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Wunne n°74

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Wormeldange Vignes & alpagas

Architecture : COCA

La passion du détail

Marc Giorgetti

Etat des lieux de la construction

D’Millen à Beckerich Lieu de rencontres


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wunnen 74 septembre/octobre 2021

Éditorial

EN COUVERTURE L’Hôtel Graace à Bonnevoie s’est prêté comme arrièreplan pour notre photo de couverture, avec les modèles Lanna Miez (IG @lannamiez) et Lucas Simmer Perini (IG @lucas_simmer ). Merci aussi à Steve Krack de nous avoir accueillis aussi gentiment dans cet hôtel au parfum si cinématographique ! › Plus de photos sur le site www.wunnen-mag.lu Photo : P. Lobo DIRECTEUR DE PUBLICATION Jean-François Zimmer RÉDACTEUR EN CHEF Paulo Lobo ONT COLLABORÉ À LA RÉDACTION Davide Galluccio, Maître Tania Hoffmann PUBLICITÉ Fatiha Sidi - Tél. (+352) 661 899 998 - pub@luxedit.lu PHOTOS Paulo Lobo DIRECTEUR ARTISTIQUE Philippe de Gruiter MISE EN PAGE Almathea Consulting sàrl, Luxembourg www.almathea.lu PRINT MANAGEMENT Luxedit Sàrl, Luxembourg TIRAGE 11.000 exemplaires ÉDITEUR Luxedit sàrl 275, rue de Luxembourg L-8077 Bertrange

Tél : (+352) 26 38 93 12 Fax : (+352) 26 38 93 13 Mail : info@luxedit.lu www.luxedit.lu

Luxedit sàrl, société éditrice du magazine Wunnen, est détenue à 100% par Jean-François Zimmer, éditeur indépendant domicilié au Luxembourg. La direction générale et la gestion journalière relèvent de la responsabilité de Jean-François Zimmer. © Luxedit 2021, tous droits de reproduction réservés

ABONNEMENTS & ANCIENS NUMÉROS Abonnez-vous à Wunnen pour un an (5 numéros pour 30 €) et commandez les anciens numéros sur www.wunnen-mag.lu ou en nous renvoyant le formulaire suivant ainsi qu’une preuve du paiement sur le compte IBAN BIL LU24 0024 1861 5910 3900 au nom de Luxedit sàrl. Les sommaires de chaque numéro peuvent être consultés sur notre site Internet www.wunnen-mag.lu Nom :......................................................................................................

A Beckerich, nous avons vu une roue à aubes, qui semble tourner et brasser l’eau depuis des siècles. A Wormeldange, nous avons vu des vignes sur les coteaux, dont les origines remontent au temps des Romains. Dans une ville au sud du Luxembourg, Monia nous a accueillis dans sa belle maison centenaire, rénovée avec goût. Pour ce nouveau numéro, c’est comme une petite musique qui s’est fait entendre lors de nos reportages, un leitmotiv nous rappelant que les savoir-faire et les constructions d’antan restent tout à fait pertinents et utiles dans le monde d’aujourd’hui. Il ne faut jamais renier les legs du passé. Ce n’est pas seulement une question de nostalgie, c’est aussi et surtout un signe d’intelligence et de bon sens. A l’heure du grand chambardement climatique – et nous avons vu en juillet dans notre propre pays toute la souffrance que celui-ci peut engendrer - il est urgent pour chacun d’entre nous de réfléchir et d’agir : quelle peut être notre contribution concrète à la préservation de la vie humaine sur cette planète ? Nos ancêtres, que ce soit dans le monde occidental ou dans d’autres civilisations, ont appris à utiliser les ressources de la nature à bon escient, avec connaissance et amour. Gavés par la technologie et l’égocentrisme, nous sommes poussés à multiplier les expériences consuméristes qui contribuent à épuiser les énergies et réserves de la terre. Il n’est pas trop tard. Il convient de se focaliser sur l’essentiel. Au lieu de nous agiter dans tous les sens et de chercher à accumuler mille et un artefacts, il faut ralentir le pas et prendre le temps de respirer. Autour de nous, dans le monde physique et réel, il y a une infinité d’êtres et de choses qui valent la peine qu’on les prenne en considération. Reprenons le contrôle de nos vies et de notre temps. Recentrons-nous sur les relations humaines qui se passent yeux dans les yeux et qui enrichissent notre expérience. Retrouvons notre place dans cette roue de la vie et de la planète, que nous voulons voir tourner encore longtemps… › Paulo Lobo Rédacteur en chef p.lobo@wunnen-mag.lu

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Photo : Lara Lobo Zhingri

ET LA ROUE CONTINUERA DE TOURNER…


OMMAIRE S

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ACTUALITÉS

PRATIQUE

6 · Spotlight

32 · Les choix déco de la rédaction

8 · Actualités

40 · Entretien avec Marc Giorgetti

12 · Klangkörper de Filip Markiewicz

46 · Un jardin en automne

14 · Un nouvel outil intelligent d’évaluation des biens immobiliers

52 · Le WC

16 · Une exploration de la scène architecturale japonaise contemporaine

66 · Des lumières pour un automne radieux

60 · Vérandas 72 · Monitoring du bâtiment 76 · Assurance protection juridique

MAGAZINE

80 · Questions juridiques

18 · Nouvelles livraisons de bâtiments 24 · Le fauteuil Barcelona 26 · Un appartement dédié à un nouvel art de vivre

REPORTAGES 82 · Wormeldange 90 · COCA – Christiansen Oberweis Cardoso Architects 98 · Bienvenue chez nous – chez Monia 106 · D’Millen : pour que tourne la roue de la vie 114 · A retenir dans ce numéro

26  Un appartement dédié à un nouvel art de vivre

46

82

 Un jardin en automne

 Wormeldange

98

 Bienvenue chez nous – chez Monia

106  D’Millen : pour que tourne la roue de la vie


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Actualités

Spotlight Bucolique Au cœur de la vallée de l’Eisch, le domaine du Grand-Château d’Ansembourg compose un cadre enchanteur qui ravira petits et grands. Ne ratez pas l’occasion de découvrir ses magnifiques jardins historiques lors des visites guidées qui seront proposées le week-end des 25 et 26 septembre, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. En français et en allemand. Horaire détaillé sur www.gcansembourg.eu › Photo : P. Lobo

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Spotlight

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Actualités

Un nouveau guide pour promouvoir l’éco-urbanisme Le 14 juillet, Claude Turmes, ministre de l'Énergie et de l'Aménagement du territoire, a présenté le guide « Éco-Urbanisme », un condensé numérique de bonnes pratiques pour la réalisation d’éco-quartiers « made in Luxembourg », c’est-à-dire qui soient respectueux de l’environnement et qui favorisent le bien-être des habitants, tout en étant ouverts à la créativité et à l’innovation. L’objectif n’est pas d’imposer un seul et même modèle d’éco-quartier qu’il s’agirait de reproduire partout dans le pays, mais de fournir des définitions, des principes directeurs et des informations utiles pour tout développement urbanistique. Conçu par le département de l’Aménagement du territoire, le guide se présente comme un outil stimulant le développement d’un éco-urbanisme « à impacts positifs ». Ainsi, à travers une liste de stratégies, les acteurs du développement urbain - publics et privés - sont encouragés à développer des concepts urbanistiques innovants à l’échelle des quartiers. Ces éco-quartiers reposent sur l’alliage du bien-être et de la mixité sociale ainsi que sur l’utilisation rationnelle des ressources naturelles, tout en tenant compte des caractéristiques écologiques, spatiales, sociales et économiques du projet.

Le guide peut être téléchargé sur le site du département de l’Aménagement du territoire. › https://amenagement-territoire.public.lu/content/dam/ amenagement_territoire/GUIDE-ECO-URBANISME-JUILLET-2021. pdf

Home Expo : tout ce que vous voulez savoir sur le logement Home Expo se tiendra du 9 au 17 octobre 2021, à Luxexpo The Box. Ce salon se présente comme le plus grand salon de l'habitat du Luxembourg, associant deux événements distincts : Home & Living et la Semaine nationale du logement. Home & Living rassemble de nombreux professionnels du Luxembourg et de la Grande-Région qui présentent les dernières nouveautés et tendances dans le secteur de l’habitat. Une centaine d’exposants vous attendent avec conseils, idées, nouveaux produits, mais aussi des actions spéciales. C’est le moment d’équiper la maison avec tout ce qui a pu vous manquer ces derniers temps : une piscine, un spa, un sauna, un canapé d’angle, un grand écran ou une console de jeux, un beau bureau, etc. Le programme sera émaillé de différentes expositions et conférences. Un volet « actualités et tendances » sera développé en collaboration avec Mélanie Trinkwell, designer d’intérieur. Quant à la Semaine nationale du logement, elle vous permettra de découvrir des projets immobiliers inédits, tout en vous informant sur les possibilités d’aides ainsi que les solutions de financement et d’assurance. Si vous voulez construire votre maison, vous trouverez certainement un architecte et des professionnels du bâtiment en phase avec vos idées et votre budget. Vous n’êtes pas encore prêt pour acheter ? De nombreuses agences immobilières seront là pour vous faire découvrir les biens en location et vous guider dans la constitution

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de votre dossier. Vous êtes déjà propriétaire et souhaitez donner un second souffle à votre bien ? C’est aussi le moment de songer à améliorer l’efficacité énergétique de votre logement, tout en réalisant de belles économies. Ne perdez pas votre temps en courant d’un endroit à l’autre : profitez plutôt de la présence de toute la filière privée et institutionnelle en un seul lieu. › Plus d’infos : www.home-expo.lu


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Actualités

Place de Paris New Look Après un an de travaux, la nouvelle place de Paris dans le quartier Gare a été inaugurée le 28 juin dernier. Ce réaménagement s’est inscrit dans le cadre du chantier du tram qui relie Luxexpo et la gare centrale. La nouvelle place se veut plus ouverte, plus accueillante et plus apaisante. Elle est traversée par l’avenue de la Liberté,

qui est empruntée par le tram et les voitures (en un seul sens). Elle est agrémentée de 18 platanes, de fontaines sèches, d’une station Vél’oh et de toilettes publiques. L’espace se prête idéalement pour la tenue de marchés hebdomadaires, de fêtes locales et d’événements culturels.

Les 50 ans du Mah Jong Sofa Cette année, Roche Bobois célèbre les 50 ans du canapé Mah Jong. Imaginé en 1971, le canapé Mah Jong est né de la rencontre de deux hommes de talent : Philippe Roche, co-fondateur de la marque Roche Bobois et chef d’entreprise visionnaire, et Hans Hopfer, un designer de génie qui a su capter et anticiper de manière très créative l’évolution de nos styles de vie. Avant-gardiste lors de sa création, iconique aujourd’hui, habillé par Kenzo Takada, Jean Paul Gaultier ou Missoni Home, ce canapé « en liberté » est pour longtemps une référence de modularité et de créativité. › Photo : Mah Jong Irune www.roche-bobois.com 10

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Photo : OAI - Christof Weber

Actualités

Klangkörper de Filip Markiewicz

« JE VOIS CE BÂTIMENT COMME UNE SORTE D’INSTRUMENT DE MUSIQUE »

L

’Ordre des architectes et des ingénieurs-conseils (OAI), en collaboration avec la Fondation da Vinci et l’asbl Art contemporain.lu, a inauguré, le 1er juillet 2021, l’installation artistique « Klangkörper », créée par l’artiste Filip Markiewicz, lauréat du 1er concours Art in Situ OAI. Lancé par l’OAI en décembre 2020, ce concours a pour but d’exposer une installation artistique temporaire dans le bâtiment-siège OAI Forum da Vinci. L’œuvre doit être pensée pour entrer en relation avec le site. Désignés en mars dernier, les deux lauréats de ce premier concours sont 12

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Filip Markiewicz et Hisae Ikenaga. L’installation au Forum da Vinci pour trois ans se fera en deux phases, avec un recoupement de 18 mois des deux propositions. « Klangkörper » de Filip Markiewicz est donc la première œuvre à investir les lieux – et restera visible jusqu’au 30 juin 2024 -, tandis que « Reproduction d’éléments » d’Hisae Ikenaga sera installée de janvier 2023 à décembre 2025. Wunnen : Que peut apporter l’art de plus à une architecture ? Filip Markiewicz : Mais l’architecture, c’est déjà de l’art. Dans l’histoire de l’art, il y a eu beaucoup d’architectes

artistes, d’artistes architectes, de musiciens architectes. Je considère qu’il n’y a pas vraiment de grande différence, quand il s’agit de création artistique. L’architecture est un exercice de création, un jeu avec les formes, exactement comme ce que fait l’artiste lorsque, par exemple, il peint un tableau. Il y a des idées et un questionnement qui sont similaires à la démarche de l’artiste. L’art en tant que geste artistique dans un bâtiment entraîne une complémentarité, un dialogue. C’est cette confrontation et ce qu’il en résulte qui peuvent être intéressants.


Klangkörper de Filip Markiewicz

Dans le cas de ce concours, que pensez-vous du processus qui consiste à convoquer l’art dans l’architecture de façon officielle ? Dans l’absolu, même quand on m’invite à exposer dans un musée, il s’agit aussi de réaliser un geste artistique dans un lieu architectural. Il n’y a pas beaucoup de différence par rapport à ce que je fais ici au siège de l’OAI. Pour moi, ce bâtiment a une forme de « black cube », qui est à l’opposé du white cube muséal. Black cube, cela peut être une référence au black square de Kasimir Malevitch, ce carré noir qui plus tard devait inspirer les minimalistes américains. L’irruption dans l’art contemporain de formes très architecturales. Ici, c’est comme un jeu de Yin et de Yang, ou comme un jeu d’échecs où le noir est dans le blanc, et le blanc dans le noir. Les mots choisis ont une résonance qui oscille entre politique et poétique… Les quatre mots - Attack, Decay, Sustain, Release – se réfèrent à l’enveloppe sonore ADSR, définie par Vladimir Ussachevsky en 1965, dans

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le monde de la musique électronique. De nos jours, ces quatre mots se trouvent sur chaque synthétiseur analogique. Ils définissent également dans l’absolu l’enveloppe sonore de chaque son universel. Lorsqu’on les isole, chaque mot peut être interprété comme on veut. Surtout dans l’espace public, un mot comme « Attack » a différentes connotations. Mais c’est aussi cela le défi, provoquer le spectateur, le questionner et l’interroger. Ce qui m’intéresse dans une œuvre d’art, c’est de ne pas se limiter à l’évidence, mais de suggérer, d’inviter à creuser et à chercher… Ces tubes néons constituent un jeu de séduction et de lumière. J’aime fonctionner ainsi, en proposant différentes grilles de lecture. Les néons sur la façade : un clin d’œil à l’imaginaire des grandes villes éclairées la nuit ? Il y a cet aspect quasi publicitaire… Je m’intéresse beaucoup à tout ce qui touche la société du spectacle, le pop art, le post-pop art, le fonctionnement de la société de consommation. Le fait de fixer un néon industriel à

un bâtiment architectural minimaliste, cela interpelle le passant qui peut se demander : est-ce que c’est une nouvelle entreprise, une nouvelle banque ? Tout participe à l’expression : le choix des mots, le choix de la police, les lettres en minuscule, le fait que les mots sont décalés sur la façade, évoquant l’idée d’une partition musicale… Au final, est-ce que ce n’est pas plutôt la vibration poétique qui vous intéresse… ? A partir du moment qu’on utilise ces quatre mots précisément, le plus facile est de se dire que c’est un message politique. Mais ce qui m’intéresse, c’est d’essayer d’aller au-delà de cette interprétation première, de jouer avec les notions de musicalité, poésie, complémentarité. « Klangkörper », corps de résonance, est un essai artistique conceptuel faisant un pont entre l’univers de la musique et l’architecture. Je vois ce bâtiment comme une sorte d’instru ment de musique…


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Actualités

UN NOUVEL OUTIL INTELLIGENT D’ÉVALUATION DES BIENS IMMOBILIERS

A

près une année de réflexion coordonnée par Miguel Fernandes (Abrigo.lu), la Chambre immobilière a lancé en mars dernier un système d’évaluation des biens immobiliers aussi complet que pratique. Ce nouvel outil intelligent d’évaluation va permettre de combler un manque d’informations sur les prix immobiliers auprès des agents. Cette mission a été confiée à Progetis / easySolutions. Actuellement au Luxembourg, la plupart des outils d’estimation des biens sont basés sur des prix annoncés que l’on peut trouver sur les différents portails immobiliers existants. Or, les prix annoncés ne sont pas forcément le reflet de la réalité ! Il peut y avoir, en fonction de la région du pays et du type de bien, 14

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des différences marquantes entre le prix annoncé et le prix signé chez le notaire. Travailler sur les prix annoncés va alimenter l’augmentation des prix, mais cela ne va pas donner, au propriétaire qui veut vendre, le prix réel de la valeur de son bien. La Chambre immobilière a donc mis en œuvre un projet intelligent qui repose sur une triple estimation du prix de façon à donner à ses membres, qui sont tous des professionnels de l’immobilier, trois outils de calcul. Cela permet de réaliser l’estimation la plus juste possible. La première méthode résulte d’une proposition de Progetis. Les membres de la Chambre immobilière mettent en commun les statistiques des prix vendus. Chacun doit alors indiquer dans son logiciel le prix d’un bien

vendu chez le notaire. Les agences peuvent partager de manière volontaire leurs données - qui restent anonymes, ce qui est extrêmement important en raison de la protection des données. Cette méthode permet de comparer des ventes récentes d’objets comparables, appartements et maisons, dans un quartier donné, uniquement entre les membres de la Chambre. Voilà un vivier de données extrêmement important, puisque la Chambre représente une grande part du marché luxembourgeois. La deuxième méthode est basée sur le fichier du Liser, organisme public, qui fournit non pas les prix annoncés, mais les prix vendus tels qu’ils ont été enregistrés chez le notaire. Seul bémol, il fournit uniquement les prix des appartements. Avec cette méthode, en un clic sur le logiciel,


Un nouvel outil intelligent d’évaluation des biens immobiliers

L’agent peut extraire les prix vérifiés d’un ensemble de biens similaires du quartier pendant les six derniers mois. finalement d’éditer un tableau récapitulatif et de faire des comparaisons très justes. Un triple atout pour l’agent immobilier Pour l’agent immobilier, cet outil est un atout considérable, car il peut sortir les prix vérifiés d’un ensemble de biens similaires du quartier pendant les six derniers mois. Grâce à ce nouvel outil, l’agent va avoir en sa possession trois prix plus ou moins proches. Il peut ensuite proposer le prix le plus professionnel. En même temps, il a une base concrète pour justifier son estimation auprès du client vendeur. Cela permet de convaincre le propriétaire du bon prix à afficher. Vendre trop cher va à l’encontre des intérêts d’un

propriétaire. Sa maison va rester affichée pendant des mois à un prix trop élevé et il finira par perdre de l’argent et du temps. Proposé par la Chambre immobilière, un acteur fédérateur du marché, cet outil permet de gagner du temps et de l’énergie. De plus, l’agence n’a plus besoin de créer son propre outil et de se connecter à des plateformes externes sans savoir où vont les données saisies. Ici, l’agent a son propre logiciel, la base de données lui appartient et personne ne peut l’exploiter, car tout est sécurisé. L’agent peut faire ses propres estimations et décider de partager ses statistiques de vente et de call-back seulement  s’il en fait la demande. › www.cigdl.lu

plan K

l’agent immobilier peut obtenir la valorisation de son bien, sur base de contrats signés endéans les six mois chez un notaire. Progetis se charge de la mise à jour du fichier tous les semestres. Vu l’augmentation des prix au Luxembourg, la différence des prix tous les six mois est signifiante. La troisième méthode a été imaginée par la Chambre immobilière. Il s’agit d’un système de calcul de pondération basé sur la qualité de l’objet et ses équipements : passeport énergétique, type de dalle, année de construction, équipements, vue, environnement, type de rénovation, mode de chauffage… Cela représente une centaine de critères de pondération pour permettre d’avoir un calcul mathématique très fin par rapport à l’estimation du bien, que ce soit un appartement ou une maison. Cela oblige l’agent immobilier à remplir une grille d’informations extrêmement riche, qui détaille parfaitement le bien. Ce résultat est finalement plus fin que celui du Liser, car il prend en compte les qualités et défauts du bien. L’ensemble de ces données permet

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Actualités

UNE EXPLORATION DE LA SCÈNE ARCHITECTURALE JAPONAISE CONTEMPORAINE

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epuis que l’Exposition universelle d’Osaka de 1970 a placé les formes contemporaines au centre de l’attention, le Japon est un acteur clé de l’architecture mondiale. Ce livre fait le tour des dernières nouveautés japonaises en matière de construction et révèle comment Tadao Ando, SANAA, Shigeru Ban, Kengo Kuma ou Junya Ishigami relient le passé, le présent et l’avenir pour construire des bâtiments plus verts et intelligents que jamais. La créativité de l’architecture japonaise est le fruit d’un concours de circonstances spécifiques, notamment d’une forte densité de la population, d’une économie moderne et efficace, d’une longue histoire et de la succession ininterrompue de cataclysmes sous forme de tremblements de terre. Aujourd’hui, la stagnation économique, le vieillissement de la population et des catastrophes comme l’accident nucléaire de Fukushima Daiichi exercent une pression plus forte que jamais sur ces circonstances à la base même de l’architecture. Comme toujours, le Japon réagit avec force et inventivité, mais les bâtiments actuels sont plus écologiques, plus petits et moins onéreux que leurs prédécesseurs d’une autre ère. 

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TOYO ITO « Minna no Mori » Gifu Media Cosmos, Gifu, Japan, 2015 › Copyright : © Iwan Baan

› Titre : Contemporary Japanese Architecture Auteur : Philippe Jodidio Editeur : Taschen 448 pages, 60 € Langues : français/anglais/allemand

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TERUNOBU FUJIMORI Mosaic Tile Museum, Kasahara, Tajimi, Gifu, Japan, 2016 › Copyright : © Akihisa Masuda


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NOUVELLES LIVRAISONS DE BÂTIMENTS A partir de cette édition, nous introduisons une nouvelle rubrique « Dernières livraisons » dans nos pages actualités. L’objectif est d’informer nos lecteurs sur les bâtiments qui ont été livrés dans les six mois précédant la sortie du magazine. L’appel est ainsi fait à nos amis architectes : si vous souhaitez être publiés, il suffira de nous envoyer une ou deux photos de bonne résolution de votre projet, ainsi que la fiche technique (nom du projet, lieu, catégorie de bâtiment…) et un bref descriptif. Nous sommes très heureux de continuer à soutenir l’architecture au Luxembourg par le biais de cette nouvelle rubrique – aidez-nous à la rendre riche et intéressante !

Mutualité des PME à Luxembourg Assainissement énergétique, rénovation complète et mise en conformité de l’immeuble de la « Mutualité des P.M.E. », datant de 1971, situé rue Glesener à Luxembourg. Le système porteur en béton armé existant a été mis à nu afin de procéder aux travaux. La façade existante a

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été démantelée et remplacée par une façade préfabriquée contenant les installations techniques, des unités de ventilation décentralisées avec récupération de chaleur ainsi que les menuiseries extérieures avec protection solaire.

Maître d’ouvrage : Mutualité des P.M.E Architecte : ARCO – architecture company Ingénieur génie civil : SGI Ingénierie S.A. Luxembourg Ingénieur génie technique : SGI Ingénierie S.A. Luxembourg Réalisation : 2018 - 2021 Photo : Catherine Thiry


Nouvelles livraisons de bâtiments

Ensemble de sept maisons au Rollingergrund

Ensemble résidentiel Miwwelchen à Differdange Le centre de Fousbann, qui, il y a quelques années encore, était investi par la circulation automobile et des terrains en friche, offre aujourd’hui un tout nouveau visage. La place des Alliés est devenue une place urbaine sans voiture, autour de laquelle ont été créés un supermarché, des restaurants et autres services, ainsi que des logements. Tel un élément de mobilier bien placé, le nouveau bâtiment dit « Miwwelchen » vient consolider les proportions de la place comme espace urbain. Le rez-de-chaussée

comprend un café avec terrasse extérieure et d’autres unités locatives commerciales. Aux étages se déploient 28 appartements entre 50 et 83 m2 : 16 pour seniors et 12 pour jeunes familles. Chaque appartement dispose d’une loggia. Maître d’ouvrage : Fonds du logement Architecte : Dewey Muller Génie statique : INCA Génie technique : Boydens Conseil en énergie : Cocert s.a. Coordination sécurité-santé : Fafetyplan Bureau de contrôle : Secolux Classe énergétique A/B/A Mise sur le marché : février 2021 Photo © Viola Epler Fotografie, Cologne.

Cet ensemble de sept maisons d’habitation, situé dans le quartier du Rollingergrund, est issu du concours « Baulücken III » de la Ville de Luxembourg (2014). Le projet s’inscrit dans le concept « vivre sans voiture » et ne propose ni garages ni vignettes de stationnement résidentiel. Les architectes ont respecté la typologie de la rue Jean-François Boch. Le tissu urbain existant étant dominé par des maisons mitoyennes parfois séparées par des venelles. Ainsi, le passage existant menant à la rue de Rollingergrund a été maintenu. Chaque maison s’organise sur 2,8 niveaux ancrés dans la pente. L’accès à la maison se fait au niveau intermédiaire, avec un espace de rangement pour vélos. L’espace séjour se loge au niveau inférieur et offre un accès de plain-pied vers la

terrasse. Grâce au dénivelé du terrain, il profite également d’une grande hauteur libre. Les deux étages supérieurs disposent de deux salles de bains et quatre chambres à coucher dont deux ouvrent sur la toiture-terrasse. Chaque maison suit l’exposition solaire en proposant de larges ouvertures côté sud vers le micro-jardin et des ouvertures réduites côté nord vers la rue. Leur taille restreinte garantit une certaine intimité aux habitations disposées en bordure immédiate du domaine public. Maître d’ouvrage : Ville de Luxembourg – Direction Architecte – Service Bâtiments Architecte : hsa - Heisbourg Strotz architectes sàrl Bureau d’ingénieurs : Schroeder & Associés SA Réalisation : 2018-2020 Surface utile des sept maisons : ± 935 m2 Volume bâti brut des sept maisons : 4’102 m3 Classe de performance énergétique B Photo : Bohumil Kostohryz

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Magazine

Résidence à Hollerich Avec son design eco-durable, ce nouvel immeuble d'appartements est une contribution significative pour le quartier de Hollerich, anciennement industriel et actuellement en plein essor. Les vitrages généreux et les terrasses offrent lumière naturelle et espace extérieur. Avec ses couleurs neutres et sa surface tactile, la façade en brique et en pierre est apaisante. Les briques rappellent l'histoire industrielle de la région. Comme elles sont modulaires, elles convoquent des motifs et des textures attrayants dans la façade. Résistantes à l’humidité, les briques sont également très bien adaptées au climat luxembourgeois. Dans un cadre de forte densité urbaine, le faible encombrement du site (140 m2) a été maximisé et un système de circulation verticale très efficace a été adopté. Résultat : neuf appartements ont pu prendre place dans le bâtiment trois studios, trois appartements avec une chambre, deux appartements trois chambres et un penthouse avec deux chambres et une grande terrasse. Maître d’ouvrage : Codur Architectes : Saharchitects Sàrl Bureaux d’ingénieurs : AuCarré Cabinet d’Ingénieurs Conseil ; BSC Ingénieurs Conseil ; INEO Engineering Photo : Vincent Remy

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Nouvelles livraisons de bâtiments

École fondamentale et maison relais à Grevels Ouvertes en janvier 2021, la nouvelle école fondamentale et la maison relais de Wahl peuvent accueillir jusqu’à 200 enfants, qui étaient auparavant répartis dans trois villages. Le projet visait une intégration harmonieuse dans le terrain en pente et dans le contexte rural. Six volumes de pavillons s’agencent de manière organique autour de deux volumes de rencontres rappelant la structure des villages. Chaque pavillon répond à une famille de fonctions et se développe d’une manière étendue sur un étage. Au centre, les volumes de liaison sont les espaces de jeux, bibliothèque, théâtre et lieux de circulation qui relient les pavillons par des rampes accessibles à tous. Lieu : Grevels Maitre d’ouvrage : Administration communale de Wahl Architecte : Jonas Architectes & Associés Réalisation : 2018 - 2021 Bureau d’ingénieurs : Bureau d’études Rausch & Associés Date mise en service : Janvier 2021 Volume : 12.900 m3 Surface nette d’exploitation : 3.250 m2 Coût brut total : 11.000.000 € Classe énergétique : C Photo : Camille Dengler (dengler.lu)

Crèche municipale à Gasperich Situé dans un quartier hétéroclite à Gasperich, la nouvelle crèche municipale a une forme carrée, avec deux niveaux pleins s’organisant autour d’un patio central, ce qui permet à la lumière naturelle de pénétrer dans tous les espaces intérieurs. Dans le hall d’entrée, la distribution verticale est assurée par un escalier ouvert et un ascenseur. Les concepteurs ont eu recours à deux matériaux principaux : 1) le béton pour la structure portante et la régulation du climat et 2) le bois pour la peau du bâtiment et les parachèvements intérieurs. Les sols des salles d’activités sont en bois

naturel avec chauffage intégré, de même que les parois verticales intérieures de la façade pleine et les parois de séparation intérieures. La crèche a une capacité d’accueil de 81 enfants de 0 à 4 ans. Maître d’ouvrage : Ville de Luxembourg Architecte : Bureau d’architecte Bourguignon Siebenaler Architectes Génie statique : AuCarré Cabinet d’ingénieurs-conseils Génie technique : Studiebureau Boydens Architecte paysagiste : Areal Landscape Architecture Réalisation : 2017 - 2021 Volume total brut : 10.539,40 m3 Classe énergétique AB Photo : Lukas Roth Fotografie

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Nouveau dépôt des Ponts et chaussées et hangar CFL à Echternach Construction d’un dépôt central avec ateliers pour les Ponts et chaussées et d’un hangar pour autobus CFL. Le concept urbanistique se base sur deux éléments principaux. D’une part, vu que le site est assez éloigné de toute agglomération et autres ensembles bâtis, il était important pour les concepteurs que ce bâtiment avec ses deux fonctions reflète un ensemble. L’idée était de créer un enclos partiellement fermé avec une entrée bien visible et une sortie. D’autre part, étant donné la géométrie du terrain - la situation à proximité des zones vertes avec ses paysages de campagne- et le fait d'être entouré de rues bien fréquentées près du pont traversant la Sûre vers l’Allemagne, il était également essentiel que les quatre vues de façades forment un ensemble bien défini et cohérent. Celui-ci abrite un hangar de remisage pour autocars/autobus, des hangars, ateliers mécaniques, ateliers de bois, ateliers de serrurerie, deux silos à sel de 150 m3, un hall de stockage pour le sel, ainsi que des surfaces réfectoires, vestiaires, dépôts couverts/ ouverts, petits bureaux et hall d'entrée. Le concept mis en

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œuvre repose sur un organigramme clair et fonctionnel pour les deux exploitants, sans qu’il y ait d’intersections risquant de bloquer les flux de travail.

Maître d’ouvrage : Administration des Bâtiments publics Architecte : Alleva Enzio Architectes Ingénieur structure : Lux-Civil Engineering Consulting s.a. Ingénieur technique : Goblet Lavandier & Associés ingénieurs-conseils s.a. Lieu : Commune d’Echternach Surface utile : 5.725 m2 Réalisation : Période de construction : 2017 – 12.2019 Coût de construction : 1.835 €/m2 Type de construction : structure en béton préfabriqué Façade/enveloppe : bardage vertical ventilé en bois de mélèze Toiture : toiture plate végétalisée / capteurs solaires photovoltaïques Équipement technique : chauffage à pellets, ventilation mécanique et naturelle, chauffage radiant /radiateurs, classe énergétique B Photo : Claude Piscitelli


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Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat, Luxembourg, établissement public autonome, 1, Place de Metz, L-2954 Luxembourg, R.C.S. Luxembourg B30775

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Le fauteuil Barcelona

LE PROLONGEMENT D’UNE ARCHITECTURE La chaise Barcelona est une des créations les plus emblématiques du mobilier du xxe siècle. Elle fut créée par Mies van der Rohe et sa partenaire Lilly Reich pour décorer le pavillon allemand de l’Exposition universelle de Barcelone de 1929.

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n 1929, la conception du pavillon allemand de l’exposition universelle de Barcelone fut confiée à l’un des représentants majeurs du modernisme, l’architecte et designer Ludwig Mies van der Rohe, figure majeure du Bauhaus.

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L’exposition fut un événement à portée internationale, visité par la famille royale espagnole ainsi que de nombreux représentants officiels des gouvernements européens. Le pavillon conçu par Mies van der Rohe devint l’attraction principale de la manifestation. Il fut démonté après l’exposition, mais une copie identique à l’original a été construite sur le même emplacement à Montjuic entre 1983 et 1986. La structure fait partie aujourd’hui des œuvres les plus importantes de l’histoire de l’architecture moderne. La conception du pavillon prévoyait aussi le développement du mobilier se trouvant à son intérieur dans le cadre d’un projet à 360°. Dans cette optique, Ludwig Mies van

der Rohe et sa partenaire Lilly Reich dessinèrent les plans intérieurs ainsi que le mobilier du pavillon. Ils décidèrent d’attribuer le nom de Barcelona à la gamme de mobilier, en honneur de la ville organisatrice de l’exposition. Conscient du cadre prestigieux de l’événement et du type de public qui y était attendu, Mies Van de Rohe imagina un fauteuil à la fois monumental et élégant. Les proportions de la chaise sont harmonieuses, la forme est rectangulaire, la largeur est plus importante que la hauteur. Il semblerait que son inspiration s’appuyait sur des mobiliers existant au temps des Pharaons et de l’Empire romain. En effet, le fauteuil Barcelona aurait été imaginé à partir des chaises pliantes de l’Égypte ancienne. Quant aux pieds de l’assise, ils trouvent leur origine dans le siège curule, ce tabouret formé par deux pieds entrecroisés sur lesquels est tendu un morceau de tissu en forme de croix appelé « siège curule » qui meublait les édifices dans la Rome antique. Les matériaux utilisés pour la réalisation de la chaise sont d’une étonnante modernité : des pieds en acier chromé poli, des lanières de cuir venant accueillir des coussins en cuir de vache rembourrés de crins de cheval. Ce fauteuil réalisé entièrement à la main demandait 28 heures de travail. Architecte du Bauhaus, Mies est connu pour être adepte du mobilier fonctionnel qui peut se produire vite et bien par des ouvriers à la chaîne. Il reconnaît également l’importance


Le fauteuil Barcelona

Pour le fauteuil Barcelona, Mies

van der Rohe s’est inspiré des mobiliers existant au temps des Pharaons et de l’Empire romain.

d’un mobilier harmonieux qui complète l’image du bâtiment. Mies fait en effet partie de ces modernistes du milieu du xxe siècle qui admettent une philosophie selon laquelle le mobilier moderne devrait être accessible à tous, financièrement comme esthétiquement. Pourtant, Mies fait une entorse à ses principes en concevant ce fauteuil Barcelona. Chère et difficile à produire avec son pied coulé d’un tenant en acier inoxydable, la chaise est un réel produit de luxe. Matériaux trop coûteux, maind’œuvre importante, connotation royale, autant de caractéristiques qui vont faire grimper le prix de ce fauteuil Barcelona en flèche. Si vous souhaitez vous procurer un authentique fauteuil Barcelona, il faudra compter environ 6.000 euros. Malgré un prix qui n’était pas vraiment abordable (au vu des matériaux utilisés et de ses composants), la chaise Barcelone s’affirma rapidement comme un produit culte partout dans le monde. Avec la montée du nazisme, Mies van der Rohe se résolut à quitter l’Allemagne pour émigrer aux États-Unis en 1938, ce qui eut pour conséquence (entre autres) d’arrêter la production de la chaise.

A New York, Ludwig Mies van der Rohe et Lilly Reich furent ensuite contactés par la famille Knoll, qui était tombée sous le charme du mobilier Bauhaus et du modernisme européen. Les deux designers se virent proposer de remettre en production la chaise Barcelone et d’autres pièces phares de l’époque. Depuis lors, c’est la maison Knoll qui détient les droits exclusifs pour produire et commercialiser le fauteuil Barcelona, tout en s’engageant à respecter le processus de fabrication de Mies. 80 ans passés, la chaise Barcelona de Knoll trône toujours dans les espaces de vie des endroits les plus prestigieux. Aujourd’hui, cette icône du mobilier donne lieu à une gamme étendue de sofas et d’autres tabourets qui, certes, n’ont pas été dessinés par Mies van der Rohe, mais qui en suivent la ligne directrice. L’IMPORTANCE DE L’ACIER POUR LE DESIGN DE LA CHAISE BARCELONA

Lors d’un entretien, Mies van der Rohe déclara à propos des chaises Barcelona : « Une chaise est un objet très difficile à faire. Tous ceux qui ont déjà essayé d’en faire le savent. Il y a une infinité de possibilités et

beaucoup de problèmes – la chaise doit être légère, elle doit être solide, elle doit être confortable. C’est pratiquement plus facile de construire un gratte-ciel qu’une chaise. » Pour répondre à ces contraintes, Mies van der Rohe utilisa l’élasticité relative de l’acier pour l’ossature du fauteuil Barcelona. C’est ce nouveau matériau qui rendit possible le piètement d’acier chromé raffiné « poli-miroir » en X, constitué de deux pieds également réalisés en lame d’acier plat de 11 mm d’épaisseur et 32 mm de largeur, l’assise en porteà-faux et les soudures et visseries invisibles. Les lanières de cuir (9 pour l’assise, 8 pour le dossier, attachées à l’aide de sangles également en cuir) complètent le châssis sur lequel reposent deux coussins en cuir capitonné. En 1950, Mies redessina son fauteuil. Il le dota d’un pied en acier inoxydable d’un seul tenant, permettant d’éliminer les boulons et de ne former qu’une forme lisse et élégante.  › Texte : Davide Galluccio

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Bibliothèque sur mesure intégrant des livres et une magnifique collection d’objets en verre soufflé.

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Un appartement dédié à un nouvel art de vivre

Marc Reding, Casa Nova Contemporain

UN APPARTEMENT DÉDIÉ À UN NOUVEL ART DE VIVRE Vivre dans une tour dotée de toutes les commodités, au cœur du quartier du Kirchberg et à proximité des infrastructures culturelles et sportives de la ville, tel était le désir du propriétaire lors de l’acquisition de cet appartement de standing. Pour l’aménagement et la décoration, il a fait appel à Marc Reding, de l’enseigne Casa Nova Contemporain. wunnen

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La cuisine est prolongée par un grand plan de travail flexible avec une porte coulissante ouvrant vers le haut, ce qui permet de moduler l’espace de travail en dégageant les fonctions cuisine et vitrine ou en les cachant.

L

’objectif était double : rendre confortable et fonctionnel l’appartement, en évitant toute surcharge, et mettre en valeur avec doigté les œuvres d’art et objets de collection du propriétaire.

UNE TOUR RÉSIDENTIELLE DE 25 ÉTAGES

L’appartement fait partie du bâtiment Infinity Living, une tour résidentielle de 25 étages située à l’orée du quartier européen du Kirchberg. Pour cette réalisation pionnière au Luxembourg en matière d’immeuble d’habitations de grande hauteur, l'architecte Bernardo Fort-Brescia (Arquitectonica) s’est inspiré ouvertement des luxueuses tours résidentielles new-yorkaises. Le bâtiment Infinity se trouve à un emplacement idéal, au cœur de la capitale, où tout est à portée de vélo, 28

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de transports publics ou de marche à pied. « La voiture, on la gare et on l’oublie. » Le propriétaire et les motivations qui l’animent sont représentatives de la mutation en cours de l’identité du Kirchberg : jusqu’à présent quartier d’affaires, il devient de plus en plus quartier de vie et de culture.

Je savais son amour pour la culture, je savais que plusieurs pièces de sa collection devaient trouver une place dans l’appartement de façon naturelle, sans excès. Il fallait donc composer avec les surfaces disponibles, le choix du mobilier et des accessoires, les rangements intégrés et les éclairages ciblés. »

UNE QUESTION DE BON GOÛT ET DE CONFIANCE

SOBRIÉTÉ ET TOUCHES RÉCONFORTANTES

Pour donner une âme à l’appartement, le propriétaire a fait appel à Marc Reding (Casa Nova Contemporain), ceci à la fois pour son expertise en matière d’aménagement d’intérieurs, et pour la relation de confiance qui existe entre eux depuis plus de vingt ans. « Connaître la personnalité du propriétaire, connaître ses goûts et ses attentes, est certainement un avantage, commente Marc Reding.

Comment transformer cet appartement, au départ vide et impersonnel, en un lieu chaleureux et accueillant ? Le parti-pris a été de limiter l’ameublement au strict minimum, et de disposer les gros volumes, cuisine et plan de cuisine, tout le long des murs. Cuisine et salle à manger se fondent dans un seul geste, ouvrant la perspective, d’un côté, sur le grand tableau accroché au mur, et, de l’autre, sur la vue panoramique sur


le quartier. La cuisine est prolongée par un grand plan de travail flexible avec une porte coulissante ouvrant vers le haut, ce qui permet de moduler l’espace de travail en dégageant les fonctions cuisine et vitrine ou en les cachant. Pour la salle à manger, les choix ont été tout aussi précis et nets : une table sculpturale en bois qui vient du Japon, au design dépouillé, sans une seule vis ; des chaises qui s’harmonisent ; un beau tapis tout en bleu pour adoucir et réchauffer le sol en grès et qui fait une belle liaison de couleur avec la sculpture tout en bleu. Quant au salon, il est agencé autour d’un très beau divan « Let it be », élégant de tous les côtés. Le canapé est en tissu avec des éléments en cuir et il introduit une note de confort additionnelle. En face du canapé a été placée ➔

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Un soin méticuleux a été apporté aux luminaires, qu’ils soient intégrés dans le plafond ou sur pied. Cette mise en lumière a été pensée comme un éclairage de galerie, de manière à mettre en valeur les objets d’art exposés.

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Un appartement dédié à un nouvel art de vivre

Epure, soin du détail et goût des matières...

Infinity Living, une tour résidentielle de 25 étages au Kirchberg. Architecte : Bernardo Fort-Brescia (Arquitectonica). wunnen

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Trouver le juste équilibre entre les impératifs fonctionnels et le rendu esthétique de l’aménagement.

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Le couloir reliant l’espace jour aux chambres est agrémenté d’une console en marbre Carrare signée Angelo Mangiarotti.

« Connaître la personnalité du propriétaire, connaître ses goûts et ses attentes, est certainement un avantage. » Marc Reding, Casa Nova Contemporain

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Un appartement dédié à un nouvel art de vivre

une bibliothèque sur mesure intégrant des livres et une magnifique collection d’objets en verre soufflé que le client a accumulés. Cette collection a été mise en valeur par deux vitrines latérales avec un éclairage indirect par le dos qui reprend les coloris bleus. La T.V. et la Hifi au milieu complètent l’ameublement et l’ambiance de la pièce. A côté, un bahut élégant avec des portes en bleu brillant sépare le séjour du hall d’entrée. Les armoires du hall et des chambres ont été réalisées sur mesure, avec des portes en revêtement cuir s’harmonisant avec les coloris du sol et qui, par le matériau et le design, reflètent une sobre élégance. Le couloir reliant l’espace jour aux chambres est agrémenté d’une console en marbre Carrare signée

Le salon est agencé autour d’un très beau divan « Let it be ». Le canapé est en tissu avec des éléments en cuir et il introduit une note de confort additionnelle.

Angelo Mangiarotti, surplombée de grandes peintures au mur. Un soin méticuleux a été apporté aux luminaires, qu’ils soient intégrés dans le plafond ou sur pied. Cette mise en lumière a été pensée comme un éclairage de galerie, de manière à mettre en valeur les objets d’art exposés. Face à la prédominance des baies vitrées, dénuées de stores ou de rideaux antisolaires, il fallait introduire des touches plus organiques, par exemple au niveau des tissus ou du bois. Ceci également pour contribuer au confort acoustique du logement. VUES TRANQUILLES FACE À LA VILLE NOUVELLE

L’appartement est orienté nord, ce qui lui confère une belle luminosité à partir de midi et des réflexions de matériaux des tours environnantes

dorées et blanches, variant avec le soleil. L’appartement est doté d’un petit balcon, très agréable pour un brin de causette à l’extérieur, et qui fonctionne comme une sorte de tampon thermique, empêchant la surchauffe des intérieurs. Comme à son habitude, Marc Reding a su trouver le juste équilibre entre les impératifs fonctionnels et le rendu esthétique de l’aménagement. Misant sur un mobilier en nombre limité mais toujours de haute qualité, privilégiant les tonalités neutres et les matières naturelles, il a réussi à distiller dans l’appartement un sentiment de calme et sérénité. Le propriétaire amoureux des arts est ainsi paré pour sa nouvelle vie, avec à l’horizon plein de belles dé couvertes et rencontres. › Photos : P. Lobo

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Pratique

LES CHOIX DÉCO DE LA RÉDACTION 

Coussin Al Fresco Couture – Design Jean-Philippe Demeyer › www.svenskttenn.com

Laissez-vous inspirer pour vos projets d’aménagement et de décoration. Voici 18 objets qui ont capté l’attention de la rédaction pour cet automne.

Lampe de table Matin Hay - Design Inga Sempé

Siège suspendu Nodo My Face

› www.hay.com

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› www.myface.eu


Photos : Michel Gibert et Baptiste Le Quiniou, non contractuelles. Africa museum : www.africamuseum.be, sculpture : www.sophiebocher.com, TASCHEN, Éditions Zulma.

Cette année, Roche Bobois célèbre les 50 ans du canapé Mah Jong, créé en 1971 par Hans Hopfer. Pour cet événement, le Mah Jong s’habille de nouveaux tissus de créateurs et se pose sur d’élégantes plateformes qui subliment sa ligne et son confort. Un canapé ultra-modulable, avant-gardiste lors de sa création, iconique aujourd’hui.

Tissus dessinés par

Mah Jong. Canapé composable par éléments, design Hans Hopfer. Habillé de tissus dessinés par Kenzo Takada, collection Matsuri, version Umi. Plateformes en bois teinté, finition Pierre de Lune. BERTRANGE - 126A rue de Mamer 8081 Luxembourg Services conseil décoration et conception 3D en magasin

French Art de Vivre


Pratique

 Suspension Loïe Mydriaz Studio › www.meillart.com

 Pouf Boa Design Sabine Marcelis › www.hem.com

 Suspension Lighting Pad Lounge Nimbus › Vu chez AEM Lighting Mersch - www.aem.lu 34

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Plaid FW20 Arket Home › www.arket.com


Les choix déco de la rédaction

 Diffuseur d’intérieur Buongiorno Acqua di Parma › www.acquadiparma.com

Fauteuil & Pouf Phoebe Fést

layout © marcwilmesdesign.lu | bild © brink&campman

› www.festamsterdam.com

Doheem ass keng Plaz, mee ee Gefill Showroom : 7, rue de Godbrange | L–6118 Junglinster T. 42 64 95 – 1 | www.phillipps.lu


Pratique

Table Arena Isimar › vu chez Sichel Home Howald - www.sichel.lu

 Olivo armchair Isimar › vu chez Sichel Home Howald - www.sichel.lu

 Bibliothéque modulable Hexa Slide - Design Taeke Halma › www.slidedesign.it

  Vase Diavoletti Family Cappellini - Design Daniel Eltner › www.cappellini.com

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Chaise Paper Branca-lisboa - Design Marco Sousa Santos › www.branca-lisboa.com


Centre Orchimont 34, Rangwee L-2412 Luxembourg-Howald Tel. +352 / 50 47 48

DESIGN ICONS & CLASSICS www.sichel.lu


Pratique

 Table basse Torsa Manutti - Design Stephane De Winter › www.manutti.com

 Suspension Bell SG Lighting › Vu chez AEM Lighting Mersch - www.aem.lu

 Fauteuil Manuela Nauu › www.nauudesign.com

 Bouilloire Smeg › www.smeg.de

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WALK-IN EASY ‚JAPAN‘ un nouvel horizon à explorer !

Le Walk-In EASY ‚JAPAN‘ est la dernière innovation de SanSwiss en terme d’impression céramique. Son rendu réaliste, ses finitions Noir-mat, Blanc-mat ou Poli-brillant, au choix, apportent le caractère ou la sobriété recherchée tandis que sa surface lisse facilite l’entretien. La paroi Walk-In EASY ‚JAPAN‘ fera de votre espace de douche un véritable élément de décoration d’intérieure.

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Pratique

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Entretien avec Marc Giorgetti

Entretien avec Marc Giorgetti

« LE COVID-19 A REMIS EN QUESTION NOS MODÈLES DE FONCTIONNEMENT TRADITIONNELS. » Comment se porte le secteur du bâtiment ? Tour d’horizon avec Marc Giorgetti, managing partner de Félix Giorgetti et président du Groupement des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics.

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rise sanitaire, crise du logement, enjeux énergétiques et environnementaux, avènement de la digitalisation, les défis auxquels doit faire face le secteur de la construction sont nombreux et en constante évolution. Comment les entreprises traversent-elles cette période agitée qui remet en cause l’économie, le travail et les relations humaines ? Wunnen  : On entend souvent dire « quand le bâtiment va, tout va ». Alors, comment va le secteur de la construction aujourd’hui ? Marc Giorgetti : Notre secteur va bien. Les projets ne manquent pas et continuent à se développer, ce qui est un signe fort de dynamisme. En revanche, il y a toujours des problématiques qui nous préoccupent telles que la lenteur des procédures administratives et la difficulté de trouver

du personnel qualifié. Auxquelles il faut désormais ajouter depuis quelques mois – suite à l’épidémie du Covid-19 – la pénurie de matériaux et la flambée des prix. Même si la crise sanitaire n’est pas encore terminée, quelles leçons le secteur a-t-il tirées de cette expérience ? Le secteur de la construction a surtout été affecté en mars 2020, au début de la crise, lorsque le gouvernement a stoppé toutes les activités dans le pays. Mais les chantiers ont pu reprendre assez rapidement, au bout d’un mois seulement, dans le respect des règles sanitaires. Effectivement, il est arrivé que quelques chantiers tournent au ralenti, lorsque nos équipes étaient contraintes de se mettre en quarantaine. Cela dit, nous avons été relativement épargnés grâce à une forte vigilance et une politique de prévention exemplaire. Chez Félix Giorgetti, par ➔ wunnen

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© Félix Giorgetti

Pratique

« Il y a une réelle démarche dans notre secteur pour intégrer davantage d’écologie, d’économie circulaire et de développement durable à nos projets. »

exemple, nous avons offert un test PCR à tous nos salariés au retour des congés collectifs de 2020. Cette opération a été un succès, car seules six personnes sur environ 800 testées étaient positives au virus, ce qui nous a permis de reprendre sereinement nos activités. Cette crise sanitaire nous a par ailleurs appris qu’il ne faut jamais considérer les choses comme acquises. Notre quotidien peut être chamboulé du jour au lendemain, et ce qu’il faut retenir, c’est qu’il faut toujours garder un esprit ouvert et flexible, être paré à toute éventualité. Pour cela, tout est dans la prévention, la sensibilisation et l’information des 42

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collaborateurs, car c’est d’eux que dépend notre activité. Il est essentiel de gérer au mieux ses effectifs, d’avoir une bonne organisation et d’être réactif pour pouvoir réaffecter du personnel sur un chantier ou l’autre en cas de besoin. J’ajouterais enfin qu’il faut faire preuve de résilience, et c’est ce qui nous a permis de nous relever si rapidement. Le Covid-19 a aussi remis en question nos modèles de fonctionnement traditionnels, et nous devons désormais revoir notre organisation. Une problématique qui n’est pas sans conséquence et qui se pose aussi dans nos projets, puisque nous constatons que


Entretien avec Marc Giorgetti

le développement de l’immobilier de bureaux a ralenti et que nous devons proposer des espaces qui intègrent les nouvelles exigences sanitaires. Les open spaces ne sont plus la règle et les fenêtres doivent pouvoir être ouvertes pour garantir le renouvellement de l’air. Quels sont les défis et enjeux pour cette période de relance économique ? Il s’agira avant tout de répondre aux problématiques que sont le manque de maind’œuvre qualifiée ainsi que la pénurie de matériaux et la hausse des prix inhérente. Il y a certainement des leviers sur lesquels vous comptez pour rebondir… Il y a bien entendu les qualités humaines et organisationnelles de notre personnel que sont la réactivité, la flexibilité et la motivation pour mener à bien nos projets et surmonter cette période trouble. Nous sommes aussi en attente de décisions de la part du gouvernement, au sujet de la pénurie des matériaux, mais aussi sur la question des décharges pour le stockage de déchets inertes au Luxembourg, qui représente un enjeu économique et écologique majeur. Comment se porte la commande publique par rapport au marché privé ? Nous n’avons pas noté de différence en ce qui concerne les marchés publics. Le gouvernement a une bonne gestion de ses investissements anticycliques et continue à investir de manière significative, en particulier dans la mobilité qui représente un réel enjeu au Grand-Duché. De très beaux projets et de grande ampleur sont en cours. C’est encourageant ! En ce qui concerne le marché privé, il a effectivement ralenti en raison du climat d’incertitude qui règne. Les entreprises hésitent à investir, en particulier dans de nouveaux locaux puisque la crise a rebattu les cartes du monde du travail. Le télétravail a tout remis en cause, et nous espérons rapidement un retour à la normale, le manque à gagner pour l’économie luxembourgeoise au niveau des régimes de sécurité sociale n’est pas à négliger. Le secteur doit faire face à la pénurie des matériaux qui impacte sur les chantiers en cours et les nouvelles commandes. Quelles solutions sont mises en place pour aider les entreprises à surmonter l’épreuve ? C’est là l’un des enjeux qui nous préoccupent le plus actuellement. Ce sont principalement le métal et le bois qui sont concernés par cette pénurie qui a commencé à se faire sentir depuis le début de cette année. Les délais de livraison se sont allongés et les prix ont fortement

augmenté, certains ont même doublé ! Cela ne sera pas sans conséquence, notamment sur les prix de construction. Pour l’instant, cela n’a pas freiné nos chantiers et le recours au chômage partiel est encore marginal. Nous espérons que la situation s’améliorera après les congés collectifs, mais c’est mal parti… Je crains une catastrophe si la situation perdure. Pour essayer de modérer cette situation, nous comptons sur nos stocks et nous sommes prévoyants sur nos commandes. Mais c’est un coup de poker puisque les prix peuvent augmenter, et dans ce cas la stratégie sera payante, ou bien baisser, et nous serions perdants. Pour les marchés publics, nous avons la possibilité de réviser les prix, mais pour les commandes privées, ce sont les entreprises qui doivent assumer cette hausse. Nous avons donc très peu de visibilité, à court comme à long terme. C’est pour cela que nous avons alerté le gouvernement. Pour qu’il intervienne au sujet de la hausse des prix ainsi que sur l’annulation des pénalités de retard pour les travaux publics et le versement d’acomptes avec un prix révisé avant la fin des chantiers. Par ailleurs, l’indice des prix de la construction a augmenté de 4,35% ! Cela aura aussi des répercussions sur le prix des logements.

« Les délais de livraison de certains matériaux se sont allongés et les prix ont fortement augmenté, certains ont même doublé ! »

Comment le secteur peut-il répondre à la demande toujours croissante d’infrastructures et de bâtiments tout en devant muter vers une construction plus durable et vertueuse ? L’un n’empêche pas l’autre, au contraire. Les normes au Luxembourg sont assez évoluées, et les bâtiments construits répondent déjà à cette exigence de durabilité. Il y a une réelle démarche dans notre secteur pour intégrer davantage d’écologie, d’économie circulaire et de développement durable à nos projets. Cela passe par l’utilisation de matériaux écoresponsables comme la laine de roche pour l’isolation des façades, la réutilisation de déblais extraits sur sites à d’autres fins pour faire des économies de matériaux et de transport ou l’intégration de nouvelles techniques, concepts et énergies renouvelables. Cela se traduit également ➔ wunnen

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Pratique

par des engins de chantier qui sont plus respectueux de l’environnement, tant sur leur consommation de carburant que sur leurs émissions de CO2. Il y a désormais une autre manière d’aborder les nouveaux projets dès leur conception : nous analysons l’existant pour définir comment conserver la végétation déjà présente par exemple, et l’intégrer pleinement dans la nouvelle réalisation. Il y a une véritable notion d’urbanisation durable qui se développe avec la création d’espaces verts, de prairies fleuries, de renaturation d’espaces ou encore l’installation de toitures vertes. Ce qui était autrefois considéré comme un frein est aujourd’hui devenu une richesse.

« Ce sont 8.100 tonnes de CO2 qui pourraient être économisées chaque année si nous disposions d’assez de décharges au Grand-Duché. »

Où en est l’assimilation par le secteur, non seulement des outils numériques, mais aussi de leur intégration dans toute la chaîne de production ? Concrètement sur un chantier, comment cela peut-il se traduire ? La digitalisation de notre secteur se retrouve en amont, lors de la conception d’un projet. Le BIM (Building Information Modelling) permet de représenter les caractéristiques physiques et fonctionnelles d’un bâtiment en 3D et d’améliorer la productivité grâce à une meilleure collaboration entre les différents intervenants. Le Lean Management vient optimiser les tâches et le déroulement d’un chantier. Il existe aussi des drones capables d’effectuer des relevés topographiques de surfaces de plusieurs dizaines d’hectares en 30 minutes de vol seulement. La digitalisation intervient également dans le cadre d’une production plus automatisée qui va permettre de réduire la pénibilité d’une tache et donc d’améliorer la santé et les conditions de travail de nos salariés. Sur le chantier, cela se traduit par la présence d’équipements dans les engins avec des GPS qui permettent de guider le chauffeur avec précision notamment. Ce sont des outils qui viennent considérablement soulager nos équipes pour valoriser leurs qualités et leur valeur ajoutée. On entend souvent dire que le secteur 44

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est en forte recherche de main-d’œuvre : quelles pistes pour assurer le renouvellement des effectifs et pour rendre les métiers du bâtiment plus attractifs aux yeux des jeunes ? J’identifie plusieurs raisons à cette difficulté de recruter de la main-d’œuvre qualifiée et à trouver de nouveaux talents, et les solutions ne dépendent pas que de nous. C’est un fait, le Luxembourg manque de logements, et les prix sont trop élevés, ce qui nuit fortement à l’attractivité du pays. Se pose ensuite le problème de la mobilité et des réseaux de transport qui sont tous saturés. La typologie du métier est toujours ressentie comme peu attractive : il serait difficile, en extérieur, soumis aux conditions météorologiques, avec des horaires irréguliers… Enfin, il y a la barrière linguistique qui ne facilite pas l’intégration dans la société. Or, tout cela n’est pas tout à fait vrai ! Quoi de plus beau que de participer à un ouvrage qui perdure dans le temps comme un pont, un tunnel, un bâtiment emblématique ? Par ailleurs, les machines, les engins de chantier, les équipements de protection et les mesures de sécurité ont évolué et rendent le métier plus technique et attrayant. Il est essentiel de trouver des solutions, car notre main-d’œuvre actuelle est vieillissante, et cela va devenir un vrai problème dans les années à venir. Pour y remédier, nous devrions pouvoir créer des logements pour nos employés. Pour ce faire, une certaine flexibilité administrative est requise… Nous développons l’offre de formations avec l’IFSB (Institut de formation sectoriel du bâtiment), nous accentuons la promotion du secteur dans les écoles et démontrons que ce métier n’est pas réservé qu’aux élèves en situation d’échec scolaire. Les réflexions sur la flexibilité des horaires en cas de conditions météo extrêmes sont en cours depuis plusieurs années déjà. Enfin, il ne faut pas oublier la concurrence « déloyale » du secteur public en termes de rémunération… Quels objectifs principaux fixez-vous à court et moyen terme pour le Groupement des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics ? En plus de tout ce que j’ai pu citer précédemment, nous manquons de décharges pour évacuer la terre des travaux de terrassement. C’est un véritable handicap qui représente un coût écologique, économique et une perte de temps non


Entretien avec Marc Giorgetti

négligeable pour les entreprises du secteur. Ce sont 8.100 tonnes de CO2 qui pourraient être économisées chaque année si nous disposions d’assez de décharges au Grand-Duché. Il en existe actuellement neuf, mais seules cinq d’entre elles fonctionnent normalement, à Colmar-Berg, Hosingen, Nothum, Sanem et à Folschette. Les quatre autres, à Altwies, Brouch, Bridel et Moersdorf, sont peu pratiques à utiliser. Neuf, c’est trop peu. Créer de nouvelles décharges permettrait de raccourcir les transports, de réduire les émissions de CO2 et de répercuter ces économies sur le prix des travaux. Il faut prendre en compte aussi les embouteillages qui se créent à l’entrée des sites et qui génèrent 2.100 tonnes annuelles de CO2 supplémentaires. La situation actuelle coûte une fortune en transports et en taxes de décharge. Et c’est sans parler des difficultés par temps de pluie, lorsque la terre est trop humide pour être évacuée et qu’elle doit être stockée sur place en attendant qu’elle sèche. Je pense que nous sommes tous d’accord aujourd’hui qu’il ne faudra pas en venir à «  l’exportation  » des déchets, même inertes ! Chaque pays devrait être à même

« Il est essentiel de trouver des solutions, car notre main-d’œuvre actuelle est vieillissante, et cela va devenir un vrai problème dans les années à venir. » de stocker ses propres terres ! Ce ne sont pas des déchets radioactifs. Il y a donc urgence à résoudre ce problème ! Un projet de nouveau règlement grand-ducal déterminant la procédure de nouveaux emplacements pour décharges régionales pour déchets inertes est en procédure. Il y a aussi des projets en cours comme la remise en service du site de Mondercange ou encore d’un nouveau site à Differdange, ce qui permettrait d’évacuer les schistes bitumineux, une terre que l’on retrouve dans le sud du pays et qui nécessite un stockage particulier. Il y a aussi des demandes d’autorisation d’agrandissement des sites de ColmarBerg et Folkendange. Mais tout ceci va prendre du temps à mettre en place et pénalise à terme les entreprises indigènes. wunnen

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Photo : NEMANJA M

Pratique

UN JARDIN EN AUTOMNE Les journées se rétrécissent, la température se rafraîchit, les feuilles tombent, mais ne rangez pas trop vite vos meubles de jardin : les mois d’octobre et novembre nous réservent souvent de très beaux moments ensoleillés qu’on peut tout à fait vivre en extérieur.

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’automne est une saison philosophique et contemplative, mais aussi terriblement stimulante, avec ses arbres aux mille couleurs, ses brumes matinales et ses crépuscules flamboyants. Le jardin constitue un point d’observation privilégié sur ce magnifique embrasement de la nature. Il serait dommage que vous rangiez vos meubles et barbecues et que vous vous barricadiez dans le chaud cocon de votre demeure. Surtout qu’avec de la bonne volonté et des équipements adaptés, vous pourrez encore profiter de cet 46

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espace ouvert, malgré les averses occasionnelles et la fraicheur du soir. A L’ABRI, VITE

En automne, la météo est souvent capricieuse, le ciel peut être dégagé un moment et se couvrir d’une chape de plomb une demi-heure plus tard. Face à ces humeurs impromptues, on peut hésiter à dresser la table sur la terrasse pour profiter d’un repas en famille ou entre amis. Une solution peut consister à vous équiper de meubles pliants et mobiles : des chaises empilables faciles à transporter, une petite table ou

un guéridon pliant, une desserte de boissons avec roues… Ainsi, aux premières gouttes de pluie, en un tournemain, vous repliez et rangez tout. UNE VÉRANDA OU UNE SERRE

Si vous avez la chance d’avoir une véranda ou une serre dans votre jardin, vous disposez d’un espace miraculeux où, quelle que soit la météo, vous pouvez toujours recevoir les énergies positives que transmet l’éclairage naturel. Les grandes baies vitrées vous permettent également d’observer à loisir le spectacle de la nature et du ciel. En soirée, si vous y


Photo : RossHelen

Un jardin en automne

mettez en place une atmosphère feutrée et romantique, avec une lueur de chandelle et un fond de smooth jazz, la véranda devient un véritable lounge personnel et exclusif. RÉCHAUFFEZ LA TERRASSE

On les voit beaucoup dans les terrasses des cafés et restaurants, mais les chauffe-terrasse peuvent aussi s’avérer pratiques et agréables dans votre jardin privé. Ces chaufferettes portables fonctionnent, soit au gaz propane, soit à l’électricité. En règle générale, les appareils de chauffage au gaz propane sont plus puissants que le chauffage électrique. Ils réchauffent aisément une zone de 20 à 30 mètres et peuvent donc chauffer des patios entiers. Ils sont généralement pourvus de roulettes, ce qui vous permet de les déplacer. Déclinaison du chauffage électrique sur pied, le chauffage mural est orientable avec un bras articulé (à la façon d'une télévision que l'on accroche au mur) afin de chauffer selon les besoins. Le brasero ou le coin foyer est un autre moyen de réchauffer votre terrasse – à réserver cependant pour les

grandes surfaces dégagées et à utiliser dans le respect des normes de sécurité. Par ailleurs, avant d’installer un foyer extérieur dans votre jardin, vérifiez les règlements municipaux qui régissent les installations de ce type. Si un foyer à bois n’est pas autorisé, vous pourrez opter pour un petit foyer au gaz naturel. Cela permettra de recréer l’ambiance chaleureuse d’un feu de camp, sans la corvée de bois ! UN JARDIN ABRITÉ

Pour vous protéger de la pluie et du vent, vous pouvez recouvrir une partie de votre terrasse d’une pergola ou d’une tonnelle. Choisi avec soin, cet équipement restera au cœur de votre jardin toute l’année, et vous protégera du soleil en été et de la pluie à la mi-saison. La couverture de la pergola doit donc présenter une parfaite étanchéité, et être assez robuste pour faire face aux pluies et rafales, et aussi supporter le poids des feuilles et petites branches mortes. Les pergolas en aluminium sont les plus résistantes. Le toit est constitué de lames orientables qui, en été, permettent d’aérer naturellement

Les mois d’octobre et novembre nous réservent souvent de très beaux moments ensoleillés qu’on peut tout à fait vivre en extérieur. sous la pergola. En automne, ce matériau capte les rayons du soleil et emprisonne l’air chaud, pour vous permettre de profiter de l’extérieur jusqu’au plus profond de la saison froide ! UN ÉCLAIRAGE CHALEUREUX

L’éclairage de votre terrasse et jardin contribue grandement à créer une atmosphère douillette et accueillante. Cet appoint de lumière artificielle est essentiel, car en automne les journées font vite place à la nuit tombante. Comme dans les intérieurs, il faut composer l’éclairage de votre ➔ wunnen

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©WavebreakMediaMicro - stock.adobe.com

Pratique

Comme dans les intérieurs, il faut composer l’éclairage de votre terrasse en associant plusieurs types de lumières, pour conjuguer fonctionnalité, confort et esthétique. Vous pouvez aussi agrémenter votre jardin de petites ampoules blanches ou colorées, peu coûteuses à l’achat et en énergie.

terrasse en associant plusieurs types de lumières, pour conjuguer fonctionnalité, confort et esthétique. Des appliques murales créeront des points lumineux diffus qui vous permettront de continuer certaines activités en soirée. Les lampes à poser ou sur pied offrent des lumières ponctuelles très pratiques à certains endroits stratégiques, sur la table par exemple, pour un dîner romantique, ou à côté du salon outdoor pour une veillée nocturne entre amis. Si jamais les câblages électriques ne permettent pas l’installation d’appliques murales ou de spots, vous pouvez recourir aux baladeuses LED sans fils. Il existe des modèles rechargeables qui font également enceinte bluetooth, idéales pour un dîner dansant en extérieur ! Vous pouvez aussi agrémenter votre jardin de petites ampoules blanches ou colorées, peu coûteuses à l’achat et en énergie. En fonction de vos envies, vous pouvez accrocher ces fils d’ampoules à travers arbustes, plates-bandes et clôture, pour un effet enveloppant et 48

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féerique. Les lumières dégagent aussi de la chaleur, ce qui aura pour effet de réchauffer quelque peu malgré le temps frais. DES TEXTILES À FOISON

Afin d’accentuer l’esprit cocooning de votre terrasse, ne soyez pas avares en textiles de toutes sortes : coussins, plaids et couvertures rendront plus moelleux vos assises outdoor, chaises, fauteuils et canapés. Ces textiles qui réconfortent, c’est sur vous également qu’ils s’appliqueront : pour passer de bons moments en extérieur malgré une température basse, optez pour un gros pull, une écharpe, un bonnet, des gants, une boisson chaude… DES MEUBLES RÉSISTANTS AUX INTEMPÉRIES

Si vous faites un nettoyage et un entretien régulier de vos meubles de jardin, vous pouvez très bien les laisser dehors toute l'année. La plupart des meubles de jardin sont traités pour résister aux rayons UV et à

l’humidité. Un bon nettoyage ravivera leur couleur et matière. Vous pouvez aussi leur appliquer des produits de protection qui renforceront leur résistance aux assauts de la météo. IL SUFFIT DE VOULOIR

La lumière naturelle est indispensable pour notre bien-être, car elle harmonise notre horloge biologique avec notre environnement. Or, lorsque les jours deviennent plus courts et plus sombres, nous pouvons ressentir un petit coup de blues et même de déprime si nous nous enfermons trop longtemps à l’intérieur des bâtiments. C’est pourquoi, il faut trouver l’occasion de sortir à plusieurs reprises au cours de la journée : prendre le soleil 10 à 20 minutes par jour vous permettra de synthétiser la vitamine D qui participe au bon fonctionnement du système immunitaire. Si vous avez un jardin, voici donc une bonne raison de l’investir quotidiennement, même en automne et en hiver. 


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Épuré et intemporel Avec son design élégant, le nouveau Geberit AquaClean Sela s'intègre dans presque toutes les ambiances de salle de bains.

Geberit AquaClean Sela

OPTIMISÉ ET ENCORE PLUS BEAU Le nouveau WC douche Geberit AquaClean Sela offre plus de confort et un design plus élégant.

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eberit AquaClean Sela est un WC douche élégant qui ressemble pourtant à une toilette normale. Depuis son premier lancement sur le marché en 2013, il jouit d'une grande popularité auprès des maîtres d’ouvrage et des clients finaux. Récemment, Geberit a lancé sur le marché une nouvelle version de l’AquaClean Sela, dont le design épuré et intemporel a été revu et rendu encore plus beau. De plus, ce WC douche de qualité supérieure a été équipé de fonctions optimisées, pour encore plus de bien-être. 50

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Conçu par le designer Christoph Behling, le nouvel AquaClean Sela complète la gamme de produits AquaClean. Il s’agit d’un WC douche au design élégant et esthétique, qui s'intègre dans presque toutes les ambiances de salle de bains. Grâce à son design épuré et intemporel ainsi que la clarté de ses formes, il fait figure de bijou dans la salle de bains. Doté d'une technologie innovante, Geberit AquaClean Sela garantit un nettoyage doux et personnel et une sensation de bien-être particulière. Le dernier-né de la famille AquaClean incarne les plus


Optimisé et encore plus beau

hauts standards de qualité et offre les caractéristiques classiques d'un WC douche Geberit. Cela inclut la technologie unique de douche WhirlSpray, qui permet un nettoyage agréable et en profondeur, tout en garantissant une faible consommation d’eau. Grâce à la technologie de rinçage TurboFlush, qui fonctionne encore plus efficacement, la cuvette est rincée très discrètement et complètement. Ainsi, la chasse d'eau peut être tirée à tout moment sans bruits gênants, même la nuit. Une lumière d'orientation discrète éclaire suffisamment pour montrer le chemin la nuit sans impacter le sommeil par la suite. La technologie intelligente pour la fonction douche et tous les raccordements pour l'alimentation en eau et en électricité sont intégrés dans la cuvette de façon esthétique. Grâce à sa cuvette sans bord de rinçage, Geberit AquaClean Sela garantit une hygiène parfaite et facilite considérablement le nettoyage. La télécommande intuitive peut être utilisée d’une seule main. Une simple pression sur un bouton suffit pour récupérer vos paramètres personnels. Comme pour tous les WC douche de Geberit, les fonctions AquaClean Sela peuvent également être commandées confortablement à l’aide de l’application Geberit via le smartphone. Le nouveau WC douche dispose également d’une reconnaissance de l’utilisateur qui, grâce à un détecteur, empêche que le jet de douche se déclenche accidentellement. 

Doux et minutieux La technologie unique de douche WhirlSpray avec son jet de douche pulsé offre un nettoyage agréable et en profondeur avec une faible consommation d'eau.

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Un rinçage plus efficace Grâce à la technologie de rinçage TurboFlush, qui fonctionne encore plus efficacement, la cuvette est rincée très discrètement et complètement.

Grâce à son design épuré et la clarté de ses formes, le WC douche Geberit AquaClean surgit comme un bijou dans la salle de bains.

› Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site www.geberit.lu Geberit Luxembourg Tél. +352 545226

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Commande pratique La télécommande s’utilise de façon intuitive et aisée. Une simple pression sur un bouton suffit pour récupérer vos paramètres personnels. wunnen

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Photo : Geberit ONE- www.geberit.lu

Pratique

WC, un équipement discret mais indispensable

NÉCESSAIRE ET PRATIQUE, MAIS AUSSI STYLÉ Les WC font partie des équipements incontournables en matière sanitaire. Longtemps cantonnés au rang de simple appareil fonctionnel, ils font l’objet, depuis quelques années, de moult innovations technologiques et recherches formelles de la part des grandes marques et de leurs designers.

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FELIX BURANDT

Le WC

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e n’est pas l’équipement dont on parle le plus, mais il est absolument vital dans notre habitation. Les toilettes ou WC (abréviation de water-closets en anglais) désignent un appareil sanitaire utilisé pour recevoir et évacuer les déjections humaines. Il peut être installé, soit dans une petite pièce séparée, soit dans un emplacement au sein de la salle de bains. La forme des WC varie encore énormément selon les cultures. Les systèmes les plus simples comprennent un simple trou dans le sol recouvert d’une planche de bois ; les plus sophistiqués incluent des systèmes de nettoyage programmable, comme certaines toilettes japonaises. Plusieurs détails peuvent être considérés pour optimiser le confort. On peut citer le niveau sonore de la chasse d’eau, l’existence d’une douchette, la cuvette chauffante… Les composants d’un WC Cet appareil est un assemblage de différents éléments. La cuvette est la partie qui reçoit les matières et l’eau et qui donc doit être

particulièrement résistante aux produits d’entretien. Les matériaux les plus courants sont : la porcelaine, la céramique, l’émail, l’inox et le verre, réputés pour leur solidité. L’abattant est le couvercle mobile des toilettes. Il est déterminant pour le confort d’utilisation, puisqu’il comporte une lunette qui permet de s’asseoir sans entrer en contact avec le rebord de la cuvette. Cet équipement permet ainsi de protéger l’usager des microbes. Le réservoir permet de stocker l’eau en attente d’être utilisée lors de l’actionnement de la chasse d’eau. Il est relié à une arrivée d’eau et à la cuvette des toilettes. Un robinet d’arrêt permet de puiser le liquide et de régler son débit lors de l’actionnement de la chasse d’eau. Le réservoir peut être attenant à la cuvette, installé en hauteur et même s’encastrer dans le mur. La chasse d’eau est un dispositif qui, en libérant le volume d’eau stocké dans le réservoir, permet d’évacuer les déjections présentes dans la cuvette. Le courant ainsi provoqué entraîne les matières dans son sillage vers le réseau d’eaux usées ou la

Les matériaux les plus courants sont : la porcelaine, la céramique, l'émail, l'inox et le verre, réputés pour leur solidité. fosse septique. A noter que la toilette sèche, aussi appelée toilette à compost ou toilette à litière (sèche), est une latrine qui n’utilise pas d’eau et permet de récupérer les excréments pour en faire du compost. La surface disponible Lors du choix de vos toilettes, assurez-vous de concilier le confort aux contraintes de l’espace disponible. Que vous installiez votre WC dans une pièce dédiée ou dans une salle de bains, les dimensions et la disposition des lieux sont importantes. En effet, selon le modèle de WC que ➔ wunnen

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Faciles à installer et confortables, les WC à poser sont les modèles qui équipent la majorité des toilettes.

vous choisirez, vous aurez besoin de plus ou moins de place. En général, un WC à poser nécessite une largeur de 40 cm, une hauteur de 80 cm et une profondeur de 80 cm. Quant au WC suspendu, la partie visible ne prend que peu de place, car elle correspond à la cuvette et la plaque de commande. Mais l’ensemble du système d’évacuation est à installer dans le mur à l’arrière du WC. Il faut donc de la place pour mettre en place ce qu’on appelle le bâti-support. Il faut aussi laisser un espace minimum autour du WC pour pouvoir s’installer et se mouvoir confortablement. Si votre salle de bain est assez spacieuse, vous pouvez vous permettre de choisir un modèle assez généreux avec une profondeur de 80 cm. Par contre, si la pièce est exiguë, vous opterez pour un WC gain de place, dont la profondeur peut descendre jusqu’à 50 cm. Le WC 54

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©FollowTheFlow - stock.adobe.com

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Photo : Olga Yastremska, New Africa, Africa Studio

Pratique

Esthétiques et silencieux, les WC suspendus s’intègrent aisément aux toilettes de style contemporain.

d’angle est également une bonne option, car son réservoir peut s’intégrer facilement à l’angle droit de votre salle de bains ou toilette. Pour les personnes âgées ou les personnes à mobilité réduite, il est préférable d’opter pour un WC surélevé, dans lequel la hauteur du siège peut monter jusqu’à 50 cm au-dessus du sol contre 40 cm pour les versions standards. Pour les enfants, il existe des modèles dont la hauteur ne dépasse pas 22 cm. Les WC à poser Hygiéniques, faciles à installer et confortables, les WC à poser sont les modèles qui équipent la majorité des toilettes. Ils sont composés d’une cuvette posée sur le sol, d’un réservoir d’eau pour l’évacuation, d’une chasse d’eau et d’un abattant. Ce type de toilettes est relié au réseau d’eaux usagées par un manchon ou

une pipe. L’évacuation peut se faire, soit par une sortie horizontale – conduit à l’arrière de la cuvette, raccordé au mur -, soit par une sortie verticale – par en-dessous, avec le conduit enfoui dans le sol. Les WC suspendus Esthétiques, silencieux et hygiéniques, les WC suspendus s’intègrent aisément aux toilettes de style contemporain. Encastré dans le mur, le réservoir disparaît, seules demeurent visibles la cuvette suspendue ainsi que la plaque de déclenchement. Le mécanisme réservoir/chasse d’eau est entièrement emprisonné dans un bâti (meuble d’habillage). Ce type de WC requiert davantage de travaux d’installation. Mais il n’y a pas que l’esthétique, le WC suspendu permet également un réglage en hauteur de la cuvette. En outre, le bruit du remplissage est


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©Alano Design - stock.adobe.com

Le WC

Originaire du Japon, ce type de WC apporte un confort incomparable aux utilisateurs. Il intègre une fonction lavante qui permet un nettoyage tout en douceur des parties intimes et qui rend inutile l’utilisation du papier hygiénique

atténué et l’absence de pieds apparents, mais aussi de tuyaux, facilite le nettoyage. Il est même possible de trouver des modèles dotés d’un abattant déclipsable avec frein de chute. Ce qui facilite le nettoyage et apporte plus de discrétion durant l’utilisation. Enfin, n’oublions pas que le WC suspendu facilite le nettoyage du sol. Le WC sans bride La bride est le rebord supérieur interne de la cuvette qui cache le courant d’eau provenant du réservoir. C’est une zone qui rend plus difficile le nettoyage, car les bactéries et les salissures ont tendance à s’y accumuler. Avec les WC nouvelle génération, les brides disparaissent pour laisser place à une paroi entièrement lisse. L’entretien est ainsi plus facile, car il n’y a plus de recoins. Cette innovation améliore l’hygiène tout en évitant d’éventuelles éclaboussures et en gardant une bonne efficacité de l’évacuation des matières. Bien

entendu, avec ou sans bride, quel que soit votre WC, le nettoyage à la brosse reste nécessaire ! La plupart des WC suspendus sont dotés de ce système sans bride. Dans le cas des WC à poser, ce sont surtout les modèles les plus récents qui sont dénués de bride. Le WC lavant Originaire du Japon, ce type de WC apporte un confort incomparable aux utilisateurs. Il intègre une fonction lavante qui permet un nettoyage tout en douceur des parties intimes et qui rend inutile l’utilisation du papier hygiénique. C’est en quelque sorte un bidet, mais en version améliorée. Le WC lavant peut être posé ou suspendu, il est généralement un produit haut de gamme, comprenant siège chauffant, fonction Bluetooth, éclairage LED. Le WC avec douchette Si vous n’avez pas la place pour un

bidet séparé, ou si vous n’en aimez pas l’idée, si par ailleurs vous n’avez pas le budget pour un WC lavant fort coûteux, vous pouvez opter pour la douchette de WC - appelée aussi shataff en Moyen-Orient. Fixée sur le mur juste à côté de la cuvette, la douchette permet d’effectuer l’hygiène anale et génitale. En plus d’économiser du papier hygiénique, la douchette WC permet de diminuer le contact de vos mains avec toutes sortes de microbes et de germes. Elle est également idéale pour la relaxation et s’avère très bienfaisante pour le confort des personnes souffrant d’hémorroïdes ou de cicatrices à la suite d’une épisiotomie. Le design compte De nos jours, le WC n’est plus un élément que l’on cache dans la salle de bains. Toutes les grandes marques du sanitaire ont développé des modèles dans les styles les plus divers : vintage, classique ou contemporain. ➔ wunnen

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Photo : Geberit AquaClean Sela - www.geberit.lu

Pratique

Le design touche aussi bien les plaques de déclenchement, les matériaux de fabrication, la lunette, le bouton pressoir ou encore le type de finition. Désormais, vous pouvez personnaliser votre salle de bain à votre guise. Les possibilités sont illimitées. Economie d’eau Le mécanisme à double commande, proposé aujourd’hui par la quasi-totalité des fabricants, est le moyen le plus efficace pour réduire la consommation d’eau dans le cas d’un WC. Un premier bouton libère un petit volume d’eau pour les petits besoins, un deuxième bouton libère un volume double pour les plus gros. Par rapport au système monocommande, vous divisez ainsi par deux votre consommation - ce qui représente une économie importante sur le long terme. Sachez également que plus la cuvette est droite et en forme d’entonnoir, mieux se fera

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l’évacuation des matières avec un minimum d’eau. WC avec lave-mains intégré Le WC avec lave-mains intégré permet de concilier hygiène, confort et gain de place. Le concept consiste à ajouter une vasque sur le réservoir de l’appareil sanitaire. L’eau utilisée pour le lavage des mains est aussitôt réinjectée dans le réservoir WC, classique ou suspendu. En intégrant le lave-mains au-dessus du réservoir WC, on gagne également en espace et, par conséquent, en confort et en ergonomie. Alors que les toilettes dénuées de lave-mains obligent l’utilisateur à se rabattre vers la salle de bains ou la cuisine pour se laver les mains, les WC avec lave-mains intégré permettent d’éviter les allers-retours entre les différentes pièces de la maison. Chose qui peut s’avérer particulièrement utile pour les personnes recevant fréquemment des invités.

Le WC n’est plus un élément que l’on cache. Toutes les grandes marques ont développé des modèles design dans les styles les plus divers : vintage, classique ou contemporain. Sachant que le lavage des mains nécessite, en moyenne, un litre d’eau, le recyclage de cette eau permet à un foyer de trois personnes d’économiser pas moins de 12 litres d’eau chaque jour, soit près de 4400 litres par an. 


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DELABIE, L’EXPERTISE D’UN FABRICANT DELABIE est une société 100% familiale dont l’histoire commence en 1928, lorsque Georges DELABIE, grossiste en sanitaire à Paris, prend le contrôle d’une fonderie située à Friville dans la Somme. Les générations suivantes assurent l’essor de l’entreprise familiale, avec le souci permanent de préserver l’identité de la marque et son exigence d’excellence.

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’abord spécialisée dans la robinetterie domestique, DELABIE se positionne rapidement sur le marché qui constitue aujourd’hui son cœur de cible : les Établissements Recevant du Public (ERP). Au fil du temps, les investissements en R&D permettent à la marque de 58

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s’imposer comme une référence de qualité. En moins d’un siècle, DELABIE devient le leader européen en robinetterie et équipements sanitaires pour les ERP et propose cinq gammes  : Robinetteries pour Lieux Publics, Robinetteries pour Établissements de santé et Maisons de retraite, Accessibilité et

Accessoires d’hygiène, Appareils sanitaires Inox et autres Robinetteries Spécifiques. Plus de 2000 fabrications DELABIE, une référence à l’international, sont exportées depuis son site de production en France dans plus de 90 pays. Le Groupe DELABIE continue son développement à l’international


DELABIE, l’expertise d’un fabricant

Maîtriser la consommation d’eau au profit d’une logique de développement durable…

par le biais d’ouvertures de filiales ou d’acquisitions de sociétés qui lui permettent aussi d’élargir son offre. Les robinetteries et équipements DELABIE sont installés partout où la qualité s’impose ainsi que dans la plupart des projets d’envergure : l’OTAN à Bruxelles, le Stade de France à Paris, le terminal Eurostar à Londres, le Sanctuaire de la Mecque et la tour ICC à Hong Kong. INNOVATION, PERFORMANCE, DESIGN

Solutions uniques, nouvelles technologies, dépôts de brevets, respect des normes internationales : chez DELABIE, la R&D est le premier moteur. L’hygiène de l’utilisateur (déclenchement sans contact manuel), tout comme celle des réseaux d’eau (rinçage quotidien antibactérien des canalisations) sont au cœur des solutions. Les produits DELABIE sont pensés et développés pour garantir une hygiène totale dans les lieux publics. Chez DELABIE, la conception de produits écoresponsables et design, les économies d’eau et d’énergie, la facilité d’installation et de maintenance sont une véritable culture d’entreprise. Cela permet à l’entreprise chaque jour d’accompagner les collectivités, les établissements de soins ainsi que tous les ERP dans leurs nouveaux défis. Soucieux d’être à la hauteur des exigences de ses clients et prescripteurs, DELABIE imagine sans cesse de nouveaux produits dans le respect de la qualité qui fait sa signature en France et dans le monde : un design remarquable et une fabrication irréprochable. A chaque projet, pour chaque problématique, il y a une solution DELABIE adaptée. HYGIÈNE DES MAINS ET ÉCONOMIE D’EAU

Dans le contexte actuel, DELABIE

propose les meilleures solutions du marché pour le lavage et la désinfection des mains. Robinetteries et distributeurs de savon électroniques sans contact manuel ou encore solutions temporisées et mécaniques, tous les produits sont conçus pour une utilisation dans les lieux publics. Ils répondent aux plus hautes exigences en termes d’hygiène. Maîtriser la consommation d’eau et d’énergie au profit d’une logique de développement durable préservant les ressources naturelles est également un enjeu majeur pour DELABIE. En effet, dans les lieux publics les sanitaires sont particulièrement consommateurs d’eau. Pionnier de l’économie à visée écologique, la

marque a donc développé une politique d’accompagnement de ses clients et un système innovant de robinetterie électronique et temporisée dont les performances en termes d’économies d’énergie et d’eau dépassent de loin les critères des labels environnementaux comme le HQE, LEED, ou le BREEAM. Un objectif :  consommer mieux. › Si vous voulez plus d’informations, visitez le site internet www.delabiebenelux.com

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Pratique

Vérandas

ET SI LA SOLUTION ÉTAIT LA LUMIÈRE ? Pour gagner de précieux mètres carrés dans la maison, et pour profiter de la lumière naturelle plus pleinement, rien de tel qu’une véranda. Quels sont les critères qui doivent guider le choix et l’installation de ce type de structure ?

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ne véranda est une pièce supplémentaire aux parois majoritairement vitrées, utilisée généralement comme salon ou jardin d'hiver. C’est un équipement qui confère à une maison un supplément indiscutable de confort et de valeur de construction. Tout en vitrage, la véranda est synonyme de confort, de surface supplémentaire, de luminosité et de communication avec l’extérieur. La véranda est un lieu en suspens, entre intérieur et extérieur, à la fois dehors et dedans. Elle constitue un cocon douillet et protecteur, dans 60

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lequel on se réfugie les jours de pluie, pour lire un livre ou contempler le paysage et le ciel. Il n’y a pas un seul modèle-type de véranda, elle se décline à l’envi, suivant différents aménagements et configurations, en fonction des goûts et du budget de chacun. Ancêtre de la véranda moderne, le jardin d’hiver, il y a un siècle, était une structure vitrée que l’on greffait à la partie arrière d’une maison afin d’y disposer les plantes à l’abri pendant la saison froide. De nos jours, le jardin d’hiver en tant que tel est devenu moins courant et se trouve transposé dans une variation contemporaine,

la véranda. Cette pièce en verre qui prolonge le bâtiment dans sa partie arrière ou sur l’un des côtés est utilisable de multiples façons. La véranda est une extension de la surface habitable de la maison. Il s’agit d’une solution rapide qui n'exige pas de lourds travaux de rénovation longs et salissants, contrairement à une extension maçonnée traditionnelle. De plus, grâce aux innovations techniques en matière d’isolation, de chauffage et de vitrage, la véranda peut être utilisée aujourd’hui comme une véritable pièce supplémentaire, à l’abri des aléas de la météo inclémente et ne


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Vérandas

Étant donné l’étendue de la surface vitrée, la qualité des vitrages influe grandement sur le confort, la fonctionnalité et la consommation de la véranda.

faisant pas l’objet de déperditions thermiques. La véranda peut donner à l’habitation un supplément d’âme et de confort, devenant souvent le noyau d’un nouvel art de vivre, une pièce où l’ambiance peut être adaptée pour créer un sentiment de calme et de régénération de l’esprit. Mais la véranda peut aussi être utilisée comme un espace fonctionnel qui allège considérablement les pièces existantes : lieu de cuisine, lieu de repas, lieu de jeu, lieu d’hygiène et de relaxation. Grâce à l’ampleur de ses surfaces vitrées, la véranda permet de capter et d’emmagasiner les précieuses énergies positives que transmet l’éclairage naturel. LES BONS CHOIX THERMIQUES

Chaque véranda est unique, correspondant tant aux besoins de l’occupant qu’au style architectural et constructif de la maison. Il convient de choisir une conception de qualité et des matériaux performants qui éliminent ou réduisent les inconvénients majeurs typiques des vérandas plus anciennes : la mauvaise isolation contre les bruits de l’extérieur, les déperditions thermiques en hiver et la surchauffe en été. Pour faire face aux hautes luminosités de l’été, la véranda doit être dotée d’un système de stores ou de volets occultants. Certaines personnes utilisent toujours leur véranda comme un simple jardin d’hiver, avec une température et une humidité modérées afin d’y créer une sorte de serre potagère et florale. Dans ce cas, la structure fait également office de zone tampon

entre l’extérieur et le reste de l’habitation, et elle va toujours avoir des atmosphères changeantes en fonction de la météo. Si la maison est située près d’une route avec un grand passage de voitures, d’une école, d’une église et de son carillon, d’une ligne de chemin de fer, etc., il faudra que la véranda soit dotée d’une haute isolation acoustique. LE BON VITRAGE

Étant donné l’étendue de la surface vitrée, la qualité des vitrages influe grandement sur le confort, la fonctionnalité et la consommation de la véranda. Le choix standard est

aujourd’hui le double vitrage doté d’une valeur U de maximum 1,1 ou 1,0. Mais il existe des vitrages spéciaux qui peuvent améliorer certaines caractéristiques. Ainsi, le double vitrage à isolation renforcée (VIR) a un pouvoir isolant deux à trois fois supérieur à celui d’un double vitrage ordinaire, et cinq fois supérieur à celui d’un vitrage simple. L’isolation renforcée est atteinte par le biais d’une fine couche transparente d’argent ou d’oxydes métalliques déposée sur l’une des faces intérieures du double vitrage. Cette fine couche transparente et peu émissive agit comme un bouclier invisible : elle s’oppose au ➔ wunnen

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Pratique

rayonnement infrarouge et retient la chaleur à l’intérieur du logement la chaleur. Par ailleurs, le VIR fait disparaitre l’effet de paroi froide. Associé à un système de gestion des apports solaires (occultation extérieure), il limite les effets de surchauffe en été. L’ISOLATION GLOBALE

Le niveau isolant à atteindre dans la véranda est lié au degré d’isolation de la maison. Il serait insensé, voire préjudiciable, d’adosser une véranda passive à une ancienne maison non isolée : il pourrait en découler des problèmes de condensation et de moisissures. Atteindre une bonne isolation au niveau de la véranda implique, non seulement de choisir un vitrage performant, mais aussi de réfléchir aux fondations, parois, détails de raccordement à l’habitation et nœuds constructifs. La qualité énergétique de la véranda dépend de l'ensemble de mesures d'isolation de la structure et des raccords avec la maison existante. Quand on construit une véranda, il faut prêter un grand soin aux 62

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Grâce à l’ampleur de ses surfaces vitrées, la véranda permet de capter et d’emmagasiner les précieuses énergies positives que transmet l’éclairage naturel.

fondations. Évitez de construire sur une assise dure sans autre précaution, cela pourra entraîner des problèmes d’humidité. Il convient donc de procéder à une pose de dalles, en veillant à l'isolation et à la protection contre l'humidité. Autre point important : il est indispensable de prévoir dans la véranda une bonne ventilation associée au chauffage, afin de garantir la bonne qualité d’air et d’empêcher la condensation. LE CONFORT ACOUSTIQUE

Une véranda, c’est fait pour s’y sentir

bien en toutes saisons, sans être importuné par les bruits de l’extérieur, trafic routier, pluie ou grêle… Par ailleurs, si vous recevez des visites, vous devez ne pas vous sentir agressé aux oreilles par le fait que tout le monde parle en même temps. Pour garantir ce confort acoustique, il vous faut veiller à avoir une bonne isolation phonique dans votre véranda. Les doubles et triples vitrages isolants offrent une isolation acoustique appréciable. Dans certains cas cependant, par exemple si vous habitez à proximité d'une voie ferrée ou d'un aéroport, il vous faudra une protection phonique plus élevée. A cet effet, vous pourrez opter pour un triple vitrage ou un double vitrage spécial, dans lequel l’une des vitres est plus épaisse ou réalisée avec un verre feuilleté acoustique. Comme alternative à la toiture en verre, la toiture pleine traditionnelle, en tuiles ou en ardoises, offre une bonne protection contre le bruit de la pluie. Vous pouvez aussi opter pour des « panneaux sandwich » isolants pour la toiture, mais soyez attentif aux matériaux qui composent ces


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Vérandas

Il n’y a pas un seul modèle-type de véranda, elle se décline à l’envi, suivant différents aménagements et configurations, en fonction des goûts et du budget de chacun.

panneaux, car leurs performances acoustiques et thermiques sont très variables. ORIENTATION ET IMPLANTATION

La réussite d’une véranda dépend beaucoup de son orientation. Plus une véranda est orientée vers le sud, plus sa performance énergétique sera élevée, car elle pourra profiter du soleil bas en hiver pour capter la chaleur et la transmettre à toute l’habitation. D’autre part, l’implantation de la véranda est déterminante pour qu’elle s’harmonise avec l’architecture de la maison. L’implantation la plus fréquente est dite en épi : un seul côté de la véranda est adossé à la façade de la maison. En appui, la véranda est adossée à deux murs contigus (angle de mur, décrochement…). Moins sensible au vent, elle subit également moins de déperditions thermiques nocturnes. Semi-encastrée ou encastrée, la véranda est intégrée à la construction. Ce choix est nettement plus coûteux, mais il constitue le compromis idéal entre luminosité et bilan thermique. La véranda peut habiller un décrochement extérieur, déborder d’un décrochement intérieur, ou bien s’intégrer entre deux corps de bâtiment.

LES MATÉRIAUX

Le soubassement d’une véranda peut être réalisé en maçonnerie ou bien avec des panneaux assemblables (métal, matériau de synthèse…). La structure de la véranda est souvent composée de bois – un matériau chaleureux, esthétique et naturellement isolant, qui s'adapte à toutes les constructions traditionnelles et offre des possibilités variées. Le bois permet d'intégrer des toitures traditionnelles. Il existe aussi des vérandas mixtes qui associent l'aluminium et le bois. Il faut rester vigilant quant à l’essence utilisée (chêne, châtaignier, cèdre rouge, bois exotiques). Les profilés PVC sont envisageables, car ils offrent une grande diversité de styles et de formes ainsi qu'une grande facilité d'entretien. D'une bonne étanchéité, le PVC permet également de réaliser des économies d'énergie. Les profilés PVC doivent cependant être renforcés d’acier pour soutenir les parties vitrées qui peuvent être très lourdes. Quant à l’aluminium, il est très utilisé dans les vérandas contemporaines, pour ses qualités de solidité, pérennité et finesse. C'est un matériau moderne qui offre une grande diversité de formes et nécessite

très peu d'entretien. Il permet également de créer des produits au caractère filigrané et élégant, des profilés particulièrement fins associés à une haute stabilité et rigidité de l’ensemble. L’inconvénient qu’on relevait souvent dans le passé par rapport à l’aluminium - sa conductibilité thermique pouvant conduire à des déperditions d’énergie – a été corrigé substantiellement grâce aux progrès réalisés ces dernières années. Ainsi, les fabricants proposent aujourd’hui des menuiseries en aluminium à ponts thermiques qui, en association avec un bon double vitrage, réduisent les pertes de chaleur. LES FORMALITÉS ADMINISTRATIVES

En général, vous devrez demander une autorisation de bâtir à l’administration communale. La réglementation varie d’une commune à l’autre, et certaines communes peuvent avoir des exigences particulières. Vous devez également respecter les règlements de copropriété et les dispositions du Code civil en matière de vue directe. Dans tous les cas, vous serez avisé de contacter le bureau de l’urbanisme de votre commune pour avoir les informations précises. 

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Pratique

DES LUMIÈRES POUR UN AUTOMNE RADIEUX

Photo : Catellani and Smith lamps- www.catellanismith.com

Saison toute en demi-teintes et mélancolie, l’automne est aussi propice au cocooning : c’est le moment de profiter encore plus de son chez-soi, de se préparer des boissons chaudes et de s’entourer de lumières douces.

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©Michael - stock.adobe.com

Des lumières pour un automne radieux

A

l’extérieur, les températures baissent, le temps est souvent pluvieux et la lumière du jour diminue de jour en jour. A l’intérieur, la qualité des éclairages joue un grand rôle dans la création d’atmosphères douillettes et confortables. La lumière est un véritable élixir de vie. Elle influe sur le biorythme et le métabolisme. Pour rester de bonne humeur et en bonne santé, nous avons besoin de la bonne quantité de lumière au bon moment. C’est spécialement à partir de 18h, quand la nuit s’installe, qu’il faut veiller à ajuster son éclairage. On pense parfois qu’il suffit d’une seule source de lumière puissante au plafond pour tout éclairer correctement. On appuie sur l’interrupteur, et un flot de lumière s’abat de façon indifférenciée sur toute la pièce, créant une ambiance plate et presque clinique. Considérez cependant que, dans une même pièce, les besoins en lumière sont différents,

suivant la personne, suivant l’activité et suivant le moment. Ainsi, dans le living, on peut à la fois lire un livre, regarder la télé, écouter de la musique, bavarder avec les autres, passer de l’intime au convivial. Chaque situation demandera un type d’éclairage adapté. C’est pourquoi, il est judicieux dans votre intérieur de multiplier les sources de lumière en mêlant suspensions, appliques, liseuse, lampe d’appoint… TROIS FAÇONS DE DOMPTER LA LUMIÈRE

On peut distinguer trois types d’éclairage : ambiant, direct et d’appoint. L’éclairage ambiant ou général est celui qui répand une lumière uniforme dans l’ensemble d’une pièce. C’est l’effet produit par les plafonniers, les lustres ou encore les appliques murales. Quant à l’éclairage direct ou fonctionnel, il est employé à des endroits spécifiques et permet des tâches précises – préparation ➔

La lumière est un véritable élixir de vie. Elle influe sur le biorythme et le métabolisme. Pour rester de bonne humeur et en bonne santé, nous avons besoin de la bonne quantité de lumière au bon moment.

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©Pixel-Shot - stock.adobe.com

Pratique

Dans une même pièce, les besoins en lumière sont différents, suivant la personne, suivant l’activité et suivant le moment. C’est pourquoi, il est judicieux dans votre intérieur de multiplier les sources de lumière en mêlant suspensions, appliques, liseuse, lampe d’appoint… 68

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des plats, lecture, travaux scolaires, etc. Enfin, l’éclairage d’appoint sert à accentuer certains éléments de la pièce, pouvant transfigurer un mur, un couloir, un meuble ou un plafond. Ces trois types de lumière peuvent se combiner pour obtenir des ambiances plus ou moins douces et subtiles, scéniques et contrastées. Un éclairage réussi doit tenir compte des spécificités de chaque pièce et des préférences de chaque utilisateur. La lumière ne sert pas seulement à éclairer des faits et gestes, elle peut également être sculptée et interagir avec les autres éléments de l’architecture et de la décoration. QUEL LUMINAIRE DANS QUELLE PIÈCE ?

L’éclairage est à appliquer différemment selon la pièce dans l’habitation.

L’idéal est d’élaborer un système mixte, alliant un bon éclairage général et des éclairages localisés. Dans le salon, les luminaires participent directement à l’ambiance et à la décoration. Des lumières d’appoint peuvent conférer une atmosphère cosy à la pièce, plus chaleureuse que la solution de la suspension centrale. Des éclairages directs additionnels peuvent être disposés pour certaines tâches, par exemple un lampadaire à côté d’un fauteuil pour créer un coin lecture reposant. Si l’on veut obtenir une belle lumière automnale atmosphérique, on peut placer au sol, derrière une jolie plante, un projecteur dirigé vers le haut. On peut aussi disposer des LED autour des œuvres d’art pour leur donner un accent plus scénographique. Dans la cuisine ou le bureau, il faut


›

Des lumières pour un automne radieux

Il est possible de créer des ambiances différentes en jouant sur la température de couleur. Certaines lampes sont réglables en Kelvin et permettent de passer facilement d’un blanc froid à un blanc chaud.

privilégier des lumières vives qui vont éclairer correctement les zones de travail. En ajoutant un éclairage indirect, on peut faire de ces endroits des pièces agréables et fonctionnelles. Dans la chambre à coucher, pièce intimiste par excellence, on optera plus volontiers pour une lumière indirecte, douce et reposante. Elle pourra être complétée par une lampe de chevet, très utile pour éclairer les lectures d’avant le sommeil. Dans la salle de bains, il convient de créer une lumière qui soit à la fois intense et chaleureuse. Des spots encastrés au mur ou des lampes dirigées vers le plafond assureront une luminosité indirecte confortable. Au niveau du miroir, il convient d’éviter l’éclairage direct en hauteur qui produit des effets disgracieux. Il est préférable de disposer des appliques de chaque

côté du miroir au même niveau que la tête. Dans toutes les pièces, l’emploi de variateurs permet d’ajuster l’éclairage en fonction des besoins et de la quantité de lumière naturelle disponible. Ainsi, dans la chambre à coucher, le variateur permettra de passer d’une ambiance tamisée, idéale si l’on veut se reposer, à une lumière plus forte, si on cherche un vêtement dans l’armoire, par exemple. LA TEMPÉRATURE DE COULEUR

Un autre élément déterminant lorsqu’on veut créer une ambiance, c’est la température de couleur de la source lumineuse. C’est ce facteur qui détermine si l’éclairage sera plutôt chaud ou plutôt froid, voire neutre. La température de couleur est mesurée en Kelvin (K). La lumière

chaude se trouve en dessous de 3.300 Kelvins. La lumière froide entre 5.000 et 6.500 degrés Kelvin. Dans une moyenne de 4.000 degrés se situe la lumière neutre ou naturelle. Dans le passé, les LED étaient uniquement disponibles dans un blanc standard très vif, à présent on trouve un large choix de LED aux températures de couleur très différentes. Il convient de choisir la température de couleur du luminaire en fonction de l’ambiance ou de l’effet recherché. Pour les soirées tranquilles dans le salon ou dans la chambre, on optera pour un éclairage avec une lumière chaude, entre 1 500 et 3 000 K environ. Cette lumière légèrement orangée est agréable et crée une atmosphère plutôt feutrée, propice au repos et à la détente. Par contre, une lumière plus vive et plus froide ➔ wunnen

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Photo : Olga Yastremska, New Africa, Africa Studio

Pratique

Pour les belles ambiances d’automne, rien de plus cosy et chaleureux que les bougies. En plus de leur aspect visuel réconfortant, elles peuvent aussi renforcer une ambiance intérieure grâce à la diffusion de senteurs boisées et naturelles.

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sera utile dans pièces fonctionnelles telles que la salle de bains, le garage ou la cuisine. Cette lumière froide peut également être mise en place au salon, pour étudier un dossier de travail par exemple, ou pour toutes les activités qui nécessitent de la concentration. Il est possible d’opter pour des lampes qui sont réglables en Kelvin et qui permettent de passer facilement du blanc froid pour le travail au blanc chaud pour créer une atmosphère chaleureuse le soir. ROMANTIQUES À SOUHAIT, LES BOUGIES

Pour les belles ambiances d’automne, rien de plus cosy et chaleureux que les bougies. Proposées dans un large choix de dimensions, elles permettent de meubler les différents espaces vides sur les meubles ou étagères. On peut les disposer seules ou

conjuguant plusieurs hauteurs. En plus de l’aspect visuel réconfortant des bougies, elles permettent également de renforcer une ambiance intérieure grâce à la diffusion d’une douce odeur - senteurs boisées et naturelles. L’effet éminemment apaisant de la lumière de la bougie vient entre autres des mouvements lents et ténus de la flamme. A la différence d’autres lampes, la lumière provenant des bougies est par ailleurs nettement moins vive, ce qui renforce son action apaisante. Outre l’éclairage et les senteurs, les bougies sont également un véritable objet déco. Déclinées sous les formes les plus diverses - bougeoirs, photophores, lanternes, chandeliers…, les bougies sont certainement un élément qui contribuera à la magie de vos soirées d’automne ! 


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Pratique

Monitoring du bâtiment

BÂTIMENTS SOUS SURVEILLANCE Le monitoring d’un bâtiment consiste à collecter des données et à les analyser afin d’optimiser l’usage de ce bâtiment et le confort des occupants.

L

e secteur de la construction a beaucoup évolué ces dernières années. Les progrès de la technologie combinés aux défis environnementaux et aux enjeux économiques ont amené 72

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les acteurs du bâtiment à s’engager toujours davantage sur le chemin de l’innovation. La digitalisation est l’un des outils qui ont impacté le plus les techniques de travail. L’avènement de la plateforme BIM amène un

profond changement de paradigme dans la collaboration des corps de métier autour d’un même ouvrage, avec à la clé plus d’interaction, plus de transparence et plus d’efficacité. La numérisation de toutes les étapes


Monitoring du bâtiment

d’un projet (planifier – construire – exploiter) permet une mise en réseau continue de l’humain, des machines et des processus. Outre l’optimisation des phases de conception et d’exécution du chantier, la digitalisation permet de mieux gérer le cycle de vie complet du bâtiment, en assurant une plus grande efficacité opérationnelle, une maintenance plus aisée et une adaptabilité en fonction de l’évolution des demandes. Ce suivi va même englober la phase de déconstruction et de récupération, permettant d’identifier les matériaux de construction réutilisables et récupérables en fin de vie d’un bâtiment. C’est ainsi que se sont développés ces dernières années un ensemble de mesures, de contrôles et de pilotages du bâtiment que l’on regroupe sous l’appellation « monitoring ». Ce nouvel outil de gestion est devenu indispensable dans les bâtiments écoresponsables, dans le secteur industriel et tertiaire, mais aussi de plus en plus dans le cadre des bâtiments résidentiels en copropriété.

QUELLES SONT LES DONNÉES QUI PEUVENT ÊTRE COLLECTÉES ET COMMENT SONT-ELLES COLLECTÉES ? L’objectif est de recueillir un maximum d’informations sur la structure bâtie et son mode de fonctionnement ; de les analyser ensuite, afin d’optimiser l’usage du bâtiment et d’améliorer le confort de l’usager. Des capteurs placés judicieusement à des endroits stratégiques permettent de rassembler des informations multiples liées à une infinité d’équipements et d’utilisations : confort thermique, hygrométrique, visuel, acoustique, etc. ; consommation de chauffage, de refroidissement, d’électricité générale, d’eau, etc. ; production d’énergies renouvelables - solaire thermique ou photovoltaïque, éolienne ou même hydraulique.

On parle de maquette numérique du bâtiment, c’est-à-dire sa modélisation 3D intelligente, ce qui fait qu’un édifice est aujourd’hui plus que jamais cartographié, identifié, enregistré, jusque dans ses composants les plus infimes et intimes. Le jumeau numérique intègre des données dynamiques fournies par des capteurs tout au long de la vie du bâtiment – c’est une réplication virtuelle et vivante du bâtiment physique, qui permet de l’accompagner et de le piloter avec un maximum de précision et d’efficacité.

normes réglementaires de plus en plus strictes. Pour se voir délivrer les autorisations nécessaires et, dans certains cas, les certifications environnementales, les bâtiments sont conçus, construits et équipés en ayant comme objectifs l’optimisation énergétique et le respect de l’environnement. On constate cependant que les performances théoriques établies dans la fiche technique du bâtiment ne sont souvent pas les mêmes que les performances réelles mesurées après un certain nombre d’années d’utilisation. Plusieurs raisons expliquent le différentiel entre performances supposées et performances réelles. Des erreurs de chantier ont pu affecter la qualité de l’enveloppe. Les occupants peuvent ne pas utiliser le bâtiment selon les préconisations, notamment au niveau de la gestion du chauffage ou de la ventilation. Il peut y avoir des difficultés de pilotage des installations techniques. Par ailleurs, la réalité du terrain/de l’environnement joue un rôle primordial (exposition au vent, à la pluie, ombrage évolutif…), etc. Il est primordial de tenir compte des consommations réelles du bâtiment si on ne souhaite pas voir s’effondrer toutes les belles hypothèses de départ.

L’IMPORTANCE DE MESURER LA CONSOMMATION RÉELLE

UN OUTIL POUR DÉTECTER LES ANOMALIES

UN DOUBLE NUMÉRIQUE

Une fois les données recueillies, elles servent de base à un monitoring précis et fiable qui, non seulement établit les consommations réelles du bâtiment, mais qui permet aussi de détecter et diagnostiquer les dysfonctionnements de manière prédictive. Depuis plusieurs années déjà, les constructions sont soumises à des

Le monitoring énergétique permet de suivre le comportement énergétique et thermique du bâtiment, de constater des dysfonctionnements et de les corriger, soit sur le plan technique, soit en sensibilisant les utilisateurs sur l’utilisation correcte des installations. Les consommations énergétiques sont rassemblées dans un logiciel de supervision sous formes

de graphiques, histogrammes… Ce logiciel permet de comprendre les données relevées, en fonction de la surface utile ou occupée, de la destination des bâtiments, ou encore des conditions météorologiques. On peut ainsi établir un tableau de bord précis, avec ses propres indicateurs de performance énergétique. De cette façon, le système offre une surveillance en continu des paramètres issus des consommations. Par exemple, lorsqu’un équipement est en surconsommation, parce qu’il a subi une fuite ou pour une autre raison, le responsable est alerté par SMS ou e-mail et il peut agir rapidement sur l’équipement en question. Ce système contribue à ne plus intervenir sur un équipement après l’anomalie, mais plutôt avant ou au moment où celle-ci arrive. Par ailleurs, le monitoring met en relation les systèmes domotiques avec les installations techniques : il peut intégrer des zones et des heures de fonctionnement pour recommander un nettoyage de filtre, par exemple, quand l’appareil en a réellement besoin, et non selon un critère purement périodique. SOLUTIONS IOT – CAPTEURS À TOUS LES NIVEAUX

Il convient ici de s’intéresser à l’IoT (Internet of Things ou Internet des objets), un concept courant quand on parle de monitoring énergétique. L’Internet des objets est l’interconnexion entre l’Internet et des objets, des lieux et des environnements physiques. Ces connexions permettent de rassembler des masses de données sur le réseau et de produire de nouvelles connaissances et formes de savoirs. ➔ (Définition Wikipedia) wunnen

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Pratique

Le monitoring énergétique permet de suivre le comportement énergétique et thermique du bâtiment, de constater des dysfonctionnements et de les corriger, soit sur le plan technique, soit en sensibilisant les utilisateurs sur l’utilisation correcte des installations.

Dans la logique de l’IoT, tout objet naturel ou produit par l’être humain peut se voir attribuer une adresse IP et la capacité de transférer des données sur un réseau. Dotés chacun de sa propre identité numérique, ces objets physiques sont capables également de communiquer les uns avec les autres. L’interopérabilité, qui consiste à modifier le comportement d’un objet en fonction de celui d’autres objets, est l’une des principales caractéristiques de l’Internet des objets. En domotique, l’IoT recouvre tous les appareils électroménagers communicants, les capteurs (thermostat, détecteurs de fumée, de présence…), les compteurs intelligents et systèmes de sécurité connectés. Les dispositifs connectés à l’Internet des objets peuvent participer à un nouveau type d’écosystème numérique, dans lequel ils peuvent être gérés intelligemment pour économiser de l’énergie dans un bâtiment, voire dans une ville. Les informations collectées par ces compteurs, capteurs, systèmes de gestion des bâtiments et autres dispositifs connectés peuvent guider en temps réel les processus décisionnels et permettre de créer des smart buildings (bâtiments intelligents). UN REPORTING CONTINU ET UNE GESTION À DISTANCE DES INSTALLATIONS

Grâce à la diversité des solutions IoT proposées sur le marché, les facility managers bénéficient d’un reporting instantané, récurrent et plus large des données du bâtiment. De multiples usages en découlent. La mesure et la régulation automatique du chauffage, de la climatisation, de la consommation d’eau et d’électricité, permettent de réduire les factures en dépenses énergétiques. Grâce aux données récoltées sur la qualité de l’air (température, 74

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ACCOMPAGNER LA MUTATION DES MÉTIERS DE LA MAINTENANCE Le fait que les bâtiments soient de plus en plus connectés et intelligents représente un véritable défi pour les métiers de l’exploitation comme ceux de la maintenance. Il ne s’agit plus seulement de maîtriser les équipements et leur environnement, mais aussi de connaître et comprendre le fonctionnement des systèmes de monitoring, traiter les données et les exploiter. C’est pourquoi l’ergonomie et la facilité d’utilisation des applications de monitoring - que ce soit sur un ordinateur, sur un smartphone ou une tablette - sont des éléments cruciaux pour favoriser l’adoption de ces nouvelles technologies par les personnels de maintenance.

humidité, CO2, COV, détection de fumée…), il est possible d’ajuster les systèmes de régulation des bâtiments et de créer ainsi un environnement de travail sain pour les occupants. La mesure du taux d’occupation réel des espaces du bâtiment permet d’en comprendre l’usage et d’en optimiser l’occupation et les prestations de maintenance. La maintenance prédictive, grâce à une anticipation des pannes et une détection des anomalies de fonctionnement, permet d’allonger la durée de vie des équipements. La géolocalisation permet de tracer les équipements de valeurs sur le site, ou d’identifier les zones d’intervention de maintenance. Passer par un jumeau numérique, sous la forme d’une maquette BIM ou d’une navigation virtuelle, permet aujourd’hui aux facility managers, responsables maintenance ou responsables de site, de superviser différents bâtiments sans se rendre sur place. LA MAINTENANCE PRÉDICTIVE

Aujourd’hui, les interventions sur les équipements d’un bâtiment ont lieu, soit lorsqu’il est défaillant (maintenance corrective), soit de manière régulière et programmée (maintenance préventive) en fonction de l’état supposé de l’équipement (et ce quel que soit son état réel de fonctionnement ou d’usure). Les principes

de la maintenance préventive permettent de limiter les conséquences des pannes, mais il est probable que l’équipement aurait pu continuer à fonctionner un certain temps sans dysfonctionnement ou que la pièce changée durant l’intervention aurait pu être utilisée quelques semaines ou quelques mois avant de présenter des signes d’usure. La maintenance prédictive repose sur une approche radicalement différente puisqu’elle vise, de par l’analyse de données fournies en continu par les capteurs sur les conditions réelles d’utilisation des équipements, à anticiper les pannes ou défaillances. Il s’agira ensuite d’intervenir avant que la panne ne se produise. Les modèles d’analyse prédictifs se basent à la fois sur : la définition des critères objectifs de bon fonctionnement (consommation électrique, niveau vibratoire, température, niveau d’eau…) l’historique des données et notamment des pannes, l’analyse des dérives qui permet de les affecter à des dysfonctionnements. L’objectif du modèle de prédiction est donc de définir des seuils de valeurs ou des dérives qui vont déclencher une alerte pour intervention de maintenance. Dans le cas d’une opération de maintenance prédictive, les personnels chargés de la maintenance voient


Monitoring du bâtiment

leur temps d’intervention optimisé, car ils ont accès à l’historique complet des caractéristiques techniques du produit et à ses conditions d’utilisation. Ils savent précisément quel type de problème ils doivent résoudre sur place et ils s’y rendent donc avec le matériel et les pièces de rechange adéquates. UNE NOUVELLE COMMODITÉ

Dans notre monde hautement technologique et connecté, la surveillance de consommation énergétique est devenue une « commodité » : le client s’attend à en bénéficier, sans coût supplémentaire, un peu comme il utilise désormais une appli pour ses besoins bancaires… Les bâtiments d’une certaine envergure intègrent d’office cette couche « smart », qui permet une gestion plus efficace et des usages optimisés. Les solutions de monitoring énergétique ont une incidence favorable sur la sécurité des biens et des personnes, sur la maintenance des équipements, dont on maximise la durée de vie, et, plus généralement, sur la fiabilité et l’efficacité des bâtiments, en repérant

les premiers signes de pannes ou les incohérences et les dérives qui mériteraient des mesures correctrices. Le monitoring simplifie aussi la mise en conformité aux normes imposées par la législation. Il faut cependant relever certains risques inhérents à la mise en œuvre du monitoring : Risque d’échec de la symbiose avec les occupants : si le projet va trop loin dans l’automatisation, l’optimisation et la prédiction, tout en réduisant les possibilités de déroger et d’interagir avec les systèmes, alors l’occupant peut avoir un sentiment d’oppression dans le bâtiment. Il pourrait ne plus comprendre pourquoi en plein hiver les stores se ferment au premier rayon de soleil alors que lui est à la recherche de vitamine D ! Risque de faille informatique, cybersécurité : la connectivité croissante des bâtiments les expose également aux risques liés la cybersécurité. Les systèmes de gestion des bâtiments d’entreprises dont les processus dépendent de serveurs (tels que les banques, les

réseaux sociaux et autres plateformes en ligne) constituent des cibles de choix pour les cyberpirates qui veulent détruire des données, endommager des infrastructures critiques ou provoquer défaillances et autres interruptions de service. Risque de surcoût économique et environnemental : l’investissement environnemental supplémentaire doit être compensé par la réduction des coûts d’utilisation du bâtiment. Dans cette optique, il ne faut pas oublier que les nombreuses sondes, équipements, puissances de calcul,… sont sous tension et communiquent 24h/24, 7j/7, ce qui représente une consommation d’électricité non négligeable. Ces équipements supplémentaires ont également une empreinte en énergie grise liée à leur fabrication dont il faut tenir compte. 

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Pratique

Assurance protection juridique

RÈGLEMENT DE LITIGES EN TOUTE SÉRÉNITÉ En cas de construction d’une maison, il faut vous prémunir des mauvaises surprises liées à la construction. N’étant pas obligatoire, l’assistance protection juridique est une garantie parfois négligée, mais qui est très utile en cas de litige avec un constructeur ou un artisan.

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eu de temps après que vous vous êtes installé dans votre nouvelle maison, vous découvrez des défauts de construction. Vous en faites part à l’entreprise de construction, mais celle-ci fait la sourde oreille, malgré son obligation légale de garantie décennale. Après de nombreux rappels tous restés sans réponse, vous envisagez une démarche plus musclée. Si vous avez souscrit une assurance protection juridique maître d’ouvrage, vous

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pouvez être représenté et défendu par la compagnie d’assurance, pour un règlement amiable ou par voie de procédure de justice. L'assurance de protection juridique maître de l'ouvrage soutient l’assuré en cas de litiges avec des entreprises de construction, des architectes, des directeurs de travaux, des ingénieurs civils, des fournisseurs de matériaux de construction ou des artisans, du moment que l’entreprise est impliquée dans le vice caché de l'ouvrage.


Assurance protection juridique

QUELS SONT LES AVANTAGES DE L’ASSURANCE PROTECTION JURIDIQUE ?

Dans un premier temps, vous bénéficiez des conseils juridiques spécialisés. Il est ainsi plus facile pour vous d’identifier la nature des vices et malfaçons et de déterminer où se trouve la responsabilité. La compagnie d’assurance peut notamment solliciter le passage d’un expert en construction et/ou d’un huissier, si nécessaire. De cette façon, vous pouvez constituer, en connaissance de cause, votre dossier de réclamation ou de défense. Dans un deuxième temps, grâce à cette assurance, vous pouvez être aidé et accompagné dans les démarches pour obtenir une solution amiable, par exemple en ayant recours à un expert qualifié et à une médiation indépendante. Souvent, cette assistance juridique va se traduire par une prise de contact par téléphone ou par courrier avec l’autre partie. Si la partie fautive accepte un accord à l’amiable, l’assureur peut encore vous accompagner pour veiller à la bonne exécution des travaux de remise en état ou au paiement d’une indemnisation si vous souhaitez que les travaux soient diligentés par un tiers. Si cette tentative échoue, l’assureur peut alors missionner un expert qui aura pour charge de constater les malfaçons et d’établir un rapport en faisant état des solutions envisagées et leur coût. Si l’autre partie refuse de procéder à la mise en conformité des aménagements demandés, l’assureur vous aidera à porter l'affaire en justice avec le soutien de l’avocat de votre choix. Les honoraires de l’avocat sont pris en charge ainsi que les frais de justice et de procédure. On voit donc l’utilité d’une assurance protection juridique du maître d’ouvrage : vous pouvez aborder en toute sérénité la meilleure façon de régler un problème relatif à la construction ou à la rénovation de votre habitation. A noter que la garantie est toujours limitée par un plafond financier qui peut être différent suivant les compagnies d’assurances, mais également en fonction du type d’intervention. En pratique, l'avocat mandaté par l'assuré

informera l'assurance de l'ouverture du dossier qui doit être pris en charge par celle-ci. L'assurance répondra toujours à l'avocat pour lui confirmer la prise en charge du dossier ainsi que le plafond accordé pour ces honoraires. Dans la prise en charge, l'assurance l'informe pour quelle procédure elle intervient. Par exemple, si l'assurance voit que l'assuré a peu de chance, voire aucune chance, de gagner le procès, elle peut décider de ne prendre en charge que la procédure amiable et non l'action en justice.

Grâce à cette assurance, vous pouvez être aidé et accompagné dans les démarches pour obtenir une solution amiable, par exemple en ayant recours à un expert qualifié et à une médiation indépendante.

VICES ET MALFAÇONS

S’ils ne sont pas correctement exécutés, les travaux de construction ou de rénovation d’une habitation peuvent être lourds de conséquences. Les litiges peuvent avoir des causes multiples, mais ils sont souvent liés à des vices et malfaçons affectant la construction. Rappelons que le Code civil a prévu des obligations de garantie contre les vices de la construction, qu’ils soient apparents ou cachés, qu’ils affectent des menus ou des gros ouvrages. L’article 1646-1 du Code civil prévoit : « Le vendeur d'un immeuble à construire est tenu pendant dix ans, à compter de la réception de l'ouvrage par l'acquéreur, des vices cachés dont les architectes, entrepreneurs et autres personnes liées au maître de l'ouvrage par un contrat de louage d'ouvrage sont eux-mêmes tenus en application des articles 1792 et 2270 du présent code. Le vendeur est tenu de garantir les ➔ wunnen

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Pratique

menus ouvrages pendant deux ans à compter de la réception de l'ouvrage par l'acquéreur. Ces garanties bénéficient aux propriétaires successifs de l'immeuble. » De plus, l’article 1642-1 du Code civil prévoit de manière plus restrictive la possibilité d’engager la responsabilité du constructeur pour les vices apparents. Il faut donc distinguer les vices apparents, qui sont couverts par la réception définitive des travaux et les vices cachés pour lesquels la responsabilité des constructeurs est engagée pour une période de dix ans, pour les vices affectant des gros ouvrages et en compromettent la solidité, ou de deux ans, pour les vices affectant les menus ouvrages. LES VICES APPARENTS

Le vice apparent est le vice qui est évident et manifeste, c’est celui qu’une diligence moyenne, voire un examen attentif, permet de découvrir. L’article 1642-1 du Code civil prévoit que le vice apparent doit être révélé au plus tard au moment de la réception des travaux ou un mois après la prise de possession du bien par l’acquéreur.

Si les vices apparents n’ont pas été relevés au plus tard un mois après la réception des travaux, il sera impossible d’engager la responsabilité du constructeur par la suite.

De plus, l’article 1648 alinéa 2 du Code civil précise qu’en présence d’un vice apparent, il faut faire appel à la garantie dans un délai d’un an à partir de la dénonciation du vice par l’acquéreur. Si les vices apparents n’ont pas été relevés au plus tard un mois après la réception des travaux, il sera impossible d’engager la responsabilité du constructeur par la suite. Il est donc conseillé de dénoncer les vices en émettant des réserves sur le procès-verbal de réception des travaux : en cas de litige judiciaire, c’est là un moyen

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de preuve efficace pour démontrer que les vices affectant la construction ont été dénoncés par l’acquéreur. Si aucun procès-verbal n’a été émis pour réceptionner les travaux, il est alors conseillé de dénoncer les vices apparents par écrit pour un souci de preuve. Par ailleurs, si la dénonciation a été réalisée dans le délai réglementaire, il faudra encore faire preuve de célérité, car elle n’octroie qu’un délai d’un an pour engager la responsabilité du constructeur. LES VICES CACHÉS AFFECTANT LES MENUS OUVRAGES

Les menus ouvrages sont ceux qui ne mettent pas en péril la solidité ou l’habitabilité de la construction. Ainsi, une simple gêne d’usage relèvera de la garantie biennale et n’engagera pas la responsabilité décennale du constructeur/architecte. A titre d’exemple, les fissures dans les cloisons n’affectent pas la solidité du bien et ne portent pas atteinte à la destination de celui-ci : elles relèvent donc de la garantie biennale. Il en va de même pour un problème au niveau des carrelages, qui ont un rôle surtout esthétique, ou encore pour les radiateurs de chauffage dont on constaterait un fonctionnement défectueux. Pour pouvoir faire jouer la garantie biennale, les menus ouvrages devront être affectés par un vice caché qui peut être défini comme étant un défaut que l’acquéreur ne pouvait pas déceler, compte tenu de la nature de la chose vendue et dont il n’a pas eu connaissance au moment de la vente. Quant au délai pour faire valoir la garantie, il faut faire attention au fait que ce délai ne court pas à partir de la découverte du vice, mais à partir de la date de réception des travaux. Cela signifie que seuls les vices cachés affectant les menus ouvrages et apparaissant dans le délai de deux ans après la réception de l’ouvrage permettront d’engager la responsabilité du constructeur. LES VICES CACHÉS AFFECTANT LE GROS ŒUVRE

La garantie est décennale pour les gros ouvrages, car les vices affectant celui-ci peuvent avoir des conséquences plus


L’assurance de protection juridique maître de l’ouvrage soutient l’assuré en cas de litiges avec des entreprises de construction, des architectes, des directeurs de travaux, des ingénieurs civils, des fournisseurs de matériaux de construction ou des artisans, du moment que l’entreprise est impliquée dans le vice caché de l’ouvrage.

graves. Les gros ouvrages sont ceux qui mettent en péril la solidité ou l’habitabilité de la construction. La jurisprudence précise que, pour que la responsabilité décennale soit engagée, il suffit qu’un péril pour la solidité existe en germe et qu’au terme d’un processus de dégradation inévitable en l’absence de réparation la solidité ou l’habitabilité soient compromises. Par exemple, les murs, les plafonds et la façade sont à considérer comme des gros ouvrages. Ainsi, les fissures affectant un mur porteur portent atteinte à la solidité de la construction et sont considérés comme des vices affectant un gros ouvrage. Les canalisations d’eau, intégrées dans les murs, sont également à ranger dans la catégorie des gros ouvrages. La responsabilité décennale est de mise si les gros ouvrages sont affectés par un vice caché qui doit apparaître après la réception des travaux et dans les dix ans qui suivent celle-ci.  › Article élaboré avec l’aimable collaboration de Maître Amanda Thiry, avocat à la Cour


Pratique

QUESTIONS JURIDIQUES Maître Tania Hoffmann, avocat à la Cour, répond à des questions de lecteurs sur le thème de l’immobilier et du logement. GÉRANCE D’IMMEUBLE

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Maître Tania Hoffmann Avocat à la Cour

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Je suis propriétaire d’un duplex dans un immeuble. L’année dernière, la gérance immobilière a effectué des réparations de chaufferie sans notre accord préalable et elle nous demande le paiement de la facture. L’intervention était peutêtre urgente, mais j’aimerais savoir quelles sont les obligations des gérances en cas de réparations ? C’est la première fois que je dois voter pour ou contre l’approbation des comptes de gestion et du budget, ainsi que le quitus, et j’aimerais donc savoir quelles sont les conditions/conséquences d’un vote refus. Conformément à l’article 20 de la loi du 16 mai 1975, portant statut de la copropriété des immeubles bâtis, le syndic exécute les décisions de l’assemblée générale. Ainsi, le syndic ne peut en principe qu’exécuter le mandat qui lui a été conféré par l’assemblée générale des copropriétaires. Néanmoins, l’article 21 de la loi précitée stipule également que le syndic est «  chargé d’administrer l’immeuble, de pourvoir à sa conservation, à sa garde et à son entretien et, en cas d’urgence, de faire procéder de sa propre initiative à l’exécution de tous travaux nécessaires à la sauvegarde de celui-ci ». Dans ce cas et conformément à l’article 27 du règlement grand-ducal du 13 juin 1975, prescrivant les mesures d’exécution de la loi du 16 mai 1975 portant statut de la copropriété des immeubles, il devra cependant informer les

copropriétaires de ces travaux et convoquer immédiatement une assemblée générale. Il en résulte que le syndic peut procéder à des travaux de réparation sans l’accord préalable de l’assemblée générale des copropriétaires dans deux situations, à savoir : il s’agit de travaux rentrant dans la gestion courante, il s’agit de travaux urgents. Travaux rentrant dans la gestion courante Si le contrat avec le syndic prévoit avec précision les travaux qui tombent sous la gestion courante ou si l’assemblée générale a fixé les travaux qui tombent sous la gestion courante, alors seuls ces travaux pourront être réalisés par le syndic dans le cadre de sa gestion courante. Si rien n’a été décidé, on peut considérer, selon Me Georges Krieger (ouvrage La Copropriété, éditions Portalis 2005), que, « en l’absence d’un mandat précis, on peut considérer que les travaux dont l’impact financier est négligeable sont implicitement compris dans la gestion courante du syndic et ne nécessitent ainsi pas une prise de décision spéciale par l’assemblée générale ». Travaux urgents Tout d’abord, il y a lieu de rappeler l’article 14 de la loi précitée : Les décisions relatives à l’entretien et à la réfection des parties communes, même s’il s’agit du remplacement d’un élément hors d’état de servir


Questions juridiques

par une installation plus perfectionnée, peuvent être prises hors assemblée par voie de consultation écrite, à condition que le syndic ait soumis tous les éléments d’appréciation nécessaires et notamment le coût des travaux. Le recours à ce procédé doit être autorisé préalablement par le conseil syndical s’il existe. » Ainsi, l’urgence de réaliser les travaux doit être telle que le syndic n’avait plus la possibilité de procéder à une consultation écrite. Par ailleurs, le syndic, s’il réalise des travaux de réparation urgents, doit en informer immédiatement les copropriétaires et convoquer une assemblée générale. Ainsi, le syndic ne pourra pas attendre la prochaine assemblée générale ordinaire pour faire ratifier ces travaux. Si les comptes sont approuvés par l’assemblée générale des copropriétaires et qu’aucun recours en annulation n’a été introduit contre cette décision endéans le délai légal, il ne sera plus possible de contester les dépenses engagées pour le compte de la copropriété ultérieurement. En ce qui concerne le quitus, la jurisprudence a retenu : « Il convient de rappeler que le quitus constitue l’approbation de la gestion du syndic dans sa globalité, donc aussi bien en ce qui concerne les comptes qu’en ce qui concerne tous les éléments de la gestion et également en ce qui concerne les actes irréguliers du syndic, qui, lorsqu’ils ont été portés à la connaissance de l’assemblée, sont couverts par le quitus donné par l’assemblée » (TA Lux 15 mars 2000 rôle n° 58676) En refusant le quitus au syndic, le syndicat des copropriétaires se réserve le droit d’engager la responsabilité du syndic.

CHARGES IMPAYÉES

J'habite actuellement dans une résidence. Nous rencontrons le problème suivant : un copropriétaire ne paie pas ses charges depuis trois ans. Nous venons de l’apprendre seulement maintenant, car le syndic nous réclame des avances afin de régler des factures importantes. Que pouvons-nous faire, au niveau du syndic, de la copropriété ou aux yeux de la loi pour résoudre le problème  ? Que pouvons-nous faire (ou que doit faire notre syndic) afin de recevoir l'argent de la personne en question ? Si un copropriétaire ne paye pas ses charges, le syndic a l’obligation de procéder au recouvrement des montants impayés. Pour procéder à un recouvrement par voie judiciaire, le syndic n’a pas besoin de l’autorisation de l’assemblée générale des copropriétaires, alors que le recouvrement des créances tombe dans la gestion normale de la copropriété. De même, le syndic peut procéder à une inscription hypothécaire sur le lot du copropriétaire qui ne paye pas ses charges. L’inscription hypothécaire n’est cependant seulement possible qu’après une mise en demeure adressée au propriétaire défaillant et qu’il n’y a pas réagi. Ensuite, le syndic peut également procéder à une saisie-gagerie des meubles qui garnissent le lot du copropriétaire défaillant. Finalement, si le lot est loué par le copropriétaire défaillant, le syndic pourra s’adresser au juge compétent pour procéder à une saisie-arrêt sur  les loyers.

ENVOYEZ-NOUS VOS QUESTIONS Pour nous communiquer vos questions juridiques en relation avec l’immobilier, la construction ou le logement : E-mail : redaction@wunnen-mag.lu Adresse postale : Wunnen, 275, rue de Luxembourg, L-8077 Bertrange Fax : (+352) 26 38 93 13 Toute question envoyée sera prise en compte pour une éventuelle publication dans le magazine.

› Maître Tania Hoffmann

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Wormeldange

LA RIVIÈRE, LE VIGNOBLE ET LES ALPAGAS Connue comme la capitale du Riesling, la localité est au cœur d’une très longue histoire d’amour entre la rivière et les vignobles. Mais des alpagas y ont également élu domicile !

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Wormeldange

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ormeldange est un lieu enchanteur, baigné par une lumière diaphane et profitant d’un microclimat tout en mansuétude. Il faut se prendre le temps d’y flâner sans hâte, l’esprit guilleret et l’âme curieuse. Sans oublier, bien sûr, une ou plusieurs haltes dégustation dans l’une des nombreuses caves de viticulteurs de la localité. Wormeldange est une entité à deux têtes : il y a Wormeldange-Haut, nichée sur le bord du haut plateau, et il y a Wormeldange, qui a les pieds dans l’eau de la Moselle. C’est à Wormeldange-Haut que l’on a droit à l’une des vues les plus spectaculaires dans le pays, lorsqu’on se trouve en haut de la rue descendante Berreggaass et qu’on embrasse, d’un seul regard le village, la colline de la Koeppchen, les vignobles et la Moselle. Dans le village en contrebas de la colline, on découvre un charmant entrelacs de rues typiques qui encadrent

la rue principale de part et d’autre. Malgré ici et là quelques immeubles plus récents, le lieu a conservé son caractère de petit village de vignerons, avec de nombreuses maisons pittoresques datant des années 1900. La localité possède également quelques beaux bâtiments historiques de plus grande envergure - nous pouvons citer la coopérative viticole Domaines Vinsmoselle ou le Domaine Alice Hartmann et son jardin splendide. Depuis quelques décennies, le vignoble luxembourgeois a acquis une notoriété internationale. A Wormeldange, nous sommes dans l’un des épicentres de cette success story. Le temps de quelques marches à pied, nous nous sommes imprégnés de l’atmosphère des lieux, et avons ponctué notre visite de quelques rencontres très agréables. UNE HISTOIRE DE TONTE ET D’ABEILLES

Curieusement, la première personne

Le lieu a conservé son caractère de petit village de vignerons, avec de nombreuses maisons pittoresques datant des années 1900.

que nous rencontrons lors de notre visite n’est pas liée à la viticulture, c’est Béatrice Warichet, que certains dans la localité surnomment Madame Paga. Béatrice est Bruxelloise d’origine. Elle et son mari se sont installés au Luxembourg, il y a une trentaine d’années, et ont élu la Moselle comme lieu d’ancrage. Ils vivent dans une maison à WormeldangeHaut, entourée de nature et avec ➔ wunnen

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Reportages

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« Nous laissons nos animaux manger ce qui pousse au sol, tailler les haies et les arbustes et manger les fruits et les feuilles qui tombent des arbres. Nous avons pu constater que la présence de ces animaux doux et paisibles profite très favorablement à l’écosystème. » Béatrice Warichet, « Madame Paga »

des vues imprenables sur la vallée, le village et la chapelle St-Donat, sur la Koeppchen. En 2006, Béatrice et son mari, qui lui est originaire de la Minette, ont acheté et rénové cette belle maison. Depuis, ils se déclarent « wormeldangeois d’adresse et de cœur ». Béatrice est une personne passionnée, déterminée à s’engager en faveur de la défense de la nature et de l’enrichissement de la vie locale. Ces qualités se sont cristallisées autour d’un très beau projet : « Les alpagas de Wormeldange-Haut ». Béatrice : « Depuis 2011, nous avons adopté un petit troupeau d’alpagas pour entretenir les terrains en friche tout autour de notre maison. Ces terrains sont en zone verte mais ne sont pas assez bien situés pour en faire des vignes ni des potagers. Alors nous avons commencé par une petite parcelle et puis bien vite, nous avons reçu en fermage un joli petit domaine. Nous essayons que le petit troupeau vive en harmonie parfaite avec la nature. Nous laissons nos animaux manger ce qui pousse au sol, tailler les haies et les arbustes et manger les fruits et les feuilles qui tombent des arbres. Nous avons pu constater que la présence de ces animaux doux et paisibles profite très

favorablement à l’écosystème. Les plantes nuisibles sont contenues, de nouvelles plantes ont de la place pour exister, les oiseaux sont de plus en plus nombreux et les arbres sont en meilleure santé. Cependant, les récoltes de fruits sont loin de nos attentes. Il nous manque beaucoup de petites abeilles pour consolider le cycle naturel que nous remettons en place. Alors nous nous sommes dit que nos beaux alpagas allaient nous aider pour cela aussi. En travaillant la laine de leur tonte, nous pourrions vendre des pelotes 100% laine vierge naturelle d’alpaga et utiliser le produit de ces ventes pour sponsoriser des abeilles. C’est ainsi qu’a vu le jour, en 2019, le projet laine.lu – vente de la laine des alpagas de Wormeldange-Haut. L’hiver dernier, l’asbl a reçu en gestion une parcelle sur les hauteurs de la Koeppchen, une parcelle spéciale pour abeilles, cultivée sans pesticide, et qui produit des fleurs tout au long de l’année, spécialement pendant la période d’activité des abeilles. Une vingtaine d’arbres mellifères ont été plantés ; un apiculteur a déposé ses ruches. Les fonds récoltés par l’asbl créée en 2019 servent à entretenir le terrain des abeilles.

Originaires des Andes, les alpagas sont des animaux très doux et résistants aux grands écarts de température, de + 40 degrés à – 20 degrés. Les alpagas sont actuellement au nombre de trois : la doyenne, Miss Piggie, 10 ans ; le beau protecteur, Horaccio, 9 ans ; et Ally, le plus jeune, 7 ans. Le voisinage a adoré l’initiative. Les familles avec enfants viennent souvent voir les alpagas dans leur enclos. Ce sont des animaux qui ont l’art d’apaiser les jeunes enfants. La tonte annuelle des alpagas est travaillée à la main pour donner un fil de laine de qualité supérieure, pouvant être vendu sous forme de pelotes ou pour confectionner des pièces en laine (peluches, coussins…). Béatrice est heureuse dans ce petit coin de paradis : « Nous n’avons même plus envie de partir en vacances ! Nous aimons vivre ici, savourer la nature, les paysages et la gentillesse des gens. Il suffit de mettre un bon crémant sur la table, et tout le monde devient sociable ! » TOM SCHUMACHER-LETHAL : L’AMOUR POUR LE TRAVAIL DE LA VIGNE

Un peu plus tard, nous rencontrons Tom Schumacher, dans sa ➔ wunnen

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Reportages

› Depuis quelques décennies, le vignoble luxembourgeois a acquis une notoriété internationale. A Wormeldange, nous sommes dans l’un des épicentres de cette success story.

Tom SchumacherLethal : le soin apporté à chaque pied de vigne.

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vinothèque, un bâtiment moderne situé à la sortie du village sur la route du vin. Tom nous accueille avec gentillesse et nous explique que la viticulture est pratiquée dans sa famille depuis quatre générations. Peter Schumacher-Kohl, l’arrièregrand-père de Tom, était d’abord un agriculteur, mais au fil des ans, il a mis sur pied une entreprise mixte d’agriculture, de viticulture et de boulangerie. La production de vin, cependant, était principalement destinée à un usage personnel. A partir des années 1970, la viticulture a pris de plus en plus d’importance. Le fils de Peter Schumacher-Kohl, Pierre Schumacher-Lethal, a développé la vente de bouteilles de vin et l’agriculture a été lentement ralentie. En 1974, la dernière vache quittait l’étable et à partir de ce moment, l’accent fut mis exclusivement sur la production et la vente de vin. Ern Schumacher, petit-fils du fondateur et senior dans l’entreprise d’aujourd’hui, est un vigneron passionné.


Il a fait de la cave ce qu’elle est aujourd’hui et a poursuivi sa modernisation. Il a acheté des vignobles supplémentaires et a investi dans un nouveau bâtiment de cave, des machines de traitement modernes et des technologies de cave les plus pointues. Son fils, Tom Schumacher, a rejoint l’entreprise familiale en 2000 après un apprentissage en viticulture et un diplôme de maître artisan à Trèves et Bad Kreuznach. Alors que le père est responsable des vignes, le fils est le maître de chai. Pour les deux vignerons, la qualité est toujours le but ultime de leurs efforts. Et l’avenir de l’entreprise Schumacher-Lethal est également assuré, car la prochaine génération, et donc la cinquième génération, est déjà dans les starting-blocks. Tom Schumacher-Lethal : « Qu’il s’agisse d’un Riesling fruité, d’un savoureux Auxerrois, d’un fin Pinot noir ou d’un crémant pétillant, avec nos 85 000 bouteilles par an, nous en avons pour tous les goûts ! » › www.schumacher-lethal.lu

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Wormeldange

Trois jeunes gens sympa que nous rencontrons lors de notre visite : Miguel, Inês et Leonardo.

PIT PUNDEL : LA PASSION DU TERROIR

Sur la ligne de crête de WormeldangeHaut, dominant un paysage mosellan à couper le souffle, nous visitons la cave « Pundel Vins Purs » et rencontrons Pit Pundel et Kristin Osk Sigurdardottir. Pit Pundel est un vigneron indépendant, de 13e génération, qui a de la suite dans les idées. Depuis qu’il a repris en mains le domaine familial, il joue à fond la carte de la tradition et du terroir, tout en développant une communication innovante et dynamique, comme le témoignent les vidéos de promotion visibles sur YouTube, très amusantes. Pundel Vins Purs est spécialisé dans la vente au détail de vins purs et luxueux, des Rieslings secs, des vins blancs et des crémants harmonieux. Pit Pundel  : «  La passion du vin nous guide dans nos vignes depuis 13 générations. Le domaine viticole Pundel lui-même a été fondé en 1960. En 2014, nous avons inauguré ce bâtiment moderne qui offre un panorama splendide sur la Moselle depuis la terrasse ou la grande salle. C’est lors de ce déménagement que le domaine a pris le nom de Pundel Vins Purs, un choix de nom qui affirme notre attachement au terroir. » Un autre grand point fort du domaine est qu’il exploite la ➔

› Kristin Osk Sigurdardottir et Pit Pundel – Pundel Vins Purs : la carte de la tradition et du terroir, alliée à une communication innovante et dynamique. wunnen

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Reportages

« Le restaurant Koeppchen est fortement imprégné de la culture viticole. Déjà plus de 100 ans que ça dure, et on espère qu’il vivra encore 100 ans de plus ! » Metty Krack.

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LA WORMER KOEPPCHEN : UN LIEU EMBLÉMATIQUE Le plus célèbre vignoble « Koeppchen » est dominé par la chapelle érigée en 1925 en l’honneur de Saint Donat, le saint patron des vignes de Wormeldange et patron contre les orages, les tempêtes, les foudres, tonnerres et autres intempéries. Depuis ce point de vue, on bénéfice d’une vue panoramique exceptionnelle sur tout le village. Avec plus de 45 degrés de pente, un sol calcaire et une orientation presque parfaite au sud-ouest, ces vignes sont très bien exposées au soleil ; des conditions idéales pour le Riesling. Chaque année, le 1er dimanche de juillet, une procession a lieu à la « Koeppchen ». www.visitmoselle.lu

plus vieille vigne du Luxembourg, la Peteschwengert, plantée il y 120 ans. Franche de pied, elle est soutenue par des murs en pierres sèches et donne un vin magnifique, très minéral. › www.pundel-vinspurs.lu

LE KOEPPCHEN : L’INCONTOURNABLE AU MILIEU DES VIGNES

Situé à Wormeldange-Haut, le restaurant Koeppchen est un haut-lieu de la culture gastronomique luxembourgeoise, une institution dans la région de la Moselle et même dans le pays. Etabli en 1907, le restaurant a été repris, il y a quelques années par deux associés, David et Metty. Lors de notre visite, alors que le restaurant et la terrasse sont encore investis par des clients qui sont visiblement heureux d’être là, c’est Metty

qui nous accueille avec beaucoup de sympathie. METTY KRACK : « C’EST UN LIEU OÙ LES VITICULTEURS DU COIN AIMENT SE RETROUVER. »

« C’est une adresse qui existe depuis 1907 et qui, pendant plus de 100 ans, a été tenue par la même famille Schmit et Schmit-Hengel. Le restaurant a été repris en 2014 par le groupe Concept et Partners, avec moi comme gérant. En 2017, j’ai repris le restaurant, et en 2018, David m’a rejoint comme associé. Ensemble, nous avons voulu perpétuer la tradition de resto de village, en préservant son côté familial et convivial, décontracté et bon vivant. Nous avons juste rafraîchi un peu les intérieurs et la carte, toujours dans le respect de la tradition. Nous proposons des spécialités luxembourgeoises et de

la région, en utilisant un maximum des produits du terroir. L’un de nos atouts, c’est d’offrir la plus grande sélection de vins luxembourgeois de la Moselle. Nous travaillons en direct presque avec tous les viticulteurs de la région. Nous sommes fiers d’être parmi les « Ambassadeurs des vins et crémants de la Moselle luxembourgeoise ». Le Koeppchen est fortement imprégné de la culture viticole. C’est un lieu où les viticulteurs du coin aiment se retrouver. Il nous importe qu’il soit reconnu comme un restaurant honnête et accueillant, sans chichis, on ne veut pas réinventer la roue, on aime les fondamentaux, la tradition, la qualité, la convivialité… Déjà plus de 100 ans que ça dure, et on espère qu’il vivra encore 100 ans de plus ! »  › Photos : P. Lobo

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COCA – Christiansen Oberweis Cardoso Architects

Trait d’union : extension sur maison datant des années 30. Dialogue entre murs d’époque et nouveaux matériaux, entre intérieur et extérieur. Projet à Schieren.

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COCA – Christiansen Oberweis Cardoso Architects

« L’ARCHITECTURE ET L’URBANISME PEUVENT FAÇONNER LES IDÉES DES GENS ET NOTRE MODE DE VIE. » Ils ont les yeux rivés sur les étoiles mais les pieds bien sur terre. Pour les architectes de l’agence COCA, faire de l’architecture, cela consiste à mettre en œuvre des solutions claires et limpides dans chaque situation.

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es architectes abordent chaque projet sans aucun a priori, l’esprit ouvert et aiguisé par rapport à tous les aspects, pour au final broder un travail pratiquement sur mesure. Chaque projet étant unique, non seulement par ses données

techniques – l’emplacement, la nature du sol, l’orientation du terrain… -, mais aussi par la personnalité des commanditaires. Fondé en 2017, le bureau est encore tout jeune, mais les trois architectes associés – Carine Oberweis, Eric Christiansen et Tiago Cardoso - ont derrière eux un

parcours de plusieurs années à travers différentes agences. Provenant de différents horizons, ils sont heureux de pouvoir concentrer, au sein de leur bureau, autant de cultures, d’expériences et de langues. Cette conjugaison de sensibilités, ils la prennent comme le reflet de ce ➔ wunnen

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Reportages

que devrait être la société : l’association de plusieurs personnes qui partagent des valeurs solides, tout en exprimant des affinités particulières et des intelligences individuelles. Au travers de l’entretien qui suit, Wunnen vous invite à mieux connaitre le profil de COCA architecture, les principes et le souffle qui animent les trois architectes associés. Wunnen : Comment vous êtes-vous réunis pour créer l’agence COCA ? Que partagez-vous en termes de valeurs, de compétences, d’ambitions, de rêves ? COCA : L’idée de nous associer nous est venue naturellement. Nous pensons tous les trois que la nature est

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une grande source d’inspiration, c’est d’ailleurs dans la nature que nous nous sommes rencontrés, lors d’une randonnée dans les bois. Nous partageons des valeurs sociales fortes. Nous pensons que l’architecture a une forte responsabilité sociale. Nous plaidons pour une architecture durable, claire et stimulante, qui suscite l’intérêt de l’observateur par sa pureté et son intemporalité. Notre approche de l’architecture est basée sur l’ingénierie, nous appliquons une méthodologie artisanale à tous les aspects du processus de construction. Nos compétences sont diverses, le fait d’avoir été exposés à différents marchés et styles d’architecture nous a permis de créer une entreprise qui

se concentre sur les détails et est structurée autour de la résolution des problèmes de nos clients et de la réalisation de leurs aspirations. Cela nous a également dotés d’une approche flexible et « can do » pour concrétiser ces aspirations. Notre ambition est de construire des maisons saines et bienfaisantes, de créer des bâtiments qui inspirent et ancrent les gens de façon solide. Les vies que nous menons sont assez agitées, nous ne voulons pas créer des environnements encore plus agités, nous aspirons plutôt à calmer notre environnement et à trouver des outils pour simplifier la vie. L’architecture doit créer une relation avec l’utilisateur, par la circulation de la lumière dans l’espace,


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L'extension visait à préserver l'élévation arrière existante avec ses ouvertures. Les architectes ont ajouté un puits de lumière au bord de l'extension pour éclairer l’ancienne façade, les nouveaux espaces ainsi que les intérieurs existants. L'espace extérieur est en relation directe avec l'intérieur, cette relation est renforcée par le banc continu en béton. Projet à Lorentzweiler.

les matériaux utilisés et le dialogue avec les alentours. Nous aspirons à créer des bâtiments et des espaces qui peuvent être appréciés par de nombreuses personnes et à respecter l’environnement, de façon à ce qu’il puisse encore être apprécié par les petits-enfants de nos enfants. J’ai lu sur votre site que vous considérez le processus architectural comme un voyage que vous faites avec le maître d’ouvrage… Nous pensons que l’architecture est un processus, et non pas un produit, et qu’ainsi elle devient un voyage. Le résultat final de ce voyage peut être une belle histoire. Nous créons une ligne directrice, un cadre pour un projet, et, par la suite, la nature,

COCA COCA – acronyme de Christiansen Oberweis Cardoso Architects – a été créé par trois architectes dont l’approche se base, avant tout, sur des considérations d’ordre technique. Celles-ci en appellent à une méthodologie propre à l’artisanat, qui s’applique systématiquement à toutes les étapes de la construction. Eric Christiansen a étudié et vécu en Autriche jusqu’en 2012. Tiago Cardoso a passé la majeure partie de sa vie au Portugal, avant de s’établir au Luxembourg en 2011. Après avoir vécu en Autriche, à Londres et au Ghana, Carine Oberweis est revenue vivre au Luxembourg en 2014. Carine et Eric ont étudié ensemble à Innsbruck, en Autriche. Carine et Eric ont rencontré Tiago lors d’une randonnée dans la campagne luxembourgeoise. www.coca.lu

les saisons, l’environnement, les gens, etc., deviennent une partie intégrante de ce processus architectural. Chaque projet est un nouveau modèle en termes d’organisation et de choix de matériaux, tout en

respectant le style et la ligne de travail qui nous tiennent à cœur. Nous croyons que l’architecture peut et doit enrichir la vie des gens, elle peut les rassembler, les unir. La lumière est l’élément le plus important dans ➔

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Reportages

Transformation d’une maison mitoyenne traditionnelle des années 20 en une demeure familiale ouverte et moderne. L'aménagement du rez-de-chaussée a été complètement modifié pour mettre en valeur l’ouverture et la lumière naturelle. Projet à Belair.

notre approche, suivie par l’échelle humaine et les matériaux. Pythagore a dit un jour que « l’homme est la mesure de toute chose », un principe que nous gardons en tête dans chaque projet. Les gens vivent dans un volume et dans un environnement bâti, et pas seulement sur des mètres carrés avec une valeur monétaire. Nous analysons et veillons à ce que les matériaux que nous utilisons soient bons en termes d’haptique, de couleur et d’acoustique, que tous les sens du corps humain soient apaisés. Nous essayons de créer des bâtiments minimalistes, simples et élégants ; des bâtiments qui plaisent à tous, quelle que soit leur origine culturelle ou sociale. L’architecture est en réalité un métier assez basique, qui devient pourtant très complexe, car elle implique de forger 94

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une synergie entre tant d’éléments distincts. Dans cette optique, nous aimons dialoguer avec le maître d’ouvrage autour de sa perception de l’architecture. L’architecture est un dialogue entre tous les éléments qui la constituent. « Tout est architecture et l’architecture est tout ». Quels sont les grands principes qui guident votre conception ? Notre souci du détail et de la qualité reste indéfectible quel que soit le budget ou le site, c’est là l’un de nos grands principes. En travaillant en équipe, nous rassemblons les idées principales des différentes personnes impliquées et les cristallisons autour du projet. Nous passons du temps à comprendre comment, pour chaque ouvrage, il est possible de créer une synergie entre l’espace, la lumière et

les matériaux, pour aboutir à des solutions sur mesure. Les grands principes qui guident notre conception sont d’abord la situation elle-même, le bâtiment s’il y en a un, la parcelle, son exposition au soleil et sa relation avec l’environnement bâti. La nature joue un grand rôle dans notre conception, la façon dont les saisons impactent la vie à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment. Les choix de matériaux et les niveaux d’éclairage sont minutieusement étudiés. Nous pensons que tous les sens humains doivent être respectés, l’acoustique pour l’ouïe, l’haptique pour le toucher, les proportions pour les yeux et même l’odorat quand on pense par exemple aux effluves de matériaux naturels, de plantes ou de fleurs. Comment conciliez-vous le désir


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d’être créatif/innovant avec les réglementations et normes croissantes ? Les règles ont toujours existé en architecture, elles sont nécessaires pour fixer des lignes directrices à respecter. L’une de nos tâches est d’analyser le volet réglementaire et de l’harmoniser avec le projet, en tenant compte du programme fonctionnel, de nos intentions et de nos idées. La créativité doit certainement être poussée dans certains cas, compte tenu des contraintes en matière de construction et d’isolation thermique. Nous essayons toujours de transformer les restrictions en énergie positive. Nous avons l’habitude de travailler sous la pression des normes et des délais. L’expérience et la sensibilité jouent également un rôle dans la manière d’aborder chaque projet.

Face à la pression forte de la rentabilité maximale, quelle est la responsabilité de l’architecte vis-à-vis du maître d’ouvrage et vis-à-vis de la société ? L’architecture est un miroir de ce qui se passe dans la société et de la façon dont les gens vivent leur vie depuis le début des civilisations. L’architecture peut donc être considérée comme un outil pour voir où en est la société et où nous en sommes actuellement. L’architecture et l’urbanisme peuvent façonner les idées des gens et notre mode de vie. Ils peuvent guider les gens vers une vie meilleure. La tâche de l’architecte va au-delà de la conception d’un bâtiment ou d’un ensemble urbain. Nous sommes idéalement positionnés pour améliorer la vie des gens dans de nombreux aspects, qu’il s’agisse de ➔

« Nous essayons toujours de transformer les restrictions et les contraintes en énergie positive. » COCA

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Située à l’arrière de la propriété, la cuisine bénéficie d’un grand espace et d’une lumière naturelle généreuse. Projet à Belair.

professionnels, d’entités publiques ou de clients privés. La responsabilité sociale de l’architecte est d’interpréter les besoins, non seulement de la communauté, mais aussi de tout ce qui l’entoure, et les deux aspects ne coïncident pas toujours. Idéalement, l’architecture devrait être un complément pour l’environnement dans lequel elle s’insère, au niveau de son fonctionnement, de son flux et, si possible, de son apparence. Comment vous positionnez-vous dans le discours actuel autour de l’économie circulaire et de la préservation des ressources ? Tout d’abord, nous pensons que la rénovation/la modernisation des bâtiments est l’avenir. Il y a beaucoup d’énergie grise dans les structures existantes. Cette énergie grise ne peut être ignorée. Nous pensons que l’environnement bâti doit être amélioré

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au lieu d’être reconstruit, partout où cela a du sens en termes d’efficacité économique et environnementale. Toujours quand c’est possible, nous utilisons, soit des matériaux naturels, soit des matériaux recyclés et recyclables. Nous pensons qu’il faut apprendre à consommer moins, en général. Vivre de manière durable conditionne nos vies actuellement. Mais il ne faut pas penser que ce qu’on nous raconte est toujours vrai ou sincère. Par exemple, quelqu’un, un jour, a pris la décision consciente de fabriquer des objets avec une durée de vie limitée. Nous pourrions fabriquer des appareils électroniques - comme des machines à laver et des ordinateurs - qui dureraient beaucoup plus longtemps. Cependant, ils se cassent après un certain nombre de cycles et s’avèrent trop complexes pour être réparés. Les gens sont obligés d’acheter de nouveaux produits.

« Pythagore a dit que l’homme est la mesure de toute chose, un principe que nous gardons en tête dans chaque projet. » COCA

Ceci n’est pas un système durable, et les responsables politiques doivent se pencher sur cette question. Il est nécessaire d’aller à la racine même du problème et d’inciter les gens – nous tous - à consommer moins. Ainsi, chez COCA, nous sommes également engagés dans la recherche


COCA – Christiansen Oberweis Cardoso Architects

« Il y a beaucoup d’énergie grise dans les structures existantes. Cette énergie grise ne peut être ignorée. » COCA

Les architectes sont de plus en plus intégrés dans une séquence d’intervenants, soumis à des préréglages numérisés et à des recettes standardisées. Certains craignent même qu’à l’avenir l’architecte tel que nous connaissons ne devienne redondant… Les intervenants représentent des étapes simples, alors que l’architecture est une combinaison de plusieurs intervenants. L’environnement bâti n’est jamais le même, la standardisation est donc difficile à mettre en œuvre. L’architecture réagit à l’environnement, qui n’est jamais le même, les occupants non plus. La psychologie joue un grand rôle dans le développement d’un projet, l’ordinateur ne peut pas remplacer cela, les ordinateurs n’ont pas cette sensibilité. Tous les intervenants dans la conception d’un projet architectural ont un rôle spécifique à jouer, et c’est la combinaison de tous ces intervenants qui aboutit à un ouvrage. Tous les projets ont besoin d’une idée, d’une ligne directrice, d’une figure qui relie tous les intervenants, et c’est ce statut qui échoit à l’architecte. L’orchestre est une bonne comparaison. Le maestro, c’est l’architecte qui relie les notes et les mélodies de chaque intervenant afin de créer une harmonie. Avec cette pensée à l’esprit, et si le but est de créer une bonne architecture,

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pour élaborer de nouveaux matériaux de construction à partir de déchets. Nous estimons que l’économie circulaire doit inclure les déchets, et nous voyons beaucoup de potentiel dans ce domaine, en particulier pour les pays à fort développement démographique et à forte densité de population.

L’acier noir poudré de la balustrade de la terrasse et de l’escalier vers le jardin contrastent avec la brique rouge de l’extension. Projet à Belair.

nous pensons que les architectes ne pourront jamais être remplacés. Quelle est votre approche de la rénovation et de la mise à jour des structures bâties existantes ? Nous croyons fermement que chaque bâtiment doit être analysé en premier lieu au niveau de sa qualité et de sa place dans le temps. Certaines structures sont des témoins importants du passé et elles doivent être conservées, préservées, rénovées. Dans nos projets de rénovation, nous analysons et considérons tous les

aspects existants, les filtrons minutieusement et déterminons les éléments à conserver, à renouveler ou à démolir. Nous pensons que les valeurs d’origine doivent être conservées si elles présentent de réelles qualités. Mais cela ne veut pas dire que nous n’avons pas besoin de nouveaux bâtiments. De nos jours, les besoins humains exigent des types d’utilisation et d’interaction que les bâtiments anciens ne peuvent pas  toujours offrir. › Photos : Eric Chenal

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Bienvenue chez nous – chez Monia

LES PETITS BONHEURS DE MONIA Monia nous reçoit chez elle, une élégante maison de ville centenaire qui a été entièrement rénovée pour correspondre aux standards d’habitation actuels.

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Bienvenue chez nous – chez Monia

La salle à manger, avec sa belle table en bois conviviale, a été placée directement devant la baie vitrée, profitant ainsi de la lumière naturelle et de l’accès vers le jardin.

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epuis quelques années, un nombre toujours plus important de particuliers se tournent vers la rénovation ou la transformation de bâtisses existantes. Ceci afin de se doter d’un confort d’habitat moderne, avec de la substance et un zeste de personnalisation, à un prix plus abordable. C’est précisément ce qu’ont fait Monia et son époux. La maison se trouve dans une rue et un quartier qui présentent une réelle homogénéité architecturale. Un ensemble de maisons de ville de caractère, dotées de belles façades ornementales et de petites cours anglaises. SE PROJETER DANS LA MAISON D’APRÈS

Monia nous explique comment elle et son mari sont tombés sous le charme de la maison et ont entrepris

de la remettre au goût du jour afin de la rendre confortable et agréable à vivre. « Il y a huit ans, venant de France, nous décidions de nous installer au Grand-Duché pour des raisons professionnelles, Nous cherchions une maison pour notre famille, comprenant à l’époque deux enfants. Nous voulions une maison qui ait du charme, du cachet, dans un environnement calme. Lorsque nous avons visité cette dernière, nous avons eu un premier coup de cœur pour la façade ainsi que pour le quartier, un ensemble de maisons datant de la période 1900/1930. » Cependant, les intérieurs présentaient plusieurs inconvénients  : pièces exiguës, faible luminosité, vétusté des sols et des murs, mauvaise isolation… Il fallait déterminer ce qu’il était possible de faire, et à quel prix.

Monia : « Par chance, l’un de nos amis est architecte. Mathias Fritsch, nous a accompagnés lors des premières visites pour nous donner son avis d’expert. Il était important, avant que nous nous engagions, d’avoir une idée sur l’état de santé du bâtiment et son potentiel en termes de rénovation/transformation. Il a pu ainsi nous donner une première estimation du budget nécessaire. » Fort de ce diagnostic et de ce soutien professionnel, le couple pouvait se projeter dans sa maison future, rénovée et accueillante. L’objectif était de préserver le caractère authentique de la maison, tout en la modernisant. Après l’acquisition de la propriété, l’architecte élabora un premier projet de rénovation/transformation, qui prévoyait notamment la redistribution des volumes ainsi que l’adjonction d’une extension maçonnée à l’arrière, la restauration des ➔ wunnen

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Aménagée dans sa niche latérale, la cuisine est en liaison avec le reste de l’espace de vie, grâce notamment à une verrière en aluminium.

planchers et des murs, la rénovation du chauffage et du réseau électrique, ou encore des mesures de renforcement thermique. Cependant, une surprise vint changer les plans, et obligea le maître d’ouvrage et l’architecte à revoir le programme. ADAPTATION DE LA FEUILLE DE ROUTE

Monia : « En effet, en cours de projet, nous apprenons l’attente d’un troisième enfant, et il nous faut changer les plans à la dernière minute. Non seulement pour que chaque enfant ait sa propre chambre, mais aussi pour disposer d’une pièce pour recevoir la famille – ce qui était un aspect très important pour nous ! » Pour répondre à ce nouveau besoin, le couple et l’architecte eurent l’idée suivante : rendre habitable l’espace sous toiture. Cependant, le sol de ce grenier présentait deux niveaux distincts. Comme il fallait gagner en volume habitable sans recourir à un 100

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La maison a gardé le cachet de sa façade avant, avec ses avancées en bow window.

rehaussement de toiture (pas possible selon le règlement communal), il a fallu tout niveler selon le niveau le plus bas, c’est-à-dire abaisser le plancher d’une vingtaine de centimètres. Une option qui a requis des travaux importants au niveau de la structure et de la toiture, et qui a conduit à une révision des coûts. Monia : « Avec l’ajout de l’extension et l’aménagement des combles, les travaux ont pris une envergure bien plus grande que ce que nous avions imaginé, mais cela en valait la peine, nous tenions vraiment à préserver le charme de la maison, tout en la modernisant pour pouvoir y habiter confortablement en famille. » ALLIER CHARME ANCIEN ET CONFORT MODERNE

Le couple a désiré respecter autant que possible l’âme de la maison. La relation avec la rue a été préservée : la maison a gardé le cachet de sa façade avant, avec ses avancées en bow window. A l’intérieur, on retrouve le

hall d’entrée conforme à ses proportions d’origine, pourvu d’un nouveau revêtement de carreaux de ciment d’esprit traditionnel. A également été préservé le très bel escalier en bois qui relie le rez-de-chaussée aux étages. Mais ce souci de l’existant allait de pair avec une volonté de renouvellement. Monia : « En même temps, nous voulions un coté très moderne, agréable à vivre. C’est pourquoi, nous avons opté pour enlever un certain nombre de cloisons, notamment dans les espaces jour au rez-de-chaussée. Et nous avons fait construire une extension à l’arrière de la maison avec une grande baie vitrée, donnant accès directement au jardin. » L’extension est une des pièces clés du projet de rénovation. Ce nouveau volume augmente l’espace à vivre intérieur et offre une connexion visuelle et sensible avec l’extérieur. Grâce à cette extension, doublée d'une surélévation, la maison a ➔


Bienvenue chez nous – chez Monia

Resté conforme à ses proportions d’origine, le hall d’entrée a été pourvu d’un nouveau revêtement de carreaux de ciment d’esprit traditionnel. A été préservé le très bel escalier en bois central.

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Le couple a mis en valeur l’ouverture vitrée qui existait déjà dans le plancher du grenier, et qui permet à la lumière naturelle de se déverser vers les étages inférieurs.

gagné 50 m2 de surface habitable et profite d'un petit jardin, lui aussi entièrement réaménagé. Monia  : «  Renforcer la luminosité à l’intérieur de la maison, c’était un point très important pour nous. Auparavant, les pièces étaient petites et sombres. L’extension et le décloisonnement ont permis d’amener beaucoup d’éclairage naturel. » Dans cette même quête de confort lumineux, le couple a voulu préserver et mieux mettre en valeur l’ouverture vitrée qui existait déjà dans le plancher du grenier. En installant des fenêtres Velux sur le toit, la lumière naturelle pouvait dorénavant pénétrer dans la maison et se déverser vers les étages inférieurs, à travers ce puits de lumière.

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Monia est très attentive aux détails déco dans la maison, notamment au niveau du linge de maison qui est déployé dans une variété de déclinaisons.

UNE PIÈCE À VIVRE BAIGNÉE DE LUMIÈRE

Totalement décloisonnée, la pièce de vie au rez-de-chaussée s’étale désormais sur toute la profondeur de la maison et réunit, dans un même espace, salon, salle à manger et une cuisine semi-ouverte. Afin de ne pas interrompre la perspective visuelle qui s’ouvre sur le jardin, la cuisine a été aménagée dans une sorte de niche latérale qui possède un accès direct sur le jardin et qui reste en liaison spatiale avec le reste de l’habitation, grâce notamment à une verrière en aluminium. La salle à manger, avec sa belle table en bois conviviale, a été placée directement devant la baie vitrée. « La salle à manger et la cuisine, ce sont vraiment les lieux où nous passons

le plus de temps, on y travaille et on y mange, les enfants y font les devoirs, quand on a de la visite, on s’y rassemble volontiers pour de longs moments d’échange. C’est pourquoi on tenait à ce que ces espaces soient disposés directement côté jardin. Quand il fait beau, on n’a qu’à ouvrir tout grand la baie vitrée et la frontière intérieur-extérieur s’efface  ! Nous rêvions d’une maison conviviale, qui invite au partage et à la communion. La famille et les amis sont des points essentiels à notre bonheur. » UN CHANTIER SOUS CONTRÔLE

Après la période de planification et de procédure administrative, les travaux se sont étalés sur huit mois, sans aucun accroc. Monia : « Nous avons eu la chance de ne rencontrer


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Bienvenue chez nous – chez Monia

Comme le projet incluait de nombreux rangements sur mesure, dressing et placards intégrés, il n’était pas nécessaire de rajouter beaucoup d’armoires ou commodes.

aucune mauvaise surprise en cours d’ouvrage. Nous avions pris le temps de bien choisir les corps de métier et, de plus, mon mari passait tous les jours sur le chantier. Même s’il n’est pas du tout connaisseur en la matière, c’était important de suivre l’avancement des travaux, d’être présent pour répondre directement à certains choix de construction, de coordonner certaines tâches avec plus d’efficacité. » UNE DÉCO CHALEUREUSE CHOISIE AVEC SOIN

Ce qui attire notre attention dans la maison de Monia, en plus de la rénovation et de reconfiguration spatiale, c’est le soin attentif et créatif apporté à la déco et aux ambiances. Monia : « Je m’intéresse à la brocante

depuis toujours, déjà toute petite j’avais l’habitude de chiner en compagnie de mon père. Mais c’est vraiment quand on a commencé à chercher la maison que je me suis prise de passion pour la déco, j’ai acheté des tas de magazines, j’ai lu des tas d’informations et de conseils, et j’ai développé mon goût pour l’agencement des objets, des espaces, des couleurs… » QUELS ONT ÉTÉ LES CHOIX PAR RAPPORT À LA NOUVELLE DEMEURE ?

« Nous étions d’accord, mon époux et moi, sur le fait que nous voulions des intérieurs calmes, reposants, une déco facile à vivre et en dehors des modes, avec des tons neutres et des couleurs douces. Du coup, on a une

base de blanc un peu partout – sauf dans les chambres où on a eu recours à quelques pastels. Les petites touches colorées, on les retrouve au niveau des objets et accessoires, en particulier le linge de maison que j’adore déployer dans une variété de déclinaisons. Là-dessus viennent se greffer quelques meubles chinés comme la table en bois de la salle à manger. En réalité, comme le projet incluait de nombreux rangements sur mesure, dressing et placards intégrés, il n’était pas nécessaire de rajouter beaucoup d’armoires ou commodes. Ces aménagements sur mesure nous ont permis de gagner beaucoup de place et de laisser la déco respirer sans jamais surcharger les espaces. » Ce goût pour la déco et ce ➔ wunnen

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L’extension à l’arrière de la maison, doublée de la surélévation, a permis de gagner 50 m2 de surface habitable. De plus, elle permet de mieux profiter de l’espace jardin.

bonheur d’habiter dans cette belle maison, Monia aime les partager sur son compte Instagram @lesptitsbonheursenboite qui comptabilise déjà plus de 6000 followers. « Je suis tombée dans ce media un peu par hasard, c’est mon fils qui a ouvert un compte pour moi et, à force d’y publier des petites photos, je me suis prise au jeu. Mes posts concernent essentiellement la déco, l’architecture, mais aussi l’amour des plaisirs simples comme les fleurs ou la cuisine… IG me permet de concilier deux de mes passions, la décoration et la photographie. La publication sur IG m’a aussi été très utile pour faire certains choix déco. Je me suis rendu compte qu’en procédant à des prises de vues, j’avais une autre perception des espaces et des cadrages, et que, mieux qu’à l’œil nu, je pouvais juger de l’effet de mes agencements en les voyant représentés sur une image. Cela m’a beaucoup aidée à faire évoluer ma déco. 104

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IG est une belle source d’inspiration et de partage.

@LESPTITSBONHEURSENBOITE

UN HAVRE DE PAIX

« Une maison de ville avec un esprit de campagne », c’est ainsi que Monia nous résume l’amour qu’elle a pour son habitation. Avoir toutes les commodités à quelques mètres, et pourtant, n’entendre que le chant des oiseaux, en ouvrant la baie vitrée. Au-dessus du volume de l’extension, le couple a aménagé un espace voulu cosy, une belle terrasse préservée des regards indiscrets, car il n’y a pas de vis-à-vis de ce côté-ci. C’est un petit cocon exposé de façon idéale sud-ouest, ce qui permet de profiter d’une lumière sublime en fin de journée. « Quand on prolonge la soirée autour d’un verre en contemplant le spectacle du coucher de soleil, on a une certaine idée du paradis sur terre… »  › Photos : P. Lobo

Ce goût pour la déco et ce bonheur d’habiter dans cette belle maison, Monia aime les partager sur son compte Instagram @lesptitsbonheursenboite qui comptabilise déjà plus de 6000 followers.


Bienvenue chez nous – chez Monia

Au-dessus du volume de l’extension, le couple a aménagé une belle terrasse préservée des regards indiscrets. C’est un petit cocon exposé de façon idéale sudouest, qui permet de profiter d’une lumière sublime en fin de journée.

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D’MILLEN : POUR QUE TOURNE LA ROUE DE LA VIE C’est une belle histoire, celle d’un bâtiment à l’abandon, qui, porté par un élan citoyen et la vision d’une commune, a été restauré avec cœur et âme pour devenir un centre culturel et touristique de premier plan. Tout en devenant une vitrine vivante des énergies alternatives. 106

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D’Millen : pour que tourne la roue de la vie

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e site de l’ancien moulin de Beckerich est, non seulement un endroit riche en histoire et beauté naturelle, mais aussi un marqueur du rôle pionnier de la commune en matière de développement durable. Situé à l’entrée de la localité, à côté d’un superbe étang, ce domaine conjugue la sauvegarde du patrimoine et le développement local par le biais de la culture, de l’écologie et du slow tourisme. Géré par l’asbl d’Millen, le centre culturel propose un large panel d’activités  : conférences, événements, expositions, cours, ateliers… Des visites guidées sont organisées régulièrement, permettant aux visiteurs de découvrir l’histoire du moulin et de mieux connaître les réalisations de la commune dans le domaine des énergies renouvelables. Depuis les années 90 en effet, Beckerich s’est imposée comme un exemple de commune verte, avec comme objectif assumé d’atteindre la pleine autarcie énergétique en 2030. L’asbl d’Millen a été fondée en 2004 par un groupe de bénévoles très actifs, à l’initiative du bourgmestre Camille Gira. L’objectif était de redonner vie au site du moulin racheté

en 1996 par la Commune, en mettant le focus sur le patrimoine et la nature. Le site du moulin est le point de départ de plusieurs circuits de découverte placés sous des thèmes divers : patrimoine culturel rural, énergies renouvelables, eau, patrimoine religieux… L’ancien moulin se compose de trois bâtiments distincts, rénovés entre 2003 et 2011 par le bureau Beng architectes associés. Les anciennes granges et étables comprennent désormais le restaurant « An der Millen » au rez-dechaussée, ainsi qu’une grande salle de réunion et d’autres salles polyvalentes à l’étage. L’ancienne maison d’habitation du meunier abrite, au rez-de-chaussée, une galerie d’art ainsi que le bistrot traditionnel Millespënnchen. Le sous-sol est investi par un musée témoin de la vie rurale, qui sera transformé en musée des énergies pour 2022. Le musée est enrichi, à l’arrière de la bâtisse, par une roue à aubes, fabriquée récemment, qui tourne à plein régime. Les bureaux de l’asbl sont situés au premier étage de ce même immeuble. Les combles sont

Le site du moulin est le point de départ de plusieurs circuits de découverte placés sous des thèmes divers – nature, culture, patrimoine, énergies renouvelables… utilisés comme atelier pour différentes activités artistiques. Enfin, la rénovation a également remis en état l’ancienne scierie Waxweiler, une vaste structure artisanale dans laquelle se déploie tout un arsenal d’anciennes et impressionnantes machines à découper le bois. Entièrement restaurées par un groupe de bénévoles retraités, les Millepätteren, ces machines, vieilles de plus de 90 ans, sont régulièrement mises en route et utilisées. La scierie fait partie du circuit de la Route du bois, mis sur pied par ➔ wunnen

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Le sous-sol de l’ancienne maison du meunier est investi par un musée témoin de la vie rurale, qui sera transformé en musée des énergies en 2022.

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D’Millen : pour que tourne la roue de la vie

l’administration de la Nature et des forêts (ANF). En accord avec le maître d’ouvrage, l’administration communale de Beckerich, les architectes ont opté pour une rénovation douce, associée à la préservation des éléments historiques. Les anciennes structures ont été complétées par des constructions nouvelles au langage clairement contemporain (bois, acier, béton vu). Le défi principal de la rénovation résidait dans l’amélioration thermique qu’il fallait réaliser dans un contexte contraignant à proximité d’un étang et d’un ruisseau. L’isolation des toitures a été superposée aux charpentes qui ont été maintenues. Le bâtiment dispose également d’un zonage thermique par implantation des fonctions. Les caves ont été asséchées et les parois en moellons ont été améliorées par un enduit léger performant. Il s’agit là de solutions thermiques «  invisibles  », dans le respect prioritaire du patrimoine.

La rénovation a également remis en état l’ancienne scierie Waxweiler, dans laquelle un groupe de bénévoles retraités, les Millepätteren, font régulièrement fonctionner les machines, vieilles de plus de 90 ans.

EAU ET PRODUCTION D’ÉNERGIE Témoin du passé, l’ancien moulin rénové n’en est pas moins rattaché aux technologies les plus modernes en matière énergétique. Ainsi, le trop-plein de l’étang alimente une petite turbine hydraulique attenante à la turbine historique. Les bâtiments sont reliés à un chauffage urbain, alimenté par une centrale de biométhanisation et une chaudière à copeaux de bois situés à quelques centaines de mètres. L’apport en électricité est complété par des panneaux photovoltaïques.

SEPT SIÈCLES D’HISTOIRE

En 1328, Jean l’Aveugle, le célèbre Comte de Luxembourg, cède un moulin situé près du village de Beckerich aux moniales de l’abbaye noble de Notre Dame de Clairefontaine (B). Sous peine d’amendes, les habitants de Beckerich doivent venir y moudre leurs grains, fournir la main-d’œuvre pour les réparations, le nettoyage du ruisseau, le curage et la pêche de l’étang ainsi que le transport des nouvelles meules. À une époque où le pain est la base de l’alimentation, le moulin à farine de Beckerich devient, pendant plus de quatre siècles, le garant d’une intense vie sociale. En 1794, les révolutionnaires français

anticléricaux détruisent l’abbaye noble de Clairefontaine et vendent aux enchères tous ses biens, y compris le moulin de Beckerich qui passe ainsi, en 1797, dans des mains privées. Au cours du 19e siècle, les familles Welter, Rausch et Waxweiler exploitent le moulin, tout en augmentant leur patrimoine foncier. Petit à petit, elles complètent leur activité meunière, devenue peu rentable, par celles de scieurs et d’agriculteurs. Au début du 20e siècle, Nicolas Waxweiler et surtout sa veuve, Suzanne Welter, aidée de ses enfants, donnent une nouvelle impulsion au développement des activités du moulin. Ils ➔ wunnen

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L’ancienne maison d’habitation du meunier abrite notamment le bistrot traditionnel Millespënnchen.

mettent au point une exploitation plus efficace de la roue afin de faire mieux fonctionner la scierie. En 1912, la roue est remplacée par une turbine d’une puissance d’environ 10 kWh qui actionne une dynamo et rend possible la production d’électricité. Cette énergie nouvelle est ensuite distribuée dans le village au moyen d’un réseau de câbles flambant neuf. Grâce à cette production, Beckerich devient un des premiers villages luxembourgeois électrifiés. La tension du courant électrique à cette date est du 110 V continu, combiné avec un système d’accumulateurs à plomb de type Henri Tudor. Pour assurer la fourniture d’énergie électrique à tout le village, chaque ménage n’a droit qu’à une ampoule de 5 Watt. A l’époque, le prix de 1 kWh était de 4 francs, de quoi nourrir une famille pendant une semaine ! En 1924, le circuit électrique est modernisé et passe à du 220/380 V. En 1934, la production d’électricité 110

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est cédée en partie à la Cegedel qui construit une ligne de moyenne tension de 15.000 V pour alimenter le réseau Waxweiler. Le moulin Waxweiler devient peu à peu une usine électrique et une scierie, perdant son statut purement rural pour se transformer en un complexe industriel diversifié. En 1926, la famille Waxweiler acquiert une nouvelle scie à ruban de la marque Brenta, toujours en état de marche aujourd’hui. En 1939, l’activité principale est presque exclusivement tournée vers l’exploitation de la scierie et le commerce du bois. A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’armée américaine loue la scierie pendant trois mois afin de débiter des poutres pour la construction de ponts. La page industrielle du moulin est définitivement tournée après la fermeture de la scierie en 1975 et la reprise du dernier réseau de distribution d’énergie électrique par la Cegedel en 1984. La dernière propriétaire

occupante du moulin de Beckerich s’éteint en 1995. En 1996, conscientes du rôle que cet ancien témoin de l’histoire locale peut encore jouer au sein de la communauté villageoise et de la région, les autorités communales de Beckerich achètent tout le complexe de l’ancien moulin. Elles entament alors un long processus de restauration pour préserver ce patrimoine rural communal, et aussi pour en faire un lieu de mobilisation des habitants autour de la culture et de l’écologie. D’Millen est donc l’exemple d’un objet patrimonial qui a été remis en état par les instances publiques, avec la volonté, non seulement de valoriser la substance historique, mais aussi de lui donner une dynamique et un sens réel pour la population. › Sources : www.dmillen.lu et le livre « Le moulin de Beckerich - Sept siècles d’Histoire », Isabelle Bernard-Lesceux (2004).


D’Millen : pour que tourne la roue de la vie

Entretien avec Albert Goedert (Beng Architectes Associés), président de d’Millen Asbl Wunnen : Quelles sont les origines de la restauration du Moulin ? Albert Goedert : En 1996, la commune a racheté l’ancien moulin composé de trois bâtiments des 18e et 19e siècles. Notre bureau d’architecture a été sollicité dans un premier temps pour faire le relevé de mesures et de l’état des constructions. En même temps, la commune invitait la population à prendre part à la réflexion quant à la future affectation du site. Cette participation habitante a toujours été l’un des points forts de la politique communale, notamment sous la forte impulsion de Camille Gira, bourgmestre de 1989 à 2013. Cette consultation publique a fait ressortir plusieurs pistes : faire de l’ancien moulin un point de rencontre pour tous les habitants, en associant gastronomie, culture et autres activités ; conserver le caractère historique de l’ensemble, aussi bien des bâtiments que de la machinerie ; faire

du moulin un outil de promotion pour un tourisme doux lié aux thématiques du développement durable et des économies d’énergie. Outre ce processus participatif, une autre manifestation en 2000 a eu un impact déterminant sur la réhabilitation du site, il s’agit de « Jardins à suivre », un projet Leader développé dans les régions nord du Luxembourg. Le principe consistait à mettre en place des jardins temporaires et à accueillir des visites de sites. Beckerich a répondu à cette initiative en englobant tout le territoire communal et tous les habitants, avec une variété de propositions sur le thème des tournesols. Ainsi, un jardinier local a planté des graines d’une cinquantaine d’espèces de tournesols dans les terrains en face du moulin. Après un an, le moulin a accueilli une grande fête des tournesols en guise de clôture de la manifestation ; c’était le premier événement

« Préserver l’existant au maximum, tout en faisant ressortir les ajouts contemporains de façon très claire. » Albert Goedert

public à se tenir sur le site avant la rénovation. L’événement, qui fut un grand succès, a aidé les habitants à mieux prendre conscience de la valeur du moulin en tant que témoin historique et de sa portée fédératrice. Quels furent les principes directeurs de la rénovation ? Il s’agissait de préserver l’existant ➔ wunnen

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Les anciennes structures ont été complétées par des constructions nouvelles au langage clairement contemporain (bois, acier, béton vu).

au maximum, tout en faisant ressortir les ajouts contemporains de façon très claire. Par exemple, on entre dans le restaurant par les anciennes portes de la grange qui ont été restaurées, et on retrouve à l’intérieur les enduits de l’ancienne étable. Nous avons conservé tout ce qui pouvait être réparé. Quand il a fallu intégrer un élément nouveau, par exemple un pilier en béton, nous le montrons clairement. Combien de temps ont duré les travaux ? Le chantier s’est déroulé de 2003 à 2011 en trois phases, chacune portant sur l’un des trois bâtiments sur le site : aménagement d’un restaurant et de la grande salle de réunion 112

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à l’étage dans les anciennes granges et étables, rénovation de l’ancienne maison d’habitation du meunier et remise en état de l’ancienne scierie. Comment les bases ont-elles été posées pour le fonctionnement du moulin en tant que lieu culturel ? En 2004, en parallèle avec le projet architectural, était créée d’Millen asbl, dont le comité d’administration reprenait en grande partie les personnes qui avaient organisé la fête des tournesols. En 2006, la commune établissait une convention avec l’asbl, dans laquelle elle s’engageait à prendre en charge les salaires du personnel nécessaire pour animer le site de façon professionnel et pérenne. L’objectif était de donner les

moyens à l’association d’organiser une programmation variée et accessible à tous les publics, comprenant des conférences, des concerts, des ateliers, des expositions, des soirées thématiques ou littéraires… Sans oublier la galerie d’art, dont nous fêtons actuellement le 10e anniversaire et qui jouit d’une notoriété remarquable. Le statut d’asbl laisse entendre que le moulin bénéficie également de l’apport bénévole de beaucoup… En effet, et dans cette optique j’aimerais relever l’engagement d’un petit groupe de bénévoles retraités, d’anciens électriciens, qui ont remis en état de marche les machines dans la scierie et depuis 2007 font


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D’Millen : pour que tourne la roue de la vie

L’ancien moulin est englobé dans un paysage naturel d’une grande pureté. Plusieurs circuits de découverte sont organisés régulièrement.

régulièrement des démonstrations lors de visites guidées. Je suppose que le moulin et toutes les activités programmées attirent un public nombreux et varié… En effet, depuis 15 ans, en moyenne 2000 personnes participent chaque année aux visites guidées sur les thématiques les plus diverses – énergies renouvelables, patrimoine, abeilles, scierie, anciens métiers… Tout un tourisme doux s’est mis en place, avec un public composé à la fois d’habitués et de visiteurs ponctuels. Nous essayons de diversifier le plus possible nos activités, afin d’attirer les profils les plus variés, jeunes, seniors, familles… D’Millen fait partie de l’ADN des habitants de

la commune de Beckerich. C’est le centre de rencontre de toute manifestation, la fête nationale, les réunions des commissions, des associations, etc., tout se fait au moulin. Par ailleurs, d’Millen asbl et la commune sont membres de l’ORT – Office national du tourisme centre/ouest Luxembourg. Le moulin est devenu l’un des centres d’attraction principaux du Guttland. Quels projets pour les temps prochains ? Deux grands projets sont prévus pour le site. L’un concerne la reconfiguration du sous-sol actuellement occupé par le musée des vieux métiers. Au printemps prochain, celui-ci sera entièrement vidé et transformé

en musée des Énergies, un musée attractif et participatif. Deuxièmement, nous prévoyons d’aménager dans le grand parking à l’arrière du moulin un jardin-souvenir à la mémoire de Camille Gira. Ce sera un endroit naturel, bucolique, intégrant une petite scène et des œuvres artistiques, ainsi que différents biotopes. Ce jardin-souvenir est un projet qui a été ébauché tout de suite après le décès de Camille Gira, et il transcrit des valeurs qui lui étaient chères : le respect de la nature, la culture et les arts, le lieu d’échange et de rencontre.  › Photos : P. Lobo

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A RETENIR DANS CE NUMÉRO ©Lars Fehre - stock.adobe.com

Les petites notations de fin de magazine

Bauhaus

Surface augmentée L’extension est une des pièces clés du projet de rénovation. Ce nouveau volume augmente l’espace à vivre intérieur et offre une connexion visuelle et sensible avec l’extérieur. Grâce à cette extension, doublée d'une surélévation, la maison a gagné 50 m2 de surface habitable et profite d'un petit jardin, lui aussi entièrement réaménagé.

En 1929, la conception du pavillon allemand de l'Exposition universelle de Barcelone fut confiée à l’architecte et designer Ludwig Mies van der Rohe, figure majeure du Bauhaus. En collaboration avec sa partenaire Lilly Reich, celui-ci signa également la création des plans intérieurs et du mobilier, en particulier l’iconique fauteuil Barcelona. › Le prolongement d’une architecture - p.24

Réaffectation participative

› Les petits bonheurs de Monia - p.98

Ecoresponsables « Il y a une réelle démarche dans notre secteur pour intégrer davantage d’écologie, d’économie circulaire et de développement durable à nos projets. » › Entretien avec Marc Giorgetti - p.40

Il faut raisin garder La plus vieille vigne du Luxembourg – la Peteschwengert – se trouve à Wormeldange, dans le domaine Pundel Vins Purs, et a été plantée il y a 120 ans. › « La rivière, le vignoble et les alpagas » - p.82

Vivre en hauteur Le bâtiment Infinity se trouve à un emplacement idéal, au cœur de la capitale, où tout est à portée de vélo, de transports publics ou de marche à pied. « La voiture, on la gare et on l’oublie. » › Un appartement dédié à un nouvel art de vivre - p. 26

D’Millen est l’exemple d’un objet patrimonial qui a été remis en état par les instances publiques, avec la volonté de lui donner une dynamique et un sens réel, en faisant participer la population dès le départ à la gestation du projet. › Pour que tourne la roue de la vie. - p.106

Réutilisation « Nous pensons que la rénovation/la modernisation des bâtiments est l'avenir. Il y a beaucoup d'énergie grise dans les structures existantes. » › COCA Christiansen Oberweis Cardoso Architects - p.90


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