Tout d’abord, je tiens encore à vous remercier sincèrement pour la confiance que vous m’avez une nouvelle fois accordée en m’élisant à la tête de notre ville pour la troisième fois.
Cette confiance m’honore. Elle m’engage surtout.
Je mesure pleinement la responsabilité qui m’incombe ainsi que les attentes que vous placez dans l’équipe municipale que vous avez élue.
Ce nouveau mandat s’ouvre dans un contexte exigeant.
Nous avons toujours su relever les défis et ceux qui nous attendent sont nombreux : poursuivre la reconstruction de notre commune après les événements que nous avons traversés, renforcer la qualité de vie dans nos quartiers, accompagner la relance économique, préserver notre cadre de vie et préparer l’avenir de Nouméa avec ambition et lucidité.
Depuis notre installation, les premiers conseils municipaux ont été consacrés à la mise en place de la nouvelle gouvernance municipale. Cette étape indispensable est désormais franchie.
Les élus qui composent aujourd’hui le conseil municipal ont pris leurs fonctions et se sont déjà pleinement investis dans leurs missions au service de tous les Nouméens.
Je suis heureuse de pouvoir compter sur une équipe renouvelée, engagée et déterminée à agir avec sérieux, proximité et esprit de responsabilité.
Au-delà des sensibilités de chacun, nous partageons une même volonté : faire avancer Nouméa et répondre concrètement aux préoccupations de ses habitants.
Dans les pages de ce magazine, vous découvrirez la composition de votre nouveau conseil municipal, les délégations confiées aux élus ainsi que les premiers dossiers qui mobilisent déjà notre attention.
Les six années qui s’ouvrent devant nous seront celles de la continuité.
Je poursuivrai mon engagement au service de notre ville avec la même énergie, la même disponibilité et la même conviction pour faire avancer Nouméa.
Sonia Lagarde, Maire de Nouméa
RETOUR EN IMAGES
Le
lagon comme outil de sensibilisation
Les cent places du Théâtre de Poche ont trouvé preneur, les 8 et 11 avril, à l’occasion du spectacle Dans ma bulle du Théâtre Mik-Mak. Les spectacles et les concerts sont annoncés sur la page Facebook Nouméa ma ville et le site noumea.nc.
Des outils neufs à Magenta
Les habitants des tours de Magenta ont reçu pelles et pioches de la part de trois Lions clubs, le 10 avril. De quoi faciliter les plantations du jardin familial, inauguré en décembre dernier par le centre communal d’action sociale (CCAS) de Nouméa. À ce jour, une vingtaine de parcelles sont disponibles à la location.
Trente-quatre sapeurs-pompiers distingués
Avec pas moins de 35 000 appels au 18 et plus de 4 500 interventions l’an dernier, les sapeurs-pompiers de Nouméa étaient sur tous les fronts. Pour saluer leur engagement, une remise de distinctions a eu lieu sous le regard de Sonia Lagarde, maire de Nouméa. Le Groupe d’intervention en milieux périlleux (Grimp) a ouvert la cérémonie par une descente en rappel, au cœur du centre de secours et d’incendie Lucien-Parent, le 5 mars.
Le
pop art s’invite au Faubourg
L’atelier pop art de Marion Dionnet a stimulé la créativité des jeunes en avril. Si l’artiste propose des stages uniquement lors des vacances scolaires, de nombreux intervenants en arts plastiques, en musique et en danse sont disponibles toute l’année aux Ateliers du Faubourg. Les inscriptions s’effectuent auprès des intervenants, mais le 25 07 50 est disponible pour tout renseignement.
Vacances productives dans les quartiers
À chaque période de vacances scolaires, les équipes de ProxiCité, un dispositif gratuit d’activités de proximité, animent les quartiers. Pour clore celle d’avril, les enfants ont planté des dizaines de palétuviers dans la mangrove de Tindu.
La forêt sèche de Tina s’étoffe
Aux 2 377 arbres déjà plantés en mars avec des volontaires se sont ajoutés 2 000 nouveaux plants endémiques, à la pointe Lasalle de Tina, le 18 avril. D’autres plantations auront lieu afin de substituer des arbres de forêt sèche à des espèces envahissantes. Ces actions sont annoncées sur Facebook via la page Nouméa ma ville et celle de l’association Caledoclean.
La médiathèque éveille les tout-petits
Depuis le mois d’avril, Lau la conteuse anime les « Bouquins câlins », ces séances gratuites de lecture dédiées aux enfants jusqu’à 3 ans. Le 27 juin, puis les 11 et 25 juillet, la médiathèque vous accueillera au musée de la Ville, sur inscription au 41 54 02.
Sport Action : la pratique tout terrain
Avec Sport Action, pas de place pour les écrans, surtout durant les vacances. Natation, BMX, boxe, basket-ball…, au total, vingt-cinq disciplines sportives sont proposées au sein de ce programme gratuit, destiné aux enfants dès 8 ans. Les inscriptions s’effectuent auprès d’un éducateur sportif municipal dans votre quartier. Toutes les informations sont dans le guide dédié.
Les seniors s’emparent du dancefloor
La salle d’honneur de l’hôtel de ville s’est transformée en piste de danse réservée aux Nouméens de plus de 50 ans, fin avril. Le CCAS de Nouméa organisera trois autres thés dansants cette année : le 2 juillet, le 27 août et le 8 octobre. Les inscriptions sont ouvertes un mois avant, sur noumea.nc.
La médaille calédonienne de la Résistance fête ses 80 ans
Il y a quatre-vingts ans, était conférée à la NouvelleCalédonie la médaille de la Résistance française, en hommage à sa participation active à la Seconde Guerre mondiale. C’est au MontCoffyn, le 24 avril, que s’est tenue la commémoration, en présence notamment de Sonia Lagarde, maire de Nouméa, et des élèves de la classe Défense du lycée Lapérouse.
ACTUS
5QUESTIONS
D’où est née la volonté de se réimplanter à Rivière-Salée ? Nous sommes sur le terrain depuis les événements, or là, on réimplante la brigade territoriale Nord, un effectif de dix agents, sur un secteur très étendu qui regroupe Rivière-Salée, Saint-Quentin, 6e, 7e et 4e Kilomètre, Ducos, Kaméré, Logicoop. Elle est suppléée par d’autres unités, qui peuvent également patrouiller. L’objectif est de renforcer nos missions de police de proximité par de la sensibilisation et de la prise de contact avec les habitants, des patrouilles mobiles, pédestres, mais aussi à VTT.
Vous ne serez pas seuls sur ce site, c’est la grande nouveauté ? Absolument. La nouveauté de cette implantation, c’est la police nationale qui va bénéficier de locaux à côté des nôtres. Avec cette antenne délocalisée, la population n’aura plus à se rendre jusqu’au centre-ville pour déposer plainte. Ce type de commissariat commun, c’est une première.
La police municipale est, et je le répéterai toujours, complémentaire de la police nationale. On a besoin de s’entraider, notamment sur les missions de voie publique. Il y a aussi, il ne faut
ANTOINE DONGOC,
directeur de la police municipale de Nouméa
« L’objectif est de renforcer nos missions de proximité »
La police municipale reprend ses quartiers dans le secteur Nord de la ville. En mai 2024, son poste de Rivière-Salée avait été détruit. Il rouvre deux ans après, dans les anciens locaux de la caisse des écoles, face à l’établissement scolaire Robert-Burck. Un accueil de la police nationale sera également ouvert. Entretien.
pas l’oublier, les gendarmes, qui nous aident dans ces missions de proximité.
Au-delà de la présence et de la prévention, quels types d’interventions vous mobilisent le plus ?
Il y a une délinquance très mobile avec un phénomène de concurrence entre bandes de quartier. Entre Koutio et Rivière-Salée, on a la voie Néobus. Des jeunes de Dumbéa viennent sur notre commune, mais nos jeunes aussi partent sur le secteur. Et puis on fait face à toutes formes de cambriolages, dans tous les quartiers. Ce sont surtout des vols d’appropriation ou d’opportunité. On passe, on voit une maison avec une fenêtre ouverte, sans forcément préméditer son vol, on rentre, on fouille. C’est un phénomène qui s’est accentué tout de suite après les événements. En 2024-2025, c’étaient surtout des vols d’appropriation alimentaire.
Outre le poste à Rivière-Salée, quel projet d’envergure attend la police municipale ?
Nous aurons l’extension des locaux de la police municipale – ceux qui accueillaient l’état-major de
l’armée, rue Frédéric-Surleau. Nous commençons à y être à l’étroit avec tous les renforts arrivés depuis 2025. Je parle des policiers et des stewards de proximité. Ces derniers sont passés de six à seize, notamment dans le centre-ville, pour se rapprocher des SDF et faciliter la remontée des informations et des signalements des commerçants.
Si la police municipale est sollicitée pour tout type de réclamations, elle l’est bien souvent concernant les nuisances autour des nakamals, les personnes sans-abris ou les squats. Votre champ de missions semble alors méconnu. De façon pédagogique, que diriez-vous aux habitants?
Le phénomène des sans-abris, celui de la sécurité aux abords des nakamals ou encore celui des squats sont des phénomènes qui doivent être traités par toutes les forces de l’ordre et toutes les collectivités. La Ville, à elle seule, ne peut pas tout endiguer. Les missions de la police municipale sont la sécurité et la salubrité sur la voie publique. Nous sommes également là pour faire exécuter tous les arrêtés municipaux, ce qu’on appelle la police du maire.
LE CENTRE COMMUNAL D’ACTION SOCIALE CONNECTE LES GÉNÉRATIONS
Jusqu’en septembre, vingt étudiants en BTS formeront, chacun un senior, aux usages du smartphone. Lancé par la ville de Nouméa en 2022 et primé par l’Union nationale des centres communaux d’action sociale, le dispositif « Smart generation » s’installe, pour la deuxième année, au lycée Lapérouse.
« À l’époque, on n’avait pas tout ça, les téléphones, les tablettes. » Mais pas question pour Jacqueline Pham de se laisser dépasser par la technologie. Cette quasi-septuagénaire n’entend plus se contenter de téléphoner, d’envoyer des SMS et de prendre des photos. Elle veut désormais « être à la page » et surtout « bien comprendre » afin de gagner en autonomie. Cette attente de nos aînés, le centre communal d’action sociale (CCAS) de Nouméa l’a cernée dès 2022 en créant « Smart generation ». Le principe ? Mettre en relation un étudiant « formateur » et un senior « apprenant » à raison de dix ateliers d’une heure trente. Ils sont vingt jeunes à participer. Tous sont inscrits en première année de BTS dans une des huit classes du lycée Lapérouse. Leur engagement bénévole sera valorisé en vue de l’obtention du brevet de technicien supérieur.
QUATRE-VINGTS DEMANDES
« Ils se retrouvent au lycée, après les cours, hors jours fériés, vacances scolaires et périodes de stage », explique Prisca Bouvier, référente animation au CCAS. Le jour de la première rencontre, fin avril, le courant est passé instantanément entre Jacqueline Pham et Lencye Ugai. L’étudiante en BTS communication trouve « adorable » son apprentie. « On est une génération qui utilise beaucoup le numérique, l’IA. J’espère qu’avec mes connaissances, je pourrai l’aider pour son futur », poursuit la jeune femme de 22 ans. Avant de se réorienter dans ce domaine, elle avait entrepris des études dans le social, et pour cause : « L’aide à la personne, c’est un sujet qui me touche depuis que je suis petite. » L’anecdote ne manque pas de faire réagir son binôme qui glisse alors : « J’ai de la chance. »
La seniore a également eu le nez fin
COMMENT DEVENIR BÉNÉFICIAIRE DU CCAS ?
Toute l’année, le centre communal d’action sociale de Nouméa propose de nombreuses activités, notamment aux personnes en situation de handicap et à celles de plus de 50 ans. La structure tient un listing de contacts et informe directement les publics ciblés par e-mail. Pour intégrer cette base, contactez le CCAS au 27 07 86, du lundi au vendredi, de 7h30 à 16 heures, ou par e-mail à : mairie.ccas@ville-noumea.nc.
en répondant rapidement au CCAS (lire encadré) « On a reçu plus de quatrevingts appels et mails de la part des seniors. On a répondu aux premières prises de contact. Seuls vingt étudiants étaient disponibles et, pour l’organisation, vingt binômes, c’est suffisant », précise Prisca Bouvier.
DES BESOINS « AVANCÉS »
Enregistrer un contact, régler le volume de la sonnerie ou encore changer le fond d’écran figurent parmis les « d’items d’apprentissage » relativement basiques proposés aux seniors comme point de départ. « Pour la plupart, ils ont assimilé ces fonctions, constate l’agent. Maintenant, ils aimeraient accéder aux fonctionnalités avancées du téléphone. Les photos, les vidéos, les réseaux sociaux, Internet, la boîte mail sur le téléphone…, sécuriser tout ça. Ça évolue, on a une nouvelle génération de seniors. »
LES CONSEILLERS JUNIORS ENTAMENT UN NOUVEAU MANDAT
Fin mai, soixante-six élèves issus des classes de CM1 ont été élus pour deux ans par leurs camarades. Cette nouvelle promotion vient s’ajouter à la longue lignée de conseils municipaux juniors, lancés en 2002 au sein de la ville de Nouméa.
2026 voit défiler les scrutins. Après les élections municipales en mars, vient le tour, en mai, de celles des juniors, qui permettent aux élèves de CM1 d’enfiler le costume d’élu communal à Nouméa, pour deux ans. À chaque renouvellement, « ils se mettent vite dans la peau d’un conseiller municipal. Je dirais même qu’ils assument leur rôle presque mieux que certains adultes », plaisante Jean-Pierre Delrieu, 1er adjoint au maire, délégué notamment à l’action éducative.
Après s’être constitués en binômes fillegarçon, les candidats de chaque école ont présenté aux électeurs, à savoir les élèves inscrits en CE2, CM1 et CM2, entre deux et quatre projets.
Mais pas tous azimuts. « Ce sont des idées concrètes, qui s’inscrivent dans quatre thématiques prédéfinies, explique Carmen Janet, coordinatrice des actions éducatives de la Ville : culture, vie quotidienne et environnement, bien-être à l’école et solidarité. »
DES PROJETS GAGNANTS
Adjoints au maire et conseillers municipaux ont assuré l’ouverture de la campagne, le 4 mai, pour expliquer ces subtilités aux élèves des trentetrois écoles publiques et privées de la commune. Les enfants ont aussi pris connaissance du déroulement des élections, de la carte d’électeur à l’urne, en passant par l’isoloir.
À Michel-Cacot, aux Portes-de-Fer, quatre binômes ont osé se lancer, soit près de la moitié de la classe. La concurrence s’annonçait rude. Lili et Raphaël, 9 ans, ont fait campagne au travers de deux thématiques :
« On aimerait améliorer les écoles pour qu’elles soient encore plus confortables et faire des sorties avec des personnes âgées pour créer du lien. » Ces idées ont fait mouche. Les deux enfants ont remporté la majorité des suffrages, le 22 mai, dans leur école.
Le maire de Nouméa, Sonia Lagarde, et Jean-Pierre Delrieu ont proclamé les résultats en salle d’honneur de l’hôtel de ville, la semaine suivante. La prochaine étape sera « la présentation de la charte du conseil municipal junior. Ensuite, ils découvriront la mairie, pour la représenter au mieux durant leur parcours. En fait, ces enfants, ce sont des relais des communes », explique le 1er adjoint au maire, rompu à l’exercice mais toujours aussi enthousiaste. « C’est un bonheur de travailler avec eux. Collectivement, nous allons trier les projets puis les regrouper par thème, pour créer des commissions » et mettre sur les rails la mandature 2026-2027.
RETRAITE AUX FLAMBEAUX :
LE RENDEZ-VOUS
FESTIF DE LA FÊTE NATIONALE
De la place de la Moselle à celle des Cocotiers, les Nouméens sont appelés à se réunir pour la traditionnelle retraite aux flambeaux. Le lundi 13 juillet, veille de la fête nationale, 6 000 lampions seront distribués au Mémorial américain, à partir de 18h30. Puis le cortège s’élancera en direction du kiosque à musique, sur la place des Cocotiers, cœur des réjouissances.
EXPOSITION
C’est là que seront installés les manèges et les stands de restauration, destinés à divertir les plus jeunes et à rassasier petits et grands. Sans oublier l’incontournable bal populaire animé par un DJ, sur la place de la Marne, de 19h15 à 22 heures.
HOMMAGE AUX VOLONTAIRES DU PACIFIQUE
À l’occasion du 80e anniversaire du retour des volontaires du Pacifique, la ville de Nouméa a inauguré, le mercredi 20 mai au quai Ferry, une plaque commémorative à l’endroit où les soldats embarquèrent puis débarquèrent durant la Seconde Guerre mondiale. Installée sur une pierre d’origine de l’ancien « grand quai », elle resitue et rappelle notamment le départ du premier contingent du bataillon du Pacifique à bord du Zelandia en mai 1941 et le retour des survivants sur le Sagittaire, cinq ans plus tard. En parallèle, une exposition photographique intitulée « Tous volontaires » orne les grilles de l’hôtel de ville. Composée de plus de soixante panneaux, elle retrace l’engagement des Océaniens dans la Résistance.
LES PISCINES MUNICIPALES
FERMENT POUR VIDANGE
La saison fraîche s’installe. Le moment pour les équipes municipales de procéder à la vidange annuelle des piscines publiques, mais pas en même temps. Le centre aquatique de Nouméa sera fermé du 22 juin au 26 juillet, puis la piscine Jacques-Mouren au Ouen Toro, du 27 juillet au 30 août. Ce qui permettra de maintenir au moins un établissement ouvert à la baignade, un principe valable toute l’année.
En revanche, la piscine Henri-Daly de Rivière-Salée fermera ses portes pour deux mois et ne rouvrira que le 31 août, lorsque les scolaires et les centres de vacances et de loisirs, principaux usagers, reprendront leurs activités de baignade.
MARCHANDS AMBULANTS : DES PLACES À PRENDRE
Avis aux marchands ambulants : des emplacements sont disponibles partout sur la commune et notamment aux 6e et 7e Km ainsi qu’à Magenta, face aux écoles Les Pervenches et Marie-Havet. Au total, la Ville peut louer trente-trois emplacements. Pour un chariot le long de l’anse Vata, de la baie des Citrons ou du stade Pentecost, comptez 10 000 francs par mois. 35 000 francs pour un véhicule ou un chariot sur une surface de 25 m² et 80 000 francs pour une roulotte à côté du marché de la Moselle. La cartographie interactive de la commune permet de visualiser les emplacements libres. Celle-ci est disponible via le QR code.
UNE NOUVELLE ÉQUIPE À VOTRE SERVICE JUSQU’EN 2032
En mars, les électeurs nouméens se sont rendus deux fois aux urnes pour élire leur maire. Seules huit voix ont manqué au premier tour à Sonia Lagarde, mais au second, sa liste « Avec vous, pour Nouméa » a récolté 62 % des suffrages exprimés. Une large majorité. À ses côtés pour ce troisième mandat, deux listes ont fait leur apparition : « Pour Nouméa, une énergie nouvelle » et « Nouméa : l’après ! », constituant, ensemble, le conseil municipal de cette nouvelle mandature.
SONIA LAGARDE, maire de Nouméa
« Il faut continuer à avancer pour la commune »
Réélue maire de Nouméa à l’issue du premier conseil municipal du 29 mars, Sonia Lagarde entame un troisième mandat dans un contexte économique et institutionnel tendu. Urbanisme, qualité de vie, finances communales ou encore avenir du pays : le maire revient sur le bilan des douze dernières années et aborde les priorités de son équipe pour les six ans à venir.
Après deux mandats à la tête de la Ville, quel regard portez-vous sur le chemin parcouru ?
La ville s’est transformée. Parmi les projets emblématiques, il y a le site du parc urbain de Sainte-Marie, avec sa promenade dans la mangrove, que nous avons préservé plutôt que de laisser place à des constructions immobilières. Nous avons aussi beaucoup travaillé sur les trottoirs, les voiries, et sur des équipements qui ne se voient pas mais qui sont essentiels concernant l’assainissement. La route du Port-Despointes, par exemple, a été entièrement refaite, tout comme la rue de l’Alma lors de la première mandature. Il y a également le centre commercial Les Quais Nouméa et le vaste projet de rénovation de l’anse Vata, où l’érosion était très forte. Aujourd’hui, le destin commun s’y joue tous les jours. Ce mélange des cultures, c’est comme ça que Nouméa doit être. Puis, dernièrement, nous avons refait quinze kilomètres de voiries endommagées pendant les émeutes de 2024.
Vous avez mené ces projets malgré plusieurs crises successives. Oui, et l’une des grandes épreuves a été celle des événements. Quand on voit une partie de sa ville flamber, cela touche profondément. Ce sont des équipements construits dans l’intérêt collectif qui disparaissent. Mais il ne faut pas baisser les bras. Il faut continuer à avancer pour la commune. Je suis d’une nature optimiste et j’ai l’énergie nécessaire pour travailler chaque jour au service de Nouméa. J’ai toujours dit que mon ambition était pour la ville, pas pour moi-même.
Quelles seront les grandes priorités de ce nouveau mandat ?
de créer une continuité piétonne entre le Rocher à la voile et l’anse Vata, avec notamment des trottoirs plus grands. Les baies constituent une vitrine de Nouméa qu’il faut continuer à valoriser. Le second projet porte sur Rivière-Salée, en particulier sur son parc. C’est un endroit magnifique mais qui a vécu. Nous allons le rénover pour permettre aux habitants des quartiers nord de se promener en toute tranquillité. Parallèlement, la Ville poursuivra les travaux d’assainissement et de réfection des voiries. Personne ne doit être oublié, ni dans les quartiers sud ni dans les quartiers nord.
Dans un contexte économique contraint, comment maintenir les investissements tout en préservant les finances de la commune ?
Personne ne doit être oublié, ni dans les quartiers sud ni dans les quartiers nord. ” “
Les communes traversent une période compliquée parce qu’elles dépendent fortement des recettes de la Nouvelle-Calédonie, qui ne sont pas au rendezvous. Cela dit, nous avons engagé, dès 2018, des restrictions budgétaires en termes de fonctionnement afin de dégager de la capacité d’investissement. Cette gestion rigoureuse permet à la collectivité de rester financièrement saine, sans dette, même si elle manque d’argent. Nous continuons aussi à aller chercher des financements auprès de l’État et, en ce moment, de l’Europe pour soutenir les projets municipaux.
En tant que premier édile, mère et grand-mère, quelle ville imaginez-vous pour les générations futures ?
Nous avons présenté un programme raisonnable, adapté à la conjoncture économique. Deux grands projets structureront cette mandature. Le premier concerne l’aménagement de la baie des Citrons. L’objectif est
Au-delà de la ville, j’imagine surtout un pays en paix avec lui-même et ses habitants. Si nous trouvons l’intelligence nécessaire pour vivre ensemble, ce sera bénéfique pour tout le monde et donc pour Nouméa. Je souhaite un pays prospère, capable d’offrir une meilleure qualité de vie à ses habitants et où il n’y aura pas, comme aujourd’hui, à se poser la question d’avoir une pièce pour manger. À un moment de notre histoire, deux hommes ont fait le pari de l’intelligence et je pense que ce chemin peut encore exister, comme nous le montre la place de la Paix.
LES QUINZE ADJOINTS DE L’EXÉCUTIF
JEAN-PIERRE
DELRIEU
1er adjoint délégué aux ressources humaines, à l’action éducative, à l’insertion, à la prévention de la délinquance et à la coordination municipale.
Retraité de l’enseignement, je reste très attaché à la formation de nos jeunes et à l’insertion de ceux qui n’ont pu obtenir de qualification à l’issue de leur scolarité. Le rôle de notre mairie doit demeurer de favoriser le bien-vivre et les interactions positives entre les administrés. À l’aube de cette troisième mandature sous la direction du maire, avec une équipe en partie renouvelée, nous poursuivrons la modernisation de notre collectivité et l’embellissement de notre ville tout en permettant l’épanouissement de chacun. Je m’engage pleinement dans ces objectifs aux côtés des agents municipaux que je salue pour leur investissement au quotidien.
MIMSY DALY
2e adjointe déléguée aux finances, à la promotion de l’attractivité économique et touristique de la ville.
M’engager pour Nouméa, c’est porter plus loin mon envie de contribuer au redressement économique et social, dans cette ville qui m’a vue grandir et à laquelle je suis profondément attachée. Après cinq ans aux côtés des entreprises, je souhaite mettre mon énergie au service de la ville : développer son attractivité, soutenir les initiatives et valoriser les savoirfaire pour renforcer le rayonnement de Nouméa, localement et à l’international. Notre commune a été éprouvée. Je suis convaincue que tout commence par l’écoute : être attentif aux préoccupations des Nouméens, agir pour protéger et améliorer leur cadre de vie et construire des solutions concrètes, ancrées dans le quotidien.
TRISTAN DERYCKEANDREANI
3e adjoint délégué à la prévention des risques sanitaires, aux services d’incendie et de secours et à l’intercommunalité.
Médecin au CHT depuis trois décennies, adjoint au maire depuis douze ans, je suis investi dans la création d’une réserve communale de la sécurité civile en lien avec les sapeurs-pompiers de Nouméa. Je le suis également auprès de la direction des risques sanitaires au travers de la protection des Nouméens, notamment en termes d’établissements alimentaires, de salubrité publique, de sécurité des eaux de baignade, et du programme Wolbachia. Et le sujet essentiel de l’intercommunalité, la Ville siégeant au Syndicat intercommunal du Grand Nouméa, qui gère le traitement des ordures ménagères, la fourrière et l’aqueduc de la Tontouta, et au Syndicat mixte des transports urbains, transports publics qu’il s’agit, vaille que vaille, de pérenniser.
CHANTAL BOUYÉ
4e adjointe déléguée aux affaires sociales, à la solidarité et au handicap.
Formée au travail social, j’ai participé à l’évolution des politiques publiques dans le domaine de la solidarité, construisant mon engagement sur l’écoute et l’humanité. Élue pour la troisième fois, je continuerai de mettre mon expérience au service des Nouméens. C’est dans cet esprit de continuité et de proximité que je souhaite contribuer à des projets innovants qui répondent aux besoins actuels. Avec les équipes du centre communal d’action sociale, nous développons des actions concrètes pour lutter contre l’isolement, soutenir les familles et accompagner les personnes vulnérables.
PATRICK GUILLON
5e adjoint délégué au budget et à la commande publique. Mon parcours associatif et civique m’a appris que l’action publique est avant tout un exercice de responsabilité et de respect. Fort de cet enseignement, je suis fier de m’engager à nouveau au service des Nouméens pour bâtir une ville meilleure pour tous. Je suis honoré d’avoir été reconduit adjoint au maire chargé du budget et de la commande publique. Recevoir cette mission est pour moi un engagement de chaque instant. Mon ambition est que nous sachions rester prudents et efficaces avec nos moyens, tout en redoublant de vigilance et de créativité pour améliorer la sécurité et le bien-être dans nos quartiers. C’est avec cette rigueur constructive que nous ferons rayonner notre ville, ensemble.
FABIENNE CHARDIGNY
6e adjointe déléguée à l’état civil et aux services à la population.
Calédonienne de plusieurs générations, j’ai consacré trente-huit années à l’enseignement en tant que professeure des écoles, au service des enfants et des familles. Après une première mandature en tant qu’adjointe au maire, durant laquelle je me suis pleinement investie au service de la vie citoyenne et de l’aide à la population, madame le maire m’a renouvelé sa confiance pour poursuivre cet engagement. Fidèle à mes valeurs de proximité, d’écoute et de transmission, je m’attache à renforcer le lien social et à accompagner les habitants au quotidien. Mon ambition est de continuer à porter des actions concrètes, utiles et humaines au service de notre commune.
MAXIM BANCK
7e adjoint délégué à la communication, au numérique et aux systèmes d’information.
Issu d’un parcours en communication stratégique à l’étranger, j’ai toujours évolué dans ce domaine, ce qui me permet aujourd’hui d’apporter une vision à la fois structurée et innovante dans mes fonctions. En tant qu’élu, je m’engage à mettre à profit mon expérience dans un but : rendre accessible une information claire et actuelle, au travers de multiples canaux, pour permettre à tous les Nouméens de bénéficier des actions de la Ville. Mon ambition est de renforcer le lien entre la municipalité et les administrés, en développant des outils numériques efficaces, et d’accompagner la transformation digitale au service de tous.
DIANE BUI-DUYET
8e adjointe déléguée à la vie sportive.
Métissée, née et élevée à Nouméa, j’ai découvert le sport dès l’enfance pour des raisons de santé. La natation est vite devenue une passion, puis un moteur qui m’a menée au plus haut niveau international, où j’ai représenté avec fierté la NouvelleCalédonie et la France. Aujourd’hui maman de deux garçons, je porte les valeurs qui m’ont construite : courage, persévérance et esprit d’équipe. Diplômée en management du sport, je m’engage pleinement au service de la collectivité et du mouvement sportif, pour développer des actions concrètes et favoriser l’accès des jeunes au sport et à ses valeurs.
WARREN NAXUE
9e adjoint délégué à la jeunesse et à l’animation des quartiers. Né à Nouméa et élevé au cœur de ses quartiers, j’y suis profondément attaché. Mon engagement associatif et auprès de la jeunesse s’est renforcé à la suite des épreuves traversées par la ville. Je place au cœur de mes priorités le soutien aux jeunes et la construction d’un cadre de vie apaisé dans chaque quartier. Bénéficiant de la confiance renouvelée de madame le maire, j’entends représenter l’ensemble des Nouméens, sans distinction. Je reste pleinement investi dans les équipements de proximité, les espaces municipaux et le nouveau pôle jeunesse, afin qu’ils redeviennent des lieux de sécurité, d’épanouissement et de dialogue.
KIMBERLEY BARONI
10e adjointe déléguée à l’environnement et au développement durable.
Née à Nouméa, je me suis engagée au service de ses habitants. Juriste en droit de l’environnement et des politiques publiques, j’associe expertise juridique et action de terrain. Mon expérience au Congrès et à la province Sud m’a permis d’acquérir une solide maîtrise des enjeux réglementaires, tout en restant au plus près des réalités locales. Aujourd’hui adjointe à l’environnement et au développement durable, mon ambition est claire : faire de Nouméa une ville durable et résiliente. Mon engagement vise à concilier valorisation de l’environnement et qualité de vie, en impliquant pleinement les Nouméens.
EMMANUEL BÉRART
11e adjoint délégué à la dynamisation du centre-ville, du commerce et des marchés.
Après six années à observer, poser des questions, débattre et commenter, vient une nouvelle étape qui est celle de « mouiller la chemise » au service des Nouméens. Dynamisation du centre-ville, du commerce et des marchés est la délégation qui m’a été confiées par madame le maire. « La route est droite, mais la pente est rude », comme le disait un ancien Premier ministre. Elle est surtout exaltante, car elle nécessite concertation et audace, imagination et rationalité, dans un moment économiquement très difficile. Alors retroussons-nous les manches, ensemble.
PASCALE SERVENT
12e adjointe déléguée à la politique muséale et patrimoniale, à la lutte contre les discriminations, au bien-être animal et aux jumelages.
Nouméenne de cœur depuis cinquante ans, j’ai eu le privilège de rejoindre l’équipe de Sonia Lagarde en tant qu’adjointe en 2020. Cette expérience a renforcé mon engagement pour contribuer à faire de Nouméa une ville toujours plus solidaire, attentive aux besoins de ses habitants et agréable à vivre. Pour cette nouvelle mandature, j’ai conservé certaines de mes précédentes délégations et me vois confier le bien-être animal, cause à laquelle je suis particulièrement sensible. Je souhaite y porter une action concrète, alliant prévention, responsabilité et respect du vivant, au service d’une cohabitation harmonieuse entre tous.
MARC ZEISEL
13e adjoint délégué aux mobilités et aux aménagements urbains. Parisien arrivé en Nouvelle-Calédonie dans les bagages de son épouse calédonienne. Adjoint de Sonia Lagarde depuis 2014, chargé des mobilités et des aménagements urbains, je me suis investi dans tous les grands projets de requalification urbaine. Avec la nouvelle mandature qui s’ouvre, il faut reconstruire les infrastructures détruites et poursuivre l’effort de modernisation et d’embellissement de la ville, notamment avec deux projets phares : la réhabilitation du parc de Rivière-Salée et le prolongement de la promenade de l’Anse-Vata sur la baie des Citrons.
JANINE BAJON
14e adjointe déléguée aux seniors et au lien intergénérationnel. Depuis près de trente ans, je suis investie dans le Lions Club. Mes priorités ont toujours été de soutenir le bénévolat et d’aider les plus démunis. Cette année, voilà vingt ans que j’ai eu l’idée de réunir le maximum de personnes, de tous les horizons, pour un grand pique-nique à l’hippodrome de Nouméa : La Table de l’amitié. Nous sommes passés d’une centaine de personnes, au début à près de mille depuis quelques années. Un moment convivial avec de belles animations. Je suis très fière de cette réussite et de la confiance qui m’est accordée. C’est cet esprit de vivre-ensemble que je souhaite insuffler dans mes actions pour la ville. Rompre l’isolement chez les seniors est également l’une de mes priorités.
FRANCIS MALUIA
15e adjoint délégué à la vie associative et à la démocratie participative.
Fier de mes racines à Rivière-Salée, j’ai puisé dans mon histoire familiale une détermination sans faille et une foi profonde en la solidarité. Aujourd’hui, je mets ma rigueur professionnelle au service des habitants de Nouméa. Président et cofondateur de Solidarité RS, je suis un homme de terrain convaincu que le renouveau de nos quartiers passe par l’écoute et l’action collective. En tant qu’adjoint, mon ambition est d’être cette passerelle active entre les citoyens et les institutions pour faire de la démocratie participative une réalité concrète. Père et coach, je m’engage avec optimisme pour bâtir une ville unie, dynamique et fière de sa diversité.
LES VINGT-SEPT CONSEILLERS MUNICIPAUX DE LA MAJORITÉ
LISTE « AVEC VOUS, POUR NOUMÉA »
Sur les cinquante-trois sièges que compte le conseil municipal, la liste « Avec vous, pour Nouméa » en a obtenu vingt-sept d’office. C’est la logique de la prime majoritaire du Code électoral, qui veut que la liste arrivée en tête des élections municipales décroche la moitié des sièges. Ceux restants ont ensuite été attribués selon les résultats des trois listes, à la proportionnelle. Présentation des élus.
ISABELLE LAFLEUR
LAURE TRABELSI
TUILOGONA O’CONNOR
ALEXANDRE MACHFUL
ARTHUR LETOURNEULX
PHILIPPE BLAISE
NICOLAS BRIGNONE
SUZANNE ROESTAM
YANN WAKA-AWA
MARC LE LEIZOUR
HÉLÈNE ARNOUX
PIERRE MESTRE
PASCALE LEMEDIONI
CHARLOTTE THAIAWE
JONAS TAOFIFENUA
ANNE-LAURE POMMELET
SIVI
ALBANESE
ANNE-CHRISTINE CHIMENTI CAËL NORMANDON
CHRISTIANE SARIDJAN
LACHENY
JULIEN TRAN AP
COGNET
JEAN SAUSSAY
LAURENCE GALINIÉ
NAÏA WATEOU
YAN
RAYANN
CAROLINE
VAIMOE
LES DIX ÉLUS MUNICIPAUX
DES LISTES D’OPPOSITION
LISTE « POUR NOUMÉA, UNE ÉNERGIE NOUVELLE »
VIRGINIE RUFFENACH JORDAN COURTOT
LUDOVIC TALIA YANIS OUAMROUCHE
JULIE NGUYEN
LISTE « NOUMÉA : L’APRÈS ! »
PHILIPPE DUNOYER VEYLMA FALAÉO
SANDRA HEMA
JÉRÉMIE KATIDJO
OLIVIER THUPAKO
PATRICK GUILLON
5e adjoint délégué au budget : « 2026
sera l’année de la réalité budgétaire »
Si 2023 était l’année de la stabilité et 2024 celle du choc, 2026 sera celle de la réalité budgétaire car la Ville ne bénéficiera pas des effets amortisseurs des recettes exceptionnelles des deux années passées et qu’elle fait face à une perte globale de recettes de 4,5 milliards de francs depuis 2023, dont 2,8 milliards de recettes fiscales. Toutefois, nous entendons poursuivre nos efforts de gestion tout en maintenant et en améliorant les services publics pour tous les Nouméens.
Grâce à une aide exceptionnelle de l’État de 448,7 millions de francs, au travers du dispositif de solidarité républicaine, nous compléterons la mise en œuvre d’actions en faveur du social, de la jeunesse et de la restauration scolaire.
Avec ce budget, la Ville poursuit résolument sa trajectoire au service de tous les Nouméens.
BUDGET 2026
Dépenses totales par grands secteurs, intégrant les coûts de fonctionnement et d’investissement.
ACTION SOCIALE, SOLIDARITÉ (CCAS)
Aides sociales, soutien aux familles et aux publics fragiles, actions en faveur des personnes âgées, aménagement du quartier de N’Du.
1,32 MdF
ENVIRONNEMENT ET CADRE DE VIE
Propreté urbaine, eau et assainissement, gestion des espaces verts et actions pour préserver le cadre de vie des habitants.
VIE SCOLAIRE
Fonctionnement et entretien des écoles, subventions scolaires et pour la caisse des écoles.
678,6 MF
ADMINISTRATION GÉNÉRALE
Regroupe l’ensemble des services fonctionnels de la Ville, incluant les frais de personnel, le remboursement de la dette, les opérations d’ordre et les moyens nécessaires au fonctionnement des services municipaux.
17,93 MdF
2,87 MdF
VIE ASSOCIATIVE, CULTURE ET SPORTS
Soutien aux associations culturelles et sportives, subventions aux clubs, entretien des équipements sportifs et infrastructures culturelles.
915 MF
SÉCURITÉ, VOIRIE ET ÉCLAIRAGE PUBLIC
Police, secours à personne, sécurisation des espaces publics, entretien des routes et infrastructures, modernisation de l’éclairage public pour une ville plus sûre.
2,1 MdF
BÂTIMENTS ET PATRIMOINE
Entretien des bâtiments communaux, rénovation des infrastructures municipales pour garantir leur pérennité.
774,9 MF
RECONSTRUCTION
Réhabilitation et reconstruction des équipements et infrastructures endommagés, financées notamment grâce à l’indemnisation exceptionnelle perçue.
1,02 MdF
CONTRIBUTIONS AUX SYNDICATS ET SERVICES PUBLICS
564 MF
• Transport public (SMTU) : 437 MF
• Gestion des déchets, fourrière et aqueduc (SIGN) : 56,7 MF
• Aquarium des lagons : 65,2 MF
• GIE Serail : 5 MF
PLUS BELLE LA VILLE
POLYVALENCE, MAÎTRE-MOT
DU NOUVEAU PÔLE JEUNESSE
Installé rue Gallieni, dans les anciens locaux de la police municipale, le futur Pôle jeunesse de la ville de Nouméa a été pensé comme un lieu évolutif. Il permettra aux jeunes Nouméens de s’y retrouver en libre accès autour d’activités notamment socioculturelles.
Derrière la façade de bandes violettes, beiges et bleues, à l’entrée du centre-ville, rue Gallieni, les aménagements paysagers marquent la fin d’un chantier qui aura duré un an. D’abord conçu pour abriter la centrale thermique de l’Unelco (Union électrique coloniale), l’ancêtre de EEC, dans les années 1960, le bâtiment du futur Pôle jeunesse était jusqu’alors connu comme l’hôtel de police municipale, avant qu’il ne déménage rue Frédéric-Surleau.
L’équipe de Julien Fondère, responsable études et travaux de la ville de Nouméa, a mis tout en œuvre pour terminer la réhabilitation début juin. « Dans un premier temps, la direction de la politique de la ville va prendre possession des lieux et se les approprier », précise-t-il, avant l’ouverture au public dans un second temps. Et on comprend aisément que quelques semaines ne seront pas de trop pour investir les 2 000 mètres carrés de surface, répartis sur trois niveaux. D’autant qu’il ne s’agit pas
uniquement de déplacer les agents et le matériel. C’est toute une structure qu’il faut intégrer dans le quotidien de la municipalité et des jeunes Nouméens.
ASSOCIER LES JEUNES
Une philosophie guide également la Ville dans ce vaste projet : répondre aux besoins de la jeunesse en agissant avec elle et non plus que pour elle. En clair, les rendre acteurs des moyens mis à leur disposition. Pour commencer, cela passera par l’aménagement progressif du Pôle jeunesse. Un chantier d’initiation ciblé sur le travail du métal devrait aboutir sur la création d’estrades pour la salle polyvalente, l’ancien gymnase des policiers municipaux, destinée à accueillir des spectacles et des événements pour trois cents personnes.
Celle-ci se trouve au rez-de-chaussée. Le niveau où tout a été pensé pour accueillir les jeunes. Autour d’un grand patio central, plusieurs salles ont été aménagées avec, pour certaines, des
usages définis : espace numérique, salle audiovisuelle, de danse, studio d’enregistrement, cafétéria, vestiaires… L’ambition est de les « équiper au fur et à mesure avec l’avis et la participation des jeunes », indique Julien Fondère. Pour réhabiliter cette construction, les services techniques ont dû faire face à des contraintes. « Il n’y avait pas de poteaux-poutres, c’est l’aggloméré en béton qui porte », explique le responsable. Impossible donc de modifier profondément la structure ou de casser des murs.
Le coût du chantier, subventionné par l’État à hauteur de 134 millions de francs, s’élève à 325 millions au total. Les étages accueillent les bureaux des agents et seront un point de chute pour les éducateurs de rue, ceux qui œuvraient dans les maisons de quartier, avant que certaines ne soient détruites en 2024.
LE TALUS DU OUEN TORO SÉCURISÉ
Sujet aux éboulements lors de fortes pluies, le talus du Ouen Toro a été stabilisé après cinq mois de travaux de confortement. Depuis le début de l’année, cette partie de la promenade Roger-Laroque, face à la Bodega, est sécurisée au moyen d’importants dispositifs, financés en totalité par l’État à hauteur de 115 millions de francs, dans le cadre du Pacte de refondation économique et sociale. Purge des blocs rocheux instables, installation de tirants d’ancrage, de grillages et d’un géofilet (textile anti-érosion). Ce chantier a également été l’occasion de planter des végétaux pour renforcer le talus et le fondre, à terme, dans le paysage boisé du Ouen Toro.
À TINA, UN NOUVEAU SENTIER DANS UNE FORÊT PROTÉGÉE
La pointe Lasalle, à Tina, constitue l’une des forêts sèches les plus remarquables de Nouméa. Classée site naturel par la province Sud en 1999, elle renferme une importante biodiversité au nord-est de la commune, à la fois préservée et mise en valeur par la ville de Nouméa. Désormais, un sentier en boucle de 2 kilomètres traverse la partie haute de cette forêt, au départ de l’ancienne station shell de Tina. L’idée a germé dans l’esprit d’un groupe d’habitants, avant d’être présentée en conseil de quartier et étudiée dès 2021. Ce projet issu de la démocratie participative n’ouvrira au public que lorsque les travaux dans la zone seront terminés. Il permettra de découvrir un écosystème riche en espèces endémiques et vulnérables comme Tinadendron noumeanum, un arbre que l’on retrouve uniquement sur la commune. La balade ne sera autorisée qu’à pied, d’autant que certains passages seront
Sur la commune de Nouméa, plusieurs gestionnaires se partagent les routes ouvertes à la circulation. Entre les voies communales ou privées et les routes territoriales ou provinciales, il peut être difficile d’y voir clair. C’est pourquoi la cartographie interactive de la Ville, « Nouméa carto », s’est enrichie d’un calque « Voiries entretenues » dans son menu. Concrètement, cette carte vous permet désormais de distinguer, en vert, les voies entretenues par la commune et, en rouge, celles qui ne le sont pas. Lancée par le service de l’information géographique, Nouméa carto rassemble déjà de nombreuses données utiles au quotidien : travaux en cours, équipements publics, pistes cyclables ou encore postes de secours.
DANS MON QUARTIER
RIVIÈRE-SALÉE
SE TOURNE VERS L’AVENIR
À Rivière-Salée, quartier populaire de Nouméa, le quotidien des agents municipaux témoigne des fragilités sociales croissantes. Si celles-ci trouvent leur origine dans la situation globale du pays, la Ville continue d’agir, à son niveau, pour améliorer la vie des habitants.
Dans plusieurs quartiers et notamment celui de RivièreSalée, le thermomètre social, c’est le Proxibus. Marie-Jo Romanoff et son équipe prennent en charge jusqu’à cent demandes par jour. « On accompagne de nombreuses personnes dans la rédaction de CV et les candidatures en ligne », relève l’agent d’accueil et de proximité. Mais parfois, avoir un emploi ne suffit pas pour s’en sortir. Ce mercredi-là, jour de repos pour elle, Wendy, salariée d’un établissement pour personnes âgées, effectue des demandes d’aide à la cantine pour ses deux filles sur un des ordinateurs du Proxibus. Cette maman de 30 ans a dû quitter Dumbéa il y a quelques mois pour retourner vivre chez ses parents à Rivière-Salée.
« LES GENS ONT FAIM »
Ces regroupements familiaux, ces demandes qui ne faiblissent pas…,
autant de « signaux de paupérisation » qu’observent les agents sur le terrain, comme Marion Le Roy, référente du secteur nord-est de la direction de la politique de la ville. « La problématique numéro un, c’est que les gens ont faim. Nous, on essaie de répondre à des besoins qui, bien souvent, dépassent les compétences de la mairie. »
Les fragilités économiques et sociales se sont accentuées après le 13 mai 2024. Mais elles étaient déjà palpables dans ce quartier populaire de Nouméa. « En 2019, il y avait 30 % de chômeurs, ce qui représentait environ 3 000 personnes sans travail », rappelle de son côté Francis Maluia, 15e adjoint au maire et fondateur de l’association Solidarité RS. Celle-ci a d’abord vu le jour sous forme de collectif il y a deux ans. « Tout est parti d’un élan de solidarité et de l’envie de rompre l’isolement, explique l’adjoint, habitant de Rivière-Salée. On était un peu enfermés dans le quartier. Il n’y avait plus de forces administratives, donc les gens ne savaient plus vers qui se tourner. »
RECRÉER DES REPÈRES
En effet, les plus grandes structures municipales ont disparu à cette période, à l’instar de la maison de quartier, du pôle de services publics et du Mouv’. Sans oublier la perte des commerces et services de proximité, qui rend encore aujourd’hui difficile l’approvisionnement
des familles. Grâce à des dons, Solidarité RS distribue des denrées, tous les jeudis, à deux cents familles dans le besoin. Une action à laquelle il faut ajouter le désormais rituel marché de Rivière-Salée, ouvert le samedi dans le parc, de 7h30 à midi. « Le samedi, Rivière-Salée revit, souligne l’adjoint délégué à la vie associative et à la démocratie participative. Le marché permet de faire revenir dans le quartier ceux qui en avaient une mauvaise image et de redonner du rythme et de la cohésion sociale. »
Un autre projet, d’envergure municipale, a été pensé pour pallier les difficultés économiques présentes dans le quartier. D’ici les prochaines semaines, un « jardin associatif », géré par l’association Solidarité RS, sera accessible sur le terrain municipal de l’ancienne maison de quartier. Les habitants des cinq secteurs devraient entretenir le champ à tour de rôle. Les récoltes seront partagées entre les familles et cuisinées lors de grands repas collectifs.
AVANCER PAS À PAS
L’investissement de la Ville montre qu’il n’y a pas de petites victoires. « En lien avec la province Sud et le SMTU, on a fait remonter la problématique du transport pour les élèves auparavant scolarisés au collège de Rivière-Salée, contraints de marcher jusqu’à celui des Portes-deFer », relate Marion Le Roy. Une ligne de bus a été créée, à la rentrée, pour
LE MERCREDI : JOUR DU PROXIBUS
Le Proxibus, véritable guichet mobile, permet aux habitants d’effectuer leurs démarches administratives ou personnelles au plus près de chez eux, avec l’appui de partenaires comme la SIC ou le FSH et d’un écrivain public. Il se positionne à Rivière-Salée, face à l’école Les Roses, tous les mercredis, de 8 heures à 16 heures.
rejoindre l’établissement en période scolaire. Une soixantaine d’enfants l’utilisent chaque jour, sur des routes redevenues sécurisées.
Lors des événements, plus de 130 réverbères et lanternes ont été vandalisés ou accidentés. Dans le courant de l’année 2024, l’ensemble de l’éclairage public a été remis en service, parfois après « cinq interventions sur les mêmes zones, jusqu’à ce que la situation se stabilise », précise Laurent Gavin, chef de section exploitation voirie. Les rues Bonaparte, Eugène-Levesque et l’avenue Koenig ont également été réparées. Malgré les difficultés, Rivière-Salée continue de s’appuyer sur ses habitants, ses associations et ses dynamiques locales pour se reconstruire, pas à pas.
UN NOUVEAU PÔLE DE SERVICES PUBLICS
L’un des grands projets de reconstruction à RivièreSalée concerne le pôle de services publics, incendié lors des événements de 2024. Il sera réhabilité, rue EugèneLevesque, à l’horizon 2028, et repensé pour accueillir la Maison de la famille, une salle de lecture, un guichet du centre communal d’action sociale, le service prévention et insertion sociale et les animateurs socioéducatifs du quartier.
CULTIVER, TOUS ENSEMBLE
Un jardin associatif est en cours d’aménagement sur une friche de 30 ares, là où se dressait l’ancienne maison de quartier de RivièreSalée, avenue Koenig. Porté par les habitants et soutenu dans le cadre de la démocratie participative, ce projet vise à développer une agriculture vivrière et à favoriser l’esprit de solidarité au sein du quartier. Potager, plantes aromatiques, arbres fruitiers… Les habitants des cinq secteurs se partageront l’entretien des parcelles une semaine sur cinq et les récoltes seront distribuées aux familles les plus précaires.
HALLE POLYVALENTE ET OUVERTE
Les parties les plus endommagées du Mouv’, l’ancienne salle de spectacle et de concert de Rivière-Salée, seront détruites tandis que la structure principale sera aménagée en halle polyvalente, ouverte sur le parc et le quartier. Cet espace pourra accueillir le marché mais également des réunions ou encore des ateliers associatifs, d’ici la fin de l’année 2027.
“
Notre but, c’est que les jeunes progressent ”
Yvonne Nekoeng, éducatrice de rue
Quartiers de Saint-Quentin, Normandie, Rivière-Salée, 6e et 7e Kilomètre.
S’il y a bien un métier où l’on ne s’ennuie jamais, c’est celui d’éducateur de rue. Ces professionnels des quartiers échangent, orientent et suivent les jeunes en quête de solutions. L’une des agents de la mairie en a fait son leitmotiv. Rencontre.
Le mercredi matin, chacun sait à Rivière-Salée où trouver Yvonne Nekoeng. L’éducatrice de rue et son binôme, Ian Chesny, installent, face au Proxibus, le « café partage ». Une table et quelques chaises suffisent à le monter. C’est l’un des « outils » dont se servent les éducateurs de rue de la ville de Nouméa pour créer du lien avec les habitants et les orienter facilement dans leurs démarches. Ils sont dix, à ce poste, à exercer dans les cinq secteurs de Nouméa. Cette agent de la mairie s’occupe des jeunes de 12 à 26 ans, dans les quartiers du nord-est de la ville, depuis l’an dernier. « Je suis plus ancien sur le secteur, mais c’est tronqué. En arrivant, Yvonne connaissait déjà plus de monde que moi, du fait qu’elle soit une îlienne », ironise son équipier. Avant ça, elle avait travaillé cinq ans à la presqu’île de Ducos et cinq autres années dans le secteur Sud, à Tuband et ses alentours. Et effectivement, le contact, elle connaît.
« TOUJOURS SUR LE TERRAIN »
Cette ancienne animatrice a commencé sa carrière avec l’Acaf (Association calédonienne pour l’animation et la formation) dans les années 90. C’est auprès d’elle qu’elle dit s’être « relevée », après l’arrêt de sa scolarité en troisième. Bafa, BAFD, brevet professionnel, certification de moniteur-éducateur…, elle enchaîne les diplômes en côtoyant les enfants, puis se tourne tour à tour vers les personnes
en situation de handicap au foyer Paul-Reznik, le public de la Résidence des jeunes travailleurs et celui de la Maison des femmes Antoinette-Kabar. « Là, j’ai pris conscience que l’animation est une petite partie du social et que je voulais être éducatrice spécialisée. » Elle y parviendra et des centaines de jeunes bénéficieront de son accompagnement. Emmanuel a croisé son chemin en 2019, à 19 ans : « Elle m’a orienté vers des chantiers d’initiation, m’a aidé à m’exprimer. J’ai fait une formation au CFA, en climatisation et froid. » Mai 2024 lui fait perdre son travail, mais Yvonne Nekoeng le pousse à intégrer la mairie en contrat d’immersion, à bord du Proxibus. « C’est une bonne éducatrice. Elle s’occupe de nous jusqu’à ce qu’on arrive à faire de bonnes choses et elle est toujours sur le terrain », témoigne le jeune homme.
ÉDUCATRICE À VIE
« Je voulais le mettre ici, en tant que jeune et tatoué, indique l’éducatrice. Les gens sont contents. Ils voient que même si certains ont fait des bêtises, ils aident la population. Et lui peut se dire qu’il sert à des personnes dans le besoin. C’est vrai que la majorité de nos publics, ce sont des jeunes qui ont fait des bêtises. La société en a parfois peur, mais il ne faut pas. Ils ont besoin de nous tous, les adultes ». Bien souvent, derrière, se cachent des « problématiques familiales énormes, insiste Ian Chesny. Notre travail est
compliqué parce qu’il faut beaucoup parler, expliquer. On entend parfois des histoires difficiles. » Parmi elles, des « cas d’attouchements » pour lesquels le lien créé avec les jeunes permet de les accompagner vers les « partenaires qualifiés, qui prennent le relais » Justice, déscolarisation, insertion professionnelle, transport…, les éducateurs de rue répondent à tout type de difficultés, parfois en partant de zéro, lorsqu’il n’y a ni papier d’identité ni aide médicale. « Notre but, c’est qu’ils deviennent autonomes, qu’ils progressent, avec une petite famille, un diplôme, un travail. » Comme c’est le cas pour un enfant de la Dpass, qui n’a vécu que dans des foyers, et dont elle parle avec fierté. Il poursuit des études d’éducateur spécialisé dans l’Hexagone, dans les pas d’Yvonne Nekoeng, qui prévoit de « continuer à m’occuper des gens, même quand j’arrêterai mon travail ».
Ian Chesny, Yvonne Nekoeng, Emmanuel et une jeune habitante de Rivière-Salée.
DES CHANTIERS D’INITIATION POUR LEVER LES FREINS À L’INSERTION DES JEUNES
D’abord chantier d’insertion devenu chantier d’initiation, ce dispositif municipal de mise en situation de travail a gardé la même finalité : favoriser l’insertion des jeunes les plus éloignés de l’emploi. En 2026, environ 120 Nouméens en bénéficieront, une trentaine ont déjà appris à travailler le bois et le béton.
En fait, c’est facile de sculpter, retient Loïc, 18 ans, de son premier chantier d’initiation, alors qu’il n’avait jamais manié un ciseau. D’abord, il faut poncer le bois de gaïac, pour faire propre. Ensuite, il faut dessiner, cette partie, c’est Melem. Nous, on marque avec le ciseau. Il y en a de plusieurs sortes pour les détails. » Cet habitant du secteur Aérodrome a participé, en avril, au chantier encadré par Melem Tiaou à l’espace municipal de Magenta. Avec huit autres pairs, Loïc a donné naissance à trente-neuf trophées en seulement trois semaines. « La mairie nous a donné les thèmes en fonction de ses événements et concours futurs », précise le sculpteur professionnel, inspiré par « la faune et la flore calédoniennes et la culture kanak ».
Chaque année depuis 2015, il accueille des jeunes en chantier d’initiation. Et bien que « la plupart ne feront pas de la sculpture leur métier, mais le cadre : port de chaussures de sécurité, assiduité, respect des consignes, va les aider à rebondir sur d’autres projets. »
Conjuguer savoir-faire et savoir-être, c’est tout l’enjeu de ces trois semaines de travail en groupes de dix. « L’objectif, c’est d’acquérir du savoir-faire avec différents matériaux, de structurer leur quotidien et qu’ils prennent confiance en eux », insiste Grégory Alacchi, chef du service vie de la cité de la ville de Nouméa.
TECHNIQUE ET SENSIBILISATION
Douze chantiers d’initiation sont prévus entre mars et décembre, tels que la réalisation d’estrades pour le Pôle jeunesse et de protections naturelles pour le littoral. « Pour définir les chantiers, on écoute également les besoins des habitants, développe le responsable de la mairie. Ça permet de valoriser les jeunes et la démocratie participative. Je prends l’exemple du parc de Rivière-Salée où, dernièrement, on a réalisé des tables en béton et celui des tours de Magenta avec la création d’un abri dans les jardins familiaux. » Des chantiers techniques dirigés par l’association Active.
En février, une dizaine de jeunes ont créé des bancs et des tables en béton pour aménager le parc de Rivière-Salée.
Sur chaque période, les participants bénéficient de quatre à cinq ateliers de sensibilisation « qui sont essentiels pour construire leur parcours d’insertion ». Loïc en a appris davantage sur « la santé sexuelle et affective, les addictions, les violences intrafamiliales, l’expression orale, avec Chavi, et la bobologie, savoir se soigner et prendre soin de soi, avec le docteur Lehmann ». Tout commence par les éducateurs de rue, qui orientent les jeunes de 16 à 26 ans et construisent, avec eux, un projet pour leur avenir.
Vous avez étudié un corpus d’environ mille coquillages gravés, datant de la fin du XIXe au début du XXe siècle. Que raconte cette masse d’objets du quotidien des condamnés au bagne de Nouvelle-Calédonie ?
Elle raconte plusieurs choses. D’abord, il y a la profusion de cette production appelée « camelote ». Les forçats du bagne fabriquaient des objets sans relâche. En réunissant ce corpus d’étude, on réalise que ce nombre n’est qu’une fraction de la production totale. Celle-ci est difficile à quantifier, mais ce sont des milliers, voire dizaines de milliers, d’objets dont il est question. Ensuite, ces objets disent la nécessité de contourner les règlements internes du bagne pour améliorer son ordinaire et pour s’évader mentalement. Enfin, elle dévoile tout un spectre d’aptitudes diverses : certaines gravures sont très banales ou ratées, quand d’autres sont tout à fait spectaculaires. La population du bagne est à l’image de la société, avec ses talents et ses inaptes.
La gravure sur nacre existait-elle uniquement sur notre archipel ? Il existe d’autres établissements pénitentiaires où des condamnés ont gravé des coquillages. Par exemple, dans l’ex-Indochine française,
GRAVEURS SUR NACRE
L’ART
DES FORÇATS DE
NOUVELLE-CALÉDONIE, À LA MAISON HIGGINSON
Une exposition inédite met en lumière des œuvres issues du bagne et raconte un patrimoine jusqu’alors tombé dans l’oubli, que Louis Lagarde, maître de conférences HDR en histoire et archéologie de l’Océanie à l’Université de la Nouvelle-Calédonie, a retracé dans une étude scientifique et un ouvrage de vulgarisation.
des trocas ont été travaillés par les condamnés du sinistre bagne de Poulo Condore. Dans des îles d’Andaman-et-Nicobar, dans l’océan Indien, les Britanniques avaient organisé un système pénitentiaire : certains condamnés y gravaient des burgaux... Mais le fait qu’en Nouvelle-Calédonie plusieurs espèces aient été travaillées, avec tellement de variétés et parfois de talent, est unique dans l’histoire de l’art carcéral dans le monde.
On n’est pas du tout dans la caricature du ‘sauvage’
Plus de trois cents coquillages sont exposés à la maison Higginson. Certaines œuvres reproduisent des scènes kanak, des paysages ou encore des photographies de l’époque. Que nous disent ces motifs sur le regard que les condamnés portaient sur la Nouvelle-Calédonie ? Pour les condamnés, la NouvelleCalédonie est leur nouveau pays. Beaucoup savent bien, car la loi est formelle, qu’ils ne reverront jamais l’Europe. Alors ils le montrent : mer omniprésente, reliefs doux mais
marqués, végétation exubérante et variée. Le monde kanak est effectivement très représenté sur les coquillages par des scènes de chasse ou de pêche, des activités au champ, des danses ou des scènes de vie en tribu. Les Kanak sont le plus souvent représentés de manière bienveillante, avec de beaux traits et de belles anatomies. Il y a une part d’exotisme et de pittoresque, c’est certain, mais aussi un regard qui est nourri par la rencontre réelle et non par des fantasmes lointains. On n’est pas du tout dans la caricature du « sauvage » ou du « cannibale », à la différence des illustrateurs métropolitains qui, à la même époque, mettent en images des récits à sensation…
Pourquoi ces objets ont-ils longtemps été peu considérés alors qu’ils constituent aujourd’hui un patrimoine historique majeur ? Ces objets ont vécu un double oubli. Ici, où ils ont été produits, il n’en est presque pas resté puisqu’ils étaient faits pour être vendus à une clientèle qui quittait la Calédonie. En plus, ce qui rappelait le bagne n’était pas apprécié. En Métropole, ils ont formé des souvenirs pour ceux qui les avaient rapportés... mais à la
PROGRAMMATION
JUSQU’EN 2027
Visites libres : du mercredi au vendredi, de midi à 17 heures, et le samedi, de 10 heures à 17 heures.
Visites « coup d’œil » : le premier jeudi du mois, de 16h15 à 17 heures.
Visites « parcours d’exposition » : le dernier samedi du mois, de 10 heures à 11h30.
génération suivante, ils ont été rangés, mis de côté et oubliés, là encore.
Co-commissaire scientifique de l’exposition, comment avez-vous pensé le parcours pour rendre accessible cette histoire à la fois artistique, carcérale et humaine ? Nous avons voulu, avec Muriel Mainguet-Glaunec, la conservatrice des musées de la ville, présenter la camelote du bagne calédonien dans sa diversité, montrer les thèmes les plus fréquents sur les coquillages et expliquer les gestes techniques. Ça, c’est le programme du rezde-chaussée. À l’étage, ce sont les hommes eux-mêmes qui sont présentés : les artistes identifiés, leur parcours de vie (faux-monnayeurs, anciens des bataillons d’Afrique...), et aussi les artistes anonymes. On ne connaît pas leur nom, mais leur coup de main très reconnaissable fonctionne comme une signature.
Après vingt-cinq années de recherches consacrées aux graveurs sur nacre, qu’aimeriezvous que les visiteurs retiennent en sortant de l’exposition ? Que les forçats ont contribué, eux aussi, au patrimoine du pays. On le sait par les bâtiments, les routes, les remblais, les carrières, mais ils nous ont également légué des milliers d’œuvres touchantes. Chacune, si modeste soit-elle, renvoie cette part d’une humanité, certes, ténébreuse, mais dont on les a longtemps privés.
DES COQUILLAGES AUX MILLE FACETTES
L’étude d’un millier de coquillages a permis d’exhumer l’identité de trente graveurs sur nacre du bagne de Nouvelle-Calédonie. Autant d’œuvres reliées à des vies qui ont façonné son histoire sociale et culturelle. En voici quelques récits.
Photographie de la maison des médecins de l’hôpital du Marais, à l’île Nou, par le Dr Félix Gaillard, médecin auxiliaire au bagne entre 1884 et 1887.
OTOMAR JEAN JULIUS SCHLOESSER, LE PORTRAITISTE
Il y a des gravures qui se transmettent de génération en génération. C’est le cas des portraits du couple Rivaton : Antoine, serrurier mécanicien, et sa femme, Jeanne, arrivés en Calédonie en 1873. Leur arrière-petit-fils, Luc Rivaton, a prêté ces œuvres particulièrement soignées et d’une incroyable fidélité pour l’exposition. Otomar Jean Julius Schloesser est un des graveurs connus les plus doués du bagne calédonien. Militaire dans la Légion étrangère en Afrique du Nord, il a été condamné en 1882 à cinq ans de travaux forcés pour vol qualifié. Hélas, après une tentative d’évasion, il écope de vingt ans de plus et meurt à 32 ans, en 1893.
JOSEPH MULLER HONORE UNE COMMANDE
Une grande maison coloniale bordée de stores en bambou, un fût et de nombreux agaves dans le jardin. Sur cette pintadine gravée, tout de la photographie originale y est, et même plus. La gravure réaliste est une pratique commune dans l’art du bagne calédonien, tant pour respecter les critères de la commande qu’en raison de la censure par l’Administration pénitentiaire. L’homme derrière cette nacre se nomme Joseph Muller, condamné au bagne en 1875 pour fabrication et usage de faux billets de banque. S’il ne signait pas toutes ses œuvres, son style l’a rendu identifiable.
Paire de valves de pintadine gravées des portraits d’Antoine et de Jeanne Rivaton.
L’avenue de la Victoire vue de la place Bir Hakeim, en 1969.
LE CENTRE DE NOUMÉA TRAVERSE LES ÂGES… SANS PRENDRE UNE RIDE
À l’occasion des 172 ans de Nouméa, nous vous proposons de redécouvrir son cœur historique. Carrefour institutionnel et administratif, lieu de passage et de flânerie, le centre-ville a connu de nombreuses transformations au fil du temps, documentées par le service des archives municipales. Tour d’horizon des principales évolutions.
Organisé, dès les années 1860, autour de celle que l’on nommera « place des Cocotiers » quinze ans plus tard, le centre-ville de Nouméa est aujourd’hui le point d’accostage de nombreux travailleurs et croisiéristes. C’est aussi un quartier riche en symboles historiques, qui continue de s’adapter aux évolutions, à commencer par ses aménagements.
MONUMENTS HISTORIQUES
L’aspect actuel de la place des Cocotiers a pris forme entre 2015 et 2016 avec ses massifs de fleurs et de végétaux, ses sculptures et ses terrasses de café. Puis, en juin 2017, l’imposante fontaine Céleste, datant de 1894, a repris vie au cœur de la place grâce à sa restauration et à sa remise en eau. Œuvre de Paul Mahoux, sculpteur et tailleur de pierre originaire de Rodez, en Occitanie, à qui l’on doit le piédestal de la statue de l’amiral Olry, gouverneur de la Nouvelle-Calédonie entre 1878 et 1881. Celle-ci a été déplacée dans les jardins du musée de la Ville il y a trois ans, pour créer la place de la Paix sur laquelle trône
désormais la statue de la poignée de main entre Jean-Marie Tjibaou et Jacques Lafleur, sculptée par Fred Fichet. Non loin de là, le kiosque du Syndicat d’initiative, construit en 1953 par l’architecte Georges Derquennes pour devenir un point d’accueil touristique, abrite une antenne de la police municipale depuis 2018. Renouveau aussi à la maison Higginson. Bâtie en 1901 rue de Sébastopol, elle a longtemps servi de logement de directeur, a été achetée par l’État pour le résident permanent de la France auprès de la Communauté du Pacifique (CPS), avant qu’il ne la cède à la ville de Nouméa pour proposer des expositions de longue durée.
ASSAINIR ET EMBELLIR
D’autres lieux emblématiques ont également eu un second souffle. La rue de l’Alma, ouverte en 1857, reste le cœur commerçant de la ville. Entre 2017 et 2019, son réseau de câbles aériens a été enfoui, les trottoirs refaits et des arbres plantés. Le promeneur attentif peut remarquer les façades de style Art déco que
ce nouvel aménagement permet de mettre en valeur.
Même dynamique pour l’avenue de la Victoire. Tracée entre 1857 et 1859, puis agrandie dans les années 1930, elle bénéficie depuis 2020 d’un ambitieux programme d’assainissement qui s’intègre à la rénovation désormais terminée de la place Bir Hakeim. Côté mer, le quai Ferry, ancien axe portuaire stratégique, a changé de vocation. Réaménagé entre 2018 et 2020, il est devenu un lieu de restauration et de marchés ponctuels.
CONSULTER LES ARCHIVES DE LA VILLE
Les photos sont issues des archives municipales de la ville de Nouméa. Les documents conservés sont consultables sur rendez-vous.
Le formulaire est disponible via ce QR code.
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Photos : Coll. Archives de la ville de Nouméa
Cette page est proposée par les Archives de la ville de Nouméa.
UNE DÉCENNIE DE
TRANSFORMATION URBAINE
2015–2016
Travaux de réaménagement de la place des Cocotiers.
2017–2018
Restauration et remise en eau de la fontaine Céleste.
2017–2019
Enfouissement du réseau aérien, assainissement, réfection des trottoirs, plantation d’arbres dans la rue de l’Alma.
2018
Le kiosque du Syndicat d’initiative devient une antenne de la police municipale.
2018–2020
Réhabilitation de l’immeuble Cheval. Construction de trois bâtiments commerciaux et aménagement d’une promenade sur le quai Ferry.
2022
Inauguration de la place de la Paix et de la statue appelée « Monument pour la Paix ». Inauguration de l’immeuble Cheval restauré.
2020–2025
Travaux d’assainissement, de végétalisation et d’embellissement de l’avenue de la Victoire.
Le quai Ferry dans les années 1950.
La rue de l’Alma en 1969.
Le kiosque du Syndicat d’initiative en 1969.
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La fontaine Céleste en 1983.
TRIBUNES
AVEC VOUS POUR NOUMÉA
Nouméa poursuit son chemin de reconstruction.
Cette volonté s’est traduite par l’adoption du budget 2026. Dans un contexte financier encore contraint, nous avons fait le choix d’un budget de rigueur, fondé sur une gestion prudente et responsable des deniers publics. Cette exigence est indispensable pour garantir la pérennité de nos services publics tout en poursuivant les investissements nécessaires à l’avenir de notre commune.
Nous savons également pouvoir compter sur le soutien de l’État à travers le dispositif de solidarité républicaine. Cette aide exceptionnelle permet à la Ville de maintenir son action et de répondre aux attentes légitimes des Nouméennes et des Nouméens, malgré les difficultés auxquelles nous avons été confrontés.
La reconstruction se traduit aussi sur le terrain.
La réimplantation de la brigade territoriale Nord de la police municipale à Rivière-Salée constitue un signal fort envoyé aux habitants de ce secteur. Installée dans des locaux partagés avec la Police nationale, elle renforce la présence des forces de sécurité au plus près de la population et facilite les démarches des administrés grâce à un accueil de proximité permettant notamment le dépôt de plaintes. Cette implantation illustre notre volonté d’assurer davantage de sécurité, de proximité et de réactivité dans les quartiers.
Préparer l’avenir, c’est également investir dans notre jeunesse.
Le chantier du Pôle jeunesse est aujourd’hui terminé. Ce nouvel équipement offrira aux jeunes Nouméens un lieu d’accueil, d’écoute, d’accompagnement et d’épanouissement adapté à leurs attentes. Il témoigne de notre conviction que la jeunesse doit être au cœur des priorités de l’action municipale.
Ces réalisations ne sont que les premières étapes d’un travail engagé au service de tous. La reconstruction de Nouméa ne se fera pas en un jour, mais elle avance avec responsabilité et avec la volonté constante de renforcer l’attractivité, la cohésion et la qualité de vie dans notre ville.
À l’approche de l’anniversaire de Nouméa, le 25 juin prochain, nous pouvons mesurer le chemin parcouru par notre commune au fil de son histoire. Fidèles à cet héritage, nous poursuivons aujourd’hui notre engagement pour bâtir une ville plus forte, plus sereine et résolument tournée vers l’avenir.
Jean-Pierre Delrieu, 1er adjoint au maire de Nouméa, délégué aux ressources humaines, à l’action éducative, à l’insertion, à la prévention de la délinquance et à la coordination municipale.
LISTE « POUR NOUMÉA, UNE ÉNERGIE NOUVELLE »
Nous souhaitons sincèrement remercier les milliers de Calédoniennes et Calédoniens qui nous ont accordé leur confiance lors des dernières élections municipales. Ce soutien nous honore et nous engage pleinement.
Fidèles à nos engagements, nous serons une opposition responsable, constructive et vigilante. Notre rôle est clair : défendre l’intérêt des Nouméens, proposer des améliorations concrètes et veiller à la bonne utilisation des ressources publiques.
Dès les premières séances du conseil municipal, nous avons pris position contre l’augmentation des indemnités des élus, estimant que le contexte impose sobriété et exemplarité. Nous avons aussi obtenu la retransmission vidéo des conseils municipaux, renforçant la transparence de la vie publique.
Engagés dans les commissions municipales : sécurité, finances, urbanisme, développement, jeunesse, culture et sport, ainsi qu’en commission d’appel d’offres, au comité de jumelage et au conseil d’administration de la Sodemo, nous contribuons activement au travail de fond et au suivi des politiques publiques locales. Cette présence permet de porter vos préoccupations au cœur des décisions et d’exercer un contrôle rigoureux de l’action municipale.
Nous continuerons à porter des propositions utiles, notamment en matière de sécurité, de cadre de vie et de dynamisme économique, dans le respect des compétences municipales, avec exigence et pragmatisme. Nous serons également attentifs à renforcer le dialogue avec les habitants et à promouvoir des actions concrètes et utiles au quotidien. Notre engagement est constant : agir avec sérieux, défendre l’intérêt collectif et rester à l’écoute des habitants.
Au service de Nouméa et des Nouméens.
LISTE « NOUMÉA : L’APRÈS ! »
Chères Nouméennes, chers Nouméens,
À l’aube de ce nouveau conseil municipal, nous tenons à vous exprimer notre profonde gratitude. Dans un contexte de participation contrainte - l’abstention atteignant 52 %, en partie imputable au regroupement des bureaux de vote et à l’absence de transports -, les 6 000 suffrages que vous nous avez accordés revêtent une signification particulière et renforcent le sens de la mission que vous nous avez confiée.
Ensemble avec Philippe Dunoyer, Veylma Falaeo, Olivier Thupako , Sandra Hema et Jeremie Katidjo Monnier, nous abordons ce mandat au sein du conseil municipal avec les mêmes convictions et la même énergie. Nous serons une force de proposition rigoureuse, constructive et vigilante, portant vos aspirations avec le sérieux qu’elles méritent, dans un esprit constant de dialogue.
Les défis auxquels Nouméa est confrontée appellent un travail collectif, au-delà des clivages partisans. Les engagements que nous avons défendus durant la campagne restent entiers. Nous rappellerons que des solutions concrètes existent pour améliorer la desserte en transports et rendre leur coût accessible à tous. Nous rappellerons aussi l’urgence alimentaire, notamment la nécessité d’ouvrir nos cantines scolaires durant les vacances, conscients que ce repas est, pour les enfants les plus fragiles, le seul de la journée.
Nous défendrons une solidarité active envers les plus vulnérables et soutiendrons le développement des maisons de quartier, foyers essentiels du lien social.
Nous resterons à vos côtés, disponibles et engagés, pour chaque instant de ce mandat.
Philippe Dunoyer, Veylma Falaeo, Olivier Thupako , Sandra Hema et Jérémie Katidjo-Monnier.
Virginie Ruffenach, Jordan Courtot, Julie Nguyen, Ludovic Talia, Yanis Ouamrouche.