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Mayotte hebdo n° 948

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LE MOT DE LA RÉDACTION

UN AN DE COVID, UN MOIS POUR LE CANCER Nous y voilà, l’anniversaire a fini par arriver. Un an tout juste, le 17 mars dernier. Un an de Covid, de confinement, de couvre-feu. Un an, aussi, de nouvelles souvent asphyxiantes, occultant parfois le reste de l’actualité. Pourtant, depuis un an, le monde continue de tourner. Parfois au rythme d’autres maladies, qui elles, ont été découvertes il y a bien plus longtemps. Parmi elles, le cancer. En France, il est la première cause de mortalité chez l’homme, la deuxième chez la femme. La deuxième à Mayotte, aussi. Alors, à l’occasion de Mars Bleu, un mois de sensibilisation contre le cancer colorectal, Mayotte Hebdo s’est penché sur les “ tumeurs malignes ” sur le territoire. Pas seulement colorectales, puisqu’ici, elles ne sont pas les plus répandues. Ici, d’ailleurs, le cancer touche une population plus jeune et sous des formes parfois plus agressives. Pourtant, en matière de dépistage et de prise en charge, équipements, locaux et effectifs médicaux font encore trop souvent défaut. Alors, médecins et associations s’affairent pour que ce mal, largement oublié cette année, ne soit plus une fatalité. Bonne lecture à toutes et à tous. Solène Peillard

TOUTE L’ACTUALITÉ DE MAYOTTE AU QUOTIDIEN

Lu par près de 20.000 personnes chaque semaine (enquête Ipsos juillet 2009), ce quotidien vous permet de suivre l’actualité mahoraise (politique, société, culture, sport, économie, etc.) et vous offre également un aperçu de l’actualité de l’Océan Indien et des Outremers.

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FI n°3839 Lundi 7 mars 2016 St Félicie

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FI n°3822 Jeudi 11 février 2016 Ste Héloïse

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RENSEIGNEMENTS Tél : 0639 67 04 07 | Mail : contact@mayotte-e-velos.yt

FI n°3818 Vendredi 5 février 2016 Ste Agathe

marine le Pen

environnement

Port de Longoni

ConSeil départeMental

Quel accueil se prépare pour la présiDente Du Fn ?

Le Lagon au patrimoine mondiaL de L'unesCo ?

la dsP sur la sEllEttE

pas de changement sUr l’octroi de mer

© Jonny CHADULI

Grève à Panima

TéléThon 2016

Des propositions mais toujours pas D'issue

DemanDez le programme

première parution : juillet 1999 - siret 02406197000018 - édition somapresse - n° Cppap : 0921 y 93207 - dir. publication : Laurent Canavate - red. chef : Gauthier dupraz - http://flash-infos.somapresse.com

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FI n°3997 mercredi 30 novembre 2016 St André

© CR: Gauthier Bouchet

Diffusé du lundi au vendredi, Flash Infos a été créé en 1999 et s’est depuis hissé au rang de 1er quotidien de l’île.

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Économie

SÉcuritÉ

Les appeLs à projets de L'europe

Couvre-feu pour Les mineurs

Première parution : juillet 1999 - Siret 02406197000018 - APE 5813Z - Édité par la Somapresse - Directeur de publication : Laurent Canavate - http://flash-infos.somapresse.com

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Musique

Faits divers

Edmond BéBé nous a quitté

ViolEncE En cascadE

Première parution : juillet 1999 - Siret 02406197000018 - APE 5813Z - Édité par la Somapresse - Directeur de publication : Laurent Canavate - http://flash-infos.somapresse.com

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MCG VS SMart

ViCe-reCtorat

UltimatUm oU véritable main tendUe ?

l’institUtion répond aUx critiqUes

Première parution : juillet 1999 - Siret 02406197000018 - APE 5813Z - Édité par la Somapresse - Directeur de publication : Laurent Canavate - http://flash-infos.somapresse.com

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TCHAKS L'ACTION

Une arrestation musclée à Combani Lundi dernier, un homme a été arrêté dans des circonstances particulièrement rudes alors qu’il tentait d’échapper à un contrôle d’identité effectué par le groupe d’appui opérationnel (GAO), à proximité de l’école maternelle de Combani 1. La scène a marqué le voisinage ainsi que les quelques élèves qui y ont assisté. Selon eux, la personne aurait tenté de se soustraire à un contrôle d'identité avant d'être rattrapé, menotté, blessé et tasé alors qu'il se trouvait à terre.

LA PHRASE

LE CHIFFRE 161 C’est le nombre de séismes enregistrés du 1er au 15 mars, contre “seulement” 42 du 14 au 28 février. A l’origine de cet écart considérable, un changement de méthode de détection et de location des secousses. Plus précise et plus performante, la nouvelle technique, automatique, va notamment permettre d’identifier plus efficacement les plus petits séismes, dont l’activité humaine, en journée notamment, pouvait fausser les mesures jusqu’alors. Techniquement, l’ancien procédé ne permettait de déceler que les ondes P, dites primaires, des séismes, qui se propagent plus rapidement dans les profondeurs. Dorénavant, il est possible de repérer les ondes S, dites secondaires, qui arrivent plus lentement.

“Protéger la vie humaine, c’est aller vers des décisions qui peuvent heurter ” Un an jour pour jour après le début du premier confinement, le préfet de Mayotte, Jean-François Colombet, est revenu en exclusivité pour notre quotidien Flash Infos sur cette crise sanitaire sans précédent qui a paralysé à deux reprises l’ensemble de l’île aux parfums pendant de longues semaines. Il est notamment revenu sur des mesures qu’il juge efficaces, bien que mal reçues par la population, comme la fermeture des vols commerciaux dès le 25 mars. “Quand nous gérons une crise inédite comme celle du Covid-19, il faut savoir peser le pour et le contre entre ce qui est souhaitable et ce qui est possible (...) À Mayotte, nous avons dû faire face à une crise globale : sanitaire, humanitaire, économique et sécuritaire !” Jean-François Colombet explique par ailleurs que la fermeture soudaine des entreprises étaient une “erreur” lors du premier confinement.

IL FAIT L’ACTU Le maire de Kani-Kéli met l’État face à ses responsabilités Mercredi, les habitants du village de M’bouini ont érigé un barrage pour empêcher les forces de l’ordre d’emmener une trentaine de clandestins, arrivés sur la plage dans la journée en kwassa, au centre de rétention administratif par voie terrestre. Pour tenter d’apaiser les tensions, les militaires de la Légion étrangère ont dû intervenir sur place. Dans les heurts, une élue est même légèrement blessée à la jambe. Cet événement a débouché sur un règlement de comptes entre la préfecture et le maire de Kani-Kéli, Rachadi Abdou, qui, selon les forces de l’ordre, n’a pas contraint assez fermement la population à lever le barrage. Puis, suite à un échange téléphonique tendu avec la préfecture, le premier élu de la ville n’a pas manqué d’attaquer l’opération Shikandra : "'L'État a une réelle responsabilité. S’il avait bien fait son boulot, nous n’arriverions pas à cette situation. Quelque chose ne marche pas dans leur dispositif”, a-t-il dénoncé en pointant du doigt l’intensification des décasages et l’absence d’une “vraie politique de relogement”, poussant les administrés à agir eux-mêmes face à l’exode des délogés vers la brousse.

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LU DANS LA PRESSE

Chaque semaine, découvrez le regard porté sur l’actualité locale à travers la presse nationale ou régionale

MADAGASCAR : 19 MORTS, DONT 9 ENFANTS, APRÈS AVOIR MANGÉ UNE TORTUE DE MER Par SudOuest.fr

Ils avaient mangé de la tortue de mer, alors que sa consommation est fortement déconseillée. Chaque année, une cinquantaine de familles sont intoxiquées

morts à leur domicile après avoir consommé de la chair de la même tortue, a précisé le gouverneur de la région. Régulièrement des morts

Au moins 19 personnes, dont neuf enfants, sont mortes à Madagascar d'une intoxication alimentaire après avoir consommé de la viande d'une tortue de mer, un animal protégé, a-t-on appris jeudi 18 mars de sources concordantes.

La consommation de tortues marines et de 24 autres espèces de poissons est fortement déconseillée par les autorités sanitaires de la Grande île pendant la saison chaude. Ces espèces se nourrissent d'algues qui, de novembre à mars, sont toxiques pour ceux qui en mangent la chair.

Trente-quatre personnes ont été hospitalisées à Vatomandry, dans l'Est de l'île, depuis lundi, dont dix sont décédées, a annoncé l'Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et alimentaire, sans préciser si des enfants se trouvaient parmi les morts. Neuf autres enfants sont

Chaque année, sur les zones côtières de Madagascar, une cinquantaine de familles sont intoxiquées et régulièrement des morts sont à déplorer. En janvier 2018, huit personnes étaient ainsi mortes d'intoxication dans le nord du pays, et huit autres le mois précédent.

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DOSSIER

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CANCER(S)

QU’EN FAIRE ?

À Mayotte, il touche des centaines de personnes. Mais impossible de savoir combien exactement. D’une part, parce qu’aucunes statistiques claires ne sont établies localement. De l’autre, parce que le dépistage du cancer est ici sous-développé. Il serait alors tentant de penser que dans le département le plus jeune de France, la maladie ne touche qu’une petite partie de la population. Mais les faits sont là : la maladie ne frappe pas qu’une certaine tranche d’âge, et elle se développe ici parfois sous des formes plus agressives qu’en métropole. Médecins, patients et associations racontent.

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DOSSIER

Solène Peillard

LUTTE CONTRE LE CANCER

UN SOUSDÉVELOPPEMENT TUMORAL IL REPRÉSENTE LA DEUXIÈME CAUSE DE MORTALITÉ À TRAVERS L’ÎLE. POURTANT, DU DÉPISTAGE À LA PRISE EN CHARGE, LE TRAITEMENT DES CANCERS À MAYOTTE PRÉSENTE ENCORE DE NOMBREUSES LACUNES. BONNE NOUVELLE TOUTEFOIS, ASSOCIATIONS ET SERVICES MÉDICAUX SE MOBILISENT DE PLUS EN PLUS POUR POUVOIR PRÉVENIR ET ENDIGUER LA MALADIE. Dans le monde, un homme sur cinq et une femme sur six développeront un cancer au cours de leur vie, estime Santé Publique France. En France d’ailleurs, le cancer est la première cause de mortalité chez l’homme, la deuxième chez la femme. “ On estime que 3,8 millions de personnes vivent en France aujourd'hui avec un diagnostic de cancer ”, considère à son tour la fondation ARC pour la recherche sur le cancer. Il devient alors urgent, urgent de prévenir, de guérir, de sensibiliser, de soigner. D’autant plus dans le 101ème département, le seul du pays à ne pas être doté de son propre centre de coordination de dépistage des cancers, qui permet notamment de dégager des statistiques précises. Et en la matière, il n’est pas le seul à faire défaut sur le territoire. À Mayotte, le cancer représente la deuxième cause de mortalité. Pourtant, aujourd’hui encore, “ on n’a pas accès à toutes les thérapies localement ”, introduit le docteur Anne Wanquet, hématologue de formation,

amenée à travailler en oncologie depuis son arrivée au CHM. À l’heure actuelle, seule la chimiothérapie peut être prodiguée sur place. Mais la chirurgie et la radiothérapie, souvent indiquées en complément, nécessitent, elles, l’évacuation des patients vers La Réunion ou la métropole. Celles-là même où sont envoyés les prélèvements biologiques, entre autres, permettant de déceler la présence de cellules cancéreuses, faute d’équipements adaptés sur place. Les scanners, également, nécessitent l’évacuation des patients vers un autre territoire.

DÉPISTAGE TARDIF, PRISE EN CHARGE TARDIVE Les lacunes ne se limitent pas à la prise en charge. Elles touchent aussi le dépistage. Si “ des projets sont en cours ”, comme le reconnaît le docteur Wanquet, le seul travail des associations, portées en tête par Rédéca, ne saurait suffire pour s’aligner au niveau

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métropolitain. En conséquence, l’âge recommandé du premier frottis – examen gynécologique permettant de dépister le cancer du col de l’utérus, le plus répandu chez les femmes mahoraises – a été avancé localement à 20 ans, contre 25 pour l’Hexagone. Avant 2010, le dépistage du cancer du col était réalisé à la seule initiative des professionnels de santé ou résultait de la démarche individuelle des femmes. “ Moins de 1 000 frottis étaient réalisés chaque année sur le territoire, soit chez moins de 3% des femmes âgées de 15 à 65 ans ”, souligne le rapport épidémiologique produit en 2017 par Santé Publique France. “ Les diagnostics de cancer du col de l’utérus étaient établis à des stades très avancés, traduisant à la fois un retard important au diagnostic et à la prise en charge. ” Et souvent, le stade de la maladie est tel que même en cas d’evasan, l’opération devient veine. “ C’est très frappant dans le cas du cancer du col de l’utérus, une pathologie extrêmement révélatrice des inégalités sociales ”, explique dans les colonnes de Rse Magazine le Docteur Kouchner., gynécologue-obstétricien et cancérologue, ayant travaillé à La Réunion de 2014 à 2017. “ Le plus souvent, ces femmes n’ont jamais eu de frottis de leur vie, ni tellement fait usage de préservatifs, et elles ont très peu recours à la vaccination. ” Alors, différents projets sont en cours pour tenter de rattraper le retard de Mayotte, qui dispose toutefois d’une équipe mobile de soins palliatifs et offre la possibilité d’une hospitalisation à domicile, y compris pour les patients qui n’ont pas de papier. Une aubaine, alors que seul 67,6% de la population insulaire était affiliée à la Sécurité Sociale en 2019. “ À terme, le projet serait de développer ici de la médecine nucléaire, puisque c’est

un élément important dans la prise en charge diagnostique et dans le suivi des patients. Aujourd’hui on doit evasaner les patients qui ont besoin d’un scanner par exemple. Il y a aussi une intention de développer la radiologie interventionnelle, pour tout ce qui est biopsie notamment. La radiothérapie serait un énorme plus pour les patients ! ”, projette le Docteur Wanquet. Un défi de taille sur l’île qui représente le plus grand désert médical de France. En 2018, alors que la France hexagonale recensait 437 médecins pour 100 000 habitants, Mayotte, elle, n’en comptait que 94. Soit trois fois moins. n

LE CANCER EN CHIFFRES 382 000 nouveaux cas de cancer estimés en France en 2018 (204 600 chez l’homme et 177 400 chez la femme) 157 400 décès par cancer estimés survenus en France en 2018 (89 600 hommes et 67 800 femmes) 45 000 décès par cancer liés au tabac 88% de taux de survie à cinq ans pour les cancers du sein En 2018, d’après une étude menée dans 185 pays, “ 23,4 % des cas de cancer se concentrent dans le continent européen, 48,4 % en Asie, 13,2 % en Amérique du Nord, 7,8 % en Amérique latine, 5,8 % en Afrique et 1,4 % en Océanie ”, juge la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer.

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DOSSIER

Propos recueillis par Solène Peillard

ENTRETIEN AVEC ANNE WANQUET, DOCTEUR AU CHM

"LE CANCER EST SOUSDIAGNOSTIQUÉ À MAYOTTE" HÉMATOLOGUE EN MISSION DE TROIS MOIS AU SEIN DU CHM, ANNE WANQUET EST RÉGULIÈREMENT AMENÉE À TRAVAILLER EN ONCOLOGIE, À L’INSTAR D’UNE DIZAINE D’AUTRES MÉDECINS DE L’HÔPITAL. ÉTAT DES LIEUX D’UN MAL ENCORE TROP PEU CONNU DANS LE 101ÈME DÉPARTEMENT. Mayotte Hebdo : Combien de personnes sont touchées par le cancer à Mayotte ? Anne Wanquet : Nous n’avons pas de statistiques très précises sur le cancer à Mayotte, car nous sommes le seul département à ne pas avoir un centre de coordination en cancérologie. Au sein du CHM, nous n’avons pas de file active très détaillée mais elle compte environ 500 à 600 patients tous cancers confondus. Si on se calque sur les statistiques des Comores et de Madagascar, on retrouve sensiblement les mêmes pathologies. M.H : Quels sont les cancers les plus répandues localement ? A.W : Pour les femmes, le premier est le cancer du col de l’utérus, suivi du cancer du sein, sous des formes plus agressives et chez

des patientes plus jeunes que ce que l’on peut observer en métropole par exemple, ce qu’on ne peut pas bien expliquer à l’heure actuelle, mais nous venons de mettre en place une consultation onco-génétique pour essayer d’en déterminer les causes. Puis, vient en troisième position le cancer du poumon, notamment sous l’effet de la cuisine à foyer ouvert, qui est reconnue comme un facteur de risque. Chez les hommes, nous avons en premier le cancer de la prostate, avec des formes, là aussi, plus agressives chez des patients plus jeunes, ce qu’on observe aussi dans tous les pays d’Afrique globalement. Puis il y a le myélome, une pathologie hématologique, et en troisième le cancer du colon, dans une proportion moindre qu’en métropole ,mais qui augmente quand même, d’autant plus que peu de dépistages sont faits.

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M.H : Existe-t-il d’autres différences pathologiques entre Mayotte et le reste du territoire national ? A.W : Ici, ces pathologies touchent des patients plus jeunes qu’en métropole, mais la population est plus jeune à Mayotte... Si on avait une population plus vieillissante, on aurait probablement les mêmes statistiques qu’ailleurs. Ce qui est différent des autres pays ou régions, ce sont les facteurs de risque. On a quand même moins de cancers liés au tabac ou à l’alcool que dans les autres pays. Mais il y a quand même beaucoup à faire du côté de la prévention et de la lutte contre les dépendances. Il faudrait plus de projets de promotion de l’activité physique et d’une alimentation saine par exemple. M.H : Pourquoi, selon vous, Mayotte affiche t-elle un retard de prise en charge des patients atteints de cancer ?

A.W : Le cancer est sous-diagnostiqué à Mayotte, c’est aussi pour ça qu’il y a un retard de prise en charge. Il faudrait qu’il y ait plus de médecins pour augmenter la file active de patients, et plus de locaux. Il faudrait aussi développer le dépistage de masse et développer des structures locales pour que les prélèvements biologiques par exemple n’aient plus à être envoyés en métropole ou à La Réunion, parce que ça rallonge considérablement la réception des résultats. Il y a aussi une explication culturelle : beaucoup de patients se tournent d’abord vers des médecines alternatives, comme celles pratiquées par les fundis. Ce qui peut aussi expliquer le retard de prise en charge. On essaie dans la mesure du possible de prendre en charge tout le monde, on trouve des arrangements pour que tout le monde ait accès aux soins, même si c’est compliqué avec les personnes en situation irrégulière, notamment pour le suivi quand elles sont renvoyées dans leur pays d’origine... n

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DOSSIER

L.S

LUTTE CONTRE LE CANCER

LA SENSIBILISATION COMME PREMIÈRE BATAILLE LE CANCER, ET LA MALADIE EN GÉNÉRAL, SONT DE TRÈS GRANDS TABOUS À MAYOTTE. POURTANT, L’ÎLE N’EST PAS ÉPARGNÉE. EN 2018, 179 PERSONNES SE SONT FAIT SOIGNER AU CHM, DONT 111 FEMMES. L’ASSOCIATION AMALCA, TENTE DEPUIS 2013 DE SENSIBILISER SUR CETTE QUESTION. ET SI CETTE MISSION RESTE DIFFICILE, ELLE COMMENCE À PORTER SES FRUITS. “Il faut sensibiliser en masse, c’est la plus grande partie du combat”, déclare Nadjilat Attoumani, présidente d’Amalca. Voilà pourquoi elle se bat depuis qu’elle a repris la tête de l’association, en 2019 : faire connaître le cancer et ses conséquences, pour que les patients ne se retrouvent pas comme elle, “livrés à eux-mêmes”. Alors que le cancer est une maladie déjà très lourde, entre les différents traitements, la rémission et ses effets secondaires mais aussi la charge psychologique, à Mayotte, les choses se compliquent encore plus. Le service d'oncologie du CHM ne permet pas de faire tous les soins sur place. Une grande partie des malades doit donc rejoindre La Réunion ou la métropole. A la fatigue engendrée par la maladie, s’ajoute celle causée par les voyages, pour ceux ne pouvant pas être accueillis sur place. “J’ai pu aller m’installer deux ans à La Réunion, avec mes enfants, pour suivre mon traitement. Mais c’est un coût, j’ai dû suspendre mon activité ici, quitter ma famille. C’est une réalité que les malades doivent connaître.”

Toutefois, le travail de l’association commence même avant ça. Le tabou sur le cancer est si ancré que même les dépistages restent ponctuels sur l’île. “La plupart des cancers sont détectés trop tard parce que les Mahorais ne se font pas dépister” déplore Nadjilat. En effet, selon l’ARS, “pour beaucoup de cancers, plus le diagnostic est fait tôt, moins les traitements sont lourds et meilleures sont les chances de guérison”. “Le tabou est très fort sur l’île, car les malades ont peur d’être stigmatisés et peur du regard des autres.” Nadjilat parle aussi de la méconnaissance. Alors que la maladie est déjà très anxiogène, ne pas savoir dans quoi on se lance l’est encore plus. C’est pour ça, qu’il faut selon elle, “sensibiliser en masse”.

UNE SENSIBILISATION QUI COMMENCE PAR LA JEUNESSE Pour soulever le tabou autour de la maladie, Amalca tente de sensibiliser la jeunesse. “Les jeunes vont en parler autour d’eux, ils sont très sensibles à la question”, assure Nadjilat.

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Dans ce sens, l’association se rend dans les lycées et les collèges pour parler du cancer, et essayer de déconstruire petit à petit les idées reçues. Au-delà de parler de la peur qu’engendre la maladie, de la charge psychologique des traitements ou de l’accompagnement nécessaire, les bénévoles tentent d’amorcer une prise de conscience générale. “La population doit se rendre compte que ça doit passer par elle”, déclare la présidente d’Amalca.

En effet, Nadjilat explique que la lutte contre le cancer passe aussi par des choix de vie, notamment dans l’alimentation. Manger trop gras ou trop sucré affecte le corps et le rend plus sensible à la maladie. Une alimentation saine et locale généralisée serait, selon elle, une grande première étape. “Avant de tomber malade, je n’avais pas conscience de ça. Et c’est important que le message soit passé.” n

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DOSSIER

RENCONTRE

“MÊME SI CE N’EST PAS ÉVIDENT, ON PEUT S’EN SORTIR” ÊTRE DIAGNOSTIQUÉ AVEC UN CANCER À MAYOTTE RIME SOUVENT AVEC UN DÉPART POUR LA MÉTROPOLE OU LA RÉUNION. TOUTEFOIS, LE SERVICE D’ONCOLOGIE EST DE PLUS EN PLUS PERFORMANT SUR L’ÎLE AU LAGON. FEIKA* A DONC PU FAIRE UNE PARTIE DE SON SUIVI ICI, AU CHM. ELLE NOUS RACONTE SON EXPÉRIENCE. “J’ai été diagnostiquée en 2017 et je suis partie en métropole pour l’opération. Les infirmières en oncologie du CHM m’avaient conseillé de tout commencer là-bas et ensuite de venir suivre ici le protocole de soin.” Diagnostiquée avec un cancer du sein, Feika n’a pas pu se faire opérer sur Mayotte. En 2017, le CHM ne comptait pas encore d’oncologue dans ses rangs. Elle a donc rejoint la métropole, toutefois, il lui tenait à cœur de rentrer sur son île où elle habite “depuis plus de trente ans”. “Si j’avais pu me faire soigner entièrement à Mayotte, je serais restée ici”, déclare Feika. Selon elle, le service ne fait que s’améliorer à l’hôpital de Mamoudzou. “L’équipe est super, je fais mon suivi là-bas, je suis toujours très bien reçue et il y a un médecin maintenant !” C’est le docteur Oddou dont parle Feika, la première médecin spécialisée dans l’oncologie du CHM, arrivée en 2019. Une première étape pour un meilleur suivi des soins et l’ombre d’un développement encore plus grand du service.

MANQUE DE MOYENS SUR L’ÎLE Pour Feika, ce sont les accompagnements pour les malades qui manquent le plus à Mayotte. “ On perd ses cheveux, et ça, pour une femme, c’est très dur. ” Elle raconte que pendant les traitements, pour que les patients gardent le moral, l’hôpital en métropole leur offrait des bons pour des soins, des esthéticiens venaient sur place. “ Il s’appelait Guillaume, notre esthéticien, et ça nous faisait du bien, on se sent bien quand on sort de chez le coiffeur ou de l’institut et c’est dommage qu’il n’y ait pas encore ça à Mayotte. ” L’autre manque qu’elle déplore, c’est celui de la prévention. “ Quand je suis tombée malade, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. ” Elle remarque toutefois que les associations se mobilisent de plus en plus pour la sensibilisation au cancer, “ ainsi que l’ARS et la Sécurité Sociale ”. Elle regrette que le tabou ne se lève pas plus rapidement mais le comprend. Elle aussi, a choisi de témoigner anonymement.

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GARDER LE MORAL POUR S’EN SORTIR Pour elle, le plus important pendant la maladie était de garder le moral. Elle s’estime heureuse d’avoir pu être soignée en métropole, entourée de sa famille. “Làbas, il y a des associations qui viennent, des groupes de musiciens, d’anciennes malades qui viennent vous voir pendant le traitement pour chanter, pour nous soutenir, et ça c’est très agréable”, raconte Feika. Elle aimerait qu’ici, ce genre d’initiative puisse être prise. Et si elle n'a pas personnellement ressenti le besoin d’avoir un suivi psychologique, elle déplore le fait qu’il n’y ait pas de service dédié à l’aide psychologique pour

les malades du cancer au CHM. Si Feika tenait à témoigner aujourd’hui, c’est aussi pour rappeler à quel point il est important de se souvenir que “même si ce n’est pas évident, on peut s’en sortir”. Prochainement, des groupes de parole devraient être mis en place ainsi que des journées “bien-être”, offertes aux malades par le biais de l’association Amalca. Si tous ces projets sont en pause, au vu de la situation sanitaire actuelle, les initiatives sont saluées par l’ancienne malade et elle espère que de plus en plus de gens se sentiront concernés. n *Le prénom a été modifié.

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DOSSIER

Raïnat Aliloiffa

REPORTAGE

CANCER DU SEIN ET DU COL DE L'UTÉRUS : PRÉVENIR POUR SAVEUR DES VIES LE CANCER DU SEIN EST LE CANCER LE PLUS FRÉQUENT CHEZ LES FEMMES EN FRANCE. ON PEUT EN GUÉRIR, À CONDITION D’ÊTRE DÉPISTÉE TRÈS TÔT. MÊME SON DE CLOCHE POUR LE CANCER DU COL DE L’UTÉRUS. IL EST MOINS FRÉQUENT MAIS TOUT AUSSI DÉVASTATEUR. POUR MIEUX SENSIBILISER LA POPULATION, IL NE SUFFIT PAS DE PORTER UN RUBAN ROSE PENDANT UN MOIS. LES INITIATIVES SE MULTIPLIENT, À L’IMAGE DE L’ASSOCIATION AMALCA ET DU RÉSEAU DE SANTÉ RÉDÉCA MAYOTTE QUI LUTTENT POUR SENSIBILISER ET PRÉVENIR CES DEUX TYPES DE CANCER. MERCREDI 14 OCTOBRE, DES PROFESSIONNELS ÉTAIENT À KOUNGOU POUR FAIRE PASSER DES MESSAGES QUI PEUVENT SAUVER DES VIES.

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"ON PEUT AVOIR LA VINGTAINE ET AVOIR UN CANCER." Entourée de ses amies, vêtue de l’intemporel châle qui couvre le haut de son corps et de son salouva, Kaouthara se rapproche d’un pas nonchalant, du stand installé place de la poste à Koungou, sous un ciel gris. Il est vrai que le buste en silicone posé sur la table attire le regard et titille la curiosité des passants. C’était l’objectif recherché par le réseau de santé Rédéca Mayotte et l’association Amalca. Les deux organismes ont collaboré et se sont déplacés à Koungou pour faire de la prévention et de la sensibilisation autour du cancer du sein et celui du col de l’utérus. Les médiateurs présents ce jour-là accueillent le groupe de Kaouthara avec grand enthousiasme. “ Venez mesdames, n’ayez pas peur ! Venez discuter avec nous ! ” Elles s’approchent en fronçant les sourcils. “ Qu’est-ce que c’est ? ” demande Kaouthara en désignant la poitrine artificielle. L’une des médiatrices explique l’objet de cette journée de sensibilisation et sans plus attendre le groupe de femmes passe à la pratique. Kaouthara est la première à se lancer. Elle palpe les seins dans lesquels les professionnels ont volontairement inséré de petites boules similaires aux anomalies qui se trouvent sur un vrai sein malade. Après quelques secondes, la quadragénaire retire ses mains, et son visage s’assombrit. “ J’ai senti une boule dans le buste que j’ai palpé. Et bizarrement quand je touche ma poitrine je sens la même chose. Cela signifie peut-être que j’ai un problème… Je vais donc rapidement voir un médecin ”, s'inquiète-t-elle. Jusqu’à présent, Kaouthara n’avait jamais effectué de palpation de sa poitrine. Elle a pourtant rencontré tous types de professionnels de santé, notamment lors de ses grossesses, mais selon elle aucun n'a évoqué le sujet avec elle. Cette habitante de Koungou n’est pas un

cas isolé à Mayotte, bien au contraire. Les associations regrettent le manque de prévention et de sensibilisation auprès de la population, particulièrement auprès des femmes qui ont moins de 50 ans. “ Il n’y a pas d’âge minimum. On peut avoir la vingtaine et avoir ce cancer. Un dépistage peut sauver une vie. Plus les femmes sont dépistées tôt, plus les chances de guérison sont élevées ”, explique Nadjlat Attoumani, présidente de l’association Amalca. Cette ancienne malade a fait du cancer du sein son principal combat. Elle est donc particulièrement motivée à attirer du monde sur son stand, et ça marche. En l’espace d’une demi-heure les femmes affluent. Mariame Mahamoud, médiatrice au Rédéca est quant à elle chargée de diffuser les messages importants sur le cancer du col de l’utérus. À l’aide de son schéma imprimé sur une feuille, elle explique très simplement la maladie. Contrairement au cancer du sein, les femmes sont plus informées sur celui du col de l’utérus. “ Quand j’ai accouché de mon dernier enfant, on m’a fait faire le frotti ”, indique une des mamans présentes. “ La plupart des femmes qu’on a vues ont déjà fait leur premier frotti, elles savent déjà un peu ce que c’est. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde ”, informe Mariame Mahamoud. Elles connaissent la maladie, mais ne s’en préviennent pas assez. Pour rappel, le premier frotti doit être fait à 25 ans, et il est nécessaire de faire le deuxième un an plus tard, puis un rappel tous les trois ans jusqu’à 65 ans. Ce jour-là, pas de consultation médicale, contrairement à ce qui avait été annoncé. Mais la médiatrice du Rédéca établit une liste de noms. Celles

"IL EST IMPORTANT QUE LES HOMMES SOIENT AUSSI INFORMÉS." 17

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DOSSIER

"PLUS LES FEMMES SONT DÉPISTÉES TÔT, PLUS LES CHANCES DE GUÉRISON SONT ÉLEVÉES."

en fait sourire plus d’un mais qu’importe, Nourdine prend les choses très au sérieux. “ Aujourd’hui j’ai appris ce qu’est le cancer du sein, et j’ai surtout appris à le détecter. Il est important que les hommes soient aussi informés. Ainsi nous serons plus vigilants à la santé de nos femmes, nos filles, nos sœurs, etc. ” Les plus jeunes sont également au rendez-vous. Mohamed, âgé d’une vingtaine d’années arrive sur place avec un de ses amis. Son assurance éclipse la timidité de Nourdine. Sans hésiter, il palpe lui aussi les seins en question, sous les instructions de la présidente de l’association Amalca. “ C’est la première fois que je fais ça. Je ne connaissais rien sur le cancer du sein jusqu’à aujourd’hui. Maintenant je peux en parler autour de moi pour informer mon entourage parce que ça peut toucher n’importe qui ”, dit-il. Malgré la pluie qui menace de tomber d’un moment à l’autre, les habitants du quartier place de la poste à Koungou sont nombreux à venir se renseigner. Les médiateurs n’ont aucun moment de répit, leur mission est donc réussie. n

qui se sont inscrites pourront effectuer un frotti gratuitement dans 15 jours lorsque l’antenne mobile de Rédéca reviendra dans le village avec une sage-femme.

LES HOMMES TOUT AUSSI CONCERNÉS Les femmes ne sont pas les seules à avoir été attirées par le stand installé dans leur quartier à Koungou. À la surprise générale, les hommes sont tout aussi curieux. Ils se dirigent vers la table discrètement. Nourdine, un père de famille d’une cinquantaine d’années reste en retrait, tapi dans l’ombre. D’un œil curieux il observe ce que font les femmes postées devant lui. Lorsque les médiateurs lui demandent de s’approcher, il avance d’un pas timide. Les professionnels expliquent la raison de leur présence et incite Nourdine à passer à la pratique. Dans son boubou de prière, il s’attèle consciencieusement à palper le buste artificiel et détecte rapidement la boule placée dans l’un des seins. L’image

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"JE NE CONNAISSAIS RIEN SUR LE CANCER DU SEIN JUSQU'À AUJOURD'HUI."

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MAGAZINE D’INFORMATION NUMÉRIQUE HEBDOMADAIRE Edité par la SARL Somapresse au capital de 20 000 euros 7, rue Salamani Cavani M’tsapéré BP 60 - 97600 Mamoudzou Tél. : 0269 61 20 04 contact@mayottehebdo.com Directeur de la publication Laurent Canavate canavate.laurent@mayottehebdo.com Directeur de la rédaction Mohamed El Mounir dit “Soldat” 0639 69 13 38 soldat@mayottehebdo.com Rédactrice en chef Solène Peillard

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Couverture :

Cancer, qu'en faire ?

Journalistes Romain Guille Raïnat Aliloiffa Constance Daire Direction artistique Franco di Sangro Graphistes/Maquettistes Olivier Baron, Franco di Sangro Commerciaux Cédric Denaud, Murielle Turlan Thomas Lévy Comptabilité Catherine Chiggiato compta@mayottehebdo.com Secretariat Annabelle Mohamadi Première parution Vendredi 31 mars 2000 ISSN : 1288 - 1716 RCS : n° 9757/2000 N° de Siret : 024 061 970 000 18 N°CPPAP : 0121 I 92960 Site internet www.mayottehebdo.com


AVIS VENTES AUX ENCHÈRES DE VÉHICULES DU SMEAM Le SMEAM se sépare de quelques-unes de ses biens dont les services n’ont plus d’utilité. Il s’agit ici des trois véhicules dont 2 sont quasiment en parfait état. (Voir description des lots) Cette vente aux enchères fonctionne par soumission. Tous les acheteurs intéressés par un lot doivent déposer une offre sous une enveloppe cachetée au Service «Commande Publique » du SMEAM aux horaires d’ouverture comme suit : Du lundi au jeudi : 7h30 à 12h et 13h30 à 16h30 Le vendredi : 7h30 à 12h30

La date limite de dépôt des plis est fixée le 24 mars 2021 à 11h00. Tous les acheteurs intéressés sont informés que ces ventes aux enchères n’ont pas de prix minimum fixé par l’administration. La plus haute enchère l’emporte DESCRIPTION DES LOTS Il s’agit de 3 lots décrit comme suit : Lot 1 : MGANE IV 1.5 DCI, Imat: EM – 967 - WJ 110cv BVM6 ZEN DOME EURO6 1ère mise en circulation : 30/05/2017 Couleur : bleue Energie : Diesel Factures entretiens divers en 2020 : 6 000€ environ Etat général : bon Kilométrages : 48 628 Km Lot 2 : PEUGEOT 3008 ACTIVE II, 1,6HDI imat. : EL-348-LL 1ère mise en circulation : 05/04/2017 Couleur : Blanc nacre Energie : Diesel Kilométrage : 75 896 Km non-garantie Factures entretiens divers en 2020 : 14 000€ environ Etat général : bon « moteur d’origine remplacer par un moteur d’occasion » Lot 3 : PEUGEOT 3008 ACTIVE II imat: EK-067-RG Boîte de vitesse : automatique 1ère mise en circulation : 10/03/2017 Couleur : Grise Foncé Energie : Diesel Kilométrage (au 13/08/2020) : 70 639 Factures entretiens divers en 2020 : + de 5 000€ environ Etat général : ne démarre pas, peinture refaite

Les véhicules sont visibles et constatables dans les locaux du SMEAM à l’adresse indiquée : SMEAM BP 289, ZI KAWENI 97600 MAMOUDZOU Pour tout renseignement contacter : M. Mouslimou MROIVILI - Tel : 0639.69.57.30 - Mail : mouslimou.mroivili@smeam.fr A l’issue du dépouillement des lots, les heureux acheteurs seront avisés rapidement des ultimes démarches à effectuer pour devenir effectivement propriétaire de leur lot.


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Mayotte hebdo n° 948 by Mayotte Hebdo - Issuu