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L'autonomie des IA double tous les 4 mois pendant que la décision publique penseencoreenannées
AuMaroc,commeailleurs, une partie du débat politique sur l’intelligence artificielleresteensurface.
On parle d’innovation, de start-up, de formation, de digitalisation des services publics, parfois de souveraineté numérique Tout cela compte, bien sûr Mais cela ne touche pas encorelecœurdusujet Car ce que beaucoup de responsables n’ont pas compris, c’est que l’IA n’est plus simplement une technologie nouvelle à intégrer dans l’économie. Elle est en train de devenir une puissance autonome d’exécution, de production et bientôt de conception, avec un rythme d’évolution qui n’a plus grand-chose à voir avec le temps administratif, parlementaire ou gouvernemental Le signal le plus important du texte est là : les capacités d’autonomiedecertainesIA progressent non pas de manière linéaire, mais exponentielle,
avecundoublementqui
s’est accéléré jusqu’à environ tous les quatre mois
C’est ce point que la culture politique classique saisit mal Le raisonnement humain, surtout institutionnel, pense souvent par continuité : un peu plus cette année, un peu mieuxl’anprochain,puis une réforme, puis un ajustement, puis une loi. Or l’IA ne suit plus ce rythme rassurant. Le mécanisme du doublement change tout.
Quand une machine passe de quelques secondesd’autonomieà quelques minutes, le phénomène semble encore gérable Quand elle passe de quelques minutes à une heure, beaucoup y voient un simple progrès Mais quand cette logique se poursuit,onn’ajoutepas seulementduconfortou delavitesse:onchange denature
UneIAcapabled’agirde façon fiable pendant plusieurs heures sur une tâche complexe cesse d’être un assistant ponctuel. Elle devient un quasi-collaborateur. Puis, à mesure que ce temps s’allonge encore, elledevientunagent.
C’est-à-direuneentitécapablenonseulementderépondre,mais d’enchaîner des actions, de tester, de corriger, de recommencer, d’avancerseule
Leplusironique,aufond,estqueleretardpolitiquesenourritd’une illusion démocratique Beaucoup d’élus et de responsables publics testent des outils grand public, parfois gratuits, parfois limités, et en concluent que l’IA reste impressionnante mais encore imparfaite, encore brouillonne, encore dépendante de l’humain Ilyalieudesoulignerjustementqu’unepartinfimedes utilisateurs accède réellement aux capacités les plus avancées Celaveutdirequelaperceptioncollectivereposesouventsurune versionaffaibliedelaréalitétechnologique.
Pendant ce temps, dans les laboratoires, les grandes entreprises etcertainscentresdedécision,levraimatchsejoueailleurs.Ilse joue dans la capacité à disposer des meilleurs modèles, des meilleures puces, des meilleurs ensembles de données, des meilleurs chercheurs, des meilleures boucles d’itération. Et donc, derrière le débat apparent sur la souveraineté numérique, une autre question surgit. La souveraineté ne se résume plus à posséder un data center, un cloud local, une réglementation ou unecapacitédestockage Ellesedéplaceversceluiquicontrôle les systèmes capables d’apprendre, d’agir, de concevoir et d’accélérerleurpropreamélioration
AlerteR&D:IApeutécrireducodepourunefutureIA
Pour bien comprendre, il faut sortir de l’image trompeuse du chatbot Beaucoupdedécideurs,etmêmebeaucoupdecitoyens, voientencorel’IAsouslaformed’uneconversationàl’écran:

unequestion,uneréponse,un résumé, une image, un texte. Mais cette interface n’est qu’une vitrine. Le vrai basculement commence quand le modèle est relié à des outils, à des bases de données, à des environnements d’exécution, à des logiciels métiers, à des systèmes de contrôle, à des flux d’information À ce moment-là, l’IA ne se contente plus de produire du langage ; elle entre dans la chaînedufaire Etc’estlàque la politique marocaine, comme beaucoup d’autres, risquederegarderlemauvais sujet Elle croit souvent parler d’usages En réalité, elle devrait déjà parler d’architecture du pouvoir et desouvraintéhumaine
Le Maroc a pourtant de bonnesraisonsdeprendrece virage au sérieux Non pas dans la panique, ni dans la fascination, mais dans la lucidité. Nous sommes un paysoùl’Étatrestecentral,où l’administration structure encore une grande partie de la vie économique et sociale, où la modernisation est un impératif, mais aussi un terraindefragilité.Dansuntel contexte, l’IA ne sera pas seulement un levier de compétitivité pour quelques entreprises innovantes Elle peut devenir un facteur de reconfigurationsilencieusedu travail qualifié, de la relation au savoir, de la hiérarchie dans les organisations, de la capacitéd’arbitrageetmême du rapport entre citoyens, expertsetdécideurs
Prenons un exemple simple Tant qu’une IA aide un journaliste, un cadre, un avocat, un consultant ou un développeur à aller plus vite, on peut encore parler d’outil Mais lorsqu’elle devient capable d’assumer seule une séquencelonguedetravail,
de produire une première version exploitable, de vérifier des incohérences, de proposerdescorrections,d’itérersansfatigue,alorsellecommenceàdéplacerle centre de gravité de la compétence. Le texte l’explique clairement : plus l’autonomieseprolonge,plusons’éloignedugadgetpourentrerdansleterritoire ducollègueartificiel,puisdel’agentautonome. Etcen’estpastout.Lesecondpoint,encoreplusdécisif,concernelarechercheet développement. Le grand public imagine encore que les nouveaux modèles d’IA sont conçus exclusivement par des ingénieurs humains, dans un schéma classique : l’homme invente, la machine exécute. Or nous sommes déjà entrés dans une zone plus troublante. La réalité rappelle qu’une IA de plus en plus performantecontribueàcréerlagénérationsuivante
Autrement dit, l’outil entre dans la fabrication de son propre successeur Cette boucled’auto-accélérationestprobablementl’undesfaitslesplusimportantsde notreépoque
Quesignifieconcrètementcetteboucle?D’abord,qu’uneIApeutaideràécrire ducodepourunefutureIA.
Ensuite,qu’ellepeuttesterplusviteungrandnombredevariantes Puisqu’ellepeut détecter des erreurs, suggérer des optimisations, accélérer l’entraînement, améliorerlesinterfaces,mieuxdocumenterlesrésultats,assisterleséquipesdans l’analysedesperformances Àchaqueétape,letempsgagnén’estpasseulement ungaindeproductivité;c’estungaindevitesseévolutive Etsicettevitesseellemême alimente le cycle suivant, alors nous ne sommes plus dans l’innovation ordinaire Nous sommes dans une spirale où la machine participe à son propre perfectionnement
C’esticiquelespolitiquesmarocainsdevraients’arrêteruninstantetregarderla réalitéenface.
Le sujet n’est plus seulement : “Comment former nos jeunes à l’IA ?” ni même : “Commentattirerdesinvestissementsdansl’IA?”Cesquestionssontnécessaires, maisinsuffisantes.
La vraie question devient : que vaut une stratégie publique classique quand la technologie qu’elle prétend accompagner change de niveau plusieurs fois pendantladuréedepréparationd’uneseuleréforme?Uneadministrationquimet

Leplusironique,aufond,estqueleretardpolitiquese nourritd’uneillusiondémocratique.Beaucoupd’éluset deresponsablespublicstestentdesoutilsgrandpublic, parfoisgratuits,parfoislimités,etenconcluentquel’IA reste impressionnante mais encore imparfaite, encore brouillonne,encoredépendantedel’humain.Ilyalieu de souligner justement qu’une part infime des utilisateurs accède réellement aux capacités les plus avancées. Cela veut dire que la perception collective repose souvent sur une version affaiblie de la réalité technologique
Pendant ce temps, dans les laboratoires, les grandes entreprises et certains centres de décision, le vrai match se joue ailleurs Il se joue dans la capacité à disposer des meilleurs modèles, des meilleures puces, des meilleurs ensembles de données, des meilleurs chercheurs,desmeilleuresbouclesd’itération Etdonc, derrière le débat apparent sur la souveraineté numérique, une autre question surgit La souveraineté neserésumeplusàposséderundatacenter,uncloud local, une réglementation ou une capacité de stockage Elle se déplace vers celui qui contrôle les systèmescapablesd’apprendre,d’agir,deconcevoiret d’accélérerleurpropreamélioration
Rupturephilosophiqueetpolitiquemajeure.
Au Maroc, cela devrait nous obliger à élargir notre définitionstratégiquedelasouveraineté.Jusqu’ici,nous la pensions surtout entre États : dépendance ou indépendance, puissance nationale ou domination étrangère,autonomietechnologiqueouimportationde solutions. Demain, et peut-être déjà aujourd’hui, cette lecture sera trop étroite. Car le rapport de force ne se joueplusseulemententreRabat,Washington,Pékinou Bruxelles, ni même entre États et géants privés. Il commence à se jouer aussi entre deux formes d’intelligence : l’intelligence biologique, lente, fatigable, incarnée,humaine;etl’intelligenceartificielle,itérative, scalable,continue,partiellementautonome
C’est là, sans doute, que se trouve la rupture philosophique et politique majeure Nous avons longtempscruquelaquestiondelasouverainetéétait: qui commande les machines ? Mais la question qui arrive est plus dérangeante : à partir de quel seuil les machines commencent-elles à restructurer les conditions mêmes dans lesquelles l’humain décide, travaille, arbitre et gouverne ? Tant que l’IA restait un outil,lasouverainetéconsistaitàengarderlecontrôle
Mais si l’IA devient un agent, puis un producteur d’architectures, puis une aide à la conception des modèles suivants, alors la souveraineté change de nature Ellenesemesureplusseulementenfrontières, enloisoueninfrastructures Ellesemesureencapacité humaine à ne pas être déclassée dans la production dujugement
Voilàcequelespolitiquesn’ontpasencorepleinement compris. L’IA avance en mois. La politique répond en mandats. Et le Maroc, s’il veut rester acteur plutôt que simpleterraind’application,devrapenserplusvite,plus profondémentetplusstratégiquement.Nonpourcéder àlapeur.Maispouréviterdedécouvrirtroptardquela nouvelle ligne de fracture du monde ne passe plus seulement entre nations riches et nations pauvres, ni entrepublicetprivé,maisentrel’intelligencebiologique qui hésite encore et les systèmes artificiels qui, eux, n’attendentplus
Lanouvellesouveraineténeserapasseulementcelle des États entre eux ou face aux groupes privés. Elle seraaussi,deplusenplus,celledel’humainfaceàce qu’ilacréé.
Etpourtant,lemondeadéjàvécusouslerégimed’un doublementsilencieux.
Pendantdesdécennies,laloideMoorenousahabitués àuneidéesimpleetpresquerassurante:touslesdeux ans environ, la puissance de calcul augmentait, les transistors se multipliaient, les machines devenaient plus rapides et moins coûteuses Nous avons bâti une partiedelamoderniténumériquesurcetteprogression régulière,presquedevenuenaturelle Maiscequenous voyons aujourd’hui avec l’intelligence artificielle est d’une autre nature Hier, le doublement concernait la capacité des puces. Aujourd’hui, il touche de plus en plusl’autonomiedessystèmes,leuraptitudeàtravailler seuls, à concevoir, à corriger, à accélérer la génération suivante. Autrement dit, nous ne sommes plus seulement face à une hausse de puissance. Nous sommesfaceàunemontéeencapacitéd’agir.Etc’est làquecommencelavraierupture.CarsilaloideMoore achangénosmachines ledoublementdel’autonomie

LEKIOSQUE2.0 LEKIOSQUE2.0 DEL’ODJMÉDIA DEL’ODJMÉDIA

Pressplusestlekiosque100%digital&augmenté deL’ODJMédia,groupedepresseArrissalaSA magazines,hebdomadaires"idiens…
Laconfiancedesménagesmarocainsprogresse au début de 2026 selon le HCP, mais cette amélioration du moral reste freinée par des perceptions toujours négatives sur les prix et le pouvoird’achat.
Une amélioration du moral, mais un équilibre encorefragile
Début 2026, les ménages marocains semblent souffler un peu… sans vraiment relâcher la pression.
Selon les dernières données du HautCommissariatauPlan(HCP),l’IndicedeConfiance des Ménages grimpe à 64,4 points au premier trimestre 2026, contre 57,6 points le trimestre précédentet46,6pointsunanplustôt
Sur le papier, la tendance est claire : le moral remonte Lesanticipationssontmoinspessimistes, l’environnement économique est perçu comme un peu moins sombre, et certains indicateurs passentmêmedurougeàunezoneplus“neutre”.
Maisdanslaviequotidienne,leressentiresteplus nuancé.
Dans les discussions de quartier, au marché ou dans les transports, un constat revient souvent : “çavaunpeumieux maistoutrestecher”
Niveau de vie et chômage : des inquiétudes toujoursbienprésentes
Derrière la hausse de l’indice global, les perceptions du quotidien racontent une autre histoire
Une large majorité des ménages, environ 75 %, estimequesonniveaudevies’estdégradésurles douzederniersmois.
Même si ce chiffre est légèrement meilleur qu’avant, il reste très élevé. Peu de foyers parlent d’amélioration réelle, et une grande partie continue de ressentir une pression sur les dépensesdumois
Pour les mois à venir, le ton est un peu moins alarmiste,maispastotalementrassurant Unepart importante des ménages anticipe encore une dégradation du niveau de vie, même si la tendanceestmoinspessimistequ’auparavant
Côtéemploi,mêmeconstatendemi-teinte Lesinquiétudes surlechômagereculentlégèrement,maisrestentprésentes Plus de la moitié des ménages pensent que le chômage pourrait augmenter, ce qui montre que la confiance reste fragilemalgrél’améliorationglobaledesindicateurs
Pouvoird’achatsoustension:carburantsetalimentation aucentredespréoccupations
Si un sujet cristallise toutes les inquiétudes, c’est bien celui desprix.
Lesproduitsalimentairesrestentaucœurdestensions.Plus de 90 % des ménages estiment que les prix ont augmenté récemment
Et pour les prochains mois, une large majorité s’attend encoreàunehaussecontinue Danslesfaits,celasetraduit par une sensation de “panier de courses qui ne cesse de grimper”,souventévoquéedanslesfoyers
Autre point sensible : les carburants Les récentes hausses continuent d’alimenter le débat public, avec des effets directs sur le transport, la logistique et donc, indirectement, surlesprixfinaux.
Une pression ressentie par les consommateurs, qui ont parfois le sentiment de subir des hausses successives sans véritableamortisseur.

Desfinancespersonnellesunpeuplusstables,maisl’épargnerestedifficile
Sur le plan individuel, les ménages affichent un léger mieux Près de 60 % estiment couvrir leurs dépenses avec leurs revenus Mais une part importante continue de puiser dans l’épargne ou de s’endetterpourtenirlemois
Bonnenouvelletoutefois:lesperspectivesfinancièress’améliorentlégèrement Certainsménagesse disentunpeuplusconfiantspourlesmoisàvenir,etlesoldedevientmêmepositifsurlesanticipations financières.
Maisunpointbloquetoujours:l’épargne.Trèspeudefoyerspensentpouvoirmettredel’argentdecôté dansunfuturproche.
Leréflexed’épargnerestedonclimité,preuvequelamargedemanœuvrerestefaiblepourbeaucoup defamilles.

Uneconfianceenhausse…maisunevigilancetoujoursdemise
Aufinal,2026démarresurunparadoxebienmarocain:desindicateursdeconfiancequiremontent, maisunquotidienencoresouspression
Entreaméliorationdumoraletcoûtdelavieélevé,lesménagesavancentavecprudence Uneforme dereprisedeconfiance,oui maissansillusionsurlaréalitédesprix
Et dans les prochaines enquêtes du HCP, tout l’enjeu sera de voir si cette amélioration du moral se transforme,ounon,envéritablesoulagementdanslesfoyers.
Il y a des pertes qui valent davantage qu’un long discours.
Celleannoncéeparlefondssouverainnorvégienenest une Au premier trimestre 2026, le plus grand fonds souverainaumondeaenregistréunepertecomptable de 636 milliards de couronnes norvégiennes, soit environ 68,4 milliards de dollars, avec un rendement négatif de 1,9 % À lui seul, ce chiffre dit beaucoup de l’état réel de l’économie mondiale : la crise n’est plus une hypothèse, elle est devenue une ligne dans les comptesdespluspuissantsinvestisseursdelaplanète.
Le fonds, géré par Norges Bank Investment Management, n’est pas un acteur marginal. Avec une valeur proche de 20.000 milliards de couronnes à fin mars2026,ilconstitueunesortedethermomètregéant de la mondialisation financière. Sa particularité est d’être exposé à l’ensemble des grands marchés internationaux, avec une forte présence aux États-Unis Quanduntelportefeuilletousse,cen’estpasseulement Oslo qui s’enrhume : c’est Wall Street, la technologie américaine, les marchés obligataires, les devises et les tensionsgéopolitiquesquiapparaissentdanslemême miroir
La guerre au Moyen-Orient a pesé lourdement sur les marchés boursiers mondiaux, notamment sur les grandes valeurs technologiques américaines Or, ces dernièresavaientlongtempsjouélerôledelocomotive quasi magique des portefeuilles internationaux Le premier trimestre rappelle une évidence oubliée : la technologien’abolitpaslerisquegéopolitique Ellepeut même l’amplifier lorsque les valorisations sont élevées, les chaînes d’approvisionnement fragiles et les investisseurs concentrés sur quelques géants cotés Reuters relève que la baisse du S&P 500 sur la période s’inscritdanscecontextedechocliéauconflit
La « preuve par 9 » tient ici en trois chiffres : -1,9 % de rendement, 636 milliards de couronnes de perte comptable,646milliardsdecouronnesd’effetnégatiflié àl’appréciationdelacouronnenorvégienne.Autrement dit,lacrisen’estpasseulementboursière.Elleestaussi monétaire. Elle rappelle que dans une économie globalisée, un fonds peut perdre à la fois par la baisse desactifsetparlesmouvementsdechange.
Ilfautpourtantéviterlalecturecatastrophiste.Lefondsa légèrement surperformé son indice de référence de 0,01 point de pourcentage, signe que sa gestion n’a pas décroché du marché. Et les données disponibles indiquent que le rebond d’avril a déjà compensé une partiedespertesdupremiertrimestre,notammentaprès l’annonced’uncessez-le-feu
Mais le message demeure brutal : même les institutions les plus solides ne vivent plus à l’abri des secousses géopolitiques La finance mondiale découvre une fois encore que la stabilité n’est pas un acquis, mais une parenthèse Et lorsque le fonds norvégien perd 68 milliardsdedollarsentroismois,cen’estpasseulement unemauvaiseperformance:c’estunealerterougesurla fragilitédumomentéconomiquemondial

Le Maroc et l’Espagne ont engagé une opération de contrôle technique de leur interconnexion électrique sous-marine, un axe clé reliant les deux rives du détroitdeGibraltar.
Uneopérationtechniquesur une infrastructure stratégique
L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et le gestionnaire espagnol Red Eléctrica ont lancé une procédure internationale pour inspecter les câbles sous-marins reliant le nord du Maroc à la région de Tarifa
L’intervention porte sur les deux interconnexions existantes, installées à des profondeurs dépassant 600 mètres Elle comprend un examen visuel et structurel, danslecadred’unprocessus en deux étapes, avec sélection de l’offre présentant les meilleures garantiestechniques.
Pilotée depuis Tanger, cette opération s’inscrit dans les protocoles réguliers de maintenance d’une infrastructure jugée essentielle pour la stabilité des échanges électriques entrelesdeuxpays.
Unlienénergétiquecléentre deuxcontinents
Miseenplaceàlasuited’un accord conclu en 1993 et entréeenserviceàlafindes années 1990, cette interconnexion constitue une liaison directe entre les réseaux marocain et espagnol
Depuis plus de trois décennies, elle joue un rôle structurant dans les flux d’électricitéentreleMarocet l’Europeoccidentale
Sasupervisionrégulièrerépondàdesexigencesdesécuritéd’approvisionnementetde stabilitéduréseau,dansuncontextedemontéedeséchangestransfrontaliers À ce stade, l’opération engagée ne prévoit pas de nouvelles capacités, mais vise à fiabiliserlesinstallationsexistantes
Uncontexteénergétiqueenpleinerecomposition
Cette initiative intervient alors que les interconnexions électriques gagnent en importanceenEurope,dansuncontextedediversificationdessourcesd’énergie.
Parallèlement, le Maroc explore avec la France un projet de câble sous-marin direct, connu sous le nom de Qantara Med, qui permettrait un accès au marché européen sans transit par l’Espagne. De son côté, Madrid poursuit ses propres projets dans le détroit,notammentleraccordemententreCeutaetlapéninsuleibérique.
Dans ce paysage en mutation, l’interconnexion actuelle conserve un rôle central. Elle constitueuncanalclépourl’exportationd’électricité,notammentdansuncontextede montéeenpuissancedesénergiesrenouvelablesmarocaines,enparticulierlesolaire etl’éolien
Unaxeàsécuriserdansladurée
Àcourtterme,l’inspectionviseàsécuriserunactifstratégiquepourlesdeuxpays Àplus long terme, elle s’inscrit dans une dynamique plus large de repositionnement énergétique, où le Maroc pourrait renforcer son rôle dans les flux d’électricité vers l’Europe

Latransformationdel’Office national des hydrocarbures et des mines en société anonyme s’inscrit dans la vaste restructuration des entreprises publiques. Derrièrelaréformejuridique, c’est une question de gouvernance et de crédibilité économique qui sejoue.
La Commission des secteurs productifs à la Chambre des conseillers a approuvé le projet de loi transformant l’Office national des hydrocarbures et des mines ensociétéanonyme.Legeste s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation de la sphère publique économique. Sur le papier, l’objectifestclair:améliorerla gouvernance, gagner en efficacité, renforcer la compétitivité et attirer davantaged’investissements
Ce type de réforme est souvent présenté comme technique Il ne l’est jamais complètement Changer la forme juridique d’un acteur stratégique n’a d’intérêt que si cela produit un changement réel dans les pratiques de pilotage, de transparence, de décision et de performance Sinon, on déplace les lignes sur l’organigrammesanstoucher aucœurduproblème.
Danslecasdel’ONHYM,l’enjeuestd’autantplussensiblequeleMaroc évoluedansunenvironnementénergétiqueetminierdeplusenplustendu Lacompétitionpourlesressources,lapressionsurlasouveraineté énergétique,lamontéedesmétauxcritiquesetlanécessitéd’une gouvernancepluslisiblerendentcetteréformedifficileàbanaliser Lepaysa besoind’acteurssolides,capablesdenégocier,deplanifier,d’exploreret d’attirerdespartenairescrédibles
Resteunevigilancelégitime:lalogiquedeperformancenedoitpass’écrire contrel’intérêtpublic Danslessecteursstratégiques,lamodernisationn’a desensquesielleamélioreàlafoisl’efficacitééconomiqueetla responsabilitéinstitutionnelle C’estlàquelaréformeserajugée,au-delà destextes
Labonnequestionn’estdoncpasseulement:quelleformepourl’Office? Maisplutôt:quellecolonnevertébralestratégiquepourlesannéesqui viennent?


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Nous passons d’une IA conversationnelle à une IA opérationnelle : le sujet devient stratégique pour les PME marocaines.
OnconnaissaitChatGPTcommeuninterlocuteur Onluiposaitunequestion,ilrépondait Onluidemandaituntableau, unesynthèse,unplanouuntexte,illesproduisait Maisilfallaitresterlà,devantl’écran,guiderchaqueétape,relancer, corriger, vérifier, reformuler L’intelligence artificielle était puissante, certes, mais encore dépendante d’une présence humainecontinue
Ce modèle est en train de changer de nature Avec l’arrivée des agents IA, et plus particulièrement des workspace agents, l’IA ne se contente plus seulement de répondre Elle commence à agir, à organiser, à suivre des tâches, à préparerdeslivrables,àexécuterdeschaînesdetravailpendantquel’utilisateurfaitautrechose Enclair:nouspassons d’uneIAconversationnelleàuneIAopérationnelle
C’esticiquelesujetdevientstratégiquepourlesPMEmarocaines.
Car au-delà des grands groupes, des banques, des télécoms ou des institutions qui disposent de budgets, d’équipes informatiques et de consultants spécialisés, la réalité économique du Maroc repose largement sur les petites et moyennes entreprises Ce sont elles qui emploient, produisent, vendent, exportent, innovent parfois dans l’ombre, et supportentunebonnepartiedutissuéconomiquenational Or,faceàl’IA,beaucoupavancentencoretroplentement Lerisquen’estpasseulementtechnologique.Ilestéconomique.
Demain,unePMEquisaurautiliserdesagentsIApourautomatisersaveillecommerciale,préparersesdevis,analyser sesventes,répondreplusviteàsesclients,produireducontenu,suivresesstocksouaméliorersagestionadministrative gagneraunavantagedécisif.Nonpasparcequ’elleauraremplacéseséquipespardesmachines,maisparcequ’elle auraaugmentéleurcapacitéd’action.
Àl’inverse,unePMEquiresteraàl’écartrisquedevoirsesconcurrentsallerplusvite,mieuxciblerleursclients,réduire leurs coûts, améliorer leurs délais et professionnaliser leur communication. L’écart ne se jouera plus seulement sur la tailledel’entreprise,maissursavitessed’adaptation.
Le vrai malentendu, aujourd’hui, consiste à croirequel’IAestunluxeréservéauxgrandes structures. C’était peut-être vrai hier. Cela l’estdemoinsenmoins.Lesoutilsdeviennent plus accessibles, les interfaces plus simples, les usages plus concrets. Une petite entreprise peut désormais automatiser une partie de sa prospection, structurer ses données, générer des tableaux de bord, préparer des rapports ou produire des supports commerciaux sans investir dans unearméededéveloppeurs
Maisl’adoptiondel’IAnesedécrètepas Elle suppose un minimum de méthode Il ne s’agit pas de courir après chaque nouvel outil à la mode, ni de confier aveuglément sesdonnéesàn’importequelleplateforme Il fautidentifierlestâchesrépétitives,lespertes detemps,lespointsdefriction,puisintroduire l’IA là où elle apporte un gain réel : temps, qualité,précision,réactivité


Car les agents IA ne sont pas magiques Ils peuvent se tromper, mal interpréter une consigne, produire des résultats approximatifs Leur force dépendra toujours de la qualitédesinstructions,desdonnéesfourniesetducontrôlehumain L’enjeun’estdonc pas de dormir pendant que l’IA travaille, mais de savoir ce qu’on lui confie avant de dormir
L’avenirdesPMEmarocainessejouepeut-êtreici:dansleurcapacitéàtransformer l’IA en outil quotidien, simple, utile et rentable. Pas demain. Maintenant. Ceux qui attendentquelatechnologiesoitparfaitementmaturerisquentdedécouvrirtroptard queleursconcurrentsaurontdéjàapprisàs’enservir.
L’annonce d’un investissement massif de Ryanair dans la maintenance moteur replace le Maroc dans une équationindustrielleprometteuse.Encorefaut-iltransformerl’intérêtenancragedurable.
Ryanairprévoitd’investir800millionsdedollarsdanslamaintenancedesesmoteurs,etleMarocapparaîtdans cetteséquencecommeunedestinationsérieusementenvisagée L’informationn’ariend’anodin Elletoucheàun secteur où tout se joue sur la confiance industrielle, la qualité des infrastructures, la formation technique et la capacitéàs’inscriredansdeschaînesdevaleurtrèsexigeantes

Pour le Maroc, la logique est claire : après avoir consolidé sa place dans l’automobile et dans certaines niches aéronautiques, il s’agit désormais de monter en intensité industrielle La maintenance aéronautique n’est pas seulement une activité de service technique C’est un levier d’emploi qualifié, de transfert de savoir-faire, d’intégrationinternationaleetderéputation QuandunacteurcommeRyanairregardeunpays,ilneregardepas seulementuncoût Ilregardeunefiabilité
Restequelaconcurrenceestrude D’autresplacessepositionnentavecagressivité EtleMaroc,s’ilveuttransformer cetteopportunitéenimplantationstructurante,devraallerau-delàdudiscoursdeplateforme Ilfaudrasécuriserle foncier,accélérerlaformationspécialisée,fluidifierlesprocédures,garantirunenvironnementindustrielstable.Sans cela,l’intérêtresteraintérêt.
Lepointimportantestpeut-êtreailleurs:cetypedeprojetmontrequeleMarocn’estplusseulementperçucomme unmarchéouunebased’export.Ilcommenceàêtrelucommeunnœudtechniquecrédible.C’estunchangement deregard.Et,dansl’industrie,leregarddesgrandsgroupesfinitsouventparprécéderlesgrandesdécisions.

L’enjeu n’est pas seulement d’attirer Ryanair. L’enjeu, pour le Maroc,estdedevenirlelieuoùl’on vientquandilfautréparer,certifier etfaireconfiance.
Avec92.000entreprisescrééesen2025,leMarocafficheunniveauinédit.Lechiffre impressionne. Il mérite pourtant d’être lu avec un peu plus de sang-froid que ne le permetlacommunicationinstitutionnelle.
Le Maroc a enregistré en 2025 un record historique de créations d’entreprises, avec 92.000 nouvelles structures recensées. Sur le papier, le signal est fort. Il confirme une dynamiqueentrepreneurialeréelle,dansunpaysquicherchedepuisplusieursannéesà consolider son attractivité, à simplifier l’acte d’investir et à faire émerger un tissu productifplusdense.
Mais un record de création ne vaut pas automatiquement preuve de solidité. C’est là queleregardjournalistiquedoitralentir.Combiendecesentreprisessurvivrontaucap desdeuxoutroispremièresannées?Combiencréerontdel’emploidurable?Combien resteront de simples coquilles administratives ouvertes sous l’effet d’une conjoncture, d’unmarchépublicoud’unbesoinponctuel?Lechiffrebrutditl’élan.Ilneditpasencore laprofondeur
Le Maroc avance, c’est indéniable L’écosystème s’est structuré,lesdiscours sur l’investissement ne sont plus les mêmes qu’il y a dix ans, et l’idée d’entreprendre s’est banalisée dans une partie de la jeunesse urbaine.Maisderrière la statistique flatteuse subsistent les fragilités connues : accès au financement, délais de paiement, informalité concurrente,pression fiscalemalvécuepar certains petits acteurs,etdifficultéà passer du statut de petite structure à celui d’entreprise qui granditréellement
Ce record est donc une bonne nouvelle Unevraie Àcondition de ne pas le transformer trop vite en autosatisfaction La question, maintenant, n’est plus seulement combien d’entreprises naissent, mais combien tiennent debout.
Créer est un début. Dans l’économie réelle,lavraievictoire restededurer

EnmargeduSIAM2026àMeknès, leMarocetlaFranceontactéune relance de leur coopération agricole avec une feuille de route couvrant2026-2027.Réuniausein
du Comité mixte agricole, ce rapprochementintervientdansun contexte de pressions climatiques et de tensions sur les systèmes alimentaires.
Une dynamique relancée après l’accordde2024
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de l’accord-cadre signé en2024,quiaposélesbasesd’une coopération renforcée. Depuis, les échanges se sont structurés autour du transfert de savoir-faire, de la recherche et de la coordination entreinstitutions
Les deux parties ont également saluélesrésultatsdel’annéecroisée agricole2025,présentéecommeun levier de rapprochement entre acteursdesdeuxpays.
L’élevage comme priorité stratégique
Au cœur des discussions, l’élevage s’imposecommeunaxecentral Les travaux ont porté sur la reconstitution du cheptel, l’amélioration génétique et le développement des ressources fourragères
Ces priorités visent à adapter les systèmes de production aux effets du changement climatique et à renforcerlasécuritéalimentaire.
Formation,rechercheetsécuritésanitaire
Lacoopérationneselimitepasàlaproduction.Elleintègredesvolets liésàlaformation,àlarechercheetàlamontéeencompétences,à traversdesprogrammesdemobilitéetdesprojetscommuns.
Surleplansanitaire,leséchangesentreinstitutionsvisentàaméliorer lagestiondesrisquesetàsécuriserleséchangesagricoles
Les deux pays affichent également leur volonté de renforcer leur coopérationsurlagestiondel’eauetdesressourcesnaturelles,tout enintégrantdenouveauxenjeuxcommeladigitalisationagricoleet l’insertiondesjeunes

Le Maroc a enclenché un chantier d’une ampleur rare : 14 milliards de dollars pour moderniser son réseau de transportd’iciàlaCoupedumonde2030.L’annonceestspectaculaire.Elleditquelquechosed’unpaysquineveut plus seulement accueillir un événement planétaire, mais s’en servir comme levier pour corriger, au moins en partie,seslenteurslogistiques,sesfracturesterritorialesetsescoûtsinvisiblesdemobilité.
Surlepapier,l’équationparaîtlimpide Meilleuresinfrastructures,déplacementsplusfluides,imagerenforcée,activité économiquestimulée Maisl’expérienceenseignequ’ungrandprogrammed’investissementnevautpasseulement par les montants engagés Tout se joue ensuite : priorités réelles, délais, exécution, coordination entre acteurs, et surtoututilitédurablepourlescitoyensunefoislesprojecteurséteints Lavraiequestionn’estdoncpasdesavoirsile Marocinvestitbeaucoup Elleestdesavoirs’ilinvestitjuste

Ce programme peut marquer un basculement. À conditionqu’ilneselimitepasàunelogiquedevitrine. Un transport plus moderne n’a de sens que s’il relie mieux les territoires, réduit les inégalités d’accès, soutient l’emploi et facilite la vie quotidienne. En clair, 2030 ne doit pas être une parenthèse brillante. Il faudraitquecesoitunedatederattrapage.
La tenue du comité mixte agricole marque une nouvelle étape dans la coopération bilatérale.
EnmargeduSalonInternational del’AgricultureauMaroc(SIAM) 2026, le Maroc et la France ont franchi un nouveau cap dans leurpartenariatagricole
La réunion du comité mixte agricole entre les deux pays a permis de consolider une coopération historique, tout en ouvrant la voie à de nouvelles perspectives face aux défis du secteur
Unrendez-vousstratégiqueau cœurduSIAM
Organisé à Meknès, le SIAM constitue l’un des plus grands événements agricoles en Afrique.
Véritable vitrine du secteur, il rassemble chaque année des acteurs institutionnels, des professionnels et des investisseurs autour des enjeux majeursdel’agriculture.
C’est dans ce cadre que s’est tenue la réunion du comité mixteagricoleMaroc-France,un mécanisme de dialogue visant à structurer les relations entre lesdeuxpaysdanscedomaine clé Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par des défis importants : changement climatique, sécurité alimentaire et transformation des systèmes agricoles
Unecoopérationhistoriqueenpleineévolution
Les relations agricoles entre le Maroc et la France reposent sur des bases solides, construitesaufildesdécennies.
La France figure parmi les principaux partenaires du Royaume dans ce secteur, notammentenmatièred’échangescommerciaux,detransfertdetechnologiesetde formation
À travers ce comité, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de renforcer cette coopération, en l’adaptant aux nouvelles réalités économiques et environnementales L’objectif est désormais de passer à une collaboration plus intégrée,axéesurl’innovationetladurabilité
Desprioritéscommunesfaceauxdéfisglobaux
Lors des échanges, plusieurs axes stratégiques ont été mis en avant Parmi eux, la gestiondurabledesressourcesnaturellesoccupeuneplacecentrale,enparticulier dansuncontextedestresshydriquecroissant
Lesdeuxpayssouhaitentégalementrenforcerleurcoopérationdansledomainede la recherche agricole, afin de développer des solutions adaptées aux enjeux climatiques
Lamodernisationdesexploitations,ladigitalisationdusecteuretl’améliorationdela productivitéfigurentégalementparmilesprioritésidentifiées
L’innovationaucœurdupartenariat
L’un des points clés de cette rencontre concerne le rôle de l’innovation dans la transformationagricole
Les nouvelles technologies, qu’il s’agisse d’agriculture de précision, de data ou de solutions numériques, offrent des opportunités importantes pour améliorer les performancesdusecteur.

Le Maroc, engagé dans une dynamique de modernisation à travers ses stratégies agricoles successives, cherche à accélérer cette transition La coopération avec la France,reconnuepoursonexpertise,constitueàcetitreunlevierstratégique
Unimpactdirectsurlesfilièresagricoles
Au-delà des discussions institutionnelles, ce partenariat vise des retombées concrètes pour les filières agricoles L’objectif est d’accompagner les agriculteurs, d’améliorerlacompétitivitédesproductionsetdefaciliterl’accèsauxmarchés
Les échanges entre opérateurs des deux pays pourraient ainsi se renforcer, favorisant le développement de projets communs et de nouvelles opportunités d’investissement
LeSIAM,catalyseurdecoopérationinternationale LatenuedececomitéenmargeduSIAMn’estpasanodine Lesalonjoueunrôleclé entantqueplateformed’échangesetdecoopérationinternationale.
Il permet de mettre en relation des acteurs publics et privés, de promouvoir les innovationsetdefavoriserlespartenariatsstratégiques.
Dans ce contexte, la rencontre Maroc-France illustre parfaitement la dimension diplomatiqueetéconomiquedel’événement.

Vers une agriculture plusrésiliente
Face aux défis climatiques et économiques, le renforcement de la coopération internationale apparaît comme une nécessité Le partenariat entre le Maroc et la France s’inscrit dans cette logique, en cherchant à construire des solutions durables et adaptées aux réalités locales
Cette approche vise à renforcer la résilience des systèmes agricoles, tout en garantissant la sécuritéalimentaire.
Un signal fort pour l’avenirdusecteur
La tenue du comité mixte agricole en marge du SIAM 2026 envoie un message clair : le Maroc entend consolider ses alliances stratégiques pour accompagner la transformation de son agriculture Pour la France, il s’agit également de renforcer sa présence sur un marché en pleineévolution
À terme, cette coopération pourrait jouer un rôle déterminant dans la structuration d’un modèle agricole plus performant, innovant etdurable.
Merck ne signe pas ici un simple contrat informatique Le géant biopharmaceutique américain a officialisé, le 22 avril 2026, un partenariat pluriannuel avec Google Cloud, valorisé jusqu’à un milliard de dollars, pour déployeràgrandeéchelleuneplateformed’IA agentiquedansl’ensembledugroupe.L’accord couvre la recherche et développement, la fabrication, les fonctions commerciales et les services support. Google Cloud doit aussi détachersespropresingénieursauxcôtésdes équipes de Merck, avec en toile de fond le déploiement de Gemini Enterprise pour les 75 000collaborateursdugroupe
Pourquoiunetellesomme?D’abordparceque Merck veut comprimer le temps long de la pharmacie Le laboratoire explique vouloir utiliser ces outils sur toute la chaîne de développement du médicament, depuis la recherche précoce jusqu’aux démarches réglementaires.SelonReuters,Merckutilisedéjà l’IA depuis environ deux ans pour automatiser certaines sections de rapports d’études cliniques et affirme avoir réduit de moitié le temps et le coût de compilation de dossiers nécessaires au remboursement de nouveaux médicamentssurplusieursmarchés Cedétail est central : l’entreprise ne parle plus d’expérimentation,maisdepassageàl’échelle mondiale
Ensuite, il faut comprendre ce que signifie réellement “IA agentique”. Il ne s’agit pas seulementd’unassistantconversationnel,mais d’unensembled’outilscapablesd’exécuterdes tâches,d’enchaînerdesétapes,d’allerchercher de l’information, de proposer des décisions ou de déclencher des actions dans un cadre contrôlé Dans le cas de Merck, l’ambition affichée est d’optimiser les workflows de R&D, d’améliorer la production via l’analytique prédictiveetl’automatisationintelligente,etde personnaliser davantage certaines fonctions commercialesetrelationnelles
Autrementdit:moinsdefrictionadministrative,plusdevitesse industrielleetscientifique.
Mais derrière le récit technologique, il y a aussi un enjeu stratégique L’industriepharmaceutiqueaccélèrepartoutsurl’IA, dans l’espoir de réduire coûts et délais de développement Reutersrelevaitencorerécemmentquelesecteurmisedeplus en plus sur les outils de modélisation, l’automatisation des laboratoires et l’optimisation des essais cliniques. Pour Merck, l’enjeun’estdoncpasseulementd’êtreplusefficace;ilestaussi de ne pas laisser à ses concurrents un avantage décisif sur la vitessed’innovation.
Resteunequestiondefond:unmilliarddedollarspour“faireplus vite” suffit-il à “faire mieux” ? Toute la promesse est là Si l’IA agentiqueréduitlapaperasse,fluidifielasupplychainetaideles chercheursàdéciderplustôt,lepariseragagnant Sielleajoute unecouchededépendancetechnologique,decomplexitéoude risque réglementaire, l’addition sera lourde Chez Merck, ce milliardn’achètedoncpasseulementdeslogiciels Ilachètedu temps,delaproductivité,etsurtoutunepositiondanslanouvelle compétitionmondialedumédicament.


Pournerienmanquer,branchez-voussurYouTube,KicketTwitch. L’informationsevitendirect.Etvousyavezvotreplace. w w w . l o d j . m a

Le projet touristique porté à EssaouiraparSamihSawiris,en partenariat avec Al Nowais Investments et Sunrise Group, illustre un changement d’échelle très clair dans la stratégie touristique du Maroc. Avec plus de 235 millions de dollars d’investissement annoncés, il ne s’agit pas simplement d’un nouveau complexe hôtelier, mais d’une tentative de transformation structurelle d’une destination déjà attractive, mais encore insuffisammentexploitéesurle segmenthautdegamme.
Essaouira dispose depuis longtemps d’atouts naturels et culturels puissants : façade atlantique, patrimoine historique, identité artistique forte, climat tempéré et image de ville authentique. Pourtant, malgré cette singularité, la ville est restée en retrait par rapport à Marrakech, Agadir ou Tanger en matière de capacité d’accueil,demontéeengamme et d’intégration touristique C’est précisément ce déficit que ce mégaprojetchercheàcombler
L’ampleur du programme en dit long sur l’ambition des promoteurs Le développement s’étend sur 2,5 millions de mètres carrés en front de mer, avec une première phase qui pourrait déjà intégrer jusqu’à 800 chambres La montée en puissance sur cinq ans montre que les investisseurs misent sur unelogiquegraduelle,
pensée pour accompagner la demande plutôt que la subir Ce rythme progressif permetaussidelimiterlerisqueliéàunemisesurlemarchétropbrutaled’uneoffre nouvelle
Mais l’enjeu principal dépasse largement la seule création de chambres Le projet vise une destination intégrée, c’est-à-dire un écosystème complet combinant hôtels,golf,commerces,restauration,animationetloisirs Cemodèlerépondàune tendance forte du tourisme international : les visiteurs, notamment à fort pouvoir d’achat, ne recherchent plus seulement un hébergement, mais une expérience globale, fluide et différenciante En ce sens, Essaouira pourrait changer de statut, passantd’unevilledeséjourcharmanteàunedestinationpremiumstructurée L’idée de développer une trentaine d’hôtels de charme est particulièrement stratégique Elle traduit une volonté de ne pas reproduire un tourisme standardisé ouuniquementmassif Aucontraire,lesinvestisseurssemblentvouloircapitalisersur ce qui fait l’ADN d’Essaouira : son authenticité, son échelle humaine, sa relation à l’artisanat, à la mer et à la culture Le premium recherché ici ne repose pas uniquementsurleluxeostentatoire,maispotentiellementsurunluxed’expérience, pluscohérentavecl’imagedelaville.
Le fait que ce projet soit dans les cartons depuis 2004 est aussi révélateur. Cela montre à quel point certains grands projets touristiques au Maroc peuvent être ralentis par des questions de montage, de positionnement ou de contexte économique.Lefaitqu’ilsoitaujourd’huirepris,recalibréetrelancéindiquequeles conditionsdemarchéontchangé.Letimingsembledésormaisplusfavorable,avec une demande touristique robuste, un cadre stratégique plus clair et un intérêt croissantd’investisseursrégionauxpourlesactifstouristiquesmarocains. Leschiffresdutourismemarocainrenforcentcettelecture Avecprèsde19,8millions de touristes en 2025, en hausse de 14 %, le Maroc confirme son leadership continental Cette dynamique donne aux investisseurs des signaux rassurants : le paysoffredelavisibilité,unetrajectoireascendanteetunebasededemandedéjà installée Dans un environnement régional parfois plus volatil, le Maroc apparaît comme une plateforme relativement stable pour déployer du capital sur le long terme

Pour les investisseurs et les grands opérateurs régionaux, l’intérêt est double D’un côté, ils profitent d’un marché touristique en croissance, soutenu par une politique publique volontariste De l’autre, ils identifient un espace de montée en gamme encore largement ouvert Le potentiel ne réside plus seulement dans l’augmentation des volumes,maisdansl’améliorationdurevenuparvisiteur,deladuréemoyennedeséjouretdelaconsommation surplace
C’estlàqueceprojetrejointdirectementlafeuillederoutetouristique2030duMaroc Cettestratégienecherche passeulementàattirerplusdevisiteurs,maisàmieuxrépartirlesflux,enrichirlesproduitstouristiquesetgénérer plusdevaleur Letourismededemain,telqu’ilestpenséparlesautoritésetlesinvestisseurs,reposemoinssurla logique de masse que sur la qualité de l’offre, la diversification des expériences et la rentabilité globale des destinations
Essaouirapeutjouerunrôleimportantdanscettereconfiguration Lavillealepotentieldedevenirunealternative crédible aux pôles traditionnels, notamment pour une clientèle européenne, moyen-orientale ou nationale à la recherched’uneexpérienceplusexclusive,moinssaturéeetplusimmersive SaproximitérelativeavecMarrakech peutaussirenforcersonattractivité,enpermettantdescircuitscombinésoudesséjourscomplémentaires
Celadit,lesuccèsd’untelprojetn’estpasautomatique.Deuxfacteursseronteffectivementdécisifs.Lepremierest lavitessed’exécution.Danslesgrandsprojetstouristiques,lesretardspeuventrapidementdégraderlarentabilité, renchérirlescoûtsetaffaiblirlacrédibilitéduprogramme.Lesecondestlacapacitéréelledumarchéàabsorber cette nouvelle offre. Même dans une conjoncture favorable, 800 chambres dans une première phase, puis davantageàterme,supposentunemontéeenpuissancecommercialesolide,uneconnectivitérenforcéeetune stratégiemarketingambitieuse.
Au-delà du marché, d’autres enjeux méritent aussi d’être surveillés. L’intégration du projet dans l’environnement local sera centrale. Essaouira possède un équilibre fragile entre attractivité touristique, qualité de vie et identité patrimoniale.Undéveloppementtropdéconnectédutissulocalpourraitgénérerdestensionsoualtérercequifait précisémentlavaleurdeladestination Àl’inverse,unprojetbienintégré,créateurd’emplois,connectéauxartisans, auxproducteurslocauxetauxacteursculturels,pourraitproduireuneffetdelevierdurablepourtoutelarégion
La question environnementale sera également incontournable Un projet de cette taille en front atlantique devra répondreàdesexigencesélevéesenmatièred’aménagement,degestiondel’eau,d’énergie,depréservationdu littoral et de durabilité À l’heure où le tourisme est de plus en plus jugé aussi sur son impact écologique, la crédibilitéduprogrammedépendraenpartiedesacapacitéàintégrercesdimensionsdèsledépart
Endéfinitive,cemégaprojetàEssaouirasymboliseunenouvellephasedutourismemarocain:pluscapitalisée,plus sélective,plusorientéeverslacréationdevaleur Sil’exécutionsuit,ilpourraitrepositionnerdurablementlavillesur la carte du tourisme premium international Mais sa réussite se jouera dans l’équilibre entre ambition financière, cohérenceterritoriale,absorptiondumarchéetrespectdel’identitésingulièred’Essaouira

Une dynamique industrielle se confirme : Le Maroc attire une nouvelle vague d’industriels de la défense, venus d’Europe,d’AmériqueduNordetd’Israël,quichoisissentleRoyaumecommebasepourleursactivitésliéesauxdrones enAfrique.Uneévolutionquimarqueuntournantdanslastructurationdusecteur.
Unemontéeenpuissanceprogressive
Le Maroc ne se limite plus à l’acquisition d’équipements, Il s’oriente vers la mise en place d’une plateforme intégrée couvrant fabrication, assemblage et distribution de drones. Cette transformation s’inscrit dans un contexte continental marqué par une demande croissante en solutions de surveillance, notamment aux frontières et dans la gestion des menacessécuritaires.
Cetteorientationtraduitunevolontéderenforcerunefilièreindustriellelocale,capablederépondreauxbesoinsafricains avecdessystèmesadaptés

Rabat,pivotdesstratégiesindustrielles
Plusieursgroupesétrangersontdéjàrepositionné leurs activités. Le français Delair a transféré le centredesesopérationsafricainesversRabat,via une filiale régionale, confirmant le rôle du Maroc commebaselogistiqueettechnique.
Dans le même temps, le groupe canadien INKAS étudie l’implantation d’une unité de production combinant drones et véhicules blindés, dans la continuité d’un partenariat engagé depuis 2023 L’objectif est de produire localement des équipements adaptés aux réalités du terrain africain
Ducôtéisraélien,BlueBirdAeroSystemsaengagé un programme de transfert de technologie, incluant formation et intégration d’équipes marocainesdansseschaînesdeproduction Une étape vers le développement de compétences localesenconceptionetmaintenance
Uneambitionnationaleencoreenconstruction
En parallèle, des initiatives marocaines émergent. Lors du MarrakechAirShow,plusieursentreprisesontprésentédes dronesconçuslocalement,signed’unevolontédebâtirune baseindustriellenationale.
Des acteurs comme Ballistic Defense Systems et Qsar Aerospace ont dévoilé des modèles, dont des munitions rôdeuses, illustrant une montée en compétence progressive appuyée par des efforts en recherche et développement
Entreattractivitéetlimitesstructurelles
Malgrécesavancées,desincertitudespersistent Unepartie reste à l’état de prototypes ou démonstrateurs, et les institutions sécuritaires continuent de privilégier des systèmesdisposantd’unhistoriqueopérationnelsolide
Le Maroc avance ainsi entre attractivité pour les investisseurs étrangers et ambition de souveraineté industrielle
Lesarchitectesmarocainsdénoncentunecriseprofondedeleurprofession.Lemalaisen’estpasanodin.Quand les architectes tirent la sonnette d’alarme, ce n’est pas seulement une corporation qui exprime un malaise économique.C’estaussiunsymptômedelamanièredontunpaysproduitsaville,sonhabitat,soncadredevie, sesarbitragesentrequalité,coût,vitesseetvisionàlongterme.
Laprofessionévoquedesdifficultéséconomiques,uneconcurrencedevenuerude,desdéséquilibresdemarché En filigrane,onentendautrechose:laplacedelaconceptiondanslachaînedeproductionbâtiesefragilise Orlorsque lavaleurdel’architecturerecule,cen’estpasseulementlerevenudesarchitectesquisouffre C’estparfoislaqualité urbaineelle-mêmequisebanalise,avecdesprojetsplusstandardisés,moinsambitieux,pluscompresséspardes logiquesderendementimmédiat

Le sujet mérite une lecture plus large.DansunMarocquiconstruit beaucoup et qui continue de transformer ses territoires, la crise desarchitectesinterrogelerapport entre développement et exigence. Veut-on seulement bâtir vite, ou bâtir juste ? La profession réclame des mesures. Elle pose surtout, en creux, une question de civilisation urbaine que l’on préfère souvent repousser jusqu’au jour où le paysage,lui,adéjàtranché.
AuMaroc,lacollaborationentre grandes entreprises et start-up reste encore limitée, malgré un écosystème entrepreneurial en pleinecroissance.
Pourplusieursacteursdusecteur, dont Salma Kabbaj, ce manque desynergiesfreinel’innovationet révèle des différences profondes decultureetdefonctionnement
Une collaboration encore peu ancréedanslespratiques
Malgré la montée en puissance des start-up marocaines ces dernières années, les relations avec les grandes entreprises demeurenttimides
Le constat est partagé par de nombreux experts de l’écosystème : les grands groupes n’ont pas encore pleinement intégré l’intérêt stratégique de travailler avec de jeunesstructuresinnovantes.
Cette situation s’explique en partie par des habitudes bien ancrées.
Les grandes entreprises fonctionnent souvent selon des modèlesorganisationnelsrigides, avec des processus décisionnels longs et des exigences élevées enmatièredeconformité
À l’inverse, les start-up évoluent dansunenvironnementagile,où la rapidité d’exécution et la prise derisquesontessentielles
Résultat : les deux mondes peinent à se rencontrer et à construire des collaborations durables
Unchocdeculturesentreagilité etlourdeurstructurelle
Le principal frein à cette coopération réside dans un décalageculturel
D’un côté, les start-up misent sur l’expérimentation, l’innovation rapide et l’adaptation constante De l’autre, les grandes entreprises privilégient la stabilité, la gestiondesrisquesetlaplanificationàlongterme
Cecontrastecompliquelespartenariats Lesjeunesentreprisespeuventseretrouver freinéespardesdélaistroplongsoudesexigencesadministrativeslourdes Àl’inverse,lesgrandsgroupespeuventpercevoirlesstart-upcommedesstructures encoreimmatures,avecdesmodèleséconomiquesjugésfragiles
Ce manque de compréhension mutuelle limite les opportunités de collaboration, alorsmêmequelescomplémentaritéssontévidentes
Unpotentielpourtantstratégiquepourl’innovation
Malgré ces obstacles, les experts s’accordent sur un point : la collaboration entre grandes entreprises et start-up représente un levier majeur pour stimuler l’innovationauMaroc.
Les start-up apportent des solutions technologiques, une capacité d’innovation rapideetunecultureduchangement
Les grandes entreprises, quant à elles, disposent de ressources financières, d’un accèsaumarchéetd’unecapacitédedéploiementàgrandeéchelle
Encombinantcesatouts,ilseraitpossibled’accélérerlatransformationdigitalede nombreuxsecteursetderenforcerlacompétitivitédel’économienationale
Dans plusieurs pays, ce type de partenariat est déjà au cœur des stratégies d’innovation
Versuneévolutionprogressivedesmentalités
Face à ces enjeux, les lignes commencent toutefois à bouger. Certaines grandes entreprisesmarocainesinitientdesprogrammesd’openinnovation,desincubateurs internesoudespartenariatsciblésavecdesstart-up.
De leur côté, les jeunes pousses s’adaptent progressivement aux exigences des grands comptes, en structurant davantage leur organisation et en renforçant leur crédibilité
Cette évolution reste encore progressive, mais elle témoigne d’une prise de

OléagineuxauMaroc:plusde50.000hectaresattendus,une filièreenrelance
Oléagineux:reprisedusecteur
Portée par le retour des pluies après plusieurs années de sécheresse,lafilièredesoléagineuxamorceunereprisenotable auMaroc.Lessuperficiescultivéesdevraientdépasserles50.000 hectarescetteannée,unniveauinéditdepuislongtemps. Cettedynamiques’inscritdansunestratégiederelancevisantà améliorer les rendements et structurer durablement le secteur. Un centre technique dédié est également en cours de mise en place pour accompagner les agriculteurs et renforcer la productionlocale.
Malgrécetoptimisme,lafilièreresteprudenteetsoulignequ’elle couvreencoreunefaiblepartdesbesoinsnationauxenhuiles.
Ceutaimporteplusde4000tonnesdesabledepuisleMaroc
SablemarocainversCeuta
Depuislaréouverturedesfrontièresetlamiseenplacedesdouanes commerciales,Ceutaaimportéplusde4000tonnesdesableetde gravierenprovenanceduMaroc Autotal,4122tonnesdematériaux granulairesontétéacheminéesparenviron130camions Cetteactivitéreprésenteactuellementl’undesfluxcommerciauxles plus réguliers entre les deux territoires. Les opérations restent toutefois limitées aux jours ouvrables et à une liste restreinte de produits.
Si les autorités locales y voient un signe de fonctionnement des échanges, certains acteurs économiques estiment que l’activité resteencoretrèslimitéeetpeuencadrée.
Pratt&WhitneyCanadainaugureunenouvelleusineauMaroc àNouaceur
Pratt&Whitneys’installeàNouaceur
Pratt & Whitney Canada a inauguré une nouvelle usine dans la zoneMidparcàNouaceur,renforçantsaprésenceindustrielleau Maroc.
Le site, d’une superficie de 12 000 m², produira des pièces de moteursd’avionetdevraitcréerenviron200emploisd’ici2030.
IlestdédiénotammentauxcomposantsdelagammePT6. L’usine intègre des technologies modernes et des systèmes numériquespouroptimiserlaproduction Ceprojets’inscritdans la stratégie de développement du groupe au sein de l’écosystèmeaéronautiquemarocain
Maroc : la production animale représente 35% du PIB agricole
Productionanimale:poidsclé
Laproductionanimalecontribueà35%duPIBagricoleau Marocetgénèreenviron135millionsdejournéesdetravail paran.Ellefaitvivreprèsde1,2milliond’éleveursetrepose suruncheptelde33millionsdetêtes.
La production atteint 530 000 tonnes de viandes rouges, 784000tonnesdeviandesblancheset2milliardsdelitres delait.
Le secteur couvre aussi 100% des besoins en œufs. Le gouvernementmisesurlamodernisation,lasantéanimale et le soutien aux éleveurs pour renforcer cette filière stratégique
Cannabis licite : la production dépasse les 19 000 quintaux en 2025
Productionenhausse
Laproductiondecannabisliciteaatteint19576quintauxen2025, enhausseparrapportàl’annéeprécédente,selonl’ANRAC Plusde 5700autorisationsontétédélivrées,principalementpourlaculture, auprofitdeplusde5000agriculteurs
Lasuperficiecultivées’élèveàplusde3100hectares,avecdes variétéslocalesetimportées.
Côté industrie, plusieurs usines de transformation ont été lancées ou sont en construction. Plus de 600 points de vente commercialisent désormais ces produits. À l’international, les produitsmarocainsgagnentduterraindansplusieurspays.
Un consortium égypto-émirati investit plus de 2 milliards deDHdansunprojetàEssaouira
InvestissementtouristiqueàEssaouira
Un consortium réunissant plusieurs investisseurs égyptiens et émiratis prévoit d’injecter plus de 2 milliards de dirhams dansunvasteprojettouristiqueàEssaouira Leprojets’étend sur 2,5 millions de m² et comprend la construction d’hôtels, derésidencesetd’espacesdeloisirs
Lapremièrephaseprévoitplusieurscentainesdechambres ainsi qu’un complexe commercial et touristique
L’investissement sera déployé sur plusieurs années dans le cadred’unplandedéveloppementprogressif
Cetteinitiatives’inscritdansladynamiquedecroissancedu tourismeauMaroc,quiconnaîtunefortehaussedesarrivées devisiteurs L’objectifnationalrested’atteindre26millionsde touristesd’ici2030
Industrieaéronautique:
ImplantationstratégiquedePratt&Whitney
Le Maroc renforce sa position dans l’industrie aéronautique internationale avec l’ouverture d’unenouvelleusinedugroupeaméricainPratt& WhitneyàCasablanca.Ceprojetindustrielmajeur aétéinauguréparleministredel’Industrieetdu Commerce, Ryad Mezzour, en présence d’Abdellatif Loudiyi, ministre délégué auprès du Chef du Gouvernement chargé de l’AdministrationdelaDéfensenationale,ainsique de Karim Zidane, ministre délégué chargé de l’Investissement Le montant total de l’investissements’élèveà715millionsdedirhams
InstalléedanslazoneindustrielleMidparcàNouaceur,cetteunitécouvreunesuperficied’environ130000 piedscarrés Elleestdédiéeàlaproductiondecomposantsmétalliquesdehauteprécisionpourmoteurs d’avions, notamment ceux de la gamme PT6, largement utilisés dans l’aviation régionale et utilitaire à l’échellemondiale
Cette réalisation représente une avancée importante pour le développement industriel du Royaume. Elle participe à l’évolution de la production nationale vers des activités à plus forte valeur ajoutée À l’horizon 2030, le site devrait permettre la création d’environ 200 emplois qualifiés et renforcer davantage l’intégrationduMarocdansleschaînesd’approvisionnementmondialesdel’aéronautique
Campagne agricole 2025-2026 : le Maroc prévoit prèsde90millionsdequintaux
Bonnerécoltecéréalière
La campagne agricole 2025-2026 s’annonce favorable avec une production céréalière estimée à prèsde90millionsdequintaux,selonleministèrede l’Agriculture Cette performance est portée par des pluies importantes qui ont touché l’ensemble des régionsagricolesdupays
La superficie emblavée atteint environ 3,9 millions d’hectares, traduisant une reprise après plusieurs annéesdesécheresse Lesculturesfruitièrescomme l’olivier, les agrumes et les dattes affichent égalementdebonsrésultats
Lesréservesdesbarragesontatteintunniveauélevé, renforçant les perspectives d’irrigation. Cette dynamiquedevraitcontribueràunehaussenotable duPIBagricole

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