AUDIOVISUELLE • NOUVELLE RÉPARTI TION DES RÔLES ENTRE MEETMARCEL ET BRIGADA • QUE CHANGE L’INTRODUCTION DE LA CAISSE BLANCHE 2.0 ? • TEAMBUILDING VS INCENTIVES : QUELLES DIFFÉRENCES ? • HOUSE OF HOSPITALITY : UNE ALLIANCE DE HUIT ACTEURS COMPLÉMENTAIRES • BOOKER LE BON CONFÉRENCIER POUR VOTRE ÉVÉNEMENT
Bureau de dépôt: Gand X Agrément: P904117
ACT EVENTS REJOINT VO EVENT POUR SOUTENIR LA CROISSANCE NATIONALE DE VO GROUP
VO Group annonce l’intégration officielle de l’agence Act Events au sein du groupe, via sa filiale VO Event . Après l’acquisition de MAX TTR dans le secteur des incentives l’année dernière, cette nouvelle étape confirme la stratégie à long terme de VO Group : construire l’un des écosystèmes événementiels les plus complets de Belgique, en combinant expertises complémentaires, couverture nationale et rayonnement international.
En réunissant deux agences largement complémentaires, VO Group renforce son positionnement dans la création d’événements, d’expériences et de projets d’engagement, en Belgique comme à l’international.
De son côté, Act Events s’est imposée au fil des années comme une référence dans l’univers des événements d’entreprise, des fêtes du personnel, des incentives, des brand experiences et de la communication événementielle. Fondée il y a plus de 25 ans à Gand par Stefan Czerwatiuk, l’agence s’est forgé une solide réputation en Flandre grâce à la qualité de ses réalisations, son inventivité et son approche centrée sur l’expérience. Le décès soudain de Stefan l’année dernière a laissé un vide important, mais sa vision et ses valeurs continuent d’inspirer profondément l’équipe d’Act Events.
En rejoignant VO Group, Act Events fait le choix assumé d’un avenir dans lequel son expertise peut continuer à se développer au sein d’une structure forte et complémentaire. Ensemble, les deux agences bénéficient d’une solide présence en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie, et construisent une plateforme véritablement nationale, capable d’accompagner les clients en Belgique et au-delà.
« L’intégration d’Act Events s’est imposée comme une évidence », explique Isabelle De Schryver (VO Group) . « Stefan, Annabel et moi entretenons depuis longtemps une relation basée sur le respect mutuel, des valeurs communes et une passion partagée pour notre métier. Nous croyons tous aux relations durables, à la qualité et à des événements qui ont un véritable impact.
Les deux agences sont en outre parfaitement complémentaires : Act Events est bien implantée en Flandre, tandis que VO Event est solidement ancrée à Bruxelles et en Wallonie depuis de nombreuses années. À quoi s’ajoutent encore des deux côtés des équipes expérimentées et motivées. Nous nous sommes vite aperçus que cela allait au-delà d’une simple acquisition. C’est une association naturelle. »
Ces nouvelles compétences viennent se greffer sur l’expertise de MAX TTR dans les incentives et les voyages. VO Group peut désormais proposer un éventail encore plus large de solutions événementielles, en Belgique et à l’international.
« Cette nouvelle étape s’inscrit dans la continuité de l’histoire initiée par Stefan. Au sein de VO Event, nous trouvons l’appui et l’expertise nécessaires pour poursuivre notre évolution, tout en restant fidèles à l’esprit d’Act Events : créativité, qualité et connexion humaine », ajoute Annabel Baeten.
Dans les mois à venir, les deux équipes collaboreront étroitement afin de renforcer les échanges de savoir-faire, d’expertise et de créativité. Act Events continuera d’opérer sous son propre nom, depuis ses bureaux de Gand, en préservant son identité, sa culture et sa manière de travailler.
SOMMAIRE
EVENT MANAGEMENT
11 Annelies Vercruysse (Peripass) fait des événements un levier clé pour les relations internes et externes
EVENT AGENCIES
14 La vraie valeur des teambuildings et incentives selon Team Masters
22 Interview de Marie-Laure Rosseel, Jeune Loup chez Whisk
CASES
16 JADA events signe une Product Preview festive pour l’anniversaire de Kipling
18 Meetmarcel fait revivre l’âge d’or de la Côte d’Azur lors d’un mariage
20 Brigada transforme la vision d’avenir de Mervielde en une expérience immersive
MINI-INTERVIEWS
24 Le secteur en deux questions : Nils Legein (Artfood), Kristof Duran (be•at) et Carl Vulsteke (beMatrix).
EVENT SUPPLIERS
26 Dix ans après la caisse blanche : que change le SCE 2.0 pour le secteur événementiel ?
30 House of Hospitality : un réseau solide réunissant huit partenaires complémentaires
32 Quarante ans d’évolution de l’audiovisuel événementiel au travers du parcours d’ADC Production
36 fielddrive Apex : la vérification d’identité intégrée au service des événements à haute sécurité
38 Do’s & Don’ts : Speakersbase livre ses recommandations pour choisir le conférencier idéal
40 Le mobilier événementiel : décor, confort et bien plus encore
SECTOR EVENTS
42 Belgian Event Awards 2026 : BEAmazed. by eMotion.
44 Les brèves de la scène événementielle belge
EDITO GUEST COLUMN
Chers lecteurs,
Le mois écoulé a été riche en actualités marquantes. À commencer par la restructuration des activités B2B de meetmarcel, désormais regroupées avec plusieurs agences sœurs sous une entité commune : Brigada. Une semaine plus tard, c’était au tour de WMH Project Brussels d’annoncer l’acquisition de l’agence créative Second Floor et de l’agence événementielle Sunset Events. Deux dynamiques différentes, mais un même mouvement de fond : la volonté de rassembler des expertises complémentaires pour proposer une offre plus globale.
Car aujourd’hui, un événement ne suffit plus à lui seul. Les clients attendent bien davantage qu’un concept ou une exécution réussie. Ils recherchent des partenaires capables de penser en amont, d’articuler stratégie et créativité, de conjuguer communication, digital et expérience live — et de construire une approche réellement intégrée, à 360°. L’enjeu n’est pas la taille en soi. Ce qui compte, c’est la capacité à faire dialoguer les bonnes compétences autour des besoins du client.
Mais cette logique de « force collective » ne devrait pas se limiter aux entreprises. C’est notre secteur tout entier qui a tout intérêt à unir ses forces. Car les défis ne manquent pas. La dernière enquête de l’Event Confederation en dresse un constat sans détour : plus de la moitié des professionnels de l’événementiel font aujourd’hui face à une baisse de volume d’activité, la confiance est sous pression et les trois quarts anticipent une dégradation du climat économique. En parallèle, les attentes sont claires : davantage de lisibilité, des réglementations simplifiées et une représentation sectorielle plus forte.
Le dossier de la caisse blanche illustre parfaitement en quoi c’est essentiel. Plusieurs agences ont été contrôlées puis sanctionnées, faute d’une communication suffisamment claire autour du cadre réglementaire. La collaboration entre les différentes fédérations a permis d’éclaircir les zones d’ombre, de définir des directives pratiques et de mettre en place des formations. Un bel exemple de ce qu’un secteur uni peut accomplir.
Nous ne serons pas toujours d’accord. Et c’est normal. Nous restons des concurrents, parfois en compétition pour les mêmes marchés. Mais face aux pouvoirs publics et aux administrations, nous sommes avant tout des collègues, confrontés aux mêmes défis, aux mêmes contraintes, aux mêmes enjeux.
Les entreprises du secteur montrent aujourd’hui que la coopération est un véritable levier. À nous, désormais, de faire vivre cette dynamique dans l’ensemble de l’écosystème événementiel et de contribuer activement à construire un secteur plus solide, plus lisible et plus uni.
JEROEN COTEUR - EXPERIENCE MAGAZINE
WHAT IS OUR FUTURE
PERSONAL REFINED
BOUTIQUE
STRATEGIC INTEGRATED
« C’EST DANS LES MOMENTS INFORMELS QUE SE FORGENT LES VRAIES RELATIONS »
À l’heure où le marketing digital règne en maître, les événements live conservent une force unique : celle de créer de véritables connexions humaines. Cette dimension relationnelle est au cœur de la stratégie de Peripass, entreprise technologique belge spécialisée dans les solutions digitales pour la gestion de sites logistiques. Annelies Vercruysse, responsable events et marketing, nous explique comment l’entreprise utilise les événements comme un levier clé pour renforcer les liens — en interne comme avec ses clients et prospects.
UN CHOIX DE CARRIÈRE GUIDÉ PAR LA PASSION
QUEL EST VOTRE PARCOURS ET COMMENT ÊTESVOUS ARRIVÉE DANS L’ÉVÉNEMENTIEL ?
Annelies Vercruysse : « J’ai étudié l’agogique socioculturelle, mais j’ai toujours eu ça en moi : organiser, rassembler. Durant mes loisirs, j’étais active dans les mouvements de jeunesse et les plaines de jeux. Créer des activités, réunir des gens… c’était déjà mon quotidien. Pendant mes études, je suis partie comme bénévole en Bosnie-Herzégovine, une expérience qui a encore élargi mon regard sur les interactions humaines. »
« Lorsque j’ai déménagé à l’étranger pour le travail de mon compagnon, j’ai commencé à organiser et encadrer des voyages.
Cela a marqué un tournant : j’ai réalisé à quel point j’aimais la dynamique de groupe et créer des expériences partagées. Pour moi, un événement, c’est ce moment où tout converge : la préparation, la collaboration, l’énergie. Ce point culminant, et la connexion qu’il génère, me passionnent profondément. Une fois de retour en Belgique, en faire mon métier s’est imposé comme une évidence. »
EN QUOI CONSISTE VOTRE FONCTION AU SEIN DE PERIPASS ?
« Mon rôle se situe à l’intersection de deux univers complémentaires. Je suis responsable des événements, internes comme externes, tout en travaillant sur des projets marketing : communication, vidéo, notoriété de marque, positionnement. Concrè-
tement, c’est un équilibre 50/50 entre terrain et stratégie — une combinaison qui me permet de relier directement l’expérience vécue à la vision marketing. »
DES CAMPAGNES DIGITALES AUX RENCONTRES HUMAINES
QUEL RÔLE JOUENT LES ÉVÉNEMENTS DANS LE MIX MARKETING DE VOTRE ENTREPRISE
?
« En tant qu’entreprise tech, nous avons longtemps fortement misé sur le marketing digital, notamment via LinkedIn. Mais nous avons constaté que les événements physiques restent irremplaçables. Lors d’un événement, on échange en direct, on capte immédiatement les réactions, on reçoit un feedback instantané. La qualité de l’interaction est incomparable. C’est pourquoi nous avons rééquilibré notre stratégie en intégrant pleinement les événements, pour toucher à la fois prospects et clients existants. Pour cela, nous travaillons avec plusieurs formats. Chaque mois, nous organisons des rencontres où nos clients partagent leur expérience produit. Nous y ajoutons systématiquement une activité pour renforcer la connexion. »
« En parallèle, nous avons développé un roadshow qui va directement à la rencontre des prospects, afin de rendre notre solution concrète et tangible. Nous évitons toute approche commerciale agressive : nous privilégions l’authenticité et l’accessibilité. »
QUELLE PLACE OCCUPENT LES ÉVÉNEMENTS INTERNES CHEZ PERIPASS ?
« Notre siège est à Gand, mais nos équipes sont réparties dans toute l’Europe. Les événements internes sont essentiels pour maintenir le lien. Toutes les six semaines, nous réunissons l’équipe « produits » pour échanger. Mon rôle est de transformer ces moments en formats engageants et interactifs. Nous organisons également deux grands teambuildings par an, avec nuitée. Ce sont de véritables moments de recharge collective, qui permettent de faire vivre les valeurs de Peripass. Une sorte de shot de dopamine pour toute l’équipe. »
« Et nous avons beaucoup évolué sur ce point. Avant, ces moments étaient plus formels. Aujourd’hui, nous avons compris que le fun est tout aussi essentiel. Les collaborateurs apprennent à se connaître autrement — et cela renforce naturellement la collaboration. »
LA FORCE DES PETITS ÉVÉNEMENTS CIBLÉS
POURQUOI PRÉFÉREZ-VOUS LES ÉVÉNEMENTS À PETITE ÉCHELLE AUX GROS ÉVÉNEMENTS DE MASSE ?
« Notre secteur est complexe. Les formats intimistes, comme les tables rondes avec une dizaine de participants, favorisent des échanges plus riches. Les gens s’y sentent plus à l’aise pour partager leur point de vue. Dans mes fonctions précédentes, je travaillais davantage sur de grands événements orientés notoriété, cohésion d’équipe ou incentives. Peripass table davantage sur la profondeur et l’interaction. Nous voulons être proches de notre public et faciliter de vrais échanges. »
CES ÉVÉNEMENTS SONT-ILS ORGANISÉS EN INTERNE OU AVEC DES PARTENAIRES EXTERNES ?
« Nous organisons la majorité de nos événements en interne, et j’en assure la coordination. Mais nous avons aussi à nos côtés des partenaires solides, que nous considérons comme une extension de notre équipe. Nous travaillons par exemple avec des agences de communication et pour notre roadshow, nous avons fait appel à DS Units.
Ils ne se sont pas contentés d’exécuter. Ils ont réfléchi avec nous, notamment au niveau de la logistique et du planning.
C’est essentiel pour moi : un bon partenaire doit challenger nos idées, pas seulement fournir un service. À l’international, nous privilégions également des partenaires locaux, dans une logique de durabilité, afin de limiter nos déplacements et notre empreinte écologique. »
PAS DE GRAND SHOW, MAIS UNE VRAIE INTERACTION
QU’EST-CE QUI CARACTÉRISE UN ÉVÉNEMENT PERIPASS ?
« L’authenticité. Nous ne cherchons pas à impressionner avec du spectaculaire ou du luxe à tout prix. Nous privilégions une ambiance ouverte, accessible, où chacun se sent à l’aise. Notre culture est no-nonsense, basée sur l’ouverture et le respect. Il y a peu de hiérarchie : tout le monde échange avec tout le monde. Nous organisons aussi régulièrement des sessions de questions-réponses où tous
les sujets peuvent être abordés. Cette transparence est essentielle pour nous. »
« Un bon exemple, ce sont nos council days. Nous y organisons des sessions formelles où nous sollicitons activement nos clients : ce qui fonctionne, ce qui peut être amélioré… Et nous complétons toujours par un moment informel, comme une sortie ou expérience collective. En Allemagne, par exemple, nous avons organisé une tournée de bars, et à Gand, une balade en bateau avec atelier BBQ et dégustation de bières. Ces moments de détente sont précieux. J’encourage même nos ingénieurs à être particulièrement attentifs à ce qui s’y dit. Car c’est dans les moments informels que se forgent les vraies relations. »
DE QUEL ÉVÉNEMENT
ÊTES-VOUS LA PLUS FIÈRE DEPUIS LE DÉBUT DE VOTRE CARRIÈRE ?
« Dans mes précédentes fonctions, le Happy Rebels Festival de House of HR reste un moment fort. Nous avons rassemblé 5 000 collaborateurs venus de toute l’Europe pour un festival d’envergure. Un projet qui a nécessité deux ans de préparation et qui s’est avéré particulièrement complexe d’un point de vue logistique. Mais le résultat a été à la hauteur : une affiche solide, une ambiance phénoménale et expérience cohérente du début à la fin. »
fois, les meilleures idées viennent des autres — et il faut avoir la flexibilité nécessaire pour les accueillir. »
« Chez Peripass, je pense spontanément au lancement de notre produit PortPass : un événement presse organisé en dernière minute dans un entrepôt portuaire, avec une ambiance brute et industrielle. Malgré les délais serrés, la mobilisation a été impressionnante : médias, bourgmestre, ministres… Et la démonstration live a vraiment renforcé l’impact de l’événement. »
LA PLUS-VALUE DU LIVE
QUELS SONT SELON VOUS LES ATOUTS MAJEURS DE LA COMMUNICATION LIVE PAR RAPPORT À
D’AUTRES INSTRUMENTS DE MARKETING ?
« Les événements conservent un avantage décisif face aux outils marketing : on touche peut-être moins de monde, mais la qualité des interactions est bien supérieure. Lors d’un événement en présentiel, on construit un rapport de confiance. Et c’est cette confiance qui permet de bâtir des relations durables. Cela fait de communication live un levier marketing clé à nos yeux. »
QUELLES SONT LES QUALITÉS ESSENTIELLES POUR UN BON CORPORATE EVENT MANAGER ?
« Outre la créativité et un talent pour l’organisation, je vois l’event manager comme un modérateur ou un chef d’orchestre. Il faut faire converger tous les efforts et tous les participants autour d’un objectif commun. L’écoute est primordiale. Il faut rester ouvert aux idées des partenaires et savoir s’adapter. Par-
« La communication est tout aussi essentielle. Je privilégie les calls courts et réguliers plutôt que les longues chaînes d’e-mails. Cela permet de garder tout le monde aligné et d’éviter que des frustrations ne s’accumulent. »
« Et bien sûr, le choix des bons partenaires fait toute la différence. Quand la collaboration est fluide et l’ambiance constructive, les résultats suivent naturellement. »
PLUS PETIT, PLUS LOCAL ET PLUS INTELLIGENT
COMMENT VOYEZ-VOUS L’AVENIR DES ÉVÉNEMENTS CORPORATE ?
« L’événementiel continue d’évoluer rapidement. Aujourd’hui, l’expérience globale prend de plus en plus d’importance. Un événement ne se limite pas au jour J : il commence dès la communication en amont, se nourrit du buzz et se prolonge après. Je pense que la technologie et l’IA vont jouer un rôle croissant. Avec l’analyse de données ou les applications innovantes, comme la reconnaissance faciale pour la gestion des entrées. »
« On observe aussi une tendance claire vers des formats plus locaux et plus ciblés. Plutôt que de rassembler tout le monde sur un seul lieu, on va davantage vers des initiatives régionales plus compactes. Cela permet de mieux se calquer sur les attentes et les préférences, car ce qui plaît en Allemagne ne plaît pas forcément en France. Et lorsqu’on fait tout de même le choix d’un grand événement centralisé, il doit offrir une expérience complète et parfaitement cohérente, du début à la fin. »
AU-DELÀ DU « FUN » : LA VRAIE VALEUR DES TEAMBUILDINGS ET INCENTIVES
C’est sous un soleil radieux que Team Masters a présenté son offre variée — rassemblant plus de 60 concepts de teambuilinding — à un groupe de professionnels corporate lors d’une journée d’inspiration au Dolce La Hulpe. L’agence souhaitait aussi clarifier la distinction entre teambuilding et incentive, tout en soulignant la valeur stratégique de ces deux formats.
Dans les médias, les deux termes sont souvent utilisés indifféremment. Pourtant, la nuance est essentielle. « Récemment, la participation de l’équipe d’Infrabel à un concert de Lady Gaga a créé une certaine polémique », explique Johnny Machiels de Team Masters. « Les médias parlaient d’un teambuilding, et la pertinence de l’initiative — ainsi que son coût — a été remise en question. Mais ce n’était pas un teambuilding. C’était un incentive. Les deux ont leur utilité, mais il est important de ne pas les confondre. »
L’INCENTIVE : UNE RÉCOMPENSE AVANT TOUT
Un incentive est, par définition, un mécanisme de récompense lié à la performance. « Un incentive repose toujours sur des KPI, des objectifs précis. Quand
des collaborateurs atteignent leurs targets — souvent liés aux ventes — ils reçoivent une récompense. C’est généralement un complément de salaire ou une forme de reconnaissance. Et surtout, il s’agit d’une expérience unique : quelque chose que l’on ne fait pas tous les week-ends en famille ou entre amis. Un moment exceptionnel, mémorable — comme un concert VIP dans ce cas. C’est la conclusion d’un effort, une forme de consécration. »
Cette distinction est d’autant plus importante que la perception publique peut parfois être trompeuse, notamment
autour des coûts. « Beaucoup s’étonnent des prix de certains tickets VIP. Mais si une entreprise a généré des résultats largement supérieurs grâce à des objectifs atteints, l’équation est tout à fait logique. Ce qui n’est pas visible de l’extérieur, c’est l’effort derrière. Les semaines, parfois les mois de performance exigés du personnel. Dans ce contexte, offrir une récompense fait pleinement sens. »
CE QUI DISTINGUE UN VRAI TEAMBUILDING
Cette confusion entraîne souvent la réduction du teambuilding à une simple activité récréative. « Dès qu’un groupe de collègues part ensemble, on parle de teambuilding. Mais un véritable teambuilding va beaucoup plus loin : le but est de réunir une équipe dans un cadre différent pour travailler la communication, la collaboration, la confiance et les dynamiques de groupe. On crée un environnement sécurisé, où l’erreur est acceptée. Et ces erreurs sont précieuses : elles deviennent des leviers d’amélioration. Après un teambuilding, on observe souvent une meilleure connaissance mutuelle, des processus plus fluides et une collaboration renforcée. Les bénéfices se prolongent bien au-delà de l’activité elle-même et se ressentent sur le lieu de travail. »
Johnny Machiels voit les teambuildings comme un élément essentiel de la dynamique d’entreprise, permettant de renforcer la confiance et la communication au sein des équipes. « Les teambuildings permettent parfois de mettre des choses sur la table qui ne seraient pas dites autrement. Quand la confiance est installée, on peut s’exprimer sans crainte de conflit. Sinon, les tensions restent latentes. C’est pour cela qu’il faut d’abord construire cette base de confiance. Pour pouvoir dire les choses — sans que l’équipe n’implose. »
BIEN POSER LE CONTEXTE POUR
MAXIMISER
L’IMPACT
La teneur et la réussite d’un teambuilding dépendent avant tout de la qualité du briefing du client. « La frustration la plus fréquente, c’est quand un client demande simplement : “faites-nous un teambuilding
fun”. Mais un teambuilding est, par nature, déjà fun : les collaborateurs sont rémunérés pour sortir de leur quotidien. Ce qui fait la différence, c’est le fond. Il nous faut donc du concret. Y a-t-il de nouveaux collaborateurs ? Des problèmes de communication lié aux langues ? Un besoin de formation ? Plus le contexte est précis, plus nous pouvons moduler notre concept — et plus l’impact est fort. »
Et cet impact est encore plus important lorsqu’il s’inscrit dans la durée. « Un teambuilding isolé n’a qu’un effet limité. L’initiative donnera de bien meilleurs résultats si elle s’inscrit dans une démarche régulière. Les études montrent d’ailleurs que les équipes qui font régulièrement des teambuildings peuvent améliorer leurs performances d’environ 20 %. Le plus efficace reste une combinaison de teambuildings, d’activités ludiques et de formations. Là, vous consolidez méthodiquement votre organisation. »
UNE RÉPONSE À DES ENJEUX MULTIPLES
Enfin, Team Masters souligne la diversité des contextes dans lesquels ces dispositifs prennent tout leur sens. « Le monde du travail évolue constamment. Aujourd’hui, les équipes sont multigénérationnelles, multiculturelles, ne parlent pas toujours la même langue et viennent d’horizons très différents. Certaines équipes travaillent à distance ou fonctionnent en silos. Un teambuilding peut aussi jouer un rôle dans l’onboarding ou dans les enjeux de rétention des talents. Nous avons 60 concepts de teambuilding que nous adaptons systématiquement en fonction du briefing. Mais la question de départ est toujours identique : qu’est-ce que l’organisation veut réellement améliorer ? »
UNE PRODUCT PREVIEW EXCEPTIONNELLE POUR CÉLÉBRER
LES
40 ANS DE KIPLING
Cette année, Kipling passe un cap emblématique : 40 ans de créativité, d'innovation et de succès à l'international. Née en Belgique avec une vision singulière alliant lifestyle et fonctionnalité, la marque est devenue au fil des années une véritable référence mondiale, aujourd'hui présente dans des dizaines de pays. Pour marquer cet anniversaire, la traditionnelle Product Preview Spring/Summer 2027 s'est offert une édition particulièrement festive, imaginée avec le soutien de JADA events.
À cette occasion, Kipling a accueilli ses acheteurs, partenaires et invités du monde entier à Anvers pour plusieurs journées mêlant inspiration, découverte et célébration, avec un double regard porté sur l'héritage de la marque et ses ambitions pour l'avenir. Berceau de la création de Kipling, Anvers constituait le cadre idéal pour ce rendez-vous international. Son authenticité et son caractère créatif faisaient parfaitement écho à l'ADN de la marque. Les participants ont ainsi eu le privilège de découvrir en avant-première les nouvelles collections, les grandes tendances ainsi que les orientations stratégiques qui façonneront les prochaines années.
INSPIRATION ET PARTAGE
Le programme se déployait dans plusieurs lieux emblématiques de la ville. Les espaces Play Zuid et le FOMU ont notamment accueilli une série de sessions
plénières inspirantes, au cours desquelles des intervenants de Kipling et des experts externes ont partagé leur vision autour de thèmes tels que l'innovation, l'évolution
des comportements des consommateurs, les mutations du retail ou encore l'avenir des marques lifestyle. En complément des keynotes, les participants ont pris part
à différents ateliers en petits groupes. Ces sessions interactives ont favorisé les échanges entre les différents marchés, équipes et disciplines, tout en laissant une large place à la réflexion collective, à la cocréation et au partage d'idées.
« LA TABLE DE KIPLING »
L'un des moments les plus marquants du programme s'est déroulé à Play Zuid. Kipling y a organisé « La Table de Kipling », un clin d'œil créatif à l'émission télévisée flamande De Tafel van Gert. Installée dans le studio même où l'émission est habituellement enregistrée, la marque a revisité le concept en réunissant collaborateurs, partenaires et invités autour d'échanges consacrés au passé, au présent et à l'avenir de Kipling. Ce cadre original a créé une atmosphère conviviale et détendue, propice aux conversations, aux témoignages et au partage d'expériences. Une initiative qui a apporté au programme une touche à la fois originale et résolument anversoise.
UNE SOIRÉE AU FIL DE L'EAU
UN ÉLAN POUR L’AVENIR
Au-delà du contenu, cette édition anniversaire faisait également la part belle à l’expérience. Les festivités des 40 ans de Kipling ont culminé lors d'une soirée festive exclusive organisée à bord du Blue Rhapsody. Dans cet élégant cadre flottant, les invités ont profité d'une soirée rythmée par la musique, les animations et de nombreuses découvertes culinaires. La célébration s'est prolongée par une croisière sur l'Escaut, avec la skyline d'Anvers en toile de fond, offrant aux participants un moment particulièrement mémorable. Pour leur séjour, les invités étaient hébergés au Motel One Antwerp, idéalement situé au cœur d’Anvers, parfait pour prolonger l'expérience en explorant la ville.
JADA EVENTS AUX COMMANDES
Pour la coordination logistique et l'organisation de cet événement international, Kipling s'est appuyé sur JADA events. L'agence a pris en charge l'ensemble du programme, depuis l'accueil des participants internationaux jusqu'à la gestion des différents sites, des intervenants, des ateliers, des moments de networking et de l’hébergement. Chaque détail a été soigneusement orchestré afin de garantir une expérience fluide pour les participants et une organisation irréprochable.
À travers cette édition spéciale, Kipling n’a pas seulement mis à l’honneur quatre décennies d'évolution et d'innovation. La marque a également réaffirmé ses ambitions et sa confiance en l’avenir. La Product Preview SS27 s'est imposée comme un véritable lieu de rencontre où partenaires internationaux, acheteurs
et équipes ont pu découvrir les nouvelles collections, échanger leurs idées et contribuer ensemble à écrire le prochain chapitre de l'histoire de Kipling. Pour l'équipe de JADA events (info@jada-events.be), cette collaboration a été une nouvelle occasion de faire ce qui lui tient à cœur : transformer l'histoire d'une marque en une expérience événementielle unique.
QUAND UN MARIAGE FAIT
REVIVRE L’ÂGE
D’OR DE LA CÔTE D’AZUR
Un entrepreneur belgo-asiatique actif dans le domaine des technologies a fait appel à meetmarcel pour concevoir un mariage hors normes à destination d’un public international de 140 invités. Plutôt que de se limiter à une destination ou à un format traditionnel, l’agence a choisi d’emmener les convives sur la Côte d’Azur, le temps d’un week-end entièrement inspiré de l’atmosphère mythique du Saint- Tropez des années 1950 et 1960.
Dans l’univers des expériences privées haut de gamme, un mariage ne se résume plus depuis longtemps à un lieu d’exception ou à une réception spectaculaire. C’est dans cette logique que meetmarcel a imaginé un concept bien plus ambitieux : une expérience immersive conçue pour replonger les invités dans les années fastes de Saint-Tropez.
Plusieurs destinations avaient d’abord été envisagées pour accueillir l’événement, notamment Londres et la Provence. Mais c’est finalement Saint-Tropez qui l’a emporté — non pas pour son image contemporaine de destination luxueuse, mais pour la richesse de son héritage culturel. « Le but n’a jamais été d’organiser une fête moderne et extravagante », explique Bartel Van Iseghem de meetmarcel. « Nous voulions faire revivre l’époque mythique de Saint-Tropez, lorsque la cité était le lieu de villégiature de célébrités comme Brigitte Bardot, Alain Delon ou Serge Gainsbourg, qui quittaient Paris pour passer l’été sur la Côte d’Azur. »
UN LIEU EMPREINT D’HISTOIRE
La recherche du lieu idéal a conduit l’équipe dans la baie de Pampelonne. Très vite, un site s’est imposé : l’Épi, beach club historique ouvert en 1959, devenu au fil des décennies un point de rencontre emblématique pour les stars du cinéma, les artistes et la jet-set internationale. C’est cette dimension authentique qui est à la base de tout le concept. L’objectif : faire revivre la grandeur des années fastes de la cité balnéaire. Chaque détail a été pensé pour recréer l’ambiance de l’époque.
autour de la piscine : tout évoquait l’esthétique intemporelle de la Riviera des années 50 et 60. Le personnel, quant à lui, portait d’élégantes vestes inspirées du
vestiaire marin. Même la communication visuelle — des invitations aux signalétiques sur place — prolongeait cette atmosphère raffinée et résolument nostalgique.
UNE CÉRÉMONIE AU-DESSUS DE L’EAU
Le moment fort du week-end s’est déroulé autour de la piscine de l’Épi. Pour l’occasion, meetmarcel a fait construire une passerelle par-dessus le bassin, servant d’allée pour la cérémonie. Les invités, installés tout autour de la piscine, formaient un écrin à la fois intime et spectaculaire. La dimension artistique était entièrement intégrée au concept. Les deux piscines de l’hôtel ne servaient pas uniquement de décor : elles faisaient partie intégrante de la mise en scène. Une chorégraphie sur et autour de l’eau, portée par le titre Laissez-moi danser de Dalida, a marqué l’un des temps forts du week-end.
« En réalité, la passerelle ne reliait pas seulement les deux rives de la piscine », confie Bartel Van Iseghem. « Elle incarnait aussi lien entre le Saint-Tropez d’aujourd’hui et celui de son âge d’or. »
Le décor renforçait encore l’immersion : au large, un bateau était ancré face à la côte, tandis que le feu d’artifice se déployait discrètement depuis la végétation des dunes. Les bungalows hébergeant les invités prolongeaient l’expérience jusque dans l’intime. Cartes postales anciennes transformées en livre d’or, ballons à éclater libérant des confettis dans les chambres : chaque détail participait à l’univers narratif du week-end.
ENTRE SAVOIR-FAIRE BELGE ET ANCRAGE LOCAL
Pour la chorégraphie, meetmarcel a collaboré avec Flo de Radar Events (Gand). La production technique a été confiée à John & Jane. Une partie du décor et des équipements techniques a été acheminée depuis la Belgique vers le sud de la France, tandis que le projet s’appuyait également sur un réseau de partenaires locaux. Des danseurs et danseuses de la région ont notamment été intégrés à la performance, la Côte d’Azur étant réputée pour son excellence dans ce domaine.
UNE EXPÉRIENCE SUR TROIS JOURS
Le mariage ne constituait qu’un chapitre d’un programme de trois jours. Le vendredi soir, les invités étaient accueillis dans un domaine viticole surplombant la baie de Saint-Tropez. meetmarcel avait organisé un tournoi de pétanque à l’ombre des platanes et des oliviers, accompagné de vins locaux et d’une ambiance typiquement provençale.
Les festivités se sont prolongées jusqu’au matin suivant le mariage. Les invités ont reçu un journal spécialement conçu dans
un style années 50, retraçant les événements de la veille. Le week-end s’est conclu en douceur par un brunch sur la plage.
Pour meetmarcel, ce projet illustre parfaitement l’évolution du marché des destination events de prestige. « Ce type de projet nous ouvre littéralement le monde entier », conclut Bartel Van Iseghem. « De l’Écosse à l’Afrique du Sud, nous allons là où l’histoire du lieu sert le mieux le récit de nos clients. C’est un axe de plus en plus important pour meetmarcel en tant qu’agence haut de gamme. »
Scannez le QR code pour découvrir des vidéos de cet événement.
MEETMARCEL & BRIGADA
meetmarcel a décidé de distinguer clairement ses activités B2B et ses expériences privées haut de gamme. Les événements B2B seront désormais développés sous le nom de Brigada, aux côtés des agences sœurs Fantastic, Mortierbrigade, Onlyhumans, Today et Wotz. La marque meetmarcel reste dédiée aux clients privés. Les dirigeants Bartel Van Iseghem et Tim Van Peteghem restent actifs au sein des deux entités. Hans Perquy, cofondateur de meetmarcel en 2007 aux côtés de Bartel, a quitté l’entreprise fin 2025 afin de se consacrer à un nouveau projet dans la gastronomie, avec l’ouverture de son propre restaurant.
QUAND UNE VISION D’AVENIR
PREND VIE DANS UNE EXPÉ -
RIENCE IMMERSIVE
Lorsqu'une entreprise célèbre un anniversaire, elle revisite généralement son passé. C’est l'occasion de se remémorer les grands moments de son histoire, de mettre en lumière les étapes clés de son développement et de remercier les collaborateurs pour leur engagement au fil des années. Pour le transporteur gantois Mervielde, le choix a été tout autre. À l'occasion de ses 80 ans, l'entreprise familiale souhaitait certes rendre hommage à son parcours, mais surtout partager sa vision de l'avenir. L'agence Brigada a imaginé une expérience immersive emmenant les visiteurs des origines de l'entreprise jusqu'à ses ambitions pour les décennies à venir.
Aujourd'hui dirigée par la troisième génération, Mervielde figure parmi les acteurs de référence du transport de liquides dans le port de Gand. Au départ, le briefing semblait pourtant assez classique : organiser un événement à l'occasion des 80 ans de l'entreprise. Mais dès les premiers échanges avec le CEO Patrick Mervielde, Bartel Van Iseghem et son équipe ont compris que le projet allait bien au-delà d'une simple célébration. « Ce qui nous a immédiatement frappés, c'était la façon dont Patrick parlait de l'avenir. Il avait une vision extrêmement précise de l'évolution du site Kuhlman au cours des prochaines années, avec de nouvelles infrastructures, de nouveaux entrepôts et de nouvelles connexions logistiques. Son enthousiasme était communicatif. On sentait qu'il ne cherchait pas simplement à célébrer un anniversaire, mais qu'il était déjà en train d'écrire les prochains chapitres de son entreprise. »
LE CERCLE COMME FIL CONDUCTEUR
Pour faire le lien entre passé, présent et avenir, Brigada s'est appuyée sur un symbole aussi simple qu'efficace : le cercle. « Visuellement, le chiffre 80 peut être construit à partir de trois cercles », explique Bartel Van Iseghem. « C'est de cette observation qu'est née l'idée de concevoir l'ensemble du parcours autour d'un voyage circulaire à travers le passé, le présent et l'avenir de Mervielde. »
La visite débutait par une immersion dans l'histoire de l'entreprise. Une memory lane soigneusement scénarisée retraçait huit
décennies d'entrepreneuriat, en mettant à l'honneur le patrimoine que la famille avait précieusement conservé au fil des années.
Parmi les pièces maîtresses figurait le tout premier camion ayant servi au transport de liquides. Documents d'époque, objets emblématiques et véhicules historiques permettaient également de retracer l'évolution de l'entreprise de manière très tangible. Les différentes générations de matériel roulant illustraient l'adaptation constante de Mervielde aux mutations des secteurs industriel et logistique.
METTRE LE PRÉSENT EN LUMIÈRE
Après cette rétrospective historique, les visiteurs rejoignaient une terrasse extérieure consacrée au Mervielde d'aujourd'hui. Durabilité, innovation et entrepreneuriat responsable occupaient ici le devant de la scène. L'une des installations les plus marquantes était un aquarium peuplé de poissons vivants, alimenté directement par le système de traitement des eaux de l'entreprise.
Une démonstration aussi simple que parlante, destinée à illustrer concrètement les investissements réalisés par Mervielde en matière d'écologie et de protection de l'environnement. L'aquarium donnait une preuve tangible de la qualité de l'eau traitée, tout en apportant un éclairage directement compréhensible sur un sujet pourtant très technique.
UNE VISION D'AVENIR À 360°
Les visiteurs pénétraient ensuite dans une structure éphémère spécialement conçue pour l'occasion, en traversant un tunnel réalisé à partir de la caisse en aluminium brossé d'un camion de transport. C'est là que Patrick Mervielde présentait sa keynote.
La salle était entièrement entourée d'écrans LED diffusant, dans un premier temps, des images du quai actuel. Quelques jours avant l'événement, Brigada avait réalisé plusieurs prises de vue sur le site depuis différents points de vue. À leur arrivée, les visiteurs avaient ainsi l'impression de contempler le paysage à travers d'immenses baies vitrées.
Puis, au fil de la présentation de Patrick Mervielde, la projection évoluait progressivement. Grâce à des visualisations générées par IA, les écrans faisaient apparaître les premières phases du chantier, puis les nouveaux bâtiments et infrastructures, jusqu'à révéler une projection complète du site tel qu'il pourrait voir le jour dans les années à venir. Le public se retrouvait ainsi littéralement plongé au cœur d'une vision d'avenir à 360 degrés.
BOUCLER LA BOUCLE
Après cette plongée dans l’avenir, les invités retrouvaient l'extérieur pour la dernière étape du parcours. Là où les véhicules historiques avaient ouvert la visite, les derniers modèles de la flotte Mervielde prenaient désormais le relais. Les nouveaux camions Volvo et MAN symbolisaient le prochain chapitre de l'entreprise, créant un lien visuel fort entre héritage et innovation. La boucle était ainsi parfaitement bouclée : du tout premier camion de l'entreprise aux technologies de transport les plus avancées d'aujourd'hui.
Réparti sur deux journées, l'événement a accueilli près de 600 invités, parmi lesquels des clients, collaborateurs, fournisseurs et partenaires de la région portuaire gantoise. Des représentants de la Voka ainsi que de l'Autorité portuaire étaient également présents.
LE POTENTIEL DES PME
Pour Brigada, ce projet illustre aussi et surtout pourquoi les agences gagneraient à s'intéresser davantage aux histoires portées par des PME ambitieuses. « Dans notre secteur, nous prenons souvent les grandes marques comme référence. Pourtant, il ne faut pas oublier que les PME — qui représentent environ 80 % du tissu économique flamand — accomplissent elles aussi des choses remarquables. Elles ont de magnifiques histoires à raconter et, pour une agence, elles représentent souvent une liberté créative et une confiance extraordinaire. Mervielde en est un parfait exemple : le grand public ne connaît peut-être pas son nom, mais peu de multinationales peuvent se targuer d'avoir une vision d'avenir aussi inspirante », conclut Bartel Van Iseghem.
JEUNES LOUPS
« JE SUIS CONVAINCUE D’AVOIR TROUVÉ LE MÉTIER DE MES RÊVES »
NOM : Marie-Laure Rosseel
ÂGE : 26 ans
LIEU DE RÉSIDENCE : Gand
AGENCE : Whisk
FONCTION : Junior Creative Whisker
Un vent de jeunesse souffle sur le secteur événementiel. Les jeunes talents arrivent en masse et les agences et fournisseurs événementiels se font un plaisir de les laisser faire leurs preuves. Dans cette rubrique « Jeunes loups », ils nous livrent leurs impressions sur leur formation et leurs premières expériences professionnelles. Dans ce numéro, nous donnons la parole à Marie-Laure Rosseel, un des jeunes talents de Whisk.
QUELLE EST VOTRE FONCTION
ACTUELLE ET QUELLES SONT VOS TÂCHES ?
« En tant que Junior Creative Whisker, je combine marketing, communication et créativité. Je suis responsable d’une grande partie de notre communication marketing. J’ai notamment participé à la conception de notre nouveau site web, je gère différents supports de communication et de presse, et j’ai longtemps géré nos réseaux sociaux. Je travaille également sur le positionnement de Whisk et les directions à explorer pour continuer à développer la marque. »
« En parallèle, je travaille aussi sur des projets clients. Je participe à l’élaboration de concepts créatifs, au développement d’activations et à la création de propo-
sitions visuelles. Je me penche aussi sur la dimension marketing des projets : les objectifs de la marque, l’état d’esprit des consommateurs et comment répondre à ces enjeux avec une expérience live ? »
« Ce que j’apprécie particulièrement dans cette fonction, c’est sa diversité. Elle me permet de combiner ma créativité avec mon intérêt pour le marketing et la psychologie du consommateur. »
POURQUOI AVEZ-VOUS CHOISI LE SECTEUR ÉVÉNEMENTIEL ?
« Pour être honnête, je suis arrivée dans l’événementiel un peu par hasard. J’ai étudié la Communication à la haute école Artevelde, avec une spécialisation en communication de marque et campagnes créatives. C’est en cherchant un stage que
j’ai découvert Whisk. À l’époque, je n’envisageais pas une carrière dans l’événementiel après mes études. Pendant mon stage, j’ai rapidement réalisé à quel point ma formation s’accordait naturellement avec l’univers des expériences live. J’ai eu l’opportunité de participer à des événements tout en contribuant activement au développement de la marque Whisk. Je me suis très vite sentie à ma place. Je me suis attachée à l’agence, et des liens se sont tissés avec les fondateurs, Evita et Jelle. »
« Cette expérience a nourri mon enthousiasme et ma confiance en moi. Et je sentais qu’eux aussi me faisaient de plus en plus confiance. Ce mélange entre responsabilités, apprentissage et implication réelle dans l’entreprise a été extrême-
ment motivant pour moi. À la fin de mon stage, poursuivre l’aventure chez Whisk s’est imposé comme une évidence. »
« Depuis, j’ai développé une véritable passion pour l’événementiel au sens large. Ce qui me séduit avant tout, c’est le mélange de créativité et de variété. Chaque projet est différent. On plonge dans un univers, une marque ou un concept avant de lui donner vie. Cette diversité oblige à se réinventer constamment. Aujourd’hui, je suis convaincue d’avoir trouvé le métier de mes rêves. »
QU’EST-CE QUI VOUS A PLU DANS VOTRE FORMATION ? ET AVEC L’EXPÉRIENCE QUE VOUS AVEZ AUJOURD’HUI, QU’EST-CE QUI POURRAIT ÊTRE AMÉLIORÉ ?
« Ce que j’ai le plus apprécié, ce sont les bases solides que la formation m’a apportées. Les cours consacrés à la psychologie et au comportement du consommateur m’ont particulièrement marquée. Ils m’ont permis de comprendre les processus de réflexion et de décision des individus, mais c’est aussi là qu’est née ma passion pour le marketing. Aujourd’hui encore, ces connaissances me servent au quotidien, aussi bien dans mes réflexions marketing que dans la conception de l’expérience participant. »
« Ma formation incluait également des bases en graphisme, qui me sont elles aussi très utiles. Je ne me considère pas comme une véritable graphiste, mais je peux créer mes propres visuels de manière autonome avec différents logiciels de conception. Les cours de communication corporate, de communication marketing, abordant les objectifs stratégiques ou encore l’analyse média restent eux aussi très pertinents. Aujourd’hui, les événements sont rarement isolés : ils s’inscrivent de plus en plus dans une stratégie marketing globale. »
« S’il y avait un point à améliorer, ce serait peut-être davantage de passerelles entre la théorie et la pratique. Nous avons étudié de nombreux modèles et cadres de réflexion très intéressants, mais j’aurais aimé apprendre comment les appliquer plus concrètement dans un contexte professionnel réel. »
QU’EST-CE QUI VOUS A LE PLUS SURPRISE APRÈS VOS ÉTUDES QUAND VOUS AVEZ COMMENCÉ À TRAVAILLER DANS LE SECTEUR ?
« Tout, en réalité. Avant mon stage, je ne m’étais jamais vraiment rendue compte à quel point l’événementiel est un secteur intense. Ce qui m’a le plus frappée, c’est le nombre de personnes nécessaires pour créer une expérience réussie. »
« J’ai aussi été impressionnée par la diversité des disciplines qui interviennent sur un même projet. Créativité, communication, planification, production, gestion budgétaire, technique, hospitality… tout doit être parfaitement coordonné. »
DE QUI AVEZ-VOUS APPRIS LE PLUS, PROFESSIONNELLEMENT PARLANT ?
« Sans aucune hésitation : de mes collègues. Chacun a sa propre expertise, ce qui fait que j’apprends constamment et que je découvre chaque jour de nouvelles facettes du métier. »
« Evita, fondatrice de l’agence, et Jeva, Team Lead, m’ont énormément appris sur le processus créatif : comment faire émerger une idée, la développer puis la transposer en concept solide. Mes collègues créatives, Kato et Elise, m’ont beaucoup apporté dans la concrétisation visuelle et narrative d’une idée. Quant à Jelle, cofondateur de l’agence, il m’aide à développer ma vision stratégique, ma compréhension des marques et ma capacité à prendre du recul sur les projets. »
« Sur le plan graphique, Luk, notre Graphic Designer, m’a littéralement prise sous son aile. Il est toujours disponible lorsque j’ai besoin d’aide ou de conseils. »
« J’apprends également énormément auprès de nos chefs de projet. Leur capacité à garder une vue d’ensemble dans les projets complexes, à gérer les priorités et à suivre
simultanément des dizaines de paramètres est particulièrement impressionnante. Ce sont des compétences qui ne s’apprennent pas dans les livres. Elles se développent au contact de collègues expérimentés. »
DE QUOI ÊTES-VOUS LA PLUS FIÈRE JUSQU’À PRÉSENT ?
« Je suis sincèrement fière de tout ce que j’ai l’occasion de réaliser chez Whisk. L’équipe investit énormément d’énergie et de passion dans chaque projet, ce qui rend chacune de nos réalisations spéciale à sa manière. »
« Si je dois citer quelques exemples, je dirais en premier lieu notre nouveau site web, auquel j’ai participé tant sur le fond que sur la forme. »
« Je suis également très fière de l’événement de Nouvel An Beyond The Stars organisé pour Argenx. J’ai participé à la phase conceptuelle du projet et j’ai ensuite eu la chance de voir le résultat concret des idées développées. »
« Mais ma plus grande fierté, c’est sans doute le partenariat pluriannuel que nous avons décroché avec North Sea Port pour ses participations à divers salons internationaux. J’ai notamment contribué au dossier d’appel d’offres et voir notre approche convaincre North Sea Port grâce à son originalité et son caractère innovant a été particulièrement gratifiant. »
QUELLES SONT VOS AMBITIONS POUR L’AVENIR ?
« Mon principal objectif est de continuer à apprendre et à évoluer. J’aimerais particulièrement renforcer mes compétences stratégiques. »
« Mais je ne veux pas perdre le contact avec la dimension créative du métier. C’est précisément la combinaison entre stratégie et créativité qui me motive le plus aujourd’hui. »
« J’ai également repéré plusieurs formations en graphisme qui me permettront de continuer à développer mes compétences et d’élargir encore mon champ d’expertise. »
LE SECTEUR EN DEUX QUESTIONS
Dans chaque numéro d’Experience Magazine, nous donnons la parole à trois professionnels du secteur MICE. À travers un mini-interview en deux questions, ils partagent leur regard sur les tendances et évolutions du moment.
NILS LEGEIN - ARTFOOD
QUELLES COMPÉTENCES OU QUELS PROFILS SONT DEVENUS INDISPENSABLES POUR UN TRAITEUR ÉVÉNEMENTIEL ?
« Les chefs, les maîtres d’hôtel et le personnel de salle restent évidemment le cœur de tout événement. Mais aujourd’hui, nous avons également besoin de profils qui dépassent les compétences classiques de la restauration : des personnes disposant d’une expertise technique, analytique ou RSE, capables de faire le lien entre les équipes et les processus, et comprenant parfaitement la dynamique d’une entreprise de catering événementiel. Grâce à leur maîtrise des outils ERP, elles optimisent les processus et inscrivent la démarche durable au cœur des opérations, pour davantage d’efficacité, de fiabilité et de responsabilité. Ce sont aussi des personnes qui fédèrent les équipes, harmonisent les systèmes et obtiennent des résultats immédiatement mesurables, que ce soit en matière d’efficacité opérationnelle ou d’impact environnemental, avec, par exemple, un calcul de l’empreinte carbone de l’événement disponible en un clic. Ces profils sont essentiels pour faire passer un bon traiteur au niveau de l’excellence, conjuguant avec naturel savoir-faire, innovation, qualité et durabilité. »
OÙ EN EST RÉELLEMENT LE SECTEUR EN MATIÈRE DE DURABILITÉ ? ET QU’EST-CE QUI RESTE PROBLÉMATIQUE ?
« Le secteur revendique de plus en plus une philosophie durable, mais cela se limite encore trop souvent à de belles intentions ou à des initiatives isolées. De nombreux acteurs affichent leur engagement, mais l’impact réel n’est pas toujours au rendez-vous. Chez Artfood, nous privilégions l’action. La durabilité est progressivement intégrée dans nos processus, des achats au déroulement concret sur le terrain, en nous appuyant notamment sur les référentiels ISO 20121 et B Corp. Nous tenons nos engagements et nous communiquons sur ce que nous accomplissons, avec des résultats mesurables et visibles pour l’ensemble de nos parties prenantes. Mais la durabilité ne peut fonctionner que si toute la chaîne s’implique. Les fournisseurs comme les partenaires doivent jouer un rôle actif. C’est à cette condition que les intentions se transforment en résultats concrets, plutôt qu’en simple exercice de communication. »
CARL VULSTEKE - BEMATRIX
OÙ EN EST RÉELLEMENT LE SECTEUR EN MATIÈRE DE DURABILITÉ ? ET QU’EST-CE QUI RESTE PROBLÉMATIQUE ?
« Le secteur a énormément progressé en dix ans, mais il reste du pain sur la planche. Cela fait maintenant vingt ans que je travaille dans le secteur des stands, et je constate que les mentalités évoluent : les clients posent davantage de questions, la durabilité est devenue un sujet récurrent et les systèmes réutilisables gagnent du terrain. Dans la pratique, cela reste toutefois compliqué. Notre secteur repose sur la rapidité et l’éphémère, ce qui fait que beaucoup de matériaux ne servent encore qu’une seule fois. On parle beaucoup de durabilité, mais on mesure encore trop peu les résultats. Sans données, cela reste subjectif.
Chez beMatrix, cette transition est engagée depuis longtemps : nous misons sur la construction modulaire, la réutilisation, l’aluminium recyclé et le suivi précis de notre empreinte carbone. Ce n’est pas du marketing, c’est simplement notre manière de travailler. Mais nous ne pouvons pas agir seuls. Si toute la chaîne — de la conception au transport — n’évolue pas dans le même sens, les progrès resteront limités. Tout repose
sur des choix structurels en faveur de la circularité, mais aussi sur la volonté de mesurer les résultats, afin que les paroles se traduisent en actes. »
QUELLES TENDANCES STRUCTURENT LE SECTEUR EN 2026 ?
« Ce qui frappe sur le marché belge de l’événementiel et de la construction de stands, c’est sa professionnalisation et son internationalisation croissantes. Les clients sont plus exigeants et attendent davantage de flexibilité, tandis que les délais se raccourcissent. Les systèmes modulaires et réutilisables sont en progression, car les entreprises veulent pouvoir passer rapidement d’un site à l’autre. Le rôle de la technologie s’accentue également. Les écrans LED, les contenus numériques et les éléments interactifs sont presque devenus la norme. Et dernier élément : la guerre des talents est bien réelle. Il est de plus en plus difficile de recruter de bonnes équipes de montage et des concepteurs qualifiés, mettant plus que jamais en lumière l’importance de la formation et de l’efficacité opérationnelle. Le secteur évolue rapidement : plus numérique, plus international et plus attentif à la réutilisation des ressources. »
KRISTOF DURAN, DIRECTOR MARKETING COMMUNICATIONS - BE•AT
QUELLES TENDANCES STRUCTURENT LE SECTEUR EN 2026 ?
« Nous venons de réaliser, au sein de notre groupe, une étude particulièrement intéressante sur les attentes et le vécu des fans lors des événements. Il en ressort très clairement que les événements sont devenus de véritables lieux de rencontre, d’identité et de communauté. Les fans recherchent des expériences qui transcendent les générations et les origines, et qui leur donnent le sentiment de faire partie de quelque chose de plus grand qu’eux. Aujourd’hui, on ne participe plus uniquement à un événement pour voir un artiste, mais aussi pour vivre une expérience collective. Autre tendance marquante : le besoin de déconnexion. Les gens souhaitent s’éloigner des écrans, de la pression quotidienne et du bruit numérique. Ils veulent être pleinement présents, vivre des émotions fortes et se créer des souvenirs durables. C’est ce qui rend le divertissement live plus pertinent et plus précieux que jamais. »
QUELS SONT LES ATOUTS ESSENTIELS D’UN LIEU ÉVÉNEMENTIEL MODERNE
?
« Un lieu événementiel moderne doit être suffisamment flexible et ouvert sur l’avenir pour répondre à l’évolution des attentes des fans et des visiteurs. Il doit rester pertinent pour des générations et des publics aux motivations très différentes, sans perdre sa propre identité. Un contenu de qualité et une production impeccable restent évidemment indispensables, mais cela ne suffit plus. La véritable différence se joue désormais dans l’expérience globale : une ambiance immersive, un confort irréprochable à chaque étape et un parcours fluide, depuis l’arrivée jusqu’au retour à la maison. Les lieux qui parviennent à conjuguer émotion, énergie et convivialité, tout en étant inclusifs et capables d’offrir des expériences premium, n’obtiennent pas seulement des visiteurs satisfaits : ils construisent une fidélité à long terme. »
DIX ANS APRÈS LA CAISSE BLANCHE : QUE CHANGE LE
SCE 2.0 POUR LE SECTEUR ÉVÉNEMENTIEL ?
Le 1er juillet a marqué les dix ans de l’introduction du Système de Caisse Enregistreuse (SCE) — plus connu sous le nom de « caisse blanche » — pour les entreprises réalisant plus de 25 000 euros de chiffre d’affaires annuel (hors TVA) issus de la vente de repas. En 2026, une nouvelle étape s’amorce : le SCE 2.0, qui marque un tournant vers davantage de digitalisation et de suivi en temps réel. Pour comprendre ce que cette évolution implique concrètement pour le secteur événementiel, nous avons rencontré Michel Van Camp (Cluster Event Agencies – Event Confederation/ACC) et Steven Droogers (BECAS vzw).
Si l'introduction du SCE répondait à un objectif clair de transparence, son déploiement dans le secteur événementiel n'a pas été sans difficultés. « Du point de vue des agences, je pense que le principal problème a été le manque de clarté », explique Michel Van Camp, président du Cluster Event Agencies au sein de l’Event Confederation/ACC. « Beaucoup d’entre nous n’étaient pas informés. Lorsque des contrôleurs se sont présentés dans certaines agences et que des amendes ont été infligées parce qu’elles étaient censées émettre elles-mêmes leurs tickets de caisse blanche, cela a créé une véritable surprise. Le cadre légal existait, mais la communication autour de son application au secteur événementiel est restée insuffisante. Les agences ne consultent pas les sites du gouvernement tous les jours, à l’affût de nouvelles réglementations. Ce manque d'information a entraîné bien des soucis qui auraient pu être évités. »
Du côté des traiteurs événementiels, le constat est différent. « Le SCE est lié à la commission paritaire de l’Horeca (CP 302), dans laquelle sont enregistrés la plupart des traiteurs événementiels », explique Steven Droogers de chez BECAS, l’organisation sectorielle des traiteurs événementiels. « Dès la création de BECAS en 2017, nous avons pris contact avec le SPF Finances, qui nous a dirigés vers le responsable du dossier SCE, Jan De Loddere. Cela a conduit à la rédaction d’une circulaire spécifique pour les traiteurs, qui a largement contribué à clarifier la situation. » Ces échanges établis à l’époque facilitent aujourd’hui la transition vers le SCE 2.0.
« IL EST ESSENTIEL DE S’INFORMER ET DE S’ASSURER QUE TOUS LES PARTENAIRES CONNAISSENT LES RÈGLES ET LES APPLIQUENT CORRECTEMENT. » - STEVEN DROOGERS
LE SCE EN PRATIQUE
Le principe de la caisse blanche repose sur l’enregistrement infalsifiable de chaque transaction, afin d’éviter toute dissimulation de chiffre d’affaires. Dans les faits, son application varie selon le type de client et la relation commerciale. « On distingue les prestations B2B — lorsqu’un traiteur travaille avec une agence ou directement avec une entreprise — et le B2C », précise Steven Droogers. « En B2C, une notification préalable dans la caisse est obligatoire. En B2B, ce n’est pas le cas, même si nous recommandons de le faire dans notre code de conduite. » L’essentiel reste la cohérence entre le ticket émis via le système et la facture envoyée après l’événement. « Lors de l’envoi de la facture, le ticket correspondant doit être joint. Dans le cadre d’une collaboration récurrente, cela peut éventuellement être organisé sur base mensuelle », ajoute-t-il.
LA RÉPARTITION DES RESPONSABILITÉS
Au-delà des aspects techniques, la question de la responsabilité de chacun est cruciale au sein du SCE. « L’agence doit pouvoir présenter un ticket en cas de contrôle », souligne Michel Van Camp. « Et ce ticket doit nous être fourni par le prestataire qui assure le catering. »
Pour Steven Droogers, la chaîne de responsabilité est claire. « En cas de problème, le législateur se tourne généralement vers le prestataire chargé de l’organisation. Si un sous-traitant n’est pas en ordre, c’est souvent l’organisateur qui en subit les conséquences. Il est donc essentiel de s’informer et de s’assurer que tous les partenaires connaissent les règles et les appliquent correctement. Je suis certain que la plupart des traiteurs événementiels et des salles des fêtes de Flandre – y compris les nonmembres – possèdent une caisse blanche. Mais en pratique, les erreurs restent possibles. »
LES FÉDÉRATIONS FONT FRONT COMMUN
Face aux contrôles et aux sanctions observés dans certaines agences, BECAS et le Cluster Event Agencies de l’Event Confederation/ACC ont décidé de renforcer leurs actions d’information. « Nous avons organisé un webinaire pratique, avec la participation du responsable SCE au SPF Finances », explique Steven Droogers. « Nous avons également mis à jour notre code de
conduite pour préciser les obligations et les documents à fournir dans le cadre du SCE, notamment lors des collaborations entre traiteurs et agences. »
Du côté des agences, des initiatives d’information ont également été mises en place. « Nous avons informé nos membres via un mailing et organisé un séminaire s’adressant spécifiquement aux agences », indique Michel Van Camp. « L’objectif est d’éviter toute ambiguïté. Je pense que les choses sont désormais bien engagées. »
SCE 2.0 : LA TRANSITION VERS LE CLOUD
Le passage au SCE 2.0 marque surtout une évolution technologique majeure. Là où le SCE 1.0 reposait sur un module fiscal physique, la nouvelle version s’appuie sur une solution numérique basée dans le cloud, connectée en temps réel au SPF Finances via une API. Les données ne sont plus stockées localement mais transmises directement à l’administration. Cette modernisation permet une plus grande flexibilité et facilite les mises à jour en cas d’évolution de la réglementation, sans devoir remplacer le matériel. Malgré cette digitalisation, les obligations de base restent inchangées : seuil de 25 000 euros, contrôles maintenus (mais de plus en plus effectués à distance), émission correcte des tickets et enregistrement chronologique des opérations.
UN DÉPLOIEMENT PROGRESSIF
À partir du 1er juillet 2026, toutes les nouvelles installations devront être conformes au SCE 2.0. Les systèmes déjà en place bénéficieront d’une période de transition, avec une échéance allant du 1er juillet 2027 pour les plus anciens au 1er janvier 2029 pour les installations les plus récentes. « Sur le site officiel, on
« LE PLUS SIMPLE EST DE REJOINDRE UNE FÉDÉRATION. LE PLUS COMPLIQUÉ EST DE TOUT RECHERCHER SOI-MÊME. C'EST POSSIBLE, BIEN SÛR, MAIS CELA DEMANDE DU TEMPS ET DE L'ÉNERGIE. ET SI VOUS N'ÊTES PAS EN ORDRE, VOUS DEVREZ ÉGALEMENT EN ASSUMER LES CONSÉQUENCES FINANCIÈRES. »
– MICHEL VAN CAMP
trouve une liste de fournisseurs capables de proposer des solutions SCE 2.0 », précise Steven Droogers. « La liste n'est pas encore très longue, mais les fournisseurs travaillent actuellement à intégrer toutes les spécifications nécessaires pour proposer des solutions pleinement conformes au SCE 2.0. Même si une partie du système reste matérielle pour assurer la connexion au cloud du SPF Finances, de nombreuses automatisations sont désormais possibles. Le mieux est de consulter votre fournisseur. Tout est bien détaillé sur www.systemedecaisseenregistreuse. be/fr. »
LE RÔLE ESSENTIEL DES FÉDÉRA-
TIONS
« Ce dossier est une excellente occasion d’encourager les traiteurs et les agences à s’affilier à leurs fédérations », reprend Michel Van Camp. « Les informations transmises par les fédérations sont une vraie valeur ajoutée pour les entreprises », rap-
pelle-t-il. « Plus nous sommes nombreux, plus notre voix porte dans les échanges avec les interlocuteurs externes et le gouvernement. Venez discuter avec nous des avantages d’une affiliation. »
À quoi Steven Droogers ajoute : « BECAS organise chaque année plusieurs appels sectoriels d’une cinquantaine de minutes. La dernière en date était consacrée au SCE, avec le chargé de dossier. Si vous ne pouvez pas les suivre en direct, ces sessions sont enregistrées et consultables par la suite. Notre fédération dispose d’une quantité importante d’informations que nous avons à cœur de partager avec nos membres. »
« Les agences et traiteurs sont évidemment libres de s’affilier ou non », poursuit Michel Van Camp. « Mais il est important que tout le monde soit informé, membre ou non-membre. C’est pourquoi nous en parlons en détail sur le site web de l’Event
Confederation, accessible à tous. Au final, il appartient au traiteur ou à l’agence de prendre la bonne décision et de rester informé. Le plus simple est de rejoindre une fédération. Le plus compliqué est de tout rechercher soi-même. C'est possible, bien sûr, mais cela demande du temps et de l'énergie. Et si vous n'êtes pas en ordre, vous devrez également en assumer les conséquences financières. »
HOSPITALITY : QUAND L’UNION FAIT LA FORCE
Depuis sa création en 2024, House of Hospitality est passé d’une simple collaboration entre six entreprises spécialisées à un réseau solide réunissant huit partenaires complémentaires. Ce qui n’était au départ qu’une ambition commune — renforcer leur position au sein du secteur belge de l’hospitality et de l’événementiel — est devenu une véritable dynamique de collaboration, où le savoir-faire et le partage d’expertise occupent une place centrale.
LA FORCE DE L’EXPÉRIENCE PARTAGÉE
Cette évolution se manifeste avant tout dans la manière dont les différentes entités collaborent au quotidien. Il ne s’agit pas simplement de regrouper des services, mais bien de mettre en commun des expériences, des connaissances et des expertises complémentaires. Ces dernières années, de nombreux nouveaux collaborateurs ont rejoint l’aventure. Chacun apporte son propre parcours, un regard personnel et des idées neuves, contribuant ainsi à enrichir les méthodes de travail et à faire évoluer l’organisation. Chaque équipe a ses propres forces, reposant sur des années d’expérience de terrain et sur une exigence de qualité constante. Au quotidien, cette complémentarité crée une dynamique naturelle d’échange, où chacun participe à élever le niveau d’excellence collectif.
la collaboration.
DES EXPERTISES CONJUGUÉES AU SERVICE DE LA QUALITÉ
Ce qui caractérise aujourd’hui House of Hospitality, c’est ce véritable sentiment de cohésion. Qu’il s’agisse de support opérationnel, de production, de consultance ou de payroll, toute démarche s’inscrit dans une même approche fondée sur la confiance et
Porté par cette dynamique, chaque projet est abordé non pas comme un élément isolé mais comme un tout, qui s’intègre dans une vision globale et cohérente. Cette collaboration se traduit également de manière concrète sur le terrain. Grâce à la coordination étroite mise en place
Together, we serve excellence.
House of Hospitality is the only Belgian alliance that brings together companies with a shared focus on quality and service. Each partner is a specialist in their field, combining knowledge and experience seamlessly.
Our strength lies in collaboration: continuous alignment between partners creates unique synergies that support every event – from preparation to execution and follow-up.
We provide tailored solutions: from skilled hospitality staff to operational, production, and logistical support, consultancy, and payroll
With a shared vision, thorough training, and a digital mindset, we consistently ensure top quality.
Our goal? To fully relieve our clients. Because together, we are stronger. Together, we serve excellence.
entre les différentes entreprises du groupe, les processus opérationnels gagnent en efficacité et en cohérence. Les équipes travaillent en parfaite harmonie, connaissent les méthodes de chacun et partagent les mêmes standards. Concrètement, cela donne une exécution plus fluide, davantage de continuité, moins d’étapes de coordination et une attention accrue portée à chaque détail. Loin de compliquer l’organisation, faire appel à plusieurs partenaires au sein du groupe apporte au contraire une véritable valeur ajoutée.
LA COLLABORATION, MOTEUR DE DÉVELOPPEMENT
Dans ce contexte, ce n’est pas seulement l’organisation qui se développe, mais aussi les talents qui la composent. La diversité des projets et la collaboration entre les différentes entités favorisent naturellement le partage des connaissances. Chaque mission devient ainsi une occasion d’apprendre, de progresser et de développer l’expertise collective.
Because excellence is never served alone.
DE LA DIAPOSITIVE AUX EXPÉRIENCES IMMERSIVES
QUARANTE ANS D'ÉVOLUTION DE L'AUDIOVISUEL ÉVÉNEMENTIEL
AU TRAVERS DU PARCOURS D' ADC PRODUCTION
Lorsqu'il fonde ADC Production à la fin des années 1980, Daniel Van Ruyssevelt est loin d'imaginer à quel point son métier va se transformer. À cette époque, les présentations se font encore à l'aide de projecteurs de diapositives, les écrans LED n'existent pas et Internet n'a pas encore bouleversé la communication. Près de quarante ans plus tard, l'entreprise familiale conçoit des expériences audiovisuelles immersives, maîtrise les technologies de projection les plus avancées et s'interroge déjà sur les apports de l'intelligence artificielle. Entre ces deux époques, une constante : la capacité à anticiper les mutations d'un secteur en perpétuelle évolution.
« Nous sommes passés d’un artisanat à une véritable profession », résume Daniel Van Ruyssevelt. Une phrase qui, à elle seule, raconte autant l’histoire d’ADC Production que celle de l’ensemble du secteur audiovisuel événementiel.
D’UNE PASSION À UN MÉTIER
Les débuts d’ADC Production sont ceux d’un entrepreneur passionné par l’image et les possibilités offertes par les nouvelles technologies. À la fin des années 1980, le métier de prestataire audiovisuel est encore peu structuré. Les moyens techniques sont limités, les événements reposent largement sur des projections de diapositives synchronisées, et les équipes travaillent souvent de manière artisanale.
Très vite pourtant, Daniel Van Ruyssevelt comprend que l’avenir passera par une montée en gamme permanente. Chaque innovation représente une opportunité de proposer de nouvelles expériences aux clients, mais aussi un risque : investir dans des
technologies encore peu répandues exige une vision à long terme. Cette capacité à regarder un peu plus loin que le marché deviendra l’un des fils conducteurs du développement d’ADC Production.
INVESTIR AVANT LES AUTRES
Au fil de la conversation, un constat s’impose : si l’entreprise a traversé près de quarante ans de mutations technologiques, ce n’est pas par hasard.
À plusieurs reprises, Daniel Van Ruyssevelt raconte comment ADC Production a choisi d’investir avant que certaines technologies ne deviennent des standards. Il évoque notamment les concerts monumentaux de Jean-Michel Jarre, véritable révélation quant aux possibilités offertes par les grandes projections. Quelques années plus tard, l’entreprise mise sur des solutions de Christie Digital à une époque où d’autres acteurs privilégient des marques plus établies. Puis viendront les écrans LED, le vidéo mapping, les projecteurs laser RGB ou encore les dispositifs immersifs.
À chaque étape, la logique reste la même : observer les évolutions du marché, comprendre les attentes émergentes des clients et oser investir avant que la demande ne soit pleinement installée. « Si l’on attend que tout le monde y aille, il est déjà trop tard », résume-t-il en substance.
QUAND LA TECHNOLOGIE CHANGE LE MÉTIER
Au-delà des équipements, c’est la nature même du métier qui s’est transformée. Autrefois, le prestataire était avant tout un fournisseur de matériel. Aujourd’hui, les clients attendent un partenaire capable de concevoir une expérience globale.
« AUJOURD’HUI,
LA TECHNOLOGIE EST PRESQUE DEVENUE INVISIBLE. CE QUE LE CLIENT RETIENT, C’EST L’EXPÉRIENCE VÉCUE. »
Les événements sont devenus plus complexes, plus créatifs et beaucoup plus exigeants sur le plan technique. Les délais se sont raccourcis, tandis que les budgets, eux, ne suivent pas toujours la même évolution. « On nous demande davantage, dans des délais plus courts », constate Daniel Van Ruyssevelt.
Cette évolution oblige les entreprises comme ADC Production à élargir sans cesse leurs compétences. Il ne s’agit plus seulement de maîtriser des équipements audiovisuels, mais aussi de conseiller les organisateurs, d’anticiper les contraintes techniques et d’intégrer des disciplines de plus en plus variées. « Aujourd’hui, la technologie est presque devenue invisible. Ce que le client retient, c’est l’expérience vécue. »
LE COVID, ACCÉLÉRATEUR PLUTÔT
QUE PARENTHÈSE
S’il fallait identifier un véritable tournant récent, Daniel Van Ruyssevelt cite sans hésiter la crise sanitaire. Comme tout le secteur événementiel, ADC Production voit alors son activité s’arrêter brutalement. Mais plutôt que d’attendre la reprise, l’entreprise transforme une partie de ses infrastructures en studios destinés aux productions en ligne et aux événements hybrides.
Avec le recul, il estime que la pandémie a surtout accéléré des évolutions déjà en cours. Les événements hybrides ont trouvé leur place dans
certains contextes, les outils numériques se sont imposés et les attentes des clients ont évolué. Pour autant, le présentiel conserve, selon lui, une valeur irremplaçable. « Rien ne remplace les échanges humains, les rencontres informelles et le networking qui font la richesse d’un événement physique. » Le Covid n’a donc pas remplacé l’événementiel traditionnel ; il l’a enrichi de nouveaux formats.
DERRIÈRE LA TECHNIQUE, L’HUMAIN
Malgré les évolutions technologiques, Daniel Van Ruyssevelt insiste régulièrement
sur un aspect qui, lui, n’a jamais changé : la relation avec les clients. L’entreprise résume d’ailleurs cette philosophie par une formule simple : « Big enough to produce, small enough to care. » Autrement dit, disposer des moyens nécessaires pour gérer des productions d’envergure tout en conservant la proximité d’une structure à taille humaine.
Cette approche se retrouve dans la manière dont ADC accompagne ses clients, mais aussi dans sa volonté constante d’investir dans les compétences de ses équipes. Car derrière chaque innovation technologique se cache toujours un facteur humain : des techniciens capables de maîtriser des outils de plus en plus sophistiqués, mais aussi d’imaginer des solutions lorsque les imprévus surviennent.
NUIT BLANCHE À MOSCOU
Les imprévus, Daniel Van Ruyssevelt en a connus plus d’un au cours de sa carrière. Parmi les souvenirs qui l’ont le plus marqué figure une production organisée à Moscou, dans un contexte politique particulièrement tendu.
Sur place, les mesures de sécurité sont exceptionnelles. Des snipers sont positionnés sur les toits alentour et la moindre décision logistique peut avoir des conséquences importantes sur le déroulement de l’événement. « C’est probablement l’un des projets qui m’a donné le plus de cheveux blancs », reconnaît-il avec le sourire.
Au-delà de l’anecdote, cet épisode illustre une réalité souvent méconnue du métier
: derrière quelques heures de spectacle ou de conférence se cachent parfois des mois de préparation, des dizaines d’intervenants et une gestion permanente des imprévus. C’est aussi cette capacité à garder son sang-froid, quelles que soient les circonstances, qui fait la différence entre un simple prestataire technique et un véritable partenaire de confiance.
FORMER LES TALENTS DE DEMAIN
Si les investissements matériels ont toujours accompagné le développement d’ADC Production, Daniel Van Ruyssevelt estime que le principal défi des prochaines années sera avant tout humain. Les technologies évoluent à un rythme soutenu, mais encore faut-il disposer de professionnels capables de les maîtriser. Or, le secteur peine à recruter des profils qualifiés.
Il regrette notamment que la Belgique ne dispose pas encore de filières de formation aussi développées que la France pour les métiers techniques de l’événementiel. À ses yeux, cette reconnaissance est indispensable pour continuer à professionnaliser un secteur devenu extrêmement pointu.
Investir dans les équipements est essentiel, mais investir dans les compétences l’est tout autant. Car la valeur ajoutée d’une entreprise comme ADC Production ne repose pas uniquement sur son parc matériel ; elle réside aussi dans le savoir-faire des femmes et des hommes qui le mettent en œuvre.
UNE NOUVELLE RÉVOLUTION EST DÉJÀ EN MARCHE
Aujourd’hui, l’intelligence artificielle s’invite à son tour dans les discussions. Daniel Van Ruyssevelt l’aborde avec pragmatisme. Comme toutes les innovations qui l’ont précédée, elle représente à la fois une opportunité et un défi. Certaines
tâches pourront être automatisées, les processus gagneront en efficacité, mais la créativité, le conseil et la compréhension des besoins des clients resteront profondément humains.
L’enjeu sera donc moins de remplacer les compétences que de les faire évoluer. À cela s’ajoutent d’autres défis : continuer à investir au bon moment, maintenir un haut niveau d’expertise et accompagner une nouvelle génération de professionnels dans un secteur où les technologies se renouvellent sans cesse. Car l’histoire d’ADC Production montre une chose : dans ce métier, attendre n’a jamais été une stratégie.
«
Au fond, les projecteurs de diapositives, les écrans LED, le vidéo mapping, les studios virtuels ou l’intelligence artificielle ne sont que les chapitres successifs d’une même histoire. Depuis près de quarante ans, ce qui fait avancer ADC Production n’est pas tant la technologie que la curiosité, la capacité d’adaptation et la volonté de transmettre un savoir-faire.
RIEN NE REMPLACE LES ÉCHANGES HUMAINS, LES RENCONTRES INFORMELLES ET LE NETWORKING QUI FONT LA RICHESSE D'UN ÉVÉNEMENT PHYSIQUE.
»
UNE HISTOIRE QUI SE TRANSMET
Alors qu’ADC Production s’apprête à franchir le cap des quarante ans, une nouvelle page est en train de s’écrire. Daniel Van Ruyssevelt prépare progressivement la transmission de l’entreprise à ses deux fils, Louis et Arthur, qui reprendront le flambeau aux côtés d’un troisième associé : Grégory Mille, chef de projet intégré dans l’entreprise depuis de longues années. Une évolution qu’il aborde avec confiance, convaincu que l’entreprise continuera à grandir tout en restant fidèle à son ADN.
Il ne parle d’ailleurs ni de retraite ni de nostalgie. Ce qui l’anime reste intact : la curiosité. « La curiosité est le premier vecteur de connaissance. » Une conviction qui résume finalement assez bien le parcours d’ADC Production. Depuis près de quatre décennies, l’entreprise a traversé toutes les grandes révolutions de l’audiovisuel événementiel. Non pas en cherchant à suivre les tendances, mais en s’efforçant de comprendre, avant les autres, ce qu’elles allaient changer.
Et c’est peut-être là la plus belle leçon de cette aventure entrepreneuriale : dans un secteur où tout évolue sans cesse, les innovations passent, mais les valeurs, elles, continuent d’éclairer le chemin.
FIELDDRIVE APEX : LA VÉRIFICATION D'IDENTITÉ INTÉGRÉE
AU SERVICE DES ÉVÉNEMENTS À HAUTE SÉCURITÉ
Avoir un check-in rapide, c’est formidable. Mais pour certains événements, ce n'est qu'une partie de l'équation. Forums gouvernementaux, conférences financières, sommets de dirigeants, événements liés à la défense, congrès pharmaceutiques, expériences VIP ou réunions à huis clos – tous partagent un même enjeu : s'assurer que chaque personne qui franchit les portes est bien celle qu'elle prétend être. Les organisateurs recherchent aujourd'hui des solutions de vérification d'identité plus robustes, sans pour autant créer des files d'attente interminables ou perturber l'expérience des participants. C’est là que le scanning des pièces d'identité et des documents officiels entre en jeu.
Pour les événements soumis à des exigences de sécurité élevées, le contrôle doit être à la fois rapide, fiable et fluide. Les vérifications manuelles ralentissent l'accueil, multiplient les risques d'erreur et mobilisent inutilement les équipes sur place. Or, lorsqu'il s'agit de protéger des personnalités, des contenus sensibles ou des espaces à accès restreint, aucun compromis n'est possible.
Grâce à son système de vérification d'identité sécurisé directement intégré au processus d'enregistrement, fielddrive permet de trouver le juste équilibre entre sécurité et rapidité. Et avec le lancement de sa nouvelle borne Apex, cette expérience gagne encore en simplicité.
UNE BORNE PENSÉE POUR LES ÉVÉNEMENTS À HAUTE SÉCURITÉ
La borne Apex de fielddrive réunit en une seule interface intuitive le check-in, la vérification d'identité et l'impression instantanée des badges. Lorsque cette fonctionnalité est activée, les participants peuvent confirmer leur identité directement sur la borne avant de recevoir leur badge. Selon les paramètres définis par l'organisateur, le système scanne une pièce d'identité officielle et la compare en quelques secondes aux informations renseignées lors de l'inscription.
Pour les événements nécessitant un niveau de sécurité supplémentaire, une reconnaissance faciale en direct peut également être réalisée via la caméra intégrée. L'identité du participant est alors validée à la fois par rapport à son document officiel et à ses données d'enregistrement, et ce n’est qu’ensuite que l'accès lui est accordé.
Résultat : une arrivée rapide et sans accroc pour les participants, tout en offrant aux organisateurs une parfaite maîtrise des personnes accédant au site.
POURQUOI CETTE TECHNOLOGIE EST AUJOURD'HUI ESSENTIELLE
La sécurité événementielle a profondément évolué ces dernières années. Les événements sont devenus plus vastes, plus complexes et comportent souvent de multiples niveaux d'accès. Zones VIP, sessions privées, programmes Hosted Buyers, espaces réservés au personnel, aux médias, aux exposants ou encore salons de networking exclusifs coexistent désormais régulièrement au sein d'un même événement.
Dans ce contexte, le badge ne constitue plus un simple porte-nom : il devient un véritable titre d'accès. Le check-in ne se limite donc plus à enregistrer les participants. Il constitue désormais la première ligne de défense en matière de contrôle d'accès et conditionne la sécurité ainsi que la fluidité des opérations dès les premiers instants. Le scan des pièces d'identité réduit notamment les risques d'échange de badges, d'usurpation d'identité, d'accès non autorisés ou d'erreurs liées aux vérifications manuelles.
Cette technologie garantit également une procédure beaucoup plus homogène pour les équipes d'accueil, notamment lors des pics d'affluence où rapidité et précision sont essentielles.
Les organisateurs gagnent ainsi en contrôle tout en limitant les engorgements. Quant aux participants, ils bénéficient d'une expérience à la fois sécurisée, professionnelle et fluide.
UNE VÉRIFICATION D'IDENTITÉ ENTIÈREMENT CONFIGURABLE
Les exigences de contrôle varient selon les événements. C'est pourquoi le processus de vérification développé par fielddrive est entièrement personnalisable. Par défaut, seul le nom complet du participant est comparé aux données d'inscription. Pour les événements nécessitant des contrôles plus poussés, d'autres informations figurant sur la pièce d'identité peuvent également être prises en compte. Cette flexibilité permet aux organisateurs d'adapter précisément le niveau de vérification aux besoins de l’événement.
Un sommet international pourra ainsi exiger une validation particulièrement stricte, tandis qu'une conférence d'entreprise se contentera d'une simple vérification d'identité. Certaines zones sensibles pourront également être soumises à des contrôles renforcés, sans imposer cette procédure à l'ensemble du public. Autrement dit, c'est la technologie qui s'adapte à l'événement, et non l'inverse.
APEX : CONÇUE POUR LES ENVIRONNEMENTS EXIGEANTS
La borne Apex de fielddrive a été développée pour les environnements exigeant rapidité, fiabilité et sécurité dès le premier contact avec les participants. Elle prend en charge le check-in via QR code, la recherche manuelle des participants, la reconnaissance faciale (lorsqu'elle est activée), le scan des pièces d'identité et des documents officiels, ainsi que l'impression instantanée des badges. Le système permet également l'impression de badges PVC, particulièrement adaptés aux événements nécessitant des badges durables, haut de gamme ou servant de véritables titres d'accès.
Pour les événements à haute sécurité, cette combinaison présente un avantage évident : le participant peut faire vérifier son identité, s'enregistrer et recevoir immédiatement le badge adéquat en un seul et même processus. Les organisateurs réduisent ainsi les interventions manuelles, gardent un contrôle optimal des accès et fluidifient considérablement l'accueil.
UNE SÉCURITÉ RENFORCÉE, SANS STOCKAGE INUTILE DES DONNÉES
Pour fielddrive, renforcer la sécurité ne doit jamais se faire au détriment du respect de la vie privée. Le système repose sur un principe simple : seul le succès ou l'échec de la vérification est enregistré. Les scans des documents d'identité ne sont pas conservés. Les données biométriques ne sont pas stockées non plus.
Les critères de vérification sont entièrement configurables pour chaque événement, et seules les informations strictement né-
cessaires sont utilisées. Les organisateurs peuvent ainsi renforcer leurs procédures de sécurité tout en limitant au maximum la collecte et le stockage de données sensibles. En d'autres termes, le système a été conçu pour vérifier une identité, pas pour constituer une base de données.
VERS UNE NOUVELLE RÉFÉRENCE DU CHECK-IN SÉCURISÉ
Les événements soumis à de fortes exigences de sécurité attendent aujourd'hui bien plus qu'un simple check-in rapide : ils ont besoin de certitudes. Grâce à la vérification des pièces d'identité et des documents officiels, fielddrive offre aux organisateurs un moyen concret de renforcer le contrôle des accès sans compromettre l'expérience des participants. Avec la nouvelle borne Apex, cette vérification s'intègre naturellement dans un parcours d'accueil unique réunissant check-in, contrôle d'accès et impression des badges.
Car l'avenir du check-in événementiel ne consiste pas seulement à faire entrer les participants plus rapidement. Il s'agit surtout de s'assurer que les bonnes personnes franchissent les bonnes portes, en toute sécurité, avec fluidité et en toute confiance.
DO’S & DON’TS : BIEN CHOISIR SON CONFÉRENCIER
Un événement repose toujours sur une symphonie entre différents acteurs. Derrière l’expérience vécue par les participants se cache la collaboration de nombreux prestataires, chacun avec son expertise, ses méthodes de travail et son jargon. Dans notre rubrique « Do’s & Don’ts », nous donnons la parole à un acteur du secteur événementiel qui partage ses conseils pratiques et les erreurs les plus fréquentes dans son domaine. Pour cette nouvelle édition, c’est Speakersbase, spécialiste de la mise en relation entre organisations et conférenciers, qui livre ses recommandations.
Le choix d’un intervenant peut largement contribuer au succès d’un événement. Un bon orateur inspire, fait réfléchir, transmet de nouvelles idées et laisse une empreinte durable auprès de son audience. Encore faut-il adopter la bonne approche. Speakersbase partage quelques éléments importants à garder en tête.
DO : CERNER CORRECTEMENT VOTRE OBJECTIF
Avant de rechercher un conférencier, commencez par définir clairement ce que vous souhaitez accomplir. Inspirer votre public ? Transmettre de nouvelles perspectives ? Faire évoluer certains comportements ? Ou mobiliser votre audience autour d’une thématique précise ?
Cette étape paraît évidente, mais elle est souvent négligée. Beaucoup d’organisateurs commencent leur recherche par des noms connus ou des sujets tendance, alors que le véritable critère de sélection reste l’impact recherché auprès des participants. Plus votre objectif est précis, plus il sera facile d’identifier le bon intervenant… et le format le plus adapté.
DON’T : CHOISIR UN INTERVENANT UNIQUEMENT POUR SA NOTORIÉTÉ
Une personnalité connue attire naturellement l’attention, mais cela ne garantit en rien la réussite d’une intervention. Selon Speakersbase, de nombreux organisateurs se laissent séduire
par la popularité d’un conférencier, sa présence médiatique ou son parcours prestigieux, sans réellement s’interroger sur son adéquation avec leur événement.
Un intervenant de renom conviendra parfaitement à un grand congrès, mais pourra sembler décalé dans le cadre d’une journée de networking à taille humaine. La bonne question n’est donc pas : « Qui est le plus connu ? », mais bien : « Qui répond le mieux aux attentes de notre public ? » Un expert moins médiatisé peut être un brillant orateur dans votre contexte particulier. La qualité d’un intervenant se mesure avant tout à la pertinence de son profil.
DO : DÉFINIR CLAIREMENT LE RÔLE DU CONFÉRENCIER
Tous les intervenants ne remplissent pas la même mission. Le keynote speaker donne le ton de la journée, crée une dynamique et délivre un message fédérateur destiné à l’ensemble du public. Le guest speaker, quant à lui, approfondit généralement une thématique spécifique, privilégie davantage l’interaction et s’adresse souvent à un groupe plus restreint.
Déterminer ce rôle en amont permet d’éviter bien des déceptions. Une keynote inspirante ne sera pas forcément adaptée à un atelier, tandis qu’un expert très pointu ne sera pas toujours la personne idéale pour captiver plusieurs centaines de participants.
DO : ATTENDRE QU’UNE SEULE INTERVENTION RÉPONDE À TOUS LES OBJECTIFS
Une erreur fréquente consiste à attendre d’une seule keynote qu’elle inspire, forme, motive et transforme durablement les comportements. Dans la pratique, c’est rarement réaliste.
Une intervention peut susciter une prise de conscience ou ouvrir de nouvelles perspectives, mais les changements durables passent généralement par d’autres dispositifs : ateliers, tables rondes, échanges ou sessions d’approfondissement. Attendre trop d’un seul intervenant, c’est courir le risque d’une déception. Considérez donc une keynote comme le point de départ d’une expérience plus globale, plutôt que comme une solution à elle seule.
DO : PRÉPARER UN BRIEFING DÉTAILLÉ
Les interventions les plus marquantes sont rarement des présentations standardisées. Elles sont adaptées au contexte de l’événement, aux enjeux de l’organisation et aux attentes du public.
Speakersbase recommande dès lors de consacrer suffisamment de temps au briefing. Présentez le profil des participants, les objectifs de l’événement, les défis actuels de votre secteur ainsi que le fil conducteur du programme. Plus le conférencier disposera d’informations pertinentes, plus son intervention sera personnalisée et impactante.
DON’T : SOUS-ESTIMER LES SPÉCIFICITÉS DU PUBLIC
Même un excellent intervenant peut manquer sa cible si son discours ne correspond pas assez à son auditoire.
Ne tenez pas uniquement compte du secteur d’activité des participants. Leur niveau d’expérience, leurs responsabilités et leurs attentes sont tout aussi déterminants. Une intervention parfaitement adaptée à un comité de direction pourra sembler trop théorique pour des collaborateurs opérationnels. À l’inverse, une présentation très pratique risque d’être jugée superficielle par un public d’experts. Au final, l’adéquation avec le public est souvent plus importante que le sujet lui-même.
DO : RÉFLÉCHIR À LA PLACE DU CONFÉRENCIER DANS LE PROGRAMME
Le timing choisi pour une intervention influence fortement son impact. Le conférencier d’ouverture doit susciter l’enthousiasme, éveiller la curiosité et donner le ton pour la suite. En clôture, l’objectif sera plutôt de laisser les participants repartir avec de nouvelles perspectives et un message clair.
Choisissez donc avec soin la position de chacun au sein du programme. Le même intervenant pourra ainsi constituer le point fort d’un programme… ou perdre une grande partie de son efficacité si son discours intervient au mauvais moment.
DON’T : NÉGLIGER L’APRÈS
Pour beaucoup d’organisateurs, la mission s’achève avec les applaudissements. Pourtant, c’est souvent là qu’une opportunité est perdue. Partager les supports de présentation, un résumé des principaux enseignements ou des contenus complémentaires permet de prolonger l’impact de l’intervention. Soigner l’après-keynote, c’est aussi optimiser le retour sur investissement.
DON’T
: SE FOCALISER SUR LE PRIX
Le budget reste évidemment un élément important, mais le conférencier le moins cher n’est pas nécessairement le meilleur choix. L’intervenant contribue largement au souvenir que les participants conserveront de votre événement. Son expérience, sa pertinence, la qualité de sa préparation, sa flexibilité et sa capacité à répondre à vos objectifs méritent donc autant d’attention que son tarif. Au final, la véritable question n’est pas ce qu’un conférencier coûte, mais la valeur qu’il apporte à l’expérience globale.
DO : PRENDRE LE TEMPS DE FAIRE LE BILAN
Enfin, Speakersbase recommande de recueillir un retour d’expérience après chaque intervention, tant auprès des participants que des parties prenantes internes… et du conférencier luimême. Quels messages ont marqué les esprits ? Qu’est-ce qui a bien fonctionné ? Que pourrait-on améliorer lors d’une prochaine édition ? Au-delà des enseignements qu’elle apporte pour les futurs événements, cette évaluation contribue également à construire des relations durables avec les intervenants qui ont démontré leur réelle valeur ajoutée.
LE MOBILIER ÉVÉNEMENTIEL : DÉCOR, CONFORT ET BIEN PLUS ENCORE
Dans l’événementiel, on parle beaucoup d’expérience, d’émotion, de storytelling. Mais un élément essentiel reste souvent relégué au second plan : le mobilier. Or ces objets silencieux façonnent en profondeur la manière dont un événement se vit. Circulation, interactions, perception de l’espace : tout passe, en partie, par eux. Pour Crystal Smets, product developer chez Options, il est temps de changer de regard. Le mobilier événementiel n’est pas qu’un support fonctionnel. C’est un véritable levier créatif, capable de donner du sens et une identité à un lieu — même temporaire. Le meilleur exemple ? La réinterprétation de l’iconique chaise Victoria Ghost.
« Repensez au dernier événement auquel vous avez participé », propose Crystal Smets. « Vous vous souvenez sans doute des rencontres, de l’ambiance, peut-être du repas… Mais la chaise ? Probablement pas. » Et c’est là tout le paradoxe. Car cette chaise, invisible en apparence, est souvent l’une des premières décisions prises. C’est elle qui donne le ton, rythme l’espace et structure les échanges. Pourtant, dans la plupart des cas, le mobilier événementiel est pensé pour s’effacer : anonyme, modulaire, interchangeable. Efficace, oui. Mémorable, rarement.
ENTRE DESIGN ET CONTRAINTES DU TERRAIN
Concevoir du mobilier événementiel, c’est jouer sur plusieurs tableaux et s’adapter en permanence à des besoins en évolution. « Le mobilier événementiel n’a rien à voir avec le mobilier classique. Il doit répondre à des contraintes très
spécifiques. Chaque pièce doit résister à une utilisation intensive, tout en restant visuellement pertinente », explique Crystal Smets. « L’esthétique est essentielle, bien sûr — mais il faut aussi prendre en compte le transport, le stockage et les montages répétés. La création ou la sélection de chaque objet se fait donc à l’intersection de trois logiques : design, fonctionnalité et logistique. Nous observons et analysons les déplacements et les rassemblements des participants, le service sur place et l’aménagement des espaces. Cela nous permet d’identifier les manques… et les opportunités au sein de notre catalogue. »
PENSER DES ENSEMBLES, PAS DES OBJETS INDIVIDUELS
Dans un contexte événementiel, ce n’est pas l’objet seul qui crée du sens, mais son interaction avec tout le reste. Sur un événement, rien n’existe isolément. Chaque élément s’inscrit dans une scénographie plus large, où tout est lié. Les chaises dialoguent avec les tables, la vaisselle avec l’éclairage et le mobilier avec l’agencement de l’espace. « Nous ne concevons plus des objets, mais des ensembles », résume Crystal Smets. « L’enjeu est de créer une cohérence globale, un langage visuel qui fait sens du premier regard jusqu’au dernier détail, en observant les interactions entre les matériaux et les formes. Plus que l’apparence de l’objet, c’est son rôle et son impact au sein de l’ensemble qui nous guide. L’expérience au-delà de l’esthétique. »
LA CIRCULARITÉ, MOTEUR D’INNOVATION
Le cycle de vie du mobilier dans un modèle de location ouvre de nouvelles perspectives en matière de durabilité et de design. « Dans un modèle de location, les objets vivent plusieurs vies : ils sont utilisés, transportés, réparés et remis en circulation. Cela change tout. Développer
des produits ne consiste plus uniquement à créer du neuf, mais aussi à prolonger la vie de l’existant », souligne Crystal Smets. « La réalité de la circularité nous pousse à revoir notre conception du design. Comment rendre un objet plus durable tout en maintenant sa pertinence dans le temps ? Et c’est souvent là que naissent les innovations les plus intéressantes, car les contraintes stimulent la créativité. »
EN QUÊTE D’IDENTITÉ
Pendant longtemps, l’efficacité a dicté les codes. « Les événements ont été marqués par une certaine standardisation au fil des années. Les considérations logistiques ont poussé le secteur vers des systèmes modulaires et des décors reproductibles, capables de s’adapter à tous les concepts et à tous les publics, des petits groupes aux grandes foules. Même palette neutre, même mobilier, mêmes configurations partout dans le monde. Résultat : des espaces parfaitement fonctionnels… mais souvent interchangeables. D’un point de vue pratique, c’est parfait. Mais en termes d’expérience, cela lisse tout. On perd du caractère, de l’identité. Aujourd’hui, les attentes évoluent. Les clients veulent des univers plus singuliers, plus incarnés, plus vivants. »
UN TERRAIN POUR L’EXPÉRIMENTATION
La demande croissante d’expériences personnalisées élargit les horizons de la créativité. « Les formats éphémères que sont les événements offrent un terrain unique : celui de l’expérimentation. On peut tester des matériaux, des associations, des ambiances que l’on n’envisagerait jamais dans des espaces permanents. Ce constat nous a amenés à une question fondamentale : et si le mobilier événementiel devenait un véritable laboratoire de design ? Pas au détriment de sa fonctionnalité — mais en y ajoutant une dimension narrative. Les décors temporaires pourraient-ils accueillir des objets de designers, des objets de collection, des collaborations avec des créateurs ? »
TRANSFORMER UN PROBLÈME EN OPPORTUNITÉ
C’est précisément ce questionnement qui a donné naissance à un projet autour d’un classique : la chaise Victoria Ghost de Kartell, imaginée par Philippe Starck. « Un objet iconique, omniprésent sur les événements mais aussi dans de nombreux intérieurs. Il y a environ deux ans, nous avons commencé à recevoir des retours sur l’état des chaises : rayures, usure… Nous avons donc examiné en détail notre stock et remplacé une partie de nos chaises. Mais après quelques mois, les plaintes ont repris. Nous nous sommes alors demandés s’il fallait retirer totalement le modèle de notre offre. La réponse était claire : non. La demande était trop importante. Mais les remplacer aussi souvent ne cadrait pas avec nos valeurs de circularité et de durabilité. Nous avons donc commencé à explorer une autre piste : que faire des chaises retirées de la circulation ? »
UN DÉFI CRÉATIF
C’est ainsi qu’est née l’idée de repenser ces chaises. « En collaboration avec MAD Brussels, le centre de la mode et du design, nous avons lancé un appel à projets durant l’été 2025. Le concept était simple mais percutant. Nous avons invité les designers belges à réinventer cet objet familier sur base de quelques directives élémentaires : la chaise devait rester une chaise et la modification devait rester gérable en termes d’entretien. Pour le reste : liberté totale. Les propositions ont rapidement afflué, avec des approches très différentes. Certaines étaient conceptuelles, d’autres sculpturales et d’autres encore mettaient l’accent sur les matériaux ou le savoir-faire. »
UNE TRANSFORMATION SUBTILE MAIS PUISSANTE
Après une première sélection, trois candidats ont été retenus et invités à poursuivre le développement de leur projet. « Lors de la deuxième phase, la proposition d’Arthur Halbique s’est directement imposée. Son projet était accrocheur et porté par une intention précise : ne pas transformer la chaise en polycarbonate, mais la révéler autrement. Il en conserve la silhouette iconique, tout en y intégrant un matériau biosourcé, le linoléum, habituellement utilisé en mobilier et en aménagement intérieur. Le résultat est discret, mais radical. La chaise reste immédiatement reconnaissable mais change totalement de lecture. Elle gagne en substance et se fait graphique, presque narrative. D’objet fonctionnel, elle devient objet-signature. Un instrument de design dans un environnement éphémère. »
D’UNE SIMPLE PRÉSENCE À UN SUJET DE CONVERSATION
Ce projet pose une question essentielle pour l’événementiel : et si le mobilier ne servait pas seulement à s’asseoir ? « Traditionnellement, le mobilier événementiel est pensé dans un souci d’efficacité et de neutralité. Mais une chaise peut aller au-delà de sa fonction. Elle peut exprimer quelque chose, déclencher une conversation, créer une intention scénographique. La collaboration entre Options, MAD Brussels et Arthur Halbique met en évidence le rôle de tremplin que l’événementiel peut jouer dans le monde du design. Elle ouvre une voie : celle d’un mobilier qui n’est plus seulement utilisé… mais vécu, observé et réinterprété. Car même l’objet le plus familier — comme une chaise utilisée des milliers de fois — peut devenir le point de départ d’une toute nouvelle histoire », conclut Crystal Smets.
BELGIAN EVENT AWARDS 2026 : BEAMAZED.
BY EMOTION.
Le mercredi 25 novembre, le secteur événementiel belge se réunira à Antwerp Expo pour la remise des BEA Awards. Sous le nouveau concept « BEAmazed. by eMotion. », l’agence organisatrice JADA events propose une édition placée sous le signe de l’innovation, de la digitalisation, de la créativité et de l’expérience live. Avec près de 1 000 professionnels attendus, un casting de partenaires de premier ordre, une compétition prestigieuse et un volet culinaire d’exception, cette édition s’annonce comme l’une des plus marquantes de ces dernières années.
UNE CÉRÉMONIE IMMERSIVE
Depuis des années, les BEA Awards s’imposent comme la référence de l’industrie événementielle belge. Pour l’édition 2026, JADA events amorce un virage créatif affirmé. Avec BEAmazed. by eMotion., l’agence veut offrir aux visiteurs une expérience immersive, alliant technologie, storytelling, divertissement et networking dans un seul et même concept.
Entre activations digitales et communication interactive, concepts culinaires innovants et scénographie évolutive, chaque zone d’Antwerp Expo est pensée comme une expérience à part entière. L’ambition ? Inspirer les visiteurs, bien sûr, mais aussi leur faire ressentir concrètement l’évolution du secteur événementiel vers des formats hybrides, des technologies interactives et une communication toujours plus digitale.
« Avec BEAmazed. by eMotion., nous voulons créer une plateforme à la croisée de l’inspiration, de l’innovation et de la rencontre », explique Danny Kayser, CEO
de JADA events. « L’objectif est que le visiteur ait réellement le sentiment d’entrer dans l’événementiel de demain. Pas seulement à travers le décor ou la technologie, mais surtout à travers les interactions entre les personnes, les marques et les expériences. »
DES PARTENAIRES DE CHOIX EN COULISSES
Pour donner corps à cette vision ambitieuse, JADA events s’appuie sur un large réseau de partenaires expérimentés. L’aménagement général de l’Avenue, hall principal d’Antwerp Expo, a été confié à Options et Dresscoat, qui travailleront de concert afin de créer un décor élégant et cohérent avec l’identité de BEAmazed. Les zones de catering seront elles aussi intégrées au concept global, avec des structures modulaires Bematrix, des impressions personnalisées et des finitions soignées.
Pour le volet technique, l’organisation a recruté trois grands noms du secteur belge : Ampli, DB Video et ASD. Actif depuis 35 ans, Ampli est spécialisé dans
les concerts, défilés de mode, festivals, événements d’entreprise et émissions télévisées. DB Video est reconnu pour son approche intégrée des productions audiovisuelles, de la communication digitale et des technologies interactives. Troisième pilier de l’équipe technique, ASD a 25 ans d’expertise dans les systèmes de sonorisation et d’éclairage professionnels. Ensemble, les trois prestataires assureront une production de haut vol, où image, son, lumière et innovations digitales occupent une place centrale.
UNE COMPÉTITION MENÉE SUR CINQ FRONTS
L’essence même des BEA Awards est évidemment de mettre en valeur les meilleurs événements de l’année écoulée. Juste avant la clôture des inscriptions, un bon nombre de dossiers avaient déjà été déposés pour participer au concours. Cette année encore, les candidats sont répartis en cinq catégories : B2B Events, B2C Events, B2E Events, Institutional Events et Teambuildings.
L’évaluation se déroule en deux étapes : une présélection en ligne en septembre, suivie d’une finale au cours de laquelle les projets retenus sont présentés en live devant un jury professionnel. À partir de cette édition, ce ne seront plus uniquement les gagnants d’un BEA d’Or, mais aussi lauréats Argent et Bronze qui seront mis à l’honneur sur scène lors de la cérémonie.
PLAY ZUID ACCUEILLE LA JOURNÉE DU JURY
La veille de la cérémonie, le mardi 24 novembre, la grande famille des BEA s’installera à Play Zuid à Anvers. Les finalistes y présenteront leurs projets en direct devant le jury et le public présent.
Bien connu du grand public en tant que décor d’émissions télévisées telles que De Tafel van Gert ou Café De Mol, le lieu a toutes les infrastructures nécessaires pour les événements professionnels. Avec une capacité de 720 personnes, des installations techniques complètes et un emplacement central, Play Zuid offre un cadre idéal pour cette étape décisive de la compétition.
Lors de cette journée de délibération, le support technique sera assuré par P-Productions. Active depuis 2008 dans l’accompa-
gnement événementiel complet, l’entreprise offre une large gamme de services – de la technique au mobilier, en passant par les impressions et solutions sur mesure. Le catering sera assuré par l’équipe de Papillot.
DIX TRAITEURS POUR UNE EXPÉRIENCE
CULINAIRE D’EXCEPTION
Comme toujours, la gastronomie occupera elle aussi une place de choix aux BEA Awards. Répartis sur les différents espaces catering, dix traiteurs de renom mettront en avant leur créativité et leur savoir-faire auprès des 1 000 invités : Gourmet Invent, My Gusto, J&M, Streetfood Architects, Witlof, Belgocatering, M Catering, Artfood Traiteur, Silverspoon et Great Traiteur. Cerise sur le gâteau : leurs prestations seront évaluées en direct par le public tout au long de la soirée. Les traiteurs les mieux notés repartiront avec un award.
ANVERS, ÉPICENTRE DE L’ÉVÉNEMENTIEL BELGE
Avec un concept renouvelé, une solide compétition, des partenaires expérimentés, une production technique ambitieuse et une offre culinaire haut de gamme, les BEA Awards 2026 se profilent plus que jamais comme bien plus qu’une simple remise de prix.
Le 25 novembre, Antwerp Expo redeviendra le cœur de l’industrie événementielle belge, vibrant au rythme de l’innovation, de la créativité et du savoir-faire et offrant une expérience immersive inspirante. La vente de tickets individuels débutera cet été. Si vous voulez être certain de ne pas manquer ce rendez-vous, vous pouvez d’ores et déjà réserver une table de dix personnes en prévente.
EVENTNEWS
OUVERTURE DES INSCRIPTIONS POUR LES BEA WORLD 2026
Les inscriptions aux BEA World 2026 sont officiellement ouvertes. Organisateurs, agences, marques et professionnels de l’industrie peuvent dès à présent soumettre leurs meilleurs projets de communication live dans le cadre de la 21ème édition de l’une des compétitions internationales les plus prestigieuses dédiées à l’événementiel et à la communication expérientielle.
Avec leur nouveau slogan, « Live is BEAutiful », les BEA World entament un nouveau chapitre de leur histoire. Pour la première fois, le festival prendra ses quartiers à Venise, où créativité, culture et inspiration se conjuguent naturellement. Les 26 et 27 novembre 2026, la cité italienne accueillera la communauté événementielle internationale dans le cadre prestigieux du Palazzo del Cinema et du Palazzo del Casinò, situés sur le Lido.
Pour cette édition 2026, les BEA World enrichissent leur programme avec plusieurs nouvelles distinctions reflétant les transformations du marché. Parmi les nouveautés figure notamment le GRAND PRIX FOR GOOD, qui récompensera les projets générant un impact sociétal significatif. Le public découvrira aussi la nouvelle distinction E-SPORTS EVENT / GAMING EVENT, venant compléter les catégories stratégiques déjà représentées.
https://beaworldfestival.com
100 ANS DE VANDERSANDEN : « DU FEU À LA VISION », FIL ROUGE D’UNE ANNÉE COMPLÈTE DE CÉLÉBRATION
Un centenaire ne se célèbre pas en une seule soirée. C’était aussi l’avis de l’entreprise familiale Vandersanden, plus grand producteur de briques d’Europe. Pour marquer ses 100 ans, la société a choisi de sortir du cadre classique de l’événement ponctuel. À la place, un véritable parcours sur un an, où la collaboration occupe une place centrale. Car chez Vandersanden, une conviction guide tout : le plus beau se construit ensemble. À l’issue d’un pitch, To The Point Events a été sélectionné comme partenaire stratégique pour orchestrer l’ensemble de cette année d’anniversaire — du concept à la campagne, en passant par l’activation interne, les événements internationaux et la production. Le défi était
clair et ambitieux : concevoir un récit fédérateur capable d’honorer l’héritage, de renforcer les valeurs de la marque et de connecter collaborateurs, clients et partenaires à travers plusieurs pays.
Pour donner corps à cette ambition, To The Point Events imagine un concept fil rouge : « Du feu à la vision ». Le feu, comme symbole des origines, du savoir-faire et de la chaleur humaine. La vision, comme projection vers l’innovation et l’avenir. Plus qu’un slogan, une véritable colonne vertébrale narrative, déclinée à chaque étape.
www.tothepointevents.be
LE FESTIVAL FTI INNOVE... AVEC OVAL
FTI - Festival ‘26, une initiative de VLAIO et du Gouvernement flamand, ayant pour ambition de rassembler citoyen·ne·s, entreprises et chercheur·euse·s, afin de stimuler l’entrepreneuriat et de présenter des solutions permettant de faire face efficacement aux défis sociétaux. L’agence de brand experience OVAL assurera l’organisation globale de l’événement à Mechelen et plongera les visiteur·euse·s dans une expérience immersive et innovante de 18.000 m² pendant trois semaines…
En plus des sept festivals régionaux, le festival central FTI, organisé au Nekkerhal à Mechelen, se déroulera à partir du 19 octobre, et rassemblera plus de 95.000 visiteur·euse·s qui auront la chance de découvrir les technologies les plus innovantes de Flandre. De l’étudiant·e curieux·euse à l’entrepreneur·euse ambitieux·euse, chacun·e sera entraîné·e dans un véritable tourbillon d’émerveillement et de découverte.
www.weareoval.be
SYLVESTER SIGNE UNE INAUGURATION AUSSI SURPRENANTE QU’IMPACTANTE
Avec une approche à la fois audacieuse et inventive, Sylvester démontre que même les environnements les plus techniques peuvent véritablement prendre vie. Pour l’inauguration du nouveau data center de LCL, l’agence a transformé un sujet complexe en une immersion sensorielle, où les visiteurs ne se contentaient pas de voir… mais ressentaient pleinement les enjeux.
Tout l’enjeu était là : comment rendre tangible un univers aussi abstrait lors d’une inauguration festive ? Tout est parti de l’œuvre De Wolk (« Le Nuage »), signée par l’artiste Luk Van Soom et installée sur le toit du bâtiment. Une forme légère, presque éthérée, qui traduit parfaitement ce qui se joue à l’intérieur.
À partir de cette image, Sylvester a développé un fil conducteur inspiré du surréalisme, décliné dans chaque détail de l’événement. L’espace brut du bâtiment s’est progressivement métamorphosé en un univers immersif et cohérent, jusque dans la moindre finition. Ici, pas d’éléments détachés mais un récit global, dans lequel le visiteur est immergé dès son arrivée — jusqu’à être, littéralement, « dans les nuages ».
www.sylvester.be
ARTFOOD ANCRE SA « MEANINGFUL GASTRONOMY » AVEC UNE
DOUBLE
CERTIFICATION INTERNATIONALE
Artfood a récemment obtenu le label B Corp et la certification ISO 20121. Avec cette double reconnaissance, l’entreprise devient aujourd’hui le premier traiteur événementiel belge à combiner ces deux référentiels, affirmant ainsi un engagement structuré à la fois en matière d’entrepreneuriat durable et d’organisation d’événements responsables. Ces deux certifications constituent une étape importante pour le traiteur événementiel, qui, depuis sa création en 2009, développe une approche qu’il définit comme « Meaningful Gastronomy » : une gastronomie qui allie plaisir, sens et impact positif sur l’environnement. « Un événement réussi fédère les participants, met en valeur le savoir-faire, respecte les ressources mobilisées et laisse un souvenir durable pour les bonnes raisons », souligne Artfood.
Cette vision se traduit au quotidien dans des choix concrets : sélection des produits, collaborations avec les fournisseurs, accompagnement des équipes, réduction du gaspillage et amélioration continue des processus.
www.artfood.be
WMH PROJECT BRUSSELS RENFORCE SON OFFRE INTÉGRÉE
AVEC L’ACQUISITION
DE SECOND FLOOR ET SUNSET EVENTS
WMH Project Brussels annonce l’acquisition de l’agence créative Second Floor et de l’agence événementielle Sunset Events. Cette opération stratégique marque une nouvelle étape dans le développement de WMH Project en Europe et donne naissance en Belgique à un acteur intégré réunissant communication, créativité et brand experience au sein d’une même structure.
Le nouvel ensemble réunira près de 40 collaborateurs et représentera un chiffre d’affaires consolidé de 11 millions d’euros, offrant aux entreprises, marques et institutions un partenaire unique capable de concevoir et déployer des stratégies de communication à 360°.
Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie de croissance européenne du Groupe WMH
Project, dont l’ambition est de devenir la « Global Experience Agency » la plus désirable d’Europe. Déjà présent en France, en Belgique, en Italie, aux Émirats arabes unis et aux États-Unis, le Groupe entend poursuivre son développement dans le Benelux et renforcer sa présence au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Suisse dans les prochaines années.
www.wmhproject.be
RUNMATE ORGANISE LES BELGIAN DERMATOLOGY DAYS
POUR LA CINQUIÈME FOIS
Les Belgian Dermatology Days 2026, le principal congrès dédié aux dermatologues en Belgique, ont été organisés pour la cinquième fois par Runmate - la marque PCO de Group Event Masters - pour le compte de la Société Royale Belge de Dermatologie et de Vénéréologie.
Avec 800 participants, 30 intervenants, 8 symposiums satellites et 50 stands partenaires, le congrès a réuni dermatologues, chercheurs, cliniciens, académiques et partenaires de l’industrie autour du partage de connaissances, d’enseignements pratiques et d’échanges scientifiques. À travers cette édition, Runmate renforce son positionnement en tant que partenaire spécialisé dans l’organisation de congrès médicaux à forte valeur de contenu et d’impact.
www.runmate.eu
WHISK CÉLÈBRE CINQ ANS D’IMPACT EN LIVE MARKETING
Lorsque Whisk a vu le jour en pleine pandémie, le secteur de l’événementiel tournait au ralenti et les rencontres physiques avaient laissé place aux alternatives digitales. Pour l’agence, cette période particulière a pourtant confirmé une conviction forte : rien ne remplace la puissance des expériences vécues en direct. « Bien avant cela, nous étions convaincus que les événements sont bien plus qu’un simple moment de convivialité. Mais ces circonstances singulières l’ont véritablement confirmé. Ils constituent un formidable levier de connexion entre les personnes, les marques et leurs narratifs », expliquent les fondateurs Jelle Leplae et Evita Janssens. Cinq ans plus tard, cette vision est plus pertinente que jamais.
De jeune agence ambitieuse, Whisk est devenue un acteur reconnu du paysage événementiel belge, avec à son actif des collaborations pour des marques et organisations telles que North Sea Port, Samsung ou encore DPG Media. Si Whisk s’est d’abord fait connaître pour la qualité de ses productions événementielles, son rôle a considérablement évolué au fil des années.
« Nous sommes passés du statut d’agence événementielle à celui de partenaire stratégique en live marketing. Aujourd’hui, nous traduisons la stratégie marketing de nos
OFCORES
clients en expériences, en storytelling et en activations qui rendent les objectifs de marque visibles, tangibles et mémorables. » www.whisk.be
REPREND L’ENSEMBLE DES ÉVÉNEMENTS DE BEST OF DIGITAL MEDIA
Avec Digital First, les Digimedia Summits et les IAB Mixx Awards, OFCORES étoffe considérablement son portefeuille d’événements propres, qui comprend déjà le BAM Marketing Congress. La reprise de ces événements auprès de Best of Digital Media s’inscrit dans une stratégie offensive de développement de l’agence.
Digital First, le Programmatic Advertising Summit, le Social Media Summit, l’E-commerce Summit, le Data & Innovation Summit, le Digital Transformation Summit, le Digital Pharma Summit et, last but not least, les IAB Mixx Awards. En une seule opération, OFCORES s’adjuge un vaste catalogue d’événements. Fait notable : il s’agit d’événements dont l’agence est elle-même l’organisatrice – et non de manifestations réalisées pour le compte de tiers, comme c’est le cas pour la grande majorité de ses activités actuelles.
www.ofcores.events
LE SECTEUR ÉVÉNEMENTIEL RESTE RÉSILIENT, MAIS DEMANDE
UNE POLITIQUE PLUS FERME
Le secteur événementiel belge continue de fonctionner, d’organiser et de créer des liens, mais ressent clairement la pression d’un contexte économique difficile. C’est ce qui ressort de l’étude sectorielle menée en avril 2026 par Event Confederation, en collaboration avec son partenaire de recherche iVOX, auprès de 96 professionnels de l’événementiel. Les résultats montrent un secteur qui ne s’arrête pas, mais qui a besoin de plus de clarté, de simplification et de soutien structurel.
Bien qu’un plus grand nombre de professionnels de l’événementiel (principalement des freelances) signalent une baisse plutôt qu’une hausse de divers indicateurs économiques, ce recul est moins marqué qu’à la même période l’année dernière. Cela témoigne d’une certaine résilience, mais aussi d’une certaine prudence. 53 % des professionnels de l’événementiel indiquent que le nombre de commandes est inférieur à la normale.
Le taux d’occupation des organisations s’élève en moyenne à 78 % de la capacité actuelle, en incluant les collaborateurs permanents et les freelances. Parallèlement, les professionnels de l’événementiel attribuent en moyenne une note de 6 sur 10 à leur confiance en l’avenir, un score inférieur à celui des trimestres précédents. Les perspectives restent également prudentes. 76 % des professionnels de l’événementiel interrogés s’attendent à ce que le climat économique du sector événementiel belge se détériore. 80 % ne prévoient pas d’augmentation des plans d’investissement au sein de leur propre
organisation. Pourtant, l’étude montre également que le secteur ne freine pas. Près d’un professionnel de l’événementiel sur trois s’attend même à une augmentation du nombre d’employés au sein de sa propre organisation.
www.event-confederation.be
BIEN CHOISIR SON SITE, PREMIÈRE ÉTAPE D’UNE
ORGANISATION DURABLE
La durabilité n’est plus un simple atout : elle est devenue un véritable critère de sélection dans l’organisation d’événements. Les nouvelles exigences en matière d’ESG et de CSRD incitent les entreprises à mieux mesurer leur impact, tandis que visiteurs, clients et collaborateurs sont de plus en plus attentifs aux choix qui sous-tendent un événement. Pour les lieux événementiels, l’enjeu est donc clair : comment concilier impact, efficacité et responsabilité ?
Chez BluePoint Antwerpen, la durabilité n’est pas une simple intention, mais un véritable choix stratégique. La politique de l’établissement s’appuie sur une vision à long terme et sur des investissements structurés autour de cinq piliers : les infrastructures, la technologie, la restauration, l’organisation et l’inclusion. Des solutions énergétiques performantes aux technologies audiovisuelles intelligentes, en passant par un catering responsable, une gestion optimisée des déchets et de la logistique ou encore un environnement
accessible à tous les publics, la durabilité est intégrée à chaque niveau.
www.bluepointantwerpen.be
Les préparatifs pour la deuxième édition d’Eventure battent leur plein. Les 16 et 17 décembre 2026, ce rendez-vous B2B de deux jours réunira à nouveau les professionnels du secteur événementiel à Waregem Expo. Eventure est un lieu de rencontre privilégié où les organisateurs entrent directement en contact avec des entreprises actives dans l’univers de l’événementiel. Au-delà des échanges commerciaux, l’événement met également l’accent sur le partage de connaissances et le networking collégial. Pour les exposants, le salon constitue une opportunité unique de présenter leurs produits, services et innovations à un large public de professionnels et de visiteurs.
L’ambiance, volontairement informelle, favorise la création de relations d’affaires durables.
De nombreuses entreprises ont déjà confirmé leur présence parmi les exposants. Les entreprises intéressées peuvent encore réserver leur stand pour Eventure 2026. Toutes les informations sur les différentes formules de participation sont disponibles auprès de l’organisation.
https://eventure.pro
L’ASIAT PARK, DÉCOR D’UN FESTIVAL UNIQUE
S’il est un festival qui exploite pleinement le potentiel de l’Asiat Park, c’est bien Horst Arts & Music. Pendant trois jours, quelque 13 000 visiteurs ont exploré l’univers singulier et presque féerique de ce rendez-vous incontournable. Une expérience qui ne se limitait pas aux espaces événementiels, mais investissait l’ensemble du site : de la Rotunda au Ring, en passant par la nouvelle tour HoRabaixa, la Paradeplein et les nombreux espaces intermédiaires qui font tout le charme du parc.
C’est précisément cette combinaison qui fait toute la particularité de l’Asiat Park en tant que lieu événementiel. Un endroit où intérieur et extérieur forment un tout
MOJUICE
harmonieux. Où patrimoine, nature, architecture et installations temporaires se conjuguent pour créer un décor en constante évolution et toujours surprenant. Un lieu capable d’accueillir de grands groupes tout en préservant une réelle liberté de mouvement.
Cette année, Horst a également enrichi le site de plusieurs nouvelles installations, parmi lesquelles un foyer extérieur aménagé à proximité du club, Building Biospheres – une création signée par le paysagiste Bas Smets dans la Vijverhal, ainsi qu’un nouveau pavillon au cœur du domaine. Autant d’éléments qui contribuent à faire évoluer l’Asiat Park et qui ouvrent, tout au long de l’année, de nouvelles perspectives pour l’organisation d’événements, de dîners, de conférences, de rencontres professionnelles ou de moments de networking.
www.asiatpark.be
: UN PARTENAIRE CRÉATIF À LA PALETTE ÉTONNAMMENT LARGE
Mojuice accompagne le secteur événementiel depuis déjà 18 ans en tant que partenaire de production de confiance. Et pourtant, peu savent à quel point cette agence créative basée à Louvain est polyvalente. Aux côtés de son CEO Steve Campenaert, nous vous proposons une plongée dans une approche qui transforme les idées en expériences impactantes.
Côté technologie, Mojuice mise clairement sur le sur-mesure. L’équipe développe notamment des applications, des photobooths pilotés par l’IA ou encore des formats interactifs comme le serious gaming. « Nous avons nos propres développeurs, capables de concevoir des solutions entièrement personnalisées »,
précise Campenaerts. Pour cela, l’agence s’appuie sur une solide expertise en intelligence artificielle, réalité virtuelle et réalité augmentée.
Au-delà de la technologie, Mojuice propose également une offre très étendue en matière de contenu. L’agence combine formats classiques et solutions innovantes : vidéos corporate, aftermovies, motion design ou encore productions 3D. « Nous sommes capables de réaliser des projets spectaculaires, mais nous prenons tout autant de plaisir à transformer une simple série de slides en une présentation fluide qui marque les esprits », souligne le CEO. L’exécution opérationnelle ne fait pas directement partie de son cœur de métier, mais c’est un service que propose néanmoins Mojuice grâce au soutien du groupe PFL. « Cette collaboration n’est aucunement obligatoire pour nos clients, mais elle permet de raccourcir les lignes de communication et de gagner en efficacité », précise Campenaerts.
https://mojuice.com
Colophon: Experience Magazine est une publication trimestrielle de LEO BV
Couverture: ADC Production / VO Event
Tirage: 7.000 exemplaires
Distribution: Belgique, France, Luxembourg et Pays-Bas (Nederlandse versie op vraag verkrijgbaar)
Maison d’édition: LEO BVBA - Rue du Thier 8, 4122 Neupré
Éditeur responsable: Christophe De Clercq - cdc@eventbox.be
Copyright: Toute reproduction, publication ou copie du contenu de ce magazine est interdite sans autorisation expresse de l’éditeur. En plus d’Experience Magazine, LEO édite également le Belgian Event Manager Guide.
Abonnements: info@eventnews.be
L’abonnement à Experience Magazine s’élève à 130 € par an (hors TVA). L’envoi en-dehors du Benelux et de la France est soumis à des frais de port supplémentaires. Tarif étudiant possible (70 €/an) sur présentation d’une carte étudiant nominative. Les demandes d’abonnement peuvent se faire par écrit en mentionnant le nom, la fonction, le nom d’entreprise et l’adresse d’envoi. La souscription à l’abonnement se fait pour une période d’un an, renouvelée jusqu’à la résiliation. La demande de résiliation doit être introduite par écrit deux mois avant l’échéance de la période d’abonnement.
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