LE SUJET DANS LA CITÉ N°201 – 8 juin 2020
« Nous nous sommes tus, pensant qu’il fallait
NOM DE L'ORGANISATION
laisser à la réflexion le temps de la maturation, du travail et de la vie de la pensée »
Au long de ces trois derniers mois, nous sommes restés silencieux. Sur la crise sanitaire que nous traversons, sur ses conséquences sociales et économiques, sur ce qu’elle révèle de nos modes de gouvernementalité, sur ses enjeux anthropologiques, tant de paroles ont été prononcées, tant d’opinions, d’avis, de commentaires ont été formulés… Tantôt pour en rabattre l’explication sous quelque paradigme idéologique qu’elle servait à justifier, tantôt et beaucoup plus rarement pour tenter d’émettre des points de vue nouveaux, faire apparaître une autre vision de notre « habitation de la Terre » et de notre existence au sein du monde du vivant. Nous nous sommes tus, pensant qu’il fallait laisser à la réflexion le temps de la maturation, du travail et de la vie de la pensée. Penser notre revue, penser le « sujet dans la cité », penser la recherche biographique à l’aune et « à l’effraction » de cet extra-ordinaire événement nous semble être un défi aussi difficile qu’essentiel à relever. Nous nous attelons, nous nous attèlerons à cette tâche qui appellera le soutien, le recours de toutes et tous. Pour l’immédiat, nous poursuivons les publications prévues, en particulier dans la suite du colloque international « La recherche biographique en situations et en dialogues » d’octobre 2019, ainsi que l’organisation des événements scientifiques (colloque OFAJ (Office Franco-Allemand pour la Jeunesse), GIS Sorbonne Paris Nord-Grand Campus Condorcet « Le Sujet dans la Cité. Biographisation et apprentissages ». Christine Delory-Momberger avec l’équipe du Sujet dans la Cité