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#Hors Série – Marathon Schuman, 16.11.2025, La Gazette du concert | l'Orchestre de Chambre de Genève

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LA GAZETTE DU CONCERT

16.11.25 –Restaurant

Le Lyrique

Tarif unique : CHF 25.(hors collations et boissons)

L’édito de Nico

Maintenant qu’on commence à se connaître (c’est quand même déjà le 3e édito que j’écris), je vous dois bien une confession : Je ne suis pas très sportif.

Ce n’est pas que je n’aime pas ça, non. À certains moments de ma vie, j’ai même beaucoup couru ou nagé. Parfois, ça a duré plusieurs mois. Mais le temps (prétexte parfait) me rattrape souvent.

Alors, un marathon ? Non. Merci bien. Un marathon Schumann, c’est déjà mieux (j’adore Schumann, presqu’autant que Mendelssohn, c’est dire). Mais

alors courir un marathon assis au Lyrique avec du Schumann, trois fois oui ! Si je peux manger avant ou après, c’est parfait ! Je savais bien que j’allais découvrir des choses passionnantes à Genève. J’en découvre d’ailleurs tous les jours. Mais franchement, le marathon sans bouger de ma chaise, j’adore !

Marathon Schumann

LE PROGRAMME

10H30 – DURÉE : 1H35

Fantasiestücke op. 73 pour clarinette et piano

Stücke im Volkston op. 102 pour violoncelle et piano

Märchenerzählungen op. 132 pour alto, clarinette et piano

Frauenliebe und Leben op. 42 pour soprano et piano

Quatuor à cordes op. 41 n°2

Les musicien·ne·s

SOLISTES

Clémence Tilquin, soprano

Pierre Fouchenneret, violon

Lise Berthaud, alto

Raphaël Merlin, violoncelle

Fabrizio Chiovetta, piano

Théo Fouchenneret, piano

Saya Hashino, piano

Audrey Vigoureux, piano

13H – DURÉE : 1H40

Quatuor avec piano op. 47

Märchenbilder pour alto et piano

Trio avec piano n°2 op. 80

Sonate pour violon n°1 op. 105

– LUNCH –– TEA TIME –

16H – DURÉE : 1H50

Quatuor à cordes op. 41 n°3

Adagio et Allegro pour cor et piano

Fantasiestücke op. 88 pour violon, violoncelle et piano

Andante et variations pour 2 pianos, 2 violoncelles et cor

Quintette avec piano op. 44

L’OCG

VIOLON I

Girolamo Bottiglieri

VIOLON II

Marc Liardon

ALTO

Elise Vaschalde

VIOLONCELLES

Pascal Michel

Dan Sloutskovski

Coralie Devars

CLARINETTE

Cindy Lin

COR

Matthieu Siegrist

Le pitch du maestro

Robert Schumann n’est pas seulement le plus littéraire des musiciens romantiques (sa musique, avec ou sans paroles, résonne avec les poètes, mythes, contes, héros, l’enfance). Il est aussi, tout simplement, le grand maître de l’harmonie de son temps, incrustant ça et là, par un habile jeu contrapuntique et un prodigieux sens de la dissonance, des joyaux inouïs. Ce marathon de musique de chambre donne à entendre des œuvres parfois très

QUATUOR TERPSYCORDES

Girolamo Bottiglieri, violon I

Raya Raytcheva, violon II

Caroline Cohen-Adad, alto

Florestan Darbellay, violoncelle

QUATUOR BYRON

Wendy Ghysels, violon I

François James, violon II

Robin Lemmel, alto

Coralie Devars, violoncelle

rares,  et présente un éventail large des (heureux) instruments auxquels il s’est confié. Entrer par la porte de la musique de chambre dans l’univers schumannien, c’est rencontrer conjointement l’intime et le sublime, l’amour et le drame.

— Raphaël Merlin

Directeur artistique et musical de l’OCG

Frauenliebe und Leben

ADELBERT VON CHAMISSO – TRADUCTION DE MAX PIQUEPÉ

Depuis que je l’ai vu

Depuis que je l’ai vu, J’ai l’impression d’être aveugle.

Où que je regarde, Je ne vois que lui.

Comme dans un rêve éveillé, Son image se dresse devant moi, Et, dans la plus profonde nuit, Elle surgit encore plus brillante.

Tout est sans éclat et sans couleur

Autour de moi.

Les jeux de mes sœurs Ne m’intéressent plus. Je préfère pleurer

En silence, dans ma petite chambre.

Depuis que je l’ai vu, J’ai l’impression d’être aveugle.

Lui, le plus noble de tous

Lui, le plus noble de tous, Si tendre, si bon !

Lèvres pures, yeux limpides, Esprit clair et courage !

Comme dans les immensités bleues

Brille radieusement chaque étoile, Il brille dans mon ciel, Clair et noble, sublime et lointain ! Va, va ton chemin !

Je ne veux que contempler ton éclat, Que le contempler en toute humilité, Qu’être heureuse et triste !

Dédaigne mes prières silencieuses Qui ne veulent que ton bonheur.

Dédaigne-moi, qui ne suit rien, Ô étoile de splendeur !

Seule la plus méritante de toutes Doit être l’objet de ton choix, Et je bénirai l’élue Mille et mille fois.

Alors, je me réjouirai et pleurerai, Et je serai heureuse, heureuse ; Et si mon cœur doit se briser, Brise-toi, ô cœur, qu’importe !

Je ne puis le comprendre ni le croire

Je ne puis le comprendre ni le croire, Un rêve a dû me tromper ; Comment, parmi toutes, a-t-il pu me choisir, Moi, pauvre fille, et m’élever jusqu’à lui ?

Il me semble qu’il a dit :

« Je suis pour toujours à toi. » Il me semble – mais je rêve encore, Cela ne pourra jamais être.

Que je meure dans ce rêve, Bercée sur ta poitrine… Que je boive la mort heureuse

Dans les larmes d’une joie infinie !

Toi, bague que j’ai au doigt

Toi, bague que j’ai au doigt, Ma petite bague en or,

Je te presse dévotement sur mes lèvres

Et sur mon cœur.

J’étais arrivée au bout

Du beau rêve paisible de l’enfance, Je me trouvais seule, perdue, Dans un vide désolé, sans fin.

Alors, bague que j’ai au doigt, Tu m’as, la première,

Ouvert les yeux

Sur l’inépuisable valeur de la vie !

Je le servirai, vivrai pour lui,

Serai à lui tout entière,

Et, me donnant à lui, serai

Transfigurée par son rayonnement.

Toi, bague que j’ai au doigt,

Ma petite bague en or,

Je te presse dévotement sur mes lèvres

Et sur mon cœur.

Aidez-moi, ô sœurs amies

Aidez-moi, ô sœurs amies

À me bien parer

Servez-moi, aujourd’hui, dans mon bonheur.

Soigneusement, Ceignez mon front

De myrthe en fleurs.

Contente

Et le cœur joyeux, Je me blottissais dans les bras du bien-aimé, Mais lui,

Le cœur anxieux, Attendait impatiemment ce jour.

Aidez-moi mes sœurs, Aidez-moi à bannir

Cette angoisse absurde, Que je puisse l’accueillir

L’œil clair, Lui, source de toute joie ! Es-tu, mon bien-aimé, Venu à moi ?

Me donnes-tu, soleil, ton éclat ?

Avec dévotion

Avec humilité, Je m’incline devant mon maître. Répandez des fleurs, Ô sœurs, devant lui,

Apportez-lui des roses en bouton.

Mais vous, sœurs,

Je vous salue avec peine, Même si je quitte joyeusement votre compagnie.

Doux ami, tu me regardes

Doux ami, tu me regardes,

Surpris.

Tu ne peux comprendre

Pourquoi je pleure.

Laisse les inhabituelles

Perles de larmes

Trembler joyeusement

Dans mes yeux.

Mon cœur est si anxieux

Et pourtant si joyeux !

Que ne puis-je m’exprimer

Avec des mots !

Viens, pose ta tête

Sur mon sein,

Je vais te murmurer

À l’oreille toute ma joie.

Comprends-tu à présent

Les larmes que je verse ?

Ne devrais-tu pas les voir,

Mon bien-aimé ?

Reste sur mon cœur,

Sens-le battre,

Que je te serre fort,

Plus fort, contre moi !

À côté de mon lit,

Il y a place pour le berceau

Qui cachera mon tendre rêve.

Et quand, au matin,

Le rêve s’éveillera,

C’est ton image, du berceau, Qui me sourira.

Sur mon cœur, sur mon sein

Sur mon cœur, sur mon sein,

Toi, ma joie ! toi, ma félicité !

Le bonheur est l’amour, l’amour est le bonheur,

Je l’ai dit et je ne m’en dédis pas.

Je me croyais comblée,

Mais ne connais qu’aujourd’hui la vraie joie.

Seule celle qui soigne aime

L’enfant qu’elle nourrit,

Seule une mère sait

Ce qui s’appelle amour et bonheur. Oh, comme je plains l’homme Qui ne peut connaître les joies de la maternité !

Toi, mon cher, très cher ange, Tu me regardes et tu souris !

Sur mon cœur, sur mon sein, Toi, ma joie ! toi, ma félicité !

Pour la première fois tu m’as fait mal

Pour la première fois tu m’as fait mal, Très mal.

Tu dors, homme cruel et sans pitié, Du sommeil de la mort.

La délaissée regarde autour d’elle, Le monde est vide.

J’ai aimé et vécu,

Je ne suis plus vivante.

Je me retire en moi-même,

Le voile tombe.

Là, je t’ai encore, avec mon bonheur perdu,

Toi, mon univers !

Découvrez notre podcast

Monde sonore – Saison 2

ÉPISODE #1 BON, LES ENFANTS…

Un jour, un père annonce à ses enfants qu’ils vont aller voir Le Sacre du Printemps. Il voit venir que ses enfants vont être un peu dubitatifs, alors il enrobe son annonce en leur disant que c’est une des plus grandes pièces du XXe siècle et qu’elle a été composée par l’immense compositeur russe Igor Stravinsky en 1913. Ah ! Naïf qu’il est en croyant que cela va suffire à convaincre ses marmots ! À travers les discussions entre un père et ses enfants, on découvre les immenses bouleversements du XXe siècle, et on en vient à se questionner : comment   Le Sacre du Printemps nous questionne-t-il aujourd’hui ?

À retrouver sur locg.ch/explorer

Réalisé par Sassoun Arapian et produit par l'Orchestre de Chambre de Genève

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