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Inflight_Summer_2026

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Milan Hurghada

Neil Wise Automation is harder than it looks
Dossier
Gen Z Building what's next
Hôtellerie
Fund servicing
Laurent Gardinier
Les coulisses de la vie de château
Lisbon

SUMMER 2026 ISSUE

Published by Paperjam S.A. exclusively for LuxairTM With selected content from PaperjamTM publications.

Cover photography Shutterstock

Publication Paperjam S.A

Managing editor Léa Dubin

Art director Cassandre Bourtembourg

Graphic design Sophie Melai

Layout Sophie Melai, Monique Bernard

Luxair

Corporate Communications

Advertising

Paperjam Advertising Call (+352) 20 70 70 – 300 www.wearepaperjam.lu

Publisher Paperjam S.A.

Founder, CEO Mike Koedinger

Chief Growth and Strategy Officer José Campinho

Chief Operations Officer Étienne Velasti

Chairman Hugues Delcourt

No part of this publication may be reproduced without prior written permission from the publisher.

#SpottedByTravellers

Vous êtes passionné par les voyages et aimez explorer des lieux originaux ? Rejoignez la communauté des Luxair Spotters, et vos souvenirs seront peut-être publiés dans ce magazine ! Pour cela, dénichez votre endroit et téléchargez votre photo sur le site. Are you passionate about travelling and exploring original addresses? Then join the Luxair Spotters community, and your memories may be published in this magazine! To do so, spot your place and upload your picture on the website.

www.luxairspottedbytravellers.lu

Edito

Welcome Aboard!

EN Summer is all about brighter days, new horizons, and the joy of discovering something different. In this edition of Inflight, we invite you to embrace that spirit with travel inspiration, summer ideas, and news from Luxair.

Our Travelblog takes you across a vibrant selection of destinations: from Milan, now even more accessible with daily flights to Linate Airport, to Hurghada, Lisbon, Sal in Cape Verde and London. Whether you are looking for culture, relaxation, seaside moments or urban energy, each destination has its own summer story to tell.

At a time when travel plans can feel less certain, Luxairtours brings decades of trusted holiday expertise and a simple reassurance: you book your holiday, and we take care of the rest. With flexible options, carefully selected hotels, flights operated by Luxair and support along the way, your holiday is looked after from planning to return, even if disruptions or unexpected problems occur.

On board, your experience continues to evolve. This summer, we introduce new Business Class menus created with Luxembourgish chef Anne Knepper, offering refined, seasonal flavours. We also present our 2026 Pilot Cadet Programme, opening new opportunities for future pilots to start their career with Luxair.

Thank you for choosing to fly with us. We hope this edition inspires your next getaway and accompanies you on a memorable summer journey.

FR Avec ses longues journées ensoleillées et son atmosphère propice à l’évasion, l’été donne envie de partir à la découverte de nouveaux horizons. Dans cette édition d’Inflight, retrouvez nos inspirations voyage, nos idées d’escapades estivales et les dernières nouveautés de Luxair.

Notre Travelblog vous invite à explorer des destinations aussi variées qu’inspirantes : Milan, désormais desservie quotidiennement via l’aéroport de Linate, Hurghada, Lisbonne, Sal au Cap-Vert ou encore Londres. Que vous soyez en quête de culture, de détente, de moments au bord de la mer ou d’effervescence urbaine, chacune de ces destinations a sa propre histoire estivale à raconter.

À une époque où organiser un voyage peut parfois sembler plus complexe ou incertain, Luxairtours met à votre service des décennies d’expertise et une promesse simple : vous choisissez votre destination, nous nous occupons du reste. Grâce à des formules flexibles, une sélection rigoureuse d’hôtels, des vols opérés par Luxair et un accompagnement à chaque étape, vos vacances sont prises en charge de A à Z, même en cas d’imprévu ou de perturbation.

À bord également, l’expérience continue d’évoluer. Cet été, nous dévoilons de nouveaux menus Business Class imaginés avec la cheffe luxembourgeoise Anne Knepper, mettant à l’honneur des saveurs raffinées et de saison. Nous vous présentons également notre programme Pilot Cadet 2026, une opportunité unique pour les futurs pilotes de débuter leur carrière au sein de Luxair.

Merci de voyager avec nous. Nous espérons que cette édition vous inspirera pour votre prochaine escapade et vous accompagnera tout au long d’un été riche en découvertes et en souvenirs.

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Luxembourg des Consommateurs

Que vous commandiez en ligne, réserviez un service ou un voyage, vous n’êtes pas seul.

Le Centre Européen des Consommateurs Luxembourg est là pour vous informer, vous conseiller et vous assister en cas de litige avec un professionnel dans l’UE. Rendez-vous sur cecluxembourg.lu

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Dans le monde

entier, pour toi et ta famille, dès le premier jour !

026

Paresseux ? Non. Exgeants, oui.

036 Building what’s next

052 What Gen Z wants from work

062

Consommer mieux, mais pas à n’importe quel prix

066 S’engager autrement

Conversations

072

078

Laurent Gardinier Les coulisses de la vie de château

Céline Zimmer Construire moins spectaculaire, mais plus responsable demain

084 Laetitia Hamon Green bonds, next chapter

090 Neil Wise Automation is harder than it looks

098 Animation 3D

Style

Lola Valerius

Time-off - Foodzilla

Casa 108 On the Road

Laurent Gardinier
Johanna Kinkela 100
Louis Loschetter 026

Travelblog Milan

Marchesi 1824

EN A sweet temptation at one of Milan’s most iconic historic pastry houses. Don’t miss the cannoncini (puff pastry filled with creamy custard) and the summer panettone with apricot, lemon and almond.

FR Une halte gourmande dans l’une des pâtisseries historiques les plus emblématiques de Milan. Ne manquez pas les cannoncini (feuilletés garnis de crème pâtissière) ni le panettone estival aux abricots, au citron et aux amandes.

Via Santa Maria alla Porta, 11/a www.marchesi1824.com

EN Summer unveils a different side of Italy’s fashion capital. As the city’s business-like pace eases, long evenings and quieter streets create a more laid-back atmosphere.

FR L’été révèle un autre visage de la capitale italienne de la mode. Lorsque le rythme effréné de la ville ralentit, les longues soirées et les rues plus paisibles créent une atmosphère plus détendue.

EN Set in a former warehouse, this cocktail bar has become a Milan hotspot for drinks and music, known for its signature pesto martini made with vodka, white balsamic vinegar and homemade pesto.

FR Installé dans un ancien entrepôt, ce bar à cocktails est devenu l’un des lieux incontournables de la scène milanaise, réputé pour ses boissons créatives et sa programmation musicale. À la carte, le fameux Pesto Martini, élaboré à base de vodka, de vinaigre balsamique blanc et de pesto maison.

7 on The World’s 50 Best Bars 2025 Classé n° 7 au palmarès The World’s 50 Best Bars 2025 Via Alfredo Cappellini, 25 www.moebiusmilano.it

Moebius Bar
ITALY

Navigli

EN This district is built around a network of historic canals, some designed with contributions from Leonardo da Vinci. Take a boat ride along the Naviglio Grande and discover artisan workshops.

FR Ce quartier s’articule autour d’un réseau historique de canaux, dont certains ont été conçus avec la contribution de Léonard de Vinci. Embarquez pour une balade sur le Naviglio Grande et partez à la rencontre des artisans qui font vivre le quartier.

Aperitivo brings locals to the canals in the early evening for cocktails and small bites. À l’heure de l’aperitivo, les habitants se retrouvent en début de soirée le long des canaux pour savourer cocktails et petites bouchées à partager. www.yesmilano.it

Palazzo Reale

EN Once the seat of Milan’s government under Spanish, Austrian and Savoy rule, the palace has since been transformed into a major exhibition space and cultural hub.

FR Ancien siège du gouvernement milanais sous les dominations espagnole, autrichienne puis savoyarde, le palais accueille aujourd’hui de grandes expositions temporaires et figure parmi les principaux lieux culturels de la ville.

iH Hotels Milano Ambasciatori

Galleria del Corso, Piazza Cesare Beccaria, 3 www.ih-hotels.com

EN The Grand Hotel Tremezzo on Lake Como honours legendary Italian chef Gualtiero Marchesi, offering guests the chance to savour his iconic dishes overlooking the lake.

FR Au sein du Grand Hotel Tremezzo, sur les rives du lac de Côme, ce restaurant rend hommage au légendaire chef italien Gualtiero Marchesi et invite ses convives à déguster ses créations emblématiques face à un panorama exceptionnel.

The saffron risotto with gold leaf and open ravioli are among the most iconic dishes on the menu. Le risotto au safran décoré d’une feuille d’or et les raviolis ouverts figurent parmi les plats les plus iconiques de la carte. www.grandhoteltremezzo.com

Milan Linate Airport

EN Located just 7 km from Milan’s city centre, Linate Airport is valued for its proximity to the city and its ease of access. Thanks to its direct metro connection, the historic centre can be reached in around 15 minutes. Compact and modern, the airport offers a seamless travel experience, making it particularly well suited to short stays.

FR Situé à seulement 7 km du centre de Milan, l’aéroport de Linate est apprécié pour sa proximité avec la ville et sa facilité d’accès. Il permet de rejoindre le centre historique en une quinzaine de minutes grâce à sa liaison directe en métro. Compact et moderne, il offre une expérience fluide, particulièrement adaptée aux courts séjours.

La Terrazza Gualtiero Marchesi
* Visit luxair.lu for the updated timetable. Consultez le plan de vol actualisé sur luxair.lu.

Grand Egyptian Museum

EN Located near the Giza Pyramids, this new museum brings thousands of artefacts spanning Egypt’s ancient history, including 5,000 items from Tutankhamun’s tomb displayed together for the first time.

FR Situé à proximité des pyramides de Gizeh, ce musée de nouvelle génération rassemble des milliers d’artefacts retraçant l’histoire de l’Égypte antique. Parmi ses trésors figure la collection complète de Toutankhamon, dont plus de 5.000 objets sont exposés ensemble pour la première fois.

The museum is around five hours from Hurghada. Opens daily from 9 a.m. to 6 p.m.

Le musée se trouve à environ cinq heures de route d’Hurghada.

Ouvert tous les jours de 9 h à 18 h

www.gem.eg

Hurghada

Giftun

EN Turquoise waters and coral reefs make this a protected Red Sea paradise, best explored by boat or while snorkelling through its underwater world.

FR Avec ses eaux cristallines et ses récifs coralliens préservés, l’île de Giftun est l’un des joyaux de la mer Rouge. Accessible en bateau, elle se découvre au fil d’excursions en mer ou lors de sessions de snorkeling à la rencontre d’une faune marine particulièrement riche.

Orange Bay and Mahmya are popular stops for a beach day.

Orange Bay et Mahmya sont deux des sites les plus appréciés pour une journée de détente au bord de la mer Rouge. www.experienceegypt.eg

Eastern Desert

EGYPT

EN With its golden beaches, rich marine life and desert landscapes, the Egyptian destination draws divers, snorkellers, families and sun seekers alike.

FR Entre plages de sable doré, fonds marins exceptionnels et paysages désertiques spectaculaires, Hurghada séduit aussi bien les amateurs de plongée que les familles en quête de soleil et de dépaysement.

EN The desert surrounding Hurghada reveals a stark landscape of golden dunes and rocky plains, ideal to explore on quad bikes, jeep safaris or camel rides, especially at sunset.

FR Aux portes d’Hurghada, le désert oriental déploie ses vastes étendues de dunes dorées et de plateaux rocheux. L’exploration se fait en quad, en 4x4 ou à dos de chameau, avec une lumière particulièrement spectaculaire au coucher du soleil.

Sentido Caribbean World Soma Bay

EN A Caribbean-inspired beachfront all-inclusive resort with palm-lined pools, a private sandy beach and easy access to Soma Bay’s clear waters.

FR Inspiré de l’atmosphère des Caraïbes, ce complexe en formule tout compris bénéficie d’un emplacement privilégié en bord de mer. Il dispose de piscines bordées de palmiers, d’une plage privée de sable fin et d’un accès direct aux eaux cristallines de Soma Bay.

www.caribbeanworldresorts.com

World

Feitoria

EN Chef André Cruz’s cuisine reflects a close relationship with local farmers, fishermen and artisans. Expect a menu rooted in Portuguese terroir.

FR La cuisine du chef André Cruz reflète une étroite collaboration avec les agriculteurs, pêcheurs et artisans locaux. Une cuisine ancrée dans le terroir portugais et sublimée par les produits de la mer et de la terre.

One Michelin Star  Une étoile au Guide Michelin www.restaurantefeitoria.com

Parque Eduardo VII

EN One of Lisbon’s largest urban parks is home to the Estufa Fria botanical greenhouse and offers sweeping views over the city’s skyline from its northern end.

FR L’un des plus grands espaces verts de Lisbonne abrite l’Estufa Fria, un vaste jardin botanique sous serre, et offre depuis son point culminant l’un des plus beaux panoramas sur la ville et le Tage.

PortoBay Marquês Rúa Duque de Palmela 32 www.portobay.com

Lisbon

EN Portugal’s capital comes alive in summer, as historic districts and cobbled streets unfold under an Atlantic breeze.

FR L’été est la saison idéale pour découvrir Lisbonne, lorsque ses quartiers historiques et ses ruelles pavées s’animent sous la douceur de l’air atlantique.

Alcântara

EN Once an important manufacturing and dockland area, this riverside neighbourhood has transformed into a creative hub and is a great place to discover the city’s heritage by the Tagus River.

FR Autrefois important quartier industriel et portuaire, Alcântara s’est transformé en un pôle créatif dynamique. Situé en bord de Tage, il offre un bel aperçu du patrimoine maritime et industriel de la capitale portugaise.

The Museum of Art, Architecture and Technology (MAAT) is one of the city’s most striking contemporary cultural venues Le musée d’Art, d’Architecture et de Technologie (MAAT) compte parmi les lieux culturels contemporains les plus remarquables de la ville. www.maat.pt

Quattro Teste

EN Tucked away in the Mouraria district, this cocktail bar blends Basque and Italian influences into an inventive cocktail list. A standout is the idiazabal (smoked Spanish cheese) and fennel gimlet.

FR Niché dans le quartier de la Mouraria, ce bar à cocktails marie influences basques et italiennes à travers une carte aussi originale qu’inventive. Parmi les créations phares figure un gimlet (cocktail à base de gin) associant idiazabal, un fromage espagnol fumé, et fenouil.

50Best Discovery Rua de São Cristóvão 32 www.instagram.com/quattro.teste

Texte : David Palacios, Photos: Turismo de Lisboa, Sam Maes
PORTUGAL

Sal

Kite Beach

EN With its consistent winds and varied water conditions, ranging from rolling waves to flatter sections, it has earned an international reputation as one of the world’s leading kitesurfing destinations.

FR Grâce à ses vents réguliers et à la diversité de ses conditions nautiques, alternant entre houle dynamique et eaux plus paisibles, Kite Beach s’est imposée comme l’une des destinations de kitesurf les plus réputées au monde.

Named for the colourful kites that fill the sky on windy days, it’s one of Sal’s most photogenic coastal scenes. Son nom vient des cerfs-volants colorés qui ponctuent le ciel les jours de grand vent, offrant l’un des panoramas côtiers les plus photogéniques de l’île de Sal. www.visit-caboverde.com

Buracona

EN This natural bay on the northwest coast of Sal is defined by lava pools sculpted by the Atlantic, where volcanic rock meets the force of the sea.

FR Cette baie naturelle située sur la côte nord-ouest de Sal est caractérisée par ses piscines de lave façonnées par l’Atlantique, où la roche volcanique rencontre la puissance de l’océan.

The “blue eye” is a natural light effect where sunlight hits a sea cave, turning the water a vivid glowing blue.

L’« œil bleu » est un phénomène naturel spectaculaire : lorsque les rayons du soleil pénètrent dans une grotte marine, l’eau se pare d’un bleu lumineux éclatant.

EN Known for its year-round sunshine, the West African island blends laid-back beach life with striking natural contrasts, from salt flats to rugged volcanic landscapes.

FR Réputée pour son ensoleillement toute l’année, l’île de Sal, au large de l’Afrique de l’Ouest, conjugue douceur de vivre balnéaire et paysages naturels saisissants, entre salines étincelantes et reliefs volcaniques escarpés.

EN Inside an extinct volcanic crater on the island of Sal, seawater feeds a network of pans that have been used for centuries of salt production.

FR Au cœur d’un cratère volcanique éteint de l’île de Sal, l’eau de mer alimente un réseau de bassins exploités depuis des siècles pour la production de sel.

Opens daily from 9 a.m. to 5 p.m. / Ouvert tous les jours de 9 h à 17 h

Royal Horizon Ponta Sino

EN The beachfront resort just outside Santa Maria offers an all-inclusive experience with convenient access to the island’s main beach areas.

FR Situé en bord de mer, à proximité de Santa Maria, ce complexe hôtelier propose une formule tout compris et un accès privilégié aux principales plages de l’île.

+221 33 939 71 71 www.newhorizonshotels.com

Pedra de Lume
Texte : David Palacios, Photos: Shutterstock, Instituto do Turismo de Cabo Verde, Royal Horizon Ponta Sino
CAPE VERDE

LE NOUVEAU GLC SUV ÉLECTRIQUE.

Jusqu’à 714 km d‘autonomie (WLTP)

Charge rapide : 22 min (10–80 %)

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Private lease* : 479 €/mois TVAC

*Private Lease - Location à long terme destinée exclusivement aux particuliers. Durée : 48 mois. Kilométrage : 10.000 km/an. Loyer prépayé : 25 % TVAC. Les taxes d’immatriculation et de circulation, les pneus été et hiver, les entretiens et réparations mécaniques ainsi que l’assurance RC, Full Omnium et Protection Juridique sont proposés en option. Le loyer financier tient compte de la prime d’État (infos et conditions : www.cleverfueren.lu). Mercedes-Benz Financial Services se réserve le droit de récupérer la prime d’État en cas de non-respect des conditions d’attribution. Action valable du 15/04/2026 au 30/06/2026 inclus. Sous réserve d’acceptation du dossier et de modification tarifaire. Mercedes-Benz Financial Services BeLux SA, Succursale de Luxembourg – 55, rue de Bouillon, L-1248 Luxembourg – TVA : LU 16464483 – R.C. Luxembourg B.52410.

Hollerich | Esch | Diekirch www.merbag.lu

Eagle Bar

EN Located within The Chancery Rosewood, this American bar celebrates the building’s heritage as the former US Embassy with a cocktail menu inspired by New York’s most storied neighbourhoods.

FR Installé au sein du Chancery Rosewood, l’Eagle Bar rend hommage à l’histoire du bâtiment, autrefois ambassade des États-Unis. Sa carte de cocktails s’inspire des quartiers les plus emblématiques de New York et de leur riche héritage culturel.

The Whiskey Smash, blending bourbon, lemon, pear and mint, captures the American spirit of the menu.

Le Whiskey Smash, mêlant bourbon, citron, poire et menthe, incarne parfaitement l’esprit américain qui imprègne la carte.

Grosvenor Square, 30 www.rosewoodhotels.com

Tate Modern

EN London’s contemporary art museum hosts Frida: The Making of an Icon, an exhibition exploring the life, legacy and cultural impact of Mexican artist Frida Kahlo.

FR Le musée londonien d’art contemporain présente Frida: The Making of an Icon, une exposition consacrée à la vie, à l’héritage et à l’influence culturelle de l’artiste mexicaine Frida Kahlo.

H10 London Waterloo Waterloo Road, 284-302 www.h10hotels.com

London

EN Combining world-class dining, culture and shopping, the British capital remains a timeless city escape year-round.

FR Réputée pour son offre culturelle, ses adresses shopping et sa scène gastronomique internationale, la capitale britannique demeure une destination incontournable à tout moment de l’année.

Somerset House

EN Originally built in the late 18th century on the site of a Tudor palace, the grand courtyard transforms into one of the city’s most atmospheric open-air hubs in summer.

FR Édifiée à la fin du XVIIIe siècle sur le site d’un ancien palais Tudor, Somerset House voit sa majestueuse cour intérieure se transformer, chaque été, en l’un des lieux les plus animés et emblématiques de Londres.

The venue hosts a programme of live music, art fairs and cultural installations throughout the season.

Tout au long de la saison, le site accueille une programmation mêlant concerts, foires d’art et installations culturelles. www.somersethouse.org.uk

Restaurant Gordon Ramsay

EN The celebrity British chef and Kim Ratcharoen reinterpret French fine dining with a contemporary lens, with the lobster ravioli emerging as one of the signature dishes.

FR Le célèbre chef britannique Gordon Ramsay et Kim Ratcharoen revisitent la haute cuisine française avec une approche contemporaine. Parmi les plats emblématiques de la maison, les raviolis de homard se distinguent comme l’une des signatures incontournables.

Three Michelin stars / Trois étoiles Michelin Royal Hospital Road, 68 www.gordonramsayrestaurants.com

Luxair News Fresh From the Air

Luxair Builds Momentum for the Future Luxair prépare son avenir EN With more than 2.6 million passengers carried, revenue of €786.2 million and a network spanning 94 destinations across 32 countries, Luxair closed 2025 with stable passenger volumes and solid foundations for the future. Published on 12 May, the Annual Report looks back on a year of preparation and progress, marked by the arrival of Luxair’s first Embraer E195-E2 and the start of its fleet renewal programme. These investments support the airline’s long-term development and its role in connecting Luxembourg and the Greater Region. The year also saw the announcement of nine new destinations for Luxair’s 2026 network, with the new routes being rolled out throughout the year. Backed by 2,017 employees representing more than 60 nationalities, the airline will continue to focus on quality, reliability and customer service.

FR Avec plus de 2,6 millions de passagers transportés, un chiffre d’affaires de 786,2 millions d’euros et un réseau couvrant 94 destinations dans 32 pays, Luxair a clôturé l’année 2025 sur des résultats solides et des perspectives prometteuses. Publié le 12 mai, le rapport annuel revient sur une année marquée par la préparation de l’avenir et la poursuite du développement de la compagnie, notamment avec l’arrivée du premier Embraer E195-E2 de Luxair et le lancement de son programme de renouvellement de flotte. Ces investissements soutiennent la croissance à long terme de la compagnie ainsi que sa mission de connecter le Luxembourg et la Grande Région au reste de l’Europe. L’année a également été marquée par l’annonce de neuf nouvelles destinations qui viendront enrichir le réseau de Luxair en 2026. Forte de ses 2.017 collaborateurs issus de plus de 60 nationalités, la compagnie entend poursuivre son développement en misant sur la qualité, la fiabilité et l’excellence du service à la clientèle.

Enjoy Your Holidays. We’ve got the rest covered.

Profitez de vos vacances, nous nous occupons du reste

EN With Luxairtours, peace of mind is built into your holiday. Carefully selected hotels, Luxair-operated flights, and dedicated support throughout your journey ensure a seamless travel experience from start to finish. And because every detail is part of one integrated package, you benefit from real support and practical solutions, even when the unexpected happens, so you can simply focus on enjoying your time away.

FR Avec Luxairtours, la sérénité fait partie du voyage. Hôtels soigneusement sélectionnés, vols opérés par Luxair et accompagnement dédié tout au long du séjour : tout est pensé pour vous offrir une expérience fluide, du départ au retour. Parce que chaque élément est réuni au sein d’une offre intégrée, vous bénéficiez également d’un véritable soutien et de solutions concrètes en cas d’imprévu. Il ne vous reste alors qu’une seule chose à faire : profiter pleinement de vos vacances.

Miles & More:

Making Every Journey More Rewarding Miles & More, des voyages encore plus récompensés

EN Travelling with Luxair also comes with rewarding benefits. Through its long-standing partnership with Miles & More, Europe’s largest frequent flyer programme, the airline enables passengers to earn miles and points on their flights. These can then be redeemed for flight tickets, upgrades, gift cards or holiday packages. The programme also grants access to exclusive privileges, including lounge access, priority check-in and additional baggage allowances. A simple way to make every journey even more rewarding.

FR Voyager avec Luxair permet aussi d’accumuler des avantages. Grâce à son partenariat de longue date avec Miles & More, le plus grand programme de fidélité aérienne d’Europe, la compagnie offre à ses passagers la possibilité de cumuler des miles et des points sur leurs vols. Ceux-ci peuvent ensuite être échangés contre des billets, des surclassements, des cartes cadeaux ou encore des séjours touristiques. Le programme donne également accès à des privilèges exclusifs, tels que l’accès aux lounges, l’enregistrement prioritaire ou des franchises bagages supplémentaires. Une manière de rendre chaque voyage encore plus avantageux.

Read the Annual Report here Lire le rapport annuel ici Miles &

Anne Knepper Creates This Summer’s Menus

Anne Knepper signe les menus de l’été

EN This summer, Luxair is enhancing its Business Class offering through a collaboration with Luxembourgish chef Anne Knepper. Known for her modern, ingredient-driven cuisine, she has created a selection of fresh and balanced dishes that will be served on a rotating basis across the airline’s network. The menus include breakfast options as well as complete cold meals, showcasing seasonal ingredients and local specialities such as Luxembourg trout, cheese and ham. The initiative highlights local culinary expertise while offering passengers a refined dining experience inspired by contemporary Luxembourg flavours.

FR Cet été, Luxair enrichit son offre en Classe Affaires grâce à une collaboration avec la cheffe luxembourgeoise Anne Knepper. Réputée pour sa cuisine moderne et centrée sur le produit, elle a imaginé une sélection de plats frais et équilibrés, servis en rotation sur l’ensemble du réseau. Au menu : des options de petit déjeuner ainsi que des repas froids complets mettant à l’honneur des ingrédients de saison et des spécialités locales, comme la truite, le fromage ou le jambon luxembourgeois. Une initiative qui valorise le savoirfaire culinaire national tout en offrant aux passagers une expérience gastronomique raffinée aux saveurs contemporaines du Luxembourg.

What If You Became a Pilot With Luxair?

Et si vous deveniez pilote chez Luxair ?

EN Have you always dreamed of taking the controls of an aircraft? Luxair is recruiting the next generation of talent for its Pilot Cadet Programme 2026. Fully financed by the airline, this 18-month training programme provides all the skills needed to become a commercial pilot, combining theoretical instruction, simulator training and practical flight experience. At the end of the programme, successful cadets will have the opportunity to join Luxair’s flight crews and build a career in aviation. A unique chance to turn a passion into a profession and take control of your future. If you are at least 18 years old, have excellent English skills and the ambition to turn your passion into a career, now is the time to spread your wings and join the future pilots of Luxair.

FR Vous avez toujours rêvé de prendre les commandes d’un avion ? Luxair recrute les futurs talents de son Pilot Cadet Programme 2026. Entièrement financée par la compagnie, cette formation de 18 mois vous permet d’acquérir toutes les compétences nécessaires pour exercer le métier de pilote de ligne, entre enseignement théorique, séances sur simulateur et expérience pratique du vol. À la clé : l’opportunité de rejoindre les équipages de Luxair et de faire carrière dans l’aviation. Une occasion unique de transformer une passion en profession et de prendre les commandes de votre avenir. Si vous avez au moins 18 ans, une excellente maîtrise de l’anglais et l’ambition de faire de votre passion un métier, c’est le moment de prendre votre envol et de rejoindre les futurs pilotes de Luxair.

Thanks to Luxair’s Pilot Cadet Programme, a new generation of pilots is being trained to join the national airline’s cockpits. Grâce au Pilot Cadet Programme de Luxair, une nouvelle génération de pilotes se forme pour rejoindre les cockpits de la compagnie nationale.

Apply to the programme here: Rejoignez le programme ici :

Fly Without Fear: 25 Years of Success

Fly Without Fear : 25 ans de succès

EN In 2026, Luxair celebrates the 25th anniversary of its Fly Without Fear programme, designed to help people overcome aviophobia. The initiative brings together the expertise of a pilot, a psychologist and a specialised organiser to guide participants towards more confident and stress-free air travel. The anniversary edition will bring together several professionals who have contributed to the programme over the years. Upcoming seminars will take place on 3-4 October (French), 14-15 November (German) and 28-29 November 2026 (Luxembourgish).

FR En 2026, Luxair célèbre les 25 ans de son programme Fly Without Fear, conçu pour aider les personnes souffrant d’aviophobie. Cette initiative associe l’expertise d’un pilote, d’un psychologue et d’un organisateur spécialisé pour accompagner les participants vers un voyage plus serein. L’édition anniversaire réunira plusieurs professionnels ayant contribué au programme au fil des ans. Les prochains séminaires auront lieu les 3 et 4 octobre (français), les 14 et 15 novembre (allemand) et les 28 et 29 novembre 2026 (luxembourgeois).

Echternach, the charm of a vibrant town

Just twenty minutes from Luxembourg City, Echternach is a city of contrasts: while it is the country’s oldest town, it is also one of its most dynamic when it comes to local commerce, events, and quality of life.

More than a heritage destination

For many Luxembourgers, Echternach is synonymous with its abbey, basilica and iconic landscapes. Yet the town has far more to offer than a simple heritage getaway. In recent years, it has attracted renewed interest from residents, visitors and entrepreneurs alike, thanks to a combination

of economic vitality, accessibility and quality of life.

Less than half an hour from Luxembourg City, Echternach offers a human-scale environment where history is present at every turn. From the market square to the Basilica of Saint Willibrord and the former abbey, the town’s rich heritage remains one

of its defining features. At the same time, its proximity to the Mullerthal region makes it a natural destination for outdoor enthusiasts seeking hiking trails and spectacular landscapes. Far from the sometimes static image associated with historic towns, Echternach today enjoys a lively atmosphere throughout the year. As soon as the weather improves, terraces fill with locals and visitors, while cultural, commercial and leisure activities animate the town centre. Weekends are particularly popular, drawing families and groups of friends who come to enjoy both the setting and the local lifestyle.

A distinctive retail experience

One of Echternach’s greatest strengths lies in its commercial landscape. Unlike many town centres dominated by international chains, it is characterised by independent retailers, family-run businesses

“ We want to be ambassadors for a town that has so much to offer.”
Christophe Origer, President of UCA Echternach
Photos : Romain Gamba
From left to right: some members of the UCA Echternach committee : Nathalie Mader, Peter Barisch, Christophe Origer, Stéphanie Weidenaar, Stéphanie Hein.

and passionate entrepreneurs who contribute to a strong local identity.

Fashion boutiques, home décor stores, jewellery shops and long-established businesses create a retail environment that values proximity and personal service. Customers often interact directly with business owners, benefiting from tailored advice and a shopping experience that remains deeply rooted in human connection. This diversity extends beyond retail. The hospitality sector offers a wide variety of experiences, ranging from traditional restaurants to contemporary concepts and international cuisine. Vegetarian and vegan options, renowned pizzerias, steakhouses, wine bars and beer bars all contribute to a culinary scene that continues to grow in reputation and appeal.

A town looking confidently to the future

Echternach’s dynamism is also reflected in its rich events calendar. Major gatherings such as e-Lake and Echterlive attract large audiences every year, while performances at the Trifolion cultural centre, seasonal sales events and initiatives organised by local businesses help maintain a vibrant atmosphere throughout the seasons.

Behind this momentum stands a new generation of entrepreneurs committed to supporting the town’s development. Through collaboration

Did you know?

— Echternach is only 20 minutes from Luxembourg City.

— Echternach is the oldest town in Luxembourg.

— Shops are open on Sundays from 2 p.m. to 6 p.m.

— Two major street sales events (“braderies”) are held each year, in April and August.

— More than 250,000 tourists visit Echternach every year.

— The town is home to 130 businesses.

between retailers, restaurateurs, craftspeople and economic stakeholders, efforts are being made to strengthen the town centre and encourage sustainable growth. At a time when many municipalities are seeking ways to revitalise their centres, Echternach demonstrates that heritage preservation and economic development can successfully go hand in hand. By combining historical charm, a thriving commercial ecosystem and a strong sense of community, Luxembourg’s oldest town continues to reinvent itself while remaining true to its identity.

Inside Gen Z

18,5 %

C’est la part de la gen Z dans la population luxembourgeoise totale. Ces jeunes nés entre 1997 et 2010 et âgés de 15 à 29 ans représentent 126.249 personnes.

Louis Loschetter
Linnea & Astrid Bohlin

Pour comprendre ce qui travaille vraiment la Gen Z, nous n’avons pas voulu donner la parole à un énième expert qui nous aurait expliqué en quoi la Gen Z est en rupture, ou pas, avec les autres générations. Nous avons voulu procéder autrement, faire plus direct : donner la parole à ces jeunes. Pour cela, nous avons rassemblé un panel de 50 jeunes, de 15 à 29 ans, aux trajectoires et aux repères très différents : des lycéens et étudiants, des salariés ou de jeunes entrepreneurs.

Pour faire ressortir une matière brute, vivante, parfois contradictoire, à l’image de la génération qu’elle reflète. Quatre angles ont guidé ce travail – entreprendre, travailler, consommer, s’engager – et très vite, une évidence s’est imposée : rien n’est homogène. La Gen Z ne rejette pas le travail, elle en redéfinit les conditions. Elle ne refuse pas la consommation, elle la négocie. Elle ne déserte pas

la politique, elle la contourne ou en modifie les formes. Elle n’idéalise ou ne fantasme pas l’entrepreneuriat, elle en mesure lucidement le coût et les risques.

Derrière les discours, c’est une génération qui tranche, ajuste ou négocie. Entre quête de sens et besoin de stabilité, entre convictions et contraintes très concrètes, entre désir de liberté et nécessité de cadre. Une génération lucide, surtout. Exposée en permanence, informée très tôt, la Gen Z est sans doute confrontée plus vite que les autres à une complexité devenue presque normale, entre défis économiques, impératifs climatiques et bousculement technologique.

Charlotte Lassine
Maëlle Hamma, journaliste

Paresseux ? Non. Exigeants, oui.

Gen Z

Entre liberté, nouvelles attentes et prise de risque, la génération Z redéfinit les codes du travail.

L’entrepreneur Louis Loschetter, cofondateur

d’Ultraschall Collective et de Skandal Agency, revient sur son parcours, ses choix et les défis auxquels sont aujourd’hui confrontés les jeunes.

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans l’entrepreneuriat ?

Ça s’est construit naturellement. J’ai grandi avec un père très impliqué dans son travail, toujours sur des projets. Ça m’a donné un certain état d’esprit. Mais je lui suis surtout reconnaissant de ne jamais m’avoir poussé dans cette voie. Il m’a laissé libre, avec simplement une exigence : quand je m’engage dans quelque chose, je dois aller jusqu’au bout.

Quels sont selon vous les principaux freins qui empêchent aujourd’hui les jeunes de se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Le premier frein, c’est le timing. Vers 25-27 ans, beaucoup recherchent de la stabilité, un salaire, une indépendance. Or, entreprendre demande souvent l’inverse : accepter de vivre avec peu au début et de réinvestir en permanence. Plus on commence tôt, plus on a le droit à l’erreur. L’autre difficulté, c’est l’administratif. Entre le RCS, le notaire, les banques… ça devient vite complexe sans accompagnement.

Les nouvelles générations sont-elles davantage enclines à entreprendre que celles de leurs parents ?

Oui. Aujourd’hui, on est exposés à beaucoup plus de modèles, surtout avec les réseaux sociaux. On voit des entrepreneurs, des freelances, des gens qui bossent en voyageant… forcément, ça ouvre des perspectives. Avant, on se projetait surtout par rapport à son entourage. Maintenant, on voit qu’il y a plein de trajectoires possibles, donc ça donne envie de tester. Et puis le rapport au travail a changé : beaucoup de jeunes ne se voient plus faire toute leur carrière au même endroit.

L’équilibre entre vie pro et vie perso est-il vraiment possible quand on entreprend ?

Ça dépend de ce que chacun met derrière le work-life balance. C’est surtout une question de choix, mais aussi d’entourage. L’organisation est clé. Sans cadre, le risque de burnout est réel. Cela dit, dans les premières années, l’équilibre est clairement difficile à atteindre. Il y a beaucoup de boulot, d’imprévus, et une forme de chaos permanent. Avec le temps, on apprend à mieux structurer tout ça. Mais ce n’est pas un rythme fait pour tout le monde.

Pouvez-vous revenir sur un échec marquant qui a changé votre manière d’entreprendre ?

Juste avant le Covid, on a organisé une de nos premières soirées avec Ultraschall collective. On avait booké Dynoro, qui venait de sortir un énorme hit (‘In My Mind’, ndlr), on était donc persuadés que ça allait marcher. Au final, les ventes n’ont pas suivi. Ça a été un vrai choc. Ça m’a appris une chose essentielle : la notoriété ne fait pas tout. Un artiste connu ne suffit pas à remplir un événement. Ce qui compte, c’est le concept, l’expérience, l’ambiance…

Les réseaux sociaux sont-ils devenus indispensables pour développer un business ?

Pour le B2C, oui, clairement. Si on cible des consommateurs de moins de 40 ans, c’est difficile de s’en passer. Des plateformes comme Facebook, Instagram ou TikTok offrent une vraie visibilité. TikTok, notamment, permet de toucher de nouveaux publics sans forcément disposer d’une base d’abonnés, ce qui en fait un levier très puissant.

Quelles erreurs font encore les marques pour parler aux jeunes ?

La première, c’est une communication trop corporate. Beaucoup restent sur des codes datés, alors que les usages

« Plus on commence tôt, plus on a le droit à l’erreur. »

Du parquet à l’entrepreneuriat

Sélectionné à deux reprises en équipe nationale luxembourgeoise pour les championnats d’Europe U18, Louis Loschetter a un temps envisagé le basket professionnel. Il y renonce finalement : une voie trop risquée et trop prenante. Le sport lui a beaucoup apporté, mais il voulait garder la liberté de développer d’autres projets. Il choisit donc de faire du basket une passion et non un métier.

Notes

Settling in Luxembourg

Becoming the owner of our 160m2 apartment in Gasperich

The perfect school for our tribe

Access to parks and playgrounds

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évoluent très vite. Ensuite, le manque d’adaptation. Ce qui fonctionne pour des 25 ans ne marche déjà plus forcément pour des 20 ans. Il faut être en veille constante. Enfin, trop de contenus promotionnels, trop lisses. Aujourd’hui, les jeunes attendent surtout de l’authenticité, de la spontanéité et du divertissement.

Quel regard portez-vous sur les dérives des réseaux sociaux chez les jeunes ?

Je pense qu’il faut déjà faire la différence entre les jeunes et les enfants. Le vrai sujet, c’est l’accès trop précoce. Donner l’accès aux réseaux à des enfants de moins de 14 ans, ça pose question, notamment sur l’attention et les contenus auxquels ils sont exposés. La responsabilité est partagée. Les plateformes ont un rôle, mais les parents aussi. Il est essentiel d’accompagner les plus jeunes, de fixer des limites et surtout de les sensibiliser aux usages.

L’IA va-t-elle rendre les jeunes plus performants… ou plus dépendants ?

C’est surtout une question d’équilibre. Je suis content d’avoir fait mes études avant, l’arrivée de ses outils parce que ça m’a appris à chercher, structurer et écrire par moi-même. Aujourd’hui, l’IA fait gagner du temps. Mais il y a un vrai risque si on en devient trop dépendant. Si tout est automatisé, on perd en réflexion et en créativité. Le but, c’est de l’utiliser comme un outil, pas comme un remplacement. Je pense que la montée de l’IA va renforcer la valeur de l’authenticité : tout ce qui est réel, incarné, humain va devenir encore plus important.

Certains estiment que la génération Z est plus paresseuse que les précédentes. Partagez-vous ce constat ?

Je comprends d’où ça vient, surtout dans un pays comme le Luxembourg,

Événementiel et digital

À la tête d’Ultraschall

Collective, Louis Loschetter organise des événements de musique électronique dans des lieux atypiques, mêlant artistes internationaux et talents locaux. Avec Skandal Agency, il accompagne entreprises et institutions sur les réseaux sociaux, entre création de contenu, gestion et conseil stratégique.

« Définir une génération comme un seul bloc n’a plus de sens. »

où le cadre de vie est assez confortable et stable. Forcément, ça peut donner cette impression. Mais je ne pense pas que les jeunes soient paresseux. C’est plutôt qu’on a beaucoup plus d’options qu’avant. Avec internet, le freelancing, le marketing en ligne… ça change la façon de voir le travail. Et puis le contexte joue aussi. Entre l’inflation, les guerres, les enjeux climatiques… ça peut être décourageant. Certains se demandent dans quoi ils s’investissent.

Les médias, notamment au Luxembourg, répondent-ils encore aux attentes des jeunes ?

Je ne me considère déjà plus comme très jeune, et les 21-22 ans ne consomment déjà plus l’info de la même manière que moi. Mais ce que j’aimerais voir davantage au Luxembourg, c’est un journalisme plus approfondi. Aujourd’hui, j’ai l’impression qu’on pousse beaucoup à produire vite, parfois au détriment de la qualité. Certains sujets mériteraient pourtant d’être vraiment creusés, notamment en politique, où on reste parfois un peu en surface.

Les jeunes se désintéressent-ils vraiment de la politique ?

Pas vraiment. Je trouve qu’on est quand même une génération assez informée et plutôt engagée. Avec les réseaux sociaux, on est exposés en permanence à l’actualité, aux débats, aux prises de position. On le voit aussi sur certains sujets internationaux, où les jeunes prennent des positions assez claires. Dans mon entourage, en tout cas, les discussions sont bien présentes.

Si vous deviez déconstruire un cliché sur la génération Z, lequel choisiriez-vous ?

Cette idée de vouloir définir toute une génération. Aujourd’hui, ça n’a plus vraiment de sens. Les choses évoluent tellement vite que trois ou quatre ans d’écart suffisent à créer de vraies différences. On parle souvent de la génération Z comme d’un bloc homogène, alors qu’en réalité, elle est très fragmentée, avec des profils et des parcours très variés.

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Les points clés pour une transmission réussie

La transmission de patrimoine est souvent un sujet sensible, lié à des émotions fortes, familiales, professionnelles, etc. Pourtant, bien la préparer est une étape cruciale pour en assurer la pérennité et la croissance, et garantir une répartition équitable entre les éventuels héritiers.

Préparer la prochaine génération à gérer le patrimoine familial peut réduire le risque de mésententes et assurer une continuité harmonieuse.

Assurez-vous de la validité de votre mandat extrajudiciaire Vous vous interrogez sur le devenir de votre patrimoine lorsque vous ne serez plus en mesure de le gérer ? Le mandat extra-judiciaire permet de répondre à cette préoccupation. Également appelé protection extra-judiciaire, ce contrat vous permet d’anticiper une éventuelle incapacité.

Prenons l’exemple d’un résident belge dont l’état de santé ne lui permet plus de gérer son patrimoine de manière autonome. Sans mandat extra-judiciaire, le juge de paix désignera une ou plusieurs personnes pour administrer ses biens et veiller sur sa personne. En revanche, s’il a pris la précaution de rédiger un mandat, des personnes de con ance qu’il aura lui-même choisies – ses enfants

ou des tiers – pourront assumer cette responsabilité. Tant qu’il est capable de gérer ses biens, le mandat ne produira pas d’e et. Si le résident belge devait par la suite se délocaliser au Luxembourg et en France avant que son incapacité ne survienne, son mandat extra-judiciaire serait applicable dans les deux pays.

Adaptez la structuration de votre patrimoine à un environnement international Organisez judicieusement votre patrimoine, surtout si vos enfants décident de s’installer à l’étranger. Les lois scales peuvent varier considérablement d’un pays à l’autre et a ecter la manière dont les actifs sont transférés et imposés.

Imaginons que vous avez pris les devants pour organiser avec votre notaire la structuration de votre patrimoine via une société simple belge. Vous avez apporté votre fortune mobilière dans cette société et celle-ci vous génère des revenus récurrents en tant qu’usufruitier. Vous en êtes le gérant et avez déjà transmis la nue-propriété de vos parts à vos enfants. Mais que se passera-t-il si l’un de vos enfants transfère sa résidence en France ? Quelle sera l’implication de cette structuration pour un résident français et quel sera son traitement scal ?

Ces questions sont d’autant plus cruciales que la France ne reconnaît pas cette forme sociétaire.

Mettez à jour régulièrement votre situation patrimoniale

Réévaluer fréquemment votre patrimoine est indispensable pour s’adapter aux changements. Ceux-ci peuvent englober des ventes, achats, investissements, biens acquis à l’étranger ou modi cations des lois

scales et civiles. Les évolutions personnelles ou familiales peuvent aussi nécessiter des ajustements dans votre plani cation.

Examinons l’exemple suivant. Vous vous êtes mariés en Belgique sans contrat de mariage et êtes soumis au régime légal belge. Avec l’aide d’un notaire, vous avez rédigé votre testament et plani é la protection du conjoint survivant en lui léguant la quotité disponible. Cependant, vos enfants résident pour des raisons professionnelles au GrandDuché du Luxembourg. Au moment de prendre votre retraite, vous décidez de vous rapprocher de vos enfants et petits-enfants et déménagez au Luxembourg. En agissant ainsi, votre régime matrimonial et vos objectifs de protéger votre conjoint en cas de décès peuvent être a ectés. Il faut donc réévaluer fréquemment votre patrimoine en fonction de votre situation.

Désignez clairement les bénéficiaires de votre assurance vie

L’assurance vie luxembourgeoise est un outil exible pour diversi er votre portefeuille et constituer une épargne à long terme. Outre l’avantage nancier, vous béné ciez d’une couverture décès et pouvez désigner librement vos béné ciaires. Attention cependant au libellé des clauses qui peuvent être nominatives ou génériques. Elles sont à revoir régulièrement en fonction de l’évolution de votre situation familiale. Une clause mal rédigée ou obsolète peut entraîner des con its entre héritiers et une imposition défavorable. En cas de changement familial, comme un mariage, un divorce ou une naissance, mettez à jour la clause pour re éter ces évolutions. Consultez régulièrement

un conseiller en gestion de patrimoine pour vous assurer que la clause béné ciaire est conforme aux lois actuelles et qu’elle optimise les avantages scaux pour vos héritiers.

Planifiez de manière continue et faites appel à des experts Recourez à des experts si nécessaire et réévaluez votre plan fréquemment pour qu’il reste pertinent et avantageux. Préparez également vos héritiers à gérer leur héritage. Cela peut inclure des discussions ouvertes sur vos intentions ainsi que des formations ou des conseils nanciers. Préparer la prochaine génération à gérer le patrimoine familial peut réduire le risque de mésententes et assurer une continuité harmonieuse.

ING Private Banking peut vous accompagner dans vos ré exions. Contactez nos experts pour en savoir plus private.banking.lu@ing.com

Creators

Work Consumption

Building what’s next

They are launching brands, opening cafés and rethinking industries. Across Luxembourg, ten entrepreneurs share their journeys, from first ideas to real-world challenges – and what it takes to build something of their own.

Rebeca Suay, Louise Braibant, Journalists Julian Pierrot, Photographer

Sabrina Alam

Matter Space and Defence

“Space is the first line of defence,” asserts Sabrina Alam, 30. As Space Lead at the University of Luxembourg (SnT) and Founder of Matter Space and Defence, Alam operates at the vital intersection of deep-tech research and national sovereignty. At SnT, the theoretical physicist acts as the “glue”, helping translate academic excellence into practical application.

Launched in early 2026, her firm, Matter Space & Defence, focuses on “dual-use” resilience – ensuring space data isn’t an isolated domain, but a tool for Earth-bound sectors like finance and agriculture. From dreaming of NASA at age four to navigating global policy, the theoretical physicist’s philosophy remains bold: “In space, no idea is crazy. If you don’t ask the question, what do you have to lose?” For Alam, the goal is simple: “Bring space down to Earth to solve real-world problems.”

Timothy Bettega

Black Thunder

« Transformer le Luxembourg en capitale de la musique » : c’est l’ambition de Timothy Bettega, 20 ans. Fondateur de Black Thunder, il construit depuis trois ans une scène électro qu’il voulait plus ouverte, plus visible et plus accessible. C’est en tant qu’ancien photographe nightlife qu’il dit avoir très vite repéré « un manque » au Luxembourg : pas de scène techno « ouverte à tout public », ni de véritable espace pour une communauté prête à se retrouver autrement autour de la musique.

Du Melusina à la Rockhal, où il a lancé Do You Rave, jusqu’au Mudam Open Air, il revendique une ligne claire : « faire des événements de qualité où les gens se sentent en sécurité ». Son ambition, désormais, est d’aller plus loin avec Black Thunder Agency, une future structure pensée pour soutenir les artistes de la scène électronique, mais aussi les vidéastes et les photographes.

Linnea & Astrid Bohlin

Bröd

Linnea (27) and Astrid (24) Bohlin turned a long-held dream into reality with Bröd, their Scandinavian café in Limpertsberg. “Since we were small kids, we wanted to work with something like this,” they say. After studying together in Paris and Madrid, the two sisters returned to Luxembourg when the right opportunity came along. “If I’m going to work these hours, I want to do it for myself,” says Astrid. With Bröd, they bring a piece of Swedish culture built around fika, the coffee-and-cake break designed to slow down the day. “We want customers to be happy and full,” says Linnea. Open for just over two months, the café has already found its place in the neighbourhood with its sourdough-based menu, homemade recipes and affordable prices.

Alessio Calisti Thill

Ecoffee

« Imaginez-vous du café du Luxembourg, ça a l’air un peu drôle, et c’est très innovatif », sourit Alessio Calisti, 19 ans. Fondateur d’Ecoffee, une start-up née fin 2023 comme mini-entreprise scolaire, il développe la première alternative luxembourgeoise au café à base de lupin. « Vraiment proche du goût du café », cette boisson issue de graines torréfiées met en avant ses avantages écologiques et sanitaires, étant « naturellement sans caféine » et contenant « zéro acide ».

D’abord lancé à six, le projet est aujourd’hui porté seul, entre ventes en ligne, épiceries et collaborations avec cafés et bars au Luxembourg. La suite est déjà en préparation : une première récolte de lupin au Luxembourg et un iced latté prêt à boire. « Je voulais toujours devenir entrepreneur » : aujourd’hui, Alessio fait grandir une entreprise née « dans la salle de classe ».

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A next-generation digital art center featuring 10 immersive rooms where families and art lovers step into living stories. A new dimension of sensory experiences.

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Charlotte Lassine

Amour.bouche

À 23 ans, Charlotte Lassine avance à l’instinct. Fondatrice d’amour.bouche, elle lance son premier vin à seulement 20 ans : « Je suis quelqu’un de très instinctif, donc quand j’ai une idée, je me lance. »

Développée avec un domaine à Ramatuelle (Côte d’Azur), sa marque puise dans « tout ce qui est esthétique », entre imaginaire vintage et art de vivre à la française. Rouge puis rosé, aujourd’hui « tout vendu » pour ce dernier, le projet séduit rapidement. Cet été, elle choisit de revenir à ses débuts, avec le rouge.

Seule aux commandes, elle orchestre production, livraisons et contenu, une exigence qui nourrit son envie constante d’évolution. Au fond, amour.bouche, c’est « l’esprit bon vivant », fait de « plaisirs simples ». Et pour la suite, une évidence : « Je sais qu’un jour, j’ouvrirai un resto. »

Gabriel Mjahed

RG Chocolaterie

« J’ai découvert le chocolat presque par hasard », raconte Gabriel Mjahed, 27 ans. Entré dans le métier à 13 ans, le fondateur de RG Chocolaterie – RG pour « les rêves de Gabriel » – a fait de ce déclic adolescent une maison artisanale construite pas à pas.

« On m’a toujours dit que j’étais un grand rêveur », glisse-t-il. Arrivé au Luxembourg en 2020, formé auprès de meilleurs ouvriers de France et de champions du monde, il teste d’abord le marché en pop-up stores avant d’ouvrir sa boutique à Dudelange en janvier 2024. Inspiré par ses voyages, il nourrit sa gamme de créations maison, de collections inspirées du Luxembourg et d’idées rapportées d’ailleurs. « Ce sont des métiers passion, on ne compte pas ses heures », dit-il. Son ambition : faire grandir sa chocolaterie sans perdre « ce côté artisan » ni basculer vers le « semi-industriel ».

Photo Charlotte Lassine : Raphael Lugassy

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Clémentine Offner

FrëschKëscht / WeConnect

À 24 ans, Clémentine Offner conjugue études et entrepreneuriat. Étudiante en psychologie, elle est cofondatrice de FrëschKëscht, lancé au lycée, et de WeConnect, né au début de ses études supérieures.

Avec FrëschKëscht, elle conçoit des coffrets de fin d’année composés de produits « 100 % luxembourgeois », atteignant 4.600 ventes en 2025, leur meilleure année. Avec WeConnect, une société à impact sociétal, elle propose une solution de cohabitation « intergénérationnelle et interculturelle », déjà concrétisée par près de 200 contrats.

Au cœur de ses projets, une même conviction : « ce n’est pas juste les chiffres », mais « le qualitatif » et « l’humain derrière ». Son ambition : se consacrer pleinement à WeConnect, pour la faire grandir et avoir un impact positif.

Philippe Schroeder

Frameway

“It’s a chat-first video editing platform,” says Philippe Schroeder, 28. Founder of Frameway, a Luxembourg startup launched with three other co-founders at the end of 2025, Schroeder is building a tool that takes “the best of both worlds” – the speed of AI and the control needed for “the final polishing” and “the final touches.”

Positioned between slow traditional editing software and “black box AI tools,” it is accessible to all but primarily aimed at small marketing teams, small professionals and content creators, who can generate “80 to 100%” of a video automatically before refining it. Accepted into an accelerator in Zurich, the team is now moving between Luxembourg and Zurich as it builds the product and scales quickly, with a public release targeted for early summer. For Schroeder, the broader ambition is to help steer AI “in the right direction.”

BUILDING TOMORROW TOGETHER

Chaque grande histoire commence par un moment fort. Un choix. Un pas. Une impulsion.

Depuis 1856, la BIL accompagne les projets qui changent une vie. À chaque étape. Ensemble.

Marianne Simonin

The Happy Guts Kombucha

Marianne Simonin découvre le kombucha au Canada, où elle s’intéresse à l’alimentation et à son impact sur le corps. « Je voulais créer une boisson pour moi : sans alcool, faible en sucre, avec des bienfaits pour la digestion. » De retour au Luxembourg, face au manque d’alternatives locales, elle se lance, en parallèle de son activité. The Happy Guts Kombucha sort en juillet 2025, avec l’ambition de proposer « une alternative qui fait du bien au corps ».

Produit localement, de manière artisanale et certifié bio, le kombucha reste à démocratiser. « Il faut avant tout faire goûter », explique la jeune entrepreneure de 29 ans. Depuis le lancement, plus de 20.000 bouteilles ont été vendues. Son objectif : « être connu et consommé régulièrement au Luxembourg », avec des ambitions à l’international.

Leo Weis

Fomeaux

“What I like most about vintage clothing is that these pieces are so unique,” says Leo Weis, 26. Founder of Fomeaux, a curated vintage store in Luxembourg City, Weis built the concept around something he felt was missing locally: a “cool vintage store” in Luxembourg. “It’s based on FOMO, fear of missing out,” he says of the name – a reference both to his own mindset and, as a business concept, to people not wanting to miss out on the right piece.

After testing demand through a series of successful pop-ups, he opened a permanent shop in March 2025. His approach is highly personal: “every piece in here is selected by me,” sourced one by one through travel, research and instinct rather than bulk buying. Driven by the “treasure hunt” of finding rare pieces, he is now focused on “building the brand,” growing the online shop and providing Luxembourg with “cool pieces.”

Comment la Gen Z appréhende l’entrepreneuriat

Quand on parle d’entrepreneuriat à la Gen Z, elle s’y projette volontiers, à sa manière, nourrie par une quête de sens et d’impact. L’entreprise n’est plus seulement perçue comme un levier économique ou une marque de succès, mais comme un outil d’autonomie, au service d’un mode de vie où le besoin de liberté et l’envie de se réaliser sont toujours plus forts.

Les 50 Gen Z qui ont formé notre panel ont conscience des risques, et la question financière est tout de même prise en compte. Parmi les jeunes que nous avons interrogés, une majorité se dit prête à accepter une baisse de revenus… à condition qu’un potentiel solide soit identifié.

Même logique du côté des valeurs. Si beaucoup affirment être prêts à renoncer à une opportunité rentable si elle entre en contradiction avec leurs convictions, cette position reste nuancée : l’arbitrage domine, entre cohérence personnelle et réalisme économique.

Cette Gen Z, tantôt décriée, tantôt louée, se définit souvent comme plus désireuse d’entreprendre que les générations précédentes (77 % de notre panel), et elle l’explique de plusieurs façons.

Par les réseaux sociaux, d’abord. « Grâce aux réseaux sociaux, de plus en plus d’histoires sur la création et le développement d’une entreprise sont partagées et, parallèlement, de plus en plus de personnes parlent aussi de leurs échecs. Le fait d’évoquer ce qui préoccupe beaucoup de gens contribue à réduire la pression et je pense que, grâce à l’interconnexion qui caractérise notre génération, il est devenu plus facile de créer une entreprise ; il est également plus simple de trouver les bonnes personnes et d’entrer en contact avec elles », pense Anne Diderich, 24 ans, étudiante et coprésidente de l’Association

d’étudiants en économie et en commerce (Anesec).

Arnit Dey, 18 ans, étudiant, poursuit : « Comme nous sommes constamment confrontés à de nouvelles technologies et à l’innovation, cela nous oblige à réfléchir à plusieurs niveaux, à aborder les choses sans a priori et à être prêts à prendre des risques. »

Pour d’autres, il s’agit surtout d’un changement plus global, d’une autre façon d’appréhender la vie professionnelle. « Beaucoup apprécient également l’indépendance et la flexibilité, si bien que se créer sa propre opportunité semble plus sûr que de compter sur un emploi traditionnel. Les mentalités ont évolué et la société l’accepte désormais », complète Elie Bertrand, 19 ans, lui aussi étudiant et co-fondateur de Left Lovers. Henrik Nordling, étudiant en IBDP à l’Athénée de Luxembourg et membre du Parlement des jeunes du Luxembourg abonde : « On accorde de plus en plus d’importance au fait de suivre ses idéaux et d’agir à sa manière. On se soucie moins de respecter les normes sociales et de se livrer à des activités peu enrichissantes qui ne répondent pas à ses aspirations. »

Mais tout n’est pas si simple… Notre panel a identifié un certain nombre de freins, traduisant une forme de maturité et de lucidité. Celles d’une génération jeune, certes, mais qui ne fantasme pas le parcours entrepreneurial. Au contraire, elle en mesure déjà les contraintes.

Et parmi les autres qui ont déjà passé le cap et dépassé ces freins, comme Felix Clement, cofon dateur de Lëtzebuerger, « Il n’est pas nécessaire d’être excellent pour se lancer, mais il faut se lancer pour devenir excellent », rassure-t-il. L’autre cofondateur, Pol Miller, ajoute : « Il ne faut pas attendre trop longtemps pour se lancer ! »

Quelles raisons t’ont poussé(e) ou pourraient te pousser à devenir entrepreneur ?

Donner du sens à ton travail

Avoir un impact

Créer ton propre rythme

Être libre

Gagner plus d’argent

Maëlle Hamma, Journaliste

PRIVATE MARKETS CROSSROADS AT THE

A conference designed by GPs & LPs

Part

Serais-tu prêt(e) à accepter une baisse de revenus temporaire pour développer un projet ?

Refuserais-tu une opportunité rentable si elle va à l’encontre de tes valeurs ?

What does success mean to Gen Z?

Oui, si le potentiel est fort

Oui, sans hésiter

Peut-être

Crois-tu que le désir d’entreprendre est plus fort pour ta génération que pour les autres ?

selon le contexte

Gilles Heinesch, 24, First Officer DHC8-400 at Luxair & Co-Founder of Pilotflows

Building a meaningful and powerful tool which resolves an issue.

Daria Kalinina, 19, Student at Lënster Lycée International School and President of Wisconsin-Luxembourg Youth Committee

Quels sont selon toi les principaux freins, à l’entrepreneuriat ?

Success is designing a life where my ambition, curiosity, and independence work together to create impact.

Jeanne Lehair, 29, Franco-Luxembourgish triathlete and founder of Enssoie, a brand of silk scarves based in Metz

To be satisfied with the work you’ve done and happy with the result, or to have learnt something even if things didn’t go as planned.

Risque financier

Théo Cassot, 18, National president of The Perception Foundation, Youth Parliament Member and Student at Athénée de Luxembourg

To have the liberty of doing meaningful (whether globally or for ourselves) work, that provides the financials to live a comfortable life.

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What Gen Z wants from work

Gen Z’s relationship with work is often reduced to clichés: a lack of loyalty, a search for meaning, a refusal of constraints. The reality is more nuanced. Around the table, those already working and those about to enter the labour market describe a different approach. Work remains central, but no longer unconditional. It must provide income and experience, while aligning with personal boundaries, values and direction.

Rebeca Suay, Louise Braibant, Journalists Julian Pierrot, Photographer
“ We’re quite outspoken about things we don’t tolerate.”
Julie Federspiel
work.
The round table took place at La Buvette des Rotondes, bringing together young professionals and students to discuss their relationship to

Gen Z is not turning away from work, but it is no longer accepting it as it comes. Entering a labour market shaped by competition, uncertainty and fewer clear entry points, young people are approaching their first experiences with a clear sense of what they expect and what they refuse. Work remains necessary, but it is also weighed, tested and, when needed, challenged.

Work as both necessity and trajectory

Work takes up a large part of everyday life, and that alone shapes expectations. “It’s 60 hours a week,” says Private equity auditor and EYnovation coordinator at EY, Juan Gasca. “So you should at least enjoy some of it.” For him, work is first about “the bills”, but it is also “a way to get fulfilled.” Rather than following a fixed path, he approaches each role as a step, choosing it for what it allows him to develop. “Maybe I need more commercial, maybe I need more technical.”

Business transformation analyst at Deloitte, Julie Federspiel follows a similar logic, though she frames it through learning. After studying international relations, she entered finance without prior background and treats her role as a way to explore and progress. “As long as I go to bed each night and can confidently say today I learned something new, today I did something new and I came out better for it, then it was a good day.”

That idea of building experience over time also appears in a more concrete way in the perspective of business developer at Gemolux and content creator, Sarah Akhmiss. After starting in a large organisation, she now works in a smaller structure where responsibilities come earlier and are less defined. “I used to have people helping me with the tasks…

now I have to build every project by myself.” That shift brings both pressure and autonomy. “If I want to have stress, I can put some stress on my shoulders. If I want to be chill, I can be chill,” she says, pointing to a level of accountability she values.

Among those about to enter the labour market, expectations are already clear. Co-president at Anesec and economics student at Université Paris I Panthéon-Sorbonne, Kevin Freitas sees work as “a really good opportunity to get a lot of experience and to get to know new people”, while student in social sciences, Laly Chivard, puts it more directly: “I need my job to have a point. I want to help people.”

A more competitive job market

Getting a first foothold is not straightforward. “Job fairs were where the companies were actually lining up to get the new grads,” says Federspiel. “Nowadays it’s kind of the other way around. It feels like job listings are scarce and competition is high.”

“You’re competing against a pool

Experiences from both students and young professionals shaped the discussion.

“ The da y I feel like I’m stagnating… I would change jobs.”
Sarah Akhmiss

The discussion focused on key themes such as expectations towards work, career paths, access to the job market and working conditions.

of almost everyone,” adds Gasca. This pressure is already visible before entering full-time work. Chivard describes sending applications months in advance without response. “I needed to give my CVs between December and January to work in July, and I still haven’t got any answers or just negative answers.” At the same time, entry-level tasks that once allowed students to gain first experience are becoming less accessible. “All the administrative work is mostly done by AI,” notes Freitas. Access can also depend on less formal factors. Akhmiss highlights how some student jobs rely on existing connections. “They were all like family of people working at the bank,” she says.

Between financial reality and the search for meaning

Money remains central, especially at the beginning of a career. “Life is expensive,” says Freitas, who places salary first, while Akhmiss insists on the need to find a balance. “You need a balance between what you earn and what you actually want to do.” For Chivard, the urgency is immediate: finding a job has become pressing to be able to “live, eat out sometimes, go out and have a normal youth life”. At the same time, salary alone is not enough to define a choice. Gasca explains that he would accept a lower salary if a role offers stronger learning opportunities and a clearer sense of purpose. Federspiel shares that view. “It’s definitely the purpose,” she says, even if priorities can shift over time.

Respect, management and boundaries

Expectations towards management leave little room for compromise. “Why should I give my whole heart and soul to someone who doesn’t deserve it?” says Chivard. The question

of respect comes up repeatedly, although it is not understood in the same way by everyone.

Freitas draws a distinction between liking a manager and respecting them, with professional credibility as the key factor, while Gasca adds that working under someone who does not understand their role quickly becomes difficult to accept. In smaller teams, these dynamics are even more visible. “If someone is mean to me… I would always change jobs,” says Akhmiss, pointing to how directly management style affects daily work.

Federspiel approaches the issue from another angle, focusing on how to respond. “Could you please repeat that?” she suggests, describing a way to address inappropriate behaviour without escalating the situation.

Flexibility and ways of working

Views on flexibility vary, often depending on how teams operate. Gasca questions hybrid models when they are not coordinated. “Either you are fully remote or fully in the office,” he says, pointing to the difficulties that arise when schedules differ. Akhmiss, for her part, clearly prefers working on site. “It’s more human,” she explains, while also noting that remote work can lead to disengagement when expectations are unclear.

Federspiel takes a more pragmatic approach, valuing flexibility for the space it creates alongside work. “I can make it fit better with all the commitments that I do have,” she says.

Mobility and progression

Long-term careers within a single company are no longer taken for granted. Staying depends less on loyalty than on what a role continues to offer over time. “I am afraid that someday I will stagnate,” says Federspiel, pointing to the importance

The journalists facilitated the discussion to encourage exchanges between participants.

“ Having a manager who knows what they’re doing is essential.”
Juan Gasca

“ We don’t all want to do TikToks and social media.”

Kevin Freitas

she places on continued growth. The same idea is echoed by Akhmiss. “The day I feel like I’m stagnating… I would change jobs,” she says, reflecting an approach driven by learning and progression. Gasca expresses a similar logic, linking the decision to stay to the opportunities a role provides.

Beyond stereotypes

The idea that young people do not want to work is widely rejected, but also seen as reductive. “That’s not true,” says Akhmiss, while Freitas pushes back against another common cliché: “We don’t all want to do TikToks.”

Another perception also emerges: that of a generation often described as more fragile or less resilient. Gasca questions it directly. “I feel like everyone thinks Gen Z is very fragile… I don’t see this as a thing,” he says, pushing back against a view he considers too simplistic.

For Federspiel, what is often interpreted as fragility reflects something else entirely. “We’re quite outspoken about things we don’t tolerate,” she explains, pointing to a greater willingness to speak up rather than a lack of resilience.

Chivard, however, offers a more nuanced view. “It’s 50-50,” she says, referring to a divide within her own generation, where some are commit ted and motivated, while others are less engaged.

A generation setting its conditions

Work remains central, but the way it is approached has clearly shifted. Success is no longer defined in a single way. For Freitas, it is about being proud of what one does without needing external validation, while Federspiel associates it with continuous growth and Chivard with helping others. For Gasca, it lies in progression and build ing towards the next step.

Those entering the workforce already know what they expect, while those already working are testing, adjusting and moving when needed. Work has not lost its place, but the terms under which it is accepted are now more clearly defined.

The round table brought together two students and three young professionals.

Content sponsored by Banque de Luxembourg

Expertise dedicated to ‘sustainable’ funds

More than half of European UCITS funds now incorporate sustainability criteria. This marks a profound shift driven by fund managers and investors alike, and supported by their partners — such as Banque de Luxembourg — enabling them to address the challenges of responsible finance with full transparency.

Over the past decade, the investment fund industry has undergone significant transformation, with major financial players steadily integrating sustainability criteria. “While regulation has been a key driver of this transformation, investor behaviour has also played an important role in this dynamic,” explains Virginie Loisel. Regulation—particularly SFDR1 primarily aims to enhance transparency for investors. To meet their expectations, especially those seeking to align their investment strategy with “sustainable” values, fund managers have adapted their offering accordingly.

A major shift

“Today, more than half of UCITS funds in Europe are classified as Article 82 or 93 under SFDR, representing a substantial share of total assets under management,” adds Sofia Souici.

Article 8 funds incorporate ESG criteria, while Article 9 funds pursue a sustainable investment objective in areas such as clean energy development, decarbonisation, climate change mitigation, financial inclusion, access to education and women’s empowerment. “Overall, Europe counts more than 11,000 Article 8 funds and around 1,000 Article 9 funds, for which transparency requirements are higher,” explains Sofia Souici. “In Europe, assets under management in sustainable UCITS funds exceed € 7 trillion, which reflects the maturity and depth of ESG integration.”

This momentum can be observed across the entire industry, beyond the sole scope of UCITS funds.

(PwC EU ESG UCITS Poster 2025; ALFI – European Sustainable Investment Funds Study 2024).

Virginie Loisel,
Photo : Julian Pierrot

Luxembourg, a leading domicile for sustainable funds

Luxembourg has fully embraced this transformation. The financial centre is now Europe’s leading domicile for sustainable funds, with nearly 100 % growth in the number of Article 8 funds between 2021 and 2024, bringing the total to around 4,500 funds. These funds have continued to attract positive inflows (EFAMA).

Article 9 funds have experienced more moderate growth and even recorded net outflows in 2024, reflecting greater investor caution towards so-called “dark green” strategies.

SFDR requirements for Article 9 funds are particularly stringent, especially regarding the demonstration of measurable sustainability objectives and the alignment of data and reporting.

This has led many asset managers to adopt a more cautious approach; several funds initially classified as Article 9 have been reclassified as Article 8 as methodologies have become more refined (ALFI –European Sustainable Investment Funds Study 2024).

European regulation is now moving towards simplification. The ongoing SFDR review includes a “Call for Evidence” aimed at clarifying key concepts, reducing complexity, and easing administrative constraints. A European Commission proposal was published on 20 November 2025, closely followed by the announcement of the members of the third mandate of the “Platform on Sustainable Finance” in January this year. The goal of the platform is to revise and simplify taxonomy criteria, develop new criteria for other economic activities, gather and leverage stakeholder feedback on existing tools and rules, and advise the Commission on matters related to the

EU Taxonomy and the broader sustainable finance framework.

Luxembourg’s success in carving out its position as a leading sustainable fund domicile has been achieved notably thanks to the development of expertise and the existence of an ecosystem of industry players and services capable of supporting this transformation. This applies both to traditional liquid funds and to funds investing in illiquid assets, whose investment frameworks and operational models differ.

Enhanced expertise

While Banque de Luxembourg – Asset Servicing’s depositary activity covers the broader industry, it has nevertheless developed strong expertise in impact and sustainable finance.

“We oversee approximately 480 compartments, of which 125 are classified as Article 8, and 30 as Article 9 (with the latter representing around €6 billion in assets under management),” explains Sofia Souici.

Tailored approaches

Managing an “Article 9” investment vehicle involves multi-level commitments and meeting a range of specific requirements. “For example, certain microfinance funds active in emerging markets often require the processing of higher transaction volumes,” explains Virginie Loisel. “Supporting these types of funds requires highly specialised teams that can step in as and when required, and who are capable of understanding the local contexts in which our clients operate. Over time, we have strengthened our internal resources and deepened our expertise

across specific markets, asset classes, and investment structures.”

Responding to the sustainable challenge

In addition to its range of traditional depositary services, Banque de Luxembourg has enhanced its offering with other solutions such as its “Technical Assistance Facilities”, addressing the specific needs of several impact funds, particularly in donation management.

Banque de Luxembourg has set up the necessary infrastructure and broadened its areas of expertise in order to support its clients in a constantly-evolving regulatory environment, enabling them to meet numerous applicable requirements. “This also allows us to support clients who wish to embark on a sustainability journey, by helping them integrate responsible investment practices into certain compartments or fund allocations,” adds Sofia Souici.

Banque de Luxembourg has been committed to sustainability for more than 25 years. “A commitment that has been enshrined in our B Corp 4 certification, obtained in 2023, and which is reflected in the incorporation of environmental, social and governance considerations across the bank and all its activities,” concludes Virginie Loisel.

1  SFDR: the Sustainable Finance Disclosure Regulation

2  Article 8: funds promoting ESG criteria

3  Article 9: funds with a significant sustainable investment objective

4  B Corp: a community of businesses committed to a more inclusive, equitable and regenerative economy, combining profit with the general interest.

Consommer mieux, mais pas à n’importe quel prix

En matière de consommation, la Gen Z se dit engagée, consciente, attentive à son impact. Dans les faits, la réalité est plus nuancée. Face à la pression économique, le prix reste le premier critère d’achat, devant les considérations éthiques. Entre convictions et contraintes, une génération qui n’abandonne pas ses valeurs, mais qui souvent arbitre.

Maëlle Hamma, Journaliste

Après avoir interrogé notre panel, une chose apparaît clairement : le mythe du consommateur Gen Z engagé mérite d’être nuancé. Sur le papier, les intentions sont là. Durabilité, responsabilité, impact… les mots sont connus, intégrés, parfois revendiqués. Mais au moment de passer à l’acte, un autre critère s’impose : le prix. Avec 40 % des réponses, il reste de loin le premier facteur d’achat. Non pas par désintérêt pour les enjeux environnementaux ou sociaux, mais par contrainte. Car si la Gen Z est probablement la génération la plus consciente de ces sujets, elle est aussi fortement exposée à la pression économique. Entre inflation, coût de la vie et revenus encore limités, l’arbitrage devient permanent.

Consommer mieux, oui. Mais pas à n’importe quel prix. Ce qui ne signifie pas une absence d’engagement. Une part significative des répondants se dit prête à payer plus cher, voire à modifier ses habitudes de consommation pour des raisons éthiques. Des changements qui concernent le plus souvent les habitudes alimentaires. « Je fais attention à mes achats de nourriture, surtout en ce qui concerne les viandes et poissons », indique Angel Pinto, 23 ans, étudiant en bachelor de science. Avanti Sharma, directrice AI et croissance chez Workshop4Me et fondatrice de Lëtz Make SDGs Happen a elle aussi changé ses habitudes. « Je suis devenue végétarienne. J’ai modifié mon alimentation et mes habitudes d’achat (je n’achète plus de cuir, de peau de mouton ni d’autres produits d’origine animale). »

La question des vêtements et de l’habillement soulève aussi des enjeux éthiques pour les jeunes de notre panel.

« En shopping avec ma famille

Dans ton expérience d’achat, quels sont les critères les plus importants ?

1 La qualité du produit

2 Le prix

3 Les valeurs et engagements de la marque

4 L’expérience (service, design, parcours client)

5 La recommandation d ‘autres consommateurs

Comment découvres-tu le plus souvent de nouvelles marques ou de nouveaux produits ?

Par le bouche-à-oreille

En magasin

Via les médias

Via la pub en ligne

Autre

Sur des plateformes spécialisées

pour acheter des vêtements, on a particulièrement prêté attention aux étiquettes et au pays d’origine. Ce jour-là, nous n’avons rien acheté… », raconte Julien Lemmer Veloso, 18 ans, élève au lycée RobertSchuman, Luxembourg et président de LRSL_Actionteam4future.

Quality first

Dans ce paysage, un autre critère s’impose avec force : la qualité. C’est elle qui structure l’expérience d’achat et qui justifie, le cas échéant, un prix plus élevé. C’est aussi elle qui explique pourquoi certaines marques émergent dans les préférences. Mais parler de fidélité serait excessif. La relation est plus opportuniste, plus ouverte, moins captive.

L’influence, elle, est bien réelle. Les réseaux sociaux jouent un rôle clé dans la découverte de nouveaux produits ou de nouvelles marques. C’est souvent là que naît l’envie. Mais ce qui frappe, c’est le décalage entre inspiration et passage à l’acte. Car contrairement à ce que l’on pourrait attendre d’une génération hyperconnectée, l’achat se fait encore majoritairement en boutique physique (54,2 %). Un chiffre qui rappelle que l’expérience concrète — voir, toucher, essayer — reste déterminante.

Enfin, le rapport à la possession évolue. Posséder n’est plus systématiquement une fin en soi mais reste une motivation importante. L’usage, la durée, la pertinence sont aussi des critères pris en compte. La seconde main s’installe dans les pratiques pas forcément comme un marqueur militant mais comme une option rationnelle parmi d’autres.

Es-tu prêt à payer plus cher pour un produit plus responsable ?

Les réseaux sociaux influencent-ils tes choix d’achat ?

Giulia Castellucci

Où fais-tu le plus souvent tes achats ?

Pour la Thionvilloise Giulia Castellucci, alias @Giucst.off sur Instagram, la seconde main n’est pas un effet de mode. C’est plutôt tout son mode de vie. Qu’il s’agisse de mode (le plus souvent) mais aussi de meubles, elle partage depuis plus de cinq ans sur son compte Instagram (plus de 169.000 abonnés à son actif) son quotidien, ses astuces et bons-plans mode, et les meilleurs spots de seconde main de la Grande région d’abord, et de l’Europe désormais. La jeune femme installée en ce moment en Italie vient de lancer son appli « Thriftmap : le waze de la seconde main européen. C’est une app’ qui recense tous les marchés aux puces, friperies ou ressourceries en Europe. » Elle fonctionne sur un modèle contributif.

As-tu déjà changé tes habitudes de consommation pour des raisons éthiques ?

Quand tu consommes, tu recherches surtout :

Posséder durablement un produit

Utiliser un produit sans forcément le posséder

Je ne fais pas vraiment la différence

Acheter puis revendre facilement

As-tu recours à la seconde main, aux produits d’occasions ou reconditionnés ?

Si oui pourquoi ?

— Pour donner une seconde vie à des objets encore en bon état

— Pour trouver des pièces uniques à meilleur prix

— Pour dépenser moins

— Pour limiter la surconsommation

— Pour réduire les déchets

— Pour s’offrir des pièces inabordables en neuf

Almin Hrkic

Sur les réseaux sociaux, avec sa page @mood.luxembourg, Almin Hrkic teste et partage les meilleurs spots lifestyle du pays, en particulier les restaurants. Un profil qui représente bien sa génération, alors que l’alimentation est le type de produit pour lequel notre panel Gen Z dépense le plus (50 %), et que c’est via les réseaux sociaux qu’il découvre le plus souvent des marques et des nouveaux produits.

Creators

S’engager autrement

Dans notre panel Gen Z, beaucoup de jeunes se disent engagés. Mais lorsqu’on leur demande comment cet engagement s’exprime, nos répondants indiquent qu’il est surtout informel…

Maëlle Hamma, Journaliste

Quelle forme ton engagement prend-il le plus souvent ?

Je défends ma cause lors de débats et discussions

Auprès d’associations

Lors d’actions concrètes

Sur les réseaux sociaux

En janvier, la Chaire de recherche en études parlementaires de l’Université du Luxembourg a publié son Polindex, aussi appelé Observatoire du politique. Il indique que l’intérêt pour la politique des 18-34 ans demeure « relativement limité ». Par ailleurs, « plus de 23 % des 18-34 ans déclarent se sentir ennuyés par la politique, suggérant une forme de distance qui relève moins de la défiance que d’un désajustement entre l’offre politique et les préoccupations ou modes d’engagement des jeunes générations ». Le rapport souligne également que, dans cette tranche d’âge, le « sentiment d’espoir demeure nettement plus limité » et que ce contexte « suggère que, si la jeunesse n’est pas nécessairement hostile à la démocratie, elle entretient avec la politique institutionnelle un rapport plus distant, moins porteur de projections positives, ce qui renforce l’enjeu de renouveler les formes de médiation, de participation et de proximité afin de répondre aux attentes des nouvelles générations ». Plus récent, le Jugendbericht (Rapport sur la situation de la jeunesse au Luxembourg), publié en mars, souligne la même tendance : « dans l’ensemble, les jeunes se montrent quelque peu distants vis-à-vis de la politique, ce qui apparaît notamment dans le recul de leur intérêt entre 2019 et 2024. Deux tiers des jeunes souhaiteraient être davantage entendus dans le domaine politique, les formes de participation alternatives (collectes de signatures, boycotts de produits, publications

en ligne) gagnant en importance par rapport aux formes plus conventionnelles (engagement dans un parti).

L’engagement au niveau de l’environnement social immédiat est en outre répandu chez les jeunes ».

Toujours selon le Jugendbericht, seulement 2 à 3 % des jeunes sont engagés au sein d’organisations telles que des partis politiques, des syndicats ou des mouvements environnementaux.

Mais pourquoi les jeunes ne s’engagent-ils pas davantage ?

Nous avons posé la question à notre panel, qui livre des réponses variées :

— « Je n’ai pas besoin d’être lié à un groupe spécifique défendant une cause particulière pour avoir un impact. »

— « Je ne pense pas que cela changera quoi que ce soit. »

— « Je ne veux pas m’associer à un parti politique. »

— « Je n’ai pas encore trouvé la cause pour laquelle je veux m’engager. »

— « J ’ai déjà peu de temps pour équilibrer ma vie personnelle et professionnelle. »

César

“Be the change you want to see in this world. Don’t feel powerless. Every act, every choice and decision matters and counts.”

César González Fernández incarne une forme d’engagement climatique débarrassée de tout héroïsme inutile. Fondateur de l’initiative Clean Something for Nothing, il part d’une idée simple : lever les freins à l’action en la rendant accessible à tous. Sa plateforme invite chacun à poser des gestes concrets, ramasser des déchets, documenter

son impact, le partager, et transforme ces actions individuelles en dynamique collective. Né d’un hashtag devenu viral, le mouvement s’est structuré en application et s’étend aujourd’hui à plus de 80 pays, avec des centaines de tonnes de déchets collectés. Ambassadeur du Pacte climatique européen, il mise sur la pédagogie, le digital et la mobilisation locale pour faire de l’écologie une pratique quotidienne, visible et contagieuse.

«  J e n’ai pas besoin d’être lié à un groupe défendant une cause pour avoir un impact. »

Daria

Daria Kalinina, 19, is president of the Wisconsin-Luxembourg Youth Committee and founder of the Speech Olympics Club at her school, Lënster Lycée International School. She is also a member of the Jugendparlament. Recently, she took part in the EPAS European Parliament observation programme in Brussels.

«

Je m’engage pour faire bouger les choses plutôt que de me plaindre. »

Liam et Elie

À 18 ans, Liam Bahbout développe Leftlovers en parallèle de son bac. Lancée un an plus tôt avec ses cofondateurs, la plateforme permet aux commerçants de revendre leurs invendus sous forme de sachets surprise. L’idée part d’un constat simple : chaque soir, une grande quantité de nourriture est jetée. En un an, le projet a séduit plusieurs commerçants et généré des centaines de ventes. Elie Bertrand, cofondateur, est également engagé comme UNICEF Youth Ambassador. Il a représenté les jeunes luxembourgeois dans des programmes internationaux et contribué à des projets collaboratifs. Il est aussi vice-président du Jugendparlament et membre du board de Jonk Entrepreneuren Alumni.

Julien

Encore lycéen, Julien Lemmer Veloso sait déjà pourquoi il s’engage. Lorsqu’on lui demande la cause qu’il défend, il répond : « prendre soin des personnes qui m’entourent et influencer les politiques pour faire bouger les choses concrètement plutôt que de me contenter de me plaindre ». Vice-président du Parlement des jeunes du Luxembourg, il a déjà participé à plusieurs COP au sein de délégations de jeunes. Il est aussi membre de l’EU Climate Pact Benelux et de LRSL Action Team 4 Future.

Josephine et Alexander

Josephine Loschetter et Alexander Feil ont tous les deux été désignés « Climate Youth Delegates » pour le Luxembourg en mars et succèdent à Lara Bertemes et Sarah Mackel. Ils se rendront ainsi en Turquie en novembre pour représenter le pays à la COP31. Josephine est ancienne membre du Parlement des jeunes

Très tôt engagé dans la vie publique, Sam Elsey est aujourd’hui président du DP Schëtter et membre du board du DP Zentrum. Ancien président des Young European Federalists Luxembourg et du Parlement des jeunes, il s’est construit une expérience solide dans les espaces de débat et de représentation. Étudiant en bachelor de droit et droit européen à l’université de Strasbourg, il complète ce parcours par un engagement associatif constant, notamment au sein de la FNEL, de Jonk Entrepreneuren Alumni et de l’asbl Europa-Union Luxembourg.

et a obtenu un master en économie des ressources et développement durable à l’Université de Bologne. Elle termine actuellement son master en finance durable à l’université de Luxembourg. Alexander achève quant à lui son master en sciences politiques de l’environnement à l’université Columbia à New York.

Sara

At 28, Sara Gabrielli, Luxembourg’s Climate Pact Ambassador, places climate action within a demanding legal framework at the intersection of international law and fundamental rights. Trained at the University of Luxembourg, she is pursuing an LL.M. at the London School of Economics while conducting research at the University of Oxford. As a Youth Delegate to the United Nations, she advocates for framing climate as a human rights issue. Convinced of the urgency to act, she works to make complex debates more accessible and to bridge the gap between institutions and civil society, notably through

Lara

At 25, Lara Bertemes has carried the voice of Luxembourg’s youth at the latest COP as a Climate Youth Delegate. A former Youth Delegate to the United Nations, she is also a member of the Global Shapers Community, a network of young people under 30 active across 376 hubs worldwide.

Professionally, her commitment continues. As a member of the Scienteens Lab and a Sustainability Development Specialist at the University of Luxembourg, she designs and leads workshops on sustainable development, in collaboration with companies and public institutions.

Conversation avec Laurent Gardinier

Les coulisses de la vie de château

Il préside l’une des marques de luxe les plus reconnues au monde, et pourtant il refuse le mot. Le président de Relais & Châteaux était de passage au Luxembourg pour retrouver ses membres d’Europe centrale et du Benelux ; et rappeler que 580 indépendants, ça ne se manage pas, ça se fédère.

Émilie Gline, Journaliste
Patricia Pitsch, Photographe

Quelques Relais & Châteaux à proximité :

Luxembourg

— Hôtel Le Place

d’Armes / restaurant

La Cristallerie

— Villa Pétrusse / Restaurant Le Lys

Belgique

— Hôtel Heritage /  restaurant Le Mystique Bruges

— Kasteel van Ordingen / restaurant

Aurum Saint-Trond

— Restaurant Le Chalet de la Forêt** Bruxelles

— Restaurant Zilte*** Anvers

Lorraine

— Château d’Adomenil

Lunéville

— Le Domaine de la Klauss / restaurant

Le K Montenach

— Restaurant

La Merise

Laubach

Le Luxembourg compte quatre établissements Relais & Châteaux, deux hôtels et deux restaurants.

« Notre standard, c’est de ne pas avoir de standard. »

Pour ceux qui n’ont jamais vécu l’expérience, qu’est-ce qu’on vit de différent dans un Relais & Châteaux ?

La plupart du temps, le client va découvrir la culture dans laquelle il se trouve à travers l’établissement. L’art de recevoir doit être représentatif de la culture locale, la gastronomie doit en représenter le meilleur. Notre standard, c’est de ne pas avoir de standard. Entre un ryokan japonais, une hacienda sud-américaine et un château en France, vous n’allez pas avoir les mêmes règles d’art de recevoir, les mêmes jardins, la même cuisine. Et ça va très loin ; un chef peut tout à fait avoir une cuisine très personnelle, inspirée par ses voyages, ses émotions. Ce qu’on va regarder, c’est d’où viennent les produits, quel est le rapport à la cuisine locale, s’il y a une interprétation de cette cuisine par un auteur, voire un artiste. Si c’est une cuisine qui a du sens, transformée, on n’y voit aucun inconvénient. Mais il faut qu’elle soit porteuse de sens.

Relais & Châteaux, 70 ans d’existence, 580 membres dans 65 pays. C’est quoi aujourd’hui, concrètement ?

C’est un modèle associatif, avec une vocation de faire bénéficier ses membres de la puissance de la marque et des services qui lui sont associés. Nous sommes très singuliers dans le monde de l’hospitalité, puisque nous sommes l’une des seules organisations à fonctionner avec ce type de modèle juridique. Ce modèle correspond à l’ADN de Relais & Châteaux : sept membres fondateurs qui ont décidé de s’unir pour partager, sous une même bannière, un certain nombre de valeurs. Et ce modèle est resté le même depuis 70 ans. Ce qui est important à comprendre, c’est que le seul pouvoir que nous ayons vis-à-vis d’un membre, c’est de le faire rentrer dans l’association ou de le faire sortir.

3,3 mds €

C’est le volume d’affaires cumulé de l’association. Les États-Unis sont le numéro un.

La force cachée : 800 restaurants

On associe volontiers Relais & Châteaux aux chambres d’exception. Mais l’association est aussi, et peut-être surtout, la première organisation gastronomique mondiale. Avec 800 restaurants au sein du réseau, dont 80 membres qui n’ont pas une seule chambre, elle occupe une place unique dans l’univers des grandes tables. La gastronomie est souvent ce qui révèle un établissement ; avant même l’hôtellerie.

Et on n’analyse jamais un membre au siège comme étant rentable ; il est membre, on lui doit des services. C’est ça, la dimension associative, j’allais dire amicale, qui est très forte chez nous.

C’est quoi au fond la définition du luxe selon Relais & Châteaux ?

Ce n’est d’ailleurs pas un mot que nous employons dans nos éléments de langage, parce que nous considérons que le luxe doit être beaucoup plus constaté que proclamé ; il y a une forme d’arrogance à se proclamer soi-même association de luxe. La perfection de la décoration, la qualité du service et de la gastronomie, la beauté des architectures qui vous entourent, tout cela doit se conjuguer pour créer un ressenti très singulier, très émotionnel, très propre à chacun. Mais nous ne considérons pas que nous devons le proclamer à tout bout de champ.

Qui sont vos clients ?

Existe-t-il un profil type ?

Il faut distinguer deux choses : le marché source, c’est-à-dire d’où viennent nos clients, et le marché de destination, où ils vont. La majorité de nos clients viennent des États-Unis. Ensuite la France, puis le RoyaumeUni. Quand vous avez couvert ces trois pays, vous avez à peu près 70 % de la nationalité de nos clients. Et côté destination, le premier marché est les États-Unis, le deuxième la France, le troisième l’Italie. Ce qui veut dire que nos clients américains voyagent principalement chez eux, là où nous avons des établissements très haut de gamme ; avec des prix moyens à peu près deux fois supérieurs à ce que nous connaissons en Europe. Et la dépense moyenne d’un client américain lorsqu’il se déplace dans le monde est elle aussi à peu près deux fois supérieure à celle d’un autre client. Ce qui explique pourquoi

les États-Unis sont numéro un, à la fois en marché source et en marché de destination.

Entre luxe et écologie, certains voient une contradiction. Et vous ? Évidemment que non. Le luxe n’empêche pas la performance environnementale, les deux ne sont pas du tout contradictoires. La seule chose qui doit être concédée, c’est que le luxe a un rapport avec le volume et donc avec l’espace. Mais ça n’empêche pas un engagement très fort. Nous avons créé 90 questions supplémentaires liées au développement durable dans nos inspections, et un troisième coefficient d’évaluation dédié, aux côtés du coefficient émotionnel et du coefficient technique. Nous avons mis à disposition de tous nos membres une plateforme pour mesurer leur empreinte carbone. Et nous nous sommes fixé 2040 comme horizon pour coller à l’Accord de Paris (ndlr : décarbonation progressive des activités, réduction de l’eau, de l’énergie, des déchets et suppression des plastiques à usage unique).

Vous n’avez pas peur que Relais & Châteaux devienne un peu vieillot ? Pas du tout ; enfin, est-ce qu’on considère que ça peut être un risque ? Bien évidemment, comme tout facteur de risque. Mais ce serait un échec si la marque, qui a aujourd’hui une vigueur assez importante, n’était plus dans cette situation. Il ne faut pas se tromper entre la modernité de la marque et la nature de notre clientèle. On peut rester très moderne tout en ayant une clientèle qui par nature n’est pas ciblée en premier comme étant jeune ; la cible Relais & Châteaux, ce ne sont pas les 15-25 ans. Nous cherchons à être le meilleur, et le meilleur attire tout le monde.

Conversation avec
Céline Zimmer
Alix Bellac, Journaliste
Patricia Pitsch, Photographe

Construire moins spectaculaire, mais plus responsable demain

Pour la lauréate luxembourgeoise à la Biennale d’architecture de Venise 2027, Céline Zimmer, l’architecture doit tendre vers du moins spectaculaire et vers des modèles d’usage et de partage. L’architecture pour tenter de corriger les déséquilibres.

«  Selon moi, l’architecture ne devrait pas être qu’un décor mais un engagement profond. »

Céline Zimmer, Florian Hertweck et Caroline Faber forment le trio du cabinet – Y (Less Yellow).

Que ressent-on en apprenant sa sélection pour un événement aussi prestigieux que la Biennale d’architecture de Venise ?

Quand j’ai reçu l’appel m’annonçant la nouvelle, j’ai ressenti tour à tour incrédulité, soulagement, joie puis stress ! Derrière le prestige, il y a une année entière de préparation, un contenu pour le moment sous embargo et une exigence de tous les instants. Ce projet baptisé Grössenwahn/Thừa đủ et que je porte conjointement avec Paul-Antoine Lucas et Bùi Quý Sơn, dialogue avec les questions sur l’habitat et la surconsommation de l’espace résidentiel. Mais c’est logique : dans le bureau d’architecture que j’ai cofondé avec Florian Hertweck, tout s’organise autour de cette interrogation centrale de comment habiter autrement et plus justement. Ceci étant, passer de la préparation d’une exposition internationale… à une réunion sur les coopératives, cela permet de garder les pieds sur terre.

Comment en vient-on, à votre âge, 31 ans, à s’intéresser à la question de l’habitat de demain ?

Lorsque j’ai débuté mon doctorat, j’étais persuadée que je pourrais trouver des solutions architecturales, des typologies pour favoriser le comment vivre ensemble. Mais il ne m’a pas fallu longtemps pour réaliser qu’à mon niveau, je n’avais, à ce moment-là, aucun moyen d’atténuer la crise. On touche des disciplines et des thèmes en dehors de mes prérogatives. Néanmoins, au fil de mon parcours, une évidence s’est très vite imposée à moi : si on a le désir de bouger les lignes, les réponses à la crise ne se trouvent pas uniquement dans les plans et les volumes. Il faut regarder du côté du financement, des régulations et du politique. Autrement dit, pour transformer la manière d’habiter,

Engagée.

Céline Zimmer a étudié l’architecture à Trèves et à Hambourg, développant une approche pratique de la conception, notamment à travers la construction d’un pavillon en bois dans le cadre de son mémoire. Au cours de ses études doctorales à Luxembourg, elle contribue à plusieurs projets de recherche, dont “Luxembourg in Transition”, et participe à la Triennale d’architecture d’Oslo 2022 avec le projet “The 10 sqm CO-OP”. En 2023, elle obtient son doctorat dont le support de thèse étudie les modèles de logement alternatifs, axée sur de nouvelles approches allant au-delà de l’offre du marché et de l’État.

il faut aussi transformer les cadres, les croyances, les dogmes qui produisent ledit logement. Et le plus tôt est le mieux !

En quoi les coopératives d’habitation sont-elles une solution intéressante ? Ce modèle est une piste concrète, crédible, durable pour sortir d’un système dominé par la spéculation. Notons du reste qu’il y a eu une tentative d’implanter ce genre d’habitat au Luxembourg mais que cela n’a pas pris, faute d’un suivi dans les aides et subventions. Le modèle est le suivant : dans une coopérative, le logement appartient à une structure collective, non lucrative, dont les habitants sont eux-mêmes membres. Chacun dispose d’une voix, indépendamment de sa mise financière. Le principe est simple : loger et non faire du profit. En Suisse et en Allemagne notamment, ce modèle est un outil puissant pour maintenir les biens durablement hors du marché spéculatif. Lorsqu’un habitant s’en va, le logement reste dans le circuit coopératif. Et lorsque la structure dégage des moyens, elle réinvestit dans de nouveaux projets. Un cercle vertueux abordé lors de l’exposition au LUCA dont je fus curatrice.

Cette exposition a été un moment charnière, mais ces coopératives sont-elles une réalité ?

Effectivement. En mettant les coopératives d’habitation sur le devant de la scène, on a touché le grand public, aidé en cela par la presse qui a bien relayé l’information, et cela a contribué à faire émerger le sujet dans le débat public et politique : des projets ont vu le jour et se sont structurés, des communes s’intéressent au modèle, des groupes se forment de part et d’autre. L’un des plus concrets réunit déjà 18 ménages sur un terrain à Belval Sud. C’est une

satisfaction pour moi car on parle ici de trajectoires de vie bien réelles. C’est exigeant, parfois lourd à porter mais profondément cohérent. Et l’on revient aux fondamentaux de la société avant l’essor du capitalisme à tout crin. L’architecture n’est pas pour moi un décor mais plutôt un engagement.

En résumé, comment vous figurez-vous le logement de demain ? Il s’agira sans doute d’un modèle moins centré sur l’architecture seule et davantage sur des dimensions politiques, financières et sociales. Les solutions passeront par des formes non spéculatives, comme les coopératives d’habitation où le logement sert avant tout à répondre aux besoins d’habiter. Je crois à un système plus collectif doté d’une gouvernance donnant davantage de place aux habitants, favorisant la mixité sociale et des projets adaptés à différents profils et revenus. Ces alternatives me semblent aujourd’hui essentielles pour répondre concrètement à la crise du logement.

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Green bonds, next chapter

As the Luxembourg Green Exchange prepares to celebrate its 10th anniversary in September, LGX has once again received international recognition. Laetitia Hamon, Chief Operating Officer at the Luxembourg Stock Exchange, looks back on a decade that transformed Luxembourg into a global reference point for sustainable finance.

Conversation with Laetitia Hamon
Anissa Maamri, Journalist Julian Pierrot, Photographer
“ Mobilising retail invest ors. That’s the frontier we still haven’t crossed.”

This year, the Luxembourg Stock Exchange won the “Exchange of the Year” award. What sets the platform apart internationally?

I can’t speak on behalf of the jury, but I think what makes the difference is consistency. We’ve been working on these topics continuously for the last decade. This is not a one-off communication exercise – it’s longterm work, carried out year after year.

I believe this recognition reflects the bigger picture: it underlines not only what we achieved this year, but everything that we have been building since 2016. And there’s also the shift we are currently making towards transition finance, notably with the launch of the Transition Finance Gateway last July. So this award recognises the past, present and future of the LGX platform.

LGX celebrates its 10th anniversary this year. Back in 2016, did people really realise they were building a global infrastructure?

Ten years later, how do you view the evolution of sustainable finance?

Sustainable finance has become unavoidable. The European regulatory package introduced from 2018 onwards was the real accelerator: even sceptics had to engage with it. Over the past year or two, we’ve also seen a backlash coming from certain regions. But we should avoid overgeneralising. When we work with emerging markets, the willingness to move towards sustainable finance is still very much there. This backlash is geographically concentrated. The market has matured; the tools have matured, and the next stage is transition finance.

How did a small country like Luxembourg become a global reference in this field?

An acquisition to strengthen ESG data

LuxSE recently acquired a specialised company to strengthen its environmental and social data collection and analysis capabilities. The objective is to leverage artificial intelligence to better document the impact of over 25,000 sustainable bonds listed worldwide, and provide structured and meaningful sustainable bond data at a time when investors are demanding increasing levels of transparency and tangible proof.

I wasn’t at the stock exchange at the time, but I had been working in sustainable finance in Luxembourg since 2008. And yes, there was clearly a sense that something important was happening. There was strong momentum: Luxflag had already been created in 2005, and major industry associations such as the Association of the Luxembourg Fund Industry (Alfi), the Luxembourg Bankers’ Association (ABBL) and Luxembourg for Finance were already pushing these topics forward. And 2015 was the year of the UN Sustainable Development Goals and the Paris Agreement. There was a very clear convergence of factors. LGX emerged directly from that momentum, and at the time we knew we were building something structural.

It’s very much linked to the history of the financial centre. Luxembourg was already Europe’s leading domicile for Ucits investment funds. ESG first developed through investment funds, and since those funds were here, there was naturally strong interest. At the same time, Luxembourg also established itself as the leading international listing venue for debt securities, which made it a natural place to pioneer sustainable bond listings and develop expertise in sustainable debt financing. As early as 2008, sustainable finance was already one of Alfi’s strategic priorities. And being a small country is actually an advantage: it’s easier to access decision-makers, the government supported these initiatives very early on and Luxembourg has always been structurally international. Our clients are not just in Luxembourg; investment funds are distributed worldwide. The same applies to debt markets: issuers and investors using Luxembourg are international by nature.That’s the real strength of the financial centre.

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7 SEPTEMBER

SUNDAY OPENING ON 6 SEPTEMBER

LGX turns 10

In just 10 years, the platform has become a global benchmark: 3,600 bonds from 400 issuers from 60 countries, raising over €1.6trn. Today, LGX displays nearly 1,000 SFDR article 8 and article 9 fund share classes.

— 1,200+ green bonds.

— 780 sustainability bonds.

— 250 social bonds

— 120+ sustainabilitylinked bonds.

Can the impact of sustainable finance really be measured today?

In the sustainable bond market – which is our core business – it’s actually relatively straightforward. A bond finances a specific project over several years. That means you can measure and report the environmental or social impact of that project over time. For investment funds, it’s more complicated because portfolios constantly change. But in the bond market, the tools exist. What is sometimes missing is the willingness to collect the necessary data. Impact can be measured, but you need to be willing to put the means in place to do it.

Is greenwashing still the sector’s biggest threat?

It’s mainly the favourite argument of sustainable finance critics. In the bond market, the risk is actually very limited because we know exactly which projects are being financed, investors closely scrutinise them and it’s difficult to hide things for long.

Where there is a real challenge is at company level, when transition plans lack credibility. That’s precisely the purpose of the Transition Finance Gateway: looking not only at the financial instrument itself, but also at the issuer. Is the transition plan logical? Credible? Does it include concrete objectives and timelines? That’s what really matters.

Did sustainable finance at some point promise more than it could deliver? The issue was not the instruments themselves – it was the communication around them. Sustainable finance was sometimes presented almost like philanthropy, as though investing sustainably was primarily a moral act. But it’s still finance – finance that generates performance while also delivering positive impact and reducing risks

that could affect performance. We focused too much on values instead of talking about risk management and returns. And sometimes we made people feel guilty instead of convincing them. That’s where we got something wrong.

What is still missing for sustainable finance to reach another scale?

Mobilising retail investors. That’s the frontier we still haven’t crossed. We haven’t managed to explain clearly enough that these instruments can deliver financial performance in addition to impact. When I see young people who know everything about cryptocurrencies but don’t understand what a green bond is, I think we missed something in the way we made the topic accessible, concrete and attractive. That’s where the real growth potential for sustainable finance lies.

Automation is harder than it looks

Automation is already embedded in fund servicing, but more complex products are exposing operational limits, says Neil Wise, chief commercial officer of Clearstream Fund Services, as asset managers face growing pressure on scale and processing.

Mike Gordon, Journalist Romain Gamba, Photographer
Conversation with Neil Wise
I t’s okay for my shopping list, not for client assets.”

Assets in funds keep growing. What is becoming harder: handling more volume or handling more complexity?

Clearstream is ultimately an industrial service provider to the asset management industry. We’re not manufacturing the funds. What is very interesting is that we’re not actually mandated to do anything for the fund industry. Companies, banks and global custodians choose to use Clearstream because everything we do clients could self-manufacture, should they wish.

It’s because of that complexity, because of the scale, because of the volume of assets and client transactions, that to self-manufacture this business is something of the Dark Ages. I’m not quite saying that we’ve become a commoditised service provider. We still believe we’re adding intrinsic value to what we’re being asked to do.

But with the volume that we have – around €4.2trn of client assets in investment funds – we have to be very thorough, very precise and very correct in how we work. Those clients no longer have the capacity, and they’re not really competing with their peers, to do that better or more efficiently. In essence, Clearstream is a thirdparty fund platform.

Automation has been discussed for years. Where does the industry really stand today?

Clearstream was started 50 years ago for eurobonds and has since moved into domestic issuance, equities and third-party investment funds. Ultimately, everything we did for dealing – order routing, settlement and safekeeping of assets – relies 100% on automation.

We’re processing millions of orders a year and tens of millions of transactions. Automation is critical,

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€4.2trn

Fund services chief

Neil Wise is chief commercial officer of Clearstream Fund Services, part of Deutsche Börse Group. He oversees the commercial strategy of a major fund distribution platform used by global custodians, private banks and asset managers. The business focuses on the processing of fund orders, settlement and safekeeping across multiple markets.

but it’s been like that for a generation already. These are foundations we continue to build on as the market evolves, as product ranges widen and as volumes continue to grow across different markets.

New asset managers create new products and funds and ultimately leverage the automation already in place at Clearstream and across the industry.

The benefits are not only for those who choose to use us – wealth managers, private banks, global custodians, asset owners and asset managers – but also on the other side as well. The automation that we bring benefits participants who do not choose us directly, including transfer agents, by enabling them to do their work more efficiently and with more consistency.

What’s getting very interesting is that, as we move into more complex asset classes, the technology we’ve been using for a generation does not work in quite the same way.

At conferences, you sometimes hear it is unreasonable to expect full automation because so much of the industry still runs on Excel. Are things more manual than people admit?

What I was referring to with Vestima Digital is basically how these complex products are being processed today. An Excel sheet is fantastic. It’s slightly more structured than a Word document, but not entirely something that regulators are comfortable with.

Any form of information about client assets and client investments being used on a business-as-usual basis is difficult to manage securely in Excel. It’s very easy for it to be sent, copied or taken.

Regulators are coming very hard, not just in Luxembourg but across Europe, to prevent banks and organisations from using Excel for their daily

work. That pressure is only increasing and becoming more explicit. It’s okay for my shopping list, but it’s not okay for client assets.

That is why the market is calling out for new technologies and new solutions to enable people to run their businesses and to do what they need to do for these complex instruments and asset classes. These instruments are very complex, very manual, and they need proper oversight.

The pressure we’re seeing is for a compliant way of running this business which does not equate to hiring more people and doing things manually.

How does Luxembourg fare internationally on automation in fund servicing?

Luxembourg is a globally renowned back-office location. It has built an amazing industry in finance and attracted players from all over the world to base their funds here, alongside Ireland.

The investors are mostly not here. The investment managers are mostly not here. That’s why Luxembourg is more of an operational centre.

But in order to manage that volume, you need efficient processing. The value of a platform like Clearstream comes when you have very large volumes of client orders which need to be processed in a consistent way and without unnecessary friction.

Luxembourg really drives the standards. You have the whole value chain of an investment-fund investment being automated as best we can, supported by a concentration of service providers and technologists.

Where is artificial intelligence already making a real difference in fund services?

I’m going to be slightly contrarian

Client assets in investment funds processed by Clearstream.

Automation without standardisation?

Automation in private assets has long been constrained by fragmentation and a lack of common standards, according to Serge Weyland, CEO of the Association of the Luxembourg Fund Industry (Alfi). But artificial intelligence may change that. AI can interpret unstructured data across different formats, reducing the need for full standardisation and enabling more efficient processing of complex assets.

here in that I don’t think it does yet. Artificial intelligence is attracting heavy investment across the industry. Every player is investing significant amounts of money, and there probably isn’t a CEO whose neck isn’t on the block for their AI story.

We are still very much in the exploration phase. From a material point of view, you’ve not seen a major reduction in labour or new products that are transforming the business.

You’re seeing very much baby steps, which is natural as people learn how to use the technology in practice and test what is genuinely useful.

But I’m more convinced than ever that AI will have a major impact. What I can’t promise is when. It will involve significant cost, and some smaller players will likely rely on external providers rather than build their own capabilities.

Are asset managers outsourcing more, or becoming more selective about what they keep in-house?

Outsourcing in asset management has been a feature of the industry for many years. Ultimately, it comes down to what you are known for and what your point of difference is. If you are a smaller participant, the cost of building what large asset managers have is probably too high if you want to remain competitive. Outsourcing therefore becomes a strategic choice.

But ultimately you have to know what you’re good at and what your core competency is. If you don’t, you will struggle regardless of whether you outsource or keep activities in-house.

What do asset managers now expect from technology providers that they were not asking for five years ago? In the last five years, there has been

a proliferation of more complex products. It’s not just private markets. You also have European initiatives like the European long-term investment fund (Eltif).

These products are often targeted at retail investors but invest in infrastructure and other illiquid assets. You cannot sell them like a normal Ucits product. That makes them harder to distribute, harder to process and harder for investors to understand.

There is often a disconnect. The product may be a good idea, but how does it work in operations?

If a private bank or wealth manager cannot handle or hold the instrument, then you have a problem and a break in the value chain.

It can be solved by automation, but it can’t be solved in a small way. Automation is one of the wonders of the world, but it’s a pig to get it to that state.

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L’animation 3D comme langage universel

Emilie Gline, Journaliste

Julian Pierrot, Photographe

Réalisatrice formée à l’animation 3D, Caroline Origer a fait ses armes dans plusieurs studios avant de passer derrière la caméra à la Fabrique d’Images. Après la série Polo et son premier long métrage My Fairy Troublemaker, elle signe Allez Hëpp Hopp Hopp !, une aventure animée à l’affiche en salles.

Comment est né ce projet ?

Le film est inspiré d’un livre anglais. Je suis arrivée sur le projet en 2022 et j’ai beaucoup retravaillé la narration au fil du storyboard car certaines références anglo-saxonnes ne me parlaient pas, et chaque réalisateur adapte les choses à ses propres sensibilités.

De quoi parle le film, et à qui s’adresse-t-il ?

C’est la rencontre improbable entre Molly, une petite hérissonne orpheline enfermée dans un phare par son frère surprotecteur, et Joss, un papa lapin épuisé qui rêve d’autre chose.

Un accident les réunit et les propulse dans une aventure façon road movie. Les parents peuvent se reconnaître dans ce papa débordé, les enfants dans cette petite fille qui rêve de liberté. Ce sont des émotions universelles.

Quelle est votre « patte » en tant que réalisatrice ?

J’aime les personnages qui ont une petite faille, qui se cherchent. Molly, c’est un peu le même profil que la fée de mon premier film : quelqu’un qui sent qu’il est différent et essaie de trouver sa place. Et malgré leurs erreurs, on les excuse toujours ; parce qu’au fond, ce n’est pas leur faute.

Animatrice de formation, Caroline Origer a réalisé plus de 104 épisodes de la série Polo avant de passer au grand écran.
BRASSERIE

Au Casino Luxembourg et au Public House

Party.

Les pièces du look : veste et jupe en cuir chinées en fripe, collier en malachite rapporté du Congo, top noir Asos. Un ensemble qui assume tout.

Style

La pétillante Johanna Kinkela, Group Compliance Director chez Praemia REIM, joue la carte du contraste : pièces vintage chinées avec soin et classiques de marque indémodables, associés pour un style résolument professionnel qui ne sacrifie rien au caractère.

Casual.

Emilie Gline, Journaliste
Patricia Pitsch, Photographe
T-shirt COS, jean Wrangler, veste sur mesure, mocassins Sebago, sac Chanel.

Afterwork.

Business.

Tailleur pantalon Qustyle, bottes Zara, sac Ferragamo anse Fendi.
Robe Orcanta, jean Wrangler, talons Louboutin, foulard Liu Jo. L'art de finir la journée avec élégance.
Robe Orcanta, veste Motivi et talons Asos : la preuve qu'on peut tenir une salle sans y laisser sa personnalité.

Lola Valerius, cinq ans de bon chocolat

Emilie Gline, Journaliste

Patricia Pitsch, Photographe

Cinq ans après avoir tout misé sur le chocolat et sur Esch-sur-Alzette, Lola Valerius sait qu’elle a fait le bon choix. Architecte de formation reconvertie après un CAP pâtisserie à Paris, elle a trouvé dans le chocolat ce qu’elle cherchait : un produit qu’on maîtrise, qu’on élève, et qu’on ne brade pas.

Sa carte tourne au rythme des saisons (douze ganaches dont quatre permanentes, une surprise du mois pour se « défouler un peu ») et les boîtes mixtes font découvrir aux moins aventureux des associations qu’ils n’auraient jamais choisies seuls. « Beaucoup de gens nous ont dit qu’ils ont trouvé des choses qu’ils ne connaissaient pas. »

L’exigence, elle la tient jusqu’au bout : pas de plastique dans les emballages, pas de revendeurs pour ne pas perdre le contrôle. « Si c’est vendu dans un supermarché et que c’est moche, ça va toujours revenir vers moi. » Elle préfère livrer elle-même, réfrigéré, via Letz Shop.

Esch, enfin, c’est chez elle (elle y est née, elle y vit) et elle revendique ce choix avec une tranquille certitude. « Je préfère commencer petit et peut-être agrandir, plutôt que commencer grand et me retrouver à un échec. »

Cinq ans après, la ligne tient.

«  J’ai des valeurs et c’est important qu’on les garde. »
Installée rue de l’Alzette à Esch-sur-Alzette, Lola Valerius produit tout elle-même dans sa boutique.

Foodzilla Time off

Relais.

An der Villa reprend du service. Fabio Zullo remporte l’appel de la commune et succède à Thomas Murer ; exit le gastro, place à une brasserie méditerranéenne-orientale ouverte tous les jours. En cuisine, Antonio Alves en chef et Carlo Zullo en second sont aux manettes. Carte internationale, grande terrasse dans le parc, cocktails et limonades maison. 15, rue de Hobscheid Steinfort

Design.

Cent ans de terrasse, trois mois de chantier : le Café de Paris rouvre place d’Armes dans un écrin signé Njoy. Boiseries courbées OrientExpress, bar rétrofuturiste en inox, plafond lumineux hypnotisant. En cuisine, Dominik Ambros joue la brasserie classique sans fioriture. On a goûté : œufs mimosa mayo à la truffe, dosage parfait ; bouchée à la reine bien crémée, volaille franche.

18, place d’Armes Luxembourg (centre)

Delicioso.

Luxorino ouvre une deuxième adresse et investit le centre-ville. Déjà installée à la gare depuis deux ans, l’enseigne de Bryan Clain mise sur la schiacciata toscane garnie de mortadelle de Bologne, de chorizo ibérique ou de pastrami de bœuf. Nouveauté : une offre végane étoffée, dont le Pinkorino à la betterave.

26, rue des Capucins Luxembourg (centre)

Dolce vita.

Dodo laisse sa place à Fino, place d’Armes. Aux commandes, les anciens patrons de Cheesy – pizza napolitaine en tête d’affiche, terrasse esprit Portofino et carte large : poisson, viande, végé.

4, rue de la Poste Luxembourg (centre)

Plaisir régressif.

Jean La Gaufre, incontournable des foires luxembourgeoises depuis les années 1960, a ouvert sa première boutique fixe mi-avril au Niederkorn Mall, à Differdange. Les gaufres, désormais toute l’année.

1, rue de l’Atelier Differdange

Donut.

Né en 2022 à la Gare, B'Sweet Donuts ouvre un deuxième comptoir à la Cloche d’Or. Le concept : donuts premium « Made in Luxembourg », milk-shakes et éditions saisonnières.

25, boulevard Friedrich Wilhelm Raiffeisen Gasperich

Reconnaissance.

Archibald de Prince rejoint l’Académie culinaire de France, fondée en 1883. Sa mission : promouvoir l’art culinaire français et mettre en lumière les terroirs locaux. Le chef étoilé d’Echternach entre dans le club des vingt membres luxembourgeois.

6, Lauterborn Echternach

Éco-gastro.

Ancien sous-chef de Clovis

Degrave à la Chef's Table, Kevin Gismondi ouvre Radix à Florange (France), à une quinzaine de minutes de la frontière luxembourgeoise.

Projet familial et éco-table : lui en cuisine, Soline Gismondi (son épouse) en salle. Carte courte renouvelée chaque mois, produits locaux, légumes en vedette, option vegan systématique. Ambition gastronomique assumée.

121, rue de l’Étoile Florange (France)

Late Night.

Le Bar Trianon de l’hôtel Cravat renouvelle sa carte. Le chef Mathieu Alegria Silva joue la double inspiration : classiques maison comme le Croq' Cravat et incursions thaïlandaises assumées avec le Lobster Siu Mai ou le Lemongrass Chicken Dumplings. Petit plus : la cuisine reste ouverte jusqu’à minuit, ce qui change la donne pour les retardataires du dîner ou ceux qui sortent d’un concert.

29, boulevard Franklin Delano Roosevelt Luxembourg (centre)

Une actualité food ?

Une bonne adresse à partager ?

Écrivez-nous à foodzilla@paperjam.lu

Photos : Anna Katina, Bastien Colas, Sebastian Madlener, Shutterstock, Le Trianon
Emilie Gline, Journaliste

for

and

06/07/2026 and 14/09/2026 for

between 06/07/2026 and 27/03/2027.

Casa

Dans cette maison de Bridel, le travail de l’architecte Katia Vitale, notamment sur l’éclairage, permet de créer une ambiance cosy, sans jamais alourdir l’espace.

Art, lumière, plénitude : douce trinité. Dans le cocon imaginé par l’italienne Antonella, l’architecture et le mobilier dialoguent en parfaite osmose pour créer l’univers idéal. Focus sur un lieu où l’œil s’exerce aux jeux des perspectives et où la circulation est expérience visuelle.

Une sculpture vient dialoguer avec l’eau, créant une composition presque scénographique.

Alix Bellac, Journaliste
Julian Pierrot, Photographe Avec Antonella

Le mobilier mêle élégance et caractère. Un tapis aux tonalités douces structure l’espace. Trouvé après une recherche scrupuleuse, il apporte une touche textile essentielle, à la fois chaleureuse et contemporaine.

« On pourrait considérer la maison trop grande mais elle reprend vie dès que les enfants reviennent », déclare Antonella.

Selon le souhait de la maîtresse des lieux très attachée au dialogue permanent avec la nature, les grandes baies vitrées ouvrent la maison sur un paysage vivant où la lumière évolue au fil des heures et des saisons.

On the Road

Symbole

Mazda MX-5 à partir de 30.739 € de 132 à 184 ch selon motorisation 1

Mazda MX-5

2

de liberté et de plaisir, le cabriolet ou le roadster se font pourtant de plus en plus rares. Délaissés par les constructeurs généralistes, ils glissent vers une niche premium et confidentielle. À contre-courant, le printemps rappelle pourquoi on les aime : pour rouler, simplement, cheveux au vent...

4

Porsche 718 Spyder RS à partir de 157.478 €

1

3

Mini cooper Cabrio à partir de 31.800 € 163 à 204 ch

BMW Z4 à partir de 49.217 € 258 ch

500 ch

Ce modèle du constructeur japonais reste le roadster le plus vendu au monde, avec plus de 1,2 million d’exemplaires. Équipée d’un moteur essence, légère et agile, la MX-5 privilégie les sensations en deux places. Toit souple ouvrable en 13 secondes ou version rigide, pour rouler libre.

2 Mini cooper Cabrio

Cabriolet quatre places à motorisation essence, il mise sur un toit souple électrique 3-en-1, ouvrable en 20 secondes jusqu’à 30 km/h. Sensation de conduite typée « go-kart », équipements de sécurité et d’aide à la conduite de série, système d’info-divertissement complet et nombreuses options de personnalisation.

Ce roadster deux places à motorisation essence et propulsion arrière embarque une boîte automatique à huit rapports, un châssis affûté et un kit aérodynamique M de série. L’habitacle intègre des sièges M sport, pensés pour le maintien en conduite dynamique.

4

Ce roadster deux places à moteur central est animé par une motorisation essence issue de la compétition. Il développe 500 ch, abat le 0 à 100 km/h en 3,4 secondes et atteint 308 km/h sur circuit. Châssis calibré pour la piste, aérodynamique optimisée, réglages sans compromis.

Prix de base (€)
3
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Bordeaux

LUXEMBOURG

Prague Budapest Krakow

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Geneva

Milan Linate

Milan Malpensa

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Barcelona Toulon

Calvi

Menorca Ajaccio

Valencia

Almería

Ljubljana

Vienna Munich Venice

Brač

Dubrovnik Zadar Tivat Pescara

Bari Brindisi Lamezia Terme

Catania

Rimini Bastia Florence Nice Bologna Enfidha Corfu

Tunis

Mallorca Figari Naples Rome Olbia Cagliari Malta Palermo Monastir Djerba

Bucharest Thessaloniki

Alicante Ibiza Girona Zakynthos

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Range: 5,740km

Safety & Comfort

EN At Luxair, our top priority is to make every journey exceptional for our passengers. Our cabin crew shares key guidelines for a smooth and enjoyable flight.

FR Chez Luxair, notre priorité absolue est de rendre chaque voyage exceptionnel pour nos passagers. Notre personnel de cabine partage ses conseils-clés pour un vol agréable et sans encombre.

EN Keep your seatbelt fastened whenever seated, especially during turbulence.

FR Gardez votre ceinture attachée lorsque vous êtes assis, en particulier en cas de turbulences.

EN Please follow crew instructions at all times. They are there to ensure your safety and comfort.

FR Veuillez suivre les instructions de l’équipage en tout temps. Leur rôle est d’assurer votre sécurité et votre confort.

EN Use headphones when enjoying audio or video. Keep the volume low so as not to disturb those around you.

FR Utilisez des écouteurs pour vos contenus audio ou vidéo. Veillez à maintenir un volume bas afin de ne pas déranger votre entourage.

Salomé Jottreau, Illustrations

EN Please refrain from smoking or vaping. This includes e-cigarettes and applies throughout the aircraft, including lavatories.

FR Merci de vous abstenir de fumer ou de vapoter. Cela inclut les cigarettes électroniques et s’applique dans tout l’avion, y compris les toilettes.

EN Follow crew guidance on electronic devices during take-off, landing, and whenever turbulence is expected.

FR Respectez les consignes de l’équipage concernant l’utilisation des appareils électroniques lors du décollage, de l’atterrissage et à tout moment où des turbulences sont attendues.

EN Kindly refrain from using nail polish on board – this is strictly prohibited for safety reasons.

FR Merci de ne pas utiliser de vernis à ongles à bord, cela est strictement interdit pour des raisons de sécurité.

EN Be mindful of privacy. Kindly avoid taking photos or videos of other passengers or crew unless you have their permission.

FR Soyez attentif à la vie privée. Merci d’éviter de prendre des photos ou vidéos d’autres passagers ou des membres de l’équipage sans leur autorisation.

EN Enjoy your drink service responsibly. For safety reasons, only alcohol served by our crew may be consumed during the flight.

FR Profitez du service de boissons de manière responsable. Pour des raisons de sécurité, seuls les alcools servis par notre équipage peuvent être consommés durant le vol.

EN We invite you to watch the safety demonstration carefully. Even if you’ve flown before, each aircraft type is different, and it’s important to be familiar with the one you are on today.

FR Nous vous invitons à regarder attentivement la démonstration de sécurité. Même si vous avez déjà pris l’avion, chaque type d’appareil est différent et il est important de bien connaître celui dans lequel vous voyagez aujourd’hui.

Why should I put on my own oxygen mask before helping other passengers?

Pourquoi dois-je mettre mon propre masque à oxygène avant d’aider les autres passagers ?

EN In the event of a loss of cabin pressure, you may rapidly lose consciousness without an oxygen mask. It is therefore of the utmost importance to protect yourself first, so that you can then help others.

FR En cas de dépressurisation de la cabine, vous pourriez rapidement perdre connaissance. En mettant d’abord votre propre masque, vous assurez votre protection afin de pouvoir assister d’autres passagers par la suite.

Les bonnes pratiques

practices at each stage of flight

chaque phase du vol

In flight En vol Landing Atterrissage

Spotted by

Suluada Island spotted by Miss I had never been to a remote island before, and it felt so far removed from everything and everyone. My mind finally slowed down, free from the constant stream of thoughts and worries. Still, I can’t help but wonder… does the island ever feel lonely sometimes?

Antalya – Türkiye

Jandía spotted by Fernand On the beach, I couldn’t resist taking this photo. The fine sand, the strong wind, and the beautiful light made the moment impossible not to capture.

Fuerteventura Canary Islands – Spain

Louisiana Museum – Humlebæk

spotted by Maefeli

From Copenhagen, we took the train to Humlebæk to visit the Louisiana Museum. A unique indoor-outdoor museum, set in an exceptional location right by the sea. This spot shows the view from a wooden platform/ terrace at the very back of the museum’s garden.

Copenhagen – Denmark

Torre Sant’Andrea spotted by Chris From Luxembourg, fly to Bari, then rent a car and head south towards Otranto. You’re almost there… continue on to Torre Sant’Andrea. A truly breathtaking place. The rocks seem scattered across crystal-clear turquoise waters. We walked along the cliffside paths, taking in the stunning views. And for the more adventurous… you can even jump off the cliffs!

Puglia – Italy

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