ÉTÉ 2017, vol. 13 no 2
Fort dans la tempête
Convention de la poste-publications no 41122591
Entrevue avec Hans Gruenwald Jr., maire de Rigaud
Z RE NE UV ZI OS C O GA N D DÉ MA À L’E LE3RVE
Le magazine de l’eau au Québec
Bilan de l’an 5 de la Stratégie québécoise d’économie d’eau potable La déphosphatation : de nouvelles technologies utiles pour les résidences isolées
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« Cher patron, je démissionne... »
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ÉTÉ 2017, vol. 13 no 2
Le magazine de l’eau au Québec
Fort dans la tempête
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Entrevue avec Hans Gruenwald Jr., maire de Rigaud
« On n’entend pas seulement parler des changements climatiques : on les vit. Et ça va se produire de nouveau. D’ailleurs, nous sommes prêts à toute éventualité. » La Ville a entre autres cessé de délivrer des permis de construction en zone inondable. Sauf exception, les citoyens devront reconstruire leur maison ailleurs.
SOMMAIRE
chroniques 14
ÉCONOMIE D'EAU POTABLE BILAN DE L’AN 5 DE LA STRATÉGIE QUÉBÉCOISE D’ÉCONOMIE D’EAU POTABLE
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EAU POTABLE SUSCITER L’ADHÉSION DES CITOYENS À L’INSTALLATION DE COMPTEURS D’EAU
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ASSAINISSEMENT DÉCENTRALISÉ LA DÉPHOSPHATATION : DE NOUVELLES TECHNOLOGIES UTILES POUR LES RÉSIDENCES ISOLÉES
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GESTION HUMAINE DES RESSOURCES
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LES AMIS DE SOURCE
Éditeur et rédacteur en chef André Dumouchel adumouchel@maya.cc Chroniqueurs Sylvain Boudrias Dominique Dodier Mathieu Laneuville Christian Vézina Collaboration spéciale Sarah Drolet-Laflamme Ce magazine est imprimé sur papier à contenu recyclé.
4 LE MAGAZINE DE L’EAU AU QUÉBEC SOURCE VOL. 13 N O 2 ÉTÉ 2017
ONSS LES B T A T N C CO
Direction artistique MAYA.cc Designer graphique : Sylvain Malbeuf (SymaPub) Photos de la page couverture et de l’entrevue Sebastien Arbour de Arbour photo Révision linguistique Émilie Pelletier
Espace publicitaire André Dumouchel Téléphone : 450 508-1515 adumouchel@maya.cc Abonnement et administration MAYA communication et marketing 457, montée Lesage Rosemère (Québec) J7A 4S2 Téléphone : 450 508-1515 info@magazinesource.cc www.magazinesource.cc
Impression Carpe diem
© Tous droits réservés. Droits d’auteur et droits de reproduction : toute demande de reproduction doit être acheminée à MAYA communication et marketing aux coordonnées figurant ci-dessus. Les opinions et les idées contenues dans les articles n’engagent la responsabilité que de leurs auteurs. La publication d’annonces et de publicités ne signifie pas que le magazine SOURCE recommande ces produits et services. Convention de la poste-publications no 41122591. Retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada aux coordonnées figurant ci-dessus. Dépôt légal : 1er trimestre 2005. ISSN 1712-9117. Le magazine SOURCE est publié trois fois l’an.
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LA MÉTHODE GRUENWALD
ÉDITORIAL
e connais Hans Gruenwald Jr. depuis très longtemps, mais je ne me serais jamais douté que cet après-midi de juillet allait me permettre d’apprécier davantage cet homme. Oui, il nous a accordé une généreuse entrevue alors même que sa quantité de travail est difficile à imaginer, mais il a fait bien plus. Laissez-moi vous raconter…
J
André Dumouchel adumouchel@maya.cc
À moins d’avoir ignoré les nouvelles, vous savez que Rigaud et son maire en ont eu plein les bottines — et encore plus haut ! — avec les inondations du printemps. Prenez un instant et retournez voir la photo de la page couverture de ce numéro : elle montre un ciel foncé ayant dépassé le stade de la menace. Ce ciel avait déjà commencé à tremper les vêtements de M. Gruenwald : regardez le bas de son pantalon. Il mouillait fort à Rigaud ! La prise de rendez-vous pour les photos s’est faite rapidement et sans heurts, non sans toutefois occasionner certains mouvements dans son horaire, heureusement manœuvré avec agilité par son adjointe. C’était le 20 juillet dernier. En roulant en direction de Rigaud sur l’autoroute 40, j’avais l’impression de me diriger vers une scène d’apocalypse tellement le ciel annonçait la déprime. Discussion téléphonique avec le photographe, lui aussi en route : impossible de remettre la séance. Moi qui avais imaginé un beau ciel d’été pour mettre en valeur les nouveaux bâtiments dont il est si fier... La journée s’annonçait chaotique. Le maire nous a reçus dans son bureau. Pendant que notre photographe cherchait une façon de nous sortir de cette galère, j’ai pu assister à une scène que j’imagine typique de son quotidien. En dix minutes, il reçoit plusieurs appels téléphoniques, tous pris la porte ouverte avec la fonction mains libres. Chaque fois, il s’excuse auprès de moi pour ensuite porter toute son attention à la personne au bout du fil. Sujets multiples, mais toujours la même approche : il
prend le temps de saluer la personne et de détendre l’atmosphère. On sent bien son empathie. Il écoute, il pose des questions. La réponse tient toujours du gros bon sens, en plus d’être bienveillante. Il désamorce tous les conflits. Monsieur le maire aurait pu nous demander de revenir une autre fois; nous l’avons d’ailleurs nous-mêmes proposé. Combien de notables auraient accepté les idées de notre talentueux photographe dans de telles conditions ? M. Gruenwald n’a pas hésité un instant à demander l’accès au terrain où étaient entassés les derniers sacs de sable, vestiges d’une colossale entraide humaine pas si lointaine. Le ciel n’a pas changé d’une teinte entre le moment où il a fait la demande à un employé de la ville et la dizaine de minutes où nous avons patienté devant la grille. Lui qui avait certainement eu assez de pluie pour toute une vie s’est aimablement prêté au jeu. Nous avons ainsi pu prendre cette magnifique photo. J’ai eu le bonheur de poursuivre la discussion avec lui à son domicile après la séance. Au-dessus de nous, le noir était passé au bleu azur. C’est en compagnie de son épouse que j’ai pu apprécier une autre facette de cet homme fort. Celle-ci me racontait à quel point elle avait été affectée par les commentaires d’une minorité de citoyens disant croire que le maire se fichait d’eux, alors qu’elle le voyait sans cesse préoccupé au point de ne jamais l’avoir vu si peu dormir. Il l’écoutait, ému. Une scène magnifique. Une situation catastrophique lui est tombée dessus au moment d’amorcer le dernier droit de son mandat. Il a écouté, posé des questions, pris une décision et agi. D’un point de vue personnel, il est en paix, car il dit avoir en tout temps agi dans l’intérêt de la collectivité. Mais ce dont il est le plus fier, c’est de l’effort collectif déployé et de l’esprit d’entraide. Le 20 juillet 2017, en m’en revenant de Rigaud, je croyais bien que la pluie avait gâché les photos. Bien au contraire, elles nous révèlent plutôt un homme droit, fort et dévoué. Chapeau, mon ami, Rigaud a eu de la chance dans sa malchance. n
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ENTREVUE
Fort dans la tempête Entrevue avec Hans Gruenwald Jr., maire de Rigaud Entrevue réalisée par Sarah Drolet-Laflamme Collaboration spéciale
AU PRINTEMPS, LA RIVIÈRE DES OUTAOUAIS EST SORTIE DE SON LIT, COMME BON NOMBRE DE COURS D’EAU. LES CHIFFRES PARLENT D’EUX-MÊMES : LES INONDATIONS ONT TOUCHÉ 278 MUNICIPALITÉS ET INONDÉ PLUS DE 5 300 RÉSIDENCES. RIGAUD COMPTE PARMI LES VILLES LES PLUS AFFECTÉES : L’EAU A MONTÉ DE 2,76 M PAR RAPPORT À SON NIVEAU HABITUEL, DE QUOI FORCER L’ÉVACUATION DE NOMBREUSES RÉSIDENCES SITUÉES EN ZONE INONDABLE. S I LES CHEMINS SONT PARTIELLEMENT INONDÉS CHAQUE ANNÉE, LES CRUES N’AVAIENT PAS ÉTÉ DE CETTE AMPLEUR DEPUIS 1974. EN FAIT, MÊME À CETTE ÉPOQUE, BIEN QUE L’EAU AVAIT CAUSÉ DES DOMMAGES, SON NIVEAU N’AVAIT PAS ÉTÉ AUSSI ÉLEVÉ. LES CRUES DE CE PRINTEMPS ONT BATTU LE TRISTE RECORD DU PLUS HAUT NIVEAU ENREGISTRÉ DANS LA RÉGION. LES ÉVÉNEMENTS DE RIGAUD S’AJOUTENT À LA LONGUE LISTE DES INONDATIONS QUI ONT FRAPPÉ LE QUÉBEC AU COURS DES DERNIÈRES ANNÉES, DONT CELLES DE 2011 DANS LA RÉGION DE SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU, LE DÉLUGE DU SAGUENAY EN 1996 ET BIEN SÛR LA CRUE DES EAUX DE 1974, QUI A MARQUÉ L’IMAGINAIRE COLLECTIF. CONSIDÉRANT LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES QUI TOUCHENT LA PLANÈTE ENTIÈRE, IL FAUT MALHEUREUSEMENT S’ATTENDRE À CE QUE CE QUI A ÉTÉ VÉCU AU PRINTEMPS SE REPRODUISE.
EN 2013, LOIN D’IMAGINER QU’IL AURA À GÉRER CETTE SITUATION, HANS GRUENWALD JR. EST ÉLU MAIRE DE RIGAUD AVEC PRÈS DE QUATRE ANS PLUS TARD, IL DÉCRÈTE UNE ÉVACUATION OBLIGATOIRE, LA CROIX-ROUGE EST SUR PLACE POUR AIDER PRÈS DE 250 PERSONNES EN LEUR OFFRANT DE L’HÉBERGEMENT, DES DENRÉES, DES VÊTEMENTS ET DE L’AIDE PSYCHOLOGIQUE ET L’ARMÉE CANADIENNE TENTE DE CONTENIR L’EAU. IL N’AURAIT PU IMAGINER UNE TELLE SITUATION. COMMENT A-T-IL GÉRÉ LES INTÉRÊTS DES CITOYENS ? CONSIDÈRET-IL QU’IL A PRIS LA BONNE DÉCISION EN DÉCLARANT L’ÉVACUATION OBLIGATOIRE ? COMMENT VOIT-IL LA SUITE ? LE MAGAZINE SOURCE L’A RENCONTRÉ POUR VOUS.
LA MOTIVATION DE DOTER LA MUNICIPALITÉ DE NOUVELLES INFRASTRUCTURES.
8 LE MAGAZINE DE L’EAU AU QUÉBEC SOURCE VOL. 13 N O 2 ÉTÉ 2017
ENTREVUE
Reconstruire en zone inondable ?
Pas question ! Le 7 mai 2017, le niveau de l’eau était déjà très haut et les prévisions météorologiques en annonçaient encore plusieurs centimètres, jumelés à des vents violents de l’est qui auraient à eux seuls détruit le bas du village. Ces prévisions auraient nécessité l’évacuation de 125 personnes en quelque 25 minutes. Avant d’en arriver là et devant l’impossibilité d’évacuer autant de personnes en si peu de temps, Hans Gruenwald Jr. a déclaré l’évacuation obligatoire. Ce geste a été critiqué par les irréductibles qui souhaitaient continuer d’essayer de protéger leur maison. « J’ai fait ce qu’il fallait faire. Si j’avais eu plus de temps, je les aurais convaincus, mais la situation était urgente. Ces gens-là étaient dans l’erreur », répond le maire lorsqu’on lui demande s’il prendrait la même décision aujourd’hui. Il fait allusion au soulagement profond d’avoir pu éviter des décès liés aux crues intenses : « Quand j’ai émis la directive, on ne voulait pas entendre parler de coûts. Il fallait qu’on passe à travers ça avec une discipline qui nous permette de ne pas perdre de vies humaines. L’obligation d’évacuer a permis de ne pas perdre de gens », explique M. Gruenwald. La Ville fournissait des sacs de sable, mais même les personnes les plus équipées, organisées et formées finissent par se fatiguer. « On n’entend pas seulement parler des changements climatiques : on les vit. Et ça va se produire de nouveau. D’ailleurs, nous sommes prêts à toute éventualité. » La Ville a entre autres cessé de délivrer des permis de construction en zone inondable. Sauf exception, les citoyens devront reconstruire leur maison ailleurs. Le maire est ferme à ce sujet et sa décision s’appuie sur le décret émis le 19 juillet 2017 par les ministères de la Sécurité publique et de l’Environnement concernant les zones d’intervention spéciale. Aucun permis de reconstruction ne sera délivré tant que les inspecteurs de la Sécurité publique n’auront pas terminé de classer les maisons selon leur taux de perte. Ensuite, un financement viendra de la part du Gouvernement du Québec. D’après les discussions en coulisses, ce serait la dernière inondation dont la reconstruction sera remboursée. « Par la suite, les gens devront assumer [leurs choix] à leurs propres risques », soutient de façon catégorique le maire de Rigaud. Consciente du drame humain et des répercussions économiques de cette décision, la Ville prévoit toutefois alléger le fardeau des sinistrés en supprimant les droits de mutation (la « taxe de bienvenue ») lors de leur relocalisation sur son territoire.
L’eau a monté de
2,76 m
Les infrastructures municipales sont restées intactes Les infrastructures de la ville n’ont heureusement pas été atteintes, puisque la zone inondable n’est pas desservie par les services municipaux. Les résidences touchées étaient situées dans des secteurs isolés pourvus d’installations septiques et d’un puits pour l’eau potable. D’ailleurs, la contamination des puits est un des facteurs ayant mené à l’évacuation obligatoire. Face à la crue des eaux, seuls des sacs de sable ont été utilisés, car la présence généralisée de l’eau ne rendait pas possible le recours aux pompes. Les sacs ont notamment été livrés par l’Armée canadienne, qui est restée en poste durant un mois et qui a aussi participé à améliorer le sort d’autres villes telles que Hudson, Pointe-Fortune et L’Île-Perrot.
9 LE MAGAZINE DE L’EAU AU QUÉBEC SOURCE VOL. 13 N O 2 ÉTÉ 2017
ENTREVUE
La force d’une équipe
PRINTEMPS-ÉTÉ 2012, vol. 8 no 1
La MRC de Vaudreuil-Soulanges avait prévu la mise en place d’un comité de coordination lors de catastrophes naturelles telles que les tremblements de terre, les glissements de terrain, les inondations et les ouragans. Les dirigeants de Rigaud étaient constamment en communication avec les maires des municipalités environnantes aussi touchées par les crues, comme Hudson, Vaudreuil, L’Île-Cadieux, Notre-Dame-de-l’Île-Perrot et L’ÎlePerrot. Les bureaux de la Ville étaient ouverts 24 heures sur 24, et les réunions de suivis d’urgence se succédaient dès que le niveau d’eau montait. « Nos employés sont syndiqués. Pourtant, à partir de la déclaration des mesures d’urgence, ils restaient très tard pour aider. » M. Gruenwald tient à ce sujet à souligner la qualité du travail de l’équipe de l’administration municipale.
Rigaud avait également une bonne relation avec l’Armée et le ministère de la Sécurité publique. La Ville a forcé l’évacuation quand ce dernier a établi que la situation n’allait pas s’améliorer. Rigaud subit des crues tous les printemps, mais il est impossible d’être prêt à 100 % pour un tel événement. « Je le vois comme une expérience qu’il est impossible d’apprendre en formation. On ne prend pas de décision à la légère. Aucun politicien ne veut avoir à faire face à ce genre de crise », précise le maire.
Le magazine de l’eau au Québec
278 municipalités ont été touchées par les inondations du printemps 2017. ENTREVUE avec
Robert
Quesnel Convention de la poste-publications no 41122591
Les inondations, un an plus tard
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Nouvelle stratégie d’économie d’eau potable; Québec est en mode action ! Comment réussir la mise en conformité des installations individuelles de traitement des eaux usées ? Économie verte rime avec emplois
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Saint-Jean-Sur-Richelieu a vécu une épreuve semblable en 2011. Afin d’en dresser un bilan, un an plus tard, le magazine Source a rencontré Robert Quesnel, dépisteur de fuites d’aqueducs à la Ville et responsable du réseau d’égout pendant les inondations. « Notre plus grande peur était de perdre la ville. Nous craignions, par exemple, que le canal Chambly déborde dans le centre-ville. Le réseau d’égout aurait alors été infiltré, sans parler de l’usine d’épuration des eaux. » Lisez cette entrevue dans le numéro printemps-été 2012. Disponible sur notre site Internet dans la section archive.
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V P R O U
ENTREVUE
Les rÊpercussions sur l’administration municipale
5 300
rĂŠsidences de la rĂŠgion ont ĂŠtĂŠ inondĂŠes.
Le retrait des eaux a fait apparaÎtre l’ampleur des dÊgâts. Rigaud est maintenant confrontÊe à un manque d’effectifs et n’a qu’un petit nombre d’inspecteurs pour traiter les dossiers des sinistrÊs. Des bureaux supplÊmentaires ont ÊtÊ amÊnagÊs afin ne pas entraver les activitÊs normales de la Ville, comme l’octroi de permis de construction à l’extÊrieur des zones inondables. Le site Internet de Rigaud rappelle au visiteur la crue des eaux du printemps : un message annonce un retard dans le traitement des demandes de la population. Le maire Êvalue toutefois que 90 % de la municipalitÊ continue de fonctionner au même rythme qu’avant les inondations.
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ENTREVUE
Ses engagements À la base de l’implication en politique d’Hans Gruenwald Jr. se trouve son désir de doter la ville de trois immeubles : un édifice pour les travaux publics, un hôtel de ville et une caserne de pompiers. Ce rêve est devenu son principal objectif. Le résultat est probant : la mise en service de la nouvelle caserne sera annoncée prochainement, et l’hôtel de ville hébergera dès septembre 2017 les locaux de l’administration municipale, du département d’urbanisme ainsi que de celui des loisirs. Il ne reste qu’à construire le bâtiment des travaux publics. Le maire ne prend pas de décision à la légère : le projet de 7,4 millions de dollars a utilisé à 80 % des terrains vacants qui appartenaient déjà à la municipalité, en plus de permettre à cette dernière de récupérer 1,5 million de dollars grâce à la vente d’anciennes installations. Il n’a donc pas été nécessaire d’acheter en totalité de nouveaux terrains et la Ville n’a pas non plus perdu de revenus de location. La construction de la caserne représente à elle seule un budget de 3 millions de dollars, dont seulement 44 000 $ en dépassement de coûts : une fierté pour M. Gruenwald.
Tôt ce printemps, le maire avait annoncé son intention de briguer un second mandat. C’était avant les inondations. Questionné à ce sujet, il réitère qu’il se présentera de nouveau aux élections de novembre. Parmi les raisons qui le poussent à le faire, il y a l’importance capitale de terminer ce qu’il a commencé, c’est-à-dire de construire le dernier bâtiment. Il affirme n’avoir jamais lancé un projet sans le terminer et souhaite donc boucler la boucle. Il a par contre avoué s’être fait prendre au jeu : « Je suis obligé de dire que j’aime m’occuper de la ville. J’ai du plaisir à le faire et je le fais bien. » Celui qui garde sa porte de bureau toujours ouverte pour les citoyens fait décidément de la politique autrement. n
Rigaud compte
7 700 habitants
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ÉCONOMIE D'EAU POTABLE
BILAN DE L’AN 5 DE LA STRATÉGIE QUÉBÉCOISE D’ÉCONOMIE D’EAU POTABLE
Mathieu Laneuville Ingénieur Ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire mathieu.laneuville@mamrot.gouv.qc.ca
epuis le lancement de la Stratégie québécoise d’économie d’eau potable en 2011, la quantité d’eau distribuée au Québec a chuté de plus de 25 % par rapport à 2001. Ainsi, grâce aux actions mises en place dans plus de 600 municipalités, l’objectif de réduction de 20 % a été dépassé.
D
RÉSULTATS 2015 Grâce à la collaboration de 652 municipalités qui représentent 93 % de la population québécoise desservie par un réseau de distribution d’eau potable, il est maintenant possible de dresser le bilan 2015 de la Stratégie. En ce qui concerne la quantité d’eau distribuée par personne par jour, l’objectif de passer de 777 à 622 litres (la moyenne canadienne de 2001) pour l’année 2016 est atteint, avec un résultat de 573 litres en 2015. Toutefois, notons que la moyenne canadienne a depuis baissé à 466 litres (Statistique Canada, 2013). La poursuite des efforts entrepris, de même que la mise en place de nouvelles initiatives, permettra au Québec d’améliorer son bilan au cours des prochaines années. Sur le plan des pertes d’eau potentielles des réseaux de distribution, c’està-dire les pertes d’eau et les consommations de nuit non mesurées, 77 % des municipalités ont atteint les objectifs. Les municipalités devront continuer le travail amorcé afin de réduire les pertes d’eau potentielles et d’atteindre les objectifs fixés dans la Stratégie. En effet, les résultats de 2015 pour l’ensemble du Québec indiquent que ces pertes sont de l’ordre de 26 % de la quantité d’eau distribuée et de 26 mètres cubes par jour par kilomètre de conduite (m³/d/km), alors que les objectifs de 2016 sont respectivement de 20 % et de 15 m³/d/km. Parmi les actions entreprises pour réduire les fuites, notons la recherche proactive de fuites réalisée sur 78 % de la longueur des réseaux de distribution en 2015. Ainsi, c’est plus de 10 000 fuites d’eau qui ont été réparées en 2015 et les actions en cette matière se poursuivent. De plus, environ le quart des municipalités déploient des équipes de recherche de fuites en fonction de secteurs de suivi de distribution, ce qui permet une intervention plus efficace au bon endroit et au bon moment. Actuellement, près de 20 % des municipalités ont déjà installé des compteurs d’eau dans l’ensemble de leurs immeubles et les compteurs sont présents dans 43 % des immeubles non résidentiels du Québec. Selon les résultats du bilan 2015, les deux tiers des municipalités prévoient installer des compteurs d’eau dans tous leurs immeubles non résidentiels d’ici l’échéance de la Stratégie, ce qui portera la proportion de compteurs d’eau installés à 93 % des immeubles non résidentiels. Afin d’accompagner les municipalités dans leur démarche, plusieurs partenaires de la Stratégie ont mis en place des outils complémentaires au cours de la dernière année. À titre d’exemple : l
Québec’eau a lancé une formation sur les compteurs d’eau et une autre sur la réduction des pertes d’eau dans les réseaux d’eau potable;
l
Réseau Environnement a lancé le programme Municipalité Écon’eau et le Programme d’excellence en eau potable – Distribution ;
l
Hydro-Québec a distribué plus de 70 000 trousses d’économie d’eau avec la participation de plus de 200 municipalités dans le cadre du Programme de produits économiseurs d’eau et d’énergie ;
l
Le Centre d’interprétation de l’eau a distribué plus de 3 700 trousses pédagogiques pour sensibiliser les élèves de 5e et 6e année du primaire à l’économie d’eau potable dans le cadre du programme éducatif Fantastiko, en plus de créer l’activité Compareau pour sensibiliser les élèves du préscolaire.
DÉVELOPPEMENTS À VENIR Un comité a été mis en place en avril dernier pour discuter notamment de l’intérêt à poursuivre la Stratégie au-delà de 2018. Comme le définit déjà la Stratégie, ce comité évaluera aussi différentes approches afin d’établir les caractéristiques d’une tarification durable des services d’eau, en prenant en compte les diverses réalités des municipalités. Piloté par Réseau Environnement, il rassemble des représentants de la Fédération québécoise des municipalités, de l’Union des municipalités du Québec, de la Ville de Montréal, de la Ville de Québec et du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire. n
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SUSCITER L’ADHÉSION DES CITOYENS À L’INSTALLATION DE COMPTEURS D’EAU
EAU POTABLE
Sylvain Boudrias Ing., MBA Président, Darspec sylvain.boudrias@darspec.com
oncilier les attentes des citoyens et les exigences gouvernementales peut parfois s’avérer un défi de taille pour les gestionnaires municipaux. C’est le cas notamment dans le dossier des compteurs d’eau, où les municipalités doivent se soumettre aux exigences de la Stratégie québécoise d’économie d’eau potable (SQEEP).
C
Pour ce faire, certaines sont dans l’obligation de procéder à l’installation de compteurs d’eau pour les secteurs non résidentiels. Les industries qui consomment un grand volume d’eau n’auront éventuellement pas d’autre choix que d’assumer les frais engagés pour revoir leurs procédés et moderniser leurs équipements. Chez les citoyens, toute initiative de tarification peut être perçue d’un mauvais œil, puisqu’ils devront payer pour une ressource à laquelle ils avaient jusqu’à maintenant un accès quasi illimité. Dans ce contexte, comment les élus municipaux peuvent-ils arriver à répondre aux exigences gouvernementales tout en favorisant l’acceptabilité sociale d’un tel projet ? UN MESSAGE QUI NE PASSE PAS TOUJOURS BIEN Lorsqu’on parle d’implanter un compteur d’eau ou une tarification, force est de constater que le message peut être incompris ou mal perçu. L’un des commentaires les plus fréquents est qu’il ne s’agit là que d’un moyen supplémentaire pour les villes de remplir leurs coffres. Dans certains dossiers, cette résistance peut malheureusement suffire à compliquer les relations entre la ville et ses citoyens, au point où certaines municipalités seraient tentées de mettre la pédale douce dans la mise de l’avant de projets pourtant jugés nécessaires d’un point de vue environnemental. Bien que des villes soient parvenues à implanter les compteurs d’eau sans heurts sur l’ensemble de leur territoire, d’autres peinent à y arriver. Il m’est arrivé de constater que certaines villes ont à cœur la réussite d’un tel projet, alors que d’autres y sont réfractaires et n’y voient qu’une contrainte gouvernementale. Cette dernière attitude a malheureusement pour effet de nourrir la grogne populaire et limite les actions entreprises pour atteindre les objectifs de la SQEEP. Il existe pourtant des moyens concrets de faciliter l’adhésion à ces projets tout en faisant bonne figure. Il s’agit simplement de se positionner, d’éduquer et de soutenir.
Bien des citoyens ne sont pas au courant des frais de gestion de l’eau qu’ils assument déjà à travers leurs impôts fonciers. Des municipalités prennent le soin d’indiquer la proportion de cet impôt attribuée à ce service, alors que d’autres incluent ce montant dans des catégories de dépenses plus larges, comme l’Hygiène du milieu 1 ou les Travaux publics 2, renforçant alors, pour certains, l’impression que le produit est gratuit. Un premier pas consiste à informer les citoyens de ce que l’approvisionnement, l’épuration et la distribution de l’eau entraînent des coûts pour la ville, et que ces montants leur sont ensuite en partie facturés. On doit également les sensibiliser à propos des volumes d’eau produits et sur les besoins en infrastructures requis pour satisfaire à la demande. Une plus grande demande exerce une pression accrue sur l’ensemble des équipements et installations, ce qui explique la nécessité d’une consommation judicieuse. Les citoyens méconnaissent souvent ce qui se passe entre la rivière et le robinet, d’où l’importance d’initiatives telles que les portes ouvertes d’usines et les programmes d’économie d’eau potable en vigueur l’été dans certaines municipalités. SOUTENIR ET ENCOURAGER LES EFFORTS D’ÉCONOMIE D’EAU Les compteurs d’eau sont avant tout un outil de mesure de la consommation. Ils servent notamment à déceler les fuites et à connaître les grands utilisateurs ainsi que les périodes de pointe. L’analyse des données permet ensuite de poser des actions ciblées. Pour inciter les citoyens et les grands utilisateurs d’eau à participer aux efforts d’économie, les actions des municipalités doivent s’aligner sur un discours positif. Cela requiert la mise en œuvre d’outils et d’incitatifs, par exemple en fournissant aux propriétaires de bâtiments où un compteur est installé de l’information et des ressources leur permettant de réduire considérablement leur consommation d’eau. Toute mesure coercitive, telle qu’une réglementation restrictive sur les équipements dits « aquavores », devrait être accompagnée d’incitatifs pour démontrer la réelle volonté des villes à réduire la consommation d’eau potable. À titre d’exemple, une subvention pourrait être octroyée à un grand utilisateur d’eau pour le remplacement d’un équipement branché en continu sur l’eau potable par un modèle qui recourt à une boucle de recirculation. Ainsi, les efforts des municipalités, lorsqu’ils sont alignés sur les objectifs du gouvernement en matière de réduction de l’eau potable, envoient à l’ensemble des citoyens un message fort : la protection de cette ressource est l’affaire de tous ! n Ville de Pincourt. (2017). Budget 2017. Récupéré le 12 juillet 2017 de http://www.villepincourt.qc.ca/uploads/html_content/Budget,%20fiances,%20taxes/ BUDGET%202017%20-%20FR.pdf 2 Ville de Blainville. (2017). Compte de taxes 2017. Récupéré le 12 juillet 2017 de http://blainville.ca/wp-content/uploads/2015/03/depliant_taxes.pdf
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ÊTRE CONVAINCU POUR CONVAINCRE Pour les représentants municipaux, la première étape consiste à s’approprier les projets en les assumant fièrement et en en parlant de manière positive. Pour y arriver, il faut revisiter les objectifs à la base de ces projets et s’en servir pour façonner son argumentaire, de façon à se positionner en tant que défenseur de l’eau et de l’environnement. Il sera ensuite plus facile de mobiliser les citoyens à travers ses actions et son discours. Les villes doivent également faire office de figures de proue en procédant à la mise aux normes des bâtiments municipaux. Elles seront alors dans une meilleure posture pour exiger la même chose des citoyens concernés. TRANSPARENCE ET ÉDUCATION Le discours environnemental ne rejoint pas tout le monde. Plusieurs ignorent les problématiques entourant l’approvisionnement en eau potable alors que d’autres auront tendance à les nier, croyant à une abondance de la ressource. Les arguments économiques peuvent alors être utiles pour conscientiser cette clientèle.
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ASSAINISSEMENT DÉCENTRALISÉ
LA DÉPHOSPHATATION : DE NOUVELLES TECHNOLOGIES UTILES POUR LES RÉSIDENCES ISOLÉES
Christian Vézina Ingénieur Directeur régional, Capitale-Nationale et Est-du-Québec Ventes et développement stratégique Avizo Experts-Conseils christian.vezina@avizo.ca
our lutter contre la prolifération des algues bleu-vert et limiter l’eutrophisation des cours d’eau, il est essentiel de réduire les rejets en phosphore provenant des eaux usées d’origine domestique. Les résidences isolées en bordure de lacs déjà affectés sont de plus en plus concernées1.
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En assainissement décentralisé, il faut privilégier des technologies passives, à faible coût de capitalisation et qui engendrent un minimum de frais d’exploitation et d’entretien : tout un défi lorsqu’il s’agit d’enlever le phosphore des eaux usées de résidences isolées. Ainsi, il est hors de question d’utiliser ou d’adapter les technologies conventionnelles employées couramment dans les stations d’épuration municipales. Exit les technologies de coagulation par ajout de sel de fer, d’aluminium ou de calcium. Idem pour l’injection de solutions de coagulant avec mélange rapide, floculation et décantation. Ces technologies conventionnelles sont beaucoup trop onéreuses et complexes pour un usage résidentiel. DE NOUVELLES TECHNOLOGIES BASÉES SUR TROIS PRINCIPES Pour répondre aux critères de simplicité et de faible coût, les concepteurs de technologies en assainissement autonome des eaux usées ont dû faire preuve d’imagination. Ainsi, trois technologies d’enlèvement du phosphore ont été conçues, dont deux sont actuellement commercialisées au Québec. Il s’agit de technologies dont les principes de réaction avec le phosphore sont basés sur l’électrocoagulation, sur la fixation sur des particules d’alumine activée et sur la fixation sur scories d’aciéries.
en béton, formant ainsi un filtre passif de déphosphatation à écoulement ascendant. Fixation sur scories d’aciéries — principe physico-chimique Les scories d’aciéries, un sous-produit de la production d’acier, sont mises à l’essai depuis plusieurs années. Elles contiennent une quantité importante de calcium et d’hydroxydes qui permettent de précipiter le phosphore contenu dans les eaux usées résidentielles. Cette technologie est actuellement en développement à Polytechnique Montréal et a le potentiel d’être adaptée pour un usage en assainissement décentralisé sous forme de filtre passif. Les eaux usées percolent à travers le filtre chargé de scories en vrac, ce qui permet une série de réactions physicochimiques résultant en la précipitation et la cristallisation du phosphore sous forme stable d’hydroxypatite. Au cours de ces réactions, l’oxyde de calcium est dissous dans les eaux usées, causant ainsi une augmentation du pH qui permet une précipitation efficace du phosphore. Cependant, un rajustement du pH en fin de traitement est nécessaire pour que l’effluent puisse être rejeté dans l’environnement. La filtration sur lit de tourbe est envisagée comme piste de solution. DES TECHNOLOGIES CERTIFIÉES PAR LE BNQ À l’heure actuelle, deux technologies sont certifiées par le BNQ. La première, conçue et commercialisée par Premier Tech Aqua (PTA), est l’unité de déphosphatation DpEC utilisant le principe de l’électrocoagulation. La deuxième, conçue par Norweco et commercialisée au Québec par EnviroStep Technologies, est le filtre d’alumine activée PHOS-4-FADE qui fait appel au principe d’adsorption. Bionest Technologies travaille actuellement au développement d’un filtre à scories d’aciéries. Technologie DpEC — Premier Tech Aqua : l’unité de déphosphatation DpEC est un système d’enlèvement du phosphore comprenant un réacteur primaire et une unité d’électrocoagulation. Ce système peut être suivi soit d’un filtre à sable spécifiquement dimensionné par PTA, soit d’un filtre Ecoflo® combiné ou non à une unité de désinfection aux ultraviolets DiUV, si l’enlèvement des coliformes est nécessaire.
Électrocoagulation — principe électrochimique L’électrocoagulation est un procédé électrolytique. Il consiste à générer un coagulant dans une chambre de réaction grâce à l’application d’un courant électrique continu à travers une anode sacrificielle composée d’éléments métalliques (soit du fer, de l’aluminium ou du calcium). Les cations métalliques mis en solution dans les eaux usées à traiter réagissent avec le phosphore pour former un complexe solide qui peut décanter dans une zone de séparation liquide-solide. Les boues phosphatées ainsi formées sont pompées du décanteur et stockées dans un réservoir jusqu’à l’élimination finale.
Le réacteur primaire joue un triple rôle. Il agit comme décanteur primaire pour la sédimentation des particules difficilement ou non biodégradables, il est également un bassin de temporisation et de régularisation du débit et, enfin, il joue le rôle de bassin de stockage des boues produites au niveau de l’unité d’électrocoagulation. Cette dernière est constituée de deux zones distinctes, soit la zone de réaction et celle de séparation. La zone de réaction, où sont logées les électrodes, est équipée d’un dispositif de pompage permettant un mélange complet. La zone de séparation est quant à elle équipée d’un décanteur lamellaire et d’une pompe de soutirage des boues avec retour vers le réacteur primaire.
Même très sommaire, l’évaluation des travaux à faire permettra également de mieux bâtir les budgets du programme triennal d’immobilisations (PTI).
Technologie PHOS-4-FADE — Norweco : le filtre de déphosphatation PHOS-4-FADE utilise les propriétés d’adsorption de l’alumine activée afin de retirer passivement le phosphore contenu dans les eaux usées. Il doit être précédé du système de traitement secondaire avancé Hydro-Kinetic de Norweco, dont l’effluent est dirigé vers le réservoir de béton contenant le matériau filtrant PHOS-4-FADE, où s’effectue une filtration passive gravitaire.
Fixation sur particules d’alumine activée — principe physique Le phénomène physique par lequel un polluant soluble — le phosphore dans ce cas-ci — adhère à la surface d’une matière poreuse adsorbante est appelé l’adsorption. Le matériau adsorbant utilisé dans ce procédé est l’alumine activée en granules. Elle se présente sous la forme de particules semblables à des billes de céramique ultra poreuse, et offre une multitude de sites d’accrochage au phosphore présent dans les eaux usées. Le matériau adsorbant est chargé en vrac dans un bassin de confinement
Comme il s’agit d’un procédé physique et non chimique, le filtre ne génère pas de boue ni ne requiert d’électricité pour son fonctionnement.
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À titre indicatif, une liste des lacs affectés est maintenue à jour par le MDDELCC : http://www.mddelcc.gouv.qc.ca/eau/algues-bv/gestion/index.htm#resultats
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L A DÉP H O S P H ATATI O N : D E N O U V E L L E S TE C H N O L O G I E S UTI L E S P O U R L E S RÉS I D E N C E S I S O LÉE S
UN SUIVI ENVIRONNEMENTAL EXIGÉ Le règlement provincial Q-2, r.22 encadrant l’installation et l’exploitation de dispositifs d’épuration des eaux usées pour résidences isolées exige une inspection bisannuelle de tous les systèmes de traitement tertiaire avec déphosphatation. Cette inspection doit minimalement inclure un échantillonnage de l’effluent pour en vérifier la concentration en phosphore. Habituellement, lors de la visite du professionnel, celui-ci fera une vérification complète des composantes du système et s’assurera de son bon fonctionnement. CONCLUSION Évidemment, chacune de ces technologies a des avantages et des inconvénients : frais énergétiques, gestion des boues, remplacement et
élimination du matériau. De plus, pour chacune d’elles, il faut prévoir des frais annuels d’inspection et des frais d’analyse pour le contrôle de la qualité de l’effluent. Cependant, un point commun les rassemble : elles offrent une solution de rechange aux propriétés en bordure d’un lac qui, auparavant, devaient s’en remettre à une installation de type « vidange périodique » ou « vidange totale » pour permettre une mise aux normes de leur installation septique. Ces derniers choix sont très coûteux en frais d’exploitation et d’entretien à long terme, et ils altèrent considérablement la valeur foncière de la propriété concernée. De plus, ces nouvelles technologies permettent la construction de nouvelles propriétés sur des terrains en périphérie de lacs qui étaient auparavant classés comme étant non constructibles (en raison de leur faible superficie, de la nature des sols inadéquate, etc.). n
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GESTION HUMAINE DES RESSOURCES
« CHER PATRON, JE DÉMISSIONNE... »
Dominique Dodier Directrice générale EnviroCompétences dominique.dodier@envirocompetences.org
Voici quelques exemples de questions à poser : l l l
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n employé entre dans votre bureau pour vous annoncer qu’il quitte l’entreprise : ce genre de scénario deviendra de plus en plus fréquent avec le vieillissement de la population active et la pénurie de maind’œuvre qui en découle. Ce nouveau tournant favorise les employés ainsi que les nouvelles générations de travailleurs qui ont à cœur d’autres valeurs que la loyauté, la stabilité et l’ancienneté.
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Dans certains cas, le départ d’un employé peut être sans conséquence. Dans d’autres, disons-le tout bas, il peut s’avérer positif. Dans certaines situations, toutefois, la perte de ce travailleur pourrait avoir des répercussions négatives. Afin d’optimiser la démission d’une personne, une pratique est de plus en plus utilisée : l’entrevue de départ. Celle-ci pourrait fournir à l’entreprise des informations importantes, voire stratégiques. Une entrevue de départ est une rencontre organisée entre l’employé qui démissionne et un représentant de l’entreprise. Si possible, je vous suggère que ce dernier soit une personne-ressource sans lien direct avec l’employé. Par exemple, il peut s’agir d’une personne relevant du service des ressources humaines ou du président de l’entreprise. Ce conseil vous aidera à mener une entrevue de départ dans laquelle la personne se sentira en confiance et à l’aise. Le but de cette rencontre est en effet d’obtenir le plus d’informations possible. Idéalement, ne mettez pas l’employé démissionnaire en face de son chef d’équipe, car un conflit pourrait exister entre les deux et se traduirait par un dialogue inefficace.
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Quelque chose ou quelqu’un vous a-t-il poussé à nous quitter ? Un événement particulier a-t-il provoqué votre départ ? Étiez-vous à l’aise dans vos fonctions ? Sinon, lesquelles vous déplaisaient et pourquoi était-ce le cas ? Votre encadrement était-il adéquat ? Selon vous, quels seraient les éléments à améliorer chez nous ? Avez-vous des conseils à nous donner pour nous aider à vous remplacer ? Que vous a-t-on offert de plus ?
Lors de cette entrevue, n’oubliez pas de récupérer les objets qui vous appartiennent, tels que les clés, les badges, l’équipement, les mots de passe des logiciels et des applications, ainsi que la lettre de démission de l’employé. Gardez en mémoire que les démissions coûtent de l’argent à votre entreprise. Selon les champs d’activité, le processus d’embauche et de formation peut coûter jusqu’à l’équivalent d’un salaire annuel. Alors, pourquoi ne pas profiter de ce départ pour analyser les informations reçues et réajuster votre stratégie de gestion et de rétention de vos employés ? Notre site Internet offre plusieurs outils aux employeurs, notamment dans notre Guide de gestion des ressources humaines pour PME : http://www.envirocompetences.org/guides/guide-de-gestion-desressources-humaines-pour-pme/ Bon départ ! n
Beaucoup d’avantages peuvent être tirés de cette pratique, qui permet de : l l l l
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connaître les vraies raisons du départ de l’employé ; bien planifier le transfert des dossiers ; obtenir des informations sur le climat de travail ; comparer ce que le futur employeur lui a offert à ce que vous lui offrez ; comprendre et agir sur ce que vous pouvez faire de plus pour garder vos employés ; rester en bons termes avec l’employé pour préserver les futures relations professionnelles ; comprendre les compétences liées au poste qu’il occupait ; et peut-être même, après discussion, garder l’employé.
Vous pouvez mener cette entrevue de départ de plusieurs façons : au téléphone, face à face ou par questionnaire. Il n’y a pas de bonne ou de moins bonne manière. Bien sûr, dans le cas d’un grave conflit ou d’accusations liées au droit du travail, l’entrevue face à face sera plus difficile. Mais l’objectif ultime est d’obtenir des renseignements essentiels permettant de mieux comprendre la situation, de corriger les problèmes, de bonifier votre offre et de prendre de bonnes décisions.
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en contact avec l’eau potable. M ise aux normes de l’entrée l’entrée d’eau d’eau principale (compteur (compteur d’ Mise d’eau) eau)
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