

Heraklion



SPRING 2026 ISSUE
Published by Paperjam S.A. exclusively for LuxairTM With selected content from PaperjamTM publications.
Cover photography Shutterstock Nader Ghavami
Publication Paperjam S.A
Managing editors Lisa Cacciatore et Léa Dubin
Art director Cassandre Bourtembourg
Graphic design Sophie Melai
Layout Sophie Melai, Monique Bernard
Luxair
Corporate Communications
Advertising
Paperjam Advertising Call (+352) 20 70 70 – 300 www.wearepaperjam .lu
Publisher Paperjam S.A.
Founder, CEO Mike Koedinger
Chief Growth and Strategy Officer José Campinho
Chief Operations Officer Étienne Velasti
Chairman Hugues Delcourt
No part of this publication may be reproduced without prior written permission from the publisher.

#SpottedByTravellers
Vous êtes passionné par les voyages et aimez explorer des lieux originaux ? Rejoignez la communauté des Luxair Spotters, et vos souvenirs seront peut-être publiés dans ce magazine ! Pour cela, dénichez votre endroit et téléchargez votre photo sur le site.
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Edito
Welcome Aboard!
EN The arrival of spring marks a moment of renewal at Luxair. In this edition of Inflight, we share fresh perspectives, exciting milestones, and inspiring destinations.
One highlight of this issue is the official inaugural flight of our new Embraer E195-E2, LX-LEA, on the Luxembourg-Vienna route, in the presence of Yuriko Backes, Minister of Mobility and Public Works. Designed to offer greater comfort, quieter flights, and improved efficiency, this aircraft also introduces Luxair’s refreshed livery, reflecting Luxair’s forwardlooking ambition.
In the Travelblog pages, we invite you to explore a selection of vibrant destinations across our network: from Heraklion and Almería, where Mediterranean culture and history come together, to the lively streets of Dublin, the elegance of Vienna, and the timeless charm of Budapest. Each city offers an opportunity to discover, reconnect, and travel with purpose.
Luxair continues to expand its reach. The launch of a new direct service to Abu Dhabi in winter 2026/27 will further strengthen our network of more than 100 destinations offering even greater choice across Europe and beyond.
Luxair is more than flights and destinations. We actively support initiatives that strengthen the communities we serve, from hands-on STEM education programmes such as the Mobile Newton Room to regional partnerships like our collaboration with the Gladiators Trier.
Thank you for choosing Luxair. We hope this Inflight edition inspires your next journey and makes your time in the air even more enjoyable.

Giovanni Giallombardo Chairman of the Board of Directors of Luxair
FR L’arrivée du printemps marque un moment de renouveau pour Luxair. Dans cette nouvelle édition d’Inflight, nous mettons en lumière des nouveautés, des temps forts et des destinations qui invitent à voyager. Parmi les temps forts de ce numéro figure le vol inaugural officiel de notre nouvel Embraer E195-E2, LX-LEA, sur la ligne Luxembourg–Vienne, en présence de Yuriko Backes, ministre de la Mobilité et des Travaux publics. Conçu pour offrir davantage de confort, des vols plus silencieux et une efficacité optimisée, cet appareil dévoile également la nouvelle identité visuelle de Luxair, reflet de notre ambition tournée vers l’avenir.
Dans les pages Travelblog, nous vous invitons à découvrir une sélection de destinations dynamiques à travers notre réseau : d’Héraklion à Almería, où culture et histoire méditerranéennes se rencontrent, jusqu’aux rues animées de Dublin, à l’élégance de Vienne et au charme intemporel de Budapest. Chaque ville est une invitation à explorer, se reconnecter et voyager avec sens.
Luxair continue d’élargir son réseau grâce au lancement d’une nouvelle liaison directe vers Abu Dhabi à l’hiver 2026/2027. Cette nouvelle destination viendra enrichir notre réseau de plus de 100 destinations, offrant encore davantage de choix à travers l’Europe et au-delà.
Luxair, c’est bien plus que des vols et des destinations. Nous soutenons activement des initiatives qui renforcent les communautés que nous desservons, qu’il s’agisse de programmes éducatifs STEM concrets comme le Mobile Newton Room ou de partenariats régionaux tels que notre collaboration avec les Gladiators Trier. Merci d’avoir choisi Luxair. Nous espérons que cette édition d’Inflight inspirera votre prochain voyage et rendra votre temps dans les airs encore plus agréable.

Et si sécurité rimait avec performance ?
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(1) Rendement net sur contrat Borea Invest en 2024 et 2025. Les performances passées ne présagent pas des rendements futurs. Ce document est une communication publicitaire et ne constitue pas un document contractuel. Pour plus d’informations, veuillez-vous référer aux conditions générales sur notre site internet https://axa.lu/fr/assurance-invest


Conversations
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Stéphanie Raimbault
Expérience & Émotions L’Art de l’Hospitalité
Robert Goeres
Théorie-Pratique-Réalité: Triptyque de l’expérience dans le luxe
Sandrine De Vuyst Clients ESG: des attentes en mutation
Aline Bouvy
An Act at Venice
Marc Lauer, Christian Strasser & Octavie Dexant
Comment les assureurs réinventent l’équilibre humain-digital
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Alexandre Draznieks & Julie Dubuisson Staying competitive across borders

Vincent Arnal & Florian Graillot L’IA, entre promesse et vigilance Lifestyle 098 Style 100 My office
Stéphanie Raimbault 024

082 Strength meets pioneering spirit 086 L’ère de la gestion augmentée 092 L’écosystème décrypté
094 Art at work
Time off 104 On my wrist 106 Casa

Delphine Munro 094
Ann Van Wetteren 098

The sky’s the limit

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Heraklion
EN Stretching across the southern Aegean Sea, the Greek island offers something for everyone: from sandy beaches to ancient sites and natural landscapes.
FR S’étendant au sud de la mer Égée, l’île grecque offre de quoi satisfaire tous les goûts, entre plages de sable, sites antiques et paysages naturels.

Amari Valley
EN Inland from Crete’s north coast, this valley presents a quieter side of the island. And in spring it comes alive with wildflowers and the blossom of cherry and almond trees in Fourfouras and Meronas.
FR À l’intérieur des terres, au départ de la côte nord de la Crète, cette vallée dévoile un visage plus paisible de l’île. Au printemps, elle s’anime de fleurs sauvages et de la floraison des cerisiers et des amandiers à Fourfouras et Meronas.
Head to the picturesque village of Elenes and visit the Byzantine church with 13th-century frescoes.
Rendez-vous dans le village pittoresque d’Elenes et visitez l’église byzantine ornée de fresques du XIIIe siècle.
www.visitgreece.gr

Chania
EN Wander through the Old Town, starting at the Venetian harbour, where the narrow streets wind past historic houses and museums. The harbour’s lighthouse has guided ships since the 16th century.
FR Flânez dans la vieille ville en partant du port vénitien, où les ruelles sinueuses longent des maisons historiques et des musées. Le phare du port guide les navires depuis le XVIe siècle.
The Maritime Museum of Crete presents Chania’s naval history through ship models, maps, and archives.
Le musée maritime de Crète retrace l’histoire navale de La Canée à travers des maquettes de navires, des cartes et des archives. www.mar-mus-crete.gr
David Palacios , Journaliste
GREECE

* Visit luxair.lu for the updated timetable. Consultez le plan de vol actualisé sur

Scalarea Estate
EN Outside the village of Skalani, this scenic winery grows indigenous grape varieties from the island and offers different on-site experiences, including a picnic by the vineyards or a tasting of vintage wines in the cellar.
FR À l’extérieur du village de Skalani, ce domaine viticole pittoresque cultive des cépages autochtones de l’île et propose différentes expériences sur place, comme un pique-nique au cœur des vignes ou une dégustation de vins millésimés en cave.
www.scalareaestate.gr


The Walls
EN Indulge in minimalist cuisine at this hidden gem in Heraklion, with local Cretan touches ranging from dakos salad with sweet tomatoes and rye bread to the catch of the day. The wine list showcases a great selection of Greek producers.
FR Laissez-vous séduire par la cuisine minimaliste de cette adresse confidentielle à Héraklion, relevée de touches crétoises locales, de la salade dakos aux tomates sucrées et au pain de seigle jusqu’au poisson du jour. La carte des vins met à l’honneur une belle sélection de producteurs grecs.
Zotou 6
www.thewalls.gr
Stalida
EN Located on the sandy shores of the Aegean Sea, in a seaside town on Crete’s north coast, YOU Blue Sea Beach Affiliated by Meliá offers a modern beachfront stay with direct sea access.
FR Situé sur les plages de sable de la mer Égée, dans une station balnéaire de la côte nord de la Crète, le YOU Blue Sea Beach Affiliated by Meliá propose un séjour moderne en bord de mer, avec un accès direct à la mer.
+30 2897 031372 www.melia.com
luxair.lu.
Photos: The Walls, Shutterstock, GNTO-E.Fili, GNTO-Y. Skoulas, You Blue Sea Beach


Blaue Bar
Kunsthistorisches Museum
EN Vienna’s imperial art museum offers a clear lens on Habsburg power, from Bruegel masterpieces to grand interiors that frame Europe’s artistic history.
FR Le musée impérial des Beaux-Arts de Vienne offre un éclairage saisissant sur la puissance des Habsbourg, des chefs-d’œuvre de Bruegel aux somptueux intérieurs qui retracent l’histoire artistique de l’Europe.
The exhibition Head & Shoulders. Coins in Fashion traces 2,400 years of style through 200 coin portraits. L’exposition Head & Shoulders. Coins in Fashion retrace 2 400 ans de style à travers 200 portraits monétaires. Maria-Theresien-Platz
www.khm.at

[aend]
Vienna
EN In a plush blue Art Deco interior dating back to the 1920s, guests can linger over classic cocktail creations, explore an extensive Negroni menu, and even indulge in the original Sacher cake.
FR Dans un somptueux décor Art déco bleu datant des années 1920, les visiteurs peuvent savourer des cocktails classiques, découvrir une vaste carte de negronis et même se laisser tenter par l’authentique gâteau Sacher.
Hotel Sacher
50 Best Hotels
Philharmoniker Strasse 4
www.sacher.com
AUSTRIA
EN Palaces and legendary concert halls carry the weight of centuries in Austria’s capital, while contemporary life plays out in cafés, markets, and Viennese bistros known as Beisl.
FR À Vienne, palais et salles de concert mythiques portent le poids des siècles, tandis que la ville vit au rythme des cafés, des marchés et des bistrots viennois appelés Beisl.

EN Chef Fabian Günzel brings a modern twist to Austrian cuisine, crafting minimalist dishes that balance creativity with tradition, featuring bluefin, blue lobster, and A5 wagyu meat with Gruyère cheese.
FR Le chef Fabian Günzel apporte une touche contemporaine à la cuisine autrichienne, en signant des plats minimalistes qui trouvent l’équilibre entre créativité et tradition, autour de produits tels que le thon rouge, le homard bleu et le bœuf wagyu A5 accompagné de fromage gruyère.
One Michelin Star Une étoile Michelin Mollardgasse 76 www.aend.at
State Opera
EN With its grand halls and opulent interiors, the historic venue has long been at the heart of the city’s cultural heartbeat, hosting 300 performances each year, including the famous New Year’s Concert.
FR Avec ses grandes salles et ses intérieurs somptueux, ce lieu historique est depuis longtemps au cœur de la vie culturelle de la ville, accueillant près de 300 représentations par an, dont le célèbre concert du Nouvel An.
Hotel Kaiserhof Frankenberggasse 10 www.hotel-kaiserhof.at
Texte : David Palacios, Photos : Shutterstock, Sam Maes, Wien Tourismus Paul Bauer, David Palacios

A new shopping mall based on experiences.
GRIDX is a multi-experience destination located in Wickrange, just 20 minutes from Luxembourg Airport. It’s a unique place where everything intersects, is lived, and shared.
Under one roof, you can eat, move, explore, celebrate, shop, and access services designed for today’s lifestyle. More than just a place, it’s a living, ever-evolving ecosystem that creates synergies between brands, talents, partners, and visitors, all brought together by their passions.

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Chapter One
EN Chef Mickael Viljanen presents a tasting menu featuring local products like Donegal lobster, deer and classics such as Irish Coffee made at the table.
Wicklow
EN Just a short drive from Dublin, Glendalough welcomes visitors with a unique scenery of ancient monastic ruins, picturesque lakes, walking trails, and quaint villages like Laragh.
FR À seulement quelques minutes de route de Dublin, Glendalough accueille les visiteurs avec un paysage unique mêlant ruines monastiques anciennes, lacs pittoresques, sentiers de randonnée et villages de charme comme Laragh.
Take the Powerscourt Waterfall route to the country’s highest waterfall, plunging over 120 metres.
Empruntez la route de la cascade de Powerscourt pour découvrir la plus haute chute d’eau du pays, qui plonge de plus de 120 mètres.
www.nationalparks.ie/wicklow
Dublin
IRELAND

FR Le chef Mickael Viljanen propose un menu dégustation mettant à l’honneur des produits locaux tels que le homard du Donegal, le cerf, ainsi que des classiques comme l’Irish Coffee préparé à table.
Two Michelin stars
Deux étoiles Michelin www.chapteronerestaurant.com
Georgian District
EN In Dublin, Georgian architecture, national museums, and well-known pubs sit within a walkable city centre, while the coast and small seaside towns are close by.
FR À Dublin, l’architecture géorgienne, les musées nationaux et les pubs emblématiques se côtoient dans un centre-ville facilement accessible à pied, tandis que la côte et de petites villes balnéaires se trouvent à proximité.
EN Merrion Square is the gateway to the city’s most cultural area. The Little Museum tells the story of locals – including Oscar Wilde and U2 – through artefacts, photographs and memorabilia.
FR Merrion Square est la porte d’entrée du quartier le plus culturel de la ville. Le Little Museum raconte l’histoire des habitants, dont celles d’Oscar Wilde et de U2 à travers des objets, des photographies et des souvenirs emblématiques.
The Mont Hotel
Merrion Street Lower, 1-4 www.themonthotel.ie


Marsh’s Library
EN Ireland’s oldest public library, founded in 1707, houses over 25,000 rare books in its original 18th-century setting. This is a quiet gem not to be missed by culture lovers.
FR Fondée en 1707, la plus ancienne bibliothèque publique d’Irlande abrite plus de 25 000 ouvrages rares dans son cadre d’origine du XVIIIe siècle. Un joyau discret à ne pas manquer pour les amateurs de culture.
The venue still displays its original reading cages, once used to prevent the theft of its precious books. Le lieu conserve encore ses espaces de lecture d’origine fermés, autrefois utilisés pour empêcher le vol de ses précieux ouvrages. www.marshlibrary.ie
Texte : David Palacios, Photos : Shutterstock, Faite Ireland, Jonathan Hession-Tourism Ireland, David Palacios, Barry McCall



Ginés Peregrín
La Alcazaba
EN Built in the 10th century, it is one of the largest and best-preserved Moorish fortresses in Spain. Walking through its courtyards feels like taking a trip back to Al-Andalus.
FR Construite au Xe siècle, c’est l’une des forteresses mauresques d’Espagne les plus grandes et les mieux conservées. Se promener dans ses cours donne l’impression de faire un voyage à l’époque d’Al-Andalus.
Opens Tuesday to Sunday from 9.00 Ouvert du mardi au dimanche à partir de 9 h
Calle Almanzor
Almería
EN Almería stretches along Spain’s southeastern coast, where beaches, mountains, historic villages, and great food meet under the gentle warmth of the spring sun.
FR Almería s’étend le long de la côte sud-est de l’Espagne, où plages, montagnes, villages historiques et excellente gastronomie se rencontrent sous la douce chaleur du soleil printanier.

Cabo de Gata
EN Born from volcanic eruptions, its underwater landscapes are sculpted into caves, arches, and lava reefs. Join one of the snorkel activities to discover the marine fauna and flora.
FR Né d’éruptions volcaniques, son paysage sous-marin se décline en grottes, arches et récifs de lave. Participez à une activité de snorkeling pour découvrir la faune et la flore marines.
Experience Cabo de Gata www.experiencecabodegata.com
EN The chef serves Mediterranean cuisine infused with global flavours. The risotto of local hand-rolled pasta (gurullos) with wild mushrooms and red prawns from the coast of Almería is a must.
FR Le chef propose une cuisine méditerranéenne aux influences du monde. Le risotto de pâtes locales roulées à la main ( gurullos), accompagné de champignons sauvages et de gambas rouges de la côte d’Almería, est incontournable.
Calle Méndez, 6 www.restauranteginesperegrin.es

Entinas Sabinar
EN A mosaic of dunes, salt flats, and pine groves welcomes visitors to this coastal wetland, home to migratory birds and native wildlife – ideal for a bike ride through nature in spring.
FR Une mosaïque de dunes, de salines et de bois accueille les visiteurs dans cette zone humide côtière, refuge d’oiseaux migrateurs et de faune locale, idéale pour une balade à vélo en pleine nature au printemps.
Mediterraneo Bay Hotel & Resort
Calle Pez Espada – Roquetas de Mar www.mediterraneobay.com
SPAIN
Texte : David Palacios, Photos : Shutterstock, David Palacios, Experiences Cabo de Gata, Restaurante Ginès Peregri

Museum of Ethnography
EN Housed in a striking curved building of black glass and perforated metal, the museum showcases 3,000 items – from traditional costumes to everyday objects – that bring Hungary’s cultural heritage to life.
FR Installé dans un remarquable bâtiment incurvé en verre noir et métal perforé, le musée présente 3 000 pièces, des costumes traditionnels aux objets du quotidien, qui donnent vie au patrimoine culturel hongrois.
A temporary exhibition presents a collection of aristocratic and earthenware pottery and tableware. Une exposition temporaire met en lumière une collection de céramiques et de vaisselle, aristocratiques et en terre cuite. www.neprajz.hu

7th District
EN The 7th District is Budapest’s lively heart, full of nightlife and gastronomy. Visit the 19th-century Klauzál Market and stroll Kazinczy utca to discover street art and graffiti.
FR Le 7e arrondissement est le cœur animé de Budapest, riche en vie nocturne et en gastronomie. Visitez le marché Klauzál du XIXe siècle et flânez dans la rue Kazinczy pour découvrir le street art et les graffitis.
Charm Hotel Budapest Budapest, Só u. 6 www.charmhotelbudapest.com

Budapest
EN The capital of Hungary stretches along the Danube, from Buda’s castle hill to Pest’s iconic cafés, historic baths, and elegant bridges, with streets full of life and culture.
FR La capitale de la Hongrie s’étend le long du Danube, de la colline du château de Buda aux cafés emblématiques de Pest, en passant par ses bains historiques et ses élégants ponts, dans des rues pleines de vie et de culture.
Hungarian State Opera House
EN Opened in 1884, the Opera House is a cornerstone of the city’s cultural life and has welcomed generations of Hungary’s finest musicians. It is also renowned for its exceptional acoustics.
FR Inauguré en 1884, l’Opéra est l’un des piliers de la vie culturelle de la ville et a accueilli des générations des plus grands musiciens hongrois. Il est également réputé pour son acoustique exceptionnelle.
Join one of the English tours every day at 1:30, 3 and 4:30 p.m.
Participez à l’une des visites guidées en anglais, proposées tous les jours à 13 h 30, 15 h et 16 h 30. www.opera.hu


Stand
EN Chefs Széll and Szulló celebrate Hungarian cuisine with a contemporary twist. The tasting menu includes classics such as vegetable stew lecsó, a Wagyu goulash, and layered sponge cake somlói
FR Les chefs Széll et Szulló célèbrent la cuisine hongroise dans une interprétation contemporaine. Le menu dégustation propose des classiques tels que le ragoût de légumes lecsó, un goulash de wagyu et le gâteau hongrois somlói à base de génoise en couches.
Two Michelin stars Deux étoiles Michelin 50 Best Discovery www.standrestaurant.hu
David Palacios, Photos :
David Palacios, Hungarian State Opera-Attila Nagy, Antonio Fekete, Laszlo Incze-Museum of Ethnography
HUNGARY

Luxair News
A New Chapter for Luxair With the Embraer E195-E2
Un nouveau chapitre pour Luxair avec l’Embraer E195-E2
EN Luxair officially inaugurated its brandnew Embraer E195-E2 during a special flight between Luxembourg and Vienna on 17 January 2026, in the presence of Yuriko Backes, Minister of Mobility and Public Works.
Ahead of departure, an official ceremony took place at Luxembourg Airport, attended by Gilles Feith, CEO of Luxair, Alexander Flassak, CEO of lux-Airport, and Marie-Louise Philippe, Senior Vice President Sales & Marketing and Head of Europe and Central Asia at Embraer. Upon arrival in Vienna, the aircraft was welcomed by Julian Jäger, co-CEO of Vienna Airport, followed by an onboard visit for the Ambassadors of Brazil and Luxembourg to Austria, representatives of the Austrian aviation community, and a select group of Vienna planespotters. As the first of six aircraft ordered by Luxair, the E195-E2 combines comfort, efficiency and innovation. Passengers benefit from a modern 2–2 seating configuration with no middle seats, larger windows, USB-C ports at every seat and advanced inflight entertainment. Quieter and consuming up to 29% less fuel compared to the previous generation, the aircraft reflects a more sustainable approach to aviation while proudly unveiling Luxair’s refreshed visual identity in the colours of Luxembourg.
FR Luxair a inauguré officiellement son tout nouvel Embraer E195-E2 lors d’un vol spécial entre Luxembourg et Vienne, le 17 janvier 2026, en présence de Yuriko Backes, ministre de la Mobilité et des Travaux publics.
Avant le départ, une cérémonie officielle s’est tenue à l’aéroport de Luxembourg, en présence de Gilles Feith, CEO de Luxair, d’Alexander Flassak, CEO de lux-Airport, ainsi que de Marie-Louise Philippe, Senior Vice President Sales & Marketing et Head of Europe and Central Asia chez Embraer. À son arrivée à Vienne, l’appareil a été accueilli par Julian Jäger, co-CEO de l’aéroport de Vienne, avant une visite à bord destinée aux ambassadeurs du Brésil et du Luxembourg en Autriche, à des représentants de la communauté aéronautique autrichienne ainsi qu’à un groupe restreint de passionnés d’aviation viennois.
Premier des six appareils commandés par Luxair, l’E195-E2 allie confort, efficacité et innovation. Les passagers bénéficient d’une configuration moderne des sièges en 2–2, sans siège central, de hublots plus larges, de ports USB-C à chaque siège ainsi que d’un système de divertissement à bord de dernière génération. Plus silencieux et consommant jusqu’à 29 % de carburant en moins par rapport à la génération précédente, cet appareil incarne une approche plus durable de l’aviation tout en dévoilant fièrement la nouvelle identité visuelle de Luxair, aux couleurs du Luxembourg.







Inspiring Future Aviation Careers Faire naître des vocations aéronautiques

Thinking of Travelling With Your Pet?
Envie de voyager avec votre animal de compagnie ?
EN Luxembourg has inaugurated its first mobile Newton Room, an interactive classroom dedicated to STEM (science, technology, engineering and mathematics) and inspired by the world of aviation. Set up in front of the International School of Luxembourg on the Geesseknäppchen campus, it consists of two expandable containers forming a 70m² learning space equipped with state-of-the-art flight simulators. From 19 January to 13 February 2026, around 350 students aged 13 to 16 took part in the five-hour module “Up in the Air With Numbers.” Working in teams, students calculate a flight plan for a rescue mission before carrying it out using advanced simulation panels, just like in a real aircraft cockpit.
Supported through a partnership between Boeing, Luxair, Luxembourg Tech School and FIRST Scandinavia, the project aims to inspire tomorrow’s talent and bring schools closer to the world of aviation.
FR Le Luxembourg a inauguré sa première Newton Room mobile, une salle de classe interactive dédiée aux STEM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques), inspirée de l’univers de l’aviation. Installée devant l’International School of Luxembourg sur le campus de Geesseknäppchen, elle se compose de deux conteneurs extensibles formant un espace d’apprentissage de 70 m², équipé de simulateurs de vol de dernière génération. Du 19 janvier au 13 février 2026, environ 350 élèves âgés de 13 à 16 ans ont participé au module de cinq heures intitulé « Up in the Air With Numbers ». Répartis en équipes, les élèves calculent un plan de vol pour une mission de sauvetage avant de la réaliser à l’aide de panneaux de simulation avancés, comme dans le cockpit d’un véritable avion.
Soutenu par un partenariat entre Boeing, Luxair, Luxembourg Tech School et FIRST Scandinavia, ce projet vise à inspirer les talents de demain et à rapprocher le monde scolaire de celui de l’aviation.
EN Luxair welcomes cats and dogs on board, either in the cabin or in the hold. Advance reservation is required and subject to certain conditions. The number of animals is limited, and valid travel documents are mandatory.
FR Luxair accueille chiens et chats à bord, en cabine ou en soute. La réservation est obligatoire et est sous certaines conditions. Le nombre d’animaux est limité et des documents à jour sont requis.
8kg
To travel in the cabin, your pet must weigh less than 8kg. Pour voyager en cabine, votre animal doit peser moins de 8 kg.
Photos: Julie Stamenic, Luxair

Christmas Tradition Turns Into Local Support
Quand la tradition de Noël devient un soutien local
EN In December, for the third consecutive year, Luxair continued its Christmas tradition with the iconic Ugly Christmas Sweater. This year, 100% of the proceeds were donated to the Fondation du Grand-Duc Guillaume et de la Grande-Duchesse Stéphanie. Thanks to the strong support of the Luxembourg community, €10,000 were raised to help people facing hardship in Luxembourg.
FR En décembre, Luxair a perpétué pour la troisième année consécutive sa tradition de Noël avec l’emblématique Ugly Christmas Sweater. Cette année, 100 % des recettes ont été reversées à la Fondation du Grand-Duc Guillaume et de la Grande-Duchesse Stéphanie. Grâce à l’élan solidaire de la communauté luxembourgeoise, 10 000 € ont été récoltés pour soutenir les personnes en difficulté au Luxembourg.

Support the Fondation Sarah Grond
Soutenir la Fondation Sarah Grond
EN On December 22, Luxair and lux-Airport welcomed the Sarah Grond Foundation, created in memory of Sarah, a former Luxair flight attendant who passed away in 2019. A €2,000 donation, funded through the sale of Luxair snack boxes at last summer’s Sunset Cinema event at Luxembourg Airport, was presented in the presence of the foundation’s founder, Sarah’s partner Yves Barthels, and their two sons.
FR Le 22 décembre, Luxair et lux-Airport ont accueilli la Fondation Sarah Grond, créée en mémoire de Sarah, ancienne hôtesse de l’air chez Luxair, décédée en 2019. Un don de 2 000 €, récolté grâce à la vente des boîtes snacks Luxair lors de l’événement Sunset Cinema organisé l’été dernier à l’aéroport de Luxembourg, a été remis en présence du fondateur de la fondation, Yves Barthels, compagnon de Sarah, ainsi que de leurs deux fils.
Luxair Partners with Regional Basketball
Luxair partenaire du basketball régional

EN Luxair has become an official partner of the VET-CONCEPT Gladiators Trier basketball team. The partnership includes prominent visibility in the SWT Arena, joint communication activities, and logistical support for the club’s away games. A special highlight will be the Luxair Matchday, featuring exclusive fan activities and the opportunity to discover Luxair, its network of over 100 destinations, and its career opportunities.
FR Luxair devient partenaire officiel de l’équipe de basketball VET-CONCEPT Gladiators Trier. Ce partenariat prévoit une visibilité dans la SWT-Arena, des actions de communication communes et un soutien logistique pour les matchs à l’extérieur. Un temps fort sera le Luxair Matchday, avec des activités exclusives pour les fans et l’occasion de découvrir Luxair, son réseau de plus de 100 destinations et ses opportunités de carrière.
Photos: Luxair, Simon Engelbert, Shutterstock
Luxair Adds Abu Dhabi to Its Growing List of Destinations
Luxair
ajoute Abu Dhabi à sa liste croissante de destinations


EN Luxair continues to expand its network with the announcement of a highly anticipated new destination: Abu Dhabi. Unveiled on the occasion of Festival Vakanz 2026, the new direct connection links Luxembourg with the capital of the United Arab Emirates, an ideal escape for travellers seeking sunshine and a change of scenery. From the start of the 2026/27 winter season, two weekly flights will operate between Luxembourg and Abu Dhabi, beginning on 26 October 2026 and running until 4 May 2027. This new destination further strengthens the airline’s presence in the Gulf region, building on the success of the Dubai route launched in 2021. Luxair’s network now includes more than 100 destinations departing from Luxembourg.
FR Luxair poursuit l’expansion de son réseau avec l’annonce d’une nouvelle destination très attendue : Abu Dhabi. Dévoilée à l’occasion du Festival Vakanz 2026, cette nouvelle liaison directe reliera le Luxembourg à la capitale des Émirats arabes unis, une escapade idéale pour les voyageurs en quête de soleil et de dépaysement. Dès le début de la saison hiver 2026/27, deux vols hebdomadaires seront opérés entre Luxembourg et Abu Dhabi, à partir du 26 octobre 2026 et jusqu’au 4 mai 2027. Cette nouvelle destination renforce davantage la présence de la compagnie dans la région du Golfe, s’appuyant sur le succès de la liaison vers Dubaï lancée en 2021. Le réseau de Luxair compte désormais plus de 100 destinations au départ du Luxembourg.
Abu Dhabi, where modernity meets tradition. Abu Dhabi, entre modernité et tradition.
New Era: Domicile of choice for Private Equity
Luxembourg’s new carried interest regime positions its financial center as the go-to hub for private equity leaders, offering a world-class compensation model that drives growth and attracts top senior talent, a win for its businessorientated government.
The new 2026 Carried Interest regime
The Law dated 3 February 2026 introduced a revised carried interest regime effective from January 1, 2026. The new regime provides favourable tax treatment for carried interest derived by qualifying individuals from an AIF, whether structured in a
manner or as a direct or
participation in the fund.
tax-exempt subject to ownership limits, while contractual carry benefits from a 75% exemption, leading to a maximum marginal tax rate of around 12.85%. The new regime has a broad scope of application as it can accommodate for all carry models (whole fund carry, deal-by-deal…) and all AIFs irrespective of the asset class.
“For years, Luxembourg has been recognised for its adaptability and appeal. Our Private Equity evolution
Ucits
“ This move is set to drive continued growth and attract top talent to the country.”
Serge Weyland Chief Executive Officer, Association of the Luxembourg Fund Industry (ALFI)
is one of the many success stories, but there was a missing piece. The new carried interest regime now fills that gap, making the Grand Duchy’s financial center even more attractive by offering a globally recognised compensation scheme for senior financial executives,” says Serge Weyland, Chief Executive Officer, Association of the Luxembourg Fund Industry (ALFI). “This move is set to drive continued growth and attract top talent to the country.”
Positive change strengthens Luxembourg’s appeal
The landmark legislation represents Luxembourg’s most ambitious update in over a decade, signaling a strong commitment to reinforcing its position as a premier European financial center. It forms part of a long-term strategy to make Luxembourg the domicile of choice for Private Equity and is a key element of the government’s vision for ushering in a new era of financial leadership and prosperity.
Private Equity evolution and revolution
Private market funds in Luxembourg lead European growth, reaching EUR 2.1tn in AuM in 2024—over 50% of Europe’s total and a 24.2% CAGR since 2019. The Grand Duchy, the world’s second-largest investment
fund centre, houses 57% of Europe’s private capital*
This growth stems from robust private equity, infrastructure, and real estate performance, underpinned by Luxembourg’s adaptability and innovation. The new carried interest regime is pivotal, broadening favorable treatment to directors, management company employees and partners, and advisors, and removing rigid prerequisites for carried interest payments. With lasting application, the law secures manager retention and talent development.
By modernising its legal framework, Luxembourg enhances flexibility and certainty for senior advisors, solidifying its position as the jurisdiction of choice for sophisticated investment professionals in a competitive global market.
Private Asset Funds as a government priority
Under current Prime Minister Luc Frieden, Luxembourg has launched reforms to boost business appeal, including lower corporate taxes, tax incentives for startups and favorable treatment for impatriates.
Additional initiatives focus on accelerating administrative approvals, digitising data collection, and merging housing procedures for greater efficiency. Enhanced investment in innovation, AI, and housing, along with targeted support for startups and sustainability, further strengthen Luxembourg’s economic competitiveness.
These reforms reflect the government’s goal to usher in a new era for Luxembourg, positioning the country as a forward-looking and dynamic business hub.
EUR 5.0tn
Over the next four years, sustained growth is anticipated, with total Private Market AuM projected to reach EUR 5.0tn in Europe, reflecting a CAGR of 4.8% in our baseline scenario.
13.1%
The European market played a pivotal role in global growth, as private market AuM in the region recorded a CAGR of 13.1% since the pre-pandemic period*.
50%
Since 2019, AuM in the Grand Duchy’s private markets have skyrocketed, achieving a CAGR of 24.2% and reaching EUR 2.1tn in 2024. This represents over 50% of the total European private markets AuM.
57%
Anticipated sustained growth in Luxembourg’s private market, with AuM projected to grow at a CAGR of 7.5% to 2028. This growth would bring Luxembourg’s share to over 57% of European private market AuM.
All data referenced herein are drawn from Monterey Insight and Preqin.
* Data excludes Funds of Funds.
EXPÉRIENCE & ÉMOTIONS

L’ART DE L’HOSPITALITÉ
Patricia Pitsch, Photographe

Derrière les murs chargés d’histoire de la Villa Pétrusse, l’hospitalité se pratique comme un art, au millimètre près. À la tête de cette demeure, la General Manager, Stéphanie Raimbault veut offrir une expérience dans laquelle le luxe se veut discret, fondé sur l’attention et la sincérité du geste. Ici, chaque détail compte : un mot glissé sur la table de chevet, un tissu minutieusement choisi, une atmosphère pensée comme une parenthèse hors du temps…
En tant que General Manager, quelles sont vos fonctions ?
Je me vois un peu comme la maîtresse de maison. Je suis au cœur de tout ce qui se vit dans l’hôtel, avec une présence très forte sur le terrain, là où tout se joue : dans le sourire d’un accueil, dans un mot échangé au petit-déjeuner, dans un détail que l’on ajuste pour que tout soit parfait. L’opérationnel, pour moi, ce n’est pas seulement de la gestion, c’est cette alchimie délicate entre rigueur et émotion, entre organisation et générosité. Mais tout cela ne peut exister sans les équipes. Elles sont l’âme de la maison. Mon rôle est de les accompagner, de les faire grandir, de m’assurer qu’elles se sentent bien et fières de ce qu’elles offrent aux clients. Lorsqu’elles sont heureuses, cette énergie se ressent immédiatement. Et puis, il y a aussi un travail plus en coulisses : collaborer avec nos propriétaires et la société de gestion pour faire vivre l’identité du lieu.
C’est vous et vos équipes qui êtes en contact direct avec les clients. Que peut apporter une entreprise externe en matière d’expérience client ?
Elle permet de se bonifier les uns les autres, dans le sens où nous avons chacun une expertise à amener. Et lorsque l’on arrive à conjuguer nos spécialités, nous sommes d’autant plus forts, puisque l’on couvre un spectre plus large et sommes donc plus pertinents dans ce que nous faisons. Nous travaillons main dans la main : c’est un beau travail d’équipe, avec des personnalités complémentaires.
Selon vous, qu’est-ce qu’une bonne expérience client ?
C’est celle où nos convives se sentent comme sur un petit nuage doux
et confortable durant toute la durée du séjour. Le personnel de maison doit être présent dans les moments opportuns, avec élégance et la juste tonalité dans les échanges. Nous devons déceler les besoins en les ayant anticipés. L’expérience doit proposer ce charme indéfinissable, qui ne s’explique pas mais se ressent. C’est lorsque tout est impeccable : le tissu est doux, l’odeur agréable, l’atmosphère harmonieuse et l’on vous propose une petite menthe, juste au moment où vous y pensiez ! Et puis, à la fin, quand l’invité repart en amenant avec lui un souvenir marquant, c’est que l’on a tout gagné.
Être à la Villa Pétrusse est déjà une expérience en soi tant le lieu est empreint d’histoire. Comment trouvez-vous la bonne stratégie d’expérience client qui colle avec le lieu ? Avant toute chose, notre souhait a toujours été de rester dans le « vrai » et dans la sincérité, en cohérence avec l’histoire de la propriété. À la Villa Pétrusse, nous proposons une immersion dans la vie d’une famille bourgeoise. Plusieurs générations y ont vécu et cette bâtisse du XIXème siècle est maintenant classée monument national. C’est donc une chance et un honneur de pouvoir opérer dans une maison qui fait partie du patrimoine luxembourgeois. Puisqu’il s’agissait d’une demeure familiale et que nous voulons en garder l’esprit, nous l’opérons comme une maison, où l’on aime recevoir.
C’est-à-dire ?
Nous recevons toutes les personnes qui séjournent chez nous comme nous accueillerions des invités. Nous voulons prendre soin d’eux, leur demander si tout s’est bien passé, s’ils ont fait bon voyage, s’ils sont bien installés. Leur proposer d’ouvrir
« Le client du luxe recherche avant tout une histoire à vivre.»

les bagages, de défroisser les vêtements… Nous disposons d’un service de butler. Voilà l’état d’esprit « maison bourgeoise » que nous souhaitons faire vivre ici. La configuration des lieux nous aide, puisque lorsqu’on circule dans la propriété, on ne se sent pas vraiment dans un hôtel, mais dans une demeure privative et élégante. Nous voulons promouvoir ce « luxe discret » : un lieu confidentiel, mais plein d’attentions. Du côté du service, nous nous intéressons à nos hôtes, à leurs raisons de séjour, pour mieux les comprendre.
Comment ?
Dès leur arrivée, nous les accompagnons en chambre. Nous souhaitons instaurer une forme de complicité avec nos invités, les découvrir afin de leur offrir une expérience véritablement personnalisée.
Les qualités humaines du personnel sont donc importantes. Comment les formez-vous à cette vision de l’hospitalité ?
La formation, bien sûr, est essentielle. Nous aimons infuser nos valeurs aux membres du personnel de maison, les inspirer à une hospitalité généreuse. Tout se joue déjà au moment du recrutement. J’ai la chance d’avoir vécu des expériences qui me permettent de savoir comment bien mener un recrutement, comment déceler la bonne attitude, la passion, la gentillesse naturelle et le sens du service. Ce n’est pas donné à tout le monde. Je privilégie parfois une personne avec un peu moins d’expérience, mais dotée d’une belle attitude et d’une véritable envie de faire plaisir. Cela, on ne peut pas l’apprendre. Le savoir-faire technique, lui, s’enseigne. Une chose est certaine : toute notre équipe est composée de personnes profondément bienveillante,
« La tendance est au quiet luxury, au slow living. »
qui aiment sincèrement faire plaisir. C’est un métier d’humains, j’insiste.
Vous évoquiez la complicité et la personnalisation. Comment trouvez-vous l’équilibre entre ces exigences et le respect de l’intimité du client ?
Nous voulons offrir une expérience personnelle sans être intrusifs. Être personnel, c’est s’intéresser à l’autre, creuser un peu, avec une curiosité mesurée. Cela demande une vraie intelligence émotionnelle pour cerner l’état d’esprit et les envies du client. Par exemple, une personne qui a voyagé pendant des heures n’aura pas forcément envie de discuter. Ce sont des choses que nous devons savoir percevoir. Cette adaptabilité se développe avec l’expérience, mais repose aussi sur une sensibilité naturelle. Cet esprit de maison de famille et de demeure confidentielle, c’est vraiment l’ADN de la Villa Pétrusse.
Vous qui évoluez dans ce milieu depuis de nombreuses années, comment les attentes des clients ont-elles évolué ?
Dans le luxe, les attentes ont changé. Autrefois, le service était très formel, distant ; aujourd’hui, il repose davantage sur la proximité et l’échange. Le client du luxe recherche avant tout une histoire à vivre. Mes expériences à l’international m’ont appris à reconnaître, selon l’origine du client, ce qui définit pour lui un service exceptionnel. Par exemple, on ne salue pas un client japonais comme un client américain. D’un pays à l’autre, d’un moment à l’autre, tout change. C’est tout le défi des maisons d’hospitalité : comprendre le besoin en face de soi, avec cette approche de maîtresse de maison qui ressent ce dont son invité a besoin.
Vous parliez des petites attentions qui font la différence. Avez-vous des exemples concrets ?
Récemment, nous avons accueilli un client passionné de voitures de collection. Nous sommes allés lui acheter un coffee table book sur ce thème, déposé sur sa table basse avec un petit mot personnalisé. Cela peut aussi être de choisir les couleurs préférées d’une invitée pour un bouquet de fleur, de recoudre un bouton décousu retrouvé dans la chambre, d’encadrer une photo de famille et la déposer sur le chevet… De petites attentions qui font une grande différence.
L’hôtellerie de luxe a-t-elle beaucoup évolué ces dernières années ?
Qu’est-ce qui reste immuable ?
La qualité reste la première attente : l’attention aux détails, la sensibilité, l’atmosphère. Ce qui a vraiment changé, c’est l’intérêt croissant des voyageurs pour les maisons à taille humaine. Les boutique hôtels sont nés de cette tendance, et on reste dans cette recherche d’expériences plus personnelles. Les convives cherchent du sens, et s’intéressent de plus en plus à la durabilité. La tendance est au quiet luxury, au slow living : prendre le temps, profiter, observer les petits détails, apprécier l’instant. Après le Covid, cette quête d’équilibre de vie s’est renforcée. Cela va de pair avec les destinations vertes, offrant une parenthèse hors du temps. En cela, le Luxembourg a beaucoup d’avenir dans le tourisme.
Quelle place occupe le digital dans vos activités où l’humain est essentiel ?
Nous utilisons les outils digitaux pour alléger certaines tâches administratives et libérer du temps à nos employés, afin qu’ils se consacrent davantage à l’expérience client.





















































C’est le nombre d’hôtels dans le pays qui sont classés quatre étoiles. On en trouve aussi quatre classés cinq étoiles.
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C’est le nombre d’établissements bénéficiant du label d’excellence Relais & Châteaux dans le pays : la Villa Pétrusse et son restaurant le Lys ; ainsi que l’Hôtel Le Place d’Armes et son restaurant La Cristallerie.
Finalement, la technologie nous permet d’humaniser encore plus notre service.
À trop vouloir bien faire en matière d’expérience client, quelles sont les erreurs à éviter ?
Parfois, le mieux est l’ennemie du bien. Nous aimons connaître nos hôtes et il peut être d’usage de prendre des notes sur des préférences de nos convives. Le risque est de vouloir trop consigner, et compromettre l’authenticité de la relation client. Si cette intention part d’un bon sentiment, elle peut paradoxalement créer un malaise chez le client. En cherchant à offrir une expérience trop parfaite, on risque de perdre ce qui fait la richesse d’un accueil sincère et humain.
Anne Knepper, Mathias Hameeuw et Davide Sorvillo.

Au Public House, la next gen dépoussière l’expérience client
Ouvert en juin 2023 dans l’enceinte du Casino Luxembourg, le Public House veut offrir une autre expérience de la gastronomie, centrée sur des valeurs. À sa tête, le trio formé par la Jeune Cheffe de l’Année Gault & Millau Anne Knepper et ses deux compères, Davide Sorvillo et Mathias Hameeuw, entend promouvoir l’artisanat, la transparence et la durabilité.
« Offrir une expérience qu’on ne retrouve que très rarement, voire pas du tout, au Luxembourg. » Voilà ce qui guide le trio à la tête du Public House, installé depuis deux ans dans les salons Saint-Hubert du Casino. Et cela se joue d’abord dans les assiettes, avec la façon dont la cheffe Anne Knepper conçoit ses plats, mais aussi dans le choix des vins.
Une expérience qui va au-delà du pur aspect gastronomique. Certes, on vient au Public House pour dîner, mais aussi et surtout pour passer un bon moment dans un environnement hors du commun. « L’ambiance, c’est aussi tout ce qui vient autour : le choix de la musique, la luminosité, au-delà du gustatif », souligne Mathias Hameeuw.
Le trio a réussi un pari : allier une offre à la fois décontractée et exigeante. Loin du costume-cravate, l’équipe veut offrir une atmosphère familiale et tisser un lien sincère avec ses clients. Avec l’ambition de fidéliser sa clientèle sur un marché luxembourgeois relativement restreint. Pour cela, elle mise notamment sur les newsletters et les réseaux sociaux afin de faire rayonner son offre et maintenir un contact permanent avec les habitués.
Attentif aux feedbacks, le trio met un point d’honneur à prendre en compte les retours de ses clients. Des remarques souvent plus constructives lorsque l’avis est sollicité après l’expérience, par mail par exemple, que lorsqu’un serveur demande directement si tout s’est bien passé.
« Par exemple, nous avons déjà reçu des remarques sur l’offre de boissons trop restreinte. Au départ, nous ne voulions servir que des vins nature, mais nous avons réalisé que cela pouvait être intéressant pour certains, mais pas pour tout le monde. Nous avons donc adapté la carte pour proposer un équilibre entre vins naturels, conventionnels et plus classiques, afin qu’il y en ait pour tous les goûts. »
LIF E ’S JU S T A B IT
BE T TER WI T H A D RO P


THÉORIE-PRATIQUE-RÉALITÉ
: TRIPTYQUE DE L’EXPÉRIENCE DANS LE LUXE
Dans le domaine de l’horlogerie de luxe, l’expérience client se déploie selon ses propres codes, avec une approche différente. Sans tout dévoiler de ce qui fait la spécificité de son activité, Robert Goeres livre sa notion de l’expérience client, développée au rythme d’une trotteuse : avec régularité, sans jamais s’arrêter.

Patricia Pitsch, Photographe
En matière d’expérience client dans le luxe ou le haut de gamme, « la première grande erreur, c’est de s’imaginer ce que veut le client », lance Robert Goeres, patron de Goeres Horlogerie, dont l’activité a été scindée l’an dernier en trois entités autonomes : Patek Philippe, Rolex et Tudor. Trois marques, chacune avec son positionnement et ses exigences spécifiques en marketing ou en service, ce qui se traduit directement dans l’expérience client.
Une expérience sur mesure, sans cesse repensée, qui se décline à trois niveaux, explique Robert Goeres.
« Il s’agit d’un triptyque : la théorie, ce que l’on apprend ; la pratique, ce que le vendeur fait ou doit faire ; et enfin la réalité, celle du client. » Et c’est là que commence tout l’enjeu de l’expérience dans ces secteurs haut de gamme. « Car on ne connaît pas vraiment la réalité du client. Qui a déjà dépensé plus de 80.000 euros pour acheter un objet et peut prétendre savoir comment le client le vit ? Nous devons donc partir d’un principe clair : nous n’en savons rien. »
Dans la foulée, si vous lui demandez de détailler très clairement les axes de sa stratégie client, Robert Goeres vous répondra sans détour qu’il n’en sait rien. Pourtant, c’est bien une approche qu’il défend depuis quinze ans. « En 2009, nous nous étions posé une question simple : pourquoi certains vendeurs réussissent et d’autres pas ?
Nous avons travaillé sur cette question avec nos fournisseurs et avec le cabinet de conseil Porsche Consulting, mais aussi en multipliant les visites de boutiques dans différents pays. Pour nous, c’est ça, l’expérience client : une remise en question permanente, observer ce qui se fait ailleurs et mettre rapidement en pratique. »
Des travaux pour renforcer l’expérience client Il précise : « Dans la client experience, plus le prix monte, plus c’est difficile, car au-delà de certaines sommes, nous ne vivons pas nous-mêmes cette expérience. Mais nous avons tout de même notre base claim : l’excellence, avec l’ambition de faire toujours mieux. Il y a une certaine analogie avec le sport : le dépassement, l’exigence d’aller plus loin dans le service et de faire davantage. »
C’est d’ailleurs le principe appliqué actuellement dans la boutique Rolex, fermée pour travaux, alors que sa configuration n’avait même pas encore dix ans. « Les attentes changent et nous voulons anticiper. Cela fait aussi partie de l’expérience client », dit-il en évoquant les matériaux ou l’éclairage, qui ont beaucoup évolué ces dernières années et participent directement à l’impression ressentie par le client dès son entrée en boutique.
En tant qu’entrepreneur confronté à l’expérience client, Robert Goeres

« On vend quelque cho se dont on n’a pas vraiment besoin. »
se heurte à une réalité : l’heure s’affiche partout – dans la rue, les voitures, les smartphones ou presque tout appareil électronique. « Finalement, on vend quelque chose dont on n’a pas vraiment besoin ; on est dans le nice to have plutôt que dans le must have. Ce qui signifie qu’en réalité, on vend bien plus qu’une montre : on vend une valeur ajoutée, celle que l’objet apporte en soi, et c’est ce que nous pouvons offrir. »
C’est là que la notion d’émotion entre en jeu. Elle implique de mobiliser
les cinq sens pour offrir une expérience mémorable : la vue, avec des espaces visuellement cohérents avec l’image de la marque, qu’elle soit épurée ou ostentatoire ; l’odorat, via une atmosphère olfactive correspondant à l’univers de la maison ; le toucher, celui des matériaux nobles ; l’ouïe, avec une ambiance sonore maîtrisée ; et même le goût, par la qualité du café ou de la boisson servie. « Tous ces éléments doivent être pensés dans un point de vente », résume Robert Goeres. Autant de détails difficiles à transmettre par le canal digital, qui a pourtant bouleversé le commerce ces dernières années.
Une veille permanente et le souci du détail « Le commerce a beaucoup changé
ces dix à quinze dernières années, particulièrement après le Covid. Depuis, la hausse du commerce en ligne modifie la consommation. Il est, par exemple, devenu normal de payer d’abord et de recevoir son produit ensuite. C’est un changement fondamental par rapport au commerce de détail. De la même façon, le client d’aujourd’hui s’informe davantage : il sait ce qu’il veut, sait comment l’obtenir et se montre plus exigeant, ce qui remet aussi en question le métier de vendeur », observe Robert Goeres. D’où l’importance d’une veille permanente pour mieux cibler les attentes. « Chez nous, la veille est constante, partout, tout le temps. C’est une culture au sein de notre entreprise : cela passe par nous, avec ma famille,

en vacances ou en visite, mais aussi par nos collaborateurs. » Ces derniers, cinquante au total, suivent chaque année 68 heures de formation. Plus que des cours théoriques, Robert Goeres leur propose des expériences particulières : voyager en avion privé, séjourner dans un grand hôtel ou déjeuner dans un restaurant gastronomique. Objectif : vivre l’expérience de « l’autre côté » et mesurer l’importance de l’accueil, de l’accompagnement et de la personnalisation – voire de l’hyperpersonnalisation. « Par exemple, l’emballage est essentiel. Il ne s’agit pas seulement d’un contenant. Nous voulons que, lorsqu’un client ouvre son produit, il vive une expérience. Pareil pour les factures : nous choisissons un papier particulier. Rien ne doit être négligé. »
Mode et saveurs : la nouvelle recette du luxe
Toujours dans l’univers du luxe, une tendance prend de l’ampleur (mais pas encore au Luxembourg), avec des maisons de haute couture qui prolongent l’expérience de marque dans un domaine bien éloigné de leur savoir-faire : la gastronomie. Plus que des vêtements ou des accessoires, elles veulent vendre un style de vie, et la gastronomie ou, plus globalement, l’hospitalité constituent une manière efficace d’y parvenir.
Une méthode qui sollicite davantage de sens et qui fait recette sur les réseaux sociaux et auprès de leurs utilisateurs. Dior, par exemple, avec son restaurant Monsieur Dior, dirigé depuis mi-septembre par le chef triplement étoilé Yannick Alléno, mais aussi sa pâtisserie baptisée le Jardin ou encore son café. Une façon de faire vivre le style de vie à la française cher à Christian Dior. Une formule qui fonctionne aussi auprès des touristes, en incarnant le patrimoine culturel et artistique. Louis Vuitton propose également une offre similaire avec le Café Maxime Frédéric , dans un décor luxuriant face à la Seine. Cette stratégie présente d’autres avantages : elle permet de créer de nouveaux points de contact avec une clientèle qui ne viendrait pas forcément acheter une robe ou une paire de chaussures. Les points de vente deviennent alors des lieux de destination, où l’on vient justement chercher une expérience.


Clients ESG : des att entes en mutation
Longtemps reléguée derrière les enjeux environnementaux, la gouvernance s’impose désormais comme un pilier de la durabilité au Luxembourg. Membre du comité exécutif de Raiffeisen, Sandrine De Vuyst observe une prise de conscience croissante, notamment chez les PME.
Thierry Labro, Journaliste
Julian Pierrot , Photographe
Conversation avec Sandrine De Vuyst
« Nous ne sommes pas des gendarmes »
Raiffeisen a-t-elle déjà écarté un projet immobilier pour manque de durabilité ? « Il n’y a pas que le “E” dans ESG, il y a aussi le “S”, répond Sandrine De Vuyst. Nous n’avons pas refusé de projet pour un mauvais certificat énergétique : ces clients rencontrent déjà plus de difficultés à obtenir de bonnes conditions. Nous avons préféré créer un produit dédié à la rénovation, avec des critères adaptés, afin d’encourager la transition. Nous ne sommes pas des gendarmes, mais des partenaires. »
Lire l’interview complète sur paperjam.lu
Avez-vous constaté une évolution de l’intérêt de vos clients pour l’investissement ESG ?
Il faudrait peut-être distinguer selon le type de client. Les entreprises, pour des raisons assez évidentes de coûts et d’efficacité, s’intéressent à cette problématique depuis un certain temps. Que ce soit pour le photovoltaïque ou la digitalisation, le sujet leur est bien connu.
Du côté des clients particuliers, je ne suis pas certaine qu’ils se dirigent spontanément vers la durabilité. Cependant, la hausse des coûts des matières premières, combinée aux aides publiques, a suscité un engouement pour les énergies renouvelables.
En matière d’investissement, avec Mifid et l’entrée en vigueur des critères ESG en 2022, on constate que la demande pour des produits exclusivement ESG reste limitée.
Pourquoi ?
Parce que les clients ne veulent pas fermer la porte aux autres types d’investissement. La rentabilité et la performance d’un portefeuille restent plus importantes que d’avoir exclusivement des investissements ESG. Beaucoup ne s’opposent pas aux investissements ESG, mais très peu souhaitent investir uniquement dans ce type de produits. Ils veulent garder la latitude de l’ensemble du spectre, même si de plus en plus, ils sont conscients des problématiques ESG.
Quels aspects de l’ESG suscitent le plus d’intérêt chez vos clients ?
Pour tout le monde, particuliers comme entreprises, le premier axe a surtout été l’environnement car c’est celui qui a été le plus mis en avant par les médias. Mais la gouvernance et la responsabilité sociale ne sont pas pour autant délaissées. Au Luxembourg, on voit de plus en plus d’entreprises
– notamment les plus petites – s’orienter vers la gouvernance et la bonne gouvernance, que ce soit via la banque et ses conseillers ou à travers leurs propres initiatives. Des affaires comme celle de Caritas poussent dans cette direction. La gouvernance fait aujourd’hui l’objet d’une prise de conscience importante, ce qui lui confère une nouvelle dimension et exige une attention particulière. Les entreprises revoient très souvent leur mode de gouvernance.
Quelles sont les données que vous pouvez partager sur vos clients ? Pour tout ce qui est crédits aux particuliers, on constate une évolution sensible et positive dans l’aspect ESG. Du côté professionnel, cela continue mais ils étaient déjà plus avancés.
Et sur la partie placement ?
Pour vous donner un ordre d’idée, la majorité de nos encours en fonds est investie dans des fonds Article 8 et Article 9 (du règlement européen SFDR, ndlr).
Sur le marché, certains produits se présentent comme ESG alors qu’ils ne le sont pas vraiment. Comment évitez-vous le greenwashing ?
D’abord, nous nous appuyons sur la réglementation et veillons à être conformes. Ensuite, nous utilisons des outils externes comme MSCI. Nous avons fait appel à des consultants, notamment Forethix. L’objectif est de mettre en place quelque chose de solide, pas seulement selon les critères de Banque Raiffeisen, mais validé par des acteurs reconnus dans ce domaine.
Sponsored content by Luxembourg Capital Markets Association (LuxCMA)
The voice and meeting place for Capital Markets

Vice-Chair,
The Luxembourg Capital Markets Association (LuxCMA) has a busy year planned as it continues to unite and represent stakeholders, share knowledge, and showcase Luxembourg internationally as an attractive environment for capital markets.
Why was LuxCMA created?
Many of us working in capital markets felt that topics important to us weren’t sufficiently addressed by established associations, so we decided to create our own. LuxCMA was launched in 2019. Since then, we have solidified our mission, expanded our membership and network, and become a real force and voice for the entire capital markets ecosystem.
Who are your members?
We currently have 60 corporate members, each bringing several team members who participate in our initiatives. Our membership is divided into four broad groups: Operating industries, corporate services, audit firms, and law firms. It is important to represent the diversity of fields in capital markets so that we can champion the entire industry and help strengthen the country’s position. Thirteen members sit on the board, and it is a requirement that each group is represented by at least two board members.
Our members include senior executives as well as junior professionals eager to learn and grow. This ensures a plurality of perspectives, dynamism, and energy. We are very open and inclusive and welcome members of any age or experience level.
How do you promote and strengthen the capital markets sector?
One of our biggest achievements is the technical papers we publish, written by experienced members, to educate others and create harmonised industry standards. This ensures alignment and allows Luxembourg to be represented internationally as the highly attractive capital markets jurisdiction it is. We are proud to report that in 2025, we published 13 position papers, each full of insight and expertise.
Cathrine Foldberg Møller, LuxCMA
Partner at DLA Piper and Holger von Keutz, LuxCMA Treasurer, Partner at PwC.
Photo : Patricia Pitsch
We also have numerous working groups on topics including best practices, digital and blockchain technologies, equity capital markets, legal and regulatory updates, private equity and debt, securitisation, sustainable finance, tax, and more. We are also starting to look more at Islamic finance, which is making a resurgence.
We want to appeal to younger professionals and people on the move, so we produce podcasts and videos alongside our position papers, which are engaging, spirited, and accessible.
« People love growing their networks and getting to know others, and we love facilitating collaboration and knowledge sharing. »
Cathrine Foldberg Møller, LuxCMA Vice-Chair, Partner at DLA Piper
What social and networking opportunities does LuxCMA offer?
We organise lively events for attendees to meet, share knowledge, and stay up-to-date. Some events are membersonly, while others are open to anyone. Highlights include the New Year’s reception, the autumn gathering, and our flagship event, Capital Markets Day, which is scheduled for 1 July. This event features top speakers, including international experts, and is a great opportunity to meet professionals and explore Luxembourg’s toolbox. Anyone can easily register by going to the events page on www.luxcma.com.
How do you work across sectors and connect with other associations?
The capital markets industry encompasses so many fields, and we know the importance of staying connected. We are closely integrated within the Luxembourg financial ecosystem and
« Our working groups and papers focus on everything from tax and legal to private debt and securitisation. »
Holger von Keutz, LuxCMA Treasurer, Partner at PwC
work in partnership with other industry associations, including organising joint conferences.
In which ways do you educate students and the public?
Raising awareness of capital markets is vital, not just for future professionals but for financial literacy of the general public. This is also one of the objectives of the European Commission and the Luxembourg Government. Much of our content is disclosed to the wider public with the aim of shedding light and build understanding on what capital markets is, building understanding of how it supports the economy and positioning it as a key component of the financial sector.
How do you get the word out globally about capital markets in Luxembourg?
We actively represent Luxembourg abroad, networking with banks, asset managers, operating industries, lawyers, tech providers, and other players.
We have organised an annual event in London for the past three years to showcase our offerings and recently held an event in Frankfurt with the TSI to promote German securitisation practices. We will continue these efforts and further expand our international outreach. Find all the 2026 events to discuss, share and stimulate progress
Must-Attend LuxCMA Events in 2026
18.03
InfraFuse Forum –The LuxCMA x ABBL Market Infrastructures Incubator
A highlevel forum uniting capital markets and infrastructure leaders. Open to the public.
20.05
The Best Practice Corners Members only interactive sessions with industry experts, focused on practical exchange.
16.06
Annual General Assembly
A strategic milestone for members to review activities and confirm priorities.
01.07
Luxembourg Capital Markets Day
LuxCMA’s flagship gathering of market leaders and public decision-makers. Open to the public.
08.10
LuxCMA London Roadshow –“Luxembourg: A Hub of Choice for Capital Markets” International showcase of Luxembourg’s capital markets ecosystem in the UK. Open to the public.

An Act at Venice
Aline Bouvy is one of those artists who shift boundaries without taking themselves too seriously. With humour, sharpness and a taste for discomfort, she questions norms and bodies. This year, she will represent Luxembourg at the Venice Biennale 2026.
Conversation with Aline Bouvy
Emilie Gline, Journalist Jan Hanrion, Photographer
“ I wanted
t o propose a real gesture, almost an act.”

We’re at the Casino Luxembourg –Forum d’art contemporain today. I get the sense this isn’t a neutral place for you. Does it resonate with you?
Yes, absolutely. “Hot Flashes”, the exhibition that opened here in June 2025, was an important moment. I worked on it with Stilbé Schroeder, who curated the exhibition and is also the curator of the Luxembourg Pavilion at the Venice Biennale.
Being here was also a very concrete return to the Grand Duchy.
I grew up here; this is where I spent my childhood and teenage years. Coming back to work here over an extended period, spending time in the city again, inevitably shaped the exhibition. Elements connected to childhood, to that time in my life, resurfaced quite naturally.
If we set aside exhibitions, projects and all the discourse around them, what remains of you today as an artist?
I really define my practice through the projects and the contexts I’m invited to work in. I’m not someone who produces work just for pleasure; for me, that would be closer to a hobby.
My work begins with an invitation, a platform, a concrete framework. From there, I develop research that responds to that specific context. Outside of projects, not much happens in the studio. I remain curious, attentive, but I don’t produce without a reason. Being an artist, for me, is always about engaging with something real.
Your work often contains something that is both attractive and unsettling. Is that something you consciously seek?
My work is shaped by questions around social norms, so I inevitably engage with subjects that can be sensitive or still considered taboo.
From “Hot Flashes” (Casino Luxembourg, 2025) to Venice: an architectural element in transformation.

The Luxembourg Pavilion at the Venice Biennale 2026
For the 2026 Venice Biennale, Aline Bouvy will present La Merde, an immersive audiovisual installation conceived for the Luxembourg Pavilion and curated by Stilbé Schroeder. Centred on a symbolic female figure embodied by women’s faeces, the project explores what societies choose to reject, conceal or evacuate. A soundproofed semicircular seating structure adapted from the mirrored steel work Wall, first shown in “Hot Flashes” at Casino Luxembourg, will face a large LED screen and a 4D sound system, shaping an immersive and shifting collective experience.
But I never aim to provoke for the sake of provocation.
What interests me is starting from real issues and finding ways to shift them, to tell them differently, often with humour. You can talk about anything – really, anything. The question is how you talk about it. There’s no moral lesson, no message to deliver. It’s an open proposition, a space for questioning. What matters to me is stepping outside overly normative ways of looking at things.
The Venice Biennale is approaching. What did you feel compelled to propose in that context?
When I received the invitation in the summer of 2024, I was already working on the exhibition at the Casino. Very quickly, it became clear to me that the Venice Biennale wasn’t a place where I wanted to simply present the outcome of a project, as one might elsewhere.
It’s a very specific context, with immense visibility. For me, it required a real gesture – almost an act. That’s when I decided to develop a film project I had been carrying with me for nearly ten years, but had never managed to realise until now.
At its core, what was most important for you to put at stake with this project?
The film is about our relationship to others. About how, from childhood, we are conditioned to see certain things as clean or dirty, acceptable or unacceptable. We’re not born with these categories; they’re taught to us. What interested me was pushing this reflection very far, almost to an extreme, to see how this conditioning shapes the way we perceive one another as human beings, how we accept or reject others. The film also deals with everything we try to get
rid of, everything we don’t want to see. Cities function like bodies: above ground, everything is visible and organised, while underneath there’s an entire underground network designed to make disappear what we’d rather not confront.
In that sense, the film is also about retention – about blocking flows, holding things back. But life is fluid, constantly in motion. When movement is obstructed, when we build walls and borders, things stop working.
The film functions somewhat like a fable: an open reflection, without a message to impose, but one that perhaps invites us to let circulate what we usually refuse to look at.
What does it mean to you to represent Luxembourg at the Venice Biennale?
I don’t think about it in terms of a strongly constructed national identity, but of course it means something. I am Luxembourgish; it’s written on my ID card (laughs).
And I also think there was a certain courage in accepting this project as it is. Representing a country with a project that carries this title and this subject matter is not insignificant. The project was understood and supported, and for that I’m genuinely grateful.

Fundamentals SA, A growth under control



Fundamentals is a leading fund administrator specializing in the administration of investment funds across all asset classes and strategies. Building on its international expertise and client-centric operating model, the firm supports a broad and evolving client base with solutions designed for flexibility, efficiency, and long-term partnership. As an independent, owner-operated firm, it provides end-to-end operational and administrative support to complex investment structures worldwide. Leveraging deep crossborder knowledge and a strong international network, Fundamentals delivers scalable, tailored solutions aligned with each client’s strategic objectives.
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Over the past two years, Fundamentals has grown from 40 to 110 employees and onboarded 80 investment funds and their General Partners. This significant expansion has been carefully managed, with a continued focus on scalability, operational robustness, and consistently high service standards.
To sustain this momentum, Fundamentals continues to invest in a scalable technology ecosystem, including the deployment of ERP system and the expansion of its investor platform. These initiatives support faster onboarding, efficient investor servicing and reliable scaling of the Transfer Agent function, while maintaining high service standards.
A truly “à la carte service” model Fundamentals has built its service offering around a modular, à la carte model designed to adapt to the specific priorities of each client. Rather than imposing standardized packages, the firm enables clients to select precisely the services they need, supporting efficiency, alignment, and long-term relevance. This flexibility is a core differentiator in a market defined by increasing complexity and speed.
Contenu sponsorisé par la Banque de Luxembourg
Accompagner la reprise du marché immobilier

Une équipe d’experts au service des professionnels de l’immobilier : Nathalie Welbes, Conseillère Real Estate, Michel Weckering, Deputy Head of Entreprises & Entrepreneurs et Astrid Schlesser, Conseillère Real Estate à la Banque de Luxembourg.
Le marché immobilier résidentiel sort progressivement de la crise. Les experts de la Banque de Luxembourg décryptent les ressorts de cette reprise. Dans un environnement qui a évolué, promoteurs et partenaires bancaires doivent adapter leurs approches.
Après une crise majeure, comment le marché de l’immobilier résidentiel luxembourgeois évolue-t-il aujourd’hui ?
Michel Weckering : Dans le résidentiel, nous pouvons distinguer deux dynamiques de marché. D’un côté, le marché de l’existant a retrouvé une activité comparable à celle d’avant-crise. En termes de volumes de transactions, nous sommes revenus à des niveaux proches de la période 2016–2022. Nous observons également une hausse continue des loyers ces deux dernières années. Cela indique que le besoin structurel en logements reste très fort.
De l’autre côté, le marché du neuf connaît une reprise plus progressive, notamment en raison des effets résiduels de la crise, qui incitent les acquéreurs à davantage de prudence.
Quelles perspectives se dessinent pour 2026 ?
M.W. : Les fondamentaux du marché restent solides. Le déséquilibre entre l’offre et la demande demeure, et le déficit de logements ne s’est certainement pas résorbé. L’un des enjeux clés de la reprise concerne la confiance des acquéreurs.
Photo : Julian Pierrot
Un accompagnement sur mesure
Construction
Financement à long terme
Ceux ci achètent moins sur plan qu’auparavant. En revanche, dès lors qu’un projet est en construction, la commercialisation devient plus fluide. Les acquéreurs souhaitent disposer de garanties et d’une réelle visibilité sur la livraison.
Astrid Schlesser : Un retour progressif des investisseurs pourrait constituer un levier important de la reprise. Même en l’absence de nouvelles mesures publiques, la combinaison de loyers élevés, de taux stabilisés et de fondamentaux solides crée à nouveau des opportunités d’investissement attractives.
Beaucoup de candidats acquéreurs ont patienté, espérant une baisse des prix. Peut-on dire que le marché est désormais stabilisé ?
Nathalie Welbes : Sur le long terme, les chiffres confirment une certaine stabilité. Entre 2010 et 2025, les prix des appartements ont progressé d’environ 4,7 % en moyenne par an. Les hausses très marquées observées entre 2017 et 2021 relevaient davantage d’une phase de surchauffe.
Avec la crise, nous avons assisté à un ajustement des prix, qui a figé les prises de décision : chacun attendait
Garantie d’achèvement
pour acheter moins cher, et le marché se bloquait. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Nous ne sommes plus dans une logique de baisse généralisée, la visibilité est meilleure et les transactions ont déjà bien repris.
Dans ce contexte, faut-il désormais construire pour vendre ?
A.S. : C’est effectivement une nouvelle réalité à laquelle les promoteurs doivent s’adapter.
L’un des enjeux majeurs ne réside-t-il pas, dès lors, dans les modalités de financement ?
A.S. : Exactement. Tous les promoteurs ne disposent pas de fonds propres suffisants pour engager des projets sans préventes significatives. Et il n’est plus réaliste d’exiger systématiquement des niveaux de précommercialisation de 70 à 80 % avant de lancer une construction.
Dans le contexte actuel, les acteurs disposant de liquidités peuvent plus facilement se positionner. Mais cela implique d’adapter les modèles, afin de mieux appréhender les risques et de s’assurer de la solidité des projets. Dans ce cadre, les banques ont également un rôle clé à jouer.
Comment la Banque de Luxembourg soutient-elle aujourd’hui les promoteurs ?
N.W. : Notre volonté est d’accompagner le marché dans la durée, bien au-delà du simple financement. Plus que jamais, nous nous positionnons au plus près des acteurs, à travers une analyse de risque approfondie et individualisée, afin de proposer les solutions les plus appropriées. Chaque projet fait l’objet d’une approche sur mesure, prenant en compte la localisation, la qualité du projet, la solidité de la contrepartie, la structure des coûts ou encore les contrats avec les entreprises de construction. Il s’agit avant tout d’aller chercher des éléments de confiance, indispensables à la concrétisation des projets.
M.W. : Nous entendons continuer à jouer pleinement notre rôle de partenaire de confiance auprès des promoteurs. Cela implique une capacité constante à faire évoluer nos modèles et à nous adapter aux nouvelles réalités du marché. Concrètement, nous pouvons accompagner les projets tout au long de leur cycle de vie : financement du foncier, de la construction, émission de garanties d’achèvement ou encore mise en place de financements à long terme pour les investisseurs institutionnels. Il s’agit de soutenir une reprise durable et structurée du marché.
Pour toute information complémentaire, Michel Weckering, Deputy Head of Entreprises & Entrepreneurs, et son équipe sont joignables au 49 924-5150.
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Terrain
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Thierry Labro et Guillaume Meyer, Journalistes
Julian Pierrot , Photographe
Conversation avec Marc Lauer, Christian Strasser et Octavie Dexant

Comment les assureurs réinventent l’équilibre humain-digital
Marc Lauer (Foyer), Christian Strasser (Lalux) et Octavie Dexant (Axa) veulent voir la technologie comme un renfort plutôt qu’un substitut, en particulier dans les moments sensibles.
Le mot-clé est la personnalisation, selon les trois vice-présidents de l’Aca.
Nouvelles souscriptions : « avec un agent »
Quel contact souhaitez-vous pour la souscription d’une action nouvelle ? C’est l’une des questions posées par l’Ilres dans sa dernière étude Assurances particuliers « Internet » n’est mentionné que par 6 % des répondants (+2 points par rapport à 2023). 69 % répondent « avec un agent » (+7 points), 16 % souhaitent avoir le choix entre la compagnie et l’agent (–9 points) et 4 % préfèrent « uniquement la compagnie » (–1 point). L’enquête a été menée en maijuin 2025 auprès d’un échantillon de 1 150 résidents au Luxembourg âgés de 18 ans et plus.
Relation client et digitalisation
Les banques réduisent progressivement leur présence physique au nom de la rationalisation des coûts. À l’heure de la digitalisation, jusqu’où l’assurance peut-elle rester humaine ?
Christian Strasser : La présence physique n’est pas un coût, mais un investissement. Je viens du domaine bancaire et j’ai assisté à ce qu’on y a fait. Croyez-moi, je me suis toujours battu pour le réseau d’agences dans le secteur bancaire ! Je pense que c’est une erreur stratégique fondamentale de regarder son bénéfice à court terme et de couper là-dedans. Aujourd’hui, les banques en paient le prix, that’s it. La seule chose qui compte, c’est la demande du client. Les banques ont fait l’erreur de décider à la place du client. C’est le client qui paie, donc c’est le client qui décide.
Marc Lauer : Nous sommes, nous les assureurs, des vendeurs de promesses. Rien d’autre. Le jour où vous avez un grave accident de voiture –sans blessure, mais avec un véhicule largement endommagé –, vous vous imaginez, les mains un peu tremblantes, prendre votre téléphone et taper la déclaration de sinistre ? Pas du tout. Vous voulez quelqu’un qui vous dit : « Calmez-vous, on va s’occuper de tout. Dans quelques heures, vous aurez une voiture de remplacement. Vous êtes en bonne santé, soyez content de ça ; le reste, c’est notre problème ! » C’est ça que les clients veulent. Pas la déclaration digitale.
Même si c’est moins cher ?
M.L. : Ce n’est pas soit le digital, soit le physique. Ça peut être l’un et l’autre. Il faut digitaliser, ce qui n’est pas
émotionnel : changement d’adresse, décompte de la CNS… Mais là où il y a de l’émotion, il faut être présent. Dans le sinistre, mais aussi dans la vente. Bien sûr que nous pourrions faire un contrat pension en une demi-douzaine de clics – et si le Commissariat aux assurances le veut bien, nous éviterons encore 35 clics supplémentaires pour l’anti-blanchiment. Mais par ailleurs, vous vous engagez sur 10, 20, 30 ans… C’est quand même rassurant de se dire que quelqu’un va vous répondre, et pas un chatbot. Octavie Dexant : Nous faisons le chemin inverse : nous avons ouvert plus d’agences. Développer le réseau fait partie de la stratégie. Le digital est là pour augmenter l’humain, pas pour s’y substituer. Au Luxembourg, il y a une culture du relationnel, également liée à la taille du pays. Nous avons la chance de pouvoir nous connaître et de rester dans l’humain. C’est quelque chose que les gens vont rechercher dans tous les aspects de leur vie. Et c’est encore plus vrai dans l’assurance. Beaucoup d’étrangers arrivent ; ils ne savent pas quel type d’assurance est obligatoire, beaucoup de choses peuvent être différentes et il y a un devoir de conseil. Ça fait partie de l’accueil du pays. Mes agents ont ce rôle. Cela n’empêche pas de créer des parcours digitaux qui vont aider là où les gens veulent quelque chose d’instantané. Si je rentre tard le soir et que j’ai besoin d’un document pour ma déclaration d’impôt, je veux pouvoir le trouver à 23 heures sans forcément devoir appeler mon agent.
Le digital peut accompagner l’agent pour qu’il soit plus efficace, qu’il perde moins de temps sur des tâches à faible valeur. Il accompagne aussi nos équipes lorsqu’on gère un sinistre. Mais ce n’est pas la machine humanisée, ce n’est pas le digital

Christian Strasser CEO Lalux
« Les banques ont fait l’erreur de décider à la place du client. »
avec une touche d’empathie : c’est l’inverse ! C’est l’humain avec une touche d’intelligence artificielle pour l’augmenter, pour accélérer quand cela peut l’être, mais il y a toujours quelqu’un au centre. Nous sommes dans un métier de personnes.
M.L. : Beaucoup de gens dans le secteur de l’assurance, mais aussi en dehors, essaient de proposer des parcours digitaux qui ne sont vraiment pas de bonne qualité. Ça peut commencer avec des billets d’avion, qui devraient aujourd’hui être quelque chose d’extrêmement standardisé… et combien de fois tout bloque ! C’est frustrant. Mais pour un vendeur de promesses qui a besoin de la confiance de ses clients, c’est encore plus catastrophique. Nous avons déjà automatisé beaucoup de choses, mais il reste un besoin de conseil au moment de la vente et d’assistance au moment du sinistre.
O.D. : Oui, et en cours de vie aussi, parce que c’est également à ce moment-là que l’humain joue un rôle essentiel. Nos agents connaissent très bien leurs clients : ils sont capables de voir leur vie évoluer et de leur dire, par exemple : « Attention, tu as eu des enfants ; est-ce que tu as pensé à telle chose ? »
C.S. : En plus, pensez-vous que nous serions assez stupides pour continuer à payer des commissions à notre réseau d’agents si nous pensions pouvoir tout faire directement et digitalement, sans eux ? Bien sûr que non.
O.D. : La culture locale joue énormément. Aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni, par exemple, on est sur des produits très standardisés, que l’on achète entièrement en ligne. Ce n’est pas du tout ce que veulent les gens ici. Quand on regarde les produits phares – l’auto, l’habitation, la santé –, il n’y en a pas un seul pour lequel,

Octavie Dexant CEO Axa Luxembourg & Axa Wealth Europe
« Il y a ici une relation personnelle extrêmement poussée. »
en interrogeant les clients au Luxembourg, plus de 25 % se diraient potentiellement prêts à l’acheter en ligne.
Est-ce que ce n’est pas tout simplement parce que c’est un domaine compliqué ? Aujourd’hui, ce n’est pas si simple d’être bien couvert et les gens le savent…
C.S. : La question que vous posez apporte déjà la réponse. Comme Marc l’a dit, nous sommes des vendeurs de promesses – mais aussi de sécurité. C’est précisément pour cela que les gens disent : « Moi, j’ai confiance en Lalux, j’ai confiance en mon agent ». Les deux ensemble forment un partenariat pour lequel le client accepte de payer, afin d’être en sécurité, d’être tranquille.
O.D. : Le mot-clé est personnalisation. En fait, on veut son propre contrat d’assurance, parce que ma situation, ma maison ou la structure de ma famille ne sont pas les mêmes que les tiennes. Donc, à un moment, je veux être sûre par rapport à cela. Un point important est aussi que la notion de risque est très personnelle.
M.L. : Un autre défi, c’est aussi que le produit d’assurance n’est pas un produit sexy. Si Christian s’achetait une Ford Mustang de couleur orange, il dirait à son épouse : « Regarde, chérie, j’ai une Ford Mustang. » Il ne dira jamais : « Regarde, chérie, elle est assurée auprès de Lalux. » Ça ne l’impressionnera jamais. C’est pour ça qu’il faut parler aux clients avec de la raison, pas avec du sentiment. Parfois, on peut toucher un peu au sentiment lorsqu’on parle de prévoyance, mais la plupart du temps, il faut parler avec rationalité.
C.S. : Personnalisation du service, personnalisation du conseil, personnalisation du produit et de la couverture : voilà ce que nous faisons.




90 %
Quatre entreprises représentent 90 % du marché local luxembourgeois : Foyer, Lalux, Baloise et Axa. L’actuel numéro trois, Baloise, est considéré comme le plus avancé localement en matière de numérisation.
Si ce n’étaient que des belles paroles, pourquoi les clients seraient-ils aussi contents de nous ? Nous avons des niveaux de satisfaction très élevés. Il y a des différences entre nous, bien sûr, mais en tant que secteur, pour un domaine aussi peu sexy que le nôtre, le niveau de satisfaction est étonnamment élevé.
O.D. : C’est vrai que les net promoter scores (NPS) du marché sont beaucoup plus élevés que ceux des pays voisins.
M.L. : Et nous avons des NPS bien plus élevés que ceux que les banques arrivent à obtenir. Le Luxembourg est d’ailleurs le seul pays en Europe où c’est le cas.
Pourquoi ? À cause de cette relation personnelle ?
O.D. : Je pense qu’il y a ici une relation personnelle extrêmement poussée. C’est une relation très particulière, qu’on ne voit, je pense, nulle part ailleurs.
M.L. : Aussi parce qu’on règle tous très bien les sinistres. Les habitudes sont totalement différentes de celles des marchés limitrophes. Aujourd’hui, les clients au Luxembourg ont l’habitude d’être bien indemnisés.
La donnée
comme Graal
Quelle est votre avance technologique ? Que pouvez-vous dire de votre stack technologique, par exemple ?
M.L. : Il y a d’abord nos systèmes « cœur » – nos systèmes de gestion de contrats et nos systèmes de gestion des sinistres. À cela s’ajoutent évidemment beaucoup d’autres outils, selon les sociétés. Foyer est plutôt une société qui aime faire du build, donc construire elle-même ; certains
de nos concurrents font plutôt du buy et adaptent ensuite à leur système. Chacun a sa manière de procéder. Mais la donnée a toujours été au cœur de notre métier. Comparés à d’autres secteurs, les assureurs ont toujours été très tech-driven Aujourd’hui, nous vivons aussi ce qu’on appelle la dette technique : des éléments qui fonctionnaient extrêmement bien il y a encore cinq ans sont aujourd’hui un peu out of state. Nous devons les adapter. C’est donc une évolution continue. Bien sûr, il existe aussi des domaines qui ne sont pas en concurrence directe avec nous, où des start-up ou des fintech peuvent venir se greffer pour proposer des solutions. Elles le peuvent parce que toutes les entreprises se posent les mêmes questions, et qu’il existe un marché à servir.
O.D. : Sur certains aspects, être collectif a du sens. Une start-up externe, comme celle distinguée lors de l’Aca Innovation Award, peut aider à mutualiser un peu les moyens et faire avancer le marché.
Nous sommes dans un petit pays, avec un échantillon de données limité. Faut-il un certain partage des données entre assureurs ?
C.S. : Non ! D’une part, on ne pourrait pas, et d’autre part, on ne voudrait pas. O.D. : Les données sont le Graal, la mine d’or, donc définitivement pas. C’est précisément le savoir-faire propre de chaque entreprise : sa capacité à explorer, analyser et prédire le risque, ainsi que sa propre gestion du risque. C’est cela qui nous différencie.
Le groupe Axa est très avancé dans certains domaines, mais ce ne sont pas forcément des choses applicables ici. Parfois, nos panels de données au Luxembourg sont trop petits. Tirer une
Lire aussi sur paperjam.lu

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NPS : Lalux en tête
Lalux obtient le meilleur net promoter score (NPS) parmi les quatre grands assureurs locaux luxembourgeois, selon l’étude Assurances particuliers 2025 de l’Ilres. Le NPS mesure l’écart entre le pourcentage de clients « promoteurs » (satisfaits et prêts à recommander l’entreprise) et celui de « détracteurs » (clients plutôt insatisfaits, susceptibles de quitter l’entreprise). Plus le score est élevé, plus l’entreprise compte une proportion importante de clients fidèles prêts à la recommander, par rapport à ses clients mécontents. Derrière Lalux (59) suivent Foyer (43), Axa (31) et Baloise (23).
prédiction de l’avenir sans échantillon suffisant, c’est impossible.
Il y a aussi la limitation de l’article 300 de la loi sur le secteur des assurances (concernant le secret professionnel, ndlr), qui nous empêche de mélanger les données. Je ne peux pas transmettre le nom d’un client, et encore moins donner mes données.
M.L. : Je vous donne un exemple pour montrer pourquoi la donnée est tellement importante pour nous. Quand on me demande pourquoi il n’y a pas davantage de nouveaux concurrents, j’évoque le modèle économique et financier, mais aussi le modèle technique. Si vous arrivez au Luxembourg sans aucune donnée sur la sinistralité, c’est comme rouler sur l’autoroute à 120 km/h les yeux fermés : vous n’avez aucune idée de ce qui vous arrive et vous avez une très grande probabilité de vous casser la figure. Nous, avec nos données, parfois on n’a qu’un œil ouvert, parfois les deux, mais on voit ; et cela change tout. C’est notre richesse interne, pour toutes les sociétés. Il y a des tendances au niveau européen qui visent à ouvrir ces données, un peu comme avec PSD2 (deuxième directive européenne sur les services de paiement, ndlr) dans le secteur bancaire : ouvrir à droite, à gauche. Nous, on combat cela de toutes nos forces.
Y compris l’idée que le Luxembourg devienne une sorte de hub européen du partage et de la réutilisation de données ? Dans le domaine de la santé, par exemple ?
M.L. : Pour autant que ce ne soient pas nos données qui soient partagées, faites ce que vous voulez !
C.S. : C’est comme si vous aviez la recette secrète de la meilleure bière du monde : vous proposez la bière
à vos clients, mais jamais vous ne donnez la recette à vos concurrents.
Mais peut-être qu’une bière conçue sur un échantillon plus large est meilleure qu’une bière produite avec 10, 20 ou 30 % de part de marché…
C.S. : Même si nous avions le droit de le faire, pourquoi le voudrions-nous ?
Si j’ai aujourd’hui mes produits « orange », c’est parce qu’ils se basent sur des données « orange ». Et contrairement à ce qu’on croit, j’ai ma masse critique, j’ai une part de clientèle suffisante pour avoir une vue très claire sur le pays dans son ensemble. Et je m’en sors très bien avec ça.
Combien de parts de marché faut-il au Luxembourg pour avoir une bonne vue d’ensemble ?
C.S. : Plus !
O.D. : C’est vrai que Foyer et Lalux ont une masse critique. Nous, nous sommes assez loin derrière. Et c’est là où, sans mélanger mes données avec celles du groupe, l’expertise du groupe dans d’autres pays est extrêmement précieuse. Ils peuvent dire : « Attention, ce truc-là, on l’a testé dans tel pays », et on peut récupérer des enseignements que je ne pourrais pas obtenir ici faute de masse critique statistique.
C.S. : Idem pour Baloise : les deux plus « petits » ici ont des maisons mères derrière eux qui les aident sur ces sujets, et cela rééquilibre les forces autrement.
O.D. : Pour en revenir à la technologie, oui, nous sommes une entreprise tech-driven, parce que nous avons un business data-driven et que tout est globalement immatériel. Nous sommes en pleine transformation : les attentes des clients changent, le traitement des données change, et les technologies qui arrivent changent aussi la donne.




« Ouvrir les données ?
On combat cela de toutes nos forces. »
Marc Lauer
Président du conseil
d’administration
Foyer

Je l’explique souvent très simplement : prenons L’Oréal. Ils fabriquent leur shampoing, ils savent combien il coûte, ils fixent un prix et c’est réglé. Chez nous, c’est l’inverse : nous vendons une promesse à un prix, en espérant que cela ne nous coûtera pas plus cher que ce que nous avons facturé. Nous devons déterminer un prix pour le client en temps réel car c’est personnalisé en fonction de sa situation.
Il faut donc des outils qui permettent à l’agent – ou au courtier – d’avoir la réactivité et la qualité attendues car les gens veulent aller vite. C’est pour cela que nous réinvestissons énormément dans les outils qui permettent de donner des tarifs en temps réel. Si ton courtier ou ton agent met 45 minutes à remplir un formulaire, que ça plante et qu’il faut recommencer, il n’aura aucune motivation pour revendre tes produits. Donc oui, la technologie est essentielle pour nous.





Closing the AI Adoption Gap
Achieving the best outcomes with AI requires reliable data and appropriate tools. However, our study shows that without trained people, team structures, and organizational culture, it’s impossible to unlock AI’s full potential.
While AI adoption has been growing through experimentation, many organizations are hitting a plateau due to inability to scale.
BearingPoint’s global study shows that only 8% of organisations are scaling AI initiatives as planned.
Growing gap in AI adoption
BearingPoint research across C-suite executives from private and public sectors conducted via online interviews (Aug. 2025)



In practice we observe di erent levels of adoption, experimentation and deployment of AI use cases. The two ends of the current spectrum of use are represented by ad-hoc use of easy to access generative AI tools (sta transferring their personal use of AI to the workplace) and more complex trials to automate full work ows with a combination of (un)structured data management, GenAI and AI agents.




Scaling AI is still an issue
Two paths should drive scaling: encouraging systematic use of GenAI and investing in carefully selected high-value, high-impact use cases. For the latter, time and signi cant expenditure are needed to deploy at value chain or product level. More than half of surveyed organisations (54%) remain in the earliest phases of agentic AI, with only 7% reporting enterprise-wide scaling.
Empowering teams for everyday AI impact
In the meantime, individual or teamlevel use must spread across daily activities to produce concrete and fast impact. From accelerating studies and data analysis (e.g. gathering of dispersed data for as-is analysis) to recurring delivery (project reporting automation, standardised document generation…). The rst challenge is broad awareness and reskilling. Yet less than half of surveyed rms (46%) embed workforce planning into their AI transformation.
The takeaway? Incrementalism is no longer an option. Widespread acculturation must start now – the time to act is here.

Private assets operations at a turning point
To insource or not to insource, that is the question
The industry has long circled around three options; insourcing, co-sourcing, or full outsourcing. Each comes with its own pros and cons.
Insourcing promises control and proximity to investment teams but requires significant investment in people, systems, and governance; Co-sourcing offers flexibility, allowing firms to retain strategic oversight while delegating operational heavy lifting; and Full outsourcing maximises scalability but may reduce agility and internal knowledge retention.
Private assets have moved from niche to strategic investments. As allocations grow, operational complexity rises. How to build an operating model that is e cient, scalable, and resilient, while still accommodating the characteristics of private assets?
Insourcing at what cost?
Even when rms lean toward insourcing, questions multiply. Should teams be onshore, close to portfolio managers, nearshore, or o shore where cost e ciencies are greater? Can internal teams keep pace with growing volume and complexity? GenAI now adds a new dimension, reshaping the cost-bene t equation entirely.
The theoretical bene ts of insourcing do not always translate into operational reality. Talent shortages, increased regulatory expectations, and the continuous need to upgrade technology push rms toward hybrid models. The decision is no longer binary. Instead, each organisation calibrates its own blend of outsourcing and internal capabilities.
Managed services powered by GenAI and work ow engines represent a new way forward and are more than simple outsourcing arrangements. They combine technology, expertise, and process excellence into a uni ed solution:
– Access to experts who understand private markets’ nuances, from capital calls to waterfall calculations, from funds’ requirements to SPVs, from nance to tax; – Tailored processes designed specifically for illiquid assets with tailored approaches for each sub-asset class; and
– Fit-for-purpose technology, blending third-party platforms with proprietary solutions.
Unlike UCITS or public markets, where standardised processes allow for uni ed platforms, private markets are de ned by highly diverse operational requirements. Real estate, private debt, and private equity operate on slightly di erent data models, work ows, and valuation frameworks— making a single, all-purpose system unrealistic.
Asset managers are faced with a di cult choice: invest in multiple specialised tools, which quickly becomes costly and complex to maintain, or develop internal solutions to bridge the gaps. This fragmented landscape is a key reason many rms turn to managed services providers, who o er integrated, purpose-built operational infrastructure tailored to the requirements of each asset class.
At the core of these new models is data—structured, validated, and accessible — without which there can be no solution. This ensures that asset and fund managers retain full control and transparency, even when
“ Unlike public markets—where decades of
standardisation
have shaped mature operat-
ing models—private
markets remain fragmented, manual, and heavily dependent on people. Today, firms are at a pivotal moment.“
operational execution is delegated. Datacentric models also enable better reporting, analytics, and regulatory compliance.
Adoption at different speeds Some organisations opt for a comprehensive outsourced model, delegating the entire operational chain to a trusted partner. This approach maximises scalability, reduces operational burden, and enables internal teams to concentrate on investment activities and client engagement.
Other organisations prefer a targeted approach, core functions remain inhouse, outsourcing areas where e ciency gains or expertise gaps are most pressing.
Across both scenarios, the model should be designed to scale, integrate, and evolve alongside each organisation.
The back o ce emerges as a must. Compared to the UCITS world, private assets operations remain less mature. As private markets open to retail investors and face increasing regulatory scrutiny, the pressure to industrialise grows.
A robust back o ce is no longer enough. Luxembourg as a whole, and asset managers in particular, must look more into middle o ce operations to contribute to value creation. This shift mirrors the evolution seen in public markets and can include activities,
such as cash ow forecasting and portfolio data management where middle o ce functions became central to operational resilience.
Conclusion
As private asset operations undergo a profound transformation, the traditional debate between in- or out- sourcing gives way to a more nuanced, data-driven approach. Managed services powered by GenAI and work ow automation o er a compelling alternative, blending expertise, technology, and scalability. As private markets continue to expand, operational excellence increasingly becomes a critical competitive advantage.
With decades of experience, a deep passion for the technologies that drive growth, and a careful balance of the right mix of tech and people, we bring unparalleled detail and expertise to every engagement. Reach out to us so we can support you in your growth journey, helping you apply the technologies and operational strategies that will set you apart.

Conversation with Alexandre Draznieks and Julie Dubuisson
Staying competitive across borders
Cardif Lux Vie CEO Alexandre Draznieks and Convex Europe CEO Julie Dubuisson reflect on the challenges ahead as compliance intensifies, markets mature and bespoke advice remains central to Luxembourg’s international life and non-life insurance sectors.
Guillaume Meyer, Journalist Jan Hanrion, Photographer


Economic outlook
The Luxembourg insurance supervisor (CAA) reports record inflows from France in 2024 for Luxembourg life insurance, reaching €13.9bn, up 56.3% year on year. Does this indicate that French entrepreneurs and wealthy families are unsettled by political turbulence at home?
Alexandre Draznieks: There is a gap in perceptions of stability that inevitably plays a role: Luxembourg’s triple A has been reaffirmed, while France has seen downgrades. This differential affects how investors assess jurisdictions and allocate assets.
That said, it is not the only factor. We serve high-net-worth clients who think in terms of diversification. Their wealth is large enough for cross-border allocation to be an entirely rational consideration, and Luxembourg is one of the places they look to.
Lastly, as far as I know, life insurance inflows in France are also performing well. I do not think we can talk about a massive shift from France to Luxembourg. Luxembourg’s total inflows this year may reach around €30bn, whereas the French life market is around €200bn or more. These are vastly different scales. We may be capturing slightly more than usual, but we are nowhere near draining the French market.
Italy is another key market for wealth life insurance. How is this highly competitive market evolving compared with Ireland?
“ The [non-life] market has entered a phase of normalisation.”
A.D.: Italy is indeed the second most important market for life insurance. The momentum in 2025 was less robust than in France. In other years, Italy has been more dynamic; the market moves in cycles. The regulatory and tax environment has not
Julie Dubuisson is CEO of Convex Europe and chair of Aca’s international non-life committee.
Paperjam Mini Summit
HEALTH, PERFORMANCE & LONGEVITY

Redefining the culture of work
Dr. Mithu Storoni Author of Hyperefficient
Wednesday 6 May 2026 16:00
Cercle Municipal Luxembourg City
Program
16:00 — Exhibition Opening
16:45 — Welcome Note by Martine Deprez, Ministre de la Santé et de la Sécurité sociale
16:50 — Health, Performance and Longevity Panel Discussion with leading experts (in French)
18:00 — Break session with Solution Exhibitions
19:00 — Hyperefficient: Keynote Talk by Dr. Mithu Storoni
20:00 — Walking Networking Dinner - Expo Zone with 10+ health & performance professionals
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Keynote Talk by Dr. Mithu Storoni by invitation of Gesondheetszentrum - Fondation Hôpitaux Robert Schuman, our partner.
From aerospace to pandas
Convex Group is an international specialty/property & casualty insurer and reinsurer, created in 2019 to handle complex risks for global clients. Convex’s work spans, among other areas, insuring aerospace manufacturers and racehorse owners and facilitating the transport of Chinese giant pandas. The group employs around 500 people, with Convex Europe headquartered in Luxembourg (with seven full-time staff) and a London branch with about 200 employees.
been particularly favourable to life insurers, especially Luxembourgbased ones. Some fiscal measures introduced by the Italian authorities have reduced the attractiveness of the market.
Another factor is that, while we saw significant outflows from Italian life portfolios in 2022 and 2023, Italian clients have recently tended to keep their wealth in Italy. This may reflect stronger confidence among Italian policyholders in their domestic environment.
Turning to international non-life: how was Western Europe performing at the end of 2025? How are your corporate clients reacting?
Julie Dubuisson: Year-end is a very busy period because the last quarter is renewal season, with the vast majority of non-life contracts renewed on 1 January. Activity is continuing at a normal pace of growth. Our business is international by definition. The major Western European markets account for over half of the premiums underwritten by the property and casualty and specialty players based in Luxembourg. In this regard, we have similarities with the life sector. There is no real fluctuation linked to political movements. Most of our clients operate in regions with both opportunities and risks, and it is those risks they want to protect against. They come to us for bespoke solutions because their own activities and exposures are exceptional and require tailored coverage.
Take the aerospace industry, which has been very visible in the news in recent months, including in Luxembourg. We have seen mergers, the pooling of expertise to build a European aerospace industry, and discussions on how to anticipate tomorrow’s geopolitical risks in space
and satellite operations. All these developments create new insurance needs, and that is where we intervene.
International non-life premium growth in Luxembourg has been spectacular, up 150% since 2020. Are we now seeing a return to more normal growth levels of 4 to 5% in a mature market like Europe?
J.D.: Yes, clearly. Looking at the 2024 figures published by the CAA, the market has entered a phase of normalisation. This is not a decline or a slowdown. The 2018-2021 period was when most players arrived following Brexit to benefit from Luxembourg’s stable and cross-border financial ecosystem. That boom has now shifted to normal growth. The market grew by 2% in 2024. We can expect single-digit growth unless new companies decide to relocate to Luxembourg.
We are also entering a phase of softening premium rates, which will lead to mergers, acquisitions and consolidation among insurers and brokers. Market concentration has already begun.
Margins under pressure
Compliance requirements in areas such as AML, governance and reporting keep rising and are becoming a drag on profitability. Is there a difference in approach between a French and an Anglo-Saxon group?
A.D.: We must comply with regulation; there is no difference in that respect. It is burdensome, of course, but it is the direction of travel. Societal expectations are increasing – transparency of financial flows, anti-money laundering, fraud prevention – and regulation is tightening accordingly. We must adapt.
Tuesday 28 April 2026
18:30
Registration Program Kinepolis Kirchberg
Alternative Investments: Luxembourg’s Strategic Edge
Luxembourg has become a global hub for alternative investments, from private equity to infrastructure and private credit.
As asset diversification, valuation oversight, and regulatory precision gain prominence, this Paperjam 10×6 brings together ten experts to decode the sector’s future. With rising investor appetite and mounting complexity, the Grand Duchy stands at the crossroads of innovation and trust.
Join us to explore how Luxembourg is shaping the next chapter of global alternatives.
What is certain is that this leads to a very substantial increase in what I call the regulatory cost. Faced with this Himalaya of requirements, and especially the volume of data to manage, my preferred response is industrialisation and automation, backed by heavy investment. Relying solely on manual processing is not viable in the long term.
J.D.: I agree with Alexandre on the fact that we operate in a regulated industry, which creates trust and stability. In terms of approach, Anglo-Saxon groups tend to show more pragmatism in dealing with regulatory demands. Our aim is not to suffer regulation but to anticipate it and approach it realistically.
Compliance has a cost, and flexibility too, which affects competitiveness and margins in life insurance. What is your view at Cardif?
A.D.: Beyond Cardif, we should recognise that Luxembourg life insurance remains highly attractive. For a certain client segment, it continues to offer many advantages, tied to the ecosystem and the country’s stability. However, regulatory costs are rising sharply. I would also add that other countries are evolving their product frameworks. They are not always allowing Luxembourg to take the lead. We talk less about this because the discussion is dominated by political and economic turbulence, but France, for instance, has recently updated its legislative and regulatory framework, allowing more flexibility in several product areas, including through the Green Industry Law. We cannot afford to rest on our laurels. We must stay alert to what is happening elsewhere, adapt continuously and keep pace with market developments.
In its latest annual report, the CAA refers to anaemic profitability in recent years for products targeting wealthy clients. Cardif’s profitability has followed a downward trend. Is this the new normal?
A.D.: What I can say is that my group, BNP Paribas, monitors my company’s financial performance extremely closely. It must meet shareholder expectations. Profitability is obviously crucial, and we must ensure it continues to improve and remains satisfactory. It is an ongoing priority.
Competition is driving prices down in cross-border life. Are current prices aligned with the services you provide?
A.D.: If clients choose Luxembourg life insurance, it is because they are broadly satisfied with the value for money. The real question is whether we are sufficiently disciplined on pricing. With a sophisticated and welladvised client base that actively plays providers against each other, price pressure is naturally very strong.
Life insurance faces fierce competition from Ireland, particularly in Italy but also in Spain and Portugal. Ireland enjoys significant tax advantages over Luxembourg, notably on corporate tax and VAT. Can Luxembourg keep up?
A.D.: Ireland does have a significant fiscal advantage. However, from a legal certainty perspective, Luxembourg is perceived as somewhat stronger. Each jurisdiction has strengths and weaknesses, but we must remain vigilant and able to adapt. Ireland is extremely agile and highly innovative.
In non-life, do Luxembourg’s advantages suffice to keep you committed to the market despite structural disadvantages such
Bespoke solutions, softer returns
a Luxembourg life insurer offering savings and protection solutions for the domestic market as well as for high-networth clients active internationally. For these clients, the company develops bespoke and sustainable openarchitecture offers through an extensive network of partners. The insurer reported a €37.9m result in 2024, an 8.9% yearon-year fall, and had 332 staff.
Cardif Lux Vie, owned by BNP Paribas, is

as labour costs, housing and the challenge of attracting talent?
J.D.: For most of the international non-life community, establishing a presence in Luxembourg involved considerable investment. But it also delivered substantial benefits. For many of us, the objective is to build strong local connections, integrate fully into the Luxembourg ecosystem and continue operating here for the same reasons that brought us in the first place.
One key point is that other European countries are constantly trying to attract our companies and capital, offering different advantages. Labour markets in Paris, Brussels, Frankfurt or Dublin have attributes that Luxembourg cannot always match. Ensuring the long-term sustainability of our market is closely linked to talent attraction. Companies locate where expertise clusters exist. Luxembourg has succeeded in creating such hubs in key functions like compliance, risk and finance. We now need to expand that foundation to strengthen expertise and remain competitive against major cities.
Growth strategy
In life insurance, how can you outperform competitors and attract new clients and larger portfolios?
A.D.: It is a multidimensional strategic exercise. First, the product range: we have deliberately chosen to keep a very broad universe of eligible funds. Second, geographical scope: we aim to be among the most widely open. Third, financial performance in some products, such as euro funds, is managed directly by the insurer.
Another element is the acceptance of different asset types. Are we able to process all asset classes, especially
Cardif Lux Vie post-tax return rate
The peak recorded in 2021 reflects the post-covid rebound after two weak years in terms of inflows.
Tuesday 19 May 2026
18:30
Learn more Program Kinepolis Kirchberg
National Champions
From family businesses to founders, this Paperjam 10×6 gives the stage to entrepreneurs who will share their visions, challenges, and lessons learned as they plan their next moves.
On this occasion, Paperjam will also unveil its special issue featuring the results of its own study conducted with fifty national companies on their most pressing issues.
“ Profitability is obviously crucial. It is an ongoing priority.”
private assets and private equity?
Managing private equity within a life insurance contract requires specific expertise, robust operational chains and close coordination with custodians and asset managers.
Beyond product features, there is what I call service quality: turnaround times, how files are handled and the level of support offered, including wealth structuring and legal services. For mobile clients, tailoring contract design to ensure continuity when they relocate is essential. It is a sophisticated advisory service that not all insurers offer to the same degree.
Same question for non-life: where are your growth levers?
J.D.: To ensure our business continues to grow profitably, especially when the market is softening (i.e. becoming less favourable for insurers), it is essential for us to maintain disciplined underwriting practices and to be precise in how we assess and manage the risks we insure.
I agree with Alexandre on product strategy, but innovation plays an even bigger role for us. We need to be more attuned to client needs. For instance, some clients are exposed to significant war risks in certain regions and find themselves with very limited options. Insurers must sit down with brokers
and think about how to help clients keep operating in hostile environments by designing appropriate solutions.
The third area is operations.
A company like ours, Convex, created in 2019 with no legacy constraint, can build an insurer 2.0 operating model. We can design and adapt our internal processes more intelligently and make roles clearer and more engaging for our teams. This allows us to control internal cost pressures more effectively than older players born from multiple mergers.
Given competitiveness, automation and industrialisation issues, what is the future of tailor-made services in both life and non-life?
A.D.: In life insurance, much of Luxembourg’s added value lies in its ability to adapt products to clients facing changing environments, particularly mobile high-net-worth clients. I do not believe this expertise can be automated. This type of service will remain tailor-made, delivered by human specialists.
Automation can still occur elsewhere in the value chain. In compliance and AML, given the sheer volume of data, we must embrace intelligent automation to free resources for additional services. Legal teams can also automate routine tasks, such as research and document review, although the final decision remains human.
Full automation from advisory duties to administration may be possible for simple products, but that is not where Luxembourg’s real added value lies. For ultra-wealthy clients, advice will remain highly personalised and delivered face-to-face.
This ties into the debate on lowering the wealth entry threshold. Should such bespoke services be offered to mass affluent clients?

“ Retail business is not the natural direction
for Luxembourg.”

A.D.: Moving Luxembourg life insurance downmarket is not, in my view, the country’s core business. I remain sceptical. To exaggerate slightly, a Luxembourg life insurance contract for €50,000 is not particularly meaningful. For someone with €50,000 to invest, the domestic life insurance market, in France for example, provides multiple well-functioning options. I struggle to see what they would gain by coming to Luxembourg.
For someone with a high level of wealth, €10m or more, the issues of mobility, diversification and asset strategy fully justify choosing Luxembourg. At around €500,000, the discussion can be relevant, and we do serve that segment. But retail business is not, in my view, the natural direction for Luxembourg.
And in non-life, what is the future of tailor-made?
J.D.: Tailor-made is part of our DNA and is exactly what our clients expect. Given the macro factors affecting our business – growth, inflation and interest rates – bespoke underwriting and support become even more important. Luxembourg has always positioned itself on high value-added solutions and has successfully differentiated itself this way. This is a strength we must continue to build on. We are not seeking to become a mass risk insurer, as that would reduce the business to simple risk mutualisation. Tailor-made solutions allow us to go much further and respond directly to what our clients experience worldwide.
Alexandre Draznieks is CEO of Cardif Lux Vie and chair of Aca’s international life committee.

Carried interest: Luxembourg’s bet on attractiveness
While some neighbors tighten carried interest taxation, Luxembourg takes the opposite path with a simpli ed, permanent and (very) favorable tax regime boosting its appeal for asset managers.

Understanding carry mechanics
Carried interest is the performance-based pro t share granted to fund managers once investors have recovered their capital and, typically, a preferred return. Under the classic distribution waterfall, remaining pro ts are shared, most commonly 80% to investors and 20% to managers. Structures vary between European whole-fund and American deal-by-deal models, while safeguards such as clawbacks, escrows and vesting or leaver provisions align managers’ incentives with long-term investor interests.
A secure, competitive tax framework
As from 1 January 2026, Luxembourg’s reform introduces a clear two-track regime that is permanent and internationally competitive. Contractual carried interest, granted without participation in the fund, quali es as extraordinary miscellaneous income and is taxed at one quarter of the beneciary’s personal tax rate (currently up to around 11.45%, including surcharges). Participation-linked carried interest, tied to a direct or indirect holding in an alternative investment fund, follows capital gains rules: if held for more than six months and not exceeding 10% (usually the case), the gain is fully exempt from personal income tax.
Former constraints, such as time limits and the prior return-of-capital condition, have been removed, making the regime suitable for deal-by-deal structures.
Eligibility, substance and cross-border issues
Eligibility extends beyond traditional fund managers to individuals performing investment or management functions as employees, partners, directors or, under advisory agreements, service providers involved in fund management. The preferential regime applies only to Luxembourg tax residents; non-residents are generally taxed under their domestic rules. For cross-border professionals, treaty tie-breaker rules, documentation of work performed in Luxembourg and strong commercial substance remain key for compliance.
By o ering a permanent, transparent and competitive regime, Luxembourg strengthens its position as a leading European hub for private capital and alternative investment talent.
Contact the Ashurst Luxembourg tax team for tailored carried interest advice and cross-border structuring support.
Credit : Ashurst
Alexandra Clouté, Tax Partner – Luxembourg, Ashurst LLP
L’IA, entre promesse et vigilance
L’intelligence artificielle transforme l’assurance, sans remplacer les collaborateurs qui la font vivre. Derrière l’automatisation, la relation humaine reste au cœur du métier. Entre promesse d’efficacité et exigence de confiance, le secteur avance avec prudence.
« Après l’euphorie assurtech, les acteurs se concentrent sur l’innovation utile », observe Florian Graillot, cofondateur du fonds Astorya.vc, spécialisé dans l’assurance et les risques émergents. Selon lui, le marché européen est entré dans une phase de maturité où la technologie n’est plus une vitrine, mais un outil pour améliorer la souscription, accélérer les remboursements et fiabiliser la donnée. Il distingue désormais des plateformes généralistes, séduisantes mais peu ancrées dans les processus, et des solutions verticales qui répondent à un besoin précis comme la tarification, la prévention de la fraude ou l’analyse prédictive. « L’enjeu n’est pas de remplacer les équipes, mais de leur faire gagner du temps et de la précision », insiste-t-il. Cette exigence se retrouve dans le financement. Lancer une jeune pousse en IA nécessite des moyens importants, des jeux de données solides et des partenariats étroits avec les assureurs. « On ne construit pas une technologie crédible avec trois ingénieurs et une présentation », résume Florian Graillot. Les acteurs capables de démontrer un impact mesurable sur les coûts, la qualité de service ou le pilotage des risques sont ceux qui tirent leur épingle du jeu. La logique de croissance à tout prix
Audrey Somnard, Journaliste
Patricia Pitsch, Photographe
laisse place à une approche plus disciplinée, centrée sur l’intégration réelle dans la chaîne de valeur.
Une IA utile mais encadrée
Au Luxembourg, cette recherche d’efficacité se heurte à un cadre réglementaire particulièrement strict. Octavie Dexant, CEO d’Axa Luxembourg, reconnaît que cette spécificité nationale freine parfois l’innovation. « L’article 300 du Code des assurances nous oblige à stocker localement des données que d’autres marchés peuvent traiter dans le cloud. Résultat : nous perdons en rapidité et en agilité par rapport à nos voisins. »
La dirigeante estime que cette contrainte doit être abordée avec lucidité. « Nous devons rester prudents, mais il faut aussi éviter que le Luxembourg se retrouve hors-jeu dans la course à l’efficacité technologique. »
L’intelligence artificielle intervient donc surtout en coulisses. Elle lit et classe les documents, oriente les dossiers vers le bon interlocuteur, repère plus vite les pièces manquantes, réduit les allers et retours. « Le client ne voit pas forcément l’IA, mais il voit que tout va plus vite et que son interlocuteur est disponible pour l’écouter », résume-t-elle.
Pour Vincent Arnal, CIO d’Axa Luxembourg, l’ambition technologique doit composer avec ce cadre tout en continuant à progresser. « Nous voyons ce qui se fait dans d’autres pays européens, mais nous ne pouvons pas simplement copier ces modèles. » Pour contourner les freins, Axa a développé un SecureGPT interne, environnement fermé où les équipes testent des cas d’usage concrets sur des données maîtrisées. « Notre approche est volontairement prudente, explique-t-il. L’IA doit être comprise, documentée et contrôlée. C’est une condition de crédibilité

« Notre approche est volontairement prudente. »
Vincent Arnal
CIO
Axa Luxembourg
L’insurtech en chiffres
Selon Gallagher Re, le financement mondial des assurtechs a atteint 4,25 milliards de dollars en 2024, en léger retrait par rapport à 2023. Les tours early stage résistent, tandis que les méga levées se raréfient. En Europe, la priorité va aux solutions B2B de terrain : fraude, sinistres, tarification et qualité de la donnée.
auprès de nos clients et de nos collaborateurs. »
Les premiers bénéfices sont tangibles. « Automatiser le tri d’un décompte de santé ou la reconnaissance d’un justificatif nous fait gagner des heures cumulées chaque jour », poursuit le CIO. « Cette efficacité libère du temps pour accompagner les clients, expliquer les garanties ou gérer les situations sensibles. » Octavie Dexant insiste sur ce repositionnement : « L’IA n’est pas un outil de réduction de coûts. C’est un levier d’efficacité au service de la relation. Elle nous permet de remettre l’humain là où il est le plus utile. »
La vigilance comme boussole Cette montée en puissance de l’IA pose cependant des questions de fond. « Une personnalisation trop fine pourrait individualiser les risques au point de fragiliser la mutualisation », met en garde la CEO. L’assurance reste un mécanisme de solidarité. La tentation d’ajuster chaque prime au comportement et au profil exact du client doit être arbitrée avec prudence. L’enjeu est d’utiliser les données pour mieux prévenir et mieux indemniser, sans créer de nouvelles formes d’exclusion.
La gouvernance de l’IA devient alors centrale. Chez Axa Luxembourg, la transparence des critères, la possibilité de contrôle humain et l’encadrement des usages sont présentés comme des éléments non négociables. « Il ne s’agit pas seulement d’un sujet technique, souligne Vincent Arnal. C’est un sujet de confiance. Un client doit comprendre pourquoi sa demande est acceptée ou refusée, même si l’IA intervient dans le processus. » Cette exigence rejoint le mouvement plus large à l’échelle européenne, avec un cadre réglementaire qui se précise sur les systèmes à haut risque.
Une mutation durable et progressive Pour les acteurs du secteur, la prochaine étape passera par l’interconnexion. Le développement du tiers payant santé, la généralisation de l’identité numérique européenne ou la dématérialisation des échanges avec les prestataires ouvrent la voie à des parcours plus fluides. L’IA pourra accélérer la vérification, la validation et le traitement, tout en restant encadrée par des règles de sécurité et de traçabilité renforcées.
Florian Graillot y voit une opportunité d’évolution à long terme. « L’assurance vit une mutation continue, pas une révolution. Les acteurs qui sauront combiner rigueur réglementaire, collaboration technologique et ancrage client auront une avance durable. » Selon lui, l’Europe reste bien placée pour bâtir un modèle responsable, fondé sur la transparence et la confiance, deux valeurs que les assureurs peuvent transformer en avantage compétitif. Investisseurs comme assureurs privilégient désormais les usages concrets, mesurables et durables. Dans un environnement où la donnée devient stratégique, la confiance demeure le moteur central, autant pour choisir une solution que pour choisir un assureur.

Florian Graillot, Astorya.vc

The Shifting Profile of the Ordinary Investor in 2026
Permanent capital, or “evergreen funds”, are reshaping what ordinary people can invest in. Regulatory considerations remain central though, contributing in part to Luxembourg’s central role in this trend.

The profile of the ordinary investor has changed markedly in recent years. Not because individuals have suddenly become more sophisticated, but because the investment structures available to them have evolved. At the centre of this shift is permanent capital, commonly referred to as evergreen funds.
What are evergreen funds?
Unlike traditional closed-ended funds, evergreen funds are not designed around a fixed exit date or a capital-call-driven investment cycle. They typically receive capital upfront, can hold assets over longer cycles, recycle capital and offer managed liquidity over time. Long used in real estate and certain infrastructure strategies, evergreen funds are not new. What is new is their expansion across the private markets: private equity and private debt are increasingly structured in evergreen formats, while even niche strategies such as defence are becoming accessible through carefully designed vehicles.
For fund managers, permanent capital offers strategic freedom from exit timelines and fundraising cycles. For financial advisers, it enables access to private markets through formats compatible with wealth-management constraints. For investors, this reflects a broader rethink of portfolio
construction, as private assets take on a structural role alongside traditional investments.
Luxembourg as a natural hub This does not mean private markets are becoming simple. Liquidity management, valuation discipline and governance become even more critical when capital is evergreen. Regulatory structuring is decisive, and Luxembourg’s robust legal framework and mature ecosystem have made it a natural hub for evergreen funds.
A patient approach to capital
The real transformation lies in what becomes investable. The historic divide between institutional access to private markets and individuals confined to public assets is fading. The 2026 investor will not necessarily take more risk, but by treating capital more patiently can access private markets, diversify portfolios and enhance long-term returns. Permanent capital is not just a product trend; it is quietly reshaping the investment landscape.

Transformer la complexité en projets maîtrisés

Ingénierie intégrée, pilotage de projets complexes et ancrage luxembourgeois fort : depuis 65 ans, Schroeder & Associés accompagne acteurs publics et privés dans la conception et la réalisation de projets durables, au Luxembourg et au-delà.
Dans un environnement où les projets deviennent toujours plus complexes — techniquement, réglementairement et humainement — la capacité à piloter, coordonner et livrer est un facteur clé de succès. Depuis plus de 65 ans, Schroeder & Associés s’impose comme un bureau de référence au Luxembourg et dans la Grande Région, capable de transformer ambition et vision en projets fiables et pérennes.
Historiquement expert en génie civil, infrastructures, bâtiments et ouvrages d’art, le bureau a élargi son champ pour répondre aux attentes actuelles des acteurs publics,
Thierry Flies, administrateur-délégué de Schroeder & Associés, bureau d’ingénieurs-conseils situés à Kockelscheuer
Crédit : Ann Sophie Lindström
investisseurs et entreprises privées : une vision globale, une coordination fluide des expertises et une maîtrise rigoureuse des délais, des coûts et des risques, dès les premières phases de conception. Cette approche sécurise les décisions stratégiques et fiabilise les investissements à long terme.
« Aujourd’hui, un projet ne peut plus être traité en silos », explique Thierry Flies, administrateur-délégué. « Il exige une approche intégrée, anticipant les interactions entre disciplines et sécurisant chaque décision. »
Une ingénierie intégrée, de la conception à la livraison Schroeder & Associés accompagne ses clients de bout en bout : conception, ingénierie bâtiment et infrastructures, transition énergétique, dépollution, génie technique, project management... Cette organisation réduit les interfaces, limite les risques et garantit l’exécution maîtrisée des projets les plus complexes.
Intervenir très en amont — études de faisabilité, due diligence, analyses de risques techniques, environnementaux et réglementaires — constitue un avantage décisif pour investisseurs, développeurs et acteurs publics. La parfaite maîtrise du cadre luxembourgeois, combinée à une forte expérience transfrontalière, permet d’anticiper les contraintes et d’optimiser les délais et coûts, garantissant un retour sur investissement sécurisé.
« Notre rôle est d’être un partenaire fiable, capable de transformer une ambition en projet concret, conforme, durable et livré dans les temps », résume Thierry Flies.
Metzeschmelz, un projet urbain à l’échelle d’une génération
Le développement du quartier
Metzeschmelz, entre Esch-sur-Alzette
« Local par nos racines, international par notre culture et global par notre approche : c’est ainsi que nous livrons des projets complexes et durables.»
Thierry
Flies administrateur-délégué de Schroeder & Associés
et Schifflange, illustre cette capacité à piloter des projets de grande envergure. Sur 63 hectares, un quartier mixte verra le jour, combinant logements, activités économiques, équipements publics et espaces de vie pour environ 10 000 habitants.
Aux côtés d’AGORA, des communes et autorités publiques, Schroeder & Associés conçoit ensemble avec ses partenaires les infrastructures et solutions durables, coordonnant multiples acteurs et intégrant exigences environnementales, techniques et sociétales pour transformer un site industriel en un quartier attractif, fonctionnel et résilient.
La mise en place de structures de gouvernance claires, d’outils de pilotage partagés et d’indicateurs de performance constitue un levier central pour sécuriser les projets complexes, qu’ils soient publics, privés ou partenariats public-privé.
Diversité et culture internationale au service des projets
Avec près de 480 collaborateurs et 26 nationalités, Schroeder & Associés transforme la diversité en avantage opérationnel. Expériences internationales, compréhension fine des cultures professionnelles de la Grande Région et ancrage local fort permettent au bureau de dialoguer
efficacement avec partenaires, investisseurs et sièges internationaux.
« Cette diversité est un levier de performance », souligne Thierry Flies. « Elle permet d’importer les meilleures pratiques, d’anticiper les attentes des clients internationaux et de les adapter aux réalités locales. »
Concevoir aujourd’hui les territoires de demain
BIM, urbanisme durable, mobilité intelligente et économie circulaire : innovation et durabilité sont intégrées dès l’amont. La stratégie Schroeder2030 place la qualité de vie, la performance environnementale et la responsabilité sociétale au cœur des choix techniques, avec pour objectif de concevoir infrastructures utiles, sobres et durables, créant de la valeur sur le long terme pour investisseurs, collectivités et citoyens.
« En tant qu’ingénieurs-conseils, nous avons un rôle structurant », conclut Thierry Flies. « Celui de concevoir des projets utiles, durables et maîtrisés, au service des territoires et de leurs usagers. »
Finance forward: strength meets pioneering spirit
Diversification, a pioneering spirit, digitalisation – but first the consolidation of existing strengths: Finance Minister Gilles Roth reflects on the government’s policy objectives. It’s a strategy that, in his view, delivers on its promises.
Conversation with Gilles Roth
Marc Fassone and Thierry Labro, Journalists
Julian Pierrot , Photographer

“ Predictability means that one must deliver what one announces.”
The banking and financial community at large appreciates Luxembourg for its AAA rating, its political stability, its social cohesion and its predictability. Predictability means that one must deliver what one announces. That is what I have aimed to do since the beginning of my mandate.
Twenty years ago, there was a dynamic, “pioneering” spirit in the Luxembourg financial centre. Would you say it still exists or has it been lost, with players tending to rely on public action?
more than €7,600bn of assets under management. The industry benefits fully from the remarkable growth of alternative funds, especially European long-term investment funds (Eltifs), the deployment of which we have favoured. Two thirds of these funds created in the EU are domiciled in Luxembourg.
We’ll be discussing the future of the Luxembourg financial centre. But first, how can we ensure that the Grand Duchy does not lose its market share or the companies that are already established here?
First of all, the future is prepared through sound management of the current situation. That’s why the government adopted, in the coalition agreement, an ambitious programme that aims to reinforce the attractiveness of the financial centre and the competitiveness of its players. And we have already achieved a lot. We reduced the corporate income tax (CIT) by one percentage point; we exempted all exchange-traded funds (ETFs) from the subscription tax; we introduced a very favourable tax regime for expatriates – the first €400,000 of annual compensation are 50% exempt – and we remodelled the profit-sharing bonus. We’re now working on changing the regime for investments in startups, including fintechs, as well as that of carried interest, in order to attract even more asset managers.
I don’t believe that pioneering spirit has been lost. I meet many international financial institutions, asset managers, neobanks, electronic payment service providers and fintechs, and the initiatives taken by the government encourage them to take an interest in Luxembourg. This is thanks, in part, to its predictable legal framework. Attracting them brings fresh blood. We also remain attentive to market developments to seize opportunities. I’m thinking in particular of the current interest in securitisation and initiatives taken within the framework of the Savings and Investments Union. It is a continuous process.
As for the pioneering spirit, the High Level Committee of the Financial Sector is experiencing a renewed dynamic. It conducts discussions aimed at improving the attractiveness of the financial centre. The most promising ideas could, moreover, give rise to concrete initiatives.
You mention the diversification of the financial centre. What paths do you see ahead?
The financial centre relies on three pillars. The first is banking, insurance and reinsurance – a pillar that must be continuously adapted. The second is the fund industry, which accounts for
The third pillar, which should not be underestimated, is that of fintechs. When we talk about fintechs, that includes new activities that must be supported with appropriate legislative initiatives. I’m thinking of the Markets in Crypto-Assets (Mica) regulation, blockchain and tokenisation. There is also the emergence of neobanks to which an appropriate legal framework must be given and the risks related to deposit guarantees carefully assessed.
Of the 76 operators authorised under the Mica regulation governing the crypto-asset market within the EU, only three are registered in Luxembourg. Are we losing ground to the competition?
The largest of these operators, Coinbase, received its licence in Luxembourg, and other files are being processed. We act with the necessary caution and we rely on quality in this field. The reputation of the financial centre is at stake.
How does Luxembourg’s blockchain regulation give the financial centre a competitive advantage?
The great advantage of our framework is that it is technologically neutral, which allows the implementation of several technologies under a single regime. We also use this regime in connection with tokenisation. We have thus attracted HSBC’s digital platform, Franklin Templeton’s money market fund and we have launched,
Blue Finance
Facilitating hydrogen financing is a key request from the private equity sector. The minister says he is “open to making the necessary legislative adjustments.” He also highlights the growing relevance of blue finance – the management, treatment and protection of water, known as the Blue Economy. “The potential is enormous in the southern hemisphere and across the Pacific region. With the expertise we already have in financing environmental projects, this is a niche that should not be underestimated.”
at the initiative of the treasury, a digital treasury certificate. It has brought strong publicity, as did the announcement that the sovereign wealth fund has opened its investment strategy to 1% for Bitcoins.
The government has announced that it wants to digitalise the financial sector. What’s your roadmap?
For me, initiatives must come from actors on the ground. It is the government’s responsibility to handle the legal side. Our approach, mirroring the European approach, is to ensure a legal framework that enables the promoter to act and deploy all their initiatives while ensuring investor protection.
There is one area where I would like the government to invest more, together with other players in the sector: cybersecurity. It’s a matter of our reputation, our resilience and our defence. Here, I would have no problem in seeing public money support private projects, including those that may fall under dual use. This public funding would complement the investments made by large financial groups on a global scale – investments that benefit the financial centre. I think parliament is, moreover, not opposed to associating public money with private initiatives in this domain, where necessary.
How can the private equity framework evolve to make it even clearer that Luxembourg is the jurisdiction of choice in Europe?
Luxembourg is fully open to implementing, as quickly as possible, the initiatives suggested in the reports by Draghi and Letta to further involve private equity as a source of financing for the European economy. In Europe, 80% of economic financing comes from the banking sector and only 20% from the non-banking sector. That
must be rebalanced. To accelerate the development of the private equity sector, we have just revised the tax regime for carried interest. It’s a strong message.
A request from private equity professionals heard recently, notably at the LPEA Insights 2025 conference and Luxembourg Venture Days, concerns the need to facilitate financing for green hydrogen. You say you are listening – do you have projects in that respect?
There is great expertise in the financial centre when it comes to financing environmental projects. If adaptations are to be made at the legislative level that move in the right direction, I am open. Where I’d like Luxembourg to be more active is in blue finance, which refers to everything connected with water: its treatment and its protection, but also the protection against water-related events. This is what is called the blue economy. The potential is enormous in the southern hemisphere and in the Pacific region. With the expertise that we have in financing environmental projects, this is a niche that should not be underestimated, and one which we should promote further. I’ve mentioned the topic to the Brazilian finance minister and to the new president of the African Development Bank. Both showed significant interest.
Patrimoine : l’ère de la gestion augmentée
La gestion de patrimoine vit une mutation silencieuse mais irréversible : celle de la gestion augmentée, où l’intelligence artificielle amplifie l’intuition humaine et où la confiance devient le véritable capital.
Longtemps perçue comme un bastion discret du conseil individuel, la gestion de patrimoine bascule dans une nouvelle dimension. L’équilibre entre expertise humaine, puissance algorithmique et proximité relationnelle devient le moteur d’un modèle que les grands cabinets internationaux, de PwC à Oliver Wyman, décrivent comme celui de la « gestion augmentée ». Ce n’est plus seulement la fortune qui se transforme, c’est la manière même de la penser, de la transmettre et de la protéger. L’industrie mondiale du wealth management vit une révolution d’ampleur comparable à celle qu’a connue la banque de détail il y a 20 ans sous l’effet de la digitalisation. Mais cette fois, la mutation est cognitive. Elle ne consiste plus à connecter des systèmes, mais à connecter des intelligences.
Thierry Labro, Journaliste
L’intelligence artificielle, devenue catalyseur central du secteur, bouleverse le rapport au conseil. Dans les rapports PwC et Natixis, près de 80 % des dirigeants considèrent les technologies disruptives comme les principaux vecteurs de croissance des revenus, tandis que 77 % pensent que l’IA leur permettra d’intégrer une offre de services plus large et plus personnalisée. Mais la promesse de la technologie ne réside pas dans l’automatisation. Ce qui se joue, c’est la naissance d’un binôme inédit : le relationship manager augmenté, capable de combiner la finesse humaine et la rigueur analytique d’une machine. Dans la gestion augmentée, la donnée n’efface pas la relation, elle la rend plus pertinente, plus empathique, plus réactive.
Un repositionnement vital
Cette hybridation entre intelligence artificielle et savoir-faire humain s’inscrit dans un contexte de transformation profonde des clientèles. « Le mot-clé, c’est la résilience dans un monde incertain », observe Vincent Manuel, directeur général adjoint d’Indosuez Wealth Europe. « Malgré la volatilité et les tensions géopolitiques, nos clients continuent d’investir, notamment dans les marchés privés. Ils recherchent de la visibilité, de la personnalisation et une capacité à naviguer dans la complexité. » Cette complexité, autrefois perçue comme une contrainte, devient aujourd’hui un levier de différenciation pour les institutions capables de la maîtriser grâce à la technologie et à la compétence humaine.
Chez EY, 60 % des clients interrogés s’attendent déjà à ce que leur gestionnaire utilise l’IA pour piloter leurs actifs. 43 % accepteraient même de confier leur planification financière à un outil automatisé. Mais la
confiance ne suit pas toujours la curiosité : 49 % des investisseurs s’inquiètent encore de la confidentialité de leurs données. Le défi est donc culturel avant d’être technologique. L’IA ne s’imposera pas par sa puissance de calcul, mais par sa capacité à inspirer confiance. « Luxembourg reste perçu comme un centre financier sûr et diversifié, un véritable refuge pour les investisseurs », souligne Claude Medernach, juriste à la Banque de Luxembourg. « Notre solidité institutionnelle, notre note AAA et notre expertise réglementaire créent les conditions d’une innovation responsable, où la technologie peut se développer sans fragiliser la confiance. »
Le rôle du conseiller de patrimoine, au cœur de cette évolution, est en train de muter radicalement. La gestion augmentée le transforme en un orchestrateur d’écosystème : fiscaliste, planificateur successoral, analyste de données, coach financier. Il n’est plus le gardien exclusif du savoir, mais l’interprète de l’intelligence collective de la machine et de l’entreprise. Olivier Gérard, directeur de la banque privée chez Société Générale Luxembourg, le résume ainsi : « À mesure que nos clients montent dans l’échelle du patrimoine, nous devons monter dans la chaîne de valeur. Nous devons exceller dans le conseil en structuration, la planification patrimoniale et la transmission, tout en restant agiles et concentrés sur nos véritables expertises. »
Ce repositionnement est vital face à une génération d’héritiers qui repensent les codes. D’ici 2048, près de 83 000 milliards de dollars seront transférés entre générations. Jamais autant de richesse n’aura circulé en si peu de temps. « Au cours des 25 prochaines années, plus de 100 000 milliards de dollars passeront
« Le pays est un pôle européen du wealth management , mais la concurrence

Luxembourg)

Claude Medernach (Banque de
« Nous devons rationaliser nos modèles et investir dans les technologies et les nouveaux marchés. »
Olivier Gérard (Société Générale)

entre les mains de la nouvelle génération, dont 18 000 milliards dès les cinq prochaines années », rappelle Vincent Manuel. « Si le Luxembourg en capte ne serait-ce qu’une fraction, ce sera un succès majeur. » Ces nouveaux détenteurs de fortune – entrepreneurs technologiques, investisseurs à impact, dirigeants cosmopolites – n’attendent plus seulement de la performance : ils veulent de la cohérence. Ils recherchent un partenaire capable d’aligner la stratégie financière avec le sens de leur histoire familiale.
Le Luxembourg, grâce à sa position unique de hub européen pour les clients internationaux, devient un laboratoire de cette nouvelle approche. « Nos clients sont de plus en plus jeunes, souvent issus de la tech, et répartis sur plusieurs continents », poursuit Vincent Manuel. « Cela implique de naviguer dans des réglementations complexes, mais c’est aussi une formidable opportunité pour le Luxembourg de se positionner comme centre
de coordination mondiale des patrimoines familiaux. »
Une concurrence féroce
La gestion augmentée s’enracine ainsi dans un environnement où la complexité juridique et la diversité culturelle deviennent des avantages concurrentiels. Le Grand-Duché attire les grandes fortunes non seulement pour sa stabilité, mais aussi pour sa capacité à faire dialoguer les juridictions, les fiscalités et les générations. « Le pays est aujourd’hui un véritable pôle européen du wealth management », affirme Claude Medernach. « Mais la concurrence est réelle, notamment de la part de la Suisse, du Portugal ou des Émirats. C’est pourquoi nous devons continuer à investir dans le talent, l’innovation et la qualité du service. »
Cette innovation s’exprime aussi dans les produits. Oliver Wyman souligne la montée en puissance des actifs privés et semi-liquides, appelés à croître de 10 à 15 % par an. Les fonds tokenisés, selon PwC,
pourraient dépasser les 300 milliards de dollars d’ici 2028. Le Luxembourg, pionnier dans la structuration de fonds alternatifs et dans la tokenisation d’actifs réels, est déjà en avance. « Nous observons un regain d’intérêt pour les marchés privés, pour l’assurance-vie internationale et pour les solutions de co-investissement », note Vincent Manuel. « Les clients veulent accéder directement aux opportunités, tout en conservant un haut niveau de gouvernance et de transparence. »
Trouver le juste équilibre
Dans ce nouvel environnement, la relation client devient un espace augmenté, prolongement naturel du lien de confiance. L’IA anticipe les besoins, propose des scénarios, alimente la décision. Le conseiller, lui, apporte la nuance, la mémoire et le discernement. Ce dialogue entre l’humain et la machine transforme la nature même du patrimoine : il devient fluide, intelligent et personnalisé. « Nous devons renforcer l’équilibre entre la sphère

Enjoy the summer
entrepreneuriale et la sphère familiale de nos clients », estime Claude Medernach. « Les deux doivent évoluer ensemble. Cela passe par une gouvernance plus participative, une meilleure éducation financière et une implication active des héritiers. »
La productivité en question
Sur le plan macroéconomique, la gestion augmentée est aussi une réponse à la pression sur les marges. Oliver Wyman observe une érosion des revenus unitaires et prévoit que la productivité des conseillers devra augmenter de 20 % pour compenser. Plutôt que de réduire les équipes, la solution consiste à amplifier leur efficacité. PwC estime que les pionniers de l’IA peuvent générer jusqu’à 12 % de revenus additionnels en optimisant les décisions et les processus. « Nous devons continuer à rationaliser nos modèles opérationnels, tout en libérant de la capacité pour investir dans les nouveaux marchés et les technologies », confirme Olivier Gérard. « L’efficacité et l’expertise vont de pair avec la proximité. »
Au-delà des chiffres, c’est une philosophie qui se dessine. La gestion augmentée ne vise pas à déshumaniser la relation, mais à lui redonner sa pleine profondeur. Dans un monde saturé d’informations, la valeur du conseil réside à nouveau dans la compréhension, l’interprétation, le temps passé à écouter. Les outils numériques ne font que libérer l’espace nécessaire pour cela. Le patrimoine de demain ne sera pas seulement géré, il sera orchestré. Et le Luxembourg, grâce à son ADN de stabilité et d’ouverture, se positionne pour devenir l’un des chefs d’orchestre de cette symphonie mondiale.
« À mesure que nos clients montent dans l’échelle du patrimoine, nous devons monter dans la chaîne de valeur. »
Vincent Manuel (Indosuez Wealth Europe)
Keypoints
Nombre de banques internationales établies, de 25 pays.

La « traditionnelle » banque privée se développe toujours bien et a dépassé la barre des 750 milliards d’actifs sous gestion. Soit un nouveau record de 14 % en un an. Mais l’activité bancaire s’exerce aussi autour de l’industrie des fonds, via les banques dépositaires. « L’activité qui pèse beaucoup plus encore qu’il y a dix ans, c’est l’activité de corporate banking. Ceci est notamment lié à la croissance des fonds alternatifs parce qu’ils nécessitent des services bancaires », souligne le CEO de LFF, Tom Théobald. Un exemple concret : Intesa San Paolo qui deviendra une banque systémique en janvier.

L’écosystème décrypté

Maelle Hamma , Journaliste
Développée autour de plusieurs piliers dont les acteurs sont interconnectés, la Place financière est un vaste écosystème pas toujours facile à appréhender pour les non-spécialistes. Le CEO de Luxembourg For Finance Tom Théobald donne quelques clés.
Position
« Le Luxembourg est vu comme une Place qui offre une expertise pointue, notamment dans le transfrontalier. Cet expertise internationale est une force, un fil rouge que l’on retrouve dans les différents segments dans lesquels nous sommes actifs. La Place est aussi réputée pour sa stabilité, qui donne de la prévisibilité aux acteurs, et à sa rigueur règlementaire et à la supervision qui sont sa marque de fabrique vis-à-vis des investisseurs, mais aussi vis-à-vis des entreprises financières. S'il est reconnu comme sérieux et strict, le régulateur l'est aussi pour son ouverture au dialogue et à l'innovation. »
Faiblesse
« Le point critique qui revient régulièrement est la difficulté de faire du business en Europe à cause du cadre réglementaire souvent plus complexe. Mais son marché offre un avantage énorme comme le passporting , qui permet de desservir 27 pays à partir d’une seule juridiction. Nous sommes optimistes qu’une réelle prise de conscience au niveau européen conduise à réduire la complexité de la réglementation. Il ne s'agit pas de déréguler mais de simplifier pour vraiment permettre aux acteurs de se développer et au secteur financier de jouer son rôle : financer l'économie. »
Une opportunité
« Au-delà des private assets qui continuent de bénéficier d’un fort dynamisme et pour lesquels le Luxembourg s’impose désormais comme le centre incontesté des fonds alternatifs en Europe, une autre opportunité se dessine avec les ETF actifs. Lorsque vous achetez des fonds sur une plateforme via votre smartphone, dans 90 % des cas, il s’agit de fonds ETF, le plus souvent passifs car ils se contentent
Photo Guy Wolff (Archives Paperjam)
Ambition
Renforcer la résilience en fournissant un cadre prévisible et stable.
Stimuler la compétitivité européenne en connectant les capitaux mondiaux aux opportunités à travers l'Europe. Être un chef de file en matière d'innovation en développant des technologies de pointe et en réinventant les services financiers.
Avoir un impact significatif en intégrant la durabilité et l'inclusion au cœur de la finance.
de répliquer un indice boursier. Maintenant il y a des ETF actifs, avec une réelle gestion active derrière. Ils ne sont pas encore très développés en Europe. Le Luxembourg étant le hub européen de la gestion active, ce serait une évidence de les développer ici. Si vous avez déjà un produit à succès tel qu’un fonds et que vous ajoutez dans ce fonds une classe d’actifs ETF, vous créez un canal de distribution additionnel pour une clientèle auprès de laquelle vous n’aviez peutêtre pas de visibilité. »
Une évolution à suivre
« La tokenisation, c’est-à-dire créer des fonds tokenisés. On pourrait aussi imaginer voir dans un futur proche une façon complètement nouvelle d'acheter ou d'accéder à des titres ou à des fonds ; de façon presque immédiate, en temps réel, avec la possibilité
d’acheter des titres fractionnels par exemple, comme avec la tokenisation d'actifs immobiliers. Vous pouvez alors créer des tranches que n'importe quel investisseur peut facilement acheter. Là, nous avons de belles cartes à jouer grâce à notre cadre règlementaire et à notre écosystème des fonds qui est là. »
Défis
« L’accès au talent. L'autre défi pour le Luxembourg, ce sont les coûts : notamment le coût du logement. Le gouvernement est pleinement engagé à adresser ces enjeux et a d’ores et déjà mis en place des mesures, notamment un régime fiscal particulièrement attractif pour les expatriés ainsi que des dispositifs visant à soutenir les jeunes actifs dans leurs coûts liés au logement. Une autre difficulté est la création de nouvelles activités du fait du cadre européen. Le Luxembourg s’engage et doit continuer à s’engager pour un cadre européen qui soit propice au secteur financier et à son développement. »
Le virage à ne pas manquer
« La digitalisation de la finance. La tokenisation est juste un exemple. Le Luxembourg doit rester à la pointe de l’innovation. On ne peut pas attendre que l’innovation vienne de l’extérieur. Je crois que l’IA peut évidemment être extrêmement transformatrice, mais il faut être smart dans son application. On peut être très ciblé et utiliser ces technologies pour rendre nos différents secteurs plus compétitifs, plus efficaces, réduire les coûts aussi. »
Keypoints
1
Ce ne sont ni les fonds ni les banques qui ont marqué les premières heures de la Place, mais les marchés de capitaux, dans les années 1960, quand la bourse de Luxembourg a coté le premier eurobond, avec un émetteur italien, sous droit anglais, en dollar.
2
Dans cet écosystème, la banque privée se développe dans les années 1980, déjà avec une dimension transfrontalière.
3 Grâce aux OPCVM, le secteur des fonds se développe. Le Luxembourg était le seul pays à avoir le potentiel d'un produit pouvant être vendu dans plusieurs marchés.
4 Puis l’assurance s’est développée, l’assurance vie d’abord puis la réassurance et le non-vie.
Histoire
Art at work
Across Luxembourg’s financial institutions, art quietly reveals another side of leadership. Inside each of these buildings, sculptures, paintings and photographs tell stories of heritage, innovation and emotion. This portfolio explores how major banks and financial institutions live with art every day: not as decoration, but as dialogue. From contemporary pieces that question identity and migration to timeless works of colour and form, each collection reflects a philosophy of balance –between tradition and modernity, reason and creativity, structure and soul.

Delphine Munro, Head of Arts and Culture, European Investment Bank
The EIB’s collection offers a broad view of contemporary creation in Europe, highlighting artists whose work engages with issues such as migration, identity, climate change, ecofeminism and social inclusion. With nearly 1,000 works, the collection serves as a catalyst for dialogue among staff and visitors and reflects the diverse voices that shape Europe today. Munro stands beside Małgorzata Mirga-Tas’s “Sofia Taikon”, a powerful textile portrait of a Roma activist whose story speaks to memory, resilience and exile.
Rebeca Suay, Journalist

Mario Pirola,
CEO
and
Managing Director,
Bank Pictet & Cie (Europe) AG, Luxembourg branch
At Pictet’s Luxembourg offices, art does more than decorate the walls – it anchors the bank to its Swiss heritage. Every work comes from Pictet’s private art collection, weaving together classical views of Switzerland and contemporary pieces that give the building its quiet character. Mario Pirola stands beside Richard Paul Lohse’s “Gruppe von 8 Quadraten mit vier Rechtecken”, a composition of precise squares and carefully balanced colours that carries personal significance. It is in this room that he first met Marc Pictet, a moment he remembers fondly. He is drawn to the symmetry of the piece, which he sees as a metaphor for being a CEO: remaining straight in form while knowing how to adapt. And, he adds with a smile, its bright colours speak to his Italian side, a welcome lift on Luxembourg’s grey skies.
Nishant Fafalia,
CEO, Advanzia Bank
Step inside Advanzia’s Emerald Building – the first carbon-neutral office in the Benelux – and art immediately sets the tone. Across four floors, 16 contemporary works invite reflection and dialogue, most curated by the Christen Sveaas Art Foundation to “bring art closer to people” and spark conversations that reach beyond banking. Fafalia’s favourite is “Emerald Bay ” (as seen on the right side of the picture) – a serene oil on canvas by Norwegian artist Ole Jørgen Ness that fits perfectly in its space, a work he says he can look at time and again always finding it just as beautiful. It also, he admits, reminds him of his home country, Sweden.


Claire Di Felice, Co-Curator; Philippe Dupont, Founding Partner and Paul Di Felice, Curator, Arendt & Medernach
Launched in 2003 and developed around contemporary photography, Arendt’s art collection now includes more than 350 works that capture the pulse of modern society. Established by Philippe Dupont in collaboration with curator Paul Di Felice and co-curated for the past two years by Claire Di Felice, the programme has brought art into the heart of the workplace where it sparks debate and reflection among colleagues. Within the firm, art has become part of daily life – displayed in meeting rooms, corridors and offices — offering both employees and visitors a space for curiosity, perspective and connection beyond the legal world.

Pierre Even, Secretary General, Banque de Luxembourg
At Banque de Luxembourg, art has evolved organically over time, shaping the atmosphere of the building rather than following a fixed curatorial line. More than 200 works – paintings, tapestries, lithographs and sculptures – now inhabit its walls, each chosen intuitively over the past three decades. Even is photographed beside David Nash’s Charred Red Cross Egg (1997), a monumental sequoia wood sculpture whose scarred surface and burned markings give it a raw, metaphysical presence. Surrounded by such pieces, he believes, people simply work better. For Even, art brings warmth and reflection to the workspace, a reminder that banking, like art, is ultimately about human connection.
Photo: Julian Pierrot
Style
Casual. Ann Van Wetteren, anthropologue et administratrice déléguée de Pall Center, tient son goût des vêtements de sa maman, Christianne Wickler. Ensemble, elles ont choisi des tenues intemporelles et coup de coeur.

Veste en cuir et pantalon tailleur Baum und Pferdgarten accompagnés d’un top à longue manche Bellerose, l’alliance idéale pour traverser la journée avec style.
Afterwork.

Emilie Gline, Journaliste
Patricia Pitsch , Photographe
Au Casino Luxembourg et Public House
Ensemble Essentiel Antwerp qui signe une silhouette androgyne.

Veste et pantalon de tailleur The Kooples, subtilement rehaussés de paillettes : l’équilibre parfait pour briller toute la nuit.
Business.

Blouse Dries Van Noten et pantalon Essentiel Antwerp, pour un look de travail élégant et décontracté.

Robe The Kooples et veste à sequins (seconde main) signent un look de gala à l’esprit dentelle.
Gala.
My office
Transparency and organisation.
This is the ambition that the CEO of the Chamber of Commerce, Carlo Thelen, has set for both his institution and his office.
Schimizzi , Journalist

Thirty years. Next January will mark 30 years since Carlo Thelen joined the Chamber of Commerce, initially as an economic adviser. This shows how well he knows the institution.
Ioanna
J ulian Pierrot , Photographer
His days begin with a review of national and international media. “In our role, we must constantly stay up to date with current events,” confirms the CEO of the Chamber of Commerce.

The CEO of the Chamber of Commerce remains fond of paper; numerous files and reports are carefully stored in his office. “When I read long texts, I still like to take a pen and correct them by hand.”
A multitude of memorabilia from economic missions are displayed in Carlo Thelen’s office, including a box he received in Iran, “It originally contained pistachios, but now I use it to store business cards.”
Foodzilla Time off

Assiette consciente.
Entre plaisir et contraintes, Annaëlle Nahon a refusé de choisir. Juriste dans le domaine de la santé et diabétique de type 1, elle lance « Toque Santé » avec une ambition claire : montrer que plaisir et santé peuvent cohabiter dans l’assiette. Le projet débute par une première interview, celle de François Jagut, chef du restaurant Les Roses. À venir : échanges avec des chefs engagés, travail avec des experts de la santé et expériences gourmandes pensées pour une alimentation plus consciente. À suivre sur Instagram, YouTube et Spotify.
Défilé nippon.
Le restaurant Matsuri ouvre fin février à l’Infinity Shopping. Cette enseigne stylée, portée par Bertrand Smets, mise sur une expérience japonaise ludique : sushis, makis et créations signature défilent sur un tapis roulant, à attraper selon l’envie. Classiques incontournables et recettes exclusives se croisent dans une ambiance pensée pour être vécue.
7, avenue John F. Kennedy Luxembourg (Kirchberg)
Tradition.

Classique.
Macarons.
La maison Ladurée ouvre un nouveau shop à La Cloche d’Or courant février. Célèbre pour ses macarons iconiques aux saveurs délicates, la marque parisienne promet une pause sucrée chic pendant le shopping.
Fika suédois.

Bröd ouvre fin janvier en soft opening. Imaginé par Astrid et Linnea Bohlin, le café s’inspire du fika suédois : le café comme moment de lien, pas juste de consommation. Menu court et de saison, du petit déj’ au lunch, avec un vrai focus sur le levain, le café bien sourcé et le matcha. Un lieu pensé pour ralentir et se retrouver. 112, avenue de la Faïencerie Luxembourg (Limpertsberg)

Bake shop. Ouverture de The Little Bakeshop au cœur de la ville, dédié aux pâtisseries à emporter ou à déguster sur place. Cookies et cakes faits maison, inspirés de recettes de famille, avec des ingrédients complets, locaux et bio quand c’est possible. Un lieu de partage, avec un corner de speciality coffee proposé par le duo Fleur Tabery et Salvatore Grillo (Vitalenta), ainsi qu’un lunch léger. Soft opening mi-février.
7, rue du Palais de Justice Luxembourg (centre)
La Chandeleur, héritée des fêtes romaines puis chrétiennes, célèbre la lumière… et surtout les crêpes. Au Luxembourg, on mise sur du sûr : à la Crêperie Moderne pour les classiques bien dorés, ou chez GluFree Pancake pour des versions sans gluten qui tiennent la route. 25, boulevard F. W. Raiffeisen, Luxembourg (Gasperich) 80, rue de Bonnevoie, Luxembourg (Bonnevoie)
À l’italienne.
La Brasserie S, installée à Gasperich, propose une cuisine de brasserie 100 % italienne. Produits frais dans l’assiette, service attentionné et cadre agréable.
8, boulevard de Kockelscheuer Luxembourg (Gasperich)
Au Kirchberg, Azur remet les classiques au centre du jeu. Nouvelle table du Mansogroup, installée dans les ex-locaux de L’Avenue, le resto assume une cuisine française généreuse et bien tenue. Ici, on parle mijotés, recettes qui rassurent et assiettes pensées pour le déjeuner pro comme le dîner qui s’étire.
41 B, avenue John F. Kennedy Luxembourg (Kirchberg)

Se relever.
Après la fermeture inattendue de Chiche à Bonnevoie, stoppée par de lourds soucis techniques, place à une nouvelle étape dans l’aventure. Un nouveau restaurant de l’enseigne ouvrira en juillet au sein de la Maison des ONG. Fidèle à son ADN, l’équipe y emploiera une majorité de réfugiés, au cœur même de ses valeurs. 55, avenue de la Liberté Luxembourg (gare)
25, boulevard Friedrich Wilhelm Raiffeisen Luxembourg (Gasperich)

Plaisirs d’hiver. Quand l’hiver dure, Wine Cheese Enjoy sort l’artillerie gourmande. Le concept réunit vignerons et restaurateurs de la Moselle luxembourgeoise autour d’accords vins, crémants et fromages pensés pour réchauffer la saison. Rendez-vous (entre autres) le 6 février aux Caves du Sud pour une raclette en bonne et due forme, ou le 5 février au Domaine Mathis Bastian pour une dégustation vins-fromages bien calibrée.
Information et réservation : www.visitmoselle.lu
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Écrivez-nous à foodzilla@paperjam.lu


Coup de cœur de la rédaction


On my Wrist
Les maisons horlogères rivalisent pour célébrer ce 17 février l’entrée dans l’année lunaire du cheval de feu. Le rouge, couleur très symbolique dans les célébrations chinoises, domine.
1
JaegerLecoultre
Reverso
Tribute
Enamel
« Horse »
2
IWC Portugieser « Year of the Horse » 3 Longines Master Collection Moon Phase – Year of the Horse 4 Swatch Riding the Clouds
Boîtier 45.6 x 27.4 mm 42,4 mm 42 mm 41 mm
Matière Or rose Acier Acier Polymère

Réserve de marche 42 heures, mécanique 7 jours, automatique 72 heures, automatique Quartz 156 000 euros14 700 euros3 100 euros100 euros
La montre créée pour la pratique du polo pouvait-elle faire l’impasse sur l’année du cheval ?
Le cheval est ici gravé au verso de la montre, semblant jaillir de nuages dorés dans un décor d’émail Grand Feu noir opaque. Le cadran en émail noir suit les codes de l’Art Nouveau.
IWC dote sa portugaise d’un cadran bordeaux flamboyant. Un cadran laqué fabriqué selon un procédé particulier. Le fond du boîtier transparent laisse apparaître la masse oscillante du mouvement plaqué en or en forme de cheval au galop. Édition limitée à 500 exemplaires.
Pour l’année du cheval, Longines édite une édition limitée à 2 026 exemplaires de sa Master. Au programme, cadran rouge profond, brossé en rayon de soleil, rehaussé de dégradés sombres en périphérie, une complication phase de lune et une gravure inspirée de l’œuvre « Galloping Horse » sur le rotor.
Pour fêter l’année du cheval, Swatch a fait appel à l’ancien artiste résident du Swatch Art Peace Hotel, Yu Wenjie. Le cadran, dans un boîtier mat transparent, accueille deux chevaux sur un fond coloré décoré de flammes et de nuages, un motif qui se poursuit sur le bracelet multicolore.

Flying to more than 100 destinations


10 exciting new routes
Abu Dhabi
Alicante
Araxos
Bilbao
Edinburgh
Girona
Helsinki
Porto Santo
Tunis
Zakynthos
Alicante
Edinburgh
Helsinki

Casa
Annabelle Moison et Olivier Scheer ont rénové cet appartement moderniste des années 1950, avec l’aide de Carré Rouge et de MLT architecture and urban design. Férus de design mid-century, ils ont voulu recréer un espace convivial tout en préservant des éléments architecturaux forts.

Chef de formation, Olivier Scheer a choisi un îlot en inox, anti-bactérien, qui se patinera avec le temps.
Pièce maîtresse, la cuisine adopte un esprit industriel affirmé, mariant bois et inox aux finitions mates et brillantes, reflet du style du couple.
Emilie Gline, Journaliste
Jan Hanrion , Photographe
Avec
Annabelle Moison et Olivier Scheer

Réalisée sur mesure, la grande étagère du salon intègre un bureau discret et des rangements. Dans un esprit design, ses lignes arrondies allient esthétique et praticité, jusque dans les étagères raccourcies.

En hommage à son grand-père, Olivier a transformé la tablette en granit de son buffet en table de nuit.

Passionné de vintage, le couple a réuni des pièces chinées aux marchés d’Amsterdam et de Bruxelles, entre autres : des années de recherches et de coups de cœur subliment leur intérieur.
Table Talk

HÄERZ.
Emilie Gline, Journalist
Jan Hanrion, Photographer
Fabrice Kreutz, head of real estate agency Kreutz Immobilier, reveals his spots to eat.
The perfect place to talk numbers without losing flavor.
At Um Plateau, you’ll find quiet corners, refined food, attentive service and above all, a true sense of discretion.
Your go-to spot to unwind with colleagues – without it turning into an afterwork party.
Brasserie Schuman, for its elegant clientele and warm atmosphere. And if you wish to continue the evening, you’ll find plenty of lively bars nearby where you can enjoy a drink.
Where you celebrate good news and open excellent bottles.
Guillou Campagne in Schouweiler is known for its warm, family-style welcome. The atmosphere is also genuine and relaxed.
When you’re short on time but your palate deserves more than a soggy sandwich.
Haerz is always full of life. The food is good and served quickly, the terrace is lovely and it’s the perfect spot to enjoy a meal while watching the rhythm of urban life.
The place that makes your heart skip a beat and your taste buds jump with joy.
Louis Linster is a young and daring chef who works with great skill and passion. The dishes are elegant and flavourful, the atmosphere is warm and the team’s kindness makes the experience truly special.
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Prague Budapest Krakow
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Rimini Bastia Florence Nice Bologna
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Menorca Ajaccio
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Catania Dubrovnik Zadar Tivat Pescara
Mallorca Figari Naples Rome Olbia Cagliari Malta Palermo Monastir Djerba
Bari Brindisi LameziaTerme
Alicante Ibiza Girona Zakynthos
Tunis
Enfidha Corfu
Bucharest Thessaloniki
Burgas
Varna
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Range: 1,500km De
Speed: 667km/h
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FR Chez Luxair, notre priorité absolue est de rendre chaque voyage exceptionnel pour nos passagers. Notre personnel de cabine partage ses conseils-clés pour un vol agréable et sans encombre.
EN Keep your seatbelt fastened whenever seated, especially during turbulence.
FR Gardez votre ceinture attachée lorsque vous êtes assis, en particulier en cas de turbulences.
Salomé Jottreau , Illustrations

EN Please follow crew instructions at all times. They are there to ensure your safety and comfort.
FR Veuillez suivre les instructions de l’équipage en tout temps. Leur rôle est d’assurer votre sécurité et votre confort.

EN Use headphones when enjoying audio or video. Keep the volume low so as not to disturb those around you.
FR Utilisez des écouteurs pour vos contenus audio ou vidéo. Veillez à maintenir un volume bas afin de ne pas déranger votre entourage.
EN Please refrain from smoking or vaping. This includes e-cigarettes and applies throughout the aircraft, including lavatories. FR Merci de vous abstenir de fumer ou de vapoter. Cela inclut les cigarettes électroniques et s’applique dans tout l’avion, y compris les toilettes.

EN Follow crew guidance on electronic devices during take-off, landing, and whenever turbulence is expected.
FR Respectez les consignes de l’équipage concernant l’utilisation des appareils électroniques lors du décollage, de l’atterrissage et à tout moment où des turbulences sont attendues.
EN Kindly refrain from using nail polish on board – this is strictly prohibited for safety reasons.
FR Merci de ne pas utiliser de vernis à ongles à bord, cela est strictement interdit pour des raisons de sécurité.
EN Be mindful of privacy. Kindly avoid taking photos or videos of other passengers or crew unless you have their permission.
FR Soyez attentif à la vie privée. Merci d’éviter de prendre des photos ou vidéos d’autres passagers ou des membres de l’équipage sans leur autorisation.
EN Enjoy your drink service responsibly. For safety reasons, only alcohol served by our crew may be consumed during the flight.
FR Profitez du service de boissons de manière responsable. Pour des raisons de sécurité, seuls les alcools servis par notre équipage peuvent être consommés durant le vol.
EN We invite you to watch the safety demonstration carefully. Even if you’ve flown before, each aircraft type is different, and it’s important to be familiar with the one you are on today.
FR Nous vous invitons à regarder attentivement la démonstration de sécurité. Même si vous avez déjà pris l’avion, chaque type d’appareil est différent et il est important de bien connaître celui dans lequel vous voyagez aujourd’hui.
Why is the boarding of the plane always on the left?
Pourquoi l’embarquement à bord de l’avion s’effectue-t-il systématiquement à gauche ?

EN As luggage and cargo are generally loaded on the right side, boarding of passengers is systematically carried out on the left side, in full view of the captain, whether on Embraer, Boeing or Bombardier. In this respect, most of the world’s airport infrastructure is adapted for left-hand boarding.
FR Le chargement des valises et du fret s’effectuant généralement par la droite, l’embarquement des passagers à bord des avions s’opère systématiquement par le côté gauche, bien à la vue du commandant de bord, que ce soit un Embraer, Boeing ou Bombardier. À ce titre, la plupart des infrastructures aéroportuaires mondiales sont adaptées pour l’embarquement par la gauche.
Les bonnes pratiques

practices at each stage of flight
chaque phase du vol

In flight En vol Landing Atterrissage
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Spotted by mrsjey
When you arrive at Cascais train station, walk south through the town centre along the Tagus River. Continue until you reach Avenida Rei Humberto II de Itália, where you’ll find yourself on a bridge. On your left, you’ll discover a stunning viewpoint overlooking the Santa Marta Lighthouse and museum. The view near the Santa Marta Lighthouse left us completely speechless. Thanks to this walk, we also discovered a small beach tucked away just beneath the bridge, frequented mainly by locals and with very few tourists.
Cascais, Portugal
Spotted by Levi78
Directly opposite the harbour promenade, there are many souvenir shops in Side, but this one immediately caught my attention. It was completely different from the rest: a small stone house filled with maritime collectibles, lovingly decorated. Inside, even more wonderful souvenirs await, perfect to take home. For me, this place was something truly special, and I had to capture it in a photo, a colourful, cheerful image that perfectly reflects the local character.
Side, Türkiye

Spotted by Pedro Neto
Inside the nearest souk, facing the Burj Al Arab. I took this photo while sitting in a bar nearby, enjoying a cold beer as the temperature outside reached 40 degrees.
Dubai, United Arab Emirates

Spotted by Forzajuvelux
Take a Luxair flight from Luxembourg to Venice, then transfer from Marco Polo Airport to Venice’s bus station using the dedicated shuttle. Next, take the vaporetto (Venice’s water bus) to Fondamente Nove. From there, board a vaporetto to the small island of Burano. The ride takes about 45 minutes. Burano Island has an incredible charm: it’s calm and vibrant, almost frozen in time, full of authenticity and serenity.
Burano Island, Italy

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