe inévitablement par le respect des gestes barrières. “Un point c’est tout !”, martèle le cadi. La messe est dite. n
LES RENCONTRES SPORTIVES DEMEURENT MALGRÉ LES INTERDITS Afin d'accompagner la purification du corps, et d’éliminer les éventuels excès occasionnés lors du foutari, des tournois sportifs sont organisés quotidiennement à la nuit tombée pendant tout le mois saint. Des rencontres autour d’un ballon chères à la tradition, interdites au vu du contexte sanitaire. Pourtant, dans certains quartiers du chef-lieu notamment, les équipes, ou les pratiquants de mourengué – les combats de boxe traditionnelle – n’hésitent pas à se rassembler en catimini, coûte que coûte. Et sur la question, le cadi de Sada a là aussi un avis bien tranché : “Si l’on tient à faire du sport, on peut le faire chez soi ou aller courir dans son quartier. Il existe bien des façons d’éviter les rassemblements, alors nous devons le faire. Notre religion et notre culture ne doivent pas servir d’excuse pour propager le virus.”
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DOSSIER
L.S.
REPORTAGE
LE FTOUR À MAYOTTE : UN MOMENT DE PARTAGE EN FAMILLE
IL EST 15H, ON S’AGITE DÉJÀ DANS LA CUISINE. LES BANANES SONT COUPÉES, L’EAU DU THÉ BOUT, LA VIANDE S’IMPRÈGNE DE SON ASSAISONNEMENT. EN RENTRANT DU TRAVAIL, OU DE L’ÉCOLE, ON RACONTE SA JOURNÉE, ON S’INSTALLE POUR METTRE LA MAIN À LA PÂTE. À 17H, ON ALLUME LES BARBECUES ET LES GRILLS. LES PLUS JEUNES PRÉPARENT LA TABLE. PUIS À 18H, LORSQUE LE MUEZZIN APPELLE À LA PRIÈRE, ON S’ASSOIT, ON SE SERT UN THÉ, ON BOIT UN JUS. C’EST L’HEURE DE BRISER LE JEÛNE.
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MAGAZINE D’INFORMATION NUMÉRIQUE HEBDOMADAIRE Edité par la SARL Somapresse au capital de 20 000 euros 7, rue Salamani Cavani M’tsapéré BP 60 - 97600 Mamoudzou Tél. : 0269 61 20 04 contact@mayottehebdo.com Directeur de la publication Laurent Canavate canavate.laurent@mayottehebdo.com Directeur de la rédaction Mohamed El Mounir dit “Soldat” 0639 69 13 38 soldat@mayottehebdo.com Rédactrice en chef Solène Peillard
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Couverture :
Plus proche de Dieu
Journalistes Romain Guille Raïnat Aliloiffa Constance Daire Direction artistique Franco di Sangro Graphistes/Maquettistes Olivier Baron, Franco di Sangro Commerciaux Cédric Denaud, Murielle Turlan Thomas Lévy Comptabilité Catherine Chiggiato compta@mayottehebdo.com Secretariat Annabelle Mohamadi Première parution Vendredi 31 mars 2000 ISSN : 1288 - 1716 RCS : n° 9757/2000 N° de Siret : 024 061 970 000 18 N°CPPAP : 0121 I 92960 Site internet www.mayottehebdo.com
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