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Eco Business du 16-03-2026

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ECO ECO

I T O

Pour un pays comme le Maroc, importateur net d’énergie, ces fluctuations ne sont jamais anodines Même lorsquel’impactnesefait pas sentir immédiatement à la pompe, la pression finit presque toujours par se transmettre à l’économie réelle.L’histoirerécentel’a montré. Lorsque le pétrole s’envole durablement, les coûts de transport, de production et de distribution suivent la même trajectoire. Et, tôt ou tard, cette inflation énergétique finit par toucher le consommateur

Pourtant, dans le débat public, les mécanismes économiques sont souvent simplifiés à l’extrême Dès qu’une tension internationale éclate, certains acteurs du marché invoquent la hausse du pétrole pour justifier l’augmentation deprixdeproduitsqui,en réalité, n’y sont pas encoredirectementliés

On l’a vu récemment avec certaines denrées alimentaires, notamment la viande. L’argument de la guerre et du pétrole cher a circulé rapidement. Or, dans les faits, les prix locaux du carburantn’avaient

pas encore enregistré de hausse significative Cela signifie qu’une partie de ces augmentations relève davantage de stratégies opportunistes que d’une véritable transmission économique Ce phénomènen’estpasnouveau Lespériodesd’incertitude qu’elles soient liées à une crise mondiale ou simplement au mois de Ramadan créentparfoisunterrainpropiceauxspéculations

Ilseraitnéanmoinsexcessifdecomparerlasituationactuelleàcelle de 2022 et 2023 À l’époque, la guerre en Ukraine, la flambée des matières premières et une sécheresse sévère avaient convergé pour créer une pression économique exceptionnelle. Aujourd’hui, le contexte est différent. Les précipitations récentes et le niveau relativement satisfaisant des barrages limitent le risque d’un choc agricole majeur. Cela ne signifie pas que tout va bien, mais simplementquelesfacteursdecrisenes’additionnentpascomme ilsl’avaientfaitauparavant.

Quandlepétrolesecouesilencieusementl’économie..

L’inquiétude principale concerne plutôt les perspectives de croissance Avant les tensions géopolitiques actuelles, les projections économiques pour le Maroc en 2026 étaient relativementoptimistes

Les analystes tablaient sur une croissance située entre 4,5 % et 4,9 %, portée par un retour progressif de l’agriculture, une activité touristique solide et des exportations industrielles en progression Mais si le pétrole devaitresterdurablementau-dessusdelabarresymboliquedes100dollarslebaril,cesprojectionspourraient êtrerevuesàlabaisse.Certainesestimationsévoquentdéjàunscénarioplusmodéréautourde3,8%à4,1%. Ceralentissementresteraitgérablepourl’économiemarocaine,maisilseraitnéanmoinsressentidanslavie quotidienne,notammentàtraversl’inflation.Sicelle-cidevaitatteindreunniveaucomprisentre4,5%et5,5%, l’impactsurlepouvoird’achatdeviendraitbeaucoupplusperceptiblepourlesménages.

Danscecontexte,lastratégieénergétiqueduMarocapparaîtplusquejamaiscommeunenjeucentral.Depuis plusieursannées,leRoyaumetentederéduiresadépendanceauxhydrocarburesimportésendéveloppantun modèle énergétique plus diversifié. L’objectif affiché est ambitieux : atteindre, à l’horizon 2035, près de 90 % d’autonomieénergétiquegrâceauxénergiesrenouvelables,auxinfrastructuresdestockagestratégiqueetà denouveauxprojetsindustriels L’émergencedegrandesplateformesportuairesénergétiques,commecellede Nador, s’inscrit dans cette logique L’idée est simple : lorsque les prix mondiaux chutent, le pays doit pouvoir stockerl’énergie;lorsqu’ilss’envolent,ildoitdisposerd’unemargedesécurité

Maiscestransformationsprennentdutemps D’icilà,leMarocresteexposéauxtempêtesdumarchépétrolier mondial Chaque hausse du baril agit comme un rappel brutal de cette dépendance La véritable question n’estdoncpasseulementéconomique Elleeststratégique Carderrièrelesfluctuationsdupétrolesedessine une réalité plus large : la compétition mondiale pour l’énergie redessine progressivement la carte de la croissance Les pays capables de sécuriser leur approvisionnement énergétique renforcent leur stabilité économique Lesautrescontinuentdesubirlessecoussesd’unmarchédevenuimprévisible

Danscejeucomplexe,leMarocsembleavoirchoisilavoiedel’adaptation Maiscetteadaptationreste fragile Lesréformeséconomiquesetlesinvestissementsstructurelspermettentd’amortirlescrises,pas de les annuler Et c’est peut-être là la véritable leçon de cette nouvelle flambée du pétrole : dans un mondedeplusenplusinstable,lacroissancen’estjamaisacquise Ellesenégocie,barilaprèsbaril,crise aprèscrise

Le Maroc accélère sa transition énergétique avec un nouveau jalon dans le développement du solaire. Les images diffusées sur les réseaux sociaux, relayées par plusieurs plateformes d’information, montrent l’ampleur d’un projet appelé à renforcer la place du Royaume parmi les acteurs majeurs de l’énergie renouvelable en Afrique et danslemonde.

Transition énergétique : le Marocaccélèreavec305MW desolaire

Au cœur de cette dynamique se trouve le programme Noor Atlas, dédié au développement de centrales solaires photovoltaïques répartiessurplusieursrégions du pays. Selon les informations présentées dans lesdocumentsillustrés,l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN) ont franchi une nouvelle étape avec la signature de contrats d’achat d’électricité et le lancement des travaux liés à ceprogrammestratégique

Le projet prévoit la mise en placedesixcentralessolaires photovoltaïques, réparties dans différentes provinces du Royaume Lessitesconcernés incluent notamment Aïn Bni Mathar (province de Jerada), Boudnib (province d’Errachidia), Bouanane (province de Figuig), Enjil (province de Boulemane), Tata et Outat El Haj, formant ainsiunréseaudeproduction solaire réparti sur plusieurs zonesgéographiques.

L’ensemble de ces installations devrait atteindre une capacité installée totale d’environ305mégawatts,

NOOR ATLAS : LE NOUVEAU

PARI SOLAIRE DU MAROC POUR L’AVENIR ÉNERGÉTIQUE

une contribution significative pour renforcer l’approvisionnement du réseau électrique nationalenénergiepropre.LescentralesserontexploitéesetmaintenuesparMASENselonle modèleEPC(Engineering,ProcurementandConstruction),largementutilisédanslesgrands projetsd’infrastructuresénergétiques

Au-delàdeladimensiontechnique,ceprogrammes’inscritdansunestratégiepluslarge Le Maroc s’est fixé depuis plusieurs années un objectif ambitieux : porter la part des énergies renouvelables à plus de 50 % de la capacité électrique installée à l’horizon 2030 Dans ce cadre, les projets solaires constituent un pilier essentiel, aux côtés de l’éolien et de l’hydroélectricité

LefinancementduprogrammeNoorAtlasreposesurunmontageinternationalcombinant desprêtsconcessionnelsdugroupedelaBanqueallemandededéveloppement(KfW)etdu Banque européenne d’investissement (BEI), ainsi qu’un financement commercial mobilisé auprèsd’institutionsfinancièresafricaines Cettearchitecturefinancièreillustrelacapacitédu Marocàattirerdesinvestissementsinternationauxpoursoutenirsesprojetsd’infrastructures énergétiques

LeprogrammeNoorAtlasdéploiesixnouvellescentralessolaires

Surleplanéconomique,l’impactattendudépasselargementlaseuleproductiond’électricité

Les autorités espèrent que la réalisation des centrales contribuera à renforcer le tissu industriel local, favoriser le transfert de compétences technologiques et générer des opportunitésd’emploidanslesrégionsconcernées.

etcompétitive

À terme, ces infrastructures devraient également améliorer la qualité du service électrique dans certa régionsetaccompagnerlacroissanceéconomiquelocale

EllesparticipentenfinàlapositionnementduMaroccommehubrégionaldel’énergieverte, capablededévelopperetd’exportersonexpertisedansledomainedesrenouvelables.

Dans un monde où la transition énergétique devient un enjeu stratégique majeur, chaque nouveau projet solaire constitue une étape supplémentaire dans la transformation du paysageénergétiquemarocain.

LE MAROC S’IMPOSE DANS LA RÉVOLUTION

VERTE DE LA BERD À L’HORIZON 2030

Avecl’adoptiondesanouvelleStratégiedetransition vers une économie verte 20262030, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ambitionne de mobiliser au moins 150 milliards d’euros pour accélérer les investissements climatiques dans ses pays partenaires — parmi lesquels le Maroc se distingue comme acteur stratégique et engagé, prêt à transformer les défis écologiques en moteurs de croissancedurable.

Le Maroc est souvent cité dans les cercles économiquescommeunpayspionnierdespolitiques vertes en Afrique du Nord. Cette fois encore, la nouvelle stratégie GET 20262030 votée par la BERD met le Royaume en position de partenaire privilégié dans la transition climatique, grâce à ses engagementspolitiquesfortsetàlamaturitédeses marchésfinanciersverts

L’objectif affiché de la BERD est ambitieux : atteindre un seuil minimal de 150milliards d’euros de financements verts cumulés d’ici à 2030, chiffre qui inclut à la fois les fonds propres de la banque et les capitauxprivésqu’elleentendmobiliser Pourmesurer l’ampleur du cap fixé, il faut savoir que ce montant représenteunehaussed’environuntiersparrapport à la période précédente (20212025), ce qui montre l’accélération des ambitions climatiques dans les paysoùopèrel’institution

Ceplanvertneselimitepasàunequestiondemots ou de rhétorique: il s’inscrit dans une logique systémique qui touche six grands systèmes économiques : énergie, industrie, agroalimentaire, transport, urbain et finance Pour chacun, la BERD a posé des objectifs quantitatifs et stratégiques par exempletriplerlacapacitéénergétiquerenouvelable qu’ellefinanceparrapportàlapériode20102022ou encore accroître d’au moins 50% le nombre de projets intégrant une composante de résilience climatique.

À l’intérieur de cette vision, le Maroc n’est pas un simple bénéficiaire. Dans plusieurs passages du document, il est cité comme un pays à fortes perspectives climatiques et financières Le Royaume a soumis sa Contribution déterminée au niveau national(NDC),

ainsi que ses stratégies à long terme et de planification climatiqueauxNationsunies,témoignantd’unefeuillederoute cohérente autour de la neutralité carbone, l’hydrogène vert, l’économiecirculaireetladigitalisation.

Sur le volet des marchés financiers, Rabat est explicitement reconnu pour son potentiel à émettre des instruments verts telsquedesobligationsvertes,socialesetdedurabilité(GSSS) Cetypedetitres,déjàémissurlesmarchéslocaux,contribueà structurer un écosystème financier durable, capable d’attirer des capitaux internationaux tout en soutenant des projets locaux

Concrètement, cette dynamique se traduit déjà par des financements ciblés, comme les lignes de crédit vertes accordéesauxgrandesbanquesmarocainespoursoutenirles petites et moyennes entreprises dans leurs investissements verts ou encore des prêts importants pour des projets d’irrigationdurableetdeconservationd’eaudansdesrégions sensibles Ces initiatives illustrent une réalité plus large : la transitionécologiquepeutrimeravecdéveloppementhumain et inclusion économique, une leçon que le Maroc s’emploie à mettreenpratique

Toutefois,leRoyaumen’estpasexemptededéfis

Le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM) de l’Union européenne, qui vise à taxer les importationsàforteintensitécarbone,pourraitpesersurlesexportationsindustriellesmarocaines Plutôtque devoircettecontraintecommeunhandicap,plusieursanalystesyvoientuneincitationpourmoderniseret décarboner les secteurs manufacturiers et exportateurs, ce qui pourrait renforcer leur compétitivité sur les marchéseuropéens

Enparallèle,leMarocpoursuitsapropretransformationénergétique Selonlesdonnéesrécentes,lesénergies renouvelablesreprésententprèsde46%delacapacitéélectriquenationale,avecunobjectifd’aumoins52% d’ici2030,portéepardesprojetssolaires,éoliensetd’hydrogènevertdéjàencours

Plusqu’unsimplepartenaire,leMarocs’érigeaujourd’huienpilierrégionaldelarévolutionverteportéeparla BERD Unetransformationquineselimitepasàdesengagementssurpapier,maiss’enracinedansdesactions concrètesetdesvisionspolitiquesambitieuses uneréponseforteauxdéfisclimatiquesetuneopportunité decroissanceinclusiveetdurablepourlesprochainesannées.

LE MAROC, PREMIER PRODUCTEUR AFRICAIN DE BIENS DE CONSOMMATION POUR L'EXPORT

Un nouveau classement économique publié cette semaine consacre le Maroc comme le premier pays d'Afriquedanslaproductionetl'exportationdebiensde consommation, validant ainsi la stratégie de diversification industrielle menée par le Royaume depuisunedécennie.

L'automobileetletextiletirentlacroissance

L'économie marocaine franchit un palier historique en s 'adjugeant la première place continentale des exportateursdebiensdeconsommationmanufacturés

Cette performance remarquable, mise en lumière par les récentes statistiques du commerce international, témoigne de la profonde mutation du tissu productif national Fini le temps où les exportations marocaines reposaient quasi exclusivement sur les matières premières agricoles ou les phosphates bruts Aujourd'hui, les usines du Royaume tournent à plein régimepourfournirlesmarchéseuropéens,africainset américains en produits finis à haute valeur ajoutée, illustrant la réussite éclatante du label "Made in Morocco"

Lesuccèsdecettedynamiquereposesurdessecteurs moteurs qui ont su gagner en compétitivité à l'échelle mondiale. L'industrie automobile, véritable fleuron de cette nouvelle économie, expédie chaque année des centainesdemilliersdevéhiculesparticuliersdepuisles plateformesdeTangeretKénitra.Lesecteurdutextileet del'habillement,quiasuseréinventerenmisantsurla "fast fashion" et la réactivité, maintient des volumes d'exportation impressionnants. S'y ajoutent l'agroalimentairetransformé,l'électroniquegrandpublic et l'aéronautique, qui densifient le panier des exportations nationales Cette diversification protège l'économiedeschocssectorielsetgarantitdesrentrées dedevisesplusstables

Cette montée en puissance industrielle s’appuie également sur un environnement d’investissement devenu plus attractif au fil des dernières années Les zones industrielles modernes, les plateformes logistiquesintégréesetlesinfrastructuresportuairesde premierplanontpermisd’améliorerconsidérablement lacompétitivitédupays Lesinvestissementsétrangers continuent d’affluer, attirés par la stabilité macroéconomique du Royaume, sa proximité stratégique avec l’Europe et un réseau d’accords de libre-échange particulièrement dense Dans ce contexte,

les entreprises marocaines gagnent progressivement en savoir-faire technologique et en capacité d’innovation, consolidant ainsi leur position dans les chaînes de valeur mondiales.

Parallèlement, cette dynamique exportatrice commence à produire des effets tangibles sur l’économie nationale La créationd’emploisindustriels,lamontéeencompétencedela main-d’œuvre et l’émergence d’un tissu de sous-traitants locaux contribuent à renforcer l’ancrage industriel du pays À moyen terme, l’enjeu sera toutefois de poursuivre cette montéeengammeenmisantdavantagesurlarecherche,la digitalisation et la transition verte Car si le Maroc a réussi à s’imposer comme une plateforme manufacturière incontournable en Afrique, le défi des prochaines années consistera à transformer cette performance en croissance durableetinclusive

Cette position de leader africain est le fruit d'une politique volontariste d'aménagement du territoire et d'attractivité des investissements étrangers La création de zones franches industrielles,ledéveloppementd'infrastructureslogistiquesde classe mondiale comme le port Tanger Med, et la formation d'une main-d'œuvre qualifiée ont créé un écosystème hautement productif Pour maintenir ce cap, les industriels marocains doivent désormais relever le défi de la décarbonationdeleurproduction,uneconditionsinequanon pour conserver leurs parts de marché face aux nouvelles exigencesenvironnementalesdespaysimportateurs.

DAKHLA INVESTIT 17,75 MMDH POUR DÉVELOPPER

L’INDUSTRIE DES PRODUITS DE LA MER

AusudduRoyaume,larégiondeDakhla-OuedEddahabaccélèresatransformationéconomique.Danslecadredu nouveaumodèlededéveloppementdesprovincesduSud,plusieursprojetsstructurantssontlancéspourvaloriserles ressources maritimes, renforcer l’aquaculture et moderniser la logistique régionale. Au total, 17,75 milliards de dirhams d’investissements sont mobilisés pour faire évoluer la filière halieutique vers une véritable industrie de transformationetdecréationdevaleur.

Le vent de l’Atlantique souffle fort sur Dakhla Mais ce n’est pas seulement celui desalizés Depuisquelquesannées,unautremouvementtraverselarégion:celui d’une transformation économique progressive, portée par l’ambition de mieux valoriserlesressourcesdelamer

La région de Dakhla-Oued Eddahab, située au cœur des provinces du Sud, possède l’une des façades maritimes les plus riches du Maroc Les eaux atlantiques qui bordent ce territoire constituent un réservoir halieutique majeur pour le pays Sardines, maquereaux et autres poissons pélagiques y abondent depuis longtemps Pourtant, durant des décennies, une grande partie de cette richessequittaitlarégionsousformebruteousimplementcongelée

Aujourd’hui, l’objectif est clair : passer d’une économie d’extraction à une économiedetransformation.

Dans le cadre du nouveau modèle de développement des provinces du Sud, plusieurs projets structurants ont été lancés afin de développer l’industrie des produits de la mer et renforcer la chaîne de valeur locale. L’ensemble de ces initiativesreprésenteuninvestissementglobalestiméà17,75milliardsdedirhams, destinéàsoutenirlamodernisationdusecteuretàstimulerl’économierégionale.

Parmilesprojetspharesfigureunprogrammedevalorisationdesproduitsdela pêche maritime, mobilisant environ 1,2 milliard de dirhams Ce dispositif vise notamment les poissons pélagiques, ressource abondante dans les eaux de la région L’ambitionestdefavoriserlatransformationindustriellesurplace,avecla production de conserves, de farine et d’huile de poisson, plutôt que de limiter l’activitéàlasimplecongélation

Le programme prévoit également la mise en place d’un pôle de compétitivité dédié aux produits de la mer, destiné à structurer davantage la filière et à encourager l’innovation industrielledanscesecteurstratégique

Autre levier majeur : le développement de l’aquaculture, dont les projets mobilisent des investissements pouvant atteindre 2,8 milliards de dirhams Cette activité, encore en croissance au Maroc, représente un potentiel important pour diversifier la productionhalieutiqueetrépondreàla demande internationale croissante en produitsmarins.

Sur le terrain, les premières infrastructures commencent déjà à prendre forme. Six unités industrielles ont été implantées dans la zone industrielle de Dakhla Elles jouent un rôledéterminantdansl’améliorationde la qualité des produits de la mer et dansleurtransformationindustrielle

PourBouchaibQiri,directeurrégionalde l’Industrie et du Commerce à Dakhla, cette évolution marque un tournant pourlarégion

«Dakhlaaccueilledésormaisdesunités industrielles dont l’activité ne se limite plus à la congélation et à l’exportation du poisson Nous sommes passés à une phase de valorisation, notamment avec la production de conserves de poisson, mais aussi de farine et d’huile depoisson»,explique-t-il

Au-delà de la transformation industrielle, les autorités misent également sur le renforcement des infrastructures logistiques pour accompagnercettedynamique.

Au fil des années, les provinces du Sud s’imposent ainsi comme un laboratoire du développementterritorialauMaroc,oùinfrastructuresmodernes,valorisationdesressources naturellesetouvertureéconomiqueseconjuguent.

À Dakhla, la mer a toujours été une richesse. La différence aujourd’hui, c’est que la région cherchedésormaisàlatransformer,surplace,envéritablemoteurindustrieletsocial

TOURISME : LE MAROC SE HISSE AU DEUXIÈME

RANG AFRICAIN AVEC 75 HÔTELS EN CONSTRUCTION

Ledéveloppementdusecteurtouristiquemarocain se confirme à travers une dynamique d’investissementsoutenuedansl’hôtellerie.

Selon les dernières données sectorielles, le Royaume se classe désormais au deuxième rang en Afrique en termes de projets hôteliers en cours de développement,justederrièrel’Égypte

Au total, 75 hôtels et resorts sont actuellement en construction ou en phase avancée de réalisation au Maroc, représentant plus de 10 600 chambres Cette progression témoigne de l’attractivité croissante du pays auprès des grandes chaînes internationales et desinvestisseursdusecteurtouristique

À l’échelle du continent africain, le pipeline hôtelier atteint un niveau record avec plus de 675 établissements en développement totalisant près de 124000chambres.

Cette croissance reflète l’essor du tourisme international en Afrique, considéré comme l’un des marchés les plus dynamiques au monde. Dans ce contexte,leMarocsepositionnecommeunacteurclé decetteexpansion.

Lataillemoyennedesprojetshôteliersyatteintenviron 141 chambres par établissement, illustrant une stratégieorientéeversdesinfrastructuresdecapacité intermédiaire, capables de répondre à une demande touristiquediversifiée

Le niveau d’avancement des chantiers constitue également un indicateur positif pour le marché national

Plusde64%deschambresrecenséesdanslepipeline sont déjà en phase de construction, un taux relativement élevé comparé à d’autres destinations africaines

Cette progression concrète témoigne de la capacité du pays à transformer les projets annoncés en réalisationseffectives

Au-delà des chiffres, cette dynamique s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer la compétitivité touristique du Maroc sur la scène internationale.

Les investissements dans l’hôtellerie accompagnent le développement d’infrastructures de transport, d’événements internationauxetdenouvellesoffrestouristiques,contribuantà diversifier les destinations et les expériences proposées aux visiteurs.

L’AfriqueduNordapparaîtd’ailleurscommeunpôlemajeurde développement hôtelier sur le continent, l’Égypte et le Maroc concentrant à eux seuls une part significative des projets en cours

Ensemble, ces deux pays représentent plus de 45 % des chambres en développement, confirmant leur rôle central dansl’expansiondel’offretouristiqueafricaine

Dans les années à venir, la concrétisation de ces projets pourraitrenforcerlacapacitéd’accueilduMarocetsoutenirla croissance du secteur touristique, considéré comme un pilier essentieldel’économienationale

ÉCONOMIE BLEUE : LE MAROC REJOINT LE PROJET INTERNATIONAL GMC2

Le Maroc renforce son engagement en faveur de la pêche durable et de l’économie bleue. À Rabat, les autorités marocaines et le Programme des Nations Unies pour le développement ont officialisé le lancement du projet international Global Marine Commodities 2 (GMC2), une initiative visant à améliorer la gestion des ressources halieutiques et à promouvoirdeschaînesdevaleurresponsablesdansle secteurdelapêchemaritime.

Une nouvelle étape dans la stratégie maritime du Maroc

LeRoyaumepoursuitsastratégiedegestiondurabledes ressources marines Mardi à Rabat, Zakia Driouich, secrétaire d’État chargée de la pêche maritime, et Ilaria Carnevali, représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Maroc, ont signé les documents officialisant la participation du MarocauprojetGlobalMarineCommodities2(GMC2).

Ce programme international vise à intégrer les chaînes de valeur de la pêche maritime durable dans le développementdel’économiebleue,enparticulierdans lesgrandsécosystèmesmarinsducourantdesCanaries etdelacôtepacifiqued’Amériquecentrale.

Au-delà d’un simple projet technique, l’initiative s’inscrit dans une vision plus large : concilier préservation des écosystèmes marins, développement économique et améliorationdesconditionsdeviedescommunautésde pêche

Unprojetinternationalpourrenforcerlapêchedurable

Le programme GMC2 s’inscrit dans une coopération internationale impliquant six pays : le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal, l’Équateur, le Guatemala et le Panama

FinancéparleFondspourl’environnementmondial(FEM) et mis en œuvre par le PNUD, le projet bénéficie également de l’expertise technique de Sustainable Fisheries Partnership (SFP), une organisation spécialisée dans la promotion de pratiques de pêche durable et la transformation des chaînes d’approvisionnement des produitsdelamer

AuMaroc,lesactionsduprojetporterontprincipalement sur les pêcheries de petits pélagiques, notamment la sardine et l’anchois, qui constituent une composante essentielledel’économiehalieutiquenationale.

SelonIlariaCarnevali,l’initiativemetparticulièrementl’accentsur la préservation de ces ressources, qui représentent un pilier important pour l’économie, la sécurité alimentaire et les exportations du Royaume. Le projet prévoit également le renforcement des capacités nationales afin d’assurer une exploitationdurableetcontinuedecesressources.

Gouvernancedesressourcesetdéveloppementdel’économie bleue

LeprogrammeGMC2s’étendrasuruneduréedecinqans Durant cette période, plusieurs axes d’action sont prévus : améliorer la gouvernance des pêcheries, renforcer la transparence des données scientifiques sur l’état des stocks et soutenir la coopération régionale pour la gestion des ressources halieutiquespartagées

Dans la zone du courant des Canaries, l’un des écosystèmes marinslesplusproductifsaumonde,leprojetvisenotammentà renforcer les efforts communs entre les pays concernés afin de préservercesressourcesstratégiques

L’initiativemobiliseraégalementlesacteursdetoutelachaînede valeur opérateurs économiques, transformateurs et acheteurs pour encourager la demande de produits de la mer issus de pêcheriesresponsables.

À travers ce partenariat international, le Maroc confirme sa volontédefairedel’économiebleueunlevierdedéveloppement durable, conciliant croissance économique, protection de l’environnementmarinetaméliorationdesconditionsdeviedes communautéscôtières.

TEXTILE MAROCAIN : RYAD MEZZOUR MET UN PILIER INDUSTRIEL SOUS TENSION

Les récents propos de Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, lors d’une rencontre à Rabatontdéclenchéuneondedechocdanslemonde économique marocain. En affirmant que l’industrie textile n’était plus au centre du débat industriel national,ilasuscitéunelevéedeboucliersdelapart des professionnels du secteur un pilier historique de l’économie du Royaume, tant sur le plan social qu’économique.

Dansuncommuniquénet,l’Associationmarocainedes industries du textile et de l’habillement (AMITH) a dénoncé ce qu’elle qualifie d’« en décalage avec la réalité » Pour l’organisation, le textile ne saurait être relégué au second plan alors qu’il constitue, chiffres à l’appui,l’undesmoteursindustrielsdupays

Aujourd’hui,letextilemarocainemploieenviron190000 personnes,disperséesdansplusde1600entreprisesà traverslepaysunemployeurindustrielmajeurfocalisé notamment dans les régions de CasablancaSettat, TangerTétouan–Al Hoceïma et FèsMeknès Le secteur pèse également près de 32milliards de dirhams d’exportations,principalementversl’Unioneuropéenne, quireprésenteautourde65%desdébouchésàl’export

L’AMITH rétorque que ces chiffres loin d’être anecdotiquesmontrentcombienl’industrietextilereste intégrée dans les chaînes de valeur mondiales et combien elle contribue à la présence industrielle du Maroc sur la scène internationale «On ne peut pas affirmer qu’un secteur qui fait vivre des dizaines de milliers de familles n’existe plus dans le débat industriel»,martèlentlesprofessionnels.

Le débat s’ouvre aussi sur la compétitivité du secteur faceàuneconcurrencemondialeintense.LeMarocse retrouve confronté à des plateformes industrielles agressives comme le Bangladesh, le Vietnam ou l’Égypte, qui disposent souvent de coûts énergétiques plusfaiblesetdepolitiquesindustriellestrèsoffensives Pour les industriels, cela souligne l’urgence d’un débat large et constructif autour des facteurs structurants énergie,logistique,cadreréglementaireindispensables àlaconsolidationdelacompétitivité

Plus qu’une simple réaction à une phrase ministérielle, la réponse de l’AMITH reflète une inquiétude plus profonde:

celle de voir un secteur stratégique marginalisé au moment même où le Maroc cherche à poursuivre son industrialisation dansuncontexteéconomiqueexigeantetconcurrentiel.

Le secteur textile, rappelleton, ne se résume pas à une statistique ponctuelle : il incarne un pôle d’emploi significatif, fortementféminin,etsertdepointd’entréeàl’activitéindustrielle pourdenombreuxjeunesMarocains

À l’heure où l’économie marocaine cherche des relais de croissance durables face à un chômage national défiant toujours les attentes, ignorer la contribution d’un secteur aussi denseetporteurqueletextilereviendraitàfragiliserlacohésion socialeetindustrielleduMaroc

Dans cette perspective, plusieurs professionnels du secteur plaident pour une approche plus équilibrée des politiques industrielles Ils estiment que le textile pourrait jouer un rôle encore plus structurant dans la stratégie d’industrialisation nationale,notammentgrâceàsonpotentield’intégrationlocale, d’exportation rapide et de création d’emplois À condition, toutefois, de renforcer l’investissement dans la modernisation des unités de production, la formation des compétences et l’innovation,afindeconsoliderlacompétitivitédusecteurfaceà laconcurrenceinternationale

Avec un investissement initial de 350.000 dollars canadiens, Trigon Metals lance la première phase d’exploration sur Addana,soulignantl’attractivitécroissanteduMarocpourlesinvestisseursinternationauxdanslesecteurminier.

LasociétécanadienneTrigonMetalsInc aofficiellementdébloqué350000dollars pour lancer son programme d’exploration sur le projet Addana, situé dans la province de Tata, au sud du Maroc Douze forages sont prévus, totalisant 2100 mètres,afind’évaluerlepotentielgéologiquedelazone Cefinancementmarque le premier engagement concret pour ce site où des indices historiques avaient déjàrévélédesconcentrationsintéressantesdediamants,argent,cuivreetzinc LechoixdeTrigonMetalsillustrelaconfiancedesinvestisseursétrangersdansle cadre réglementaire marocain, reconnu pour sa prévisibilité et sa stabilité politique. Le projet Addana n’est pas seulement un terrain d’exploration : il bénéficied’infrastructureslocalesetdelamiseenplaced’un«coreshack»pour analyser les carottes de forage, mêlant expertise locale et internationale. Cette approche concrétise le potentiel du Maroc en tant que destination stratégique pourl’investissementminierenAfrique.

Au-delà du projet Addana, le Maroc présente un sous-sol riche et diversifié : argent, cuivre, cobalt, zinc, plomb, manganèse Historiquement dominé par les phosphates, le pays voit aujourd’hui croître l’intérêt pour ses autres métaux, en particulierdanslecontextedelatransitionénergétiqueetdesbesoinscroissants enmétauxstratégiques

Selon le rapport 2025 du Fraser Institute, le Royaume se positionne au 15e rang mondial pour l’attractivité minière, progressant grâce à la clarté du cadre réglementaire et la qualité des infrastructures Les investisseurs saluent également la stabilité politique et la sécurité juridique, éléments essentiels dans un secteur souvent marqué par l’incertitude.

Pour le Maroc, attirer des capitaux comme ceux de Trigon Metals n’est pas seulement une question de chiffres : chaque investissement contribue à la création d’emplois, au renforcement des exportations et à la structuration d’un écosystème industriel durable Le pari géologiqued’aujourd’huipourraitainsise transformerenmoteuréconomiquepour demain

Investir dans le sous-sol marocain, c’est soutenir la croissance et consolider la position stratégique du Royaume sur la carteminièremondiale

Dans cette dynamique, les autorités marocaines poursuivent la modernisation du secteur afin de mieux valoriser les ressources naturelles L’objectif est désormais d’aller au-delà de l’extraction pour encourager la transformation locale des minerais et structurerunevéritablechaînedevaleur industrielle Dans un contexte mondial marqué par la transition énergétique et la forte demande en métaux stratégiques, le Maroc pourrait ainsi renforcer sa place sur la carte minière internationale. Un positionnement qui pourraitattirerdavantaged’investisseurs et soutenir la diversification de l’économie nationale.Enfin, cette dynamique pourrait également favoriser l’émergence de nouveaux pôles industriels dans plusieurs régions du Royaume

La trajectoire de la dette publique marocaine continue d’évoluer sous surveillance. Selon les dernières analyses d’Attijari Global Research, la dette du Trésor devrait atteindre 1.211 milliards de dirhams à l’horizon 2026. Une progressionmesuréequis’inscritdansl’équilibredélicatentrefinancementdespolitiquespubliquesetmaîtrisedes financesdel’État.

Les finances publiques marocaines poursuivent leur trajectoire sous le regard attentifdesanalystes Danssonrapport«BudgetFocus–Janvier2026»,Attijari Global Research (AGR) anticipe une hausse modérée de la dette du Trésor, qui devraitatteindre1211milliardsdedirhams(MMDH)àfin2026,contre1156MMDH en2025

L’augmentation reste contenue mais significative. Elle reflète les besoins de financement de l’État dans un contexte marqué par la poursuite des grands programmeséconomiques,sociauxetd’infrastructuresengagésparleRoyaume.

Dansledétail,ladetteintérieurecontinueraitdereprésenterlaprincipalesource de financement du Trésor. Elle devrait s’établir à 887 MMDH en 2026, soit une progressionde4,5%parrapportàsonniveauattenduàlafindel’année2025.

Cechoixdeprivilégierlemarchédomestiquen’estpasanodin.IlpermetauMaroc de limiter sa dépendance aux marchés internationaux tout en mobilisant l’épargne nationale Une stratégie qui, selon plusieurs analystes financiers à Casablanca, contribue à renforcer la résilience des finances publiques face aux turbulenceséconomiquesmondiales

De son côté, la dette extérieure connaîtrait une progression légèrement plus rapide Ellepasseraitde307MMDHen2025à324MMDHen2026,soitunehausse de 5,7 % Cette évolution reste toutefois maîtrisée et s’inscrit dans une structure d’endettementrelativementéquilibrée

Les données disponibles pour le début de l’année confirment cette tendance À fin janvier 2026, la dette globale du Trésor aurait atteint 1171 MMDH, selon AGR La composante intérieure représenterait 863 MMDH, tandis que la dette extérieure se situeraitautourde308MMDH.

Un indicateur particulièrement scruté parlesinvestisseursconcernelapart de la dette extérieure dans l’endettement total. Sur ce point, les projections restent rassurantes. Le poidsdeladetteextérieuredevraitse situerà26%deladetteglobaleàfin janvier 2026, avant de remonter légèrementà27%àlafindel’année

Ce niveau demeure dans la fourchette de référence retenue par AGR, comprise entre 25 % et 30 %, considérée comme un seuil prudent pour un pays émergent En restant danscetintervalle,leMaroclimiteson exposition aux fluctuations des marchés internationaux et aux variationsdechange

Au-delàduvolumeglobaldeladette, le ratio d’endettement rapporté au produit intérieur brut (PIB) constitue unautrebaromètreclé Surceterrain, les projections associées à la Loi de Finances2026indiquentqueleTrésor devrait maintenir ce ratio autour de 65,5%duPIBen2026.

À titre de repère, ce ratio s’établissait déjàà63,4%àfinjanvier2026,selon lesestimationsdurapport.Unniveau qui reste relativement stable au regard des standards observés dans plusieurséconomiescomparables.

Dans les milieux financiers, cette trajectoire est souvent analysée avec une certaine nuance L’endettement public n’est pas perçu uniquement comme une contrainte budgétaire Il représente aussi un levier pour financerlesinvestissementsstructurantsetsoutenirladynamiqueéconomique

Laquestioncentraledemeuredonccelledel’équilibre Commentcontinueràfinancerlesprioritésnationales infrastructures,programmessociaux,transitionéconomiquetoutenmaintenantunedettesoutenablesurle longterme?

Pour l’instant, les projections suggèrent une trajectoire relativement maîtrisée. Mais, comme le rappellent régulièrementleséconomistes,lasoutenabilitédeladettedépendraavanttoutdelacapacitédel’économie marocaineàmaintenirunecroissancesolideetdurabledanslesannéesàvenir.

Entre prudence budgétaire et impératifs de développement, le Maroc poursuit ainsi une ligne d’équilibre. La dette du Trésor progresse, certes, mais dans des proportions que les analystes jugent encore maîtrisables. L’enjeu, désormais, sera de transformer cet endettement en véritable levier de croissance et d’opportunités pourl’économienationale

HCP : 36 % DES CHEFS D’ENTREPRISE ANTICIPENT UNE HAUSSE DE L’ACTIVITÉ DES SERVICES

Le début de l’année 2026 s’annonce contrasté pourlesservicesmarchandsnonfinanciersau Maroc. Selon la dernière enquête de conjoncturepubliéeparleHaut-Commissariat au Plan, plus d’un tiers des chefs d’entreprise anticipent une progression de l’activité au premiertrimestre.Maisderrièrecetoptimisme prudentsecacheuneréalitéplusnuancée,où certains secteurs tirent la croissance tandis qued’autrescontinuentderalentir.

Leschefsd’entreprisemarocainsavancentavec prudence Danssadernièreenquêtetrimestrielle, le Haut-Commissariat au Plan indique que 36% des dirigeants du secteur des services marchandsnonfinanciersprévoientunehausse de l’activité au premier trimestre 2026, tandis que14%anticipentunebaisse Lerestetablesur une évolution relativement stable de l’activité Ces résultats proviennent des enquêtes de conjoncture menées auprès des entreprises pour analyser l’évolution récente et les perspectivesdusecteur

Dansledétail,plusieursbranchesdevraientjouer un rôle moteur Les anticipations positives concernent notamment les transports terrestres et le transport par conduites, ainsi que l’entreposage et les services auxiliaires des transports. Ces segments profitent depuis plusieursannéesdelamontéeenpuissancede lalogistiqueetducommerceauMaroc,dansun contextemarquéparl’extensiondesplateformes logistiques et le développement des infrastructuresdetransport.

À l’inverse, certaines activités pourraient connaître un ralentissement Les chefs d’entrepriseévoquentnotammentlestransports pareau,lesactivitésdelocationetlocation-bail ainsi que les activités immobilières comme des branchesoùl’activitédevraitreculeraucoursdu trimestre

Du côté de la demande, la tendance reste globalement stable 63% des dirigeants interrogés anticipent une demande inchangée, alors que 28% s’attendent à une augmentation Cette prudence reflète un environnement économiqueencoreincertain,

danslequellesentreprisessemblentprivilégierl’attentismeplutôtquedes paristroprisqués.

Même logique pour l’emploi. Selon l’enquête, 61% des chefs d’entreprise prévoient une stabilité des effectifs, tandis que 22% envisagent une augmentation. Le marché du travail dans ce secteur, qui représente une part importante de l’économie des services, devrait donc évoluer progressivementsansvéritableaccélérationdesrecrutements

Pour comprendre ces prévisions, il faut aussi regarder la situation récente Au quatrième trimestre 2025, l’activité du secteur aurait reculé selon 49% des chefs d’entreprise, alors que 34% déclarent une hausse, d’après les données du HCP Cette évolution s’explique notamment par la baisse observée dans les télécommunications, le transport aérien et les activités delocationetlocation-bail

Dans le même temps, d’autres segments ont mieux résisté Les activités d’hébergementetrestauration,detransportterrestreetd’entreposageont enregistré une progression, contribuant à limiter l’ampleur du recul global del’activité

Les indicateurs opérationnels confirment cette situation intermédiaire. Le taux d’utilisation des capacités de prestationdusecteurs’estétablià74%,signed’unniveaud’activitérelativementcorrectsanstoutefoisatteindre unepleineutilisationdescapacités Parailleurs,84%deschefsd’entreprisejugentleurscarnetsdecommandesà unniveaunormal,cequitraduitunecertainevisibilitéàcourtterme

Surleplandel’emploi,lesrésultatsrestentégalementmodérés 23%desdirigeantsdéclarentuneaugmentation des effectifs, tandis que 60% parlent d’une stabilité Cette évolution suggère une adaptation progressive des entreprisesàlaconjonctureplutôtqu’uneexpansionrapide

Enfin,l’année2025aétémarquéepardesinvestissementsciblés Selon83%deschefsd’entreprisedusecteur,les dépenses d’investissement ont principalement concerné le remplacement d’une partie des équipements et l’extensiondel’activité Unestratégiequitraduitunevolontéd’améliorerlesoutilsdeproductiontoutenpréparant lesentreprisesàdenouvellesopportunitésdecroissance

Cetteposturetraduitégalementuneformedematuritééconomique Lesopérateursprivilégientdésormaisune croissance plus maîtrisée, fondée sur l’optimisation des coûts, l’amélioration de la productivité et l’adaptation progressiveauxnouvellesdynamiquesdumarché

Dans plusieurs branches des services, les investissements se poursuivent, mais de manière plus ciblée, avec une attention particulière portée à la rentabilité et à la durabilitédesactivités.

Ainsi,derrièrecetteapparentemodération se cache en réalité une phase de consolidation.Lesecteurdesservices,pilier majeur de l’économie marocaine, semble chercher à renforcer ses bases avant d’enclencher une nouvelle dynamique de développement, plus résiliente et mieux adaptée aux défis économiques contemporains

LeMarocrejointunprogrammeinternationalquiprometdeboosterlescompétencesdigitalesdesPMElocalesetd’ouvrir denouvellesopportunitéscommercialesd’ici2029.

LecoupdepouceinternationalpournosPME

LeMarocfigureparmilespaysciblésparleProgramme«Enhancinge-commerce and digital trade in the Southern Neighbourhood», initié par le Centre du commerceinternational(ITC)

Avec un budget total de 3,52 millions de dollars, financé en grande partie par l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), ce programme vise à renforcerlescapacitésdesPMEmarocainesdanslecommerceélectronique

Leprojetconcerneaussil’Égypte,laJordanieetlaTunisie,etsedéploierajusqu’en janvier2029

Uncomplémentdefinancementde38.420dollarsprovientdufondsfiduciaireITC Trust Fund Window 1 – BDF, alimenté par plusieurs pays donateurs dont la Belgique,leCanadaetlaChine.

Objectifs:plusdedigital,plusd’emplois

LeProgrammeseconcentresurdeuxaxesmajeurs:

Développement des PME (2,11 millions de dollars) pour les former aux outils numériquesetfaciliterleurintégrationdanslecommerceélectronique

Politiques publiques et facilitation du commerce (1,41 million de dollars) pour améliorer les dispositifs nationaux et régionaux, identifier les obstacles et renforcerlesliensentresecteurprivéetadministrations

L’ambition est claire : donner aux PME marocaineslesmoyensdemieuxvendre en ligne, d’atteindre de nouveaux marchés et de créer des emplois décents, tout en modernisant les politiquescommercialeslocales.

Vers une intégration économique régionalerenforcée

Au-delà de la formation et de l’accompagnement, le Programme prévoit l’organisation de dialogues régionauxetnationauxpourpartagerles expériencesetlesbonnespratiques

L’objectif ? Favoriser une croissance économique inclusive et alignée sur l’Objectifdedéveloppementdurablen°8 desNationsunies.

Pour le Maroc, ce programme pourrait être une vraie bouffée d’air pour les startups, les entreprises dirigées par des femmes et celles qui peinent à accéder auxcréditsbancaires

L’UnioneuropéenneetlaKfWsoutiennent d’ailleurs les TPME via un mécanisme de garantie de 135 millions d’euros pour financer crowdfunding, microfinance et capital-risque

Diversifierl’économieetrenforcerlesliens aveclaMéditerranéeSud

Dans les mois à venir, il faudra suivre la mise en œuvre locale du projet, les formations disponibles et la manière dontlesPMEvontexploitercesnouvelles ressourcesnumériques

Le commerce électronique pourrait bien devenir un levier stratégique pour diversifierl’économieetrenforcerlesliens aveclaMéditerranéeSud.

FINANCEMENT IMMOBILIER

LefinancementparticipatifpoursuitsondéveloppementauMaroc,notammentàtraverslemécanismedelaMourabaha, qui s’impose progressivement comme une solution alternative pour les particuliers souhaitant acquérir un bien immobilier.SelonTaoufikKamil,professionneldusecteur,cemodedefinancementarécemmentintégréunnouveaulevier permettantd’améliorerlasolvabilitédesclientsetdefaciliterl’accèsaucrédit.

Depuis l’introduction des banques participatives dans le paysage financier marocain, la Mourabaha est devenuel’undesproduitslesplusutilisés,enparticulier dansledomaineimmobilier.Cemécanisme,conforme aux principes de la finance islamique, repose sur un modèledifférentducréditclassique

Unmodèlebasésurl’achatetlarevente

Contrairement au prêt bancaire traditionnel, la Mourabahafonctionneselonunprinciped’achatetde revente

Dans ce système, la banque acquiert d’abord le bien immobilierchoisiparleclientavantdeleluirevendreà unprixconvenuàl’avance

Ce prix inclut la marge de la banque et est ensuite remboursé par le client sous forme d’échéances L’ensembledesconditionsfinancièresestdéfinidèsla signatureducontrat,cequipermetd’offrirunevisibilité claireauxacquéreurs

Ce mécanisme attire particulièrement les personnes souhaitant accéder à la propriété tout en respectant lesprincipesdelafinanceparticipative.

Unnouveloutilpourrenforcerlasolvabilité

D’après Taoufik Kamil, la Mourabaha a récemment bénéficié d’un nouvel outil visant à renforcer la solvabilitédesclients.

Ce dispositif permettrait d’élargir les possibilités de financement pour certains ménages qui pouvaient auparavant rencontrer des difficultés à remplir les critèresnécessaires

L’objectifestdefaciliterl’accèsàlapropriétéentenant comptededifférentessituationsfinancières

Grâce à cette évolution, les banques participatives disposentdésormaisdemoyenssupplémentairespour

accompagnerlesparticuliersdansleursprojetsimmobiliers Ce levier pourrait contribuer à dynamiser davantage le marché dufinancementparticipatifauMaroc

Unedemandeenconstanteprogression

Depuissonlancement,lafinanceparticipativesusciteunintérêt croissantauprèsdesMarocains

La Mourabaha immobilière représente aujourd’hui l’essentiel de l’activitédesbanquesparticipatives

Cettepopularités’expliqueparplusieursfacteurs.

D’une part, certains clients privilégient des solutions conformes aux principes de la finance islamique D’autre part, la transparence du mécanisme séduit également de nombreux acquéreurs.

Le développement du secteur immobilier et la demande croissante de logements contribuent également à soutenir la progressiondecemodedefinancement.

Unsecteurencoreenphasedematuration

Mêmesilafinanceparticipativeconnaîtunecroissancerégulière, elleresteencorerelativementrécenteauMaroc.

Lesecteurpoursuitdoncsonprocessusdestructurationetd’adaptation

Lesacteursfinancierstravaillentnotammentàdiversifierlesproduitsproposésafinderépondreàdesbesoins plusvariés.

Jusqu’à présent, la Mourabaha domine largement l’offre, mais d’autres instruments financiers participatifs pourraientprogressivementsedévelopper.

L’amélioration des dispositifs de financement et l’adaptation du cadre réglementaire constituent également desélémentsessentielspouraccompagnercetteévolution.

Lerôledesbanquesparticipatives

Lesbanquesparticipativesjouentunrôlecentraldansladiffusiondecemodèlefinancier.

Elles proposent des produits adaptés aux besoins des clients tout en respectant les principes de la finance islamique Ces établissements cherchent également à renforcer leur compétitivité face aux banques traditionnelles

Pour cela, ils misent sur l’innovation financière, l’amélioration de l’expérience client et l’élargissement de leur offre L’intégration de nouveaux outils de solvabilisation dans le cadre de la Mourabaha illustre cette volonté d’adaptation

Desperspectivesencourageantes

LesperspectivesdedéveloppementdelafinanceparticipativeauMarocrestentprometteuses

L’augmentation de la demande pour des solutions de financement alternatives, combinée à la croissancedumarchéimmobilier,devraitcontinueràsoutenirl’activité

Les spécialistes estiment que le secteur pourrait gagner en maturité dans les prochaines années, notammentgrâceàl’introductiondenouveauxproduitsetàl’améliorationdesmécanismesexistants

Danscecontexte,laMourabahademeureaujourd’huilepilierprincipaldufinancementparticipatif,tout encontinuantd’évoluerpourrépondreauxattentesdesclientsetauxexigencesdumarché

POULET : HAUSSE DES TARIFS MALGRÉ

L’OFFRE STABLE

Alors que le prix du poulet à la ferme se maintient entre 13 et 14 dirhams le kilogramme, les tarifs peuvent atteindre jusqu’à21dirhamschezcertainsdétaillants, unesituationrelevéevendredi13mars2026.

Cette hausse est liée principalement à la pressiondelademandeetàl’approchedes périodes de forte consommation comme le Ramadanetles«Aouacher». Écartcroissantentreproductionetvente

Selon Mustapha Mounassar, Président de l’Association nationale des producteurs de viandes de volaille, l’écart entre le prix à la ferme et le prix de détail peut atteindre 7 à 8 dirhams par kilo Dans les marchés où la concurrence est plus forte, les prix se situent plutôt autour de 17 à 17,5 dirhams, indiquant quelastructurecommercialeetladensitédes points de vente influencent fortement les tarifs

Lesecteuravicolebénéficienéanmoinsd’une production stable La production hebdomadaire de poussins a atteint 12,5 millions, contre 11 millions l’année précédente, tandis que la production de dindons progresse à 1,8 million par mois. Ces chiffres traduisent une offre suffisante pour répondre à la demande, selon les professionnels, et la productivitéaétésoutenuepardesconditions météorologiques favorables et un cheptel en bonnesanté.

Lademandecommemoteurdelahausse

La hausse des prix s’explique surtout par l’augmentationdelademandepourlepoulet, devenue une alternative moins coûteuse aux viandesrougesetaupoisson L’approchedes périodes de forte consommation amplifie cette tendance, entraînant un regain de consommationdanslesfoyersmarocains

Les professionnels se veulent cependant rassurants ;le marché reste globalement maîtrisé,avecunapprovisionnementsuffisant pour le Ramadan Les opérations d’importation et de production des reproducteurssepoursuiventnormalement,

soutenantlastabilitédel’offrepour2026.

Facteursexternesetvigilance

À l’international, les tensions dans le détroit d’Ormuz n’ont pour l’instant qu’unimpactlimité,carlesimportationsdematièrespremièrescommele maïs et le soja transitent par d’autres routes. Le principal facteur de vigilance reste l’évolution des prix du pétrole, susceptible de renchérir les coûts logistiques et de transport, et donc de se répercuter sur les prix finaux

Dans ce contexte, les opérateurs du secteur restent attentifs aux fluctuations des marchés énergétiques et aux éventuelles perturbations des chaînes d’approvisionnement Si la situation venait à se tendre davantage,lahaussedescoûtsdefretetd’assurancemaritimepourrait progressivementpesersurlesmargesdesimportateurset,àterme,surle pouvoir d’achat des consommateurs Pour l’heure, toutefois, les circuits d’approvisionnementdemeurentglobalementstables

Uneavancéenotablevientd’être enregistrée dans les relations commerciales entre l’Italie et les États-Unis. Selon les autorités italiennes,Washingtonaaccepté de réduire significativement les droits de douane appliqués aux exportationsdepâtesitaliennes.

Cette décision, qui fait passer certaines taxes de niveaux très élevés à une moyenne nettement plus faible, marque un tournantpourlesproducteurstransalpinsetpourleséchangesagroalimentairesentrelesdeuxpays.

Unebaissespectaculairedesbarrièrestarifaires

Lesdroitsdedouaneaméricainssurcertainescatégoriesdepâtesitaliennesavaientatteintdesniveauxparticulièrement élevés ces dernières années, dans le contexte de tensions commerciales plus larges entre les États-Unis et l’Union européenne

Ces mesures avaient pesé lourdement sur les exportations italiennes vers le marché américain, l’un des plus importants débouchéspourl’industrieagroalimentairedupays

Lanouvelleannoncedesautoritésitaliennesindiquequecestaxespourraientdésormaisêtreramenéesàunniveaumoyen d’environ5%,unediminutionconsidérableparrapportauxtauxprécédemmentappliqués

Cetteréductiondevraitpermettreauxproduitsitaliensderetrouverunecompétitivitéaccruefaceauxalternativeslocalesou àcellesprovenantd’autrespays

Pourlesindustrielsitaliens,cetteévolutionreprésenteunsoulagementattendu,aprèsplusieursannéesmarquéesparune incertitudecommercialepersistanteetparunehaussedescoûtsd’accèsaumarchéaméricain

Uncontextedetensionscommercialesapaisées

Laréductiondesdroitsdedouanes’inscritdansunmouvementpluslargededétentedanslesrelationscommercialesentre lesÉtats-Unisetl’Unioneuropéenne

Lesdifférendsportantsurlessubventionspubliquesousurcertainespolitiquesindustriellesavaientconduitàl’impositionde taxespunitivessurdiversproduits,dontlespâtesitaliennes.

Ces mesures protectionnistes avaient été perçues comme un obstacle majeur au commerce international, suscitantdesréactionsdelapartdesproducteurseuropéens

La récente décision américaine est donc interprétée comme un signe d’ouverture et de volonté de relancer les échangeséconomiquesbilatéraux.

Dans ce contexte, les autorités italiennes espèrent que cette évolution permettra de consolider la présence des produits alimentaires nationaux sur le marché nord-américain, réputé pour son exigence mais aussi pour son potentieldecroissance.

Unenjeustratégiquepourl’industrieagroalimentaireitalienne

L’industrie des pâtes constitue l’un des symboles les plus emblématiques de l’économie italienne Ce secteur représentenonseulementunepartimportantedesexportationsagroalimentairesdupays,maisaussiunélément clédesonimageculturelleàl’international Laréductiondesdroitsdedouanepourraitainsistimulerlaproduction etsoutenirl’activitédesentreprises,notammentcellesquidépendentfortementdesventesàl’étranger

Pour de nombreux acteurs du secteur, le marché américain demeure un pilier essentiel de leur stratégie commerciale Cette évolution intervient dans un contexte mondial marqué par la volatilité des prix des matières premièresetparlaconcurrencecroissanteentrelesgrandespuissancesagroalimentaires

Enaméliorantlesconditionsd’accèsaumarchéaméricain,lesautoritésitaliennesespèrentrenforcerlarésilience decetteindustrie

Desrépercussionspotentiellessurlesconsommateurs

Au-delà des enjeux industriels, la baisse des droits de douane pourrait également avoir un impact sur les consommateursaméricains Uneréductiondestaxesàl’importationpeuteneffetsetraduireparunebaissedes prixdevente,rendantlesproduitsitaliensplusaccessibles

Celapourraitfavoriserunediversificationdel’offresurlemarchéalimentaireetencouragerlaconsommationde produitsimportés,notammentdanslesegmentdesspécialitésgastronomiques.

Cependant, l’ampleur de cette répercussion dépendra de plusieurs facteurs, notamment des stratégies commercialesdesdistributeursetdel’évolutiondescoûtslogistiques.

Uneétapeversuncommercepluséquilibré

La décision de réduire les droits de douane sur les pâtes italiennes témoigne d’une volonté de rééquilibrer les relationscommercialesetdefavoriserdeséchangesplusfluidesentrelesgrandeséconomies.

Elles’inscritdansunedynamiqueglobalevisantàlimiter les tensions protectionnistes et à encourager la coopérationéconomiqueinternationale.

Pourl’Italie,cetteavancéereprésenteuneopportunitéde consolider sa position sur un marché stratégique et de renforcer la compétitivité de son industrie agroalimentaire.

Pour les États-Unis, elle pourrait contribuer à diversifier l’offre disponible pour les consommateurs tout en apaisant les relations avec un partenaire économique majeur.

Àterme,cetteévolutionpourraitouvrirlavoieàd’autres ajustements tarifaires dans le cadre des négociations commerciales transatlantiques, confirmant l’importance du dialogue dans la gestion des enjeux économiques mondiaux.

À l’approche de son assemblée générale, Maroc Telecom ajuste l’un de ses leviers financiers les plus techniques : le rachat d’actions.L’opérateurprévoit d’abroger par anticipation son programme actuel pour en lancer un nouveau, plafonné à 255 millions de dirhamsetportantsur0,17% ducapital.L’objectifestclair: améliorerlaliquiditédutitre surlaBoursedeCasablanca, sansmodifierlastructuredu capital.

Dans l’univers discret des mécanismes financiers, le rachat d’actions occupe une place particulière. Peu visible pour le grand public, il constitue pourtant un outil importantpourlesentreprises cotées. C’est précisément ce levier que Maroc Telecom, officiellement Itissalat AlMaghrib, prévoit de réajuster lors de son assemblée générale ordinaire du 28 mars

Selon la notice d’information visée par Autorité Marocaine du Marché des Capitaux, l’opérateur proposera aux actionnaires d’abroger par anticipationleprogrammede rachatd’actionsactuellement encours,afindeleremplacer par un nouveau dispositif intégrant un contrat de liquidité

Le programme actuel avait étévalidélorsdel’assemblée générale du 27 mars 2025 et devait initialement courir jusqu’enoctobre2026.Ilserait finalementinterrompuàpartir du 10 avril 2026, ouvrant la voie à un nouveau cadre d’interventionsurletitre.

Le futur programme resterait toutefois d’ampleur limitée Il porterait sur un maximum de 1,5 million d’actions, soit environ0,17%ducapitalsocial d’ItissalatAl-Maghrib

L’enveloppe financière globale serait plafonnée à 255 millions de dirhams. Pour un groupe parmi les valeurs majeures de la Bourse de Casablanca, ces proportions demeurent modestesmaissuffisantespouragirsurlaliquiditédutitre.

Dansledétail,lesinterventionsseraientencadréesparunefourchettedeprixprécise Leprix maximumd’achatseraitfixéà170dirhamsparaction,tandisqueleprixminimumdevente serait établi à 78 dirhams, hors frais Le financement de l’opération serait assuré exclusivementparlatrésoreriedisponibledugroupe,sansrecoursàl’endettement

Le dispositif couvrirait 18 mois, avec une période d’exécution allant du 10 avril 2026 au 9 octobre2027,sousréservedel’approbationdesactionnaireslorsdel’assembléegénérale

Autreélémentclé:lamiseenplaced’uncontratdeliquiditédestinéàfaciliterleséchanges surlemarché Danscecadre,lenombred’actionsmobiliséesnepourraitpasdépasser300 000 titres, soit 20 % du volume total visé par le programme, conformément aux règles encadrantlesrachatsd’actionsparlessociétéscotées

Au-delà de son aspect technique, ce futur programme traduit surtout la volonté de Maroc Telecom d’adapter ses outils financiers aux réalités du marché Dans un environnement boursier où la liquidité demeure un facteur clé de confiance pour les investisseurs, cette démarche illustre une gestion attentive du titre et un dialogue continu avec la place financièrecasablancaise

Au final, ce projet de rachat d’actions s’apparente davantage à un ajustement stratégique qu’àuneopérationspectaculaire.MaisdansuneplacefinancièrecommeCasablanca,oùla liquidité reste un enjeu majeur, ce type d’initiative peut contribuer à renforcer la stabilité et l’attractivitéd’untitreauprèsdesinvestisseurs.

La Bourse de Casablanca a entamé la séance de vendredi dans une quasi-stabilité. L’indice MASI, principal baromètredumarchéactionsmarocain,alégèrementreculé,signed’unclimatd’attentismechezlesinvestisseurs.

LamatinéeadébutésansvéritableimpulsionsurleparquetdelaBoursedeCasablanca.L’indiceMASIcédait0,01%,pour s’établirà17.156,05points.Unevariationpresqueimperceptible,maisrévélatriced’unmarchéquisemblemarquerune pause.Laveilledéjà,jeudi,l’indiceavaitclôturésurunenotestableà17.157,76points.

Danscecontexte,lesgrandescapitalisationsontaffichéuncomportementlégèrementplusdynamique.L’indiceMASI20, qui regroupe les vingt valeurs les plus liquides de la Bourse marocaine, progressait modestement de 0,06% pour atteindre1.310,71points.Unehausselimitée,maissuffisantepourmontrerquecertainesvaleurscontinuentdesoutenirla tendancegénéraledumarché

Enrevanche,lessociétéslesmieuxnotéesselonlescritèresenvironnementaux,sociauxetdegouvernanceontévolué danslerouge L’indiceMASIESGreculaitde0,15%,à1178,61points Celégerrepliillustreuneséancesansdirectionclaire, oùlesarbitragesrestentmesurés

Lapressionétaitunpeuplusvisibleducôtédespetitesetmoyennescapitalisations L’indiceMASIMidandSmallCap,qui reflètelaperformancedecesegmentdelaBoursedeCasablanca,abandonnait0,34%pours’établirà1730,27points Ces valeurs, généralement plus sensibles aux fluctuations du marché, ont tendance à réagir plus rapidement aux mouvementsd’humeurdesinvestisseurs

Au final, cette ouverture traduit un marché actions marocain dans une phase d’observation Les variations restent limitées,lespositionsprudentes Unerespiration,ensomme,dansunenvironnementfinancieroùchaqueindicateurest scrutédeprèsparlesinvestisseurs

Enattendantdenouveauxcatalyseurséconomiquesoufinanciers,laBoursedeCasablancacontinued’évoluersurune lignedecrête:entreprudence,stabilitéetvigilancedesinvestisseurs

Ramadan2026:425MDHdepublicitéendixjoursauMaroc Énergiesrenouvelables:BankofAfricaparticipeaufinancementdessix centralessolairesduprogrammeNoorAtlasauMaroc

Bank of Africa annonce sa participation au financement du projet solaire Noor Atlas, porté par MASEN, qui prévoit la construction de six centrales photovoltaïques au Maroc pour une capacité totale de 240 MW

L’investissement total atteint 2,8 milliards de dirhams, financé par des prêtsbancairesetdesfondsconcessionnelsdelaKfWetdelaBanque européenne d’investissement L’électricité sera vendue à ONEE via des contratsdelongterme,tandisqueleclosingfinancierdu13janvier2026 confirmel’engagementdeBankofAfricadanslatransitionénergétique

CashPlusdémocratiselepaiementmobileparQRCode

Paiement digital : Cash Plus lance une solution QR Code pour faciliter les transactionsdescommercesdeproximitéauMaroc

Cash Plus déploie une solution de paiement mobile par QR Code destinée auxcommercesdeproximité,déjàadoptéeparplusde12000commerçants àtraversleMarocdepuisjanvier2026

Cette technologie permet aux épiceries, cafés et petits commerces d’encaisserdespaiementsviasmartphone,sansterminalbancaire,rendant le paiement digital accessible même dans les zones peu bancarisées La solutions’appuiesurl’infrastructureexistantedeCashPlus,comprenant5200 agences et près de 2 millions de comptes, avec la possibilité de retirer les fondsenagenceetdebénéficierdecashback SelonNabilAmar,DGdeCash Plus, l’objectif est d’accompagner pleinement le commerce de proximité dansl’èrenumérique

Marchédescapitaux:leslevéeschutentà7,2MMDHenjanvier

Leslevéesdecapitauxsurlemarchémarocainontnettementreculéen ce début d’année. Selon les données publiées par Autorité marocaine dumarchédescapitaux(AMMC),ellesontatteintprèsde7,2milliards dedirhamsenjanvier2026,contre15,13milliardsunanplustôt,soitune baissemarquéesurdouzemois.

Dansledétail,lesémissionsdetitresdecréancesnégociables(TCN)ont atteint6,74milliardsdedirhams,tandisquelestitresdecapitalsesont limitésà450millionsdedirhams. Parallèlement, le marché du prêt-emprunt de titres poursuit sa progression Son encours s’est établi à 38,5 milliards de dirhams à fin janvier2026,enhaussede9%surunan

Énergiesrenouvelables:BankofAfricaparticipeaufinancement dessixcentralessolairesduprogrammeNoorAtlasauMaroc

Bank of Africa annonce sa participation au financement du projet solaire Noor Atlas, porté par MASEN, qui prévoit la construction de six centrales photovoltaïques au Maroc pour unecapacitétotalede240MW.

L’investissement total atteint 2,8 milliards de dirhams, financé pardesprêtsbancairesetdesfondsconcessionnelsdelaKfW et de la Banque européenne d’investissement. L’électricité sera vendue à ONEE via des contrats de long terme, tandis que le closing financier du 13 janvier 2026 confirme l’engagement de BankofAfricadanslatransitionénergétique

LeMarocsignepourlefinancementdel’énergienucléaire

Énergie nucléaire : le Maroc rejoint 26 pays dans une Déclaration internationalesurlefinancementetledéveloppementresponsable

LeMarocaprispartaudeuxièmeSommetinternationalsurl’énergie nucléaireàParis,où27paysontsignéunedéclarationpourfinancer des projets nucléaires civils Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a souligné que cette démarche s’inscrit dans la diversification du mix énergétique du Royaume Les signataires appellent à mobiliser des financements publics et privés, avec l’appuid’institutionscommelaWorldBank,laEuropeanInvestment Bank et l’International Atomic Energy Agency, afin de renforcer la sécuritéénergétiqueetaccélérerladécarbonation.

Immobilier:lemarchéreprenddudynamismefin2025

Immobilier au Maroc : hausse des transactions et stabilité desprixenfind’année2025

Après plusieurs trimestres d’atonie, le marché immobilier marocain a montré des signes de reprise au quatrième trimestre 2025. Les transactions ont bondi de 18,4 %, tandis que les prix restent globalement stables (+0,2 % sur le trimestre)

Le résidentiel, les terrains et les biens professionnels enregistrentdeshaussesmodérées,avecdesvillasentête.

Les grandes villes affichent des dynamiques contrastées : Marrakech et Tanger enregistrent de fortes progressions, Casablancaprogresseplusmodérément,tandisqueRabat voit un léger recul des prix. Cette tendance traduit une stabilisationdumarchéetunredémarragedelademande.

Selon un communiqué de la DTFE, il s’agit d’un placement avec prise en pension souscrit sur une journée, au tauxmoyenpondéréde1,64%

Cetyped’opérationpermetd’optimiserlagestiondesliquiditésdisponiblesàcourttermetoutenassurant unemobilisationrapidedesfondsencasdebesoin Elles’inscritdanslesmécanismesréguliersutiliséspar leTrésorpourajusterlesfluxfinanciersetmaintenirl’équilibredesatrésorerie

Record d’importations de pistaches au Maroc

Consommation en hausse : le Maroc dépasse 4.000 tonnes d’importations de pistachesen2025

En2025,leMarocaimportépourlapremière foisplusde4000tonnesdepistaches,pour unevaleurestiméeà33,9millionsdedollars, soitunehaussede27,5%parrapportà2024. LesÉtats-Unisrestentleprincipalfournisseur, suivisdelaTurquieetdel’Iran

Cette croissance soutenue illustre la forte dépendance du marché national aux importations, alors que la demande locale continued’augmenter.

Danscecontexte,lesautoritésencouragentledéveloppementdelaproductionnationaledepistachesdans lecadredelastratégie«GénérationGreen2020-2030».

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Eco Business du 16-03-2026 by Pressplus - Issuu