BŒUF LAITIER : UN GUIDE DE LA PRODUCTION DE BŒUF LAITIER DES MARITIMES
VOLUME 1 :
De veaux naissants à veaux d’embouche de 500 lb
V.1 Printemps 2020
TABLE DES MATIÈRES 3
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Introduction Stratégies d’élevage Santé des veaux naissants et gestion du colostrum Débuter par des veaux de qualité Biosécurité Écornage Castration Alimentation La gestion du changement Installations Transport Vérification de l’âge Ressources disponibles 2
INTRODUCTION Environ la moitié des bovins des provinces atlantiques appartiennent à un cheptel laitier[1]. L’industrie laitière crée avec chaque veau produit un co-produit qui n’est pas destiné à être une vache laitière de remplacement. Actuellement, la majorité de ces veaux sont acheminés vers l’industrie de la viande de veau. Le marché de la viande de veau a été mis à rude épreuve ces dernières années, et les changements de réglementation ont modifié la logistique de déplacement des jeunes veaux.
La Stratégie de l’industrie bovine des Maritimes a identifié une capacité pour une croissance supplémentaire de 10 000 à 15 000 têtes/an dans la catégorie des bovins engraissés, y compris les veaux excédentaires de l’industrie laitière. Le cheptel laitier peut compter sur la force de l’homogénéité génétique, ce qui permet de mettre sur le marché un produit homogène lorsqu’il est bien géré. L’amélioration de la qualité de ces bovins peut apporter des avantages économiques à toutes les parties impliquées dans la chaîne d’approvisionnement du bœuf.
Pour de nombreux cheptels laitiers, l’intégration de meilleurs bœufs reproducteurs dans le plan de reproduction du troupeau va de pair avec l’utilisation de nouvelles technologies telles que la semence sexée et la génomique pour sélectionner avec précision le groupe de femelles de remplacement. Ces outils sont aujourd’hui largement utilisés, permettant aux éleveurs laitiers d’élever des génisses de remplacement à partir de leurs animaux ayant le plus grand potentiel génétique, tout en utilisant des bœufs reproducteurs à fort écart prévu chez la descendance (ÉPD) sur les autres pour produire des veaux de boucherie à plus grande valeur économique.
Pour les éleveurs-naisseurs de veaux, les engraisseurs et les finisseurs, il est important de s’approvisionner en bétail avec une génétique bovine de qualité afin de maximiser les taux de croissance et la qualité des carcasses.
L’élevage n’est pas le seul domaine crucial pour les bovins dans la chaîne d’approvisionnement en vache laitière. Les veaux qui ont reçu suffisamment de colostrum et sont en bonne santé atteindront des taux de croissance plus élevés et nécessiteront moins d’interventions vétérinaires.
Une alimentation et un logement adéquats à tous les stades de la vie sont importants pour produire des bovins qui répondent aux spécifications du marché.
Ce document fournit aux producteurs les informations importantes nécessaires pour obtenir de meilleurs rendements, qu’il s’agisse de producteurs laitiers souhaitant élever et engraisser leurs propres veaux ou de producteurs de viande bovine achetant des veaux élevés dans des exploitations laitières.
Bien que le Maritime Beef Council s’est efforcé de garantir l’exactitude des informations contenues dans ce document au moment de sa publication, aucune garantie n’est donnée à cet égard. Nous attendons davantage de recherche et de développement pour assurer l’exactitude au niveau régional et nous considérerons qu’il s’agit d’une première version qui sera modifiée au besoin.
Toute demande de renseignements relative à ce document doit être envoyée à l’adresse suivante : maritimebeefcouncil@gmail.com
-Amy Higgins Coordonnatrice de l’industrie, Maritime Beef Council
[1] Statistique Canada. Tableau 32-10-0130-01 Nombre de bovins, selon la classe et le type d’exploitation agricole (x 1 000)
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LES STRATÉGIES D’ÉLEVAGE L’élevage de bovins laitiers « Dans l’élevage laitier, le seul objectif génétique est les femelles de remplacement et les caractères qui feront d’elles des productrices élites, qui vivront longtemps, et qui n’occasionneront aucun problème. Dans le secteur de la viande bovine, la sélection génétique a dû se concentrer à la fois sur les caractères maternels (de remplacement) et sur les caractères de la carcasse (terminaux). Les poids au sevrage, les poids à un an, la zone au niveau des côtes (faux-filet) et le persillage sont des exemples de caractères terminaux utilisés pour la reproduction afin d’augmenter le mérite de la carcasse et l’efficacité des bêtes commercialisées. Si les producteurs laitiers veulent tirer profit du marché du bœuf laitier, ils devront également commencer à se familiariser avec ces caractères. » - Amanda Cauffman (Formatrice en vulgarisation agricole, comté de Grant) & Ryan Sterry (Agent de vulgarisation agricole, comté de St. Croix)
Potentiel de reproduction : Les industries laitière et bovine disposent de systèmes similaires pour évaluer le potentiel de reproduction des taureaux. Une chose importante à noter est que les ÉPD de la viande bovine ne peuvent PAS pour l’instant être comparés entre les races sans utiliser le facteur d’ajustement « ÉPD interraces » de l’année en cours. Cette complexité est encore accentuée par le fait que chaque race utilise des évaluations génétiques différentes, ce qui entraîne une certaine variation des points d’ordonnée des indices. Une autre différence entre les évaluations laitières et les ÉPD est le nombre de points de données qui déterminent la précision de l’ensemble des données. La race Angus a le plus grand nombre d’enregistrements (en 2017, 60 338 pour Angus, 22 989 pour Simmental, 13 323 pour Hereford et 4 411 pour Limousin), mais son importance est relative en comparaison avec les 286 005 enregistrements de Holstein Canada en 2017. La fiabilité d’un VÉE est une chose que le monde laitier n’a probablement pas eu à examiner depuis un certain temps, donc vous devrez peut-être vous recycler pour l’envisager, et dans le secteur de la boucherie l’ÉPD est mieux connu sous le nom d’Accuracy (Précision). Les ÉPD améliorés par la génomique sont de plus en plus courants, mais l’industrie bovine a quelques années de retard sur l’industrie laitière pour ce qui est de l’utilisation de ces outils. Le résultat le plus lourd de l'histoire du SAV en 205 jours, à 1107 livres !
Schaff Angus Valley a établi un nouveau record mondial pour le prix d’un taureau après avoir vendu SAV America 8018 pour 1,51 million de dollars. Schaff Angus Valley en 2019
livres au-dessus de la moyenne de la race pour 205 Wt
Image : https://www.drovers.com/article/angus-bullsmashes-world-record-price-selling-151- million
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FACTEURS IMPORTANTS POUR UNE VACHE LAITIÈRE :
Coût de la semence
Conception/Durée de la gestation
Facilité de vêlage
Couleur de la robe - un « pelage laitier » peut entraîner une pénalité sur le prix
FACTEURS IMPORTANTS POUR UN VEAU D’EMBOUCHE (D’ENGRAISSEMENT) : INDICE DE DÉVELOPPEMENT SQUELETTIQUE
6.3 et moins lors de l’élevage des Holstein. Considérez votre type de troupeau de vaches! Les éleveurs recherchent une ossature compacte et de bonne capacité.
ZONE DU FAUX-FILET (CÔTES)
Plus c’est large, mieux c’est (la REA est également un indicateur de l'expression musculaire)
PERFORMANCE
Cela concerne la période de « jours sur l’alimentation » - (performances plus élevées = moins de jours sur l’alimentation)
HOMOZYGOTE SANS CORNE
pour que vous n'ayez pas à subir des pénalités pour de l’écornage ou des veaux avec cornes
COULEUR DE LA ROBE *
Lorsque la peau est enlevée, la couleur de la peau n'a pas d'importance - donc si vous les nourrissez du début à la fin, c'est moins préoccupant - mais si vous vendez à des parcs d'engraissement, alors il peut y avoir un biais négatif envers les marques de type bœuf laitier.
EFFICACITÉ ALIMENTAIRE
Convertissement des aliments pour animaux en livres - caractère économiquement pertinent. Remarque - tous les taureaux vendus via la station de contrôle des bovins des Maritimes (Maritime Beef Test Station) ont une valeur d'efficacité alimentaire pour ceux qui peuvent utiliser un taureau « ambulant »
* Informations sur la génétique des couleurs de la robe : https://aces.nmsu.edu/pubs/_b/B211/welcome.html
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SÉLECTION DES TAUREAUX POUR LE CHEPTEL LAITIER HOLSTEIN **ces postulats peuvent changer au fur et à mesure de l’évolution du marché**
POSTULAT no 1 : Tous les croisements laitier-boucherie seront des « croisements terminaux » (les femelles de remplacement issues d’un croisement laitier-boucherie ne sont pas recommandées). Les stratégies au niveau du veau seront différentes.
POSTULAT no 2 : Sans corne (polled), homozygote à peau noire, indice de développement squelettique inférieur à 6,3, grande zone au niveau des côtes (faux-filet)
REMARQUE – TOUS les Angus enregistrés de race pure seront sans cornes homozygotes. Les races Hereford, Limousin et Simmentals comportent toutes des caractères avec cornes et sans cornes et seront notées comme hétérozygotes ou homozygotes dans la catégorie de la semence. Les bovins Angus peuvent être de couleur rouge ou noir uniforme et ils sont caractérisés par la même relation dominante (noir)/récessive (rouge) que les bovins Holstein (Red comme préfixe devant Angus indique la couleur rouge de la robe). Le Limousin et le Simmental n’ont pas besoin de préfixes standard pour la couleur de la robe, mais sont généralement étiquetés clairement « noir homozygote » dans les listes des principales entreprises de semence.
Les ÉPD des races bovines ne peuvent être comparés entre eux qu’à l’aide d’un facteur ÉPD interraces. Ce facteur a été développé pour aider ceux qui cherchent à comparer des pommes avec des pommes entre les races lors de la sélection des taureaux géniteurs.
http://beefimprovement.org
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Les écarts prévus chez la descendance (ÉPD) sont souvent présentés sur des graphiques OU, au lieu d’avoir à connaître les moyennes exactes de chaque race, vous pouvez envisager de consulter la cote de performance. Le rang percentile indiqué avec l’ÉPD permet d’identifier plus facilement les géniteurs ayant le meilleur rendement sans nécessairement connaître la moyenne de chaque race. 1 % signifie que l’animal se situe dans le premier percentile en matière de rendement. Plus le rang percentile est « bas », plus l’animal est recherché pour ce caractère.
Plus le rang percentile est bas, plus le produit est intéressant.
COMMENT DÉCODER UN ÉPD - Il est important de savoir ce que vous êtes en train de consulter, car les associations des différentes races comportent des évaluations génétiques différentes et toutes les entreprises d’IA présentent les données un tant soit peu différemment. Voici les caractères les plus couramment examinés. Il est rare qu’un taureau obtienne les meilleures notes sur tous les aspects, utilisez donc les rubriques en bleu comme facteurs de plus grande importance.
Facilité de vêlage (Calving Ease) - CE - La facilité de vêlage est un facteur à prendre en compte dans une situation de croisement. Il existe des différences au sein même des races. Par exemple, une vache Holstein adulte peut n’avoir aucun problème à mettre bas un Angus « à facilité de vêlage réduite », alors que cela pourrait être davantage un facteur à prendre en compte pour une génisse Holstein. Poids à la naissance (Birth Weight) - BW - Le même constat s’applique : il y a des différences significatives entre les races. Poids au sevrage (Weaning Weight) - WW - Plus le poids est élevé, mieux c’est. Dans le 50e percentile supérieur. Poids à 1 an (Yearling Weight) - YW - Plus le poids est élevé, mieux c’est. Dans le 50e percentile supérieur. Poids de la carcasse (Carcass Weight) - CW - Plus le poids est élevé, mieux c’est - mais en général, les taureaux ayant un poids de carcasse élevé peuvent également obtenir un indice de développement squelettique plus élevé, ce qui permet d’atteindre un certain équilibre. Persillage ou marblage (Marbling) - MARB ou IMF - 50e percentile supérieur. * Il peut y avoir un compromis pour un faux-filet plus gros. Les taureaux Holstein ont généralement un bon persillage, il faut donc se concentrer sur l’amélioration de la zone du faux-filet. Zone des côtes (Ribeye Area) - REA - 30e percentile supérieur. Gras de croupe (Rump Fat) - FAT - 50e percentile supérieur.
** Pas besoin de s’inquiéter des valeurs maternelles/de remplacement telles que la circonférence du scrotum (SC), la docilité (DOC) ou le lait (MILK). ** Il y a BEAUCOUP de nouveaux caractères et valeurs suivis.
Chaque race ou entreprise de semence COMPORTE DIFFÉRENTS indices de valeur $$. Les index TERMINAUX doivent être ceux qui présentent un intérêt, comme par exemple Semex et ST Genetics : la valeur du bœuf ($B) et l’indice qui combine la performance de la descendance et la valeur de la carcasse. GENEX a un indice similaire de valeur du parc d’engraissement ($F), etc. Ils combinent certains des caractères économiquement pertinents énumérés ci-dessus en un seul indice pour aider à resserrer le champ. Efficacité alimentaire - il s’agit d’un caractère économiquement pertinent. Certaines associations canadiennes du secteur de la viande bovine travaillent sur un ÉPD de la consommation résiduelle d’aliments pour animaux - Les données circulant dans le système pour étayer un chiffre précis sont limitées pour l’instant. L’American Angus Association dispose d’un rADG (residual Average Daily Gain, soit une mesure de l’efficacité alimentaire en termes de gain résiduel moyen quotidien) que vous pouvez observer dans certains ÉPD de taureaux.
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COMMENT LIRE UN ÉPD
* Taureau haute performance avec troupeau améliorant les caractères associés à la carcasse Indice de développement squelettique
Facilité de vêlage
Rang%
Précision (Accuracy) = Fiabilité. Plus le chiffre est proche de 1,00, plus l’ÉPD est précis.
1 - Poids au sevrage 2 - Poids à un an 3 - Zone des côtes 1er rang percentile = le plus performant
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SANTÉ DES VEAUX NAISSANTS ET GESTION DU COLOSTRUM Meilleures pratiques de gestion de la santé des veaux naissants Remerciements : Dr Werner Debertin, Dr Frank Schenkels et le groupe Lait 2020
Essentiellement, les veaux mâles nouveau-nés doivent être traités exactement de la même manière que les génisses de remplacement nouveau-nées afin de maximiser leur capacité de survie lorsque ces veaux quittent l’exploitation. Cela contribuera à assurer le succès de la chaîne de valeur du bœuf laitier. Veuillez consulter votre vétérinaire pour obtenir un protocole de vaccination spécifique à votre exploitation et à votre chaîne d’approvisionnement. N’hésitez pas à utiliser ce qui suit comme point de départ pour cette discussion.
Préparer les génisses/vaches : Administration en temps utile des vaccins appropriés avant le vêlage (par exemple, vaccins contre la diarrhée pour stimuler le colostrum) Fournir une alimentation de haute qualité aux vaches/génisses taries Prévoir un espace de vêlage propre, sec et bien aménagé (nettoyer la zone de maternité entre les vêlages ou aussi souvent que possible) Réduire les facteurs de stress environnementaux au moment du vêlage
Le veau nouveau-né - À la naissance : Frotter vigoureusement le thorax (la cage thoracique) avec de la paille S’assurer que les voies respiratoires sont dégagées (placer le veau en position de récupération - les deux jambes repliées en dessous, ce qui permet aux poumons de se dilater avec le moins de pression possible) Verser de l’eau froide dans les oreilles Désinfecter le nombril avec une teinture d’iode à 7 % ou de chlorhexidine à 0,5 % le plus tôt possible après la naissance. Examiner le nombril du veau pour déceler tout gonflement et toute réaction à la douleur (signes d’infection) Envisager le contrôle de la douleur (un analgésique) pour les veaux qui ont eu un accouchement difficile
La prévention des maladies chez les jeunes veaux commence par la diminution de la charge pathogène qu’un veau peut absorber dans les premières heures de sa vie. Le succès de la santé des veaux dépend fortement de la consommation adéquate de colostrum de haute qualité au cours des premières heures de vie. Voir la page suivante pour le protocole sur le colostrum.
La santé des veaux naissants est renforcée par une alimentation adéquate : Vital pour le bon fonctionnement du système immunitaire Le sélénium (la plupart des programmes actuels de vaches laitières taries auraient suffisamment de sélénium pour que cela ne soit pas un problème - discutez avec votre nutritionniste et votre vétérinaire) Fournir aux veaux un apport quotidien total minimum de 20 % de leur poids corporel en lait entier (ou un apport équivalent en nutriments via un substitut de lait) jusqu’au sevrage (par exemple, environ huit litres par jour pour les veaux Holstein) Introduire les concentrés dès leur jeune âge De l’eau propre devrait toujours être disponible Les vaccins sont essentiels pour réduire les risques de pneumonie *discutez avec votre vétérinaire* : Un vaccin viral intranasal à la naissance et de nouveau à l’âge de 6 à 8 semaines (ou 2 semaines avant une forte incidence de pneumonie Un vaccin vivant modifié à l’âge de 6 mois et 12 mois (peut être utilisé plus tôt si la prévalence de la maladie est plus élevée
Il se peut que votre marché cible nécessite des protocoles spécifiques.
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MEILLEURES PRATIQUES DE GESTION DU COLOSTRUM Remerciements : Lait 2020, Dr Katy Proudfoot et Dr Dave Renaud pour les mises à jour sur les publications récentes.
1 Prévenir la contamination bactérienne Collecter du colostrum sans mastites/sangs de vaches négatives pour la leucose bovine et la maladie de Johnes afin de l’utiliser à l’intérieur du troupeau. REMARQUE - les données suggèrent que les veaux nés de mères positives à la leucose devraient recevoir du colostrum de leur mère plutôt que d’une vache diagnostiquée comme négative Nettoyer soigneusement la mamelle/les trayons Laver/désinfecter méticuleusement le matériel destiné à l’alimentation (utiliser du savon (dégraissé) et du désinfectant) Nourrir le veau avec du colostrum dans les 1 à 2 heures suivant sa naissance Réfrigérer le colostrum non utilisé entre 1 et 1,5 °C (33-35 °F) dans des récipients propres de 1 à 2L
2. Maximiser l’absorption Recueillir le colostrum dans les 2 heures suivant le vêlage Première ration de 4 litres par 45 kg de poids corporel dans les 1 à 2 heures suivant la naissance Deuxième ration de 2 litres par 45 kg de poids corporel dans les 6 à 12 heures suivant la naissance Utiliser une sonde œsophagienne pour les veaux qui ne tètent pas, mais pas lors de la deuxième tétée s’ils ne veulent pas boire (ne surchargez pas la caillette/le rumen avec la sonde). L’alimentation par sonde ne doit être utilisée que par du personnel qualifié.
3. Alimentation d’urgence Conserver au congélateur entre -20 et -21 °C (-5 °F) pendant 12 mois Décongélation dans de l’eau tiède, < 50 °C : (pas trop chaud) jusqu’à atteindre la température corporelle du veau de 38-39 °C (100-102 °F)
LES SUBSTITUTS COMMERCIAUX DU COLOSTRUM : Contiennent au minimum 50 g/L d’IgG et au moins 18 % de matières grasses Fabriqués à partir de sources bovines et approuvés par l’ACIA Suivre les directives du fabricant de colostrum En général, deux sachets pour un remplacement total, un sachet pour compléter le colostrum de la mère
4. Programme de surveillance Évaluer les niveaux d’IgG colostrales en utilisant un réfractomètre Brix : un colostrum de qualité aura une valeur de > ou = à 22 % Échantillons de culture de colostrum : Nombre total de bactéries de <100 000/mL et Nombre de coliformes de <10 000/mL Évaluer le taux sérique de protéines totales des veaux à l’âge de 2 à 5 jours : Pour une immunité passive adéquate, >=90 % des veaux testés, au niveau du troupeau doivent avoir des taux sériques d’IgG de >=10 g/L, ou des taux sériques de protéines totales de >5,2 g/dL de valeurs Brix sériques de >=8,5 % (Communication personnelle, 13 décembre 2016- Dr Manuel F Chamorro, DVM, PhD, DACVIM-LA, Kansas State University).
REMARQUE - certaines de ces informations proviennent et sont utilisées avec l’autorisation de Saskatoon Colostrum Company et de Maritime Quality Milk. Pour davantage d’informations sur le colostrum, veuillez consulter le site http://www.saskatooncolostrum.com
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SANTÉ DES VEAUX NAISSANTS ET GESTION DU COLOSTRUM LA SÉLECTION DE VEAUX DE QUALITÉ Il y a de nombreuses considérations à prendre en compte lors de l’achat de veaux que vous n’avez pas élevés vousmême. Il s’établit un certain niveau de confiance entre l’exploitation d’origine (dans ce cas, l’exploitation laitière) et l’éleveur (ou le lieu où le veau sera élevé). Cette section présente quelques points essentiels à aborder pour prendre une décision plus éclairée sur le risque d’acheter un veau, et sur les autres façons dont l’exploitation laitière peut apporter une valeur ajoutée.
La productivité d’un veau tout au long de sa vie dépend de son bon départ dans les premières heures et les jours qui suivent sa naissance. Les veaux destinés à la production de viande bovine ont besoin de colostrum de la même manière que les veaux des génisses laitières de remplacement. Leur gestion au cours des premiers jours de leur vie aura un impact important sur les performances tout au long de leur vie.
Par rapport aux veaux qui reçoivent une quantité suffisante de colostrum, ceux qui n’en reçoivent pas suffisamment : Affichent un taux de mortalité plus élevé Ont besoin de plus de traitements antibiotiques avant le sevrage Affichent une réduction de la prise de poids vif Atteignent leur poids d’abattage plus tardivement
Les producteurs laitiers devraient viser à produire des veaux qui : Ont reçu suffisamment de colostrum à la naissance N’ont pas de diarrhée Se développent bien - au moins 50 kg à l’âge de deux semaines, 45 kg si la race est indigène Sont en bonne santé et comportent un nombril sec Sont alertes et ont les yeux brillants Démontrent un niveau de conformation raisonnable Rappelez-vous les trois conditions du colostrum :
Quantité - 4 litres dans les deux heures suivant la naissance, suivi d’une seconde tétée de 2L dans les six à douze heures suivant la naissance
Qualité - contient au moins 50 g / litre d’immunoglobuline IgG. Cela peut être mesuré à l’aide d’un réfractomètre BRIX
Rapidement - 1re consommation dans les 2 heures suivant la naissance. L’absorption des immunoglobulines diminue progressivement après la naissance
VOIR PAGE 9 pour l’information complète sur les meilleures pratiques de gestion du colostrum
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Les éleveurs devraient également se concentrer sur ces aspects lorsqu’ils achètent des veaux et être prêts à payer plus cher pour les bons veaux, qui seront plus performants tout au long de leur vie.
Dans la mesure du possible, les éleveurs devraient interroger le producteur laitier sur ces aspects : La gestion des veaux de boucherie nouveau-nés. La consommation de colostrum est-elle une priorité ? Les taureaux utilisés pour produire des veaux de boucherie. En particulier, l’identification de la race et du taureau afin de pouvoir vérifier le mérite génétique. L’éleveur a parfois l’occasion de donner son avis sur ce qui fonctionne du point de vue du potentiel d’élevage (selon la relation). Le type de vaches laitières dans le troupeau, pour comprendre l’influence de la mère sur la taille de la carcasse et la conformation. L’état de santé du troupeau, par exemple BVD, Johnes, IBR, etc. pour comprendre les risques pour la santé associés aux veaux.
Éviter d’acheter des veaux qui ont : La diarrhée (la diarrhée à l’arrivée est liée à des taux de mortalité plus élevés). Un écoulement de leur bouche, de leur nez ou de leurs yeux. Un nombril mouillé ou épaissi. Des difficultés à respirer. Une apparence apathique ou un pelage terne *.
Vérification de l’âge (entrée dans les systèmes canadiens de traçabilité du bétail) - vous retrouverez plus d’information à la page 25
Un outil que vous pourriez utiliser tout au long de la vie des veaux est l’intégration de la matrice de notation de la santé des veaux ou tout autre outil qui fonctionne pour votre exploitation. Vous pouvez noter les veaux individuellement ou en groupe. Il s’agit d’un outil d’observation simple qui vous permet de voir les scores les plus faibles et les scores les plus élevés qui peuvent être révélateurs de problèmes à venir. Regardez une vidéo que Veal Ontario a réalisée sur des veaux de qualité. On observe de nombreuses similitudes dans le choix de la qualité à ce stade qui sera destinée soit à la chaîne d’approvisionnement en viande de veau, soit à la chaîne d’approvisionnement en bovins de boucherie ou laitiers. https://youtu.be/BvgA QrlSCpc
Planification de la santé La relation vétérinaire-client-patient est un élément obligatoire dans chacun des codes et est essentielle pour planifier vos propres protocoles à la ferme.
Une approche proactive de la gestion de la santé des veaux doit comprendre un programme de vaccination et des mesures visant à réduire au minimum les maladies acquises et la propagation des problèmes de santé, s’ils surviennent.
Lorsque des traitements sont nécessaires, il est essentiel de pouvoir identifier les problèmes le plus tôt possible pour améliorer le taux de réussite du traitement et réduire la quantité de médicaments utilisés.
Pour les bovins qui paissent, le contrôle des parasites est important. Il faut tenir compte des parasites internes et externes, tels que les poux et les acariens. Pour plus d’informations sur 12 le contrôle des parasites chez les bovins, consultez le site www.beefresearch.ca.
BIOSÉCURITÉ GESTION DES RISQUES Réduire au minimum l’apparition des maladies en : Se procurant des veaux provenant d’un troupeau laitier présentant un état de santé élevé. En cas d’incertitude poser des questions Se procurant des veaux qui ont eu une bonne consommation de colostrum pendant les premières heures de leur vie Vérifiant que le veau ne présente pas de signes de maladie avant l’achat
Réduire au minimum la propagation des maladies à la ferme en : Disposant d’étables réservées aux veaux, à l’écart des autres animaux d’élevage Mettant en place un système d’élevage « tout dedans tout dehors » afin que les veaux d’âges différents ne soient pas mélangés ou ne partagent pas le même air Lavant régulièrement l’équipement d’alimentation et en désinfectant leur logement. Gardant les veaux bien couchés dans leur litière avec une bonne ventilation, mais pas de courants d’air
Réduire au minimum l’introduction de maladies provenant de sources extérieures en : Étant conscient de la contamination croisée provenant d’autres exploitations agricoles par le biais d’instruments, de bottes, de vêtements ou d’autres équipements.
Réduire au minimum les maladies acquises et la propagation des problèmes de santé associés, le cas échéant.
Combien de personnes mettent les pieds sur votre ferme ?
Et que peuvent-elles transmettre ?
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ÉCORNAGE L’élimination des cornes par ébourgeonnage ou écornage est une pratique de gestion courante permettant de : Réduire les risques de blessures et de meurtrissures occasionnées aux autres bovins Améliorer la sécurité des exploitations agricoles pour les éleveurs et les personnes Les liens chargées de la manipulation des animaux vers les Réduire les pertes financières associées au parage de carcasses endommagées codes se Réduire l’espace nécessaire à chaque animal à la mangeoire et durant le transport trouvent à la
page des
Ressources
EXIGENCES dans les codes sur les bovins de boucherie, les bovins laitiers et le veau : L’ébourgeonnage (ou ablation du cornillon) fait référence à l’élimination du bourgeon de corne avant l’âge de trois semaines. L’élimination de la corne après cet âge est appelée écornage. L’ébourgeonnage est recommandé au détriment de l’écornage, car il est moins invasif. Il est conseillé d’ébourgeonner/d’écorner les veaux le plus tôt possible, alors que le développement de la corne est encore au stade du bourgeon de la corne (généralement 2-3 mois). L’écornage doit être effectué par le seul personnel compétent au moyen d’outils appropriés et bien entretenus et des techniques reconnues. Obtenir des conseils de son vétérinaire sur les moyens et la pertinence du contrôle de la douleur (utilisation d’analgésique) pour l’ébourgeonnage et l’écornage des bovins de boucherie. (Note - les codes sur les bovins laitiers et le veau exigent un contrôle de la douleur lors de l’écornage ou de l’ébourgeonnage et des mesures de contrôle de l’hémorragie doivent être utilisées lors de l’écornage). Utiliser des mesures de contrôle de la douleur, en consultation avec son vétérinaire, pour atténuer la douleur associée à l’écornage des veaux après l’attachement des bourgeons.
**L’utilisation de taureaux homozygotes dans le programme d’élevage, lorsque cela est possible, éliminera la nécessité d’ébourgeonner ou d’écorner.
**http://www.beefresearch.ca/research-topic.cfm/dehorning-69
VEAU À CORNES - 0-3 MOIS LIGNE DE COUPE
TISSU FORMANT LA CORNE
OS SINUS FRONTAL PEAU
CERVEAU
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CASTRATION La castration est l’ablation ou l’inactivation des testicules d’un animal mâle. La castration est un outil de gestion courant dans l’industrie pour de nombreuses raisons, notamment pour : Arrêter la production d’hormones mâles Empêcher l’accouplement non planifié Diminuer l’agressivité afin d’améliorer la sécurité dans les exploitations agricoles pour les travailleurs et les animaux Obtenir des primes de prix et/ou éviter les pénalités des parcs d’engraissement et des conditionneurs de viande Produire une viande de qualité constante acceptable pour les consommateurs (c’est-à-dire de meilleure qualité, avec un meilleur persillage) Diminuer les coûts de gestion des taureaux (c’est-à-dire des installations « plus solides »)
EXIGENCES du Code sur les bovins de boucherie : La castration doit être effectuée par le seul personnel compétent au moyen d’instruments appropriés, propres et bien entretenus et des techniques reconnues. Demander les conseils du vétérinaire sur la méthode et le moment optimaux de la castration, ainsi que sur les moyens disponibles et la pertinence du contrôle de la douleur pour la castration des bovins de boucherie. Castrer les veaux aussi jeunes que possible. Utiliser des mesures de contrôle de la douleur, en consultation avec son vétérinaire, lors de la castration de taureaux âgés de plus de six mois.
PRATIQUES RECOMMANDÉES (Des recommandations supplémentaires peuvent être consultées dans le Code de pratiques sur les bovins de boucherie) Surveiller les veaux après la castration. Vérifier fréquemment les veaux pour vous assurer qu’ils boivent et/ou mangent et qu’il n’y a aucun signe d’infection et/ou d’hémorragie anormale Identifier et enregistrer les bovins mal castrés ou dont les testicules ne sont pas descendus pour une gestion ultérieure appropriée S’assurer que la vaccination antitétanique est effective lorsqu’on applique des bandes pour castrer les taureaux de plus de 180 kg (400 lb)
Ressources additionnelles http://www.beefresearch.ca/blog/can-we-reduce-castration-pain-in-week-old-calves/
élasteur
cordon spermatique cordon spermatique
anneaux de caoutchouc
anneau élastique scrotum
zones de compression décalées
testicule
scrotum
testicule
Images fournies par : Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario
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ALIMENTATION LES PREMIERS PAS - De la naissance au sevrage (~ 8 semaines)
CIBLE DE CROISSANCE :
0,8 kg par jour
« Les Holstein ont besoin d’une alimentation à haute teneur énergétique dès leur naissance afin de bien se développer. »
– Vernon Campbell- de la naissance à la finition du bœuf laitier, Î.-P.-É.
1 La source de sel doit également fournir des oligo-éléments, selon une préparation conçue pour compléter l’alimentation disponible dans votre région.
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JEUNE VEAU - 100-225 kg, cible de croissance de 1 kg / jour
1 Les recommandations en matière d’énergie alimentaire sont basées sur le principe que l’animal se trouve dans un environnement thermoneutre et ne dépense pas d’énergie en raison de frissons ou de halètements. 2 La source de sel doit également fournir des oligo-éléments, selon une préparation conçue pour compléter l’alimentation disponible dans votre région.
CIBLE DE CROISSANCE :
1 kg par jour
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Comment l’alimentation affecte-t-elle le classement à l’abattage ? Exemple :
La génisse de gauche est une génisse de remplacement qui a été retirée de l’enclos de remplacement et placée dans le programme de production de bœuf laitier dans la même exploitation. Elle a le même âge que les deux autres génisses à sa droite qui ont été élevées dans le cadre du programme d’alimentation « bœuf » (avec l’aide d’un peu de génétique bovine au niveau de leur semi-finition). Cela souligne l’importance de différentes rations pour différentes utilisations finales. La génisse de gauche prendra beaucoup de temps et d’énergie pour atteindre ce gabarit et celles de droite sont en bonne voie d’obtenir une expression musculaire arrondie et de se transformer en un produit de haute qualité.
(Andrew McCurdy, Bidalosy Farms, N.-É.)
La carcasse de gauche est une carcasse de bœuf de type laitier (semblable à ce que la génisse de gauche sur la photo ci-dessus peut produire) tandis que les carcasses de droite représentent des types de bœuf plus traditionnels. Notez la longueur des muscles et des os.
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LA GESTION DU CHANGEMENT Chaque fois que la vie d’un animal de boucherie change de manière significative, on parle de transition (tout comme dans le secteur laitier). Cela se produit généralement lors d’un changement de ferme ou de rations (par exemple, le sevrage). Si les transitions ne sont pas bien gérées, elles peuvent entraîner une réduction du taux de croissance, voire une perte (selon le niveau de stress), à mesure que les animaux s’adaptent à leur nouvel environnement et/ou que leurs panses s’adaptent au nouveau programme alimentaire. La planification est essentielle pour atténuer tout déclin.
Le veau nouveau-né est un animal monogastrique (à estomac unique), qui n’utilise sa caillette que pour la digestion au cours des premières semaines de sa vie.
Le développement d’un rumen sain est une étape essentielle dans le processus d’élevage des veaux. Il est déterminé par un certain nombre de facteurs liés à la gestion nutritionnelle du veau au cours de ses premières années de vie.
Régime de démarrage des veaux Les aliments de démarrage sont conçus pour favoriser le développement du rumen. La digestion des aliments riches en amidon joue un rôle important dans le développement du rumen. PREMIÈRE SEMAINE
SILLON ŒSOPHAGIEN PYLORE
TROIS À QUATRE MOIS
ŒSOPHAGE
MATURITÉ ŒSOPHAGE
SILLON ŒSOPHAGIEN
ŒSOPHAGE SILLON ŒSOPHAGIEN
RUMEN
PYLORE
FEUILLET
RUMEN
RUMEN
FEUILLET
RÉSEAU CAILLETTE (VRAI ESTOMAC)
FEUILLET
RÉSEAU CAILLETTE (VRAI ESTOMAC)
RÉSEAU PYLORE
CAILLETTE (VRAI ESTOMAC)
Les veaux doivent être gérés de manière à favoriser la consommation d’aliments de démarrage le plus tôt possible. Ces aliments aident le veau à passer d’une alimentation à base de lait à une alimentation à base de fourrages et de concentrés. Un bon aliment de démarrage pour veaux doit contenir 20 à 22 % de CP et un minimum de 12,7 MJ ME/kg de MS. Pour obtenir une consommation maximale, l’aliment doit être frais et exempt de poussière/moisissure et être proposé dans des auges propres. De la paille fraîche ou du foin grossier doivent également être fournis. Il est important de limiter la consommation de foin de bonne qualité ou d’autres fourrages avant le sevrage, car cela peut réduire la consommation d’aliments de démarrage et conduire à une ventriculisation des veaux.
N’oubliez pas le « nutriment essentiel oublié » : un accès à l’eau potable en tout temps.
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SEVRAGE Une bonne gestion lors du sevrage est importante pour maintenir de bons taux de croissance et limiter l’apparition et la propagation des maladies. Un groupe de veaux peut être considéré comme prêt au sevrage lorsqu’il consomme régulièrement 1 à 1,5 kg par jour d’aliments de démarrage de haute qualité (à l’âge de 8 semaines environ). Le sevrage peut être abordé de différentes manières, mais un processus progressif sur 7 à 14 jours est préférable.
Après la période de sevrage, les veaux doivent recevoir de la paille/du foin grossier comme composante fourragère de la ration et passer lentement à l’ensilage vers l’âge de cinq à six mois. ALIMENTATION, KG / JOUR
DÉBUT DU SEVRAGE
au
e du ve
ité activ Immun Lait ou substitut de lait
Déficit d'immunité **
Im (d mun uc olo ité p str as um siv e )
Concentrés
Fourrage
Phase de consommation de lait
Phase de sevrage
* Phase laitière colostrale
Âge en semaines
*Graphique- https://www.teagasc.ie/media/website/animals/beef/dairy-beef/Segment-002-of- Section7-Routinecalf-management-practices.pdf
Cibles de croissance
>0,8 kg / jour de la naissance au sevrage
>1 kg / jour du sevrage à 225 kg / 550lbs
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Toute nouvelle ration devrait être introduite progressivement. La règle générale est de deux semaines d’introduction progressive lors d’un changement de ration. Des quantités croissantes de la nouvelle ration sont fournies chaque jour tandis que la quantité de la ration précédente est parallèlement réduite.
La durée de la période de transition dépend de l’importance de la différence entre les rations. Lorsque de grandes quantités de concentrés sont introduites, la période doit être prolongée pour que le changement se fasse lentement. Si l’alimentation se fait à partir d’une auge, la ration doit être distribuée en deux repas par jour de 2 kg maximum par repas, puis en trois repas par jour, en augmentant les quantités jusqu’à ce que le bétail ne soit plus en mesure d’absorber toute la nourriture. Ensuite, les animaux peuvent être nourris à partir de trémies à volonté.
Surveiller le bétail L’une des façons les plus importantes d’évaluer une ration est de regarder le bétail la manger. La majorité des bovins qui ne mangent pas ou ne boivent pas devraient être en train de ruminer. Il faut également examiner la consistance du fumier pour vérifier qu’il n’est pas trop liquide, ni trop sec.
En plus de réfléchir à la transition vers une ration différente, il est important de minimiser le stress lié au transport vers une nouvelle ferme, aux contacts avec les nouveaux bovins et au fait de se trouver dans des logements différents.
FUMIER SAIN
Évitez de faire subir aux veaux des événements stressants cumulés. L’ébourgeonnage ou la castration au cours du sevrage peut entraîner un ralentissement des gains de poids
Veillez à ce que le bétail ait facilement accès à la nourriture et à l’eau dès son arrivée, ainsi qu’à une aire de repos propre
Donnez aux animaux une chance de s’installer et de s’adapter au nouveau logement et à la nouvelle ration avant de se mêler à de nouveaux groupes
La réduction de la différence de poids vif dans un enclos contribuera à réduire la concurrence au sein du bétail, et permettra d’éviter une densité de peuplement élevée
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INSTALLATIONS Il y a beaucoup de facteurs à prendre en compte en ce qui concerne les installations. De nombreuses exploitations ont réaménagé des étables à stabulation entravée ou d’autres bâtiments qui ont été réaménagés. Chaque code de pratiques (veau, bovins laitiers et bovins de boucherie) comporte des exigences en matière de logement. Voir la page 28 pour les liens vers le code de pratiques applicable. Voici quelques extraits :
EXIGENCE : Les systèmes de logement et leurs composants doivent être conçus, construits et entretenus de manière à réduire le risque de blessures et à permettre l’inspection visuelle de tous les veaux.
À compter du 31 décembre 2020, le logement des veaux en groupe devra se faire au plus jeune âge possible, sans dépasser l’âge de 8 semaines. Le temps passé dans un logement individuel ne pourra être prolongé après l’âge de 8 semaines que dans des circonstances exceptionnelles, pour la santé et le bien-être de certains veaux sur les conseils du vétérinaire du troupeau selon le plan de santé du troupeau. Reportez-vous au Code de pratiques du veau pour plus d’informations.
Les recherches montrent des avantages (et aucun inconvénient) en termes de croissance et de comportement lorsque les veaux sont logés au moins par paires (ou en petits groupes bien gérés) au début de leur vie (avant 8 semaines). Ces veaux doivent être nourris avec une quantité élevée de lait (au moins 20 % de poids corporel) dans un biberon pour éviter les tétées entre les veaux.
Les veaux en groupes doivent pouvoir facilement se lever et se coucher, se retourner, faire leur toilette, adopter des postures de repos en décubitus sternal et latéral et se reposer sur le plancher de l’enceinte en même temps.
Les systèmes de ventilation doivent être maintenus en bon état de fonctionnement.
Il faut maintenir la qualité de l’air dans les installations hébergeant des veaux de manière à leur fournir de l’air frais, à réduire le risque de stress dû à la chaleur et à prévenir l’accumulation d’émanations nocives, de poussière et d’humidité. Bordure de 18 po. avec rideau au-dessus
Abri de 12 pi. avec rideau latéral en 2 parties Espace de repos avec litière
Porte
Porte
20 pi x 20 pi = 400 pi2 16 veaux à 25 pieds carrés 12 veaux à 30 pieds carrés 10 veaux à 40 pieds carrés
Porte Élévation +4 po.
Porte
Porte
Porte
Porte
Barrière du personnel
Porte
Porte Porte
Porte
Porte
Porte
Porte
Porte
Eau
Eau Porte
Porte
Porte Élévation +0 po.
Barrière du Distributeur personnel avec d’alimentation Barrière du verrous personnel Voie avec verrous
Porte
Porte
Porte Bordure Élévation +4 po.
d'alimentation
Eau
Distributeur d’alimentation Barrière du Barrière du personnel avec personnel avec verrous verrous
Options de clôture d'alimentation Barre diagonale Poteau et rail Verrous Bordure de 18 po. avec rideau au-dessus
Étable à veaux | Enclos de groupe | Option A
Barrière du personnel
Dessiné par: David W. Kammel Échelle 1 po = 10 pi 0 po Date : 13 septembre 2013
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PRINCIPES DE BASE du logement : Assurer le confort des animaux - Espace suffisant (nourriture, eau, repos) Hygiène & Humidité - Literie sèche (pelage propre et sec) Excellente ventilation et Considérations relatives à la température
Taux d’échange d’air recommandés : Par temps froid, pour les veaux de moins de 56,7 kg (125 lb), au moins 0,28 m3/min/veau (10 pi3/min/veau) Par temps froid, pour les veaux non sevrés pesant plus de 56,7 kg (125 lb), au moins 0,34 m3/min/veau (12 pi3/min/veau) Par temps chaud - tous les veaux non sevrés 5 m3/min/veau (177 pi3/min/veau) - pour les bovins sevrés - maintenir la qualité de l’air intérieur et la ventilation en tout temps (niveaux d’ammoniac <25 ppm)
***Les toiles d’araignée et la condensation visible sont des indicateurs d’une mauvaise ventilation dans les zones d’élevage de jeunes animaux.
REMODELAGE DES BÂTIMENTS D’ÉLEVAGE DES BOVINS LAITIERS - Considérations de conception Utiliser la laiterie pour un espace chaud et confortable Bureau Retirer le nettoyeur de gouttières Protéger les conduites d’eau contre le gel Accès pour l’alimentation Accès pour l’enlèvement du fumier Conception de ventilation
IDÉES À L’INFINI : Machinerie remodelée Abri pour les bovins d’engraissement/bovins gras Enclos/enceintes remodelés Stockage de silo-couloir remodelé Étables à stabulation libre ou entravée remodelées
AUTRES CONSIDÉRATIONS : Balances de poids facilement accessibles Une conception de la manipulation du bétail adaptée à vos besoins (boîte à bourgeons, système de couloir et d’enclos) Intégration avec les systèmes de gestion de données (technologie comme un lecteur RFID) Distributeurs de nourritures automatiques (si stade de la maternité) Systèmes de ventilation à pression positive ou négative
Certaines informations sont tirées de la présentation faite par Bill Halfman : Remodeling "Retired" Dairy Facilities for Raising Beef Cattle, préparée par David W. Kammel BSE- UW-Madison. Centre de formation sur les parcs d’engraissement de l’Atlantique (Laitier-Boucherie), avril 2019.
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TRANSPORT
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VÉRIFICATION DE L’ÂGE ÉVITER les PTM chez les conditionneurs
« Plus de trente mois » fait référence à un animal qui, à l’abattage, est classé comme « âgé de plus de trente mois ». La situation commerciale actuelle du Canada en matière d’ESB signifie que toutes les MRS de plus de trente mois doivent être retirées et éliminées conformément à la réglementation. Cela représente évidemment un coût supplémentaire pour l’industrie, car le conditionneur répercute cette pénalité sur l’expéditeur.
La dentition est le seul moyen de déterminer si un animal est PTM. À moins qu’il existe un « certificat de naissance » qui prévaut sur la détermination de la dentition (jusqu’à l’éruption de la 4e molaire). Les bovins laitiers ont tendance à avoir des « dents de printemps » plus tôt que les bovins de boucherie, de sorte que l’usine de transformation peut considérer un animal de 22 mois comme étant PTM et ainsi appliquer une pénalité. La pénalité est de 20 cents/lb chez Atlantic Beef Products pour un animal PTM. Si cet animal de 22 mois avait eu un certificat de naissance (par exemple via le système CLTS de www.canadaid.ca) au moment de son arrivée à l’usine de transformation, alors la pénalité n’aurait pas été appliquée et l’animal aurait été conditionné de manière régulière.
À la figure 4, une incisive centrale permanente (I 1) a fait éruption ; des incisives temporaires peuvent ou non être présentes lorsque l’incisive permanente fait éruption. Les incisives permanentes font généralement éruption en biais (figure 5) et se redressent selon un modèle défini avec la croissance. À la figure 5, les deux incisives centrales (I 1) ont fait éruption ; elles peuvent ou non être alignées, les coins intérieurs se touchant. Les incisives centrales, à la figure 6, sont en place, elles se sont redressées et les coins intérieurs sont alignés. Les animaux présentant une éruption d’une ou plusieurs incisives centrales sont considérés comme étant âgés de 18 à 24 mois. Lorsqu’une ou les deux incisives médianes (I 2) font éruption, l’animal est considéré comme étant âgé de 24 à 30 mois (figure 7). (https://www.fsis.usda.gov/OFO/TSC/bse_information.htm)
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Comment éviter les PTM inutiles dans le système : LA VÉRIFICATION DE L’ÂGE
S’assurer que tous les bovins qui quittent votre ferme portent l’étiquette/indicateur approprié à l’oreille. Ce numéro peut être suivi tout au long de la chaîne d’approvisionnement et peut être utilisé pour créer un certificat de naissance lorsque les veaux font l’objet d’une vérification de l’âge dans leur ferme d’origine. Vous pouvez vérifier l’âge par groupes ou par individus en fonction de vos pratiques de gestion. Ce n’est pas obligatoire, mais l’acheteur de veaux peut le demander et si vous expédiez vos propres animaux, il est prudent de disposer de cette information.
Vérification de l’âge par groupes :
Vous datez tous les veaux à la date de naissance du plus âgé du groupe, donc il vaut mieux que le groupe comporte des dates de naissance rapprochées.
**Les étiquettes peuvent se perdre et doivent être remplacées assurez-vous que les informations sont mises à jour dans le CLTS si une nouvelle étiquette de remplacement est émise afin que les données soient correctement retracées**.
Gérer les données pour guider les décisions
Quels sont les points de données importants pour votre entreprise et vos clients ?
Registres de performance - suivi régulier du gain de poids
Registres de santé - Notation des veaux de tous les chargements entrants
Gérer individuellement ou en groupe selon vos besoins
Que peuvent vous dire les données ?
Quels taureaux produisent des veaux au potentiel génétique plus élevé (et inversement, ceux dont il faut se méfier).
Quels sont les changements de gestion qui ont un impact sur la performance.
Quelles sont les fermes sources dont le statut sanitaire est élevé et celles qui peuvent présenter un risque plus élevé. S’il existe certains protocoles qui donnent des résultats favorables.
Il existe de nombreux systèmes de gestion de données différents en fonction de vos besoins.
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CONSEILS DE RANDY DRENTH, DE TAMERIX FARMS, ÉLEVEUR DE VEAUX DE L’-Î.-P.-É. 1 L’alimentation en lait
a. Assurez-vous que tout le matériel d’alimentation est PROPRE et salubre. Le fait de laver avec de l’eau ne constitue pas une pratique suffisante de nettoyage. La pellicule de lait se développe quand même et favorise la croissance des bactéries. (ce conseil est super important à mon avis) b. Veillez à ce que le lait soit distribué de manière cohérente, c’est-à-dire mesuré correctement, à la bonne température, etc.
2. Environnement des veaux
a. Une ventilation adéquate est essentielle b. Type de litière et quantité c. Gérez les niveaux d’ammoniac dans l’environnement des veaux
3. Protocoles
a. Travaillez avec le vétérinaire pour établir les protocoles de réception, les vaccinations, les traitements, etc.
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RESSOURCES DISPONIBLES
Centre de formation sur les bovins : Centre de formation sur la maternité et les parcs d’engraissement des bovins laitiers et de boucherie (en développement) : communiquez à l’adresse maritimebeefcouncil@gmail.com ou consultez www.maritimebeef.ca pour d’autres nouvelles Distributeurs automatiques : https://dairy-cattle.extension.org/automated-milk-feeding-systems-for-dairy-calves/ Amélioration du bœuf : www.beefimprovement.org Conseil canadien de recherches sur le bœuf : https://www.beefresearch.ca/blog/epds/ Agence canadienne d’identification des bovins/Système canadien de traçabilité du bétail : https://www.canadaid.ca/ Maritime Beef Council: www.maritimebeef.ca Normes nationales de biosécurité et principes de biosécurité : https://www.inspection.gc.ca/sante-desanimaux/animaux-terrestres/biosecurite/normes-et-principes/fra/1344707905203/1344707981478 CODES DE PRATIQUES NATIONAUX DES ANIMAUX D’ÉLEVAGE Bovins de boucherie : https://www.nfacc.ca/codes-de-pratiques/bovins-de-boucherie Bovins laitiers * : https://www.nfacc.ca/codes-de-pratiques/bovins-laitiers Transport * : https://www.nfacc.ca/codes-de-pratiques/transport Veaux : https://www.nfacc.ca/codes-de-pratiques/veaux-lourds Saskatchewan Colostrum Company Ltd : https://sccl.com/english/colostrum-kids-calves-lambs/ Règlement sur les transports (ACIA) : https://www.inspection.gc.ca/sante-des-animaux/transport-sanscruaute/fra/1300460032193/1300460096845 Université de Guelph : https://www.youtube.com/watch?v=BvgAQrlSCpc&t = 1 Utiliser la dentition pour déterminer l’âge du bétail : https://www.gov.mb.ca/agriculture/livestock/production/beef/using- dentition-to-age-cattle.html Veal Farmers of Ontario : www.calfcare.ca Verified Beef Production Plus : www.verifiedbeef.ca Processus de sevrage : https://www.teagasc.ie/media/website/animals/beef/dairy-beef/Segment-002-of- Section7Routine-calf-management-practices.pdf
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MERCI À TOUS LES COLLABORATEURS Nous tenons à remercier les organisations suivantes pour leur participation et leurs commentaires lors de la collecte des informations contenues dans le présent document. Brian MacDonald, Dave Dykstra, Duncan Fraser - MAAPGNB Les Halliday & Fred VanderKloet - PEIDAAF Jonathan Wort - Perennia Dr Werner Debertin - Services vétérinaires du Nouveau-Brunswick Dr Frank Schenkles - Services vétérinaires de Fundy Dr Shawn McKenna - Collège vétérinaire de l’Atlantique Dre Katy Proudfoot - Collège vétérinaire de l’Atlantique Dr Dave Renaud - Collège vétérinaire de l’Ontario James Walker - Lait 2020 Andrew McCurdy - DFNS Vernon Campbell - DFPEI Wietze Dykstra - PLNB Dale MacPhee - EastGen Randy Drenth - Tamerix Farms Kendra Keels - Veal Farmers of Ontario Jerry Bos - Maritime Dairy-Beef Co-op Ltd. Bill Halfman & Dan Schaefer - Extension de l’Université du Wisconsin
Photos : Derek Ashworth Randy Drenth Andrew McCurdy Zach Vanthournout Duncan Fraser Vernon Campbell Atlantic Beef Products
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WWW.MARITIMEBEEF.CA