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Courses climatiques
En attendant mon taxi devant un magasin de discount, je regarde défiler les clients. Un produit semble connaître un succès particulier : le ventilateur. Les cartons s’empilent dans les bras des consommateurs. Il faut dire que la France vient de traverser un épisode de chaleur exceptionnel pour la saison et que les météorologues annoncent déjà une nouvelle vague. Mon taxi arrive. Une chauffeure m’accueille avec un sourire aussi rafraîchissant que l’air qui règne dans l’habitacle de son véhicule. Alors que commerçants et restaurateurs multiplient les témoignages sur les effets négatifs des fortes chaleurs sur leur fréquentation, je l’interroge sur l’impact de ces températures extrêmes sur son activité. « C’est vrai que ce n’était pas comme d’habitude. Le soir, les gens sortaient moins, mais dans la journée, j’ai très bien travaillé, surtout aux heures les plus chaudes. Entre la climatisation de mon taxi et la fournaise du métro, il n’y a pas photo ! Ces courses-là, je les appelle les courses clim ! » Son observation rejoint une tendance de fond tout juste décryptée par les experts. Les épisodes caniculaires modifient profondément les habitudes de consommation des ménages et transforment les comportements d’achat. Climatisations, ventilateurs, réfrigérateurs et congélateurs tournent à plein régime. En ce mois de mai 2026, les ventes de ventilateurs ont bondi de 196 % par rapport à mai 2025, 61 % pour les climatiseurs, 144 % pour les piscines de jardin et 42 % pour les maillots de bain. Les centres-villes se vident pendant les heures les plus chaudes et les terrasses exposées au soleil peinent à attirer les clients malgré les parasols. « J’avais investi dans des chauffages extérieurs pour prolonger la saison. Aujourd’hui, je réfléchis plutôt à installer des ventilateurs pour réussir à la commencer », explique un restaurateur. Alors que notre conversation touche à sa fin, je lance à ma chauffeure : « Que ferez-vous lorsque les températures redescendront ? » Pragmatique, sa réponse fuse : « Je ne suis pas inquiète. Après les canicules viennent souvent les orages. Celles-là, je les appelle les courses parapluie. » Qu’il fasse 40 degrés ou qu’il tombe des trombes d’eau, la valeur du taxi ne réside plus uniquement dans le déplacement, mais aussi dans les conditions dans lesquelles il s’effectue.
Hélène Manceron
Editeur : Lempickom sarl 11, rue Duvergier - 75019 Paris
Directrice de publication : Hélène Manceron
Administration : Hervé Borruel
Secrétaire de rédaction : Laurent Thelliez
Conception maquette : Stanislas Marçais
Crédit photo (sauf mention) : LNM
Contact : 100pour100newstaxis@gmail.com
Imprimeur : ESAT - Les Ateliers de la coopération 13, rue Georges Auric - 75019 Paris ISSN : 3099-4365
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15 juin 2026 - numéro 324 - édition imprimée n° 160

Journal d’informations spécialisées disponible tous les 1ers et 15 de chaque mois

Àl’occasion du 82e congrès de la Fédération nationale des artisans du taxi, organisé du 28 au 30 mai 2026 à Aix-les-Bains, les représentants départementaux de la fédération se sont réunis pour échanger sur les grands défis de la profession. Réélu pour un nouveau mandat à la présidence de la FNAT, Bernard Crebassa revient sur ce rendez-vous marqué par des débats constructifs, l’arrivée d’une nouvelle génération de responsables et les nombreux défis économiques, technologiques et réglementaires auxquels la profession est confrontée. Quel bilan tirez-vous de la nouvelle convention sur le transport de malades ?
Le bilan est préoccupant. Depuis l’entrée en vigueur de la convention signée en novembre 2025, les volumes de transport sanitaire ont augmenté
de plus de 10 %, tandis que les remboursements ont diminué de 11 %. Concrètement, les taxis conventionnés transportent davantage de patients mais sont moins bien rémunérés. Nous avions alerté depuis longtemps sur les limites de cette réforme et les difficultés qu’elle allait engendrer. Aujourd’hui, même l’Assurance maladie reconnaît certaines carences et envisage des ajustements tarifaires. Mais dans les faits, de nombreuses entreprises, notamment en milieu rural, connaissent déjà des difficultés de trésorerie et certains établissements de santé peinent à trouver des transporteurs disponibles. À cela s’ajoute l’arrivée prochaine de plateformes de gestion des transports sanitaires qui pourraient profondément remettre en cause « le libre choix » des patients.
Quel constat avez-vous partagé sur l’activité et les effets de la concurrence déloyale ?
L’activité traditionnelle des taxis reste fragile, pénalisée par une baisse durable des déplacements, un tourisme en demi-teinte et un contexte écono-
mique qui incite les clients à limiter leurs dépenses. Cette situation complique les investissements et les transmissions d’entreprises. Par ailleurs, les contrôles menés par les préfectures ont confirmé l’existence de fraudes et du travail illégal dans le secteur, soulignant l’importance d’une concurrence équitable. Nous nous inquiétons également du développement d’autres formes de concurrence, notamment certaines associations de transport financées par des fonds publics en milieu rural. Malgré les nouvelles mesures de lutte contre la fraude, la profession demeure vigilante face aux pratiques qui contournent la réglementation.
Quel regard portez-vous sur l’arrivée des véhicules autonomes ?
Le sujet suscite beaucoup d’interrogations. En milieu rural, leur déploiement paraît encore éloigné, notamment en raison des infrastructures numériques. En revanche, dans les grandes agglomérations, nous observons cette évolution avec la même vigilance que lors de l’arrivée des VTC. Notre principale inquiétude concerne l’impact sur l’activité des taxis et sur l’emploi. La France n’a pas encore clairement défini son modèle de développement, mais certains scénarios envisagent déjà que des particuliers puissent mettre leur véhicule autonome à disposition lorsqu’ils ne l’utilisent pas. Cela pourrait créer une nouvelle forme de concurrence et remettre en question une partie de notre activité. Il faudra aussi répondre à une question essentielle : quel accompagnement sera proposé aux chauffeurs et aux entreprises si cette technologie se développe à grande échelle ? Quelles sont aujourd’hui les principales préoccupations des entreprises de taxi ? Les défis sont nombreux. Malgré les revalorisations salariales obtenues dans le cadre du dialogue social, la rentabilité de nombreuses entreprises reste fragile. Les coûts augmentent, les marges diminuent et les investissements deviennent plus difficiles. La transition énergétique constitue également un enjeu majeur. Les aides publiques existent mais ne compensent pas totalement le coût des véhicules électriques ni celui des infrastructures de recharge. Sur de nombreux territoires, les bornes restent insuffisantes, y compris autour des établissements de santé. Les professionnels doivent donc composer avec des contraintes nouvelles qui compliquent l’organisation du travail et la continuité du service.
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Paris ne constitue pas l’unique horizon des taxis franciliens. Entre spécificités administratives, modes d’exploitation différents et opportunités économiques variées, les transferts d’ADS en Île-de-France répondent à des logiques distinctes selon les territoires. Diane Mathé, directrice de JuriFinance, décrypte les particularités ainsi que les points de vigilance pour réussir son projet d’installation. Pourquoi est-il important de distinguer les transferts réalisés à Paris de ceux effectués dans les autres départements franciliens ?
Il existe d’abord une différence administrative majeure. À Paris, les cessions d’autorisations de stationnement sont gérées par la préfecture de police selon un processus spécifique. Une grande partie des transferts est accompagnée par des organismes agréés et les délais sont désormais bien identifiés. Dans les autres départements d’Île-de-France, les transferts sont généralement gérés par les mairies et les démarches sont souvent réalisées directement par les chauffeurs concernés. Les délais sont généralement plus courts mais les collectivités ne disposent pas toujours de la même expertise sur la réglementation taxi. Est-il intéressant de devenir taxi en Île-de-France ? Oui, très nettement. En grande couronne et dans les autres départements franciliens, l’organisation du travail est plus localisée que dans la capitale et davantage ancrée dans un territoire. Beaucoup de taxis exercent selon des plannings établis et sont conventionnés pour le transport de patients. Les prix des ADS sont également très variables selon les communes. Certaines licences affichent des valeurs particulièrement attractives tout en permettant une activité rentable. Nous avons pu remarquer que de nombreux chauffeurs débutent leur carrière à Paris avant de se recentrer progressivement vers le département où ils résident. Les dossiers de financement présentent-ils des spécificités ? Absolument. À Paris, les établissements financiers concentrent leur analyse sur l’acheteur. Ils vont étudier le projet d’exploitation de l’acquéreur : sa clientèle cible, son éventuelle affiliation à un central radio, son conventionnement ou encore le choix de son véhicule. Dans les autres départements franciliens, nous sommes dans un schéma comparable à celui observé en province. Les banques s’appuient sur les performances de l’activité exploitée par le vendeur. Celui-ci doit fournir ses trois derniers bilans afin de permettre une estimation du chiffre d’affaires que pourra générer le repreneur. Autre particularité :

dans de nombreuses communes franciliennes, le conventionnement est historiquement attaché à la licence. Pour les taxis parisiens, cette notion a été introduite par la nouvelle convention du transport sanitaire. Hors Paris, il existe souvent une véritable transmission d’activité. Le vendeur présente fréquemment son successeur au groupement dont il est membre. On retrouve une notion de cession de clientèle qui est absente dans la capitale.
Malgré ces différences, quels sont les points communs ?
Les fondamentaux restent les mêmes. Les établissements financiers demandent généralement un apport personnel compris entre 10 % et 20 % du projet. Chez JuriFinance, nous accompagnons les acquéreurs dans la construction d’un prévisionnel réaliste afin de sécuriser leur projet et leur financement. Lorsque les chauffeurs réalisent leur cession seuls, certaines imprécisions peuvent être problématiques. Pour exemple, la rédaction de la promesse de transfert. C’est un document des plus importants car il s’agit d’un véritable engagement juridique entre vendeur et acheteur. Lorsque les chauffeurs la rédigent sans expérience, nous avons pu constater l’absence de clauses essentielles qui peuvent compliquer la suite de la procédure et générer des difficultés importantes pour les deux parties.
Quelle expertise apporte JuriFinance ?
Notre mission est de préparer les dossiers de financement afin d’optimiser leurs chances d’acceptation par les établissements bancaires. Nous accompagnons également les chauffeurs dans le choix du statut juridique de leur entreprise, un élément déterminant pour leur protection sociale et leur niveau de cotisations. Nous sommes spécialisés dans la sécurisation des transferts d’ADS. Cette expertise permet d’éviter de nombreuses déconvenues administratives, juridiques
ou financières. Nous intervenons également sur des dossiers complexes : successions, dettes du vendeur, nantissements, etc. Notre expérience et notre crédibilité facilitent l’obtention des mainlevées nécessaires à la réalisation de la vente. Chaque ADS est un projet unique. Il est essentiel de bien préparer son financement, d’anticiper les aspects juridiques et de s’entourer de professionnels connaissant parfaitement les spécificités du secteur taxi. Une acquisition bien préparée est souvent la clé d’une installation réussie. Propos recueillis par HM
Réunion d’information sur inscription gratuite au 01 43 65 69 31 Plus d'infos : Jurifinance.fr - @JuriFinanceGestaxParis
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Pourquoi la suppression de le.Taxi vous inquiète-t-elle ?
le.Taxi était un outil de régulation important pour la profession. Cette plateforme contribuait à encadrer la géolocalisation, la maraude électronique et le respect de certaines règles de fonctionnement. Sa disparition risque de créer un vide réglementaire dont certaines plateformes pourraient profiter. Nous craignons que cela ne favorise des pratiques contournant les règles de tarification ou de prise en charge. Au-delà de ces enjeux, il est difficile de comprendre qu’un projet lancé en 2014 pour moderniser et protéger la profession soit abandonné après plusieurs années d’investissement public.
Comment la FNAT accompagne-t-elle les professionnels face à ces évolutions ?
La FNAT poursuit sa modernisation pour être au plus près des adhérents. Nous avons lancé une application nationale qui centralise les informations réglementaires, les ressources juridiques et les actualités utiles à la profession. Nous renforçons également notre présence sur les réseaux sociaux afin de mieux informer les professionnels, mais aussi de sensibiliser les élus, les institutions et le grand public aux réalités du métier. Notre objectif est de défendre la profession, de valoriser son rôle au service des usagers et de préparer l’avenir dans un contexte de profondes mutations.
Propos recueillis par HM






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Rassemblant le 5 juin dernier au parc Astérix sa communauté de chauffeurs affiliés pour sa convention « Le grand live G7 », la marque a réaffirmé sa double mission : améliorer la mobilité pour tous et faciliter le quotidien des chauffeurs. 10 ans après la création de l’événement, la présentation aux chauffeurs et équipes de la stratégie d’entreprise et de ses résultats, lors d’une plénière animée par Hélène Gateau et les directeurs de G7, a une nouvelle fois prouvé que leur force réside dans le collectif. Les résultats de l’excellence Les efforts engagés par les chauffeurs et les équipes G7 portent leurs fruits. Selon une enquête Ipsos réalisée auprès d’un panel de Franciliens, la perception de la marque G7 atteint un niveau historique, supérieur de 13 % à celui enregistré par les principaux concurrents. Cette performance repose sur la complémentarité entre le travail des équipes G7 et celui des chauffeurs sur le terrain. Pour l’entreprise, il s’agit d’un véritable cercle
vertueux : une meilleure qualité de service favorise la fidélisation des clients, ce qui génère davantage de courses et contribue à l’amélioration des revenus. L’évaluation moyenne attribuée par les clients atteint désormais 4,9/5, confirmant l’excellence reconnue du service alors qu’1 Francilien sur 3 possède l’application G7 sur son smartphone.
Faciliter la vie des chauffeurs
L’amélioration du quotidien des chauffeurs constitue un axe prioritaire pour G7. Plusieurs évolutions ont ainsi été présentées lors de l’événement. Parmi elles figurent la simplification de la facturation, la refonte de l’espace affilié ou encore l’accompagnement au déploiement de la facturation électronique. G7 a également développé un agent conversationnel reposant sur l’intelligence artificielle afin de répondre rapidement aux questions des chauffeurs en complément de l’accompagnement humain assuré par les équipes internes. Avec 8 % des véhicules 100 % électriques, la flotte G7 poursuit sa transformation. Au-delà des bénéfices environnementaux, l’électrique offre un meilleur confort de conduite et permet aux
chauffeurs de réduire leurs coûts d’exploitation. G7 accompagne activement cette transition, en aidant notamment les chauffeurs à s’équiper et à installer des solutions de recharge à domicile dans les habitats individuels et collectifs. L’élargissement de l’offre de véhicules disponibles et la mise en place prochaine d’un bonus gouvernemental à l’équipement devraient accélérer cette dynamique. Une synergie positive G7 a tenu à rappeler l’importance du dialogue permanent entretenu avec les chauffeurs. La commission de concertation joue un rôle central dans l’élaboration des projets et l’identification des attentes du terrain. Les « Jeudis de l’Info » participent à cette démarche de proximité en permettant des échanges réguliers avec les affiliés. Selon une enquête interne, 92 % des chauffeurs se déclarent satisfaits de leur expérience au sein de G7. Un niveau élevé qui traduit leur attachement à la marque et aux valeurs qu’elle porte. Pour remercier les chauffeurs de leur engagement quotidien, le programme de fidélité a été renforcé. Chaque mois, des événements sont organisés .../... > > > Suite de l'article page 7
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Abonnement digital gratuit
Abonnement papier 90€ TTC / an

.../... et plus de 4 000 places de spectacles, de cinéma ou d’événements sportifs ont été offertes au cours de l’année.
Investir dans l’avenir G7 a doublé son investissement en communication, levier stratégique majeur. Elle déploie désormais une stratégie multicanale associant campagnes télévisées, publicité au cinéma, affichage urbain, communication digitale et partenariats avec des influenceurs. Ses objectifs : renforcer la notoriété de G7 et recruter de nouveaux clients. Des campagnes régulières de promotion de l’application sont ainsi menées afin d’élargir la clientèle. À l’initiative des représentants de la commission de concertation, cette ambition s’étend désormais à l’international. Une campagne de
communication sera prochainement lancée sur les billets d’avion EasyJet ainsi qu’à l’occasion de plusieurs manifestations internationales. Déjà présent pour ses clients abonnés dans 250 villes à travers son réseau de partenaires, G7 poursuit son développement territorial. Dès cet été, ses services seront accessibles au grand public à Bordeaux et sur le bassin d’Arcachon. Enfin, face à l’émergence des véhicules autonomes, G7 défend une approche pragmatique. Estimant que l’avenir reposera sur un modèle hybride associant technologies avancées et présence humaine, G7 participe aux expérimentations et aux échanges avec les pouvoirs publics.
HM














