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DES BELGES AU CŒUR DE LA SUCCESSION AU TRÔNE

LUXEMBOURGEOIS • NOUVELLE GÉNÉRATION CHEZ THE FUNGROUP • LE POUVOIR DU NEZ DANS L’ÉVÉNEMENTIEL • JADA EVENTS PRÉPARE L’AVENIR • LE RAPPORT DE DURABILITÉ DES BEA AWARDS 2025 • ANALYSE ONSITE : VERS DES ÉVÉNEMENTS PLUS INTELLIGENTS

Bureau de dépôt: Gand X Agrément: P904117

EDITO GUEST COLUMN

Chers lecteurs,

Le secteur événementiel pensait pouvoir tourner la page après une année 2025 particulièrement mouvementée. Entre tensions géopolitiques, inflation persistante et arbitrages budgétaires côté clients, les organisateurs ont dû composer avec un contexte instable et exigeant. Début 2026, les signaux semblaient plus encourageants : les entreprises relançaient leurs activités marketing et communication, les événements internes et clients refaisaient leur apparition dans les agendas. La demande d’incentives semblait également repartir.

Mais le contexte international reste fragile. Les tensions et incertitudes géopolitiques remontent d’un cran, et leurs effets se font sentir, y compris au sein des entreprises belges. Dans une économie mondiale sous pression, les décideurs se montrent plus prudents dans leurs investissements. Et le secteur événementiel n’y échappe pas : projets confirmés plus tardivement, budgets revus à la baisse, et une certaine hésitation à appuyer sur le bouton « play » des expériences live.

Pour les incentives et les événements d’entreprise internationaux, cette tendance est encore plus marquée. Face aux tensions géopolitiques, les entreprises privilégient les programmes organisés « plus près de chez elles ». Les destinations lointaines laissent place à d’autres lieux au niveau national ou européen, plus accessibles et plus flexibles. Pour les acteurs locaux de l’événementiel et de l’accueil, cela peut ouvrir de nouvelles perspectives : la réorientation des programmes incentive et teambuilding peut stimuler la demande de concepts forts et de destinations ancrées dans nos régions.

En parallèle, le secteur fait preuve depuis des années d’une capacité d’adaptation remarquable. Depuis la pandémie, les agences ont gagné en flexibilité et sont capables de proposer plus rapidement des scénarios alternatifs. Par ailleurs, en période d’incertitude économique ou géopolitique, maintenir la cohésion et la motivation des équipes est un enjeu essentiel pour les entreprises. Teambuildings, fêtes d’entreprise, événements internes… ces rendez-vous jouent un rôle clé. Les lancements de produits et activations de marque ne peuvent pas non plus s’arrêter.

Car plus les entreprises restent performantes, plus elles alimentent la dynamique économique et la prospérité. Quand le contexte se durcit, la tentation est grande de faire le dos rond en attendant des jours meilleurs. Mais c’est justement dans ces moments-là qu’il faut saisir les opportunités. Ces dernières années, le secteur live a prouvé qu’il en était capable en se réinventant encore et encore — et c’est sans doute là que réside sa plus grande force.

JEROEN COTEUR - EXPERIENCE MAGAZINE

SOMMAIRE

EVENT MANAGEMENT

06 Le parfumeur Kr istof Lefebre explique comment utiliser efficacement les odeur s sur un événement

EVENT AGENCIES

10 JADA events prépare l’avenir en nommant deux nouvelles Managing Partners

14 Nouvelle génération aux commandes de The Fungroup : double inter view avec Stefan et Michiel Kerkhofs

CASES

18 Den Trounwiessel : première journée inoubliable pour le Gr and-Duc Guillaume V

22 De l’Excel à l’étincelle : un gigantesque show au Luxembourg, orchestré par Rahel Feidler

MINI-INTERVIEWS

24 Le secteur en deux questions : Barbara Sauter (BluePoint Anvers), Hendr ik Ardenois (The Street Food Company) et Séverine Smetz (Kinepolis Business).

EVENT SUPPLIERS

26 fielddr ive ouvre la voie aux événements intelligents grâce à Onsite Intelligence

SECTOR EVENTS

28 Un dr ink de Nouvel An réussi au Meeting Lab de Gand

30 Le r apport de durabilité des BEA 2025

32 En images : retour sur les Belgian Event Awards 2025

34 Les brèves de la scène événementielle belge

INVISIBLE MAIS OMNIPRÉSENT :

LE POUVOIR DU PARFUM

De pharmacien à parfumeur : un virage de carrière peu commun. Et pourtant, Kristof Lefebre a décidé de suivre son instinct et de quitter sa pharmacie pour créer sa propre maison de parfums. Aujourd’hui conférencier pour Read My Lips, il explore comment l’odorat – ce sens invisible – influence nos émotions, nos comportements et nos choix. Et pourquoi cette maîtrise olfactive est un atout majeur pour les marques et événements qui veulent laisser une empreinte durable.

UN RÊVE D’ENFANT DEVENU VOCATION

« Depuis tout petit, j’étais fasciné par les flacons de parfum à la maison », raconte Kristof Lefebre. « Et les miniatures en parfumerie me fascinaient aussi. Quand on les ouvrait, c’était comme un voyage vers des instants suspendus ou des destinations inconnues. J’ai toujours voulu devenir parfumeur. J’avais même mon petit laboratoire, même si trouver les bons ingrédients n’était pas simple. »

Pourtant, le jeune Kristof choisit d’abord une voie plus classique. « À dix-huit ans, il faut faire un choix de carrière. Devenir parfumeur n’est pas évident. Je suis devenu pharmacien et j’ai tenu ma propre officine pendant dix ans. Mais ce rêve ne m’a jamais quitté. Et plus je voyais autour de moi des gens regretter leurs choix de vie, plus je me posais la question : et si j’avais emprunté cet autre chemin ? Mais c’est une lecture qui va faire pencher la balance : Later is voorbij (plus tard, c’est trop tard, ndt.). C’est là que je me suis dit

: est-ce que je me vois vraiment continuer comme ça ? »

UN SOURIRE QUE LA MÉDECINE

NE POUVAIT DONNER

Une observation simple mais marquante dans sa pharmacie a tout changé : « Notre officine était à côté d’un centre psychiatrique. Je voyais souvent des gens entrer, la mine sombre. Mais dès qu’ils sentaient les produits de notre coin parfumerie, leur visage s’éclairait. Aucun médicament ne parvenait à provoquer ce sourire ; le parfum, lui, y arrivait. Cela m’a fait prendre conscience du pouvoir qu’avait l’odorat. »

À 35 ans, Kristof Lefebre fait le grand saut : il quitte la pharmacie, reprend des études, suit une formation à Versailles pour entraîner son nez, puis à Padoue pour le marketing et la gestion dans le parfum, et enfin à Londres pour comprendre la psychologie appliquée à l’olfaction. « C’était comme une cure de jouvence mentale. Redevenir étudiant, devoir tout prouver, ça remet tout en perspective. »

UN LANCEMENT EN PLEINE PANDÉMIE

Le lancement de Miglot Parfums tombe malheureusement au pire moment possible. « L’ouverture était prévue le premier week-end du premier confinement en mars 2020. Impossible de rester les bras croisés. Ce rêve, je le portais depuis mes six ans ; abandonner n’était pas une option. »

Kristof Lefebre s’est accroché et aujourd’hui, il dirige Miglot Parfums depuis six ans. « Nous avons deux Maisons, à Gand et Anvers, et une troisième prévue pour cet été. Nous disposons aussi de notre propre unité de production, qui dessert désormais une clientèle internationale. Parfois, il faut créer ses opportunités en osant sortir des sentiers battus. Quand on a un objectif qui nous tient vraiment à cœur, on donne tout. »

L’ODORAT, CE SENS SOUS-ESTIMÉ

Pour Kristof Lefebre, l’odorat est, aux côtés du toucher, le sens le plus sous-estimé de notre société. « L’Occident est essentiellement visuel, même dans l’éducation. On ne fait que peu de place à l’expérience olfactive. Or nos choix, nos décisions, sont constamment influencés par ce que nous sentons. »

« L’ODORAT PEUT AJOUTER UNE DIMENSION ÉMOTIONNELLE PROFONDE À UN ÉVÉNEMENT. »

« Comme je le répète constamment, limiter le parfum à un flacon est réducteur : tout ce qui nous entoure a une odeur. Aux origines, notre nez nous servait à détecter les dangers et à choisir nos partenaires. Aujourd’hui, ces fonctions ont évolué, mais l’impact reste. Les personnes qui perdent accidentellement l’odorat se rendent vite compte combien ce sens est crucial dans notre vie. »

ARCHIVES ÉMOTIONNELLES

Mais a-t-on tous la même sensibilité aux odeurs ? Et peut-on entraîner son nez ? « Tout le monde ne perçoit pas les odeurs de la même manière : chacun dispose de récepteurs différents, et l’odorat envoie directement des informations au cerveau limbique, siège des émotions et des souvenirs. Une odeur peut instantanément vous ramener à un moment précis, comme le parfum d’un hôtel qui évoque des vacances passées. »

Pour autant, on peut “former” son nez. « À l’école de parfumerie, on apprend à rationaliser ce processus : sentir souvent un bois de santal permet de l’intégrer dans sa bibliothèque olfac-

tive, séparé de l’émotion. Cela apprend à analyser ce que l’on sent. »

Cependant, l’odorat reste profondément personnel. « Nos propres associations et récepteurs font de chaque expérience olfactive une aventure unique, individuelle. »

UNE OPPORTUNITÉ POUR LES ÉVÉNEMENTS ?

Souvent, l’événementiel exploite l’image, la lumière, le son – sans véritablement s’arrêter sur les odeurs. « Pour moi, c’est une opportunité manquée, mais encore faut-il l’utiliser correctement. Utiliser une odeur pour en masquer d’autres ou créer un mélange désordonné peut même être contreproductif. L’aspect olfactif est trop souvent abordé dans un esprit pratique, en marge de l’expérience globale, sans réel lien avec elle. »

Pourquoi ce retard par rapport au reste ? « Pour beaucoup, c’est

un territoire inexploré. Par où commencer ? Comment faire ? Le support olfactif est souvent en queue de peloton dans la réflexion stratégique. Il y a aussi une composante psychologique. L’odeur est invisible. Quand on consacre un budget à quelque chose, on veut du tangible. Pourtant, l’odorat peut ajouter une dimension émotionnelle profonde à un événement. »

4 APPROCHES POUR

INSTRUMENTALISER L’ODORAT EN ÉVÉNEMENTIEL

Comment utiliser efficacement les odeurs sur un événement ? Kristof Lefebre identifie quatre voies à explorer. « Tout d’abord, il y a l’angle stratégique : créer un code olfactif aligné sur l’identité de la marque, comparable à un logo ou une typographie. Qu’est-ce qui correspond à notre marque ? Une touche d’agrume fraîche ? Une senteur chaude et boisée ? On façonne une carte de visite olfactive, déployée à des points clés, comme à l’entrée, et éventuellement prolongée avec un objet parfumé à rapporter chez soi après l’événement. »

parfumerie. Nous expliquons la fabrication d’un parfum, ce qui le rend si précieux, comment on obtient les huiles mais aussi l’impact insoupçonné des senteurs sur l’esprit et les émotions. »

« Deuxième méthode : le scentscaping, une forme d’architecture olfactive. Cela permet de moduler subtilement l’ambiance des espaces. Une entrée froide habillée de marbre peut prendre

Il explique la biologie et la psychologie de l’odorat. « Les odeurs génèrent des associations, sans forcément de lien avec la réalité. Une odeur de désinfectant donne l’impression que tout est propre et frais, même si ce n’est pas forcément le cas. Pourtant, nous nous basons sur notre odorat pour attribuer des caracté-

« NOUS NOUS BASONS SUR NOTRE ODORAT POUR ATTRIBUER DES CARACTÉRISTIQUES AUX GENS, AUX PRODUITS OU AUX ÉVÉNEMENTS. »

un tout autre visage avec un parfum chaleureux. On peut aussi rythmer le déroulement d’un événement avec des fragrances stimulantes au début et plus relaxantes à la fin. »

Il y a également ce qu’on appelle la narration olfactive. « On peut faire vivre une histoire à travers le parfum. Imaginez que vous présentiez une collection printemps/été. Une senteur bien choisie peut mettre votre public dans l’ambiance. C’est une technique courante dans le secteur des voyages, notamment. Rien de tel qu’un parfum d’épices chaudes pour transporter instantanément le public sur un marché à Marrakech. »

« Et pour terminer, il y a l’expérience personnalisée - en intégrant un coin dédié aux parfums, par exemple. Cela se fait beaucoup chez les marques qui misent sur l’individualité, comme la décoration intérieure ou l’automobile. Offrir des ateliers où chaque participant choisit son parfum donne le sentiment à chacun de vivre une expérience centrée sur son ressenti. Cela ajoute une touche individuelle et mémorable à l’événement. »

DANS LES COULISSES DU PARFUM

En tant que conférencier pour Read My Lips, Kristof Lefebre plonge le public dans l’univers sensoriel des parfums. « Pour la conférence interactive The Invisible, is it just magic?, nous transportons une partie de notre atelier et nous travaillons avec une spray team de manière à assurer une diffusion dans toute la salle. À l’aide d’une vingtaine de fragrances, nous emmenons les participants dans une exploration tangible des coulisses de la

ristiques aux gens, aux produits ou aux événements. Un mauvais choix peut donc avoir l’effet inverse de celui escompté. »

Son intervention est bâtie selon une structure modulaire. « Nous explorons notre sujet au sens large : biologie, psychologie, marketing, lifestyle... Nous mettons l’accent sur l’un ou l’autre aspect selon le public. C’est totalement à la carte, pour chaque client. »

OSER SUIVRE SES RÊVES

Son deuxième programme, From dream to Maison, explore l’entrepreneuriat, l’authenticité et la persévérance. « L’idée centrale, c’est qu’on est tous metteur en scène de notre vie. Les revers et les coups durs sont inévitables. Blâmer le sort ou quelqu’un d’autre, c’est tentant mais c’est la solution de facilité. Au final, vous devez faire avec et continuer à avancer. Rester fidèle à ses valeurs est essentiel. »

« Oser suivre ses rêves. Trouver une façon de les concrétiser pour ne pas se retrouver avec des regrets – si seulement, j’avais fait ci ou ça. Entreprendre, c’est aussi commettre des erreurs, apprendre à gérer le doute, et y trouver la paix. Mon ambition, c’est d’embraser la flamme chez des gens qui ont peut-être envie d’entreprendre mais qui sont bloqués par leurs craintes. Pas forcément en chamboulant tout. Chaque petit pas compte. Si les participants repartent en se demandant : de quoi est-ce que je rêve vraiment ? – alors ma mission est accomplie », conclut Kristof Lefebre.

JADA EVENTS PRÉPARE L’AVENIR

Alors que JADA events entame en 2026 sa vingtième année d’existence, ses fondateurs Jan de Wieuw et Danny Kayser anticipent activement la suite de l’aventure. Dans cette optique, Nathalie Kayser et Liesbeth Demetsenaere accèdent toutes deux au rôle de Managing Partner et se préparent à reprendre progressivement le flambeau. Loin d’un changement de cap brutal, l’équipe vise une transition organique, où continuité, complémentarité et approche personnelle restent les maîtres mots.

Même si Jan de Wieuw et Danny Kayser comptent encore rester actifs pendant plusieurs années, ils posent déjà un jalon important pour assurer l’avenir de l’agence. « Liesbeth fêtait l’an dernier ses dix ans chez nous », raconte Danny Kayser. « Jan et moi nous demandions quel cadeau serait à la hauteur. Quoi de plus symbolique qu’une part de l’entreprise ? Cette réflexion a naturellement ouvert la discussion sur sa vision de l’avenir — pour elle comme pour JADA events. Une conversation particulièrement riche et positive. »

La même démarche a été engagée avec Nathalie Kayser, qui célèbre elle aussi ses dix ans au sein de l’agence. « Elle aussi est devenue actionnaire de JADA events, ajoutant une nouvelle pierre à l’édifice de notre transformation future. Mais soyons clairs : Jan et moi ne disparaissons pas du paysage. Une transition comme celle-ci ne s’improvise pas. Ce sera un passage de relais progressif car il y a beaucoup de choses à prendre en considération. Mais il faut rester réaliste : Jan et moi ne rajeunissons pas. Bientôt, mon âge commencera par un six… et je n’ai pas l’intention de faire ce métier jusqu’à 70 ans. Nous resterons présents sur les aspects commerciaux et le suivi, mais les nuits tardives, elles, seront progressivement laissées à la nouvelle génération. »

DE NOUVEAUX RÔLES, DES VALEURS INCHANGÉES

Cette nouvelle structure s’accompagne naturellement d’une redistribution des responsabilités, comme l’explique Nathalie Kayser : « Depuis quelque temps, je m’occupe déjà des ressources humaines : tout ce qui concerne le personnel et l’administration des salaires. Je gère aussi le

site web et le suivi des dossiers des profils juniors et des stagiaires. En parallèle, je m’investis davantage dans le développement commercial, ce qui correspond un peu aux tâches de Danny, tout en restant impliquée dans les projets et en conservant mes propres clients. »

Liesbeth Demetsenaere complète : « Je suis également impliquée dans le suivi des juniors et des stagiaires, et je vais renforcer mon rôle en matière de people management au sein de l’agence. »

De son côté, Jan de Wieuw garde encore certaines responsabilités. « La comptabilité reste pour l’instant de mon ressort. Nous devons encore réfléchir à la manière dont cela évoluera. Nous avons toute confiance en la relève mais nous ne tirons pas encore notre révérence. Nous resterons présents avec beaucoup de plaisir dans les années à venir. »

UN TANDEM COMPLÉMENTAIRE

Les fondateurs de JADA events ont toujours formé un duo aux personnalités contrastées, mais parfaitement complémentaires. Une dynamique que l’on retrouve aujourd’hui dans la nouvelle équipe dirigeante. « Nathalie et moi partageons une vision très alignée », souligne Liesbeth Demetsenaere. « Le courant est passé immédiatement. Nous sommes aussi dans une phase de vie similaire, toutes les deux jeunes mamans. Professionnellement, nos forces se complètent naturellement — une forme de Yin et Yang, avec une vision commune. »

Jan de Wieuw nuance : « Les différences sont peut-être moins marquées qu’entre

Danny et moi, mais elles existent. Ce qui est intéressant, c’est que l’agence continue d’évoluer de manière très organique. Nathalie et Liesbeth sont en train de trouver leur équilibre, de définir leurs rôles respectifs. Avec le temps, cela deviendra évident. Il suffit de laisser les choses se faire. »

L’ADN DE JADA

La nouvelle génération envisage-t-elle certaines évolutions dans la manière de travailler ? Liesbeth Demetsenaere répond : « J’aimerais encore renforcer l’aspect people management, notamment l’accompagnement des stagiaires et des profils juniors. Et aussi apporter davantage de structure dans notre organisation. L’agence s’est énormément étoffée ces dernières années, avec l’arrivée de nouveaux profils juniors et seniors. » Cependant, le cœur même de l’agence restera intact. « L’approche personnelle qui caractérise JADA events demeurera notre pilier de base », souligne Nathalie Kayser. « Nous travaillons avec un single

point of contact : un senior qui accompagne le client de A à Z et reste présent sur le terrain. C’est une façon de faire à laquelle nous sommes très attachés et que nous souhaitons continuer à développer. » Même si l’objectif n’est pas non plus de devenir une très grande structure. « Nous ne visons pas une équipe de trente personnes. Nous voulons préserver ce caractère humain. Nous sommes aujourd’hui neuf : ce n’est plus une petite équipe, mais c’est encore une entité soudée où tout le monde se connaît et se parle. » Liesbeth confirme : « Nous n’avons pas pour ambition de devenir une grande entreprise avec une multitude de départements. Nos clients et fournisseurs apprécient notre communication claire et rapide, ainsi que notre flexibilité. C’est quelque chose que nous voulons absolument conserver. » L’agence développe néanmoins davantage ses projets internationaux. « C’est pour cela qu’Aline Van Houdt a récemment été nommée Head of Global Events. C’est un axe que nous souhaitons intensifier. »

DES PROJETS MÉMORABLES

En dix ans, Nathalie Kayser et Liesbeth Demetsenaere ont accumulé leur lot de projets marquants. Pour Liesbeth, l’un d’eux reste inoubliable : « Le projet pour Aide familiale (Familiehulp), il y a deux ans. Une journée familiale pour près de 20 000 collaborateurs, à l’occasion du 75e anniversaire de l’organisation. Entre le pitch et l’événement, le projet s’est étalé sur près de deux ans. Un défi logistique majeur, notamment en matière de mobilité et de montage. C’était le plus grand projet que j’aie mené chez JADA events. Et j’étais enceinte de sept mois le jour J… Un souvenir forcément particulier. »

Pour Nathalie Kayser, le moment clé remonte encore plus loin. « Mon moment fort est arrivé très tôt, à peine un an après mon arrivée. J’ai eu l’opportunité d’organiser un événement pour Nike : le Just Do It Day, avec environ 7 000 participants. Ce fut une expérience intense, mais passionnante. L’événement était très complexe, mais il m’a énormément apporté, tant sur le plan professionnel que personnel. Cela a été très bénéfique pour ma confiance et m’a permis d’évoluer dans mon métier. »

UNE ANNÉE RICHE EN DÉFIS

L’année 2026 s’annonce particulièrement prometteuse pour JADA events. « Nous préparons déjà la célébration des 20 ans de l’agence, que nous fêterons à la fin de l’année », révèle Jan de Wieuw. « Nous avons commencé il y a vingt ans, de zéro, portés uniquement par notre passion pour l’événementiel. Nous nous sommes lancés à deux, avec peu d’expérience mais beaucoup de motivation. Aujourd’hui, lorsque nous prenons le temps de regarder en arrière, nous mesurons le chemin parcouru avec une certaine fierté. La confiance de nos clients reste, encore aujourd’hui, une véritable reconnaissance. C’est pourquoi nous voulons célébrer cet anniversaire comme il se doit. »

Et d’autres défis attendent l’équipe. « En plus de cet anniversaire, nous avons déjà une foule de très beaux projets dans notre agenda », ajoute Danny Kayser. « Et en fin d’année, nous serons également aux commandes des BEA Awards à Antwerp Expo. Ce sera un beau challenge pour nous, avec plusieurs événements à gérer sur un même site, sur une courte période. »

APPRENDRE À LÂCHER PRISE

Alors que la nouvelle génération se prépare à prendre progressivement les rênes, les fondateurs commencent aussi à réfléchir à leur propre avenir. Mais sont-ils prêts à lâcher prise ? Danny Kayser répond avec franchise : « J’aime voyager, et je suis devenu grand-père. L’idée lever un peu le pied devient plus séduisante. J’ai déjà transmis la gestion des offres. La partie commerciale sera sans doute la plus difficile à lâcher : c’est un métier à part entière que j’aime beaucoup. Mais je partage déjà de nombreuses présentations avec Nathalie et Liesbeth, et cela fonctionne très bien. »

Jan de Wieuw conclut avec le sourire : « Danny aura peut-être un peu plus de mal à lâcher prise. Mais plus Nathalie et Liesbeth prennent de responsabilités, plus cela devient naturel, parce qu’il voit que tout est entre de bonnes mains. De mon côté, c’est moins difficile. Les tâches dont j’ai déjà transféré la responsabilité sont parfaitement gérées. Je n’éprouve plus le besoin de tout contrôler dans les moindres détails. Je sais que je peux y aller les yeux fermés. »

NOUVELLE GÉNÉRATION AUX COMMANDES DE THE FUNGROUP : « QUAND J’ENTENDS MICHIEL, J’AI L’IMPRESSION DE

M’ENTENDRE »

Après 36 ans d’activité et une expansion internationale, Stefan Kerkhofs passe les rênes de The Fungroup à son neveu Michiel. Partie d’une simple idée révolutionnaire qui a su évoluer au fil du temps, l’agence est aujourd’hui une véritable référence au sein du secteur événementiel. Avec l’arrivée de cette nouvelle génération, The Fungroup entend adopter un nouveau regard sur la croissance et l’internationalisation, afin de mieux répondre à un marché de plus en plus digitalisé. Experience a rencontré les deux hommes pour évoquer ce tournant majeur.

STEFAN, POURQUOI AVOIR CHOISI CE MOMENT POUR TRANSMETTRE LE FLAMBEAU ?

Stefan Kerkhofs : « Même si je n’ai que 58 ans et que ma carrière est loin d’être terminée, je dois avouer que l’âge commence à se faire sentir. Depuis le Covid, le monde, et particulièrement l’événementiel, a beaucoup changé. Une nouvelle façon de travailler s’impose et l’ancienne garde a parfois du mal à suivre le rythme actuel. Moi, je fais encore tout par téléphone. La nouvelle génération fonctionne totalement différemment : parfois, on ne trouve même plus de numéro de téléphone dans les contacts. C’est compliqué, je trouve. Car j’aime le contact instantané. »

« En marge de cela, ces dernières années ont été assez stressantes. Entre la vente du bâtiment et les incertitudes du secteur,

la pression était permanente. Puis je suis parti en vacances, et ça m’a fait un bien fou. Je ne m’étais pas senti aussi détendu depuis 35 ans. Et là, je me suis dit : peut-être qu’il est temps de lever un peu le pied et de profiter davantage de moments comme celui-là. »

ET COMMENT EN ÊTES-VOUS VENU À CHOISIR MICHIEL COMME SUCCESSEUR ?

Stefan Kerkhofs : « Michiel travaille ici depuis cinq ans maintenant, et nous échangeons chaque jour. Quand j’ai évoqué l’avenir de l’entreprise, à ma grande surprise, il s’est montré intéressé. Nous avons rapidement arrangé une discussion concrète pour structurer les grandes lignes et quelques mois plus tard, l’accord était conclu. Pour moi, Michiel est la personne idéale : un jeune

trentenaire, qui a bénéficié d’une formation exceptionnelle ces cinq dernières années. Il connaît l’entreprise sur le bout des doigts, et en plus, ça reste dans la famille. Que demander de plus ? »

FORMATION ACCÉLÉRÉE

MICHIEL, QUEL A ÉTÉ VOTRE PARCOURS AU SEIN DE L’ENTREPRISE ?

Michiel Kerkhofs : « En fait, j’ai débuté il y a quinze ans comme étudiant pendant les des pics d’activité. Pendant la pandémie, j’ai commencé à travailler à plein temps pour prendre en main la planification. Comme plusieurs collègues sont partis à ce moment-là, j’ai progressivement repris d’autres tâches : administration du personnel, comptabilité, ventes... Cela m’a donné très rapidement une vision globale de l’entreprise. »

QU’AVEZ-VOUS APPRIS AUX CÔTÉS DE STEFAN TOUTES CES ANNÉES ?

Michiel Kerkhofs : « Avant tout une manière d’aborder les choses : dégager de la confiance, oser mettre en avant les points forts de l’entreprise et ne pas se laisser freiner par la timidité. »

ET STEFAN, QUELLES QUALITÉS VOYEZ-VOUS CHEZ MICHIEL, ÉVENTUELLEMENT DIFFÉRENTES DES VÔTRES ?

Stefan Kerkhofs : « Il crée facilement le contact. Les clients et les collègues l’apprécient spontanément. Même si je crains qu’il le perde un peu, parce qu’en tant que CEO, il faut aussi savoir se montrer juste mais intransigeant. Chez The Fungroup, nous travaillons avec du public et un concept nécessitant un cadre strict. La sécurité est non négociable. Souvent, j’ai dû paraître dur pour rester cohérent sur ce point. »

VISION D’AVENIR

MICHIEL, ALLEZ-VOUS APPORTER DES CHANGEMENTS ?

Michiel Kerkhofs : « Sur le fond, non. Nous allons surtout moderniser la communication, en étant (plus) présents sur Instagram et TikTok, par exemple. Pour le reste, mon objectif est aussi de redevenir un interlocuteur global. Ces dernières années, nous avions réduit certaines activités ; nous aimerions proposer à nouveau un package complet, avec un seul interlocuteur pour l’organisation d’événements de A à Z. Dans un premier temps via des partenaires, puis en réinternalisant progressivement certaines productions. »

Stefan Kerkhofs : « La pandémie est arrivée au pire moment. Nous venions d’investir 5 millions dans un nouveau bâtiment. Nous étions prêts à doubler de taille et à conquérir le monde. Sans le Covid, nous aurions aujourd’hui cinquante collaborateurs à nos côtés, j’en suis convaincu. Mais nous avons été à l’arrêt pendant deux ans et avons presque dû repartir de zéro. Nous sommes en train d’y parvenir — et Michiel y a largement contribué. Je pense que d’ici 2027, l’entreprise pourra franchir un nouveau cap. »

THE FUNGROUP A BÂTI SA RÉPUTATION AVEC DES ATTRACTIONS UNIQUES. COMMENT ÉVOLUE LA DEMANDE ?

Stefan Kerkhofs : « Les concepts au sol, tout le monde peut le faire. Mais travailler en hauteur reste un savoir-faire particulier. Pour nous, une bonne attraction doit être unique, sûre, spectaculaire, rapide à installer, capable d’accueillir beaucoup de participants et rester abordable pour le grand public. Ce sont les ingrédients indispensables

à nos yeux. La demande existe toujours, mais elle s’est déplacée : moins de braderies annuelles ou d’événements récurrents reposant sur des bénévoles, mais davantage d’activations de marque, de fêtes d’entreprise et de teambuildings. »

Michiel Kerkhofs : « Les villes et communes restent un marché stable. Ces dernières années, nous nous sommes surtout concentrés sur la Flandre. Mais ma compagne est francophone et va nous aider à nous développer en Wallonie et en France. Les Pays-Bas sont déjà bien couverts et l’Allemagne va devenir une priorité cette année. »

SACRIFICES

STEFAN N’A JAMAIS CACHÉ QUE SA CARRIÈRE LUI AVAIT COÛTÉ CHER SUR LE PLAN PRIVÉ. MICHIEL, COMMENT COMPTEZ-VOUS ÉVITER CES PIÈGES ?

Michiel Kerkhofs : « Justement en apprenant de son expérience. Il a dû énormément mettre de côté sa vie personnelle.

EVENT AGENCIES

J’aimerais trouver un autre équilibre, pour que les amis et la famille gardent clairement leur place. Depuis l’été dernier, je me suis aussi mis sérieusement au sport, parce que je remarquais que je n’arrivais plus à décrocher du boulot le soir. Quand je vais faire des longueurs à la piscine ou une séance de fitness à la salle, je peux vraiment me vider l’esprit. Et le lendemain, je suis plus motivé et mieux concentré. »

Stefan Kerkhofs : « Sur ce point, je suis heureux qu’il ne marche pas dans mes traces. Il prend soin de son corps. Moi, je l’ai éreinté à force de prendre l’avion constamment et d’enchaîner les décalages horaires. Je reste actif comme CEO de Dinner in the Sky pour continuer à développer le concept à l’international, mais au lieu de partir cinq jours uniquement pour travailler, je reste désormais dix jours, en incluant du temps de détente. Cela allège un peu la pression. Et je tiens à préciser que The Fungroup reste évidemment partenaire de Dinner in the Sky. »

36 ANS DE SOUVENIRS

MICHIEL, AVEZ-VOUS AUSSI DES MOMENTS MARQUANTS ?

Michiel Kerkhofs : « Le projet que nous avons réalisé à Kiev, à peine quelques mois avant le début de la guerre, m’a particulièrement marqué. Notre client était une entreprise de construction qui réalisait des immeubles d’habitation. Et lorsque vous achetiez un appartement, on vous élevait avec la table jusqu’au niveau où se situerait votre logement. Nous y avons rencontré beaucoup de personnes formidables, avec qui nous avons gardé le contact. »

DE QUOI ÊTES-VOUS LE PLUS FIER APRÈS TOUTES CES ANNÉES ? QUELS ONT ÉTÉ LES GRANDS MOMENTS DE CES 36 ANS ?

Stefan Kerkhofs : « Au niveau personnel, je pense notamment à la rencontre avec le prince Albert et la princesse Charlène de Monaco, quand ils ont testé Dinner in the Sky. Nous avions un magnifique emplacement dans la marina, derrière le casino de Monte-Carlo. Nous avons longuement discuté de tout et de rien, comme si nous nous connaissions depuis toujours. »

« Au Pakistan, on m’a un jour fait descendre de l’avion sans contrôle de passeport pour me faire monter dans une jeep entouré d’hommes armés et filer à l’hôtel en mode commando. Pendant 36 heures, j’ai eu une protection rapprochée permanente, sans jamais vraiment me sentir à l’aise. Le moment où l’avion a redécollé du tarmac a été un énorme soulagement. »

« STEFAN A DÛ ÉNORMÉMENT METTRE DE CÔTÉ SA VIE PERSONNELLE.

J’AIMERAIS TROUVER UN AUTRE ÉQUILIBRE. »

« Mais le point culminant au niveau organisation reste sans aucun doute les 10 ans de Dinner in the Sky. Nous avions mis sur pied un concept exceptionnel, avec dix tables autour de l’Atomium. Et ce, à peine trois mois après les attentats de Bruxelles. Nous avons maintenu l’événement pour montrer au monde extérieur que la Belgique restait un pays sûr. »

ÉMOTIONS INOUBLIABLES

STEFAN, AVEC QUEL SENTIMENT PASSEZ-VOUS AUJOURD’HUI LE FLAMBEAU ?

Stefan Kerkhofs : « Je vois arriver une nouvelle génération, qui comprend mieux que moi le monde actuel. Je reste disponible pour l’aspect créatif et pour conseiller ponctuellement Michiel, mais il doit avant tout suivre sa propre voie. Parfois, quand je l’entends parler, je ferme les yeux… et je m’entends moi-même. C’est fantastique. C’est impressionnant de voir à quelle vitesse et à quel point il s’est approprié ce rôle. Et il n’y a rien de plus beau que de pouvoir transmettre cela à quelqu’un de la famille. L’entreprise The Fungroup a toujours été liée aux émotions. L’organisateur est l’architecte d’un événement et c’est évidemment passionnant. Mais l’explosion d’émotions quand quelqu’un dépasse sa peur pour faire le grand saut ou prendre son envol reste la plus grande satisfaction. Parce que c’est une personne de plus qui ne nous oubliera jamais. »

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Combinez plusieurs bikes et laissez-vous surprendre par un éventail de saveurs qui ravira tout le monde.

PREMIÈRE JOURNÉE INOUBLIABLE POUR

LE GRAND-DUC GUILLAUME V

En octobre 2025, Guillaume V succédait à son père Henri à la tête du Grand-Duché de Luxembourg. Une transition institutionnelle, certes, mais aussi l’occasion d’écrire un moment collectif. Pas question de se limiter au protocole : l’événement devait parler au pays tout entier. De cette ambition est né Den Trounwiessel, un projet d’envergure imaginé par Laurent Loschetter et l’équipe de Den Atelier. Une célébration nationale hors norme, déployée dans trois villes, rassemblant des milliers de participants et orchestrée à travers douze heures de télévision en direct. Bien plus qu’une cérémonie : un récit vivant du Luxembourg d’hier et d’aujourd’hui.

UNE MISSION ROYALE INATTENDUE

La responsabilité de ce projet unique a été confiée à Den Atelier. « Nous sommes avant tout des promoteurs de concerts », explique Laurent Loschetter. « Nous en organisons environ 150 par an. Nous avons aussi notre propre club, également appelé Den Atelier. C’est par là que tout a commencé il y a 30 ans, mais depuis, nous produisons également de grands concerts en plein air. »

C’est à travers ces grandes productions que la Cour a découvert Den Atelier. « Le prince héritier assiste régulièrement à nos shows et avait déjà rencontré notre équipe, ce qui explique sans doute la confiance qu’il nous a accordée. Personnellement, j’ai connu Guillaume V dans un cadre professionnel : nous avons souvent voyagé ensemble. En septembre 2024, il m’a contacté via WhatsApp pour me voir. J’ai accepté sans hésiter. C’est là qu’il m’a annoncé qu’il succéderait à son père l’année suivante et qu’il avait envie de marquer l’occasion avec un événement spécial. »

UNE PROPOSITION AUDACIEUSE

À l’origine, la demande du prince héritier était relativement classique : organiser un grand concert à Luxembourg-Ville pour marquer son accession au trône. « En quelques jours, j’ai élaboré une proposition radicalement différente avec le directeur artistique Fred Thouillot : une célébration itinérante, répartie dans tout le pays ; le Pont Rouge

transformé en axe symbolique ponctué d’arrêts de tram thématiques ; un spectacle de drones… Nous avons envoyé un premier PDF au prince héritier et, honnêtement, je pensais que nous n’aurions jamais de réponse. Imaginez : fermer le principal pont de la capitale pour y installer huit arrêts de tram ? Modifier le logo de la couronne pour l’intégrer au spectacle de drones ? »

La réponse tombe pourtant dès le lendemain : Un enthousiasme complet et l’intégration du Premier Ministre au premier groupe de travail le lundi prochain.

FÊTE POPULAIRE À L’ÉCHELLE NATIONALE

Den Trounwiessel prend alors la forme d’une fête populaire simultanée dans

tout le pays. « Des festivités destinées au grand public, dans le nord, le centre et le sud. Je ne voulais pas tout centraliser à Luxembourg-Ville. Les festivités se déroulaient de 13 h à 1 h du matin. Chaque ville avait son propre programme, mais toutes partageaient un même fil rouge : la rencontre entre le nouveau souverain et celles et ceux qui font vivre le Luxembourg. Le point culminant ? Le passage du Grand-Duc au cœur de chaque célébration. »

À Luxembourg-Ville, l’instant est hautement symbolique :

« Guillaume V devait traverser à pied le plus grand pont du pays — le célèbre Pont Rouge — de son nom officiel Pont Grande-Duchesse Charlotte, en hommage à sa grand-mère, figure profondément aimée des Luxembourgeois. Un geste fort, à la fois institutionnel et personnel. »

LE PONT ROUGE, LIEU DE RENCONTRE

Le concept central repose sur une idée simple : célébrer la première journée de travail du Grand-Duc. « Et qui dit premier jour dit rencontres. Ici, pas de figurants, pas de mise en scène artificielle. Sur le pont, plus de 2 000 personnes représentaient les forces vives du pays et le vrai visage du Luxembourg. Les huit arrêts de tram incarnaient chacun un thème clé : nature, sport, entrepreneuriat, avenir… À chaque halte, environ 200 acteurs du terrain donnaient corps à ces valeurs. »

Après la traversée, la fête se poursuivait Place de Glacis avec un spectacle de drones et un concert exclusivement porté par des artistes luxembourgeois. « Malgré la tentation d’inviter une tête d’affiche internationale pour garantir l’affluence, Guillaume a fait un choix assumé : cette journée devait rester profondément luxembourgeoise. Chaque mardi, une réunion rassemblait tout le monde au palais Grand Ducal, souvent en présence du futur Grand Duc. Une présence déterminante pour défendre certains points que son entourage aurait pu bloquer. »

TROUVER LE TON JUSTE

Si la logistique et la scénographie sont impressionnantes, l’attention portée au

contenu l’est tout autant. Comme l’explique Laurent Loschetter : « Dès le départ, nous avons intégré un historien et un créateur écrivain de théâtre au projet pour garantir la justesse narrative et éviter toute maladresse historique, p. ex éviter des lieux avec de références historiques négatives. »

Même exigence sur le plan visuel : « Nous ne voulions pas d’un rendu final qui fasse Disneyland ou soirée techno. Nous avons installé 600 faisceaux lumineux sur le pont, dont l’intensité et l’agencement ont été longuement discutés. Trop étroits, et on se retrouvait avec un effet techno ou show laser ; trop larges, cela aurait évoqué un skytracer. Tout devait être parfaitement calibré. »

UNE EXPERTISE BELGE EN COULISSES

Si la fête est 100 % luxembourgeoise, sa production s’appuyait en partie sur une expertise belge. « Je parle parfois de “mafia flamande” », plaisante Laurent Loschetter. « Quand j’ai organisé mon premier concert en plein air en 2001, il n’y avait pas de sociétés de production au Luxembourg. J’ai appelé Herman Schueremans et nous avons travaillé avec des fournisseurs belges. Aujourd’hui, pour nos grands shows, nous collaborons avec Rahel Feidler. Elle a été l’une des premières personnes que j’ai contactées.

Elle s’est directement montrée enthousiaste et savait exactement qui mobiliser pour le projet, notamment Hans Pannecoucke pour la régie et Steven Martin pour coordonner les équipes

sur le pont. Je ne les connaissais pas mais je lui ai fait entièrement confiance. Et eux aussi. Grâce à cette coordination, RTL a filmé les répétitions à LuxExpo, donnant au public un premier aperçu du projet. Deux jours avant le spectacle, Laurent a présenté Guillaume à Hans Pannecoucke, et le prince s’est exclamé : « Je le connais, je l’ai vu à la télé ! »

UN GRAND-DUC COMBLÉ

Le 3 octobre, tout s’est déroulé presque comme prévu. « À 95 %, oui. Le temps a été catastrophique, ce qui nous a obligés à annuler le programme de l’après-midi sur la Place Glacis. De plus, la police a intercepté deux de nos drones, pensant qu’ils représentaient un danger. Dommage, mais pour la partie impliquant le Grand-Duc, tout s’est bien passé. »

Au-delà de la réussite opérationnelle, ce qui domine reste l’émotion. « Pour moi, ce fut une journée incroyable, avec une équipe formidable. Je suis fier d’avoir pris part à cette aventure collective hors norme. Le Grand-Duc lui-même a été impressionné. Il a pris un risque en confiant la narration de son premier jour de règne à une équipe créative. Si nous avions échoué, il en aurait porté les conséquences. »

Un pari qui semble avoir porté ses fruits, y compris auprès du public. Comme le résume Laurent Loschetter avec lucidité : « Dans toute célébration monarchique, un tiers adhère d’emblée, un tiers critique par principe, et un tiers juge sur le fond. C’est ce dernier public, le plus exigeant mais aussi le plus intéressant, que Den Trounwiessel est parvenu à convaincre. »

« POUR MOI, CE FUT UNE JOURNÉE INCROYABLE, AVEC UNE ÉQUIPE FORMIDABLE. »

DE L’EXCEL À L’ÉTINCELLE

Rahel Feidler, de Showtime Entertainment Services, revient pour nous sur l’aventure luxembourgeoise Den Trounwiessel, où elle a endossé le rôle de head of production, assurant la coordination complète des animations sur le Pont Rouge et la Place de Glacis. « La phase préparatoire a été compliquée et exigeante, mais une fois tout en place, on ne pouvait que se réjouir du résultat final. »

Dans le monde des productions événementielles de grande envergure, Rahel Feidler est loin d’être une inconnue. « Showtime Entertainment Services intervient sur tous les aspects d’accompagnement du secteur du divertissement : élaboration de budgets, sélection de fournisseurs, production complète d’événements... mais aussi sur des éléments plus techniques, comme le rigging. Nous pouvons réellement encadrer un projet de A à Z. Notre spécialité, ce sont les événements d’envergure et techniquement complexes. Nous avons notamment construit notre réputation avec des productions au Sportpaleis, à Rock Werchter et sur d’autres grands rendez-vous. »

D’UNE IDÉE AMBITIEUSE À SA CONCRÉTISATION

À l’automne 2024, Rahel est contactée par Laurent Loschetter de Den Atelier. « Je travaille avec Laurent depuis quinze ans. Donc lorsqu’il a parlé d’“un petit projet pour l’année suivante”, notre curiosité a été immédiatement piquée. Le concept était ambitieux mais vraiment intéressant, avec des idées originales et audacieuses. J’attendais toutefois de voir si cela allait vraiment se concrétiser car bien souvent, les grands projets sont revus à la baisse une fois confrontés à la réalité budgétaire. Mais nous avons commencé à tracer les grandes lignes, impliqué d’autres personnes pour développer le concept… et finalement le projet a été réalisé presque exactement tel qu’il avait été imaginé au départ. »

UNE PRODUCTION ORCHESTRÉE DE A À Z

En tant que head of production, Rahel Feidler a pris en charge l’ensemble de la coordination. « J’ai briefé chaque fournisseur, demandé les budgets et veillé à ce que tout soit en place. J’ai également établi la planification logistique générale ainsi que les plannings détaillés de production et de répétitions, aussi bien pour le volet sur le Pont Rouge que sur la Place de Glacis. J’ai besoin que tout soit structuré noir sur blanc. Je travaille avec

de grands fichiers Excel pour les budgets et les plannings : cela reste la façon la plus simple pour moi de garder une vue d’ensemble. Au total, près de deux cents partenaires ont pris part au projet. En plus de la coordination technique, il fallait aussi gérer les participants locaux : deux mille personnes installées dans des trams, à costumer et à briefer. Dans ce genre de configuration, tout doit être parfaitement clair et rigoureusement organisé. »

UN ENCHEVÊTREMENT D’ACTEURS ET D’ENJEUX

Un projet de cette ampleur implique forcément de nombreux intervenants — et parfois des sensibilités politiques. « Beaucoup de parties prenantes avaient leurs propres intérêts. Les budgets étaient également très fragmentés. Le spectacle sur la Place de Glacis était financé par la Ville de Luxembourg, avec ses propres règles en matière de marchés publics. Nous avons donc dû composer avec de nombreux enjeux, et il y a même eu quelques ajustements de dernière minute pour des

raisons politiques. Par ailleurs, tout se déroulait sur l’espace public : il a fallu fermer des rues, coordonner la mobilité… Pour les différentes autorités, un événement de cette ampleur était aussi une première. »

UNE SOLIDE PRÉSENCE BELGE

Pour la colonne vertébrale technique et la production, Rahel Feidler a choisi de faire appel à des partenaires belges de confiance. « J’ai placé plusieurs compatriotes à des postes clés : des entreprises et des freelances que je connais bien et en qui j’ai une confiance totale. Le design lumière était signé ARF&YES, et PRG Belgium fournissait le matériel technique. La chorégraphie sur le pont était sous la responsabilité de Steven Martin. Ludo Vanstreels de Trimex gérait la production overnight, et Hans Pannecoucke assurait la régie multicam. CK Productions a mobilisé 25 cadreurs et assuré le support technique et de production pour le livestream, tandis qu’Eurogrip fournissait caméras, grues et dollys. »

« Sur la Place de Glacis, l’équipe de Visual Solutions pilotait les écrans et le contenu était produit par Studio Sheji. Le plan audio et le mixage front-of-house étaient assurés par Patrick Demoustier, tandis que le monitoring des artistes était confié à Stijn Declercq de Mono. Nous avons également travaillé avec une équipe entièrement belge de stage managers expérimentés, avec le show caller Marc Van Hamme et l’ingénieur playback Wim Daans. Wicreations a conçu les systèmes de levage intégrés à la scène, tandis que la distribution électrique était assurée par The Powershop. »

FIERTÉ À L’ISSUE D’UN PROJET HORS NORME

Pour Rahel Feidler, Den Trounwiessel restera un projet marquant. « C’est un événement qui restera gravé dans nos mémoires. C’est typiquement le genre de projet dont on ne réalise vraiment l’ampleur qu’après coup. La phase préparatoire a été compliquée et exigeante, mais une fois tout en place, on ne pouvait que se réjouir du résultat final. En termes de public, ce n’était peut-être pas le plus grand projet que nous ayons réalisé, mais probablement le plus complexe. Et le concept a clairement fait mouche. Ce fut aussi une très belle collaboration internationale, avec des partenaires issus de cinq pays. Cela nous a permis de nouer de nouveaux contacts et relations, qui s’avéreront certainement précieux à l’avenir. »

LE SECTEUR EN DEUX QUESTIONS

Dans chaque numéro d’Experience Magazine, nous donnons la parole à trois professionnels du secteur MICE. À travers un mini-interview en deux questions, ils partagent leur regard sur les tendances et évolutions du moment.

QUELS SONT LES ATOUTS ESSENTIELS D’UN LIEU ÉVÉNEMENTIEL MODERNE ?

« Au-delà de la simple fonctionnalité, un lieu événementiel doit proposer une véritable expérience. Cela peut passer par le charme d’un bâtiment historique, ou encore par l’intégration de technologies innovantes. Chez BluePoint, nous aidons les marques à s’exprimer pleinement grâce à des outils de branding performants, comme des LED walls dynamiques, combinés à des solutions professionnelles en son, lumière et présentation qui renforcent l’impact des keynotes. »

« Les espaces extérieurs prennent également de plus en plus d’importance. Ils apportent de la flexibilité et enrichissent l’expérience, notamment lors des moments de networking ou des sessions informelles. Enfin, le catering est devenu un élément crucial : les saveurs, la mise en scène et le concept contribuent pleinement à l’histoire que raconte l’événement. Un lieu moderne doit évoluer en permanence pour rester en phase avec les attentes du marché et offrir des expériences réellement distinctives. »

COMMENT FAIRE FACE À LA PRESSION CROISSANTE SUR LES BUDGETS ?

« Les contraintes budgétaires sont clairement en hausse. Notre réponse : simplifier et optimiser au maximum. En regroupant sur un seul site l’infrastructure, la technique, le mobilier et même le catering, nous limitons les coûts liés aux locations externes, au transport et au montage. Nos espaces sont entièrement équipés et hautement flexibles — pas de montages fastidieux et complexes — avec, à la clé, un gain immédiat en temps et en budget, tant pour les agences que pour les clients. Cette efficacité

HENDRIK ARDENOIS - THE STREET FOOD COMPANY

nous permet d’accueillir davantage d’événements et de proposer des tarifs compétitifs grâce aux économies d’échelle. Et en limitant les transports et le gaspillage, nous renforçons aussi l’impact positif en matière de durabilité. »

QUELLES ÉVOLUTIONS MARQUENT AUJOURD’HUI LE CATERING ÉVÉNEMENTIEL ?

« L’expérience street food continue de s’imposer. Les entreprises recherchent des solutions catering mobiles, flexibles et inventives, capables de combiner rapidité, qualité et caractère dans un concept global. Le marché belge évolue clairement vers des propositions plus créatives et plus expérientielles. Les clients attendent des formules originales, avec une identité claire et reconnaissable. Food corners

thématiques, plats signature, présentations visuelles impactantes — tout est pensé pour marquer les esprits… et fonctionner sur les réseaux sociaux. La personnalisation joue également un rôle croissant : les participants attendent plus de liberté, choisir leurs ingrédients, adapter leur assiette. »

« Aujourd’hui, ce sont la cohérence du concept et la qualité du storytelling qui font la différence. L’expérience street food doit être complète : design du stand, interaction avec les chefs, finitions soignées et fluidité du service. C’est en conjuguant originalité, efficacité et expérience qu’on obtient une vraie valeur ajoutée et des moments mémorables, pour les invités comme pour les organisateurs. »

QU’EST-CE QUI VOUS FRUSTRE LE PLUS AU SEIN DU SECTEUR ?

« Il y a un déséquilibre de plus en plus marqué entre l’esprit d’entreprise et le cadre réglementaire. La pression administrative ne cesse d’augmenter : davantage d’obligations, de contrôles, des formalités toujours plus complexes… Cela freine la flexibilité d’un secteur qui doit justement rester créatif, agile et réactif.

Autre défi majeur : attirer et fidéliser des collaborateurs motivés. Le catering événementiel demande engagement, disponibilité et savoir-faire, dans un marché de l’emploi de plus en plus tendu et où les attentes évoluent rapidement.

Enfin, certaines mesures fiscales — comme les hausses de TVA — pèsent lourdement sur les marges au sein d’un marché très compétitif. Pour continuer à investir dans la qualité et l’innovation et à progresser durablement, les entrepreneurs ont besoin de stabilité et de règles réalistes. »

SÉVERINE SMETZ, NATIONAL B2B MANAGER - KINEPOLIS BUSINESS

QUELLES TENDANCES STRUCTURENT LE SECTEUR EN 2026 ?

« Le secteur événementiel B2B évolue dans un contexte global de pression accrue. Les budgets sont davantage contrôlés, les décisions se prennent souvent à la dernière minute et les appels d’offres se multiplient. Les événements doivent désormais prouver clairement leur contribution aux objectifs business et au ROI. Paradoxalement, les attentes continuent d’augmenter : davantage de personnalisation, plus d’accompagnement stratégique… sans forcément de moyens supplémentaires. La simple location d’espace ne suffit plus : la qualité de l’account management est essentielle. La concurrence s’intensifie également, notamment avec les hôtels, centres de congrès et nouveaux lieux, ce qui aboutit parfois à une suroffre dans certaines régions. »

« Autre évolution notable : l’hybride s’inscrit désormais comme un complément, sans égaler ou remplacer l’expérience du live. Dans ce contexte, la différenciation et les collaborations intelligentes deviennent essentielles — notamment pour valoriser des lieux atypiques comme un cinéma. La digitalisation accélère tout : suivi immédiat des leads, automatisation, intégration CRM… La visibilité en ligne devient déterminante. Aujourd’hui, ne pas répondre immédiatement, c’est perdre de la conversion. Enfin, la durabilité reste un critère clé, notamment dans les appels d’offres, avec une exigence de transparence accrue en matière de catering, d’énergie et de gestion des déchets — surtout auprès des gros clients corporate. »

DANS QUELLE MESURE L’IA IMPACTE-T-ELLE ACTUELLEMENT L’ÉVÉNEMENTIEL

?

« L’IA n’est plus une tendance : c’est un véritable levier. Elle améliore l’efficacité, la personnalisation et la conversion. L’IA soutient la génération de leads grâce à des réponses en continu et une qualification plus rapide des demandes. Elle permet aussi d’analyser les données, d’anticiper les tendances et d’optimiser les stratégies de tarification. Par ailleurs, les nouveaux outils intelligents permettent de personnaliser davantage les offres, en phase avec les attentes du marché. Côté marketing, l’IA renforce le SEO, les contenus et les campagnes ciblées, ce qui améliore la visibilité. Enfin, la prise de décision devient

plus stratégique grâce aux outils de prévision et d’analyse. L’IA ne remplace pas l’humain, mais elle donne au secteur plus de réactivité, plus d’intelligence et plus de compétitivité. » (ou : Aujourd’hui, pour les événements B2B, la rapidité de réponse devient presque aussi déterminante que la capacité d’un lieu.)

FIELDDRIVE OUVRE LA VOIE AUX ÉVÉNEMENTS INTELLIGENTS GRÂCE À ONSITE INTELLIGENCE

Les événements n’ont jamais généré autant de données qu’aujourd’hui. Inscriptions, scans de badges, captures de leads, participation aux sessions, tracking des déplacements… chaque interaction laisse une empreinte numérique. Mais la donnée, à elle seule, ne crée pas de valeur. C’est la façon dont elle est utilisée qui fait la différence. fielddrive se positionne comme une plateforme d’analyse événementielle onsite. Grâce à un écosystème technologique intégré et à son moteur d’analyse avancé — fielddrive Onsite Intelligence — l’entreprise transforme les interactions sur site en informations structurées et directement exploitables.

UNE TECHNOLOGIE INTELLIGENTE À CHAQUE

POINT DE CONTACT

Les solutions onsite de fielddrive sont conçues pour collecter des données pertinentes sans perturber l’expérience des participants. Bornes de self check-in, impression rapide de badges, outils de lead retrieval, applications de tracking… chaque dispositif alimente un environnement de données connecté. Les participants s’inscrivent, s’enregistrent, assistent aux sessions, échangent avec les exposants, circulent sur les lieux : chaque étape enrichit un cadre d’analyse centralisé. Résultat : moins de systèmes cloisonnés, moins de silos, et une vision globale et cohérente de l’événement, alimentée en continu par les flux de données.

Les organisateurs bénéficient ainsi d’une visibilité sur :

• les flux de visiteurs en temps réel et les pics d’affluence

• les niveaux d’engagement par thématique ou track de contenu

• les interactions avec les exposants

• les tendances de fréquentation des sessions

• les comportements et dynamiques de circulation sur le site

Cela permet aux équipes événementielles d’aller au-delà de la surveillance des opérations, et d’optimiser la performance globale de l’événement.

DE LA DONNÉE À LA DÉCISION

Collecter des données est relativement simple. Les comprendre et les transformer en leviers d’amélioration concrets est une tout autre affaire. fielddrive Onsite Intelligence relie les différents points de contact pour révéler les dynamiques réelles de l’événement. La plateforme identifie les zones génératrices de trafic, les sessions qui maintiennent l’attention, les points de congestion, ainsi que la manière dont l’engagement des participants se traduit en valeur pour les sponsors.

Au lieu de rapports figés produits après l’événement, les organisateurs disposent d’analyses précises et exploitables pour orienter leurs décisions : ajustement du plan, répartition des équipes, optimisation des contenus, reporting ROI plus pertinent.

Le moteur d’analyse transforme ainsi les données onsite en véritable outil de pilotage — à la fois en temps réel et dans une logique d’amélioration continue.

L’IA AU SERVICE DE L’ANALYSE ÉVÉNEMENTIELLE

L’intelligence artificielle vient renforcer les capacités d’analyse et d’interprétation. Les modèles d’IA détectent des schémas invisibles à l’œil nu dans de grands volumes de données : anomalies dans les flux visiteurs, regroupements comportementaux, prédiction des pics d’affluence, corrélations entre engagement et débouchés commerciaux.

Loin de remplacer l’expertise humaine, l’IA l’amplifie. Elle accélère l’analyse, révèle des connexions insoupçonnées et permet des décisions plus rapides et mieux informées.

Dans un environnement événementiel par nature dynamique, cet avantage analytique constitue un levier stratégique majeur.

MESURER POUR CONCEVOIR DES ÉVÉNEMENTS PLUS PERFORMANTS

L’avenir des technologies onsite ne se limite plus à la rapidité ou à l’automatisation. Il repose sur une compréhension fine des participants : leurs attentes, leurs comportements, leurs parcours.

En combinant bornes de check-in automatiques, badging, lead retrieval, tracking événementielle et analyses avancées au sein d’un écosystème intégré, fielddrive permet aux organisateurs de mesurer ce qui compte réellement — et d’exploiter ces informations pour optimiser leurs processus.

Car aujourd’hui, tout le monde collecte des données. La véritable différence réside dans la capacité à les analyser, à en tirer des enseignements stratégiques et à les transformer en actions concrètes pour élaborer plus intelligemment nos événements.

House of Hospitality is the only Belgian alliance that brings together companies with a shared focus on quality and service. Each partner is a specialist in their field, combining knowledge and experience seamlessly.

Our strength lies in collaboration: continuous alignment between partners creates unique synergies that support every event – from preparation to execution and follow-up.

We provide tailored solutions: from skilled hospitality staff to operational, production, and logistical support, consultancy, and payroll With a shared vision, thorough training, and a digital mindset, we consistently ensure top quality.

Our goal? To fully relieve our clients. Because together, we are stronger. Together, we serve excellence.

UN DRINK DE NOUVEL AN RÉUSSI AU MEETING LAB DE GAND

Le mercredi 21 janvier, quelque 250 professionnels de l’événementiel se sont retrouvés au Meeting Lab de Gand à l’occasion du drink de Nouvel An organisé par Experience Magazine et l’Event Confederation. Une soirée à la fois conviviale, élégante et inspirante. Après un bref verre de bienvenue, les invités ont pris place dans l’auditorium, où deux intervenants captivants ont partagé des perspectives intéressantes, offrant matière à réflexion.

L’IA CHANGE TOUT, SAUF LE POUVOIR DU FACE-ÀFACE

Stephan Forseilles, responsable de la technologie et de la transformation numérique chez Easyfairs, a lancé un appel enthousiaste à expérimenter davantage l’IA. En effet, l’intelligence artificielle peut également être utilisée de manière particulièrement utile dans le secteur événementiel. Selon Stephan Forseilles, l’IA présente trois atouts majeurs. Tout d’abord, cette technologie excelle dans les tâches dites « gourmandes en données ». L’IA peut ainsi aider à analyser rapidement et efficacement les enquêtes auprès des visiteurs ou à prédire le nombre de désistements sur la base des données des événements précédents. En outre, l’IA renforce la créativité humaine : transformer des idées en une vidéo, par exemple, est aujourd’hui un jeu d’enfant. Enfin, l’IA est particulièrement performante dans les tâches répétitives. Forseilles a donné l’exemple de la façon dont il ne parcourt plus différentes newsletters techniques, mais laisse automatiquement regrouper ces informations dans un podcast qui l’attend chaque matin dans sa voiture.

De plus, se lancer dans l’IA est simple et peu coûteux. Cette accessibilité permet aux petites entreprises de faire des choses qui étaient auparavant réservées aux grands acteurs. Le retour sur investissement est évident, même si cela prend parfois un certain temps pour tout régler de manière optimale. Forseilles encourage donc tout le monde à expérimenter et à découvrir ce que l’IA peut leur apporter, et comment ils peuvent tirer parti de cette technologie. En même temps, la révolution de l’IA pose aussi des défis, comme l’abondance de contenus de mauvaise qualité, souvent addictifs (AI slop), et la

propagation croissante de la désinformation. À quoi peut-on encore croire ? C’est justement là que réside, selon Forseilles, une opportunité importante pour le secteur de l’événementiel. Dans un contexte de doute et de bruit numérique, les rencontres réelles, en face à face, deviennent en effet plus importantes que jamais.

LA PUISSANCE SOUS-ESTIMÉE DU GAMING

La deuxième allocution de Steven Leunens, Managing Partner chez Unlocked, a débuté par une question simple mais éloquente : « Qui se considère comme un gamer ? » Dans la salle, très peu de mains se sont levées, peutêtre par timidité ou parce que les gens n’osaient pas utiliser cette étiquette. Pourtant, les chiffres contredisent clairement ce sentiment : la Belgique compte pas moins de 6,1 millions de gamers actifs et, à l’échelle mondiale, l’industrie du jeu vidéo est plus importante que le streaming, le box-office cinématographique et la musique. Leunens a illustré cela par son propre parcours, qui a commencé par de petits événements de jeux vidéo dans des centres commerciaux et qui a depuis évolué vers des événements e-sport à grande échelle. Il a notamment fait référence au PGL Major Antwerp 2022, un tournoi Countrer-Strike qui a fait salle comble au Sportpaleis et dont la cagnotte s’élevait à un million de dollars.

Son message était clair : le gaming est encore souvent sous-estimé, mais il recèle un énorme potentiel. Il l’a démontré à l’aide de trois exemples. Le premier était l’Esports World Cup en Arabie saoudite, avec un budget de production annuel d’un milliard de dollars, ce qui montre l’énorme taille du marché mondial. Mais les jeux vidéo peuvent également offrir une valeur ajoutée à plus petite échelle, comme lors du Company Clash aux Pays-Bas, où des entreprises s’affrontent lors d’une journée consacrée aux jeux vidéo. Cette alternative au team building classique est accueillie avec beaucoup d’enthousiasme par les participants. Enfin, il a cité une campagne de Sanquin, une banque de sang néerlandaise. Celleci souhaitait convaincre 500 jeunes de faire déterminer leur groupe sanguin et s’est donc rendue à un grand événement dédié aux jeux vidéo. Son message a été intelligemment intégré dans l’un des jeux vidéo. Au final, 7 400 jeunes ont accepté

de se faire prélever. Selon Leunens, cela prouve que lorsqu’on écoute vraiment la communauté, le jeu vidéo peut avoir un impact énorme.

Forts de ces échanges inspirants, les participants ont ensuite profité d’un moment de networking, rythmé par un accompagnement musical agréable et accompagné d’une sélection de créations street food originales – la conclusion idéale d’une rencontre de Nouvel An particulièrement réussie.

LE RAPPORT DE DURABILITÉ DES BEA AWARDS 2025

Un show palpitant, un catering soigné, une afterparty à la hauteur : les BEA Awards 2025 ont une nouvelle fois fait honneur à leur réputation de rendez-vous incontournable du secteur événementiel belge. Mais cette année, l’événement a aussi voulu envoyer un signal clair : la durabilité n’est pas une contrainte, c’est un moteur de créativité.

Installée dans le décor brut et industriel de l’Asiat Park, cette édition a volontairement pris un chemin différent. L’idée n’était pas simplement de réduire l’impact environnemental de l’événement, mais de prouver qu’une approche plus responsable peut aussi inspirer de nouvelles idées, de nouveaux formats et une nouvelle esthétique. Pour mesurer concrètement cet engagement, l’événement a été analysé via MyImpactTool, donnant lieu à un rapport de durabilité complet.

Dans un secteur qui met régulièrement en scène des engagements sociétaux pour ses clients, la durabilité n’est plus un simple argument. C’est une question de cohérence et de crédibilité. Mobilité, catering, choix des matériaux, consommation énergétique : chaque composante d’un événement d’envergure génère un

impact. L’agence organisatrice VO Event a donc choisi de penser chaque décision avec un double objectif : limiter l’empreinte écologique et démontrer que ces choix peuvent nourrir une approche créative différente.

UNE EMPREINTE CARBONE 50 % INFÉRIEURE AU BENCHMARK

Verdict au terme de l’événement : 61,75 tonnes de CO2e. Un chiffre qui peut sembler abstrait, mais qui correspond à neuf tours du monde en voiture, à la consommation annuelle de treize ménages ou encore à une personne faisant 24 allers-retours Bruxelles–New York.

La bonne nouvelle ? Cette empreinte est environ 50 % inférieure au benchmark des galas et cérémonies comparables. Un résultat qui ne doit rien au hasard, mais à

une série de choix assumés en amont : conception, production, logistique… tout a été pensé avec un œil sur l’impact.

Sans surprise, c’est la production technique - lumière, son, audiovisuel - qui pèse le plus lourd sur le bilan (68,05 % des émissions). La mobilité des participants suit avec 16,75 %. Le catering (0,77 %) et l’énergie (2,92 %), par contre, ont eu un impact relativement limité.

Le menu intégralement végétarien illustre parfaitement cette approche où durabilité et créativité se rencontrent. Conçu avec environ 50 % d’ingrédients de saison ou locaux, il prouvait qu’un choix responsable peut aussi enrichir l’expérience gastronomique. Et l’engagement ne s’arrêtait pas là : 132 repas

ont été redistribués grâce à une politique stricte de lutte contre le gaspillage alimentaire.

GESTION DES DÉCHETS ET RÉEMPLOI

Le choix des matériaux et la gestion des déchets ont également été minutieusement réfléchis. Sur place, un centre de recyclage permettait un tri précis et une meilleure traçabilité des flux. L’approche était clairement circulaire, privilégiant les matériaux durables, robustes et réutilisables - principalement en métal. Résultat : 20 % de la signalétique provenait du réemploi, les nouveaux éléments ont été transformés pour être réutilisés après l’événement.

Dans ce contexte industriel atypique, ces choix ont contribué à créer une atmosphère différente, démontrant qu’un cadre et des matériaux inhabituels peuvent aussi stimuler l’imagination et renouveler l’esthétique événementielle.

L’ATTRAIT TENACE DE LA VOITURE

La mobilité constituait un axe prioritaire de cette édition des BEA Awards bien que la grève des transports publics n’ait pas aidé à travailler sur de réelles options. Les organisateurs ont ceci dit encouragé une mobilité alternative, notamment avec un parking vélo et une application de carsharing. L’accessibilité pour les personnes sans véhicule a également été intégrée dans la réflexion. Mais dans les faits, les applications de covoiturage recommandées n’ont pas rencontré le succès espéré. La majorité des participants se sont déplacés seuls en voiture. Un constat lucide - et un point où concentrer les efforts d’amélioration.

LA PORTÉE DES CHIFFRES

Le rapport pointe également l’utilisation indispensable de générateurs et de pompes à chaleur, dont l’impact sur la biodiversité constitue le seul indicateur dans le rouge. Au-delà des résultats eux-mêmes, l’analyse chiffrée démontre l’intérêt d’une évaluation méthodique. Chiffrer l’impact d’un événement permet de sortir la durabilité du discours pour la transformer en outil de pilotage, afin d’ajuster et calibrer les efforts. Les données révèlent ce qui fonctionne - menu végétarien, réemploi de matériaux, gestion des déchets - et mettent en lumière les priorités futures, notamment en matière de mobilité et d’énergie.

CHAQUE CHOIX COMPTE

Pour Guillaume Anciaux de VO Event, l’expérience est une réussite : « Nous avons fait les choses différemment, dans un autre registre, avec une vraie cohérence entre le fond et la forme. Le lieu atypique a donné le ton, mais c’est surtout l’intention derrière chaque choix qui compte. Être fidèle aux valeurs de VO, à notre engagement B Corp et à la transition nécessaire de notre secteur, ce n’est pas une posture - c’est une responsabilité. »

Au fond, le message des BEA Awards 2025 est simple : même magie, mais avec un nouvel état d’esprit. Une preuve qu’un événement peut rester spectaculaire tout en étant plus responsable - et que la durabilité peut devenir l’une des plus grandes sources de créativité pour l’industrie événementielle.

RETOUR SUR LES BEA AWARDS 2025

Le 26 novembre, l’Asiat Park de Vilvorde s’est mué en véritable capitale belge de l’événementiel pour accueillir la 26e édition des Belgian Event Awards (BEA). Au terme d’une soirée vibrante, CityCubes s’est imposé comme le grand gagnant en décrochant deux premières places – dont une en collaboration avec Hurae. Sylvester Events, OFCORES et le Consortium LFD+H sont également tous repartis avec une prestigieuse statuette d’or. De leur côté, Event Masters et Fast Forward ont chacun raflé deux BEA d’argent.

En marge des récompenses classiques, la soirée a également été ponctuée d'un moment fort : la remise d’un Lifetime Achievement Award à Stefan Czerwatiuk, fondateur d’Act Events, décédé en septembre dernier.

PALMARÈS DES BELGIAN EVENT AWARDS 2025

CATÉGORIE B2B

OR : Bisou Awards 2024 - CityCubes & Hurae pour Coca-Cola / Proximus / Win for Life / Albert Heijn / Knokke-Heist / NOWJOBS et tous les influenceurs de Belgique

ARGENT : Silverfin FFWD Unplugged - Fast Forward pour Silverfin

BRONZE : Stay Ahead et Show Up! - Whisk Live Marketing & Events x DPG Media pour DPG Media

CATÉGORIE B2C

OR : Samsung Ferris Wheel - CityCubes pour Samsung

ARGENT : BMW Motorrad Day – Event Masters pour BMW Belux

BRONZE : Nomadsland - A.S. Adventure pour Retail Concepts

CATÉGORIE B2E

OR : Happy Rebels Festival: Sign of Union - Sylvester Events pour House of HR Group

ARGENT : Proximus on the move - Berlin Creative Studio pour Proximus

BRONZE : The Digital Drop - New Balls Please pour ASICS

CATÉGORIE INSTITUTIONAL EVENTS

OR : Belgian Party 2024 - Consortium LFD+H (LSE / The Friends / d-side & Hangar) pour la Chancellerie du Premier Ministre

ARGENT : Asfalt - Fast Forward & Luckytree pour EventFlanders et la Ville de Gand

BRONZE : Cérémonie officielle du 80e anniversaire de la Bataille des Ardennes - WMH Project pour la Chancellerie du Premier Ministre

CATÉGORIE TEAMBUILDINGS

OR : Legend World Conference 2025 - OFCORES pour Legend

ARGENT : Hey Toyota - Drive The Future - Event Masters pour Toyota Belgium

BRONZE : Teambuilding Globachem - To The Point Events pour Globachem

LIFETIME ACHIEVEMENT AWARD

Stefan Czerwatiuk, Act Events

EVENTNEWS

NEW BALLS PLEASE RENFORCE SON MANAGEMENT

L’agence créative belge New Balls Please nomme deux collaborateurs de longue date au sein de son équipe de direction : Justine Pôtel et Maxime Vlietinck rejoignent les fondateurs Valerie De Coster, Stein Hoogstoel et Michel Van Camp à la tête de l’agence.

Présente au sein de l’agence depuis 2019, Justine Pôtel s’est spécialisée dans les événements internationaux. En tant que Senior Corporate & International Event Manager, elle a piloté de nombreux projets à l’étranger et joue aujourd’hui un rôle clé dans le développement international de l’agence. De son côté, Maxime Vlietinck, Senior Event Expert, dispose d’une solide expérience dans les événements corporate et le développement de concepts. Réputé pour son approche créative, il a contribué ces dernières années à la réalisation de plusieurs expériences de marque haut de gamme.

Avec ce renforcement de son management, New Balls Please entend soutenir sa prochaine phase de croissance tout en consolidant son ADN créatif.

www.newballsplease.be

DJ TOM

FAIT DANSER 5 000 INVITÉS PENDANT 6 HEURES

Le début de l’année 2026 a été rythmé pour DJ Tom. Pour la cinquième année consécutive, il a mis le feu aux platines lors de l’événement de nouvel an d’une grande entreprise, réputé pour ses productions toujours spectaculaires.

Musicalement, il faut une approche réfléchie : le public est éclectique, allant de ceux qui veulent danser à fond dès les premières notes à ceux qui préfèrent une montée en douceur. Le challenge ? Maintenir l’engagement du public et faire bouger tout le monde pendant six heures, en jonglant avec les goûts et les envies de chacun.

Le résultat ? Une soirée mémorable, portée par une ambiance incroyable. Preuve de la satisfaction de tous : l’organisation a contacté DJ Tom peu de temps après l’événement pour réserver la date de la prochaine édition.

www.djtom.dj

LE BEA WORLD FESTIVAL QUITTE ROME POUR VENISE

Après quatre éditions couronnées de succès à Rome, le BEA World Festival ouvre un nouveau chapitre de son histoire. La Ville éternelle passe le relais à Venise, qui accueillera les éditions 2026 et 2027.

De 2022 à 2025, le festival s’est tenu dans le cadre emblématique de l’Auditorium Parco della Musica à Rome. Ces années romaines resteront gravées comme une période intense et déterminante pour la plateforme internationale de l’événementiel après les années de pandémie.

Pour les deux prochaines éditions, l’organisation de BEA World posera ses valises dans des lieux mis à disposition par la Mu-

nicipalité de Venise et gérés par Vela Spa. Un changement de décor qui s’inscrit pleinement dans l’ambition du festival de continuer à surprendre et à se réinventer.

L’équipe organisatrice se projette déjà avec enthousiasme : « Nous nous réjouissons déjà de lancer, l’an prochain, une toute nouvelle édition de BEA World dans le cadre magique de Venise. Un nouveau chapitre, de nouvelles perspectives, et comme toujours le meilleur des événements et de la communication live à l’échelle mondiale, réunis dans une ville à nulle autre pareille. »

https://beaworldfestival.com

SYLVESTER PRODUCTIONS RENFORCE SON ACTIONNARIAT

La société de production audiovisuelle et agence événementielle Sylvester Productions, basée à Haacht, annonce l’arrivée de Ben Laloux (Head of Events) et Bart Fagard (Head of Client Services & Strategy) au sein de l’actionnariat, en tant que managing partners. Leur entrée au capital marque une nouvelle étape dans la croissance de l’entreprise et souligne leur rôle clé dans son développement au cours des dernières années. Leur longue expérience et leur vision constituent un levier important pour assurer la continuité de la stratégie de Sylvester.

Aux côtés du CEO Geert Vanoverschelde, Ben Laloux et Bart Fagard ont contribué à faire évoluer Sylvester vers un acteur reconnu et influent de la production audiovisuelle et de l’événementiel. Aujourd’hui, l’agence s’appuie sur une équipe de 35 collaborateurs et se positionne comme un partenaire stratégique en événements et en vidéo.

www.sylvester.be

BMW MOTORRAD BELUX CHOISIT EVENT MASTERS COMME PARTENAIRE ÉVÉNEMENTIEL

Event Masters a remporté le pitch événementiel de BMW Motorrad Belux et prolonge ainsi son partenariat stratégique pour les customer & fan experiences de la marque iconique de motos. Par ce choix, BMW Motorrad confirme sa confiance dans une collaboration de plus de 15 ans, fondée sur la confiance mutuelle, la créativité et une compréhension approfondie de l’ADN de la marque.

MEDIAMIXER

ACCÉLÈRE

Le briefing de BMW Motorrad était clair et ambitieux : développer une stratégie événementielle capable de renforcer la fidélité à la marque, de rassembler la communauté des riders et de rendre tangible la promesse de marque MAKE LIFE A RIDE. Chaque année, la marque organise des événements réunissant clients et fans autour de l’expérience, de l’interaction et de l’immersion dans l’univers de la marque.

À l’issue d’un processus de pitch, Event Masters s’est distingué par une vision stratégique solide, une forte créativité et une connaissance approfondie de la marque et de sa communauté. Pour Event Masters, cette victoire représente bien plus qu’un simple succès en pitch. Elle confirme une relation à long terme avec une marque perçue comme une véritable love live brand.

https://eventmasters.eu

SA CROISSANCE AVEC LA REPRISE DE STUDIO SONART

À l’occasion de la Journée internationale de la radio, l’agence de communication MediaMixer a annoncé l’acquisition de Studio Sonart, spécialiste de la radio d’entreprise. Cette reprise vient renforcer une expertise déjà largement exploitée avec succès et s’inscrit pleinement dans ses ambitions de croissance. Dans la foulée, MediaMixer accueille également le producteur radio expérimenté Dieter Vandepitte au sein de son équipe.

Cette opération intervient neuf mois après la fusion avec The Fat Lady, et au moment de la nomination de MediaMixer aux Trends Gazelles, une distinction récompensant les entreprises progressant rapidement et ancrées dans l’avenir.

La marque Studio Sonart sera maintenue dans un premier temps et continuera d’être développée conjointement avec MediaMixer.

www.mediamixer.be

ECCO LA LUNA RÉUNIT 300 PARTICIPANTS AUTOUR D’UN SPECTACULAIRE

PARCOURS DE DOMINOS

Le 14 janvier dernier, Ecco La Luna a orchestré une impressionnante Domino Experience pour Danone Nutricia, au Higuerón Hotel de Málaga. Ce teambuilding d’envergure marquait le coup d’envoi d’une kick-off meeting de quatre jours pour Danone Espagne, placée sous le thème SuNRise.

Au total, 300 participants répartis en 30 équipes ont construit ensemble un gigantesque parcours de dominos composé de 80 000 tuiles. Un défi collectif ambitieux, où chaque détail comptait. Lors du grand final, la démonstration a mis en lumière toute la complexité de la collaboration à grande échelle : certains segments sont restés debout et la réaction en chaîne a dû être relancée à plusieurs reprises.

Mais ce sont précisément ces petites imperfections qui ont donné toute sa force à l’expérience. La Domino Experience s’est révélée être une métaphore puissante du travail d’équipe, illustrant l’importance de la coopération, de la résilience et de la capacité à rester concentrés sur un objectif commun — même lorsque tout ne se déroule pas exactement comme prévu.

www.eccolaluna.be

COLORCLUB CÉLÈBRE SON 30E ANNIVERSAIRE

L’agence d’événements et de communication Colorclub fête cette année ses 30 ans d’existence. Un cap symbolique célébré lors d’un événement anniversaire au Handelsbeurs d’Anvers, mais aussi l’occasion pour l’agence de poser un regard lucide sur l’avenir, à l’heure où le secteur événementiel fait face à de profonds bouleversements.

De Clockwork à Goosebumps, puis à Colorclub : sous l’impulsion de Michiel Vanderheyden, l’agence gantoise a connu plusieurs transformations. Chaque nouveau chapitre s’est accompagné d’un repositionnement stratégique, guidé par une même ambition : rester en phase avec les attentes des clients. Là où Clockwork se concentrait principalement sur la logistique, Goosebumps a élevé le niveau en misant davantage sur l’expérience. Colorclub, quant à elle, revendique aujourd’hui une approche intégrée, à la croisée des événements et de la communication.

« Nous sommes passés d’une agence purement événementielle à un acteur polyvalent », explique Michiel Vanderheyden. « Les clients n’attendent plus seulement un moment fort : chaque événement doit refléter l’ADN de l’organisation, créer du lien et laisser une empreinte durable. La création de concepts et le storytelling sont donc devenus aussi essentiels que la production elle-même. »

www.colorclub.be

MATCHMYEVENT, LA PLATEFORME QUI OPTIMISE

LES ÉVÉNEMENTS BACK-TO-BACK

Produire un événement coûte de plus en plus cher. Entre la hausse des prix des matériaux, du transport et de l’énergie, les budgets sont sous pression. Parallèlement, le secteur événementiel est appelé à réduire significativement son empreinte écologique. C’est à l’intersection de ces deux enjeux que s’inscrit MatchMyEvent une nouvelle plateforme qui propose une approche pragmatique et durable.

Le principe est simple : pourquoi ne pas rapprocher des événements différents sur le contenu, mais comparables sur le plan logistique ? MatchMyEvent se concentre sur les événements dits back-to-back : des événements organisés consécutivement, sur un même site, dans un laps de temps rapproché. Une configuration qui permet de partager les coûts fixes liés au montage et au démontage, au transport ou encore aux installations techniques. Résultat, tout le monde est gagnant car chaque organisateur réalise des économies substantielles.

Au-delà de l’aspect financier, le modèle présente un impact écologique positif. Moins de trajets, une seule installation technique, un lieu exploité avec plus d’efficacité : autant de leviers pour réduire considérablement l’empreinte carbone d’un événement. En facilitant ces mises en relation intelligentes, MatchMyEvent entend contribuer activement à une transition plus durable du secteur événementiel en Belgique.

www.matchmyevent.be

DÉCOUVREZ LES GAGNANTS DU GOLF CHALLENGE DE GOLFBOXL

Lors du drink de Nouvel An d’Experience Magazine, les participants ont pu découvrir une démonstration de GolfboXL, le tout nouveau centre de golf indoor à Bruxelles, équipé de sept cabines hightech.

GolfboXL avait déjà rencontré un franc succès avec son centre de golf indoor à Bruges. Pour mettre en lumière l’ouverture de la nouvelle implantation bruxelloise à Tour & Taxis, l’équipe avait installé un tunnel de swing virtuel lors de la réception de networking organisée en ce

début d’année par Experience et l’Event Confederation. Avec en prime un concours sympa ouvert à tous les invités. Les participants devaient tenter de faire atterrir leur balle le plus près possible des 100 mètres. Au total, 46 invités ont relevé le défi.

Voici le podium final :

1. Mégane Velghe (The Media House) - 99,7m

2. Arne Verliefde (Alter Expo) - 100,4m

3. Tanakorn Beullens Playpass NV - 100,5m

Les trois lauréats remportent chacun un ticket pour les BEA Awards et l’Event Sector Congress de fin 2026.

www.golfbox.be/home/

Colophon: Experience Magazine est une publication trimestrielle de LEO BV

Couverture: Den Trounwiessel, © SIP Emmanuel Claude Tirage: 7.000 exemplaires

Distribution: Belgique, France, Luxembourg et Pays-Bas (Nederlandse versie op vraag verkrijgbaar)

Maison d’édition: LEO BVBA - Rue du Thier 8, 4122 Neupré Éditeur responsable: Christophe De Clercq - cdc@eventbox.be

Impression: Imprimerie Hendrix, Peer

Rédaction: Jeroen Coteur, Amandine Demal

Design: Studio Mia - www.studiomia.be - 0032 (0) 495 24 35 23

Product Manager: Christophe De Clercq - cdc@eventbox.be - 0032 (0) 477 46 31 05

Traffic: Hilde De Ridder -Traffic.leo@telenet.be

Copyright: Toute reproduction, publication ou copie du contenu de ce magazine est interdite sans autorisation expresse de l’éditeur. En plus d’Experience Magazine, LEO édite également le Belgian Event Manager Guide.

Abonnements: info@eventnews.be

L’abonnement à Experience Magazine s’élève à 130 € par an (hors TVA). L’envoi en-dehors du Benelux et de la France est soumis à des frais de port supplémentaires. Tarif étudiant possible (70 €/an) sur présentation d’une carte étudiant nominative. Les demandes d’abonnement peuvent se faire par écrit en mentionnant le nom, la fonction, le nom d’entreprise et l’adresse d’envoi. La souscription à l’abonnement se fait pour une période d’un an, renouvelée jusqu’à la résiliation. La demande de résiliation doit être introduite par écrit deux mois avant l’échéance de la période d’abonnement.

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