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100% NEWS TAXIS n°323 - Spécial Véhicules

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Spécial véhicules

1er juin 2026 - Numéro 323 - Édition imprimée n°159

100% NEWS TAXIS, journal d’informations spécialisées disponible tous les 1ers et 15 de chaque mois. Edition digitale gratuite. Edition papier sur abonnement - LEMPICKOM sarl.

100pour100news.com

édito

Le taxi et son véhicule : un duo en pleine transformation

Le métier de taxi traverse aujourd’hui une période charnière. Jamais les chauffeurs n’ont dû composer avec autant de bouleversements simultanés : évolution des mobilités, nouvelles réglementations environnementales, hausse continue des coûts d’exploitation, transition énergétique, attentes accrues des clients et concurrence de nouveaux acteurs du transport. Dans ce contexte, le choix du véhicule n’est plus une simple décision technique ou financière. Il devient un véritable enjeu stratégique pour l’avenir de la profession.

Jusqu’à présent, la logique était simple : un véhicule robuste, capable d’enchaîner les kilomètres sans faiblir. Aujourd’hui, cette équation s’est complexifiée. Le chauffeur doit désormais arbitrer entre rentabilité, confort, image de marque, contraintes écologiques et anticipation des futures restrictions de circulation imposées par les zones à faibles émissions rétablies en avril dernier par le Conseil constitutionnel.

Faut-il investir dans l’électrique alors que les infrastructures de recharge restent inégales selon les territoires ? Les hybrides représentent-ils encore le meilleur compromis ? Les taxis ruraux sont-ils condamnés à rester au thermique ? L’hydrogène offre-t-il une solution ?

Pour un taxi, son véhicule est bien plus qu’une voiture. Il est à la fois bureau, outil de production, vitrine commerciale... Avec de nombreuses heures quotidiennes passées au volant, le confort est une nécessité. Après plusieurs dizaines de milliers de kilomètres par an, la fiabilité n’est pas un argument marketing mais une condition de survie économique.

Malgré ces bouleversements, une constante demeure : la profession sait s’adapter. Les taxis ont toujours su évoluer avec leur époque, intégrer les innovations utiles et conserver ce qui fait leur force depuis des décennies : la proximité, la qualité de service et la connaissance du terrain.

À travers ce dossier, nous avons souhaité dresser un panorama des solutions qui s’offrent aujourd’hui aux professionnels. Car derrière chaque modèle choisi, chaque motorisation et chaque investissement, il y a avant tout une même ambition : continuer à faire avancer une profession essentielle à la mobilité quotidienne.

Hélène Manceron

Editeur : Lempickom sarl 11, rue Duvergier - 75019 Paris

Directrice de publication : Hélène Manceron

Administration : Hervé Borruel

Secrétaire de rédaction : Laurent Thelliez

Conception maquette : Stanislas Marçais

Crédit photo (sauf mention) : LNM

Contact : 100pour100newstaxis@gmail.com

Imprimeur : KP IMPRESSION

10 rue de Paris - 77515 Faremoutiers

100% Taxis "Véhicules"

ISSN : 3099-4365 Paris, juin 2026

Journal professionnel indépendant diffusé tous les 1ers et 15 de chaque mois.

Edition digitale gratuite - Edition papier sur abonnement payant.

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1er juin 2026 - numéro 323 - édition imprimée n°159

édition spéciale

Journal d’informations spécialisées disponible tous les 1ers et 15 de chaque mois

Comment choisir son véhicule idéal ?

O util de travail principal du chauffeur, le véhicule est l’un des piliers de la rentabilité de son entreprise. Chaque jour, les professionnels enchaînent les kilomètres avec embouteillages, attentes en station, transferts vers les gares, les aéroports ou les hôpitaux, et longues amplitudes horaires. Le choix de ce véhicule constitue une décision stratégique dans laquelle se mêlent revenus, coûts d’exploitation, confort de conduite et même l’image renvoyée à la clientèle. Face à l’évolution des réglementations environnementales, à la hausse du coût des carburants et à l’arrivée massive des motorisations hybrides et électriques, les critères de sélection ont profondément changé ces dernières années. Fiabilité mécanique, consommation, coûts d’entretien, confort des passagers, espace de chargement, autonomie ou encore valeur de revente : chaque détail compte lorsqu’un véhicule dévore les kilomètres. Du chauffeur débutant recherchant un modèle économique et robuste au professionnel expérimenté souhaitant monter en gamme pour séduire une clientèle premium, les besoins diffèrent mais les exigences restent les mêmes : disposer d’un véhicule capable de travailler intensivement, durablement et sans immobilisation coûteuse. Hybrides Toyota devenues incontournables, berlines premium allemandes, modèles électriques nouvelle génération ou vans spacieux dédiés au transport collectif : tour d’horizon des critères essentiels et des modèles qui séduisent aujourd’hui les chauffeurs de taxi en France.

Taxi, un véhicule pas comme les autres

Dans le métier de taxi, le choix du véhicule est loin de relever simplement de l’esthétique ou d’une question de confort personnel. Il représente un véritable outil de travail, capable d’influencer directement la rentabilité de l’activité, les coûts d’exploitation, la fatigue du conducteur et la valeur de revente après plusieurs années de service. Avec des kilométrages annuels qui peuvent atteindre jusqu’à 100 000 km et plus, un taxi impose à son véhicule des contraintes bien supérieures à celles d’un automobiliste classique. Seuls certains modèles sont réellement conçus pour supporter un tel rythme. Le choix du véhicule varie également en fonction du chauffeur. Un taxi en début de carrière privilégiera souvent un modèle économique à exploiter et

capable d’être facilement amorti, tandis qu’un professionnel plus expérimenté recherchera davantage de confort et une image valorisante. Une vraie voiture de taxi doit pouvoir encaisser les kilomètres sur plusieurs années, offrir des coûts d’entretien stables, une consommation maîtrisée, ainsi qu’un confort de conduite capable de préserver le chauffeur après huit à dix heures quotidiennes derrière le volant. Les modèles les plus appréciés des taxis partagent généralement les mêmes qualités : des mécaniques éprouvées comme les motorisations hybrides Toyota ou certains diesels réputés pour leur endurance, des boîtes automatiques fiables, des trains roulants résistants aux fortes charges et un habitacle spacieux et confortable répondant aux besoins de la clientèle.

Directrice de Publication : Hélène Manceron
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Publirédactionnel

« Avec l’hydrogène, tout est plus simple, plus propre et

beaucoup

moins stressant »

Interview

de Jorge Dos Santos, responsable de l’atelier Slota.

Àla tête de l’atelier Slota, référence européenne de la maintenance des véhicules hydrogène, Jorge Dos Santos accompagne chaque jour les chauffeurs de taxi dans leur transition vers une mobilité plus propre, plus simple et plus efficace. Fort de plus de 40 ans d’expérience dans l’automobile, il partage son regard sur une technologie qui transforme profondément le métier. Quelles sont les particularités d’un atelier dédié à l’hydrogène ?

J’ai débuté dans l’automobile en 1984 et j’ai connu tous les écosystèmes du métier. Aujourd’hui, avec l’hydrogène, nous sommes dans une autre dimension. La technologie est beaucoup plus simple que le thermique. Les ateliers sont plus propres, plus modernes et nécessitent beaucoup moins d’outillage lourd. Chez Slota, nous sommes une vingtaine de techniciens spécialisés et nous mettons régulièrement nos connaissances à jour. Nous intervenons sur tous les modèles de véhicules hydrogène. Finalement, la technologie est assez simple : une pile à combustible, un réservoir, des filtres et des pneumatiques. Cela allège énormément les interventions. Nous traitons entre 30 et 40 véhicules par jour. Là où des interventions sur du véhicule thermique pouvaient prendre quatre heures minimum, une intervention sur un véhicule hydrogène dure généralement entre 30 et 45 minutes. Les chauffeurs récupèrent donc leur véhicule très rapidement et peuvent reprendre leur activité sans perte de temps. Notre atelier est organisé pour accueillir les clients avec ou sans rendez-vous. Un voyant allumé, un pneu dégonflé ou une simple question technique : nous faisons le maximum pour intervenir immédiatement. Cette organisation fait aujourd’hui de Slota une référence européenne de la maintenance hydrogène.

Quels sont les principaux avantages de l’hydrogène pour les taxis ?

L’autonomie est un atout majeur. Une Toyota Mirai 2 peut parcourir a minima 600 kilomètres, ce qui correspond parfaitement aux besoins des taxis franciliens. Le temps de recharge est également très apprécié : en trois à cinq minutes, le plein est effectué. Les chauffeurs apprécient aussi beaucoup le confort de conduite. Les véhicules sont silencieux, puissants et ne dégagent aucune odeur. Beaucoup nous disent que cela change complètement leurs conditions de travail et réduit la fatigue au quotidien. La sécurité est également une priorité. Comme sur les véhicules électriques, les circuits haute tension sont totalement isolés. Les équipes sont formées et des procédures strictes garantissent la sécurité des techniciens comme des chauffeurs. Comment avez-vous optimisé le fonctionnement de l’atelier ?

L’immobilisation des véhicules est un vrai problème pour les taxis. Avec le thermique, certaines opérations prenaient une demi-journée, voire davantage. Aujourd’hui, tout est beaucoup plus rapide. Avec l’hydrogène, il y a moins de démontage, moins de pièces mécaniques et donc beaucoup moins de besoin d’interventions longues. Cela change complètement le quotidien des techniciens. L’ambiance dans l’atelier est plus sereine et le travail beaucoup moins stressant. Les taxis effectuent entretien et vérifications de manière régulière. Cela nous permet de suivre les véhicules et d’anticiper d’éventuels problèmes. Les opérations sont simples : remplacement du filtre à pollen, contrôle des pneus, des essuie-glaces, de l’éclairage ou ajout de lave-glace. Ensuite, le véhicule repart immédiatement. Nous avons également

optimisé toute notre logistique. Pour les rendez-vous, les pièces sont préparées à l’avance. Et pour les urgences, notre stock intégré nous permet d’intervenir rapidement.

Quel accueil réservez-vous aux chauffeurs chez Slota ? Chez Slota, nous accompagnons les chauffeurs à chaque étape. Nos équipes de l’atelier, du service client et de la réception sont là pour les aider à découvrir cette technologie sans appréhension. Nous proposons une offre complète pour les locataires-gérants : véhicule, licence de taxi parisien, assurance, entretien, carburant H2, assistance, dépannage 24h/24 et véhicule de remplacement en cas de besoin. Le coût de l’hydrogène, directement inclus dans notre formule, permet ainsi aux chauffeurs de bénéficier d’une solution compétitive et lisible au quotidien. Nous proposons également aux artisans taxis une formule de location « tout compris » adaptée à leurs besoins, avec des conditions tarifaires facilitant le lancement et le développement de leur activité. Aujourd’hui, près de 4 millions de passagers sont transportés chaque année en véhicules hydrogène. Le développement des stations en Île-de-France permet désormais à de plus en plus de taxis d’accéder à cette solution. Les taxis jouent un rôle essentiel dans le développement de l’hydrogène. Leur usage intensif démontre chaque jour la fiabilité de cette technologie. Entre 2021 et aujourd’hui, des centaines de chauffeurs ont rejoint l’écosystème Slota. Cela confirme que l’hydrogène représente une solution crédible et concrète pour l’avenir de la profession et pour l’amélioration de la qualité de l’air.

SLOTA

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Jorge Dos Santos, responsable de l’atelier Slota.

Pour les taxis, le choix du modèle dépend aujourd’hui de nombreux critères, à commencer par le type de clientèle visée. Le chauffeur qui travaille auprès d’une clientèle premium – hommes d’affaires, touristes haut de gamme, hôtels de luxe ou entreprises – doit impérativement proposer des véhicules offrant une véritable expérience de confort. S’il réalise de nombreux transports de malades, il devra opter pour un véhicule spacieux et accessible permettant d’effectuer confortablement des transports partagés. Enfin, si le chauffeur s’engage dans le transport de personnes à mobilité réduite, il devra choisir un modèle qu’il pourra transformer de façon adéquate. La fiabilité et la durabilité du véhicule demeurent des critères centraux. Un modèle sujet à des pannes répétées peut rapidement devenir un cauchemar financier. C’est pourquoi les garanties constructeur prolongées et les contrats de maintenance inclus constituent des arguments importants pour sécuriser l’activité et mieux anticiper les coûts. Les frais d’entretien occupent aussi une place majeure dans les calculs des chef(fe) d’entreprise de taxi. Les modèles hybrides et électriques séduisent de plus en plus de chauffeurs grâce à leurs coûts de maintenance souvent inférieurs à ceux des motorisations thermiques traditionnelles. L’absence de certaines pièces d’usure – embrayage, courroie de distribution ou ligne d’échappement – permet de réduire les interventions mécaniques et les immobilisations du véhicule. Le confort est également un élément déterminant aussi bien pour le conducteur que pour les passagers. Après huit à dix heures quotidiennes au volant, une bonne

insonorisation, des sièges ergonomiques et une climatisation performante deviennent indispensables pour préserver les conditions de travail du chauffeur et garantir une expérience agréable à la clientèle. La capacité d’accueil joue elle aussi un rôle stratégique : les trajets vers les gares, les aéroports ou les hôtels nécessitent souvent des coffres spacieux et un accès pratique pour les bagages ou les poussettes. Enfin, la question de l’assurance ne doit jamais être négligée car son montant peut varier largement en fonction du type de véhicule.

Quelle motorisation ?

La question de la motorisation est centrale tant elle influence directement les coûts d’exploitation, l’autonomie quotidienne, l’entretien du véhicule et même l’accès à certaines zones urbaines. Avant d’investir dans un nouveau modèle, chaque professionnel doit donc se poser une question essentielle : .../...

Malus écologique

L’achat d’un véhicule neuf s’accompagne de plusieurs taxes et frais qui peuvent fortement influencer le coût final de l’investissement. En 2026, le malus écologique en France devient plus sévère et se compose de deux taxes : le malus CO2 et le malus au poids. La taxe CO2 s’applique désormais dès 108 g/km d’émissions, contre 113 g/km auparavant, avec des montants qui augmentent fortement selon le niveau de pollution : 983 € à 130 g/km, plus de 4000 € à 150 g/km et jusqu’à 80 000 € au-delà de 192 g/km. Attention, les véhicules hybrides non rechargeables ne bénéficient d’aucune exonération spécifique. Ils sont donc soumis à la taxe CO2. Les hybrides rechargeables restent soumis à la taxe CO2 en fonction de leurs émissions (norme WLTP) Apparu en 2022, le malus au poids n'a cessé de se durcir depuis. Initialement réservé aux véhicules de plus de 1800 kg, il a vu son seuil de déclenchement abaissé à 1600 kg en 2024. Une trajectoire qui se poursuit en 2026 puisque cette « taxe sur la masse en ordre de marche », son appellation exacte, démarre désormais à 1500 kg avec une facturation de 10 € par kilo supplémentaire. Le malus au poids sera étendu à certains véhicules électriques à partir du 1er juillet prochain.

Les critères de choix

SIGNALISATION

L es panneaux plus récents sont aussi à connaître

Les panneaux de signalisation se classent par familles : formes et couleurs

Ces panneaux imposent de ralentir à environ 50 m du danger annoncé.

L’action prescrite est imposée à partir de l’emplacement du panneau.

L’indication est une simple information, mais elle induit souvent la prudence.

Permet de suivre la direction choisie.

Spécial cycles

Le panneau M12, ci-contre à gauche, et ses variantes : Ils permettent aux cyclistes d’aller tout droit ou de tourner au feu rouge. Lorsque le panneau est placé sous le feu tricolore, le cycliste peut franchir le feu rouge, mais il doit toujours céder le passage aux piétons et aux véhicules au feu vert, qui restent prioritaires. Voir schéma ci-contre à droite.

Voie de covoiturage

La voie de covoiturage est indiquée par le panneau VR2+, ci-contre à droite. Le principe : la vitesse est souvent ralentie par la congestion aux heures de pointe. Une voie d’autoroute ou périphérique, signalée par ce panneau, peut être alors ouverte à certains véhicules : - aux taxis, même sans passager ; - aux véhicules transportant 2 personnes au minimum ; -,aux véhicules à très faibles émissions (Crit’Air 0), ou 100% électriques, ou ,,roulant à l’hydrogène.

Attention ! En France, certaines métropoles ont mis en place un système de vidéo-verbalisation automatisé sur ces voies. Ce dernier sanctionnera par une amende de 135 € les conducteurs circulant seuls dans leur véhicule sur ces voies réservées.

Ne pas confondre « covoiturage » et « autopartage »

Le covoiturage permet à plusieurs personnes d’effectuer ensemble un trajet en utilisant le véhicule de l’une d’entre elles. L’autopartage, dont le panneau C9 ci-contre à gauche matérialise le lieu de rencontre, consiste à louer un véhicule à un particulier ou en libre-service à des opérateurs spécialisés.

Il correspond également à une utilisation collective en permettant à plusieurs personnes de louer le même véhicule à des moments différents.

La circulation inter-files

La circulation inter-files est autorisée uniquement si le panneau l’indique, et sous les conditions suivantes :

- L’espace latéral entre les véhicules circulant sur les deux voies de gauche doit être suffisant.

- La circulation inter-files se pratique à une vitesse de 50 km/h au maximum, avec un différentiel de 30 km/h par rapport aux autres ,,véhicules.

- Les deux ou trois-roues motorisés ne doivent pas forcer le passage.

- Il est interdit à un véhicule en inter-files de dépasser un autre véhicule en inter-files.

édition spéciale

Recharge électrique : être multicarte

En 2026, la France accélère fortement le déploiement des bornes de recharge électrique pour atteindre 400 000 points publics d’ici 2030. L’interopérabilité entre réseaux s’améliore grâce aux accords de roaming – interconnexion des réseaux – permettant d’utiliser davantage de bornes avec une seule carte, mais avec des coûts parfois plus élevés. Les tarifs de recharge augmentent fortement, avec des écarts importants selon les opérateurs et les cartes utilisées, rendant le choix d’une carte de recharge essentiel. Les modes de facturation évoluent aussi vers des systèmes mixtes combinant prix au kWh et à la minute afin de limiter l’occupation des bornes. Enfin, la concurrence s’intensifie avec l’arrivée et l’expansion de nouveaux acteurs, ce qui favorise des offres plus attractives mais rend le marché plus complexe pour les consommateurs. Le 22 mai dernier, l'association Que Choisir Ensemble (ex-UFC Que Choisir) dénonçait la « jungle tarifaire » des bornes de recharge en France et réclamait aux pouvoirs publics un affichage clair et la généralisation du paiement par carte bancaire.

Afin de pouvoir s’adapter au point de recharge qu’ils utilisent, beaucoup de conducteurs collectionnent plusieurs cartes :

•Les cartes d’opérateurs spécialisés : ChargeMap, compatible un très grand nombre de stations, sans abonnement mais.../...

.../... Faut-il encore choisir un moteur thermique, passer à l’hybride ou franchir le cap du tout-électrique ? Trois grandes technologies coexistent actuellement sur le marché. Le moteur thermique fonctionne grâce à la combustion d’un carburant –essence, gazole ou GPL – tandis que le moteur électrique produit son énergie à partir d’une batterie ou d’une pile à combustible pour les véhicules à hydrogène. Entre les deux, les modèles hybrides associent un moteur thermique et un moteur électrique afin d’optimiser la consommation selon les conditions de circulation.

Le bon choix dépend avant tout du kilométrage quotidien, du type de trajets effectués et de l’environnement de travail du chauffeur. En zone urbaine dense, où les ralentissements et les embouteillages sont fréquents, de nombreux chauffeurs considèrent les véhicules hybrides comme une solution pertinente. Grâce à la récupération d’énergie au freinage et à l’assistance électrique à basse vitesse, ces modèles excellent dans les trajets urbains. Plus la circulation est lente, plus leur efficacité énergétique augmente. Les hybrides permettent ainsi de réduire significativement la consommation de carburant tout en conservant une autonomie confortable pour les longs trajets. Les chiffres confirment cet avantage économique. En moyenne, une voiture hybride consommerait entre 20 % et 30 % de moins qu’un modèle essence classique, avec des consommations souvent comprises entre 4 et 6 litres aux 100 kilomètres. Certains

modèles sont devenus de véritables références chez les taxis, à commencer par la Toyota Prius, réputée pour sa fiabilité, sa longévité et sa faible consommation, autour de 3,4 l/100 km dans les meilleures conditions. Les véhicules électriques, longtemps considérés comme inadaptés au métier, gagnent également du terrain. Les progrès réalisés sur l’autonomie et le développement rapide des bornes de recharge rendent désormais cette solution crédible pour de nombreux professionnels. En ville, les coûts d’utilisation très réduits constituent un atout majeur : l’électricité reste nettement moins chère que le carburant et l’absence de nombreuses pièces mécaniques – embrayage, boîte de vitesses complexe ou échappement – permet de diminuer fortement les frais d’entretien. .../...

Faire le bon choix

édition spéciale

.../... avec frais d’utilisation lors de la charge ; Electra+, utilisable directement depuis l’application ; Fulli, développée par la société d’autoroute APRR et qui peut se combiner avec le badge de télépéage ; Plugsurfing, qui offre une grande compatibilité au niveau européen, et enfin Freshmile qui propose un large réseau de stations en France.

•Les cartes de fournisseurs d’énergie : Le néerlandais Fastned, réputé pour être l’un des réseaux de recharge électrique les plus rapides d’Europe, ne propose pas de carte physique et pour pouvoir l’utiliser, il vous faudra créer un compte et s’abonner à une offre ; gratuite et sans d’abonnement, la carte Shell vous permettra d’accéder aux stations du réseau Shell mais aussi à celles de ses opérateurs partenaires en vous acquittant de frais d’utilisation mensuellement plafonnés lors de la charge ; également gratuite, la carte TotalEnergies permet d’utiliser les stations du réseau mais ne semblerait pas bénéficier d’une compatibilité optimum avec les autres opérateurs ; enfin, la carte Izivia développée par EDF propose un coût d’achat au départ mais pas de frais d’utilisation. Son intérêt se trouve surtout du côté des bornes rapides de EDF, qui se situent en grande partie dans les villes.

•Les cartes constructeurs : Volkswagen, Kia et Hyundai proposent des cartes de recharge qui fonctionnent selon différents abonnements et selon les cas des frais d’utilisation. Enfin Tesla ne propose pas de carte à proprement parler. Les clients Tesla seront directement débités sur leur compte, et les clients d’autres constructeurs devront créer un compte, en renseignant simplement leur RIB, pour pouvoir se brancher à leur tour. >

édition spéciale

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.../... Pour les taxis exerçant dans des villes moyennes ou sur des secteurs mixtes, l’hybride rechargeable peut représenter un compromis intéressant. Ce type de véhicule permet au conducteur de choisir entre mode électrique et thermique selon les besoins du moment. Toutefois, tous les modèles ne proposent pas la même autonomie électrique, ce qui impose une lecture attentive des fiches techniques avant l’achat. En milieu rural, où les trajets sont souvent plus longs et les infrastructures de recharge encore inégalement réparties, les véhicules thermiques conservent pour l’instant certains avantages, notamment pour les très gros rouleurs. Mais les idées reçues évoluent rapidement : les nouvelles générations de véhicules électriques affichent désormais des autonomies capables de répondre à une partie croissante des besoins des taxis ruraux. Les véhicules à hydrogène représentent une nouvelle génération de voitures électriques alimentées par une pile à combustible utilisant l’hydrogène, sans émission polluante. Leur principal avantage réside dans leur grande autonomie, leur silence de fonctionnement et surtout un plein très rapide offrant plusieurs centaines de kilomètres d’autonomie. Boudée hier par les constructeurs, l’offre se développe aujourd’hui. Depuis ces deux dernières années, le secteur progresse rapidement, notamment grâce au développement des stations hydrogène et à des initiatives comme celle d’HysetCo en Île-de-France, qui propose des solutions de location dédiées aux taxis, avec carburant inclus. Plus que jamais, le choix de la motorisation doit donc être réfléchi en fonction du territoire d’exercice, du volume d’activité et des coûts d’exploitation à long terme. Car au-delà des tendances technologiques, le bon véhicule reste avant tout celui qui permet au chauffeur de travailler efficacement, durablement et de manière rentable.

Les modèles préférés

Le véhicule idéal pour un taxi reste avant tout celui qui combine rentabilité, fiabilité et confort, trois critères indispensables dans un métier où la voiture constitue l’outil de travail principal. L’usage intensif permet de distinguer clairement certains modèles sur le marché. Toyota est devenu le constructeur de référence en milieu urbain et a contribué à populariser l’hybride dans le secteur. La Toyota Prius a la fiabilité comme premier atout. Endurante en usage intensif, sa consommation en milieu urbain est estimée inférieure à 5 l/100 km. Proposant un habitacle plus large, la Toyota Corolla hybride est appréciée pour sa robustesse

et une consommation qui permettrait une économie de carburant de 20 à 25 % par rapport à un diesel équivalent. Les Toyota Camry et RAV4 hybride offrent un positionnement premium. La Toyota Camry hybride (2.5 l, 218 ch) offre un habitacle au confort d’excellente qualité. Le Toyota RAV4 hybride est reconnu pour sa fiabilité. Son format SUV offre un coffre spacieux et une très bonne tenue de route. Mais d’autres modèles restent très appréciés tels que la Skoda Octavia pour son rapport qualité/prix, la Mercedes-Benz Classe E pour son prestige et son confort haut de gamme. Disponible en thermique mais aussi en hybride rechargeable, la Peugeot 508 est particulièrement appréciée pour son grand coffre et son élégance et convient aux chauffeurs ayant besoin d’espace sans passer à un SUV. Reconnue pour sa robustesse et désormais disponible en hybride, la Honda Civic s’est forgée également une solide réputation. De nombreux jeunes chauffeurs ont débuté par une Dacia Logan et les 100 % électriques ont aujourd’hui conquis le cœur de la profession comme la Tesla Model 3, la Hyundai Ioniq 5, la BYD e6, la Nissan Leaf. Enfin, le Volkswagen Caravelle ou le Mercedes-Benz Classe V restent les modèles de référence pour ceux qui ont souhaité s’équiper d’un van. HM

Les aides à l’investissement

Le 21 mai dernier, lors de la conférence de presse du gouvernement, Philippe Tabarot, ministre des Transports, a annoncé la création en octobre 2026 d’un bonus écologique pouvant atteindre 5500 € par véhicule destiné aux taxis artisans ou en société pour l’achat comme pour la location d’un véhicule électrique, avec un plafond relevé à 65 000 € par véhicule. En attendant, la prime à la conversion pour l’achat d’un véhicule électrique a été supprimée au 1er janvier 2026 mais certains dispositifs d’aide ont été mis en place au niveau local, comme à Paris ou en région Auvergne-Rhône-Alpes.

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