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Mémoire de diplôme - juin 2018

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Lorène Tournier

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Les pensées du projet, l’architecture comme discipline

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20 juin 2018


Figure 1 : Photographie de Scianna (F.), 1987, Marpessa, Ă Marpessa in Caltagirone, Sicile, Italie


L’ESCALIER HABITE, UN ESCALIER PAYSAGE

Mémoire de Master 2

Les pensées du projet, L’architecture comme discipline sous la direction de Guy Depollier DIRECTEUR D’ETUDE Grenier (M.) PROFESSEURS ENCADRANTS DU DIPLOME Adeline (B.), Chifflet (C.), Deletraz (P.), Depollier (G.), Doucerain (S.), Putz (D.), Vetorello (J.P.), Galloo (F.), INTERVENANTS JURY Chapuis (D.), Durand (J.P.),


Introduction

7

I

L’ESCALIER, UN FONDAMENTAL DE LA VILLE

11

L’escalier, une source d’inspiration

17

A B

21

C

Un objet typologique

II

Un élément normé

VOLONTÉS ARCHITECTURALES

26

29

A

Construction en grille, village vacance, le Merlier, Atelier MontRouge

33

B

Reversibilité d’un projet, système de terrasses, The Montain, BIG

37

C Densification, Porto Seguro Social Housing, Christian Kerez

8


III

LA GARDE, UNE COLLINE AU COEUR DE MARSEILLE

43

A

Marseille, une ville parcourue d’escaliers

45

B

Etats des lieux : les escaliers de la Garde, le quartier, et la basilique

51

C

La Garde, un patrimoine riche en changement

IV

L’ESCALIER, UN GÉNÉRATEUR D’ARCHITECTURE

57

A

Conception d’un escalier total, adaptation au site

59

B

Implantation d’un tissu bâti, densification de la zone

63

C

Recherche de typologies

77

D

Choix des équipements

81

E

Dessin de l’espace public

40

54

Conclusion Bibliographie

59

Référencement photographique Référencement figure

63

61 65


Figure 2 : Photographie de Thamàs (U.), 2008 The journey of life, à Peschici, Apulia, Italie


Introduction Ce projet de fin d’étude fait partie d’un ensemble de travaux sur l’escalier. Qui est pour moi, un élément essentiel de l’architecture. Historiquement riche, il se décline sous de multiples formes et à partir de multiple dimension. On le retrouve à travers le monde et le temps. C’est un élément d’architecture que j’ai pu appréhender sous différents angles et à différentes échelles à travers mes études : dans des maisons et un pavillon d’exposition en licence 1, dans des logements collectifs en licence et en master, et enfin à l’échelle du paysage, de la ville, d’un principe en master. Depuis mon master 1, il est devenu un thème d’architecture qui me passionne. Pour moi c’est un thème universel qui rassemble de multiples disciplines : l’architecture, les mathématiques et l’artisanat. Chaque escalier est unique et remarquable. Pour cette dernière année, je me suis particulièrement intéressée à sa place dans l’espace public de la ville, et en particulier l’escalier urbain. Sujet complexe et difficile à délimiter, j’ai effectué beaucoup de recherches sur les escaliers : escalierbâtiment, escalier-amphithéâtre, escalierjardin, escalier-place, pont-escalier, escalier d’eau, tour-escalier etc… pour tenter de définir ce qu’est un escalier urbain, mais j’ai réalisé que ce n’était pas cette forme là d’escalier dont je voulais parler.

J’ai alors analysé la ville de Marseille à travers ces escaliers, à l’aide de cartes de la ville, des photographies amateurs sur des sites de randonnée, dans des livres, et les emblématiques de la ville comme St Charles ou encore la Bonne mer. J’ai ensuite développé l’escalier comme une pensée architecturale. Je souhaitai formé un tissu urbain fait uniquement d’escalier, il devient alors fondamental. Il est la seule manière d’arpenter la composition pour le piéton. Il est le lien entre les espaces «pleins», il est trame, rue, place, traverse, ruelle, seuil etc... Il s’agit également d’utiliser les différentes particularités analysées lors de mes recherches pour permettre d’habiter l’escalier de manière cohérente en profitant d’un développement horizontal des habitations dans l’escalier, qui permettent de profiter d’une vue sur la mer à chaque habitation à travers différents cadrages du paysage.

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L’étymologie du mot escalier vient du latin scala, et du grec « skalinos », signifiant oblique. En grec « klimax » de « klima », inclinaison. Ainsi l’escalier évoque le mouvement oblique, ascendant ou descendant. En appui sur la terre, la paroi oblique de l’escalier nous invite à la conquête du ciel. L’escalier nous élève vers un bâtiment, une église ou une esplanade. L’escalier sépare et relie, il est l’intervalle, entre l’origine bien établie et l’objectif invisible là-haut, l’aventure inépuisable vers laquelle tend la ligne directrice. L’escalier est un lieu, il est l’intervalle invisible entre passé et futur, rythmant l’instant. Il évoque un chemin métaphorique de la vie, entre derrière et devant, on avance par étape, ou on y fait escale. Il donne une échelle de mesure à l’espace et au temps. L’escalier est le sentier à l’échelle du pas. Il traverse les courbes de niveaux et nous fait sentir l’ascension. Il définit l’espace, il est à la fois rue, limite, décor, il peut agrandir et amplifier l’espace. Définition tirée de Perloff (M.), Escalier/ lien/lieu: questionner la signification symbolique de l’espace public urbain

L’escalier fascine. Que l’on soit initié de l’architecture ou novice, il est omniprésent dans nos villes et dans nos vies. L’escalier n’est pas seulement un élément d’architecture vertical essentiel à la distribution, il est aussi un lieu. A travers l’histoire sa symbolique et son utilisation ont évolués. A la Renaissance par exemple, il est devenu un objet de parade, un sorte de monument en soi, sur lequel les architectes ont déployé leur sens artistique et leur ingéniosité. Malgré sa richesse architecturale, c’est un élément peu étudié. Les historiens de l’architecture, me semble-t-il, ne lui ont pas accordé l’intérêt qu’il mérite. L’historique de mes recherches remontent seulement jusqu’en 1979, lors d’un colloque à Tours, qui permettent aujourd’hui d’en définir les types, et d’en exposer l’évolution.


I

L’escalier, Un fondamental de la ville


L’escalier bâtiment L’escalier extérieur constitue le toit de la construction. Il fait corps avec le bâtiment : il est à la fois l’origine relié à la terre et l’arrivée qui s’élève vers le ciel. L’escalier se donne à regarder sans artifice, sans dissimulation. On distingue facilement sa géométrie et son parti formel. Par exemple l’escalier de la Casa Malaparte fait référence à un model formel d’un escalier qu’il avait rencontré dans sa vie . La référence est creusée dans la pente rocheuse qui accède au parvis d’une église, l’église de L’Annunziata à Lipari. La forme de l’escalier est évasé vers le haut, les marches sont étroites en bas afin de s’adapter à l’environnement topographique de la roche et s’élargissent au fur et à mesure qu’on s’élève.

Figure 3 : Inconnu, gravure ancienne, 1894, l’église de l’annunziata à Liparia Figure 4 : Tournier (L.), 2017 plan, coupe de la Casa Malaparte, Capri, Italie


A

Une source d’inspiration

L’escalier amphithéâtre Les premiers théâtres grecs datent des Ve et VIe siècles avant J.C. ; de plan semicirculaire, ils profitaient d’une déclivité naturelle, auquel s’adossent les gradins. Des escaliers rayonnants desservent les places assises. Le théâtre romain, reprend la forme générale du théâtre grec mais devient un bâtiment urbain, il est formés de portiques et de galeries superposées qui portent les gradins. Dans l’architecture contemporaine, on retrouve une réinterpretation de ces archétypes d’amphithéâtre. Par exemple dans le Parco Della Musica de Rome, Renzo Piano installe un amphithéâtre extérieur semi-circulaire avec des galeries souterraines qui réservent les différentes salles de concert. Figure 5 : coupe perspective tirée de l’article La Calle Trujillo, 26/06/2012, «Apuntes desenterrados», Una mirada escueta a los origenes del teatro occidental, Théâtre d’Epidaure, Grece Figure 6 : Plan et coupe tiré du mémoire de Jung (I.), 2014, «De l’utilisation d’un archétype traditionnel pour libérer l’espace», Fabriquer et Exploiter l’épaisseur, ENSA Marseille, Colisée à son état originel, Rome, italie

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Jardin formé d’escaliers L’escalier est présent dans l’architecture des jardins, il amplifie et met en relief la déambulation. Il rythme la découverte du paysage et forme des perspectives visuelles à différentes hauteur de poinr de vue. Il permet de prendre de la hauteur, et provoque le déplacement. Il peut aussi se mêler aux bâtiments qui ornent les jardins. Les escaliers mettent alors en scène notre vision de l’espace et du paysage. L’usage des escaliers dans les jardins se développent principalement aux XVe et XVIe siècles, au moment des recherches sur la perspective et l’intérêt pour la nature qui donnera naissance à la peinture de paysage.

Figure 7 : Photographie de Levy-Cochaud (J.R.), 2011 ’Parc de Belleville, Paris, été 2011, à Paris Figure 8 : Photographie de Rho (L.), 2017, Barcelona, Parc Guell, à Barcelone


Place escalier L’escalier joue parfois le rôle de lieu de rencontre. Il est alors un élément d’architecture qui met en perspective une vue, il offre un endroit de pause protégée du vent où l’on peut s’asseoir. Durant l’hiver je suis allée me balader dans Paris, faire le relevé de trois escaliers emblématiques de la ville : l’esplanade du Trocadero, la montée du Sacré Coeur et l’Arche de la Défense. J’ai pu observé différentes ambiances, différentes appropriations de l’escalier, par exemple les escaliers de l’Arche de la Défense servent surtout d’une assise urbain, on y trouve du monde à toute heure de la journée, l’ambiance y est convivial et l’escalier profite d’une belle lumière avec un panorama sur le quartier d’affaire. Les gens s’y retrouvent, se rencontrent, se reconnaissent, quelques touristes se promènent ou font une pause déjeuner ou simplement pour se reposer. Au Trocadero l’ambiance est plus en mouvement, les personnes prennent des photos, discutent, profitent de la vue imprenable sur la Tour Eiffel. C’est le lieu d’une pause dans une journée bien chargé. La temporalité est particulière comme suspendu dans le lieu entre ici et là bas, dans le paysage proche et lointain.

Figure 9 : Photographie de Boegly (L.), 2006, Aménagement du site de l’Hotel de ville, de Franck Hammoutène, à Marseille Figure 10 : Photographies de site internet de la ville de Rome, 2013, Sovrintendenza capitalina ai beni culturali, «Scalinata di Trinità dei Monti», à Rome

J’ai ensuite effectué un relevé détaillé de l’enmarchement, des détails de garde corps et main courante, et des maquettes de la volumétrie et la géométrie des escaliers. Cela m’a permis d’avoir des idées pour les dimensionnements futurs de mon escalier.

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Tour escalier

Figure 11 : Dessin de l’élévation, Perret (A.), Document CNAM - Fonds A. & G. Perret, La Tourobservatoire, à Grenoble Figure 12 : Plans, coupe et élévation, Banister (F.), La Colonne de trajan de Rome, Italie, construit entre 107 et 113

Dans l’espace public, la conquête et la maitrise de l’espace passent par la vision large du territoire : tours, donjons, clochers, campaniles, phares, et escalier sont les instruments de cette domination. La tour affirme une suprématie sur l’environnement. Dans les clochers, les phares et les campaniles cet effet de suprématie est accentué par l’effort à fournis pour monter jusqu’au sommet. On retrouve d’ailleurs le nombre de marches sur un panonceau à l’entrée de ces bâtiments.


Pont escalier Dans les villes parcourues d’eau, on trouve des ponts formés d’un double emmarchement qui épouse une forme voutée, permettant ainsi le passage des bateaux jusqu’à une certaine hauteur. Les ponts rythment la promenade de la ville, en montant quelque marches, on surplombe un moment le cours des canaux et leur animation. De plus ils offrent une percée lumineuse dans le tissu urbain des constructions.

Figure 13 : Photographie de Piemonte (D.), 2010, Ponte della Paglia construit en 1360 et reconstruit en 1854, à Venise, Italie Figure 14 : Photographie de Rousselot (D.), 2015, dans l’article Passerelle Solférino, Marc Mimram, Paris 7e, Equerre d’argent 1999 / lauréat, AMC.

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uNITeS : CM ECH 1/100

escalier d’ENTREE DE L’OPERA BASTILLE, 2H+G=63,3

33,7

2,8 12

2

14,8

escalier D’ENTREE DE LA GRANDE ARCHE DE LA Defense, 2H+G=62,6

31

5,3 4,9

10,5

15,8

escalier DU TROCADERO, TOUS DE MEME DIMENSION SAUF RENNOVATION 39,5

2H+G=62,5

11,5

Figure 15 : Coupe dimensionnement, Tournier (L.), 2017, Relevé des dimensions d’enmarchement à Paris, on remarque que les girons varient entre 30 et 39,5cm et la hauteur entre 11,5 et 15,5cm avec 62 ≤ 2H+G ≤ 64. Ainsi les enmarchements sont ample et facile à gravir.


B

Les escaliers se référent tous à une règle de proportion, celle de l’homme, avec son corps, son époque, ses pratiques, sa culture, ses rêves et sa vie sociale.

C’est pourquoi cette formule n’a pas été la même au cours de l’histoire. Ainsi les recherches sur l’escalier m’ont conduit à découvrir d’autre formule : Celle de Vitruve, 15 av J.C.-, Rome où H 22.9 - 24.7 et G 45.7 - 61.0 cm

Un élément normé

La configuration de l’escalier dépend des dimensions de son implantation et du dénivelé associé. La volée peut être considérée comme le module de base, permettant de multiples combinaisons, l’amplitude, le rythme, le nombre, la dimension, la forme, la position dans la pente caractérisent chaque escalier. La série de manipulation effectuée en maquette est une première approche de dimensionnement du projet.

Ou encore celle d’Alberti, 1452, Italie où H 15.2 - 22.2 cm et G 30.5 - 59.2cm avec des volées de 7 à 9 marches. Et Palladio, 1570, Italie où H 10.2 - 17.5 cm et G 30.5 - 52.6 cm avec des volées de 11 à 13 marches. Formules tirées de Koolhaas (R.), Boom (I.), Westcott (J.), 2014, Stair, collection Elements of architecture, édition Marsilio, Venise.

Figure 16 : Relevé détaiL, Tournier (L.), nov 2017, détail de l’éclairage publique et de la main courant, féronnerie verte, sous-bassements en béton revêtu de ciment, enmarchement en pierre, à Marseille

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Figure 17 : Maquette d’étude, Tournier (L.), 2017, Maquettes d’étude sur les dimensionnements de l’escalier par rapport au hauteur de bati, rapport de proportion


Cette série de manipulation en maquette est une première approche pour le dimensionnement du projet. Elles illustrent l’importance du rapport de proportion entre la largeur et l’escalier et la hauteur des bâtiments alentour. L’absence de contexte de la première maquette ne permet pas une mise en valeur mutuel du bâti et de l’escalier, dans la maquette 2, le bâti contient l’escalier mais celui-ci n’est pas assez épais pour exister. Alors que dans les autres manipulations, une relation entre le bâti et l’escalier est établi. Ils dialoguent entre eux de manière différente. Le bâti dessine une limite visuelle à l’escalier et cadre sa vue, l’escalier se développe entre les deux niveaux de rue, il fait le liaison et forme un espace incliné, il existe au même titre qu’une placette ou un bâtiment. Les dimensions établies pour cette série de maquette sont : H : 16cm et G : 30cm ainsi 2H + G + 62 Ces dimensions sont un peu rude pour l’espace public. Après de multiples essais, l’emmarchement du projet est constitué avec H : 14cm et G : 36 cm ainsi 2H + G = 64

Figure 18 : Maquettes d’étude, Tournier (L.), 2017, Maquette d’étude sur les rapports entre bâtiments et escaliers, questionnement sur les entrée des espaces bâtis.

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lee saillante

ES BORDEES DE PERRES

lee LATERALE

volee saillante

en largeur de rue

VOLEES BORDEES DE PERRES

volee saillante VOLEES BORDEES DE TERRASSES

VOLEES BORDEES DE PERRES volee LATERALE en largeur de rue

VOLEES BORDEES DE TERRASSES

Figure 19 : Tournier (L.), 2018, schémas des types d’escalier rencontrés à Marseille et reprenant des canons de l’escalier à travers son histoire. VOLEE DOUBLE A MONTEES CONVERGENTES

VOLEE DOUBLE A MONTEES passage CONVERGENTES volee saillante

passage

en largeur de rue

VOLEES BORDEES DE TERRASSES VOLEE A REPOS A RETOUR COMPLET en largeur de rue

volee LATERALE

VOLEE DOUBLE A MONTEES CONVERGENTES

VOLEES BORDEES DE PERRES

VOLEES BORDEES DE TERRASSES

VOLEE A REPOS A RETOUR COMPLET volee LATERALE

pas

VOLEE DOUBLE A MONTEES CONVERGENTES

pas

VOLEE A REP COM

VOLEE A REP COM


C

Un objet typologique

TYPE « Principe commun à une variété de phénomènes. Quatremère de Quincy définie le type comme étant une image à copier ou à imiter tout en étant l’idée d’une règle au modèle. Il se différencie du modèle par sa multiplicité d’interprétation « Le modèle, entendu dans l’exécution pratique de l’art est un objet qu’on doit répéter tel qu’il est ; le type est au contraire un objet d’après lequel chacun peut concevoir les ouvrages qui ne se ressembleraient pas entre eux. Tout est précis et donné dans le modèle ; tout est plus ou moins vague dans le type.» Quatremère de Quincy (A.C.), 1832, Dictionnaire historique d’architecture comprenant dans son plan les notions historiques, descriptives, archéologiques, biographiques, théoriques, didactiques et pratique de cet art, Paris, Librairie Adrien Le Clère.

D’autre type existe mais n’ont pas été trouvé dans la ville de Marseille. La recherche s’est faite à partir de carte donnée par Openstreetmap.org qui signale les escaliers dans les rues de la ville. Et une deuxième recherche par googlemap en streetview qui m’a permis d’établir le type de l’escalier. D’autre type existe mais n’ont pas été trouvé dans la ville de Marseille. La recherche s’est faite à partir de carte donnée par Openstreetmap.org qui signale les escaliers dans les rues de la ville. Et une deuxième recherche par googlemaps en streetview qui m’a permis d’établir le type de l’escalier.

A partir d’une étude faite par l’APUR à Paris, « En marche, les escaliers des rues de Paris » en 2001, j’ai établie une classification typologique à partir de types : volée saillante, volée en largeur de rue, volée dans un passage, volées bordées de perrés, volée bordée de terrasses, volée latérale, volée double à montée convergentes et volée à repos à retour complet. Cette étude a été appliquée sur la ville de Marseille. - P 21 -


Figure 20 : Photographie de Studio LS, 2000, rue / place en escalier _la piazza Inferiore della Basilica di San Francesco, Assise, Italie Figure 21 : Photographie personelle, Tournier (L.), 2018, Escalier en largeur de rue _la rue des moulins, Marseille (IIe Arr.), France

Figure 22 : Photographie Alinari (F.), 1890, Passage _Scala Regia de Bernini Vatican, Rome Figure 23 : Photographie Mildiou, 2006, Passage Lorette, Marseille, (IIe Arr.), France

Figure 24 : Photographie Abadie (P.), 1910, Volée bordée de perrés _le Sacré Coeur, Paris Figure 25 : Photographie personnelle, Tournier (L.), 2017, Volée double entourant un perré, escalier du cours Julien, Marseille, (VI Arr.), France

Figure 26 : Photographie, inconnu, 2015 Volée saillante _escalier entre la ville basse et la ville haute de Modica, Italie Figure 27 : Photographie du site internet de la ville de Rome, 2013, Volée saillante _Sovrintendenza capitalina ai beni culturali,«Scalinata di Trinità dei Monti»


Volée en largeur de rue

Volée bordée de perrés

Pour un faible dénivelé, une ou deux volées suffisent. L’emmarchement donne une impression de sol plié. L’escalier est alors alors une place (Piazza inferiore della Basilica di San Francesco, Assise), une rue (rue des moulins, Marseille), une venelle (quartier du Roucas Blanc, Marseille) ou encore un passage (passage Lorette, Marseille). Ce dispositif donne une intimité à l’espace, lieu privilégié du piéton il est emprunté, parcouru mais avec une ambiance détaché de la ville, entre deux lieux.

Généralement le dispositif est formé d’une volée centrale bordée par deux perrés latéraux d’égale largeur. L’emmarchement est alors souligné par ses côtés et l’escalier gagne en monumentalité. Mais le dispositif varie en fonction du lieu et des concepteurs, par exemple l’escalier du cours julien est composé de deux perrés centraux bordés d’escalier et deux deux escaliers centraux bordés de perrés. Le dessin de l’escalier est alors singulier et remarquable. Les volées offrent différents points de vue sur l’escalier en lui même et marque l’usager par sa géométrie et son expérience.

Passage On trouve ce dispositif dans des quartiers où se trouvent des contrastes de nivellement entre le devant et le derrière d’un bâtiment. Le passage permet alors de passer d’une rue à une autre sans détour. Espace isolé de l’espace publique, son ambiance est particulière. Il est à la fois intérieur et extérieur d’un bâtiment, sa lumière est partielle, ses accès donnent des cadrages sur la ville. Le bruit des pas raisonnent et marquent la singularité du lieu.

Volées saillantes L’emmarchement est encadré par son garde corps, et la volée est marquée par le vide entre elle et les bâtiments alentour. On remarquera que l’espace d’entre deux est toujours traité au même titre que l’emmarchement, celui-ci donne le relief à l’escalier, mais aussi aux bâtiments, il met en exerge les éléments qui le composent. Généralement végétalisé il offre une aération à l’escalier. Mais s’il est mal définit il est difficile d’entretient et perd son rôle et sa qualité.

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Figure 28 : Dessin, Massina (M.), 1948, Volée bordée de terrasses _escalier du château San souci, Postdam, Allemagne Figure 29 : Photographie, Google Street View, 2017, Volée bordée de terrasses, Montée Ludovic Henri Monier, Marseille (Ve Arr.), France

Figure 30 : Photographie du site de l’architecte, José Antonio Lapena (M.), 2000, Volée latérale _Escalator du Paseo del Recaredo, Toledo, Espagne Figure 31 : Photographie de SodiSabi, 2016, Volée latérale _Escalier menant à l’esplanade de la Tourette, Marseille,France

Figure 32 : Gravure antique, Massina (M.), 1948, volées doubles à montée convergentes _Tour de Babel, Figure 33 : Carte postale, sans auteur, circulée en 1912, L’escalier du palais de Longchamps, quelques personnes le montent, Marseille, France

Figure 34 : Photographie du Geste d’or, sans date, Volée à palier à retour complet _Escalier des voûtes de la Majore, Marseille, France Figure 35 : Photographie, sans auteur, Volée à palier à retour complet _Escaliers de la montée de la Napoule, Marseille, France


Volée bordée de terrasses

Volées latérales

L’escalier est alors composé, généralement, d’une volée centrale bordée par deux séries de terrasses latérales., mais parfois, la configuration est dissymétrique et les volées sont bordées que d’un seul côté.

Cette configuration permet, pour un même dénivelé à franchir, de consommer moins d’emprise au sol dans le linéaire de la rue dans la direction du cheminement que le dispositif dans l’axe de la rue. Cependant cette configuration forme un effet de barrage de la vue par le sens d’implantation des marches, qui met en évidence le plan vertical du dénivelé. L’escalier est alors vu de profil et la pente à gravir est souligné par l’inclinaison des garde-corps. Cette configuration introduit un changement de direction des cheminements au niveau des paliers et des repos. L’implantation des volées donne un profil dissymétrique - rue du Château Joly (IIe Arr.) - rue du Fort du Sanctuaire (VIe Arr.) - montée du Souvenir Français (VIIe Arr.)- le chemin des Peintres (XVIe Arr.)

La liaison entre le bâti et les terrasses est un élément à travailler lors d’un projet. Le soubassement peut accentuer ou se fondre dans les terrasses, il est un élément intermédiaire entre la paroi verticale et le pan incliné de l’escalier. De plus les terrasses peuvent être privées et former des seuils d’entrées pour des habitations, entre l’espace public et l’escalier. Cette configuration traduit souvent une cohérence et une simultanéité de conception entre l’escalier et les plans de Rez-de-chaussée des immeubles riverains. L’escalier est en fait la voie structurant un lotissement. Quelques exemples illustrent ce principe de configuration : la rue Fortia et la rue Marcel Paul dans le panier (Ie Arr.), les riverains investissements les terrasses avec des plantes en pots - et la rue Henri Tasso et la rue Marchetti vers l’hôtel de ville (IIe Arr.) où les terrasses soulignent la monumentalité des bâtiments.

Volée à palier à retour complet L’escalier apparait en saillie d’un mur de soutenement. La configuration géométrique des volées donne à l’ouvrage une dimension architectural forte, souvent renforcée par l’implantation du mobilier urbain (candélabre, garde corps, écoulement de l’eau). Les paliers formés par la composition sont positionnés en belvédère de l’escalier et du paysage. Les descentes favorisent des vues plongeantes sur les façades des bâtiments riverains ou le paysage proche ou lointain (escaliers des voûtes de la Majore, vue sur les docks et la mer ; escaliers de la montée de la Napoule, vue sur les bâtiments, la corniche et la mer).

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II

VolontĂŠs architecturales

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Figure 36 : Atelier Mont-Rouge,1960, façade sur la mer , (collage, 50x67cm) le Merlier : étude de l’élévation vers la mer


Volontés architecturales, Construction en grille A

Le domaine de Voltera est une

large étendue boisée en bordure de la mer méditerranée. vaste de 100 hectares il fut l’objet d’un projet d’aménagement pour un village de vacances à la fin des années 1950. Composé de 200 maisons, il est réparti en cinq villages de 35 à 50 maisons chacun : La Quessine, La Pinède, La Colline, La Forêt et le Merlier). Les villages conçues évoquent les villages méditerranéens, par leur échelle, leurs matériaux et leurs circulations. Implantés dans des endroits particuliers : aux creux des vallons, face à la mer, ou sur le plateau donnant vers les Alpes, ils s’ouvrent sur l’ensemble du site, et s’articulent autour d’équipements collectifs. En raison d’un trop jeune promoteur, un seul de village sera réalisé, Le Merlier. Constitué de 35 maisons imbriquées les unes dans les autres et s’empilent face à la mer. Desservi par un réseau d’escaliers, de ruelles et de placettes, il démontre que l’architecture moderne peut dégager la même poésie que l’architecture traditionnelle, comme les villages de

Village vacances Le Merlier, domaine de Volterra, Atelier Montrouge, 1959-65

Gassin et de Ramatuelle. Et s’articule autour des équipement collectifs comme une boutique, un club et une piscine. Le merlier est organisé à partir d’un assemblage horizontal et vertical de cinq « types » de maisons, composées sur la base d’une trame de 12,5mètres de côté : quatre de deux niveaux (le type A : 105m2, les types B1 et B2 : 127m2 et enfin C : 160m2). Le village comporte trois matériaux principaux : le béton, la pierre et le bois. Toutes les menuiseries (portes, fenêtres, volets et persiennes) sont en pin d’Oregon verni, tous les plans verticaux sont laissés en pierres apparentes, en béton brut de décoffrage ou en enduits de chaux, les plans horizontaux (toitures, patios, terrasses, placettes et places) sont traités en jardin, couverts de dalles de pierre ou d’un carrelage en terre cuite.

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Figure 37 : JLV vers 1960, Croquis perspectif du projet, Cap-Camarat la place à la fontaine, village de vacances, Le Merlier et maison du gardien Figure 38 : Atelier MontRouge, Plan masse et esquisse des cinq villages, févril avril 1962 (document 2007 d’après photographie), Aménagement du domaine, le Merlier est situé à l’extrémité droite du domaine.

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niv 2

niv 1

Figure 39 : Redessin d’un plan détaillé, Tournier (L.), 2018, d’après Atelier MontRouge, aout 1962, Plan détaillé d’une des maisons (maisons 2F type T),

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Figure 40 : Article et photographie de Yuka Yoneda, 2010, Big Moutain Dwellings, «Since the «layer» of terraced housing sits atop the parking area, it creates density that a typical suburdan lot would not have».


Réversibilité du projet, Système de terrasses B

The Moutain, BIG, Copenhagen, Danmark, 2009

The

mountain est un projet innovant dont la principale caractéristique réside dans sa proportion de logements par rapport à la zone de stationnement qu’il offre. En effet, il comporte 2/3 de parking et 1/3 d’espaces de vie. Les emplacements de parking deviennent la base des résidences mitoyennes, comme une colline de béton recouverte d’une mince couche de logements, en escalier de 11 étages jusqu’au bord de la rue. De cette façon, le bâtiment fusionne deux fonctions dans une relation symbiotique. Le parking est connecté à la rue, et les maisons profitent de la lumière du soleil, de l’air frais et de la vue. Ainsi tous les appartements ont des jardins sur le toit face au soleil et une vue imprenable sur les alentours.

Cette résidence comportent au total 80 logements, un air de stationnement de 480 places structurées par un axe formé d’un noyau incliné d’ascenseur et d’escaliers qui unit tous les étages. L’ ascenseur est en pente, il se déplace le long des murs intérieurs de la montagne. L’escalier donne sur les passerelles reliant les appartements à chaque étage. A certain endroit, la hauteur sous plafond environne le 15m de haut, ce qui donne l’impression d’un espace semblable à une cathédrale. Les façades nord et ouest sont perforées permettant une aération et un apport de lumière naturelle.

Les logements forment un quartier de résidences-jardins débordantes, qui forme une densité urbaine. Les jardins sur les toits se composent d’une terrasse et d’un jardin planté, le bâtiment a un système d’arrosage qui maintient l’entretient de tous les jardins.

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Figure 41 : Tournier (L.), 2017, Plan de toiture et coupe schématique, Redessin schématique du principe de reversibilité et d’habitats en horizontalité, Immeuble d’habitation the Moutain, BIG, 2007.

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Figure 42 : Tournier (L.), 2018,

Redessin au 1/200 des appartements et des accès au parking. Chaque logement a sa voiture au même niveau. Immeuble d’habitation the Moutain, BIG, 2007. - P 35 -


Figure 43 : Photographie personnelle, 2016, Maquette du Porto Seguro Social Housing, Biennale d’Architecture de Venise, Favela Porto Seguro Social Housing, 2010-2013, Christian Kerez


Densité, et Fragmentation d’un tissu rubain C

Porto Seguro Social Housing, Christian Kerez, 2010-2013

Le projet se situe proche de la favelas

Jardin do Colombo a Paraisopolis au Brésil. C’est un projet pour reloger des personnes habitants dans des favelas trop insalubres. Dans ce pays, la plupart des projets proposent des logements en blocs modernes et anonymes, appelés singapuras, à l’inverse ce projet réinterprète les matériaux et le système des favelas existantes, ce qui donnent une qualité de vie aux logements, doté d’une vie sociale à travers l’espace public qu’il créé. Chaque maison possède son accès individuel depuis la rue, à travers un proche. Permettant d’avoir un espace tampon entre le dehors et l’intimité de la maison. Les différentes typologies offrent un système d’escalier différent en fonction de la taille du logements, le plus petit possède un escalier en colimaçon, le second un escalier circulaire , les troisièmes des escaliers carrés et le dernier des escaliers droits.

Tous ces escaliers accèdent à une terrasse en toiture, lieu de communauté. Chaque gabarit de logements est considéré comme une unité d’habitation logeant une famille sur plusieurs générations. Les bâtiments sont des unités d’habitation verticales liés par des escaliers évolutifs en fonction de la taille du logement et de la hauteur totale à gravir. La séquence aléatoire des rues en escaliers et des espaces horizontaux crée un réseau ouvert avec des vues qui se dégagent et des aérations dans le tissu dense. Et confère une dimension labyrinthique à l’ensemble. La diversité des typologies formés de différentes tailles et hauteurs permet d’offrir une diversité d’espace public à différentes échelles. - P 37 -


Figure 44 : Redessin de typologies, Tournier (L.), 2018, plan set coupes des typologies de différentes tailles, fonctions et hauteurs, & plan des typologies et des espaces communs Figure 45 : Photographie personnelle à la Biennale d’Architecture de Venise, 2016, Maquette des typologies, & maquette des volumes de la favela, tissu formé de ruelles, de placette, de différentes typologies et des espaces collectifs, Favela Porto Seguro Social Housing, Christian Kerez, 2010-2013


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III

La garde, une colline au coeur de Marseille


Figure 46 : Tournier (L.), 2017, Plan schématique, Il tevere et les septs collines de Rome Figure 47 : Tournier (L.), 2018, Carte de topographie de la ville, Marseille, une ville qui s’est développée sur ses hauteurs


La garde, une colline au coeur de Marseille A

Marseille, une ville parcourue d’escaliers

Marseille Fondée au VIe siècle av. J.C., par des marins grecs, la ville est depuis l’Antiquité, un important port de commerce et de passage. Son développement urbain est étroitement lié à cette fonction portuaire. Jusqu’au Moyen Age, la ville se concentrait dans 50 hectares, au nord du Vieux-Port, dans l’actuel quartier du Panier. Elle s’est ensuite développée au Sud du Vieux-Port et a conquis les reliefs alentour. A l’âge classique et jusqu’à la Première Guerre mondiale, la ville est double : campagne au Sud, composée de terre agricole, de maisons bourgeoises, et de cabanons ; et cité phocéenne dense au Nord, centrée sur les activités industriels et portuaires. Au milieu du XXe siècle commence une politique d’urbanisation de type métropolitain, et l’on assiste à la naissance de la ville territoire, qui déborde des centres urbains jusqu’aux hauteurs plus escarpées. Sa richesse et son développement, lui permette alors une forte croissance. La ville met en place trois logiques de développement urbain,, la réglementation de 1847, avec le système des immeubles « trois fenêtres », la construction d’infrastructures (chemin de fer, gare, bassins portuaires, et canal de Marseille), et une grille de monuments institutionnels, religieux et culturels qui va quadriller et qualifier la trame urbaine.

La ville territoire est alors mise en scène de manière spectaculaire avec des interventions monumentales. Comme l’escalier de la Gare Saint-Charles. Son architecture démontre la puissance de la ville de l’époque. Sa dimension, son positionnement, et son détail lui donne un caractère expressif. Bordé de statues représentants la puissance coloniale de l’époque et la richesse des colonies, il donne à voir et à connaitre l’histoire de la ville. Ces escaliers sont un lien entre le centre urbain et une infrastructure monumentale qui surplombe la ville. Mais il joue un rôle à l’échelle du paysage de la ville, le socle qu’il crée assoit la gare, et relève son relief, la gare est alors visible de loin et devient un point de repère dans la ville au même titre que la Bonne mer. Dualité dans le paysage, la basilique et la gare surplombe le centre de Marseille et les ports. L’étude sur les escaliers des rues de Marseille, dévoile une richesse infinie d’escaliers. Monumentaux ou quotidiens, ils se déploient à travers la ville et ses quartiers, donnant à voir le paysage proche et lointain.

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Figure 48 : Tournier (L.), 2018, plan de situation, Situation géographique du quartier dans la ville, ouverture sur le Vieux-Port, en surplomb de la ville, Marseille réduction 1/5000, échelle d’origine 1/2000


B

Etat des lieux, la basilique, le quartier, les escaliers

La basilique

Le quartier St Victor

Notre Dame de la Garde est l’emblème de Marseille. Sa position lui donne un rayonnement à l’échelle de la ville et du territoire. Elle attire le regard dès l’arrivée sur les ports, et apparait en divers lieux de la ville. Elle surgit avec surprise, au dessus de la mêlée des toits de tuiles. Se découvre au détour d’une rue, s’impose à contre jour au soleil couchant. Elle est un repère et une cadrage dans la ville à travers différentes postures. Le site de la cathédrale est intemporel et offre différentes lectures des échelles de l’agglomération et permet de comprendre la ville.

Le quartier St Victor doit son histoire à l’abbaye du même nom, qui elle même fut fondée au Xeme siècle à proximité de la tombe d’une soldat romain normé Victor, mort en chrétien martyr en 303 à Marseille. Situé en surplomb de la ville et en contre bas de la basilique, il offre un panorama sur le Vieux-Port, les iles du frioul et les montagnes.

La

basilique actuelle à été construite entre 1853 et 1864 par l’architecte Henri Espérandieu, élève de Léon Vaudoyer (architecte de la cathédrale Notre Dame de la Majore) dans un style romano byzantin, décorée de mosaïques et surplombée de la vierge à l’enfant. Pour la petite histoire, cette statue mesure plus de 10m et est entièrement recouvert d’or. Sa structure est en cuivre autour d’une tige centrale englobée d’une escalier en colimaçon métallique permettant de monter dans la tete de la vierge à l’enfant et de voir à travers son regard.

Les escaliers Implanté dans un relief, le quartier est parcouru d’escaliers formant un réseau de circulation piétonne de la mer jusqu’à la Bonne mère. Durant l’étude du première semestre, nous avons remarqué que les escaliers rues étaient toujours nommés « montée de… » et non pas « descente… ». Cette réflexion à été l’amorce d’une volonté architecturale de créer un axe Bonne mère - mer et non plus l’inverse. Et ainsi d’offrir un panorama évolutif à travers le dénivelé du quartier à l’échelle du paysage, face à la mer et cadrant des vues sur la ville.

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Figure 49 : Tournier (L.), 2018, plan de situation du site, Escaliers du quartier et cheminement jusqu’à la basilique, de différent type : escalier-rue ; escalier-jardin ; escalier-monumental réduction 1/5000, échelle d’origine 1/2000


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Figure 50 : Tournier (L.), 2018, Coupes rayonnantes Un site marquée par l’histoire, des denivellés importants et irréguliers, réduction 1/5000, échelle d’origine 1/1000

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Figure 51 : Carte postale, Companie des Ascenceurs de N.D. de la Garde, sans date, les terrasses des ascenceurs, vue prise depuis N.D. de la Garde,


De 1892 à 1967 un funiculaire permettait de gravir la colline de la garde. La gare de départ se situait à l’extrémité de la rue Dragon, tandis que la gare supérieure donnait directement sur la passerelle accédant à une terrasse surplombant la ville et accédant à la basilique par des escaliers. Construit en deux ans, il était constitué de deux cabines de 13 tonnes (à vide) circulant sur deux voies parallèles en crémaillères. Le déplacement de haut en bas était permis par un système de « balance à eau ». Chaque cabine pouvait recevoir 50 passagers au total et étaient reliées par un cable de sustentation. Malheureusement, l’avènement de l’ère automobile a tué le funiculaire. Le 11 septembre 1967 à 18 h 30, le funiculaire cessa toute activité pour cause de nonrentabilité et fut détruit après avoir transporté 20 millions de passagers durant 75 années. Aujourd’hui un projet de téléphérique est prévu pour 2021, il partira du Fort Entrecasteaux pour ensuite montée jusque’à Notre Dame de la Garde, au pied de celle-ci sur l’axe reliant les deux édifices. 53ans après avoir fermé un funiculaire, la ville va construire un téléphérique sur un autre endroit de la colline. Cette colline désertique et rongée par le développement de la ville. La volonté du projet est de requalifier une partie d’une ancienne carrière de pierre pour densifier le quartier, en le magnifiant.

Figure 52 : Carte postale, circulé en 1912, companie des Ascenceurs de N.D. de la Garde, Les ascenceurs de Notre-Dame de la garde, vue prise depuis le quartier bas.

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Figure 53 : Tournier (L.), 2018, coupe sur l’axe de la basilique, terrain existant, la cathédrale, le stade de foot et l’immeuble d’habitation, réduction au 1/2500, échelle d’origine 1/1000.

Figure 54 : Photographie de Meteorry, 2014, Rue du Bois Sacré, le rocher, à Marseille


C

Le site, un lieu riche en transformation

Les carrières de la garde Rue du Bois Sacré, la route que nous connaissons aujourd’hui n’a pas toujours existée. Elle est à l’endroit d’une ancienne carrière Pierre Honoré, mise en exploitation en 1905, arrêtée après la deuxième guerre mondiale. Le 18 juillet 1915, Odysse Richemont adresse une lettre au maire de Marseille, Monsieur Eugène Pierre « Vous savez quelle oeuvre abominable s’accomplit...Vous avez vu ces chantiers collés aux flancs de la colline comme d’affreuses plaies, ces carrières qui la rongent sur quatre fronts : la mine et le pic s’acharnent avec rage contre la colline bien aimée... la colline est en danger... Monsieur le Maire, arrêtez le bras des vandales ! »

complète des carrières. Des associations telle que la Société forestière provençale «Le Chêne», qui, avec les services municipaux, se sont donné la tâche de reboiser la colline et de plantés des arbres de différentes essences, principalement des pins, ou, des ...

Ces efforts aboutissent, puisque le 25 novembre 1919 paraissait le décret du Président de la République déclarant d’utilité publique la conservation de la colline Notre Dame de la Garde. Ce qui mit fin à l’exploitation de la roche de la colline de la Garde.

Les falaises qui entourent la basilique correspondent donc, aux anciens taille de la carrière. A cette époque les voix se multiplient et réclament la fermeture - P 51 -


Figure 55 : Tournier (L.), 2018, plan masse de l’existant, réduction 1/2500, échelle d’origine 1/1000


Figure 56 : Tournier (L.), 2018, coupe-façade, terrain existant, les habitations, le site, la cathédrale et le paysage lontain, réduction au 1/2500, échelle d’origine 1/1000 et Photographie de (F.) Tomasi, 2006, Stade di Giovanni à Marseille

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IV

L’escalier, un générateur d’architecture

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Figure 57 : Tournier (L.), 2018, plan masse de l’escalier total, adaptation au relief du site et aux jonctions avec l’existant, réduction 1/2500, échelle d’origine 1/1000


L’escalier, un générateur d’architecture A

Conception d’un escalier total

Le site est transformé dans un premier

temps en un escalier total. C’est à dire que tout le site est parcouru d’escaliers, il est ainsi totalement accessible entiérement au piéton. L’emmarchement est constant sur la moitié du terrain, sur le reste l’escalier est traité en pas d’âne pour s’adapter aux jonctions avec l’existant.On trouve H : 14cm et G : 35cm ainsi 2H + G : 63 et Htot : 26m Ltot : 150m -> H : ... G : .... Les proportions ont été choisies pour avoir un enmarchement ample qui s’adapte à tous, y compris les personnes avec peu d’endurance et de force pour le gravir, pour les enfants par exemple, ou les personnes agées. Comme le décrit Louis Kahn :

Les limites de l’enmarchement ont été donné par le site, ses escaliers, sa densité bâti et sa végétation. L’escalier grace a ses proportions et son dessin dans la pente, retranscrit une réalité ancienne du site avant l’explotation des carrières de pierre. Il évoque l’histoire du site tout en le réinterprentant, et en interrogant la mobilité piétonne dans la capitale de la culture. Les abords de la basilique sont laissés à la nature pour garder son image intemporel et son rayonnement dans la ville.

«« Imaginez un escalier [...] Vous savez que chaque contremarche et chaque marche doivent être mesurées avec une précision millimétrique. [...] Ce même escalier doit convenir à l’enfant, au jeune homme et à la personne âgée. [...] le palier, doit être traité avec un soin tel que ce palier puisse lui-même devenir une pièce,» Louis I. KAHN, Silence et lumière, choix de conférences et d’entretiens 1955-1974

Figure 58 : Maquette, Tournier (L.), 2018, Maquette d’un emmarchement total, création du socle du projet.

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B

Implantation d’un tissu bâti

Figure 59 : Photographies de maquettes au 1/500, Tournier (L.), 2018, Expérimentations d’implantation de bâti dans l’escalier, chaque plaque de cartons ondulé représentent un ratio de 1m de haut, plus précisement 7 marches de 0,14m, c’est à dire 0,98m. 1 _ Implantation intéressante, création d’escaliers, de pincements, des paliers, belvédere, diversifier les gabarits, densifier. 2 _ implantation en perpendicualire de deux types de gabarit, (10x10m) et (20x10m), manque d’ouvertures.

Figure 60 : Collages de plan masse 1/1000 réduction au 1/5000, Tournier (L.), 2018, Expérimentation d’un tissu de volumes parallépipèdes de différentes manières dans les escaliers : 1 _ Implantation des volumes en perpendiculaire de la pente, créations de nombreux paliers, manque de densité. 2 _ Implantation dans l’escalier total de volumes de différentes formes et différentes directions, manque de logique d’assemblage.

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3 _ Collage de la place du Capitole, inversion de la pente de la référence, dualité avec la cathédrale, récul, ouverture sur le paysage d’une autre manière, adaptation aux limites du site. 9 8 7 7

4 _ Implantation d’un tissu bâti toujours avec le même angle d’inclinaison dans la pente 45° ou 30°. Gain de linéaire de façade, qui permet une bon ensoleillement des appartements, et une belle distinction entre l’escalier et les espaces bâtis. 8

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Figure 61 : Tournier (L.), 2018, plan masse, L’espace public est très varié, des axes de dégagent à travers le tissu urbain d’habitations, il y a des rues, des venelles, des pacettes, des bélvèdére, mille et une façon d’habiter l’escalier, échelle 1/1000


Figure 62 : Tournier (L.), 2018, Facade principale, Positionnement des bâtis en fonction du denivelé du terrain, différentes orientations, dégagement d’un axe principal qui descend de Notre-Dame de la Garde, échelle 1/2000

- P 61 -


C

Recherche de typologies

Une

fois l’emmarchement définir et le dessin de sa géométrie établie, il a été nécessaire de définir des gabarits de volumes à intégrer dans le tissu. Dans un premier temps un gabarit de 10 x 20m a été manipulé sous différents angles et avec des systèmes structurelles et constructifs différents. Les immeubles se composaient de plusieurs logements par niveaux et d’un commerce au Rez-de-Chaussée. La complexité induite par le principe d’habiter un escalier, a entrainé une modification du gabarit.

Une reinterprétation du système des immeubles trois fenêtres a permis de considérer que la ville n’est pas uniquement fait des logements mais d’un ensemble composé de logement avec jardin ou terrasse. Ainsi le gabarit a été adapté, pour une même largeur ou trouve trois gabarits, un de 12m de long (maison individuelle avec jardin), 16m et 20m de long (logements intermédiaires). Ces dimensions permettent une meilleure densification de la ville, chaque module s’emboitent aux autres avec des interstices d’escalier, de végétation de place ou d’espace collectif.

Figure 63 : Plan schématique d’implantation, Tournier (L.), mars 2018, Différentes orientations en fonction de la fonction du bâtiment : espace public / habitation, formation de mutiples terrasses en toiture des bâtiments.

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Recherche de façade Les bâtiments sont du même revêtement que l’escalier. Il se forme comme des monolithes émergeants de l’emmarchement. L’immeuble est composé de quatre niveaux : au Rez-deChaussée un magasin avec une vitrine de 3m par 3m, au R+1 un appartement type T3, au R+2 deux appartement de type T2 et au dernier étage, un espace public formé d’une place avec des jeux pour enfants et l’accès au dernier appartement, de type T4. Cela forme une diversité d’occupants, les appartements peuvent convenir à un jeune couple, ou un couple de retraité, une famille ou une famille nombreuse. Et le magasin au Rez-de-Chaussée permet d’avoir des magasins d’alimentaire, de vêtements, de chaussures, de souvenir etc…

Figure 64 : façades, 1/200, Tournier (L.), avril 2018, Typologie avec percement, différents étages d’accès, différentes dimensions d’ouvertures


Typologie avec loggia La recherche consiste à créer un filtre entre les habitations et l’espace public, à l’aide de loggia. Et de donner une orientation différente aux appartements pour permettre une diversité des vues et éviter des vis à vis. Les loggia permettent une gradactions des espaces du moins intime, la salle à manger et le salon jusqu’au plus intimes les chambres et les pièces d’eau. Ce principe n’est pas suffisamment introverti pour subsister. Les vues plongeantes dans les habitations sont trop nombreuses, en plan masse des vis à vis existent et les loggias sont en partie enterrées dans l’escalier.

Figure 65 : Plan d’étages, 1/200, Tournier (L.), avril 2018, Typologie avec loggia, étage R+1 et R+2, gradation de l’intimité

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Recherche de façade Les bâtiments sont percés de manière bisotés. Créant ainsi des loggias et des entrées ombragées. La végétation se développe le long des façades pour créer un filtre d’intimité entre les loggias et l’espace public. Elle fait écran à hauteur de regard. Les percements sont en bisot permettant que les dalles s’affinent en façade, et forment un monolithe creusé.

Figure 66 : façades et coupe, 1/200, Tournier (L.), avril 2018, Typologie avec percement en bisot, loggia qui se forme dans le percement,


Typologie bisotée Les immeubles sont composés de trois niveaux. Au Rez-de-Chaussée un magasin, au premier étage deux appartements type T2, et au deuxième et dernier étage, trois appartements, un T3 et deux T2. Les appartements orientés dans des directions en quinconce et les ouvertures des chambres sont percés de sorte à réduire la vue depuis l’escalier sur l’intérieur des logements. Les accès aux logements se font par des coursives extérieures couvertes le long de la façade.

Figure 67 : Plans d’étage, 1/200, Tournier (L.), avril 2018, Typologie avec percements en bisots, ouvertures sur le paysage, angle qui permet de réduire les vues plongeantes sur les logements.

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Typologie en creux La recherche se porte sur la création d’ouvertures qui n’ai pas de vue plongeante depuis l’escalier publique sur les appartements. Principe d’ouvertures angulaires permettant de fausser les point de fuites depuis la rue et voir seulement des mobiliers de rangement ou des espaces peu intime comme la cuisine. Immeuble de trois étages, composé d’un magasin au Rez-de-Chaussée, de deux appartements type T2 au première Etage, et d’une T4 au dernier Etage. Chaque appartement possèdent une orientation différentes qui offrent des vues sur le paysage lointain, les iles du frioul, le pharo et l’entrée du Vieux-Port, Endoume et le Roucas Blanc. La toiture est un espace public, composé d’un garde corps en assise comme sur la Corniche Kennedy, et de jeux pour enfants au centre, l’arbre est planté dans un terre plein à l’arrière des logements. Les appartements sont desservis pas un patio donnant sur l’espace collectif, on accède au magasin par l’angle du bâtiment et le dernier étage est desservi par l’angle opposé.

Figure 68 : Plans d’étage, 1/200, Tournier (L.), avril 2018, Typologie avec percement en bisot, loggia dans les percements, bisot de la facade vitrée permettant de limiter les vis à vis, les angles sont donnés pour voir toujours un mur ou un placard depuis l’espace public.


Typologie avec jardins Recherche de typologie à partir des dimensions de parcelle des immeubles types trois fenêtres marseillais. C’est à dire un gabarit de l 7m. x L 30m composé d’un jardin de 7m x 15m et d’une habitation à chaque étage de 7mx15m (4étages dont Rez-de-Chaussée). Les immeubles «trois fenêtres» sont des immeubles issus d’une règle d’urbanisme de 1847, ces immeubles représentent 20% du bâti du centre ville de Marseille. Traités avec des traitements architecturaux différents en fonction de la classe sociale des propriétaires. Le plan général de ces immeubles est composé d’un appartement traversant à tous les étages. Eux-même composés de deux chambres sur rue, et d’un séjour cuisine sur cours. Un puit de lumière permet d’éclairer la cage d’escalier et les espaces d’eau se trouvent aujourd’hui entre les deux espaces de vies des appartements. Ces immeubles sont majoritairement orientés Nord / Sud. Les murs de façade sont composés de matériaux composites : remplissage en pierre du venant, morceaux de tuiles, brique, ou même carrelage sauf pour les immeubles bourgeois qui sont en pierre de taille avec des murs enduits pour les jardins.

Figure 69 : Plans d’étage, 1/200, Tournier (L.), avril 2018, Typologie avec percement en bisot, loggia dans les percements, bisot de la facade vitrée permettant de limiter les vis à vis, les angles sont donnés pour voir toujours un mur ou un placard depuis l’espace public.

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Figure 70 : Isométries des typologies, Tournier (L.), 2018, Typologies composées d’une jardin et d’une ou deux habitations de différents gabarits, 8x12m, 8x16m et 8x20m.


Typologie du projet final, l’enceinte Le projet s’inscrit dans une trame d’habitations formées de trois types d’unités composées d’une jardin d’un ou deux logements. Cela permet une diversité de la taille des logements et donc une différentes types de structure familiale. Il est envisagé trois types d’habitats pour correspondre à différents modes de vie : - les logements A, des petites maisons de ville composée de trois chambres, un jardin, une piscine et une terrasse. Idéal pour les familles avec enfants. - les bâtiments B composés d’un logement de deux chambres avec terrasses à l’étage et d’un logement composé de deux chambres, d’un jardin avec terrasse et piscine. - les bâtiments C sont composés de logements avec trois chambres, l’un à l’étage avec une terrasse ombragée et l’autre au Rez-de-Chaussée avec un jardin arboré.

Figure 71 : Plan de toiture, Tournier (L.), 2018, plan de toiture des typologies, espace bâti, espace végétale, piscine et arbres.

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Typologie B1 4

Nombre logement : 2 Appartements 1 Types : Deux chambres, cuisine, séjour, Salle de bain et wc séparé 3 Nombre d’habitants : de 2 à 4 Surperficie des appartements : 61m2 0 2

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Figure 72 : Plans d’étage, 1/200, 4 Tournier (L.), mai 2018, Typologie B1, Immeuble composé de deux appartements type T3 supperposés,celui de 6 l’étage profite d’une terrasse et celui du Rez-de6 5 4 Chaussée a une terrasse avec piscine. 3

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Typologie B2

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4 Nombre logement : 2 Appartements 2 Types : Une chambre, cuisine, 1séjour, Salle de bain et wc séparé 4 d’habitants : de 2 à 4 Nombre 3 Surperficie des appartements : 55m2 1 0

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Figure 73 : Plans d’étage, 1/200, 4 Tournier (L.), mai 2018, Typologie B2, Immeuble d’habitation 6 composé de deux appartements superposés de type T2 avec terrasse et jardin arboré. 3

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Typologie A

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0 Nombre logement : 2 Appartements 2 1 Types : tois chambres, cuisine, séjour, Salle de bain - wc Nombre d’habitants : de 4 à 5 Surperficie des 6appartements : 78m2 7 5

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3

1

2

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4 1

1

Figure 74 : Plans d’étage, 1/200, Tournier (L.), mai 2018, Typologie B2, Immeuble d’habitation composé de deux appartements superposés de type T2 avec terrasse et jardin arboré.


7

6

5

2,28 4 4,28 6 1,28

Typologie C

3,28

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0

Nombre logement : 2 Appartements 2 Types : Deux chambres, cuisine, séjour, Salle de bain et wc séparé 4 Nombre d’habitants : de 2 à 4 Surperficie des appartements : 61m2 1 3

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7,28

7,28

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2

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1,28 2

7

Figure 75 : Plans d’étage, 1/200, Tournier (L.), mai 2018, Typologie B1, Immeuble composé de deux appartements type T3 supperposés,celui de l’étage profite d’une terrasse et celui du Rez-deChaussée a une terrasse avec piscine.

0

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2


Piscine Le choix de faire une piscine municipale a été pour moi un élément essentiel au projet. Je voulais offrir un lieu de vivre ensemble qui évoque les piscines en pleine aire où on va se rafraichir l’été, mais aussi une piscine dans une résidence ombragée, où j’ai passé mon collège, des journées au frais dans un cadre formé de pins parasols, de dalle de pierre autour de la piscine, un atmosphère qui change durant la journée. Ce projet réinterprète le souvenir que j’ai de cette ville et une analyse plus fine des piscines actuellement à Marseille.

Actuellement

la ville de Marseille, deuxième ville de France, propose officiellement seize piscines municipales. Dans les années 2010, cinq piscines ont été définitivement fermées, ou laissées à l’abandon, comme c’est le cas, pour la piscine olympique de Luminy, fermée depuis 2008. En 2016, sur les quinze piscines municipales que compte la ville, sept étaient fermées toute l’été, en raison de travaux pour certaines, ou pour une ouverture d’un mois seulement. Durant cette même année, la maire du 15e et 16e Arr. de Marseille et sénatrice (PS), Samia Ghalib, lance une pétition en ligne pour demander la rénovation et la

réouverture de de la piscine Nord, 3300 personnes y ont répondus, « Mon objectif est de faire comprendre à la mairie (centrale) que cet équipement est d’utilité publique ». Son ambition est aussi de créer du lien social dans une zone devenue déserte. « C’est une piscine où j’ai moi-même appris à nager. Beaucoup de gens ont des souvenirs là-bas. C’est un lieu de vivre ensemble qui évite les dérives. Je préfère voir les jeunes à la piscine que déambuler en bas des immeubles » réaffirme l’élue. Ghali (S.). Cependant cette initiative n’a pas aboutis et elle a gardé seulement le droit de non démolition. Aujourd’hui sur les quinze piscines municipales de la ville, neuf sont ouvertes et dont quatre sont réservées aux enfants. article de Matthieu Bigouroux (M.) la Laprovence, 19 juill. 2016, Marseille : La piscine Nord refait surface, Un bassin de 25m, six lignes d’eau, une structure entièrement couverte et un espace de détente.


D

Choix des équipements

eNTREE PERSONNEL / ADMINISTRATION CAISSE / CONTROLE TOILETTES VESTIAIRES DOUCHES TOILETTES PISCINE ZONE DES BASSINS

C’est ce souvenir que j’ai voulu représenté dans mon projet, la convivialité, le vivre ensemble, dans la ville à l’échelle d’un village parcourable par tous. Pour dessiner cette piscine je me suis inspirée des piscines que j’ai vécu durant mes été mais aussi l’hiver à Besançon par exemple. Je voulais un système de traitement de l’eau, et une ambiance agréable, évoquant la piscine Flottille à Pont de Claix, une pataugeoire avec une géométrie et dessin évoquant la piscine olympique de Luminy, tout en profitant de la lumière et de l’atmosphère de la piscine du SNB à Besançon au bord du Doubs et enfin évoquer la fraicheur et l’ambiance apaisante d’une piscine que j’ai fréquenté durant mon collège dans les hauteurs privilégiées de Marseille.

INFIRMERIE LOCAUX TECHNIQUES MAITRE NAGEUR LOCAL MATERIELS

Figure 76 : Organigramme des espaces, Tournier (L.), 2018, Organigramme de la piscine, distributions des espaces et des pièces.

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Magasin d’alimentation L’épicerie est un magasin de proximité proposant des denrées alimentaires mais aussi une diversité de produits annexes. Cela permet au quartier d’avoir sa propre indépendance. On peut envisager un commerce de proximité des produits de la région en rapport avec le paysage alentour. Ouvert tard le soir, ce magasin joue un rôle social important dans le paysage urbain, lieu fréquenté quotidiennement, les habitants du quartier se rencontrent à l’épicerie ou dans la rue.

Boulangerie - La navette Les navettes sont des pâtisseries provençales préparées pour la chandeleur à la place des crêpes. La forme évoque la forme d’une barque, sa création date de 1781 par Monsieur Aveyrous à Marseille. La boulangerie est un lieu de rencontre des gens du quartier. On s’y croise le matin, pour échanger, une petite place est aménagée devant à l’ombre d’un arbre pour continuer la discussion. Quelque touristes passent par là et sont attirés par l’odeur et l’ambiance. Au centre du quartier elle est facilement accessible par tous, pour les habitants comme les gens de passage.

Maison Empereur - Quincaillerie C’est à Marseille, qu’on peut découvrir la plus vieille quincaillerie de France. Fondée en 1827, la maison empereur reste aujourd’hui un lieu incontournable et une enseigne emblématique pour de nombreuses générations de marseillais. On y trouve de tout : Arts Culinaires, coutellerie de cuisine ou de collection, arts ménagers, bricolage, droguerie, jardinage et jeux d’autrefois en se promenant dans les 1000m2 d’allées de la maison Empereur. Situé derrière la Canetière, à la hauteur de noaille, l’histoire raconte que le magasin a été fondé par la première génération et depuis chaque génération rachète un bout de l’ilot : un appartement ou un local pour faire un nouvel univers rattaché à l’existant par tout un jeu de circulation à travers une multitude d’objets.

Le

magasin du projet, s’inspire de cette maison dans son histoire, son développement, et son atmosphère. Il s’organise et facine comme un cabinet de curiosité, thème que j’ai pu étudié pour mon bac arts plastiques.


Bureau presse et librairie 7,00

7,00

6,00

6,00

Bar - Ricard

5,00

Paul Richard, l’inventeur du pastis éponyme, est né en 1909, passionné de chimie et de dessin, il s’inscrit aux BeauxArt de Marseille en 1916, parallèlement, il accompagne son père, négociant en vins lors de tournées commerciales. D’un café à l’autre, au contact des clients, il découvre que le pastis - liqueur anisée, signifiant « mélange » en provençal - est très populaire mais fabriquer mais pas commercialisé. Cela entraine un gout variable en fonction des assemblages, perdant de sa qualité. Paul Richard décide alors de créer sa propre recette. Dans un laboratoire de fortune, le jeune homme fait macérer fenouil, anis et plantes de Provence, distille et filtre… il teste différentes épices et combinaisons jusqu’à découvrir la recette actuelle en 1932. Le bar du projet, est un lieu de rassemblement, où habités et personnes de passage se côtoient, échangent et rient. C’est un endroit souvent bruyant et joyeux, il est de ce fait positionné à distance des habitations, de la cathédrale, et de l’école.

4,00

3,00

2,00

1,00

0,00

Figure 77 : Plan intérieur, 1/200, Tournier (L.), juin 2018 Plan intérieur du bureau de presse, façade pignon ouverte sur le paysage et l’espace public

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Descente de Notre Dame de la Garde La rue s’organise à travers un tissu bâti de commerces, d’une piscine, d’un restaurant, un bar et une épicerie. En surface les toits sont de l’espace public traité de différentes manières, un terrain de pétanque, un square pour enfant, une terrasse de café, et des placettes bélvèdere sur la ville. La rue est soulignée par des alignements d’arbres, les toitures des batiments sont de petites belvédères sur le quartier et sur la ville ouverte sur la mer. Les pins parasoles dépassent au delà des murs des jardins, offrant des espaces ombrés aussi dans l’espace public.

Figure 78 : Plan de toiture , Tournier (L.), juin 2018, Descente de Notre-Dame de la Garde, équipements le long de la rue, magasins, piscine, bar, boulangerie, bureau de presse, chaque bâtiment est réversible avec une partie intérieur et une toiture accessible faisant partie de l’espace public.


E

Dessin de l’espace public L’espace public se développe dans le tissu de l’escalier. La densité des bâtiments permet d’offrir une variété d’espace à travers l’escalier. A travers l’emmarchement des paliers se créent le long des habitations. Au détour d’une rue escalier on découvre une placette arboré ou les enfants jouent. A droite la vue s’ouvrent la ville et le vieux port, à gauche à travers le cheminement des rues on entr’aperçoit la nature du Roucas Blanc. Et face à nous, la mer, les iles du Frioul, l’horizon. Une diversité des paysages que le marcheur découvre, parcoure, contemple à travers le quartier. différents espaces, de différentes tailles, lumière, et vues.

Jonction Bâti - Escalier La liaison entre les bâtiments et l’escalier est très importante pour ne pas former des zones résiduelles ou des espaces difficiles d’entretient. Ici le calpinage des marches de l’escalier est repris en façade, ainsi le tissu créer est d’un même matériau, la pierre. Les paliers d’entrée sont des dalles de pierre imergeants de l’emmarchement. Les encadrement de fenêtres et de portes sont formées par le calpinage de la pierre. La toiture est traité pour former un monolithe de pierre, avec un détail en saut de loup. Figure 79 : Détail en isométrie, Tournier (L.), juin 2018, Détail d’un palier d’entrée, rigole d’évacuation d’eau le long du palier, calpinage des marches repris sur la façade, rythme.

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Figure 80 : Détail en isométrie, Tournier (L.), juin 2018, Détail d’un palier d’entrée, et deux ouvertures, calpinage de pierre.


Pétanque - Terrain - la Marseillaise Ce n’est qu’en 1907 que nait la pétanque provençal, lors d’une partir historique à la Ciotat où un champion de jeu provençal, où jules Hugues ne pouvant plus jouer à son jeu préféré à cause de ses rhumatismes, se mit un jour à tracer un rond, et a envoyé sa boule à 5-6m, les pieds joints et sans élans. La pétanque provençale était née. Le terrain de boule provençale est de 24m par 4m. La boule lyonnaise elle se joue sur un terrain de 15m par 5m du fait de l’élan initial. Le projet offre un terrain de pétanque accessible à tous, de dimensions réglementaires il peut même accueillir la compétition mondiale de pétanque organisée chaque année par le journal la Marseillaise à travers la ville.

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Figure 81 : Détail en isométrie, Tournier (L.), juin 2018, Détail du palier dans l’emmarchement, portail d’entrée et l’arbre qui dépasse dans l’espace public.


Figure 82 : Détails en isométrie, Tournier (L.), juin 2018, Détails des jonctions entre les angles supérieurs des bâtiments en liaison avec l’emamarchement, différentes hauteurs -28cm, 60cm et 90cm en fonction de la séparation établie.

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Figure 83 : Perspective, Tournier (L.), juin 2018, Une rue enrtre les habitations, différents paysages sont à notre portée : la perspective de la rue escalier, l’ensemble du quartier sur la droite et la basilique en haute en face qui surplombe la vue.


Figure 84 : Perspective, Tournier (L.), juin 2018, Perspective d’une rue, on remarque l’orientation des bâtiments et le détail du palier, avec un encadrement de fenêtre qui vient creusé l’escalier et ainsi former une jardinière pour la cuisine.

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Synthèse

Ce projet propose une nouvelle forme d’habiter, habiter l’escalier. A l’échelle d’un petit quartier, il offre une multitude d’habitations sur le même principe mais avec deux différentes en fonction de chaque immeuble. La densité permet à la fois une intimité dans chaque habitat avec les jardins et le mur d’enceinte qui enveloppe l’intimité mais aussi une vie collective à travers l’escalier, qui évoque les villages provençales, où l’on se croise, où l’on peut jouer à la pétanque où s’asseoir sur un banc avec un panorama sur la ville. Le traitement de la végétation à travers le projet permet d’avoir des espaces ombragés, et de gravir plus facilement la copine. Le projet offre une accessibilité qu’il n’existe pas aujourd’hui. Le quartier est interprété comme un village qui descend vers la mer. De la même manière l’axe principale offre un nouveau cheminement depuis la cathédrale jusqu’à Endorme.Le système d’implantation des bâtiments permet un développement horizontal de la densité, et ainsi offre une vue sur la mer et le port à chaque habitation.


Remerciements

Je tiens à remercier l’ensemble de l’équipe enseignante du Master « Les pensées du projet, l’architecture comme discipline », avec qui j’ai pu échangé et beaucoup apprendre durant ces deux dernières années. En particulier, Dominique Putz pour m’avoir pousser à explorer l’escalier à ces diverses échelles et découvrir la complexité de cet élément d’architecture et Mathieu Grenier pour avoir été disponible durant le projet, ses conseils et sa patience à toutes épreuves. Un grand merci à ma soeur, Célia, toujours disponible et pédagogue. Sans qui ce projet n’aurait pas été aussi aboutis. Merci à ma famille, en particulier, Annick ma mère, pour ces balades à travers Marseille et ses escaliers, ces soins d’accuponcture qui m’ont permis de tenir le rythme. Et tous les autres, pour m’avoir soutenue, et m’avoir beaucoup apporté. Merci à tout mes amis du master, anciens, M2 et M1 avec qui j’ai pu beaucoup rire et me détendre mas aussi échanger et apprendre.


Ouvrages Dubois-Petroff (M.P.), 2006, L’escalier, collection Recettes d’architecture, édition Massin, Paris Koolhaas (R.), Boom (I.), Westcott (J.), 2014, Stair, collection Elements of architecture, édition Marsilio, Venise Massina (M.), 1948, Tecnica architettura urbanistica delle scale, édition Vallecchi, Florence Schwarting (J.M.), 2017, Rome : urban formation and transformation, édition ORO, New York. Talamona (M.), 1995, La maison Malaparte, édition Carré, Paris Walter (M.) et Arqué (S.), 2012, L’escalier : un parcours dénivelé, édition Citadelles & Mazenod, Paris Moscovici (S.), Voldman (D.), Delaunay (D.), Blain (C.), Douroux (X.), Abram (J.), 2008, L’atelier de Montrouge : la modernité à l’oeuvre (1958-1981), édition Actes Sud, Paris Arles : Cité de l’architecture et du patrimoine

Mémoire de PFE Lefebvre (F.), 2017, L’escalier, un générateur d’architecture, édition ENSAPM (Paris Malaquais), Paris.


Bibliographie

Article de revue El Croquis n°182, 2016, « Viviendas sociales Porto Seguro = Porto Seguro social housing : Sao Paulo, Brasil 2009 2013 », Christian Kerez, Madrid, p 34-45

Actes de colloque et séminaire Association Internationale du développement urbain, Séminaire : La mobilité verticale dans la ville : « Pentes, escaliers, rampes, passerelles, ascenceurs urbains, ascenseurs inclinés, escalators, funiculaires téléphériques », à Lisbonne du 2 au 4 septembre 2013, Atelier Parisien d’Urbanisme, Paris en marche, les escaliers des rues de Paris, étude Janvier 2001, Paris Centre d’études supérieurs de la Renaissance , Colloque : L’escalier dans l’architecture de la Renaissance, à Tours du 22 au 26 mai 1979, édition Picard, Paris, 1985

Vidéo Youtube, The world’s Longest Waterslide ! By live Mor Awesome, 2015

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Figure 1 : Photographie de Scianna (F.), 1987, Marpessa, à Marpessa in Caltagirone, Sicile, Italie Figure 2 : Photographie de Thamàs (U.), 2008 The journey of life, à Peschici, Apulia,Italie

I

L’ESCALIER, UN FONDAMENTAL DE LA VILLE A

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L’escalier, une source d’inspiration Figure 3 : Inconnu, gravure ancienne, 1894, l’église de l’annunziata à Liparia Figure 4 : Tournier (L.), 2017, plan, coupe de la Casa Malaparte, Capri, Italie Figure 5 : coupe perspective tirée de l’article La Calle Trujillo, 26/06/2012, «Apuntes desenterrados», Una mirada escueta a los origenes del teatro occidental, Théâtre d’Epidaure, Grece Figure 6 : Plan et coupe tiré du mémoire de Jung (I.), 2014, «De l’utilisation d’un archétype traditionnel pour libérer l’espace», Fabriquer et Exploiter l’épaisseur, ENSA Marseille, Colisée à son état originel, Rome, italie Figure 7 : Photographie de Levy-Cochaud (J.R.), 2011 Parc de Belleville, Paris, été 2011, à Paris Figure 8 : Photographie de Rho (L.), 2017, Barcelona, Parc Guell, à Barcelone Figure 9 : Photographie de Boegly (L.), 2006, Aménagement du site de l’Hotel ville, de Franck Hammoutène, à Marseille

de

Figure 10 : Photographies de site internet de la ville de Rome, 2013, Sovrintendenza capitalina ai beni culturali, «Scalinata di Trinità dei Monti», à Rome Figure 11 : Dessin de l’élévation, Perret (A.), Document CNAM - Fonds A. & G. Perret, La Tour-observatoire, à Grenoble Figure 12 : Plans, coupe et élévation, Banister (F.), La Colonne de trajan de Rome, Italie, construit entre 107 et 113 Figure 13 : Photographie de Piemonte (D.), 2010, Ponte della Paglia construit en 1360 et reconstruit en 1854, à Venise, Italie Figure 14 : Photographie de Rousselot (D.), 2015, dans l’article Passerelle Solférino, Marc Mimram, Paris 7e, Equerre d’argent 1999 / lauréat, AMC


Référencement

photographique

B

Un élément normé Figure 15 : Coupe dimensionnement, Tournier (L.), 2017, Relevé deS dimensions d’enmarchement à Paris, on remarque que les girons varient entre 30 et 39,5cm et la hauteur entre 11,5 et 15,5cm avec 62 ≤ 2H+G ≤ 64. Ainsi les enmarchements sont ample et facile à gravir. Figure 16 : Relevé détaiL, Tournier (L.), nov 2017, Détail de l’éclairage publique et de La main courant, féronnerie verte, sous-bassements en béton revêtu de ciment, enmarchement en pierre, à Marseille Figure 17 : Maquette d’étude, Tournier (L.), 2017, Maquettes d’étude sur les dimensionnements de l’escalier par rapport au hauteur de bati, rapport de proportion Figure 18 : Maquettes d’étude, Tournier (L.), 2017, Maquette d’étude sur les rapports entre bâtiments et escaliers, questionnement sur les entrée des espaces bâtis.

C

Un objet typologique Figure 19 : Schémas, Tournier (L.), 2017, Types d’escalier rencontrés à Marseille et reprenant des canons de l’escalier à travers son histoire. Figure 20 : Photographie de Studio LS, 2000, Rue / place en escalier_la piazza Inferiore della Basilica di San Francesco, Assise, Italie Figure 21 : Photographie personelle, Tournier (L.), 2018, Escalier en largeur de rue _la rue des moulins, Marseille (IIe Arr.), France Figure 22 : Photographie Alinari (F.), 1890, Passage _Scala Regia de Bernini Vatican, Rome Figure 23 : Photographie Mildiou, 2006, Passage Lorette, Marseille, (IIe Arr.), France

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Figure 24 : Photographie Abadie (P.), 1910, Volée bordée de perrés _le Sacré Coeur, Paris Figure 25 : Photographie personnelle, Tournier (L.), 2017, Volée double entourant un perré, escalier du cours Julien, Marseille, (VI Arr.), France Figure 26 : Photographie, inconnu, 2015 Volée saillante _escalier entre la ville basse et la ville haute de Modica, Italie Figure 27 : Photographie du site internet de la ville de Rome, 2013, Volée saillante _Sovrintendenza capitalina ai beni culturali,«Scalinata di Trinità dei Monti» Figure 28 : Dessin, Massina (M.), 1948, Volée bordée de terrasses _escalier du château San souci, Postdam, Allemagne Figure 29 : Photographie, Google Street View, 2017, Volée bordée de terrasses, Montée Ludovic Henri Monier, Marseille (Ve Arr.), France Figure 30 : Photographie du site de l’architecte, José Antonio Lapena (M.), 2000, Volée latérale _Escalator du Paseo del Recaredo, Toledo, Espagne Figure 31 : Photographie de SodiSabi, 2016, Volée latérale _Escalier menant à l’esplanade de la Tourette, Marseille,France Figure 32 : Gravure antique, Massina (M.), 1948, volées doubles à montée convergentes _Tour de Babel, Figure 33 : Carte postale, sans auteur, circulée en 1912, L’escalier du palais de Longchamps, quelques personnes le montent, Marseille, France Figure 34 : Photographie du Geste d’or, sans date, Volée à palier à retour complet _Escalier des voûtes de la Majore, Marseille, France Figure 35 : Photographie, sans auteur, Volée à palier à retour complet _Escaliers de la montée de la Napoule, Marseille, France

II

VOLONTÉS ARCHITECTURALES

A

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Village vacances Le Merlier, Domaine de Volterra, Atelier Montrouge, 1959-65

Figure 36 : Atelier Mont-Rouge,1960, façade sur la mer , (collage, 50x67cm) le Merlier : étude de l’élévation vers la mer Figure 37 : JLV vers 1960, Croquis perspectif du projet, Cap-Camarat la place à la fontaine, village de vacances, Le Merlier et maison du gardien


Figure 38 : Atelier MontRouge, Plan masse et esquisse des cinq villages, févril avril 1962 (document 2007 d’après photographie), Aménagement du domaine, le Merlier est situé à l’extrémité droite du domaine. Figure 39 : Redessin d’un plan détaillé, Tournier (L.), 2018, d’après Atelier MontRouge, aout 1962, Plan détaillé d’une des maisons (maisons 2F type T),

B

The Moutain, BIG, Copenhagen, Danmark, 2009 Figure 40 : Article et photographie de Yuka Yoneda, 2010, Big Moutain Dwellings, «Since the «layer» of terraced housing sits atop the parking area, it creates density that a typical suburdan lot would not have». Figure 41 : Dessins schématiques, Tournier (L.), 2017, Plan de toiture et coupe schématique, Redessin schématique du principe de reversibilité et d’habitats en horizontalité, Immeuble d’habitation the Moutain, BIG, 2007. Figure 42 : Tournier (L.), 2018, Redessin au 1/200 des appartements et des accès au parking. Chaque logement a sa voiture au même niveau. Immeuble d’habitation the Moutain, BIG, 2007.

C

Porto Seguro, Social Housing, Christian Kerez, 2010-2013 Figure 43 : Redessin de typologies, Tournier (L.), 2018, plan set coupes des typologies de différentes tailles, fonctions et hauteurs, & plan des typologies et des espaces communs, Favela Porto Seguro Social Housing, Christian Kerez, 2010-2013 Figure 44 : Photographie personnelle à la Biennale d’Architecture de Venise, 2016, Maquette des typologies, & maquette des volumes de la favela, tissu formé de ruelles, de placette, de différentes typologies et des espaces collectifs, Favela Porto Seguro Social Housing, Christian Kerez, 2010-2013 Figure 45 : Photographie personnelle à la Biennale d’Architecture de Venise, 2016, Maquette du Porto Seguro Social Housing, Favela Porto Seguro Social Housing, 2010-2013, Christian Kerez

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III

LA GARDE UNE COLLINE AU COEUR DE MARSEILLE A

40

Marseille, une ville parcourue d’escalier Figure 46 : Tournier (L.), 2017, plan schématique, Il tevere et les septs collines de Rome Figure 47 : Tournier (L.), 2018, carte de topographie de la ville, Marseille, une ville qui s’est développée sur ses hauteurs

B

Etat des lieux : les escaliers del agarde, le quartier et la basilique Figure 48 : Tournier (L.), 2018, plan de situation, réduction 1/5000, échelle d’origine 1/2000 Situation géographique du quartier dans la ville, ouverture sur le Vieux-Port, quartier en surplomb de la ville, Marseille Figure 49 : Tournier (L.), 2018, plan de situation du site, le stade de foot en contre bas de la Basilique Notre Dame de la Garde. Figure 50 : Tournier (L.), 2018, coupes rayonnantes sur la colline de la Garde, Diversité des situations, un site marqué par son histoire Figure 51 : Carte postale, Companie des Ascenceurs de N.D. de la Garde, sans date, Les terrasses des ascenceurs, vue prise depuis N.D. de la Garde, Figure 52 : Carte postale, circulé en 1912, companie des Ascenceurs de N.D. de la Garde, Les ascenceurs de Notre-Dame de la garde, vue prise depuis le quartier bas.

C

La garde, un site riche en changement Figure 53 : Tournier (L.), 2018, coupe sur l’axe de la basilique, Terrain existant, la cathédrale, le stade de foot et l’immeuble d’habitation, réduction au 1/2500, échelle d’origine 1/1000. Figure 54 : Photographie de Meteorry, 2014, Rue du Bois Sacré, le rocher, à Marseille Figure 55 : Tournier (L.), 2018, plan masse de l’existant, une ancienne carrière de pierre et un terrain de foot aujourd’hui, réduction 1/2500, échelle d’origine 1/1000 Figure 56 : Tournier (L.), 2018, coupe-façade, terrain existant, les habitations, le site, la cathédrale et le paysage lontain, réduction au 1/2500, échelle d’origine 1/1000 Figure 57 : Photographie de (F.) Tomasi, 2006, Stade di Giovanni à Marseille


IV

L’ESCALIER UN GÉNÉRATEUR D’ARCHITECTURE A

54

Conception d’un escalier total, adaptation au site Figure 58 : Plan masse, Tournier (L.), 2018, L’escalier total, adaptation au relief du site et aux jonctions avec l’existant, réduction 1/2500, échelle d’origine 1/1000 Figure 59 : Maquette, Tournier (L.), 2018, Maquette d’un emmarchement total, création du socle du projet.

B

Implantation d’un tissu bâti, densification Figure 60 : Photographies de maquettes au 1/500, Tournier (L.), 2018, Expérimentations d’implantation de bâti dans l’escalier, chaque plaque de cartons ondulé représentent un ratio de 1m de haut, plus précisement 7 marches de 0,14m, c’est à dire 0,98m. Figure 61 : Collages de plan masse 1/1000 réduction au 1/5000, Tournier (L.), 2018, Expérimentation d’un tissu de volumes parallépipèdes de différentes manières dans les escaliers Figure 62 : Tournier (L.), 2018, Facade principale, Positionnement des bâtis en fonction du denivelé du terrain, différentes orientations, dégagement d’un axe principal qui descend de Notre-Dame de la Garde, Figure 63 : Tournier (L.), 2018, plan masse ombré, L’espace public est très varié, des axes de dégagent à travers le tissu urbain d’habitations, il y a des rues, des venelles, des pacettes, des bélvèdére, mille et une façon d’habiter l’escalier, échelle 1/1000 le 1/2000

C

Recherche de typologie Figure 64 : Plan schématique d’implantation, Tournier (L.), mars 2018, Différentes orientations en fonction de la fonction du bâtiment : espace public / habitation, formation de mutiples terrasses en toiture des bâtiments. Figure 65 : façades, 1/200, Tournier (L.), avril 2018, Typologie avec percement, différents étages d’accès, différentes dimensions d’ouvertures Figure 66 : Plan d’étages, 1/200, Tournier (L.), avril 2018, Typologie avec loggia, étage R+1 et R+2, gradation de l’intimité Figure 67 : façades et coupe, 1/200, Tournier (L.), avril 2018, Typologie avec percement en bisot, loggia qui se forme dans le percement,

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Figure 68 : Plans d’étage, 1/200, Tournier (L.), avril 2018, Typologie avec percements en bisots, ouvertures sur le paysage, angle qui permet de réduire les vues plongeantes sur les logements. Figure 69 : Plans d’étage, 1/200, Tournier (L.), avril 2018, Typologie avec percement en bisot, loggia dans les percements, bisot de la facade vitrée permettant de limiter les vis à vis, les angles sont donnés pour voir toujours un mur ou un placard depuis l’espace public. Figure 70 : Plans d’étage, 1/200, Tournier (L.), avril 2018, Typologie avec percement en bisot, loggia dans les percements, bisot de la facade vitrée permettant de limiter les vis à vis, les angles sont donnés pour voir toujours un mur ou un placard depuis l’espace public. Isométries des typologies, Tournier (L.), 2018, Typologies composées d’une jardin et d’une ou deux habitations de différents gabarits, 8x12m, 8x16m et 8x20m. Figure 71 : Plan de toiture, Tournier (L.), 2018, Plan de toiture des typologies, espace bâti, espace végétale, piscine et arbres. Figure 72 : Plans d’étage, 1/200, Tournier (L.), mai 2018, Typologie B1, Immeuble composé de deux appartements type T3 supperposés,celui de l’étage profite d’une terrasse et celui du Rez-de-Chaussée a une terrasse avec piscine. Figure 73 : Plans d’étage, 1/200, Tournier (L.), mai 2018, Typologie B2, Immeuble d’habitation composé de deux appartements superposés de type T2 avec terrasse et jardin arboré. Figure 74 : Plans d’étage, 1/200, Tournier (L.), mai 2018, Typologie B2, Immeuble d’habitation composé de deux appartements superposés de type T2 avec terrasse et jardin arboré. Figure 75 : Plans d’étage, 1/200, Tournier (L.), mai 2018, Typologie B1, Immeuble composé de deux appartements type T3 supperposés,celui de l’étage profite d’une terrasse et celui du Rez-de-Chaussée a une terrasse avec piscine.

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Choix des équipements Figure 85 : Organigramme des espaces, Tournier (L.), 2018, Organigramme de la piscine, distributions des espaces et des pièces. Figure 86 : Plan intérieur, 1/200, Tournier (L.), juin 2018 Plan intérieur du bureau de presse, façade pignon ouverte sur le paysage et l’espace public


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Dessin de l’espace urbain Figure 87 : Plan de toiture , Tournier (L.), juin 2018, Descente de Notre-Dame de la Garde, équipements le long de la rue, magasins, piscine, bar, boulangerie, bureau de presse, chaque bâtiment est réversible avec une partie intérieur et une toiture accessible faisant partie de l’espace public. Figure 88 : Détail en isométrie, Tournier (L.), juin 2018, Détail d’un palier d’entrée, rigole d’évacuation d’eau le long du palier, calpinage des marches repris sur la façade, rythme. Figure 89 : Détail en isométrie, Tournier (L.), juin 2018, Détail d’un palier d’entrée, et deux ouvertures, calpinage de pierre. Figure 90 : Détail en isométrie, Tournier (L.), juin 2018, Détail du palier dans l’emmarchement, portail d’entrée et l’arbre qui dépasse dans l’espace public. Figure 91 : Détails en isométrie, Tournier (L.), juin 2018, Détails des jonctions entre les angles supérieurs des bâtiments en liaison avec l’emamarchement, différentes hauteurs -28cm, 60cm et 90cm en fonction de la séparation établie. Figure 92 : Perspective, Tournier (L.), juin 2018, Une rue enrtre les habitations, différents paysages sont à notre portée la perspective de la rue escalier, l’ensemble du quartier sur la droite et la basilique en haute en face qui surplombe la vue. Figure 93 : Perspective, Tournier (L.), juin 2018, Perspective d’une rue, on remarque l’orientation des bâtiments et le détail du palier, avec un encadrement de fenêtre qui vient creusé l’escalier et ainsi former une jardinière pour la cuisine.

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Mémoire de diplôme - juin 2018 by Lorène TOURNIER - Issuu