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#1 Acacia, 09.09.2025, La Gazette du concert | l'Orchestre de Chambre de Genève

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LA GAZETTE DU CONCERT

09.09.25 – 20h

Victoria Hall

Raphaël Merlin direction

Elsa Dreisig soprano

L'édito de Nico

Quelle joie de rejoindre l’OCG, cet orchestre inventif, souple et aventureux, de travailler avec ses musiciennes et ses musiciens, au côté de Raphaël Merlin, le maestro, prêt, lui aussi, à emprunter tous les chemins, y compris de traverse !

Quelle joie d’y rencontrer une équipe engagée et enthousiaste qui « fait », au quotidien, la vie de l’OCG, et qui rend possible la rencontre de la musique, des artistes et d’une multitude de publics !

Quelle impatience également de rencontrer celles et ceux qui suivent l’OCG, à l’occasion des concerts et des nombreuses activités proposées !

Et quelle joie d’être si bien accueilli en Suisse (berceau familial, pas si lointain finalement !), au bord du Léman que je fréquente depuis ma jeunesse, et de découvrir plus profondément Genève dans les semaines à venir !

– Nicolas Bucher

Nouveau Directeur général de l’OCG

AUJOURD’HUI, NOUS FÊTONS SAINT PIERRE CLAVER

Le hors-scène de MerlinRaphaël

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3 concerts ou 6 concerts

Quelle est la première œuvre musicale que vous avez vraiment écoutée ?

In utero, j’ai probablement écouté très attentivement la Symphonie des Psaumes de Stravinski et le Te Deum de Berlioz, que ma mère chantait au sein d’un chœur amateur.

Ex utero vers les 9-10 ans, l’Allegretto de la 7e Symphonie de Beethoven entendu et chanté en cours de solfège : j’ai trouvé le vinyle dans la discothèque familiale en rentrant, que j’ai écouté en boucle pour le restituer de mémoire.

Quelle est la promenade que vous pourriez faire tous les jours ?

Le tour du lac Servières, dans le Massif central. Une œuvre qui vous représente ?

Hermann Hesse : Narcisse et Goldmund

Quel serait le conseil que vous vous donneriez à vous-même ?

Gratitude et créativité.

Penser puis parler. Réfléchir puis agir. Accepter.

– Sudoku Musical ! –
© Sébastien Moritz

LE PROGRAMME

Franz Schubert

Ouverture d’Alfonso et Estrella D. 732

Symphonie n°4 en do mineur « Tragique » D. 417

VIOLONS I

Girolamo Bottiglieri, solo

Melik Kaptan, co-solo

Piotr Kawecki

Noémie Nénert-Fourmeau

Catherine Plattner

Pascale Servranckx-Delporte

Anaïs Soucaille

Tiffany Tan

VIOLONS II

Marc Liardon, solo

François James, co-solo

Cécile Carrière

Antoine Guillier

Lucas Monerri

Emilie Weibel

ALTOS

Elise Vaschalde, solo

Mathilda Piwkowski, co-solo

Marie-Barbara Berlaud

Robin Lemmel

Tobias Noss

Mariam Ruetschi

VIOLONCELLES

Pascal Michel, solo

Dan Sloutskovski, co-solo

Coralie Devars

Delphine Gosseries

Scott Lefevre

Francisca Parente

CONTREBASSES

Irene Sanz Centeno, solo

Nicolas Musset, co-solo

Claudio Gomes

FLÛTES

Catherine Stutz, solo

Eliane Williner, co-solo

Bastien Ferraris

Emilie Jacquelin

Richard Strauss

Vier letzte Lieder pour soprano et orchestre

Frühling

September

Schlafengehen

Abendrot

HAUTBOIS

Gilles Vanssons, solo

Camille André

Patrick Marguerat

CLARINETTES

Cindy Lin, solo

Eric Voelki

Benoît Trapezaroff

BASSONS

Ludovic Thirvaudey, solo

Marco Medina

Carlos Bertao

CORS

Matthieu Siegrist, solo

Maxime Tomba

Pierre Burnet

Pierre Vericel

Percussions

TROMPETTES

Gabriel Quintero, solo

Ivo Panetta

Giuseppe Ferlita

TROMBONES

Francesco D'Urso, solo

Alexandre Mastrangelo, co-solo

Ian Veronese

TUBA

Nicolas Salmon

TIMBALES

Sébastien Cordier

HARPE

Domenica Musumeci

CÉLESTA

Saya Hashino

Le pitch du maestro

Au crépuscule de sa vie, Richard Strauss signe en 1948, avec les Quatre derniers lieder, ce qui est considéré comme le testament de la musique tonale, et en cela un sommet absolu du post-romantisme. L’OCG accueille Elsa Dreisig, soprano propulsée au premier plan international par une impeccable maîtrise et une élégance toute naturelle.

Schubert, dans son emblématique Symphonie n°4, vitalise les premières années du romantisme viennois.

Parmi les différentes facettes de Schubert, on retient peu celle qui annoncerait Mendelssohn : follet et fulgurant, insaisissable, il est encore tout grisé de son invention harmonique lorsqu’il livre la Symphonie « Tragique ». C’est une œuvre-ancêtre, à laquelle le tout dernier Strauss des Quatre derniers lieder répond majestueusement, comme dans le miroir mystique d’un siècle européen, géant, ravagé.

— Raphaël Merlin

Directeur artistique et musical de l’OCG

« C'est le sang moderne qui coule dans mes veines et qui doit également couler dans mon chant. »
— Elsa Dreisig

Un 31 janvier sur la terre

• Naissance de Franz Schubert (1797)

• Abolition de l’esclavage aux Etats-Unis (1865)

locg.clocg.ch

• Naissance de John Galsworthy, prix Nobel de littérature (1933)

Abonne Saison-vous 25Ð2

• Lancement du 1er satellite américain Explorer 1 (1958)

• Inauguration du Centre Pompidou (1977)

• Indépendance de Nauru, plus petite république du monde (1968)

• Ham le chimpanzé est envoyé dans l’espace par les Américains (1961)

• Le Royaume-Uni quitte l’Union européenne (2000)

• Les « Marcelle » sont fêtées

Ce qu’il s’est passé un 11 juin

• Désignation du « Comité des cinq » (Thomas Jefferson, John Adams, Benjamin Franklin, Roger Sherman et Robert R. Livingston) pour rédiger une déclaration d’indépendance (1776)

• Naissance de Richard Strauss (1864)

• Sortie du film E.T. (1982)

• L’équipe de France de foot est éliminée de la Coupe du Monde dès le 1er tour (2002)

• Journée internationale du Lynx (depuis 2018)

L’instant chrono

Ouverture d’Alfonso et Estrella D. 732 de Franz Schubert (1797-1828)

Il s’agit de l’ouverture d’un opéra complet en trois actes, composé par Schubert sur un livret de son ami Franz von Schober.

Année de composition

1821-1822

Schubert a moins de 25 ans.

Symphonien°4endo mineur«Tragique»D. 417 de Franz Schubert (1797-1828)

Schubert a lui-même nommé sa symphonie « tragique ». C’est sa seule symphonie (achevée) dans une tonalité mineure.

Année de composition  1816

Schubert a 19 ans, il tente d’obtenir un poste de professeur de musique, mais doit se contenter de son travail dans l’école de son père enseignant.

Dirigé par Franz Liszt. Année

Œuvres contemporaines

• 1821 Première publication de Erlkönig, chez l’éditeur Diabelli, auquel Beethoven dédie ses fameuses variations, composées à la même époque (1819-1823).

• 1822-24 Symphonie inachevée de Schubert, commencée et abandonnée.

• 1822-24 Composition de la 9e Symphonie de Beethoven.

Évènements contemporains

• Mort de Napoléon Bonaparte

• Indépendance du Mexique avec la proclamation du Plan d’Iguala

• Eruption du volcan Eyjafjöll en Islande

• Pouchkine écrit son récit en vers Le Prisonnier du Caucase

• Naissance de Charles Baudelaire

Œuvres contemporaines

• 1815-16 An die Ferne Geliebte de Beethoven

• 1816 Création du Barbier de Séville de Rossini

• 1817 La Jeune Fille et la Mort et La Truite de Schubert

• 1817 La Pie voleuse et L’Armida de Rossini

Évènements contemporains

• 1814-15 Le Congrès de Vienne redessine les frontières de l’Europe au sortir des Guerres napoléoniennes

• 1816 « L’année sans été ». À la suite d’une éruption volcanique en Indonésie, l’Europe vit une saison estivale presque sans soleil. C’est l’année où Lord Byron, et Mary Shelley, séjournant au bord du Léman se lancent des défis poétiques desquels naîtront Darkness (Lord Byron) et Frankenstein (Mary Shelley)

• 1817 Fondation du Conservatoire de Vienne

Vier letzte Lieder de Richard Strauss (1864-1949)

• Frühling (« Printemps »), poème de Herman Hesse

• September (« Septembre »), poème de Herman Hesse

• Beim Schlafengehen (« L’heure du sommeil »), poème de Herman Hesse

• Im Abendrot (« Au crépuscule »), poème de Joseph von Eichendorff

Œuvres contemporaines

• 1947 Sonate pour piano n°1  d’André Jolivet

• 1947 Symphonie n°4 d’Arthur Honegger

• 1949 Quatuor à cordes n°4 de Dimitri Chostakovitch

Évènements contemporains

• L’Assemblée générale des Nations Unies adopte la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide

• Guerre israélo-arabe de 1948

• Exode palestinien de 1948, dit Nakba

• Assassinat de Mahatma Ghandi

« Je ne suis peut-être pas un compositeur de premier plan. Mais je suis au premier rang du second plan. »

– Richard Strauss

Franz Schubert © Hadi Karimi

Recette –

LA CHANDELEUR EN LIBERTÉ : CANTADO DE RAPHAËL MERLIN

Une montagne de farine, sarrasin bienvenu : con moto

Un cratère au jugé : giusto

Des œufs selon l'inspiration : moderato

Eau et lait en confiance, les grumeaux sont le piment de l'existence : quasi cadenza

Pincée de sel et d'amour : lusinghiero

Cuisson en joie, la première toujours ratée : risoluto

Crêpes sauteuses : giocoso

Garnitures : ad libitum

Famille nombreuse, famille heureuse : teneramente

Ingrédients

A. 250 G DE FARINE DE BLÉ (T55)

B. 4 ŒUFS FRAIS BIO

C. 450 ML DE LAIT À PEINE TIÈDE

D. 2 CUILLÈRES À SOUPE DE FLEUR D’ORANGER OU ½ VERRE DE BIÈRE BLONDE

E. 1 CUILLÈRE À SOUPE D’EXTRAIT DE VANILLE

F. 2 CUILLÈRES À SOUPE DE SUCRE

G. 1 PINCÉE DE SEL

H. 50 G DE BEURRE FONDU

Préparation

1. Faire fondre le beurre au micro-ondes, faire légèrement chauffer le lait qui doit être à peine tiède

2. Mélanger la farine tamisée, le sucre, le sel dans un grand bol. Vous pouvez remplacer 50g de farine par la fécule de maïs pour plus de légèreté

3. Ajouter les œufs, le beurre fondu, puis progressivement le lait, puis battre avec un fouet

4. Ajouter la bière ou la fleur d’oranger, la vanille et laisser reposer 30 minutes avant d'attaquer la cuisson

5. Faire chauffer une noix de beurre dans la poêle et disposer une louche de pâte

6. Faire cuire les crêpes de chaque côté, qu'elles soient bien dorées

7. Au fur et à mesure, réserver dans une assiette en couvrant avec une feuille de papier aluminium pour les garder chaudes et moelleuse. Vous devriez obtenir entre 15 et 20 crêpes avec une poêle de 20cm de diamètre

Dans les coulisses de Girolamo Bottiglieri

S’attaquer à Strauss, ça fait quoi ?

C’est l’exaucement d’un rêve de jeunesse : je garde un souvenir enchanté du Don Juan joué par l’orchestre du Schleswig Holstein sous la baguette de Sir Georg Solti, dans une série d’émissions (des leçons-concerts) d’une profonde beauté.

Parle-nous du dialogue entre violon solo et voix, et en particulier ce soir avec Elsa Dreisig.

La voix humaine – la beauté du timbre, le naturel du phrasé, la palette des dynamiques, les nuances des articulations… la proximité du cœur ! - est par définition le modèle ultime pour tout instrument : avoir à dialoguer avec une artiste telle qu’Elsa est à la fois un privilège rare, un défi de taille exceptionnel et une promesse de joie absolue.

Quel·le soliste avec lequel/laquelle tu as joué t’a subjugué ?

Ces dernières années nous avons eu la chance d’accompagner des solistes d’une qualité époustouflante : je retiens (attention, la liste n’est pas exhaustive, du tout !) Amaury Coeytaux*, Nemanja Radulovic, Vilde Frang, éblouissante de grâce et maîtrise virtuose, Nicolas Altstaedt, violoncelle au jeu somptueux…

Que fais-tu avant de rentrer sur scène ?

Je n’ai pas vraiment de rituels à proprement parler : j’aime me recueillir un petit moment, prendre le temps de situer l’événement qui va se produire dans son contexte pour en avoir une pleine conscience, parcourir mentalement en vitesse les pièces qui seront exécutées, et… me rappeler que j’ai choisi cette vie, ardue et parfois ingrate, pour avoir du plaisir et le privilège de côtoyer quotidiennement le Sublime ; enfin, j’adresse une pensée émue et reconnaissante à toutes les personnes qui m’ont permis de faire de la musique mon métier.

*Ce n’était pas dans le cadre de l’OCG : c’est grave, docteur ?

© François de Maleissye

Le hors-scène de Nicolas Bucher

L’œuvre, musicale, littéraire ou autre que vous auriez aimé composer ou écrire ?

La Passion selon Saint-Jean de Bach.

Un·e musicien·ne qui a été une pierre angulaire de votre vie de musicien et pourquoi ?

Jean Boyer, mon maître, avec lequel j’ai quasiment débuté l’orgue puis achevé mes études supérieures. Une intégrité permanente vis-à-vis de la musique, un sens de

l’architecture mais également du feu ! Et de l’élégance, quelle élégance !

Quelle est la première œuvre musicale que vous avez vraiment écoutée ?

D’après les souvenirs familiaux, c’est Sur un marché persan de Ketèlbey. Mon instituteur l’avait passé en classe lorsque j’avais 7 ans, j’avais eu le coup de foudre et j’avais insisté auprès de mon père pour qu’on achète le disque.

Un livre que vous aimeriez lire à haute voix ?

Description d’Olonne de Jean-Christophe Bailly, dont j’admire l’esprit et la langue.

Quelle est la promenade que vous pourriez faire tous les jours ?

Marcher au bord du Léman (et ça va devenir une réalité !)

Quel serait le conseil que vous donneriez à vous-même ?

Débranche !

Quel lieu est-il le plus propice à éveiller votre imaginaire ?

Regarder l’eau qui coule peut me plonger dans une véritable rêverie, donc au bord d’un fleuve, d’une rivière ou d’un ruisseau.

La saison 25-26 d’Elsa Dreisig

La saison 2025-26 d'Elsa promet une gamme variée d'engagements passionnants dans le domaine de l'opéra et des récitals. Elle débutera la saison en incarnant le rôle de Fiordiligi dans une nouvelle production de Così fan tutte de Mozart au Teatro alla Scala de Milan, un rôle qu'elle interprétera également au Wiener Staatsoper plus tard dans la saison.

Parmi les moments forts de l'opéra, citons ses interprétations de Pamina dans Die Zauberflöte de Mozart avec le Deutsche Staatsoper en décembre 2025, son interprétation du rôle-titre dans Louise de Charpentier à l'Opéra de Lyon au début de l'année 2026, et Mimi dans La Bohème de Puccini au Teatro di San Carlo de Naples au printemps 2026.

En plus de ses apparitions sur scène, Elsa a un programme de récitals très chargé, avec des représentations prévues à Taïwan, au Wigmore Hall de Londres et au Grand Théâtre de Genève. De plus, elle présentera une nouvelle production de Frauenliebe und Leben en collaboration avec Joseph Middleton à l'Opéra national de Hambourg. Elsa se nourrit de sa participation à ce qu'elle considère comme des événements exceptionnels, même s'ils comportent certains

risques. En 2017, elle a accepté au pied levé de chanter La Création de Haydn avec l'Orchestre philharmonique de Berlin sous la direction de Simon Rattle.

La saison dernière, après avoir donné des concerts avec deux orchestres différents à Copenhague, l'Opéra national de Berlin l'a appelée pour qu'elle interprète le rôle de Pamina quelques heures plus tard. En 2023, elle a remplacé au pied levé « Manon » à l'Opéra national de Vienne, faisant ainsi ses débuts dans cette maison, qui ont été suivis par ses débuts à La Scala de Milan dans le rôle de la Comtesse dans Le Nozze di Figaro.

— Alice Stacpoole, juillet 2025

© Pascal Le Mée
© Simon Fowler

Découvrez notre podcast

Monde sonore – Saison 2

ÉPISODE #1

BON, LES ENFANTS…

Où l’on suit l’histoire d’un père qui tente de convaincre ses deux enfants d’aller écouter le Sacre du Printemps

À retrouver sur locg.ch/explorer

Réalisé par Sassoun Arapian, produit par l'Orchestre de Chambre de Genève

« On se fixe souvent des limites avant même qu'elles n'existent. »

– Elsa Dreisig

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Babar et les arbres

Avec l’humoriste Mamari et le comédien Lionel Brady

SA 20 SEPT 2025 — À 11h et 16H

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Chorégraphie de

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MA 7 OCT 2025 — 20H

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Baobab

Sayaka Shoji

JE 30 OCT 2025 — 20H

Bâtiment des Forces Motrices/BFM

Marathon Schumann

DI 16 NOV 2025 — DÈS 10H

Restaurant Le Lyrique

Mercredi à taper #1

Ca va faire bim !

ME 19 NOV 2025 — 15H

DÈS 5 ANS / DURÉE : 2H

Les 6 Toits

© Maarten Van den Abeele

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