

PARTAGEONS NOTRE PASSION POUR L’ART, ET RÉALISONS ENSEMBLE VOS PROJETS !
Vous gérez une société ou exercez en tant que profession libérale, faites de vos locaux une fenêtre ouverte sur le monde de l’Art et de la Culture.
Découvrez une solution innovante alliant plaisir et avantages, grâce à la location d’oeuvres d’art !

Libre choix des oeuvres d’artistes vivants ou non Une totale personnalisation de vos locaux
Une communication innovante
Une solution sans limite de plafond*
Un plan de financement entièrement individualisé
Trésoreries personnelle et professionnelle préservées
100% des loyers déductibles de bénéfice imposable
Constitution d’un patrimoine
Numéro du 10 avril au 10 juin
Prochain numéro : le 10 juin
La culture, un territoire à part
On aime souvent imaginer la culture comme un territoire à part, une sorte de refuge élégant. Un espace préservé, presque sacré, où les œuvres circuleraient librement, au-dessus du tumulte des idéologies et des conflits politiques. Où seules compteraient la beauté, l’émotion et le génie, avec leur capacité à nous rassembler au-delà de nos divisions. Mais cette vision, aussi séduisante soit-elle, résiste mal à l’examen. Pour preuve, la polémique suscitée par le retour de la Russie à la Biennale d’art contemporain de Venise, qui ouvrira ses portes en mai prochain. Alors qu’elle en avait été chassée il y a quatre ans à la suite de l’invasion de l’Ukraine. De fait, la culture n’est jamais hors du monde. Elle en est au contraire l’un des miroirs les plus fidèles. Les œuvres naissent dans une époque, dans un contexte social et politique précis. Elles portent les traces de leurs auteurs, de leurs combats, de leurs contradictions. Même lorsqu’un artiste prétend s’en abstraire, son silence ou sa posture disent déjà quelque chose du monde dans lequel il crée. Penser la culture comme un espace neutre reviendrait donc à oublier qu’elle est aussi un lieu de pouvoir, de représentation et parfois de contestation.
L'édito
Reste la question qui enflamme régulièrement les débats : peut-on séparer l’œuvre de l’artiste ? Autrement dit, peut-on admirer une œuvre tout en fermant les yeux sur celui qui l’a créée ?
D’un côté, certains affirment que l’œuvre possède sa propre autonomie. Une fois créée, elle appartient au public, à l’histoire, à l’interprétation collective. La juger à l’aune de la vie privée ou des opinions de son auteur reviendrait à réduire la puissance de l’art à la moralité de celui qui l’a produite. À introduire en somme une nouvelle forme de censure.
De l’autre côté, beaucoup estiment qu’ignorer l’artiste, c’est parfois fermer les yeux sur des comportements ou des discours problématiques. Consommer une œuvre, la célébrer ou la diffuser peut être perçu comme une forme de légitimation.
Dans cette perspective, la culture ne peut pas s’exonérer totalement des responsabilités éthiques qui traversent la société.
Le génie n’excuse pas tout. Lire, écouter, regarder est aussi un acte citoyen.
Mais, une chose est certaine : l’idée d’une culture pure, suspendue au-dessus de la société, est une illusion. La culture est politique parce qu’elle touche à ce que nous pensons, à ce que nous tolérons et à ce que nous célébrons.
La vraie question n’est donc peut-être pas de savoir si l’on doit séparer l’artiste de l’œuvre. La vraie question est de savoir jusqu’où nous sommes prêts à regarder - et à assumer - ce que nos œuvres préférées disent réellement de nous.
Luis Armengol Rédacteur en chef
L'équipe
SARL MEDI’ART COMMUNICATION
Immeuble l’Arbre Blanc. 1, Place Christophe Colomb 34000 Montpellier Tél. 04 67 12 06 00. contact@lartvues.com
Directeur de la publication : Stéphane Jurand
Directrice de la rédaction : Eva Gosselin
Direction commerciale : Philippe Pech
Responsable du développement : Dominique Dupland-Ychou Administration, commerciale et abonnements : Christine Jurand
Rédacteur en chef : Luis Armengol
Rédaction : BTN, Marilyn Beaufour, Manon Haddouche, Laëtitia Toulout, Mireille Fabre, Colette Dimo, Inès Bazaï
Réalisation : K Y A H
Impression : Rotimpress - Diffusion : BMC Diffusion
Dépôt légal à parution - Magazine gratuit - ISSN 1164-7531
Édition et régie publicitaire : Médi’Art Communication
(Sarl au capital de 27000€)
RCS Montpellier B384662599
N° 04/2026
Les manuscrits et documents envoyés ne sont pas rendus. En aucun cas, le journal n’est responsable des documents qui lui sont confiés. Toute reproduction même partielle des articles et illustrations parus dans ce numéro est interdite, sauf autorisation préalable et écrite de la direction. Les articles insérés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.



Cahier Région
Occitanie
Un parcours entre patrimoine, nature et culture
Institutions, collections, expositions, l'art contemporain s'expose en Occitanie





CAHIER SPECIAL
Un parcours entre patrimoine, nature et culture

L’ouest de Montpellier a longtemps été un territoire que l’on traversait sans vraiment s’y arrêter. Pourtant, de Juvignac à SaintJean-de-Védas, en longeant la vallée de la Mosson et les collines viticoles de Lavérune, ce secteur recèle un patrimoine remarquable - châteaux du XVIIIe siècle, domaines viticoles familiaux, parcs naturels, scènes culturelles - riche, vivant, et souvent méconnu. Le Contournement Ouest de Montpellier change cela. Ce projet de six kilomètres reliant les autoroutes A750 et A709, dont les travaux débutent fin 2026, fluidifiera les déplacements et réduira les temps de trajet vers ces lieux qui bordent son tracé. Et au-delà, il ouvre aussi la route vers l’arrière-pays héraultais et le littoral méditerranéen. Châteaux, vignobles, villages médiévaux, cathédrale sur presqu’île, ville aux mille canaux : partez à la découverte de ce territoire, page après page.

Juvignac
Aux portes de Montpellier
Située à l’ouest de Montpellier, Juvignac puise ses origines dans l’Antiquité romaine - le domaine gallo-romain de Juviniacumavant de devenir seigneurie en 799, au lendemain d’une bataille contre les Sarrasins remportée par Charlemagne dans sa plaine. Aujourd’hui commune de plus de 11 000 habitants, elle conserve un patrimoine remarquable : pont roman millénaire, domaine thermal, vignobles familiaux et scène culturelle vivante avec l’Atelline, scène conventionnée dédiée aux arts en espace public. C’est ici, au bord de la Mosson, que débute le tracé nord du Contournement Ouest de Montpellier.
La Mosson Et le pont roman
Elle prend sa source au pied des collines de Montarnaud et parcourt près de 40 kilomètres avant de rejoindre le Lez aux portes de Palavas. La Mosson longe Juvignac sur 7,6 km, dessinant une frontière naturelle avec Grabels et Montpellier. Ses berges, autrefois animées par les meuniers et les lavandières, sont aujourd’hui un espace de promenade et de sport apprécié. Enjambant la rivière depuis 1150, le pont roman – 46 mètres de pierres taillées sur place – est un important vestige archéologique de la métropole. Dès le Moyen Âge, il guidait les pèlerins sur le Camin Roumieu, l’un des chemins vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

Juvignac

Château de Fourques
L’art de la vigne au féminin
Son histoire remonte au XIIe siècle, quand le domaine s’appelait encore Mas de Carascaude. Il ne prend le nom de Fourques qu’en 1572, hérité d’un baron propriétaire des lieux. Mais c’est une autre transmission qui fait aujourd’hui la singularité de ce domaine viticole : depuis 1919, il se transmet de mère en fille. Quatre générations de femmes vigneronnes ont façonné son caractère, perpétuant un savoir-faire ancré dans le terroir juvignacois. Visites des vignes, découverte de la cave et initiations à la dégustation y sont proposées tout au long de l’année - une façon vivante d’entrer dans l’histoire du domaine.
Fontcaude
Quand la source fait l’histoire
L’eau de Fontcaude - font cauda la fontaine chaude en occitan - sourd à 23 degrés depuis l’Antiquité. Au XIXe siècle, elle attire médecins et curistes : en 1846, un établissement thermal sort de terre sur les berges de la Mosson, conçu par l’architecte montpelliérain Omer Lazard. Une dizaine d’années d’activité seulement, avant que la concurrence des grandes stations thermales héraultaises n’emporte l’aventure. Le pavillon central, toujours debout, en conserve la mémoire. Aujourd’hui, le domaine est devenu un parc de plein air ombragé, et la buvette de la Valadière propose à nouveau gratuitement l’eau de source à tous.

Montpellier

Domaine Bonnier de la Mosson
Montpellier
La vallée de la Mosson
Le futur Agriparc des Bouisses
C’est le projet naturel qui accompagnera l’ouverture du COM. Sur 100 hectares en lisière ouest de Montpellier - le plus grand espace vert de la métropole à venirl’Agriparc des Bouisses ambitionne de réconcilier ville, nature et agriculture. Vergers, vignes, prairies, jardins partagés, halles de vente en circuit court, tourobservatoire : le projet lauréat du bureau d’études Caudex pense ce territoire comme un écusson agricole et naturel de l’ouest montpelliérain. Desservi par trois stations de la nouvelle ligne 5 de tramway, dont le terminus côtoie le tracé du COM, cet agriparc sera l’un des premiers grands bénéficiaires du désenclavement que le Contournement Ouest rend possible.
Parc
Font Colombe et Château
Bon
À l’extrémité sud du quartier des Cévennes, le parc Font Colombe est l’un des jardins les plus discrets et les plus beaux de Montpellier. Cinq hectares de sous-bois romantique où chênes verts, pins d’Alep et frênes centenaires créent une ambiance presque forestière. En son centre, une prairie, un bassin et la silhouette du Château Bon - folie du XVIIe siècle conçue par Charles Augustin d’Aviler, architecte de Louis XIV en Languedoc et auteur de l’Arc de Triomphe du Peyrou. Les parties basses du parc furent redessinées au XIXe siècle par les paysagistes Étienne et Eugène Bühler, qui y tracèrent allées en courbe et rocailles. Le site est labellisé EcoJardin.
Il fut l’une des folies les plus somptueuses du Languedoc. Construit en 1723 par Joseph Bonnier, trésorier de la Bourse des États du Languedoc, le château de la Mosson symbolise autant la puissance de son commanditaire que la fragilité des fortunes : la mort prématurée de son fils en 1744 précipite le démantèlement progressif du domaine. Il n’en subsiste que des vestiges (gypseries du salon de musique, buffet d’eau, statues de terrasse) mais le parc de 16 hectares, ouvert au public, offre une promenade calme et chargée d’histoire. Le château, en cours de restauration, rouvre ponctuellement pour des visites guidées sur réservation.

Domaine d’O
Folie montpelliéraine érigée au milieu du XVIIIe siècle, le domaine d’O est aujourd’hui bien plus qu’un parc historique. Classé monument historique avec ses 23 hectares de jardins à la française - buis, pins d’Alep, bassins et fontaines - il est devenu en 2025 la Cité européenne du théâtre et des arts associés, établissement public qui en fait l’une des scènes culturelles majeures du sud de la France. Amphithéâtre de 1 800 places, théâtre Jean-Claude Carrière, pinède de trois hectares : le lieu accueille toute l’année théâtre, musique, danse et cirque, et chaque printemps le Printemps des Comédiens, l’un des grands festivals de théâtre français après Avignon.
En traversant la Mosson, le Contournement Ouest longe un territoire montpelliérain longtemps resté dans l’ombre de la ville. Entre vestiges de folies du XVIIIᵉ siècle, parcs naturels et projets agricoles innovants, ce secteur ouest recèle des lieux remarquables, désormais plus accessibles. C’est aussi un territoire de création : le théâtre Jean Vilar, scène du quartier de la Mosson, La Bulle Bleue, fabrique théâtrale inclusive fondée en 2012, et le Domaine d’O avec sa Cité européenne du théâtre constituent un maillage culturel que le COM contribuera à désenclaver.
Domaine du Grand Puy et Agriparc du Mas Nouguier
L’histoire du Mas Nouguier remonte au XVIIIe siècle. Longtemps laissé à l’abandon - squatté, incendié, dégradé - ce mas de 1 200 m² au cœur de l’écoquartier des Grisettes a été ressuscité en 2019 par les Compagnons de Maguelone, association qui accompagne depuis cinquante ans des personnes en situation de handicap par le travail. Autour du domaine restauré - cour en terrasse, jardin à la française, noria ombragée de cyprès - l’Agriparc du Mas Nouguier s’étend sur 17 hectares dont 10 en vigne. Restaurant bistronomique, séminaires, Estivales en été : un lieu vivant, solidaire et ancré dans son terroir, à une minute du Grand M.
Lavérune
Les folies du sud-ouest
Entre vignes et garrigue, à quelques minutes de l’échangeur sud du COM, Lavérune déroule un paysage où les folies montpelliéraines du XVIIIe siècle côtoient les prés humides de la Mosson et leurs tapis de narcisses au printemps. Deux châteaux se partagent l’identité de ce village discret : l’un tourné vers l’art contemporain, l’autre vers le vin - et les deux vers leur histoire.
Château de l’Engarran
Perché sur sa colline, dominant vignes et pinède, le château de l’Engarran est la seule folie montpelliéraine à avoir conservé intact son ensemble originel : château, parc, cave et vignoble, toujours implanté sur ses terres d’origine depuis le XVIIe siècle. Classé Monument historique, lauréat du Grand Prix des Vieilles Maisons françaises en 2022 et titulaire du label Jardin remarquable depuis 2024, il est aussi le décor du Comte de Monte-Cristo (2024).
Propriété de la famille Grill Bertrand depuis cinq générations, il produit aujourd’hui 60 hectares en appellation Languedoc et Grès de Montpellier et propose toute l’année visites guidées et dégustations.

Château des Évêques
Résidence des évêques de Montpellier aux XVIIe et XVIIIe siècles, le château de Lavérune est aujourd’hui un lieu de vie culturelle à part entière. Classé Monument historique, il abrite le musée Hofer-Buryplus de mille œuvres issues d’une donation privée, avec des artistes majeurs de la région comme Bioulès, Dezeuze ou Hervé Di Rosa - ainsi que la médiathèque Jean de la Fontaine. Son salon de musique à l’italienne, aux gypseries remarquables, accueille concerts et spectacles toute l’année. Le parc, avec ses platanes tricentenaires, son île dans la source de la Tourtoulière et son bassin entouré de bambous, mérite à lui seul le détour.
Domaine de Biar
Mentionné dès le XIIe siècle, le domaine de Biar fut au XVIIIe siècle la propriété du baron Bonnier de la Mosson - le même qui fit édifier le château de la Mosson à Montpellier. Après des décennies d’abandon, il renaît aujourd’hui en hôtel haut de gamme écoresponsable sur 45 hectares : treize chambres singulières, gastronomie locavore récompensée au Gault & Millau, élevage camarguais et espace bien-être dans une salle voûtée du XIIe siècle.

Domaine et Chai du Terral
L’histoire du Terral remonte à l’an 820, quand le domaine devient résidence d’été des évêques de Maguelone - qui y recevront même Simon de Montfort lors du concile de Montpellier en 1215. Plusieurs fois pillé, brûlé, reconstruit au fil des siècles, le château appartient à la commune depuis 1983. Son parc de trois hectares - jardin à l’anglaise, pinède, jardin des senteurs, arboretum - est aujourd’hui l’un des espaces de promenade les plus prisés de la métropole. Dans l’ancienne cave à vin, le Chai du Terral, scène conventionnée pour les arts mêlés, programme toute l’année théâtre, danse, cirque et festival d’humour.
Château Huc
Domaine Le Claud
À l'angle de la rue de l'Église, une porte monumentale en pierre de taille attire l'œil : c'est l'unique vestige du château seigneurial du XVIe siècle, démonté pierre par pierre en 1906 par le baron Huc pour être remonté dans le verger du Claud. Un geste qui dit quelque chose de ce territoire, attaché à sa mémoire. Le Domaine Le Claud, propriété de la famille de Boisgelin depuis 1782, perpétue aujourd’hui cette tradition sur trente hectares de vigne en sol argilocalcaire, complétés par du maraîchage et un élevage de vaches Aubrac. Les neveux Guillaume et Grégoire de Boisgelin ont repris le flambeau, vinifiant en cave particulière à Saint-Jean-de-Védas.
Saint-Jean-de-Védas Point d’arrivée au sud
C’est ici, à l’échangeur de l’A709, que le tracé sud du COM rejoint le réseau autoroutier vers le littoral. Saint-Jean-de-Védas n’est pas seulement un point d’arrivée : c’est une commune de plus de 11 000 habitants dont l’histoire remonte au XIᵉ siècle, construite sur la vigne, la pierre calcaire - celle-là même qui servit à bâtir l’aqueduc des Arceaux - et un patrimoine médiéval discret mais réel. Entre espaces naturels classés, scène culturelle conventionnée et domaines viticoles familiaux, la commune réserve bien des surprises.
Festin de Rue
Chaque septembre, la ville se transforme le temps d’un weekend : le Festival Festin de Rue investit rues et places de Saint-Jean-de-Védas avec des spectacles entièrement gratuits de théâtre, danse, cirque et acrobatie. Organisé par la commune, c’est l’un des rendez-vous populaires de la rentrée culturelle dans l’ouest de la métropole et une belle façon de découvrir le cœur du village.
Saint-Jean-de-Védas
Au-delà de la métropole
Le COM ne dessert pas seulement le territoire montpelliérain : il ouvre deux horizons. Vers le nord, via l’A750 puis l’A75, la garrigue cède la place aux gorges de l’Hérault, aux villages médiévaux et aux paysages volcaniques du Salagou. Vers le sud, via l’A709, le littoral méditerranéen est à trente minutes : cathédrale sur presqu’île, ville aux mille canaux, architecture futuriste face à la mer. Un axe, deux territoires, une invitation à l’exploration.
Garrigue, vignes et villages médiévaux : en route vers l’arrière-pays

Saint-Guilhem-le-Désert la perle des Gorges de l’Hérault
L’un des Plus Beaux Villages de France, inscrit sur le Chemin de Saint-Jacquesde-Compostelle. L’abbaye de Gellone, fondée au IXᵉ siècle, classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO, abrite les reliques de Saint-Guilhem. Autour d’elle, des ruelles médiévales, des artisans, la maison de poterie Argileum à Saint-Jean-de-Fos. À proximité, les gorges de l’Hérault, la grotte de Clamouse et le pont du Diable complètent un site naturel exceptionnel.
Aniane, mille deux cents ans d’histoire
Fondée autour de son abbaye en 782, Aniane conserve un centre historique médiéval intact, structuré dès le XIIe siècle autour de son enceinte fortifiée. L’abbaye actuelle, reconstruite aux XVIIe et XVIIIe siècles dans un style classique jésuite, est l’une des plus remarquables de la région. Le village est aussi une étape viticole de référence dans la vallée de l’Hérault.
Lac du Salagou, cirque de Mourèze richesses géologiques
Terres rouges de ruffes, eau bleue, roches noires d’origine volcanique, le Salagou est l’un des paysages les plus saisissants du Languedoc, l’un des rares au monde où trois ères géologiques se lisent au même endroit. À quelques kilomètres, le cirque de Mourèze est son exact opposé : chaos de roches dolomitiques blanches façonnées par l’érosion, évoquant un paysage lunaire. Entre les deux, l’ancienne manufacture royale de draps de Villeneuvette et le pic de Vissou complètent ce Grand Site remarquable.
Pézenas, la ville de Molière
Cité royale, ville de foires, résidence de Molière… Pézenas concentre dans ses ruelles pavées plusieurs siècles d'histoire languedocienne. Son centre historique abrite hôtels particuliers du XVIe siècle, ateliers d’artisans et le théâtre classé Monument historique où Marcel Pagnol déclara que Molière était né à Pézenas. En juin, le festival Molière dans tous ses éclats ravive cette mémoire vivante.
Lodève, aux portes du Larzac
Ville d’art et d’histoire, Lodève est une cité confidentielle aux richesses insoupçonnées. Sa cathédrale SaintFulcran, son palais épiscopal et le monument aux morts du sculpteur Paul Dardé témoignent d’un patrimoine millénaire. Le musée de Lodève, l’une des références muséales régionales, y côtoie la Manufacture de la Savonnerie, unique annexe des Gobelins, où des liciers tissent à la main des tapis d’exception pour les plus hautes institutions françaises.
Cap au sud, la Méditerranée à l’horizon

Sète, l’île singulière
La Grande Motte, l’utopie balnéaire
Seule ville française labellisée Patrimoine du XXe siècle dans son intégralité, La Grande-Motte est l’œuvre de l’architecte Jean Balladur, qui construisit dès 1967 sur d’anciens marécages une station balnéaire aux formes pyramidales inspirées des temples précolombiens. Sept kilomètres de plages, espaces verts, étang du Ponant et flamants roses : la nature reprend ses droits autour de cette utopie architecturale unique en Europe.
Fondée en 1666 par Louis XIV au pied du mont Saint-Clair, Sète est une ville de caractère : port de pêche méditerranéen, canaux, cimetière marin où reposent Paul Valéry et Jean Vilar, quartier de la PointeCourte aux couleurs de pêcheurs, musée à ciel ouvert et Espace Brassens. La tielle, les moules de Thau et les zézettes figurent parmi les incontournables d’une table sétoise. Une ville généreuse, vivante, que l’été habille de festivals : Jazz à Sète, Fiest’A Sète, le Worldwide Festival.
Villeneuve-lès-Maguelone entre mer et vignes
Au bout d’une passerelle enjambant le canal du Rhône à Sète, une presqu’île sauvage et neuf kilomètres de plage préservée. En son centre, la cathédrale Saint-Pierre de Maguelone, église forteresse romane ayant accueilli des papes au Moyen Âge, entourée de vignes cultivées par les Compagnons de Maguelone. Flamants roses, aigrettes, sternes nichent dans les étangs alentour. Les Voix de Maguelone en septembre et le Festival des musiques anciennes en juin animent ce site hors du temps.
Nos matins intérieurs
L'ARCHIPEL, PERPIGNAN

Spectacles vivants

L’Archipel fait son cirque
L’ARCHIPEL, SCÈNE NATIONALE DE PERPIGNAN
Pyrénées-Orientales Du 19 au 23 mai
Le Théâtre de l’Archipel, propose son temps fort circassien avec trois créations qui explorent chacune à leur manière les frontières entre cirque, théâtre et musique. 1978, seul en scène de Hugues Amsler mis en scène par Christophe Lafargue, ouvre le bal les 19 et 20 mai. En croisant crises économiques et acrobaties, cet acrobate-clown-économiste livre une conférence gesticulée aussi désopilante qu’éclairante. Le 22 mai, Nos Matins Intérieurs réunit dix jongleurs du Collectif Petit Travers et les quatre musiciens du Quatuor Debussy. Entre Purcell et musique répétitive contemporaine, les corps et les balles composent un ballet hypnotique, porté par les mots de l’écrivain Jean-Charles Massera. Le 23 mai, Le Royaume de Kensuké, d’après le roman de Michael Morpurgo, se déploie en déambulation dans le parc du Mas Bresson. Mêlant récit, acrobatie et musique, ce spectacle jeune public raconte une belle histoire d’amitié entre un enfant naufragé et un vieillard solitaire.
Tél. 04 68 62 62 00. theatredelarchipel.org
Théâtre

Trois contes et quelques
L’ESTIVE, SCÈNE NATIONALE DE FOIX ET DE L’ARIÈGE
Les 6 et 7 juin
Écrite par Emmanuel Adely et interprétée par le Groupe Merci, la pièce Trois contes et quelques revisite Charles Perrault sur un registre corrosif et surtout jouissif ! Princes charmants, petits chaperons rouges, nains sifflotant et pommes empoisonnées… qui prennent en otage nos bambins et les empêchent de s’endormir, et ce depuis des siècles. Stop ! Voici toutes ces histoires interdites aux moins de 12 ans ! Un spectacle décalé à savourer en famille et présenté en itinérance à Daumazan et Ax-les-Thermes.
Tél. 05 61 05 05 55. lestive.com
Le Grand Vertige
THÉÂTRE DE LA CITÉ
Toulouse
Haute-Garonne Du 6 au 21 mai
Inspirée du roman inachevé Le Mont
Analogue de René Daumal, la pièce transpose sur scène l’ascension d’une montagne censée relier la Terre au Ciel. Récit d’aventure autant que quête métaphysique, l’œuvre devient ici matière théâtrale et fable musicale, pour explorer le désir d’absolu, la foi dans l’inconnu et le vertige éprouvé face à l’invisible. Dans l’inachèvement du récit réside sa puissance poétique ; il ouvre un espace que la compagnie MegaSuperThéâtre investit avec ses corps, ses scénographies, ses voix et ses musiques, prolongeant l’élan initiatique par une écriture de plateau collective. À l’image du sommet toujours fuyant, qui se dérobe et contraint à douter, recommencer, persévérer, l’absence devient promesse. Ce qui demeure inachevé se fait appel, invitation, à inventer sa propre suite, à tracer son chemin vers le sommet.
Tél. 05 34 45 05 05. theatre-cite.com
Pieuvre
THÉÂTRE DES 13 VENTS
Montpellier, Hérault Du 5 au 13 mai
Quelqu’un a disparu, on ne sait pas qui. Quelqu’un est mort. À partir de ce fait personnel, Françoise Bloch et sa compagnie Zoo Théâtre déploient une enquête tentaculaire en trois volets, dans un dispositif intimiste où le public déambule à travers plusieurs espaces du plateau. Pieuvre 1 (Traces) sonde les articulations entre l’intime, l’historique et le politique à partir d’un fait divers. Pieuvre 2 (Fantômes) ouvre une réflexion poétique sur la présence des morts auprès des vivants et sur notre besoin de récits et de fiction. Pieuvre 3 pousse la question plus loin encore : le théâtre peut-il permettre à un mort de répondre aux interrogations des vivants ? Depuis 2006, Zoo Théâtre construit un théâtre à la fois physique et critique, nourri d’enquêtes documentaires et d’outils scéniques multiples : mouvement, vidéo, musique. Avec Pieuvre, la compagnie franchit un nouveau seuil, là où la fiction et le réel se confondent jusqu’au vertige. Tél. 04 67 99 25 00. 13vents.fr
Uzès Seuls en scène
L’OMBRIÈRE
Uzès, Gard Du 6 au 9 mai
Près d’une semaine de spectacles et un seul point commun entre eux : le seul en scène. Genre souvent associé à l’humour, c’est pourtant dans différents champs du spectacle vivant qu’on le retrouve le temps de ce festival imaginé par Patrick Timsit. Pour cette quatrième édition, Alex Lutz ouvrira le bal avec Sexe, grog et rocking chair (6 mai). Suivra MarieClaude Pietragalla dans un hommage vibrant à Barbara (7 mai). Le 8 mai, à 11h, la scénariste et réalisatrice Danièle Thomson proposera une masterclass tandis que la soirée sera consacrée à l’humour avec la venue de Philippe Caverivière (à 18h) puis un plateau Comedy club réunissant cinq artistes (à 21h). Enfin, le samedi 9 mai, le festival se clôturera en musique avec un concert de Bernard Lavilliers.
Tél. 04 48 21 57 40. lombriere.fr
Printemps des comédiens
40e édition
DOMAINE D’O Montpellier, Hérault

C’est l’un des plus grands événements de l’été montpelliérain, et l’un des plus attendus pour le théâtre : le Printemps des Comédiens fête cette année sa 40ᵉ édition. Un anniversaire célébré par un directeur par intérim, Éric Bart, à la suite du départ de Jean Varela après quatorze ans à la tête du festival. Une édition inscrite dans la continuité et l’ADN qui a fait le succès du Printemps avec, en fil rouge, les mots comme boussole artistique, trois grandes voix féminines du théâtre européen, et un ancrage fort dans la création locale.
Une édition placée sous le signe des mots
Trois auteurs traversent le festival dans toute sa largeur. Wajdi Mouawad ouvre le bal avec Europa, mis en scène par Krzysztof Warlikowski : une performance scénique tirée de sa leçon au Collège de France, suivie de l’adaptation du Serment d’Europe. « C’est un moment de grâce absolue, une des plus belles choses que j’aie vues », confie Éric Bart. Marion Aubert, autrice montpelliéraine, signe Les Gaulois, création portée par Thomas Blanchard et Olivier Martin-Salvan, « un théâtre populaire, joyeux et très inventif » souligne E. Bart, qui interroge ce que signifie être français aujourd’hui. Valère Novarina ferme la trilogie avec Les personnages de la pensée, son œuvre ultime, et L’envers des mots, lecture-spectacle dirigée par Olivier Martin-Salvan.
Trois femmes, trois théâtres d’Europe
Le week-end central réunit trois voix féminines majeures, toutes en première en France. Angélica Liddell présente Seppuku, hommage incandescent à Mishima, « un théâtre d’une puissance incroyable qui ne laisse jamais indifférent », avertit Éric Bart. Emma Dante investit l’amphithéâtre avec Extra moenia, fresque méditerranéenne de vingt personnages. Marina Otero revient avec Ayoub, duo charnel sur fond de colonialisme et d’amour impossible. Au chapiteau bleu, Guillermo Cacace propose Vania, nouvelle exploration intime de Tchekhov. Et Stephan Eicher s’offre un seul en scène mis en scène par François Gremaud : « Ni concert, ni théâtre musical, un OVNI plein de poésie », décrit Éric Bart.
La création locale au cœur de la programmation
Un focus dédié à la création en Occitanie est programmé le week-end d’ouverture avec quatre compagnies du territoire : Nicolas Heredia et La Bulle Bleue (On fera mieux la prochaine fois), Julie Benegmos et Marion Coutarel (Et tout est rentré dans le désordre), Hélène Soulié (5 secondes) et Lara Marcou et Marc Vittecoq (Tragédie Démocratie). Parmi les autres temps forts : Stella Maris de Lavaudant d’après Bolaño, Revoir les étoiles de Yaron Lifschitz avec orchestre en direct, Il y avait une forêt dans l’histoire de L’Autre Théâtre, et deux créations de l’ENSAD. Le festival se clôt le 21 juin avec la Fête de la musique au Domaine d’O.
Programme
Du 29 mai au 21 juin
Les 29, 30 et 31 mai → Les Gaulois, Thomas Blanchard et Olivier Martin-Salvan.
Les 29 et 30 mai → Europa, Wajdi Mouawad / Krzysztof Warlikowski.
Les 30 et 31 mai → On fera mieux la prochaine fois, Nicolas Heredia / La Bulle Bleue.
Les 30 et 31 mai → Et tout est rentré dans le désordre, Julie Benegmos et Marion Coutarel.
Les 30 et 31 mai → Vania, Guillermo Cacace.
Les 30 et 31 mai → 5 secondes, Hélène Soulié.
Les 30 et 31 mai → Tragédie Démocratie, Lara Marcou et Marc Vittecoq.
Les 2 et 3 juin → Ivanov, Myriam Muller.
Les 2 et 3 juin → Seul en scène, Stephan Eicher / François Gremaud.
Les 2, 3, 4 et 5 juin → Femminicity
Les 5 et 6 juin → Ayoub, Marina Otero et Ibrahim Ibnou Goush.
Les 5 et 6 juin → Extra moenia, Emma Dante.
Les 6 et 7 juin → Seppuku, Angélica Liddell.
Du 9 au 20 juin → Gynt, Marion Aubert et Marion Guerrero / ENSAD.
Les 9 et 10 juin → Les personnages de la pensée, Valère Novarina.
Du 9 au 11 juin → Il y avait une forêt dans l’histoire, L’Autre Théâtre.
Du 10 au 13 juin → Création 2026, Viola Grazioli et Martin Jouan / CADC Balthazar.
Du 10 au 13 juin → Stella Maris, Georges Lavaudant.
Du 11 au 20 juin → You can be do, Olivier Martin-Salvan / ENSAD.
Le 12 juin → Printemps des Collégiens
Les 12 et 13 juin → Revoir les étoiles, Yaron Lifschitz / Circa.
Le 13 juin → L’envers des mots, Olivier Martin-Salvan.
Le 21 juin → Fête de la Musique.

Festival Molière - Le théâtre dans tous ses éclats
PÉZENAS, HÉRAULT
Du 1er au 7 juin
Un parrain prestigieux pour la 17ème édition du Festival Molière - Le théâtre dans tous ses éclats, le metteur en scène Philippe Daguerre, lauréat de cinq Molières pour sa pièce, Du charbon dans les veines. Également Le petit bal en rond, des rencontres d’auteurs et une pièce jouée par des lycéens.
Temps forts :
Mar. 2 juin → Marius, de la Compagnie Le Grenier de Babouchka. Philippe Daguerre et sept comédiens font revivre la langue savoureuse de Marcel Pagnol.
Mer. 3 juin → L’homme qui plantait des arbres, de la cie Théâtres des Turbulences, d’après la fable de Jean Giono. Mise en scène de Stella Serfaty.
Jeu. 4 juin → Le pas de Bême, de la cie Théâtre Déplié, mise en scène d’Adrien Béal.
Ven. 5 juin → déambulation théâtrale, Croire aux Fauves, de la cie Les Arts Oseurs, d’après l’œuvre éponyme de Nastassja Martin. Mise en scène de Cyril Puertolas.
Sam. 6 juin → lecture théâtralisée, Une voile au dehors, de la Compagnie Les Grisettes sur un texte de Manon Ona et mise en scène d’Anna Zamore.
Sam. 6 juin → Le voyage du Capitaine Fracasse, par la troupe de l’Illustre Théâtre, d’après l’œuvre de Théophile Gautier, mise en scène de Gérard Mascot.
Dim. 7 juin → Toutes les choses géniales, de la Compagnie Théâtre du Prisme, de Duncan Macmillan, mise en scène d’Arnaud Anckaert ; théâtre sur tréteaux, La folie d’Isabelle, de Flaminio Scala, joué par la Compagnie Dinamo Théâtre, mise en scène de Carlo Boso. Tél. 04 67 32 59 23. ville-pezenas.fr
Opérapiécé
PALAIS DE LA MER
Valras, Hérault
Samedi 9 mai
Opérapiécé, accessible dès 8 ans, fait chanter les tubes de la musique classique instrumentale en les mêlant subtilement à la chanson : William Sheller galope après Rossini, Brigitte Fontaine séduit Mozart, Françoise Hardy suit Ravel. Entièrement chanté, le spectacle ose un mélange savant et pétillant des genres, où l’accordéon apporte sa couleur originale, offrant une redécouverte ludique et rafraîchissante des thèmes classiques illustres. Aurore Bouston et Marion Lépine en sont les auteures, William Mesguich en assure la mise en scène.
Tél. 04 67 32 33 33. ville-valrasplage.fr

Stand-up
LE CRATÈRE, SCÈNE NATIONALE
Alès, Gard
Jeudi 16 avril
Investigateur des temps modernes, Mohamed El Khatib s’attaque au stand-up et l’érige en art théâtral à part entière. Sur scène, huit jeunes interprètes sélectionnés dans le cadre de Talents Adami Théâtre sur le critère le plus simple qui soit : faire rire l’artiste en deux minutes. Ils enchaînent les solos pour composer peu à peu une partition chorale. Mise en scène réduite, écriture ciselée, vitalité brute : le spectacle traverse l’histoire du genre, ses origines et son habileté à prendre le pouls des faits de société. Frais, intelligent et hilarant.
Tél. 04 66 52 52 64. lecratere.fr









29 mai — 21 juin 2026

Cirque

Naïade
En tournée en région
Dans un aquarium géant installé en plein air, quatre acrobates-apnéistes de la compagnie Out of the Blue évoluent en apesanteur, se croisent au ralenti et synchronisent leur respiration au rythme d’une chorégraphie inspirée du cycle de l’eau. Naïade, seconde création subaquatique de la compagnie, mêle cirque et danse dans un univers libéré des contraintes de la gravité, où la poussée d’Archimède et le manque d’oxygène remplacent l’adrénaline habituelle des arts du cirque. Les corps forment une ronde fluide et fulgurante, à la fois pure et profondément sensible. Poétique et engagé, le spectacle est aussi une ode à la préservation de l’eau : l’aquarium est rempli d’une source locale, rendue claire sans altération chimique, avant d’être restituée à son milieu naturel.
Les 22 et 23 mai → Sète (Hérault). Tél. 04 67 74 02 02. tmsete.com
Les 26 et 27 mai → Somail (Aude). Tél. 04 68 90 90 20. theatrecinema-narbonne.com
Les 30 et 31 mai → Albi (Tarn). Tél. 05 63 38 55 55. sn-albi.fr
Les 6 et 7 juin → Barbazan (Haute-Garonne). Tél. 05 62 90 08 55. parvis.net
Les 3 et 4 juillet → Alès (Gard). Tél. 04 66 52 52 64. cratere-surfaces.com
Festival de la Grande Parade Métèque
QUARTIER GÉLY-FIGUEROLLES
Montpellier, Hérault
Du 5 au 9 mai
Le Festival de la Grande Parade Métèque célèbre sa 10ᵉ édition en mettant à l’honneur la diversité, l’inclusion, et la solidarité à travers un festival où tout le quartier se mobilise. La programmation mêle ateliers créatifs avec les enfants et les habitants, spectacles de cirque, concerts, fanfares et parades, offrant au public une expérience artistique participative. Depuis ses débuts, le festival promeut le vivre-ensemble, les échanges interculturels, la citoyenneté et les arts, offrant un rendezvous festif, et accessible à tous.
Tél. 06 59 06 71 33. ademass.org
LUN.E.S 2026
PLUSIEURS LIEUX INVESTIS PAR LA COOPÉRATIVE CRÉATURE.S CRÉATRICE.S
Hérault Jusqu’au 5 juin
Porté par Créature.s Créatrice.s, le festival d’arts en mouvement LUN.E.S revient pour sa 4ᵉ édition en partenariat avec plusieurs structures culturelles de la métropole de Montpellier. Il rassemble un public varié autour de spectacles de cirque contemporain interrogeant les enjeux sociétaux actuels : récits intimes, identité, regards féministes, à travers des formes scéniques hybrides invitant à requestionner les normes établies.
Au programme :
Mar. 14 avril → Body Territory, Cie Betterland, Frontignan.
Jeu. 16 avril → Mahamat, Mahamat Fofana et Clément Dazin, Saint-Jean-deVédas.
Jeu. 7 et sam. 9 mai → Routine, Cie Zid, Montpellier.
Dim. 10 mai → Les gens qui paniquent, Barbara Martin, Lavérune.
Mer. 27 au ven. 29 mai → Tatiana – Le feuilleton, Julien Andujar, Sète.
Ven. 5 juin → Happy Apocalypse to You, Cie Les Enfants Sérieux, Juvignac. creaturescreatrices.com
Festival Marée Haute #4
HAUT-LANGUEDOC
Du 22 au 25 mai
Le festival Marée Haute revient pour sa quatrième édition, réparti sur plusieurs villages entre Lacaune, Murat-sur-Vèbre, Gijounet et Viane. Les arts de la rue tiennent une place centrale dans la programmation. Maison(s) mêle théâtre d’objet, clown et cirque autour de la question du foyer ; Goodbye Persil joue la comédie gestuelle et muette avec deux frères en mission secrète ; Pôvre vieille démocrasseuse, interprété par la clown Marie Thomas, convoque la poésie politique de l’auteur québécois Marc Favreau. La compagnie Cocasse propose quant à elle Equivalent quatre pieds, duo acrobatique et percussif traitant avec humour des thèmes de la migration et de la rencontre. Les concerts complètent l’affiche : HK, Marcel et son Orchestre, Goulamas’K, Sylvain Duthu, David Lafore et les voix a cappella des Cop(i)nes se produisent tout au long des quatre jours. festivalmareehaute.net

Les escales métropolitaines
L’ATELLINE
Montpellier et alentours, Hérault
À L’Atelline, les arts vivants investissent l’espace public comme terrain d’expérimentation, à la croisée des disciplines et des récits contemporains. Deux grands rendez-vous sont à suivre ce printemps dans la métropole montpelliéraine dans le cadre des Escales métropolitaines. Avec MIZU, le samedi 2 mai, plage du Lac, au Crès, Satchie Noro et Élise Vigneron signent une pièce chorégraphique sur l’eau, entre danse, cirque et marionnette. Sur cette surface mouvante, une danseuse, une marionnette de glace et sa manipulatrice composent un trio fragile, explorant l’impermanence et la métamorphose. Entre apparition et disparition, la matière dialogue avec les corps dans un poème visuel suspendu. Puis, le dimanche 10 mai, Vertiges du Collectif Rara Woulib transforme le quartier Celleneuve, à Montpellier, en manifestation vivante, entre cortège, musique et engagement collectif.
Tél. 04 99 54 69 07. latelline.org
L’Envolée d’été
CARCASSONNE ET ALENTOURS
Aude
Portée par Carcassonne Agglo, l’Envolée d’été est un festival itinérant des arts de la rue qui investit chaque été les villages et espaces publics du territoire. Cirque, théâtre de rue, conte musical, danse, marionnettes et bal : toute la programmation est gratuite et accessible à tous les publics. Au programme cette année : du cirque dès le 29 mai à Azille avec 15m² de la Cie Le Poil Flou, qui détourne avec humour les gestes du quotidien. Le 30 mai à Marseillette, place au solo clownesque 12 rue d’la Joie suivi d’un bal-concert années 50 avec Good Evening Mr Jack. Le 5 juin, Les Tapas (Carnage Prod) investissent un quartier de Carcassonne avec leur burlesque muet et décapant. Le 6 juin, la Cie iZi propose une rando-spectacle poétique et décalée autour de la mémoire de Villarzel-Cabardès. Les 12 et 13 juin, Croire aux fauves des Arts Oseurs entraîne le public dans une marche nocturne en forêt jusqu’à un conte musical inspiré de Nastassja Martin.
Tél. 04 68 10 56 00. carcassonne-agglo.fr
Du 29 mai au 14 juin


anepouofficiel
Show-room : 3 rue Philippy, Montpellier contact@anepou.com anepou.com
Danse

Festival La Maison danse
UZÈS
Gard
Du 3 au 7 juin
Le Festival La Maison danse fête ses 30 ans à Uzès. Pour cet anniversaire, le centre de développement chorégraphique national du Gard réunit 22 chorégraphes de toutes générations autour de 23 spectacles investissant la ville entière : jardins, promenades, espaces naturels et lieux insolites. L’édition convoque à la fois des figures qui ont marqué l’histoire de la danse - Maguy Marin dont le mythique May B avait ouvert le festival en 1996, ou Laurent Pichaud rendant hommage à Dominique Bagouet - et des voix émergentes comme Soa Ratsifandrihana, Johana Maledon ou Solal Mariotte. Ateliers, expositions, créations participatives avec les habitants du Gard, bal du samedi soir et soirées dancefloor rythment la semaine. Le dimanche, 1 km de danse clôture le festival en grand rassemblement populaire.
Tél. 04 66 03 15 39. lamaison-cdcn.fr
Evidanse
AUDE
Du 31 mai au 6 juin
Et si la danse s’invitait au cœur des villages ? C’est le pari d’Evidanse, festival né en 2023 sur le territoire du Limouxin et porté par la Cie Portes Sud, le Théâtre dans les Vignes et l’ATP de l’Aude. Pendant une semaine, spectacles, performances, ateliers, stages et scènes ouvertes se déploient dans une dynamique ouverte à tous - novices ou passionnés, jeunes ou moins jeunes. Pour cette édition 2026, le festival étend son rayonnement à l’ensemble du département audois. Que l’on vienne regarder, participer ou simplement se laisser surprendre, Evidanse célèbre avant tout le plaisir de se rencontrer et de danser ensemble. cie-portes-sud.com
Alors on danse
THÉÂTRE MOLIÈRE, SCÈNE NATIONALE ARCHIPEL DE THAU
Sète, Hérault
Du 16 mai au 2 juin
Un temps fort comme une ode à la danse dans toute sa diversité. Sur scène, du flamenco, du hip-hop, de la danse contemporaine, de la danse dans un arbre, dans l’eau… et des croisements magnifiques entre l’art chorégraphique et le théâtre, le cirque ou la comédie musicale.
Au programme :
Sam. 16 mai → création, Don Quichotte, une femme à la tâche, spectacle de flamenco, de la cie Rediviva avec Stéphanie Fuster et Alberto Garcia.
Mar. 19 mai → pièce pour deux danseuses, You’re my sister, sœur, de la cie In Vitro, avec la chorégraphe et danseuse Marine Mane.
Les 19, 23 et 25 mai → (…) parenthèse points parenthèse, cirque dessiné de la cie Lonely Circus.
Jeu. 21 mai → création, Déplier, avec le danseur de hip-hop Virgile Dagneaux de la cie Virgule.
Les 22 et 23 mai → création dans un aquarium, spectacle à la croisée du cirque et de l’apnée avec quatre artistes, Naïade, de la cie Out of The Blue.
Sam. 23 mai → Hybride, trio de danse contemporaine entre un arbre et deux danseuses, Sylvie Klinger et Eva Manin de la cie Olaf Linësky.
Mar. 26 mai → spectacle de danse-théâtre, Vagabondages et Conversations, de et avec le chorégraphe-danseur Christian Ubl et l’écrivain-jardinier Gilles Clément.
Du 27 au 29 mai → Tatiana, le feuilleton, de et avec Julien Andujar de la cie Bibotch. Spectacle en plusieurs parties entre cabaret, comédie musicale, théâtre documentaire et fiction.
Mar. 2 juin → création, La vie nouvelle, de et avec les chorégraphes et danseurs Sylvain Huc et Mathilde Olivares.
Tél. 04 67 74 02 02. tmsete.com

De fugues… en suites…
THÉÂTRE DE NÎMES
Gard Mercredi 6 mai
Avec De fugues… en suites…, Salia Sanou tisse un dialogue vibrant entre les cultures et les esthétiques. De Johann Sebastian Bach à la kora et au balafon, des danses classiques aux influences africaines, jazz et urbaines, la pièce célèbre le métissage des formes et des héritages. Porté par six interprètes aux parcours pluriels, ce spectacle fait résonner les souvenirs d’enfance du chorégraphe au Burkina Faso avec son parcours européen. Entre puissance et délicatesse, leurs corps dessinent un langage commun, à la croisée des identités, pour mieux toucher à l’universel.
Tel. 04 66 36 65 00. theatredenimes.com
Ex movere dance festival
JACOU, CLAPIERS, ASSAS
Hérault Du 24 au 26 avril
Fondé par la Cie Corps Itinérants et la chorégraphe Clara Villalba, le Ex Movere Dance Festival revient pour sa 4ᵉ édition entre Jacou, Clapiers et Assas. Spectacles de danse contemporaine, exposition photographique, projection documentaire et ateliers gratuits tout public composent une programmation accessible dès 18 mois. Au programme : Pingouin de la Cie Virgule pour le jeune public, AMAE de la Cie Paper Bridge, ou encore Hybrid de la Cie Olaf LinËsky - danse dans les arbres. Un festival résolument ancré dans son territoire, entre exigence artistique et convivialité.
Tél. 07 66 15 14 40. exmoveredance.com

BLOOM Festival
TOURNEFEUILLE
Haute-Garonne
On danse à l’Archipel
L’ARCHIPEL
SCÈNE NATIONALE DE PERPIGNAN
Pyrénées-Orientales Du 17 au 26 avril
Le Théâtre de l’Archipel propose du 17 au 26 avril son temps fort On danse à l’Archipel, dix jours pour célébrer la danse sous toutes ses formes, entre spectacles, bal, flashmob et brunch festif. Le hip-hop est au cœur de la programmation. Séverine Bidaud ouvre le bal le 17 avril avec Hip-hop est-ce bien sérieux ?, une conférence performée aussi drôle que pédagogique retraçant l’histoire des danses urbaines, prolongée le lendemain par un bal hiphop participatif et intergénérationnel.
Le 21 et 22 avril, S.T.U.C.K de Mounia Nassangar, icône internationale du waacking, offre une pièce manifeste habitée et politique. Le 24 avril, Nacim Battou présente Un grand récit, fresque chorale pour neuf interprètes mêlant hiphop, danse contemporaine et théâtre. Un concert sandwich accordéon-tenorapercussion précède la soirée. Le 25 avril, un flashmob place de la République invite toute la ville à danser. Le temps fort se clôture le 26 avec une Brunch Party à l’Electro Mediator.
Tél. 04 68 62 62 00. theatredelarchipel.org
Du 10 au 12 avril
En coproduction avec la Cie Sylvain Huc et la Ville de Tournefeuille, La Place de la Danse célèbre la 5e édition de son festival printanier. Trois jours de création chorégraphique foisonnante : Alessandro Sciarroni questionne l’endurance et la répétition dans Save the Last Dance for Me ; Vincent Dupont explore la présence et l’écoute dans I Am Here ; Pierre Pontvianne signe Jimmy, pièce pour neuf danseurs. Au programme également : masterclass avec Jazz Barbé, fanfare participative portée par des étudiants et étudiantes de l’isdaT et de Music’Halle, DJ set et ateliers tout public pour fêter ensemble l’arrivée du printemps.
Tél. 05 62 13 60 30. lescale-tournefeuille.fr
En famille

Temps fort en famille
LA CIGALIÈRE
Sérignan, Hérault Les 7 et 8 mai
La Cigalière propose deux beaux rendezvous à découvrir avec les enfants en ce mois de mai riche en jours fériés. Au programme, le jeudi 7 mai, Bateau, interprété par Jean Couhé-Guichot de la Compagnie Les Hommes Sensibles ? La pièce met en scène un homme bourré de bouts de son enfance. Enfouis dans une malle en bois sous le sable d’une plage polluée… Sous une forme poético-punk, l’adulte interroge ce qui reste en lui de son état d’enfant. Puis, le vendredi 8 mai, Le Bistro, se déroule en extérieur. Le duo d’artistes suisses Esther et Jonas Slanzi de la Compagnie E1NZ, l’ont conçu et l’interprètent, à mi-chemin entre magie théâtrale, acrobatie et cirque. Le Bistro est un restaurant vieillissant en train de mettre la clé sous la porte. Là, un serveur grincheux rencontre une dame excentrique. Sur fond musical de swing, le lieu devient alors un terrain de jeu où s’enflamment les conflits et où se révèlent les talents autour d’histoires et de personnages inspirés du quotidien.
Mise en scène d’Adrian Schvarzstein. Tél. 04 67 32 63 26. lacigaliere.fr
Mon aile
SCÈNE DE BAYSSAN
Béziers, Hérault Vendredi 22 mai
Et si l’on pouvait retrouver ses ailes ? Mon Aile raconte l’histoire tendre et poétique d’un personnage qui croit avoir perdu la sienne. Entre cirque de proximité, marionnette et musique live, Ignacio Herrero déploie un univers où humour discret et émotion s’entrelacent avec délicatesse. Objets du quotidien détournés, théière marionnettique, danse avec un parachute flottant… tout devient prétexte à l’émerveillement. Portée par la musique originale de Yifan et les arrangements de Javier Aparicio, cette forme intime et inventive de la Cie Yifan parle de résilience, de rencontre et de reconstruction. Une parenthèse poétique sur la fragilité et la beauté du vivant, pour petits et grands dès 7 ans. scene-de-bayssan.herault.fr
GET UP ! BADABOUM
PARC SÉVIGNÉ
Balaruc-les-Bains
Hérault Mercredi 22 avril
Porté par la compagnie Rhapsodies Nomades, ce spectacle de marionnettes s’adresse aux tout-petits (0-3 ans). Il propose une expérience sensorielle complète, mêlant sons, images et mouvements, dans un univers conçu pour éveiller leurs premières perceptions. Les parents sont invités à partager ce moment, une rêverie autour d’un geste fondamental : tomber et se relever. « Get Up ! Lève toi ! Get Up ! Relève toi ! Badaboum !» … Derrière ces mots, une réflexion douce et accessible sur l’expérience universelle de la chute et de son dépassement. Le spectacle suit Mae et ses parents, unis par des liens invisibles qui se tissent dès les premiers apprentissages. Des étoiles filantes aux saisons qui passent, tout chute et renaît. Entre comptines, rires et mouvements, l’enfant grandit, tombe, découvre et célèbre ses premières victoires.
Tél. 04 67 18 42 34. ville-balaruc-les-bains.com
Festival Luluberlu
ODYSSUD
Blagnac, Haute-Garonne Du 29 au 31 mai
Pour sa 18e édition, le festival jeune public Luluberlu se met « enchanté, en chantier » : petits et grands sont invités à réinventer et construire ensemble. Le festival propose nombre d’ateliers, d’animations gratuites et de spectacles, notamment : Cousumain, concentré de cirque espiègle ; Faubourg, théâtre d’ombres poétique du Clan des Songes où silhouettes et vies de quartier s’animent à la nuit tombée ; Nos Petits Penchants, une galerie de marionnettes de laine qui questionne avec tendresse notre rapport au bonheur.
Tél. 05 61 71 75 15. odyssud.com.

Saperlipopette
DOMAINE D’O, CITÉ EUROPÉENNE DU THÉÂTRE
Montpellier, Hérault
Les 9 et 10 mai
Le Domaine d’O accueille la 27e édition de Saperlipopette, festival joyeux destiné au jeune public. Deux jours de spectacles, ateliers et découvertes artistiques pensés pour les enfants comme pour leurs accompagnateurs, dès 6 mois. Au programme des spectacles : Dark Circus de la Cie Stereoptik mêle dessin en direct, musique et marionnettes sous un chapiteau grinçant et poétique ; Petit Frère de la Cie T’es rien sans la Terre propose une fresque acrobatique sur la solidarité et le vivre-ensemble ; L’après-midi d’un foehn de Phia Ménard transforme de simples sacs plastiques en créatures aériennes et dansantes ; La Rapine de la Cie Moitié-Mitat célèbre en occitan et en français les traditions de la cueillette. Les plus petits découvriront Flotante, installation sensorielle pour bébés. En accès libre, Tandem, Pour Hêtre et La Boîte complètent une programmation aussi exigeante que généreuse. Tél. 0800 200 165. domainedo.fr





Saperlipopett e










Humour

Sorano Club
THÉÂTRE SORANO
Toulouse, Haute-Garonne
Du 13 au 17 avril
Le Théâtre Sorano de Toulouse inaugure le Sorano Club, nouveau rendez-vous de l’humour dans la ville rose, avec une semaine dédiée au comedy club en avril. Trois temps forts composent la programmation. Le lundi 13 avril, 66 jours de Théo Askolovitch : un jeune homme raconte avec humour et rage, jour après jour, le cancer qui l’a conduit à l’hôpital. Drôle quand il ne pleure pas, il parle trop fort pour dompter sa peur et pense aux pièces qu’il voudrait encore jouer. Les 14 et 15 avril, Kheir Inch’Allah de Yousra Dahry dresse le portrait d’une fille unique de parents marocains grandissant à Bruxelles, décortiquant avec gouaille et sensibilité son rapport à la famille et à l’identité. Le vendredi 17 avril, la semaine se clôture avec un tremplin jeunes talents animé par Théo Askolovitch : plusieurs humoristes toulousains et régionaux se succèdent sur scène, six minutes chacun, pour convaincre le public de leur univers singulier.
Tél. 05 32 09 32 35. theatre-sorano.fr
Védas en rire
CHAI DU TERRAL
Saint-Jean-de-Védas, Hérault
Du 9 au 11 avril
Fort du succès de ses précédentes éditions, le festival « Védas en Rire » revient au Chai du Terral pour une quatrième édition placée sous le signe de la diversité des styles. Trois soirées, trois spectacles, trois façons bien différentes de faire rire et réfléchir. Jeudi 9, Frédéric Ferrer ouvre le bal avec À la recherche des canards perdus : à partir d’une expérience NASA aussi réelle qu’absurde (90 canards en plastique lâchés dans un glacier du Groenland en 2008), il signe un spectacle à la frontière entre science, récit et humour. Vendredi 10, Jason Brokerss présente Grands garçons, stand-up incisif et autodérisoire sur les contradictions de la masculinité contemporaine. Samedi 11, Mahaut Drama clôture le week-end avec Drama Queen : chroniqueuse dans Quotidien, elle propose un humour engagé, politique et sans filtre, entre ironie mordante et regard acéré sur l’actualité.
Tél. 04 67 82 02 34. chaiduterral.com
Un succès fou
PALAIS DES CONGRÈS
CAP D’AGDE MÉDITERRANÉE
Agde, Hérault Vendredi 29 mai
Cette comédie, écrite par Sébastien Castro, met en scène la vie de trois personnes seules et sans un sou. Simon, Antoine et Océane vivent dans le même immeuble, chacun à un étage différent. Ils ne se connaissent pas. Un soir, les planètes s’alignent et le trio fait connaissance. Une soirée où tous trois vont rencontrer… le succès. Mise en scène de José Paul assisté de Guillaume Rubeaud, avec Sébastien Castro, Guillaume Clérice, Raïssa Mariotti, Julia Galeux, Benoît de Meyrignac et Martin de Geoffroy.
Tél. 04 67 94 65 80. saisonculturelle-agde.fr
Les Fous rires gascons
DÔME DE GASCOGNE
Auch, Gers Du 10 au 18 avril
C’est le premier festival d’humour en territoire gersois ! Pour sa 3ᵉ édition, le festival Les Fous rires gascons invite des humoristes de renom dont Titoff, Les Chevaliers du Fiel…
Ven. 10 avril → soirée d’ouverture avec Emma Bojan, Titoff, Nadia Roz et Thomas Wiesel. Présentée par le duo belge culte Cécile Giroud et Yann Stotz.
Sam. 11 avril → Caroline Estremo et son nouveau spectacle ; Sellig.
Dim. 12 avril → Blandine Lehout ; Mahaut Drama et Édouard Deloignon.
Sam. 18 avril → Thomas Angelvy ; Les Chevaliers du Fiel. fousriresgascons.fr
30
Agenda Humour

Le Corum • Montpellier 04 67 61 67 61 corum-montpellier.com
Avril
Ven. 17 à 20h • Louis Cattelat
Sam. 25 à 20h • Caroline Estremo
Sam. 25 à 21h • Panayotis Pascot
Juin
Ven. 12 à 20h30 • Laura Calu
Sam. 13 à 20h30 • Paname Comedy Club
Novembre
Mar. 3 à 20h • Laurent Gerra
Sam. 14 à 20h • Naïm
Sam. 28 à 16h • Haroun
Dim. 29 à 18h • Samuel Bambi
Décembre
Sam. 12 à 20h • Jessé
Dim. 13 à 17h • Lalou
Lun. 14 à 14h44 • David Castello - Lopes
Ven. 18 à 20h • Verino
Janvier 2027
Sam. 9 à 20h • Julien Santini
Dim. 24 à 18h • PV
Février 2027
Dim. 14 à 18h • Edgar Yves
Jeu. 25 à 20h • Dany Boon
Ven. 26 à 20h • Arnaud Tsamère
Ven. 26 à 20h30 • Ana Godefroy
Mars 2027
Ven. 5 à 20h30 • Arnaud Demanche
Ven. 12 à 20h30 • Tristan Lopin
Ven. 19 à 20h30 • Ahmed Sparrow
Dim. 21 à 19h • Moguiz
Avril 2027
Sam. 10 à 20h30 • Camille Tissot
Mai 2027
Sam. 15 à 20h30 • Phillipe Caverivière

Zénith Sud • Montpellier
04 67 61 67 61 zenithsud-montpellier.com
Octobre
Mer. 14 à 20h • The Jeff Panacloc Company
Décembre
Ven. 11 à 20h • Michele Laroque & Kad Merad
Février 2027
Mer. 11 à 20h • Nawell Madani
Sam. 14 à 18h • Marine Leonardi
Mar. 16 à 20h • Véronic Dicaire
Sam. 27 à 20h • La Lettre
Mars 2027
Sam. 13 à 20h • Thomas Marty
Salle bleue
Palavas-Les-Flots
04 67 50 39 56 vincentribera-organisation.com
Novembre
Ven. 13 à 20h30 • Tom Baldetti
Janvier 2027
Ven. 15 à 15h30 • Akim Omiri
Février 2027
Jeu. 4 à 20h • Antoine Donneaux
Palais des Congrès
Cap D’Agde
04 67 50 39 56 vincentribera-organisation.com
Avril
Jeu. 23 à 20h30 • Sellig - Episode 6
Ven. 24 à 20h30 • Mathieu Madenian
Sam. 25 à 20h30 • Caroline Vigneaux
Dim. 26 à 18h • Titoff

Nîmes -Auditorium
Hôtel Novotel Atria vincentribera-organisation.com 04 67 50 39 56
Octobre
Mer. 7 à 20h30 • Akim Omiri Novembre
Sam. 14 • Tristan Lopin
Ven. 27 • Elies Zoghlami
Sam. 28 • Samuel Bambi
Décembre
Sam. 5 à 20h30 • Caroline Estremo
Sam. 12 • Jeremy Charbonnel
Janvier 2027
Sam. 30 à 20h30 • Camille Tissot
Mars 2027
Ven. 19 à 20h30 • Yann Guillarme
Pasino • La Grande Motte 04 67 56 46 46 casino-grandemotte.partouche.com
Avril
Ven. 17 à 20h30 • Elie Semoun
Novembre
Ven. 6 à 20h30 • Philippe Caverivière
Dim. 22 à 18h • Titoff
Février
Jeu. 4 à 20h • Blandine Lehout
Mars 2027
Jeu. 4 à 20h • Pablo Mira
Avril 2027
Jeu. 15 à 20h30 • Geremy Credeville
Narbonne Arena 04 48 84 85 86 narbonne-arena.fr
Avril
Jeu. 23 à 20h30 • Elena Nagapetyan Décembre
Sam. 19 à 20h • Redouane Bougheraba Février 2027
Ven. 12 à 20h • Nawell Madani
Mars
Dim. 28 à 18h • Michèle Laroque & Kad Merad Avril 2027
Ven. 12 à 20h • Nino Arial
Ven. 23 à 20h • Edgar-Yves JR
Zénith • Toulouse 05 62 74 49 49 zenith-toulousemetropole.com
Juin
Dim. 28 à 16h • The Jeff Panacloc Company Octobre
Ven. 23 à 20h • Ahmed Sylla Novembre
Jeu. 12 à 20h • Redouane Bougheraba Décembre
Jeu. 10 à 20h • Michèle Laroque et Kad Merad
Janvier 2027
Ven. 22 à 20h • Thomas Marty
Sam. 23 à 20h • Marine Leonardi
Jeu. 28 à 20h • Nawelle Madani
Février 2027
Mar. 23 à 20h • Véronic Dicaire
Mars 2027
Ven. 12 à 20h • Jarry
Mer. 17 à 20h • Fabrice Eboué
Janvier 2028
Sam. 8 à 20h • Caroline Estremo
Zinga Zanga • Béziers
04 67 36 76 76 ville-beziers.fr
Avril
Ven. 24 à 20h • Le Paname Comedy Club
Sam. 25 à 20h • Sandrine Sarroche
Mai
Mer. 20 à 20h30 • GuiHome Vous Détend
Ven. 29 à 20h • Titoff
Juin
Mar. 2 à 20h30 • Alil Vardar
Octobre
Sam. 17 à 20h • Chantal Ladesou
Novembre
Ven. 6 à 20h30 • Elie Semoun
Dim. 7 à 20h30 • Philippe Caverivière
Dim. 22 à 16h • Roland Magdane
Décembre
Ven. 11 à 20h • Booder
Janvier 2027
Ven. 15 à 20h30 • Noëlle Perna
Sam. 30 à 20h30 • Vincent Moscato
Février 2027
Ven. 5 à 20h30 • Blandine Lehout
Sam. 13 à 20h • Naïm
Dim. 21 à 17h • Zize
Sam. 27 à 20h30 • Arnaud Tsamère
Mars 2027
Ven. 5 à 20h30 • Julien Santini
Sam. 6 à 20h • Moguiz

La Comédie • Toulouse
05 37 04 01 02 lacomediedetoulouse.com
Avril
Mar. 14 et Mer. 15 à 20h30 • Cédric Salaun
Ven. 17 à 20h30 • Angélique Pancheri
Sam. 18 à 20h30 • Toulouse j'y reste
Jeu. 23 et Ven. 24 à 20h30 • Marianne Content
Sam. 25 à 19h30 • Nathan Chaudat
Sam. 25 à 21h30 • Julie Conti
Jeu. 30 à 20h30 • Rom Charrette
Mai
Sam. 2 à 20h30 • Toulouse … J'adore !
Mar. 5 à 19h et 21h • Rebecca Hampton et Alil Vardar
Mer. 6 à 20h30 • Tom Boudet
Jeu. 14 à 19h30 • Bassem Hamraoui
Sam. 16 à 20h30 • Toulouse j'y reste
Mer. 20 à 20h30 • Kallagan
Ven. 22 et Sam. 23 à 20h30 • Adele Barbers
Ven. 29 et Sam. 30 à 20h30 • Gerry Juin
Lun. 1er à 21h • Sacrée Soirée !
Mer. 3 à 20h • Adel Fugazi
Jeu. 4 à 20h30 • Alex di Mambro
Mer. 10 à 20h30 • le Filip
Mer. 24 à 20h30 • le Roi Borgne
Jeu. 25 à 20h30 • Coco Makmak
Octobre
Sam. 3 à 20h30 • Marìa Moreno
Sam. 17 à 20h30 • Charlotte Boisselier
Jeu. 22 à 20h • Willem fait le comique Novembre
Jeu. 5 à 20h30 • Nadim
Ven. 6 et Sam. 7 à 20h30 • Anne Cahen
Ven. 6 et Sam.7 à 20h30 • Les décoiffeuses
Mer. 18 et Jeu. 19 à 20h30 • Véronique Gallo
Sam. 21 à 20h30 • Bénédicte Bousquet
Mer. 25 à 20h • Urbain
Ven. 27 à 20h30 • William Pilet
Décembre
Mer. 2 à 20h30 • Mahé
Jeu. 3 à 20h30 • Tristan Lucas
Janvier 2027
Ven. 22 à 20h30 • Emma Loiselle
Jeu. 28 à 20h30 • Léandre
Ven. 29 à 20h30 • Bernard Mabille
Avril 2027
Ven. 2 à 20h30 • Marie de Brauer
Sam. 3 à 19h30 • Jeremy Charbonnel
Jeu. 22 à 20h30 • Guigui Pop
Mai 2027
Jeu. 13 à 20h30 • Cédric Salaun
Casino Barrière • Toulouse
05 61 33 37 77 casinosbarriere.com
Avril
Jeu. 16 à 20h30 • Elie Semoun
Mer. 22 à 20h30 • Mado
Sam. 25 à 20h30 • Franjo
Mai
Mer. 6 à 20h30 • Pierre Thevenoux
Mer. 13 à 20h30 • 49.3 nuances de rire
Mar. 26 à 20h30 • Laurent Gerra
Jeu. 28 à 20h30 • Nora Hamzawi
Juin
Mer. 3 à 20h30 • Thomas Marty
Mer. 10 à 20h30 • Gérémy Credeville
Mar. 16 à 20h30 • Jean la Salle
Jeu. 18 à 20h30 • Paname Comedy Club
Mer. 24 à 20h30 • Meryem Benoua
Septembre
Mer. 30 à 20h30 • David Castello-Lopes
Octobre
Jeu. 22 à 20h30 • Elies Zoghlami
Mar. 27 à 20h30 • Rodrigue
Mer. 28 et Jeu. 29 à 20h30 • Edgar Yves Jr.
Mar. 13 à 20h30 • Sellig
Jeu. 29 à 20h30 • Edgar Yves Jr.
Novembre
Lun. 2 à 20h30 • Pierre Arditi
Ven. 6 à 20h30 • Jérémy Nadeau
Dim. 8 à 15h • Roland Magdane
Mar. 10 à 20h30 • Amine Radi
Jeu. 12 à 20h30 • Manon Bril
Jeu. 26 à 20h30 • Olivier De Benoist
Décembre
Mar. 1er à 20h30 • GuiHome vous détend
Mer. 2 à 20h30 • Arnaud Tsamère
Janvier 2027
Jeu. 14 à 20h30 • Naïm
Mar. 26 à 20h30 • Samuel Bambi
Février 2027
Jeu. 11 à 20h30 • Blandine Lehout
Mar. 16 à 20h30 • Edouard Deloignon
Mer. 24 à 20h30 • Moguiz
Mars 2027
Mer. 2 à 20h30 • Liliane Blanco
Mer. 10 à 20h30 • Jessé
Jeu. 11 à 20h30 • Akim Omiri
Jeu. 18 à 20h30 • Nash
Avril 2027
Mar. 2 à 20h30 • Liliane Blanco-Binette
Ven. 9 à 20h30 • Tristan Lopin
Sam. 25 à 20h30 • Franjo
Jeu. 29 et Ven. 30 à 20h30 • Pablo Mira
Mai 2027
Mer. 26 et Jeu. 27 à 20h30 • Laurent Baffie

Musiques

Otello
OPÉRA NATIONAL DU CAPITOLE
Toulouse, Haute-Garonne Du 14 au 26 avril
Avant-dernier chef-d’œuvre de Verdi, Otello déferle sur la scène de l’Opéra national du Capitole dans la mythique production de Nicolas Joel. Le général vénitien Otello rentre victorieux auprès de son épouse Desdemona, mais son capitaine Iago, animé d’une haine implacable, instille en lui le poison de la jalousie jusqu’à le conduire à une folie meurtrière. Porté par le génie de Shakespeare et la plume inspirée de Boito, l’opéra est une tempête musicale qui emporte tout sur son passage. Le ténor star Michael Fabiano fait ses débuts très attendus dans le rôle-titre, aux côtés de la soprano Adriana Gonzalez en Desdemona et du baryton Nikoloz Lagvilava en Iago, avec dans les autres rôles Julien Dran, Irina Sherazadishvili et Jean-Fernand Setti. L’Orchestre et le Chœur de l’Opéra national du Capitole complètent cette distribution d’exception.
Tél. 05 61 63 13 13. opera.toulouse.fr


Nos Assemblées
Cie Babel
Élise Chatauret et Thomas Pondevie nous invitent à faire l’expérience du choix collectif et à repenser notre démocratie... le tout avec humour, profondeur et gourmandise !
Saint-Gilles / Nîmes / Clarensac

Classique & lyrique

Magdalena
OPÉRA COMÉDIE
Montpellier, Hérault Les 9 et 10 mai
Opéra Junior propose une « aventure musicale » en deux actes : Magdalena, musique et orchestrations de Heitor VillaLobos, livret de Frederick Hazlitt Brennan et Homer Curran, paroles et adaptation de Robert Wright et George Forrest, créée le 26 juillet 1948 à Los Angeles. Située en Colombie, sur les rives du fleuve Magdalena, l’intrigue plonge dans un village en proie à la corruption : l’arrivée d’un ingénieur étranger bouleverse l’équilibre fragile entre traditions locales, pouvoir religieux et enjeux politiques. Entre codes de la comédie musicale américaine et sonorités sud-américaines, la partition colorée illustre l’ambition de Villa-Lobos de fusionner les cultures musicales. Rarement jouée, l’œuvre retrouve vie grâce à l’énergie et la fraîcheur des jeunes interprètes, offrant un spectacle émouvant, engagé et spectaculaire.
Tél. 04 67 60 19 99. opera-orchestre-montpellier.fr
Tarmo Peltokoski / Alexandre Kantorow
HALLE AUX GRAINS
Toulouse, Haute-Garonne
Samedi 30 mai
L’Orchestre national du Capitole de Toulouse réunit deux figures d’exception pour un grand concert symphonique placé sous le signe de Beethoven et Mahler. Au piano, Alexandre Kantorow, premier pianiste français à remporter le premier prix du Concours Tchaïkovskiet son très rare Grand Prix -, interprète le Concerto pour piano n°4 de Beethoven. Œuvre d’une subtilité saisissante, son mouvement central se déploie comme un dialogue sans paroles entre le soliste et l’orchestre. Kantorow, dont la sérénité lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris l’a rendu célèbre bien au-delà des salles de concert, apporte à cette partition toute sa sensibilité et sa maîtrise. Sous la direction de Tarmo Peltokoski, la soirée se clôture avec la Symphonie n°6 de Mahler, dite « Tragique » par le compositeur lui-même, œuvre sombre et puissante qui semble pressentir les épreuves à venir.
Tél. 05 61 63 13 13. onct.toulouse.fr
Les Marteaux de Gellone MONTPELLIER ET SAINT-GUILHEM-LE-DÉSERT
Hérault Du 22 au 31 mai
Pour sa 9ᵉ édition, le festival Les Marteaux de Gellone, porté par le Centre international de musiques médiévales, investit Montpellier et Saint-Guilhemle-Désert. Concerts, stages, colloque international et salon d’archéo-lutherie composent dix jours dédiés aux musiques médiévales vivantes, entre patrimoine, création et recherche. La programmation s’ouvre le 22 mai à l’église Sainte-Croix de Montpellier avec un concert consacré au poète Gautier de Coincy, avant d’explorer les voyages mystiques de Margery Kempe (23 mai), une projection inspirée de Dante (24 mai) et une création participative de l’Ensemble-école (25 mai). Le festival migre ensuite vers Saint-Guilhem pour une Nuit des voix modales croisant chant grégorien et hébraïque (28 mai), une création électronique et médiévale avec MiRoiR (29 mai), la narration plurilingue de Barlaam et Josaphat (30 mai) et l’oratorio occitan Madalena de Manu Théron (31 mai). Stages tout public, ateliers de fabrication d’instruments anciens et colloque international complètent cette édition résolument ancrée dans le présent. cimmducielauxmarges.org

Festival Les Concert’ines
ABBATIALE SAINT-PIERRE
Nant, Aveyron Du 7 juin au 9 août
Pour sa 4ᵉ édition, le Festival Les Concert’ines de Nant célèbre les 1100 ans de l’Abbatiale Saint-Pierre, joyau roman fondé en 926. Neuf concerts égrèneront les dimanches de juin à mi-août à 17h30, mêlant musique sacrée, classique et baroque, chœurs, orgue et instruments. Au programme : l’Ensemble vocal Tutti (7 juin), Peter Weinmann et Sylvia Pruchon à l’orgue et au chant (14 juin), le Chœur RE Naissance (21 juin), la création de L’Oratorio Simon/Pierre par le Chœur Régional Francis Poulenc (28 juin), le Groupe Gospel MontaudVocal (5 juillet), l’Ensemble vocal Oyance (12 juillet), Zoé Buyck et Ulysse Bonneau à la harpe et au violoncelle (19 juillet), Yuka Ishikawa et Timothé Bougon orgue, chant et instrument (2 août), et Mickaël et Juliette Gaborieau orgue et chant (9 août).
Tél. 06 10 19 38 02. nant.fr
Tarba en canta
TARBES, HAUTES-PYRÉNÉES
Du 3 au 7 juin
Pour sa 16ᵉ édition, le festival Tarba en Canta investit Tarbes et ses communes voisines. Cinq jours dédiés aux polyphonies des Pyrénées, de Méditerranée et d’Europe de l’Est, avec concerts du soir en église et théâtre, apéros-concerts, cantèras, concerts itinérants sur les marchés et bal occitan. Au programme : Les Mécanos, Anapnoï, A Vista de Nas, Quinz’Amics, The Baltic Sisters et Balaguèra, entre autres. Des master classes et les Mainats en Canta, qui réunissent plus de 2 500 élèves, complètent cette édition festive et populaire.
Tél. 05 62 51 30 31. tarbes-tourisme.fr
Tous à l’opéra
MONTPELLIER, TOULOUSE, AVIGNON Du 8 au 10 mai
Chaque année, Tous à l’Opéra ! confirme l’engouement du public pour cette manifestation qui a dépassé le million de visiteurs depuis sa création. Fortes de ce succès, les équipes des maisons lyriques se donnent l’ambition d’ouvrir leurs portes au plus grand nombre - et cette édition ne fait pas exception. Le weekend, l’Opéra Comédie de Montpellier, l’Opéra du Capitole de Toulouse et l’Opéra d’Avignon proposent visites et animations gratuites, accessibles à toutes et tous. Cette année, la manifestation est placée sous le thème « Jeunesse(s) » : une invitation à mettre en lumière le jeune public autant que la nouvelle génération d’artistes et de professionnels qui renouvellent et font vivre le secteur de l’opéra aujourd’hui. tous-a-lopera.fr
Tons voisins
ALBI
Tarn Du 2 au 6 juin
Pour sa 20ᵉ édition, le festival Tons Voisins investit Albi, sous la direction artistique de Denis Pascal. Organisé en partenariat avec la Scène nationale d’Albi-Tarn, ce rendezvous de musique de chambre traverse cinq jours et une quinzaine de concerts dans les lieux les plus emblématiques de la Cité épiscopale : Palais de la Berbie, Grand Théâtre, cloître Saint-Salvy, Hôtel de Gorsse. Au programme, un florilège allant de Vivaldi à la création contemporaine, avec une couleur espagnole marquée - hommage à Albéniz et concert 1936, Spain - et des artistes de renommée internationale.
Tél. 05 63 38 55 55. sn-albi.fr

Musiques actuelles

KOSMIK Festival
MONTPELLIER
Hérault Du 7 au 12 mai
Porté par l’association UNi’SONS, le Kosmik Festival lance sa première édition à Montpellier et investit le stade de la Mosson, L’Art est Public et l’Opéra Comédie pour célébrer une culture hip-hop vivante et engagée. Le 7 mai, le festival s’ouvre avec un showcase réunissant 2L et Ekloz à L’Art est Public. Les 8 et 9 mai au stade de la Mosson constituent les temps forts : Youssoupha, Demi Portion et FALS le jeudi ; Georgio, Roya Killa, KoeurBo et Ekloz le vendredi. Le 12 mai, le festival se clôture à l’Opéra Comédie avec Hip Hop Story, création collective réunissant des collégiens, cinq rappeurs locaux et les artistes Spidea et DJ Charly Cut - un final placé sous le signe de la trasmission et du rassemblement.
Tél. 04 67 10 06 79. unisons.fr
CTRL+F
LE BIKINI
Toulouse
Haute-Garonne Du 29 au 31 mai
Héritier du Weekend des Curiosités, CTRL+F s’impose comme un nouveau festival dédié aux scènes émergentes et aux talents de demain. Pour sa toute première édition, il investit le Bikini de Toulouse avec une programmation de plus de vingt artistes à découvrir ou confirmer. Le line-up réunit une génération montante aux univers variés : Bleu Soleil, Blue Jay, Camille Yembé, Camoufly, Dakeez, Ève, Himra, Kemmler, LinLin, Maïcee, Me & George, Pamela, Piche, Princess OG, Romsii, Sam Sauvage, Sean, Upsilone, Web, XO, Yiadé et Zélie. Une constellation d’artistes qui dessine le panorama de ce qui se fait de plus singulier aujourd’hui dans les musiques actuelles. Au-delà du festival, CTRL+F entend prolonger l’expérience tout au long de l’année en repérant concerts et soirées à Toulouse, fidèle à son ADN de curieux et de découvreurs.
ctrlf-festival.com
Gravats & Décibels
LE CLUB
Rodez, Aveyron Les 7 et 8 mai
Avant de fermer ses portes pour vingt mois de travaux, la salle de concert Le Club de Rodez s’offre un dernier tour de piste avec le festival Gravats & Décibels. Deux soirées pour célébrer tout ce que le lieu a offert et lancer la suite avec énergie. Le jeudi 7, La Diane Rouergate, DJ Sahmen, Kalangata, R.Wan et FBM Sound System ouvrent le bal. Le vendredi 8, la Chorale Tutti, Eriba Sound, Bäm, Antes & Madzes et plusieurs DJ prennent le relais. Visites du club, présentation des travaux, projections et food truck complètent ces deux nuits mémorables.
Tél. 05 65 42 88 68 . leclubrodez.com
Printival
PÉZENAS
Hérault Du 22 au 25 avril
Depuis bientôt 26 ans, le Printival Boby Lapointe transforme Pézenas en carrefour de la chanson francophone. Pour cette nouvelle édition, la programmation alterne grandes soirées et concerts de mi-journée en entrée libre : Zaza Fournier ouvre le bal mercredi, suivie de David Walters, Mathilde (dont le concert sera intégralement chansigné en LSF) et Vaudou Game pour clôturer en beauté. Spectacles jeune public, vitrines artistiques et Grande Marinade complètent un festival généreux et engagé.
Tél. 09 50 53 46 58. printivalbobylapointe.com
Carcassonne Tribute Festival
THÉÂTRE JEAN-ALARY
Carcassonne, Aude Mardi 5 mai
Première édition du Carcassonne Tribute Festival, un évènement inédit, dédié aux groupes qui interprètent à leur façon un répertoire déjà connu du grand public. Il s’agit également de rendre hommage à des célébrités ou à des tubes inscrits dans la mémoire du plus grand nombre. La soirée se décline avec deux formations originales. Macadam Farmer ouvre le bal et revisite les titres des Bee Gees, The Beatles, Queen, Prince… avec un parfum du sud des États-Unis et des bayous de Louisiane. En deuxième partie, place à Nicolle & Dimes, mené par Nicolle Rochelle (USA). La chanteuse et ses quatre musiciens mixent les tubes des débuts de Tina Turner et ceux d’Etta James avec les rythmes d’une chanteuse méconnue, Sugar Pie Desanto. Une soirée prometteuse.
Tél. 04 68 11 59 15. theatre.carcassonne.org
Festival Bacchus
PARC DU CHÂTEAU DE VALMY
Argelès-sur-Mer
Pyrénées-Orientales Du 4 au 6 juin
Le Bacchus Festival fait son grand retour début juin dans le cadre magique du château de Valmy. Pendant trois jours, le site se transforme en véritable rendez-vous festif mêlant musique live, gastronomie et vins du terroir roussillonnais. Depuis 2022, ce festival 100 % épicurien et 100 % circuit court propose trois concerts par soir pour vivre un moment unique, en famille ou entre amis.
Au programme :
Jeu. 4 juin → l’auteur-compositeur niçois Ben Mazué, le chanteur accordéoniste Claudio Capéo, ainsi que le groupe français aux inspirations brit pop Bess.
Ven. 5 juin → l’icône de la chanson française Vanessa Paradis, le duo folkpop parisien Lilly Wood and the Prick et le collectif électro aixois Bon Entendeur.
Sam. 6 juin → le pilier du rock français Kyo, le groupe de rock nordiste Skip the Use et l’artiste électro-pop Suzane. festival-bacchus.fr



Festival Welcome in Tziganie
THÉÂTRE DE VERDURE
Seissan, Gers Du 24 au 26 avril
La 19ᵉ édition du festival Welcome in Tziganie accueille 145 artistes venus de 10 pays. Sa programmation ? Des sons traditionnels de culture gitane et manouche et des musiques actuelles. Avec cette année un concert exceptionnel de Goran Bregović. Audelà du festival, un off, un village, des expositions… Une méga célébration de la diversité tzigane.
Au programme : Ven. 24 avril → Kema Baliardo (France), Les Yeux Noirs (France), Soviet Suprem (France et Dj Haris Pilton (Slovénie).
Sam. 25 avril → Aurore Voilqué - Balkans ladies Connection (France-HongrieGrèce-Turquie-Allemagne), Romano Drom (Hongrie, Balkan Taksim (Roumanie), Elvis Bajramovic Orkestar (Serbie) et Dj Max Pashm (Royaume-Uni).
Dim. 26 avril → Mihai Pirvan (FranceRoumanie), Goran Bregović (Bosnie Herzégovine) et Dj Click & Masha Natanson (France-Pologne).
Tél. 05 62 66 12 22. welcome-in-tziganie.com




Jazz en Comminges
SAINT-GAUDENS
Haute-Garonne Du 13 au 17 mai
La 23ᵉ édition de Jazz en Comminges programme des étoiles montantes comme des musiciens de renom. En témoignent les concerts de la jeune violoncelliste et chanteuse cubaine Ana Carla Maza, l’illustre trompettiste électro-jazz Erik Truffaz ou encore le contrebassiste et chanteur réputé Avishai Cohen. Également, un riche festival off avec une nouveauté 2026, une scène musicale où se mélangeront musiciens professionnels et amateurs.
Au programme : Mer. 13 mai → Naamloze Trio et Mamz’Elle Bee Swing Orchestra.
Jeu. 14 mai → New Sketches of Spain avec Erik Truffaz et Antonio Lizana et, Nueva Timba avec Harold López-Nussa Quartet. Ven. 15 mai → L’Autre Big Band invite Géraldine Laurent & Lucile Rentz, et Brightlight avec Avishai Cohen Quintet. Sam. 16 mai → Bach’s Groove avec Paul Lay Trio et, Caribe World Tour avec Ana Carla Maza.
jazzencomminges.com
Jazz en Pic Saint-Loup
ASSAS, LE TRIADOU, LES MATELLES SAINT-MATHIEU-DE-TRÉVIERS
Hérault
Du 4 au 6 juin
Le festival Jazz en Pic Saint-Loup célèbre sa 25ᵉ édition dans une atmosphère chaleureuse et ouverte à tous. Depuis un quart de siècle, l’événement porte l’ambition de faire vivre un jazz exigeant, vivant et accessible. Fidèle à son esprit de proximité, le festival s’attache à rester au plus près des habitants tout en valorisant le territoire, autour de valeurs fortes : transmission, découverte et plaisir de l’écoute.
Au programme :
Jeu. 4 juin → Rémi Panossian Trio.
Ven. 5 juin → chorale du collège de Clarensac ; Poets of Forest ; Fabrice Martinez Quintet.
Sam. 6 juin → Lucie Jahier ; Frangins, Airelle Besson et Lionel Suarez ; Émile Parisien et Yaron Herman Quartet.
Tél. 04 66 80 30 27. jazzajunas.fr
Amaury Faye Nola Quartet
L’ASTRADA
Marciac, Gers Samedi 13 juin
Le pianiste et compositeur Amaury Faye présente RUST, son dernier album, entouré d’un quartet d’exception. Imprégné de plusieurs mois passés à la NouvelleOrléans, il revient dans sa région natale avec un projet à la croisée de son héritage européen et des couleurs de la Big Easy - tour à tour dansant et cinématique, industrieux et flegmatique. À ses côtés, la légende Herlin Riley à la batterie (Ahmad Jamal, George Benson), le saxophoniste ténor Julian Lee (Jon Batiste, Wynton Marsalis) et le contrebassiste Edouard Pennes, fondateur du collectif Paris Jazz Session. Une distribution de premier plan pour un album ancré dans l’histoire et le souffle de la Nouvelle-Orléans.
Tél. 09 64 47 32 29. lastrada-marciac.fr
Limoux Brass Festival
Aude Du 30 avril au 3 mai
Un parrainage incroyable pour la 18ᵉ édition du Limoux Brass Festival, le quintette de cuivres espagnol le Spanish Brass. Le programme 2026 s’avère prometteur avec les pionniers du zouk Kassav’ en ouverture, la version big bang explosive et survitaminée du très attendu Electro Deluxe Big Bang, le bassiste-chanteurcompositeur de génie Richard Bona et son quintet…
Les temps forts :
Jeu. 30 avril → Kassav’ (Caraïbes).
Ven. 1er mai → les frères Djigbénou et leur fanfare Eyo’nlé (Bénin) ; Richard Bona Quintet (Cameroun-USA).
Sam. 2 mai → jazz traditionnel et swing avec les Mama Shakers (France) ; l’icône de la scène jazz et funk européenne Electro Deluxe Big Bang.
Dim. 3 mai → Spanish Brass (Espagne) fondé en 1989, l’un des ensembles de cuivres les plus prestigieux au monde ; les cent musiciens de la Societat Unió Musical Santa Cecília de Guadassuar.
Tél. 04 68 69 69 87. limouxbrass.fr


42
Agenda Concerts

Le Bikini • Toulouse
05 62 24 09 50 lebikini.com
Avril
Mar. 14 à 19h30 • Franz Ferdinand
Mer. 15 et Jeu. 16 à 19h30 • Isha & Limsa D'aulnay
Ven. 17 à 19h30 • Kim Wilde
Dim. 19 à 19h30 • Altin Gün
Mer. 22 à 19h30 • Disiz
Ven. 24 à 19h30 • La Mano 1.9
Mai
Mar. 12 à 19h30 • Tinariwen
Mer. 13 à 19h30 • Alborosie & Shengen Clan
Jeu. 14 à 19h30 • Feu! Chatterton
Sam. 16 à 19h30 • Early Maggots + Meteora
Jeu. 21 à 19h30 • 2L + la Cercleuse
Juin
Mer. 3 à 19h30 • Danyel Waro
Sam. 6 à 19h30 • Groundation
Jeu. 18 à 19h30 • Nicky Doll
Mar. 23 à 19h30 • Nation of Language
Ven. 26 à 19h30 • Agnes Obel
Sam. 27 à 19h30 • Lloyd Cole
Mar. 30 à 19h30 • Anthrax + Mastodon
Juillet
Ven. 3 à 19h • Allah-Las + Cathedrale =WB
Mar. 7 à 19h30 • Rise Against
Mer. 8 à 19h30 • Testament
Lun. 13 à 19h30 • Interpol
Septembre
Ven. 18 à 19h30 • The Young Gods
Lun. 28 à 19h30 • Fat Freddy’s Drop
Octobre
Jeu. 1er à 19h30 • La colonie de vacances
Ven. 2 à 19h30 • Guy2bezbar
Sam. 3 à 18h • Ludwig von 88 + Didier Super + les Vulves assassines + Dab rozer
Mer. 7 à 19h30 • FFF
Ven. 9 et Sam. 10 à 19h30 • Sadifest IV
Mar. 13 à 19h30 • Fredz
Ven. 16 à 19h30 • So la lune
Mer. 21 à 19h30 • Carpenter Brut
Ven. 23 à 19h30 • Jazzy Bazz
Dim. 25 à 19h30 • Cat Power
Lun. 26 à 20h • Chilly Gonzales
Sam. 31 à 19h30 • Zoufris Maracas
Novembre
Jeu. 5 à 19h30 • Meryl
Ven. 6 à 19h30 • NeS
Mar. 10 à 19h30 • Collectif Ensemble
Ven. 13 à 18h30 • Tagada Jones + Les Tambours Du Bronx
Sam. 14 à 19h30 • Beast In Black + Sonata
Arctica + Frozen Crown
Sam. 21 à 19h30 • 47ter
Lun. 23 à 19h30 • Benjamin Biolay
Mer. 25 à 19h30 • Marillon
Jeu. 26 à 19h30 • The Stranglers
Ven. 27 et Sam. 28 à 19h • 20 years kicking
Dim. 29 à 19h30 • Accept "50th Anniversary tour" + Dynazty + Tailgunner
Décembre
Jeu. 3 à 19h30 • Sniper
Mar. 8 à 19h30 • Axel Bauer
Ven. 11 à 19h30 • Les Fatals Picards
Mars 2027
Mer. 24 à 19h30 • Sinclair

Interference • Balma interference-toulouse.fr
Avril
Jeu. 16 à 20h • Gnawa Diffusion + Tiwiza
Ven. 17 à 20h • Rsko
Ven. 24 à 20h • Machine Head
Mai
Sam. 2 à 17h • Pink city Records
Dim. 17 à 20h30 • Hajib
Juin
Ven. 12 à 19h • Rémi Panossian Trio
Mer. 17 à 20h • Julian Marley + Vanupié
Juillet
Ven. 3 à 19h • Nous étions une armée + Ygnare
Mar. 7 à 20h • Blood Incantation + Gong
Octobre
Ven. 9 à 20h • Zamdane
Mer. 14 à 20h • André Manoukian
Jeu. 15 à 20h • Bilal Hassani
Ven. 16 à 20h • Gloryhammer + Majestica + Arion
Novembre
Jeu. 5 à 20h • Renan Luce
Ven. 6 à 20h • Pony Pony Run Run
Lun. 30 à 19h • Eluveitie + Pain + Wolfheart
Décembre
Ven. 4 à 20h • Mentissa
Janvier 2027
Dim. 24 à 20h • Orden Ogan + Special Guest
Le Rex • Toulouse 05 61 38 57 71 lerextoulouse.com
Avril
Mar. 14 à 19h30 • MadeinParis
Mer. 15 à 19h30 • Full Of Hell & The Body & Jarhead Fertilizer & Jad
Ven. 17 à 19h30 • Dynamite Shakers
Sam. 18 à 19h30 • Psychonaut + Guest
Sam. 18 à 23h55 • Karnage Inv.MKNK
Dim. 19 à 19h30 • Hoba Hoba Spirit
Lun. 20 à 19h30 • Dirty Sound Magnet
Jeu. 23 à 19h30 • Anais Mva
Ven. 24 à 19h30 • Okis + Kéroué
Ven. 24 à 23h55 • Tony Romera Present. House Delivery
Dim. 26 à 19h30 • The Last International
Mar. 28 à 19h30 • Exhumed & Gruesome
Jeu. 30 à 19h30 • Al'Tarba / Yoshi di Original
Mai
Ven. 1er à 19h30 • Krs One
Mar. 12 à 19h30 • Paledusk
Jeu. 14 à 19h30 • Doppler & Guest
Mer. 20 à 19h30 • Earthless
Mar. 26 à 19h30 • Nasty & Guests
Jeu. 28 à 19h30 • Sun
Juin
Ven. 5 à 19h30 • Agriculture & Sopoorific
Mer. 10 à 19h30 • Frank Turner & Sleepings
Souls
Mar. 16 à 19h30 • Uncle Acid & The Deadbeats + Guest
Septembre
Dim. 20 à 19h30 • Einar Solberg & Guest
Dim. 27 à 19h30 • Forever Nu
Octobre
Sam. 3 à 19h30 • Talisco
Mar. 6 à 19h30 • Primal Feat
Novembre
Ven. 27 à 19h30 • Imperial Triumphant & Knoll
Le Métronum • Toulouse
05 32 26 38 43 lemetronum.fr
Avril
Mar. 14 à 20h • Infected Rain + Butcher
Babies + Black Spikes
Jeu. 16 à 20h • Mafalda High + Radical Kitten + Pistons
Ven. 17 à 20h • Michel Cloup + Katcross + Montevideo + Mauve
Sam. 18 à 20h • H-Burns & the Stranger Quartet + Mélys
Jeu. 23 à 20h • Debout sur le Zinc + Les Croquants
Sam. 25 à 20h • Flenn + Leeroy S.V.G
Jeu. 30 à 20h • Bruit ≤
Mai
Mar. 5 à 20h • Amblar
Mer. 6 à 20h • Madball & Ignite
Ven. 15 à 20h • Abdul and the Gang + Lucas Granel
Mer. 27 à 20h • Gérald Toto + Friends
Jeu. 28 à 20h • Johnny Makam + Alberi
Sonori + Boris Viande
Sam. 30 à 20h • Grandma's ashes + Underground Therapy
Octobre
Ven. 9 à 20h • Bianca Costa
Sam. 10 à 20h • Mariam
Sam. 17 à 20h • Alea Jacta Est
Sam. 18 à 20h • Myrath
Ven. 20 à 20h • Kamelot + Exit Eden + Temperance
Salle Nougaro • Toulouse 05 25 63 12 00 sallenougaro.com
Avril
Mer. 15 à 20h30 • Lubiana
Mai
Mar. 19 à 20h30 • Cuarteto Tafi
Jeu. 21 à 20h30 • Natascha Rogers
Novembre
Jeu. 12 à 20h30 • Magyd Cherfi
La Gespe • Tarbes 05 62 51 32 98 lagespe.com
Avril
Ven. 17 à 21h • Antes & Madzes
Octobre
Jeu. 1er à 21h • Dub Inc
Jeu. 22 à 21h • Sam Sauvage
Novembre
Sam. 14 à 21h • Bertrand Belin
Zénith • Toulouse
05 52 74 49 49
zenith-toulousemetropole.com
Avril
Ven. 17 et Sam. 18 à 20h • Bigflo et Oli
Dim. 19 à 19h • Bigflo et Oli
Mai
Dim. 3 à 18h • Lorie
Mer. 6 à 20h • Amel Bent
Ven. 8 à 20h • Electro Symphony Vol.2
Sam. 9 à 20h • Vanessa Paradis
Jeu. 14 et Ven. 15 à 20h • Bigflo et Oli
Sam. 16 à 19h • Saxon
Ven. 22 à 20h • Star Academy
Sam. 23 à 20h • Les Années 80
Juin
Ven. 5 à 20h • 15 000 voix, légendes du rock
Sam 6 à 20h30 • Gospel pour 100 voix
Dim. 14 à 20h • Star Academy
Ven. 26 à 20h • Kendji Girac
Septembre
Jeu. 24 à 20h • Star Wars par l'Orchestre
National Capitole Toulouse
Sam. 26 à 20h • Nej
Octobre
Jeu. 1er à 20h • Djadja & Dinaz
Sam. 3 à 20h • Christophe Maé
Lun. 5 à 20h • Placebo
Sam. 10 à 20h • La Légende De Monte Cristo
Dim. 25 à 15h • Chantal Goya
Jeu. 29 à 19h30 • Orelsan
Novembre
Mer. 4 à 20h • Patrick Bruel
Jeu. 5 à 20h • The World of Hans Zimmer
Ven. 6 à 20h • Joe Bonamassa
Sam. 7 à 20h • Helena
Lun. 9 à 20h • Gims
Ven. 13 à 20h • PLK
Jeu. 19 à 20h • Gaëtan Roussel
Ven. 20 à 20h • Disney en Concert
Sam. 21 à 20h • Dub Inc + Danakil
Mer. 25 à 20h • Eric Serra Live
Décembre
Mar. 1er à 20h • David Hallyday
Mer. 2 à 20h • Disiz
Jeu. 3 à 20h • Saez
Ven. 4 à 20h • Claudio Capeo
Ven. 11 à 20h • The Dire Straits Experience
Lun. 14 à 19h • Florent Pagny
Mer. 16 à 20h • Feu! Chatterton
Sam. 19 à 15h et 20h30 • Monte-Cristo, Le
Spectacle Musical
Mar. 29 à 19h30 • K-POP Forever
Janvier 2027
Mar. 5 à 20h • One Night of Queen
Mar. 21 à 20h • Grand Corps Malade
Mer. 27 à 20h • So Floyd Février 2027
Mar 2 à 20h • Christophe Mae
Jeu. 4 à 20h • Forever
Sam. 20 à 20h • Keen’v
Mer. 24 à 20h • Celtic Legends
Ven. 26 à 20h • Hoshi
Dim. 28 à 18h • Toujours vivant
Mars 2027
Ven. 5 à 20h • L2B
Sam. 13 à 20h • Deluxe
Dim. 14 à 18h • Marine
Jeu. 25 à 20h • Ibrahim Maalouf
Ven. 27 à 20h • Patrick Fiori
Mai 2027
Sam. 29 à 20h • Bernard Lavilliers
Septembre 2027
Sam. 18 à 20h • Julien Clerc
Mer. 22 à 20h • Génération Céline
Octobre 2027
Dim. 10 à 18h • I gotta feeling : la tournée
Lo Bolegason • Castres
05 63 62 15 61 bolegason.org
Avril
Ven. 17 à 19h30 • SmaConnexion : Pistons + Mafalda High + Radical Kitten
Mai
Jeu. 7 à 19h30 • La Maison Tellier + Boucan
Ven. 22 à 19h30 • 2L + Raoul + Open Mic
Jeu. 28 à 19h30 • Sam Sauvage + Prade Novembre
Ven. 27 à 20h30 • Broken Back + 1ère partie
Cri'Art • Auch
05 62 60 28 17 cri-art.fr
Avril
Ven. 17 à 22h30 • Asna + Shahzenxxx + Hefka + Tommy M.
Mer. 20 au Dim. 24 • Lamperouge
Mai
Ven. 29 à 21h • Sun + Grandma’s Ashes Octobre
Ven. 2 à 21h30 • No Money Kids
Casino Barrière • Toulouse 05 61 33 37 77 casinosbarriere.com
Avril
Mar. 14 à 20h30 • Jérémy Hababou
Mer. 15 à 20h30 • The Simon & Garfunkel Story
Mar. 28 à 20h30 • Les Fo' Plafonds
Mai
Sam. 30 à 20h30 • Poetic Lover Tour
Juin
Jeu. 4 à 20h30 • Laurent Voulzy
Mar. 23 à 20h30 • Les comédies musicales
Juillet
Mer. 1er à 21h00 • John Williams Symphonique
Octobre
Jeu. 1er à 20h30 • Letz Zep - Zeppelin's Resurrection
Jeu. 8 à 20h30 • Worlds Appart
Mer. 14 à 20h30 • Joe Jackson + Band
Sam. 24 à 20h30 • Pink Martini
Dim. 25 à 15h • BREL !
Ven. 30 à 20h30 • Tina Arena
Novembre
Dim. 1 erà 18h • The 5 Rosies - Tribute to AC/DC
Mer. 18 à 20h30 • Hiba Tawaji + Ibrahim
Maalouf
Sam. 21 à 20h30 • The Depeche Mode
Experience
Mar. 24 et mer. 25 à 20h30 • Garou
Janvier 2027
Dim. 17 à 18h • Formidable ! Aznavour
Dim. 24 à 15h • Jonathan Dassin
Février 2027
Mer. 3 à 20h30 • Gauvain Sers
Mars 2027
Mer. 17 à 20h30 • Abba Gold
Dim. 14 à 14h30 • The U2 Experience
Mai 2027
Mer. 19 à 20h30 • Covertramp
Les Docks • Cahors 05 65 24 13 60 lesdocks-cahors.fr
Avril
Sam. 11 à 21h • Demi Portion + Léon Lia ...
Ven. 17 à 20h30 • Davy Kilembe visite Brassens
Mai
Jeu. 7 à 21h • Blanc Tanuki Dj Set
Ven. 22 à 21h • La Chica + Okali
Octobre
Sam. 24 à 21h • Ensemble !!! + 1ère partie
Sam. 14 à 21h • Sniper (complet)
Jeu. 26 à 21h • Broken Back + 1ère partie
44
Agenda Concerts

Paloma • Nîmes
04 11 94 00 10
paloma-nimes.fr
Avril
Jeu. 16 à 20h30 • Lujipeka
Sam. 18 à 20h30 • Tinariwen
Ven. 24 à 20h30 • Miossec
Mai
Mer. 13 à 20h30 • Feu!Chatterton
Jeu. 28 à 20h30 • Nuevos Rios
Juillet
Jeu. 2 à 20h30 • Aldous Harding
Ven. 3 à 20h30 • Public House
Septembre
Sam. 12 à 20h30 • Zamdane
Sam. 19 à 20h30 • Ty Segall
Sam. 26 à 20h30 • Isha x Limsa D'Aulnay
Octobre
Mar. 6 à 20h30 • Blood Red Shoes
Mer. 28 à 20h30 • Carpenter Brut Novembre
Jeu. 5 à 20h30 • Miki
Sam. 7 à 20h30 • Jazzy Bazz
Lun. 9 à 20h30 • St Paul & the Broken Bones
Ven. 13 à 20h30 • Sniper
Mer. 18 à 20h30 • FFF
Jeu. 19 à 20h30 • Meryl
Ven. 20 à 20h30 • Camille
Mar. 24 à 20h30 • Marillon
Mars 2027
Ven. 5 à 20h30 • Sam Sauvage

Pasino • La Grande Motte
04 67 56 46 46 casino-grandemotte.partouche. com
Avril
Sam. 21 à 20h • Chimène Badi
Juillet
Dim. 12 à 17h • Le Chœur du sud
Septembre
Mer. 30 à 20h30 • Linh
Mar. 29 à 20h • Julien Lieb
Octobre
Ven. 2 à 20h30 • Calogero
Mer. 7 à 20h • Worlds Apart
Ven. 9 à 20h • Tina Arena
Novembre
Mar. 3 à 20h • Belinda Davids
Ven. 20 à 20h • Garou
Arena Sud de France
Montpellier
04 67 17 68 17 suddefrance-arena.com
Novembre
Sam. 21 à 20h • Monte Cristo
Ven. 27 à 20h • Bigflo et Oli
Décembre
Sam. 5 à 20h • PLK
Samedi. 12 à 20h • Florent Pagny
Janvier 2027
Ven. 15 à 20h • Claudio Capeo
Mars 2027
Sam. 6 à 20h • L2B
Jeu. 18 à 20h • Grand Corps Malade
Avril 2027
Sam. 24 à 20h • Eros Ramazzotti

Secret Place
Saint-Jean-De-Védas
09 64 00 87 11 toutafond.com
Avril
Mer. 15 à 19h • CM Wolf & The Blackbones
Jeu. 16 à 19h • Noh Villalongua + la Maison Folle
Ven. 17 à 19h • Dead After Dinner + Fom
Sam. 18 à 19h • Caramel Mou + Sparkfeel...
Jeu. 23 à 19h • Sangham
Ven. 24 à 19h • Don't Try + Wake The Dead...
Sam. 25 à 19h • Meinstein
Jeu. 30 à 19h • Guida + Warrior Kids
Mai
Sam. 2 à 19h • Madball + Real Deal + Filade
Mer. 6 à 19h • Rock Session #3 - Lord of Altmamont + Palavas Surfers
Jeu. 7 à 19h • Ponte del Diavolo
Sam. 9 à 19h • Les Phacos + Docteur Destroy
Mar. 12 19h
• Nashville Pussy + Lecks Inc + Tba
Mer. 13 à 19h
• Bella and the Bizarre
Ven. 15 à 19h
• Lion's Law + Breakout
Sam. 16 à 19h
• Wampas Psycho Attack + Kurt
Dim. 17 à 19h
• Bustin Heads Fest #3 Festival
hardcore & métal
Jeu. 21 à 19h
• Fuck you Tony + Come as you were
Mer. 27 à 19h
• Opal in Sky + Give'm Blood
Dim. 31 à 19h
Juin
Mer. 3 à 19h
• Godsleep + Uddu
• Rock Session #3 Left Lane Cruiser
Jeu. 4 à 19h
• Cancer Bats + Rejected
Underdogs
Ven. 5 à 19h • Modern Generation LSD + Exposition David Lopez " La Souris
Deglinguée "
Jeu. 11 à 19h
• Unleash + Bronca + Artrides
Ven. 12 à 19h
• Barny and the Rhythm all Stars
Sam. 13 à 19h
• Rock Session #3 Les sales
Majestes + Charge 69 + Paradis Minuit
Mer. 17 à 19h
• Rock Session #3
Jeu. 18 à 19h
• De rien + Fury Road
Ven. 19 à 19h
Sam. 20 à 19h
Jeu. 25 à 19h
• Shades of Rock + Black Jaguars
• Soirée la Kompagnie
• Os Estilhaços + Panoptes
Dim. 28 à 19h
• Rockin Bones + Dj Stephan Jungle Kids
Juillet
Jeu. 2 à 19h • The Hotbrains
Jeu. 9 à 19h • Sulfuric Cautery + Morgue
Breath + Fosse Septique + Rétorsion
Ven. 10 à 19h • No Class
Ven. 17 à 19h • Breakstuff + Warrstein + Midnight Theory
Sam. 18 à 19h • Dig up the 90's Festival #4
Mer. 21 à 19h • Guerilla Poubelle + PasMort Août
Mer. 5 à 19h • Rock Session #3 The Dickies + Supports
Ven. 7 à 19h • Chris Masuak's Dog Soldier + The Crisps
Septembre
Ven. 4 à 19h • Jack Connexion + LazyRiders
Sam. 19 à 19h • SpunyBoys Octobre
Dim. 25 à 19h • Forever Nu
Victoire 2
Saint-Jean-de-Védas 04 67 47 91 00 victoire2.com
Avril
Ven. 10 à 20h • Christine Salem
Sam. 11 à 22h • Alpha Steppa x Nai Jah + Ondubground + Art-X + Ashkabad
Ven. 17 à 20h30 • Club V2
Mai
Jeu. 21 à 19h • Etane Novembre
Sam. 28 à 20h • Folie's
Le Rockstore • Montpellier
04 67 06 80 00 rockstore.fr
Avril
Jeu. 16 à 19h • Realo x Deelee s
Sam. 18 à 19h • Upsilone ( DJ Set )
Mer. 22 et Jeu. 23 à 20h • Zoufris Maracas
Sam. 25 à 19h • Les Fatals Picards
Mer. 29 à 19h30 • Black Sea Dahu
Mai
Ven. 1 à 19h30 • Charles Doré + Chiloo
Sam. 2 à 19h30 • Arma Jackson
Mer. 6 à 19h30 • Alborosie & Shengen Clan
Ven. 8 à 20h • Zentone (Zenzile + Hight
Tone)
Mer. 13 à 19h • Arch Club
Sam. 16 à 19h • Visions of Atlantis + Edge of Paradise
Mer. 20 à 19h30 • The Young Gods
Jeu. 21 à 19h30 • Une Touche d' Optimisme
Mer. 27 à 19h30 • Public Image LTD
Ven. 29 à 19h30 • La Rue Kétanou
Juin
Ven. 5 à 19h30 • Isha & Lisma D’Aulnay
Ven. 12 à 20h • David ( Mcfly )
Sam. 13 à 19h30 • Xzibit With Furnace Band
Septembre
Sam. 19 à 20h • Les Idées
Octobre
Ven. 9 à 19h30 • 47Ter
Sam. 10 à 19h30 • Zamdane
Jeu. 22 à 19h30 • Ensemble !!!
Mar. 27 à 20h • Myrath
Jeu. 29 à 19h30 • Swing + CRS
Sam. 31 à 19h30 • NeS
Novembre
Sam. 7 à 20h • Meryl
Dim. 8 à20h • Ebony
Ven. 13 à 19h30 • Lilly Wood and the Prick
Sam. 14 à 20h • Bilal Hassani
Jeu. 19 à 19h • Mass Hysteria
Sam. 21 à 20h • Sam Sauvage
Jeu. 26 à 19h • Girls in Hawaii
Décembre
Mar. 1 à 19h30 • Shaârghot + Solitaris + Ghost Dance
Sam. 12 à 19h30 • Elmer Food Beat + In Coach
Mars 2027
Sam. 6 à 20h • les Wriggles
Zénith Sud • Montpellier
04 67 64 68 83 zenithsud-montpellier.com
Avril
Ven. 17 à 20h • Amel Bent
Ven. 24 à 20h • Damso
Sam. 25 à 20h • Electro Symphony Vol.2
Juin
Dim. 7 à 18h • Lorie
Octobre
Ven. 2 à 20h • Djadja & Dinaz
Ven. 16 à 20h • Vanessa Paradis
Sam. 17 à 20h • Nej’
Dim. 18 à 18h • Grease is the Word
Jeu. 29 à 20h • Patrick Bruel Novembre
Ven. 6 à 20h • Lara Fabian
Sam. 14 à 20h • Christophe Maé
Dim. 22 à 19h • Éric Serra Live Décembre
Jeu. 3 à 20h • Disiz
Ven. 4 à 20h30 • Saez
Lun. 5 à 20h • Balavoine - Ma Bataille
Dim. 13 à 19h • The Dire Straits Experience
Mer. 30 à 19h30 • K-pop Forever
Janvier 2027
Mar. 12 à 20h • Il était une fois … Ennio
Morricone et Nino Rota
Mer. 13 à 20h • Christophe Maé
Ven. 29 à 20h30 • So Floyd " The Pink Floyd
Show "
Février 2027
Mer. 3 à 20h • Forever - Tribute to Micheal Jackson
Ven. 5 à 20h30 • the World of Queen
Sam. 6 à 20h • Flashdance - the Musical
Ven. 12 à 20h30 • Keen'V
Sam. 20 à 15h30 • Chimène Badi
Jeu. 25 à 20h • Hoshi
Mars 2027
Ven. 12 à 15h et 20h • Celtic Legends
Sam. 27 à 20h • Ibrahim Maalouf
Avril 2027
Sam. 24 à 20h • Patrick Fiori
Dim. 15 à 18h • Glorious
Septembre 2027
Jeu. 23 à 20h • Génération Céline
Mar. 13 à 20h • One night of Queen
Décembre 2027
Ven. 10 à 20h • I Gotta Feeling - Tournée des Années 2000
Le Corum • Montpellier 04 67 61 67 61 corum-montpellier.com
Avril
Dim. 19 à 16h • Le Seigneur des Anneaux & Le Hobbit
Dim. 19 à 20H • The Music of Hans Zimmer & Others
Ven. 24 à 20h30 • Sarah Schwab
Mai
Mar. 16 à 20h • Anne Tuffigo
Mar. 30 à 19h30 • Zoltan despond et Vesselin
Stanev
Septembre
Ven. 11 à 20h • Alizée
Sam.12 à 20h • Berger Story
Octobre
Ven. 30 à 20h • Jeremy Habadou
Novembre
Dim. 29 à 18h • Bénabar
Janvier 2027
Jeu. 7 à 20h • the Musical Story of Elvis Mars 2027
Sam. 6 à 20h • Covertramp
Dim. 21 à 14h • les plus belles musiques de Miyazaki
Dim. 21 à 17h • Symphony on Titan
Le Jam • Montpellier 04 67 58 30 30 lejam.com
Avril
Jeu. 16 à 20h15 • Laurent Marion
Mai
Ven. 8 à 21h • Ousanousawa
Jeu. 14 à 20h • Luan Maccamley + Trojka
Nomad + Adil Smaali & Elements
Ven. 15 à 20h • Nan Tinez + Baboucan & the Fine Asses + Calle Mambo
Jeu. 21 à 20h • Love report + Ajamo + Kanazoe Orkestra
Ven. 22 à 20h • Cilex + Jam'Acap + Raffut
Jeu. 28 à 20h • Bleustone&Onefeather + Ladies Jam and One Guy + Mango Mango
Ven. 29 à 19h30 • Benjamin Ulysse + Elo & the Gritty Hops + LeanWolf
Juin
Jeu. 4 à 20h • Danys + Classe Hip-Hop du Jam + Fabe Beaurel Bambi & Elika
Zinga Zanga • Béziers 04 67 36 76 76 ville-beziers.fr
Avril
Dim. 12 à 18h • Frederic Francois
Sam. 18 à 20h30 • Totalement 80
Dim. 19 à 18h • Sergio Cortes
Dim. 26 à 17h • Hervé Vilard
Mai
Dim. 10 à 14h30 • Chantal Goya Juin
Mer. 17 à 20h30 • Les Comédies Musicales Octobre
Jeu. 1 à 20h • Brel! Le Spectacle
Dim. 4 à 20h • Dave Novembre
Jeu. 26 à 20h30 • Laurent Voulzy
Ven. 27 à 20h30 • The Stranglers
Dim. 29 à 14h30 • Lion, le Retour du Roi Décembre
Mar. 15 à 20h • Benjamin Biolay Janvier 2027
Dim. 17 à 16h • Yves Duteuil
Dim. 31 à 17h • Formidable ! Aznavour
Mars 2027
Sam. 13 à 20h • Gauvin Sers
Le Sonambule • Gignac 09 70 14 48 02 lesonambule.fr
Avril
Du 17 au 20 • TèrraBram Novembre
Ven. 6 à 20h • Benoît Carré
La Cigalière • Sérignan 04 67 32 63 26 lacigaliere.fr
Avril
Dim. 19 à 18h • Alexis HK et Benoît Dorémus
Mai
Sam. 16 à 20h30 • Les Barbeaux
Agenda Concerts

Narbonne Arena
04 48 84 85 86 narbonne-arena.fr
Avril
Sam. 25 à 20h • Vanessa Paradis
Juin
Sam. 6 à 20h • 15 000 Voix pour les Légendes du Rock
Septembre
Sam. 12 à 20h • Putain de Renaud
Sam. 19 à 20h30 • The world of Queen
Mer. 30 à 20h • Mania, The Abba Tribute
Octobre
Sam. 17 à 20h • Julien Clerc
Dim. 25 à 17h • Berger Story
Novembre
Ven. 6 à 20h30 • The 5 Rosies – Tribute to AC/DC
Mer. 18 à 20h • L'Héritage Goldman 2
Ven. 27 à 20h30 • David Hallyday
Sam. 28 à 20h • Bigflo et Oli
Décembre
Dim. 6 à 17h • Balavoine, ma bataille
Janvier 2027
Mer. 6 à 20h • One night of Queen
Jeu. 28 à 20h • So Floyd, The Pink Floyd Show
Février 2027
Ven. 5 à 20h30 • Forever
Ven. 19 à 20h30 • Keen'V
Sam. 27 à 20h • Toujours vivant - Johnny Hallyday
Mars 2027
Sam. 6 à 20h • Patrick Fiori
Ven. 26 à 20h • Bernard Lavilliers

El Médiator • Perpignan
04 68 62 62 00 theatredelarchipel.org
Avril
Jeu. 30 à 20h30 • Kumbia Boruka + Calle Mambo + Le Perco
Mai
Jeu. 7 à 20h30 • The Abyssinians + Big Youth
Jeu. 21 à 20h30 • Bancal Cheri + Henry & Dimi Dero
Sam. 23 à 20h30 • 2L + Jialu
Octobre
Sam. 3 à 20h30 • Solann
Jeu. 8 à 20h30 • Zamdane
Ven. 23 à 20h30 • Ensemble !!!
Mar. 27 à 20h30 • Stephan Eicher
Ven. 30 à 20h30 • Carpenter Brut
Décembre
Sam. 5 à 20h30 • 47Ter
Mars 2027
Sam. 6 à 20h30 • Sam Sauvage
L'Idéal
Lézignan-Corbières ideal-lezignan.fr
Mai
Sam. 2 à 21h • Concert the Hailers - Tribute Bob Marley
Sam. 16 à 21h • Feel Collins – Tribute Phil Collins
Sam. 18 à 21h • Hommage à Balavoine par Paul
Octobre
Sam. 3 à 21h • Maheva
Sam. 24 à 21h • Doc Lou & the Roosters

Confluence • Avignon confluencespectacles.fr 06 13 58 44 72
Avril
Dim. 12 à 16h • Formidable ! Aznavour
Ven. 17 à 20h30 • Totalement 80
Sam. 18 à 20h • Sergio Cortes présente Micheal Celebration
Ven. 24 à 20h • The Simon & Garfunkel Story
Mai
Sam. 23 à 20h • Tribute 100% Johnny
Ven. 29 à 20h • Yannick Noah
Octobre
Ven. 16 à 20h • Julien Clerc
Jeu. 22 à 20h • Hommage à Julio Iglesias : Diego Ramos
Ven. 23 à 20h • The Voice of George Micheal
Novembre
Jeu. 5 à 20h • Belinda Davids
Dim. 15 à 17h • The Official Blues Brothers Revue
Dim. 22 à 19h • Garou
Ven. 27 à 20h • France Gall & Michel Berger l'hommage
Sam. 28 à 20h • Covertramp
Décembre
Mer. 2 à 20h • Calogero
Ven. 4 à 20h • Dire Straits Brothers in Arms
Sam. 12 à 20h30 • Coeur de Pirate
Lun. 14 à 20h • Lynda Lemay et Jean-Felix Lalanne autour de leurs guitares
Janvier 2027
Jeu. 28 à 17h • le Roi Lion en concert
Jeu. 28 à 20h • Le seigneur des Anneaux et le Hobbit en concert
Sam. 30 à 17h • the Magical Music of Harry Potter
Sam. 30 à 20h • the Music of Hans Zimmer & Others
Mars 2027
Mer. 24 à 20h • Abba Gold
NARBONNE ARENA programme








































L'été des festivals
QUELQUES DATES À RETENIR

Festival de Nîmes Gard festivaldenimes.com
Juin
Jeu. 11 à 20h30 • Théodora
Ven. 12 à 20h30 • Vanessa Paradis + Gaëtan
Roussel
Sam. 13 à 21h30 • Clair Obscur : Expedition 33
Dim. 14 à 20h • Feu! Chatterton + Benjamin
Biolay
Mer. 17 à 20h30 • Sabaton
Mar. 23 à 20h30 • Black Eyed Peas
Mer. 24 à 20h30 • Lenny Kravitz
Ven. 26 à 20h30 • Gladiator Live
Dim. 28 à 20h30 • Joe Hisaishi
Juillet
Mer. 1er à 20h30 • Damso
Jeu. 2 à 20h30 • Jamiroquai
Ven. 3 à 20h30 • Ludovico Einaudi
Sam. 4 à 10h30 • Julien Doré
Lun. 6 à 20h30 • Sting
Mar. 7 à 20h30 • Pixies
Mer. 8 à 20h30 • Marilyn Manson
Ven. 10 à 20h30 • Béjart Ballet Lausanne
Sam. 11 à 20h30 • Katy Perry
Lun. 13 à 20h30 • Lorde
Mar. 14 à 20h30 • Nick Cave & The Bad Seeds
Jeu. 16 à 20h30 • Bigflo et Oli
Ven. 17 à 20h30 • Christophe Maé
Sam. 18 à 20h30 • Charlotte Cardin + Sébastien Tellier
Lun. 20 à 20h30 • Tom Odell
Mar. 21 à 20h30 • Gims
Mer. 22 et jeu. 23 à 20h30 • Orelsan
Du 23 au 25 à 20h30 • The Cure

Festival de Carcassonne Aude festivaldecarcassonne.fr
Juillet
Mer. 1er à 21h30 • Ludovico Einaudi
Jeu. 2 à 21h30 • Clair Obscur : Expedition 33
Sam. 4 à 21h30 • Laurent Gerra
Dim. 5 à 21h30 • Barbara, du bout des lèvres
Lun. 6 à 21h30 • Jean-Paul Rouve dans Le Bourgeois Gentilhomme
Mar. 7 à 21h30 • Esther Abrami
Jeu. 9 à 21h30 • Jean- François Zygel
Sam. 11 à 21h30 • Thierry Lhermite dans La Rencontre
Dim. 12 à 21h30 • Carmina Burana
Lun. 13 à 21h30 • Ben Mazué
Mer. 15 à 21h30 • Feu! Chatterton
Jeu. 16 à 21h30 • Chris Isaak
Ven. 17 à 21h30 • BigFlo & Oli
Sam. 18 à 21h30 • Christophe Maé
Lun. 20 à 20h30 • Airbourne
Mar. 21 à 21h30 • Héléna
Mer. 22 à 21h30 • Tom Odell
Jeu. 23 à 21h30 • Booba
Ven. 24 à 21h30 • Gaëtan Roussel
Sam. 25 à 20h30 • Alonzo + Bouss
Lun. 27 à 21h30 • Franz Ferdinand
Mar. 28 à 21h30 • Sex Pistols
Mer. 29 à 21h30 • Asaf Avidan
Jeu. 30 à 20h30 • Zaz + Claudio Capeo
Ven. 31 à 21h30 • Kool and the Gang

Montauban en scène Tarn-et-Garonne montauban-en-scenes.fr
En juin
Jeu. 25 • Styleto + Kendji Girac + Louane + Étienne de Grécy
Ven. 26 • Oxmo Puccino + Gaël Faye + Vanessa Paradis + Alan Braxe et DJ Falcon
Sam. 27 • Annie Lalalove + Gregory Porter + Nile Rodgers & Chic + Cut Killer
Dim. 28 • Boulevard des Airs + Christophe
Maé + Breakbot & Irfane + Kavinsky
Pause Guitare Albi Tarn pauseguitare.net
En juillet
Ven. 10 • Jean- Louis Aubert + Ben Harper & The Innocent Criminals + Véronique
Sanson+ The Kooks
Sam. 11 • Orelsan + Mosimann + Miki + Rilès
Dim. 12 • Gims + Magic System + Luiza + Helena
Rose Festival Toulouse, Haute Garonne rosefestival.fr
Août
Jeu. 27 • Macklemore + Charlotte Cardin + Ino Casablanca
Ven. 28 • Aya Nakamura + Kungs
Sam. 29 • Dj Snake + Josman + Iliona
Les Déferlantes
Pyrénées-Orientales festival-lesdeferlantes.com
Juillet
Sam. 11 • Gims + Adèle Castillon + AfroJack + Folie’s + Jey Brownie + Luca Testa + Magic System + Matt Pokora + Timmy Trumpet + Vald x Vladimir Cauchemar x Todiefor + VLTN2 + William
Dim. 12 • Aya Nakamura + Théodora + Cyril + Hypaton + Kungs + L2B + Morgan Nagoya + Niska + Paloma + PLK + Secte Sound System
Lun. 13 • Sean Paul + Martin Garrix + Armin
Van Buuren + Dakeez + Damso + Danyl + Eve
La Marka + Miki + Mosimann + Petit Biscuit + Secte Sound System + ZED
Ecaussysteme
Gignac, Hérault ecaussysteme.com
Juillet
Ven. 31 • Ensemble !!! + Royal Republic + Dub Inc + Zelie + The Libertines + Youssoupha + Rakoon
Août
Sam. 1er • Gaël Faye + Jean-Louis Aubert + Keny Arkana + Antes et Madzes + Fatoumata Diawara + FFF + Mandragora
Dim. 2 • Feu! Chatterton + Julien Doré + Rilès + La Cafetera Roja + Groundation + Gramatik + Sergent Garcia

CERVERA ANDRÉ
29 mars 2026 7 juin 2026
Cahier spécial
Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée

Institutions, collections, expositions : l'art contemporain s'expose en Occitanie
L’Occitanie compte parmi les régions françaises les plus actives en matière d’art contemporain. Elle gère en régie directe le Crac à Sète et le Mrac à Sérignan, et est membre fondateur de plusieurs institutions : les Abattoirs Musée-Frac à Toulouse, le Frac Occitanie Montpellier, le Musée Soulages à Rodez, le Musée d’art moderne à Céret et La CoopérativeMusée Cérès Franco à Montolieu. À travers ce réseau qui couvre l’ensemble du territoire, des grandes villes aux villages, la Région soutient la création sous toutes ses formes - expositions, acquisitions, résidences d’artistes, éducation artistique - et accompagne chaque année des dizaines de milliers de visiteurs vers l’art contemporain.
Claudie FAUCON MÉJEAN EN TRE TI EN
La Région Occitanie fête ses dix ans cette année. C’est aussi le moment de mesurer le chemin parcouru depuis 2016 et la redéfinition de la politique culturelle régionale en matière d’art contemporain. Quel bilan tirez-vous de cette décennie - et qu’est-ce qui reste encore à construire ? L’Occitanie est historiquement un territoire fertile en matière de création. Si Pablo Picasso, Raoul Dufy, Shaïm Soutine et bien d’autres ont trouvé l’inspiration dans notre belle région, d’autres y sont nés et ont choisi d’y exercer leur art. Pierre Soulages avait ses origines dans l’Aveyron. Aujourd’hui, l’Occitanie est attractive pour toutes les générations. C’est la quatrième en nombre d’artistes plasticiens.
Vingt ans du Mrac à Sérignan, réouverture de la Coopérative-Musée
Cérès Franco à Montolieu, grandes expositions au Crac, aux Abattoirs, au Musée Soulages… 2026 s’annonce comme une année charnière pour l’art contemporain en Occitanie.
Claudie Faucon-Méjean, vice-présidente en charge de la Culture, détaille une politique culturelle qui place l’art contemporain au cœur du projet régional, de la production des œuvres à leur diffusion sur l’ensemble du territoire.
Notre politique en matière d’art contemporain est extrêmement attentive à leurs conditions de travail. Les critères concernant le dispositif de soutien à la diffusion que la Région a mis en place ont rendu obligatoires la rémunération des plasticiens et l’égalité entre les femmes et les hommes dans les programmations.
Les aides directes aux artistes pour la production d’œuvres d’art et de livres d’artistes sont conséquentes, elles atteignent 165 000 € chaque année.
La Région favorise également la mobilité des artistes, contribuant ainsi à la reconnaissance de leur travail à l’échelle nationale et internationale. Le Prix Occitanie-Médicis, créé en 2018, est l’un des marqueurs de cet accompagnement. Il a pour objectif chaque année de découvrir, promouvoir et soutenir les talents émergents sur la scène internationale grâce à une étroite collaboration avec la prestigieuse Académie de France à Rome, Villa–Médicis.
Le lieu de travail des artistes est également une préoccupation majeure. Un dispositif d’accompagnement des collectivités en investissement permet de construire ou de réhabiliter des locaux pour les transformer en ateliers d’artistes. Encore trop peu connu, ce dispositif permet de résoudre en partie le manque d’espaces de travail sur le territoire.
Ce qui me réjouit aujourd’hui c’est la dynamique qui s’est installée en Occitanie. Le réseau de professionnels de l’art contemporain Air de Midi, que nous soutenons, a largement contribué à fédérer les structures entre elles et Documents d’artistes en Occitanie également, à rendre encore plus visibles les talents artistiques. Je pense également au travail éssentiel du Laboratoire des Médiations en Art Contemporain, le LMAC. L’attention portée par la Région à l’accès de tous à la culture a porté ses fruits aujourd’hui 36 % des bénéficiaires des aides à la diffusion en art contemporain sont situés dans des communes de moins de 5000 habitants et 53 % dans des communes de moins de 15 000 habitants.
Claudie Faucon-Méjean Vice-présidente
Culture pour tous, Patrimoine et Langues régionales

La Région gère en régie directe le Crac Sète et le Mrac à Sérignan, tout en étant membre fondateur des Abattoirs, du Frac Occitanie Montpellier, du Musée Soulages, du Musée d’art moderne à Céret ou encore de la Coopérative-musée Cérès Franco. Comment s’articulent ces différents modes d’engagement, et quelle cohérence d’ensemble donnez-vous à ce réseau ?
L’engagement régional pour l’art contemporain est unique au niveau national. La Région gère en régie directe un centre d’art et un musée d’art contemporain. Ce choix ambitieux est révélateur de notre positionnement dans ce domaine. Le Centre régional d’art contemporain à Sète et le Musée régional d’art contemporain à Sérignan sont les fleurons de notre politique régionale en matière d’art contemporain.
Ces deux établissements s’inscrivent dans un écosystème fort et résolument territorial. Les Abattoirs Musée-Frac Occitanie Toulouse ou le FRAC Occitanie Montpellier font rayonner la collection régionale d’œuvres d’art sur l’ensemble du territoire, favorisant l’accessibilité de tous à la création contemporaine. Le Musée Soulages à Rodez, le musée d’art moderne à Céret ou bien encore la Coopérative-Musée Cérès Franco à Montolieu, avec leurs spécificités, permettent d’ancrer la culture sur les territoires et en milieu rural en particulier.

Mon souhait est que les passerelles qui existent déjà entre ces structures se multiplient. Le Mrac avait conçu l’exposition Constellations, qui s’est tenue au musée d’art moderne à Céret en 2023, réunissant les collections du Mrac et des deux Frac. Le Frac Occitanie Montpellier va inaugurer en avril une exposition avec le Musée régional d’art contemporain autour de l’artiste Brice Dellsperger. Ces partenariats sont essentiels pour favoriser la circulation des publics. J’ajouterais les Maisons Daura à Saint-Cirq Lapopie, propriété de la Région et qui sont gérées par la Maison des Arts Georges et Claude Pompidou. La MAGCP y accueillent des artistes en résidences croisées et facilite ainsi l’insertion professionnelle et la reconnaissance de chacun.
Le Mrac de Sérignan fête ses 20 ans cette année. Ce musée présente la particularité d’être entièrement dédié à la création depuis les années 1950 jusqu’à aujourd’hui, avec une collection construite autour d’œuvres souvent monumentales. Qu’est-ce que ce lieu, implanté dans une commune à taille humaine en bord de mer, dit de la vision de la Région en matière d’accès à l’art contemporain hors des grandes métropoles ?
Reconnu tant au niveau international que national pour la pertinence et la qualité de sa programmation, le Mrac Occitanie est l’un des lieux de visibilité forte de l’art contemporain en région Occitanie depuis 20 ans. Le Mrac a mis en place des expositions temporaires de grande qualité présentant des artistes de notoriété nationale et internationale, à l’image de la très belle exposition consacrée à Sophie Calle, l’an passé. La force de ce musée est avant tout l’attention toute particulière portée à la qualité de l’accueil et à la médiation
consacrée aux collections nationales, et cette fois ce sont les chefs-d’œuvre du Centre Pompidou qui investiront le musée.
La Coopérative-Musée Cérès Franco rouvre ses portes le 20 juin à Montolieu. Ce lieu, né de l’engagement d’une galeriste qui a consacré sa vie à des artistes souvent en marge des circuits institutionnels, représente un modèle singulier. Quel regard portez-vous sur cette réouverture et sur ce que ce projet incarne dans le paysage culturel régional ?
" L'engagement régional pour l'art contemporain est unique au niveau national"
qui se veut chaleureuse, humaine, bienveillante et horizontale. Elle est adaptée à chacune et chacun et met l’excellence de la création à portée de toutes et tous. Le Service des Publics développe une offre variée, qui permet des approches sensibles et inclusives pour apprécier les expositions.
Pour l’anniversaire des 20 ans, Clément Nouet son directeur a proposé de revenir à la question centrale du musée : la notion de collection. Sans tout dévoiler, je peux déjà vous dire que l’année sera divisée en deux périodes ; sur la première moitié une grande exposition regroupera les trois collections d’art contemporain appartenant à la Région Occitanie : celle du Mrac, du Frac Occitanie Montpellier et du Frac Occitanie Toulouse. Une grande exposition avec plus de 400 œuvres. Jamais les trois collections à cette échelle n'avaient été réunies. La seconde partie de l’année sera
La création de la Coopérative-Musée Cérès Franco est un défi que nous avons su relever et j’en suis très fière. Regrouper la Région, Carcassonne Agglo, le département de l’Aude, la commune de Montolieu et l’association pour la valorisation de la collection Cérès Franco au sein d’un même Groupement d’Intérêt Public, pour ce musée installé dans une commune de 800 habitants, est à l’image de notre politique régionale et de notre engagement sur les territoires ruraux. Grâce également aux financements du Fonds national d’aménagement et de développement du territoire et du Fonds européen de développement régional qui ont contribué, comme l’ensemble des partenaires publics, aux travaux du musée, nous allons inaugurer un musée ancré dans son époque, dans un bâtiment ancien revisité et aux normes muséales contemporaines.
Cérès Franco était une personnalité au parcours atypique, à l’image de sa collection dont elle a fait don au musée. La richesse de cette collection internationale, qui parcourt la seconde moitié du XXe jusqu’au premier quart du XXIe siècle, a été saluée nationalement par l’obtention de l’appellation Musée de France.
Nous sommes heureux d’offrir ce musée à tous les visiteurs qui ne manqueront pas, j’en suis sûre, de venir vivre une expérience unique dès sa réouverture.
EN TRE TI EN
Les Journées des Ateliers d’Artistes d’Occitanie, lancées en 2018, permettent chaque année d’ouvrir au public les ateliers d’artistes sur l’ensemble du territoire. Comment évaluez-vous l’impact de ce dispositif, à la fois pour les artistes et pour les habitants - y compris dans les territoires les plus ruraux ?
Plus de 6 000 artistes plasticiens travaillent en Occitanie. Il était essentiel que la Région contribue à leur visibilité. Lors des concertations organisées dès 2016 pour permettre à la Région de proposer une politique la plus en adéquation possible avec les attentes des professionnels, la création de cet événement est apparue comme une évidence. Ouvert à tous les publics, famille, touristes, professionnels, étudiants…, c’est une occasion unique de découvrir le lieu de création, de discuter avec les artistes et éventuellement d’acheter des œuvres, ce qui est toujours important pour l’économie des artistes. Fort de son succès, l’événement a lieu sur deux jours depuis l’année 2023.
Quels sont les grands rendez-vous de l’art contemporain soutenus par la Région que vous attendez particulièrement en 2026expositions, ouvertures, événements - et qui illustreront concrètement cet engagement sur le territoire ?
Vous l’aurez compris, beaucoup d’événements vont parcourir notre belle région. Nous avons évoqué l’exposition anniversaire des vingt ans du Mrac à Sérignan. Je citerais également l’exposition MaisonMain autour de l’art et de l’artisanat au Crac à Sète, l’exposition consacrée à l’un des photographes majeurs de notre époque Hiroshi Sugimoto au musée Soulages à Rodez, l’exposition Mimosa d’Hippolyte Hentgen au musée d’art moderne à Céret ou bien encore, Jean-Charles de Castelbajac aux Abattoirs à Toulouse et bien sûr la réouverture de La Coopérative-Musée Cérès Franco en juin prochain ! S’agissant des Frac, de multiples rendez-vous entre les œuvres et le public auront lieu tout au long de l’année, dans plusieurs communes, grâce à ces deux collections uniques et mobiles. Je pense également à tous les centres d’art, dont la programmation toujours exigeante et attentive aux artistes du territoire contribue à l’attractivité de l’Occitanie.
" 6 000 artistes plasticiens travaillent en Occitanie "
Près de 600 artistes installés sur plus de 200 communes des treize départements participent chaque année à l’opération, avec une grande diversité de générations et de pratiques artistiques, et près de 20 000 visiteurs viennent à leur rencontre le temps d’un week-end. À noter que 60 % des artistes inscrits à l’événement sont des femmes, ce dont je me réjouis.
Chaque année, l’affiche est réalisée par un duo d’artiste et de graphiste, permettant ainsi de donner sens à notre engagement de soutenir nos artistes. Les prochaines Journées des Ateliers d’Artistes auront lieu les samedi 10 et dimanche 11 octobre prochains. Dès juin prochain, les artistes pourront s’inscrire à l’événement et, nous les espérons, très nombreux cette année encore.
Y a-t-il une œuvre, une exposition ou une rencontre avec un artisteportée ou soutenue par la Région - qui vous a personnellement marquée ces dernières années ?
Je pourrais citer de nombreuses et très belles rencontres avec les artistes. Je citerais peut-être celle avec Louisa Marajo, que j’ai rencontrée lors de son exposition récente au Crac. Son travail sensible sur les femmes et les hommes du monde de la pêche fait écho à cette filière emblématique de notre littoral. J’ai aussi rencontré à cette occasion l’artiste Sara Millot, qui vit en Occitanie et que nous avions soutenue pour son remarquable travail sur les dockers de Sète. Je suis particulièrement touchée par le travail de ces deux femmes et par leurs personnalités engagées sur ces sujets, qui nous concernent tous en tant que citoyens.
Recueilli par Eva Gosselin
M R RAC
MUSÉE RÉGIONAL
D'ART CONTEMPORAIN OCCITANIE PYRÉNÉESMÉDITERRANÉE
Installé à Sérignan, à quelques kilomètres des plages de l’Hérault, le Musée régional d’art contemporain Occitanie fête en 2026 ses vingt ans sous gestion régionale - une étape qui donne lieu à une programmation exceptionnelle.
DE L’ESPACE GUSTAVE FAYET
AU MUSÉE RÉGIONAL
L’histoire du lieu commence en 1991 avec la création par la ville de Sérignan de l’Espace d’art contemporain Gustave Fayet. Agrandi en 1997 puis transformé en musée municipal en 2006, il passe sous gestion régionale en 2010. Grâce à l’investissement de la Région Occitanie, une extension-rénovation achevée en 2016 porte la surface à 3 200 m². La collection compte aujourd’hui plus de 750 œuvres couvrant les années 1960 à nos jours, constituée à plus de 50 % de dons d’artistes, enrichie d’un dépôt exceptionnel de 170 œuvres du Centre national des arts plastiques. Un conseil artistique annuel, composé de professionnels de l'art oriente les acquisitions.
SÉRIGNAN | HÉRAULT
TEMPS FORTS 2026
BRICE DELLSPERGER
JEAN BICHE ET SARA FOREVER DANS "LE COURS DES CHOSES "
18 AVRIL – 30 AOÛT
Depuis 1995, Brice Dellsperger développe la série Body Double : des remakes plan par plan de scènes issues de films ou séries cultes, dans lesquels un nombre restreint d’interprètes endosse l’ensemble des rôles, brouillant les assignations de genre et de statut. Pour le Mrac, il présente un opus inédit à partir de scènes de bagarre de la série Dynasty, rejoué par Jean Biche et Sara Forever dans une installation vidéo immersive à cinq écrans, produite spécifiquement pour Sérignan. L’exposition est présentée en parallèle de Boucles, bricoles et miroirs au Frac Occitanie Montpellier.
HUZ & BOSSHARD
UNE PENSÉE POUR LES FAMILLES DES VITRINES
18 AVRIL – 23 AOÛT
Depuis plus de dix ans, le duo de graphistes Huz & Bosshard conçoit l’ensemble des supports de communication du Mrac - affiches, cartons d’invitation, livrets de salle. Le musée leur consacre une exposition qui extrait ces documents de leur contexte d’usage pour les examiner comme objets graphiques à part entière. Au-delà de la valorisation d’un travail souvent invisible, l’exposition interroge la place du design graphique dans l’expérience des lieux culturels et son statut entre fonction et création. Morgane Autin, Camille Llobet et Matthieu Saladin y participent.
PHILIPPE DECRAUZAT INTERCISIO
18 AVRIL - 30 AOÛT
Philippe Decrauzat développe depuis les années 1990 une pratique centrée sur les mécanismes de la perception visuelle, à travers la peinture, le film et l’installation. L’exposition réunit un ensemble d’œuvres - damiers, trames moirées, projections 16mm - qui examinent la manière dont le regard construit le visible. Les peintures et films de l’artiste suisse, présent dans les collections du MoMA à New York, orchestrent des situations où la perception oscille entre saturation et relâchement, rendant sensible l’instabilité fondamentale de notre rapport au visible.

LE MRAC FÊTE SES 20 ANS
26 SEPTEMBRE – MARS 2027
Pour marquer deux décennies de gestion régionale, le Mrac confie la conception de son exposition anniversaire au curator Fabrice Bousteau. Celuici investit l’ensemble des 3 200 m² avec un accrochage issu des trois grandes collections d’art contemporain portées par la Région Occitanie - Mrac, Frac Occitanie Montpellier et Frac Occitanie Toulouse. Fidèle à sa vocation, le musée transforme cet anniversaire en terrain de réflexion :qu’est-ce qu’un musée aujourd’hui ? Une riche programmation d’événements accompagnera cette célébration tout au long de la saison.
CENTRE
CRRAC
SÈTE | HÉRAULT
Géré en régie directe par la Région Occitanie, le Centre régional d’art contemporain de Sète occupe depuis 1997 une place singulière dans le paysage de l’art contemporain en France.
UN ENTREPÔT FRIGORIFIQUE
DEVENU LIEU DE CRÉATION
Situé au bord du Canal Royal en plein cœur de Sète, le Crac Occitanie fait face au port et à la Méditerranée. C’est l’un des deux équipements d’art contemporain gérés en régie directe par la Région Occitanie, avec le Mrac à Sérignan. Réhabilité en 1997 par l’architecte Lorenzo Piqueras dans un ancien entrepôt frigorifique, le bâtiment offre 1 200 m² d’exposition sur deux niveaux. Le Crac produit des expositions temporaires, édite des catalogues et livres d’artistes, et développe un programme pédagogique à destination de tous les publics. Depuis vingt-cinq ans, près de huit cents artistes de la scène nationale et internationale y ont été présentés.

TEMPS FORTS 2026
MAISON-MAIN
NESRINE SALEM
PRIX OCCITANIE-MÉDICIS
9 OCTOBRE - 21 FÉVRIER 2027
À l'automne, le Crac accueille deux expositions directement liées aux engagements de la Région Occitanie en faveur de la création. Maison-Main, une assemblée des gestes 2 prolonge un cycle de recherche autour du corps et du geste comme langages artistiques. En parallèle, le Crac présente le travail de Nesrine Salem, lauréate du Prix Occitanie-Médicis en 2025. Créé en 2018 par la Région, ce prix vise chaque année à découvrir, promouvoir et soutenir les talents émergents d'Occitanie sur la scène internationale, en partenariat avec l'Académie de France à RomeVilla Médicis. La présentation au Crac constitue l'un des moments forts de cet accompagnement, offrant au lauréat une visibilité publique dans l'une des institutions phares de la politique culturelle régionale.
Financé par la Région Occitanie et le ministère de la Culture, le Frac Occitanie Montpellier constitue depuis 1982 l’un des outils essentiels de la politique régionale en faveur de l’art contemporain.
UNE COLLECTION PUBLIQUE
NÉE DE LA DÉCENTRALISATION
CULTURELLE
Le Fonds régional d’art contemporain Occitanie Montpellier est l’une des collections publiques d’art contemporain nées dans le cadre de la première décentralisation culturelle des années 1980. Dirigé par Éric Mangion depuis 2023, le lieu a d’abord été attentif aux artistes de la scène régionale avant d’élargir son regard à la scène internationale. La collection compte aujourd’hui 1 500 œuvres de 550 artistes de toutes nationalités. Chaque année, une quarantaine d’expositions sont accompagnées par le service des publics, en Occitanie et au-delà. Les œuvres circulent également en prêt ou en dépôt auprès d’institutions nationales et internationales, dans le cadre de la diffusion des collections françaises portée par Platform, l’association des Frac.
RFCAR
FONDS RÉGIONAL
D'ART CONTEMPORAIN
OCCITANIE PYRÉNÉESMÉDITERRANÉE
MONTPELLIER | HÉRAULT
TEMPS FORTS 2026

BRICE DELLSPERGER, BOUCLES, BRICOLES ET MIROIRS
18 AVRIL – 5 SEPTEMBRE
Le Frac consacre une exposition à quatre œuvres récentes de Brice Dellsperger issues de sa série Body Double, dont Body Double 40, acquise par le Frac en 2025. Réalisés dans une esthétique volontairement artisanale, ces films sont présentés dans une scénographie qui rassemble costumes, bijoux et objets utilisés par l’artiste dans ses films précédents, fétiches soigneusement exposés dans une grande vitrine. L’exposition entre en résonance directe avec Biche et Sara dans « Le cours des choses », le nouvel opus de Dellsperger présenté simultanément au Mrac à Sérignan et dont le tournage s’est déroulé en janvier 2026 dans la galerie du Frac elle-même. Certains éléments de décor circulent d’un lieu à l’autre, instaurant un jeu de mise en abîme entre les deux expositions.
LA COLLECTION EN MOUVEMENT
TOUT AU LONG DE L'ANNÉE
Au-delà de ses murs, le Frac déploie sa collection dans toute l’Occitanie, fidèle à sa mission territoriale portée par la Région. En 2026, plusieurs expositions se tiennent en partenariat avec des structures locales. À Castelnau-le-Lez, le Frac s’associe pour la cinquième saison consécutive avec le Kiasma pour présenter un ensemble de dessins inédits de Georges Boulard (Le MoMA sinon rien, jusqu’au 30 avril). Au Château d’Assas dans le Gard, des œuvres de Damien Fragnon sont présentées du 10 avril au 19 juin.
LESABATTOIRS
MUSÉE FRAC
OCCITANIE TOULOUSE
HAUTE-GARONNE
JEAN-CHARLES DE CASTELBAJAC. L’IMAGINATION AU POUVOIR JUSQU’AU 23 AOÛT
Près de 300 œuvres (vêtements, collages, dessins, objets de design) pour une rétrospective immersive couvrant six décennies de création. Créateur inclassable, Jean-Charles de Castelbajac a fait de la mode un médium artistique à part entière : upcycling dès la fin des années 1960, vêtements-sculptures, robes-poèmes, palette chromatique primaire devenue signature universelle, collaborations avec Keith Haring, Robert Mapplethorpe ou Lady Gaga, jusqu’aux ornements liturgiques de la réouverture de Notre-Dame de Paris en 2024. Une expositionmanifeste, la première dédiée à la mode aux Abattoirs.
À Toulouse, sur les berges de la Garonne, les Abattoirs incarnent depuis 2000 l’ambition culturelle partagée de la Ville et de la Région Occitanie.
LE TEMPLE DE L'ART
CONTEMPORAIN
DE LA VILLE ROSE
Nés de la fusion du Musée d’art moderne et contemporain de la Ville de Toulouse et du Fonds régional d’art contemporain, les Abattoirs sont une institution unique en son genre, doublement labellisée « Musée de France » et « Frac ». Installés dans un bâtiment patrimonial du XIXe siècle réhabilité, ils réunissent collections permanentes, expositions, bibliothèque, ateliers et auditorium. La Région Occitanie, partenaire fondateur, soutient activement l’enrichissement de la collection, près de 1 200 œuvres acquises par le Frac Occitanie Toulouse en trente ans, et la diffusion de l’art contemporain sur l’ensemble du territoire régional. Avec des partenariats noués avec le Centre Pompidou, le Musée Picasso ou le Reina Sofía de Madrid, les Abattoirs rayonnent aujourd’hui bien au-delà de l’Occitanie. Artistes de la scène nationale et internationale y ont été présentés.
TEMPS FORTS 2026
DEUX AUTRES EXPOSITIONS
3 AVRIL - 1ER NOVEMBRE
Simultanément, les Abattoirs accueillent À l’écoute du vivant. Biomimétisme, entre arts et sciences, une coproduction inédite avec le Quai des Savoirs réunissant Pierre Jean Giloux, Jérémy Gobé et Paula Nishijima autour du dialogue entre création contemporaine et sciences du vivant. En écho, le Prix Mezzanine Sud met à l’honneur Elsa Brès (Vivants sous terre) et Damien Fragnon (Des molécules en mouvement), deux artistes de moins de 40 ans liés à l’Occitanie.

LES ABATTOIRS HORS LES MURS
En 2026, les Abattoirs affirment leur vocation de diffusion régionale avec un programme de cinq expositions déployées sur l’ensemble du territoire. À Toulouse d’abord, la résidence de Caroline Baron donne naissance à Le champ des possibles, visible jusqu’au 28 juin. L’été venu, c’est toute une région qui s’ouvre à la collection : à Carcassonne, Pop-up Collections investit cinq lieux différents simultanément, du 5 juin au 17 octobre, pour faire rayonner les œuvres du Frac au cœur de la cité médiévale. En Tarn-etGaronne, deux expositions prennent vie dans des territoires ruraux : Saba Niknam explore L’art de la coiffe à Caussade, tandis que les EpouxP déploient À l’ombre du merveilleux à Puylaroque - toutes deux visibles de juin à octobre. Enfin, en Aveyron, Kenia Almaraz Murillo investit le Château de Taurines à Centrès avec Créatures de fil et de lumière, du 20 juin au 18 octobre.
MUSÉE D'ART MODERNE À CÉRET PYRÉNÉES ORIENTALES
Né en 1950 dans le sillage des avant-gardes qui firent de Céret « la Mecque du cubisme » - Picasso, Braque, Soutine, Chagall y séjournèrent -, le musée d’art moderne de Céret est un établissement public de coopération culturelle porté par la Ville de Céret, le Département des PyrénéesOrientales et la Région Occitanie. Son bâtiment, signé Jaume Freixa en 1993 et agrandi par Pierre-Louis Faloci en 2022, accueille en 2026 deux expositions majeures. Jusqu’au 31 mai, Mimosa plonge le visiteur dans l’univers foisonnant d’Hippolyte Hentgen - le duo formé par Gaëlle Hippolyte et Lina Hentgen -, avec une centaine de pièces entre peintures murales in situ, collages, sculptures et vidéos, en hommage à la nature cérétane. Dès le 27 juin et jusqu’au 29 novembre, Picabia, Méditerranée réunit près d’une centaine d’œuvres autour de Francis Picabia et de son cercle - Duchamp, Delaunay, Picasso, Laurencinavec des prêts exceptionnels du Centre Pompidou, du musée de l’Orangerie et du Reina Sofía.
Tél. 04 68 87 27 76. musee-ceret.com
3 ESSÉMU
MUSÉE SOULAGES
MUSÉE D'ART MODERNE
MUSÉE CÉRÈS-FRANCO

MUSÉE SOULAGES
RODEZ - AVEYRON
Inauguré en 2014 au cœur de Rodez, le musée Soulages est né d’une donation exceptionnelle de l’artiste - plus de 500 œuvres confiées à sa ville natale - et d’un bâtiment remarquable signé des architectes catalans RCR Arquitectes, tout d’acier Corten et de jeux d’ombres. Établissement public de coopération culturelle soutenu par la Région Occitanie, il a accueilli son 1 500 000e visiteur en 2025. En 2026, il invite le photographe japonais Hiroshi Sugimoto pour une exposition d’envergure intitulée Reprendre la mélodie (11 avril – 13 septembre). Partageant avec Soulages une même obsession pour le temps, la lumière et l’horizon, Sugimoto déploie huit séries emblématiques - des Theaters aux Seascapes, des Opticks aux Brush Impression - dans un parcours méditatif conçu par l’artiste lui-même.
Tél. 05 65 73 82 60. musee-soulages-rodez.fr
LA COOPÉRATIVE-MUSÉE CÉRÈS FRANCO
MONTOLIEU, AUDE
À Montolieu, Village du Livre et des Arts au cœur de l’Aude, La Coopérative-Musée Cérès Franco rouvre ses portes le 20 juin 2026 après quatre années de travaux. Installé dans une ancienne coopérative viticole entièrement rénovée par le cabinet Passelac & Roques sous maîtrise d’ouvrage de la Région Occitanie, le musée dispose désormais de 650 m² d’espaces d’exposition - le double d’avant - et vient d’obtenir l’appellation Musée de France. Il abrite la collection singulière de Cérès Franco, galeriste brésilienne installée à Paris dès les années 1950, qui rassemble près de 1 750 œuvres de 323 artistes représentant 39 nationalités : art naïf brésilien, art singulier, mouvement CoBrA, nouvelle figuration. Pour son inauguration, le musée présente une double exposition hommage aux 100 ans de la naissance de Cérès Franco, réunissant quelque 200 œuvres et 100 artistes, accompagnée d’une exposition autour des poèmes de Chaïbia, Corneille et Cérès Franco.
Tél. 04 68 76 12 54. museeceresfranco.com

Arts plastiques

Iliazd, poète-architecte du livre
MUSÉE PAB
Alès, Gard
Du 10 avril au 31 octobre
Le musée-bibliothèque Pierre André Benoit consacre une rétrospective majeure à Ilia Zdanevitch (1894-1975), dit Iliazd, première exposition d’envergure qui lui est dédiée en France depuis 1978 au Centre Pompidou. Poète, éditeur et typographe géorgien, Iliazd fut une figure centrale des avant-gardes du XXᵉ siècle, passant de Tbilissi à Paris où il s’installa en 1921. Architecte du livre au sens littéral, il maîtrisait l’ensemble de la chaîne de création sous le nom des « Éditions du Degré 41 », collaborant avec Picasso, Max Ernst, Joan Miró, Giacometti ou Matisse. L’exposition déploie quelque 200 œuvres sur plus de 350 m², de ses expérimentations en zaoum, langage transrationnel, à ses grands livres illustrés, véritables œuvres d’art totales. Un parcours qui révèle aussi la parenté spirituelle entre Iliazd et PAB, deux poètes-imprimeurs liés par une même vision du livre comme espace de liberté.
Tél. 04 66 86 98 69. museepab.fr
Musées

L’École des beaux-arts de Montpellier : une histoire singulière
MUSÉE
FABRE ET MO.CO.
Montpellier, Hérault
Jusqu’au 3 mai
L’analyse de l’événement ayant été faite dans notre dernier numéro, et sur le site du magazine, nous nous limiterons à quelques aperçus de cette exposition qui en aura ravi plus d’un et qui aura déçu, quelques autres, notamment ceux qui s’estiment injustement oubliés parmi les enseignants et étudiants de l’école d’art. Au MO.CO. ce que nous pourrions, par référence à Roland Barthes, appeler l’antichambre, est consacrée à l’historique des grands directeurs et figures majeures qui jalonnent l’école, durant un siècle et demi d’existence, de F.X. Fabre à Georges Dezeuze. Elle s’arrête avec Descossy et Bessil. Après une magnifique transition assurée par les cagettes de Rodolphe Huguet et les panneaux d’Agnès Fornells, nous entrons de plein pied dans une contemporanéité, héritière de la tradition, grâce aux tableaux de guerre et Bœuf écorché de Viallat, aux intérieurs intimistes d’Henriette Pous, à une œuvre mexicaine de Dezeuze et à un paysage marin de Bioulès. Immédiatement suivis d’un florilège support-surfacien, d’œuvres clés du mouvement. Le rez-de-chaussée démarre sur le groupe ABC (Alkema, Azemard, Bioulès, Clément) avant de retrouver d’une part l’évolution de SupportsSurfaces, notamment Saytour, mais aussi des francs-tireurs tels que Frize, Gauthier et Rouan. Et puis Combas, chef de file d’un mouvement qui rompait avec ses prédécesseurs, la Figuration libre. Le sous-sol, enfin brasse les générations des années 80 à nos jours. On peut y retrouver des figures qui ont marqué leur époque telles que Joachim Mogarra, des initiatives personnelles représentées par Marc Aurelle ou Caroline Muheim, et les nouveaux venus dans le champ de l’art comme Samuel Spone ou Pablo Garcia, auteur aussi d’une sculpture extérieure. Ou J-B. Durand, reconnu à présent comme cinéaste. Trois expériences retiennent l’attention : la fresque murale de Lapierre et Richier, le triptyque signé Benchamma et Miquelis et, plus discrètement, les petits tableaux chimiques de Marie Havel et Clément Philippe. Au musée Fabre, nous sommes accueillis par une sphère géante de Bruno Peinado et des signes de mains de Geoffrey Badel. Au fil de certaines salles, réservées aux collections, on croisera des dessins de Soulages, de Dezeuze et de Toni Grand ou des toiles de Bioulès, le projet de Halles Laissac conçu par Mona Young-eun Kim, ou une vidéo ensorcelante de Chloé Viton. On relèvera les confrontations spectaculaires : les Baigneurs de Vaguelsy, face à Courbet, les céramiques de Joëlle Gay dans la salle Richier, une installation d’Aguirre face à l’exotisme paysagier d’une salle, une sculpture d’Alba Sagols face à un Ribeira, une bataille de Combas et le cheval géant de Duranté dans la galerie des colonnes. 105 noms en tout, dont certains se paient la part du lion (Viallat, Dezeuze, Pablo Garcia et Huguet). De quoi apprendre, comprendre et apprécier. BTN Tél. 04 67 14 83 00. museefabre.fr / Tél. 04 99 58 28 00. moco.art
Marc Gaillet
Jusqu’au bout de l’humanité
MAISON DES CONSULS
Les Matelles, HéraultJusqu’au 21 juin
Ce printemps, la Maison des Consuls accueille Marc Gaillet pour un parcours immersif, véritable voyage visuel, de l’Antiquité à nos jours, prolongeant la réflexion jusqu’à l’exposition permanente. L’artiste montpelliérain saisit le réel avec sensibilité et précision, où chaque instant (lumière, vent, atmosphère) confère à ses images leur singularité. Entre pop culture et sacré, son travail explore la résistance, la liberté et la responsabilité, confrontant le spectateur à l’inconfort de l’indifférence et au vertige de la volonté. Une expérience contemplative et engagée, où l’histoire et le regard contemporain se répondent.
Tél. 04 99 63 25 46. grandpicsaintloup.fr

André Cervera, Carambolages
MUSÉE PAUL VALÉRY
Sète, Hérault
Jusqu’au 7 juin
Nul ne niera qu’André Cervera s’est hissé au faîte de la peinture sétoise et que sa reconnaissance par le musée Paul Valéry n’est point usurpée. Son œuvre semble en effet avoir atteint sa pleine et entière maturité. Ce rendez-vous printanier, intitulé Carambolages, se décompose en trois sections : Fictions de Sète, Territoires de l’Imaginaire, Peintures d’histoire De l’intime à l’universel, selon le peintre puisque l’on passe de l’univers familier, celui de l’enfance, aux voyages de l’adulte qui nourrissent l’imagination, avant que de se mesurer, à partir de son style propre, acquis tout au long d’une vie de pratique, aux chefs-d’œuvre de l’histoire de l’art. Le premier acte nous plonge à l’intérieur des salles de jeux, baby foot et flipper, où se retrouvaient les copains d’alors, les mercredis après-midi de relâche scolaire (Ceci n’est pas un mardi), puis à l’extérieur dans l’atmosphère glauque de la rue des fous, bar sétois à entraîneuses propice au rêve de tout jeune ado, vibrant d’énergie, qui se respecte cherchant son identité. Enfin près du canal où improviser des jeux d’eau, ou sur le Pont de la Victoire, territoire de jeu de l’enfant, avec sa vision propre et déjà décalée. On sent comme une expansion et une exigence de départ vers d’autres horizons. Le second acte entérine cet élan en nous conduisant vers des contrées lointaines, celles qu’un port permet aisément d’imaginer : l’Afrique, la Chine, l’Inde… L’Inde et ses rituels religieux, non sans excès, ses Bancs publics en hommage appuyé à Georges Brassens. La Chine avec ses fantômes, à tel point qu’une simple nature morte s’en trouve renversée. L’Afrique et son art dit primitif, son rapport au sacré, ses costumes aux couleurs vives et surtout ses masques si présents dans la peinture de Cervera. La littérature n’est pas oubliée grâce aux 1000 et une Nuits persanes. Le troisième s’attaque tant au Déjeuner sur l’herbe qu’au Radeau de Géricault (La grande traversée) en référence aux migrants. L’entrée de King Kong à Bruxelles, dérivé d’un tableau d’Ensor, sème un peu la panique. Dans le même ordre d’idée, la reprise grouillante de créatures hybrides des Morsures de la mort d’après Breughel. Une prouesse ! Cervera ne dédaigne pas citer littéralement les affiches de cinéma ou les comics qui furent longtemps ses références majeures. Cela suscite une mise en abyme (une œuvre dans l’œuvre). Une surprise nous est réservée, qui revisite le maître des monstres, Goya, sous forme de mapping expérimental. Bref, Cervera a son monde à lui. Et c’est pour cela qu’il est un grand peintre. BTN
Texte complet sur lartvues.com
Tél. 04 99 04 76 16. museepaulvalery-sete.fr
André Cervera, Ceci n’est pas un mardi, 2024. Acrylique et technique mixte sur toile de lin, 180 x 210 cm
©ADAGP, Paris, 2026 ©Pierre Schwartz
Fabien Verschaere
1 + 1 = 11
Du 18 avril au 28 juin
Fernando Costa
Le Champ du Métal, la mémoire transformée en sculpture
Du 18 avril au 20 septembre
PARCELLE 473
Montpellier, Hérault
Le musée d’art urbain et contemporain Parcelle473 inaugure un double programme ce printemps. 1 + 1 = 11, conçue en partenariat avec le Centre Pompidou, invite les enfants à partir de 4 ans dans l’univers de Fabien Verschaere : un jeu-parcours immersif peuplé de créatures colorées, entre forêt enchantée et château miroitant. En parallèle, Fernando Costa présente Le Champ du Métal, une série de sculptures et surfaces picturales réalisées à partir de fragments de vieux tracteurs agricoles - matière brute transformée en œuvres monumentales, en résonance directe avec l’histoire viticole du lieu.
Tél. 06 66 02 69 29. parcelle473.com

Conversation avec
AUROSI MORENO
Directrice du musée de Lodève, Hérault
"C'est un musée poétique, autant que scientifique"

Nommée officiellement à la tête du musée de Lodève en janvier 2026, Aurosi Moreno connaît l’institution de l’intérieur depuis 2008. Médiatrice, régisseuse, commissaire d’expositions, adjointe à la direction, elle a traversé tous les étages de la maison avant d’en prendre les clés. Rencontre avec une directrice portée par une vision singulière d’un musée : un lieu humain, poétique, et ancré dans son territoire.
Vous êtes au musée de Lodève depuis 2008. Qu’est-ce que ce parcours construit entièrement au sein d’une même institution vous a appris ? Effectivement, cela fait 18 ans que je suis là. J’aurais pu, après la réussite de mon concours, avoir envie de découvrir d’autres structures. Mais, avec le départ d’Ivonne Papin-Drastik, j’ai pris conscience de ce qui avait été accompli, et de ce qui restait à faire. Je suis arrivée avec une double casquette : médiatrice et responsable de la régie des œuvres. Cela m’a permis d’avoir un double regard : sur la relation au public, et sur les expositions. Ce qui me manquait, c’était le travail sur les collections, un volet que je trouve fascinant. Cette trilogie de collections, a priori très différentes, réunies par un lien fort au territoire et par des mots très poétiques – la trace, l’empreinte, la mémoire. Cet attachement, développé au fil des années, j’ai envie désormais de le mettre au service du territoire. Cet amour, j’ai envie qu’il se diffuse. Quelles sont selon vous les grandes caractéristiques du musée de Lodève, ce qui en fait un lieu singulier dans le paysage muséal régional ?
Il existe des musées qui mélangent archéologie, nature et beaux-arts, mais ce qui est particulier ici, c’est le lien organique au territoire. Les collections Sciences de la Terre représentent 500 millions d’années d’histoire géologique prélevée uniquement sur ce territoire, c’est assez exceptionnel. Paul Dardé est un sculpteur qui a taillé la pierre du Larzac. Les collections archéologiques sont centrées sur le Néolithique, peu représenté dans la région. Un territoire singulier qui candidate au label UNESCO Géoparc, et le musée en est le reflet direct. Mais ce qui me frappe surtout, c’est la dimension sensible du parcours : quand on entre dans l’espace Sciences de la Terre, des pierres évoquant des gouttes de pluie, accompagnées d’une musique, proposent une échelle humaine – 50 ans, une vie – mise en regard avec 200 millions d’années. Cette dimension humaine traverse toutes les collections : Dardé, c’est un homme ; l’archéologie, c’est l’histoire de l’homme ; les sciences de la Terre restituent l’expérience humaine face au temps. C’est un musée poétique autant que scientifique.
Cette articulation entre art et science, entre des collections très hétérogènes, a des enjeux importants en termes de médiation. Comment souhaitez-vous faire évoluer ce travail ?
La médiation est devenue un élément vraiment central. On ne va plus au musée uniquement pour voir une exposition : on peut y venir pour un atelier,
une visite guidée en famille, une expérience décalée. Cet accompagnement peut être le déclencheur même de la visite. Pour l’exposition Anatomie comparée, les espaces de médiation libre ont suscité un vrai engouement : les enfants réalisaient des dessins, les parents revenaient. Nous avons aussi expérimenté des formats plus décalés, comme une visite menée par un personnage inspiré d’Indiana Jones. L’idée est de multiplier les entrées pour que chacun trouve le format qui lui convient.
Votre nomination s’accompagne de la rédaction d’un nouveau projet scientifique et culturel. Quelle vision souhaitez-vous y porter ?
Plusieurs pistes fortes se dessinent : renforcer les liens entre les trois collections, avec des expositions qui créeraient des passerelles entre l’art et la science ; poursuivre les grandes expositions de découverte qui ont marqué la programmation depuis la réouverture. Mais, il y a aussi une dimension que je tiens à affirmer : le musée est situé dans un territoire rural, dans un quartier prioritaire de la ville. C’est aussi notre mission d’apporter au plus près de la population de grandes figures de l’histoire de l’art, ou plus largement quelque chose qui participe à une idée d’éducation, d’ouverture d’esprit. Dans deux ans, nous fêterons les dix ans de la réouverture, c’est un bon moment pour faire le bilan et dessiner collectivement ce vers quoi nous voulons aller.
En avril, le musée ouvrira une exposition consacrée à l’art aborigène. Pouvez-vous nous en parler ?
C’est une exposition qui nous passionne tous. L’art aborigène est d’abord très graphique, immédiatement saisissant. Derrière cette beauté se cachent des codes très secrets : lignes et points font référence à des sites cérémoniaux chargés de spiritualité. Cette civilisation, vieille de plus de 65 000 ans, a transmis toute sa culture par le chant et la danse, à travers ce qu’on appelle le temps du rêve : une narration à la fois passée, présente et future, dans laquelle les grands ancêtres, sortis de la terre pour créer l’eau, les animaux, les végétaux, n’ont jamais vraiment disparu. Ces populations se conçoivent comme les protectrices de leur territoire, et nous avons beaucoup à apprendre d’elles face aux enjeux climatiques actuels. L’exposition, issue d’un partenariat avec l’Institut des échanges culturels de Tübingen et la collection privée de Peter et Alison Klein, réunira une centaine d’œuvres : ce qui est exceptionnel, l’art aborigène australien n’étant représenté en France qu’au musée des Confluences et au Quai Branly. Notre ambition : que les visiteurs saisissent toute la dimension culturelle et spirituelle de cet art, au-delà du seul plaisir des yeux.
Recueilli par Eva Gosselin

Art aborigène, le temps du rêve
MUSÉE DE LODÈVE, HÉRAULT
Du 18 avril au 30 août
Organisée autour de trois thèmes – Country (le territoire comme entité vivante), Creation (les récits fondateurs inscrits dans le paysage) et Ceremony (les rituels de transmission) – l’exposition rassemble une centaine d’œuvres. Une sélection représentant la diversité des traditions régionales : des compositions abstraites des déserts du Centre aux peintures sur écorce de l’Arnhem Land. Car l’Australie, avant la colonisation, comptait quelque 250 communautés distinctes, chacune dotée de ses propres langues et traditions, une diversité que l’exposition prend soin de restituer. Parmi les artistes présentés, Ronnie Tjampitjinpa, Mick Namarari Tjapaltjarri et Queenie McKenzie font l’objet d’un focus particulier.
Tél. 04 67 88 86 10. museedelodeve.fr





Adrien Fregosi, Les moyens du bord
MIAM
Sète, Hérault
Du 11 avril au 7 mars 2027
Encore une fois, Sète fait partie de ces villes qui savent reconnaître leurs enfants de cœur et d’adoption, a fortiori s’ils ont disparu de manière précoce, ce qui fut le cas pour Adrien Fregosi. Celui-ci se voit honoré, et ce n’est pas un hasard, par le Miam. Originaire de l’Isère, graffeur à l’origine, l’artiste s’est résolument tourné vers la peinture, plus précisément figurative, dès qu’il s’est installé sur l’île singulière. Il témoigne d’un intérêt manifeste pour les êtres du quotidien, les « passants » comme les chantait - au fémininBrassens, les couples et des chiens, surtout ceux à belle gueule, si je puis m’exprimer ainsi. On trouvera ainsi beaucoup de portraits, de face ou de profil, à l’arrêt ou en mouvement, dans la production de Fregosi qui ne cherchait pas à épater à force de virtuosité. Les couleurs, sucrées et acides, sont réparties en grandes masses liquides. Les silhouettes simplifiées à l’extrême. Foin d’anecdotes, d’arrière-plan et même, à y regarder de plus près, bien des parties du corps sont sinon effacées, à peine ébauchées ou résolument absentes. L’artiste visait au plus près et au plus juste. L’économie des moyens rend l’image d’autant plus percutante qu’elle est mise en exergue, avec sa part de mystère et ses prolongements narratifs toujours possibles. Fregosi touchait également à la sculpture, à la photo, à l’édition et à l’aérographe de ses débuts urbains. Au Miam, on pourra découvrir l’essentiel de sa production. Les commissaires ont eu de surcroît l’idée de rapprocher ses réalisations de celles d’artistes connus dont il se sentait proche ou en filiation, et de ceux qu’il fréquentait et appréciait. Pour les premiers on citera entre autres Philip Guston, Roland Topor, Raymond Pettibon, et Robert Crumb, à savoir des artistes marqués par la proximité avec la bande dessinée et le dessin narratif en général. Miriam Cahn dont il semble si proche. Des inclassables également à l’instar de Sylvie Fanchon et des originaux consacrés par l’art contemporain tels le regretté Mike Kelley ou, dans un autre registre, l’ex montpelliérain Bruno Peinado. Des artistes de sa génération : Eva Nielsen ou Julie Bena… Mais aussi des proches tel que le Biterrois Paul Loubet ou encore la Sétoise Agnès Rosse dont l’humour et l’inventivité ne sont plus à démontrer. Comme à chacune de ses expositions, et celle-ci va dépasser l’année complète, le Miam cherche non seulement à ratisser sur ses territoires propres mais également à prouver que les frontières sont devenues poreuses avec les activités qui leur déniaient naguère le droit à l’existence. Fregosi en était l’illustration. BTN
Tél. 04 99 04 76 44. miam.org
Juliette Derel, Potière rebelle MUSÉE DE LA POTERIE MÉDITERRANÉENNE
Saint-Quentin-la-Poterie, Gard

Le musée de la Poterie méditerranéenne poursuit son hommage aux grandes figures de la céramique. Après avoir célébré en 2025 trente femmes céramistes des années 40 à 60, il met cette année en lumière Juliette Derel, artiste rebelle et prolifique, à travers plus de 150 pièces et documents prêtés par proches et collectionneurs. Née à Gisors en 1918, Juliette Derel s’initie aux arts à Tours puis découvre la céramique, qui devient sa vocation. Installée à Vallauris sur les conseils de Noëlle Rivier, elle crée des pièces uniques, miroirs, lampes, bijoux et sculptures, refusant la production répétitive. Sa vie la mène ensuite à Saint-Paul-de-Vence puis à Gréolières, où elle explore formes, couleurs et matières jusqu’à sa disparition en 2007. Son œuvre témoigne d’un esprit en perpétuelle recherche, nourri de littérature, de poésie et d’amitiés artistiques avec Miró, Chagall ou Picasso. Tél. 04 66 03 65 86. musee-poterie-mediterranee.com
L’évangile illustré de Gérard
Lattier
MUSÉE LAÏQUE D’ART SACRÉ Pont-Saint-Esprit, GardJusqu’au 17 mai
Le musée laïque d’art sacré du Gard consacre une grande exposition à Gérard Lattier, figure de l’art brut née à Nîmes en 1937. À travers 83 panneaux colorés, sa série monumentale L’Évangile selon Saint Lattier, réalisée entre 2006 et 2009, revisite les épisodes de la vie du Christ avec humour, poésie et humanité. Dans un style naïf et expressif, à mi-chemin entre enluminure médiévale et bande dessinée, l’artiste mêle mémoire personnelle, figures familières et références bibliques. Proches, paysages d’Ardèche et clins d’œil à l’actualité s’y croisent pour composer un récit vibrant de paix et de fraternité. Un univers nourri par un parcours de vie intense (la perte de son père, une cécité temporaire) qui a profondément façonné son regard et sa création. gard.fr





DÉCOUVERTES ARCHÉOLOGIQUES DU RHÔNE AUX PYRÉNÉES

EXPOSITION
musee de l’ephebe

EXPOSITIONS

source d’inspirations
MUSÉES DE NÎMES
AVRIL > NOVEMBRE 2026

Hiroshi Sugimoto, Reprendre la mélodie
MUSÉE SOULAGES
Rodez, Aveyron
Du 11 avril au 13 septembre
Les amateurs de photographies plasticiennes se réjouiront de découvrir cet artiste japonais qui s’est vite mis à l’heure américaine, ainsi que le prouve son intérêt pour Richard Serra, à qui il a consacré une série, Joe, ou encore à Mark Rothko auquel il fait souvent penser. Il nous sera présenté huit séries différentes, dans la salle d’exposition temporaire du musée Soulages, méticuleusement choisies pour leur correspondance avec l’œuvre du maître et mises en scène par le photographe luimême. Les jeux d’ombres et de lumières, sont en effet au cœur de la recherche de Sugimoto ainsi que le prouvent, de manière évidente ses suites sur les salles de cinéma, théâtres (Theaters) et Opera house (fruits d’un séjour en Italie), qui l’auront préoccupé toute sa vie. Un écran blanc, sur fond sombre, rend un temps d’enregistrement pratiquement irréel et peuplé de fantômes. Le temps de pose est pris en compte et joue un rôle crucial dans cette approche de lieux chargés de mémoire. Sugimoto, nourri de peinture abstraite, s’est toujours intéressé à l’horizon, dans la droite ligne de celle que Pierre Soulages pouvait contempler quotidiennement de sa terrasse sétoise. Ainsi ses Seascapes témoignent de la fascination du Japonais pour les paysages marins, souvent divisés en deux plans. On est alors aux limites de la représentation et proche d’une ascèse méditative. Le thème est universel, intemporel, et octroie un peu de stabilité, rassurante, à un monde en mouvements et conflits. Ceci dit, Sugimoto ne se confronte pas seulement à l’art occidental. Il se souvient également de sa culture nippone, laquelle a tenté Soulages dans sa période consacrée à la calligraphie. La Brush impression, à base de papier détérioré, présentée au musée s’en rapproche, constituée qu’elle est de 47 idéogrammes réalisés dans le noir de la chambre requise. Sans doute aussi le diptyque représentant la sauvage pinède des Pines trees, qui semblent faire signe, inspirés d’un classique de l’art japonais selon le principe intitulé Reprendre la mélodie, qui donne son titre à cette exposition (Honka Dori). Enfin, la tentation picturale devient patente dans les Optiks où le travail du pigment bouleverse tous les repères et nous plonge dans une abstraction radicale et diffuse, laquelle ne peut se défaire toutefois de son origine réelle. On retrouve cet art des limites dans la série Révolution qui joue sur de forts contrastes et sur les modifications de points de vue. Une magnifique expo en perspective… BTN Tél. 05 65 73 82 60. musee-soulages-rodez.fr
Garde à vous et Prairies animées
MUSÉE DOM ROBERT - CITÉ DE SORÈZE
Sorèze, Tarn

Jusqu’au 27 décembre
L’exposition Garde à vous, célèbre le 250ᵉ anniversaire de l’École royale militaire au temps de Louis XVI. La cité accueillait alors des garçons de 6 ans à 18 ans issus de la petite noblesse. L’école a fermé en 1991. La présentation, à la fois historique et contemporaine, réunit plusieurs artistes, les plasticiennes Victoria Niki et Carole Chebron, la maître d’artcostumière Christine Leclercq et l’illustratrice jeunesse Julie Eugène. Également, des mises en scène en Playmobil de Vincent Rousseau et Gaëlle Gillet. Un film d’animation, des instruments scientifiques et des archives complètent l’ensemble. Et toujours l’exposition permanente de tapisseries et de cartons, Prairies animées, une ode à la nature, de l’artiste-moine Dom Robert (1907-1997) avec un nouvel accrochage datant de 2024.
Tél. 05 63 50 86 38. cite-de-soreze.com
Paul Gervais
MUSÉE DU PAYS DE COCAGNE
Lavaur, Tarn Du 23 mai au 20 septembre
Le musée du Pays de Cocagne consacre sa première rétrospective à Paul Gervais (1859-1944), peintre toulousain formé auprès de Jean-Léon Gérôme à Paris, dont l’œuvre monumentale orne encore les murs du Capitole de Toulouse, du Négresco à Nice ou du Casino de MonteCarlo. Quelque cent œuvres retracent le parcours d’un artiste qui a fait de la lumière méditerranéenne et du nu féminin ses territoires de prédilection. Peintre officiel et décorateur des palaces de la Belle Époque, Gervais révèle une facette plus intime à Agay, dans le Var, où son style se libère au contact de la Méditerranée. L’exposition éclaire aussi son ancrage en Roussillon, notamment à l’Hôtel Pams de Perpignan, où il signe l’éblouissante Arrivée triomphale de Vénus. Tél. 05 63 58 56 55. ville-lavaur.fr
Conversation avec VALÉRIE BROUSSELLE
Directrice de Narbo Via. Narbonne, Aude
Narbo Via célèbre ses cinq ans. Quel bilan tirezvous de cette première période ?
Y a-t-il eu des découvertes marquantes au cours de ces cinq années ?
" Il a fallu créer ce musée à partir de rien "

Inauguré en mai 2021 malgré le contexte sanitaire, Narbo Via fête cette année ses cinq ans. Musée de la romanité narbonnaise, il regroupe trois sites complémentaires et abrite l’une des plus grandes collections de blocs lapidaires au monde. En cinq ans, quelques 130 000 visiteurs par an ont poussé ses portes, des chercheurs de plusieurs universités y travaillent régulièrement, et les fouilles continuent de livrer leurs secrets. Sa directrice, Valérie Brousselle, revient sur ces cinq années et sur les projets qui dessinent l’avenir du musée.
Ce qui nous a vraiment ravis, c’est de vérifier que notre proposition fonctionnait. Ce musée est axé sur un grand dépouillement, la sérénité des espaces, un dialogue très étroit entre architecture et collectionc’est un parti pris assez fort. Et la majorité des visiteurs a répondu avec plaisir. On a toujours dépassé les 100 000 billets délivrés par an, pour les trois sites, ce qui est dans ce qui avait été imaginé. Et nos publics viennent de plus loin qu’on ne le pensait : beaucoup de région parisienne, de Lyon, un grand public espagnol et allemand, très présents en dehors de l’été.
Comment le musée a-t-il évolué depuis l’ouverture ?
Ce qui a représenté un énorme travail, et qu’on continue de faire, c’est toute notre proposition de médiation en direction de différents types de public : la petite enfance, les publics en situation de handicap, les publics du champ social. À chaque fois, on travaille avec un panel de publics concernés, accompagnés de spécialistes. C’est une espèce de formationaction. Sur la petite enfance, cela nous a valu le Trophée Momart en 2025 comme musée Amis des Enfants et des Familles. Ces propositions ont plus de succès que les visites découverte classiques, au point qu’on a même réduit nos visites guidées pour déployer celles-ci.
Le musée est aussi un lieu de recherche scientifique. Comment cela se traduit-il concrètement ?
Pour ce musée, il y a eu un gros travail à l’ouverture : un chantier des collections, pour identifier, nettoyer ou restaurer les pièces traitant de la période romaine à Narbonne et les transférer au musée. Ce chantier n’était pas entièrement terminé à l’ouverture : il a donc fallu le poursuivre, aménager ces réserves, puis intégrer et vérifier tous les inventaires. C’est un dialogue permanent entre nous, les propriétaires des collections, et les chercheurs qui viennent les étudier et font des découvertes. Pour encadrer ce dialogue, nous avons passé des conventions avec les universités de Montpellier, Toulouse, Perpignan via Domitia, Brest, et nous préparons actuellement une convention avec Aix-Marseille. Ce travail est ensuite mis en relation avec nos publics via un cycle de conférences et des visites coulisses mensuelles de nos réserves et de notre salle de restauration. Et bien sûr, les expositions archéologiques que nous avons réalisées ont toutes été menées avec des chercheurs.
Sur le port antique, l’exposition a fait connaître quelque chose d’assez important : on croyait que ce port s’arrêtait avec la fin de la grande période de présence romaine, à la fin du IIIe siècle. Et ce que les travaux ont montré, c’est qu’il était encore très actif à la fin du Ve siècle. Même en période troublée, avec des guerres, des invasions, la priorité des Narbonnais a été de préserver leur port, de le maintenir en fonctionnement. Et puis la grande découverte de ces dernières années, c’est la nécropole de la Robine, juste derrière le musée. Depuis 2024, des camions arrivent régulièrement avec du mobilier issu des fouilles. Et ce que ces recherches révèlent est fascinant : ces nécropoles étaient de vrais quartiers d’entrée de ville, avec des espaces où les familles se retrouvaient autour de banquets, dans une dimension presque festive, en lien avec le monde des défunts. Une façon de vivre la mort très éloignée de la nôtre à laquelle on consacrera une grande exposition en 2027.
Les 19 et 21 mai, vous célébrez vos cinq ans avec le public. Quel programme avez-vous prévu ?
Le 19 mai, nous inaugurons Le Souffle du Temps, une exposition consacrée à l’artiste franco-chinoise Jiang Qiang Er. Nous l’avons découverte au musée Guimet et ses œuvres ont immédiatement dialogué avec nos collections, notamment son travail autour du nüshu, une écriture secrète inventée par des femmes chinoises auxquelles l’accès à la lecture était interdit. Le soir du vernissage, la visite sera dansée, en duo entre l’artiste et le chorégraphe Sylvain Grou. Et le 21 mai, nous accueillerons un bal chorégraphique ouvert à tous.
Pour les cinq prochaines années, quelles sont vos ambitions ?
Ce dont je n’ai pas parlé, c’est qu’il a fallu créer cet établissement à partir de rien - un conseil d’administration, des personnels, des budgets. C’est assez peu fréquent, et dans le monde que nous connaissons aujourd’hui, continuer à maintenir ce niveau de proposition est déjà une gageure. Ensuite, il y a tout ce qui continue de vivre scientifiquement : le programme de conservation de la collection lapidaire, la grande exposition sur la nécropole de la Robine en 2027, les fouilles reprises sur le site d’Amphoralis et l’Horreum, qui conserve encore de nombreux secrets. Et puis il y a quelque chose qu’on prépare depuis longtemps, une exposition autour de la vigne. On n’a pas voulu l’aborder trop tôt, parce qu’on savait combien ce serait important. Le moment approche.
Recueilli par Eva Gosselin

Jiang Qiong Er
Le souffle du temps
NARBO VIA, NARBONNE, AUDE À partir du 19 mai
Narbo Via accueille au cœur de ses collections permanentes Le Souffle du Temps, un parcours d’art contemporain consacré à l’artiste franco-chinoise Jiang Qiong Er. Douze créatures mythiques inspirées des civilisations chinoise, maya, égyptienne ou indienne dialoguent avec la mythologie romaine, tandis que ses créations autour du nüshu : écriture rare développée exclusivement par des femmes, résonnent avec les inscriptions latines du musée. 40 œuvres à découvrir.
Tél. 04 68 90 28 90. narbovia.fr





DU 19/05/26
AU 03/01/27


Trois expositions aux Abattoirs
TOULOUSE
Haute-Garonne
Les Abattoirs, musée – Frac Occitanie Toulouse, présentent simultanément trois expositions qui dessinent un panorama varié de la création contemporaine. JeanCharles de Castelbajac. L’imagination au pouvoir réunit près de 300 œuvres (vêtements, dessins, photographies, objets de design) pour retracer le parcours d’un créateur inclassable qui, depuis la fin des années 1960, a fait du dialogue entre l’art, la mode et la pop culture un mode de création à part entière. À l’écoute du vivant. Biomimétisme, entre arts et sciences, conçue avec le Quai des Savoirs, explore à travers le travail de Pierre Jean Giloux, Jérémy Gobé et Paula Nishijima les manières dont artistes et scientifiques s’inspirent du vivant pour imaginer des modèles plus durables. Enfin, Mezzanine Sud 2026, prix soutenu par les Amis des Abattoirs, met à l’honneur deux lauréats, Elsa Brès et Damien Fragnon, qui explorent à travers la vidéo et la céramique les strates souterraines et invisibles de nos territoires. Tél. 05 34 51 10 60. lesabattoirs.org
Gaulois mais romains !
Chefs-d’œuvres du musée d’archéologie nationale
MUSÉE SAINT-RAYMOND
Toulouse, Haute-Garonne
Jusqu’au 3 janvier 2027
Le musée Saint-Raymond accueille Gaulois, mais Romains !, une exposition de chefs-d’œuvre du musée d’Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye, présentés pour la première fois à Toulouse après un passage remarqué au musée de la Romanité à Nîmes. Le parcours s’articule en trois séquences. La première explore la société galloromaine à travers stèles funéraires, objets du quotidien et équipements militaires, révélant comment les Gaulois ont adopté le modèle romain tout en préservant leurs traditions. La deuxième s’intéresse au panthéon composite de la Gaule, où divinités celtiques et romaines coexistent. La troisième retrace la naissance de l’archéologie galloromaine au XIXᵉ siècle, sous l’impulsion de Napoléon III et des fouilles d’Alésia. Tél. 05 61 22 31 44. saintraymond.toulouse.fr
H.G. Ibels, un nabi engagé
MUSÉE TOULOUSE-LAUTREC
Albi, Tarn Jusqu’au 26 juillet
Dessinateur, affichiste, lithographe et illustrateur, Henri-Gabriel Ibels (18671936) est membre fondateur des Nabis et proche des célèbres Toulouse-Lautrec, Bonnard et Vuillard. Avec un trait vif et rythmé, il mêle humour, critique sociale et modernité graphique pour capter la vie parisienne, ses cafés-concerts, cirques et rues populaires. Son style combine lignes nerveuses, couleurs franches et compositions audacieuses, annonçant d’ores et déjà le langage visuel du XXᵉ siècle. Acteur de la lutte dreyfusarde et fondateur de l’hebdomadaire Le Sifflet, H.G. Ibels refuse l’art neutre, revendiquant à l’inverse le crayon comme arme. La rétrospective du musée Toulouse-Lautrec rassemble plus de 230 œuvres – peintures, dessins, affiches, illustrations et costumes – révélant la liberté et l’inventivité de cet artiste moderne et engagé.
Tél. 05 63 49 48 70. musee-toulouse-lautrec.com

Nino Ferrer, peintre
MUSÉE HENRI-MARTIN
Cahors, Lot Du 6 mai au 31 décembre
Célèbre pour ses tubes, Nino Ferrer (1934–1998) fut aussi artiste plasticien prolifique, réalisant peintures, dessins, gravures. Installé près de Montcuq dans le Quercy à partir de 1977, il y développe une œuvre visuelle longtemps restée confidentielle, que le musée Henri-Martin sort aujourd’hui de l’ombre. Le parcours s’articule autour de trois ensembles : œuvres surréalistes, souvenirs de voyages, et cycle biographique mêlant autoportraits et objets personnels. Figures hybrides comme La Désabusion, main géante surgissant des vignes dans Viva Montcuq, femmes en suspension audessus dans Le Monde extérieur : chaque toile conjugue ancrage lotois et imaginaire poétique, teinté de surréalisme. Une vitrine scénographiée par son fils Pierre Ferrari restitue au plus près l’intimité créative de l’homme aux multiples facettes.
Tél. 05 65 20 88 88. museehenrimartin.fr
Hippolyte Hentgen, Mimosa MUSÉE D’ART MODERNE DE CÉRET
Pyrénées-OrientalesJusqu’au 31 mai
Hippolyte Hentgen est le nom partagé par Gaëlle Hippolyte et Lina Hentgen. Sous cette identité commune, les deux artistes déploient depuis près de vingt ans une pratique foisonnante qui explore les multiples circulations de l’image. Dessin, peinture, collage ou sculpture s’y mêlent librement dans un univers visuel sans hiérarchie. Avec Mimosa, le musée d’art moderne de Céret présente près de 120 œuvres révélant un imaginaire nourri d’histoire de l’art, de bande dessinée, de dessin de presse et de cartoons. Les artistes prélèvent images populaires, affiches ou photographies anonymes pour les transformer en compositions colorées, souvent burlesques. Peintures murales in situ, collages et sculptures composent ainsi un vaste montage visuel où se rencontrent héritage moderniste et culture graphique populaire.
Tél. 04 68 87 27 76. musee-ceret.com
Musée Marianne PUYLAURENS, TARN
Nouveau musée
C’est à Puylaurens, dans le Tarn, que Marianne aurait vu le jour. En 1792, le cordonnier-troubadour Guillaume Lavabre y compose en occitan la Garisou de Marianno, chanson qui raconte l’histoire d’une femme malade sous l’Ancien Régime que l’avènement de la République va guérir. À une époque où les chansons circulent plus vite que les journaux, le prénom se répand et devient une manière populaire de désigner la République. Premier musée Marianne de France, le lieu rassemble bustes, documents et objets retraçant la construction de cette figure nationale, dont le manuscrit original de la chanson fondatrice. Une lecture sensible de l’histoire républicaine, depuis ses racines occitanes.
marianne-de-puylo.fr
Les volets du grand orgue de la cathédrale de Perpignan
Jusqu’au 31 mai 2026
Dalí au musée
Jusqu’au 30 avril 2027
MUSÉE HYACINTHE RIGAUD Perpignan, Pyrénées-Orientales
Ce printemps, le musée Hyacinthe Rigaud offre une double immersion exceptionnelle. Les volets du grand orgue de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, restaurés depuis 2022 par la DRAC Occitanie, dévoilent leur splendeur : peints en 1504, ces panneaux monumentaux de 12,6 m sur 4,3 m, à la polychromie riche et au revers en grisaille, relient musique, architecture et image sacrée. Cette présentation rapprochée permet d’en apprécier chaque détail et le travail de la matière. Parallèlement, le musée accueille pour la première fois un tableau de Salvador Dalí, Hallucination partielle. Six images de Lénine sur un piano (1931), prêté par le Centre Pompidou. Cette œuvre visionnaire, accompagnée d’un dessin et d’une photo rehaussée de gouache, préfigure l’exposition Dalí de 2027 et souligne les liens de l’artiste avec le Roussillon, offrant un parcours mêlant patrimoine et surréalisme, technique et émotion.
Tél. 04 68 66 19 83. musee-rigaud.fr

OUVERTS TOUS LES JOURS dès le mois de mai
16 quai Maréchal de Lattre de Tassigny SÈTE (évidemment)
Expositions
HAUTES - PYRÉNÉES

Frederik Exner, Door of hearing
LE PARVIS
Ibos
Jusqu’au 2 mai
Étrange univers que celui que propose cet artiste danois d’origine. Il s’appuie en effet sur les récits fondateurs relevant d’un passé qui se perd dans la nuit des temps, et emprunte à des contes médiévaux, aux parfums de sorcellerie et de magie bénéfique. Tout cela flirtant avec les théories scientifiques de l’évolution des espèces pour nous amener à partager un regard inquiet sur notre avenir. Ainsi l’espèce batracienne, dont dépend la grenouille, est-elle mise en exergue, d’autant qu’elle semble avoir des points communs avec l’humaine, aux origines de toute vie comme existences individuelles et antérieures, à l’état de fœtus-têtard. La grenouille, de taille géante, est par là même humanisée. Exner en dispose sur des caisses de transport, d’où elles semblent exhumées, telle une découverte archéologique, accompagnée de la mousse protectrice que nécessite sa condition devenue précaire, au sens propre du terme. Exner les présente en groupement, tournées vers le même objectif, comme en souffrance d’une solution : peut-être une possible transformation ou métamorphose. Celle des vertébrés, si l’on se fie au tableau ossu qu’elles semblent contempler ou vénérer. Leur couleur verdâtre, uniforme, interpelle. Ce qui les caractérise, c’est cette hybridité que leur a attribuée l’artiste, mi-résine mi-métal. Elles sont accroupies sur le socle de leurs pattes démesurées, comme prêtes à bondir, et leur tête est pourvue d’un énigmatique disque frontal, inspiré sans doute des auréoles chrétiennes, ou faisant référence à des capteurs de style parabolique, à des antennes qui saisissent les ondes invisibles. C’est ce qui explique le titre Door of hearing. Les grenouilles sont ainsi capables de pressentir l’avenir qu’elles ne verront pourtant pas. Le résultat est spectaculaire, impressionnant et inquiétant. Surtout si nous sommes ces grenouilles, aveugles à ce qui nous attend. Si cette espèce disparaissait, l’humaine devrait s’attendre à de sacrés problèmes quant à sa possible survie. L’œuvre d’Exner est donc engagée, préventive. La peau de la grenouille est sciemment entamée, ce qui a deux significations : chacune est individualisée et chacune est meurtrie. Rappelons que c’est son mode respiratoire, et ce qui la rend sensible à son environnement. Les sculptures individualisées, Upstreamer et Keeper, accentuent le caractère monstrueux de cette hybridité anthropomorphique. Sans présumer de ce qui est montré au Parvis, rappelons qu’Exner a également conçu des œuvres murales en résine, en forme de peau de grenouille écorchée, qu’il peuple d’étranges figures. Ce sont ses Diptykons (diptyques). Et même si le sujet est sensible, l’humour n’est tout de même pas absent de cette hybridation pertinente. Nous le prouve : la rencontre du diable et d’une murène dont le malin a bien du mal à triompher. On peut penser parfois à de l’art brut, autodidacte et impulsif. Le travail de ce sculpteur fictionnel est pourtant instruit de mythes et légendes (et il n’en manque pas concernant le batracien) et tourné vers les autres, non vers la recherche de soi. BTN
Tél. 05 62 90 60 82. parvis.net
Barbara Schroeder, Arbres Mères.
Ce que disent les pierres… HANG-ART
Esquièze-SèreJusqu’au 30 mai
Barbara Schroeder explore depuis plus de vingt ans les gestes, les matières et les mémoires du monde rural. Pour cette exposition inédite, née d’une résidence dans les Hautes-Pyrénées, elle déploie peintures, sculptures en porcelaine de Limoges et installations habitées par la vie paysanne montagnarde. La série Viscos capte la rudesse des pentes et des pierres ; les Semaines blanches anoblissent les outils agricoles ; les Paysannes méditent ; La Table de Denise célèbre, recouverte de bouse de vache, la mémoire collective de la terre.
Tél. 06 86 12 41 83. hangartpyrenees.fr
Philippe Jacques, Echos ABBADIALE, MAISON DES ARTS
Arras-en-LavedanJusqu’au 17 mai À l’Abbadiale d’Arras-en-Lavedan, l’artiste et architecte Philippe Jacques présente Échos, une traversée sensible des Pyrénées. Installations, dessins et peintures se déploient autour du blanc - blanc des glaciers, de la neige, du silence - comme prisme pour interroger la montagne et les mutations climatiques qui la transforment. Entre micro-architecture habitée de papiers suspendus, œuvres graphiques à l’étage et installation poétique dans la cour, Échos invite à une autre manière de percevoir le territoire.
Tél. 06 31 51 09 04. abbadiale.fr

Sorolla, maître de la lumière
COLLECTION BEMBERG HÔTEL D’ASSÉZAT
Toulouse, Haute-Garonne Du 30 avril au 13 septembre
La Collection Bemberg accueille une exposition consacrée à Joaquín Sorolla, figure majeure de la peinture espagnole et maître incontesté de la lumière méditerranéenne. En partenariat exclusif avec le Museo Sorolla de Madrid, plus de 60 œuvres issues de ses collections sont présentées pour la première fois en France dans leur ensemble le plus intime. Né à Valence en 1863, Sorolla a développé un art de l’observation du réel fondé sur la captation de la lumière et de ses reflets, travaillant en plein air sur les plages valenciennes, dans les jardins andalous ou auprès des siens. L’exposition s’articule autour de ses grands thèmes de prédilection – bords de mer, portraits de famille et jardins – révélant toute la sensibilité et la virtuosité d’un peintre longtemps méconnu en France malgré une carrière internationale couronnée dès 1895 au Salon de Paris. fondation-bemberg.fr
Nicolas Daubanes, Le ciel nous vengera
LE CASTELET
Toulouse, Haute GaronneJusqu’au 2 août
L’artiste Nicolas Daubanes transforme l’expérience de l’enfermement en art. Dans Le ciel nous vengera, il présente ses pièces et convie d’autres voix, comme avec l’œuvre The Talk réalisée avec Louisa Yousfi : une porte de prison gravée des paroles qu’un père palestinien adresse à son fils avant son incarcération, devenue vecteur de parole, d’échange et de résistance. L’œuvre fait circuler la voix là où l’enfermement voulait la réduire au silence, renversant la fonction même de la porte, de l’outil de contrainte à l’espace d’énonciation. Du cœur des prisons aux lieux muséaux et patrimoniaux, l’artiste crée un pont entre marges et mémoire, récupérant rebuts industriels et expériences ostracisées pour élever ce que l’on oublie volontairement, en faire art et expérience du sublime appelée à traverser le temps. Entre répression et liberté, ses œuvres mettent en lumière la fragilité de notre condition et la persistance du geste de résistance.
Tél. 05 81 91 72 00. monuments.toulouse.fr
Picasso, l’art en mouvement
Frida Kahlo, en plein cœur
LES CARRIÈRES DE LUMIÈRES
Les Baux-de-Provence, Bouches-du-Rhône Actuellement
En 2026, les Carrières de Lumières célèbrent deux figures majeures de l’art du XXᵉ siècle, Pablo Picasso et Frida Kahlo. Pour rendre hommage au premier, une nouvelle création immersive voit le jour : Picasso, l’art en mouvement. Images, couleurs et musiques se déploient sur les parois de pierre, sublimant les volumes et la minéralité du site pour une plongée spectaculaire dans l’univers de l’artiste. Cofondateur du cubisme et figure emblématique de l’art moderne, Picasso a bouleversé les codes de la représentation. L’exposition retrace son parcours, de l’Espagne à la France, à travers la peinture, le dessin, la gravure, la sculpture, les assemblages et la céramique. Le programme court Frida Kahlo, en plein cœur plonge le spectateur dans l’intimité de l’artiste mexicaine. Ses œuvres, chargés de douleur, d’identité et de passion, prennent vie à travers des projections monumentales qui révèlent toute la singularité de celle qui est devenue une figure incontournable du XXᵉ siècle. carrieres-lumieres.com

Sylvie Romieu et Ernesto Riveiro, Que du papier IV
L.A.C
Ode à la femme
MAISON DES MÉMOIRES
Carcassonne Jusqu’au 9 mai
Avec Ode à la femme, la sculptrice Éliette Chalet célèbre le corps féminin à travers une pratique du modelage entièrement manuelle, héritée de son parcours entre peinture et travail sur modèle vivant. Argile chamottée, terre cuite, enfumage, raku ou patines successives composent un processus exigeant où chaque pièce devient unique. Inspirée par la lumière glissant sur les courbes, l’artiste façonne bustes et silhouettes dans un élan spontané, retirant le superflu pour faire surgir le mouvement, l’équilibre et l’émotion.
Entre réalisme et abstraction, ses figures expriment une vitalité intérieure et une quête d’harmonie, faisant de la matière brute un vecteur sensible capable de toucher profondément le regardeur. aude.fr
Sigean Du 5 avril au 31 mai
Pour la quatrième fois, le L.A.C de Layla Moget nous convie à revisiter ses riches collections en célébrant un support à la fois discret et qui se prête à de multiples expériences, qu’il s’agisse de la peinture ou du dessin, de la gravure ou du collage…. La présentation se fait, comme les fois précédentes, selon le principe du cabinet d’amateur, lequel réserve bien des rapprochements, des surprises, des contrastes et invite à un va-et-vient du tout vers la partie et réciproquement. Le panel est large, éclectique et reflète bien la fidélité de la famille Moget (Piet fait évidemment partie de la sélection) à certaines générations d’artistes dont les glorieux disparus : Da Silva, Messagier, Tapies, Dado ou Appel ; les vénérables tels qu’Alechinsky, Daniel Dezeuze ou même Marlène Dumas ; les plus jeunes, comme Patricia Stheeman ou Patrick Sauze. Deux artistes sont conviés à développer ce bouquet printanier : l’Audoise Sylvie Romieu, née justement à Sigean, et le Franco-Argentin Ernesto Riveiro, artiste confirmé de la génération d’après-guerre. La première, si elle ne dédaigne pas de saisir la lumière et la couleur par la confection d’objets issus du recyclage, consacre l’essentiel de sa production à la photographie. Elle s’intéresse au précaire et au fragile, à ce qui ne dure pas et qui par là même nous est précieux à l’instar de la vie qu’un souffle suffit à détruire – c’est même pour cela qu’on la métaphorise en bougie. Ainsi est-elle sensible à des amoncellements de poussière ou à des regroupements de débris végétaux. Trois petits tours de beauté miniature et puis s’en vont à jamais, sauf que l’appareil a eu le temps de les capturer et de nous en restituer la précieuse fragilité. Le minutieux ballet du vivant nous est offert gratuitement, alors que nous ne prenons pas toujours le temps de nous laisser aller dans les petites choses. Un regard féminin nous y rend sensible, sans doute parce qu’il est moins obnubilé par l’esprit, extérieur, de conquête. Cette artiste a beaucoup travaillé les portraits (ou autoportraits) de femmes à visage caché ou le paysage maritime devant lequel elle plantait un divan, réputé intérieur, de psychanalyste. C’est dire si sa démarche est autant sensible qu’ironique, et mine de rien, combative. Ernesto Riveiro, c’est tout autre chose. Après quelques années de peinture par genre, il a abandonné résolument, et avec une certaine obstination, toute allusion figurale. Il évite ainsi par son geste et par son élaboration du tableau toute anecdote ou amorce de narration. Le support ne délivre que ce qui s’y déroule et pose la question de la négativité de ce qui est montré. Peinture ou dessin, chez Riveiro, ne désignent que ce qu’ils ne sont pas. Ce n’est pas tout à fait de la gestualité automatique au sens surréaliste, le peintre demeure lucide et attentif à ce qu’il produit, il cherche seulement à éviter la facilité, la maestria ou l’habileté technique que l’on prend naïvement pour du grand art. À cette dernière notion, Riveiro substituerait plutôt celui d’honnêteté. Cela donne des œuvres débridées, tout en énergie et mouvement, un chaos en quelque sorte organisé, et non subi. Deux rapports au monde : l’un tout en réserve et mesure, l’autre tout en dispersion que d’aucuns ont qualifié de synthétique. BTN Texte complet sur l'artvues.com / Tél. 04 68 48 83 62. lac-narbonne.art
Carita Savolainen Hématomia, Paysage blessé ESPACE ROGER-BRONCY
Port-la-NouvelleJusqu’au 25 avril
Il reste encore quelques semaines pour se promener parmi les paysages mentaux que la Finlandaise Carita Savolainen, qui vit à Roquebrun, déploie à l’espace Roger-Broncy. De dimensions non négligeables, comme pour mieux nous permettre de les pénétrer, ils privilégient soit la perfection du carré, plus pictural, soit les formats allongés de type panoramique. Ils ne s’accommodent pas seulement du mur mais jouent avec l’espace, tantôt sous forme de lés suspendus et pénétrables, telle une promenade en forêt peuplée d’arbres fantômes, tantôt soit d’un support qui les tire vers la sculpture comme un siège où se poser, tantôt carrément au sol, désorientant notre vision du paysage.
L’aquarelle permet de rendre toute la subtilité de ces atmosphères brumeuses où le ciel et la mer se confondent ainsi que la légèreté d’une végétation que l’on sait vulnérable. C’est sans doute pourquoi l’artiste a intitulé son expo Hematomia, Paysage blessé, et leur attribue les couleurs de la peau meurtrie.
BTN
Tél. 04 68 40 43 13. portlanouvelle.fr

Lise Chevalier, Murmure des Arches
TOURS ET REMPARTS
Aigues-Mortes
Jusqu’au 7 juin
Aigues-Mortes est une ville touristique et elle le vaut bien. Entre deux remparts, ses tours émeuvent car les deux sont chargés d’histoire, et des plus tragiques. Qui accepterait aujourd’hui de subir les affres d’un enfermement démesuré ?
Cette problématique ne pouvait manquer d’interpeller une artiste sensible à la condition de la femme, au dialogue redevenu nécessaire avec la nature, et à celui de l’évasion mentale. Lise Chevalier, sétoise d’adoption, est cette artiste et on aura l’occasion de s’en rendre compte au fil du parcours qu’elle propose en cinq étapes. Cinq est un chiffre d’union, synonyme d’éternel recommencement et d’espoir. Son intervention s’inscrit dans le cadre du Printemps du dessin (que l’artiste pratique régulièrement), événement d’ampleur nationale. Elle ne dédaigne pas non plus la relation à l’écriture, d’autant qu’elle confectionne des livres très soignés. Ainsi, on trouvera non seulement une suspension de manuscrit, à l’encre, sur toile de lin, mais des signes muraux à extrémité de cire, rouges, à base de branches récupérées, enrichis de céramiques (avec l’empreinte de son pouce) et de cordages. L’ensemble anime les murs dans un triptyque composé d’un panneau central circulaire et de deux expansions latérales. L’ami Jean-Luc Parant accompagne cette œuvre d’un texte-poème dont il avait le secret. Dès le début du parcours, nous sommes accueillis par une fresque en céramique, porte de l’Organeau, illustrant et mettant en exergue le règne animal (oiseau, taureau, coquillages), et végétal, le parcours se terminant, à l’autre bout du circuit, par la projection géante de peintures miniatures sur verre, apportant lumière et couleurs, à l’instar de vitraux. Comme pour offrir de la distraction rétrospective aux anciens prisonniers. En tout, 80 encres sur verres de diapositives, et se référant à Noé, celui de l’Arche, lui aussi enfermé 40 jours et nuits de déluge. On part de la terre au fond, celle de la céramique, et on aboutit à la fluidité liquide des images projetées, qui rappellent l’aquarelle. Beaucoup d’animaux donc dans cette série, de végétaux, d’humains même, des paysages, et même un bateau, ou des motifs plus indécis. Ainsi le lieu prend vie, s’accommode du vivant, d’autant que le musicien Bololipsum y ajoute sa touche sonore, créée pour l’occasion. Vers le milieu du parcours, tour de la Poudrière, une sobre installation, des pierres ayant servi à lester les bateaux (Aigues-Mortes est un ancien port, propice au rêve d’évasion), Lise Chevalier la coiffe d’une embarcation (toujours Noé et le mont Ararat), de branches tressées. Comme un rêve de voyage, contrarié par l’enfermement. L’artiste apporte donc des données à la fois « extérieures » (branches, pierres, poèmes…) à ces intérieurs impressionnants mais chargés de douleurs, et de solitude, et aussi « intérieures » puisqu’elles relèvent de sa mythologie personnelle, de ses goûts subjectifs pour la Nature, de son style propre enfin. Dans ces murs habités par le silence nocturne, hantés le jour par les flots sonores de touristes souvent ignorants des drames du passé, Lise Chevalier introduit dans l’entre-deux le Murmure des Arches concrétisé par le son de Bololipsum. Entre deux mondes : terre et eau, passé et présent, intérieur et extérieur, solitaire et populeux, terre à terre ou transcendant : telle est la position de l’art. BTN aigues-mortes-monument.fr
Damien Fragnon
Men who sold the world
CHÂTEAU D’ASSAS
Le Vigan Du 10 avril au 19 juin
Le château d’Assas accueille une exposition de Damien Fragnon, artiste plasticien et céramiste installé à Sète, lauréat du Grand Prix de la céramique européenne en 2024. Sa pratique sculpturale, nourrie d’une attention aux formes du vivant et aux matières en transformation, prend ici la forme d’un parcours en trois ambiances traversé par un texte d’anticipation écrit par l’artiste. Entre fiction spéculative et gestes de préservation, les sculptures et installations (formes hybrides inspirées du monde végétal et marin) interrogent notre relation au vivant et à la fragilité écologique. Une exposition coproduite par le Conseil départemental du Gard et le Frac Occitanie Montpellier. Visites commentées par l’artiste les mercredis 6 mai et 3 juin à 10h30. Tél. 04 99 64 26 62. gard.fr
Rebecca Maeder, Yulia Batyrova & Marat Mukhametov
Du 11 au 26 avril
Concours Ateliers d’Art de France
Du 30 avril au 10 mai
SALLE J. MONNIER
Saint-Quentin-la-Poterie
Saint-Quentin-la-Poterie, capitale de la céramique, accueille ce printemps deux temps forts dédiés aux métiers d’art. Sortie de Résidence #5 présente les œuvres de Rebecca Maeder, Yulia Batyrova et Marat Mukhametov, trois artistes en résidence dont les pratiques explorent fragilité, fracture et mémoire. Rebecca Maeder brise volontairement ses pièces en porcelaine pour les reconstruire, faisant des lignes de fracture un élément central de la composition. Le duo Batyrova & Mukhametov associe porcelaine, silicone et béton pour créer des sculptures qui semblent flotter entre stabilité et mouvement. Dans la continuité, le Concours Ateliers d’Art de France – étape régionale Occitanie réunit les candidats professionnels de la région dans les catégories Création et Patrimoine. Les deux lauréats régionaux seront désignés pendant l’exposition.
Tél. 04 66 22 74 38. capitale-ceramique.com






L’ÉVANGILE ILLUSTRÉ DE
GÉRARD LATTIER
Musée laïque d’art sacré du Gard / Pont-Saint-Esprit
Jusqu’au 17 mai 2026
Entrée gratuite





Événement
Robert Combas à l'assaut du Pont du Gard
Du 29 mai au 1er novembre
Une exposition unique, un mapping vidéo en collaboration avec le Groupe F, un concert des Sans Pattes.
Combas au Pont du Gard, cela peut toujours se concevoir, oui mais pourquoi ? En fait, les rapports entre le prestigieux monument romain et le chef de file de la figuration libre sont plus étroits qu’il n’y paraît. Je n’en donnerai pour preuve que les références permanentes, de ses débuts (Le Guerrier soldat grec date de 1984) jusqu’à aujourd’hui (Le soldat-gardien du pont, de 2026), à l’antiquité grécoromaine, à ses hommes illustres (Alexandre, de 2025), à ses déesses ou dieux (La déesse Isis-Vénus, sculpture réalisée en 2008 , Diane, Apollon, de 2025, le Dieu du tonnerre, de 1994), à ses héros prestigieux (Achille, peint en 1988), à ses combattants plus anonymes (Les gladiateurs de Narbonne, de 2024) et surtout à ses épisodes épiques que chacun conserve en mémoire, telle la Guerre de Troie, réalisée dans les années 80 pour le galeriste Lambert. On y ajoutera des scènes de batailles en grand nombre : Bataille de romains contre des barbares sûrement européens, tapis confectionné en 2015, Extrait de guerre, qui devrait en étonner plus d’un par la complexité de sa composition et qui est de 2018, Le contournement de Sète par Hannibal et ses fameux éléphants blancs défilant de profil et de droite à gauche, peint en l’an 2000. Et encore : Le joli spectacle équestre, de 1988, qu’il faut interpréter de manière ironique, c’est bel et bien une boucherie héroïque, Bataille intemporelle, de 1988, toile où l’amour semble triompher de la violence ambiante, et même Portrait de Geneviève ma fiancée en princesse du sud, de 1987, où le corps mollement alangui de la femme aimée semble ignorer les combats qui se profilent en arrière-plan. Ajoutons-y, L’hippocampe, de 2018, qui flirte avec le fantastique, le facétieux Motoromain, hybride, de 2001 où, en référence objective à Fernand Léger, l’artiste semble concilier l’antique et le moderne… Et c’est bien ce qui se joue dans cette exposition : conjuguer l’antique au contemporain. Une telle fidélité à une époque éloignée de notre contemporanéité interpelle et interroge. Il faut se souvenir que Combas puise pas mal de ses sujets dans les comics et autres films de série B, avec des héros qui ne sont que les avatars des héros antiques, de même que les scènes de guerre ne font que rejouer sempiternellement l’Iliade, avec des moyens actualisés. Par ailleurs, le combat au corps à corps n’est pas sans rapport avec celui qu’accomplit le peintre avec sa toile. Alors Combas, pourquoi pas, oui !
Guerre et paix, Combas au Pont

Sa série de tableaux sur-humains, le plus souvent intensément colorés avec la virtuosité qu’on lui connaît, est censée animer de sa violence et de ses passions un monument qui demeure statique et pour toujours couleur de pierre. Les œuvres de Combas y apporteront de la vie, du mouvement, de l’intensité colorée. Un spectacle visuel est d’ailleurs prévu, en collaboration avec Christophe Berthonneau du célèbre Groupe F, sous forme de mapping épousant en images les parties visibles de l’aqueduc (à découvrir tous les soirs de juillet et août à la tombée de la nuit). Inversement, sa série de portraits récents d’hommes illustres (Caracalla, Démosthène, Brutus, quelques coupes et statues de corps féminins amputés…), en noir et blanc à base d’encre et autres techniques, se compose de petits formats mais dont la présentation globale finit par accéder aussi à la monumentalité. Il s’agit de Tatouages académiques, renvoyant à des arts primitifs dont l’origine se perd dans la nuit des temps, conjugués à des références muséales célèbres.
De toute façon, grand format ou pas, l’œuvre de Combas est suffisamment démesurée, dans chaque toile, pour ne pas s’embarrasser de la robustesse du fameux pont. Il suffit de voir comment il sature ses tableaux (Extrait de guerre, les Gladiateurs…)… Certes par horreur du vide mais aussi parce que l’artiste est embarqué dans une quête perpétuelle d’une représentation optimale qui tend à s’abstraire de son excès même. Ce point est capital pour comprendre l’évolution du peintre. Il faut être également attentif à l’importance qu’il accorde au casque, lui aussi traité comme une œuvre d’art dont il est le symbole.
Pour se mesurer à la merveille architecturale, Combas a choisi en règle générale de grands formats, la Guerre de Troie avoisine les 9 mètres de long.
Enfin si l’on considère que le Pont du Gard a été créé en pleine adolescence de l’humanité (la préhistoire étant son enfance), on n’aura aucun mal à démontrer comment l’œuvre de Combas pérennise cette période de la vie où l’individu se construit de ses références décisives (BD, rock, ciné, pub etc.) et de sa confrontation initiatique au monde. Son « inspiration » puise dans les sensations colorées (Pensons au Rimbaud des Voyelles) plus ou moins retrouvées de l’enfance, les traits et cernes font surgir un univers sous les pinceaux du peintre (c’est la phase de construction) dont la maturité acquise lui permet d’accepter, ou pas, la composition, de titrer, et signer, l’œuvre entreprise. Combas et le Pont du Gard étaient donc faits pour s’entendre. Et si celui-ci pouvait ouïr, nul doute qu’il eût été sensible à l’humour dévastateur du plus Sétois des Lyonnais. Sauf qu’il n’y a pas que la rigolade, dans sa peinture, y’a aussi l’art… (disait Queneau) …BTN
Tél. 04 66 37 50 99. pontdugard.fr
Conversation avec HÉLÈNE AUDIFFREN
Directrice
de Carré d'art, Nîmes, Gard
" À Carré d’Art, rayonnement
international et ancrage local
sont
deux dimensions indissociables
"

Hélène Audiffren prend la tête de Carré d’Art, musée d’art contemporain de Nîmes, en juin 2025. Ancienne directrice du MRAC de Sérignan, elle revient à la tête d’une institution muséale avec un projet ambitieux : ancrer le musée dans son territoire sans renoncer à son rayonnement international, élargir ses publics, et construire le projet scientifique et culturel de l’établissement. Elle signe également le commissariat de la prochaine exposition, consacrée au duo Tursic & Mille, à partir du 25 avril. Rencontre.
Vous n’êtes pas inconnue dans le milieu de l’art contemporain régional : vous avez dirigé le MRAC de Sérignan pendant douze ans avant de rejoindre la Drac PACA. Ce retour sur le territoire, c’était une évidence ou plutôt l’occasion qui s’est présentée ?
Carré d’Art a traversé mon apprentissage de l’art, j’y venais voir des expositions lorsque j’étais étudiante à Montpellier. C’est un lieu qui s’est imposé en France depuis son ouverture en 1993, une référence dans la géographie de la création contemporaine, grâce à un bâtiment magnifique, une collection solide, des expositions qui ont toujours eu une ambition internationale, et cette capacité à montrer des artistes parfois moins connus.
À Sérignan, je suis arrivée en 2002. J’ai créé le service des publics, écrit le projet de musée, recruté l’équipe, on a ouvert le musée en 2006.
local sont deux dimensions indissociables. Dès mon arrivée, j’avais le désir que ce lieu soit très connecté localement à travers un cycle de conférences avec la bibliothèque, le festival du livre d’artiste et de la micro-édition, ou des partenariats avec le MO.CO., le musée Fabre, le FRAC à Montpellier. Cet été, nous serons labellisés dans le cadre du Grand Arles Express. L’idée, c’est d’agrandir le cercle progressivement.
Un musée d’art contemporain en cœur de ville, c’est une institution que tout le monde côtoie mais que tout le monde ne franchit pas forcément. Comment travaillez-vous cette question des publics ?
" Il est important pour moi d’aller à la rencontre du public par la présence d’œuvres dès l’entrée "
Ça a été une aventure incroyable. La DRAC m’a ensuite donné une vision différente, plus transversale. Ces deux expériences nourrissent directement ce que je veux construire ici.
Douze ans de programmation sous Jean-Marc Prévost, c’est une ligne éditoriale bien installée. Comment construisez-vous votre propre projet pour le musée ?
Il y a eu quatre grands directeurs à Carré d’Art depuis l’ouverture, chacun a développé ses propres axes. Il y a toujours eu une attention partagée au bassin méditerranéen, que je veux prolonger. Ma priorité, c’est de rédiger le projet scientifique et culturel du musée, qui n’existe pas encore, c’est l’outil de grammaire d’un musée, celui qui fonde la politique d’acquisition et d’exposition. C’est l’occasion de mettre à plat toute l’histoire de ce lieu et d’en dégager des perspectives cohérentes. Selon moi, à Carré d’Art, rayonnement international et ancrage
Je crois fortement dans l’émancipation culturelle et dans l’idée de service public. Le musée, c’est un lieu d’apprentissage, d’émancipation intellectuelle. Les expositions doivent être partagées au plus grand nombre. Ce bâtiment est magnifique, mais il peut être intimidant : certains pensent que ce n’est qu’une bibliothèque. Carré d’Art est un lieu de vie, à la fois musée et bibliothèque, avec des publics qui se croisent et différents usages. Pour cette raison, il était important pour moi d’aller à la rencontre du public par la présence d’œuvres dès l’entrée, visibles depuis la rue. Nous avons aussi mis en place des visites en langue des signes, des cartels explicatifs dans les salles, nous travaillons avec des associations d’alphabétisation…
La collection compte près de 700 œuvres. Quelle est votre politique d’acquisition, et quelles sont les grandes directions de la programmation à venir ?
Je me laisse le temps que le projet scientifique et culturel soit posé avant de définir une politique d’acquisition précise. Ce que je peux dire, c’est qu’en 2027, dans le cadre du bicentenaire de la
photographie, nous réaliserons un accrochage complet du fonds photographique du musée, en invitant une historienne de la photo à travailler dessus. Le musée, c’est aussi accompagner la recherche sur les œuvres. Il y a aussi le programme de résidence au centre de documentation, qui accueille chaque année un artiste du territoire, en 2026, ce sera Sylvain Fraysse. Enfin, à partir de juillet, trois salles seront consacrées à la donation d’Alain Clément, qui vit à Nîmes et a dirigé l’école des Beaux-Arts. J’espère continuer à faire découvrir des artistes de la scène nationale, européenne et méditerranéenne, même si le contexte international est compliqué en ce moment, il faut rester prospectif.
Vous signez vous-même le commissariat de Dissonances à géométries variables. Qu’estce qui vous a attirée vers le travail de Tursic & Mille, et quel regard avez-vous voulu poser sur leur pratique ?
Je les ai choisis parce que ce sont de très bons artistes, et parce que je crois qu’il faut être fidèle dans ses choix et pouvoir les confronter dans le temps. Il y a dix-huit ans, je les avais invités pour leur première grande exposition en institution, au MRAC. Presque vingt ans plus tard, il me semblait qu’on pouvait se permettre de refaire une exposition ensemble. Ce sont des artistes qui interrogent ce que c’est que faire de la peinture aujourd’hui, entre figuration et abstraction, grande histoire de l’art et images puisées sur internet. Il y a quelque chose de très sensuel au premier abord, mais il y a toujours un glissement, un accident qui vient jouer avec notre regard. Leur série About the Face, une page de magazine trouvée dans l’atelier, reprise et altérée depuis vingt ans, raconte bien cela: c’est à la fois une interrogation sur les beautés de papier glacé et sur ce qu’est la peinture, rien qu’une représentation. Ils sont installés à Mazamet, inscrits dans le territoire, et pourtant aucun lieu ne leur avait fait de grande exposition depuis dix-huit ans. Il était temps.
Recueilli par Eva Gosselin
Tursic & Mille, Dissonances à géométries variables
CARRÉ D’ART
Nîmes, Gard

Du 25 avril au 11 octobre
C’est un beau roman, c’est une belle histoire. Lui venait de Boulogne-surMer, dans les brumes du Pas-de-Calais ; elle d’un pays bien plus au sud, qui s’appelait naguère la Yougoslavie. Ils se sont rencontrés aux BeauxArts de Dijon, l’un des plus dynamiques du territoire. Ils sont à présent quelque peu adoptés par notre région puisqu’ils vivent à Mazamet, dans le Tarn. On les a vus, entre autres, au Miam à Sète. Ida Tursic et Wilfried Mille forment ainsi, depuis plus de vingt ans, un duo d’artistes. Et c’est par la peinture de tableaux, que d’aucuns qualifieront de figuratifs, qu’ils se sont fait connaître et se sont imposés dans un milieu de l’art qui compte pas mal d’appelés mais très peu d’élus. On ne répétera jamais assez combien ce genre de production, figurative, a eu du mal à s’imposer en France et, comme on arrive à l’heure des bilans, il faut bien reconnaître que ce couple fait sans doute partie de ceux qui auront le plus compté. À ce propos, on notera, à Carré d’art, la présence de plusieurs tableaux en figurant, dans une perspective ironique semble-t-il, les images étant recyclées à partir de représentations préexistantes. Pensons à Kindness (la femme tend une cigarette allumée aux lèvres de son mari), Tenderness (regard protecteur de Monsieur sur Madame, soumise) ou a fortiori Eden (le couple idéal sur fond de montagnes, entouré de bichons de concours), aux titres éloquents. Deux remarques s’imposent. D’abord, on est loin de tout réalisme. Tursic & Mille jouent avec les codes de la représentation et mettent en exergue la matérialité de la peinture, dans ses gestes abstraits comme dans l’ensemble de ses capacités à effacer, recouvrir, contredire, s’escamoter au besoin. Par ailleurs, les formats sont comme une extension du corps, ce qui concourt à l’adhésion ou à la distanciation du regardeur. Le duo aime également interroger des femmes mythiques telle Betty Page, la pin-up qui n’avait pas froid aux yeux. Le modèle, toujours emprunté à une imagerie antérieure, métaphorise au fond les séductions de la peinture, laquelle se voit régulièrement soumise à des attaques, au sens musical du terme, dont elle est victime, on l’espère consentante. About the face propose un très gros plan sur un visage, lequel finit par être détérioré par les effets picturaux, tout en conservant sa beauté d’origine. C’est assez dire si nos deux artistes sont en quête, sinon d’ambiguïté, du moins d’ambivalence. Les motifs déclinés par Tursic & Mille ne se limitent pourtant guère au portrait. Les motifs floraux abondent. Ils excellent aussi dans le paysage, tel celui, tout droit sorti d’une carte postale en noir et blanc, exaltant les sommets montagneux et intitulé, pas pour rien, Black and white. Plus dramatique, et montrant un autre aspect de cette production, le diptyque, autre façon de casser les codes en vigueur, In beetween. Il s’étire en longueur et représente un long pavillon dont le côté droit brûle (« et nous regardons ailleurs… »). Tursic & Mille aiment aussi jouer avec le cadre, sortir carrément du tableau afin de s’adonner à la 3D en imaginant des volumes découpés et des bois brûlés. Il leur arrive de saturer un mur de petits dessins formant comme un grand ensemble indivisible. L’exposition s’intitule Dissonances à géométries variables, c’est assez dire si le couple n’est pas dupe des illusions que suscite en peinture toute forme de représentation. Et s’il entend la traiter dans tous ses registres. BTN Tél. 04 66 76 35 70. carreartmusee.com

Patrick Gaillard, Face à face
LA CAPITELLE
Vergèze, Gard Du 24 avril au 8 mai
L’artiste peintre Patrick Gaillard vous invite à vivre une expérience artistique saisissante avec son exposition Face à Face. Dès les premiers instants, le regard devient le cœur de la rencontre. Chaque œuvre capte l’attention, interpelle et crée un lien direct entre le sujet et le spectateur. C’est sur des dimensions grands formats, que les portraits présentés imposent une présence forte, presque troublante. Une exploration fine entre humanité et animalité.
Patrick Gaillard aborde ainsi les grandes thématiques contemporaines comme l’urgence climatique et la fragilité du vivant, à travers ses portraits d’animaux sauvages souvent menacés, qui représentent à la fois la force et la vulnérabilité. Il lui arrive de peindre également des portraits, à découvrir lors de l’exposition. Alliant peinture au couteau et au pinceau, jeux de couleurs sur des toiles grands formats, Patrick Gaillard cherche à susciter une émotion à partager.
Tél. 04 66 35 80 00. vergeze.fr
Uzès, la
métamorphose, mémoires d’une ville
ANCIEN ÉVÊCHÉ
Uzès, Gard
Du 8 mai au 25 octobre
Uzès, premier Duché de France et Ville d’art et d’histoire, présente du 8 mai au 25 octobre 2026 la cinquième édition d’Uzès Exposition dans l’écrin de son ancien palais épiscopal. Uzès, la métamorphose – Mémoires d’une ville retrace l’évolution architecturale de la cité ducale depuis le Moyen Âge jusqu’à la grande réhabilitation amorcée en 1965, lorsqu’Uzès devient le premier secteur sauvegardé du Languedoc-Roussillon, grâce à la loi Malraux. Un événement auquel cette édition rend hommage à l’occasion des cinquante ans de la disparition d’André Malraux. À travers un fonds photographique exceptionnel, des archives communales rarement dévoilées, des cartes postales, des objets et des témoignages audio d’habitants, l’exposition déploie un parcours visuel et sensible autour des grands monuments de la ville - la place aux Herbes, la cathédrale Saint-Théodorit, la tour Fenestrelle - et de leurs métamorphoses successives. Un voyage immersif dans les mémoires d’une ville.
Tél. 04 11 71 94 15. uzes.fr
Louis-Philippe Vivien
GALERIE ALTER-NATIV
Montpellier, Hérault
La galerie Alter-Nativ présente le travail de Louis-Philippe Vivien, artiste franco-suisse dont le parcours singulier commence par la photographie, le cinéma et quelques tournages aux côtés de Sean Connery, Isabelle Adjani ou François Cluzet - avant qu’un AVC à trente-trois ans ne redistribue toutes les cartes. C’est de la main gauche, les yeux parfois clos, que naît désormais son œuvre. Un expressionnisme brut nourri d’objets trouvés, de lettres découpées dans des publicités collées à l’envers sur toile ou papier, de phrases surréalistes et de pinces à linge récurrentes - motifs tendres en hommage à son père disparu. Le bleu profond du firmament équilibre l’ensemble, signature chromatique d’un univers où tout ce qui dérape est récupéré, transformé, réinventé. Une invitation à regarder autrement, à transformer les maux en beauté.
CAlterNativOFFICIEL
Cloutier, Guillou, Védrines
ESPACE FEUILLADE
Lunel, Hérault Du 20 mai au 14 juin
Le cabinet Occitanie Art Expertise présente à l’Espace Louis Feuillade de Lunel une sélection d’œuvres - peintures, sculptures et objets d’art - découvertes au fil de l’année, consacrée à des artistes régionaux du XXᵉ siècle (1950-2000). Trois noms jalonnent le parcours. Les Frères Cloutier (1930-2008), figures du renouveau de la céramique française, dont les formes libres et les émaux profonds atteignent une véritable dimension sculpturale. Yvon Guillou (1947-2021), peintre de la matière et de la lumière, dont les surfaces denses s’imposent par leur sincérité directe. JeanPierre Védrines (1942-2023), inclassable, à la croisée de l’écriture et de l’image, dont l’œuvre interroge le langage, la trace et la mémoire. Une exposition à but non lucratif, ouverte à tous, portée par la volonté de rendre l’expertise et la valorisation du patrimoine artistique accessibles au plus grand nombre.
Tél. 04 67 87 83 94. lunel.com
EXPOSITION
30.04 > 30.05 2026
VERNISSAGE
02.05 2026

EXPOSITION
Espace Feuillade Lunel
CLOUTIER - GUILLOU - VÉDRINES
Du 20 mai au 14 juin
DEUX ARTISTES VENTABREN ET PERSY
DEUX ARTISTES VENTABREN ET PERSY
PEINTURE - SCULPTURE


Villa Parry
www.ville-legrauduroi.fr Parry www.ville-legrauduroi. 1er étage, 2 rue Sémaphore 30240 Le Grau-du-Roi

Du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 17h
Présentée par Occitanie Art Expertise
48 Bd Lafayette - Lunel





Rosario Heins
GALERIE PRÉVERT
Mauguio
Du 17 avril au 18 mai
Comment résister au charme immédiat qui opère face à un tableau de Rosario Heins, qu’il s’agisse d’un(e) acrylique ou d’un dessin sur papier bambou ? Les deux figurent le plus souvent des scènes de plage, familiales ou entre amis, et plus si affinités, telle sa reprise du Déjeuner sur l’herbe. Le bonheur, c’est simple comme des corps en liberté, en bord de mer, avec un tant soit peu de sable, un peu comme un paradis sur la terre. L’idée de honte ou de perversion semble étrangère à ces personnages que le cadrage pictural isole et met en valeur, voire en vedette. L’artiste colombienne est avide de couleurs franches, celles qui plaisent en particulier aux enfants. Ce n’est pas par hasard si elle peint des bouées, des ballons et autres seaux en plastique qui leur sont destinés. À y regarder de près, les personnages, représentés avec une précision quasi photographique, émergent d’un fond plus ou moins flottant qui tend vers le blanchâtre et, sur les dessins, se confond avec le support de papier. Ainsi ce sont des images du bonheur, que peint Rosario Heins et non la réalité brute dont pourtant elle s’inspire. Elle aime les saisir en plein mouvement, jouant avec les vagues, ou nonchalamment abandonnés au droit à la paresse dont parle le philosophe. Tel est le décor de rêve qu’elle nous offre comme pour montrer qu’un monde meilleur existe à l’intérieur de celui-ci et ainsi nous inviter à nous déconnecter des malheurs ambiants. Mais ne nous y fions pas totalement. Ce paradis n’est qu’apparence car le visiteur sait qu’il ne quitte le bruit et la fureur du monde que pour quelques moments de contemplation (celui qui veut prolonger ces moments peut toujours chercher à acquérir l’œuvre). En fait, les personnages s’ignorent, chacun jouissant de son territoire temporaire… Les vendeurs d’objets multicolores rappellent qu’il existe un autre monde, celui des travailleurs, de l’ombre, pourrais-je dire par antiphrase, et dont l’activité consiste à pousser les privilégiés à la plus ordinaire consommation. Chassez le réel, il revient au galop de l’économie. Ces vendeurs disparaissent sous le volume de leur marchandise. Ils n’ont qu’une fonction passagère, aucune identité propre. Autant dire qu’ils n’existent pas. La critique, politique et sociale, affleure ainsi dans les tableaux de Rosario Heins dont je ne suis pas loin de penser qu’ils désignent sciemment l’ailleurs tandis que la maison brûle. Il faut les regarder pour le plaisir du rêve et la lucidité de l’éveillé. BTN mauguio-carnon.com
L’esprit de l’atelier
LA PANACÉE
Montpellier
Jusqu’au 3 mai
Cette exposition, imaginée en écho à L’École des beaux-arts de Montpellier : une histoire singulière (au MO.CO. et au musée Fabre) nous fait découvrir 16 artistes choisis par Djamel Tatah, leur chef d’atelier aux beaux-arts de Paris et qui ont su se démarquer de l’influence du maître, ainsi que le prouve une toile de ce dernier dès l’entrée. La plupart pratiquent la peinture, plutôt figurative, avec une prédilection pour les formats généreux : Djabril Boukhenaïssi dans une atmosphère à la Redon, Bilal Hamdad dans ses relectures d’Ophélie, Dora Jeridi qui revisite brillamment Guernica ou Clémence Gbonon qui nous invite à d’oniriques Jardins secrets picturaux. Rayan Yasmineh tente de concilier Occident et Orient dans des toiles mêlant tradition et virtuosité stylistique tandis que Raphaëlle Benzimra mêle la modernité de la boxe à des références classiques à l’instar du Paradis perdu de Milton. Le Congolais David Mbuyi nous fait voyager dans un pays où nature et urbanisme entrent en tension. Fabien Conti nous plonge au niveau de l’herbe ou nous noie dans un crépuscule incendiaire. Inversement, Pierre Pauze interroge l’ambiguïté technologique des smartphones, Tristan Chevillard transforme les animaux fabuleux de nos macarons urbains en enseignes aux néons, Mathilde Denize érige des tours de céramique où le vêtement se fait armure. Si la peinture domine, elle n’est pas le seul medium sollicité : Nina Jayasuriya pose au sol des seaux de terre cuite (à pièces de vœux) alors que Kenia Almaraz Murillo pratique un tissage qui nous vient d’ailleurs (Bolivie). On appréciera la tentative de Blaise Schwartz pour renouveler l’art de la miniature. Ou de Léo Dorfner pour mettre de l’ordre dans le déferlement d’images qui forme notre quotidien. Enfin, a contrario, l’art pictural de Zélie Nguyen nous immerge dans l’univers faussement naïf d’un certain art du Moyen Âge. Il y en a un peu pour tous les goûts, et c’est ce qui fait l’intérêt d’une exposition collective. BTN Texte complet sur lartvues.com Tél. 04 99 58 28 09. moco.art


Philippe Decrauzat, Intercisio
Brice Dellsperger, Biche et Sara dans « Le cours des choses »
MRAC
Sérignan
Du 18 avril au 30 août
Deux artistes se partagent les espaces du Mrac du printemps à la fin août. L’un, Philippe Decrauzat, re-suscitant, seul contre tous, les mécanismes de la perception qui eurent leur heure de gloire dans les années 60, notamment grâce à l’op’art. L’autre, Brice Dellsperger, s’exprimant en vidéo et travaillé par la question très actuelle du genre et de l’identité. Decrauzat est dans le « comment » de la vision, le second dans le contenu, de ce que nous voyons. Ce dernier propose un parcours durant lequel nous retrouvons tous les thèmes traités en quinze années de production, tels que ceux du labyrinthe, du damier ou du dégradé, et les vibrations, dilatations, ou creusement que propose ce style de travail en général. La question se pose de la pertinence d’un tel art aujourd’hui. Il nous sort de l’univers de figures et des images dont nous sommes submergés et nous confronte à une abstraction qui perturbe nos critères de vision, en général univoques. La géométrie élémentaire a bien des choses à nous apprendre et peut s’avérer plus complexe qu’il n’y paraît de prime abord. Ainsi c’est notre vision des choses et du monde qui se trouve déstabilisée, dans l’espoir d’un ajustement fécond.
Brice Dellsperger nous immerge dans une installation vidéo à cinq écrans recto verso, construite autour du thème du travestissement et d’une relecture de l’histoire du cinéma (Pulsion) ou des séries américaines (Wonder woman). Au Mrac, il s’agit de l’œuvre intitulée Boby Double 41, ouvertement déclinée, geste après geste et son après son, de la série Dynasty. L’artiste isole des séquences cultes de bagarres féminines et les traite telle une chorégraphie, à base de violence corporelle indéfiniment recommencée. Le titre Biche et Sara (en fait les acteurs) dans « Le cours des choses » fait référence à Fischli et Weiss, lesquels pratiquaient le dynamisme permanent dans le passage d’une séquence performative à une autre. Dans ces vidéos de plusieurs scènes déclinées, le cycle de la violence semble infini. Des acteurs reprennent les rôles des protagonistes et les rejouent plan par plan à la perfection. Outre le jeu ironique sur les codes des clichés filmiques, l’artiste traite de l’artifice, du dédoublement et de la transidentité. Ses vidéos sont numérotées, selon qu’il emprunte à Eyes Wilds shut ou à Blow out. En parallèle de l’exposition à Sérignan, le Frac Montpellier (qui a acquis Body double 40), outre la projection de quatre œuvres, annonce une série de Boucles, Bricoles, Miroirs et présente tout un ensemble d’objets constitutifs des décors, notamment les bijoux, perruques et costumes. Inversement, on pourra voir au Mrac les décors de la vidéo BD 41, tournée précisément dans l’espace du Frac. Le contraste entre les images précises en numérique et celles, plus brouillonnes, en analogique, concourt à l’intérêt de la démonstration. BTN
Tél. 04 67 17 88 95. mrac.laregion.fr
Brice Dellsperger
Boucles, bricoles et miroirs
FRAC OCCITANIE MONTPELLIER
Du 18 avril au 5 septembre
Le Frac Occitanie Montpellier et le Mrac Occitanie à Sérignan présentent simultanément deux volets d’une exposition consacrée à Brice Dellsperger, artiste dont l’œuvre repose sur le remake plan par plan de scènes de films et de séries, interprétées par des figures du travestissement. Au Frac, Boucles, bricoles et miroirs réunit quatre films récents de sa série
Body Double, réalisés dans une esthétique home-made, accompagnés de costumes, d’objets fétiches et d’affiches de Brian De Palma. Au Mrac, Jean Biche et Sara Forever dans « Le Cours des choses » présente Body Double 41, installation vidéo immersive à écrans multiples rejouant des scènes de bagarre de Dynasty dans une gestuelle à la fois excessive et chorégraphique. Entrée libre au Frac.
Tél. 04 11 93 11 60. frac-om.org
Vivre la guerre
en Hérault (1939-1945)
DOMAINE DÉPARTEMENTAL DE PIERRESVIVES
Montpellier Jusqu’au 9 mai
L’année 2025 marquait le 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, conflit qui a durablement impacté l’histoire, le paysage géopolitique international, la société, la mémoire et favorisé l’émergence voire l’avancée, en France, de droits et progrès significatifs (le droit de vote pour les femmes, la création de la Sécurité sociale notamment). Dans un contexte où les conflits sur le sol européen redeviennent réalité, et où l’antisémitisme connaît une recrudescence inquiétante, l’éclairage du passé et les capacités d’adaptation, de résistance et de résilience développées par la population héraultaise durant les années noires ainsi que l’avancée sociétale vécue post-Libération permettent d’évoquer les valeurs du vivre ensemble : citoyenneté, solidarité, protection des plus fragiles et innovation. Cette exposition traite de la vie quotidienne, de la défaite de 1940 jusqu’à la fin de la guerre et la construction européenne.
Tél. 04 67 67 30 00. pierresvives.herault.fr

JonOne
1, RUE VOLTAIRE
Montpellier Jusqu’au 2 mai
La Galerie Laurent Rigail investit un lieu éphémère au cœur historique de Montpellier pour une expo-vente consacrée à JonOne, figure majeure du street art et de l’abstraction lyrique contemporaine. Une ancienne pharmacie du quartier Saint-Roch accueille ainsi une sélection d’œuvres sur papier, sur toile et sérigraphies - pièces classiques emblématiques et créations récentes -, témoignant d’un travail fondé sur le mouvement, la couleur et l’énergie du geste. Né à New York, formé dans les rues de Harlem avant de conquérir les galeries internationales, JonOne développe depuis les années 1980 une œuvre à la croisée du graffiti et de la peinture gestuelle, où lignes, couleurs et rythmes s’entremêlent dans une expressivité débordante. En écho, l’Hôtel Richer de Belleval accueille une œuvre prêtée de l’artiste. Tél. 06 66 02 69 29. parcelle473.com
Ignacio Caballero
SALLE DE LA GERBE
Grabels
Du 23 avril au 3 mai
Le peintre Ignacio Caballero présente à la Salle de La Gerbe de Grabels une trentaine de paysages d’Occitanie réinterprétés selon ses « saisons de cœur » - plaines, mers et montagnes observés et habités depuis près de quarante ans aux abords de Montpellier. Blancheurs colorées, verts renaissants, explosions solaires et flamboyances automnales composent autant de visages paysagers où la matière et l’émotion se confondent. Une peinture puissante, sensible, ancrée dans le territoire. Ouvert du jeudi au dimanche de 15h à 20h. Entrée libre. ville-grabels.fr
Ravel, Boléro
CHÂTEAU LAURENS
Agde Jusqu’au 21 juin
Au château Laurens, le Salon de Musique, joyau décoratif daté de 1928, accueille une exposition-événement consacrée au Boléro de Maurice Ravel, chef-d’œuvre du répertoire moderne né la même année. Ce dialogue entre deux univers contemporains met en scène la rencontre de deux personnalités de dandys fin de siècle : Ravel, esprit libre et perfectionniste, puisant ses inspirations dans l’Espagne, la poésie de l’enfance et la fascination des machines, et Emmanuel Laurens, commanditaire d’un écrin somptueux animé par les mêmes passions pour les arts, la modernité et la technique. Des documents visuels contextualisent cette période clé de la carrière du compositeur, tandis qu’une diffusion du Boléro sur écran panoramique offre une expérience immersive.
Tél. 09 71 00 53 00.chateaulaurens-agde.fr
Krystöf Jusqu’au 30 avril
Elisabeth BesnierJusqu’au 30 juin
CAFÉ JUSTE HUMAIN
Lattes, Hérault
Le Café Juste Humain accueille deux expositions successives ce printemps. Krystöf présente Natures Libres, une série de dessins à l’encre et à l’aquarelle rendant hommage à la végétation dans toute son ampleur - arbres, lianes et paysages traversés par le mouvement. Lui succède Élisabeth Besnier, dont les grandes toiles de lin au couteau font surgir visages et silhouettes dans une peinture expressives centrée sur l’humain et l’émotion. Entrée libre. cafejustehumain.com
Jan Noah
DOMAINE SAINT-GEORGES D’IBRY
Abeilhan
Jusqu’au 22 mai
Le Domaine Saint-Georges d’Ibry accueille une nouvelle collection de Jan Noah, artiste en mixed-media dont la technique signature consiste à peindre portraits et figures expressifs sur des pages de livres anciens et partitions musicales, mêlant collage texturé, encre et couleur. Chaque œuvre suspend un instant entre passé et présent : les traces du temps - mots imprimés, papier jauni - ne sont pas effacées mais révélées autrement, habitées par des figures introspectives qui explorent la mémoire, la féminité et la vulnérabilité. jannoah.com

Lucy McKenzie, Plastic Newspaper CRAC
Sète
Jusqu’au 6 septembre
L’Écossaise Lucy Mckenzi e est loin d’avoir froid aux yeux. Elle aime en effet manœuvrer dans des zones qui, en général, dérangent, qu’il s’agisse du féminisme, de la critique des élites ou des moyens de contrôle exercés par le pouvoir. Cette artiste qui vit en Belgique touche un peu à tous les moyens d’expression. D’abord, la peinture narrative et satirique, inspirée des grandes fresques propagandistes (et revoilà Diego Rivera ! … - sous forme de triptyque inspiré d’atelier-tripot de Francis Bacon que l’on aperçoit en train de peindre). Ensuite des sculptures, en fait des mannequins plus ou moins vêtus, souvent en pause, en référence à Marcel Duchamp. Enfin dans l’installation d’un étalage de vêtements de mode dans une fausse vitrine avec en fond un décor en trompe-l’œil (réalisé par Beca Lipscombe). L’atelier EB, intitulé Faux Sports shop. Le cinéma et l’affichage sont aussi sollicités. Lucy McKenzie aime à revenir sur les inventions du passé (un wagon du Transsibérien, un moving panorama pour un voyage en Hudson valley). On peut entrer dans lesdits wagons et contempler les images, émanant de toiles peintes, qui défilent derrière les vitres des trains, dans ce Kaertner Bar panorama, par exemple, qui fait penser aux origines du cinéma. Ou s’asseoir et laisser défiler les images miniatures. L’artiste révèle les faux-semblants (on pense à ce monument de faux marbre intitulé Monumental Streetlamp). Car Lucy McKenzie montre toujours l’envers du décor, le mécanisme et l’éclairage par exemple. Il peut s’agir aussi de la négativité d’une personne célèbre : l’architecte autrichien Adolf Loos, dont le portrait-dessin géant surplombe la salle, réalisé d’après photo par Reba Maybury, et dont les mœurs furent et demeurent sujettes à polémique. Des pages de magazines pour messieurs y font allusion, avec l’artiste comme jeune modèle. Une salle du Crac, adjacente, présente un film tchèque où les propos de Loos et des protagonistes sont doublés subjectivement par l’artiste. On a également droit, à l’étage, à un clin d’œil explicite à American Psycho qu’elle transcrit en une longue scène intimiste où une file de présences féminines, de profil, assiste à la douche du protagoniste, inversant les données de l’érotisme traditionnel, le plus souvent masculin. Il ne s’agit pas de l’œuvre originelle mais de sa reproduction. Au Crac de Sète, elle a souhaité intégrer les mannequins de cire anatomique conservés à l’Université de médecine de Montpellier. Ainsi, derrière les apparences trompeuses des mannequins idéaux, l’artiste exhibe la réalité médicale du corps souffrant (césarienne, Vénus anatomique et même trépanation, masculine cette fois). Deux faux verdigris statues joignent des corps de nus féminins en pied au visage d’une icône de la résistance russe. Cette hybridité trouble. La tête tranchée est présente aussi dans une installation évoquant la décapitation de saint Jean-Baptiste. Des impressions numériques, de type publicitaire, en très grand format complètent le parcours : la première incite à la lecture d’un petit livre bleu, la deuxième semble évoquer le rouge à lèvres (publicitaire), la troisième concilie un hussard napoléonien et une combattante russe. Au bout du compte, une exposition militante certes mais très inventive, d’autant qu’elle y intègre des activités quelque peu marginales dans l’univers souvent élitiste de l’art (mode, anatomie, publicité, série télévisée, propagande, pornographie, architecture, décors, art du trompe l’œil…). D’où l’impression de richesse qui s’en dégage. BTN
Tél. 04 67 74 94 37. crac.laregion.fr
Christophe Marmey
Vers la mer…
GALERIE DE L’ANCIEN COURRIER
Montpellier Jusqu'au 10 mai
La galerie invite à une échappée maritime avec la nouvelle exposition de Christophe Marmey. Architecte de formation, l’artiste, connu pour ses compositions structurées, poursuit ici son exploration de l’univers méditerranéen. Cette fois, il plonge au cœur du quotidien des pêcheurs et des ostréiculteurs, entre étangs et rivages de Méditerranée. Les jeux de lumière sur l’eau, la vibration des matières et la justesse des ambiances offrent des toiles saisissantes de réalisme. Une exposition sensible et immersive où l’on retrouvera aussi de petits formats à l’huile.
Tél. 04 67 60 71 88. galerieanciencourrier.com
Alexandra Roussopoulos et Laure Tiberghien, Traversées
L’ORANGERIE DE LA DOURNIE
Saint-Chinian Jusqu'au 14 juin
Traversées réunit les œuvres d’Alexandra Roussopoulos et Laure Tiberghien. Après une première rencontre en 2023 lors de Prologue, le dialogue entre dessins, peintures, carnets, livres et photographies s’approfondit. Les œuvres explorent la couleur, la lumière, l’apparition et le seuil, brouillant les médiums et invitant le visiteur à accepter l’incertitude. Intérieur et extérieur se répondent : la lumière naturelle et le rythme des saisons prolongent l’expérience artistique, faisant de l’Orangerie un espace vivant où artistes, paysage et regard se traversent et se rencontrent. lahah.fr



































































































David Chambard
POP GALERIE
Sète

HÉRAULT
Du 15 mai au 6 juin
David Chambard, né en 1950 à Tunis, est un peintre et sculpteur qui vit et travaille à Sète depuis 2018. Après des études à l’École des Beaux-Arts de Paris, il quitte la capitale en 1987 pour rejoindre Pine Hill, Upstate New York, près de Woodstock. Ce village situé au pied des pistes de ski devient son lieu de vie et de travail, partagé avec l’artiste et designer Martina Dörr jusqu’en 2001. C’est là qu’il met au jour son vif intérêt pour la culture des Amérindiens. L’artiste aux œuvres protéiformes a multiplié les thèmes et les styles dans sa pratique, peignant aussi bien des oiseaux qui s’affichent en motifs répétitifs (pattern paintings), des scènes industrielles que des paysages. Et allant d’une forme d’abstraction lyrique à la figuration onirique qui le caractérise aujourd’hui tout en passant par ses installations de mobilier étroitisé.
« Il y a une forme d’hétérogénéité qui apparaît dans mon travail, mais ce n’est qu’une manifestation supplémentaire de ma liberté. Un rapport à l’art complètement poétique, mais sans focalisation thématique. Si j’avais pu travailler autrement, j’aurais été un autre homme. Quand on est à l’école buissonnière, on ne voit pas toujours la même chose. À certains moments il y a des découvertes étonnantes, ou des choses plus secrètes voire dangereuses qui se produisent. Il y a des jours où on a envie de hurler, d’autres jours où on ne peut que chuchoter. C’est tout ça qui donne naissance à mes tableaux. »
La Pop Galerie de Pascal Saumade à Sète montre régulièrement ses œuvres dans des expositions collectives ou personnelles, comme au printemps 2024 avec l’exposition rétrospective intitulée Rearview – Cinquante ans de peinture dans le miroir. Une nouvelle exposition de David Chambard aura lieu à la Pop galerie du 15 mai au 6 juin. Le vernissage se tiendra le vendredi 15 mai à partir de 18h. À cette occasion, sera présentée la monographie de David Chambard Partir à l’aventure avec la peinture qui vient tout juste de paraître aux éditions Marcel le Poney, sous la direction de Kristell Loquet.
Les œuvres de David Chambard font partie de nombreuses collections privées ainsi que de la collection publique du Centre National des Arts Plastiques. Kristell Loquet Tél. 06 16 45 16 18. lapopgalerie.fr

Fenêtres sur rue
ESPACE 31
Bédarieux
Du 18 avril au 30 mai
Installé dans une villa bourgeoise du centre de Bédarieux délibérément préservée dans son charme, l’Espace 31 – Art Contemporain accueille sa quatrième exposition collective. Sur quatre étages, des caves au grenier, en passant par les pièces à vivre et le jardin, l’art contemporain s’épanouit loin de l’esthétique du cube blanc. Fenêtres sur Rue réunit 15 artistes allemands et 15 artistes du sud de la France autour d’un dialogue volontairement ouvert : objets, sculptures, installations, peintures, dessins, collages et vidéos, du non figuratif au figuratif, se côtoient sans thématique imposée. Chaque artiste regarde le monde depuis sa propre fenêtre. L’exposition interroge l’existence d’un langage visuel universel et les différences culturelles entre création française et allemande, dans la forme comme dans le contenu. Ces questions seront au cœur d’une discussion publique le 8 mai à 18h30.
Tél. 06 89 19 69 52. karin-hoerler.net

Les Journées de l’amour
Je t’aime mais j’ai la flemme
CHAPELLE DU QUARTIER-HAUT
Sète
Jusqu’au 26 avril
Après vingt-huit ans d’existence, les Journées de l’Amour signent leur dernière édition. Christy Puertolas, qui a fondé et porté l’événement depuis 1997, a choisi pour titre de cet ultime chapitre une phrase de l’artiste Petite Poissone - Je t’aime mais j’ai la flemme - mot familier qui dit avec humour une époque où les sentiments demeurent mais où l’élan se fait parfois paresseux. Pour cette sortie, l’association Histrions a réuni 78 œuvres et 18 artistes à la Chapelle du Quartier Haut : Robert Combas, Richard Di Rosa, Bernard Pras, MisterKot, Filipo Têtedevo, Nora Jo et bien d’autres célèbrent l’Amour dans toutes ses formes. Rencontres, visites et activités sont programmées les dimanches.
Tél. 04.99.02.87.62. sete.fr












Patrick Danion-spasp
50 ans de peinture
CELLIER DES CHANOINES
Lodève, HéraultJusqu’au 7 juin
Cette rétrospective consacrée à Patrick Danion retrace cinquante ans d’une création foisonnante et polymorphe. Né en 1950 à Paris, l’artiste a exploré sans relâche peinture, gravure, photographie, vidéo ou écriture, passant définitivement à l’acrylique au début des années 1990. Connu localement pour ses toiles très en relief des années 2000, saturées de couleurs et de matière, il révèle ici des œuvres plus anciennes ou inédites qui soulignent son goût pour l’expérimentation et la diversité des supports. Autour de cette présentation centrale, plusieurs lieux culturels de la ville prolongent le parcours à partir de la mi-mars : séries picturales Effigies et Fauteuils, portraits photographiques en clair-obscur, œuvres cinétiques sous plexiglas. Un véritable circuit urbain qui permet d’appréhender toutes les facettes d’un créateur imprévisible, toujours en quête de nouvelles formes et d’intensités chromatiques. lodevoisetlarzac.fr
Gaston Arnal
Ô MARCHES DU PALAIS
Lodève, Hérault
Du 16 avril au 31 décembre
Originaire de Lodève, Gaston Arnal forge sa vocation dès l’enfance auprès du sculpteur Paul Dardé, figure tutélaire de la ville, dont il devient l’élève. C’est lui qui l’initie à l’argile et à la taille directe de la pierre, et l’encourage à intégrer les Beaux-Arts de Montpellier. Arnal enseigne ensuite le dessin dans les lycées de l’Hérault avant de s’orienter vers la recherche : titulaire d’un doctorat en Préhistoire, il rejoint le CNRS en 1972 comme chercheur en archéologie, se spécialisant en céramologie expérimentale. L’art et la science ne cessent de se nourrir mutuellement dans son parcours - l’étude des matières premières éclairant sa pratique plastique, et réciproquement. En 1994, il prend une retraite anticipée pour se consacrer pleinement à la sculpture, travaillant l’argile, le plâtre, la terre cuite, le plomb ou le bronze, dans une recherche esthétique enracinée dans les traditions artistiques les plus anciennes.
Tél. 04 67 88 03 31. omarchesdupalais.fr
Nouveau lieu d’art
LES ATELIERS DU RÉSERVOIR
Sète À partir du 28 avril
Depuis six ans, le Réservoir s’est imposé comme une galerie hybride et singulière à Sète, rythmée par des expositions thématiques, des résidences d’artistes nationaux et internationaux, et des services artistiques dédiés aux entreprises. Ce printemps marque un tournant majeur : la fusion du Réservoir avec l’Atelier DPJ pour fonder une manufacture créative inédite dans la région. L’Atelier DPJ, né à Sète il y a douze ans dans la lignée historique de l’imprimerie Clarenc créée en 1963, maîtrise la gouge, la presse et la taille d’épargne. Ensemble, les deux structures s’installent dans une ancienne usine fraîchement rénovée au 16 quai Maréchal de Lattre de Tassigny, où galerie et édition d’art coexistent sous un même toit, avec presses et jardin. Les ateliers proposeront un éventail complet de savoir-faire - xylogravure, lithographie, eau-forte - une première dans la région. Travailler des techniques de reproduction millénaires, les donner à voir au public et offrir aux artistes un éventail de possibles : telle est la nouvelle mission que se fixent les Ateliers du Réservoir. Artistes locaux et internationaux pourront y faire éditer leurs travaux sous de multiples formes, tandis que les visiteurs découvriront ces pratiques, acquerront des œuvres et repartiront avec leurs pièces encadrées sur mesure. Un lieu où culture et tradition s’accordent au sein d’une même fabrique. lereservoir-art.com








Plier le temps
CHAPELLE DES PÉNITENTS
Aniane, Hérault Du 18 avril au 21 juin
L’exposition Plier le Temps présente une nouvelle étape du travail du duo d’artistes Bounoure & Genevaux, dont la recherche se concentre depuis plusieurs années sur une question unique : le pli comme principe de création. À la croisée de la peinture, de la sculpture et de l’installation, leur démarche explore comment un geste élémentaire – plier une surface – peut générer des formes, des images et des espaces de perception inédits. Dans la chapelle des Pénitents, les œuvres déploient un parcours immersif où le pli devient à la fois structure visuelle et métaphore du temps. ville-aniane.com
Julien Prévieux
LE GRENIER À SEL
Avignon
Du 18 avril au 27 juin

Qui entre dans l’univers de Julien Prévieux doit laisser, sur le seuil, ses conceptions habituelles en matière d’expo. Concédons qu’une série de dessins à l’encre, Dynamique de l’erreur, est à même de rassurer les profanes. Il s’agit d’une collection de chutes de toutes sortes traitées graphiquement sur le modèle de la décomposition des mouvements (après tout, Prévieux a été en 2014 prix Marcel Duchamp, peintre du célèbre Nu descendant l’escalier). Sinon, ce sont des films, des installations, des poèmes visuels et même des lexigrammes qui nous sont proposés, dans une intention critique évidente, en particulier de l’IA et des moteurs de recherche qui envahissent nos existences depuis deux décennies. Today is a great en donne une idée précise. Il s’agit d’images prises au téléobjectif de l’entreprise Google, à qui Prévieux emprunte des messages graphiques ou textuels, qu’il s’approprie et reconstitue sous forme de dessins, ordonnés et mis tous sur le même plan, à la même échelle. Ainsi celui qui pille nos données personnelles est à son tour pillé, juste retour des choses. Pour mieux pénétrer les arcanes de son œuvre, il faut contempler la grande tapisserie (2 m sur 3m) qu’il intitule Carte de flux. Apparemment, elle ressemble à une œuvre abstraite composée de zones colorées et de graphismes plus ténus. En réalité, elle est formée de myriades d’informations spécifiques enregistrées par l’ordinateur (le circuit des regards, les mots-clés, des plaintes reçues…) et traduites graphiquement. Pas étonnant qu’elle ait été réalisée pour la Commission nationale de l’informatique et des libertés. La complexité du motif représenté est à l’image des fameux flux dont elle est inspirée. La tapisserie, ironiquement, humanise, et matérialise. Prévieux revient sur l’ancêtre de l’homme, le singe Lana à qui d’aucuns ont appris un langage rudimentaire, à dominante géométrique. Cela donne une série de poèmes visuels. Il fait un grand écart à la Kubrick pour nous convier à un voyage dans l’espace (Codex spatium) en particulier de la juridiction censée régir le droit spatial et les règles d’exploration. Il convie ainsi un acteur et des spécialistes pour un film, incluant l’installation d’un mobile de cartes emboîtables. Les humains sont également capables de faire des gestes sur le sol. Une vidéo, Where is my (deep) mind ? fait performer quatre d’entre eux, sur le thème du sport ou du commerce, en dialogue avec l’IA qui les traque et perd parfois les pédales. C’est l’un des aspects de cette production que de traquer les erreurs, les failles et les Hallucinations appliquées, titre d’une installation visuelle et sonore, réalisée pour l’événement, de ces intelligences sur-informées nous faisant prendre des vessies pour des lanternes afin d’atteindre leur but. Il ne faut pas oublier que l’expo s’intitule Des raisonnements déraisonnables, révélant toute l’ambivalence de notre rapport, qui peut vite devenir esclave, à l’IA. Les images d’anomalies construites montrent bien les deux postures : la passionnée et la critique. Inutile de demander de quel côté penche l’artiste. Sauf qu’il faut avoir été quelque peu passionné soi-même pour émettre ensuite une critique. Et tel est sans doute son cas. BTN Tél. 04 32 74 05 31. legrenierasel-avignon.fr

Gérard Oberlinger, OEBR&PAD
CAMPO SANTO
Perpignan Du 17 avril au 31 mai
La ville de Perpignan consacre une exposition à Gérard Oberlinger dit OEBR&PAD (1946-2012), peintre autodidacte de Port-Vendres venu à la création sur le tard, en 2001, comme exutoire dans sa lutte contre le cancer. En moins de quinze ans de pratique frénétique et solitaire, il laisse une œuvre puissante et singulière. Sa peinture oscille entre figuration et abstraction, douceur et violence. Sur papier journal, il griffe les caractères imprimés de traînées explosives, mêlant graffitis, barbouillages et bribes de mots dans une composition rigoureuse sous le désordre apparent. Sur toile, le geste se fait plus retenu, la palette plus sobre - des nuances de gris qui sont sa signature. Une œuvre défendue par sa fille Virginie depuis sa disparition. perpignan.fr
Les jours clairs sont rares
MÉMORIAL
DU CAMP DE RIVESALTES
Salses-le-Château, Jusqu’au 3 février 2027
L’exposition retrace les itinéraires d’artistes juifs venus d’Europe centrale qui trouvèrent dans les Pyrénées-Orientales un refuge fragile entre 1920 et 1945. Céret, Collioure, le Fenouillèdes : ces territoires méditerranéens offrirent lumière et espace de création à des peintres comme Chagall, Soutine, Kikoïne ou Krémègne, tandis que la menace nazie assombrissait l’Europe. Pour certains, ce fut une étape vers l’exil américain ; pour d’autres, une impasse tragique. Otto Freundlich, arrêté à Saint-Martin-de-Fenouillet en 1943, fut déporté et assassiné à son arrivée au camp d’extermination de Sobibor. À travers treize parcours croisés et des œuvres prêtées par des institutions de toute la France, l’exposition interroge la puissance de l’art comme acte de résistance face à la barbarie.
Tél. 04 68 08 39 70. memorialcamprivesaltes.eu
Convergences
LA CAPELLETA
Céret
Du 1er au 10 mai
L’association Autour de l’art réunit ici trois artistes : Aurélie Salvaing, Félix Vincent et P. Chappert-Gaujal, autour d’une exposition qui fait dialoguer figuration et abstraction. Portraits, paysages et compositions s’y côtoient, révélant des univers singuliers qui se complètent sans se confondre. Les portraits invitent à une rencontre intime avec l’humain, les paysages ouvrent des fenêtres sensibles au monde, tandis que l’abstraction offre un espace de liberté et d’interprétation. Trois approches distinctes qui, mises en regard, révèlent que la pluralité des visions enrichit la perception de l’art. Tél. 06 50 22 01 92.
Aurélie Jourdain
Embrasser la mer
LES COLLECTIONS DE SAINT-CYPRIEN Du 11 avril au 30 juin
Les Collections de Saint-Cyprien accueillent une exposition d’Aurélie Jourdain, artiste dont la recherche prend la mer comme guide, vécue par la pratique de la plongée et de la nage. Dessin et peinture, souvent monochromes, traduisent cette quête de l’essentiel : dialogue entre motifs complexes et compositions minimalistes, attention aux vides et aux pleins, gestes minutieux de tracé et de recouvrement. Une œuvre nourrie de pensée esthétique chinoise et de réflexion philosophique sur l’évanescence de l’instant. Tél. 04 68 21 06 96. collectionsdesaint-cyprien.com
J’veux du soleil !
MAISON DES ARTS
Le Barcarès Du 13 mai au 26 juin
La Maison des Arts du Barcarès accueille une exposition collective placée sous le signe du soleil, celui que chantent les artistes invités comme une force vitale et régénératrice, un hymne à la lumière après les pluies diluviennes de l’hiver. Peintures et œuvres se déploient dans cet espace du cœur du village pour célébrer le printemps qui revient, la terre qui se réveille, les esprits qui se régénèrent au contact des premiers rayons. Une invitation joyeuse et sensible à s’arrêter, regarder et laisser la chaleur des œuvres faire son œuvre.
Tél. 04 68 80 55 02. lebarcares.fr



40 ANS D’EXPERTISE
Antiquaire achète
Tableaux et meubles anciens, achat d’or, art asiatique, sculptures et pendules anciennes, argenterie, montres et armes anciennes...
04 67 27 81 82

06 80 66 30 57
Déplacement gratuit dans la région


antiquites-yves-secula.fr ysecula@orange.fr

Et pour quelques expos de plus... par BTN
Quatre disparitions à déplorer : l’occitane Marie Rouanet, qui avait réussi à se faire un nom sur le plan national grâce à son étude prémonitoire Nous, les filles. Le Professeur FrançoisBernard Michel auteur de multiples essais, d’un petit récit autobiographique (Actes Sud, Judith), et d’une biopic romancée du peintre Frédéric Bazille. Le plasticien Riba (Gallargues), qui s’était fait une spécialité de la sculpture totémique à partir d’un matériau pauvre : l’emballage en carton et ses entrailles, souvent peint en bleu. Enfin le photographe Richard Bruston, grand portraitiste des écrivains vivant dans notre région (Double miroir, exposition Médiathèque Emile Zola), nous a également quittés.
DANS L’HÉRAULT
Une triste nouvelle. AL/MA, à Montpellier, démarre, au mois de mai, sa toute dernière exposition. Tous les artistes y seront conviés, et pas des moindres : des anamorphoses de Tjeerd Alkema ou des slogans percutants de Georges Autard, aux Cassables et Résines craquées d’Arnaud Vasseux, en passant par les dessins de formes découpées in situ de Max Charvolen ou encore les tableaux dépouillés, du regretté Didier Demozay. On y croisera des glorieux anciens tels que le sculpteur de sphères Vladimir Skoda, ou les ignigraphies de Christian Jaccard, les figures libres de François Bouillon… Quelques clins d’œil à ceux qui nous ont quittés comme Eve Gramatzki et son travail tout en finesse, l’inoubliable Jean-Luc Parant et ses boules cosmiques ou le photographe François Lagarde, portraitiste hors pair ; des figures régionales, attachantes, à l’instar de David Bioulès (Ombres de plantes), d’Agnès Fornells (Retour de Mexico) ou de Jean-Marc Andrieu. L’incontournable Nicolas Daubanes et son univers carcéral ainsi que son comparse Pablo Garcia (fumées urbaines)… Plus des artistes demeurés fidèles à une abstraction picturale qui n’en finit pas de se révéler/renouveler : Dominique de Beir, Maelle Labussière, Pascal Ravel, Patrick des Gachons, dans la ligne radicale favorisée par la galerie… Enfin des plus jeunes, représentant la création féminine : la Coréenne Mona Young-eun Kim, obsédée par le plastique envahissant, Naomie Maury et ses exosquelettes au néon, Lise Chevalier (et ses pierres levées vers le ciel), Suzy Lelièvre… Citons aussi les paysages

3

à l’encre de Gilles Balmet... On remercie MarieCaroline Allaire-Matte pour son courage et sa ténacité (et sa compétence !) et Pierre Manuel, qui a assuré le volet éditorial voire bibliophilique, avec le talent qu’on lui connaît. Ne pouvant citer tous les artistes, j’en arrive à Rodolphe Huguet [ 1 ], puisque jusqu’au 11 avril, la galerie aura offert son espace à cet artiste, l’une des surprises, voire la révélation, de la dernière expo du MO.CO.. On aura pu ainsi se familiariser, de manière plus intimiste, avec ses paniers d’osier en forme de masques africains (en bronze !), ses cagettes froissées peintes aux couleurs du Jardin des délices (Bosch) et s’ouvrant sur un horizon telle une fenêtre, ses tiges de ronces en bronze blanc en forme de cimaise, ses nids d’hirondelles à base de résine, protégés par des ailes de voiture, et ses caméras de surveillance, inspirées d’objets quotidiens, assemblés et sacralisés. C’est assez dire si sa production mêle détournement et savoir-faire. Elle s’intéresse aux choses que l’on a tendance à rejeter après usage, un peu comme nous laissons sur les bords de rues et de routes, un certain nombre de « marginaux », auxquels précisément s’intéresse l’artiste. Pendant ce temps, toujours à Montpellier, Samira Cambie fête, jusqu’au 30 avril, ses 10 ans d’existence, pari de durer qu’elle s’est lancée sans imaginer, même en rêve, qu’il était fait pour perdurer, et allait se voir célébré justement sur le thème du rêve. Toute son écurie s’est astreinte à livrer, sur petit format, des suggestions de songe pictural, qu’il s’agisse de paysages oniriques (Florence Obrecht et sa montagne Sainte-Victoire,

Guillaume Toumanian) ou de portraits : de clown triste (Axel Pahlavi) de rêveuse (Julien Descossy), de femme fleurs (Romain Ventura [ 2 ])… D’autres choisissent la fenêtre ouverte à la rêverie de la matière (Pierre Buraglio rendant hommage à Althusser), ou les images soumises au collage (Yves Reynier en forme d’étoile, Jérémy Gabin et ses oiseaux rassemblés) et combinaisons d’objets (J. C. Donadieu, Kenneth Yeung). On croise aussi le monde étrange et intimiste de Pencréac’h qui relit l’Odyssée, et les effets de lumière de Clara Bryon (un parquet à l’opéra) ou de Mathieu Weiler voire de Claude Buraglio. Dans la plus grande des petites galeries, les anges de songe biblique revus par Tarik Essalhi jouxtent l’érotisme troublant de Thomas Verny. Une vingtaine d’artistes aux univers en général singuliers : l’inépuisable et semi-abstraite Anne Slacik, les déclinaisons orchestrales de Pierre Bendine-Boucar, un clin d’œil à Van Gogh de Quim Domene, à un Corot urbain de Claude Buraglio, à Lewis Caroll de Curro Gonzales, enfin une main rêvant de changer le monde de Françoise Vergier… Un rêve universel. Et plus inattendu, car porté sur des sujets plus habituellement incendiaires et violents : Philippe Perrin, un autoportrait. Mécènes du sud offre ses deux étages à une Néerlandaise expérimentée, Marie Mul [ 3 ], qui exalte un matériau inattendu, synthétique, s’il en est dans le domaine des arts plastiques: du silicone. Elle l’utilise en 3D, titre de l’expo, sans recourir à la machine ni à la technologie d’aujourd’hui. Ses sculptures prennent la forme grotesque de spermatozoïdes géants, à crâne humain, de la



taille d’un animal, qui semblent dialoguer entre eux. Leur crâne est implanté de faux cheveux. Ainsi, l’artificiel peut-il devenir vivant. Au mur, on a affaire à deux types de réalisations : l’une qui recourt aux couleurs des matériaux pour nous offrir des suites bi-chromatiques, renouvelant notre représentation de l’art géométrique et abstrait, l’épaisseur en plus. L’autre qui se sert de la plasticité du silicone (capacité de torsion par exemple) pour concevoir de modestes gestes muraux, assortis quelquefois de fragments d’os, comme un squelette et sa chair stylisés. Enfin des images 2D nous faisant assister à la genèse des curieuses créatures modelées, complètent l’installation à l’aide de photogravures. Jusqu’au 16 mai.
Borromée poursuit son petit bonhomme de chemin. On se souvient du confinement, du besoin de le rompre, d’envoyer des bouteilles à la mer à des inconnus, à l’instar du poète Ghérasim Luca, lequel, sept décennies en arrière, célébrait la Levée d’écrou, sous forme de lettres, 27 au total Moldave, roumaine et ayant longtemps séjourné à Quito, Doïna Vieru [ 4 ] a ainsi réactivé, dans un contexte d’enfermement généralisé, cette étrange correspondance dont elle a intégré des fragments dans son œuvre graphique. Au début, il s’agissait d’accoupler texte manuscrit et sachets de thé, puis de faire action poétique urbaine en livrant cette œuvre hybride au hasard des rencontres de fortune. En définitive, texte et thé ont fini par se faire œuvre, tout en délicatesse et fragilité, autant dire « à fleur de peau » sur du papier bambou assoiffé d’encre. Une enveloppe de kraft rappelle l’aspect épistolaire du propos initial. Texte et images sont accouplés vers le centre du support, maculé de ronds suggérant des fonds de tasses,
laissant un espace non négligeable dévolu au blanc environnant. La poésie, comme des miettes, aime à rimer sinon avec légèreté du moins avec sensibilité. L’œuvre est visible jusqu’au 2 mai dans cette villa du quartier des Aubes au caractère intimiste, et qui lui va comme un gant.
On saluera un lieu qui correspond aux aspirations des nouvelles générations pour qui le tatouage peut être à la fois un signe de ralliement, la trace d’une décision mûrement réfléchie et la reconduction d’une activité ancestrale. Il s’agit de Seven Eyes, face au Rockstore, qui voue sa première salle à des expositions, précédant l’atelier et des pièces vouées aux résidences, à la recherche, à l’édition. On a pu y découvrir l’univers équin de Nils Bertho (curateur permanent) qui détourne des images de magazine afin d’accorder la parole, décalée, humoristique et transgressive, aux chevaux. Entre deux pages, Lauren Denel proposait ses personnages aux gros yeux et fesses rebondies, sorties d’une imagination branchée sur l’enfance, en peinture comme en cinéma d’animation. Jusqu’au 3 mai, leur succédera Paul Loubet [ 5 ] féru de l’univers du métal, des questions que soulève le jeu de rôle, et des séries américaines du style Dungeon crawler Les couleurs sont acides, mariant le noir (Death meta), l’orange et le vert. La surface propose tantôt des logos, tantôt des silhouettes humaines et automobiles empruntées au monde virtuel des jeux vidéo, tantôt des graphiques empruntés à la bureautique qui manque, selon l’artiste, d’érotisme. Ainsi, des univers parallèles peuvent-ils enrichir la peinture et l’histoire de cette dernière, qui n’en finit plus d’absorber et de s’approprier ce qu’on lui oppose.
Enfin, la Galerie Boîte noire annonce jusqu’au 6 juin une série de sculptures et d’aquarelles d’Hadrien Gerenton [6] Il s’inspire de cactus et de la flore thaïlandaise pour confectionner des objets fonctionnels moulés en résine et montés sur acier. Ces mobiliers hybrides sont fragiles et inattendus, imposant la forme naturelle au détriment de l’usiné ou industriel qui meuble nos espaces de vie, faisant entrer la nature dans nos intérieurs urbains. Des mobiles hétérogènes en suspension animent de même l’espace. Les petites peintures oniriques dévoilent des paysages agricoles teintés de nostalgie d’époques révolues ou en voie de disparition.
DANS LE GARD
La programmation semble se poursuivre, dans un premier temps, malgré le changement de municipalité à Vauvert, Espace Jean Jaurès, lequel accueille jusqu’au 21 mai, un grand voyageur, spécialiste de la Chine ou du Japon, Robert Faure et ses Embruns colorés. Il s’agit de paysages, à son accoutumée, sauf qu’ils sont situés dans les prés et pâturages de sa Camargue d’enfance, enveloppés de brume matinale. C’est le ciel qui occupe la majeure partie du tableau, même si l’on peut identifier quelques points ou repères terrestres qui signalent la présence de taureaux et chevaux, et bien sûr de la végétation typique de la région gorgée de l’eau des étangs. Outre les toiles, l’artiste utilise le carton et s’intéresse de près aux effets de la couleur, dans sa matière et sa variété. Le vert domine, se fondant dans les mauves ou les bleus. Pour ceux qui connaissent son œuvre, son art, qui tend vers la simplicité, est fait de suggestion et de dextérité, il vise à extraire l’esprit du geste. Il
préfère la nuance au contraste, ce qui ne l’empêche pas de conjuguer la douceur estompée de la lune à la netteté des pins. Les ombres et lumières font partie de son vocabulaire de base, comme les gros plans sur une fleur ou une branche, ou les paysages allongés, sur support horizontal ou vertical, avec ses échelonnements auxquels nous ne sommes pas habitués dans notre occident trop rationnel. « Mer claire dans le brouillard clair », disait Verlaine, sans rien ici qui père ou qui pose. De la poésie, au fond… Que l’on retrouve dans des portraits et natures mortes.
DANS LE GERS
Il existe, au cœur de l’Occitanie, de nouveaux lieux qui feraient le bonheur des capitales régionales. Ainsi de ces deux étages dévolus aux expositions, à Marciac, en la galerie qui porte le nom de la cité, et qui nous fait l’honneur, à l’occasion d’une fête de l’estampe, d’inviter un montpelliérain qui aura voué sa carrière à la gravure, notamment du côté de Castelnau : Vincent Dezeuze [ 7 ]. Pour lui, l’homme a d’abord gravé, avant que de peindre ou de sculpter. Les œuvres présentées, s’échelonnant des années 90 (Châssis, Freins, Cyprès, Traction à vent) à nos jours (Végétaux, Rhizomes, Racines et Nymphéas), forment une petite rétrospective qui permet de découvrir la grande variété des motifs traités par l’artiste (Impressions de voyage, Le ruban de l’infini, Alphabet…) et les différents techniques utilisées (de la collagraphie sur bois à la cellulogravure en passant par le papier/la toile imprimés). Les thèmes sont dévolus à la notion de Temps (L’Instant, Sur la route) et à celle d’Espace (Labyrinthe), les deux se trouvant intimement mêlés (Souffle circulaire) et assortis de mystère (Paysage nocturne). Vincent Dezeuze s’intéresse au passage de la matière à la spiritualité que métaphorise le motif de la Marelle. La propension de l’homme à tendre vers l’illimité l’interpelle (Babel, La tour), d’autant que s’y ajoute une recherche d’un langage universel, que propose justement la gravure. Le cosmos le fascine : Grande ourse, La lune, Vol de nuit… Et même l’infini (Le ruban infini, de Moebius).

L’artiste ne cherche pas à éviter les obstacles que suppose une pratique traditionnellement vouée à la reproduction, qu’il vise à singulariser. Ainsi aimet-il à perturber nos représentations du médium en recourant au grand format ou au volume comme son installation sur toile en forme de dédale, Amazing , du côté du Pic St-Loup Il se penche également sur le langage des signes et a inventé une sorte d’alphabet, quasi-bestiaire, d’une grande originalité (Cocomoulin) qu’il décline avec humour. Il importait de saluer cette œuvre discrète, vouée à un savoir-faire souvent méconnu ou mal aimé, et qui s’échelonne, mine de rien, sur plus de 35 ans.
lui est même arrivé de révéler le potentiel érotique d’un simple véhicule. On qualifie sa production de magique, voire d’alchimique. Tout un programme, censé nous amener, jusqu’au 31 mai, Au bout du monde.
DANS L’AUDE

DANS LE LOT
À Cajarc, la Maison des arts Georges & Claude Pompidou invite deux artistes spécialistes de la sculpture qui traitent de la forme selon deux conceptions différentes. Julia Gault s’intéresse à la matière naturelle puisqu’elle travaille avec la terre crue et l’eau, ou un plus tôt dans sa carrière avec des rondins de bois, des branches d’arbres dénudées, parfois même une charpente. Ce qui l’intéresse, c’est la dégradation qu’elle subit sous l’effet des éléments (inondation, vague de chaleur…), nous rappelant la fragilité des choses humaines au regard de la puissance de la Nature. Le résultat est spectaculaire, perturbant, qu’il s’étale au sol tel une vague ou qu’il s’érige en une fragile construction ou présentation d’objets précaires sur étagère. Les productions de Julia Gault ont pu prendre, par le passé, des formes identifiables comme telles (bidons, bouteilles), il lui est arrivé de recourir à une bâche imprimée en déséquilibre inquiétant afin d’évoquer un glissement de terrain dans une favela mais elle est aussi à l’aise dans des volumes ou grilles plus abstraites. Thomas Teurlai [8] est davantage attiré par les possibilités de la technologie moderne qui permet d’inventer, de réaliser, de nouvelles formes. Il se sert d’un objet du quotidien, la machine à laver par exemple, ou la télé, afin de produire de la lumière et des sons dans une ambiance qui vous prend au corps et perturbe. Il recourt à des mouvements mécaniques, à des bras articulés et à des matériaux conducteurs tels que le cuivre (à Cajarc il installe un labo de plaquage du matériau) pour animer la matière industrielle. Il
Isabelle Piron [9], est de retour, cette fois à la Maison Lamourelle à Carcassonne. Ce lieu à présent ouvert à la culture et aux expos est l’une des curiosités d’une ville classée au patrimoine de l’Unesco. Des femmes jadis ont dû y travailler, ce qui légitime la présence d’une artiste vouée à des attributs, matériaux voire aux ustensiles et savoir-faire féminins. Le sein (Bleu sur cravate fleurie, ou Sein marguerite à la jeannette) mais aussi la vulve pour le premier, tissus de tous ordres et perles pour le second, jeannettes ou fers à repasser à repasser et trousseau pour le troisième, le tout sollicitant la couture, la culture du fil, lequel incarne la vie, celle que l’on donne. La Jeannette se dote d’une fermeture éclair et échappe à un destin fonctionnel pour se livrer aux délices d’une nouvelle existence artistique. Isabelle Piron privilégie le concept de Jardin intime, les références à la botanique (Racines, Jardin) ou à la nature ne manquant pas dans cette œuvre hybride qui mêle références anatomiques, végétaux et bien évidemment textiles. C’est jusqu’au 22 avril. C’est ouvertement engagé pour une cause féminine qui cherche ses moyens singuliers d’expression. C’est précieux comme un corps qui se préserve ou comme ces perles colorées qui apportent une dimension lumineuse aux réalisations de l’artiste.





Interstices
de l’image
Convoquer l’invisible
femmes interrogent notre rapport au temps

• Celia OVEJERO GOMEZ Les gestes du temps 9 MAI - 9 JUIN
• Jean-Pierre LAMBERT Flamboyantes broussailles
MAI - 7 JUIN
• Minna KOKKO
• Eva NEUKUM Reflets d’une vie rêvée
JUIN - 18 JUILLET

Expos Photos

Celia Ovejero Gomez, Les gestes du temps
GALERIE REMP-ARTS
Durban-Corbières, Aude
Du 9 mai au 6 juin
La Galerie Remp-Arts annonce sa programmation semestrielle où nous retrouverons deux figures bien connues du paysage artistique régional, Eléna Salah et Sylvie Mir. Quatre femmes en tout, à commencer, dès le mois de mai, par une Espagnole adoptée par la ville rose : Celia Ovejero Gomez. Celle-ci est hantée par le thème, plus précisément Les gestes du temps, et la photographie en consigne l’inéluctable déroulement. Ainsi ses interventions sur tissu déroulent-elles une apparition suivie d’une disparition, à l’instar de la vie qui, comme chacun le sait, ne tient qu’à un fil. L’artiste travaille ainsi par séries chroniques, au sens étymologique du terme. Par ailleurs, le noir prend possession de l’espace capté ou capturé. Il peut s’agir d’un corps comme dévoré par l’absence de lumière, ce qui met en exergue deux fragiles mains. Ou d’un portrait traversé d’un rectangle obturateur, ce qui frustre quelque peu le regard du spectateur. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le propos n’est pas négatif (si je puis dire). L’artiste a longtemps pratiqué la gravure qui recourt au noir pour amorcer une nouvelle étape, laquelle permet ainsi d’aller de l’avant. Le noir avance parce que c’est dans la nature des choses. Le nuage aussi avance avant de disparaître. Ses contours lumineux s’inscrivent d’autant mieux sur un fond en contraste absolu. L’artiste filme aussi des ballets nocturnes de phares de voiture qui traversent l’écran. Les phares passent, la caméra demeure. Entre temps, c’est un laps de temps, sauvé à jamais du néant. L’Allemande Eva Neukum lui succèdera en juin. Entre-temps, la neige qui envahit l’une de ses photos au motif décentré (une cabane) aura disparu des massifs et la forêt aura retrouvé toute sa puissance.
BTN
Tél. 06 87 03 66 55. galerie-remp-arts.com
Florence Etienne, La Fugitive
MAISON DES ARTS
Bages, Aude
Jusqu’au 7 mai
La Maison des arts ouvre son espace à Florence Etienne, laquelle nous convie à une incroyable épopée, celle de toute une vie d’anguille, laquelle s’étale sur plusieurs années d’odyssées, empreintes de mystère. De sa naissance, dans la mer des Sargasses, jusqu’à sa mort au même endroit, dans une sorte de boucle programmée. L’exposition, intitulée La Fugitive, est découpée en cinq étapes qui nous font passer de l’éclosion cachée et dérivante en eau salée, suivie de l’état de civelle puis à celui d’anguillette continentale, remontant le courant d’eau douce, avant d’atteindre sa plénitude adulte, amassant des graisses avant d’effectuer le voyage retour grâce à ses réserves, pour y donner la vie et y trouver la mort. Florence Etienne raconte cette histoire édifiante certes en photo, sans la moindre once de réalisme. Une condition absurde et en même temps merveilleuse qui rappelle l’existence humaine. Les fragments innommables portés par les courants sont des images de mousse et sédiments, les civelles sont incarnées par des sculptures d’argile blanche, et surtout l’artiste féminise, ou allégorise, le poisson devenu adulte et muant avant de se débarrasser de sa peau ou de lutter contre les obstacles inhérents à sa condition (filets de pêcheur). Ainsi la photo ne se contente pas de représenter : elle métaphorise et raconte. Elle prévient aussi : Pas facile de passer entre les mailles du filet de la pêche intensive. La menace d’une disparition d’une espèce inquiète. Les photos sont en couleurs, si importantes dans le cycle de vie de l’anguille, avec les teintes de la grève, de la rouille ou de la mer nocturne. Sobres donc, pas agressives. Rappelons que l’anguille est le produit phare des restaurants locaux, un écomusée pourrait lui être consacré et elle participe grandement à l’économie locale. BTN Tél. 04 68 42 81 76. bages.fr
Les Boutographies
PAVILLON POPULAIRE ET AUTRES LIEUX
Montpellier, Hérault Du 9 au 31 mai
Accueillies au Pavillon Populaire et dans huit autres lieux, les Boutographies retrouvent un écrin rénové, propice à une immersion sensible dans la photographie contemporaine. À travers des regards singuliers, l’image interroge notre époque : mémoire intime chez Cristobal Ascencio, violences sociales avec Hannes Jung et Alessandro Silverj, jeunesse marginalisée pour Alexandre Bagdassarian. La programmation explore aussi les tensions entre traditions et modernité avec Anouchka Renaud-Eck, ou nos contradictions face au bien-être et à l’environnement avec Marie Lukasiewicz et Pascal Sgro. Entre expositions, projections et rencontres, cette 26ᵉ édition, riche de centaines de candidatures européennes, confirme la vitalité du médium. boutographies.com

Lilie Pinot, Roman-photo CHÂTEAU DE CASTELNAU-BRETENOUX
Prudhomat, Lot Du 8 mai au 30 novembre
Lilie Pinot fait de l’archive photographique le point de départ d’une exploration sensible des mémoires collectives et des paysages humains. Dans le cadre du programme Champ libre, une résidence en milieu agricole lotois lui a permis de s’immerger dans le territoire avant de poursuivre ses investigations au sein du château. L’exposition, proposée par le Centre des monuments nationaux et la Maison des arts déploie ce double regard, où les procédés photographiques sondent ce qui persiste : la trace, le geste, la mémoire des corps au travail.
Tél. 05 65 40 78 19. magcp.fr
Là où le monde se retire
GALERIE UP SIDE TOWN
Montpellier, Hérault
Du 5 au 31 mai
L’exposition d’Olivier Martel, photographe montpelliérain, dévoile une œuvre profondément engagée, inscrite dans un romantisme écologique contemporain. Des terres arides aux glaciers, ces milieux longtemps perçus comme éternels apparaissent, à travers ses photographies, comme des territoires fragiles, chargés de mémoire, qui invitent à éveiller la conscience collective face aux enjeux environnementaux. "Il ne s’agit plus d’exalter la puissance du paysage, mais d’habiter la conscience de sa vulnérabilité", confie l’artiste.
Tél. 04 49 07 84 13. upside-town.fr
Chema Madoz et Helena Almeida
Du 15 avril au 23 août
Anne Desplantez & les enfants du Sarthé
Jusqu’au 24 mai
LE CHÂTEAU D’EAU
Toulouse, Haute-Garonne
Le Château d’Eau de Toulouse présente simultanément deux expositions aux partis pris très différents. Dans la Tour, Diseños habitados met en dialogue deux figures majeures de la photographie ibérique : la Portugaise Helena Almeida, qui faisait de son propre corps le matériau de son œuvre, et l’Espagnol Chema Madoz, dont les assemblages d’objets surréalistes jouent avec la poésie visuelle. Carnets de croquis et dessins préparatoires dévoilent ici leurs processus créatifs. En Galerie 2, Parce que. Ici. d’Anne Desplantez rassemble photographies, dessins et textes réalisés avec vingtquatre enfants placés par l’aide sociale à l’enfance dans le Gers –une œuvre construite sur trois ans, entre art et engagement humain. Tél. 05 34 24 52 35. chateaudeau.toulouse.fr
Itinérances Foto
SÈTE, HÉRAULT
Du 9 au 31 mai
Itinérances Foto, rendez-vous photographique annuel de Sète, lance sa 4ᵉ édition. Le festival enrichit sa programmation en tissant des liens avec les acteurs culturels sétois. La thématique de cette année « Et si c’était ça la vie » nous interroge sur l’humain, le vivant, sa place au cœur de ce monde énigmatique que les artistes, notamment les photographes, nous aident à questionner et appréhender. Itinérances Foto commencera par un prélude à la chapelle du Quartier Haut avec deux artistes de renom invités : Dolorès Marat, que le monde de la photographie a souvent honorée pour la singularité de son propos, et Ed Alcock, lauréat du Prix Niepce 2025. Il sera suivi, du 14 au 31 mai, par un parcours photographique gratuit à travers les rues, quais, jardins, places et galeries de toute la ville de Sète. Par ce parcours dans plus d’une vingtaine de lieux, trente-trois photographes ainsi qu’un collectif de jeunes diplômés présenteront leurs œuvres. itinerances-foto.com






















Manifestations artistiques

Le Printemps du dessin
EN OCCITANIE
Jusqu’au 21 juin
Rendez-vous national dédié au dessin contemporain, Le Printemps du Dessin investit six structures occitanes. À AiguesMortes, Lise Chevalier dialogue avec les Tours et Remparts jusqu’au 7 juin ; à Labège, la Maison Salvan expose les photogrammes de Nicolas Daubanes jusqu’au 3 mai ; à Villeneuve-lès-Avignon, le Fort Saint-André accueille les architectures fantasmagoriques de Laurent Gapaillard jusqu’au 25 mai ; à Saint-Cyprien, une masterclass BD jeune public se tient du 20 au 24 avril ; à Collioure, le Musée d’Art Moderne propose expositions et ateliers jusqu’en septembre ; à Arras-en-Lavedan, l’Abbadiale – Maison des Arts accueillera dès le 11 juin les dessins de Maxim Cain et Éric Savoldelli. printempsdudessin.com
Le Nouveau Printemps par Rossy de Palma
QUARTIERS MARENGO / BONNEFOY / JOLIMONT
Toulouse, Haute-Garonne
Du 29 mai au 28 juin
Cette année, c’est Rossy de Palma, actrice révélée par Almodóvar et figure emblématique de la Movida, bouillonnement créatif et libertaire né à la sortie du franquisme, qui est l’artiste invitée de cette édition dans les faubourgs de Matabiau. Au cœur du festival, trois expositions collectives : Danses interdites rassemble onze artistes autour des gestes d’émancipation corporelle et politique, de la danse nuptiale soudanaise vue par Ahmed Umar aux films de Caroline Monnet et Saodat Ismailova. Diaspora Wonderland explore les imaginaires afro-méditerranéens à travers mode, arts visuels et design. Entre les deux, des chemins réunit douze artistes autour de l'exil et de la mémoire. Le parcours déborde dans l'espace public, où Nicolas Daubanes érige une sculpture en béton et sucre en hommage aux actes de sabotage, tandis qu’à l’Observatoire, Manuel Outumuro déploie ses portraits. Pour couronner le tout, un week-end d'ouverture festif autour de la danse et du flamenco, à ne pas louper !
Tél. 06 08 43 02 89. lenouveauprintemps.com
Le Salon du Printemps
SALLE CARREFOUR 2000
Grau-du-Roi, Gard Du 19 avril au 3 mai
Festival Cahors Juin Jardins
CAHORS, LOT
Du 5 au 7 juin et du 12 au 14 juin
À travers le thème de sa 21ème édition, Faire vibrer le pouls de la terre, le festival Cahors Juin Jardins invite le public à une réflexion autour de l’art, de la nature et de la citoyenneté. Au programme : visite de vingt jardins privés et de quartiers, expositions, installations, concerts, rencontres… Avec un festival hors les murs le second week-end de juin avec un parcours des « jardins paysages » sur le territoire. Un évènement essentiel pour comprendre les changements qui s’annoncent.
juin-jardins.fr
Le Salon du Printemps, rendez-vous annuel de la scène artistique locale, revient pour une nouvelle édition, porté par l’association Création Libre Artistique. En entrée libre, il s’ouvrira par un vernissage le vendredi 24 avril à 18h30, en présence des artistes. Cette année, quarante d’entre eux : peintres, sculpteurs, photographes, mosaïstes et vitraillistes, investissent l’espace pour offrir un panorama varié et singulier de la création contemporaine. Parmi ces talents, Rafighi Rahmat, peintre installé à Montpellier, est mis à l’honneur. Ses toiles captent la vie quotidienne dans toute sa vitalité : rues animées, marchés, regards furtifs… Des instants simples rendus avec spontanéité et sensibilité. Un lieu où la diversité artistique dialogue avec l’imagination et la sensibilité des visiteurs.
Tél. 04 66 73 45 45. ville-legrauduroi.fr
4ème Festival du dessin
ARLES, BOUCHES-DU-RHÔNE
Du 18 avril au 17 mai
Conversation avec Frédéric Pajak
DIRECTEUR ARTISTIQUE

Dessinateur, écrivain et éditeur, Frédéric Pajak assure la direction artistique du Festival du Dessin d’Arles, un événement né du dialogue entre « édition et exposition », consacré aux multiples pratiques du dessin. Pour cette 4e édition, le festival investit plusieurs lieux patrimoniaux de la ville et met notamment l’Italie à l’honneur. Réunissant artistes historiques et contemporains, la programmation mêle (re) découvertes, regards croisés et propositions accessibles à un large public. Frédéric Pajak revient ici sur la genèse de l’événement, ses choix artistiques et la manière dont le festival cherche à conjuguer exigence, liberté de regard et ouverture à des publics variés.
Comment est née l’idée de ce festival ?
Tout a commencé par l’édition. Il y a une vingtaine d’années, j’ai fondé les « Cahiers Dessinés » avec Vera Michalski, une maison d’édition entièrement dévolue au dessin. Puis des écoles d’art m’ont demandé de monter des expositions dans une dizaine de villes : le public est revenu dans des lieux habituellement consacrés à un art contemporain… Cela a culminé avec une grande exposition en 2015 à la Halle Saint-Pierre à Paris, qui a attiré près de 250 000 visiteurs. J’ai alors compris que le public voulait voir les originaux. Aujourd’hui, le retour en grâce est phénoménal. Quand je me suis installé à Arles, je ne voulais pas être un « touriste ». Je voulais partager quelque chose avec les habitants. Vera Michalski a immédiatement soutenu le projet. Nous avons présenté une trentaine d’expositions, dont, avec le soutien de la Bibliothèque nationale de France, les portraits dessinés de Victor Hugo. C’était exceptionnel.
montrer leurs fonds d’œuvres et c’est bien souvent à ces occasions que l’on découvre des pièces inattendues. Prenez Gérard Traquandi : c’est un grand peintre, connu pour ses toiles monumentales. Mais il a aussi réalisé des aquarelles et des dessins de petit format que presque personne ne connaît. Nous allons les montrer.
« Aujourd’hui le retour en grâce du dessin est phénoménal »
Vous accordez une place importante à la découverte, tout en restant accessible à un public très large. Est-ce une ligne essentielle du festival ?
Cela vient beaucoup du public lui-même. Lors des visites guidées, de nombreux visiteurs nous disent qu’ils découvrent des artistes qu’ils ne connaissaient pas et qu’ils se sentent plus libres face au dessin, moins intimidés que devant certaines formes d’art contemporain. Cela réconcilie les gens avec le regard. C’est sans doute la force du festival : surprendre les connaisseurs tout en touchant ceux qui n’ont aucune familiarité avec le dessin.
Qu’est-ce qui guide vos choix lorsque vous sélectionnez les artistes pour le festival ?
Mon but n’est pas de présenter une sélection purement subjective. Mon critère, c’est que chaque artiste exposé ait trouvé quelque chose de personnel, de singulier, de vraiment unique. Que j’aime ou non son travail importe peu. On peut faire un événement populaire sans être racoleur. L’aspect qui me dérange dans le monde de l’art contemporain, c’est son côté impressionnable, très hiérarchisé, avec des critères que je ne partage pas. L’art doit rester un espace de liberté. Nous essayons de faire des propositions sans être sectaires. C’est peut-être aussi ce qui fait la singularité de notre festival aujourd’hui en France.
Concrètement, comment trouvez-vous ces œuvres et ces artistes que vous choisissez de montrer ?
Cela a toujours été une de mes passions, y compris comme éditeur : montrer des choses que l’on a oubliées, ou des œuvres d’artistes connus qui restent comme des jardins secrets. Beaucoup de collectionneurs souhaitent
Cette 4ᵉ édition met l’Italie à l’honneur. Pourquoi ce choix, et qu’avez-vous envie de montrer à travers ce regard porté sur un pays ?
C’est presque un caprice ! Ça vient davantage de la cuisine italienne que de l’art italien (rires). Plus sérieusement, il y a aussi une réalité : l’art italien du XXᵉ siècle reste très peu connu hors de l’Italie. Cela rend sa découverte d'autant plus intéressante. Cette 4ᵉ édition permet également au public de se rendre compte que des grands noms du cinéma ou de la littérature, comme Fellini, Pasolini ou Buzzati, pratiquaient régulièrement le dessin. Buzzati, par exemple, me touche énormément : ce n’est pas un grand dessinateur au sens technique, mais ses dessins sont bouleversants. Je les connais depuis quinze ans et ils m’émeuvent toujours autant. Quant à Pasolini et les œuvres que nous exposerons de lui, je ne les avais jamais vues auparavant : ce sont des œuvres de jeunesse, des portraits d’une grande sensibilité. Fellini, lui, est dans un registre plus charnel.
Le festival se déploie dans une douzaine de lieux à travers la ville. Était-ce important pour vous que l’événement se vive comme un parcours dans la ville d’Arles ?
Tout se passe essentiellement dans le centre-ville, les visiteurs n’ont pas besoin de voiture pour faire le tour de toutes les expositions. Nous investissons plusieurs lieux patrimoniaux : le Palais de l’Archevêché, les églises Sainte-Anne et Saint-Blaise, l’Espace Van Gogh ainsi que le Museon Arlaten. Tout le monde joue le jeu, l’ambiance est joyeuse et festive.
La présence d’Éric Cantona comme président d’honneur de cette 4e édition est assez inattendue. Comment s’est faite cette rencontre et cette proposition ?
Je l’avais entendu parler du dessin un jour à la radio ou à la télévision. Cela m’a surpris ! Je me suis dit : cet homme a quelque chose en plus que les autres. L’idée m’est restée en tête. Puis un jour, par hasard, j’ai rencontré son frère Joël. Je lui ai rapporté ses propos sur le dessin et lui ai dit que si Éric souhaitait participer à l’aventure, nous en serions ravis. Inviter quelqu’un comme Cantona permet de toucher des personnes qui ne sont peut-être jamais entrées dans un lieu d’art. C’est dans le même esprit que nous avons invité Philippe Katerine : aller vers un public plus jeune, plus ludique, et ne pas rester dans un entre-soi. Le festival doit rester ouvert.
Quels événements accompagnent les expositions cette année ?
Nous organisons six tables rondes réunissant différents acteurs culturels, entre autres autour des dessinateurs italiens, de la reproduction des œuvres ou encore du dessin d’animation.
Par ailleurs, trois nocturnes auront lieu chaque jeudi : certaines expositions resteront ouvertes jusqu’à 22 heures, accompagnées de lectures, de visites guidées et de moments musicaux. Le festival proposera aussi un concert dessiné : une création en direct entre la dessinatrice Stéphanie Mercier et les musiciens du collectif arlésien Rockette Records. Il y aura aussi des projections de films au cinéma Actes Sud – Le Méjan, des visites guidées tout au long du festival ainsi que plusieurs ateliers, dont une initiation à l’estampe japonaise. Un week-end de clôture festif et bon enfant : le vendredi 15 avril, Philippe Katerine proposera une lecture musicale au théâtre municipal d’Arles, et le lendemain, de midi à 16h, le festival invitera les Arlésiens à un « aperitivo » à l’italienne, mis en musique par le festival marseillais Ciao Moka, où tout le monde pourra dessiner, se restaurer et échanger. Nous avons hâte d’y être et de voir le public déambuler dans nos expositions !
Recueilli par Stéphane Jurand Entretien complet sur lartvues.com festivaldudessin.fr


8e Salon de la gravure et de la micro-édition
CHAPELLE DES PÉNITENTS ET GRAND HALL
Nant, Aveyron
Du 8 au 10 mai
Nant accueille la 8e édition du Salon de la gravure et de la microédition, réparti entre la Chapelle des Pénitents et le Grand Hall. Cette édition rend hommage à André Stengele (1952–2025), artiste bruxellois installé depuis plus de vingt ans à Flagnac, en Aveyron, formateur en gravure et lithographie, travailleur social engagé et figure incontournable de la scène de l’estampe régionale. Formé à La Cambre auprès de Gustave Marchoul, puis spécialisé en lithographie à l’Académie de WatermaelBoitsfort et dans le livre gravé sous la direction de Michel Barzin, Stengele maîtrisait également la fabrication artisanale du papier à partir de fibres naturelles comme le lin, le coton, le chanvre, mais aussi des plantes et matières plus inattendues. À Flagnac, l’atelier 6026 cm2, fondé en 2018 avec Laurent Nicolaï, réunissait dessin, sculpture et toutes techniques d’estampe. Son œuvre, partagée entre abstraction dépouillée et figuration expressionniste, entrera prochainement dans les collections de musées de référence. Sa bibliothèque est léguée au musée Soulages. À la Chapelle des Pénitents, on découvrira Recommande-moi à la Nuit, son ultime livre d’artiste en bois gravés accompagné d’un poème de Jean-Yves Tayac (édition limitée, janvier 2026), ainsi que gravures, images-papier et documents sonores issus de collections privées. Au Grand Hall, une vingtaine d’artistes graveurs lui rendent hommage. Au Petit Hall, une sélection de l’Artothèque de la Médiathèque de Millau complète le parcours. salondelagravure-nant.jimdofree.com
Rencontres des Urban Sketchers
BÉZIERS
Hérault
Les 25 et 26 avril
Béziers accueille les 25 et 26 avril les premières rencontres des Urban Sketchers Languedoc-Roussillon. Le temps d’un week-end, carnet à la main, ces passionnés de dessin urbain investissent les rues pour saisir sur le vif le patrimoine et l’atmosphère de la ville. Ouverte à tous, quel que soit l’âge ou le niveau, cette rencontre gratuite invite les curieux à tenter l’expérience et à se laisser porter par l’énergie bienveillante d’une communauté internationale qui valorise le dessin en direct et la diversité des styles. facebook.com/urbansketcherslanguedoc
K-Live Festival
SÈTE
Hérault
Du 2 au 7 juin
Un festival pionnier de l’art urbain. La 19ᵉ édition du K-Live Festival, sur le thème « arpenter l’espace », invite à mesurer la terre au rythme du pas. Parmi les artistes invités, Cadrage FC, Quentin Chaudat, Jeanne Roualet, Faust, Maye X Momies… qui vont exposer leurs œuvres (une quarantaine) dans le Musée à ciel ouvert (MaCO). Également, des évènements gratuits toute la semaine… Sans oublier les immanquables rendez-vous, le K-Live Club au Théâtre de la Mer avec les explorations sonores des DJs Thylacine, Photons, Madame Boubou ; la soirée désormais célèbre, Block Party, où musique électro et art urbain se mêlent dans les rues ; la Beach Party pour lancer l’édition 2026 les pieds dans le sable ; le K-Live Picnic ; le K-Live Exquis où les couleurs et les gestes remplacent les mots… Tél. 04 86 84 04 04. k-live.fr
Festival GRAPHiMS
MONTPELLIER
Hérault
Du 8 avril au 17 mai
Corps et graphisme : sous ce titre, le festival GRAPHiMS déploie sa 3ᵉ édition dans cinq médiathèques de la métropole de Montpellier et au centre d’art La fenêtre. Né de la rencontre entre La fenêtre et le Réseau des médiathèques, ce festival dédié au design graphique explore cette année la place du corps dans la communication visuelle - sujet, outil, territoire de représentation et de résistance. Six expositions jalonnent le parcours : Beaux Restes à La fenêtre (jusqu’au 29 août), Dix Sections à la médiathèque Émile Zola (jusqu’au 13 juin), Des Visages à la médiathèque William Shakespeare, Faune : une chimère typographique à Pignan, Danser en corps à Castries, et Ne te découvre pas d’un fil, Fabrique anatomique, atelier collectif jeune public à la médiathèque Jean-Jacques Rousseau. Projections, rencontres professionnelles, ateliers et performances complètent la programmation. la-fenetre.com




Sébastien Normand
Jusqu’au 7 juin
LUMIÈRE D’ENCRE
Céret, Pyrénées-Orientales lumieredencre.fr

Luc Peltriaux
Du 30 avril au 17 mai
SALLE MIREILLE
Caissargues, Gard caissargues.fr

Vincent Puren
Du 9 avril au 9 mai
N5 GALERIE
Montpellier, Hérault n5galeriemontpellier.com
Plus d’expos...

Écrire/Détruire
Du 11 avril au 30 mai
AGNÈS B.
Montpellier, Hérault salamechgraffiti.com

La terre s’emmêle les pinceaux
Jusqu’au 10 juin
GALERIE TERRA VIVA
St-Quentin-la-Poterie, Gard galerie-terraviva.com

Rustico
Du 17 avril au 17 mai
4, BARBIER
Nîmes, Gard galerie4barbier.com

BD maths
Jusqu’au 30 avril
ABBAYE DE BELLEPERCHE
Tarn-et-Garonne belleperche.fr

Art&Nature`
Jusqu’au 15 novembre
LA BAMBOUSERAIE
Générargues, Gard bambouseraie.fr

État d’âme
Jusqu’au 25 avril
MAISON DU CRIEUR
Montauban, Tarn-et-Garonne montauban.com

Ceet Fouad
Du 11 avril au 23 mai
GALERIE 24, COUR BARAGNON
Toulouse, Haute-Garonne les-caue-occitanie.fr

Jérémy Liron
Jusqu’au 30 mai
DOMAINE DE PANÉRY
Pouzilhac, Gard ceyssonbenetiere.com

Ysati
Du 11 au 26 avril
CHAPELLE DES CAPUCINS
Aigues-Mortes, Gard ot-aiguesmortes.com






Les Voyages de l'Aéroflorale II
HALLE DE LA MACHINE, TOULOUSE
Et aussi...

Les Voyages de l’Aéroflorale II
HALLE DE LA MACHINE
Toulouse, Haute-GaronneJusqu’au 3 janvier 2027
Après avoir traversé Buenos Aires, Montréal, Hambourg, Bruxelles ou Aix-en-Provence, l’Aéroflorale II - gigantesque serre volante imaginée par François Delaroziere - pose ses pattes à la Halle de La Machine pour toute l’année 2026. Quinze mètres de haut, dix mètres d’envergure, huit tonnes de métal et plus de 1 300 plantes : l’engin autonome en énergie phytovoltaïque embarque un laboratoire botanique peuplé de machines à caresser les plantes, à faire rougir les pommes ou à les mettre sur écoute. Une exposition-photo retrace les aventures de l’Expédition Végétale à travers le monde, confiée aux Véritables Machinistes de la Halle. En mai et juin, le Printemps Musical de Mino Malan - compositeur historique de la Compagnie La Machine - investira le lieu avec six week-ends de concerts réunissant plusieurs centaines de musiciens au pied de l’aéronef. halledelamachine.fr
Livres

Comédie du livre - 10 jours en mai
MONTPELLIER, HÉRAULT
Du 15 au 24 mai
Montpellier accueille, comme chaque printemps, la 41e édition de la Comédie du Livre – 10 Jours en mai, grand rendez-vous national du livre et de l’édition avec près de 200 événements et quelque 300 autrices, auteurs, dessinatrices et dessinateurs venus du monde entier. Cette édition s’annonce comme l’une des plus riches, portée par une programmation qui mêle littérature internationale, bande dessinée, imaginaire et engagement. Parmi les grandes soirées qui distinguent le festival des autres salons du livre, l’Opéra Comédie ouvrira les festivités le 15 mai avec la romancière ukrainienne Sofia Andrukhovych, avant une soirée du 20 mai réunissant Gisèle Pelicot accompagnée de Judith Perrignon, et Laurent Mauvignier, Prix Goncourt 2025. La carte blanche est confiée à la journaliste et essayiste Salomé Saqué, qui animera un programme résolument féministe et écologiste les 22, 23 et 24 mai. Pour la troisième année consécutive, la cérémonie du Grand Prix de l’Imaginaire aura lieu durant le festival, le samedi 23 mai, avec la présence de Laurent Genefort, Céline Minard ou encore Ray Nayler. La bande dessinée sera également à l’honneur, en lien avec la collective montpelliéraine Girlxcott, autour des questions de représentation et de luttes des créatrices. Les éditions Christian Bourgois fêteront leurs 60 ans, tandis que les éditions québécoises La Peuplade seront invitées. L’historien palestinien Elias Sanbar, invité d’honneur, clôturera le festival le dimanche 24 mai sur la Promenade du Peyrou. 10joursenmai.fr
BD Sérignan
Hérault Les 23 et 24 mai
Fort du succès de sa 30e édition, le Festival BD de Sérignan revient les 23 et 24 mai pour une 31e édition placée sous le signe de la dérision et du super-héroïsme. Président de cette édition, le dessinateur Tebo – père de Captain Biceps avec Zep, lauréat du Fauve jeunesse à Angoulême 2017 pour La Jeunesse de Mickey – signera l’affiche et présentera le 8e tome de sa série phare. Une vingtaine d’auteurs l’accompagnent, parmi lesquels Lewis Trondheim, Guy Delisle, Frank Margerin et Brigitte Findakly. Au programme : ateliers, performances graphiques musicales, remise du Prix de la Ville récompensant un premier album, et l’exposition Trois touches de noir de Hugues Labiano.
Tél. 04 67 39 57 50. ville-serignan.fr
Artpage
VILLAGE DES ARTS ET MÉTIERS
Octon, Hérault Du 15 mai au 14 juin
Au Village des Arts et des Métiers d’Octon, deux événements célèbrent cet été l’art de l’estampe et du livre d’artiste. Du 29 au 31 mai 2026, la biennale Artpage accueille sa 15e édition avec 27 graveurs, artistes du livre et maisons d’édition sélectionnés pour la qualité de leurs travaux - témoins d’un savoir-faire ancestral pleinement vivant. En regard, du 15 mai au 14 juin, la Fondation Louis Jou présente une exposition autour de l’œuvre de cet « architecte du livre » : graveur sur bois, typographe et éditeur, Louis Jou (1882-1968) a consacré sa vie à faire du livre un objet d’art total, dessinant ses caractères, gravant ses illustrations, composant et supervisant l’impression jusqu’à la reliure. Sont exposés ses quatre tomes illustrés du Don Quichotte de Cervantès, des aquarelles, des bois gravés et des épreuves, ainsi que des gravures de Gustave Doré comme source d’inspiration. vam-octon.org

Le Marathon des mots
TOULOUSE, HAUTE-GARONNE
Du 8 au 12 avril
Le Marathon des mots revient, mais au printemps, pour sa vingtième édition. Fondé par Olivier Poivre d’Arvor, le festival rassemble cette année 134 invitésauteurs, comédiens, musiciens - pour 171 événements répartis dans toute la métropole toulousaine et plusieurs villes de la région. Au programme : lectures à voix haute, lectures musicales, rencontres, tables rondes, conférences et projections croisant littérature, arts et sciences humaines, dans des lieux aussi divers que les Abattoirs, la Chapelle des Carmélites, le théâtre Garonne ou la Halle de la Machine. Parmi les têtes d’affiche de cette édition : Amélie Nothomb, Pascal Quignard, Andreï Kourkov, Christiane Taubira, Philippe Geluck ou encore Fatou Diome. Les grandes thématiques traversant la programmation - la crise de l’eau, la liberté d’expression menacée, les mémoires familiales, les voix féminines - témoignent d’un festival résolument ancré dans l’actualité du monde, sans jamais perdre de vue le plaisir du texte et la puissance de la voix.
lemarathondesmots.com
Éclats de lire
LE VIGAN, Gard
Du 29 au 31 mai
Les Éclats de lire fêtent leur 13e édition, portés par l’association Kamishibaï. Ce festival dédié à la littérature jeunesse et à l’art du livre illustré réunit chaque année auteurs, illustrateurs et lecteurs dans un esprit de rencontre et de partage. Pour cette édition, dix invités sont annoncés : Ronan Badel, Magali Bardos, Kris Di Giacomo, Sylvain Levey, Mathilde Magnan, Anaïs Massini, Donatienne Ranc, Samuel Ribeyron, Éric Sanvoisin et Germano Zullo, un plateau qui témoigne de la vitalité et de la diversité de la création pour la jeunesse leseclatsdelire.fr
FIRN
FRONTIGNAN
Hérault Les 29 et 30 mai
Le Festival International du Roman Noir (FIRN) de Frontignan la Peyrade s’apprête à vivre sa 29eédition sous le signe de l’humour. Le FIRN reprendra ses quartiers place du Contr’un et à la médiathèque Montaigne, pour une formule concentrée sur deux jours intenses, avec pour thème : Rira bien qui rira le dernier Le roman noir regarde le monde en poussant les curseurs de la satire pour mieux en rendre visibles les outrances. Valeur-refuge au moment où tout s’écroule ou dernière arme fatale pour gripper la machine, comment le roman d’humour noir va-t-il continuer à se la jouer caustique contre l’encaustique de la bien-pensance ? Quinze auteurs venus de six pays seront à Frontignan pour répondre à cette question.
Tél. 04 67 18 50 00. frontignan.fr
Festival du livre Cèze Cévennes
CHÂTEAU DE BARJAC Gard Du 29 au 31 mai
Le Festival du livre Cèze Cévennes donne rendez-vous au château de Barjac pour une édition placée sous le signe de l’imaginaire et de l’utopieavec, en filigrane, un mot qui résonne dans l’air du temps : résister. Résister au découragement, aux discours simplistes, au repli sur soi, en ouvrant des livres et en confrontant des points de vue. Pour porter cette ambition, le festival réunit un plateau d’autrices et d’auteurs venus de tous horizons : Salomé Saqué, Isabelle Simler, Rachid Benzine, Thomas Cantaloube, Lydie Salvayre, Claude Sérillon et bien d’autres. Trois jours de rencontres, de débats et de découvertes littéraires, dans le cadre exceptionnel du château de Barjac au cœur des Cévennes gardoises. Une édition qui, comme les précédentes, entend faire de la littérature un espace de résistance, de partage et de liberté. felice.events
Salon du livre indépendant LE RÉSERVOIR
Montpellier, Hérault Samedi 2 mai
Le Réservoir, comptoir partagé du quartier Montels Saint-Pierre, accueille le 2 mai la deuxième édition de Books & Beer, salon dédié à l’autoédition exigeante. Fondé par l’écrivaine Frankie Pauly, l’événement réunit 35 auteurs sélectionnés parmi plus de 150 candidatures venues de France, Suisse, Belgique et Espagne - dont dix premiers ouvrages -, pour un panorama de près de 200 titres tous genres confondus. Rencontres, dédicaces et bière artisanale au programme. salondulivreindependant.fr
Shosholoza
Jean-Pierre Sannier
L’écrivain aveyronnais Jean-Pierre Sannier met en lumière quatorze modèles d’humanité et de courage. Parmi eux, Anne Frank, Guy Môquet, Rosa Parks ou encore Federico Garcia Lorca, Gisèle Halimi… Préfacé par la directrice du Mémorial du camp de Rivesaltes, l’ouvrage se décline sous la forme de mini-biographies. De sommités mais également de personnes moins connues qui ont marqué l’histoire par leur engagement. Comme le médecin et militant des droits de l’homme kino-congolais Denis Mukwege ou la résistante algérienne Djamila Bouhired. En Zoulou, le titre signifie, « aller de l’avant ». « C’est aussi un chant qui a été repris par Nelson Mandela et ses compagnons au pénitencier de Robben Island et devenu symbole de la lutte contre l’apartheid », précise l’auteur. Un rappel salutaire en ces temps troubles.
MB

Festival du polar PORT-BARCARÈS
Pyrénées-Orientales Du 12 au 14 juin
Trois jours dédiés au roman noir et au thriller au cœur du Barcarès : le Festival du Polar réunit écrivains, éditeurs et libraires pour un programme de rencontres, dédicaces, tables rondes, conférences et lectures publiques. Du polar historique au thriller psychologique, tous les styles du genre sont représentés, portés par des auteurs confirmés comme par des voix émergentes. Stands de librairies, cafésdébat et soirées cinéma complètent l’événement. lebarcares-tourisme.com
L’Éternité
RENÉ PONS
Éditions Le Réalgar
Les livres de René Pons, on aime ou l’on déteste, il ne fait pas dans la nuance et son lecteur non plus. On aime si l’on accepte de le suivre dans sa recherche désespérée d’une once de vérité, dans la haute conception qu’il se fait du devoir d’écriture et dans son courage à toute épreuve à saisir le taureau par les cornes de la mort. Il se fait en effet l’émule d’un Montaigne, réaliste et lucide, lequel écrivait : « Le but de notre carrière, c’est la mort... Le remède du vulgaire c’est de n’y penser pas». On le déteste si l’on attend de la littérature qu’elle propose un simple divertissement, l’expression d’une certaine maestria, des histoires comme on en trouve dans tous les commissariats, autant dire de l’esbroufe à succès. En fait, le nouveau livre de René Pons est composé, telle une rhapsodie, de fragments (« plus vivace que l’achèvement ») d’une pensée qui exerce sa liberté et trouve sa plénitude dans le passage à l’acte d’écriture. René Pons s’adonne à une expérience, intérieure, des limites de la vie, cette période ultime, peu traitée par les écrivains qui leur préfèrent les enthousiasmes de la jeunesse et les vicissitudes de la maturité. L’échéance, fatale, joue telle une figure algébrique toujours relancée et qui offre un repère, une assise, en quelque sorte un refuge à celui qui écrit : « la caverne dans laquelle tu peux te réfugier ». Mais le fil conducteur, c’est la mort à venir. La question de L’Éternité se pose comme un incontournable. Mise en abyme du livre et de ce que l’on perçoit de la démarche de son auteur, celui que l’on découvre en ce livre et qu’il ne faut pas confondre avec la personne qu’il est par ailleurs dans la vie sociale. Évidence qui n’entre pas toujours dans la plupart des têtes que l’on dit pensantes et que rappelle le scripteur, au détour d’une page. BTN Texte complet sur lartvues.com

23-24 MAI
PRÉSIDENT DU FESTIVAL : TEBO
ALARY, AUGUSTIN, BERKANE, BIANCO, BOURGOUIN, DELISLE, ELRIC, FINDAKLY, GUTH, HAYER, HUAULT, JULIÉ, KERAMIDAS, LABIANO, LAITRAM, LAVOINE, MARGERIN, MIYA, MONSIEUR K, MOURIER, NEIDHARDT, NESME, P’TILUC, RABAROT, RAYNAUD, ROLAND, TARRIN, J-L TRUC, O. TRUC, TRONDHEIM, VATINE
INFOS : 04 67 39 57 50 - WWW.VILLE-SERIGNAN.FR













VILLAGE - PLAGE
FESTIVAL D’ART URBAIN
TISSER DES LIENS
















Cinéma

Cinéminots
Festival de cinéma jeune public
TOULOUSE
Haute-Garonne Du 22 au 26 avril
Cinq jours de cinéma pour les jeunes publics dans quatre salles de Toulouse et sa couronne : l’ABC, le cinéma L’Autan à Ramonville-Saint-Agne, la MJC Ciné 113 à Castanet-Tolosan et le Studio 7 à Auzielle. Au programme, des séances de films - Super Mario Galaxy, Microcosmos, Raiponce, L’Odyssée de Céleste, Esprit(s) rebelle(s) - accompagnées d’ateliers jardinage, stop motion, jeu vidéo, coloriage géant, chapeau elfe ou encore pochoirs fruits et légumes. Goûters, ciné-contes et animations complètent chaque journée pour faire de chaque séance une aventure à part entière. efestivalcineminots
Festival international du documentaire
LASALLE-EN-CÉVENNES
Gard 13 au 16 mai
Pour son quart de siècle, le Festival du documentaire de Lasalle-en-Cévennes propose une programmation de plus de trente films répartis en quatre jours, autour d’une question centrale : sur quel pied danser dans un monde en déséquilibre ?
Sélection générale, rétrospective Denis Gheerbrant, focus Québec et hommage posthume à Frédérick Wiseman composent le cœur cinématographique de l’événement. Deux avant-premières et des films traversant le temps côtoient des formats inattendus : spectacle de théâtre documentaire sur le maquis ardéchois, ciné-concert en hommage aux 90 ans des congés payés, balades matinales autour du village. Chaque soir, la place de Lasalle s’ouvre à la musique et à la danse.
Tél. 04 66 60 17 99. doc-cevennes.org
Confrontation
INSTITUT JEAN VIGO
Perpignan, Pyrénées-Orientales
Du 6 au 10 mai
Pour sa 61e édition, le festival Confrontation de l’Institut Jean Vigo explore la question des futurs imaginés par le cinémautopies, dystopies, uchronies - à l’heure où l’intelligence artificielle redistribue les cartes du réel. Près de 50 films, des fictions aux archives de cinémathèques, seront projetés en 35 mm et 16 mm dans les lieux exceptionnels de l’Arsenal perpignanais. Cinéastes, historiens et écrivains animent tables rondes et rencontres : les réalisateurs Bruno Samper et Laurent Sarfati, les historiens Quentin Deluermoz et Pierre Singaravélou, l’écrivain JeanPierre Perrin autour d’Orwell, ou encore les comédiens de doublage Philippe Peythieu et Véronique Augereau - voix françaises d’Homer et Marge Simpson - pour une masterclass en direct. Vinzenz Hediger, directeur de la Cinémathèque suisse, et Francesca Bozzano, directrice des collections à la Cinémathèque de Toulouse, représentent le monde des archives. Tél. 04 68 34 09 39. inst-jeanvigo.eu

Réouverture de la Cinémathèque de Toulouse
HAUTE-GARONNE
Du 10 au 12 avril
Conversation avec Franck Loiret
DIRECTEUR DE LA CINÉMATHÈQUE

Trente ans après son installation rue du Taur, la Cinémathèque de Toulouse rouvre ses portes avec une troisième salle, un café et des espaces entièrement repensés. Franck Loiret, directeur délégué, revient sur ce projet de développement, sur le marathon cinéma du weekend de réouverture et sur la vocation d’un lieu qui se veut, avant tout, ouvert à tous. Tél. 05 62 30 30 10. lacinemathequedetoulouse.com
La Cinémathèque vient de rouvrir après dixhuit mois de travaux. Mais ce projet est bien plus ancien?
C’est un projet sur lequel on travaille depuis plus de dix ans. Il a deux volets : le réaménagement de la rue du Taur, et l’extension du centre de conservation à Balma, qui abrite toutes les archives. Cet espace ouvert en 2004 est aujourd’hui saturé. C’est lié au succès de la Cinémathèque, au fait que beaucoup nous font confiance et déposent ici des films, des affiches, des photos. Trente ans après l’arrivée rue du Taur, il était temps d’adapter les espaces : en vingt ans, la Cinémathèque a doublé sa fréquentation, le public s’est rajeuni, la programmation s’est densifiée.
Comment grandir sans agrandir le bâtiment ?
C’est ça la vraie question ! La Cinémathèque est dans un bâtiment classé, on ne pouvait construire ni en haut, ni en bas, ni sur les côtés. Il y a eu d’abord un déménagement de la partie administrative audessus du porche d’entrée, ce qui a libéré de la place au rez-de-chaussée. La bibliothèque y a été déplacée, ce qui a permis d’installer à l’étage, dans la partie chapelle, un nouvel espace de 100 places, l’entre-deux qui nous manquait entre nos salles de 200 et 40 places.
Pour le week-end de réouverture, comment avez-vous construit la programmation - plus de trente films en deux jours, en entrée libre ?
«Trente ans après l'arrivée rue Taur, il était temps d'adapter les espaces »
C’est quelque part la première vraie inauguration rue du Taur. En 1997, il y avait une grève des intermittents et l’ouverture officielle n’a jamais vraiment eu lieu. Pendant ce week-end, nous ferons fonctionner les trois salles jour et nuit, du samedi au dimanche soir. Nous avons aussi fait le choix de l’entrée libre. Côté programmation, nous avons imaginé un condensé de ce que la Cinémathèque peut offrir sur une saison, pour montrer la diversité des cinémas. Des grands films populaires – Cléopâtre, Il était une fois en Amérique – mais aussi Chantal Akerman avec Je tu il elle, ou Pourvu qu’on ait l’ivresse de Pollet. On fait le grand écart. À la Cinémathèque, il n’y a pas de hiérarchie entre les films. La nuit, nous inviterons Grégory Morin pour son film Flush, qui a reçu plusieurs prix dans différents festivals. Et, plus nous avancerons dans la nuit, plus les choix de films correspondront à ce qu’on aime voir à cette heure, avec un petit clin d’œil à notre festival Extrême Cinéma. On a aussi associé les membres du bureau de la Cinémathèque aux présentations : Agnès Jaoui, Jean-François Tosti, Christian Thorel et d’autres présenteront chacun deux films. C’est une manière de les associer à ce grand événement.
Au-delà des salles, c’est tout le rapport au public qui évolue ?
Oui, et c’était vraiment notre priorité. Il y a un nouveau café, la cour arrière est enfin ouverte… L’idée, c’est d’attirer aussi un public qui ne nous connaît pas encore, de désacraliser un peu le lieu. Beaucoup considèrent encore que la Cinémathèque, ce n’est pas pour eux : pas du tout ! C’est un lieu pour tous, où se croisent tous les cinémas.
Un mot sur l’extension du centre de Balma ?
La Cinémathèque, c’est la deuxième collection de France : plus de 100 000 affiches, 57 000 copies de films, un million de photos. Les travaux d’extension devraient commencer à l’automne. Je le martèle sans cesse : la Cinémathèque a deux jambes, la conservation et la diffusion. Ce n’est pas que la rue du Taur. Les fondations de la Cinémathèque, ce sont ses collections.
L’exposition qui inaugure les nouveaux espaces, En toute transparence, met en avant les collections photographiques. Pourquoi ce choix ?
Nous voulions que le contenu s’adresse à un public très large. Nous avons une collection d’environ un million de photos, l’une des plus belles d’Europe. Et dans cette collection, il y a ce fonds Ektachrome, un support qui permettait une définition incroyableun peu le numérique avant le numérique. Certaines photos seront rétro-éclairées, d’autres reproduites en grand format. Kirk Douglas, Marilyn Monroe, Dean Martin - juste pour le plaisir des yeux. Et pour rappeler que si on peut montrer ces objets aujourd’hui, c’est parce qu’on les a conservés depuis des décennies. Transmettre ce patrimoine aux nouvelles générations, c’est notre métier.
Recueilli par Eva Gosselin




Expériences

FISE
MONTPELLIER,
Hérault
Du 3 au 17 mai
Le plus grand festival mondial de sports urbains revient sur les berges du Lez pour cinq jours de compétitions et de street culture. BMX, skateboard, trottinette, roller, breaking et parkour réunissent les meilleurs riders internationaux dans plusieurs étapes de Coupe du Monde UCI, compétitions ouvertes et sessions libres. Au-delà des performances sportives, le FISE propose sessions nocturnes, street art, musique et food courts pour une expérience urbaine complète, ouverte à tous les publics. La Place Georges Frêche reste en accès libre avec sa légendaire Spine Ramp et ses soirées iconiques - fidèle à l’ADN participatif et populaire de l’événement depuis sa création. fise.fr
Festival de la Camargue et du Delta du Rhône
PORT-SAINT-LOUIS-DU-RHÔNE
Bouches-du-Rhône
Du 13 au 17 mai
Pour sa 18ᵉ édition, le Festival de la Camargue investit Port-Saint-Louis-duRhône avec une programmation centrée sur les zones humides et la biodiversité, en dialogue inédit avec la Réserve de Biosphère de la Ciénaga de Zapata, à Cuba. Le photographe Hans Silvester, dont la carrière a débuté en Camargue il y a 60 ans, en est le parrain. Expositions en plein air et sous chapiteau, conférences, ateliers adultes et village kids s’articulent autour de plus de 100 sorties nature réparties sur l’ensemble du territoire - Port-Saint-Louis, Arles, les Saintes-Maries-de-la-Mer et la Camargue gardoise. Workshops photo, balades crépusculaires, soirées cinédébat et journée traditions camarguaises le dimanche 17 mai complètent le programme. festival-camargue.fr
L’Histoire à venir
TOULOUSE
Haute-Garonne Du 14 au 17 mai
Créé en 2017, le festival interdisciplinaire
L’Histoire à venir revient du 14 au 17 mai à Toulouse et en Occitanie pour sa 9e édition, placée sous le signe du feu - élément fondateur des sociétés humaines, force de destruction comme de renouveau. Du feu préhistorique des grottes ornées aux incendies de forêts de l’Anthropocène, en passant par les mythologies solaires et les rituels collectifs, la thématique traverse les âges et les disciplines. Historiens, philosophes, chercheurs en sciences sociales, écrivains et artistes se retrouvent pour quelque 80 événements - conférences, tables rondes, ateliers, performances - organisés en coopération avec l’université Toulouse Jean-Jaurès, le théâtre Garonne, la librairie Ombres Blanches et les éditions Anacharsis. lhistoireavenir.eu

Juliette céramique
Gruissan, Aude
Tournée sur un tour de potier, cuite en oxydation à 1 280 °C, chaque pièce de Juliette Céramique est façonnée en grès de Saint-Amand chamotté - une argile brute et granuleuse qui rappelle le sable et le sel. Le mug Gruissan en est l’exemple : ses trois bandes de couleur évoquent tour à tour la mer, le massif de la Clape et le ciel, tandis que son liseré rose rosé fait écho au lac des Salins de l’île Saint-Martin et à ses flamants roses. Un souvenir ancré dans le paysage, fait à la main. c juliette_ceramique
Journées romaines
NÎMES
Gard Du 24 au 26 avril
Présentées comme la plus grande reconstitution historique sur l’Antiquité en Europe, les Journées Romaines investissent Nîmes trois jours durant pour un programme mêlant spectacles, ateliers, marchés et déambulations dans les monuments de la ville. Point d’orgue de l’édition 2026 : trois représentations de Spartacus, l’esclave qui défia Rome dans les Arènes, avec plus de 500 reconstituteurs, cavaliers et cascadeurs. Autour du spectacle, le centre-ville et les Jardins de la Fontaine accueillent combats de gladiateurs, danse antique, jeu de piste coopératif, ateliers jeune public et marché antique d’une quarantaine de commerçants. Le samedi soir, un grand défilé nocturne relie la Maison Carrée aux Arènes. Tél. 04 66 76 70 01. nimes.fr
Fête de la Cerise & Céret de Bandas
CÉRET
Pyrénées-Orientales Les 23 et 24 mai
Chaque année en mai, Céret célèbre un double rendez-vous populaire au cœur du Vallespir. La Fête de la Cerise met à l’honneur le fruit emblématique de la cité catalane - première ville de France à cueillir des cerises -, avec marché de producteurs, dégustations, menus de chefs et l’incontournable concours de craché de noyaux. En parallèle, le Céret de Bandas anime les rues et les places de la ville au son des fanfares venues du SudOuest : trompettes, tubas, tambours et saxophones déambulent en cortège festif, avec concours de groupes à la clé. vallespir-tourisme.fr





Art de vivre

Château Capitoul Narbonne, Aude
Niché au cœur du massif de la Clape, à quelques minutes de Gruissan et de ses salins, Château Capitoul incarne une certaine idée du luxe discretcelle qui se mesure moins en étoiles qu’en sensations. Le domaine déploie ses 110 hectares de vignes, d’oliviers et de garrigue autour d’un château du XIXe siècle où Karl O’Hanlon et son épouse Anita Forte ont su créer quelque chose de rare : une adresse à la fois somptueuse et vivante, à l’image d’un club privé où l’on se sent immédiatement chez soi.
L’art de vivre y est une philosophie déclinée à chaque détail. Dans les chambres du château, lustres à pampilles chinés, velours sourds et baignoires en acier émaillé dialoguent avec les lithographies de Karl Blossfeldt. Les 44 villas du hameau, coiffées de tuiles anciennes et nichées en bordure de vignes, offrent pour la plupart une piscine privée face à l’étang de Bages - un horizon lagunaire que l’on contemple, verre de Maelma à la main, au coucher de soleil.
À table, le chef Valère Diochet fait chanter les produits du terroir au restaurant gastronomique le Méditerranéo, tandis que l’Asado propose ses grillades sur bois de vignes dans les anciens chais. Le spa Cinq Mondes, installé dans la fraîcheur des caves, invite à prolonger la parenthèse. Récompensé par la Médaille d’or 2024 des Victoires du Paysage pour ses jardins secs dessinés par James Basson, Château
Capitoul est bien plus qu’un hôtel : c’est un territoire à habiter.
Tél. 04 48 22 07 24. chateaucapitoul.com
Six nouveaux restaurants étoilés
AU GUIDE MICHELIN 2026 En région
Le palmarès du Guide Michelin 2026, dévoilé le 26 mars dernier, consacre six nouvelles tables occitanes d’une étoile. Un millésime généreux, qui confirme la vitalité gastronomique de la région. Toulouse concentre trois des distinctions. Chez L’Écorce, rue de l’Esquile, le chef limousin Bertrand Millar signe une cuisine lisible et précise, portée par des sauces d’une grande justesse. Dans le quartier Saint-Aubin, Agapes – coup de cœur du Guide – révèle le talent du jeune Arnaud Darbas, formé chez les plus grands, épaulé en salle par Virginie Béziaud. À Colomiers, Quentin PellestorVeyrier s’installe dans l’ancienne maison de Yannick Delpech pour une cuisine ancrée dans le terroir occitan, du foie gras aux huîtres de l’étang de Thau. Dans le Lot, deux adresses dominent le vignoble : Les Jardins, à Parnac, où Marius Halter cuisine locavore dans les chais d’un ancien domaine ; et l’Holodeck, au Château de Chambert à Floressas, pour des assiettes d’une précision remarquable autour de beaux produits. Enfin, dans le Gard, La Belle Vie à SaintHilaire-d’Ozilhan, tenue par Denis Martin, célèbre l’agneau des Baux et le loup de Méditerranée avec une belle sincérité. guide.michelin.com
Balade gastronomique aux Grés de Montpellier
Hérault
Dimanche 10 mai
Six étapes, cinq communes, et autant de prétextes à s’attarder. Le parcours de 6,5 km traverse le vignoble des Grés de Montpellier de domaine en château, de folie en cave coopérative, chacun ouvrant ses portes pour une halte gourmande où les vins de l’appellation rencontrent les créations des Chefs d’Oc et du traiteur Grand. On chemine entre les rangs de syrah, grenache et mourvèdre qui font la typicité de ces sols caillouteux - les fameux grés, de l’occitan pour caillou - avant de marquer une pause, verre en main, face aux paysages qui enserrent Montpellier depuis des siècles. Un itinéraire à la fois physique et sensoriel, du lever de fourchette jusqu’au dessert. Sur réservation. languedoc-aoc.com



Des événements ailleurs
SÉLECTION DE LA RÉDACTION



Rencontres du 9e art
150 ans du Palais Garnier
Festival du film nature
Festival Théâtre en mai
AIX-EN-PROVENCE
BIBLIOTHÈQUE-MUSÉE DE L’OPÉRA
SAINT-GERVAIS MONT-BLANC
THÉÂTRE DIJON-BOURGOGNE, CDN
NATIONAL DE PARIS Île-de-France
PACA Du 11 avril au 23 mai
Auvergne-Rhône-Alpes Du 16 au 19 avril
Bourgogne
Du 22 au 31 mai
Une centaine de pièces rares dévoilent l’histoire flamboyante d’un théâtre devenu mythe. Entre archives, récits, légendes et splendeurs artistiques, le parcours éclaire ce qui fait de ce lieu un emblème mondial, où se rencontrent pouvoir, création et imaginaires. operadeparis.fr
Depuis plus de 20 ans, les Rencontres du 9e Art proposent un parcours d’expositions gratuites à travers la ville, loin du traditionnel salon de dédicace. Hugo Pratt et Corto Maltese, le collectif finlandais KutiKuti, le duo Jolivet-Stangl, l’illustratrice Gaëlle Alméras : quatre expos inédites, 70 ateliers, pour tous les publics. bd-aix.com

Bonnes mères
MUCEM
PACA Jusqu’au 31 août
De l’Antiquité à nos jours, Bonnes Mères explore la maternité méditerranéenne comme construction sociale et enjeu politique. Entre déesses antiques, Vierges et artistes contemporaines, 350 œuvres interrogent les injonctions, les silences et la pluralité des vécus maternels (deuil périnatal, transmission, liens mère-enfant), de Botticelli à Niki de Saint Phalle.
mucem.org
Pour sa première édition, Saint-Gervais Mont-Blanc lance un festival entièrement dédié au cinéma de nature. Une vingtaine de films, des léopards du Botswana aux profondeurs marines, sont au programme, entrecoupés de conférences, ateliers, randonnées et d’une exposition photographique dans le village. saintgervais.com

Le Printemps de Bourges
Centre-Val de Loire
Du 14 au 19 avril
Pour sa 50e édition, le Printemps de Bourges Crédit Mutuel investit la ville avec près de 500 spectacles. Patti Smith, Vanessa Paradis, Charlotte Cardin, Camille symphonique, Philippe Katerine…
Six jours de concerts dans des lieux emblématiques, entre artistes confirmés et talents émergents révélés par les iNOUïS. printemps-bourges.com
Le festival Théâtre en mai déploie une programmation plurielle mêlant théâtre, musique, vidéo et danse. Mémoire familiale, exil, désir, féminisme, héritage colonial… Des créations contemporaines hybrides et engagées, portées par des artistes français et internationaux, dans des lieux insolites à travers toute la ville. tdb-cdn.com

Les Nuits de Fourvière 80 ans !
LYON, AUVERGNE-RHÔNE-ALPES
Du 28 mai au 25 juillet
Pour leur 80e édition, les Nuits de Fourvière voient grand : plus de 60 spectacles mêlant musique, théâtre, danse, cirque et cabaret, 110 représentations, 16 créations et premières françaises. Et pour fêter l’anniversaire comme il se doit, huit Bals des Nuits – disco, masqué, folk – invitent le public à la fête, à l’inattendu, à la joie d’être ensemble. nuitsdefourviere.com

Avant les nymphéas. Monet découvre Giverny
MUSÉE DES IMPRESSIONNISMES
Giverny, NormandieJusqu’au 5 juillet
À l’occasion du centenaire de la mort de Monet, le musée des impressionnismes
Giverny consacre une exposition à ses premières années dans le village, de 1883 à 1890. Coquelicots, peupliers, brumes de Seine : une trentaine d’œuvres, dont plusieurs issues de collections privées, restituent ce Monet locataire, encore incertain de son motif.
mdig.fr
Claude Monet (1840-1926), Champs de coquelicots. Environs de Giverny, 1885. Paris, musée d’Orsay, en dépôt au musée des Beaux-Arts de Rouen© GrandPalaisRmn (musée d’Orsay) / Martine Beck-Coppola.

Renoir et l’amour
MUSÉE D’ORSAY
Paris, Île-de-FranceJusqu’au 19 juillet
Réputé « peintre du bonheur », Renoir est ici réexaminé à travers ses scènes de la vie moderne (1865–1885) : bals, promenades, déjeuners en bord de Seine. Le musée d’Orsay réunit une cinquantaine d’œuvres majeures, dont le Bal du moulin de la Galette et Le Déjeuner des canotiers, pour révéler la modernité joyeuse et amoureuse d’un peintre bien plus complexe qu’il n’y paraît. musee-orsay.fr

Matisse 1941-1954
GRAND PALAIS
Paris, Île-de-FranceJusqu’au 26 juillet
À près de 80 ans, Matisse se réinvente avec la gouache découpée et élève la couleur pure au rang de langage. Plus de 300 œuvres – peintures, dessins, textiles, vitraux – retracent ses dernières années de création (1941–1954), des Nus bleus à la Chapelle de Vence, révélant un artiste en perpétuelle liberté. grandpalais.fr
Service de la documentation photographique du MNAMCentre. Pompidou, MNAM-CC. Henri Matisse, Nu bleu II, 1952

Expos, spectacles, concerts, festivals
Chaque semaine, toute l’actualité culturelle de la région dans votre boite mail !


« UNE AVENTURE ARTISTIQUE »

Hérault innovante inclusive essentielle
Ici, la culture est s ciale, vitale et s lidaire.
Dans une société traversée par la crise sociale et les inégalités, le Département de l’Hérault fait le choix d’une culture innovante, inclusive et solidaire.
Elle s’invite en EHPAD, en MECS, en foyer, au collège, à la Scène de Bayssan comme à Pierresvives, à travers des appels à la création. Cette aventure artistique partagée offre aux résidents le temps de s’émerveiller, de s’inspirer et de se reconstruire
Dans l’Hérault, la culture crée du lien, rassemble et apaise. Elle insuffle de la joie, transforme les regards et redonne confiance.
Construite aux côtés des compagnies et des artistes héraultais, elle s’affirme comme un véritable service public de proximité : une culture essentielle, profondément humaine, qui inspire et émerveille.

Parce que la beauté, le partage et l’émotion sont essentiels à la vie. Ici, la culture est solidaire.
Kleber MESQUIDA
Président du Département de l’Hérault
Comédie du Livre 41e

GRANDES RENCONTRES 15 au 21 mai 2026
SALON DU LIVRE 22, 23 et 24 mai 2026 Promenade du Peyrou