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7 expositions à découvrir scénographie Christian Lacroix ROUEN, MUSÉE DES bEAUX-aRTS 12 octobre 2012 - 26 mai 2013


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Le temps des collections

Si la fréquentation des musées s’est maintenue voire accrue au cours de la dernière décennie, cela est en grande partie dû à l’accroissement du nombre d’expositions qui a constitué l’essentiel de leur activité. Dans ce contexte, les collections ont été plus que jamais sollicitées pour des prêts, et paradoxalement, c’est lorsqu’elles sont montrées  à l’extérieur des musées que les œuvres transportent les foules. Le musée des Beaux-Arts de Rouen souhaite donc initier un projet unique en France intitulé Le Temps des collections. Conçu pour rappeler au public la richesse et la variété du fonds permanent d’un des plus prestigieux musée de France, les différents événements regroupés dans Le Temps des collections doivent permettre au public de se réapproprier un patrimoine qui est le sien. Rapprochements inédits, trésors issus des réserves ou du cabinet des dessins, restaurations et reconstitutions sont dévoilés au public et permettent de redécouvrir les collections sous un nouveau jour. Ce programme exceptionnel s’appuie sur une scénographie soignée, confiée cette année au créateur Christian Lacroix, qui signe l’ensemble de l’identité visuelle du projet.

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Musée des Beaux-arts

Accès niveau 2

WC

WC

Expositions temporaires

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Expositions temporaires

Jardin des sculptures

SISLEY

Salle du Jubé

Restaurant du musée

Vestiaire

Accueil

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Librairie

DÉBUT DE LA VISITE

Niveau 1

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la Galerie

1 Le vitrail du Jugement Dernier

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6 Jacques-Émile Blanche et le décor

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7 Zao Wou-Ki

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Le temps des collections

5 WC

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WC

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Niveau 2 2 Le Port de Rouen XVIe - XIXe siècle

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3 Pierre Buraglio

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4 François-Adrien Boieldieu

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5 La Normandie de Delacroix

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Christian Lacroix

C’est à l’invitation de Sylvain Amic, rencontré il y a quelques saisons autour des projets Alexandre Cabanel du musée Fabre de Montpellier et du Wallraf Museum de Cologne, que je vais collaborer, avec les éminents et sympathiques conservateurs et commissaires de Rouen, à monter et montrer ces expositions, ces « pépites », sept en tout. Ce « Temps des collections », renouvelé chaque saison, destiné à raviver toujours davantage l’attachement des Rouennais à leurs musées et à faire connaître toujours mieux leurs richesses au « reste du monde ». J’ai aimé d’emblée cette idée de remettre en valeur ou sous un éclairage particulier, œuvres rares et acquisitions, invitations et restaurations, prêts et pièces peu montrées, etc. Voilà une tâche qui m’est un honneur en même temps qu’un bonheur, me permettant de renouer avec mes amours premières, l’histoire de l’art, et, s’agissant de scénographie, si minime soit-elle, le théâtre, négligés pendant trente ans de ma vie au profit de la mode. C’est une intervention en toute légèreté, une bannière ici, une couleur là, des panneaux ou frises imprimés, des tapis graphiques pour circonscrire, délimiter, indiquer les espaces concernés, comme des fils rouges le long de la promenade à travers les salles, comme une respiration, des petits cailloux, des bijoux, certes, non pas destinés à éclipser le reste des collections avec esbroufe, mais au contraire, comme un rythme, une scansion, de lumineuses surprises dont l’éclat rejaillit en miroir sur les œuvres alentours.

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Le vitrail du “Jugement dernier” Restauration d’un joyau du XVIe siècle 12 octobre 2012 - 31 janvier 2013

L’église Saint-Vincent de Rouen bombardée en 1944 fut rasée en 1948, à l’exception du portail sud. Les vitraux des XVe et XVIe siècles avaient été déposés en 1939 et transportés au donjon de Niort. Les verrières du chœur créées par l’atelier des Le Prince et les suiveurs d’Arnoult de Nimègue constituaient un ensemble qui ne pouvait être dissocié et qui fut remonté dans l’église Jeanne d’Arc construite dans ce but par l’architecte Louis Arretche. Les baies du XVe siècle furent accueillies dans la tour Saint-Romain de la cathédrale et celles du XVIe siècle dans la chapelle de la Vierge. Les vitraux qui n’avaient pu trouver place dans aucune église rouennaise, entreposés au dépôt départemental des objets d’art de Seine-Maritime, restèrent en caisse jusqu’en 1991, à l’exception du Jugement dernier présenté au musée Le Secq des Tournelles, puis à partir de 1996, au musée des Beaux-Arts. Redécouverts lors de l’exposition de 1995-1996, ils sont depuis lors conservés au musée. Un programme est à l’étude afin de pouvoir, au cours des prochaines années, présenter dans les salles du musée les pièces les plus insignes de cette vitrerie exceptionnelle. Pour l’année 2012, premier jalon de ce vaste projet, une restauration fondamentale du Jugement dernier a été entreprise. Elle se poursuivra au cours des prochains mois et concerne deux des trois lancettes, la dernière étant une reconstitution réalisée par Duhamel Marette en 1869, habile mais peu en accord avec les parties du XVIe siècle. Ce vitrail soulève de nombreuses questions, tant historiques que stylistiques. Des recherches sont en cours pour tenter de déterminer son origine qui demeure mystérieuse, faute de documents d’archives qui pourraient apporter un éclairage sur les circonstances de sa conception.

La restauration du vitrail du Jugement dernier a été effectuée avec l’aide du Ministère   de la Culture, Direction régionale des Affaires culturelles de Haute-Normandie.

Pour continuer dans les collections permanentes – Maquette de l’église saint Maclou de Rouen (salle 1.9) – Quentin Massys, Saint Jérôme dans sa cellule (salle 1.6) – Tapisserie, La Justice de Trajan (salle 1.6) – La représentation de Jésus (salles 1.2 à 1.7 ; 1.12 et de 2.4 ; 2.8 ; 2.9 ; 2.13 ; 2.15) 7


Le Port de Rouen, XVIe -XIXe siècle un paysage immobile ?

« Rouen, capitale de la Normandie, est sans contredit une des plus fameuses villes de la France. La rivière de Seine qui roule ses flots avec une majesté extraordinaire le long de ses remparts y forme le plus beau quai qui soit au monde ; il est le plus souvent tout bordé de navires étrangers ; dans une seule promenade qu’on y fera, on entendra parler toutes sortes de langues et, sans même sortir de la place, on saura ce qui se passe dans l’univers ». François Farin, Histoire de la ville de Rouen, 1668. Le territoire du port de Rouen s’étend au fil de la Seine, à la fois accès à la mer et chemin qui marche vers l’amont, amenant et redistribuant les richesses du monde vers le cœur du pays. Hors de vue de l’océan, par-delà l’ironie de la géographie, le port invite au voyage au sein d’un théâtre urbain qui donne à voir sa puissance et sa richesse. Véritable miroir de la diversité de l’univers, il incarne un lieu de concentration et de rayonnement économique, symbolique et culturel. Le port a inspiré de nombreux artistes français tels Israël Silvestre, Hubert Robert, Nicolas Cochin, Jean-Pierre Houël, Louis Garneray, Polyclès Langlois, David d’Angers, mais aussi des étrangers, d’Abraham Willaerts à Torello Ancillotti. Ils nous offrent autant de sensibilités différentes et permettent de croiser les regards sur ce monde perdu qui semblait immuable jusqu’au milieu XIXe siècle et qui a disparu dans les bouleversements de la révolution industrielle.

Ce projet a été réalisé grâce à la collaboration de la Région Haute-Normandie,   service de l’Inventaire et du patrimoine. Cette exposition a reçu le soutien du Grand Port Maritime de Rouen.

Pour continuer dans les collections permanentes – Camille Corot, Marine ou Les Quais marchands de Rouen (salle 2.28) – Charles-Louis Mozin, Le Port de Rouen, vue générale (salle 2.25) – Camille Pissarro, La Côte sainte Catherine (salle 2.32) – Camille Pissarro, Le Pont Boieldieu à Rouen, soleil couchant temps brumeux (salle 2.33) 8


Pierre Buraglio Résidence au musée des Beaux-Arts de Rouen

Le peintre Pierre Buraglio, né en 1939 à Charenton, vit et travaille à Maisons-Alfort. Élève à l’École nationale supérieure des beaux-arts en 1959 dans l’atelier de Roger Chastel, il fréquente Viallat, Buren, Parmentier, Bioulès, Dezeuze, Rouan. Ensemble, ils transforment en profondeur la scène artistique française dans les années 1960. Depuis ses premières gouaches abstraites découpées et collées en 1964-1965, il ne cesse d’inventer de nouvelles ressources pour la peinture, réinvestissant la pratique d’atelier avec des matériaux de récupération pour créer des compositions qui, en définitive, appartiennent pleinement à la tradition picturale. Exposé dans les grandes institutions françaises à partir de 1977, il enseigne à l’École des beaux-arts de Valence, à l’École nationale supérieure des beaux-arts à Paris et reçoit de nombreuses commandes publiques, telle l’aménagement et la décoration de la chapelle Saint-Symphorien à l’église Saint-Germain-des-Prés. Dans un contexte où de nouvelles démarches artistiques marginalisaient la peinture, Pierre Buraglio n’a jamais cessé de fréquenter les musées qui ont nourri toute sa démarche. En résidence au musée des Beaux-Arts pendant six mois, il a laissé cheminer son crayon devant Velázquez, La Hyre, Puget, dont les œuvres sont présentées dans les salles voisines. La peinture de Géricault a retenu toute son attention et en particulier le Cuirassier, incarnation du soldat défait de toutes les guerres, qu’il met en relation avec une vareuse militaire, relique de 1914. De ce dialogue silencieux est né un corpus d’œuvres, de regards et de commentaires qui, accroché au sein du parcours classique, nous invite à entendre, autant grâce  à l’œil qu’à la main, la leçon des grands maîtres.

Pour continuer dans les collections permanentes – Pierre Puget, Hercule terrassant l’hydre de Lerne (salle 2.8) – Laurent de La Hyre, La Descente de croix (salle 2.8) – Théodore Géricault (salle 2.23) – Diego Velázquez, Démocrite (salle 2.10) – Anonyme hollandais, Vanité (salle 2.5) 9


François-Adrien Boieldieu Un grand compositeur de l’époque romantique

Né à Rouen en 1775, François-Adrien Boieldieu a été le plus célèbre compositeur français de musique lyrique du premier quart du XIXe siècle. Initié à la musique par Charles Broche, organiste de la cathédrale de Rouen, il gagne Paris en 1796 où il se fait rapidement connaître dans le genre de l’opéra-comique. Le triomphe qu’il remporte en 1800 avec Le Calife de Bagdad lui assure une célébrité qui dépasse bientôt les frontières : invité en Russie par le tsar Alexandre, il séjourne à Saint-Pétersbourg de 1803 à 1811.  Il reconquiert dès son retour les faveurs du public français avec La Jeune femme colère. Sa carrière culmine en 1825 avec La Dame blanche, inspirée de Walter Scott, qui a rapidement été jouée dans l’Europe entière et qui demeure aujourd’hui son œuvre la plus connue. Boieldieu disparaît en 1834 dans sa maison de Varennes-Jarcy, au sud-est de Paris. Le musée conserve un fonds important en rapport avec le musicien, parmi lesquelles des œuvres qui lui ont appartenu, des instruments de musique, du mobilier et des objets précieux. Dans son portrait par Boilly (1800), le musicien est représenté devant un forte-piano fabriqué par Mercken, que l’on peut comparer ici à l’instrument du même facteur, exposé en regard du forte-piano Érard qui lui a appartenu. Le musée a également recueilli ces reliques si particulières au culte du souvenir tel qu’il se concevait au XIXe siècle : son masque mortuaire, le moulage de sa main droite ou une mèche de cheveux…

Pour continuer dans les collections permanentes – Commode Barbière (salle 2.24) – Elisabeth Vigée-Lebrun, Portrait de Giuseppina Grassini dans le rôle de Zaïre (salle 2.24) 10


La Normandie de Delacroix Un enrichissement majeur des collections rouennaises 12 octobre 2012 - 14 avril 2013 Si Delacroix est souvent venu en Normandie, les peintures qu’il a consacrées à des motifs topographiques de la région sont rarissimes. L’acquisition des Ruines de la chapelle de l’abbaye de Valmont (1831) est donc un événement. Quatre vues des tombeaux gothiques placés dans l’abbatiale rejoignent par ailleurs le riche fonds de dessins de l’artiste conservé à Rouen. Le monument appartenait aux cousins du peintre, souvent venu entre 1813 et 1850 se reposer dans leur propriété située non loin de Fécamp. Passionnément attiré par la mer, il a laissé de nombreuses aquarelles inspirées par le spectacle de la grève et des falaises. C’est au retour d’un séjour en 1852 qu’il peint La Mer à Dieppe, née d’un souvenir et non d’un travail en plein air mais dont la composition et la touche fragmentée semblent anticiper la vision des impressionnistes. Les églises de Rouen ont par ailleurs fasciné l’artiste, qui tenait le tombeau de Louis de Brézé dans la cathédrale pour l’un des rares monuments où la sculpture française pouvait rivaliser avec l’école d’Italie. Son journal et sa correspondance contiennent de nombreuses mentions de ses visites au musée. Il y exécute une copie d’après Véronèse en 1834 ; particulièrement frappé par les Pérugin et le grand Rubens, il est l’un des premiers à percevoir l’importance du Démocrite de Velázquez, alors attribué à Ribera. C’est à son intervention personnelle que Rouen doit de conserver la monumentale Justice de Trajan, acquise par l’État au Salon de 1840, initialement destinée à Bordeaux.

La peinture Ruines de la chapelle de l’abbaye de Valmont (1831) et l’aquarelle   Le Tombeau de Nicolas d’Estouteville à Valmont (1829) ont été acquises avec l’aide   du Fonds régional d’acquisition pour les musées (FRAM) de Haute-Normandie.

Pour continuer dans les collections permanentes – Romantisme (salles 2.24 ; 2.25) – Théodore Géricault (salle 2.23) – Salle du Jubé (salle 1.22) 11


Jacques-Émile Blanche et le décor Biennale de Venise 1912 Jacques-Émile Blanche (1861-1942), critique, essayiste, mémorialiste et peintre est surtout connu pour ses effigies de célébrités, en particulier le Portrait de Marcel Proust (Paris, musée d’Orsay). Sans complaisance à l’égard de ses modèles, il manifeste la même pénétration psychologique dans le portrait de commande de gens du monde que dans celui, plus spontané, des personnes humbles de son entourage normand. Les conseils de Renoir, familier des Blanche, ont été mis à profit dans le délicat exercice du portrait d’enfant dont Blanche donne des témoignages d’une rare profondeur. En 1912, invité à présenter une exposition particulière dans le cadre de la Biennale de Venise, il dispose d’une salle dans le pavillon français inauguré cette année-là pour laquelle il conçoit un décor en frise. Inspiré de son salon-atelier d’Auteuil il se compose de loggias à la manière italienne et de paravents dans l’esprit orientalisant des Ballets russes. C’est pour lui l’occasion de rivaliser avec ses contemporains, Denis et Vuillard. Ses recherches portent essentiellement sur le traitement de la couleur. Il découvre des accords audacieux entre les tons éteints et les couleurs pures et combine, au prix de grands efforts, la détrempe et l’huile pour obtenir une matité proche de la détrempe en usage chez les maîtres anciens. L’artiste attachait une grande importance aux bordures qu’il a choisi de traiter dans un vermillon identique à celui des torsades surplombant les loggias afin de mieux intégrer le décor à l’espace donné.

Pour continuer dans les collections permanentes – Jacques-Émile Blanche, André Gide et ses amis au café maure de l’Exposition universelle de 1900 (salle 1.20) – L’Hôte, Portrait de Paul Valéry (salle 2.25) 12


Zao Wou-Ki Hommage à Claude Monet dernières aquarelles Peintre franco-chinois né en 1921 à Pékin, Zao Wou-Ki arrive à Paris en 1948 où il fréquente tous les artistes qui, comme lui, prennent pied dans la capitale : Jean-Paul Riopelle, Pierre Soulages, Sam Francis, ou encore Hans Hartung, Nicolas de Staël, Vieira da Silva. L’œuvre de Paul Klee qu’il découvre à Berne en 1951 lui fait prendre définitivement le tournant de l’abstraction. D’abord tournée vers le signe, sa peinture prend très vite une dimension lyrique  et monumentale. La couleur va y jouer un rôle essentiel, qu’elle s’exprime en jaillissements, en projections, en traces légères, ou en larges plages liquides. « Espace, lumière, mouvement, souffle, tels sont pour moi les mots essentiels, les sujets permanents de ma recherche », explique-t-il en 1998. Dans cet océan de couleurs se distinguent les hommages rendus à ses proches, ses maîtres, ses compagnons de route. Parmi les peintres, peu d’élus, au nombre desquels Monet, à qui il dédie un triptyque magistral en 1991. « J’ai (…) réalisé un hommage  à Claude Monet, en reprenant les couleurs chères à ce peintre. Je lui voue une grande admiration. À partir de 1885, il a commencé à peindre des tableaux incroyables. Les Nymphéas, par exemple. » Sensible aux liens particuliers du musée de Rouen avec Claude Monet, Zao Wou-Ki  a décidé d’y déposer ce chef-d’œuvre, entourée ici d’aquarelles récentes. Elles révèlent comment l’artiste a refondé ces dernières années son rapport à la nature en revenant travailler sur le motif, après une interruption de cinquante années. Légère, immédiate, subtile mais aussi cinglante, explosive, acide, l’aquarelle a été l’instrument par lequel Zao Wou-Ki a comblé ce désir lointain de la jeunesse : « J’avais envie de la clarté des Impressionnistes et de leur légèreté. »

Pour continuer dans les collections permanentes – Claude Monet (salles 2.30 à 2.33) 13


LE

À VO

radio hdr au musée des Beaux-arts

US LA

PARO

Le mix des cuLtures

Pour changer de regard, le service des publics invite la radio HDr au musée des beauxarts. cette radio associative de l’agglomération de rouen, créée en 1998, émet sur la fréquence 99,1 mHz et sur internet. Gérée par l’association des amis de la maison des Jeunes  (aamJ), HDr est un acronyme de Hauts de rouen, lieu géographique où elle est installée. La radio œuvre dans les domaines de l’éducation, de la formation, de la citoyenneté,  de la lutte contre les discriminations, de la démocratie participative et reçoit des fi nancements publics (Union européenne, État et collectivités territoriales). La radio HDr revendique un multiculturalisme. Véritable outil de médiation en soi, ce projet HDr contribue à changer notre regard sur le musée, à aller à la rencontre de nouveaux publics,  à faire entendre la parole des visiteurs sur le musée, ses collections, ses métiers.  il permet d’organiser des émissions au sein du parcours des collections permanentes  sur des thématiques culturelles, sociales, tout en mettant en relief les activités proposées au public. Des projets particuliers pourront être mis en place : création d’ambiances sonores autour de certaines œuvres, ou bien de productions audiovisuelles et  encore de programmes radiophoniques.  Une émission spéciale sur le musée « tchachomusée » est diffusée le vendredi de 18h10  à 19 heures sur le 99.1 (Fm). elle se compose de plusieurs chroniques permettant de  découvrir les multifacettes du musée et de ses activités. L’objectif de l’émission est de  donner la parole aux visiteurs, à tout à chacun et plus particulièrement aux habitants  des Hauts de rouen, afi n que tous puissent raconter leur relation au musée.

ce projet est soutenu par le ministère de la culture – Drac Haute-Normandie  dans le cadre du plan Dynamique espoir banlieue.

à partir du 17 octoBre Émission enregistrée au musée des beaux-Arts, tous les mercredis de 15 heures à 16 heures dans les conditions du direct où le public est convié ! Diffusion de l’émission sur 99.1 le vendredi de 18h10 à 19h ou sur www.radiohdr.com et en podcast. 14


Autour du Temps des collections La restauration du Jugement dernier Visites commentées (1 heure)

Conférence

Dimanches 14 octobre, 18 novembre, 2 décembre, 23 décembre, 13 janvier à 15h   et mercredi 14 novembre à 16h30

Samedi 9 février à 15h

Le vitrail du Jugement dernier et la vitrerie de l’église Saint-Vincent de Rouen par Michel Hérold, conservateur en chef, cellule vitrail de l’Inventaire général Jeudi 29 novembre à 18h30  Auditorium du musée des Beaux-Arts

Midi-musées (45 mn)

Cinéma-musées

22, 23, 29 et 30 novembre à 12h30

Cinq films expérimentaux proposés par l’association Braquage (www.braquage.org)   et présentés par Sébastien Ronceray Mercredi 14 novembre à 19h (73 mn)  Auditorium du musée des Beaux-Arts

Visite LSF (1 heure)

Un dimanche en famille (1 heure) 16 et 23 décembre à 16h Ateliers Jeune public (6-12 ans) – Du mercredi 26 au vendredi 28 décembre, 10h-12h – Jeudi 27 décembre, 14h-16h

Lecture Par les acteurs-compagnons du GEIQ Théâtre en Haute-Normandie et Catherine Dewitt, comédienne et metteur en scène. Organisé en partenariat avec le Centre dramatique régional de Haute-Normandie / Théâtre des Deux Rives Dimanche 25 novembre à 16h (1h15)

Le Port de Rouen - XVIe-XIXe siècle Visites commentées (1 heure)

Cycle de conférences

Dimanches 21 octobre, 20 janvier, 24 février, 24 mars, 5 mai à 15h et mercredi 6 mars à 16h30

– Le port de Rouen du XVIe au XIXe siècle : un paysage immobile ? par Jérôme Decoux, service de l’inventaire du patrimoine, région Haute-Normandie Jeudi 7 mars à 18h30  Auditorium du musée des Beaux-Arts – Visions du port au XXe siècle : le présent recomposé par Jérôme Decoux, service de l’inventaire du patrimoine, Région HauteNormandie Jeudi 14 mars à 18h30  Auditorium du musée des Beaux-Arts

Visite LSF (1 heure) Samedi 9 mars à 15h Midi-Musées (45 mn) 7, 8, 14 et 15 mars Un dimanche en famille (1 heure) Dimanche 17 mars à 16h Ateliers Jeune public (6-12ans) Du lundi 29 au mercredi 31 octobre, 10h à 12h

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Cinéma-musées

Lecture

Dix films expérimentaux proposés par l’association Braquage (www.braquage.org)   et présentés par Emilien Awada Mercredi 6 mars à 19h (72 mn)  Auditorium du musée des Beaux-Arts

Par les acteurs-compagnons du GEIQ Théâtre en Haute-Normandie et Catherine Dewitt, comédienne et metteur en scène. Organisé en partenariat avec le Centre dramatique régional de Haute-Normandie / Théâtre des Deux Rives Dimanche 10 mars à 16h

François-Adrien Boieldieu Visites commentées (1 heure)

Conférence musicale

Dimanches 16 décembre, 27 janvier, 10 mars, 21 avril, 26 mai à 15h et mercredi 6 février à 16h30

Par Jean-François Weber et Richard Siegel Samedi 18 mai à 14h30, 15h30 et 16h30

Visite LSF (1 heure)

Concerts

Samedi 17 novembre à 15h

Lundi 29 octobre, 14h-16h

– Hommage à Boieldieu, compositeur rouennais en ouverture du Printemps de Rouen 2013. Introduction et présentation par Joann Elart, maître de conférence de l’Université de Rouen Samedi 13 avril à 19h30. Auditorium du Conservatoire à rayonnement régional – Concert par Richard Siegel Samedi 18 mai à 19h  Auditorium du musée des Beaux-Arts

Conférence

Méridienne

François-Adrien Boieldieu dans les collections du musée des Beaux-Arts par Diederik Bakhuÿs, conservateur au musée des Beaux-Arts Jeudi 7 février à 18h30  Auditorium du musée des Beaux-Arts

Boieldieu et la musique de chambre ? Avec les classes de piano et de musique de chambre du Conservatoire à rayonnement régional Vendredi 1er février à 12h15 (45 mn)

Midi-Musées (45 mn) 7, 8, 14 et 15 février à 12h30 Un dimanche en famille (1 heure) Dimanche 10 février à 16h Ateliers Jeune public (6-12 ans)

Cinéma-musées Cinq films expérimentaux proposés par l’association Braquage (www.braquage.org)   et présentés par Francesca Veneziano Mercredi 6 février à 19h (55 mn)  Auditorium du musée des Beaux-Arts Lecture Par les acteurs-compagnons du GEIQ Théâtre en Haute-Normandie et Catherine Dewitt, comédienne et metteur en scène. Organisé en partenariat avec le Centre dramatique régional de Haute-Normandie / Théâtre des Deux Rives Dimanche 3 février à 16h

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Association des Amis Midi-musées-musique Par les élèves du Conservatoire Lundi 11 février à 12h15  Salle du Jubé


la Normandie de Delacroix Visites commentées (1 heure)

Cinéma-musées

Dimanches 28 octobre, 30 décembre, 3 février, 3 mars, 7 avril à 15h ; 5 décembre à 16h30

Samedi 9 mars à 15h

Six films expérimentaux proposés par l’association Braquage (www.braquage.org)   et présentés par Lucie Wright Mercredi 5 décembre à 19h (64 mn)  Auditorium du musée des Beaux-Arts

Midi-Musées (45 mn)

Lecture

7, 8, 14 et 15 février à 12h30

Par les acteurs-compagnons du GEIQ Théâtre en Haute-Normandie et Catherine Dewitt, comédienne et metteur en scène. Organisé en partenariat avec le Centre dramatique régional de Haute-Normandie / Théâtre des Deux Rives Dimanche 16 décembre à 16h

Visite LSF (1 heure)

Ateliers Jeune public (6-12 ans) Du lundi 25 au mercredi 27 février, 10h-12h Conférence Delacroix et la Normandie par Diederik Bakhuÿs, conservateur au musée des Beaux-Arts Jeudi 6 décembre à 18h30  Auditorium du musée des Beaux-Arts

Jacques-Émile Blanche et le décor Visites commentées (1 heure) Dimanches 4 novembre, 10 février, 17 mars, 28 avril, 19 mai à 15h Visite LSF (1 heure) Samedi 4 mai à 15h Midi-Musées (45 mn) 21, 22, 28 et 29 mars à 12h30 Ateliers Jeune public (6-12 ans) – Du lundi 15 au mercredi 17 avril, 10h-12h – Du lundi 22 au mercredi 24 avril, 10h-12h Cycle de conférences – Jacques-Émile Blanche à la Biennale de Venise et la place du décor dans son œuvre par Marie-Claude Coudert, musée des Beaux-Arts Jeudi 17 janvier à 18h30  Auditorium du musée des Beaux-Arts – Entre ombres et lumières. Jacques-Émile Blanche et Dieppe par Bénédicte Duthion, attachée de conservation du patrimoine, service de l’inventaire et du patrimoine, Région HauteNormandie Jeudi 14 février à 18h30  Auditorium du musée des Beaux-Arts

– Jacques-Émile Blanche, une vie par Mireille Bialek, chercheur en histoire locale et créatrice du musée municipal d’Offranville Jeudi 21 mars à 18h30.   Auditorium du musée des Beaux-Arts – Blanche et la musique par Arnold Bretagne, violoncelliste, professeur de culture musicale   et d’analyse au conservatoire de Rouen Jeudi 28 mars à 18h30  Auditorium du musée des Beaux-Arts Lecture Par les acteurs-compagnons du GEIQ Théâtre en Haute-Normandie et Catherine Dewitt, comédienne et metteur en scène. Organisé en partenariat avec le Centre dramatique régional de Haute-Normandie / Théâtre des Deux Rives Dimanche 24 mars à 16h Méridienne Merci Monsieur Poulenc. Organisé en partenariat avec le Conservatoire régional de Rouen Vendredi 15 mars, 12h15 (45 mn)  Jardin des Sculptures

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Pierre Buraglio en résidence et Zao Wou-ki Visites commentées (1 heure)

Midi-Musées (45 mn)

Dimanche 25 novembre, 9 décembre, 6 janvier, 17 février, 14 avril à 15h ; 9 janvier à 16h30 ; 3 avril à 16h30

10, 11, 17 et 18 janvier à 12h30 Un dimanche en famille (1 heure) Dimanche 21 octobre à 16h

Pierre Buraglio en résidence Visite commentée (1 heure)

Cinéma-musées

Mercredi 9 janvier à 16h30

Claude Duty, Les Énervés de Jumièges William Mimouni, Pierre Buraglio En présence de Claude Duty, réalisateur   et Pierre Buraglio Mercredi 9 janvier à 19h (46 mn)  Auditorium du musée des Beaux-Arts

Visite LSF (1 heure) Samedi 12 janvier à 15h Ateliers Jeune public (9-12 ans) Du lundi 5 au vendredi 9 novembre, 14h-17h Conférence Conversation à trois autour de Pierre Buraglio par Sylvain Amic, directeur des musées, Pierre Buraglio, artiste peintre et Pierre Wat, professeur d’histoire de l’art contemporain à Paris I Jeudi 10 janvier à 18h30  Auditorium du musée des Beaux-Arts

Lecture Par les acteurs-compagnons du GEIQ Théâtre en Haute-Normandie et Catherine Dewitt, comédienne et metteur en scène. Organisé en partenariat avec le Centre dramatique régional de Haute-Normandie / Théâtre des Deux Rives Dimanche 20 janvier à 16h

Zao Wou-KI Visite commentée (1 heure)

Cinéma-musées

Mercredi 3 avril à 16h30

Richard Texier, Rouge très très fort / Moments de création / Zao Wou-Ki Alain Vollerin et Michel Ragon, Zao Wou-Ki Mercredi 3 avril à 19h (61 mn)  Auditorium du musée des Beaux-Arts

Visite LSF (1 heure) Samedi 6 avril à 15h Conférence « Peindre, la seule chose que je sache faire au monde » Zao Wou-Ki par Sylvain Amic, directeur des musées Jeudi 31 janvier à 18h30  Auditorium du musée des Beaux-Arts

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Lecture Par les acteurs-compagnons du GEIQ Théâtre en Haute-Normandie et Catherine Dewitt, comédienne et metteur en scène. Organisé en partenariat avec le Centre dramatique régional de Haute-Normandie / Théâtre des Deux Rives Dimanche 7 avril à 16h


La Matmut mécène de l’événement « Le Temps des Collections »

L’ensemble du projet Le Temps des collections a été mené à bien grâce au mécénat exceptionnel de la Matmut qui s’est engagée à soutenir cette initiative durant les trois années à venir. La Matmut se veut une entreprise citoyenne à la mesure de ses moyens. Cette démarche se traduit par des actions concrètes dans le domaine de la Prévention mais également au bénéfice du plus grand nombre, dans les domaines médical et médicosocial, culturel et économique. La Matmut développe depuis plusieurs années une politique d’action culturelle dynamique, au niveau national et particulièrement sur le territoire haut normand. Elle accompagne et cherche à promouvoir des artistes et structures dans leur démarche de création et de diffusion. La Matmut s’engage aux côtés de jeunes talents en participant à leur formation et à leur professionnalisation. Elle a également à cœur de sensibiliser un public toujours plus large à la création contemporaine. L’ouverture sur la culture est un des points forts de l’action de la Matmut : musique classique ou jazz, théâtre, peinture, sculpture… L’entreprise s’ouvre sur les arts au profit des salariés, des délégués et des sociétaires… L’idée mutualiste, c’est la solidarité et la conviction que nous pouvons contribuer à construire ensemble un monde et un avenir meilleurs. Daniel Havis, Président Directeur Général

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Informations pratiques Musée des Beaux-Arts de Rouen Esplanade Marcel Duchamp / 76 000 Rouen Tél. : 02 35 71 28 40 / Fax. : 02 35 15 43 23 musees@rouen.fr www.rouen-musees.com

Horaires

Accès

Tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h Le musée est fermé les 1er janvier, 1er et 8 mai, Ascension, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre et 25 décembre. Les collections permanentes du musée sont gratuites chaque premier dimanche du mois.

En bus : Arrêt square Verdrel - rue Jeanne-d’Arc (4, 8, 11, 13) et Arrêt Beaux-Arts - rue Lecanuet (4, 5, 11, 13, 20) En Métrobus : Station gare SNCF ou Palais de Justice En train : gare de Rouen, à 5 mn à pied en descendant la rue Jeanne d’Arc

Tarifs Plein tarif : 5 € Tarif réduit : 3 € Gratuit pour les moins de 26 ans   et les demandeurs d’emploi

Services Librairie, vestiaire en libre accès, cafétéria

Service des Publics Musées de Rouen Esplanade Marcel Duchamp 76 000 Rouen Tél. : 02 35 52 00 62 - Fax : 02 32 76 70 90 publicsmusees@rouen.fr L’ensemble du projet Le Temps des collections a été mené à bien grâce au mécénat exceptionnel de la Matmut. L’exposition Le Port de Rouen, XVIe - XIXe siècle, a reçu le soutien du Grand Port Maritime de Rouen. La restauration du vitrail du Jugement dernier a été effectuée avec l’aide du ministère de la Culture - DRAC de Haute-Normandie. L’exposition Le Port de Rouen XVIe - XIXe siècle est réalisée avec la collaboration de la Région Haute-Normandie, service de l’Inventaire et du Patrimoine. La peinture Ruines de la chapelle de l’abbaye de Valmont (1831) et l’aquarelle Le Tombeau de Nicolas d’Estouteville à Valmont (1829) ont été acquises   avec l’aide du Fonds régional d’acquisition pour les musées (FRAM) de Haute-Normandie. Le projet HDR est soutenu par le ministère de la Culture - DRAC de Haute-Normandie dans le cadre du plan Dynamique espoir Banlieue. Avec le soutien de la CREA. En partenariat avec France Bleu Haute-Normandie et le Réseau Astuce, transports en commun de la CREA.

Réalisation : www.latelierdecommunication.com / illustrations : Christian Lacroix

Renseignements et réservations pour les groupes


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