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L'ART-VUES | AOÛT-SEPTEMBRE 2026

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Numéro

À

l'heure du climat

Les festivals entretiennent avec l’été une relation presque charnelle. Ils sont nés de la lumière, des places publiques, des longues soirées où l’art semblait prolonger naturellement les vacances. Aujourd’hui, cette évidence vacille. Les canicules successives ne sont plus des accidents météorologiques. Elles dessinent un nouvel horizon. Elles interrogent nos habitudes autant que notre capacité d’adaptation.

Combien de temps pourra-t-on encore jouer à quinze heures sur une scène écrasée de soleil ? Faire patienter des milliers de spectateurs sur un bitume brûlant ? Demander aux artistes, aux techniciens, aux bénévoles de travailler plusieurs semaines dans des conditions qui deviennent parfois extrêmes ? Derrière la chaleur se cachent des questions très concrètes : celle de la santé, de la sécurité, de l’accès à la culture, mais aussi celle du plaisir. Car le spectacle vivant est d’abord une expérience physique. Lorsque le corps souffre, l’émotion peine à trouver sa place. L’idée paraît aujourd’hui presque sacrilège : et si les festivals d’été n’étaient plus toujours… estivaux ? Certains imaginent déjà déplacer les grands rendez-vous culturels vers le printemps ou le début de l’automne. L’hypothèse fait sourire, parfois grincer des dents. Les habitudes touristiques, les vacances scolaires, l’économie des territoires semblent rendre ce scénario improbable.

L'équipe

SARL MEDI’ART COMMUNICATION

Pourtant, l’histoire culturelle est une longue suite de métamorphoses. Les festivals eux-mêmes furent un jour une invention. Rien n’interdit d’en imaginer une nouvelle génération. Des saisons culturelles plus étalées. Des horaires profondément repensés. Des villes conçues comme de véritables refuges climatiques, où l’ombre, l’eau et le végétal deviendraient des éléments de scénographie autant que d’urbanisme. Des spectacles qui retrouveraient le rythme de la nuit, lorsque la température redescend et que les pierres rendent enfin la chaleur accumulée.

Il ne s’agit pas de renoncer à l’été. Encore moins à ce qu’il représente dans notre imaginaire collectif. Il s’agit d’accepter qu’un patrimoine vivant ne se conserve pas sous cloche, qu’il se transforme pour continuer d’exister.

La question dépasse largement celle des festivals. Elle touche à notre manière d’habiter le monde. La culture a toujours été un miroir des bouleversements de son époque.

Elle pourrait devenir, demain, un laboratoire de l’adaptation climatique. Non pas en subissant le changement, mais en le précédant. Les prochaines révolutions culturelles ne viendront peut-être pas seulement des artistes ou des œuvres. Elles naîtront aussi de notre façon d’organiser la rencontre entre les œuvres, les créateurs et le public. C’est sans doute là un des grands défis des décennies qui s’ouvrent : préserver l’essentiel - le partage, l’émotion, la fête - tout en acceptant que le calendrier, lui, ne soit plus intangible.

Immeuble l’Arbre Blanc. 1, Place Christophe Colomb 34000 Montpellier

Tél. 04 67 12 06 00. contact@lartvues.com

Directeur de la publication : Stéphane Jurand

Direction commerciale : Philippe Pech

Rédacteur en chef : Luis Armengol

Chargée de la rédaction : Eva Gosselin

Rédaction : BTN, Marilyn Beaufour, Manon Haddouche, Laëtitia Toulout, Colette Dimo, Mireille Fabre, Vanessa Entringer, Agnès Moné

Développement : Dominique Dupland-Ychou

Administration commerciale et abonnements : Christine Jurand

Réalisation : K Y A H

Impression : Rotimpress - Diffusion : BMC Diffusion

Dépôt légal à parution - Magazine gratuit - ISSN 1164-7531

Édition et régie publicitaire : Médi’Art Communication

(Sarl au capital de 27000€)

RCS Montpellier B384662599

N° 08/2026

Les manuscrits et documents envoyés ne sont pas rendus. En aucun cas, le journal n’est responsable des documents qui lui sont confiés. Toute reproduction même partielle des articles et illustrations parus dans ce numéro est interdite, sauf autorisation préalable et écrite de la direction. Les articles insérés n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

Canal du Midi
30 ans au Patrimoine
Mondial de l'Unesco

Sommaire

CAHIER SPÉCIAL

Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée

En 2026, le canal du Midi célèbre les 30 ans de son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO sous le haut parrainage de Jean-Louis Etienne, médecin, scientifique et explorateur de renom. Trois siècles et demi après le pari fou de Pierre-Paul Riquet, cet ouvrage de 240 kilomètres continue de relier Toulouse à la Méditerranée - non plus pour le commerce, mais pour le tourisme, la biodiversité et la vie culturelle qui s’y déploie tout au long de l’année. Aux côtés de douze autres sites, il fait de l’Occitanie la région française la plus reconnue par l’UNESCO. Entre récit historique, portraits de territoires et agenda des célébrations, ce dossier remonte le fil d’un patrimoine vivant, entretenu et sans cesse réinventé.

Une prouesse technique originelle

Relier l’Atlantique à la Méditerranée sans contourner

En 2026, le canal du Midi fête les 30 ans de son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Avant de comprendre pourquoi cet ouvrage traversant l’Occitanie du sud-ouest au littoral méditerranéen a mérité une telle reconnaissance, retour sur son origine : un défi technique vieux de plusieurs siècles, résolu par un homme que rien ne prédestinait à devenir bâtisseur.

l’Espagne par le détroit de Gibraltar : l’idée circule depuis l’Antiquité. Mais un obstacle technique bloque tous les projets successifs. Ce canal reliant les deux mers doit nécessairement franchir un point haut, et aucune solution fiable n’existe alors pour l’alimenter en eau à cet endroit.

C’est Pierre-Paul Riquet, collecteur d’impôts et non ingénieur de formation, qui trouve la clé : capter les eaux de la Montagne Noire pour alimenter le futur canal à son point culminant.

Il présente son projet à Jean-Baptiste Colbert, intendant des finances de Louis XIV, en misant sur l’argument économique - un canal royal développerait le commerce

du Languedoc. Colbert convainc le roi, et le 7 octobre 1666, Louis XIV signe l’édit de construction du canal royal du Languedoc, l’ancien nom du canal du Midi.

Les travaux débutent dès 1667, simultanément dans la Montagne Noire, pour le système d’alimentation en eau, et à Toulouse. Jusqu’à 12 000 ouvriers - terrassiers, maçons, tailleurs de pierre, forgerons, charpentierssont mobilisés en même temps sur le chantier, qui rivalise avec celui de Versailles comme le plus important du règne de Louis XIV. Il faut creuser le lit du canal, construire son système d’alimentation, et réaliser l’ensemble des ouvrages nécessaires à la navigation : écluses, aqueducs, barrages, et même un tunnel de navigation, une première pour l’époque.

Le 15 mai 1681, 25 barques quittent Toulouse pour rejoindre Sète : c’est le voyage inaugural. Riquet, mort quelques mois plus tôt sans avoir vu l’achèvement de son œuvre, laisse derrière lui la voie navigable entièrement artificielle la plus longue de son époque.

De Vauban à la modernisation : trois siècles et demi de travaux

Le canal du Midi inauguré en 1681 n’est pas celui que l’on parcourt aujourd’hui. Corrections techniques, extensions, modernisation continue : chronologie d’un patrimoine qui n’a jamais cessé d’évoluer.

1686-1694 : les correctifs de Vauban.

Très rapidement après son ouverture, le canal montre des dysfonctionnements. En 1686 Louis XIV charge Vauban d’une expertise. Entre 1687 et 1694, l’ingénieur militaire fait construire de nombreux ouvrages complémentaires, en particulier des pontscanaux, pour fiabiliser le passage des rivières en passant au dessus et éviter l'envasement et les destructions lors des crues.

XVIIIe-XIXe siècles : les extensions.

Le canal du Midi n’est encore relié à l’océan Atlantique que par la Garonne, dont la navigation reste aléatoire. En 1776, le canal de Brienne facilite les liaisons toulousaines vers les Pyrénées. En 1856,

le canal latéral à la Garonne est mis en service et sécurise enfin la navigation toute l’année entre Toulouse et Bordeaux. Avec le canal du Midi, il forme le « canal des deux mers », qui concrétise pleinement la liaison entre Atlantique et Méditerranée.

Aujourd’hui : une modernisation permanente.

Les 78 écluses du canal, mécanisées puis automatisées, ont transformé les conditions de navigation. Le défi actuel porte sur les alignements de platanes, plantés au XIXe siècle et aujourd’hui menacés par le chancre coloré, une maladie incurable. Voies navigables de France mène, avec ses partenaires, un programme de replantation : le chêne chevelu devient la nouvelle essence identitaire du canal, aux côtés de sept autres espèces sélectionnées pour leur adaptation au territoire traversé.

En 2026, le canal du Midi fête les 30 ans de cette inscription UNESCO : l’occasion de mesurer un patrimoine qui reste, trois siècles et demi après Riquet, un ouvrage vivant.

Une

entente de plusieurs acteurs publics

POUR PRÉSERVER ET VALORISER LE CANAL DU MIDI

Une inscription au patrimoine mondial engage l'État à conserver, protéger, faire connaître et transmettre aux générations futures le patrimoine situé sur son territoire. Ceci nécessite une mobilisation collective.

Propriété de l’État, la gestion du Bien canal du Midi est assurée par l’établissement public Voies navigables de France. VNF gère, entretient et développe 6700 km de fleuves, canaux et rivières en France, dont le canal du Midi, avec 4 000 collaborateurs mobilisés au quotidien pour faire du fluvial un levier d’attractivité pour les territoires.

Pour coordonner les actions visant à la préservation du Bien et à sa valorisation, l’'Entente pour le canal du Midi' a été créée en 2018, réunissant l’État, VNF, la Région Occitanie et les Départements traversés (Aude, Haute-Garonne, Hérault, Tarn). VNF porte, en lien et pour le compte de l’Entente, de nombreuses actions collectives visant à mieux faire connaître le canal (site internet : canal-du-midi.com, plaquettes, expositions, événements...). VNF coordonne dans ce cadre des études et des travaux pour déployer des outils d’interprétation du canal du Midi.

Un Comité de Bien, co-présidé par l’État, la Région et VNF, véritable « Parlement du canal », rassemble plus de 300 acteurs du territoire (élus, État, représentants socio-professionnels, experts…) pour débattre et orienter les stratégies de préservation et de valorisation. Un plan de gestion UNESCO coconstruit avec les acteurs du territoire et approuvé en 2021, fixe la stratégie et un plan d’action. La Région occupe ainsi une place structurante dans cette gouvernance à plusieurs niveaux - aux côtés de l’État, de VNF et des départements - pour préserver et valoriser un patrimoine dont l’entretien reste, 30 ans après son inscription, un effort collectif et continu.

L’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO

L’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture reconnaît la valeur universelle exceptionnelle de l’ouvrage : une réalisation d’ingénierie civile jugée parmi les plus extraordinaires de l’ère moderne, annonciatrice de la révolution industrielle. L’inscription ne porte pas seulement sur le canal lui-même : elle couvre aussi son système d’alimentation en eau dans la Montagne Noire et ses extensions du XVIIIᵉ siècle ; soit 360 km de canaux et rigoles au total. 1996

Un canal vivant

DEPUIS PLUS DE 3 SIÈCLES

Conçu au XVIIe siècle pour transporter marchandises et voyageurs, le canal du Midi a vu son trafic commercial décliner avec l’arrivée du rail puis de la route. Aujourd’hui pleinement réinventé, il est une destination phare du tourisme fluvial en France, une ressource en eau pour l'irrigation agricole et un corridor écologique pour près de 300 espèces animales.

Dès sa mise en service, le canal du Midi transporte céréales, vin, sel, soie ou marbre, tandis que les voyageurs empruntent la « barque de poste » halée par des chevaux - quatre jours de Toulouse à Sète, rythmés par les dînées et les couchées. Cette activité fait naître tout un bâti le long du tracé : entrepôts, auberges, maisons éclusières, ports, chantiers navals. Le commerce s’éteint progressivement au tournant du XXe siècle, laissant place à un autre usage, tout aussi vivant.

LE CANAL DU MIDI, LOISIRS, IRRIGATION ET BIODIVERSITÉ

Le canal du Midi est une destination phare du tourisme fluvial en France. Il concentre notamment le plus grand nombre de bateaux de location sans permis. La navigation de plaisance n’est qu’une des façons de le parcourir - le cyclotourisme structure désormais tout autant l’offre, porté par trois itinéraires qui longent le canal : le Canal des deux

mers à vélo, la Méditerranée à vélo et la Vélodyssée.

Le chemin de halage, autrefois réservé aux chevaux tractant les bateaux, est devenu l'un des axes de mobilité douce les plus fréquentés de la région. La randonnée pédestre, l'aviron et la pêche complètent la palette d'usages du canal.

Le canal du Midi a également aujourd'hui un rôle très important vis-à-vis de la ressource en eau. L'eau qui transite en son sein alimente les milieux naturels. Elle fournit de l’eau potable, participe à l’irrigation agricole (au moins 50% des volumes en été) et permet la navigation.

Cette nouvelle vie s’accompagne d’un rôle écologique de premier plan. Entre Toulouse et l’étang de Thau, le canal forme un long ruban qui relie les espaces naturels entre eux : ses berges, ses talus et ses alignements d’arbres abritent près de 300 espèces animales recensées - oiseaux, rapaces, chauves-souris, libellules, salamandres, lézards, petits mammifères - dont certaines protégées, comme le petit-duc scops, une espèce de hibou. Un patrimoine vivant à double titre : culturel et naturel.

Au fil de l’eau

Du berceau du projet à Bonrepos-Riquet jusqu’à l’étang de Thau, le bien Unesco traverse quatre départements et 89 communes. Voici, département par département, les lieux qui racontent le mieux son histoire - et la vie culturelle qui continue de s’y écrire.

Le bassin de Saint-Ferréol, réservoir d’exception

Tarn

Prise d’eau d’Alzeau

À plus de 680 mètres d’altitude, sur la commune d’Arfons, ce site marque le point de départ du système d’alimentation en eau du canal : c’est ici que naît la rigole de la Montagne, qui chemine sur 24 kilomètres jusqu’aux Cammazes. Le village accueille chaque été le festival Eaux, Pierres et Forêts, qui invite à comprendre ce système hydraulique autrement qu’en salle de classe.

Voûte Vauban, Les Cammazes

Percé en 1688 à l’initiative de Vauban, ce tunnel de 120 mètres achemine l’eau de la rigole de la Montagne vers le lac de Saint-Ferréol pour renforcer son alimentation. Le passage se contourne par l’extérieur - s’aventurer sur l’étroite banquette qui longe la rigole reste déconseillé. À proximité, le Salon de Vauban propose une pause gourmande et culturelle pour prolonger la découverte du site.

Domaine de Bonrepos-Riquet

Situé au nord-est de Toulouse, ce domaine acquis par Pierre-Paul Riquet en 1652 conserve encore plusieurs bassins qui laissent penser que c’est ici qu’il a expérimenté ses premiers projets hydrauliques. Le château, ancienne demeure de Riquet, et son orangerie restaurée se visitent. À noter : le domaine accueille aussi, en octobre, le « Dîner chez Riquet », un dîner dans l’ambiance du XVIIe siècle, servi par des bénévoles costumés, pour prolonger la visite en soirée.

Port de l’Embouchure et Ponts-Jumeaux

Le canal du Midi commence ici, à Toulouse, au point de convergence de trois voies d’eau : le canal du Midi, le canal de Brienne et le canal latéral à la Garonne. Les Ponts-Jumeaux, inaugurés en 1776, comptaient à l’origine deux arches ; la troisième a été ajoutée en 1838 lors de la création du canal latéral.

Construit entre 1667 et 1680 par Pierre-Paul Riquet, le bassin de Saint-Ferréol était à l’époque le plus grand barrage du monde occidental. Rehaussé par Vauban pour augmenter sa capacité, il a été conçu pour garantir l’alimentation en eau du canal du Midi tout au long de l’année. Ce lac, qui s’étend sur trois départements (Haute-Garonne, Tarn et Aude), offre aujourd’hui un espace de baignade et de promenade, et abrite le Réservoir, un espace de découverte pour comprendre le fonctionnement hydraulique du canal.

Écluse de Négra

À Montesquieu-Lauragais, ce hameau pittoresque avec sa chapelle et son ancienne auberge accueillait dès 1681 la première halte des voyageurs partis de Toulouse en barque de poste. Le site se prête aujourd’hui à d’autres formes de récit : balades contées théâtralisées et rendez-vous culturel autour d’un « déjeuner sur l’herbe » y sont organisés en septembre.

Haute-Garonne
ZOOM

Au fil de l’eau

Hérault

Écluses de Fonseranes et pontcanal de l’Orb, Béziers

Construite entre 1676 et 1680, Fonseranes est la plus grande échelle d’écluses de France : huit sas et neuf portes en enfilade, sur 315 mètres, pour franchir un dénivelé de 21 mètres. Le pont-canal de l’Orb, achevé en 1857, a permis d’éviter le passage périlleux par le fleuve. Non loin de là, en septembre, le Domaine de Bayssan accueille une exposition consacrée à l’histoire, aux paysages et aux territoires du canal du Midi, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. Écluse ronde, Agde

La plus originale du canal : une forme circulaire à trois entrées, vers l’étang de Thau, vers Béziers, et vers le port d’Agde via le canalet. Un choix architectural unique sur tout le linéaire. Le Château Laurens, chefd’œuvre Art nouveau voisin, propose « Le génie des eaux », un parcours qui relie l’écluse ronde, le canalet et l’ancienne turbine hydroélectrique du château aux décors Art nouveau consacrés au thème de l’eau. Pointe des Onglous, Marseillan C’est ici, après 240 kilomètres depuis Toulouse, que le canal se jette dans l’étang de Thau. Le phare des Onglous, à l’extrémité de la jetée, offre un panorama sur l’étang - et, à quelques encablures, sur Sète, la « Venise du Languedoc », qui referme en beauté le voyage vers la Méditerranée.

Aude

Seuil de Naurouze

Point stratégique du canal, situé sur la ligne de partage des eaux à Montferrand : depuis ce point haut, à 189 mètres d’altitude, les eaux provenant de la Montagne Noire se répartissent vers l’Atlantique d’un côté et la Méditerranée de l’autre. Les vestiges d’un vaste bassin octogonal voulu par Riquet et un obélisque de 20 mètres élevé en son hommage se découvrent au fil d’une promenade. Un son et lumière y est organisé durant tout l'été.

Port de Carcassonne et pont-canal du Fresquel

Le canal ne traverse Carcassonne que depuis 1810 ; à l’origine, son tracé passait à cinq kilomètres au nord de la ville, freinant son commerce pendant tout le XVIIIe siècle. Le nouveau tracé négocié avec la ville s’accompagne de la construction du

pont-canal du Fresquel, long de 50 mètres. Aujourd’hui, la péniche Europ’Odyssée, amarrée au port, propose une expérience immersive sur la construction du canal, tandis que le Hangar Blanc, centre d’art contemporain installé dans une ancienne halle industrielle, anime la scène culturelle carcassonnaise toute l’année.

Le Somail

Ce hameau né de l’activité du canal a vu son port aménagé dès 1682 pour desservir Narbonne. Bureaux, écuries, auberge, chapelle : l’activité fluviale y bat son plein jusqu’au milieu du XIXe siècle. Aujourd’hui reconverti en halte touristique prisée, il conserve une curiosité qui vaut le détour : un ancien entrepôt à vin transformé en une librairie hors norme où l’on flâne entre les rayonnages de livres anciens et d'occasion comme on flânerait sur les quais.

Le canal du Midi compte plus de 300 ouvrages sur son parcours. QUELQUES ÉTAPES À NE PAS MANQUER, ENTRE TOULOUSE ET SÈTE.

HAUTE-GARONNE

Canal de Brienne (Toulouse), Aqueduc des voûtes (Gardouch/Renneville)

HÉRAULT

Port de Capestang et le grand bief, Tunnel du Malpas (Nissan-lez-Ensérune), Ouvrages du Libron (Vias)

AUDE

Grand Bassin et écluses Saint-Roch (Castelnaudary), Pont de Rode et pont-canal de l’Orbiel (Trèbes), Ouvrages de l’Argent Double (La Redorte), Pont-canal de Répudre (Paraza/Ventenac-en-Minervois), Site de Gailhousty (Sallèles-d’Aude), Canal de la Robine (Narbonne), Grand Castélou et réserve de Sainte-Lucie (Narbonnais)

Colloque international, son et lumière, visites guidées, rallye, journées du patrimoine, expositions, banquet costumé... Le canal du Midi célèbre ses 30 ans d’inscription UNESCO à travers une centaine de rendez-vous depuis le début de l'année.

DU 17 AU 21

Rallye et Enduro du canal du Midi en aviron de Toulouse à Béziers. Rendez-vous traversant les trois départements du linéaire depuis plus de quarante ans.

JEUDI 27

Balade en gabare sur le canal du Midi au départ du port Saint-Sauveur, Toulouse (31).

VENDREDI 28

30ans à l'UNESCO

Balade nocturne Canal au Crépuscule près des bassins des Filtres, Toulouse (31) : découverte de la faune crépusculaire.

JUSQU’AU 29

Canal en lumière au seuil de Naurouze (11). Parcours nocturne pour une plongée au cœur d’un site chargé d’histoire.

LE 10

Dîner chez Riquet, Bonrepos-Riquet (31). Dîner costumé dans l’ambiance du XVIIe siècle.

DU 15 OCTOBRE AU 15 DÉCEMBRE

Exposition L’âge d’or des mariniers du Canal à Toulouse (1950-1980), parvis de la gare Matabiau, Toulouse (31) : photographies de Jean Dieuzaide, André Cros, Jean Ribière, Claude Sarrieu.

LE 17

Visite guidée à bord de la péniche Le Capitole, Toulouse (31)

JUSQU’AU 18

DU 1ER AU 13

Exposition 1666-2026 Le Canal du Midi, un ouvrage de génie au Moulin des Évêques, Agde (34). Et conférences : « Le canal du Midi expression du génie créateur humain » et « Les eaux de la Montagne Noire, clef de voûte du canal du Midi ».

DU 1ER AU 30

Vivre le canal, Carcassonne (11). Exposition photographique d’hier et d’aujourd’hui autour du canal dans l’Aude, proposée par l’Ethnopôle Garae.

LE 5

Lecture Moi, Jean Pigasse, ouvrier du canal sur le parvis de Brienne, Toulouse (31) : roman historique de Michèle Teysseyre sur la construction du canal.

DU 11 AU 13

Vélocipédie occitane, « Du canal du Midi à Montségur », de Bram à Montségur. Itinérance à vélo reliant le canal à la cité cathare.

DU 14 AU 20

Deux expositions à la Capitainerie SaintSauveur, Toulouse (31) : À l’ombre du canal du Midi (photographies de Daniel Banon) et Ouvrage scientifique, technique et patrimonial.

DU 17 SEPT. AU 11 DÉCEMBRE

Exposition Réinventer le patrimoine bâti du canal du Midi, proposée par l'école nationale supérieure d'architecture, Toulouse (31).

LES 19 ET 20

Journées européennes du patrimoine, sur tout le tracé. Temps forts à Béziers, Domaine de Bayssan (34), exposition et visites ; à Montesquieu-Lauragais (31), balades contées et « déjeuner sur l’herbe » à l’écluse de Négra ; à Carcassonne (11), visite théâtralisée ; à Paraza (11), rendez-vous dédié au canal. Expositions et visite commentée des cales de Radoub à Toulouse (31).

DU 19 SEPT. AU 31 MARS

Exposition Au fil de l’eau, au rythme de la ville au Noviciat, Toulouse (31) : les liens entre le canal et la ville depuis 360 ans.

DU 24 AU 28

Canal du Midi, star du festival Cinéma d'ici, Castelnaudary (11). Journée professionnelle à destination des réalisateurs, producteurs et acteurs du tourisme sur le potentiel du canal comme décor de tournage

LE 27

Grand banquet à la cour du Roi & concours du meilleur costume médiéval, Colombiers (34). Banquet populaire d’époque dans la cave de Colombiers, avec dégustation de plats d’antan.

DU 28 SEPT. AU 3 OCTOBRE

Rencontres TEPOS, Bram, Revel, Castelnaudary, Avignonet. Rencontres institutionnelles sur la transition énergétique des territoires.

Exposition Cédrick Eymenier et Cheyenne L’Huillier, À la poursuite de la beauté, Ventenac (11).

JUSQU’AU 1ER NOVEMBRE

Exposition Le génie des eaux au Château Laurens, Agde (34), un parcours qui célèbre l’innovation des ouvrages hydrauliques déployés au château Laurens.

DU 24 AU 26

Colloque international, Toulouse (31). Grand rendezvous scientifique de l’anniversaire, organisé par l’Université Jean Jaurès et Voies navigables de France.

LE 26

Concert de clôture du colloque, Toulouse (31). Concert thématique consacré au canal du Midi, avec le pianiste-compositeur Jean-François Zygel et l'Orchestre national du Capitole.

DÉCEMBRE

LE 6

Retraite aux flambeaux du Malpas puis concert de musique baroque, Colombiers (34).

Treize sites UNESCO À DÉCOUVRIR

1985

PONT DU GARD

Premier site d’Occitanie reconnu par l’UNESCO, cet aqueduc romain du Ier siècle est le plus haut pontaqueduc du monde antique, avec ses trois niveaux d’arches superposées. Il franchit le Gardon près de Nîmes et reste, aujourd’hui encore, le monument antique le plus visité de France.

1996

CANAL DU MIDI

Chef-d’œuvre d’ingénierie civile du XVIIe siècle conçu par Pierre-Paul Riquet, il relie Toulouse à la Méditerranée sur 240 kilomètres. Son inscription couvre aussi son système d’alimentation en eau dans la Montagne Noire et ses extensions du XVIIIe siècle, soit 360 kilomètres de canaux et rigoles au total.

1997

GAVARNY

MONT PERDU

Site naturel transfrontalier partagé avec l’Espagne, autour du massif calcaire du Mont Perdu et du cirque de Gavarnie, l’un des plus vastes d’Europe. L’inscription reconnaît à la fois la valeur paysagère exceptionnelle du site et son pastoralisme de montagne, pratiqué depuis des siècles de part et d’autre de la frontière.

1998

CHEMINS DE ST-JACQUES DE COMPOSTELLE

L’Occitanie est traversée par trois de ces itinéraires historiques vers Compostelle, les voies d’Arles, du Puy-en-Velay et du Piémont, jalonnés d’édifices remarquables comme les abbayes de SaintGilles et de Conques, la basilique Saint-Sernin de Toulouse ou encore le pont Valentré à Cahors.

1999

CITÉ DE CARCASSONNE

Forteresse médiévale ceinte de deux remparts et de 52 tours rondes, elle fut le centre du pouvoir des comtes de Carcassonne avant de devenir place forte royale après la croisade des Albigeois. Restaurée par Viollet-le-Duc entre 1853 et 1911, c’est aujourd’hui le troisième monument le plus visité de France.

2008

FORTIFICATIONS DE VAUBAN

Deux sites occitans, Villefranche-de-Conflent et Mont-Louis, dans les Pyrénées-Orientales, font partie du réseau de douze fortifications de l’ingénieur militaire Vauban classées à travers la France, représentatif de son système défensif du XVIIe siècle face aux frontières du royaume.

2011

CAUSSES ET CÉVENNES

Paysage culturel de l’agropastoralisme méditerranéen, façonné depuis des millénaires par l’élevage et la transhumance, entre Aveyron, Gard, Hérault et Lozère. L’inscription reconnaît un système agro-pastoral toujours vivant et actif, et non un simple décor naturel figé dans le temps.

2021

FORÊT DE MASSANE

Nichée dans le massif des Albères, en PyrénéesOrientales, cette hêtraie protégée depuis 1973 n’a connu aucune exploitation depuis plus de 150 ans, ce qui en fait l’une des rares forêts françaises en totale libre évolution. Elle rejoint en 2021 la liste des forêts primaires de hêtres d’Europe.

2023

MAISON CARRÉE DE NÎMES

Édifié à la fin du Ier siècle avant notre ère, ce temple romain dédié aux petits-fils de l’empereur Auguste est considéré comme l’un des mieux conservés au monde. Sa façade à colonnes corinthiennes en a fait un modèle pour l’architecture néoclassique bien après la fin de l’Antiquité romaine.

CETTE ANNÉE

GÉOPARC TERRES D'HÉRAULT

2010

CITÉ ÉPISCOPALE D'ALBI

Ensemble urbain de brique rouge organisé autour de la cathédrale Sainte-Cécile, la plus grande cathédrale de brique au monde, et du Palais de la Berbie, qui abrite aujourd’hui le musée ToulouseLautrec, au cœur historique de la ville, bâtie sur les rives du Tarn.

2017

GÉOPARC DES CAUSSES DU QUERCY

Les Causses du Quercy, dans le Lot, forment un Géoparc mondial UNESCO au cœur du Parc naturel régional. Cet espace préservé conjugue paysages calcaires, villages authentiques et patrimoine géologique exceptionnel, du monde souterrain à la voûte céleste.

Le 23 avril 2026, l’UNESCO a officiellement labellisé le Géoparc Terres d’Hérault « Géoparc mondial UNESCO », seul dossier français retenu cette année, aux côtés de onze autres territoires dans le monde. Porté par le Département depuis 2022, ce Géoparc s’étend sur 2 046 km² et 111 communes, entre Lodévois, Larzac et Haut-Languedoc, et retrace 540 millions d’années d’histoire géologique à travers 58 géosites remarquables. Le label, attribué pour quatre ans, porte à dix le nombre de géoparcs mondiaux UNESCO en France.

FORTERESSES ROYALES DU LANGUEDOC

Depuis quelques semaines, les forteresses royales capétiennes du Languedoc sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO. Cet ensemble de huit monuments, dont Carcassonne, Aguilar, Lastours, Montségur, Peyrepertuse, Puilaurens et Quéribus, s'étend sur plus de 9400 hectares dans l'Aude et l'Ariège. Perchées sur les reliefs escarpés des Corbières et de la Montagne Noire, elles forment un système défensif cohérent, témoin de l'adaptation de l'architecture militaire médiévale à la topographie.

Du 19 août 2026 au 4 janvier 2027

7Taillés sur mesure7

Un siècle de costumes de jouteurs

Collection Jacques Vié

« Venez découvrir plus d’un siècle d’histoire à travers les tenues blanches des jouteurs, symboles d’un savoir-faire artisanal d’exception et du patrimoine sétois. »

Au musée de la Mer - 1, rue Jean-Vilar - Sète

LA SCIENCE EN PARTAGE

Ancrer la science dans la société

Convaincue que la science doit dialoguer avec la société, l’Université de Montpellier mène une politique de médiation culturelle et scientifique dynamique et inclusive. Elle s’appuie sur une collaboration étroite avec les acteurs du territoire, notamment Montpellier Méditerranée Métropole et la Région Occitanie, et articule ses actions autour de trois grands défis : nourrir, soigner, protéger.

Chaque année, l’établissement propose des rendez-vous phares comme la Fête de la Science, le Bar des Sciences ou le Festival Sud de Sciences. Coordinateur de la Fête de la Science pour l’Hérault depuis près de dix ans, il l’est aussi pour la Lozère depuis 2021. Une chaîne de vulgarisation scientifique sur YouTube, « Écran de savoirs », a été lancée en 2022.

Deux programmes originaux de sciences participatives impliquent directement le jeune public : LitterNature, qui étudie la représentation de la biodiversité dans la littérature jeunesse (1 550 médias déjà collectés par 548 contributeurs), et Peluchologie, consacrée à la morphologie et au pouvoir réconfortant des ours en peluche (1 008 médias collectés par 516 contributeurs).

Le dispositif innovant UniverlaCité permet chaque année à des étudiants de concevoir et d’animer des ateliers pour les jeunes des zones d’éducation prioritaire. Une seconde Cordée de la réussite, spécifique au thème de l’eau, a par ailleurs été organisée en lien avec des établissements scolaires de Lozère.

Le projet «UM VIA des sciences», levier de structuration des actions de culture scientifique

En 2024, l’Université a obtenu le label national « Science avec et pour la société », pour son projet UM VIA des sciences, mené avec la Métropole de Montpellier. Elle est aujourd’hui la seule à détenir ce label en Occitanie. Doté de 680 000 euros sur trois ans, ce projet vise à rendre les savoirs plus accessibles et à favoriser l’engagement citoyen dans la recherche, notamment auprès des jeunes publics et des publics empêchés : création d’un prix valorisant l’implication des chercheurs, d’un agenda partagé des actions de culture scientifique, ou encore de projets originaux comme la traduction de travaux de recherche sous forme de contes.

8 Facultés

• Faculté de droit et de science politique

• Faculté d’économie

• Faculté d’éducation

• Faculté de médecine Montpellier - Nîmes

• Faculté d’odontologie

• Faculté de pharmacie

• Faculté des sciences

• Faculté des sciences et techniques des activités physiques et sportives (STAPS)

CLASSEMENTS

L’Université de Montpellier occupe un positionnement de premier rang dans les classements internationaux, témoignant de son excellence en recherche et de la qualité de ses enseignements CHIFFRES

ÉTUDIANTS AGENTS

ÉTABLISSEMENT COMPOSANTE de L’UNIVERSITÉ DE MONTPELLIER

PÔLES DE RECHERCHE

55000 ÉTUDIANTS INSCRITS DANS...

7 Instituts

• Institut de préparation à l’administration générale (IPAG)

• Institut national supérieur du professorat et de l’éducation – Académie de Montpellier (INSPE)

• Institut d’administration des entreprises (IAE)

• Montpellier Management

• IUT Béziers

• IUT Montpellier – Sète

• IUT Nîmes

des meilleures universités mondiales lors du classement de Shanghai du 15 août 2025 TOP

2 Écoles

DOMAINES de FORMATION • Sciences , technologies, santé • Droit, économie, gestion

COLLÉGIUMS

500 000M2 ÉCOLES DOCTORALES

STRUCTURES DE RECHERCHE DE BUDGET

COLLÈGE DOCTORAL

17 5500 55000 1 2 5 73 8 9 575M€ 1 UFR, ÉCOLES, INSTITUTS

• Observatoire de recherche méditerranéen de l’environnement (OREME)

• Polytech Montpellier

1 établissement-composante

• École nationale supérieure de chimie de Montpellier (ENSCM)

dans le classement THE Impact de mai 2025 relatif à la responsabilité sociale des établissements (30ème mondial et 1ère place nationale sur les thématiques santé/bien être et vie aquatique) TOP

en écologie au classement de Shanghai par thématique

TOP 5

et 1ère ville de province dans le Leiden Ranking 2025

PHILIPPE AUGÉ

Entretien avec

Président de l’Université de Montpellier

L’Université de Montpellier vient de célébrer ses 10 ans. Comment l’établissement s’est-il imposé dans le paysage universitaire national et international, et quels leviers permettent de maintenir cette dynamique dans la durée ?

La dynamique a véritablement commencé en 2012, avec le lancement de la fusion des universités Montpellier 1 et Montpellier 2, qui a donné naissance, deux ans et demi plus tard, à l’Université de Montpellier. Cette transformation a permis de rassembler des domaines complémentaires en formation et en recherche, de mutualiser les forces et de redonner un élan à un site qui, pendant près de quinze ans, n’était pas parvenu à se structurer durablement. Elle a aussi posé les bases du projet d’excellence I-SITE MUSE, construit autour de trois défis : « nourrir – soigner - protéger ».

Ce programme a accéléré les transformations en formation, recherche et innovation, et donné un vrai souffle à l’établissement fusionné. Au fil des années, l’Université de Montpellier s’est construite autour d’une identité claire, fondée sur les sciences du vivant et de l’environnement et encourageant les croisements avec d’autres disciplines, notamment les sciences sociales, ou le Pôle MIPS. Ce cap lisible a favorisé l’émergence de projets innovants et renforcé la visibilité de l’établissement.

Après une fusion juridique réussie en 2015, l’obtention du label I-SITE a marqué un tournant : elle a mobilisé les équipes autour d’une stratégie scientifique claire et permis de lancer de nombreux projets, audelà de la recherche, en formation, innovation pédagogique et international. Parmi les succès concrets : le projet ExposUm sur l’exposome, la labellisation d’un centre UNESCO sur l’eau, le développement d’une école de santé numérique et de nouveaux programmes de formation interdisciplinaire.

Je suis persuadé que c’est bien la fusion, puis l’I-SITE, qui ont permis de lancer cette dynamique de succès. Le programme a aussi consolidé notre positionnement national, européen et international, et un réseau solide de partenaires académiques et socio-économiques. Audelà des financements, il a surtout permis de construire une stratégie claire et partagée. Ces succès positionnent aujourd’hui l’Université de Montpellier comme un acteur reconnu aux niveaux national et international et viennent renforcer ses ambitions en matière de recherche, de formation, d’innovation et de vie étudiante.

Un principe de bon sens est que le décideur (État) soit le payeur ! Jusqu’à présent, nos ressources propres et une gestion rigoureuse ont permis d’amortir ce surcoût, mais cela ne suffit plus.

Si ce contexte budgétaire contraint persiste, les universités devront puiser dans leurs réserves puis freiner leurs projets : rénovation des bâtiments, recherche, innovation, offre de formation. Les opérations d’envergure ne pourront plus être engagées au détriment des usagers, des personnels, de l’attractivité et des impacts économiques sur les territoires. Nos établissements ont pourtant acquis une vraie visibilité internationale et délivrent des diplômes très professionnalisants.

Vous êtes inquiet de ce que vous qualifiez de risque de « panne de l’ascenseur social ». Pouvez-vous rappeler le rôle de l’université auprès de la jeunesse et l’importance de son développement territorial et international ?

Les universités publiques sont profondément attachées aux valeurs du service public : former des citoyens éclairés, permettre au plus grand nombre d’accéder à des formations de qualité et de s’insérer professionnellement. Elles sont le gage d’une égalité des chances pour toutes et tous.

Si nous n’avons plus les moyens de former nos jeunes, c’est cette promotion sociale, cet « ascenseur social », qui risque de ne plus fonctionner. Nos Universités permettent aussi, par la recherche et l’innovation, de répondre aux grands défis scientifiques actuels, et de créer des connexions essentielles avec le monde socio-économique dans les territoires.

Dans une concurrence très forte et même «commerciale» de l’enseignement privé, comment rassurer les étudiants et les parents sur la qualité de l’enseignement de l’université publique ?

Au fil des années, l’Université de Montpellier s’est construite autour d’une identité claire, fondée sur les sciences du vivant et de l’environnement et encourageant les croisements avec d’autres disciplines, notamment les sciences sociales ou le Pôle MIPS.

Vous avez indiqué vos fortes préoccupations en raison des coupes budgétaires prévues nationalement. Quelles sont les conséquences de ce contexte budgétaire ?

Depuis plusieurs années, l’État demande aux universités d’exercer de nouvelles missions – transition écologique, insertion professionnelle, lutte contre les violences sexistes et sexuelles, inclusion, santé étudiante... –sans jamais en compenser intégralement le coût. Plus récemment, des mesures en matière de ressources humaines décidées par l’État n’ont pas non plus été compensées, ce qui représente un delta d’environ 10 millions d’euros par an pour notre université. Sans remettre en cause l’intérêt de ces mesures, il faut rappeler que l’État doit assumer ses choix et ne peut laisser à la charge de ses opérateurs le financement des mesures qu’il annonce.

L’attractivité de l’enseignement privé, notamment le « Privé-lucratif », repose sur une sélection spécifique, des frais d’inscription élevés et des brochures de communication luxueuses. Or les faibles frais d’inscription dans les Universités publiques sont fixés par l’État et ne sont aucunement liés à la qualité des enseignements dispensés : nos diplômes sont de vrais diplômes, reconnus nationalement et accrédités par l’État après une évaluation rigoureuse, contrairement à ce que proposent de nombreuses officines privées qui ne sont parfois même que de simples certifications. Les universités publiques souffrent sans doute d’une désinformation sur ce qu’elles proposent réellement : des méthodes pédagogiques modernisées, des équipements à la pointe, des expériences à l’international, un accompagnement renforcé des étudiants et d’excellents taux d’insertion professionnelle. Leurs grands atouts : l’expertise de nos équipes d’enseignants-chercheurs qui produisent les connaissances autant qu’ils les transmettent et des formations fortement adossées à la recherche qui permettent notamment l’acquisition de compétences transversales au plus près de la production des connaissances.

Conversation avec

Vice-président délégué à la culture, au patrimoine, à l'éducation artistique au Département du Gard et Président de l'Établissement Public de Coopération Culturelle du Pont du Gard

Vice-président délégué à la Culture, au patrimoine, à l’éducation artistique au Département du Gard et Président de l’Établissement

Public de Coopération Culturelle du Pont du Gard, Patrick Malavieille a reçu cet été l’insigne de la Légion d’honneur, après plus de quarante ans consacrés à l’action culturelle en Occitanie. Un budget maintenu à six millions d’euros malgré les difficultés financières des collectivités, des dispositifs déployés en ville comme dans les territoires ruraux, un soutien réaffirmé à la liberté de création face aux désengagements politiques : il détaille les grands axes de la politique culturelle départementale, avant de revenir sur l’exposition Robert Combas, événement majeur de l’été au Pont du Gard.

"La culture n'est pas seulement nécessaire, elle est essentielle"

Le 26 juin dernier, le Conseil départemental a voté une enveloppe de 639 950 € dans le cadre de la politique « Militer pour la culture pour tous », qui s’ajoute aux 2,1 M€ déjà votés au budget primitif 2026. Le mot « militer » est fort, presque politique - pourquoi ce choix de vocabulaire, et comment cette enveloppe va-t-elle se traduire concrètement sur le terrain ?

Si l’on additionne le budget de la culture, des archives, de la conservation départementale et de la lecture, nous arrivons à environ six millions d’euros pour le Conseil départemental - un budget que nous avons choisi de maintenir, avec la présidente, malgré les difficultés financières des collectivités, parce que la culture n’est pas seulement nécessaire, elle est essentielle. C’est pour cela que nous avons employé ce verbe, « militer » : cela suppose un engagement réel des élus, d’autant plus nécessaire qu’en période de crise, c’est souvent la culture qui sert de variable d’ajustement. Nous traversons une période où l’art et la culture sont menacés à la fois par la baisse des moyens financiers et par une forme de populisme qui cherche à faire taire les forces de l’art. Militer pour la culture, c’est renvoyer à la question des droits culturels, conformément à la déclaration de Fribourg. Cette enveloppe complémentaire nous permet notamment, cette année, de soutenir des manifestations émergentes, que certains règlements d’intervention excluent la première année, faute d’antériorité : il s’agit de continuer à soutenir ce qui fonctionne, sans s’interdire d’aider ce qui émerge dans un climat difficile.

Le festival Jazz à Vauvert, qui existait depuis 23 ans, a été annulé cette année après le retrait du financement municipal - le Département a alors soutenu la création de Jazz à Vergèze pour maintenir la programmation. Cet épisode dit quelque chose de la fragilité du financement culturel local. Comment le Département voit-il son rôle pour accompagner ou sécuriser ce type de projets ?

La situation faite à l’association Jazz à Junas est inadmissible. Que le maire ne souhaite pas reconduire cette manifestation relève de son choix - mais le faire avec des contrats déjà signés, à quelques semaines de l’événement, sur la base d’arguments fallacieux, c’est inacceptable. Jazz à Vauvert rayonnait dans tout le département, et irriguait aussi l’école de musique intercommunale. Il est essentiel que tous les élus respectent pleinement la liberté artistique. Il a fallu réagir vite : avec la mairie de Vergèze, qui nous a permis de trouver un lieu, le Département et la Région ont créé les conditions pour sauver la manifestation au pied levé. Mais il ne s’agit pas d’inscrire une règle dans le marbre : nous ne pourrons pas systématiquement nous substituer, d’abord parce que ce n’est pas possible financièrement, mais aussi parce qu’il faut en appeler à la résistance des publics, des artistes et des collectivités pour préserver la liberté de création. La culture manque d’épée et d’épopée aujourd’hui : il faut établir un vrai récit sur ce qu’elle représente dans la société, sur la place des artistes. Et, c’est aux élus qui partagent ce point de vue de le porter jusqu’au plus haut niveau.

Le Gard compte de nombreux territoires ruraux. Quels sont les outils spécifiques du Département pour irriguer culturellement ces zones plus isolées ?

Nous sommes très attentifs à ce que le territoire soit bien maillé. Pour cela, nous incitons les grandes institutions à sortir de leurs murs : le Cratère d’Alès, par exemple, permet à une vingtaine de communes du bassin alésien de recevoir des programmations artistiques. Il ne s’agit pas simplement de transporter un spectacle avec les abonnés habituels : il faut que ces programmations soient une véritable appropriation par les territoires. Au-delà du budget culture, la politique de la ville apporte aussi des financements complémentaires, dans les quartiers prioritaires des grandes villes comme dans les zones rurales, je pense à La GrandCombe, Saint-Ambroix, Anduze. Au bout du compte, ce sont près de quatre cents structures et projets culturels qui sont soutenus chaque année par le Département.

"C'est un volonté forte de respecter la diversité culturelle et d'irriguer parfaitement le territoire"

La démarche « Osons la culture » se veut un point de ralliement pour les acteurs culturels, professionnels comme amateurs, en ville comme sur les territoires ruraux. Concrètement, comment cette philosophie se traduit-elle dans les dispositifs et les priorités du Département ?

La réponse est un peu dans le titre : « oser la culture », c’est presque une provocation, au moment où la culture reste trop souvent la variable d’ajustement en dernier ressort. Nous avons construit cette démarche avec l’ensemble des acteurs culturels du département, en co-construisant nos schémas - schéma de la culture, schéma des enseignements artistiques, schéma de l’ingénierie publique. Derrière ce vocabulaire, il y a des règles d’intervention concrètes pour soutenir l’art et les artistes, en ville comme en milieu rural : conventions de développement culturel avec la DRAC, conventions d’éducation artistique avec les communautés de communes, aides à l’émergence, ingénierie auprès des tiers-lieux culturels. Il y a aussi un soutien à l’art contemporain, des bourses aux artistes plasticiens, et des résidences d’artistes et de territoires. Nous avons soixante-sept festivals dans le département, répartis sur toute l’année, pour un budget de 450 000 euros. C’est une volonté forte de respecter la diversité culturelle et d’irriguer parfaitement le territoire : il ne faut pas opposer les grandes institutions - nos « locomotives » comme le Cratère à Alès ou Paloma à Nîmes - et la multitude d’événements qui ont su trouver leur place localement.

Au-delà du dispositif Artistes au collège - des artistes en résidence dans les établissements -, quelle place l’éducation artistique et culturelle occupe-t-elle dans votre feuille de route ? Est-ce un axe que vous souhaitez renforcer, et comment ?

Au Département, nous en faisons une priorité : pousser la porte d’un musée, entrer dans un théâtre, aller voir une exposition, ça ne se décrète pas, ça s’apprend, et il faut le faire le plus tôt possible. Nous travaillons avec l’ensemble des 53 collèges publics et 16 collèges privés sous contrat via le dispositif Artistes au collège, qui permet des parcours artistiques et des résidences d’artistes. Chaque année, plus de dix mille élèves rencontrent un ou une artiste et s’impliquent dans un parcours : photographie, sculpture, musique, danse, poésie - pour un budget de 280 000 euros par an. Même quand les musées sont gratuits, ça ne suffit pas toujours à faire pousser la porte : il faut préparer ce rapport à la culture en amont, avec la jeunesse. C’est pour cela que nous sommes le département d’Occitanie qui consacre le plus de crédits à l’éducation artistique.

Avec 37 000 œuvres dans les collections de la Conservation départementale et 900 000 pages d’archives, le Département gère un patrimoine considérable. Concrètement, comment ce patrimoine est-il organisé et valorisé auprès du public ?

C’est une mission peu connue du grand public : le Département gère trois musées, via sa direction de la Conservation départementale : le musée laïque d’art sacré à Pont-Saint-Esprit, le musée Albert-André à Bagnolssur-Cèze, et le musée Pierre-de-Luxembourg à Villeneuve-lès-Avignon, auxquels s’ajoute le pôle du château d’Assas. La programmation va des expositions temporaires aux spectacles chorégraphiques, ateliers et conférences, avec de nombreux partenariats : médiathèques, archives départementales, monuments historiques, associations locales. Au château d’Assas, nous essayons d’avoir une programmation la plus éclectique possible : c’est un beau lieu qui mérite d’être connu et qui rencontre un vrai succès public. La conservation départementale, c’est finalement un point d’équilibre entre bien conserver les collections et pouvoir en restituer toute la saveur aux Gardoises, aux Gardois et aux visiteurs.

La lecture publique est aussi une compétence du Département, avec un réseau de bibliothèques desservies par les bibliobus. Comment travaillez-vous cette compétence ?

Un schéma nous aide à mieux couvrir le département en matière de lecture publique et à réaffirmer le rôle central des bibliothèques. Nous avons deux cents partenaires, qui constituent le réseau gardois et couvrent l’ensemble du territoire. La stratégie s’articule autour de la modernisation des lieux - le Département y participe financièrement, par l’achat de matériel, la numérisation, la médiation, l’aide à la création de lieux - et de la formation des bénévoles, essentielle là où il n’y a pas de professionnels. Avec l’explosion des écrans, la lecture a besoin d’être raffermie et soutenue, il faut donner le goût de lire, notamment aux plus jeunes.

Vous portez à la fois la culture au niveau départemental et la présidence de l’EPCC Pont du Gard. L’exposition Combas, née d’un partenariat entre les deux structures, est-elle à vos yeux l’exemple de ce que cette double casquette permet de construire ?

Il est vrai que cette double fonction de vice-président du Département chargé de la culture et du patrimoine, et de président de l’établissement public, est une facilité. C’était le souhait de la présidente du Département, Françoise Laurent-Perrigot, pour fluidifier le travail et créer une cohérence dans l’action. Le Pont du Gard n’est pas simplement un lieu touristique, c’est un lieu de rencontre, un lieu d’exception : il faut qu’il s’y passe des choses exceptionnelles. Cela peut être une famille qui pique-nique au bord du Gardon, et cela peut être une exposition comme celle de Robert Combas, qui fait partie des plus importantes que le Département ait reçuesun événement pour le Gard, et pour l’Occitanie. Robert Combas est la figure de proue de la Figuration libre, avec une notoriété internationale, et cette exposition monumentale est le cœur battant de cette année 2026, après le 40ᵉ anniversaire de l’inscription à l’UNESCO fêté en 2025, un temps fort qui marquera durablement le site.

Guerre et Paix, ce qui renvoie à des considérations très contemporaines : quand on voit les conflits actuels, la difficulté à installer la paix dans le monde, c’est aussi l’occasion de faire réfléchir nos concitoyens par la forme artistique. Cela renvoie à notre propre responsabilité d’établissement inscrit à l’UNESCO, et aux valeurs qu’il porte : la paix, la culture, l’environnement, l’éducation. Je crois que l’établissement public remplit là pleinement sa mission : permettre au plus grand nombre de s’émouvoir devant une œuvre qui appelle à l’intelligence des hommes.

Après les célébrations des 40 ans de l’inscription à l’UNESCO, quels sont les projets à venir pour le Pont du Gard ?

"L'exposition de Robert Combas fait partie des plus importantes que le Département ait reçues"

Le Pont du Gard, comme tout établissement, porte des projets dépendants de l’évolution des financements. Mais cela ne nous empêche pas de nous projeter. Le Département est en train de rénover le vieux moulin, qui pourra accueillir des activités de restauration et des activités artistiques. Il y a aussi la volonté d’intégrer les carrières du site à la visite : elles n’en font pas partie aujourd’hui, alors que c’est de là que tout est parti. Il y a enfin la volonté de travailler encore la question environnementale, avec notre patrimoine de garrigues. Nous voulons garder au Pont du Gard cette âme généreuse, populaire, toujours ouverte, aux Gardoises et aux Gardois comme à ceux qui viennent de plus loin. C’est un lieu d’exception qui nécessite à la fois la protection et la restitution : c’est toujours ce point d’équilibre entre ne pas dénaturer et donner à voir, à comprendre, à entendre.

Vous avez reçu l’insigne de la Légion d’honneur en juillet dernier et vous êtes également Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. Comment accueillez-vous ces distinctions après tant d’années au service de la culture dans le Gard ?

Cette exposition s’accompagne d’un dispositif complet - la présentation des œuvres, mais aussi un spectacle son et lumière projeté chaque soir sur les arches du pont. Qu’est-ce que cet ensemble vient dire du dialogue entre l’œuvre de Combas et ce monument antique ?

Il y a eu ce défi lancé à Robert Combas et à Christophe Berthonneau, du Groupe F : faire en sorte qu’il se passe quelque chose sur les arches du pont. Le résultat est exceptionnel : un mapping vidéo projeté chaque soir depuis le 4 juillet, avec des couleurs, des figures mythologiques, des compositions inspirées de l’Antiquité, et une bande son composée par le groupe Les Sans Pattes, dont fait partie Robert Combas. Je tiens à saluer le travail de Robert et Christophe sur ce projet. On est transporté dans une véritable odyssée sur cet écran millénaire : les étoiles au-dessus de nos têtes, les cigales qui s’arrêtent de chanter pour ne pas perturber la bande son. L’exposition s’intitule

Ce ne sont pas des choses que l’on demande. J’en tire une forme de fierté, que je partage avec celles et ceux qui m’ont accompagné depuis quarantedeux ans, dans mes différentes fonctions - à la Région, puis au Département. Je n’en tire pas une gloire personnelle, mais je suis fier de celles et ceux qui œuvrent à mes côtés pour que la culture ne soit pas laissée pour compte. Déjà, lorsque j’étais député, je pensais qu’il fallait agir en profondeur sur ce terrain, un constat plus que jamais d’actualité, tant les choses sont en train de basculer. Il faut refonder une politique culturelle en mettant autour de la table l’État, les collectivités, les acteurs culturels, en allant vers une loi-cadre pour les vingt prochaines années, comme il en existe pour l’armement ou la santé. Il faut aussi changer de paradigme : passer de la coopération culturelle à la culture de la coopération, entre collectivités, institutions et acteurs culturels. C’est ce que je continuerai à défendre, et cette Légion d’honneur va aussi me servir à ça : peser dans les débats, là où je pourrai le faire.

Recueilli par Eva Gosselin

Son & Lumière de Robert Combas et le Groupe F au Pont du Gard

L'Odyssée de Robert Combas au Pont du Gard

Jusqu’au 1er novembre

Nous avons, dans nos textes précédents sur l’événement, explicité les relations étroites unissant l’œuvre de Robert Combas au monument le plus célèbre de la romanité française : goût du peintre pour les guerres et batailles, mise en exergue du statut du héros intemporel, intérêt pour le tatouage, les coiffes et casques et vêtements comme métaphores de la peinture, esprit de conquête, plus particulièrement du nouveau, de l’inconnu… conscience d’un corps à corps entre la toile et l’artiste, hommage aux mille petites mains anonymes… Et par-dessus-tout : maintien commun d’un état d’éternelle jeunesse ou d’adolescence qui s’exprime pour le peintre à travers ses images sur le tableau, inspirés de la BD, de la culture rock et d’un certain cinéma. Des scènes de bataille, l’expo du Pont du Gard ne nous en prive pas (9 mètres sur 2,5 mètres consacrés à la Guerre de Troie) ; les héros sont également présents (Achille et sa muse), de même que les luttes au corps à corps, (Combats naïfs de Gladiateurs narbonnais…) ; enfin le tatouage dit académique se révèle omniprésent, le tout focalisé sur la période antique, les thèmes antithétiques de la Guerre et de la Paix, et revisitant des œuvres peintes de 1984 à 2026. Hannibal contournant Sète nous attend dès la première salle, judicieusement flanqué sur sa droite d’une œuvre réalisée spécialement pour le lieu : le soldat romain protégeant le pont du Gard, et le dieu des eaux par la même occasion. Ainsi nous sommes invités à nous glisser entre ces deux tableaux, Sète et Le Pont, Combas et la Romanité, afin de nous ouvrir aussi bien à l’univers singulier du peintre : sa figuration dite libre mais en quête d’abstraction, sur ce thème antique justement, imposé par la présence obsédante du monument. Ce qui veut dire que la scénographie a été pensée selon un principe : qu’il émane d’un artiste Réflexion et Détermination, titre d’un immense portrait d’un romain selon la technique moderne d’un Fernand Léger et placé dès l’entrée. Nous sommes alors plongés dans la pénombre, l’éclairage se polarisant sur les œuvres. Cette tendance progressiste et dynamique se poursuit dans la salle suivante avec le Motoromain. Nous sommes encore en paix. Un héros chevauche un hippocampe. Mais déjà, un

"L'exposition est focalisée sur les thèmes antithétiques de la Guerre et de la Paix"

Joli spectacle équestre prouve que la guerre hante les aires de jeux. Pourtant c’est l’Autiste, longue toile de plus de 5 mètres, qui retient l’attention : un personnage comme perdu dans un champ de fleurs géantes, l’artiste et ses couleurs. Un couloir latéral : on y repère des œuvres au carré, en noir et blanc, dont un homme-cheval, des vases, et deux œuvres étranges, saturées à l’extrême, Extrait de guerre et Le roi s’explose. C’est ensuite la salle de l’incroyable Guerre de Troie, sans doute l’un des chefs-d’œuvre de l’artiste : une explosion de formes et de couleurs dont il faut plus de temps pour saisir les éléments que n’en a mis le peintre pour réaliser sa toile. Le bon temps de la paix semble déjà lointain, ainsi que le prouve l’enlèvement d’Hélène. Geneviève (qui) se transforme en Guerrière amazone. Les sinistres échos du Badaboum. Deux sculptures en bronze, de combats singuliers, complètent cette salle où se trouve aussi le fameux Soldat grec de 1984.

Nous pénétrons alors dans un espace plus intimiste, où Guerre et Paix cohabitent, à même de choquer les âmes chagrines et les enfants. Deux portraits de Geneviève s’y font face : l’un en Princesse du sud, sur un tapis de fleurs mais entourée de gardes belliqueux ; l’autre : une Bataille intemporelle de deux amants se contant fleurette sur fond de violence des temps présents. Les jambes sculptées fuyant en arc de triomphe ajoutent fantaisie et humour, dont on sait que le peintre ne manque pas. De même l’hybride Ave Cesar ! et son sexe d’homoncule. Ensuite, et pour terminer, la paix retrouve ses droits, les célébrations et la pensée des hommes illustres. Une pièce entière est consacrée aux portraits de célébrités et de héros antiques, en noir et blanc sauf les lèvres et les yeux, à des vases géants aussi. On retrouve avec plaisir la statue d’Isis-Vénus, bateau sur la tête, proche du surréalisme. L’expo se termine sur l’immense Kadore (– le cador !), toujours selon la technique du tatouage académique pour laquelle l’artiste puise dans des œuvres célèbres matière à appropriation-personnalisation. Le mot de la fin est laissé à Magritte : Ceci n’est pas un hors-d’œuvre ! En effet l’expo propose de quoi se sustenter. BTN

Son & Lumière

Spectacle son et lumière

Jusqu’au 30 août

Chaque soir d’été, à l’heure où les cigales se taisent, le géant de pierre s’éveille pour une métamorphose spectaculaire. Le Pont du Gard devient le théâtre d’une toute nouvelle création visuelle et sonore, fruit d’une rencontre inédite entre le génie vidéo du Groupe F et l’imaginaire flamboyant de Robert Combas.

Rendez-vous nocturne incontournable, ce spectacle en vidéomapping transforme le plus haut pont romain au monde en un écran monumental de 275 mètres de long. Pour cette édition 2026, la narration quitte les sentiers battus pour plonger au cœur de la Figuration Libre. Les personnages de Combas, ses lignes graphiques et ses couleurs électriques s’animent et s’emparent des arches antiques, créant un dialogue saisissant entre la rigueur romaine et l’anarchie poétique de l’artiste.

Cette odyssée visuelle donne vie aux mythes revisités par le peintre : des batailles épiques aux scènes de vie vibrantes, chaque tableau est une explosion de vie qui redessine les contours du monument. La musique, issue du répertoire des Sans Pattes accompagne cette danse d’images et finit d’emporter le spectateur dans un voyage sensoriel total.

pontdugard.fr

Pierre-Henry, Présence de Jean Vilar, 1971, huile sur toile, 130x162 cm, © Musée Paul Valéry, Sète © ADAGP, Paris, 2026. © Eva Gosselin

Arts plastiques

Arts plastiques

Les couleurs de Jean Vilar

MUSÉE PAUL VALÉRY

Sète, Hérault

Jusqu’au 8 novembre

Sète soigne ses célébrités et Dieu sait si elle n’en manque pas ! En peinture, au cinéma, en chanson et au théâtre, puisque le fondateur du Festival d’Avignon et du TNP y est né. On connaît moins ses rapports aux arts plastiques même s’il eut pour épouse et belle-sœur les sœurs Schlegel, encore d’illustres sétoises. Valentine a d’ailleurs réalisé un buste en terre cuite du metteur en scène. En fait, Jean Vilar appréciait, pour ses spectacles - Shakespeare, T. S. Eliot ou B. Brecht - la collaboration de véritables peintres du théâtre, orientant la couleur générale de la mise en scène : minimaliste et lumineuse quand il s’agissait de Léon Gischia, burlesque quand il sollicitait Jacques Lagrange (Ubu Roi), expressionniste et engagée dans le style d’Edouard Pignon, d’un surréalisme fantastique s’il s’agissait du turc Mario Prassinos, enclins à l’abstraction et à la spiritualité selon Singier ou Meissonnier. Au-delà des maquettes, dessins préparatoires et propositions (Le diable de Prassinos, le Tentateur de Gischia, un décor à la gouache de Pignon pour une pièce de Musset), c’est toute une époque picturale qui ressuscite tout au long du parcours. Il couvre les années 50-70 marquées par la peinture abstraite mais aussi par la postérité de Picasso et de Matisse, sans parler de la pérennité du surréalisme. Jean Vilar avait su se créer de solides amitiés. C’est ainsi que l’on voyagera de l’univers tératologique de Prassinos (La sorcière) ou à partir de la tête sculptée en bronze de guerrier selon Edouard Pignon, à l’élégant Matin dans la serre de Singier ou à la plus torturée Nuit au mas, de Meissonnier. Une quarantaine de tableaux et une centaine d’œuvres graphiques mêlés à des costumes scéniques, des tapisseries et même des oriflammes, véritable emblème estival de la ville papale, sont à même de montrer la proximité des arts de la scène avec les arts plastiques et combien les arts s’influencent mutuellement. Du moins peuvent-ils travailler de concert. Quelques sétois des années 50 sont sollicités, dont Couderc et Desnoyer. L’exposition, commissariée par Ingrid Junillon, est répartie en huit sections dont la première nous replonge dans l’actualité artistique de l’après-guerre, la dernière étant consacrée aux oriflammes. Entre les deux, des artistes, chacun avec son style, ou mieux, sa couleur. Devenues celles de l’homme de théâtre. Les couleurs de Jean Vilar. BTN museepaulvalery-sete.fr

Musées

Joan Miró, Protestation LES ABATTOIRS

Toulouse Du 2 octobre au 7 mars 2027

Les Abattoirs consacrent leur exposition d’automne-hiver à Joan Miró, icône de l›art moderne espagnol, à travers près de deux cents œuvres réunies sous le titre Protestation. Empruntant son nom au tract brandi par Aragon et Breton contre les costumes du ballet Roméo et Juliette, le parcours chronologique révèle comment l’artiste catalan a fait de la peinture un acte contestataire face à la guerre et au franquisme. Toiles brutes, matériaux pauvres, formes brutales et corps difformes témoignent de sa volonté de désublimer un art académique devenu hégémonique. L’exposition met aussi en lumière ses collaborations avec une jeune génération d’artistes engagés : tapisseries réalisées avec Josep Royo, costumes conçus pour la pièce Mori el Merma, caricature du général Franco, et films de Pere Portabella.

Cette exposition prend le relais de L’imagination au pouvoir, consacrée jusqu’au 23 août à Jean-Charles de Castelbajac, où près de 300 œuvres retracent le dialogue entre mode, art et collaborations de ce créateur inclassable. lesabattoirs.org

Joan Miró, Josep Royo, Tapís de Tarragona, 1970, tapisserie d’Aubusson, jute, coton, chanvre et laine, 285 x 402 cm, inv. : NIG 4044, Museu d’Art Modern de la Diputació de Tarragona, Tarragone ©Successió Miró / Adagp, Paris, 2026 / Courtesy Josep Royo ; photo : Diputació de Tarragona, Arxiu Fotogràfic MAMT / Lila Alberich

Joaquín Sorolla, Maître de la lumière

COLLECTION BEMBERG

Toulouse Jusqu’au 13 septembre

La Collection Bemberg à Toulouse met à l’honneur Joaquín Sorolla, figure majeure de la peinture espagnole au tournant du XXᵉ siècle. Organisée en collaboration avec le Museo Sorolla de Madrid, cette exposition rassemble plus de soixante œuvres du musée madrilène, offrant ainsi une immersion dans l’univers lumineux de l’artiste valencien. L’exposition s’organise autour de plusieurs thématiques propres à l’univers du peintre. Les scènes de bord de mer occupent une place centrale. Joaquín Sorolla saisit le mouvement de la mer, les jeux d’ombre et de lumière sur le sable. Les portraits de sa famille et de figures de la société témoignent de sa sensibilité et de son observation du réel. Enfin, les jardins de sa dernière période, inspirés d’Espagne, font cohabiter nature et architecture dans des compositions lumineuses. fondation-bemberg.fr

Gaulois mais Romains ! MUSÉE SAINT-RAYMOND

Toulouse Jusqu’au 3 janvier 2027

L’exposition illustre la rencontre entre deux cultures, gauloise et romaine, et la naissance d’une société riche et complexe. Ces collections nationales sont présentées pour la première fois à Toulouse et mettent en avant la vie quotidienne et les croyances des habitants de la Gaule après la conquête romaine menée par Jules César. Des sculptures et des représentations de divinités issues des deux mondes sont présentées, comme la statuette du dieu de Bouray. L'exposition propose également une perspective nouvelle sur les débuts de l’archéologie gallo-romaine, au XIXe siècle, sous l’impulsion de l’empereur Napoléon III. Une mise en lumière des premières investigations archéologiques ayant permis de redécouvrir la Gaule, participant ainsi à la construction d’une nouvelle identité nationale. saintraymond.toulouse.fr

Ivresse

MUSÉE PAUL-DUPUY

Toulouse Jusqu’au 29 septembre

L’alcool accompagne la société depuis l’Antiquité, cependant, son rôle et la perception qui lui sont associés n’ont fait qu’évoluer au fil des siècles. Intarissable source iconographique, l’alcool et ses effets inspirent les artistes depuis toujours, que ce soit dénoncé dans des campagnes de prévention, ou bien glamourisé par les publicités. De cette manière, le musée Paul-Dupuy propose un voyage dans le monde de l’ivresse, entre plaisir et mise en garde. Réunissant dessins, estampes, affiches publicitaires, objets et tableaux de collections, l’exposition met ainsi en lumière les diverses significations et images que la société a pu avoir de la consommation d’alcool. Une reconstitution d’un bar Belle Époque est présentée, avec des objets provenant de la collection du musée, tels que verres, bouteilles et caves à liqueurs. museepauldupuy.toulouse.fr

L’été au musée des Augustins

Toulouse Haute-Garonne

Pour l’été, le musée se réinvente avec plusieurs temps forts. L’accrochage Ciels se renouvelle dans le petit salon de l’aile Darcy, réunissant peintures, gravures et photographies venues du musée PaulDupuy, du Château d’Eau et des Abattoirs, autour du rapport de l’homme à la nature. L’artiste Stéphanie Mansy investit par ailleurs le jardin avec Syntone, une installation textile née de son immersion dans les carrières de marbre de Saint-Béat. Autre événement majeur : le dévoilement du Joueur de luth de Nicolas Tournier, acquisition exceptionnelle réalisée pendant la fermeture du musée. Enfin, l’audioguide inédit Restons groupées, conçu avec l’historienne de l’art Hortense Belhôte, invite à explorer 25 œuvres sous l’angle de la place des femmes dans l’histoire de l’art. augustins.toulouse.fr

Héros et héroïnes

CHÂTEAU DE FOIX

Ariège Jusqu’au 1er novembre

Le musée et château de Foix propose l’exposition Héros & Héroïne. Comment se fabrique un héros ou une héroïne ? Entre exploits, rigueur morale et sacrifices, l’exposition explore les mécanismes de l’héroïsme à travers trois époques : l’Antiquité, le Moyen Âge et l’époque contemporaine. D’Hercule à Fébus, le Lion des Pyrénées, en passant par les chevaliers et les déesses aux mille pouvoirs, collections patrimoniales et œuvres contemporaines se répondent pour séduire aussi bien les passionnés d’histoire que les amateurs de pop culture. sites-touristiques-ariege.fr

(Extra)ordinaires, nos collections ? Jusqu’au 23 décembre

Moi dans ma grotte Jusqu’au 20 septembre

MUSÉE ARTS ET FIGURES DES PYRÉNÉES CENTRALES

Saint-Gaudens, Haute-Garonne

Cet été, deux expositions sont à découvrir au musée Arts et Figures. La première réunit des pièces issues de dons d’habitants du Comminges, glanées au fil de cinquante années, révélant un fonds éclectique de plus de trois mille items. Baguiers, flacons de porcelaine locale, appareils médicaux oubliés, amulettes, boîtes en tout genre : des objets qui, de la fin du XVIIIᵉ au début du XXᵉ siècle, rythmaient des gestes du quotidien aujourd’hui modifiés ou perdus. Le parcours thématique explore le bien-être, le travail, le temps libre et les arts de la table, avec des devinettes qui transforment la visite en enquête. La seconde naît d’un projet du jeune artiste Thibault Gaudry, mené avec des jeunes de Saint-Ignan, autour de la figure de la bête, tour à tour inquiétante et protectrice. L’exposition se construit comme un espace intérieur, refuge où coexistent plusieurs présences, avec des captations de Sarah Melen stgo.fr

Pérou précolombien, un autre regard sur le monde

MUSÉE DES AMÉRIQUES

Auch, Gers Jusqu’en septembre 2027

L’exposition réunit plus de 200 pièces provenant de quatre institutions, dont le musée-château d’Annecy, le musée d’Aquitaine et le muséum de Toulouse, fruit d’une collaboration née en 1955. Consacrée aux cultures préhispaniques péruviennes, elle rassemble des objets archéologiques venus enrichir un fonds andin déjà bien établi. À travers ces pièces, l’exposition tente de restituer les significations, usages et sensibilités de différentes cultures péruviennes avant l’arrivée des Européens, invitant à porter un autre regard sur le monde à l’heure des déséquilibres écologiques et climatiques. Elle a reçu le label « Exposition d’intérêt national ». ameriques-auch.fr

Expositions temporaires

MUSÉE DE L’AURIGNACIEN

Aurignac, Haute-Garonne

Jusqu’au 31 décembre

le musée présente l’exposition en plein air Archéologie préventive, photographies d’un métier, en partenariat avec l’Inrap. À travers une série de clichés, elle met en lumière la diversité des métiers, des techniques et des contextes d’intervention de l’archéologie. Les visiteurs y découvrent le parcours de professionnels travaillant partout en France, et notamment en Occitanie. Jusqu’au 18 octobre, l’exposition Des préhistoriques à la plage !, conçue par le musée de Préhistoire de Terra Amata et adaptée par le musée de l’Aurignacien, retrace l’histoire des liens entre les populations préhistoriques et le milieu marin. Des découvertes archéologiques récentes révèlent l’usage diversifié des côtes à cette époque, de l’outillage à l’art, comme en témoigne la grotte Cosquer. musee-aurignacien.com

Hangeul, la volonté d’un roi

MUSÉE CHAMPOLLION LES ÉCRITURES DU MONDE

Figeac, Lot Jusqu’au 11 octobre

Co-organisée avec le National Muséum of World Writing Systems d’Incheon (Corée du Sud), cette exposition permet de découvrir le Hangeul, décrété écriture officielle en 1894 par le roi Gojong, dans le but d’alphabétiser son peuple. Cette écriture, toujours utilisée, possède une précieuse particularité : sa genèse est parfaitement documentée. Lors de l’occupation japonaise au début du XXᵉ siècle, elle fut symbole de résistance. L’exposition présente des œuvres, dont le fac-similé de l’ouvrage fondateur de l’alphabet Hangeul, le Hunminjeongeum, des épitaphes sur porcelaine, deux grands paravents en forme d’éventail, des films documentaires, des romans… Également une création unique, un sac appelé Partition, de l’artiste coréenne Hyun Jeung qui l’a conçu au sein de l’Atelier Renard de Paris. musee-champollion.fr

Nino Ferrer, peintre

MUSÉE HENRI MARTIN

Cahors, Lot Jusqu’au 31 décembre

Cette exposition révèle ainsi une facette encore méconnue du travail de Nino Ferrer, musicien à la notoriété largement reconnue. Des peintures et des gravures sont présentées de manière exceptionnelle, témoignant de son regard singulier sur le monde, de son sens aigu de la couleur et de la composition. À travers une médiation attentive à toutes les sensibilités et adaptée à tous les publics, le musée Henri-Martin rend hommage à cet artiste profondément épris de son environnement, ayant élu domicile dans le Quercy. C’est aussi un nouveau regard qui est porté sur la région, qui s’affirme comme un territoire vivant, perpétuellement habité, traversé et réinventé par les artistes. Conçue en partenariat étroit avec les fils de l’artiste, l’exposition constitue une première dans un musée de France. museehenrimartin.fr

Le cheval : formes et représentations

MAISON NATALE DU MARÉCHAL FOCH

Tarbes, Hautes-Pyrénées

Jusqu’au 20 septembre

À la Maison natale du maréchal Foch, l’exposition Le cheval : formes et représentations explore la place singulière de cet animal dans l’art, présent depuis la Préhistoire. Symbole de puissance, de liberté et de noblesse, le cheval a toujours représenté un défi artistique exigeant une parfaite connaissance de son anatomie et de ses attitudes. Réunissant des œuvres du musée Massey et de l’association de la Maison du cheval des Haras de Tarbes, l’exposition évoque aussi la figure de Rosa Bonheur, qui dut affronter le scepticisme de ses confrères pour peindre Le marché aux chevaux, ainsi que la passion équestre du maréchal Foch, cavalier averti. musees-tarbes.fr

Françoise Pétrovitch, Mémoires vives & Ingres et la mode

MUSÉE INGRES BOURDELLE

Montauban, Tarn-et-Garonne

Depuis sa réouverture, le musée Ingres Bourdelle confie chaque été sa salle du Prince Noir, située au sous-sol de l’ancien palais, à un artiste contemporain. En 2026, c’est Françoise Pétrovitch, élue membre de l’Académie des beaux-arts en 2025, qui investit les lieux. Depuis plus de trente ans, l’artiste développe une œuvre singulière, peuplée de figures ambiguës, d’êtres fragiles et de créatures à la frontière entre l’humain et l’animal. Explorant la peinture, le dessin, l’estampe, la céramique et la vidéo, elle compose des univers sensibles où la douceur côtoie parfois l’inquiétude.

Jusqu’au 8 novembre

Elle déploie ici un ensemble de créatures hybrides en céramique, qui prennent place dans cette architecture ancienne voûtée. Réalisée avec le vidéaste Hervé Plumet, l’installation ajoute une dimension sonore et visuelle qui enveloppe l’espace. Au deuxième étage du musée, une sélection de dessins complète le parcours et offre un autre regard sur l’univers de l’artiste. À ne pas manquer également, l’exposition Ingres et la mode, qui, à travers une sélection de quelques 200 pièces, met en lumière l’attention du maître pour la représentation de l’étoffe.

museeingresbourdelle.com

DÉCOUVERTES ARCHÉOLOGIQUES DU RHÔNE AUX PYRÉNÉES

EXPOSITION

musee de l’ephebe

Paul Gervais, joies de la Belle Époque

MUSÉE DU PAYS DE COCAGNE

Lavaur Jusqu’au 20 septembre

Ancien monastère des sœurs du Christ, le musée du Pays de Cocagne consacre une exposition rétrospective au travail de Paul Gervais. Près d’une centaine d’œuvres peuplées de nymphes, de divinités antiques et de scènes de genre invitent à découvrir un univers entre académisme et volupté. Principalement connu pour ses compositions murales d’envergure, l’artiste a orné des lieux prestigieux, notamment avec L’Arrivée triomphale de Vénus à l’hôtel Pams de Perpignan, ou le cycle de quatre toiles Amour source heureuse de vie au Capitole de Toulouse. L’exposition met ainsi en valeur son goût pour les jeux et les effets de lumière, son sens de la couleur, ainsi que sa quête de la beauté. Un travail que l’on retrouve dans la peinture Jarre sous la véranda, où Paul Gervais représente un objet du quotidien sublimé par un jeu d’ombre créé par la végétation environnante. ville-lavaur.fr

Philadelphe Thomas Jusqu’au 20 novembre

MUSÉE D’HISTOIRE NATURELLE

Portraits d’une abbatiale Jusqu’au 30 août

MUSÉE DES BEAUX-ARTS

Gaillac

Le musée d’Histoire naturelle de Gaillac célèbre le bicentenaire de son fondateur avec Philadelphe Thomas, secrets & mystère d’un collectionneur à Gaillac. Fossiles millénaires, minéraux exotiques et oiseaux locaux retracent le parcours de ce médecin devenu naturaliste par passion, fidèle à l’esprit encyclopédiste de son époque. L’exposition met aussi en lumière son engagement précoce dans la lutte contre le phylloxéra ainsi que son goût prononcé pour l’art. Au musée des Beaux-arts, Portraits d’une abbatiale confronte les représentations historiques de Saint-Michel de Gaillac aux créations d’artistes actuels, confirmés ou amateurs. Briques ocres et contreforts robustes y apparaissent admirés, déstructurés, réinventés à travers les siècles, révélant la vitalité artistique de la ville. gaillac.fr

Garde à vous !

CITÉ DE SORÈZE

Lumières d’Espagne. 1880-1920

MUSÉE GOYA

Castres

Jusqu’au 27 septembre

Entre 1880 et 1920, de nombreux artistes peignent avec originalité et inventivité, les paysages espagnols, marqués par ses différentes identités régionales. Le musée Goya à Castres consacre ainsi une exposition inédite à ces peintres espagnols de la fin du XIXe et du début du XXe, encore trop souvent méconnus. Parmi eux figurent Anglada-Camarasa, Mir, Muñoz Degrain, Rico, Roig, Rusiñol ou bien encore Sorolla. À travers une trentaine de tableaux issus de divers musées français et espagnols, le parcours est réparti sur trois salles. L’exposition s’ouvre avec le tableau de Santiago Rusiñol, Crépuscule. Île Saint-Louis, témoignant des liens entre les peintres espagnols et Paris. Elle se poursuit avec une salle dédiée à la région aride d’Espagne, la Castille, avant de se conclure sur une troisième salle avec les régions de l’Andalousie, des Baléares et de Valence. museegoya.fr

Jusqu’au 27 décembre

À l'occasion du 250ᵉ anniversaire de la création des douze écoles royales et militaires par Louis XVI, la Cité de Sorèze, sous le haut patronage de Stéphane Bern, propose de redécouvrir le quotidien des cadets-gentilshommes. En 1776, le roi institue ce corps au sein des troupes royales et organise de nouvelles écoles militaires pour former ces jeunes élites, aujourd'hui largement méconnues. L’exposition présente des documents d’archives, des objets emblématiques et des créations contemporaines. Plusieurs artistes viennent exposer comme les plasticiennes Victoria Niki ou Carole Chebron ou la maître d’art-costumière Christine Leclercq. Une attention particulière est portée au jeune public grâce aux illustrations de Julie Eugène et aux scènes Playmobil créées par Vincent Rousseau. À quelques pas, ne manquez pas l’incroyable collection du musée Dom Robert et de la tapisserie du XXe siècle, qui présente pour encore quelques mois les Prairies animées sorties de l’imagination tissée du moine bénédictin. cite-de-soreze.com

Picabia, Méditerranée. Picasso, Delaunay, Laurencin…

Céret

Jusqu’au 29 novembre

Picabia est bien moins connu du grand public que certains de ses congénères de la première moitié du XXᵉ siècle, lequel regorge de célébrités d’avant-garde. Tour à tour impressionniste, abstrait (on lui attribue la paternité du premier tableau du genre), dadaïste, cubiste, surréaliste, « mécanomorphe », ainsi qu’en témoigne son Embarras, figuratif paradoxal avec ses portraits inspirés de photos ou de magazines, on a sans doute du mal à l’identifier. Qu’y a t-il de commun entre le classicisme épuré de sa Femme à la mantille, le tachisme avéré de sa Sainte-Vierge ou les expériences dadaïstes, telle la cible de sa Diane, ou encore les signatures agglutinées autour de L’Œil cacodylate, de 1921 ? La liberté créative ne se donne pas de limites et on pense à un génial touche-à-tout. Il était ainsi pertinent qu’un grand musée voué à l’art moderne le mette à l’honneur. D’autant que l’artiste a entretenu des rapports on ne peut plus cordiaux avec la Catalogne comme avec New York. De son exposition à Barcelone à sa contribution à la Revue 391 dont on pourra voir des exemplaires. C’est plus d’une centaine d’œuvres qui seront proposées au public, dont un Toréador, mais pas seulement du Picabia. D’un bon nombre d’artistes de la même époque ayant traité peu ou prou les mêmes thèmes : La Femme à la mantille de Picasso, la Dormeuse espagnole, de Juliette Roche qui nous promène sur les Ramblas, le Danseur espagnol d’Albert Gleizes, la Danseuse espagnole, de Marie Laurencin, ou L’Espagnole à l’éventail, de Natalia Gontcharova. Manifestement, la péninsule ibérique fascine, avant la guerre civile. Pour Sonia Delaunay, c’est le Flamenco. Son mari Robert pousse jusqu’au Portugal, quand il ne croque pas le patron dadaïste Tristan Tzara. Tristan Tzara ou Marcel Duchamp, dans des styles différents mais proches du Picabia des années 20 sont aussi de la fête. Et tant d’autres : Charchoune, Van Dongen, Maria de Zayas… Toute une époque qui nous renvoie un siècle en arrière, déjà. BTN

musee-ceret.com

Nouveau parcours

MÉMORIAL DU CAMP DE RIVESALTES

Salses-le-Château

Dix ans après son ouverture, le Mémorial du camp de Rivesaltes a dévoilé son nouveau parcours permanent au printemps. Conçue dans le respect de l’architecture enterrée de Rudy Ricciotti, la scénographie s’organise autour d’une table centrale chronothématique qui traverse les différentes périodes du camp. Six îlots l’entourent : l’exil espagnol, la guerre et Vichy, les solidarités, la rafle et la déportation, la décolonisation, puis l’après-camp jusqu’à sa fermeture. Le visiteur y croise archives originales, objets manipulables, témoignages numérisés et parcelles de visages dès la rampe d’accès. Les textes, simplifiés et traduits, s’adressent aussi bien aux scolaires qu’au grand public, faisant de ce lieu de mémoire un espace vivant, pensé pour comprendre hier et penser demain.

memorialcamprivesaltes.eu

Étienne Terrus, un peintre libre Du 19 septembre au 30 avril 2027

Joan Miró. Majorque, l’atelier des rêves Jusqu’au 31 décembre

MUSÉE HYACINTHE RIGAUD Perpignan

Le musée Hyacinthe Rigaud dévoile une programmation ambitieuse, entre grandes figures de l’art moderne et du patrimoine catalan. Une exposition du peintre Etienne Terrus met en lumière sa carrière dans le contexte artistique régional et parisien, autour d’un portrait inédit récemment acquis. Les œuvres présentées révèlent l’évolution de sa palette et l’attention soutenue portée aux ciels, aux collines et aux architectures du Roussillon. Cet accrochage présente une quarantaine d’œuvres, pour faire dialoguer Etienne Terrus et ses contemporains. Parallèlement, l’exposition de Joan Miró, L’atelier des rêves continue. Le parcours propose aux visiteurs une immersion dans l’univers de Miró et pose l’accent sur l’évolution formelle de son œuvre à partir de son installation à Majorque en 1956. musee-rigaud.fr

De la poussière à la lumière, 40 ans de collections

MUSÉE DE CERDAGNE

Sainte-Léocadie

Jusqu’au 31 octobre

Cette exposition célèbre les quarante années de collections, de recherches et de transmission autour du patrimoine cerdan. Le musée de Cerdagne met en lumière les objets du quotidien, les gestes et les savoir-faire à travers un parcours muséographique et intergénérationnel. En rappelant que le patrimoine est le résultat d’un effort collectif, l’exposition salue l’engagement de celles et ceux qui ont donné, raconté, restauré, préservé et transmis ces mémoires. De la poussière à la lumière invite les visiteurs à déposer dans une grande frise chronologique un souvenir, une idée ou bien un objet qu’ils souhaiteraient voir entrer au musée dans quarante ans. Une manière de se demander : « Que souhaitons-nous transmettre ? ». Par ailleurs, grâce à des dispositifs ludiques et interactifs, les plus jeunes sont conviés à découvrir l’exposition autrement. pyrenees-cerdagne.com

Francis Picabia, Espagnole, 1922, gouache et graphite sur papier, 64,5 x 49 cm, Collection Fundación Mapfre, Madrid. Crédit photographique : Fernando Maquieira
© Francis Picabia

Les aventuriers de l’œil-de-bœuf :

100 artistes en hommage à Cérès Franco et Corneille, Chaïbia, Cérès Franco : des poèmes pour le monde  COOPÉRATIVE-MUSÉE CÉRÈS FRANCO

Montolieu, Aude

Jusqu’au 3 janvier 2027

Le village du Livre peut s’honorer de compter en son enceinte cette coopérative viticole vouée à la mémoire de sa défunte propriétaire brésilienne – et des centaines d’artistes qu’elle y a précieusement rassemblés. Il s’agit de surcroît de sa réouverture après travaux, tout en fêtant les 100 ans de la galeriste parisienne : Cérès Franco. Deux expositions sont à découvrir. La première est en deux parties, l’une qui met en exergue deux des artistes les plus importants soutenus par une femme quelque peu en avance sur son temps : Corneille, figure majeure du mouvement CoBrA. L’autre, la Marocaine Chaïbia, figure de proue de l’art brut. Les goûts de Cérès Franco la portaient volontiers vers ces formes d’expression spontanées ou naïves, que l’on dit aussi singulières, et qui demeurent fidèles à la figuration mais pas à la précision du dessin académique ni aux images hyperréalistes. La première exposition rassemble ces figures auxquelles Cérès Franco sert de trait d’union autour de la pratique poétique exaltée par Corneille en collaboration avec des poètes (livres d’artistes), oralisée selon la tradition arabe par Chaïbia et pratiquée, en toute intimité, par la galeriste. La deuxième s’intitule étrangement L’œil-de-bœuf. Il s’agit d’une idée géniale, conçue par l’audacieuse touche-à-tout, commissaire d’expos qui aura fait autorité durant ses années d’activités comme « curatrice ». Demander aux artistes de travailler, une fois n’est pas coutume, sur les formes : ronde et ovale. Modifiant ainsi nos rapports conventionnels à la peinture, sa propension à réaliser des portraits et des paysages. D’autant que le choix du vertical ou de l’horizontal n’est évidemment pas innocent. On y retrouve près de 150 œuvres, s’ouvrant à l’abstraction gestuelle d’un Messagier, au nouveau réalisme niçois de la « tireuse » Niki de Saint Phalle, en l’occurrence d’un soulier (de princesse ?), ou même à la nouvelle figuration pratiquée au bleu ou au rouge par un Jacques Monory. La présence des affichistes Rotella et Villeglé frappe en outre l’attention. On voit l’ouverture d’esprit de la galeriste qui par ailleurs ne cache pas son intérêt pour le brut et le populaire, d’Europe comme d’Amérique du Sud. Certes, bien des noms nous sont peu connus et même inconnus, mais c’est justement là l’intérêt d’un tel musée et ce en quoi il tranche avec ses confrères. On n’y voit pas ce que l’on a déjà vu ailleurs. BTN museeceresfranco.com

Mémoires de lagune

NARBO VIA Narbonne, Aude Jusqu’au 17 janvier 2027

Le musée Narbo Via propose cet été deux temps forts, en écho à son parcours antique. Mémoires de lagune explore deux mille ans d’histoires partagées entre Narbonne et Port-la-Nouvelle, cet espace singulier où alternent étangs, roselières et marécages, frontière mouvante entre terre et mer. Nourrie d’une collecte de photographies menée avec les Archives départementales de l’Aude et le Parc naturel régional de la Narbonnaise, l’exposition se déploie en cabinet de curiosités autour de cinq thèmes : aménager, exploiter, fabriquer, étudier, naviguer. Pêche, sel, chantier naval et épave romaine racontent les liens entre habitants et territoire. En parallèle, pour ses 5 ans, le musée invite l’artiste franco-chinoise Jiang Qiong Er avec Le souffle du temps. Douze créatures mythiques et une calligraphie inédite, le Nouveau Nüshu, dialoguent avec les collections romaines, entre matière, mémoire et transmission. narbovia.fr

Carnets de voyage de Christophe Pons-Capitaine

MUSÉE DES ARTS ET MÉTIERS DU LIVRE, Montolieu, Aude Jusqu’au 15 septembre

Présentée en association avec Les Reliures d’Oc, l’exposition s’articule autour du livre Couleurs sacrées du Pérou. Le public découvre l’univers de Christophe Pons-Capitaine où dessin, peinture et écriture accompagnent la découverte des paysages, des croyances et des rencontres péruviennes. Des carnets originaux sont également présentés, réalisés lors de voyages en France et à l’étranger, témoignant d’un parcours où le regard, le voyage et le récit se mêlent. montolieu-livre.fr

L’Eau, source d’inspirations

NÎMES

Gard

Jusqu’au 22 novembre Après une saison 2025 consacrée au textile, les différents lieux et musées de Nîmes explorent depuis ce printemps une nouvelle thématique intitulée L’eau, source d’inspirations. Entre multiples facettes, histoires, arts, sociétés, environnements et patrimoines, les expositions mettent en avant l’eau et sa biodiversité, ses mythes picturaux et ses histoires urbaines. Parmi les expositions de la programmation figurent Eau, l’expo au Muséum d’histoire naturelle, jusqu’au 22 novembre. Réparti en trois chapitres : Eau & Vie, Eau & Hommes et Eau & Sociétés, le parcours invite le public à repenser sa relation avec l’eau. En parallèle, de nombreux événements viennent prolonger les découvertes des différentes expositions. Le public peut aussi assister à des conférences sur le requin pèlerin ou encore sur l’eau à Nîmes dans l’Antiquité. Des ateliers de dessin sont également proposés. nimes.fr

L’art romain du Louvre. Un monde d’images

MUSÉE DE LA ROMANITÉ

Nîmes, Gard

Jusqu’au 10 janvier 2027

Pensée en collaboration avec le musée du Louvre, l’exposition L’art romain du Louvre. Un monde d’images propose de passer outre l’esthétisme de l’art romain, pour en découvrir les principaux usages quotidiens et sociaux. À travers l’une des plus grandes collections antiques du monde, le public est invité à comprendre la place occupée par l’art dans la civilisation romaine, qu’il soit pensé pour les espaces domestiques, conçu pour célébrer la mémoire ou bien encore pour déclarer une identité commune. Le parcours se divise en quatre sections : la première partie s’intéresse à la fonction pratique des créations, la deuxième montre comment l’art romain reflète la société, la troisième met en lumière la manière dont les images transmettent des messages, quant à la quatrième partie, elle explore le cœur de la création romaine. museedelaromanite.fr

Iliazd, poète-architecte du livre

MUSÉE-BIBLIOTHÈQUE PIERRE-ANDRÉ BENOIT

Alès, Gard Jusqu’au 31 octobre

Entre l’avant-garde russo-géorgienne et le Paris des grands maîtres de l’art moderne, Ilia Zdanevitch était une figure importante du XXᵉ siècle, mêlant typographie, poésie et arts visuels. Le musée-bibliothèque Pierre André Benoit dédie ainsi une rétrospective à son œuvre, mettant en lumière ses nombreuses collaborations artistiques, avec Coco Chanel, Sonia Delaunay, Juan Miró ou encore Henri Matisse. Au moyen de prêts exceptionnels de la Bibliothèque nationale de France et du Centre Pompidou, cette exposition nous plonge de ce fait dans l’univers d’un créateur, à travers un parcours chronologique et thématique déployé sur plus de 350 m². Près de 200 œuvres y sont présentées, dont Le Courtisan grotesque, réalisé en collaboration avec Juan Miró, faisant dialoguer un texte d’Adrien de Monluc et les lithographies de l’artiste catalan. museepab.fr

Juliette Derel, potière rebelle

MUSÉE DE LA POTERIE MÉDITERRANÉENNE

Saint-Quentin-la-Poterie, Gard Jusqu’au 31 octobre

Le musée met à l’honneur Juliette Derel dans une rétrospective de plus de 150 pièces, pour son exposition temporaire annuelle. Qualifiée de femme de caractère, à l’image de son orange caractéristique dite « orange DEREL », elle refuse le moulage et ne produit que des pièces uniques, comme ses miroirs devenus objets de convoitise pour les amateurs. Elle utilise des techniques ancrées dans l’expérimentation. Active de 1950 à 2007, elle n’a jamais arrêté de créer, d’imaginer de nouvelles formes et de développer de nouveaux effets d’émaillage. Juliette Derel développe une technique qui n’est jamais dissociée de la pensée ni réduite à un simple savoir-faire. Chacune de ses œuvres est le résultat d’un processus attentif fondé sur l’observation. Le musée expose ainsi ses œuvres dans un parcours, libre ou guidé, à travers onze salles. musee-poterie-mediterranee.com

Lieu d’art en Minervois

25 juillet – 1er nov.

Expositions

Visites

OUVERTS TOUS LES JOURS

16 quai Maréchal de Lattre de Tassigny SÈTE (évidemment)

Per lucem, Samuel Bastide, le fabuleux colporteur d’images

MAISON ROUGE - MUSÉE DES VALLÉES CÉVENOLES

Saint-Jean-du-Gard Jusqu’au 2 mai 2027

Nous avons plus que jamais besoin de rêve. On peut s’en rendre compte cet été dans l’ancienne filature de soie de la Maison rouge, devenue lieu de tradition et de mémoire. En l’occurrence, grâce à un habitant du lieu qui fut en son temps, au siècle dernier, un « fabuleux colporteur d’images ». Samuel Bastide était un homme de foi qui aimait partager sa vision du monde, sa lecture des textes sacrés, ses convictions antialcooliques ou l’histoire de sa communauté. Il se servait, pour ce faire, d’une lanterne magique, l’ancêtre du cinéma et de nos plus récentes diapos, accompagnée d’un commentaire qu’il se chargeait de rédiger. Ainsi s’avérait-il aussi un conteur, un « passeur » d’histoires et de fables comme on dit aujourd’hui. Ces images, il les réalisait lui-même sur des plaques de verre, en accordant une part non négligeable aux ombres, chinoises sans doute pour accuser d’autant plus l’impression de mystère. L’appareil de projection, il l’améliorait au besoin, afin d’obtenir le recul nécessaire, adapté à une salle pleine. Plusieurs lanternes sont présentes en cette expo qui comporte d’ailleurs une salle de projection qui ravira les petits (La chèvre de M. Seguin) et instruira les grands (Les camisards). 2500 plaques ont été confiées au musée des Vallées cévenoles, qu’il importait donc de livrer au public, à même de retrouver la magie de l’enfance à travers des images simples. D’entonner un hymne également à la lumière, ainsi que l’indique le titre. L’évocation enfin d’un mode de vie tourné vers l’autre et non uniquement vers soi, qui impliquait, du fait des déplacements, un certain nomadisme. L’image quand elle n’est pas galvaudée mais créative. La parole quand elle se veut sincère voire honnête. C’est devenu plus rare dans les grandes villes, loin des vallées cévenoles. BTN maisonrouge-musee.fr

Comme un air venu d’Athènes... Grecs et Gaulois en Occitanie

MUSÉE ARCHÉOLOGIQUE D’ENSÉRUNE, Nissan-lez-Enserune

Hérault Jusqu’au 20 mai 2027

Objets, images et innovations techniques grecs réinterprétés par les Gaulois : c’est ce que dévoile l’exposition à travers les collections d’Ensérune. Le parcours investit quatre salles permanentes et s’appuie sur différents supports de médiation, tels que des objets tactiles, diffuseurs de parfums et dispositifs audiovisuels. L’objectif est de mieux comprendre comment les populations de l’oppidum se sont approprié une partie de la culture grecque et l’ont adaptée à leurs pratiques et pensées. Jusqu’au 8 novembre, le musée archéologique d’Ensérune présente également, l’exposition Les Pionniers qui retrace l’histoire des premiers découvreurs de l’oppidum d’Ensérune, ainsi que l’exposition Éloge du Paysage jusqu’au 20 septembre, interrogeant les équilibres fragiles du vivant. enserune.fr

Paul Amar

MUSÉE D’ART BRUT

Montpellier, Hérault Jusqu’au 29 août

Le musée d’art brut propose une exposition consacrée à l’artiste Paul Amar, considéré comme le roi des coquillages, son matériel unique de création. Ses œuvres poussent la charge décorative à l’outrance et les couleurs jusqu’aux portes du merveilleux. Son art ultra kitsch se dévoile sous la forme de masques, de personnages ou de tableaux illuminés dotés de la profondeur d’un écran de télévision. Ses œuvres sont inspirées de son enfance en Algérie. Mis en lumière grâce à un reportage de Philippe Lespinasse pour l’émission Thalassa, Paul Amar s’est fait connaître du grand public avant d’être exposé à la Halle Saint-Pierre à Paris en 1998. Aujourd’hui, son art est présenté de façon permanente au sein des plus prestigieuses institutions

Art Aborigène, le temps du rêve

MUSÉE DE LODÈVE

Jusqu’au 30 août

Les origines de l’art aborigène d’Australie remontent à plus de 65 000 ans. Il s’agit de la culture continue la plus ancienne du monde, ce n’est pourtant qu’au XXᵉ siècle qu’elle s’est fait connaître en Occident. Le musée de Lodève lui consacre une exposition en partenariat avec l’Institut pour les échanges culturels de Tübingen et la collection d’Alison et Peter W. Klein à Eberdingen. C’est avec près de cent œuvres réalisées entre les années 1990 et 2000 qu’un parcours réunissant peintures et sculptures est proposé. Divisée en trois thèmes, l’exposition nous immerge dans la richesse des cultures aborigènes, mettant en lumière les liens entre la peinture, la cérémonie et le chant comme mode de pensée et transmission du savoir. La diversité de ses traditions se retrouve également grâce aux œuvres venant de diverses régions, rappelant qu’avant la colonisation, 250 communautés différentes étaient présentes, avec chacune leur propre culture. museedelodeve.fr

Banquets Méditerranéens entre Grecs, Étrusques et Gaulois

LATTARA - MUSÉE HENRI PRADES

Lattes Jusqu’au 1er février 2027

S’intéressant aux pratiques alimentaires en Méditerranée nord-occidentale entre le VII et le IIIe siècle avant notre ère, mais également à la diversité et à la signification de ces rituels selon les contextes et les cultures, Banquets Méditerranéens entre Grecs, Etrusques et Gaulois est une exposition reconnue d’intérêt national. À partir du IXᵉ siècle avant J.-C., les mouvements de population vont relier différentes civilisations et de ce fait, la pratique du banquet et les rites qui l’accompagnent constitueront un élément culturel commun important. À travers une salle de 350 m², 149 objets dont 34 œuvres, 3 essences que les visiteurs pourront directement sentir et un cycle de conférences gratuites à l’auditorium du musée, l’exposition invite à la découverte d’un langage complexe et codifié autour des pratiques alimentaires antiques. museearcheo.montpellier3m.fr

Agde grecque : découvertes archéologiques du Rhône aux Pyrénées

MUSÉE DE L’ÉPHÈBE

Le Cap d’Agde Jusqu’au 29 novembre

Au VIIᵉ siècle avant J.-C., des contacts se sont développés entre les populations locales et des navigateurs venus de Méditerranée, favorisant l’installation de marchands grecs sur le territoire. Ainsi, l’exposition Agde grecque : découvertes archéologiques du Rhône aux Pyrénées a pour objectif de faire connaître la présence de cette civilisation en Occitanie. Elle revient sur cet héritage grâce à des découvertes réalisées ces soixante dernières années dans la région, témoignant de ces influences apportées par les Grecs. Plus d’une centaine d’objets inédits issus de l’Inrap, de services de l’État, de musées français ou bien même de la Bibliothèque nationale de France sont présentés, tels que des céramiques, outils agricoles, objets de culte, pièces de parure, armes, équipement militaire, éléments d’architecture et statuaire. museecapdagde.com

Voyages extraordinaires : récits, merveilles et naufrages

MUSÉE MÉDARD

Lunel Jusqu’au 20 septembre

Après l’exposition très appréciée du public Mers et océans en 2023, le musée propose désormais une invitation à découvrir les récits de celles et ceux qui l’ont parcouru au fil des siècles avec Voyages extraordinaires : récits, merveilles et naufrages. À travers la collection de Louis Médard, et des emprunts aux bibliothèques de Montpellier, Nîmes et Toulouse, cette exposition propose une traversée entre les différents continents et les témoignages de ces explorateurs. Pour cette occasion, l’artiste-voyageuse Stéphanie Ledoux est invitée à présenter ses créations réalisées lors de ses voyages, illustrant les personnes qu’elle a rencontrées, leur habitat et la nature environnante. Pour conclure cette exposition, le musée offre une expérience immersive et accessible à tous, créée par Matthias Picard, à la découverte de minéraux, cristaux, coraux et coquillages. museemedard.fr

2/7 AU 8/11 2026

LES COULEURS DEJEAN VILAR EXPOSITION

Xie Lei, Double

MUSÉE DENYS-PUECH

Rodez, Aveyron Jusqu’au 25 octobre

Organisée en partenariat avec la galerie d’art Semiose à Paris, le musée DenysPuech accueille l’exposition Double, avec un ensemble d’œuvres de l’artiste chinois Xie Lei, lauréat du Prix Marcel Duchamp en 2025. Quatorze peintures et sept lithographies inédites y sont dévoilées, spécialement créées pour ce lieu. L’univers de Xie Lei est caractérisé par le mystère et l’énigmatique, où des contours brouillés laissent apparaître des silhouettes semblant venir d’un souvenir. À travers le titre Double, l’artiste explore différentes dualités : le jour et la nuit, la clarté et l’obscurité, la lumière et l’ombre. Ainsi, le public est invité à explorer et à découvrir une expérience visuelle plongée dans un autre monde. Ces œuvres dialoguent également avec les collections permanentes du musée, telles que la peinture Terre du Rouergue d’Eugène Viala et la sculpture Melpomène 36 de René Iché.

musee-denys-puech.rodezagglo.fr

©Xie Lei, Corrosion, 2025. Huile sur toile 205 x 160 cm

Christian Lacroix dessins, gribouillages et graffitis

MUSÉE RÉATTU

Arles, Bouches-du-Rhône

Jusqu’au 4 octobre

Cette exposition revient sur les dessins de Christian Lacroix, offrant un nouveau regard sur le travail de l’artiste. Des œuvres inédites issues de collections privées y sont présentées. Pour la troisième fois de son histoire, le musée Réattu collabore avec l’artiste arlésien. Le parcours crée des échos entre différentes périodes de sa vie. Dès son plus jeune âge, le dessin s’est imposé comme un mode d’expression essentiel pour Christian Lacroix. Il constitue la véritable essence de chacun de ses projets, qu’il s’agisse de costumes de scène, d’illustrations de livres ou de design. L’exposition s’appuie sur un ensemble de dessins exclusifs prêtés par l’association « Archives Patrimoine Monsieur Christian Lacroix », ainsi que sur la présentation complète des 69 œuvres de haute couture confiées au musée. museereattu.arles.fr

Hiroshi Sugimoto, Reprendre la mélodie

MUSÉE SOULAGES

Rodez, Aveyron Jusqu’au 13 septembre

Hiroshi Sugimoto figure parmi les grands noms de la photographie contemporaine. Depuis les années 1970, son œuvre explore la notion de temps, d’espace, ainsi que les effets d’ombre et de lumière dans l’image. À l’occasion du bicentenaire de la photographie, l’exposition présente son travail, choisi pour sa résonance avec celui de Soulages. À travers un parcours pensé comme une balade et organisé autour de huit séries photographiques, l’exposition s’ouvre avec Theaters, une série emblématique utilisant de très longs temps de pose, capturant ainsi l’intégralité des images d’un film en une seule photo. Elle se poursuit avec Pine trees, Opticks, Seascapes, Joe, Brush impression, Revolution et Mathematical mode. Une programmation associée est également proposée avec des cycles de conférences, des événements musicaux et des ateliers de création.

musee-soulages-rodez.fr

Le temps des images

MUSÉE FENAILLE

Rodez, Aveyron Jusqu’au 22 novembre

Découvrez les chefs-d’œuvre de la sculpture gothique en Rouergue. Le musée présente une quarantaine de sculptures réalisées entre le XIIIᵉ et le début du XVIᵉ siècle, provenant principalement des églises du territoire. Certaines œuvres, récemment restaurées ou issues de découvertes archéologiques, sont présentées pour la première fois. Ces travaux de restauration ont permis de redécouvrir la beauté et les détails de ces statues du Moyen Âge, révélant des couleurs d’origine jusqu’ici ignorées. L’exposition propose des fragments sculptés exceptionnels de la cathédrale de Rodez, découverts au début des années 2000. En complément, des itinéraires dédiés permettent d’explorer les chefsd’œuvre de la sculpture rouergate restés dans leurs églises d’origine, prolongeant ainsi la visite au cœur du territoire. musee-fenaille.rodezagglo.fr

Le design selon Pierre Paulin (1927-2009)

Montpellier

Jusqu’au 1er novembre

On a vu naguère le design intégrer les collections du Centre Pompidou et être mis sur le même plan que les chefs-d’œuvre de l’art moderne et contemporain. Alors pourquoi pas le musée Fabre ? D’autant que Pierre Paulin a passé la dernière partie de son existence dans les Cévennes. Après tout, bien des tableaux intègrent le mobilier privé des gens, ce qui leur suppose un minimum de fonctionnalité décorative, et les objets qui nous sont quotidiens s’appréhendent en termes de forme, matière et couleurs comme bien des œuvres d’art plus ou moins récentes (Pensons à Sarkis pour prendre un exemple dans notre milieu urbain). Par ailleurs, au musée, les fauteuils, on ne s’y assoit pas dessus, le fumoir élyséen, on n’y pénètre évidemment pas, le fauteuil Déclive, on l’admire à distance. Surprise toutefois : une salle autour de laquelle tourne la sélection d’objets et documents, nous permet d’essayer le Video Barnum, un épais tapis-siège rouge en étoile, d’y écouter la voix de Pierre Paulin, de méditer ou se reposer tout simplement. Le design s’est fait aussi pour servir, pas seulement pour contempler. Outre une meilleure connaissance du grand public de cette œuvre qui lui est peut-être plus familière qu’il ne pouvait le supposer de prime abord, et qui s’enracine dans la soif de modernité caractéristique des années 50-60, et outre son incroyable inventivité, c’est la scénographie qu’on lui attribue qui retiendra, dans l’espace muséal, l’attention. Il s’agit de couvrir cinq décennies de production et donc de nous faire quelque peu voyager dans le passé, dans l’univers des grands (le salon élyséen) comme des humbles. L’axe chronologique a été retenu, des premières réussites de Paulin jeune loup, à son installation dans les Cévennes et à un retour vers le savoir-faire artisanal. Ce sont bien évidemment ses innovations des années 60 qui attirent l’attention, La Ribbon chair et surtout la Tongue Chair par son audace, sa souplesse et son humour. Mais aussi la Table cathédrale de 81, toute en lames métalliques ciselées comme dans l’art gothique. Le clou de cette expo, qui ressuscite toute une époque (la mode Courrèges, la Panton chair, les velléités sculpturales du jeune Paulin…), demeure tout de même dans cette reconstitution de salles emblématiques du palais présidentiel, style Pompidou en particulier, avec ses lumières, ses rondeurs paresseuses et sa finalité musicale. Sans oublier ses Matisse au mur… Son fumoir aussi, en demi-cercle et dans des tons apaisants. Le bureau bleu de Mitterrand paraît plus froid, rehaussé pourtant par les cannages d’une chaise à palmette en bois d’amarante, un bonheur du jour, et un siège curule. Parmi les réussites et surprises indéniables : le grand canapé rouge et blanc dit Osaka, à base de mousse, serpentant dans l’espace ; une tente verte de jardin extérieur baptisé Showroom, abritant de révolutionnaires fauteuils ; plus loin un chandelier immaculé de 1958 et, bien évidemment, la Mushroom chair de 1959. Le champ de l’art s’est considérablement élargi depuis deux ou trois décennies. On s’en aperçoit en musique, en littérature et dans le domaine des arts plastiques, qui gagnent à se confronter, ou pourquoi pas s’unir, aux arts décoratifs, appliqués ou au savoir-faire artisanal. BTN museefabre.fr

Adrien Fregosi,

Les moyens du bord

Sète

Jusqu’au 7 mars 2027

Sète, ce n’est pas seulement l’art contemporain, c’est également l’art modeste qui finit par brouiller les cartes et s’imposer dans le territoire souvent exclusif du premier. Le MIAM nous a habitués à des thématiques inédites lorgnant du côté des marges, brutes et populaires, dans une volonté de fédérer bien des démarches singulières, émanant du monde entier. Sur une année quasi complète, le musée international d’art modeste rend hommage à un artiste néo-sétois disparu prématurément : Adrien Fregosi. On peut ainsi porter un œil rétrospectif et définitif sur l’œuvre accomplie et mettre en exergue ce qui n’avait pas été suffisamment compris, ou simplement exposé, de son vivant. Comme toujours au Miam, la scénographie est soignée, le parcours soigneusement étudié. Ce dernier s’effectue en 8 étapes et deux étages (plus le couloir d’accueil) qui vont des débuts de l’artiste, les années 2000 (Paysage de l’intérieur), aux prémices de sa disparition (avec la complicité d’une installation de Safia Bahmed-Schwartz), dans la section Les Abîmes. Adrien Fregosi pratiquait la figuration que l’on ne saurait dire libre mais qui se voulait émancipée de conventions astreignantes. Une forme, humaine ou animale, et un peu de peinture lui suffisaient pour créer un univers bien à lui. On peut se faire une idée dès l’entrée avec un portrait de chien jaune citron (d’où son prénom) sur fond parme. On le sent hanté par le lien jamais coupé avec l’enfance pour ce qu’elle recèle d’authenticité et de spontanéité que l’âge adulte a tant de mal à pérenniser. Des œuvres en collaboration avec sa fille occupent ainsi la section Jeune roc. Les sentiments les plus fondamentaux alimentaient son œuvre, l’amour ou l’amitié. Une silhouette (deux âmes reliées par un bras commun), un symbole (un cœur, rouge), une action (petite fille flottant dans l’espace), esquissés sur fond de couleur souvent uniforme, suffisent à exprimer son émotion. Pour mieux rendre hommage à cet artiste attachant, les commissaires ont placé ses œuvres en vis-à-vis d’interventions amicales (et pas des moindres : une lune rose, suspendue de Bruno Peinado, le mur d’autocollants d’Olivier Millagou) ou d’artistes plus ou moins célèbres avec lesquels il semblait en phase : Mike Kelley, Topor, Guston, Pettibon, pas mal de dessinateurs. Ou encore la Sétoise Agnès Rosse, laquelle témoigne sans doute un esprit décalé proche de celui de l’artiste honoré. BTN miam.org

Conversation avec GÉRALDINE

CHOPIN

Directrice du Musée du Gévaudan, Mende, Lozère

"La méthode de Depardon demande l'humilité et de la patience"

Arrivée à la direction du musée du Gévaudan en mars dernier, Géraldine Chopin prend la mesure d’un établissement à la triple identité - musée de France aux collections encyclopédiques, centre d’interprétation du patrimoine et lieu de vie ouvert à tous - dont la muséographie relie avec cohérence des collections très diverses, entre géologie, ethnographie et beaux-arts. Elle revient surtout sur l’événement de l’été : l’exposition intégrale de la série Rural de Raymond Depardon jusqu'au 31 octobre, montrée pour la première fois en France dans son entier, dont la moitié des clichés ont été pris en Lozère.

Vous êtes arrivée à la tête du musée du Gévaudan en mars dernier. Quel regard portez-vous, quelques mois après, sur cet établissement ?

Historienne de l’art de formation, j’ai passé quinze ans au musée de Marly-le-Roi, d’abord auprès des collections puis comme directrice, où j’ai porté la rénovation du musée. Lauréate du concours de conservateurs du patrimoine en 2021, j’ai rejoint Mende en mars - un territoire que je connaissais déjà pour l’avoir arpenté sur les chemins de Compostelle et de Stevenson. En découvrant le musée, avant même d’y travailler, j’ai été séduite par sa muséographie, cohérente malgré la diversité des collections, et par la façon dont il s’adresse à ses visiteurs à travers ses textes : un côté musée sérieux, qui ne se prend pas au sérieux. Et depuis mon arrivée, ce qui me frappe surtout, c’est une équipe qui déborde d’envie.

Le musée cumule plusieurs identités : musée de France, CIAP (centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine), lieu de vie avec café et boîte à livres. Comment envisagez-vous de faire vivre cet ensemble ?

C’est un atout de tout réunir au même endroit. Le CIAP nourrit d’ailleurs le discours du musée : à chaque visite découverte, on y passe, car il offre des supports iconographiques, des maquettes, qui viennent appuyer le propos. Côté lieu de vie, on a une salle avec des étagères pour échanger des livres, des jeux, et même une cafetière comme à la maison : je n’ai jamais vu ça ailleurs, et j’ai envie de continuer dans cette ligne-là. Notre boutique travaille avec des créateurs et des producteurs locaux, et en partenariat avec les librairies de la ville. Le but, c’est d’être un musée qui vit, qui interagit avec les commerçants, un acteur économique du centre historique de Mende. Cette logique se retrouve dans la gratuité : les collections permanentes et le CIAP sont accessibles librement, c’est son ADN. Seules les expositions temporaires, sont payantes mais à des tarifs qui restent modestes. Et le musée propose aussi régulièrement des animations gratuites.

Cet été, le musée consacre une large place à Raymond Depardon avec la série Rural, prêtée par le musée Fabre. Comment cette exposition s’est-elle construite ?

que le musée Fabre a accepté de nous prêter dans son intégralité : une première en France, la série n’étant habituellement montrée que par sélection. Argument fort de ce choix : la moitié des clichés ont été pris en Lozère.

Qu’est-ce que le regard de Depardon dit du territoire, et comment le public l’a-t-il reçu ?

Je commencerais par ce que cette série n’est pas : une démarche statistique ou de représentativité. Raymond Depardon est fils d’agriculteur - né dans le Rhône, pas en Lozère - et cette série parle d’une agriculture de moyenne montagne mise à mal par la modernisation agricole, et elle est indissociable du film Profil paysan, tourné avec son épouse Claudine Nougaret sur huit ans. Sa méthode a demandé de l’humilité et de la patience : comme il le dit, on entre plus facilement dans un palais de justice que dans une cuisine en Lozère. L’accueil du public est très favorable : Depardon était présent au vernissage et a lui-même commenté la visite, avec beaucoup de générosité. Quelques visiteurs regrettent que les clichés ne représentent pas la Lozère d’aujourd’hui - mais ce n’est pas le projet : ce n’est pas une démarche documentaire ni ethnographique. Côté médiation, nous sommes volontairement sobres, en accord avec l’esprit de l’artiste. Mais en interne, avec un historien du pastoralisme et des experts du territoire (Causses-Cévennes, Parc national), nous avons fait un vrai travail de fond pour être en mesure de décrypter chaque image si les visiteurs nous sollicitent.

Quels sont les grands chantiers des prochains mois ?

La grande exposition de l’été prochain reste secrète : un projet est dans les cartons, en attente de validation le temps que la nouvelle équipe se mette en place. En revanche, un projet est déjà lancé pour mars, avec le service culture de la Ville de Mende et l’association L’Enfance de l’Art, qui pilote la direction artistique du Vilaret : nos trois entités présenteront ensemble les œuvres de l’artiste Margot Fontaine, dont la création liée au végétal entre en résonance avec nos collections. Le musée a par ailleurs une muséographie qui laisse peu de flexibilité, mais certaines collections tournent déjà : le cabinet d’arts graphiques se renouvelle chaque année, tout comme un mur de notre salle végétale. La salle consacrée à la Bête du Gévaudan évolue aussi avec une vraie dynamique d’acquisition sur les objets populaires liés au mythe – j’aimerais qu’on devienne un pôle de référence sur ce sujet.

Recueilli par Eva Gosselin muséedugevaudan.fr

Le projet a été initié par mon prédécesseur avec le musée Fabre de Montpellier, à la faveur de la donation faite par Raymond Depardon et son épouse Claudine Nougaret. Le choix s’est porté sur la série Rural, 86 photographies noir et blanc,

Expositions

Soulages, regard objectif.

MAISON DES CONSULS

Les Matelles Jusqu’au 27 septembre

Placée sous la figure tutélaire de Pierre Soulages, Soulages, regard objectif réunit le photographe Christophe Hazemann et le poète Jean-Yves Tayac, tous deux liés au peintre par une relation intime. Directeur adjoint du musée Soulages à Rodez, Hazemann met l’œuvre du peintre au service de ses propres expérimentations photographiques, brouillant les repères entre géométrie et désordre, lumière et ombre, plein et vide, jusqu’à ce constat : « tout est Soulages ». Les fragments de textes de Tayac, issus de son ouvrage Le pas de côté, dévoilent quant à eux une version intime de l’homme derrière l’artiste. La scénographie fait se répondre photographies et poésies, tissant un troisième regard : celui, réjouissant, d’une confrontation entre réalité et interprétation.

©Christophe Hazemann – Sans-titre, Série OutreSoulages, 2026 grandpicsaintloup.fr

HÉRAULT

Edmond Baudoin & Troubs,

ESPACE D’ART CONTEMPORAIN

Bédarieux

Traces

Jusqu’au 29 août

Avec Traces, l’Espace d’Art Contemporain de Bédarieux invite Edmond Baudoin et Troubs à partager les fruits d’un périple arctique mené aux côtés du documentariste Vincent Marie. De cette expédition sont nés les romans graphiques Inuit et Nunavut, ainsi que le film Traces, échos du silence. L’exposition, dont Vincent Marie assure le commissariat, déploie trois axes : les paysages du Grand Nord, traversés par la mémoire coloniale et les gestes de la chasse ; les visages d’Inuits rencontrés en chemin, parmi lesquels l’artiste Andrew Qappik et le sculpteur Manasie Akpaliapik ; et les mythes fondateurs, du narval à la déesse Sedna. Des sculptures inuites contemporaines, proposées par la galerie Art Inuit Paris, complètent le parcours. Loin du folklore figé, ce voyage dessiné révèle un monde vivant, résistant, en perpétuelle transformation. bedarieux.fr

Michel Gelly HÔTEL LA PLAGE

La Grande Motte

Du 15 août au 15 octobre

À l’hôtel La Plage de La Grande Motte, Gelly célèbre le réel avec une sensibilité rare. Son sujet de prédilection, les poissons, devient prétexte à une poésie des couleurs : bleus pétrole profonds, turquoises lumineux, verts émeraude, ocres chaleureux et touches de cuivre ou de pourpre composent des silhouettes qui semblent flotter hors de la toile. Le bleu pétrole, signature récurrente de l’artiste, évoque la profondeur des océans, tandis que les contrastes éclatants donnent aux compositions une force visuelle remarquable. Gelly marie précision figurative et liberté d’expression : les détails sont maîtrisés avec finesse, la matière et la lumière apportent mouvement et spontanéité. Ses tableaux deviennent une célébration vibrante du vivant. L’artiste ouvre également son atelier-galerie rue Casimir Peret à Béziers.

Tél. 06 81 41 64 98.

Laurence de Villiers, Baigneuses

ESPACE LEELOU ATELIER DE CRÉATION

Sète Jusqu’au 30 septembre

Depuis leurs premières apparitions à Hossegor en 2017, les Baigneuses de Laurence de Villiers ont parcouru bien du chemin. De Sète à Bayonne en passant par Collioure, elles sont devenues un incontournable. L’artiste imagine et peint des baigneuses colorées qui nous contemplent et paraissent s’adresser à nous. Laurence de Villiers crée ses toiles dans l’émotion du moment, tout passe chez elle par le partage, l’émotivité, la sensibilité et les énergies positives qui en découlent. Ayant passé une grande partie de son enfance dans les bassins, cette passionnée de natation a pratiqué ce sport durant de nombreuses années ; ces Baigneuses lui tiennent ainsi particulièrement à cœur. À travers des œuvres spontanées et vibrantes, cette exposition est une invitation lumineuse à célébrer la vie. baigneuse.fr

Christophe Vilar, Extérieur du dedans Jusqu’au 30 août

Arthur Dupuy, Ancré Du 12 septembre au 11 octobre

CHAPELLE DU QUARTIER HAUT

Sète

Dans Extérieur du dedans, Christophe Vilar dévoile une peinture de la mémoire, entre paysages intérieurs et villes, où formes architecturales et lignes d’horizon se répondent. Bleus, gris et bruns composent des espaces silencieux, propices à la contemplation. L’artiste, installé à Sète depuis les années 1980, puise dans la lumière et les lignes du paysage méditerranéen depuis son atelier surplombant le cimetière marin.

Lui succède Arthur Dupuy avec Ancré, hommage à Sète et à ses marins. L’artiste sétois, aussi designer olfactif, travaille IKB, noir de mars, brou de noix et graphite, entre rouille et corrosion. L’exposition s’enrichit d’une sculpture olfactive avec la céramiste Mahnaz Alamé, d’un concert baroque et de projections. sete.fr

Fabien Verschaere, 1+1=11

Fernando Costa, Le Champ du métal

PARCELLE473

Montpellier

Jusqu’au 20 septembre

Le musée Parcelle473 présente cet été une double exposition aux univers singuliers mais complémentaires. « Deux propositions fortes qui confirment la vocation du lieu : faire dialoguer création contemporaine, territoire et expériences artistiques », commente Laurent Rigail, créateur du musée. L’exposition-atelier 1+1=11 de Fabien Verschaere invite le visiteur à vivre une aventure ludique à la rencontre de onze personnages issus de son univers. Conçue sous la forme d’un jeu-parcours destiné aux enfants dès 4 ans, cette exposition prend place au cœur d’une forêt enchantée. Tandis que l’exposition Le Champ du métal du sculpteur Fernando Costa explore la transformation du métal, au moyen d’anciens fragments de tracteurs transformés en sculptures et toiles de métal, le but étant de valoriser une pratique engagée de l’art, entre mémoire et création. parcelle473.com

À fleur de peau

LA PANACÉE

Montpellier

Jusqu’au 11 octobre

L’ancienne Faculté de pharmacie, en cœur de ville, est devenue un lieu incontournable de la vie artistique montpelliéraine. Les œuvres ne sont pas toutes faciles d’accès, certaines peuvent heurter un public dit sensible... Ainsi les esprits ouverts s’y retrouveront tout de go au cœur des préoccupations de plusieurs générations d’artistes s’étant confrontés à la problématique de l’altérité monstrueuse. Si elle préoccupe aujourd’hui les jeunes gens dans leur rapport au présent (on pense à l’Égyptienne Nuria Mokhtar, tout juste diplômée des Beaux-Arts, prenant fait et cause pour une lutteuse transgenre dans une fresque murale) et à notre avenir (IA, manipulations génétiques…), certains y ont été confrontés de très près : l’Allemand Albrecht Becker, interné pour son homosexualité, dont on peut voir des séries d’autoportraits photographiques. Ou Ceija Stojka, en camp de concentration en tant que Rom et exprimant ses cauchemars en peinture. Les dessins tératologiques du Belge Stéphane Mandelbaum laissaient-ils augurer son assassinat à 25 ans par des complices de vol ? Vous jugerez. Sibylle Ruppert a connu les horreurs de la guerre : ses toiles surréalistes au noir s’en souviennent. Les « Freaks » constituaient déjà une grande préoccupation majeure dans l’œuvre d’Ulrike Ottinger, dont un nain dalmatien tenant son chien en laisse tout en brandissant un étendard revendicatif. Les toiles de l’Anglaise Penny Goring dénonce la violence faite aux femmes réduites à des poupées en effigie tandis que les toiles de Sue Coe nous replongent dans l’univers de Bosch. Dans le même esprit, l’Américain Richard Hawkins a réalisé des collages vidéos très pop d’une grande puissance plastique. Revenons aux plus jeunes : dans une salle qui lui est dévolue, Arthur Monteillet (deuxième diplômé des Beaux-Arts) suspend des fragments de fictions soigneusement répertoriés à de lourdes chaînes métalliques sous les yeux d’un inquiétant Cerbère en céramique. Augustin Katz construit habilement un dialogue entre une grande peinture au rouge représentant le public d’un théâtre et une sorte de tambour supportant un paysage industriel désolé, inquiétant, métaphysique, une maquette en fait. Dans la grande salle, une pièce de projection permet d’assister à la chorégraphie effrénée, dans un genre queer, d’un homme-chien, vidéo de l’anglais Jenkin van Zyl. Plus discrètement, Kevin Blinderman pose un regard mélancolique sur sa génération à travers une peluche « toute trouvée ». Michelle Uckotter explore la maison de la cave au grenier. Les assemblages de l’Espagnole Monica Mays revisitent la statuaire traditionnelle en usant de matériaux inattendus. Issy Wood explore la dentition en très gros plan. Entre les deux générations, l’hybridité pointe le bout de son nez, et aussi la question du corps en mutation : dans les chevaliers de velours de Julian Farade, le plateau royal que nous offre Lili Reynaud Dewar toute d’aluminium recouverte, ou le cadavre constipé, tout droit sorti d’un film d’horreur, conçu par le Canadien Julien Ceccaldi. Au demeurant, l’expo se voulant internationale : Ebun Sodipo est d’origine nigérienne ; le duo Gawęda-Kulbokaitė, installation troublante en miroir, nous vient de Pologne et de Lituanie ; Tirdad Hashemi (Butchered bodies) ou Tala Madani, très fécale, sont iraniennes ; Brilant Milazimi et ses êtres filiformes, vient du Kosovo, Keunmin Lee est coréen. On appréciera la variété des genres plastiques, des supports et bien évidemment la relation que les œuvres entretiennent entre elles. Sans oublier le choix des artistes, d’une sensibilité A fleur de peau BTN (Article complet sur lartvues.com) moco.art

ATELIERS DU RÉSERVOIR

Sète

Comme leur nom l’indique, les Ateliers du Réservoir associent le savoir-faire ancestral des diverses techniques de l’estampe (gravure sur bois surtout, taille douce, lithographie) à des tableaux et œuvres diverses disposés en « corners », ainsi que l’on a pu en découvrir dans les anciens locaux du Réservoir. L’infatigable Jean-Claude Dugrip et le passionné Gilbert Ganivenq se sont en effet associés pour cette initiative hybride. On pénètre ainsi dans un large couloir qui s’évase vers l’atelier et ses machines, dont nous pouvons contempler les productions, lesquelles pavoisent à foison le long des murs, dans un accrochage inspiré d’un cabinet d’amateurs. De professionnels devrait-on dire. L’estampe laisse toutefois sa place aux fameux corners (Biascamano ou Corominas, Andrée Vilar) ou à des tableaux de grande ampleur signés Boisrond ou Combas, Cervera ou Traoré, notamment dans la verrière. Ainsi passe-t-on du multiple à l’unique, de l’accessible au plus

Sète

Nous avons la chance, à Sète, d’avoir un centre d’art gratuit et qui propose au moins deux fois par an, des expositions de qualité, à même d’initier le public non averti aux pertinentes subtilités de l’art contemporain tout en ravissant les supposés initiés. Tel est le cas pour cette Écossaise chevronnée qui s’est suffisamment intéressée à la mode pour faire du corps son objet critique d’étude et de réflexion : Lucy McKenzie. On s’en apercevra à travers la multiplicité des corps de mannequins, en pose et en fibre de verre, dispersés dans l’espace et rapprochés de modèles anatomiques empruntés à la faculté de médecine de Montpellier. Derrière les apparences trompeuses des mannequins idéaux, l’artiste exhibe la réalité médicale du corps souffrant (césarienne, Vénus anatomique et même trépanation, masculine cette fois). Lucy McKenzie s’intéresse aux envers du décor, ainsi que le prouve la reconstitution de ces deux wagons de train à l’ancienne où l’on peut s’installer pour assister à un défilé de paysages factices. Des

Jusqu’au 30 août

onéreux, du résultat à sa source, de ce qui s’acquiert à ce qui se crée. Il y en a pour toutes les bourses et aussi pour tous les goûts tellement les choix proposés sont éclectiques. Di Rosa ou Mancione certes mais aussi Marie Hugo, Pierre-Luc Poujol, J.-.L. Parant, Mohamed Lekleti, Fabrice Hyber, Viallat, Ocampo, Andréa… Excusez du peu ! 120 en tout, et de nombreux sétois (Duran, J.-J. François, Topolino, Denant…) Tous ceux que le travail de l’estampe motive en fait. Borja Moreno se fait un plaisir d’expliquer sa manière de procéder. Quand l’homme et la machine vivent en osmose, en bonne intelligence.

Sur la droite, la salle d’exposition temporaire où nous attend une généreuse présentation des cartes scolaires et autres atlas remaniés par Clara Castagné. Petits et grands formats avec une quasi-constance, l’insertion, sur le support récupéré, de nombreuses figures féminines (ou visages) empruntées à la mythologie personnelle de l’artiste, recouvrant les contours territoriaux des pays et continents, ou remplissant les espaces vacants, profitant parfois d’une particularité géographique. Clara Castagné fait flèche de tout bois : ses cartes, déjà surinformées, peuvent emprunter tant à l’histoire ou à la géographie qu’à l’économie ou à la politique. Trump et Poutine n’y sont d’ailleurs pas oubliés. En fait, elle se sert d’un modeste espace usiné de représentation, schématisé, qu’elle trouve dans le réel notamment en chinant, et y intervient de manière à la fois humaine et manuelle, ce qui lui permet de se l’approprier. Elle réintroduit le concret dans une représentation forcément réductrice et, si l’on y réfléchit, abstraite. Elle en joue comme les enfants jouent avec des figurines. L’imaginaire et le rêve reprennent leurs droits. Le présent se conjugue au passé ainsi réactualisé. Pour ce faire, elle recourt essentiellement à l’encre, ce qui n’est guère étonnant puisque ces cartes renvoient à l’univers de l’enfance et de la scolarité, et au rOtring (sic), plus à la portée de l’adulte maîtrisant ses moyens. Elle re-suscite et ressuscite les savoirs temporaires du passé qu’elle enrichit de sa connaissance des mythes (Europe), de l’histoire de l’art (la série des Déjeuner sur l’Herbe) ou de sa fantaisie du moment (observons bien le corsaire borgne sur l’île de beauté). C’est à une véritable conquête du territoire investi que se livre Clara Castagné, mais une conquête esthétique, toute en douceur, une conquête au féminin. Pas pour dominer, mais pour épouser. Et révéler. BTN lereservoir-art.com

Jusqu’au 6 septembre

photos osées de magazines spécialisés, précieusement conservées sous vitrine, mettent bas le regard, pour parler comme Lacan, face à un dessin géant du prédateur (et architecte) Adolph Loos (d’après un portrait de Reba Maubury), dont on peut découvrir la biographie romancée dans une série autrichienne, doublée à sa manière par l’artiste. On aura compris qu’elle a depuis belle lurette épousé la cause féministe. L’envers du décor va de pair avec le trompe-l’œil tel qu’on peut le découvrir dans la boutique de mode qui nous accueille dès la première salle, réalisée avec la complicité de Beca Lipscombe. Au fil des salles, outre les installations et les objets, on découvrira une très imposante peinture en triptyque consacrée à l’envers de l’atelier de Bacon. Et bon nombre d’impressions numériques ou offset sur papier, dont un défilé de femmes devant la douche d’un acteur célèbre, juste renversement des choses. BTN crac.laregion.fr

Lucy McKenzie
CRAC

Du 15 août au 31 octobre 2026

Michel Gelly expose à l’Hôtel La Plage

Méditerranée : bateaux & poissons

ARTISAN TEXTILE

Poursuivant incessamment son exploration du textile, Anepou ne pouvait que se sentir concerné par les pionnières du genre dans les 1960-1970, notamment la Colombienne Olga de Amaral (à laquelle la prestigieuse Fondation Cartier pour l’art contemporain a consacré une exposition en 2024).

Associant une approche moderne de l’activité artistique à des savoir-faire populaires, cette artiste accorde autant d’importance au détail qu’à l’ensemble, un peu comme dans une vision du monde où tout aurait sa place et sa fonction, autant dire dans une espérance d’harmonie universelle.

Anepou lui a ainsi consacré deux tapisseries en hommage, lesquelles rendent bien compte des points communs entre les deux artistes notamment cette notion de tissage sublimé qui leur convient si bien. Anepou se sent héritier en effet de pratiques ancestrales (orientales ou africaines) redevenues à présent visibles dans le champ métissé de l’art international et il fait d’un savoir-faire collectif une expérience individuelle.

Il s’agit pour lui de donner une nouvelle vie à des matériaux laissés pour compte, en particulier les bandelettes libres, et de les coudre dans un certain ordre assemblé. N’oublions pas que son pseudonyme d’artiste se réfère à l’Égypte ancienne et à sa gestion de l’autre vie. En agissant ainsi, il réhabilite et ressuscite le travail manuel, si souvent décrié et battu en brèche par les technologies de l’artifice… BTN

anepouofficiel

Show-room : 3 rue Philippy, Montpellier contact@anepou.com anepou.com

Napoléon, l’épopée immersive

ANCIENNE CHAMBRE DU COMMERCE ET DE L’INDUSTRIE

Béziers

Jusqu’au 30 août

Casque de réalité virtuelle vissé sur la tête, le visiteur pénètre à Longwood, 1817, dans la dernière demeure de Napoléon à Sainte-Hélène. Napoléon, l’Épopée Immersive, docu-fiction produite par le studio Sandora, plonge le public au cœur du Premier Empire : batailles victorieuses, désastres militaires, grandes réalisations et privations de liberté défilent en 28 minutes d’une intensité visuelle et sonore saisissante. Équipé d’un casque HTC Vive Focus 3, chacun déambule librement dans un espace de 50 m², seul, entre amis ou en famille, devenant véritable acteur de l’Histoire plutôt que simple spectateur. Un comité scientifique réunissant la Fondation Napoléon, le musée de la Légion d’honneur et le musée royal de l’Armée de Bruxelles a veillé à la précision historique du récit, entre légende noire et dorée de l’Empereur. napoleonvr.com

Kiki Smith, Être ici | Maintenant | Partout

MO.CO.

Montpellier

Jusqu’au 11 octobre

Être ici Maintenant Partout, n’est-ce pas la fonction du corps, omniprésent dans l’œuvre de Kiki Smith (?) et on s’en rend compte dès l’accueil avec sa sculpture où une femme expiatoire, bras en croix, attend le bûcher à l’instar des anciennes sorcières. Et pas seulement le corps mais son intériorité, les organes, représentés au bas de l’escalier par une Divination Faith en bronze. Ensuite on entre de plain-pied dans l’univers intime de l’artiste : ses dessins de jeunes femmes sur papier népalais avec une intéressante variation sur le thème de la chaise que l’on retrouve par bouquets, suspendue dans l’espace, en papier mâché. On repère au mur sa Black Madonna en bronze, sa série de sérigraphies où elle ose se représenter en Banshee, une linogravure sombre où alternent visages et organes mis sur le même plan. Et aussi un portrait d’homme assis, très velu, sur des plaques de lave ou des natures mortes sur miroir qui peuvent donc potentiellement refléter tout le corps. Une silhouette toute de papier vêtue se glisse parmi nous, sorte de peau sans organe. Ensuite, au fil des trois étages, on découvre à la fois l’ampleur de l’œuvre, la plupart des obsessions de l’artiste s’étalant sur plusieurs décennies, ses supports de prédilection, dont, moins attendues, la photographie ou l’impression numérique ( premier étage, en particulier, on repère sa fascination pour l’anatomie, ainsi qu’en témoignent une série de neuf monotypes en portfolio ou ses représentations du système nerveux. Un bras de bronze et argent (Silver vein abandonné à nos questionnements sur le monde et la place que nous y occupons. On s’aperçoit de l’importance oubliée de nos dents dans nos palais. Le féminin règne en maître(sse) – on pense à l’énigmatique Mammary parfois à nous telle une créature déchue (Fallen). Il est dessiné de manière stylisée, dans le plus simple appareil, à savoir notre dénominateur commun : le corps et les mouvements qu’il engendre comme pour expérimenter son environnement naturel. Justement ! Au rez-de-chaussée, on franchit une étape tout en demeurant sur terre puisque le corps est élargi au thème de l’animalité : une biche semble donner naissance à une femme aux divines proportions. Les loups, les rapaces interviennent dans des œuvres brodées ou dans des tapisseries, les paons dans un polyptyque dessiné, tandis que les lapins ont droit à une frise sur fond rouge. Une spectaculaire tapisserie est réalisée aux Gobelins sur le thème de la mer. Inversement, on sera sensible à un assemblage d’œufs sur un tapis aviaire. Le sous-sol nous amène progressivement, et paradoxalement, à lever les yeux vers le ciel et ainsi à accorder davantage de place à l’esprit. Le thème de l’étoile est décliné comme celui des constellations en bronze ou des nébuleuses en alu. La chouette devient un emblème féminin. Kiki Smith revient dans ses tapisseries en jacquard sur Eve et le serpent (Earth). Elle rappelle l’importance de l’eau dans une sculpture plate en bronze, assez récente (2023), Darkwater, en monochrome bleu. Sur l’ensemble de l’exposition, l’on remarque la présence de formats non négligeables, dans lesquels l’artiste fait flotter le dessin corporel, à la manière des primitifs, auxquels font penser certaines sculptures. Trois niveaux, c’est bien ce qu’il fallait pour nous permettre de mieux pénétrer cet univers très singulier qui nous maintient encore un peu les pieds sur terre. Et le corps qui va avec. moco.art

Ouverture de La Còla

CENTRE D'ART CONTEMPORAIN

Aigne, Hérault

"Co-construire

un lieu et une direction artistique qui

se nourrissent du territoire"

Depuis le 25 juillet, La Còla a ouvert ses portes à Aigne, au cœur du Minervois héraultais. Installé dans l’ancienne cave coopérative du village, réhabilitée par l’architecte Yves Bour, ce nouveau lieu porté par la Fondation Pascaline Mulliez conjugue création contemporaine et mémoire patrimoniale, avec une première saison consacrée à Corinne Mercadier, Daniel Pontoreau et Max Charvolen. Olivier Delavallade, directeur artistique, et Céline Bunoz, responsable de l’action culturelle territoriale, reviennent sur la genèse, l’esprit et les ambitions de ce projet.

Comment est né ce projet, et qu’est-ce qui a conduit la Fondation à s’implanter dans le Minervois ?

O. D. : La Còla est portée par la Fondation Pascaline Mulliez, qui agit sur trois volets : arts et culture, éducation et solidarité. Installés en Languedoc, les fondateurs ont identifié, en dehors des grands pôles urbains, un enjeu d’accès à l’offre culturelle et à la mobilité pour les habitants. L’opportunité d’acquérir l’ancienne cave coopérative d’Aigne a donné naissance à ce projet : un lieu de soutien à la création, associé à un espace dédié à la dimension patrimoniale du site.

La Còla s’installe dans l’ancienne cave coopérative d’Aigne, réhabilitée par l’architecte Yves Bour. Comment le bâtiment a-t-il été transformé ?

C. B. : Le lieu comprend deux grands espaces de monstration ainsi qu’un cabinet d’art graphique. L’espace d’accueil, très ouvert, donne sur un cafélibrairie : l’idée est de proposer un lieu convivial, qui casse les barrières psychologiques face à un lieu d’art et s’ouvre au public le plus large. Un espace patrimoine se construira dans un second temps, autour d’une collecte de mémoire vivante auprès de celles et ceux qui ont connu la cave coopérative en activité. D’anciennes cuves accueillent par ailleurs deux ateliers dédiés à l’éducation artistique et culturelle et aux pratiques artisanales.

O. D : Le bâtiment s’organise sur quatre niveaux entre l’accueil, un grand espace de monstration, des ateliers ; et un grand plateau ouvert sur le paysage du Minervois. La réhabilitation a été menée par l’architecte Yves Bour qui a respecté l’identité du lieu dans ses grands volumes et ses grands espaces.

Comment se traduit la ligne artistique de La Còla dans le choix des artistes de cette première saison ?

O. D. : La ligne artistique est commandée par la nature même du lieu : nous ne sommes pas dans l’héritage du white cube moderniste, mais dans cette relation entre patrimoine et création. Les trois artistes de cette saison s’ancrent dans le lieu, son paysage, sa mémoire, son histoire et l’actualité du territoire. Corinne Mercadier a travaillé l’été dernier, sur le chantier, sur des notes photographiques superposées à de la peinture, une œuvre entre documentaire et récit. Max Charvolen a pris l’empreinte d’un escalier détruit pendant les travaux : il arrache la peau peinte qu’il a appliquée sur l’architecture et l’amène à plat, transformant l’espace tridimensionnel en peinture. Daniel Pontoreau, artiste majeur de la céramique

contemporaine, propose une exposition-parcours dans une esthétique brute proche de l’Arte Povera, en résonance avec le paysage du Minervois.

Comment pense-t-on la médiation dans un territoire rural, et comment l’articule-t-on avec le projet artistique ?

C. B. : C’est tout un travail de tissage en satin : il faut se rendre accessible, proposer une offre diversifiée, parfois hybride, comme autant de portes d’entrée vers la création contemporaine. Il faut surtout que ça résonne avec la mémoire du lieu et l’esprit du mouvement coopératif - un lieu de partage, de mise en commun. Concrètement, il s’agit de co-construire un lieu et une direction artistique qui se nourrissent aussi du territoire.

O. D : Le nom lui-même, La Còla, qui signifie « l’équipe de vendangeurs », dit bien ce projet. L’autre principe, c’est d’aller au-devant des publics plutôt que d’attendre qu’ils viennent à nous. Nous avons imaginé un projet, l’Artomobile : un dispositif nomade d’éducation artistique et culturelle. Je préfère d’ailleurs le terme de transmission à celui de médiation. Il n’y a pas de culture sans éducation, ni d’éducation sans culture.

Comment s’organise la programmation de cette première année, entre volet artistique et volet culturel ?

O . D. : Les expositions se tiendront sur près de six mois, de mi-mai à fin octobre. Nous travaillons aussi en collaboration avec d’autres lieux, notamment l’Orangerie du Domaine La Dournie à Saint-Chinian : une programmation développée depuis trois ans, avec Alexandre Rolland puis les artistes ayant travaillé avec lui sur le motif. Cet été, y est présentée une exposition-parcours de Max Charvolen.

C. B. : Cette année est particulière : à partir du 25 juillet, une proposition pour le public estival, prolongée en arrière-saison avec deux temps forts : les Journées européennes du patrimoine et les Journées nationales de l’architecture en octobre.

Comment La Còla s’inscrit-elle dans le paysage culturel local, aux côtés des autres acteurs du territoire ?

O. D. : Nous parlions du territoire : nous engageons justement une collaboration avec le musée Cérès Franco, qui vient de rouvrir, sur le volet médiation. Nous avons aussi cette collaboration avec le L.A.C., à Sigean. Il nous importe de construire une offre à plusieurs, aux côtés d’autres partenaires. C’est un territoire riche : le Domaine de Roueïre à Quarante, le Mrac de Sérignan, le musée de Céret…

Recueilli par Eva Gosselin

LA CÒLA

Aigne, Hérault

Jusqu’au 1er novembre

Saint-Chinian (Orangerie, Domaine de la Dournie) et le village minervois d’Aigne (Lieu d’art contemporain La Còla, ancienne cave coopérative) accueillent trois artistes : un peintre, une photographe et un sculpteur. Tous trois de la même génération. Et qui se complètent puisque évoluant dans des disciplines différentes mais toujours en relation avec l’espace. Le Cannois Max Charvolen, occupe à lui tout seul l’Orangerie du Domaine de la Dournie et deux murs au sous-sol de la Còla. La photographe Corinne Mercadier, s’inspirant de l’ancien espace avant travaux, livre des photos en noir et blanc traversées d’étranges formes lumineuses réalisées à la peinture sur verre. C’est fantomatique et mystérieux. Le céramiste et sculpteur Daniel Pontoreau conçoit, de son côté, ses œuvres comme des prétextes à méditation à partir de la terre ou de la pierre, paradoxe fertile. Le sculpteur occupe la totalité du spacieux deuxième étage, et ses terrasses, ce qui lui permet de dévoiler la richesse de sa productivité, au sol, dans l’espace et même sur les murs. Grande variété de formes et supports dans une osmose évidente avec la matière manipulée, sublimée en quelque sorte par la cuisson et les rapprochements inédits. Max Charvolen est l’un des artistes les plus originaux de sa génération, celle des années, et du groupe, 70. Il écume les lieux les plus prestigieux (La villa du rêve chère à Matisse à Vence, le CIAC ou château de Carros, le Vallauris de Picasso…) à la recherche de détails architecturaux qu’il recouvre de morceaux de tissus imprégnés de colles et pigments. C’est la partie arrachée aux particularités architecturales du lieu qui est ensuite exposée, déployant à chaque fois une forme toujours nouvelle, mémoire d’un lieu spécifique et nous faisant voyager dans des espace-temps autres. Ainsi les formes de Charvolen sont uniques, toujours différentes et reconnaissables 1000. Il ne lésine pas sur les couleurs qu’il multiplie selon les divers plans architecturaux investis. Il s’est intéressé à un escalier voué à la disparition dont il restitue en quelque sorte la trace, à plat parce que son projet demeure pictural et suppose deux dimensions, se souvenant pourtant de la troisième. Le résultat est spectaculaire et habite l’espace. Même exposées ailleurs, ses œuvres s’ancrent dans du in situ. En ce sens, on peut parler de nomadisme. L’artiste est toujours avant et déjà ailleurs… La Còla est un lieu incroyable, comme on en a peu dans la région (sauf le L.AC.), et on espère qu’il en deviendra l’un des centres d’art attractifs. BTN

Philippe Decrauzat et Brice Dellsperger

Stop the machine !

MRAC

Sérignan

Jusqu’au 30 août

Du 26 septembre au 7 mars 2027

En attendant la rentrée où, dès le 26 septembre, on attend une magistrale exposition pour fêter les 20 ans du Mrac, déjà… on peut jusqu’à la fin août se familiariser avec l’univers optique de Philippe Decrauzat ou avec les vidéos décapantes de Brice Dellsperger (également au Frac). Pour ce dernier, au rez-de-chaussée, il s’agit de décliner, le temps d’installations d’écrans géants, des vidéos hautes en couleur où deux comédiens travestis interprètent les scènes les plus violentes d’une série culte américaine, Dynasty. Le grand format nous implique physiquement et nous avons l’impression d’être les témoins réels de la scène qui se rejoue sous nos yeux. Ainsi, nos repères se brouillent. Changement de décor à l’étage où il est pourtant question de semer le doute mais avec des moyens radicalement différents. Ceux de notre appareil perceptif et de ses limites, dans la continuité de l’Op’art, en accentuant l’expérience immersive du corps tout entier. Ainsi, une salle complète ou un pan de mur sont remodelés par l’artiste selon le principe binaire du damier qui lui est familier en jouant sur le contraste ou le dégradé. Une autre est dévolue au cercle au sol et à des figures labyrinthiques censées jouer avec nos sens trop souvent sollicités et coutumiers d’un coup d’œil trop furtif. L’artiste multiplie aussi les œuvres murales, notamment celles qui jouent avec des nuances de couleurs sur un grillage léger. Il rend hommage à sa majesté l’œil à travers un gros plan de Buster Keaton projeté sur le mur. Ensuite, on nous annonce donc pour la fin septembre une intéressante expérience d’introduction de l’IA dans le choix des œuvres, 400 au total, de 250 artistes différents. Elles seront empruntées au Mrac mais également aux deux Frac régionaux. C’est Buren, sa cabane et ses couleurs sur les vitres, qui serviront de base à cette expoanniversaire-événement qui couvrira l’ensemble de la surface imposante du Mrac. Stop the machine, semble annoncer que l’humain ne perd pas ses prérogatives par rapport à l’IA sollicitée. Cette exposition pourrait bien s’avérer l’une des plus marquantes de l’automne. Sinon La… BTN mrac.laregion.fr

© Philippe Decrauzat, vue d’exposition, «Intercisio». Mrac Occitanie, Sérignan, 2026. Photo : Aurélien Mole. © ADAGP Paris 2026

Jaume Plensa, Mirage

CARRÉ SAINTE-ANNE

Montpellier Jusqu’au 1er novembre

L’église Sainte-Anne, aujourd’hui déconsacrée, est le point culminant de l’ancienne ville et de ce que l’on nomme communément l’Écusson. L’élévation inspire la spiritualité et, en l’occurrence, l’interruption des guerres civiles et fratricides ancestrales. C’est dans ce lieu hautement symbolique que le sculpteur catalan, partant méditerranéen, Jaume Plensa, a érigé ses deux visages géants baptisés Les Invisibles, de part et d’autre de la nef centrale. Constitués de maillages de métal, ils jouent, tout comme l’écriture, sur une dualité pleins-vides (ou déliés), le plein révélant le vide comme le visible l’invisible. Construites à la mesure imposante du lieu d’accueil, ces têtes se font face et incitent au silence, voire à la méditation, au recueillement, ainsi que le suggèrent les doigts sur les lèvres et les yeux fermés. Il s’agit d’inviter au silence ou, si l’on préfère, entre les deux sculptures, de se livrer, en tiers attendu, à une conversation muette. Il n’est que trop de sons, de violence et de mots d’ordre en dehors de l’enceinte de l’église. On y a droit d’asile comme aux temps immémoriaux. Les visages sont choisis en fonction de leur caractère apaisant certes, mais également en vertu d’une certaine beauté classique, ancrée dans la culture méditerranéenne. Le gigantisme peut tout aussi bien renvoyer à Rabelais, qui a longtemps habité la ville, le grotesque et le burlesque en moins, la finesse en plus. Après tout le bon François défendait des idées humanistes lui aussi et se voulait pénétrer de cultures antiques. La transparence allège de toute façon la sculpture, laquelle n’écrase pas le lieu mais au contraire s’y dépose comme en un écrin, et se fait filtre à mauvaises ondes. Vers le chœur, l’artiste a choisi de déposer trois sculptures de bois, toujours des têtes mais de bien plus modestes dimensions et amincies à l’extrême, à l’instar de traditions primitives. Elles semblent participer à la prière muette de l’espérance, la plus universellement partagée : la paix et ses corollaires : tranquillité, sérénité, sécurité et bien évidemment beauté prise en charge par l’Art. De part et d’autre de la nef sont installés également deux gisants d’albâtre, des êtres qui dorment du paisible sommeil du juste. Les mains croisées sur la poitrine, ils nous rappellent notre sort commun, à accepter sans vanité, incitant au contraire à plus de modération. Chacun sait que la vie est un songe. Pour Jaume Plensa : Un mirage. BTN montpellier.fr

voir associées des toiles libres plutôt récentes de Claude Viallat (tissus imprimés, et la fameuse forme à laquelle on l’identifie), avec des peintures sur bois beaucoup plus anciennes et remontant à la jeunesse du peintre, avant l’apparition de la forme en question (en 1966). Ce rapprochement d’œuvres distantes de plus de 60 années, s’inscrivent dans une relecture de son propre cheminement, dans ce qu’il appelle Retours en boucles, titre de l’expo. Les 14 panneaux assez imposants sont proposés pour cette exposition, ont été peints en 1963 à l’attention de la mairie d’Aubais, village où il a passé son enfance, au retour de la guerre d’Algérie, et alors que Claude Viallat était encore étudiant. 1963, c’est la date où germe l’idée d’une nouvelle station balnéaire, littorale et moderne, qui deviendra La Grande Motte. Pendant que celle-ci s’imposait en fleuron d’une architecture résolument moderne, le jeune Viallat se situait encore dans la tradition (Picasso, Soutine) d’une certaine peinture : bœuf écorché, scènes de guerre. C’était pour lui la croisée des chemins. Il va vite découvrir Paris et les avant-gardes (pop art, peinture abstraite américaine, les amis-artistes de sa génération…). Cette œuvre de 63 est ainsi cruciale car elle clôt une étape : elle va vite se voir supplantée par des recherches prospectives qui vont aboutir à la déconstruction du tableau et à l’éclosion de Supports-Surfaces. En effet les panneaux des années 60 sont figuratifs. Ils sont plus ou moins contemporains d’autres tableaux montrés au MO.CO. au printemps dernier dans le cadre d’une expo consacrée aux BeauxArts de Montpellier, où Viallat a précisément étudié et passé son diplôme. Ces figures rappellent celles de l’été de 2025, de Combas,

Jusqu’au 30 août

l’on reste dans une certaine logique de programmation estivale (grands artistes), d’autant que les deux ont en commun un même amour de la bande dessinée et des illustrés des années 50-60. Pour Viallat, le thème choisi est la tauromachie. On sait combien il est un grand amateur de courses camarguaises depuis son enfance, et donc, se veut le défenseur d’une certaine tradition. Or, La Grande Motte s’honore de se trouver aux portes de la Camargue. Voilà un trait d’union qui justifie la présence du peintre en ces lieux. Rappelons qu’un musée nîmois porte son nom et celui de sa femme Henriette, le musée des cultures taurines. Enfin, Viallat présente des objets faits d’étranges et simples combinaisons. Il ramasse/collecte des bois flottés qu’il associe à d’autres objets dans le cadre d’une réflexion sur le support et sur la surface. Cueillette qui se fait sur les rives du Rhône, en Camargue justement. La Grande Motte a son « petit » Rhône à elle, c’est le Vidourle, lequel charrie le même type de bois délaissé. Autre point commun. Enfin, Viallat à La Grande Motte, c’est un peu du Gard dans l’Hérault, des traditions populaires de la Camargue, et de ses rites ancestraux, dans la modernité de la station sortie des sables, c’est le rappel du passé parmi les populations nouvelles qui s’y sont installées. L’accrochage est conçu de telle sorte que les panneaux de bois longeant les murs, on peut penser à une arène et sa barrière protectrice. Les assemblages à base de bois y ajoutent du volume, mural ou en suspension. Enfin, les toiles libres ponctuent l’espace, le divisent parfois, s’y suspendent ou le recouvrent. BTN lagrandemotte.fr

Conversation avec

ARMELLE BASTIDE D'IZARD

Artiste à Saint Guilhem-le-Désert, Hérault

Vous exposez actuellement La Porte de Corne dans votre galerie. Pourquoi ce tableau est-il particulier pour vous ?

"L'art est le berceau des émotions"

Dans sa galerie, l’artiste dévoile ses dernières toiles, parmi lesquelles La Porte de Corne, née d’une séance d’hypnose et empreinte de mythologie grecque. Cet été, direction aussi Bouzigues, le restaurant La Palourdière accueille une exposition dans des tons dorés et bleus, portée sur le voyage et la mer, dont une réinterprétation La Grande Vague. Rencontre avec une artiste intuitive, dont les toiles voyagent bien au-delà des frontières.

bastide-izard.fr

Cette œuvre est née pendant une séance d’hypnose, où il était justement question de la porte des rêves, entre corne et ivoire. J’y ai vu la notion du choix : le vrai ou les faux-semblants. J’y ai mis tous mes symboles, tout ce en quoi je crois - une ode à la tolérance, à la joie, au partage. Je regarde ce qui se passe dans le monde, je ne suis pas une artiste enfermée dans son art. Mon idée de départ a toujours été de peindre le beau, le juste et l’éternel ; je reste fondamentalement une idéaliste.

Le doré revient dans toutes vos collections. Que représente-t-il pour vous ?

C’est une couleur qui appelle le sacré, une forme de richesse d’âme et de culture. On la retrouve dans toutes mes collections. À Saint-Guilhem, il évoque le Maroc et Amsterdam : je suis partie d’une fresque du XVIIe siècle de Dresde, transformée en quelque chose d’ultra-moderne. À La Palourdière, ce sera La Grande Vague, dans des teintes inédites : le ciel, habituellement crème, devient doré et bleu marine.

Quelles inspirations donnent naissance à vos œuvres et comment choisissez-vous vos couleurs, qui ont un rôle prépondérant dans vos compositions ?

Il y a une grosse part d’intuition. Ça m’arrive comme un éclair - je dis souvent que ce n’est pas moi qui pense, c’est ma main. Chez le marchand de couleurs, je redeviens une enfant : le tableau se compose déjà pendant mes achats. Ce rapport à l’enfance, je le garde depuis toujours - petite, ma mère renversait chaque samedi matin le bocal de Lego devant moi en me disant « travaille ton choix ». Aujourd’hui encore, je garde ce chaos-là : sur ma table, un amoncellement de couleurs, et dès que je prends les tubes, un début de tableau se dessine déjà dans ma tête. Il m’arrive aussi qu’un simple mot, suggéré par une galerie, suffise à faire naître un tableau.

Vos œuvres voyagent aux quatre coins du monde. Que cela représente-t-il pour vous ? Mes tableaux voyagent bien plus loin que moi. Le dernier en date a été acheté, via une galerie de Bruxelles, par le directeur de la Banque nationale du Pakistan. Ça m’émeut de savoir que des personnes si éloignées de ma culture s’attachent à mes tableaux : c’est qu’il existe quelque chose qui nous relie. Je ne cherche pas à vendre, je cherche un équilibre avec le monde. Il y a du très mauvais autour de nous, mais aussi du très beau - et il faut le cultiver, le partager. Je suis persuadée que l’art est le berceau des émotions. Recueilli par Eva Gosselin

24, Cor Nostra Dona, Saint Guilhem-le-Désert Ouverte tout l'été, les samedis et dimanches de 14h à 17h et sur rendez-vous en semaine.

Exposition

La Palourdière 14 juillet au 15 septembre Bouzigues

Galerie

Musée PAB Alès

une exposition grandeur N

Balaruc-le-Vieux | Balaruc-les-Bains | Bouzigues

Frontignan | Gigean | Loupian | Marseillan

Mèze | Mireval | Montbazin | Poussan | Sète

Vic-la-Gardiole | Villeveyrac

4 parcours

Des artistes d’exception

Brice Dellsperger, Boucles, bricoles et miroirs Jusqu’au 5 septembre Mohamed Lekleti, En déséquilibre Du 25 septembre au 23 décembre

FRAC OCCITANIE

Montpellier, Hérault

Dans la continuité du Mrac de Sérignan, le Frac présente quatre vidéos de Brice Dellsperger, extraits de sa série Body Double 41, elle-même inspirée de Pulsions, Passion, Blow out ou Dressed to kill de Brian de Palma. L’artiste reprend certaines scènes-cultes en s’attribuant tous les rôles et en les déclinant au féminin ou en pratiquant le travestissement. La scénographie peut être dite immersive d’autant que le spectateur est plongé dans la pénombre et confronté à des jeux de regard, de physionomie et d’influence ou de séduction. L’artiste recourt surtout au champ-contrechamp et subdivise même l’écran comme pour mettre en abyme ces dédoublements de rôles incarnés. Ainsi rend-il la double personnalité des êtres perceptible. Avant d’entrer dans ces projections, nous sommes placés face à un rideau de scène de spectacle précédé de la plupart des attributs du travestissement : vêtements, perruques, bijoux, chaussures ainsi qu’un mannequin. À l’intérieur, on croise les affiches originales des films référents, l’attirail de l’acteur dans sa loge et même un lit. L’œuvre de Dellsperger est en accord avec une époque où les faux-semblants sont légion, les images de soi pléthoriques et la question de l’identité flottante.

À peine achevée, l’exposition d’été du Frac laisse la place à une thématique méditerranéenne, avec le choix d’un artiste que l’on a vu petit à petit se détacher de la production régionale et s’imposer aux yeux de tous. Il s’agit de Mohamed Lekleti, dont on nous annonce une grande fresque murale dans l’esprit de son travail qui multiplie les sources d’énigmes. Car si le visiteur est quelque peu décontenancé par ce qui se joue sur le tableau, des sortes de scènes, comme au théâtre, dessinées et peintes par l’artiste ; il perçoit tout de go le Déséquilibre, et son pendant la Distorsion ou Déformation, lesquelles forment les clés qui nous permettent de pénétrer les mystères que propose cette œuvre. Le déséquilibre, on le constate dans les diverses chutes auxquelles Lekleti soumet les corps qui incarnent ses personnages, à rééquilibrer justement. Son corollaire est le mouvement qu’il n’hésite pas à décomposer notamment dans le sens de la marche. Les personnages, chez Lekleti, se déplacent beaucoup. Il faut y voir un symbole : celui de notre parcours existentiel plus ou moins semé d’embûches ou de rencontres. La marche peut être synonyme de départ, d’exil, de passage des frontières, de migration. La déformation ou distorsion est évidente dans la tendance du peintre à multiplier les dédoublements siamois, le traitement violent de la tête humaine, et surtout grâce à ce recours à l’hybridation. Dans les mythes, elle se métaphorise en la figure du monstre (le sphinx, le minotaure, la Chimère, le cheval volant) composée de deux ou plusieurs entités. Le corps, chez Lekleti, est la principale victime de ces distorsions, vers l’avant ou l’arrière. Le peintre ne cherche pas à peindre l’harmonie. Le corps est après tout le souffre-douleur de l’histoire. Les hybridations, liées à l’animal, nous rappellent la leçon des mythes antiques qui métaphorisaient, dans les récits et représentations, la double nature de l’homme, embarrassé par son animalité. Lekleti se forge un bestiaire symbolique : outre l’oiseau, l’âne ou le cheval, le lion, le chien et le singe sont ses bêtes de prédilection. Une autre dualité ne saurait être niée tant elle se fait fréquente : la machine, la mécanique, la roue… Tous ces objets qui ne font que clamer notre imperfection originelle, laquelle a décuplé notre faculté de penser le monde et de pourvoir à sa transformation. Les ballons, comme sortant de la tête, semblent signifier cette impulsion. Ils symbolisent la pensée qui nous élève. BTN (Article complet sur lartvues.com)

frac-om.org

Raymond et Romain Dimo

CAFÉ JUSTE HUMAIN

Lattes

Hérault Du 1er septembre au 3 novembre

Il y a Raymond dans le prénom Romain, et Romain dans le prénom Raymond. Un jeu de lettres qui raconte déjà une histoire de transmission. Père et fils font dialoguer photographie et peinture à travers deux sensibilités, mais une même attention portée à l’humain. Pour Raymond, il s’agit de trouver dans la banalité du quotidien l’extraordinaire puissance du regard photographique - chercher dans l’humain cette part d’universel qui donne à l’image sa force. Pour Romain, le trait est instinctif et libre. Il dessine ce qui le touche sans chercher à l’expliquer : des silhouettes féminines esquissées avec pudeur, des refuges perdus dans la montagne, des paysages à demi effacés… Il invite le regard à compléter le récit. cafejustehumain.com

Cassandre Fournet, Relevés du quotidien

L’ATELIER BLANC

Villefranche-de-Rouergue, Aveyron Du 20 août au 5 septembre

Pour investir le nouveau lieu de l’Atelier Blanc, Cassandre Fournet endosse le rôle d’une archéologue du présent. Elle arpente la ville à l’affût des fossiles de notre époque : un boîtier électrique rouillé, une palissade de chantier, une pousse rebelle fendant le bitume. Le débris le plus anonyme devient à la fois motif plastique et symptôme de notre société. Peinture, dessin et installation composent une singulière salle des vestiges où chaque élément prélevé semble avoir traversé les siècles sans jamais quitter le pied de son immeuble. L’exposition ne déroule pourtant aucun récit linéaire : elle met au jour la mémoire discrète que dépose notre quotidien le plus ordinaire. Les rebuts s’y transforment en reliques, à la fois indices d’un présent déjà passé et énigmes ouvertes sur notre manière d’habiter le monde. atelier-blanc.org

Mohamed Lekleti, vue de l'exposition Poussière d'exil à la Galerie Lilia Ben Salah, 2026 - Photo M. Lekleti. © Adagp, Paris 2026

Colette Richarme

L’AUBERGE DU CÈDRE

Lauret, Hérault

Jusqu’au 15 octobre

Il ne se passe plus une saison sans que l’on reparle de Colette Richarme, en voie de reconnaissance définitive dès lors que l’on s’intéresse aux productions féminines du siècle dernier dans notre région. Dans la continuité des bâches imprimées, présentées sur la presqu’île verdoyante de Maguelone, c’est le Domaine du Cèdre à Lauret qui offre un écrin à l’artiste montpelliéraine. Des Ciels, des Fleurs, le Printemps, tout ce qui incarne la joie de vivre, de penser et d’aimer offrira son âme à ce lieu proche de la Nature, que l’artiste anime aussi de ses Figures sans dédaigner pour autant les structures plus abstraites qu’elle nomme Constructions. L’expo démarre sur les personnages, parmi lesquels on distinguera la très expressionniste et rutilante Femme-feu. Le Cirquefarandole, avec sa sarabande de corps déchaînés et portés au rouge optimal. Ou le paisible Montferrier, le village s’esquissant, en arrière-plan, d’une amorce moderne de Déjeuner sur l’Herbe. Après les corps, les constructions, la ville : ses architectures de lignes et ses effets nocturnes de lumière. Suivent trois Printemps dont un sous mistral, où Richarme semble avoir retrouvé l’art rabelaisien de rendre les substances invisibles visibles (Le souffle du vent) et un féérique Paradis au féminin, où des femmes s’ébattent en toute liberté. Ensuite, ce sont les Ciels, que l’artiste pousse jusqu’aux limites de l’abstraction lyrique. Plus quelques surprises : un étang, une scène biblique, un souvenir chinois, deux Fleurs en épilogue. Richarme s’intéresse autant à l’immensité du ciel qu’aux petites merveilles terrestres, avec le corps en intermédiaire. C’est visible tout l’été. On attend ensuite le château de Lavérune, celui de Flaugergues et surtout l’élaboration d’un chemin Richarme, lequel entérinerait, par des reproductions d’œuvres, sa définitive réhabilitation. BTN auberge-du-cedre.com

Georges Rousse

ESPACE LOUIS FEUILLADE

Lunel, Hérault

Jusqu’au 12 septembre

Pour le deuxième été consécutif, la ville de Lunel décroche le gros lot en invitant l’un des maîtres de l’anamorphose, Georges Rousse pour une sélection d’une trentaine d’œuvres se référant à des espaces provenant d’un peu partout en France et dans le monde. Je dis œuvres car le spectateur découvrira avant tout des photos de lieux abandonnés, ou publics, parfois plus intimes. L’artiste en a peint partiellement les spécificités : murs, plafonds, sols, creux et reliefs architecturaux de telle sorte qu’une forme, circulaire ou carrée, apparaisse ensuite sur l’image qu’il en extrait et développe. Il s’agit pour lui d’adopter un point de vue et de travailler le lieu à partir de ce dernier en fonction de l’intention poursuivie, ou, si l’on préfère, d’une finalité plastique découverte sur place. Les tirages sont en général très imposants et les motifs variés : géométriques et monochromes ou décoratifs et d’une complexe polychromie. C’est le cas pour celle qu’il présente in situ et qui se développe en feu d’artifice coloré, et expansif, animant les murs austères de l’ancien lieu sacré. Une photo en vis-à-vis donne un aperçu de ce que devient le réel après choix d’un point de vue photographique. Ainsi la peinture, laquelle suppose un travail préalable de réflexion, d’expérimentation et d’esquisses au dessin, vient-elle se poser sur une architecture qui lui sert de support avant que l’image ne se fige, selon une perspective unique, en image photographique, de manière à nous restituer une anamorphose. Le public pourra s’apercevoir de la prouesse réalisée par Georges Rousse en pénétrant, du regard seulement, l’espace peint avant de le considérer avec le recul nécessaire à l’expérience anamorphique.

Emma Godebska, De l’accumulation à l’épure

GALERIE DEGUEMP

Uzès, Gard Du 5 au 30 août

Formée aux arts appliqués à Londres puis passée par la bijouterie de luxe à Paris, Emma Godebska vit et travaille désormais à Nîmes. Son parcours artistique s’étend des installations et accumulations à une peinture épurée et minimale. L’artiste explore le temps, le corps et la mémoire en allant à l’essentiel : capter une lumière, une sensation ou encore un instant. Travaillant sur fonds blancs, elle joue sur la texture du support, la dilution de la peinture, la transparence et la densité des pigments. Ses compositions centrales, à la dimension presque sculpturale, créent un jeu de plans et de profondeur qui invite au voyage spirituel.

Tél. 06 78 82 28 96.

Il s’agit ainsi d’un jeu d’illusion, mais un jeu sérieux qui confine également à une des-illusion puisqu’au fond on s’y pénètre de cette évidence : ce que nous voyons et ce qu’il en est de la réalité, cela ne coïncide pas forcément. Belle leçon de relativité à l’heure où les points de vue s’arc-boutent sur des certitudes qui ne demanderaient qu’un léger décalage pour que le réel nous apparaisse autrement. Rousse aime ajouter de la couleur à la grisaille ou inversement ramener du noir et blanc dans un espace suffisamment coloré. Il joue ainsi de contrastes. Ce qui est ici pourrait être autrement. Ce qui était perdu peut recouvrer des couleurs. La complexité appelle la simplification, géométrique par exemple, et réciproquement. Il anime littéralement les lieux tout en sachant que son intervention ne peut qu’être temporaire, vouée à la destruction et que seule une photographie témoignera de son passage. BTN lunel.com

Catherine Stoll-Simon, Avec les Vénus orgin(elles)

ATELIER GRANDEUR NATURE

Nîmes, Gard

Tursic & Mille, Dissonances à géométries variables

CARRÉ D’ART

Nîmes, Gard Jusqu’au 11 octobre

Deux peintres pour une exposition dans la salle temporaire du musée, et qui fonctionnent depuis trois décennies en duo, Tursic & Mille, elle adoptée depuis belle lurette par la France, lui montrant que les provinces ont leur mot à dire. Les deux ont choisi de toute façon notre région puisqu’ils vivent, cherchent et créent à Mazamet. C’est peu dire que la problématique de l’image les fascine, mais attention ! Ils la traitent par le biais du médium pictural et de la matérialité qu’elle incarne même s’ils empruntent volontiers, pour les détourner, aux codes de la publicité, des clichés qui garnissent les magazines ou plus respectueusement l’histoire de l’art. Les six grandes salles et les deux petites sont occupées de manière thématique : bonheur factice, séries noires ou roses, supposée obscénité d’une motte de beurre, tâche quotidienne, mélancolie finale avec en particulier ce diptyque où la maison flambe, thème particulièrement brûlant. Les images débordent souvent les cadres, qui détonnent avec leur référent originel (défilé de pin-ups ou encore série de lapins peints) mais aussi quelques dessins muraux témoins d’une chronique quotidienne. Des sculptures en bois brûlé donnent un autre aperçu de la créativité de ces deux peintres qui ne dédaignent pas l’iconoclastie (tableau avec souris). Enfin, on notera la volonté d’ironiser sur le kitch, le prétendu bon goût, la beauté conventionnelle, celle que l’on peut prêter aux chiens-chiens à leur mémère, du style de ceux qui sont exposés, avec « art » (?), aux regards dans les concours.

BTN carreartmusee.com

Du 2 au 31 octobre

Les Vénus préhistoriques renvoient aux statuettes féminines du Paléolithique. Symboles associés au sacré et à la fécondité, elles incarnent une certaine vision du féminin. Catherine Stoll-Simon, artiste plasticienne, propose ainsi une exposition de vingt œuvres rendant hommage à l’énergie féminine, après une première exposition en 2019 à la Biennale internationale de Kochi. « Présent à la fois chez l’homme et la femme, le féminin, que toutes les traditions ont célébré, incarne cette formidable source d’énergie dont notre époque a si profondément besoin pour se renouveler… », confie l’artiste. L’exposition se déploiera en deux sections : la première, aux couleurs ocres et brunes, amènera le public dans un univers minéral, tandis que la seconde nous plongera, au moyen de teintes bleutées, dans les profondeurs marines. Une rencontre sera également proposée avec l’artiste le vendredi 23 octobre.

catherinestoll-simon.com

Sara Ouhaddou, Rallumer les étoiles

TOURS ET REMPARTS D’AIGUES-MORTES

Gard Jusqu’au 1er novembre

Invitée du Centre des Monuments nationaux dans le cadre de la saison Méditerranée 2026, la Franco-marocaine Sara Ouhaddou propose un parcours tout en contraste puisqu’il joint la symbolique des étoiles à la fabrication de petits objets faits à la main, selon des traditions ancestrales. Les premières s’adaptent parfaitement à la monumentalité des quatre tours qui jalonnent l’itinéraire puisqu’elles prennent la forme de guirlandes de perles de verre dont la plus longue, 30 mètres, traverse l’espace de la tour de Constance, prison de femmes comme chacun le sait. Les seconds sont de dimension plus intimiste, protégés par une vitrine et, par rapport à une vue du ciel, ils nous renvoient à des activités terre à terre : confection d’animaux-allumettes protecteurs, ici en verre. Si tant est que s’occuper des enfants ne comporte pas, pour ces derniers, une dimension poétique qui les marquera durablement, tout comme la contemplation des constellations célestes. La présence d’un ancien four à pain justifie cette réalisation de « mains fertiles ». Sara Ouhaddou tente, par ses réalisations, d’établir des correspondances entre la vie des étoiles et l’apparition des actions les plus simples (le cosmos et l’humain au fond), en l’occurrence féminines, vouées elles aussi à une suspension (ses guirlandes sont suspendues, enroulées en pleine action) voire à une disparition pure et simple (les souvenirs s’effacent, telles les étoiles qui deviennent invisibles). La lumière, les tours (des Bourguignons ou de la Mèche, et la Porte des Moulins) en manquent forcément. Sara Ouhaddou a ainsi réintroduit une luminosité non agressive et traditionnelle sous la forme de vitraux, à dominante abstraite et colorée, où l’on reconnaît ici la lune et là une étoile dans un foisonnement de couleurs douces. S’y ajoute parfois la parole d’une poétesse célèbre dont les mots la hantent, tout comme cette voix toujours suspendue, toujours recommencée, de Shéhérazade, elle aussi prisonnière en son temps légendaire. Il y a donc beaucoup de poésie dans cette proposition qui met en exergue l’enfance comme capacité d’émerveillement à conserver et bien évidemment les moyens d’émancipation des femmes, enfermées dans les coutumes en lesquelles pourtant elles trouvent des possibilités d’évasion. Dans ces petits gestes dont on craint qu’ils ne finissent par disparaître. L’artiste pérennise la transmission. Qui a dit que les voix (sic) du ciel étaient impénétrables ? BTN aigues-mortes-monument.fr

Bissière-Messagier

L.A.C.

Sigean, Aude Jusqu’au 27 septembre

Le L.A.C. cet été regarde dans le rétroviseur et y découvre deux artistes majeurs de l’art abstrait en France dès l’après-guerre et un peu au-delà : Roger Bissière, né au XIXe siècle et Jean Messagier qui aura traversé toute la modernité du XXᵉ avant de s’éteindre au début du XXIᵉ. Le mot abstrait est d’ailleurs réducteur car les deux sont marqués par le cubisme : Bissière rend ouvertement Hommage à Braque tandis que Messagier revient à la figuration, relit l’histoire de l’art (Tiepolo Picasso) et inclut des images de comics dans certaines de ses toiles. L’œuvre de Bissière ne peut être abordée sans tenir compte de son rapport au corps et à la nature, de plus en plus stylisés, assimilables à des pictogrammes. Quant à Messagier, il suffit de lire quelques titres des œuvres présentées pour s’apercevoir que le réel est à la source de son geste et de sa « gesta » pictural(e) : La vallée enroulée, À même la mer, Herbes naissantes… Bissière est plus allusif. Ce qui l’intéresse, c’est avant tout une Composition bien organisée. En témoignent ses titres : Vert et Blanc, ou Brun et Noir, les couleurs dominantes de ses toiles ou papier. Certaines sont même Sans titre, d’autres réduites à une date. Il regarde du côté des arts primitifs, d’Afrique ou d’Océanie. Son œuvre est, en règle générale, intimiste (sauf la grande tapisserie Le Chevrier). Elle invite au dialogue discret. Il est d’une génération où l’on n’était pas obsédé par les très grands formats à l’américaine qui tenteront en revanche davantage son cadet dans ses dernières périodes. A contempler les réalisations de Bissière, Promesses de bonheur, ou L’ombre de l’église, on ressent un profond sentiment d’unité, voire d’équilibre, sans doute d’harmonie entre l’homme et le monde, les choses du monde entre elles, les créatures et le créateur. Messagier semble avoir trouvé sa voie dans ses « girations » en boucles. Certes le geste est apparent, les couleurs transparentes et le dessin se fait oublier. Son rapport au monde est plus tellurique, en phase avec les forces élémentaires qui dominent le monde : on pense à des bourrasques, des ciels tourmentés, des paysages en gestation. Les œuvres présentées au L.A.C. vont de sa jeunesse, marquée par un attachement au réel (Cyclistes, Mangeurs de frites, La Parade…) à des œuvres qui sont plutôt inspirées par le paysage, qu’il soit maritime (Chemin de mer), terrestre (La grande vallée) ou végétal. On y sent la volonté de construire, dont il se libérera par la suite pour un expressionnisme monochromatique. Mais le L.A.C. c’est aussi l’une des collections les plus riches du sud de la France (Mondrian, les Van Velde, …), un hommage permanent à son fondateur Piet Moget et comme à chaque exposition, des surprises. En l’occurrence, Pierre Mache et Germain Roesz. Le premier recourt au néon qui incarne l’énergie universelle et sa lumière, mais il pense avant tout au paysage dans tous ses états. Il dialogue avec le lieu qui l’accueille grâce à des combinaisons sculpturales, simples et efficaces. Germain Roesz a fait confiance, durant cinq décennies d’activité, au médium pictural. Il l’interroge dans sa modernité comme dans ses glorieux antécédents, dans sa couleur comme dans sa matérialité, sa capacité à se plier aux sollicitations de la pensée et de l’esprit.

NB : Le L.A.C. organise cet été une tombola dont le tirage aura lieu en septembre, avec des lots artistiques particulièrement alléchants : outre Messagier, Geer Van Verde, Mark Brusse, Georges Ayats ou les deux Specha, on y trouve la fine fleur de la production locale : de Boitard à Woillet en passant par Enna Chaton, Vanessa Notley ou Muriel Valat-B. Patrick Sauze, Anne Pons, Patricia Stheeman… BTN lac-narbonne.art

Liber amicorum

MAISON DES ARTS

Bages, Aude Jusqu’au 3 novembre

Du côté de Bages, tout près de Narbonne la Romaine, d’où le titre en latin, on revient sur le livre des amis comme on dirait le livre d’artistes. Il ne faut pas oublier qu’il se présente à nous tel un volume, se rapproche donc de la sculpture et donc peut prétendre à toute sa place dans un lieu d’art, en l’occurrence, la Maison des arts. Tel est le cas avec les créatures totémiques imaginées par Georgia Russell et leur chevelure de « paperolles », pour parler comme Céleste Albaret, ou si l’on préfère de papiers découpés. Le livre n’est pas seulement un réservoir, plus ou moins manuscrit, de phrases et de mots : il peut servir de support à bien des interventions artistiques. C’est ainsi que Jochen Gerner caviarde des textes eux-mêmes citationnels d’Olivier Cadiot (Je broie du noir), de telle sorte qu’un palimpseste se dessine et qu’un texte puisse en cacher un autre ou se révéler à partir de celui-ci. Sartre, Pérec, Foucault subissent le même sort. Quand la fièvre du recouvrement vous prend, elle ne s’impose plus de limites. La poésie émane d’un peu partout et même des créations d’autrui. On pense à une enluminure actualisée. Dans le même ordre d’idées, la benjamine Clémentine Mélois rebaptise, par paronomase, les fameuses Mythologies de Barthes en Mycologies, parmi Cent titres revisités où l’on reconnaîtra les noms de Melville et Proust. En fait, les artistes ont connu le livre dans sa gloire révolue, années 50 et 60, et l’on conçoit qu’ils demeurent pour eux une base irremplaçable. Valérie Mréjen, qui l’a beaucoup pratiqué, rappelle l’offensive des illustrés et autres anciens albums BD, tels ceux de Zig et Puce, qu’elle détourne de leurs finalités avec l’humour qu’on lui connaît. Les extraits reconstitués par Sharka Hyland apparaissent tels des trompe-l’œil étonnants, qu’elle prenne pour cible la saga proustienne, un roman de Kafka ou un poème de Reverdy. J. C. Blais fait parler, on le sait, le cutter, J. M. Alberola en rajoute en se tamponnant les passages du Capital sur les plus-values, tandis que W. Kentridge envahit d’une phrase présente et fugace, sa page. Quant à J.C. Norman, il sublime une simple feuille du livre en la transformant en paysage, d’huile et encaustique. On s’y « livre » avec délectation. BTN bages.fr

© Roger Bissi è re

E x t é r i e u r d u d e d a n s

LISE CHEVALIER

FREDERIC KHODJA

Par gestes qui s’effacent les uns les autres

JEAN-LOUIS BENTAJOU

seules les couleurs

Exposition du 17 octobre au 29 novembre 2026

Ouvert samedi et dimanche de 14h à 17h ou sur rdv

Frédéric Khodja, Peut-être une vanité un herbier, 2024, encres et découpe sur papier aquarelle
Vue de l’atelier (photographie : Layla Moget )

Pop-up Collections

CARCASSONNE

Aude

Jusqu’au 17 octobre

Les Frac d’Occitanie, associés au musée carcassonnais des BeauxArts, présentent une centaine d’œuvres, extraites de leurs acquisitions respectives, dans divers lieux de la préfecture audoise. Une centaine d’artistes se partagent d’abord la salle d’exposition temporaire du musée (autour d’une relecture des Emmurés de Carcassonne de Jean-Paul Laurens, lesquels ne demandent qu’à être délivrés), ensuite l’espace d’art contemporain, ancienne Banque de France. Mais aussi la chapelle des Dominicains (où la monumentale Garde républicaine, de Xavier Veilhan semble veiller au rejet de toutes les formes d’oppression, à commencer par les religieuses), la Halle aux grains (avec les 10 sculptures monumentales multi-genres, Ghosts de Simone Decker), et la chapelle du petit St-Gimer enfin, où un protocole collectif est proposé par Thomas Tudoux à partir du thème de l’arbre, lequel ne se conçoit pas sans la forêt. Quelques œuvres se confrontent aux collections permanentes du musée des Beaux-Arts. C’est le cas des trois céramiques en forme de bustes-ruches de Johan Creten, ou de la Gardienne textile de Jeanne Vicerial ou encore de la relecture de Guernica grâce à l’animation numérique de Daniel G. Andújar. Passé l’escalier d’accueil, où nous attend le frigo écrasé par un coffre-fort de Daniel Firman, on entre dans la salle d’expo temporaire où nous attend un riche panel d’œuvres que nous qualifierons d’en phase avec un air du temps tracassé par tous les sujets qui font mal : colonisation, guerre, marginalités, critique du système libéral… Les matériaux sont diversifiés, comme les générations et les nationalités. On est toutefois heureux de retrouver dans la salle d’expo temporaire des personnalités qui nous sont familières : Nissrine Seffar (et sa série de plâtres en hommage au camp de Rivesaltes), les portraits en pied de Belkacem Boudjellouli, à côté des indiens rebelles de Barrientos (ou de Boltanski), des documents incendiaires (et antiracistes !) de Mathieu Kleyebe Abonnenc, et ces trompeurs ciels nocturnes calmes précédant l’apocalypse de R. Auguste-Dormeuil. Entourant le tapis tissé en laine artisanale d’Alighiero e Boetti. Beaucoup d’artistes s’inspirent de l’histoire notamment celle que l’on a tendance à taire ou oublier. Raphaël Barontini s’intéresse à une reine de couleur (Lewoz Queen) L’Ukrainien Boris Mikhaïlov compose une Piéta fort dérangeante. La famille est alors une valeur refuge. L’Américain Jimmie Durham a peint 25 barils de pétrole assortis d’un concept adhésif. Au Centre d’art contemporain, les musulmans en prière de Mehdi-Georges Lalou avaient tout pour déclencher la polémique, qui semble apaisée. Beaucoup d’œuvres avaient de quoi attirer l’attention. D’autant qu’on nous les présente en florilège. Je n’ai pu citer tout le monde car 100 œuvres, c’est beaucoup et elles nous attendent sous la forme d’un Pop-up ouvert sur le monde. Tout comme s’ouvre l’art contemporain. Souhaitons que celui-là continue de s’ouvrir à lui. BTN (Article complet sur lartvues.com) carcassonne.org

Rêves du Japon

PALAIS-MUSÉE DES ARCHEVÊQUES ET CHAPELLE DES PÉNITENTS-BLEUS

Narbonne, Aude Jusqu’au 30 septembre

Plus de 200 œuvres inédites sont exposées pour faire découvrir la richesse et la diversité de l’art japonais, des estampes des maîtres Hokusai et Hiroshige jusqu’aux mangas contemporains d’Osamu Tezuka ou Akira Toriyama. Narbonne dévoile plusieurs trésors de ses collections, dont une œuvre de Paul Gauguin, illustrant le rôle déterminant du japonisme dans l’émergence de l’impressionnisme et du postimpressionnisme. Une cinquantaine de dessins et celluloïds originaux issus de Naruto, Dragon Ball, Astro Boy ou One Piece sont aussi à découvrir. narbonne.fr

Julien Laporte

COLLECTIONS DE SAINT-CYPRIEN

Pyrénées-Orientales Jusqu’au 30 septembre

Né en 1995 à Perpignan, fils de vigneron, Julien Laporte a forgé son regard dans la plaine du Roussillon, entre massifs et Méditerranée. Diplômé des Beaux-Arts de Paris, formé auprès de Jean-Michel Alberola, il a choisi d’ancrer son geste à Perpignan plutôt qu’à Paris, dans un rapport frontal au monde. Ses toiles et pastels, saisis dans la diffraction d’une lumière d’été, déjouent les stratégies disruptives du contemporain : bleus tendres, verts profonds et ocres solaires structurent l’espace par le contraste, avec une audacieuse simplicité qui convoque l’héritage fauve et l’esprit de la Figuration libre Cadrages resserrés et ponctuations graphiques transforment le paysage catalan en architecture de signes, entre estampe nippone et végétation texturée. Une peinture de l’accord retrouvé, où le monde semble rendu à sa première clarté. collectionsdesaint-cyprien.com

Isabel Mencion, Mathieu Renault, Mario Dupont

GALERIE DES HOSPICES

Canet-en-Roussillon, Pyrénées-Orientales

Du 17 septembre au 8 novembre

Trois univers picturaux se répondent à rentrée : Isabel Mencion, diplômée des Beaux-Arts de Perpignan, peint des paysages marins et montagnards où couleur, ligne et rythme restituent la présence, l’énergie et les vibrations colorées du vivant, entre réalité et imagination, nourris par ses voyages entre France et Catalogne, où elle vit et travaille. Mathieu Renault, formé à l’Esat Atelier Kennedy/La Bulle Bleue à Montpellier, développe un langage né de l’accumulation d’affiches lacérées, où déchirures et accidents composent un alphabet aléatoire et poétique nécessaire. Mario Dupont, peintre autodidacte loin des cadres académiques, explore à l’acrylique la présence humaine à travers le portrait, territoire intime des émotions, des relations et des gestes suspendus, dans une atmosphère entre réalisme et onirisme, entre figuration et suggestion. canetenroussillon.fr

Dolors Rusiñol Masramon

ESPACE DES ARTS

Le Boulou, Pyrénées-Orientales Du 1er septembre au 24 octobre

Un style pictural très personnel. L’Espace des Arts présente une trentaine d’œuvres de Dolors Rusiñol Masramon. Définissant son art comme une nouvelle figuration relevant de l’intime, l’artiste espagnole peint sur toile et utilise des techniques mixtes, notamment des pigments et des collages. Ses couleurs sont froides et douces en même temps. Sur ses tableaux, souvent de grands formats, le visiteur peut y voir des personnages dans d’apparents décors ordinaires et baignant dans un certain mystère poétique. Où les personnages semblent absents ou en attente. Là, une femme assise sur une chaise face à une mer plate. Pas d’autres signes de vie… Seulement une fleur coupée dans un vase. Ailleurs, une autre femme, à son bureau, consulte des documents ou écrit. Devant sa fenêtre, une mer d’huile. Une artiste à découvrir. mairie-leboulou.fr

Celebrare

MEMENTO

Auch, Gers

Jusqu’au 11 octobre

Pour ses dix ans, MEMENTO déploie Celebrare, exposition collective réunissant huit artistes autour de la notion de célébration, entendue comme un « honorer ensemble ». Dans cette ancienne demeure de Carmélites devenue archives puis espace d’art, Romuald Jandolo, Nelson Bourrec Carter, Lucile Martinez, Inès Fontaine, Louise Nicolas de Lamballerie, Anouk Kruithof, Stéphanie Cherpin, Rémi Groussin et Émilie Pitoiset font dialoguer mémoire et présent. L’œuvre n’y est pas contemplée mais vécue, entre visible et invisible. memento.gers.fr

Trois expositions à la Collection Lambert

AVIGNON

Vaucluse

Jusqu’au 20 septembre

Si le volet Caumont de la Collection Lambert renouvelle notre approche des nombreuses œuvres des années 80 acquises par l’ancien, galeriste, la partie Montfaucon met à l’honneur un quintet au féminin, et international, puisque l’on y trouve une Américaine, une Iranienne (passée par nos Beaux-Arts, de Montpellier), une Coréenne, une Indienne et une artiste palestinienne. C’est la jeune diplômée venue de Perse qui nous accueille, Melika Sadeghzadeh, avec une installation au sol essaimant des grenades en plâtre vidées de leur substance, au-dessus desquelles flottent des chutes d’ébénisterie, enrichies de poèmes intimistes. L’extérieur et l’intérieur se conjuguent et le mot grenade n’a pas été choisi par hasard. Trois vastes salles sont consacrées à Jumana Manna et ses installations, de céramiques, plus loin de fers usinés et entre les deux sous forme d’image vidéo : un documentaire sur l’interdiction « écologique » et coercitive de plantes traditionnelles cueillies sur la terre palestinienne. Les céramiques sont peintes, disposées de manière anthropomorphe (une famille, un accouplement abstrait) et conjuguées à des tuyaux qui sortent des murs et surtout à des reliefs de pains assortis du quotidien (le journal…). La partie usinée est époustouflante car l’artiste mêle aux œuvres murales et à celles disposées au sol d’autres matériaux plus bruts (pierre) ou au contraire domestiques et laborieux (corde, tissus). Son tableau constitué de gazes superposées est une véritable merveille. Le couloir est entièrement dévolu aux dessins très épurés de Shilpa Gupta. Ils esquissent des arrestations policières dont le principal intéressé est exclu. L’imagination fait le reste (disparu ? échappé ? éliminé ?). Nous sommes ensuite plongés dans le noir afin d’écouter le concert d’une chorale invisible, timidement éclairée sur des lutrins et des haut-parleurs. Il s’agit d’un chant œcuménique, enchaînant comme une prière les chants de révolte. À l›étage, Geumhyung Jeong occupe l’intégralité de la salle en L : sa première partie par une œuvre au sol, style fouilles archéologiques, la seconde d’une part sur présentoir de type scientifique d’autre part grâce à des vidéos montrant l’artiste en train de faire fonctionner les objets robotisés. Car la Coréenne mêle des artefacts d’ossements humains à des prothèses robotiques, des œuvres hybrides, ce qui restera sans doute de notre temps dans 10000 ans. Ces artistes sont engagées, contre les mécanismes du pouvoir, les violences de toutes sortes, les dérives de la science. Au sous-sol, Kim Gordon célèbre la liberté entière du corps tout en critiquant la société de consommation et les idolâtries de toutes confessions. On connaît ses prestations de musicienne, on connaît moins ses créations plastiques. Ses vidéos mettent en avant l’instrument à laquelle on l’associe, la guitare électrique, et comment elle est à la fois objet de libération et d’aliénation car elle semble faire corps avec lui. Des écrans posés au sol distordent l’image du corps et produisent de fabuleux effets. Ses peintures se réduisent parfois à un slogan emprunté à l’univers underground qui lui est coutumier. Ou à quelques nus monochromes et impulsifs. Côté Caumont, on revoit avec plaisir certaines œuvres, les wall drawing de Sol Lewitt ou les empreintes de Toroni, témoins des goûts du galeriste dans les années 70 pour le minimalisme ou BMPT. Toutefois, ce sont les Eighties qui sont mises à l’honneur et le retour à l’image : les peintures de Blais ou Basquiat, Schnabel, Barbara Kruger ou Barcelo ; les photographies de Nan Goldin, David Amstrong ou Andres Serrano, une installation majeure de Boltanski… Et surtout à la manière dont des étudiants monégasques (PEEK ! Peek ! PEEK !) ont réagencé les deux pièces centrales, rajeunissant notre vision des œuvres. BTN collectionlambert.com

Déplacer les montagnes

CENTRE D’ART CONTEMPORAIN LE PARVIS

Tarbes, Hautes-Pyrénées

La Goutte d’eau, Stéphane Thidet

CHAPELLE DE LA GRAVE

Toulouse, Haute-Garonne Jusqu’au 4 octobre

Dans le dôme de la chapelle de La Grave, devenu lieu d’exposition, l’artiste plasticien Stéphane Thidet installe une surface d’eau noire et immobile. On n’y distingue pas le fond, mais le reflet de l’architecture récemment rénovée qui s’y déploie, renversée. Aussi simple que monumentale, l’installation fait du bâtiment tout entier le réceptacle d’une seule goutte, qui tombe, résonne, disparaît et se répète inlassablement. Le public est moins invité à voir qu’à entendre et à ressentir l’onde que propage le son de la goutte, dans le lieu comme en lui-même : nous sommes nous aussi composés en grande partie d’eau. Si l’eau est essentielle à la vie, elle peut tout aussi bien la détruire. L’installation rend ainsi un hommage sobre et silencieux à la grande crue de 1875, ce déferlement de la Garonne dont les 150 ans ont été commémorés l’année passée. La mémoire du fleuve resurgit alors dans une simple goutte, qui inlassablement se multiplie et se propage. monuments.toulouse.fr

Jusqu’au 9 septembre

Le Parvis de Tarbes redescend de ses hauteurs habituelles (artistes reconnus de la scène nationale contemporaine) pour s’occuper du département, et par la même de l’Art du Territoire, en Hautes-Pyrénées. Une dizaine d’artistes ont été conviés à occuper les lieux et à Déplacer les montagnes, à commencer par le phénoménal et décalé Bruno Schmeltz, qui vient de nous quitter, et une certaine idée de la peinture. On se souviendra de son académisme ironique et de son art de traiter du corps humain, source inépuisable d’inspiration, tout comme les chevaux.

Le peintre toulousain ne dédaignait pas les scènes habilement détournées de la ville moderne, à l’instar du surréalisme avec qui il partage l’inattendu, la fantaisie, le merveilleux. Les Pyrénées sont également terre d’accueil pour les artistes qui viennent d’ailleurs et qui ont choisi la France pour y exprimer leur créativité. Ainsi de la photographe mexicaine Fernanda SánchezParédes qui traque Les heures bleues, les hommes-animaux et les montagnes sublimes, dont la Hourquette d’Ancizan ; de la sculptrice vénézuélienne Maria Marquina, ses Totems sans tabous et ses floraisons de matière émancipée ; ou de la peintre sud-africaine Nicky Broekhuysen qui propose des interprétations très personnalisées de la forêt toute proche. La peinture, longtemps ignorée, et plutôt narrative, a le vent en poupe, ainsi que le prouvent les réalisations soignées de Philippe Pujo, souvent sur très grands formats et en référence à l’histoire de l’art. Elle tente également sa consœur Lucile Martinez, ses généreux paysages chatoyants et ses galets peints. Le dessin n’est pas en reste grâce aux ciels tourmentés de Milo Lasserre, lequel développe d’intéressantes séries au fusain sur le thème de la fumée dense. Clément Huynh lui emboîte le pas dans une perspective plus axée sur les architectures rurales. La sculpture est représentée par les arbres couchés et peints, une fois dépouillés, par Lorène Roustin. L’extérieur s’expose ainsi à l’intérieur. Enfin Alain-Jacques Lévrier-Mussat explore sans cesse la suite de Fibonacci, notamment dans ses spirales, ou figures géométriques simples, tout en développant une véritable cosmogonie à échelle humaine et artistique. Les œuvres sont placées au sol, suspendues dans l’espace ou présentées en ensembles sur les murs. Ces artistes sont peu connus sur le plan national. C’est tout le mérite du Parvis que de se focaliser sur eux pour leur assurer un maximum de visibilité. BTN parvis.net ©

Nadia Ehrmann, Du côté de chez nous PAVILLON BLANC HENRI-MOLINA Colomiers, Haute-Garonne Jusqu’au 22 août

Pour cette exposition, Nadia Ehrmann invite à ralentir le pas, à prêter attention à ce que seule la lenteur permet de percevoir : la lumière qui tremble sur l’eau, le grain d’une berge, le silence d’un sous-bois. Elle nous entraîne dans ses arpentages des rives du Tarn et de l’Ariège, comme dans ses observations du ciel. Les sensations récoltées au fil de ces marches deviennent la matière première de ses pièces. Le crayon fait danser les rivières en myriades colorées, l’aquarelle diffuse de légères irradiations, tandis que les cartes à gratter révèlent les détails foisonnants d’écosystèmes invisibles. Ailleurs, des rameaux ramassés au bord de l’eau se transforment en sculptures : amulettes, pinceaux ou frondes, objets à la frontière entre l’outil et le talisman. Une installation composée de ces branches évoque à la fois un site archéologique, une cabane d’enfant ou un refuge fragile pour habiter un monde abîmé. Dans cette douceur se dessine une forme de résistance : choisir l’émerveillement sans jamais détourner le regard de la fragilité du vivant. pavillonblanc-colomiers.fr

Isabelle Giovacchini

Répliques, fragments, plongées

CENTRE D’ART LE LAIT

Albi, Tarn Jusqu’au 31 octobre

Au fond du lac de Nemi, en Italie, reposent les vestiges de deux galères que l’empereur Caligula avait fait construire comme de véritables palais flottants. Elles sont exhumées lors de fouilles spectaculaires dans l’entre-deux-guerres, avant de disparaître quelques années plus tard dans l’incendie du musée qui les abritait.

Isabelle Giovacchini travaille à partir de cette histoire tragique, des fragments d’archives et des fragments rescapés pour recomposer une mémoire « à la marge de la photographie ». Scanner, recadrer, effacer, répliquer : l’artiste transforme les images en expérimentant différentes possibilités techniques. Ce faisant, elle cherche moins à reconstituer le passé qu’à en révéler les traces, les absences et les zones d’incertitude. Et ainsi interroger la mémoire des images et leur capacité à faire surgir de nouveaux récits. Du lac englouti aux photographies recomposées, le passé ne cesse de se transformer sous notre regard.

centredartlelait.com

Émilie Dumas et Silke

CHÂTEAU DE SEIX

Seix, Ariège Jusqu’au 31 août

Cet été, le Château de Seix expose les œuvres de deux peintres contemporaines qui interrogent, chacune à leur manière, le trouble entre la représentation et le réel. Émilie Dumas compose des scènes suspendues, dans le temps, où les lignes de fuite et perspectives légèrement bancales, installent un malaise discret. L’ancienne restauratrice d’art présente une peinture qui alterne entre grands aplats silencieux et zones denses, « tableaux dans le tableau ». La narration, distillée par fragments, en fait une œuvre cinématographique. Quant à Silke, elle brouille délibérément la frontière entre peinture et photographie : portraits d’amis, de disparus ou entièrement inventés, superposés en couches fines jusqu’à la transparence, où motifs numériques plats contrastent avec des visages d’une intensité presque charnelle. chateaudeseix.fr

Serge Pey

La parole des bâtons

BIBLIOTHÈQUE D’ÉTUDE ET DU PATRIMOINE

Toulouse

Haute-Garonne Dès le 16 septembre

Après une résidence de création à la bibliothèque d’Étude et du Patrimoine, le poète et plasticien toulousain Serge Pey investit les 24 vitrines de ce bâtiment Art déco pour une exposition permanente. Suite au don de ses œuvres à la bibliothèque, cette exposition présente le fonds Serge Pey qui y est désormais conservé. En envisageant la poésie comme une façon d’habiter le réel, l’artiste crée dans ses œuvres un dialogue entre les mots et les objets. Les bâtons de poésie incarnent une poésie vivante, il y grave ses poèmes à l’encre, transformant l’écriture en un geste cérémoniel. Profondément ancré à Toulouse et en Occitanie, Serge Pey puise son inspiration dans la mémoire des troubadours, des cathares, des Jeux floraux et de la Garonne. Une visite guidée par Serge Pey est organisée les 19 et 20 septembre. bibliotheque.toulouse.fr

Lee Bae

ABBAYE DE BEAULIEU EN-ROUERGUE

Tarn-et-Garonne

Jusqu’au 30 septembre

Le Centre des monuments nationaux, en partenariat avec la galerie Perrotin, invite l’artiste sud-coréen Lee Bae à investir l’abbaye cistercienne de Beaulieu-enRouergue. En attendant fait dialoguer 23 œuvres avec l’architecture du XIIe siècle et la collection réunie par Geneviève Bonnefoi et Pierre Brache, rassemblant Hans Hartung, Alfred Manessier ou Jean Dubuffet. Depuis près de trente ans, Lee Bae explore le charbon de bois, médium expressif et spirituel qui traduit les dualités de vie et mort, présence et absence, lumière et ombre. Œuvres graphiques, installations et sculptures prolongent ainsi la contemplation propre au lieu, dans le cadre du 140ᵉ anniversaire des relations franco-coréennes. beaulieu-en-rouergue.fr

CHRISTOPHE HAZEMANN

Photographies

JEAN-YVES TAYAC

Poésies

regard objectif

JUIL SEPT 04 27 2026

MUSÉE

Maison des consuls

LES MATELLES

HÉRAULT

EXPOSITIONS À BAGES (11) MAISON DES ARTS

Les couleurs de la nuit du 11 septembre au 8 octobre 2026 ESPACE DES ARTS ET DES LETTRES

&PEACE, Reliques de guerres et fragments de paix

Exposition du 28 août au 28 septembre 2026

Le bonheur est dans l’image

3 JUIL - 1er NOV 2026

Ancienne abbaye d’Aniane

Lucie Laflorentie, La descente des cimes

VALLON DE VILLARET

Bagnols-les-Bains, Lozère Jusqu’au 1er novembre

Il existe en Lozère un petit coin de paradis voué aux jeux d’eaux et au parcours artistique subséquent. Paradis pour les enfants, et par là même, pour leurs parents. Paradis pour les artistes intégrés à l’itinéraire et bénéficiant ainsi d’une lisibilité et d’une reconnaissance pérennes. La boucle prévoit à mi-chemin la visite de la tour Renaissance où se tient l’exposition annuelle d’art contemporain. Pour cet été 2026, c’est la Toulousaine Lucie Laflorentie (cf. Galerie Barrès, Maison Salvan, Villeneuve-lez-Avignon, Maison du cuir à Graulhet…) qui présente un ensemble intitulé La descente des cimes, où l’arbre a toute sa place, notamment les frênes du vallon, abattus pour cause de maladie. L’œuvre principale de cette intervention occupe l’espace central, le «grand volume » de la tour et s’élève de l’étage aux passerelles supérieures. Il s’agit de reconstituer la forêt malade, une forêt hybride puisque chaque spécimen est composé d’une buse de ciment au sol, d’un tronc récupéré en position centrale, et de cylindres de céramique au grès chamotté, concaténés à la verticale, dans un équilibre rendu nécessaire par l’usage de cordes. Chaque élément incarne une activité différente : l’industrielle, la naturelle, et tout en haut l’artistique qui parachève la reconstruction et nous fait passer de la déposition à la résurrection. Le grès est travaillé aux pigments et conserve la rugosité de l’original. Chaque élément est à la mesure du corps humain, ce qui assure la possibilité d’un dialogue entre ce dernier et la nature qui nous dépasse, celui aussi espéré par l’artiste. Dans la montée, Somewhere between ruin and dream recourt à des schistes du vallon et se constitue de pierres et gravats récupérés sur des chantiers de marbre. Lucie Laflorentie s’approprie ainsi des objets ou fragments laissés pour compte : parpaings ramassés le long des routes, usagés et usés, transfigurés par les formes et couleurs qu’on leur a attribuées, et transformés ainsi en sculpture peinte (La ruine en action); chutes de cuir diverses suspendues au dernier étage et formant des tapisseries géométriques exhibant leurs coutures, lisibles recto-verso ; fragments considérés comme des déchets dans la carrière de marbre pour La Motte et la fleur ; facette de bloc de pierre en carrière (Chante-perce). Rien ne se perd, tout se transforme et s’élève, même la poussière et ses traces (Dust records). Ou plutôt se relève grâce aux bons soins de l’artiste. Baudelaire appelait cette transformation la Réversibilité BTN levallon.fr

Stan Douglas, Saodat Ismailova, Patti Smith... LUMA

Arles, Bouches-du-Rhône

Cet été

Tous les étés, Luma endosse la taille XXL. Par la qualité de ses choix, le plus souvent internationaux, et eu-égard à l’étendue des espaces dont les artistes disposent, plus particulièrement au Parc des ateliers. Les minuscules photos rehaussées par Gerhard Richter dans la Galerie principale, la collection de masques ou les pianos à images de Juliankxnx ; la représentation du Delta du Rhône perçue par Verena Paravel et la difficile mission d’élever un enfant selon Camille Henrot, les archives Obrist… Sans parler des œuvres pérennes. Pourtant, ces œuvres paraissent bien humbles en comparaison de ce qui nous attend aux Forges, à la Mécanique générale ou à la grande Halle Ouest. Le premier lieu est occupé, sur deux niveaux, par l’ouzbèke Saodat Ismailova, une heureuse découverte, car inventive dans tous les genres : la vidéo principalement, avec son exploration de la forêt sacrée et des mythes attenants, sa déploration de la disparition du tigre de Turan, sa relecture de l’histoire des sept dormeurs… Et une cascade monumentale qui semble se précipiter le long d’un mur pourtant immense. Or Saodat touche également à la scultpure, à l’installation, à la photographie ou à des combinaisons murales, picturales, de tissus avec des néons. On comprend que la question de la transmission est au cœur de cette œuvre touchante qui n’hésite pas à aborder l’histoire récente. À tout seigneur tout honneur, l’artiste canadien Stan Douglas se taille la part du lion. On peut ainsi découvrir sa réalisation la plus récente, un triptyque dédié au flamenco, à travers le dégradé : tête qui chante, torse qui joue, jambes qui dansent. Le tout sur fond de récupération politique par le régime franquiste. D’autres films nous attendent dans des salles plus discrètes : une formidable interprétation, Vidéo, du Film de Beckett, compliquée d’une trame kafkaïenne (et orsonwellesienne), K étant supplanté par une jeune noire ; un diptyque science-fiction ou encore Hors-champ, où l’artiste suit à Paris les sessions de quelques musiciens de jazz exilés : Exquisite corpse. Car pour l’artiste Les corps ne mentent jamais. La vidéo mise en exergue est entourée de séries d’imposantes photos comme on les aime, telles que Stan Douglas sait les mettre en scène. Une de ces séries attire l’attention : celle consacrée à la pièce de théâtre de John Gay, Polly, à l’époque du colonialisme insolent et triomphant. Au-delà de l’actualité, Douglas est un artiste de l’art et de l’histoire. Les couleurs sont superbes, les images plus vraies que nature et je défie quiconque qui n’aimerait pas la photo de ne point succomber à celles-là.

Enfin, la reine Patti Smith, accompagnée du duo Soundwalk Collective. Une installation impressionnante et immersive de plusieurs écrans géants où défilent des images inédites ou citationnelles, intégrées au magma iconique (Andrei Roublev, Pasolini, l’anarchiste Kropotkine…).

Tout part du son enregistré (glaciers, déserts, forêts…) par Stephan Crasneanscki, à partir duquel la poétesse pose ses mots et sa voix, avant que n’apparaissent les images. On a donc une inversion du processus habituel et une mise en exergue, centrale, de la parole poétique. L’expo s’intitule Correspondences, dans les diverses acceptions du mot. Dans cette salle, plongée dans l’obscurité, la lumière se porte sur des vitrines saturées de documents, d’impressions spectrales rehaussées par Patti Smith ou sur la cabane d’un météorologue, Wegener, le théoricien de la dérive des continents. Dix œuvres sont présentées, dont deux inédites, qui parlent de Tchernobyl ou de Médée, de la Camargue et de Marie-Madeleine ou du Groenland en danger. (Article complet sur lartvues.com) BTN luma.org

Suspects

FONDATION VAN GOGH

Arles, Bouches-du-Rhône

Jusqu’au 18 octobre

Il ne faut pas croire que le génial Vincent ait été accueilli à bras ouverts par les habitants de la provinciale Arles en son temps. C’est peu dire, à voir certaine pétition, qu’il leur était Suspect. Cette exposition estivale, qui présente un peu tous les supports et médiums, prend le parti de creuser cette suspicion parmi les artistes contemporains les plus provocateurs : qu’il s’agisse d’une acte délibéré de non-respect des règles (Kippenberger qui jette ses toiles à la benne et n’en conserve que la trace photographique), de creuser du côté des marges (le vitrail d’urine de Triboulet, ou le mur de matière fécale de Jacques Lizène), d’une action extrême (la banane scotchée, de Maurizio Cattelan) ou de jouer les clowns (peinture de Nina Childress, double vidéo trépidante de Bruce Nauman, Andy Warhol photographié par Christopher Makos). La figure d’Arlequin, le faiseur de tours, hante d’une part, les dessins de Picasso offerts à la ville en 1971, d’autre part, Lucien Clergue, et aussi l’œuvre dudit Triboulet (alias Clément Courgeon). La violence n’est pas exempte, loin s’en faut, dans les toiles à l’huile de Philippe Perrot, sur les écrans de Bruce Nauman, ou dans les visages et doudous de Mike Kelley. La plupart des salles tournent autour d’une œuvre majeure d’artistes reconnus : on pense à Sarah Lucas, ses dents géantes sur papier peint, ses autoportraits (aux œufs aux plats !) ou ses œuvres hybrides multipliant les seins sur sommier ou chaises longues, brillamment entourée de dessins de Mike Kelley, de tableaux de Maria Lassnig, de la sculpture d’artiste mis au coin, par Kippenberger, ou d’un diptyque sciemment immonde de Cindy Sherman. La haute note déploie ses harmoniques et précise son écho dans une autre section. Urs Lüthi traverse ainsi toute l’exposition et subit les vils outrages du vieillissement et de la métamorphose : du beau jeune homme modèle au vieux sénateur gras sur son socle vénérable. Ainsi Kippenberger au-delà de sa salle à benne entourée de ses immenses photos, réapparaît ici pour un lampadaire ivre, ailleurs pour une nuit violente passée à Berlin… Les toiles tonitruantes et portraits d’or de Luciano Castelli, accompagné de son comparse Salomé, font face à des photos plus intimistes de Pierre Molinier mais ouvrent surtout sur la fête déguisée qui dégénère-régénère dans un lieu reculé d’Autriche (vidéo de Cameron Jamie), et aussi sur les robes et cagoules d’un roi de la représentation et du spectacle : Leigh Bowery, ses photographes et témoins. Robert Filliou se rappelle de temps à autre à notre bon souvenir, avec ses polyptyques de bric et de broc, son visage au chapeau-cocotte de papier jusqu’à la Joconde dans l’escalier qui ponctue l’expo, face au Good Bye et bras d’honneur de Walter Swennen. Et puis, à tout seigneur tout honneur, l’expo révèle deux œuvres rares de Van Gogh lui-même, Un homme à la pipe, cerné d’autoportraits (Lizène, Lüthi, Childress, Cattelan…) et un irrévérencieux Crâne de squelette fumant une cigarette à laquelle répondent les toiles-vanités du même Swennen. Plus discrètement, les vidéos-performances d’Anna Byskov ponctuent le parcours d’actions décalées comme celle de grimper un escalier de papier. Parmi les œuvres marquantes, le pendu puis le trou de souris de Maurizio Cattelan, la pompe à pulsations de Mire Lee, la créature qui nous tend un miroir de Labelle-Rojoux ou l’orgue de Barbarie de Mathis Collins. Un parcours décapant et qui dérange, mais qui ne sait que c’est une des fonctions de l’art. L’histoire tranche et sélectionne ensuite. BTN fondation-vincentvangogh-arles.org

Lionel Sabatté, Un désir souterrain

MAGCP À CAJARC ET MAISON DAURA À SAINT-CIRQ-LAPOPIE

Lot

Notre région n’a pas attendu le prix Marcel-Duchamp (pour lequel il fut nommé) pour s’intéresser à l’œuvre du Toulousain Lionel Sabatté : ACMCM, Galerie Dupré à Béziers, Crac, MO.CO., Parvis de Tarbes et dernièrement par les Chouettes géantes qui hantent le domaine de Panéry, dans le Gard. Son intervention au centre d’art contemporain de Cajarc ou à la Maison Daura de Saint-Cirq-Lapopie, dans le Lot, est donc une nouvelle preuve de reconnaissance et d’attachement pour cet artiste, de notre Occitanie aux aguets. À Cajarc, ces œuvres seront confrontées à celles de Goya prêtées par le musée de Castres, dans l’intention de rapprocher deux artistes fascinés par le monstrueux. La notion d’hybridité hante en effet la production de Sabatté, que ce soit pour ses motifs de prédilection (licorne) ou quant à l’emploi de certains matériaux, modernes ou traditionnels (ciment, fer à béton, ferraille, bronze oxydé, chaux…) mêlés à du rebut (poussières, cendre, peaux mortes) ou de l’inattendu (dessin au poil de brebis, tapisserie rehaussée au brou de noix, gravure sur blocs de pierre calcaire). Ainsi ses très rupestres Pelages, sont-ils réalisés à base de laine tissée, d’huile et de brou de noix, Les cornes, empruntées à son bestiaire cervidé, de ciment et filasse, de pigments et de fer à béton. La sculpture est certes son domaine de prédilection, l’activité qui assura sa notoriété actuelle : animaux et aussi corps et bustes humains. Toutefois, Lionel Sabatté possède d’autres cordes à son arc, outre sa connaissance du Quercy, surface et sous-sols, ainsi que le rappelle le titre Un désir souterrain Ainsi du dessin, sur papier Arche, dont la série Ensauvagement résumant assez bien les thématiques privilégiées par l’artiste : l’état sauvage, le corps brut, l’action naturelle. Mais aussi la gravure sur bois, voire le monotype (Fantasma), que l’on pourra découvrir à Cajarc. Comme on le voit, Sabatté mêle les époques, de la Préhistoire à notre temps en passant par l’histoire de l’art et de ses diverses techniques. BTN magcp.fr

Bras

Et pour quelques expos de plus par BTN...

DANS LE GARD

Nous avons l’habitude, en ce début de (traditionnelle) rubrique, d’annoncer de mauvaises nouvelles (décès ou fermetures). Pour une fois, annonçonsen une bonne ! La collection de Carré d’art, à Nîmes, s’enrichit de la donation Alain et Elisabeth Clément [ 1 ] alors que, dans le même temps, sont présentées au musée Fabre quelques toiles marquantes de sa riche carrière, accompagnées de quelques sculptures dont il a le secret. Clément a longtemps vécu à Montpellier (il y co-fonde le groupe ABC) avant de s’installer à Nîmes, où il a enseigné à l’École des Beaux-Arts, et dont il a été le directeur. Chez Clément, le geste à la base minutieux, serré et répétitif, la rotation du poignet, s’empare de la surface, tend de plus à s’émanciper, à acquérir des dimensions corporelles qui lui font privilégier le grand format, avant de se stabiliser et s’assagir dans des compositions plus structurées. Sans pour autant s’affranchir d’une référence permanente au corps qui lui sert d’ancrage. Les formes picturales, assorties de couleurs multiples, s’évadent littéralement du tableau pour se déposer dans l’espace, ou parfois à même le mur, dans des propositions sculpturales, en bois ou en métal. Les œuvres de Clément occupent toute l’aile droite des Collections, des triptyques monochromes des années 70 aux travaux préparatoires de la Halle au sport nîmoise, près du stade des Costières. Une salle concomitante est consacrée au groupe ABC : toiles abstraites de Bioulès, anamorphoses d’Alkéma, assemblages muraux d’Azémard. Les admirateurs d’Alain Clément, et tous ceux qui se soucient du sort des artistes en région, ne peuvent

que se réjouir de ces initiatives qui tendent à rendre lisibles les enfants du pays et qui font mentir l’adage selon lequel nul n’y est prophète. L’ouverture aux autres ne doit point exclure a priori, et ad vitam aeternam, celui qui accueille. D’autant que souvent on va chercher bien loin…

DANS L’HÉRAULT

Il est des lieux pas comme les autres où l’on ne va pas pour faire le plein de formes et couleurs esthétiques mais plutôt pour voir quelle représentation se font les jeunes artistes d’aujourd’hui sur le monde comme il va, tel qu’il les choque ou tel qu’il le subisse. Tel est le cas de Mécènes du Sud [ 2 ]. Le titre en arabe, Khamsin, qui renvoie à un vent nord-africain dont les effets sableux se font sentir au moins 50 jours. L’art devient alors un moyen de résistance, de réorientation et de reconstruction après le passage des précipitations naturelles ou humaines… Les Flowers ruines, de Lucie Gholam en sont le meilleur témoignage : les lumières qui persistent malgré les paysages dévastés et en ruines. Les artistes choisis viennent du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, du Liban et même d’Israël, ainsi qu’en témoigne Le chant des pierres de Garance Butler-Oliva où béton et métal cohabitent comme deux peuples en paix… Arash Nassiri est quant à lui originaire de Téhéran dont il mêle les images à celles de Los Angeles, dans une vidéo sans doute empreinte de nostalgie. Parmi les œuvres remarquables, la nappe flottante et immaculée que Cindy Bannani a dressée en hommage à des grévistes de la fin, justement, dont elle a brodé l’histoire. Immanquable au sol, dès l’entrée, l’installation matrimoniale de Maïssane

Alibrahimi qui joue avec les codes traditionnels et ornementaux du mariage oriental. Au fil des salles, on croise une vasque de lampadaire à l’ancienne laissée pour compte et servant de caveau aux anciens insectes des rues algéroises (Ludovic Hadjeras), une enveloppe postale servant de base à un dessin remodelant notre vision de la virilité (Amine Habki), du texte (Inès Hosni), un interminable bijou assorti de poèmes de Medhi Görbüz… Et même une Annonciation sur toile signée Liên Hoàng-Xuân. Quand les singularités se mêlent, les œuvres d’art se modifient. Jusqu’au 6 septembre. Guillaume Bounoure et Chloé Genevaux [ 3 ] travaillent dans le sud de la France. On a pu les découvrir au Réservoir ou plus récemment à Aniane. Il y a Bonoure, il y a Genevaux, il leur manquait un trait d’union. Ce sera le pli. On connaît la fortune éphémère de ce procédé qui concilie supports et surfaces dans le groupe du même nom (Saytour et Arnal notamment). Sauf que notre duo mixte s’est approprié le pli pour expérimenter d’autres matériaux que les supports habituels de la peinture : le miroir et le métal notamment, sans dédaigner le recours parfois à la figuration personnalisée, plus intimiste. Le pli se développe en formes que Bounoure et Genevaux décuplent en motifs répétés sur support émancipé, à savoir n’adoptant pas les contours traditionnels mais plutôt incurvés, plus souples. Ils les transforment en sculptures murales. Le bleu domine, sans doute parce qu’il est plus proche que le rouge ou le jaune de l’idée d’infini ou d’une certaine neutralité. Les miroirs subdivisés réorganisent la perception de l’espace. Et en même temps, si je puis dire, s’ingénient à

Plier le temps. Le duo a d’ailleurs réintroduit la peinture, sous forme d’un baigneur flottant sur la ligne de flottaison d’une rivière, ce qui crée de nouvelles ambiguïtés et de nouvelles expériences perspectives. Quitte à réfléchir le monde, autant réintroduire l’image. Les sculptures murales, en 3D, jouent avec la lumière et enrichissent notre approche d’un espace simple, lequel se concentre sur l’objet. Le duo avance, selon le titre emprunté à Boulez, Pli selon pli (illustrant Mallarmé), et s’enrichit d’expérimentations novatrices en fonction des lieux investis. En l’occurrence à La Mouche, à la sortie de Béziers (Domaine de Pradines le bas) jusqu’au 25 septembre.

On peut parler de renaissance, grâce au changement de municipalité et à quelques bonnes volontés, du Centre Bérenger de Frédol, à Villeneuvelès-Maguelone. Une programmation se profile pour la saison 2026-2027, et qui démarrera avec le photographe Gaspard de Gouges [ 4 ]. Ce photographe plasticien compose des images, pour la plupart méditerranéennes, en trompe-l’œil. Quelques objets, souvent naturels, glanés sur la plage ou dans son environnement immédiat, une table avec une toile cirée peinte en bleue, un miroir réfléchissant le ciel, lui suffisent pour planter un décor, lequel amorce une « invitation au voyage », une ouverture sur l’imaginaire et, n’ayons pas peur des mots, sur la poésie. Il s’agit en effet souvent de criques odysséennes, qui font penser à des pays exotiques, en tout cas de marines, mais pas du genre vouées à l’horizon calme, plutôt aux escarpements qui font redondance avec le cadre. À l’instar d’un décor de théâtre. De plus, le format n’est pas celui du paysage. Il est carré, ce qui suggère la perfection ou si l’on préfère, un monde

parfait, idéal, édénique. Le ciel y est toujours bleu, les nuages viennent seulement apporter leur touche temporelle. Un peu de réel, et de temps qui passe, dans un monde trop parfait pour n’être pas qu’une espérance tenace voire un rêve obstiné. Et dans le même temps un monde d’illusion, car la perfection n’est pas de ce monde : le carré est plus pictural que le rectangle, associé au paysage. La présence de navires, parfois, laisse planer un doute : voyage ou menace potentielle ? Il faut plutôt y voir une référence à l’esprit de l’enfance et à ses jeux d’après maquettes. De Gouges s’ingénie à glisser dans ses compositions des objets du quotidien, parfois des aliments quelque peu inattendus. Chassez le réel, il revient au galop par les voies de l’imaginaire. À découvrir du 2 au 18 octobre.

DANS LES PYRÉNÉES-ORIENTALES

Collioure se rappelle à notre bon souvenir en réinvestissant, pour cause de travaux, la galerie du Tenyidor. C’est Valérie du Chêné [ 5 ], habitante de l’Aude, et de ses fragiles Corbières, récemment touchées par les caniculaires incendies, qui a investi le lieu avec un thème toujours et encore d’actualité : On a perdu le paysage. On sait qu’elle pratique diverses techniques, dont l’installation et même la vidéo. Dans la petite salle du centre-ville, elle déploie une série de dessins épurés au trait, noir sur blanc, qui émanent autant de souvenirs de paysages du passé qu’ils ne préfigurent les espérances pour l’avenir. On y découvre également des pierres peintes, sans doute prélevées directement dans la nature et qui acquièrent dès lors un autre statut. Ici, elles sont noires comme la calcination et blanches comme la cendre. Des peintures accompagnent ce binôme. Elles mettent en évidence des zones noires

comme fil rouge, si l’on peut dire, et des couleurs simples, striées de lignes continues délimitant l’horizon. Comme on peut le voir, Valérie Du Chêné, ne représente pas, elle suggère à partir de la triade : lignes, couleurs, surfaces. Sur d’autres gouaches, l’artiste limite sa composition à deux demi-cercles, sans doute en référence aux astres (la lune) qui nous environnent et à notre bonne vieille terre, si malmenée. Elle place cette intervention sous la protection de Virginia Woolf, immense écrivaine du début du siècle dernier. Jusqu’au 27 septembre. À partir du 25 septembre, la bibliothèque de Perpignan rend hommage à Michel Butor, pour les 10 ans de sa disparition et pour son centenaire posthume. Francesca Caruana [ 6 ], peut-être la dernière artiste avec qui l’écrivain a eu l’occasion de travailler, présente ses bâches à bulles, accompagnées de poèmes à l’attention de l’artiste catalane dont il avait le secret. On y verra aussi des pièces plus petites et tout le travail d’écriture de Francesca Caruana. Le thème de l’eau est crucial chez cette Maltaise d’origine. On s’aperçoit à présent combien elle a eu raison, le thème aquatique faisant écho à la fluidité recherchée par l’auteur de 6810000 litres d’eau par seconde, débit des chutes du Niagara. Ou encore de Matière de rêves, si chers à Bachelard, qui fut le maître de Michel Butor durant ses études philosophiques. Un rappel de l’importance de cet écrivain, symptomatique des recherches littéraires de la seconde moitié du XXème siècle, qui n’a pas ménagé ses efforts pour réhabiliter le genre poétique et qui pratiquait l’ouverture aux arts plastiques entre autres. Cette exposition le prouve.

EN HAUTE-GARONNE

La Chapelle Saint-Jacques, à Saint-Gaudens, offre son espace à une cinéaste d’origine basque mais qui a longtemps vécu, et filmé, du côté de Los Angeles (côte ouest, désert, collines). Elle s’est faite connaître dans le domaine des courtsmétrages quelque peu originaux puisque ses films sont tournés en 16 mm, Laida Lertxundi [ 7 ]. Ses réalisations évitent la tradition narrative et recourent à des non-professionnels. On peut les résumer dans le titre attribué à l’un de ses textes : Une fille derrière la caméra. Le paysage, dans son rapport au corps, y joue un rôle prépondérant ainsi que le prouve son film Pellicula où deux amies dessinent l’immensité marine avant qu’un corps ne se recouvre de nature, juste retour des choses, comme si c’était le paysage qui dessinait, en sens inverse de l’ordre établi, le corps. L’artiste emprunte aussi à ses propres expériences et joue du contraste entre les extérieurs, parfois sauvages, et l’intérieur plus rassurant. Dans ses réalisations, les gestes sont simples et spontanés, absolument pas surjoués,

un comble quand on habite près d’Hollywood. Ses engagements féministes n’en sont pas absents. Pour cette exposition, elle rend hommage à l’artiste américain John Baldessari dont on sait qu’il déconstruisait l’image hollywoodienne en s’appuyant sur des personnages rendus anonymes. Sa vidéo inédite s’intitule Title, emprunté à son modèle californien. Elle sera projetée sur grand écran. Autour de ce chœur symbolique, sur de petits écrans dans des boîtes, aux murs, des films réalisés antérieurement et qui montrent l’intérêt de l’artiste pour les gens simples, de son entourage ou du quotidien : Clara speaks ; Maziar states of mind ; / Pauline + bubbles, Olivia on freefall, (Metro stop (Hanah and Maziar) et Skymovie Des dessins muraux, originaux ou en sérigraphie, complètent ce panel et disent assez la volonté d’infléchir son œuvre vers toujours plus d’intimité, de justesse, de proximité. La mezzanine permettra de contempler des images de ses films principaux, ceux qui lui auront permis d’accéder à une reconnaissance internationale. Jusqu’au 28 novembre.

DANS L’AVEYRON

Signalons à Millau, dans l’Aveyron, dans la Vitrine d’art contemporain, les morceaux choisis de l’artiste polyhandicapée d’origine coréenne qui signe No anger (Pas de colère) Seront présentées jusqu’au 20 septembre, des photographies de détails intimes de son corps intitulées Autopeaurtraits : bleus, cicatrices et poils. Il s’agit pour l’artiste, qui a passé sa jeunesse dans la région, de transformer le regard porté sur le handicap en une force. La danse qu’elle a exécutée dans la vitrine était du même acabit. D’autant que les spectateurs voient leurs silhouettes se profiler sur le verre comme si c’était eux que l’on regardait. Changement de perspective si cher aux communautés Queer, féministes, antiracistes, anticolonialistes et écologistes. Rien de pire qu’une pensée unique. Les détails du corps de No anger ont quelque chose qui la rapproche de nous. Rien de plus universel que la différence… BTN

photo

Expos Photos

Diseños habitados Jusqu’au 23 août

Hakanai Sonzai Jusqu’au 30 août

GALERIE LE CHÂTEAU D’EAU

Toulouse, Haute-Garonne

Cet été, le Château d’Eau présente différentes manières de faire naître l’image photographique. Diseños habitados remonte aux sources de deux œuvres majeures de la photographie ibérique. Chez Chema Madoz, l’objet précède l’appareil : dans ses carnets, un croissant de lune devient hameçon, une ampoule se rêve en goutte d’eau, bien avant que l’idée ne se fixe sur la pellicule. Chez Helena Almeida, le dessin prolonge la photographie et permet de révéler le corps, dans un va-etvient incessant entre la feuille et la peau. Avec ces deux artistes, l’image naît avant et après le déclic. En contrepoint, PierreElie de Pibrac présente Hakanai Sonzai, fruit d’une immersion au Japon auprès de rescapés de Fukushima ou « évaporés ». Portraits en chambre photographique, paysages et natures mortes disent, dans une esthétique d’estampe, la fragilité et l’impermanence qui traversent la société nippone comme la condition humaine. chateaudeau.toulouse.fr

L’été photographique de Lectoure

GERS Du 11 juillet au 20 septembre

Et si la photographie nous offrait de nous attarder sur ce qu’on ne regarde plus ? C’est le pari de cette édition du festival, qui réunit huit artistes sous le commissariat de Lilian Froger autour de la notion d’infraordinaire, empruntée à Georges Perec. À l’école Bladé, Aline Bovard Rudaz exhume l’histoire des « radiumineuses », ouvrières horlogères contaminées par le radium qu’elles peignaient sur les cadrans. À la Cerisaie, Brune Pâris installe tirages et caissons lumineux dans le jardin d’une ancienne tour, en écho aux vertus des plantes médicinales. À la halle aux grains, Coline Jourdan photographie les collines toxiques d’une ancienne mine, tandis que Léonie Pondevie tisse les relevés météo de son père en une ode discrète au dérèglement climatique. Au centre d’art, les tirages miniatures et sépia de Yamamoto Masao, artiste japonais influencé par l’esthétique des albums anciens, invitent à s’approcher tout près. Les artistes nous amènent à voir autrement ce qui est proche de nous. centre-photo-lectoure.fr

Juliana Beasley & John Trotter, Paradis Perdu

LA CURE D’AUMESSAS

Gard Jusqu’au 1er septembre

Après l’exposition Trois regards sur les États-Unis d’Amérique de 1900 à 1945 présentée en 2025, La Cure d’Aumessas poursuit avec une nouvelle exposition centrée sur l’Amérique, et le travail de Juliana Beasley et John Trotter. Deux propositions qui dépeignent une vie américaine marquée par les conséquences du capitalisme. Dans la série Last Stop, Rockaway Park, Juliana Beasley photographie la communauté Rockaway, laissée à l’abandon dans un quartier du Queens. Quant à la série No Agua, No Vida, John Trotter documente les dommages irréversibles provoqués par l’homme sur le fleuve Colorado. imagesingulieres.com

Raymond Depardon, Le bonheur est dans l’image

ABBAYE D’ANIANE

Hérault Jusqu’au 1er novembre

« L’image est ma destinée, le bonheur est dans l’image ». Cette phrase de Raymond Depardon, célèbre figure du cinéma documentaire et de la photographie, a donné son titre à cette exposition présentée dans l’ancienne abbaye d’Aniane, monument chargé d’histoire et récemment restauré. En partenariat avec l’agence Magnum, l’événement rassemble près de 90 photographies retraçant un demisiècle de création du photographe. Marges du réel, visages anonymes, temps morts, instants suspendus… Au moyen d’une balade immersive à travers son œuvre, le public est plongé dans le regard singulier et intimiste du photographe, explorant le quotidien dans les villes et les campagnes. Une programmation culturelle autour de l’exposition est également proposée, telle que des visites guidées, des découvertes flash de l’ancienne abbaye et des ateliers photo.

cc-vallee-herault.fr

Premières fois,Premières photos

PAVILLON POPULAIRE

Montpellier, Hérault

Jusqu’au 1er novembre

Il y a toujours une première fois, sauf pour l’œuf et la poule, malicieusement photographiés par Victor Mendel (Miroeuf) dans un autre temps, le temps jadis. On a aussi les premières photos : la toute première, reconstituée par Joan Fontcuberta (d’après Niépce) d’un paysage, la première photo aérienne d’un château allemand, sur les ailes d’un pigeon, le premier vol motorisé immortalisé par John T Daniels, les premières tentatives de pose sous-marine (d’un scaphandrier, par Louis Boutan), la première séance familiale de découverte émerveillée de la télé (Janine Niépce), les Premières vacances de la vie nomade vécue par Vinca Petersen… Premiers essais tâtonnant et flous de Bernard Plossu perdu dans une horde de chameaux, ou plus sobrement de Martin Parr faisant poser son père. L’exposition nous invite au voyage à travers deux siècles de photographie, de ses pionniers (Daguerre) à Boris Mikhailov et sa Suzi au bain, ou au ruban de Moebius d’Isabelle Le Minh, en passant par des variations instructives de Nadar, un jeu de jambes de Cartier-Bresson sur la plage de Dieppe, ou le défilé de canards à Villefranche-sur-Saône, de l’incontournable Depardon. Les maîtres. Ainsi se rend-on compte de l’évolution des techniques (l’appareil à filmer les animaux la nuit, de Georges Shiras) ou des progrès scientifiques (la prothèse d’un bras articulé). La photographie n’a jamais eu peur des mystères qui entourent les petites choses (la morphologie du flocon de neige, de WA Bentley) ou les incommensurables (le complexe nuageux de proches étoiles le plus proche de la Terre dans la section colorée : Les images des origines). Elle nous permet de classer les éléments qui composent la nature (les herbiers au cyanotype, d’Anna Atkins dans la section inaugurale : Premier livre de photographie) et les paysages (clichés pris à vélo). Bref, on voyage dans le passé et ses découvertes, ses inventions (la phototypie et son premier modèle : une jeune femme farouche, qui ne respecte pas les codes et canons), ses premières fois… Lesquelles peuvent s’avérer la seule et unique fois que la magie de l’appareil permet de figer une bonne fois pour toutes (La petite fille aux feuilles mortes ; d’Edourad Boubat). Ou devenir un casse-tête chinois si l’on n’a pas de notices explicatives ou des photos parlantes (Holding the camera, de A. Vieceli). On trouvera bien d’autres choses dans cette exposition : les brevets d’inventeurs, première page imprimée, première photo transmise à distance, Premiers essais photosensibles, des inventions étonnantes souvent sans lendemain, le papier au ferroprussiate, la Une de Libé consacrée à Sartre et même des souvenirs de première fois liés au vieux Montpellier. Bref, une expo à la fois plaisante et instructive. BTN montpellier.fr

Eléna Salah, Dans la lenteur des pierres

REMP-ARTS

Durban-Corbières, Aude Jusqu’au 29 août

En exposant la néo-sétoise Eléna Salah la galerie des Corbières, spécialisée dans la photographie, prouve que le 8ᵉ art ne se limite plus à sa planéité traditionnelle. Il s’accommode très bien d’un support autre que le papier, ainsi que le prouvent ces Suaires de ruines ou ces Suaires de forêt que propose l’artiste. A fortiori sa série de Cavités, lesquelles en restituent le relief. L’image des Suaires apparaît sur tissu et nous renvoie aux origines mythiques de la photographie. Sur le plan formel, c’est une innovation intéressante. Jean Denant s’y était essayé sur du plâtre à propos de chantiers en construction. Eléna Salah s’intéresse au contraire à des lieux de mémoire : elle a beaucoup travaillé sur le monument sicilien qu’Alberto Burri avait consacré à la ville de Gibellina, détruite par un tremblement de terre. Elle s’immisce ainsi Dans la lenteur des pierres, à l’heure où l’image est galvaudée par la vie trépidante des concentrations urbaines et littorales. Ces suaires, leur titre en témoigne, représentent des ruines ainsi sauvées de l’oubli, des traces de présences humaines devenues paysagères. Or, la mémoire ne doit pas rester statique. Elle suppose un désir de reconstruction et de transmission. La Nature nous y incite, qui, en Guyane, se régénère au fur et à mesure que des chutes d’arbres s’abattent et se font clairières. Nul doute que, pour l’artiste, la forêt ne soit une ruine végétale. Eléna Salah s’est également intéressée à la vie des chauves-souris dans les grottes régionales de la vallée de la Buèges. Comme la ruine, il s’agit de préservation. On parle d’ailleurs d’espèce préservée. C’est le verre qui lui sert alors de support, transparent et se prêtant tant à la verticalité d’un polyptyque qu’à un aspect totémique (lequel s’accommode depuis les temps ancestraux de l’animalier). Les prises de vue là aussi supposent patience et lenteur. Les habitantes de ces lieux hostiles fascinent l’artiste parce que la photographie est par essence l’art de la lumière tandis que ces créatures ne sauraient vivre que dans l’ombre et dans la nuit. Et, dans le silence qui nous manque tant… Enfin, Eléna Salah se sert aussi de résines pour présenter des photos en relief, qu’elle intitule des Cavités, aux couleurs d’un autre monde, souterrain. Quand Sculpture (2ème art) et 8ème art fontbon ménage…

Du 12 septembre au 10 octobre, Sylvie Mir sera à l’honneur. Pour elle, la photographie cesse d’être un simple medium de captation pour devenir matière première : découpée, saturée, recomposée, elle se prête aux mêmes gestes que la peinture ou le dessin. L’artiste narbonnaise, installée aujourd’hui à Fabrègues, interroge ainsi les frontières du cadre - ce qu’il retient et ce qu’il laisse échapper - dans une œuvre qui ne cherche pas à représenter mais à présenter. Qu’est-ce que je fais de la photo ? pose la question dès son titre, en écho à sa propre pratique d’un temps et d’un espace élastiques. BTN galerie-remp-arts.com

Visa pour l’image

PERPIGNAN, PYRÉNÉES-ORIENTALES

Du 29 août au 13 septembre

Du 29 août au 13 septembre, Perpignan accueille une nouvelle édition de Visa pour l’Image, marquée par la dénonciation de la prolifération des images générées par l’IA et des menaces qui pèsent sur les médias. Le public pourra découvrir Khames Alrefi, lauréat 2026 du Visa d’or humanitaire du CICR, avec Civils : les premières victimes, sur la détresse des habitants de Gaza, mais aussi Philémon Barbier, lauréat du Visa d’or de la Ville de Perpignan pour son travail sur la Syrie, Laurent Ballesta et sa plongée dans les Océans, ou encore Raymond Depardon, Tyler Hicks et Gerd Ludwig. De nombreux rendez-vous rythment cette édition : soirées au Campo Santo du 31 août au 5 septembre, consacrées aux événements marquants de l’année et aux remises de prix, ainsi que rencontres, conférences, visites d’expositions, lectures de portfolios, signatures de livres et projections. visapourlimage.com

Iso Photo Festival

VENDÉMIAN

Hérault Les 12 et 13 septembre

8ème édition du Iso Photo Festival de photographie contemporaine. Le rendezvous 2026 se décline sur le thème, « Promesse(s), ce qui fut, ce qui est, ce qui s’invente ». Un voyage entre mémoire, présent et ouverture aux possibles. Le temps d’un week-end, Vendémian devient une galerie à ciel ouvert. Dix-neuf photographes exposent leurs clichés le plus souvent en grand format, dans les garages, les rues, les jardins, les cours, les places.… Le public déambule et échange avec les artistes présents. Une autre manière de concevoir une visite d’exposition photographique, loin des musées ou des galeries. Portée par l’association La Décalée, la manifestation propose des rencontres, des projections, des ateliers, des expositions, des conférences… Parmi les photographes invités, Luc Jennepin, Anaïs Armelle Guiraud… Une manifestation à ne pas manquer. iso-photo.fr

© Khames Alrefi Lauréat 2026 du Visa d’or humanitaire du Comité International de la Croix-Rouge (CICR)

Festival MAP

CASERNE JACQUES VION

Toulouse, Haute-Garonne

Du 11 au 27 septembre

Devenu biennale en 2024, le festival MAP invite le public à explorer la ville rose autrement grâce à une programmation gratuite, où des artistes émergents et reconnus mêlent photographie documentaire, plasticienne, portrait, installations et expérimentations visuelles. Sous la direction artistique du photographe Ulrich Lebeuf, cette 16ᵉ édition présentera différents regards photographiques et proposera des moments dédiés aux rencontres et aux échanges avec les artistes tels que Nikita Teryoshin, Anaïs Ondet, Zen Lefort ainsi que Marine Lanier. map-photo.fr

Festival La Nouvelle Photographie

ESPACE ARTS & RENCONTRES ROGER-BRONCY

Les Rencontres de la photographie

Arles, Bouches-du-Rhône

Juliana Beasley et John Trotter Paradis Perdu LA CURE D’AUMESSAS

Gard Jusqu’au 1er septembre

Après l’exposition Trois regards sur les ÉtatsUnis d’Amérique de 1900 à 1945 présentée en 2025, La Cure d’Aumessas poursuit avec une nouvelle exposition centrée sur l’Amérique, et le travail de Juliana Beasley et John Trotter. Deux propositions qui dépeignent une vie américaine marquée par les conséquences du capitalisme. Dans la série Last Stop, Rockaway Park, Juliana Beasley photographie la communauté Rockaway, laissée à l’abandon dans un quartier du Queens. Quant à la série No Agua, No Vida, John Trotter documente les dommages irréversibles provoqués par l’homme sur le fleuve Colorado.

imagesingulieres.com

Jusqu’au 4 octobre

La 57e édition des Rencontres d’Arles propose des récits ancrés dans différents territoires, notamment le continent africain et la Méditerranée. Entre archives, grandes expositions monographiques et scènes émergentes, les images interrogent les identités, histoires et représentations, tandis que d’autres explorent les mille et une facettes du vivant. Un hommage particulier est rendu à William Klein, à l’occasion du centenaire de sa naissance, artiste qui n’a cessé de bousculer les formes et les conventions. Cette édition permet également de redécouvrir Martine Barrat, dont l’œuvre puissante et singulière plonge dans les quartiers marginalisés de la Goutte d’Or à Paris et du New York des années 1970, entre Harlem et le Bronx. Également présents dans cette édition, Ming Smith, dont la vision libre et poétique a frayé de nouvelles voies dans l’histoire de la photographie américaine, ainsi qu’Harry Gruyaert, lequel nous convie à un travelling urbain éclatant de couleur au fil de compositions millimétrées, de New York à Zanzibar en passant par Paris, Tokyo et Mumbai. rencontres-arles.com

Port-la-Nouvelle, Aude Du 11 septembre au 31 octobre

Depuis six éditions, La Nouvelle Photographie célèbre la diversité des écritures photographiques. Le festival rassemble des artistes de renommée nationale et internationale dont les œuvres dialoguent entre documentaire, poésie, expérimentation et fiction. Expositions, rencontres et temps de médiation font de ce rendez-vous un moment privilégié de découverte, de partage et d’ouverture à la création contemporaine. Cette édition est également enrichie par la présence des textes d’Emmanuel Darley, dont l’écriture sensible tisse un dialogue poétique entre les œuvres photographiques et le territoire. portlanouvelle.fr

Festival Hors Cadre

Béziers, Hérault Du 8 octobre au 1er novembre

Après plus de 10 000 visites en 2024 comme en 2025, le festival Hors Cadre Béziers Images revient pour une troisième édition, plus exigeante sans jamais céder à l’élitisme. Organisée par des Biterrois curieux et passionnés, cette manifestation indépendante propose un parcours à travers la ville où chaque lieu, festif, culturel ou patrimonial, plonge le visiteur dans l’univers d’un ou plusieurs photographes. Plus de 25 artistes nationaux et un collectif investissent 20 lieux urbains et péri-urbains, tandis que 15 photographes amateurs d’Occitanie sont exposés sur les murs du Korrigan, où le public vote pour son artiste préféré et lui décerne un prix. Le cloître de la cathédrale Saint-Nazaire, où le festival sera présenté le 8 octobre, accueillera un aperçu du travail de chaque photographe durant toute la durée de l’événement, aux côtés de nouvelles haltes comme le Musée Fayet. Trois semaines rythmées par des rencontres avec les artistes, entre découverte du patrimoine biterrois et création contemporaine. horscadrebeziers.fr

Avec des oeuvres de la galerie Art Inuit Paris

Exposition du 3 juillet au 29 août 2026

Vernissage le 2 juillet à 18h30 « Traces »

des Arts - Espace Henri Pujol

avenue Abbé Tarroux - 34600 Bédarieux

Occitanie Art Expetise

Tableaux et meubles anciens, achat d’or, art asiatique, sculptures et pendules anciennes, argenterie, montres et armes anciennes... Déplacement

Manifestations artistiques

Festival Partage des arts

L’ISLE-SUR-LA-SORGUE

Vaucluse Du 11 au 20 septembre

Pour sa 4e édition, le festival Partage des Arts investit les bâtiments patrimoniaux de L’Isle-sur-la-Sorgue : plus de 25 artistes, locaux et internationaux, y exposent gratuitement peinture, gravure et installations, parmi lesquels Béatrice Arthus-Bertrand, Richard di Rosa, Laurent Perbos, Claire Illouz ou Joseph Francis Sumegne. Créé et géré par des artistes pour préserver une totale indépendance, l’événement multiplie les rencontres avec le public, visites guidées, performances en live et accueil des scolaires. Fondation Villa Datris, Fondation Blachère et Salon d’Automne s’associent à cette édition placée sous le signe du partage et de l’accessibilité.

partagedesarts.com

Les Caudalies

MUDAISON

Hérault Les 26 et 27 septembre

À chaque édition, l’association Week-End des Arts transforme le petit village héraultais de Mudaison en un véritable lieu de rencontres, de créations et d’expression artistique. Ouvertes à tous les publics, Les Caudalies invitent habitants, curieux et passionnés autour d’une programmation riche, éclectique et inspirante. Au fil des années, Les Caudalies se sont imposées comme un rendezvous culturel incontournable du territoire. L’édition 2026 s’annonce une nouvelle fois riche en découvertes, en émotions et en belles surprises artistiques, notamment à travers son invité d’honneur Yann Birgy. lescaudalies.org

Journées des Ateliers

d’Artistes

EN RÉGION Les 10 et 11 octobre

Pour leur 9ᵉ édition, les Journées des Ateliers d’Artistes d’Occitanie invitent le public à pousser gratuitement les portes des lieux de création. Plasticiens, sculpteurs, peintres, dessinateurs, vidéastes, photographes et graffeurs dévoilent leur métier et leur univers dans les 13 départements de la région. Organisée depuis 2018 par la Région Occitanie, quatrième région de France en nombre d’artistes plasticiens avec plus de 12 000 créateurs, l’opération avait rassemblé 546 artistes et 28 000 visiteurs lors de l’édition précédente. L’affiche 2026 est signée Virginie Loze, artiste plasticienne toulousaine, en collaboration avec le Bureau Indépendant. laregion.fr

Les Arts en

Balade

TOULOUSE ET MÉTROPOLE

Haute-Garonne Les 26 et 27 septembre

Pour sa 10ᵉ édition dédiée à l’atelier, l’association Les Arts en Balade à Toulouse ouvre gratuitement 105 ateliers les 26 et 27 septembre. Ce week-end phare réunira 206 artistes à Toulouse et dans 15 communes voisines. Pour marquer cet anniversaire, l’association propose dès le début du mois dix expositions « Avant-Première » dans des lieux partenaires devenus ateliers créatifs le temps de l’événement. L’événement innove avec des expositions au Marché Victor Hugo, un film de Gilles Thomat et un colloque avec Sciences Po Toulouse. lesartsenbaladeatoulouse.org

Le Salon de la Méditerranée

SALLE CARREFOUR 2000

Le Grau du Roi, Gard Du 19 au 30 août

Rendez-vous estival de la création artistique contemporaine, le Salon de la Méditerranée est porté par l’Association CLA, Création Libre Artistique, en partenariat avec le service culturel de la ville. Il accueille une quarantaine d’artistes (peintres, sculpteurs, photographes et vitrailliste) réunis autour d’un invité d’exception. Cette année, Jean-Noël Le Junter est à l’affiche. Sa pratique artistique, amorcée dans les années 70, place la couleur au cœur de son expression. Son approche moderne vise à transmettre une émotion pure, transformant les paysages familiers en compositions rythmées et lumineuses. Les paysages et ports du sud de la France figurent parmi ses thèmes de prédilection, qu’il réinvente avec sensibilité et intensité. Le vernissage et la remise des prix auront lieu le vendredi 21 août à 18h30, en présence des artistes, offrant au public un moment privilégié d’échange et de découverte dans une atmosphère conviviale.

ville-legrauduroi.fr

Solid'Art

ZÉNITH SUD, MONTPELLIER

Du 25 au 27 septembre

Le Zénith Sud accueille la 9e édition de Solid’Art Montpellier. Organisé par le Secours populaire de l’Hérault, le salon réunit 90 artistes régionaux issus de la peinture, la photographie, la sculpture, la gravure, le dessin, la sérigraphie et le street art. L’entrée est libre et le salon s’étend sur 2 000 m² d’exposition, installés au cœur de la fosse du Zénith.

Après avoir découvert le salon lors de l’édition parisienne, l’artiste plasticienne Leloluce devient marraine de Solid’Art Montpellier. Ancienne handballeuse de haut niveau devenue experte-comptable avant de se révéler dans l’art pop et coloré, elle revient sur son parcours, son univers et son engagement aux côtés du Secours populaire.

Cette année, c’est l’artiste plasticienne Leloluce qui devient marraine du salon. Reconnue depuis près de quinze ans pour son univers coloré mêlant puzzles, mosaïques et figures emblématiques de la BD et du cinéma, elle succède à des artistes comme Hervé Di Rosa, JonOne ou M. Chat. Les dossiers des artistes exposants ont été examinés par un jury présidé par Françoise Adamsbaum, directrice du MIAM à Sète.

Le principe reste inchangé : sur chaque vente, l’artiste invite l’acquéreur à effectuer un don du même montant au Secours populaire. Les fonds collectés sont convertis en journées de vacances offertes aux enfants accompagnés par l’association. L’an dernier, l’édition montpelliéraine avait réuni 4 500 visiteurs et permis de récolter plus de 105 000 euros.

Temps fort de cette édition : le 25 septembre, l’artiste qargo dispersera 100 cœurs numérotés en briques LEGO dans les rues de Montpellier, dans le cadre de son projet Hearts in Montpellier. Chaque cœur retrouvé et enregistré via une application dédiée déclenchera un don personnel de 2 euros au Secours populaire. Le projet, déjà mené à Paris et à Lille, invite les habitants à regarder la ville autrement, au fil de découvertes disséminées dans l’espace public.

3 Questions à LELOLUCE, MARRAINE DE L'ÉDITION

Comment est née votre implication auprès de Solid’Art Montpellier ?

Au départ, l’équipe m’avait contactée pour Paris, mais je n’étais pas disponible. Je leur ai proposé d’être présente sans être marraine, pour voir comment fonctionnait le salon. Comme je suis très présente dans le sud, on a naturellement évoqué Montpellier. J’adore les défis, et l’idée de m’investir pour faire rayonner encore davantage ce rendez-vous m’a tout de suite emballée. Et puis ça touche profondément mes valeurs : quand le feeling humain est là, on ne peut que faire de belles choses.

Vous avez un parcours atypique, entre sport de haut niveau, expertise comptable et art. Comment s’est construit votre univers, très pop et coloré ?

Je voulais être sportive de haut niveau en handball, championne de France, avant qu’une grave blessure ne m’arrête. Je suis alors devenue experte-comptable, un métier où je gérais 270 entreprises. C’est un client

passionné d’art qui m’a ouvert les portes de ce milieu que je ne connaissais pas du tout : je viens d’une famille très modeste, personne autour de moi n’était dans l’art. J’ai tout appris ces dix dernières années, en travaillant énormément, parfois face à des remarques très misogynes. Aujourd’hui, mon travail est un puzzle de couleurs, entre pop art et street art, qui vise à transformer le négatif en positif.

Qu’allez-vous présenter au public de Solid’Art Montpellier ?

Ce sera l’essence même de ma création : mon graff, porté par des valeurs de bienveillance. Je vais travailler autour du contexte actuel, marqué par une ambiance de guerre économique et humaine, mais en cherchant à en faire ressortir les petites graines positives. Il ne faut pas oublier notre humanité, même dans les moments difficiles.

Recueilli par Eva Gosselin

Cr é dits Photos
Jolan Touzet © Nicolas Eymard

RESTINCLIÈRES

SAINT-DRÉZÉRY

SAINT-GENIÈS-

SAINT-GEORGESD’ORQUES

SUSSARGUES

Art Montpellier

10 ANS DE LA FOIRE MÉDITERRANÉENNE D'ART CONTEMPORAIN

Parc des expositions, Pérols, Hérault

Du 26 au 29 novembre, Art Montpellier soufflera sa 10e bougie au Parc des expositions, avec un nouveau format resserré du jeudi au dimanche. Avant de dévoiler le programme complet à la rentrée, Cédric Fiolet, directeur de la SPL Occitanie Events, et Didier Vesse, directeur artistique d’Art Montpellier, reviennent sur dix ans d’aventure, la fidélité de leurs galeristes et les ambitions de cette édition anniversaire.

Conversation

avec Cédric Fiolet, directeur de la SPL Occitanie Events et Didier Vesse, directeur artistique.

Dix ans d’Art Montpellier : quel bilan tirez-vous de ce chemin parcouru, et comment la foire a-t-elle su se réinventer édition après édition ?

CF : C’est avant tout un sentiment de profonde fierté. Maintenir et faire grandir une foire d’art contemporain de cette envergure en région, est un véritable défi. En dix ans, l’événement a considérablement évolué : nous avons gagné en exigence qualitative, le nombre de galeries a progressé et notre public est de plus en plus nombreux. Aujourd’hui, nous sommes heureux d’avoir installé une véritable place de marché culturelle à Montpellier. Nous avons réussi à respecter les standards rigoureux des grandes foires internationales, tout en préservant notre ADN du Sud.

DV : Notre force a été de savoir nous réinventer à chaque édition, en trouvant le juste équilibre entre la fidélité de nos exposants historiques et l’audace de nouvelles galeries. Grâce aux thématiques fortes que nous mettons à l’honneur chaque année, l’expérience se renouvelle constamment pour le visiteur.

Les galeristes sont la colonne vertébrale de la foire : comment entretenez-vous cette confiance édition après édition, et qu’est-ce qui donne envie à de nouvelles galeries de rejoindre l’aventure ?

DV : La clé réside dans le fait de ne jamais se reposer sur ses acquis. Pour offrir chaque année une expérience inédite aux visiteurs, cela doit se traduire dans les propositions des galeries. Nos partenaires historiques font évoluer leurs sélections artistiques, tandis que les nouveaux venus apportent un regard frais et de nouvelles esthétiques. Aussi, la réalité économique reste essentielle : si une galerie revient ou décide de nous rejoindre, c’est parce que l’événement est porteur d’affaires et de contacts qualifiés. Les galeristes reviennent lorsqu’ils rencontrent leur public, et le public revient lorsqu’il est inspiré par la proposition des galeristes. C’est un cercle vertueux.

CF : Au-delà de la direction artistique, Art Montpellier est reconnu pour sa dimension humaine. Nous sommes une équipe à taille humaine, ce qui nous permet de tisser des liens authentiques, de proximité et de confiance avec les galeristes.

Cette 10ᵉ édition marque un tournant avec un nouveau format, du jeudi au dimanche. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

CF : Ce choix répond à une volonté claire : condenser l’événement pour maximiser son intensité. Nous aimons tester de nouveaux formats et faire évoluer la foire. L’année dernière, nous avions par exemple rendu le vernissage accessible à tous, ce qui a été d’ailleurs un succès et sera reconduit sur cette édition. Cette année, nous ajustons le calendrier.

Depuis la première édition, qu’est-ce qui a le plus changé dans l’identité de la foire - et qu’est-ce qui, à l’inverse, n’a jamais bougé ?

DV : C’est incontestablement la montée en gamme globale de l’événement, portée par une sélection de galeries toujours plus pointue et une offre artistique de plus en plus exigeante.

CF : Pourtant, malgré cette évolution, notre ADN est resté intact. Notre réussite réside aujourd’hui dans un équilibre parfait entre nos différents publics. D’un côté, les collectionneurs avertis qui viennent dénicher des pièces spécifiques et rares ; de l’autre, un grand public curieux, désireux de découvrir de nouveaux horizons et, pourquoi pas, de s’offrir un premier coup de cœur. Enfin, le monde économique et les entreprises, qui soutiennent activement la foire, s’engagent comme partenaires chaque année et s’approprient l’événement, notamment en y invitant leurs collaborateurs et clients. Art Montpellier a su devenir ce lieu de rencontre idéal où tous ces univers se croisent et s’enrichissent mutuellement.

Recueilli par Eva Gosselin

Amélie Lombard

Jusqu’au 30 août

30 RUE DU DOCTEUR BLANCHARD

Uzès, Gard uzes.fr

Maurane Leder

Jusqu’au 25 septembre

CHÂTEAU DE LA FALGALARIÉ

Aussillon, Tarn e art_pac_aussillon

Myriam Richard, Raphaël

Larre, Arthur Batut

Jusqu’au 3 octobre

LA NOUVELLE GALERIE

Cologne, Gers e lanouvelle_galerie

Plus d’expos...

Anne.S,

Jusqu’au 23 août

LES ESSAR[T]S

Bram, Aude villedebram.fr

Gisèle Garric

Jusqu’au 11 octobre

L’ANCRE

Sauveterre-de-Rouergue, Aveyron artetsavoirfaire.com

Pinaffo & Pluvinage

Jusqu’au 31 octobre

MAISON DES MÉTIERS DU CUIR

Graulhet, Tarn centredartlelait.com

Txema Salvans, Dimanche matin

Jusqu’au 27 septembre

CENTRE LUMIÈRE D’ENCRE

Céret, Pyrénées-Orientales lumieredencre.fr

Salon du dessin contemporain

Jusqu’au 26 septembre

LIEU MULTIPLE MONTPELLIER

Montpellier, Hérault lelieumultiplemontpellier.com

Spectacles de rue

Jusqu’au 27 août HÔTEL DE VILLE

Juvignac, Hérault juvignac.fr

Antoine Vincens de Tapol et Florian Jayet

Jusqu’au 17 octobre

MUSÉE ARTHUR BATUT

Labruguière, Tarn arthurbatut.fr

C.Grès

Jusqu’au 11 septembre

CHÂTEAU MONTFIN

Peyriac-de-Mer, Aude art-conseil-invest.com

Alain Du Pontavice, Murmures

Jusqu’au 31 octobre

ABBAYE DE SILVACANE

La Roque-d’Anthéron, Bouches-du-Rhône abbaye-silvacane.com

Antoine
Vincens de Tapol

Festivals d'été

Pellicu-Live

PARC PALAUDA

Thuir, Pyrénées-Orientales Du 3 au 5 septembre

Pour sa 6ᵉ édition, le festival au format hybride Pellicu-Live revient au parc Palauda à Thuir. Cinéma, musique live et gastronomie se rencontrent sous une ambiance estivale pour créer ce rendez-vous incontournable des PyrénéesOrientales. Le public pourra ainsi participer à des masterclass avec des personnalités du cinéma, des concerts et des animations autour de la gastronomie. Parmi les masterclass proposées cette année figurent l’actrice doublement césarisée Sylvie Testud, ainsi que Samuel Le Bihan, connu pour son rôle dans la série Alex Hugo. Le festival réunira également des chefs tels que Christophe Michalak, Julie Lemal et Gilles Goujon. Côté musique, Christophe Maé, Kendji, Marine, Peel & Greem et d’autres talents rythmeront les deux premiers jours de cette édition. Puis, pour clôturer les festivités, la soirée déguisée Too Much Party accueillera notamment les artistes Larusso et Helmut Fritz. pelliculive.fr

Festivals Pluriartistiques

Festival Arabesques

MONTPELLIER

Hérault

Du 8 au 20 septembre

Symbole d’une entente pacifique en Méditerranée et lieu de rencontres interculturelles, le festival Arabesques investit de nouveau Montpellier pour mettre à l’honneur les cultures du monde arabe. Concerts, humour, contes, déambulations et rencontres rythment cette 21ᵉ édition. Le public retrouvera Oum pour le concert d’ouverture à l’Opéra Comédie le 8 septembre, puis Bachar Mar-Khalifé jouant Christophe, Anouar Brahem Quartet, Souad Massi, Yasmine Hamdan, Zina Daoudia et la marocaine Meryem Aboulouafa. La chanteuse Emel investira le Domaine d’O le 19 septembre avec son album militant MRA, en double plateau avec Camélia Jordana. Rock touareg avec Imarhan, transe électro avec Zar Electrik et Temenik Electric, humour avec Amine Radi et Abdelkader Secteur complètent l’affiche, aux côtés de figures de la scène actuelle comme Abdullah Miniawy, Sofiane Saidi ou le duo Samifati & Transe Gnawa Express. Temps fort inédit, l’Arabesques Music Forum, du 18 au 20 septembre, réunira showcases et professionnels de France et de Méditerranée. festivalarabesques.fr

La Fête du fil

Festival Pignon sur Mer

PORT-VENDRES

Pyrénées-Orientales Du 11 au 13 septembre

Pour cette 8e édition, le festival Pignon sur mer, porté par l’association Eurek’Art, s’implante à Port-Vendres. L’objectif, à travers ce festival, est de valoriser la préservation des littoraux et des paysages maritimes en sensibilisant le public au changement climatique. La programmation est variée avec du cinéma en plein air, des spectacles, des rencontres littéraires, des conférences scientifiques, des ateliers et des balades thématiques pour tous les âges. Le festival est gratuit et ouvert à tous sur l’espace public.

pignon-sur-mer.org

Festival du Verbe

CAMPING LE MOULIN

Martres-Tolosane, Haute-Garonne Les 19 et 20 septembre

Cette année, le festival explore le thème de la nature. Les artistes, en résidence sur la presqu’île entre Garonne et bourg, sont libres de dire, chanter et évoquer leurs textes ou ceux d’autres, dans des exercices sortant de leurs répertoires habituels. Au programme : Charlélie Couture et son Projet Bleu-Vert en solo, Mathieu Boogaerts et ses Chansons vertes, ou encore Emily Loizeau, Donia Berriri et Lonny réunies pour Sous la peau le monde. Le festival, porté par l’association Les Amis du Verbe, cultive le lien entre ruralité, nature et culture, en mettant à l’honneur le dire et la voix. lesamisduverbe.org

LABASTIDE-ROUAIROUX, TARN Les 15 et 16 août

Pour ses 25 ans, la Fête du Fil célèbre un territoire dont l’histoire est intimement liée au textile depuis le Moyen Âge. Créateurs locaux, artisans et associations, parmi lesquels les Dentellières de Magalas ou le club Au fil du Thoré, présentent leurs pièces et savoir-faire dans plusieurs lieux du village, entre brocante, vide-dressing et foire gourmande aux producteurs locaux. Les ateliers (scrapbooking, broderie réticello, sashiko…) permettent de s’initier tout au long du week-end. Quatorze expositions textiles jalonnent le village, parmi lesquelles Poissons hauts en couleurs de Guldusi, Le Japon : mystères, légendes et réalités de France Patchwork ou Les murmures de la forêt de Bernadette Grozelier. Le dimanche, deux conférences explorent la place du textile dans la littérature et l’art contemporain. Samedi 15 août à 15h : Bouches décousues, solo poétique et musical de la Cie Croisillon et Compagnie, tisse un fil entre broderie occitane et voix féminines iraniennes. lafetedufil.jimdofree.com

Les Romanesques

SAINT-ROMAN-DE-CODIÈRES, GARD Les 22 et 23 août

Cette année le festival Les Romanesques est placé sous le thème « En-corps et accords ! » Il célèbre la rencontre entre les créateurs et le public. Durant un week-end, au cœur d’une nature splendide, se déploie une célébration mêlant musique et arts pluriels, où se retrouveront choristes, chanteurs lyriques, musiciens du monde, circassiens et voltigeurs équestres. Cette nouvelle édition a pour ambition d’offrir une programmation à la fois diversifiée, exigeante et empreinte de joie, dans une ambiance conviviale pour petits et grands. lesromanesques.fr

© Olivier Luthringer
La Louuve

Festival InvitationS

TERRITOIRE DE LA DOMITIENNE

Hérault Du 21 août au 6 septembre

Placé sous le signe de l’éclectisme, de l’inclusion et de la culture gratuite et ouverte à tous, le festival InvitationS déploie ses ailes sur les 8 communes du territoire de La Domitienne. Concerts, contes, conférences, expositions et animations nature investissent différents lieux pour aller à la rencontre des habitants. Les places sont gratuites, mais la réservation est indispensable.

Au programme :

Ven. 21 août, Vendres → musique néo-classique Trio Zéphyr puis jazz/blues/folk avec JazzArchy sisterhood.

Sam. 22 août, Maraussan → chanson française sarAh aMiel trio puis rock/folk/country avec La Maison Tellier.

Dim. 23 août, Lespignan → dub/pop/rock avec Okali.

Mer. 26 août, Maraussan →conte Catherine Caillaud.

Jeu. 27 août, Lespignan → conférence Rémy Pech.

Ven. 28 août , Nissan-lez-Ensérune → soul/jazz/blues Justine Blue Trio puis afro-funk Vaudou Game.

Sam. 29 août, Maureilhan → fanfare Fanfare Banzai puis orchestre cuivré Hérault Big Band.

Dim. 30 août, Montady → jazz/soul Estelle Perrault.

Mer. 2 sept. Cazouls-lès-Béziers → conte Clélia Tavoillot.

Jeu. 3 sept. Nissan-lez-Ensérune → conférence Claude Ecken.

Ven. 4 sept. Cazouls-lès-Béziers → soul/funk Dadou Afaka & The Soulful Renegades puis blues/soul/funk Tiwayo.

Sam. 5 sept. Colombiers → jazz métissé Laura Prince (sans réservation).

Dim. 6 sept. Nissan-lez-Ensérune → jazz/soul/groove Sandra Nkaké Trio (visite du site et musée dès 14h). ladomitienne.com

LA MAISON TELLIER OKALI

TIWAYO ESTELLE PERRAULT

JAZZARCHY SISTERHOOD LAURA PRINCE TRIO ZEPHYR JUSTINE BLUE SARAH AMIEL DADOU AFAKA FANFARE BANZAI HERAULT BIG BAND

Les Internationales de la Guitare

MONTPELLIER

Hérault et Occitanie Du 20 septembre au 18 octobre

Une 31ème édition sous le signe de l’excellence et de la diversité musicale. Coup d’envoi du 20 au 25 septembre avec le Festival Off (rendez-vous gratuits à Montpellier), puis les 24H Démentes les 26-27 septembre (programmation exclusivement féminine). Suivront deux semaines de concerts avec le parrain 2026 Yamandu Costa, Dick Annegarn, Rocío Márquez, Angélique Kidjo... Clôture les 17-18 octobre avec le Salon

International de la Guitare à Toulouse.

Au programme :

Dim. 27 septembre → Thibault Cauvin.

Mer. 30 septembre → Astéréotypie.

Jeu. 1er octobre → Lucas Santtana.

Ven. 2 octobre → Elina Duni et Rob Luft ; The Reverend Peyton’s Big Damn Band.

Sam. 3 octobre → The Brooks ; Adrien Moignard.

Dim. 4 octobre → H-Burns et The Stranger Quartet.

Mar. 6 octobre → Vincen Garcia ; Dick Annegarn.

Mer. 7 octobre → carte blanche à Yamandu Costa avec Thibault Cauvin, Antoine Boyer et Vera Danilina.

Jeu. 8 octobre → Requin Chagrin.

Ven. 9 octobre → Marion Rampal ; Rocío Márquez et Pedro Rojas.

Sam. 10 octobre → Stephan Eicher ; Gaëlle Buswel.

Dim. 11 octobre → Angélique Kidjo. les-ig.com

Festival 31 Notes d’été

HAUTE-GARONNE

Jusqu’au 29 août

À travers une programmation engagée, et ouverte sur le monde et sur les enjeux contemporains, le festival 31 notes d›été célèbre sa 28e édition. Jusqu›au 29 août, le public est invité à découvrir, dans 18 lieux du département, plus de 200 rendez-vous gratuits mêlant concerts, spectacles, expositions, rencontres, visites touristiques et découvertes du patrimoine. Parmi les temps forts encore à venir figurent Cornélius et sa fanfare New-Orleans le 8 août, Storm et sa fusion électro percussions-vielle à roue le 15 août, Lula Heldt et sa chanson théâtralisée le 16 août, ainsi que la clôture le 29 août à Pechbonnieu avec Adelante Quintet et une création brésilienne inédite du collectif Fôm, mais aussi des actions consacrées à la pratique d’amateur telle que la participation de seniors au spectacle Parmi les vaches de la Compagnie La Côte Folle. culture.haute-garonne.fr

Antoine Boyer

Festivals Spectacles vivants

Festival de rue

de Ramonville

HAUTE-GARONNE

Du 11 au 13 septembre

Investissant les rues, places, parcs et berges du canal du Midi, le festival de rue de Ramonville revient pour une 39e édition. Deux journées de préambule, à Toulouse puis à Labège, ouvriront les festivités, avant trois jours durant lesquels une trentaine de compagnies venues de France et d’Europe mêleront théâtre, cirque, danse et musique pour transformer la ville en scène à ciel ouvert. Porté par l’équipe d’ARTO, le festival met à l’honneur la diversité des écritures artistiques. Au programme : Autostop de la compagnie du Rond-Point, Des danses et des luttes de DANS6T, Fièvre de .Bart, l’humour de Patrick de Valette et du P’tit Cirk, Vilain chien de La Générale Posthume et Feu du Club Optimiste, ainsi que trois compagnies catalanes invitées avec l’Institut Ramon Llull. Côté musique, Kostana et Rita Macedo feront danser les places.

festivalramonville-arto.fr

Le Fût de Scène

DOMAINE DE SAINT-PIERRE

Vias-plage, Hérault Tout l’été

Le Fût de Scène est un véritable caféthéâtre de cinquante places situé au cœur du domaine de Saint-Pierre. Les pièces et spectacles sont présentés dans un cadre exceptionnel, idéal pour les soirées conviviales. Le lieu propose une programmation variée mariant humour, musique et émotions. La bonne humeur est au rendez-vous avec une sélection de comédies théâtrales débordantes d’énergie, parmi lesquelles Abigail’s Party, ou encore Feydeau, Chambre 21. Afin de vivre une expérience unique, des soirées musicales sont également proposées pour tous les goûts, des classiques du jazz à l’art lyrique, en passant par les rythmes des années 80/90. Pour vivre des soirées inoubliables, profitez également de formules spéciales associant restauration et dégustation de vins. lefutdescene.com

Les Estivales des Folies Gruss

BÉZIERS, HÉRAULT Jusqu’au 30 août

Après le succès de ses précédentes éditions, les Folies Gruss installent à nouveau leur chapiteau aux portes de Béziers pour une nouvelle création placée sous le signe de la comédie musicale équestre. Mise en scène par Stephan Gruss, cette histoire familiale mêle prouesses équestres, art saltimbanque et musique live, portée par une chanteuse et un orchestre. Le mythique grand carrousel à vingt-six étalons côtoie des tableaux aériens saisissants et des numéros de haute école, dans une scénographie signée Grégory Antoine. Cinquante chevaux et vingt-cinq artistes se succèdent sur la piste pour une heure quarante-cinq de pure poésie, entre acrobatie et travail en liberté. La soirée se prolonge dans une ambiance guinguette, avec restauration sur place, puis un moment privilégié avec les artistes à l’issue de la représentation. folies-gruss.com

29e été du Tango argentin de Nîmes

GARD Du 7 au 12 août

Six jours de grandes soirées à danser ou à voir avec démonstrations, ateliers et stages de tango et folklore, conférences, proposées par une cinquantaine d’artistes internationaux sur des sites historiques.

Depuis 29 ans, le festival fait vivre le tango argentin au cœur de Nîmes en investissant les places emblématiques et les lieux de vie de la ville comme la place du Chapitre ou le Parvis de la Maison Carrée. Sans oublier les afters à la Milonga del Angel, salle historique qui a inauguré la passion du tango argentin dans notre région. Cette année encore, de nombreux artistes internationaux – danseurs, orchestres, chanteurs et musiciens – proposent concerts, spectacles, initiations et bals tout au long du festival. Une invitation à découvrir un art vivant, accessible à tous, bien au-delà du cercle des passionnés de tango. milongadelangel.fr

Des danses et des luttes de DANS6T

Festin de rue

SAINT-JEAN-DE-VÉDAS

Hérault Les 12 et 13 septembre

Festin de Rue, festival des arts de la rue, revient transformer Saint-Jean-de-Védas en une grande scène à ciel ouvert. Théâtre, cirque, musique, danse, performances et déambulations : 70 spectacles et 30 compagnies d’Occitanie et d’ailleurs animent les rues et places de la ville. Au programme notamment : le folk-rock explosif des Barbeaux, les percussions et le feu de Deabru Beltzak, l’univers Moyen Âge décalé de la Bruital Cie avec Dark, la loterie décalée de La Françoise des jeux, ou encore la fanfare hip-hop de Radio Kaizman. Petits et grands sont invités à partager des moments uniques autour du spectacle vivant, dans un esprit de convivialité et de liberté créative. Pendant deux jours, le public redécouvre l’espace urbain, s’émerveille au détour d’une rue et partage rires, rêves et émotions. Accès gratuit à l’ensemble des spectacles. festinderue.com

MIMA

MIREPOIX, ARIÈGE Du 6 au 9 août

Pour sa 38ᵉ édition, le Festival international de marionnette actuelle accueille 23 compagnies pour 24 spectacles. Le festival est un espace de découvertes artistiques avec une présence importante de jeunes talents. « Nos Histoires » est le thème exploré cette année ; à cette occasion, les spectacles font le lien entre la petite et la grande histoire. Ce festival, dont le cœur se situe au sein de la cité médiévale de Mirepoix, est un moment de rencontre entre les artistes et les festivaliers. Des soirées concerts sont également organisées. mima-marionnette.com

Coups de théâtre

SALLE ARMINGUÉ

Vendargues, Hérault Du 9 au 11 octobre

Pour sa 19ᵉ édition, les Coups de théâtre reviennent avec trois spectacles pleins d’humour. Mirabeau l’insolent ouvre les festivités, une pièce qui se passe en janvier 1791. Un étrange narrateur vêtu de rouge nous entraîne alors au cœur du chaos de la Révolution française, à l’ombre de la Bastille, entre violence, cris, chants et rires. Ensuite, le second jour est dédié à la pièce intitulée Ma mère est un panda. Issu d’une famille modeste, Walter loue de faux parents chics pour convaincre son patron snob de lui accorder une promotion. Mais lors du dîner, l’arrivée imprévue de son petit frère Jean bouleverse ses plans. Enfin, Le Bal des valises est une traversée théâtrale sensible, drôle et poétique. Entre scènes du quotidien et situations improbables, ce spectacle explore avec humour nos désirs d’évasion et de renouveau. vendargues.fr

Festival Rassemblées

THÉÂTRE JULES JULIEN

Toulouse

Haute-Garonne Les 27, 28 et 29 août

Le festival Rassemblées revient pour sa sixième édition au Théâtre Jules Julien. Cet événement est dédié à la jeune création théâtrale. Des premiers projets et des spectacles portés par douze compagnies émergentes sont au programme. Le festival propose une avant-première de la pièce de Tom Lacoste Suite pour une porte et un soupir. Un seul-en-scène intitulé Chistera est également au programme. Le festival fait la part belle aux maquettes, parmi elles des spectacles tout public et une plongée dans l’univers de Duras avec Hyper Duras conservatoire.toulouse.fr

Festivals Littéraires

Les Automn’Halles

Lussan se livre

GARD Dimanche 30 août

Niché derrière ses remparts, le village de Lussan ouvre à nouveau ses portes aux écrivains pour cette 22ᵉ édition du festival du livre. Plus de soixante auteurs, illustrateurs et photographes se retrouvent pour dédicaces et cafés littéraires au jardin Chastanier. Cette année, le festival reçoit comme invités d’honneur Maylis de Kerangal, dont paraît La lentille et le roman aux éditions Verdier, et Sylvain Prudhomme, prix Femina 2019, qui présentera son nouveau roman De l’autre côté du lac, publié aux éditions de Minuit. Romans, polars, littérature jeunesse, bande dessinée et récits de voyage complètent une programmation éclectique, à l’image de ce village classé parmi les Plus Beaux Villages de France. lussan-se-livre.fr

SÈTE, HÉRAULT DU 23 AU 27 SEPTEMBRE

La 17ème édition des Automn’Halles s’ouvre sur un hommage à George Sand pour les 150 ans de sa disparition, avec une lecture théâtralisée de la Compagnie du Moment portée par la comédienne Nathalie Barolle, autour du livre de Vanessa Roma Moi George Sand - L’amoureuse affranchie. La manifestation se poursuit en dédicaces, tables rondes et rencontres avec des auteurs et autrices. Parmi eux, Léonor de Récondo propose une lecture musicale de Marcher dans tes pas, tandis qu’Antoine Compagnon, de l’Académie française, et Alain Ferry participent à une table ronde animée par l’historien Jean Lebrun. Autres invités : Philippe Bordas, Alain Quella-Villéger, biographe de Pierre Loti, Amaury Da Cunha, Philippe Fusaro, Julia Lepère, Aude Walker, Mildred Simantov, Christian Chavassieux et Michelle Pédinielli. lesautomnhalles.fr

Place aux nouvelles LAUZERTE, TARN-ET-GARONNE

Les 19 et 20 septembre

À Lauzerte, le festival Place aux Nouvelles fête sa 19e édition, entièrement consacrée à la nouvelle. Depuis 2011, la manifestation a accueilli 149 écrivains autour d’un weekend de rencontres, lectures, débats, ateliers et dédicaces. Cette année, l’invité d’honneur est Dominique Fabre, qui publie La jeunesse est un cœur qui bat aux éditions Arléa, un texte sur la vitalité de la jeunesse en banlieue. Comme chaque année, un jury décernera le prix Place aux Nouvelles, qui récompense un recueil paru dans l’année. Le festival propose également un prix jeunesse et un concours de nouvelles ouvert aux amateurs. placeauxnouvelles.fr

Festival Toulouse

Polars du Sud

FORUM DE LA RENAISSANCE

Toulouse et Métropole

Haute-Garonne Du 9 au 11 octobre

Un sujet d’actualité brûlant. La 18e édition de Toulouse Polars du Sud se décline sur le thème « La Guerre » avec deux parrains, Abir Mukherjee et Valentine Imhof. Au programme de cette édition internationale et engagée, une quarantaine d’auteurs de sept pays différents pour une centaine d’évènements littéraires, tables rondes, projections, dédicaces et rencontres. Parmi les écrivains invités, Armelle Hérisson, D.B. John, Makis Malafekas, Céline Servat, Patrick Bard, Antoine Albertini, Damien Igor… toulouse-polars-du-sud.com

Maylis de Kerangal

Festivals Cinéma

Cinéma sous les étoiles

HÉRAULT Du 7 au 20 août

Cette année, les réalisatrices sont mises à l’honneur. À travers une programmation intitulée Regards Féminins, douze projections sont proposées dans douze communes de la métropole. C’est donc l’occasion pour le public de (re)découvrir des femmes cinéastes qui ont marqué l’histoire du cinéma français et international. Parmi les films projetés figurent Papicha de Mounia Meddour qui suit une étudiante s’opposant à la montée de la violence et de la répression envers les femmes dans l’Algérie des années 1990, mais aussi The Substance de Coralie Fargeat et Barbie de Greta Gerwig. Une soirée entière sera également dédiée aux courts-métrages, avec notamment La Nuit du papillon de Nadja Anane et Sous le diamant la crasse de Lou-Anna Reix. Par ailleurs, chaque séance sera accompagnée de courtsmétrages réalisés par des étudiants de l’ESMA ou d’ARTFX et des spectacles. domainedo.fr

42e Rencontres Gindou

Cinéma

LOT Du 15 au 22 août

Créées en 1985, les Rencontres Cinéma de Gindou sont devenues l’un des événements incontournables pour les cinéphiles de la région. Défendant un cinéma de qualité, ce projet culturel met en place une semaine de projection accompagnée de débats avec des membres des équipes de films, des apéros-concerts et, pour clôturer les festivités, une nuit entière de cinéma, avec des œuvres projetées jusqu’à l’aube. Cette année, l’invitée d’honneur sera la réalisatrice Dominique Cabrera. Une rétrospective de son parcours sera proposée avec notamment la projection de son film Le Lait de la tendresse humaine. gindoucinema.org

Cinéma de la mer

THÉÂTRE DE LA MER

Sète, Hérault Du 15 au 19 août

Mêlant musique et cinéma, la sixième édition du Cinéma de la mer revient à Sète pour cinq soirées. Accompagnées de tielles et de pizzas, les festivités débuteront par des concerts d’artistes locaux tels que Brice Kapel et le groupe Trio Zephyr. La programmation se poursuivra par des courts-métrages, avec First Kiss d’Alexis Cuzon ou bien La Révolution des crabes d’Arthur de Pins, avant de s’achever par des projections de longs-métrages, comme Marsupilami de Philippe Lacheau, Le rêve américain d’Anthony Marciano et L’Odyssée de Christopher Nolan. sete.veocinemas.fr

Cinespaña EN RÉGION

En octobre

Pendant un mois dans toute l’Occitanie et une dizaine de jours à Toulouse, le festival du cinéma espagnol et portugais Cinespaña revient pour sa 31ᵉ édition. À travers près d’une cinquantaine de salles dans la région, le public sera invité à découvrir des projections en avantpremière, pour les scolaires, des sorties nationales et des classiques du cinéma espagnol et portugais. Parmi les œuvres présentées, Ruido d’Ingride Santos Piñol, fera l’objet d’une tournée en région du 2 au 8 octobre, en présence de la réalisatrice. Le film suit Lati, une adolescente vivant dans la banlieue espagnole avec le rêve de réussir dans le monde des battles. Le festival met également en avant le film Les fraises de Laïla Marrakchi, sélectionné dans la catégorie Un Certain Regard du Festival de Cannes 2026, et qui sera projeté en avantpremière. Du côté de la programmation jeune public, le film Mon ami Robot de Pablo Berger sera notamment projeté. cinespagnol.com

© Ch.Ruiz
Montpellier3m

Courts Circuit 66

PYRÉNÉES-ORIENTALES Du 11 août au 20 septembre

Pour sa 7ᵉ édition, le festival Courts Circuit 66 revient avec une programmation déployée sur 40 jours, dans 34 lieux des Pyrénées-Orientales. Au total, 60 courts-métrages sélectionnés autour de quatre thématiques : Mémoires, Curts Cat, Territoires, Comédie et Vertiges. Pour rythmer cette édition, des rencontres avec des artistes, concerts, expériences immersives et créations participatives sont proposés. Parmi les temps forts, le 22 août, le public pourra notamment rencontrer l’actrice et réalisatrice Judith Chemla, pour une séance associant projection, lecture de scénario et échange.

courtscircuit66.com

Feat. Audiovisuel

THÉÂTRE DE LA MER

Sète, Hérault Vendredi 14 août

Après Yann Hnautra et Orelsan, cette 3ᵉ édition du Festival Feat. Audiovisuel est dédiée au parcours du rappeur, écrivain, réalisateur et penseur engagé Abd al Malik. Une programmation de 3h30 est proposée, mêlant projections de courts métrages et de clips, mais aussi concerts, beatbox, lectures et performances live. La scène hip-hop audiovisuelle est ainsi mise en valeur, avec notamment le court métrage Petite Frappe d’Arnaud Jabouin, une performance de la chanteuse hip-hop aux influences latines et anglo-saxonnes Miszellany, ou bien même une lecture slam de Oz Ta Créa. feat-audiovisuel.fr

13e Festival Ciné Été

GARD

Festival du film documentaire Échos d’ici Échos d’ailleurs - sur les pas de Christophe de Ponfilly

LABASTIDE-ROUAIROUX, TARN

Du 9 au 11 octobre Le 19ᵉ Festival du film documentaire Échos d’ici - Échos d’ailleurs - sur les pas de Christophe de Ponfilly, questionne notre façon de consommer à travers son thème, Liberté, Égalité, Facturées ! L’édition 2026 présente plusieurs nouveautés, un déploiement sur trois lieux, des tables rondes et deux nouveaux partenaires, l’Agence Unique, Occitanie Culture et le Festival International Jean Rouch (ethnologue). Beaucoup de réalisateurs présentent leurs films, dont Olivier Azam, Nathan Castay, Nadja Hare, Claudio Pazenza, Laetitia Moreau, Nina Robert, Stéphane Correa, Nicos Argilet… À noter les avant-premières, Ceux qui tiennent la laisse de Gilles Balbastre (France, 2026), La lutte armée n’est pas un jeu d’enfants de Nicolas Réglat (Belgique, 2025) en présence des réalisateurs. echosdudoc.fr

Du 24 au 29 août

Projections en plein air gratuites, avant-premières, rencontres, animations : voilà ce qu’annonce la 13e édition du Festival Ciné Été. Organisée par Itinérances en partenariat avec Cineplanet, une sélection de onze films est prévue, dont cinq avant-premières, accompagnées d’animations tout au long du festival. Parmi les temps forts figurent Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan de Ken Scott projeté à Martignargues le 24 août, Partir un jour d’Amélie Bonnin le 26 août à Lézan, ainsi que l’avantpremière de Quelques mots d’amour de Rudi Rosenberg le 28 août au Cineplanet. itinerances.org

Festival international du Film de Fiction Historique

ESPACE MONESTIÉ

Plaisance-du-Touch, Haute-Garonne

Du 23 au 26 septembre

À l'occasion de sa 12ᵉ édition, le FIFH poursuit la dynamique lancée en 2025 avec une sélection internationale élargie de courts et longsmétrages historiques. Porté par l'association Regard Caméra, le festival met en lumière les grands films de l'année à venir et offre de belles rencontres artistiques : les équipes des œuvres en sélection seront présentes pour échanger avec le public. 2026 s'annonce comme une année prolifique pour le cinéma d'histoire, portée par un nombre record de films produits sur cette thématique en 2025. À travers des destins de femmes et d'hommes traversant notre histoire, ces récits d'autrefois éclairent les questionnements d'aujourd'hui. fiffh.com

Festivals Musiques actuelles

Enjooy Festival

PARC DE MAURIN

Lattes, Hérault Samedi 19 septembre

C’est à Lattes, à seulement dix minutes de Montpellier, que s’installe l’un des temps forts de la scène électro, house et techno française et internationale. Chaque année, le festival Enjooy réunit des milliers de festivaliers et plusieurs dizaines d›artistes pour 14h de musique sur un site de 20000m². Pour cette édition, la programmation fait place au duo lyonnais Trinix, incontournable de la scène électronique française, ainsi qu’au trio suisse Mont Rouge et à Yann Muller, connu pour ses reprises électro solaires de grands classiques. S’y ajoutent Piazza, la DJ et productrice de tech house et électro Venga, ou encore le DJ, compositeur et producteur de musique électronique Upsilone, également accompagnés de nombreux guests surprises. enjooyfestival.fr

Festival Drulhe en fête

Baignade

Sauvage

TARN Du 20 au 23 août

Des concerts dans des coins de nature idyllique, des balades de découverte du patrimoine local, une expérience canoë-concert au bord du Tarn : c’est ce que propose la 14e édition du festival Baignade Sauvage. À travers des concerts aux sonorités singulières, des lieux méconnus de la vallée du Tarn seront mis à l’honneur et sublimés. Parmi les temps forts : le canoë-concert de Flûte / Tambour sur le Tarn, les guimbardes d’Ondanaconda, le tanbûr sacré de Mohammad Mostafa Heydarian et le voyage transatlantique de Mariá Portugal, sans oublier les concerts nomades d’Ouate ! baignade-sauvage.fr

Barques en scène

NARBONNE, AUDE Du 20 au 22 août

Le festival Barques en scène revient cette année pour clôturer la saison estivale avec trois soirées entièrement gratuites ! Chaque soir, des déambulations festives animeront la ville dès 19h30, avec notamment le spectacle Oceania de la compagnie Planète Vapeur ou encore The Pop Phone Machine de la compagnie Taskc, avant de laisser place à des artistes locaux, tels que CigaloPop, Les Clape’s Men et Brandon, à partir de 20h30 sur le cours Mirabeau. Les concerts se poursuivront ensuite à 22h avec les têtes d’affiche Superbus, Amir et Totalement 80. narbonne.fr

Du 21 au 24 août

À l’origine simple fête de village, transformée au fil des années en un événement incontournable en Aveyron, Drulhe en fête revient cette année avec un engouement exceptionnel. Ce rendez-vous organisé de manière 100% bénévole, accueille plusieurs milliers de festivaliers chaque année. Entre métal, chanson festive et rap, c’est une ambiance conviviale et familiale qui est proposée. La star de ce festival, la patate farcie, accompagnera également le public pour un dernier moment de partage après une programmation réunissant Antes & Madzes, Matmatah, ou encore Cachemire.

C comitedesfetes.drulhe

Rose Festival

MEETT

Toulouse

Haute-Garonne Du 27 au 29 août

Le festival de musiques actuelles le plus important de Toulouse revient avec une édition anniversaire exceptionnelle. Créé par Bigflo & Oli en 2022, le Rose Festival annonce une programmation XXL pour célébrer sa 5e édition. Avec 26 artistes programmés, le line up s’annonce dense et éclectique. Les festivités débuteront ainsi le jeudi 27 août, avec notamment le rappeur américain Macklemore, Miki et son univers pop alternatif, Charlotte Cardin, ainsi qu’Ino Casablanca, révélation de la scène rap francophone. Le vendredi 28 août, le public retrouvera Aya Nakamura, Bekar ou encore Marguerite, chanteuse engagée aux influences pop. Et pour clôturer le festival, la scène accueillera le samedi 29 août, des artistes tels que Zaho, mêlant R’n’B, pop et influences urbaines, Josman, DJ Snake ainsi qu’Iliona aux titres envoutants et mélancoliques. rosefestival.fr

Festival Mecanik Paradise

HALLE DE LA MACHINE

Toulouse, Haute-Garonne

Du 8 au 11 octobre

Pour sa 6e édition, Mecanik Paradize propose une programmation rythmée entre sonorités électro, spectacle de rue et machines vivantes. Clôturant le Pink Paradize Festival, cet événement toulousain invite le public pour trois soirées où les machines vivantes de la compagnie La Machine, scénographiées par François Delaroziere et mises en musique par Mino Malan, seront au cœur du spectacle. Des artistes de la scène nationale et internationale seront également présents, tels que Paul Kalkbrenner, Selah Sue, Cristophmusic et Caravan Palace. Enfin, la dernière journée sera dédiée aux spectacles de rue. halledelamachine.fr

Les meules bleues

PLAINE DE LABÉRAUDIE

Cahors, Lot Du 10 au 12 septembre

Le festival des Meules Bleues donne rendez-vous aux amateurs de musique dans un cadre verdoyant pour vivre pendant trois jours une expérience unique. La programmation sera diversifiée avec des artistes de différents styles musicaux tels que le rap, le hip-hop, le rock, la pop latino, le ska ou le reggae. Pour sa 6e édition, le festival accueillera de grands noms de la scène française comme Zaz, Adèle Castillon, Black M, Bénabar et bien d’autres. Des activités pour les enfants et des stands de nourriture seront proposés. meulesbleues-festival.fr

Festivals Classique & lyrique

Ensemble vocal Allégories

Festival 100% Classique

ÉGLISE SAINT-AUGUSTIN ET PALAIS DES CONGRÈS

La Grande-Motte, Hérault

Du 11 au 19 septembre

Au cœur de la station balnéaire de La Grande-Motte, le festival 100% classique fait son retour et propose quatre soirées d’exception dans deux lieux emblématiques de la ville.

Au programme :

Ven. 11 septembre → Les Sept dernières Paroles du Christ de Haydn par les solistes de l’Orchestre de Chambre du Languedoc (dir. Alexandre Benderski, récitant Michel Planiol).

Sam. 12 septembre → Mitteleuropa - Messe & Chants, folklore d’Europe centrale avec l’Ensemble Vocal Allégories (dir. Stefano Bernabovi).

Ven. 18 septembre → De Bach à Buenos Aires avec Pascal Contet (accordéon), Alexandre Benderski (violon) et Boris Baraz (violoncelle).

Sam. 19 septembre → 100% Mozart par l’Orchestre de Chambre du Languedoc. orchestredechambredulanguedoc.com

Festival Pézenas Enchantée

THÉÂTRE MUNICIPAL ET LIEUX PATRIMONIAUX

Pézenas, Hérault

Le chant lyrique à l’honneur. La 20ème édition du Festival Pézenas Enchantée se décline autour d’une master classe, s’adressant à des élèves de très haut niveau. Michel Plasson est le parrain de cette manifestation incontournable de la saison d’automne en Hérault.

Temps forts :

Sam. 10 octobre → Gala avec dégustation, Autour de la Traviata, de Dumas à Verdi, avec Cécilia Arbel, Valentin Ferrari, Frédéric Cornille et Jean-Baptiste Coin.

Dim. 11 octobre → Sacré Mozart !, avec l’Orchestre de Chambre de Toulouse et la soprano Delphine Megret.

Mar. 13 octobre → film, Maria, de Pablo Larraín (France, 2024), sur la vie de Maria Callas.

Festival Les Troubadours chantent l’art roman en Occitanie

AUDE, AVEYRON, HÉRAULT, TARN… Jusqu’au 11 octobre

20e édition pour le Festival Les Troubadours chantent l’art roman en Occitanie et toujours ce désir d’apporter sa musique dans des lieux éloignés des métropoles.

Mar. 11 août → Quatuor Zafràn Céline Mistral, Espalion, Aveyron et le 16 août à Saint-Beauzely, Aveyron.

Mer. 26 août → Cappela Delle Lacrime, Aussillon, Tarn et le 27 août à Brommesen-Barrez, Aveyron.

Sam. 29 août → Troubadours Art Ensemble, à Monze, Aude, le 13 septembre à Saint-Privat-des-Vieux, Gard.

Sam. 5 septembre → Vicente & Rafael Pradal, Catllar, Pyrénées-Orientales.

Sam. 19 septembre → Prima Vera en trio, Cendras, Gard. festival-troubadoursartroman.fr

Du 10 au 18 octobre

Mer. 14 octobre → concert, Voix de Stras’, en partenariat avec le Comité de jumelage Pézenas-Tamm et la ville.

Jeu.15 octobre → concert violon et piano, Le Petit Prince, d’après l’œuvre de Saint-Exupéry, avec Clara Cernat (violon), Thierry Huillet (piano) et Michel Wolkowitsky (récitant).

Ven. 16 octobre → soirée, Triomphes du Lyrique, avec les lauréats ou finalistes du Concours International de Chant Lyrique de Béziers.

Sam. 17 octobre → concert jazz des années 40-50 joué par Les Fairy Poppins, avec Anne Cadilhac (piano-saxophone-mélodica-chœursarrangement), Marion Gineste (batterie-washboard), Naïs Grangeon (contrebasse-chœurs) et Valérie Sajdik (chant).

Dim. 18 octobre → concert de restitution des jeunes solistes de la master classe avec des extraits d’opéra accompagnés au piano. pezenasenchantee.fr

Saison musicale de Saint-Guilhem-le-Désert

ABBAYE DE GELLONE

Hérault

Du 12 septembre au 25 décembre

Organisée par l’association des Amis de Saint-Guilhem, la 55ème saison musicale s’annonce éclectique et de très haut niveau.

Au programme :

Sam. 12 septembre → Chœur Symphonique de Montpellier, direction Michel Piquemal - Entre ombre et lumière - Gloria de Francis Poulenc et Requiem de Gabriel Fauré.

Ven. 18 septembre → La Chacana, Incas et Conquistadores, musiques au temps de la conquista.

Sam. 26 septembre → La Chapelle Harmonique avec Valentin Tournet (viole de gambe et direction), Le souffle du berger, musiques pastorales en dialogue.

Sam. 3 octobre → Orchestre de Chambre de Toulouse avec Gilles Colliard à la direction, Bach, père et fils

Dim. 29 novembre → Sextuor à Cordes de l’Orchestre National de Montpellier, Brahms et Tchaïkovski.

Ven. 25 décembre → concert de Noël, Éclats de Noël à Gellone, avec Frédéric Munoz (Les heures d’orgue). amisdestguilhem.fr

Montpellier en Chanté

CHAPELLE DE NAZARETH ET CITÉ DES ARTS

Montpellier, Hérault Du 19 au 22 août

Le premier festival international d’Art Choral de Montpellier célèbre le chant ensemble à travers quatre soirées conviviales avec ateliers participatifs dès 18h, pique-nique et concerts à 21h. À la chapelle de Nazareth, on retrouve l’Ensemble Êkhô le 19 août (Miserere d’Allegri, Arvo Pärt) et le Chœur Européen des Jeunes le lendemain. La Cité des Arts accueillera ensuite le oneman-show musical de Julien Joubert le 21, puis Dulci Jubilo et l’Autre Big Band le 22. ekho-choeurdechambre.fr

Festival Passions Baroques MONTAUBAN, TARN-ET-GARONNE Du 1ᵉʳ au 11 octobre

L’orchestre Les Passions, créé par le flûtiste à bec Jean-Marc Andrieu, célèbre cette année son 40ᵉ anniversaire à l’occasion du festival Passions Baroques de Montauban. Le festival dévoile pour sa 12e édition un programme varié. Des artistes de renommée internationale et des jeunes talents se retrouveront dans différents lieux pour faire résonner les chefs-d’œuvre des plus grands compositeurs. Des grands rendez-vous sont prévus comme le concert d’ouverture où seront jouées des pièces instrumentales comme la suite pour cordes The Married Beau de H.Purcell ou le concert des 40 ans de l’orchestre avec les plus beaux airs d’opéra interprétés par la soprano Julia Wischniewski. Les musiciens prouveront l’intemporalité de la musique baroque, dont la force et la modernité continuent d’impressionner. les-passions.fr

Toulouse les Orgues

HAUTE-GARONNE Du 7 au 18 octobre

Pendant une dizaine de jours, la 31e édition du festival Toulouse les Orgues invite à explorer les multiples sonorités de l’orgue, ainsi que le patrimoine organistique toulousain. Artistes de renom et jeunes talents offrent au public des concerts destinés aussi bien aux passionnés qu’aux curieux, avec un répertoire mêlant musiques actuelles, expérimentales et classiques. Parmi les rendez-vous phares : l’organiste ukrainienne Ewa Belmas interprétera les musiques de la saga Harry Potter, tandis que le Festival fêtera le retour de l’orgue symphonique Puget de NotreDame du Taur, tout juste restauré. Des ateliers de découverte de l’orgue seront également proposés. toulouse-les-orgues.org

© Dorine
Lepeltier
La Chacana

Festival international Piano aux Jacobins

CLOÎTRE DES JACOBINS

Toulouse, Haute-Garonne Du 8 au 30 septembre

47ème édition du Festival Piano aux Jacobins et son thème, Musiciens en liberté. Au programme, des figures confirmées comme Javier Perianes ou Élisabeth Pion et de jeunes prodiges, Magdalene Ho ou encore Constant Despres.

Temps forts :

Mar. 8 septembre → Javier Perianes (Chopin, Falla, Albéniz)

Mer. 9 septembre → Magdalene Ho (Haendel, Satie, Liszt, Beethoven, Schumann).

Lun. 14 septembre → Paul Lay (Gershwin, Ellington, Mon, Jobim, Bach).

Mar. 15 septembre → Pierre-Laurent Aimard (Bach, Kurtág).

Ven. 18 septembre → Élisabeth Pion (de Montgéroult, Chopin, Farrenc, Chaminade, Boulanger, Bonis, Ravel).

Mar. 22 septembre → Pianip-pianop, avec Constant Despres et le danseur Brice Mvie.

Mer. 30 septembre → Jean-François Heisser (Schumann, Messian, Liszt, Chabrier, Roussel, Ravel, Takemitsu, Sibelius). pianojacobins.com

Festival de Rocamadour

LOT Du 15 au 26 août

Perchée à flanc de falaise, la cité médiévale de Rocamadour accueille la 21e édition de son festival de musique sacrée, placée sous le signe du Dialogue des Mondes. Douze jours de concerts réunissent des artistes de premier plan dans des lieux d’exception : la Basilique Saint-Sauveur, l’Abbatiale Sainte-Marie de Souillac et la Vallée de l’Alzou, écrin naturel au pied de la cité. Au programme, des soirées symphoniques avec Lise de la Salle et l’Orchestre Consuelo, un récital de Roberto Alagna, la Misa Criolla revisitée en version jazz par The Amazing Keystone Big Band, les Cantates de Bach par Vox Luminis et le Passio d’Arvo Pärt par The Gesualdo Six. Des concerts d’orgue gratuits sont proposés chaque midi. rocamadourfestival.com

© Marco
Borggreve
Javier Perianes

Festival de musiques sacrées, musiques du monde

ABBAYE DE SYLVANÈS, AVEYRON

Jusqu'au 6 septembre

"La musique, dans sa dimension spirituelle, est un chemin vers l'autre, autant que vers soi"

L’Abbaye de Sylvanès accueille la 49e édition de son Festival de Musiques Sacrées – Musiques du Monde. Michel Wolkowitsky, directeur artistique fondateur, revient sur une édition placée sous le signe des « Horizons proches et lointains » : créations inédites, dialogue interculturel, et un nouveau bâtiment qui referme enfin l’abbaye sur elle-même - à l’heure où l’association fête ses cinquante ans.

Conversation avec Michel Wolkowitsky

DIRECTEUR ARTISTIQUE ET FONDATEUR DU FESTIVAL

La création occupe une place centrale dans cette 49e édition. Comment naissent ces nouvelles pièces ?

La création est fondamentale pour nous - à la fois festival de diffusion et de production. Deux logiques coexistent : la commande d’œuvre à un compositeur contemporain, avec l’engagement de la diffuser dans le festival ; et les créations de répertoire, portées par des ensembles reçus en résidence. Cette année, je citerai De Undis ad Stellam de Christophe Guyard, hommage à la Baie du Mont-Saint-Michel, créé le 14 août. Du côté des créations d’ensembles, deux nous tiennent particulièrement à cœur : Les Mécanos, polyphonies méridionales des Pyrénées aux Alpes italiennes, et AltaiRila le 23 août, voix mongoles et bulgares - sept artistes issus d’horizons différents, qui défendent leurs traditions tout en cherchant des points de convergence entre deux répertoires. Nous faisons également tourner Mémoire des Mers, le 6 août à Millau et le 8 août à Conques - une balade musicale autour du bassin méditerranéen, Syrie, Liban, Palestine, Égypte, Bulgarie, Bosnie, Grèce.

Le thème de cette édition, « Horizons proches et lointains », traduit-il ce qui fait l’identité profonde du festival ?

quelque chose d’essentiel. Dans toutes ces voies culturelles et spirituelles se dessine une conviction : la musique, dans sa dimension spirituelle, est un chemin vers l’autre autant que vers soi.

L’Abbaye inaugure cet été un nouveau bâtiment. Qu’est-ce que ça va changer concrètement ?

L’abbaye a subi de lourds dommages - il ne reste que le joyau qu’est l’abbatiale et la tranche orientale avec l’ancienne sacristie, la salle capitulaire et le scriptorium. Pendant longtemps, nous avons pu fonctionner ainsi. Mais avec nos labellisations Centre culturel de rencontre et Grand Site Occitanie, il fallait de nouveaux espaces - un meilleur accueil des publics et de meilleures conditions de travail pour nos équipes. Ce bâtiment de 900 m² comprendra un accueil touristique, un auditorium multimédia, une librairie et un espace convivial. Et surtout, nous refermons l’abbaye - nous lui redonnons un espace intérieur protégé : cette grande prairie deviendra un grand cloître de nature.

L’année prochaine, les cinquante ans du festival - qu’est-ce qui vous préoccupe et qu’est-ce qui vous porte ?

Le défi pour toute structure culturelle, c’est de continuer, résister, être pérenne. Les coupes de financement public que nous avons subies nous ont tous fragilisés. Nous sommes dix salariés à l’année, une vingtaine l’été. Il faudrait que nos élus comprennent que la culture est incontournable pour notre santé. Ce qui nous nourrit intérieurement et spirituellement, ce qui nous permet de rester des hommes porteurs de toutes les valeurs de cet humanisme - il ne faut pas le sacrifier. Je reste optimiste et je pense à passer le relais - cela fait tout de même cinquante ans que je suis là. Mais l’inquiétude est là : le secteur culturel est généralement le premier à être sacrifié.

Recueilli par Eva Gosselin sylvanes.com

TEMPS FORTS :

La philosophie du festival, c’est faire rencontrer les grandes œuvres du répertoire sacré de l’Occident avec les mondes qui ont eux aussi des traditions sacrées et populaires. « Horizons proches et lointains », c’est rapprocher des horizons peut-être extrêmes - une manière d’habiter le monde de façon plus attentive, plus sensible, plus fraternelle aux autres dans leurs différences. Ce que permet la musique dans son engagement universel, c’est de n’avoir pas besoin de parler la même langue pour partager

Retrouvez l’interview complète sur lartvues.com

Dim. 9 août 17h → Licht ! autour des motets de Bach • Création du festival • Thierry Escaich / Ensemble Dulci Jubilo, dir. Christopher Gibert.

Ven. 14 août 17h → De Undis ad Stellam de Christophe Guyard, création du festival.

Sam. 15 août 17h → Magnificat et Gloria de Vivaldi – 37e Académie de chœurs, dir. Michel Piquemal

Dim. 16 août 17h → Viva la Gracia ! – Alkymia / 21h : Nordic Folk Music – Quatuor Femti Fem.

Dim. 23 août 17h → AltaiRila, voix mongoles et bulgares, Création du festival.

Ven. 28 août 21h → Sukoon, création du festival.

Dim. 30 août 17h → Concert Gospel – Chœur Gospelize it Project

Dim. 6 sept. 17h → Le Souffle du Berger – La Chapelle Harmonique, dir. Valentin Tournet.

L’Orchestre de Chambre du Languedoc & La Ville de la Grande Motte présentent

Billetterie en ligne

Festivals Jazz

Nîmes Métropole Jazz Festival

CAISSARGUES, MANDUEL, NÎMES…

Gard Du 11 au 17 octobre

Le Nîmes Métropole Jazz Festival revient pour son édition sous le signe de l’excellence.

En témoigne sa programmation avec Kyle Eastwood, Roberto Fonseca, Omar Sosa, Adb Al Malik, China Moses… Sans oublier son festival off et son ADN, le jazz libre et vivant pour tous.

Temps forts :

Ven. 11 septembre → Nick West.

Sam. 12 septembre → Franck Nicolas ; Roberto Fonseca et Vincent Segal.

Dim. 13 septembre → Trio Justine Blue ; Jî Drû et Sandra Nkaké.

Ven. 2 octobre → Artefact ; Mozart Paradox avec Thomas Enhco.

Sam. 3 octobre → François Mardirossian ; Trio Paolo Fresu, Omar Sosa et Trilok Gurtu.

Ven. 9 octobre → Organic Brass Quartet ; China Moses.

Sam. 10 octobre → Ubaq ; Kyle Eastwood Quintet.

Dim. 11 octobre → Odeza ; Abd Al Malik.

Ven. 16 octobre → Trio Zéphyr ; Jowee Omicil.

Sam. 17 octobre → Ola Tunji ; Kenny Garrett. nmjf.fr

Festival Jazz au Cloître

JARDIN DU CLOÎTRE

ET SALLE DE L’ABBATIALE

Saint-Chinian Hérault

Du 4 au 9 septembre

Le festival Jazz au Cloître fait son retour à Saint-Chinian. La soirée d’ouverture aura lieu le 4 septembre avec Vivance (solo de Laurent Rochelle) puis le Méajam Quartet. Le 5 septembre, place au swing avec l’Anaïs Swing Trio à 17h30, suivi du Manu Forster Trio à 21h. Le lendemain, le public retrouvera Across the river l’aprèsmidi, avant l’hommage à Bessie Smith par le Raphaël Lemonnier sextet en soirée. Enfin, Lo trio + Andrea Caparros clôturera l’événement le 9 septembre. musicales-saint-chinian.com

Festival Tourbes O’ Jazz

PARC DE L’ABBÉ-ANGLADE

Tourbes, Hérault Du 21 au 23 août

Trio Christine, Léo & Co, FMS Jazz Trio, André Motis, Timber Men Stompers et la compagnie de danse Just Swingin’ : tous seront présents pour la 12e édition du festival Tourbes O’ Jazz. Porté par un groupe de bénévoles et musiciens passionnés, cet événement a pour ambition de promouvoir des talents locaux tout en défendant une programmation accessible au plus grand nombre. C’est donc dans un cadre idyllique que le public pourra profiter de trois jours de festivités, accompagnées d’espaces de restauration, de bar et de dégustations de vins locaux. tourbes-o-jazz.com

Jazz à Beauvignac

CAVEAU BEAUVIGNAC

Mèze, Hérault Jusqu’au 27 août

En juillet et août, les jeudis soir d’été au soleil couchant, le caveau Beauvignac à Mèze propose des soirées alliant jazz et vins. Un moment convivial pour découvrir les cuvées du domaine accompagnées d’un repas et d’une programmation musicale jazzy.

Au programme : Jeu. 6 août → Les Zazous Zélés (swing et early rock’n’roll).

Jeu. 13 août → Fanfare O’Lala (formation itinérante acoustique).

Ven. 21 août → Arthur Anelli (duo de guitares, morceaux corses, musiques de films dans l’esprit Django Reinhardt).

Jeu. 27 août → Dounia Quartet (standards intemporels et rythmes envoûtante).

cave-pomerols.com

© Fabien Coste
Abd Al Malik

Festival Jazzèbre

PYRÉNÉES-ORIENTALES

Du 5 septembre au 11 octobre

Pour ses aventures musicales nomades, la 38e édition du Festival Jazzèbre programme des artistes de renom comme Souad Massi mais également des figures locales et d’ailleurs. Un enchantement dans les Pyrénées-Orientales.

Sam. 5 septembre → La Chaloupante.

Jeu. 17 septembre → Flocon Volcan.

Jeu. 24 septembre → Frode Halti Avant Folk 5tet.

Ven. 25 septembre → Duo Géraldine Laurent et Louis Sclavis ; Duo James Brandon Lewis et Chad Taylor.

Sam. 26 septembre → Mélanie Loisel ; Borguefül ; Christophe Monniot Quartet.

Dim. 27 septembre → Cornélius ; La Grande Fanfare.

Ven. 2 octobre → iAROSS.

Sam. 3 octobre → Bribes 4 ; Henry et Dimi Dero.

Dimanche 4 octobre → Iriwan ; La Grande Fanfare.

Jeu. 8 octobre → Tatiana Paris et Karsten Hochapfel.

Ven. 9 octobre → Trio Darrifourq, Hermia et Ceccaldi.

Dim. 11 octobre → Souad Massi. jazzebre.com

Les Nuits des remparts

AIGUES-MORTES, GARD

Du 13 au 15 août

Festival de musique du monde et jazz, Les Nuits des Remparts célèbrent leur première édition. Un événement estival qui a pour ambition de faire rayonner le patrimoine de la ville au cœur de ses tours et remparts, tout en proposant au public des concerts variés. Durant trois soirées, trois univers différents seront mis à l’honneur. Le Quintette du Hot Club de France se produira le 13 août, avec du jazz manouche, l’artiste Emel sera présente le 14 août avec son nouvel album Mra, avant de laisser place le 15 août à Mario Canonge Trio, artiste emblématique de la scène jazz. maestosoproductions.com

Flocon Volcan

Le Métronum • Toulouse

05 32 26 38 43 lemetronum.fr

Septembre

Ven. 4 • Juliette Magnevasoa

Jeu. 24 • Labess + Tiwiza

Ven. 25 • Zinée + Etane

Sam. 26 • Paloma Colombe + La Louuve + Shahzen

Octobre

Jeu. 1er • Super Parquet + Peldrut

Ven. 2 • Puppetmastaz

Jeu. 8 • Blue Jay + Mel

Ven. 9 • Bianca Costa

Sam. 10 • Mariam

Jeu. 15 • Julia Bondar + Sethi One

Ven. 16 • Demi Portion

Sam. 17 • Alea Jacta Est

Dim. 18 • Myrath

Jeu. 22 • Mohand Baha

Sam. 24 • Nono La Grinta

Jeu. 29 • Gérald Toto + Leïla Martial & friends

Novembre

Ven. 20 • Kamelot + Exit Eden + Temperance

Sam. 21 • Kalika

Ven. 27 • Emma

Sam. 28 • Ibeyi

Décembre

Ven. 4 • SarƒÅb

Ven. 11 • Applause Show : Artem + Mabrada + Lorkestra

Sam. 12 • Riff Regarts présente Psykup

Ven. 18 • TNT AC/DC Tribute Band

Janvier 2027

Mar. 26 • Resolve

Ven. 29 • Ladaniva

Agenda Concerts

Salle Nougaro • Toulouse

05 25 63 12 00 sallenougaro.com

Septembre

Ven. 25 à 20h30 • Jérémy Rollando

Octobre

Mer. 14 à 20h30 • Ben l’Oncle Soul

Jeu. 15 à 20h30 • Ben l’Oncle Soul

Novembre

Mer. 4 à 20h30 • Mammal Hands

Jeu. 12 à 20h30 • Magyd Cherfi

Mer. 18 à 20h30 • Jupiter & Okwess

Jeu. 26 à 20h30 • Florent Marchet

Février 2027

Mer. 3 à 20h30 • Yvan Cujious & Louis

Winsberg

Mar. 23 à 20h30 • Yves Jamait

Jeu. 25 à 20h30 • Ala.ni

Mars 2027

Mer. 10 à 20h30 • Sarah McCoy

Mar. 16 à 20h30 • Renaud Garcia Fons

Jeu. 18 à 20h30 • David Walters

Avril 2027

Mer. 21 à 20h30 • Kolinga

Ven. 23 à 20h30 • Alberto Sellés

Du mer. 28 au ven. 30 à 20h30 • Thomas Fersen

Mai 2027

Jeu. 27 à 20h30 • Natascha Rogers

Interférence • Balma interference-toulouse.fr

Octobre

Ven. 9 à 20h • Zamdane

Mer. 14 à 20h • André Manoukian

Jeu. 15 à 20h • Bilal Hassani + Aftershow

Ven. 16 à 20h • Gloryhammer + Majestica + Arion

Mer. 21 à 20h • Imarhan

Jeu. 29 à 20h • Tif

Sam. 31 à 20h • Kery James Novembre

Jeu. 5 à 20h • Renan Luce

Ven. 6 à 20h • Pony Pony Run Run

Jeu. 12 à 20h • La Jungle & Guest

Ven. 20 à 20h • Polyphia

Sam. 21 à 20h • Sheldon + Peet

Dim. 22 à 19h • Minitel : les plus grands tubes de Téléphone

Ven. 27 à 20h • Rounhaa - Sublime Tour

Sam. 28 à 20h • Luther - Sublime Tour

Lun. 30 à 19h • Eluveitie + Pain + Wolfheart

Décembre

Ven. 4 à 20h • Mentissa

Janvier 2027

Dim. 24 à 20h • Orden Ogan + Ensiferum

Mars 2027

Mer. 10 à 20h • Médine : Enfants du Destin

Sam. 27 à 20h • Théa

Avril 2027

Jeu. 29 à 20h • Tété

Cri’Art • Auch 05 62 60 28 17 cri-art.fr

Septembre

Ven. 25 • Noche Infernal #5 «Seguimos» : The Bongo Hop + El Chente

Octobre

Ven. 2 • No Money Kids + Mafia Sofa Novembre

Ven. 13 • Picon Mon Amour + Graines de Sel

Ven. 20 • Ashen + Gravity

Décembre

Ven. 4 • Skarra Mucci x Manudigital + Zongo Sound

Ven. 11 • Les DJ ont du Coeur : The Branlarians Sound System + Klem + La Kikinette + The Dobermans

La Gespe • Tarbes 05 62 51 32 98 lagespe.com

Octobre

Jeu. 1er à 21h • Dub Inc

Jeu. 22 à 21h • Sam Sauvage

Novembre

Sam. 14 à 21h • Bertrand Belin

Décembre

Ven. 4 à 21h • The Inspector Cluzo

Sam. 12 à 21h • The Amy Winehouse Band

Paloma Colombe
Ben l'Oncle Soul No Money Kids

Le Bikini • Toulouse

05 62 24 09 50 lebikini.com

Septembre

Ven. 18 à 19h30 • The Young Gods

Lun. 28 à 19h30 • Fat Freddy’s Drop

Octobre

Jeu. 1er à 19h30 • La Colonie de Vacances

Ven. 2 à 19h30 • Guy2Bezbar

Sam. 3 à 18h • Ludwig Von 88 + Didier Super + Les Vulves Assassines + Dab Rozer

Mer. 7 à 19h30 • FFF

Jeu. 8 à 19h30 • BCUC + Kimia

Ven. 9 à 18h30 • Sidifest IV : Sidilarsen «Old School Show» + La Phaze + Lofofora

Sam. 10 à 18h30 • Sidifest IV : Sidilarsen

«Modern Show» + Ashen + Sunborn

Mar. 13 à 19h30 • Fredz

Jeu. 15 à 19h30 • Fakear

Ven. 16 à 19h30 • So La Lune

Sam. 17 à 19h30 • La P’tite Fumée

Mar. 20 à 19h30 • Ghinzu

Mer. 21 à 19h30 • Carpenter Brut

Dim. 25 à 19h30 • Cat Power

Ven. 30 à 19h30 • Wallace Cleaver

Sam. 31 à 19h30 • Zoufris Maracas

Novembre

Jeu. 5 à 19h30 • Meryl

Lun. 9 à 19h30 • Robert Finley

Mar. 10 à 19h30 • Collectif Ensemble : Mike & Riké (Sinsémilia) + Guizmo & Manu (Tryo) + Vanupié

Mer. 11 à 19h30 • The Chameleons

Ven. 13 à 18h30 • Tagada Jones + Les Tambours du Bronx

Sam. 14 à 19h30 • Beast In Black + Sonata

Arctica + Frozen Crown

Mar. 17 à 19h30 • Slift + Heeka

Jeu. 19 à 19h30 • Jolagreen23

Sam. 21 à 19h30 • 47Ter

Lun. 23 à 19h30 • Benjamin Biolay

Mar. 24 à 19h30 • Benjamin Biolay

Mer. 25 à 19h30 • Marillion

Jeu. 26 à 19h30 • The Stranglers

Ven. 27 à 19h • 20 Years Kicking : Svinkels + Poésie Zéro + Krav Boca

Sam. 28 à 19h • 20 Years Kicking : Les Sheriff + Not Scientists + Burning Heads

Dim. 29 à 19h30 • Accept «50th Anniversary Tour» + Dynazty + Tailgunner

Décembre

Mer. 2 à 19h30 • Kadavar + Scott Hepple & The Sun Band

Jeu. 3 à 19h30 • Sniper

Sam. 5 à 19h30 • Ben PLG

Mar. 8 à 19h30 • Axel Bauer

Jeu. 10 à 19h30 • Camille

Ven. 11 à 19h30 • Les Fatals Picards

Ven. 18 à 19h30 • La RVFleuze

Janvier 2027

Jeu. 14 à 19h30 • La Rue Kétanou

Sam. 16 à 19h30 • Zaoui

Ven. 22 à 19h30 • Izïa

Sam. 23 à 19h30 • Marguerite

Jeu. 28 à 19h30 • Thylacine

Ven. 29 à 19h30 • Kid Francescoli

Sam. 30 à 19h30 • Adèle Castillon

Février 2027

Jeu. 4 à 19h30 • Feldup & The Showerheads

Ven. 5 à 19h30 • Pierre de Maere

Mer. 10 à 19h30 • Jazzy Bazz

Jeu. 11 à 19h30 • Ugly Kid Joe

Ven. 12 à 19h30 • NTO

Sam. 13 à 19h30 • Acid Arab

Ven. 19 à 19h30 • Kemmler

Mars 2027

Jeu. 4 à 19h30 • Sam Sauvage

Ven. 5 à 19h30 • Jahneration

Sam. 6 à 19h30 • Loïc Nottet

Jeu. 18 à 19h30 • Skip The Use «Love & Anxiety Tour»

Mer. 24 à 19h30 • Sinclair

Lun. 29 à 19h30 • Hooverphonic

Mer. 31 à 19h30 • Rodrigo y Gabriela

Avril 2027

Ven. 2 à 19h30 • Keziah Jones

Sam. 17 à 19h30 • Assassin

Mar. 27 à 19h30 • Dominique A

Jeu. 29 à 19h30 • La Yegros

Les Docks • Cahors

05 65 24 13 60 lesdocks-cahors.fr

Septembre

Mer. 23 • Élisa Do Brasil

Octobre

Ven. 16 à 21h • La Chica + Okali

Sam. 24 à 21h • Collectif Ensemble !!!

Novembre

Sam. 14 • Sniper (complet)

Jeu. 26 à 21h • Broken Back + 1ère partie

Ven. 27 à 21h • The Inspector Cluzo + 1ère partie

Zénith • Toulouse

05 62 74 49 49 zenith-toulousemetropole.com

Septembre

Jeu. 24 à 20h • Star Wars par l’Orchestre

National Capitole Toulouse

Octobre

Jeu. 1er à 20h • Djadja & Dinaz

Sam. 3 à 20h • Christophe Maé

Lun. 5 à 20h • Placebo (complet)

Dim. 25 à 15h • Chantal Goya

Ven. 30 à 19h30 • Orelsan

Novembre

Mer. 4 à 20h • Patrick Bruel

Jeu. 5 à 20h • The World of Hans Zimmer

Ven. 6 à 20h • Joe Bonamassa

Sam. 7 à 20h • Helena

Lun. 9 à 20h • Gims

Ven. 13 à 20h • PLK

Sam. 14/ Dim. 15 • Bigflo & Oli

Jeu. 19 à 20h

• Gaëtan Roussel

Ven. 20 à 20h

• Disney en Concert

Sam. 21 à 20h

• Dub Inc + Danakil

Mer. 25 à 20h

• Eric Serra Live

Décembre

Mar. 1er à 20h

• David Hallyday

Mer. 2 à 20h

• Disiz

Jeu. 3 à 20h30

Ven. 4 à 20h

Ven. 11 à 20h

• Saez

• Claudio Capeo

• The Dire Straits Experience

Lun. 14 à 20h

• Florent Pagny

Mer. 16 à 20h

• Feu! Chatterton

Lun. 28 à 20h

• Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé en Ciné-Concert

Mar. 29 à 19h30

• K-Pop Forever

Janvier 2027

Mar. 5 à 20h • One Night Of Queen

Mer. 20 à 20h

Gall

Jeu. 21 à 20h

Mer. 27 à 20h

Ven. 29 à 19h

• De Michel Berger à France

• Grand Corps Malade

• So Floyd

• Electric Callboy

Février 2027

Mar. 2 à 20h • Christophe Maé

Jeu. 4 à 20h • Forever - Tribute to Michael

Jackson

Ven. 5 à 20h • RFM Party 80

Dim. 14 à 17h • Les Musiques de John Williams et Hans Zimmer en Concert Symphonique

Sam. 20 à 20h30 • Keen’V

Ven. 26 à 20h • Hoshi

Sam. 27 à 16h • Aldebert

Dim. 28 à 18h • 500 Voix pour Johnny

Mars 2027

Jeu. 4 à 20h • Magic System

Ven. 5 à 20h • L2B

Sam. 13 à 20h • Deluxe

Dim. 14 à 18h • Marine

Sam. 20 à 20h • Ninho

Le Rex • Toulouse

05 61 38 57 71 lerextoulouse.com

Septembre

Sam. 12 à 20h30 • Le Rex fête ses 10 ans

Dim. 20 à 19h30 • Einar Solberg & Guest

Ven. 25 à 19h30 • Light Asylum + Potochkine

Dim. 27 à 19h30 • Forever Nu

Lun. 28 à 19h30 • Xandria + Seven Spires + Tulip

Octobre

Jeu. 1er à 19h30 • DJ Pone - 30 Ans de Platines

Sam. 3 à 19h30 • Talisco

Mar. 6 à 19h30 • Primal Fear

Jeu. 8 à 19h30 • Hypno5e & Hippotraktor

Ven. 9 à 19h30 • A6EL

Lun. 12 à 19h30 • Monolord & Dopelord

Mer. 14 à 19h30 • Hällas + Earth Tongue

Ven. 16/ Sam. 17 • Ready For Prog Festival

Jeu. 22 à 19h30 • Mispyrming & Owls

Woods Graves & Profanation & Gorrch

Dim. 25 à 19h30 • Boris

Mer. 28 à 19h30 • Calva Louise & Imparfait

Ven. 30 à 19h30 • Two Lanes

Novembre

Mer. 4 à 19h30 • Spider Zed

Jeu. 5 à 19h30 • 7weeks & Guest

Ven. 6 à 19h30 • The Browning & Within Destruction & Abbie Falls

Sam. 7 à 19h30 • Storm Orchestra

Dim. 8 à 19h30 • Master Boot Record & Fulci & Arottenbit

Lun. 9 à 19h30 • The Vintage Caravan

Sam. 14 à 23h55 • Stanislas

Jeu. 19 à 19h30 • Roadrunners «Never Say Never Again»

Sam. 21 à 19h30 • 63OG

Dim. 22 à 19h30 • Spike and the Gimme Gimmes

Jeu. 26 à 19h30 • Colours in the Street

Ven. 27 à 19h30 • Imperial Triumphant & Knoll

Sam. 28 à 19h30 • Dinaa

Décembre

Jeu. 3 à 19h30 • Soen + Tribulation

Ven. 4 à 19h30 • Jwles

Sam. 5 à 19h30 • Changeline

Ven. 11 à 19h30 • Esthesis + Solventis

Sam. 12 à 19h30 • Theo Juice & The Sexy Music Live Band

Sam. 19 à 19h30 • Seth Gueko

Janvier 2027

Jeu. 14 à 19h30 • Juste Shani

Février 2027

Mar. 9 à 19h30 • The Black Dahlia Murder

Jeu. 11 à 19h30 • Shred Fest : Obscura + Pestilence + Cryptic Shift + Thus + Dvrk

Sam. 13 à 19h30 • Revnoir

110

Lo Bolegason • Castres

05 63 62 15 61 bolegason.org

Septembre

Ven. 25 • Ouverture de saison : En Bal et Vous !

Octobre

Sam. 3 • Soirée Bolegers : Samengo + Time to Skank + Missing No.

Sam. 10 • SISM #37 : El Gato Negro + scène ouverte

Ven. 16 • Lilly Wood and The Prick + Alex Benning

Jeu. 29 • Les Primeurs de Castres #12 : Noor + Chest...

Ven. 30 • Les Primeurs de Castres #12 : Camille Yembe + Golimar...

Sam. 31 • Les Primeurs de Castres #12 : Dinaa + Lila-May...

Novembre

Sam. 14 • Bal trad : Nøkkenoc + Duo Tanghe Raibaud

Sam. 21 • The Great Old Ones + Galibot + Sviatibor

Ven. 27 • Broken Back + Miszellany Décembre

Sam. 5 • Skarra Mucci x Manudigital + Giramundo

Ven. 11 • Piche + La Barbi B

Ven. 18 • Madam + Treaks + Cernia

Janvier 2027

Jeu. 21 • Eclipse #4 : Sheldon + Etane + Open Mic

Ven. 29 • Miossec + Julien Clastres

Agenda Concerts

Casino Barrière Toulouse

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Octobre

Jeu. 1er à 20h30 • Letz Zep

Jeu. 8 à 20h30 • Worlds Apart

Dim. 11 à 20h30 • Poetic Lover Tour

Mer. 14 à 20h30 • Joe Jackson + Band

Sam. 24 à 20h30 • Pink Martini

Novembre

Dim. 1er à 20h30 • The 5 Rosies

Mer. 18 à 20h30 • Hiba Tawaji invite Ibrahim Maalouf

Sam. 21 à 20h30 • The Depeche Mode Experience

Janvier 2027

Dim. 3 à 20h30 • Concert du Nouvel An

Dim. 17 à 20h30 • Formidable ! Aznavour

Lun. 25 à 20h30 • Mariza

Février 2027

Mer. 3 à 20h30 • Gauvain Sers

Mer. 10 à 20h30 • Boulevard des Airs

Mars 2027

Mer. 3 à 20h30 • Linh

Dim. 14 à 20h30 • The U2 Experience

Mer. 17 à 20h30 • Abba Gold

Avril 2027

Mer. 7 à 20h30 • Sarah Schwab

Mai 2027

Ven. 7 à 20h30 • Hervé Vilard

Dim. 16 à 20h30 • Michèle Torr

Le Bijou • Toulouse 05 61 42 08 69 le-bijou.net

Septembre

Jeu. 10 à 21h • Tioma

Ven. 11 à 21h • Syrano feat. Danielito de Tryo

Sam. 12 à 21h • Les Fils de ta Mère

Ven. 18 à 21h • Melba + Telma

Jeu. 24 à 21h • San-Nom

Ven. 25 à 21h • Mel Octobre

Mer. 30 sept./ Jeu. 1er à 21h • FÜLÜ

Ven. 2 à 21h • Daguerre + Julien Clastres

Ven. 9 à 21h • Amandine Bourgeois

Sam. 10 à 21h • Les Fils de ta Mère

Mer. 14 à 21h • VioleTT Pi + Lundi Brûle

Jeu. 15 à 21h • Claire Gimatt

Sam. 17 à 21h • Picon Mon Amour

Dim. 18 à 21h • Paranoid Void

Jeu. 22/ Ven. 23/ Sam. 24 à 21h • Inavouable

(Alexis HK & Benoît Dorémus)

Jeu. 29 à 21h • Camille Yembe

Ven. 30 à 21h • Flox

Novembre

Jeu. 5/ Ven. 6 à 21h • Agnès Bihl

Sam. 7 à 21h • Felhur x Andro (complet)

Jeu. 12 à 21h • Boule

Ven. 13 à 21h • Blankass

Ven. 20 à 21h • Les Levrettes de Belleville

Jeu. 26 à 21h • Julia Pertuy + Jon Onj

Ven. 27 à 21h • Buridane

Décembre

Jeu. 3 à 21h • Claudine Lebègue & Pierrot de La Rue Kétanou

Ven. 4/ Sam. 5 à 21h • Karpatt

Jeu. 10 à 21h • Elsa & Serge Lopez

Ven. 11 à 21h • Archimède

Jeu. 17/ Ven. 18/ Sam. 19 à 21h • Leïla Huissoud

Confluence • Avignon 06 13 58 44 72 confluencespectacles.fr

Octobre

Ven. 16 à 20h • Julien Clerc

Ven. 23 à 20h • The Voice of George Michael

Novembre

Jeu. 5 à 20h • Belinda Davids - Tribute to Whitney Houston

Dim. 15 à 17h • The Official Blues Brothers Revue

Dim. 22 à 19h • Garou «Solo» (complet)

Mar. 24 à 20h • So Floyd - From Pompeii to Pulse

Ven. 27 à 20h • France Gall & Michel Berger, l’Hommage

Sam. 28 à 20h • Covertramp

Décembre

Mer. 2 à 20h • Calogero

Ven. 4 à 20h • Dire Straits «Brothers In Arms» 40th Anniversary by Brothers In Band

Mar. 8 à 17h • The Wall en concert

Mar. 8 à 20h • Dark Side of The Moon en concert

Sam. 12 à 20h30 • Cœur de Pirate

Lun. 14 à 20h • Lynda Lemay et Jean-Félix Lalanne autour de leurs guitares

Janvier 2027

Dim. 17 à 18h • Sergio Cortes présente Michael Celebration

Jeu. 28 à 17h • Le Roi Lion en concert

Jeu. 28 à 20h • Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit en concert

Ven. 29 à 20h • Roberto Alagna - Caruso

Sam. 30 à 17h • The Magical Music of Harry Potter

Sam. 30 à 20h • The Music of Hans Zimmer & Others

Mars 2027

Ven. 19 à 20h • Jimmy Sax

Mer. 24 à 20h • Abba Gold - The Concert Show

Avril 2027

Sam. 3 à 20h • Abbey Road - The Beatles Show

Dim. 4 à 17h • Légende Balavoine

Mai 2027

Mer. 12 à 20h • Hommage à Julio Iglesias : Diego Ramos

Ven. 28 à 20h • Zazie

Lilly Wood and The Prick
JoeJackson Tioma

Paloma • Nîmes

04 11 94 00 10 paloma-nimes.fr

Septembre

Sam. 12 à 20h30 • Zamdane

Jeu. 17 à 20h30 • Bootleg Beatles

Sam. 19 à 20h30 • Ty Segall

Sam. 26 à 20h30 • Isha x Limsa D’Aulnay + Sti

Mar. 29 à 20h30 • Louane et invités –Concert caritatif Belle & Rose

Octobre

Jeu. 1er à 20h30 • James Baker

Sam. 3 à 20h30 • Rise of the Northstar + Ten56

Mar. 6 à 20h30 • Blood Red Shoes

Jeu. 8 à 20h30 • Son’ia 360

Dim. 11 à 18h • Nîmes Métropole Jazz Festival – Abd Al Malik + Odeza

Mer. 14 à 20h30 • Bastien Lallemant

Ven. 16 à 20h30 • Il est vilaine + Douran

Jeu. 22 à 20h30 • Keziah Jones

Sam. 24 à 20h30 • Axel Bauer

Mer. 28 à 20h30 • Carpenter Brut

Jeu. 29 à 20h30 • Wallace Cleaver

Ven. 30 à 20h30 • Aymeric Lompret (complet)

Novembre

Jeu. 5 à 20h30 • Miki

Lun. 9 à 20h30 • St Paul & the Broken Bones

Jeu. 12 à 20h30 • Alela Diane

Ven. 13 à 20h30 • Sniper (complet)

Ven. 13 à 21h30 • Death Valley Girls + Bella and the Bizarre

Sam. 14 à 20h30 • Pact

Mer. 18 à 20h30 • FFF

Jeu. 19 à 14h30 • Slow Concert – Yuhna

Foster

Jeu. 19 à 20h30 • Meryl

Ven. 20 à 20h30 • Camille

Mar. 24 à 20h30 • Marillion

Mer. 25 à 20h30 • Pierre de Maere

Sam. 28 à 20h30 • Festival Sevillanas – Los del Guadalquivir

Mars 2027

Ven. 5 à 20h30 • Sam Sauvage

Sam. 6 à 20h30 • Lewis OfMan

Jeu. 11 à 20h30 • La Rue Kétanou

Ven. 12 à 20h30 • Skip the use

Dim. 14 à 18h30 • Izïa

Mer. 17 à 20h30 • Marguerite

Ven. 19 à 20h30 • Piche

Sam. 27 à 20h30 • Adèle Castillon

Avril 2027

Sam. 3 à 20h • Rodrigo y Gabriela

Sam. 3 à 20h30 • Syd Matters

Mer. 28 à 20h30 • Dominique A

Pasino • La Grande Motte

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Septembre

Sam. 26 à 20h30 • France Gall & Michel

Berger

Mar. 29 à 20h • Julien Lieb

Mer. 30 à 20h30 • Linh

Octobre

Ven. 2 à 20h30 • Calogero

Mer. 7 à 20h • Worlds Apart

Ven. 9 à 20h • Tina Arena

Sam. 10 à 20h30 • Stephan Eicher

Novembre

Dim. 1er à 15h • K-Pop Shadow Slayers

Mar. 3 à 20h • Belinda Davids

Ven. 20 à 20h • Garou

Victoire 2

Saint-Jean-de-Védas

04 67 47 91 00 victoire2.com

Octobre

Ven. 2 à 20h • 1000MODS + Grim Rhythm

Sam. 3 à 19h30 • Sidiki Diabaté

Ven. 9 à 20h • Club V2 w/ GJ106 + Angle

mort & clignotant + Bold Abrupt

Sam.-Dim. 10-11 à 14h • Les Etats Généraux

du Metal #4 (concerts dès 20h le 10)

Jeu. 15 à 20h • A6EL + Romsii

Sam. 17 à 20h • Fredz

Sam. 24 à 20h • Chinese Man Records Party

Sam. 31 à 20h • Passi Live Band

Novembre

Jeu. 5 à 20h • Grand Ensemble Koa (Festival Koa Jazz)

Ven. 13 à 20h • Dakeez

Jeu. 19 à 20h • Peet & Sheldon

Ven. 20 à 20h • Club V2 invite Outcast : The Transatlantics + Le Souffle + Nika Leeflang

Jeu. 26 à 20h • Zed

Ven. 27 à 20h • DINAA + LYNN

Sam. 28 à 20h • Folie’s

Décembre

Ven. 4 à 20h • Seth Gueko

Sam. 5 à 20h • Jeanne (complet)

Jeu. 10 à 20h • Web

Ven. 11 à 20h • Charly Fiasco + Big Time + invité

Sam. 12 à 20h • Ajna

Janvier 2027

Jeu. 21 à 20h • Motocultor Accross Europe

Tour 2027

Février 2027

Jeu. 4 à 18h30 • OBSCURA + PESTILENCE + CRYPTIC SHIFT + THUS + DVRK

Secret Place

Saint-Jean-de-Védas

09 64 00 87 11 toutafond.com

Juillet

Ven. 24 à 19h • Solid + Heavensiders + Ashbound

Sam. 25 à 19h • Federale + The Lost Dead Moving Spagetti Heroes

Mer. 29 à 19h • Rightorwell + Longhorn + The Dystopians

Jeu. 30 à 19h • Shutdown

Ven. 31 à 19h • Epimusik présente

Emmanuel Pi Djob & Afro Soull Gang

Août

Sam. 1er à 19h

Jeu. 6 à 19h

• Noiseless + Outsiders

• Collateral + Tulip Trip (Alter Rock MTP)

Ven. 7 à 19h

• Chris Masuak’s Dog Soldier + The Crisps + Big T and the Nuts

Jeu. 13 à 19h

• Mü + We Drift + Pilgrim

Ven. 14 à 19h

• Fall On Deaf Ears + Bad Slippers

Sam. 15 à 19h

• MG Shuffle (blues rock, Grèce)

Jeu. 20 à 19h • Boneshaker – Tribute Airbourne

Ven. 21 à 19h • Viva La Vida – Coldplay Tribute

Mer. 26 à 19h • Massive Rays + Benefactor X

Ven. 28 à 19h

• Muttfish + Born Sober

Sam. 29 à 19h

• Silent Mode + Kris Ofwood

Septembre

Ven. 4 à 19h

• Jack Connexion + Lazyriders

Jeu. 10 à 19h • Dead After Dinner + 2 groupes

Ven. 11 à 19h

• Mind Eraser + Half Dollar Dog + Dive

Sam. 12 à 19h

• Telemac + Bipolaire

Mer. 16 à 19h

• Pink Pulse + Rolling Raccoons

Jeu. 17 à 19h

• Rock Session #4 – Annabelle Chairlegs

Ven. 18 à 19h

• Vamp Cherie + Bye Bye Horse

Sam. 19 à 19h • Spunyboys

Mer. 23 à 19h • Kate Clover avec le guitariste de The Hives + Redmud

Sam. 26 à 19h • Ode to the Cranberries + Reckless & Roll

Dim. 27 à 19h • Xandria + Tulip + Seven

Spires

Mer. 30 à 19h • The Soapgirls

Octobre

Jeu. 1er à 19h • Annie Neska + Alcide + Pilgrim

Ven. 16 à 19h • Crocodiles

Dim. 25 à 19h

• Forever Nu : The British Ultimate Tribute Festival Tour 2026

Décembre

Dim. 20 à 19h • Alvin Gibbs (UK Subs/Iggy Pop) and the Disobedient Servants + Durchfall

Arena Sud de France

Montpellier

04 67 17 68 17 suddefrance-arena.com

Septembre

Jeu. 3 à 20h • Z Event 2026 (Gims, Bigflo & Oli, Gazo, Orchestre Curieux)

Novembre

Ven. 27 à 20h • Bigflo et Oli

Dim. 29 à 20h • Ben Mazué

Décembre

Jeu. 3 à 20h • Muse

Ven. 4 à 20h • Muse

Sam. 5 à 20h • PLK

Ven. 11 à 20h • Florent Pagny

Sam. 12 à 20h • Florent Pagny (complet)

Janvier 2027

Ven. 15 à 20h • Claudio Capeo

Mars 2027

Sam. 6 à 20h • L2B

Jeu. 18 à 20h • Grand Corps Malade

Ven. 19 à 20h • Ninho

Avril 2027

Sam. 24 à 20h • Eros Ramazzotti

Jeu. 29 à 20h • Tayc

Octobre 2027

Ven. 8 à 20h • Vianney

Le Sonambule • Gignac 09 70 14 48 02 lesonambule.fr

Septembre

Sam. 26 à 20h • Poplitê & À partir des Trobairitz

Novembre

Ven. 6 à 20h • Chansons impossibles –Benoît Carré

Dim. 22 à 17h • Ana Popovic + Nika Leeflang

Décembre

Dim. 6 à 16h30 • The Wackids – Futur 2000

Janvier 2027

Sam. 23 à 20h • Festival Mots Parleurs : Portraits Croisés & Pi Ja Ma

Février 2027

Sam. 6 à 20h • Bal d’Hiver 2027

Sam. 27 à 20h • FRS Taga + Ooralise

Mars 2027

Ven. 19 à 20h • Raul Midón

Sam. 27 à 19h30 • Soirée Swing !

Avril 2027

Ven. 23 à 20h • Hippocampe Fou + Minus

Mai 2027

Sam. 1er à 20h • Jim Murple Memorial

SEPTEMBRE

LANCEMENT DE SAISON DU PÔLE CULTURE

Sam. 19 | Usclas d’Hérault

Les petites épopées

Le Doux Supplice

Deli Teli

Mer. 23 & Jeu. 24 | Clermont l’Hérault

La Fondation du rien

La Vaste entreprise

Sam. 26 | Mourèze

Ma joie comme tranchée

Ktha Compagnie

OCTOBRE

Ven. 2 | Lacoste

Friterie mon ami.e

Cie Bonjour désordre

Mer. 7 | Salasc

Mammouth Compagnie Toiles cirées

LES VENDANGES DU SILLON #6

Paulhan

Jeu. 15 > C’est compliqué, je t’expliquerai Lisa Perrio

Ven. 16 > Playback FM vol.2

Valentin Dilas

Sam. 17 > Yaourt Thomas Poitevin

NOVEMBRE

Jeu. 5, Ven. 6 & Sam. 7 | Saint-Félix-de-Lodez

Une soirée mémorable

Cie Le Cri de l’Armoire

Sam. 14 | Villeneuvette | Sortie de résidence

Entre les gouttes Cie La Hurlante

Jeu. 19, Ven. 20, Sam. 21 & Dim. 22 | Lieuran-Cabrières

Préviens les autres Galapiat Cirque

DÉCEMBRE

Sam. 5 | Canet

Le petit B MZ Production / Marion Muzac

Jeu. 10, Ven. 11 & Sam. 12 | Fontès

Merci d’être venu, c’est courageux

Théâtre de Lorient, CDN

JANVIER

Jeu. 21 & Ven. 22 | Le Sonambule, Gignac

Chevaleresses Cie Francine et Joséphine

Sam. 30 | Paulhan

Théâtre

Arts de la rue

Marionnette

Cirque

Danse

Musique

FÉVRIER

Jeu. 4 | Nébian - Ven. 5 | Octon

Sam. 6 | Cabrières

Ce moment-là Le Groupe O

AU SALON ! | Chez l’habitant

Jeu. 25, Ven. 26 & Sam. 27

Échapper à soi L’Absente Bibeu et Humphrey s’invitent chez vous L’Attraction Céleste

MARS

Jeu. 4 & Ven. 5 | Aspiran Multitude Pocket Théâtre

Sam. 6 | Cabrières | Sortie de résidence Engourmandise L’Attraction Céleste

Ven. 19 & Sam. 20 | Paulhan La sœur de Jésus-Christ

Théâtre de poche

Ven. 26 | Paulhan Fils de bâtard Cie MAPS

AVRIL

Ven. 2 | Clermont l’Hérault Espèce d’idiot Galapiat Cirque

Jeu. 22 | Villeneuvette | Sortie de résidence Faire une ellipse La Débordante Cie

Ven. 23 | Clermont l’Hérault Des danses & des luttes Compagnie DANS6T

Dim. 25 | Liausson Albatros Théâtre Clandestin

MAI

Ven. 14 | Péret 60 ans d’écoute Cie L’Escarpée

Dim. 16 | Gignac Road movie en Cœur d’Hérault Collectif bim

Sam. 22 | Brignac Hune Paon dans le ciment

Ven. 28 | Villeneuvette Newroz Cie La Meute Cocanha

JUIN

FÊTE DE FIN DE SAISON

Sam. 12 | Ceyras Distro Compagnie C’Hoari Bonbon Vodou

La Turakie fait son K-Barré Turak Théâtre PLUS SIMPLE, PLUS RAPIDE, ACHETEZ VOS PLACES EN LIGNE !

LES TARIFS DE LA SAISON

> 13€ Plein tarif

> 10€ Tarif réduit

> 6€ Tarif très réduit et spectacles très jeune public

L’ABONNEMENT SILLON

> 6 spectacles pour 66€

Théâtre Le Sillon

Allées Roger Salengro | Clermont l’Hérault Réservations > www.theatre-lesillon.fr

Informations > 06 36 01 14 29 billetterielesillon@cc-clermontais.fr

EN CONCERT

16/01/27 : SAINT-ESTÈVE (66)

THÉÂTRE DE L’ÉTANG

17/01/27 : BÉZIERS (34)

ZINGA ZANGA

2 SPECTACLES POUR LE PRIX D’1

CHIMÈNE BADI

AVEC LE RICHARD GARDET ORCHESTRA

20/02/27 : MONTPELLIER (34) • 15H30 En première partie :

ZINGA ZANGA DANS

21/02/27 : BÉZIERS (34)

7/03/27 : SAINT-ESTÈVE (66) THÉÂTRE DE L’ÉTANG

Avec la exceptionnelleprésence de FABIENNE THIBEAULT Hommage à STARMANIA

Agenda Concerts

Le Corum • Montpellier

04 67 61 67 61 corum-montpellier.com

Septembre

Ven. 11 à 20h • Alizée

Sam. 12 à 20h • Berger Story

Octobre

Dim. 11 à 20h30 • Angélique Kidjo (Internationales de la Guitare)

Ven. 30 à 20h • Jeremy Habadou

Novembre

Jeu. 5 à 20h30 • Laurent Voulzy

Sam. 7 à 20h • HF Thiefaine (complet)

Mar. 10 à 20h • Drag Race France Live

Sam. 21 à 19h30 • Spider-Man : Into the Spider-Verse en concert

Dim. 29 à 18h • Bénabar

Décembre

Sam. 19 à 20h • Madame Arthur – Ensorcelle

Disney

Janvier 2027

Jeu. 7 à 20h • The Musical Story of Elvis

Février 2027

Sam. 6 à 20h • Lio

Mars 2027

Sam. 6 à 20h • Covertramp

Dim. 7 à 18h • HF Thiefaine (2e date)

Dim. 14 à 18h • Flavia Coelho

Dim. 21 à 14h • Les plus belles musiques des films de Miyazaki

Dim. 21 à 17h • Symphony on Titan

Mai 2027

Dim. 30 à 17h • 200 Voix pour Goldman

Novembre 2027

Ven. 5 à 20h • Jimmy Sax – Toi et Moi

L’Idéal

Lézignan-Corbières ideal-lezignan.fr

Septembre

Sam. 26 à 21h • D’une ombre à l’autre –

Tribute Francis Cabrel

Octobre

Sam. 3 à 21h • Maheva

Sam. 24 à 21h • Doc Lou & The Roosters

Novembre

Sam. 21 à 21h • Show Cloclo Yannick –

Tribute Claude François

Ven. 27 à 21h • Origines – Concert sous hypnose (Geoffrey Secco)

Zinga Zanga • Béziers

04 67 36 76 76 ville-beziers.fr

Septembre

Ven.-Sam. 25-26 dès 17h • Festival

Languederock (Lofofora, Storm Orchestra, Not Scientist, Locomuerte, Ashen...)

Octobre

Jeu. 1er à 20h • Brel ! Le Spectacle

Dim. 4 à 17h • Dave

Novembre

Mer. 25 à 20h • So Floyd – From Pompeii to Pulse

Jeu. 26 à 20h30 • Laurent Voulzy

Ven. 27 à 20h30 • The Stranglers

Dim. 29 à 14h30 • Lion, le Roi est de Retour

Décembre

Sam. 12 à 20h • Lynda Lemay & Jean-Félix

Lalanne

Dim. 13 à 20h • Jeremy Hababou

Mar. 15 à 20h • Benjamin Biolay

Janvier 2027

Dim. 17 à 16h • Yves Duteil

Dim. 31 à 17h • Formidable ! Aznavour

Mars 2027

Sam. 13 à 20h • Gauvain Sers

Ven. 26 à 20h • Jean-Baptiste Guégan

Mai 2027

Sam. 22 à 20h • Zazie

Dim. 30 à 20h • Gilbert Montagné

Novembre 2027

Dim. 7 • Hervé Vilard

El Médiator • Perpignan

04 68 62 62 00 theatredelarchipel.org

Septembre

Sam. 26 à 20h30 • Howlin’ Jaws + Supersonic Boy + Michel Moimême DJ Set Octobre

Sam. 3 à 20h30 • Solann

Jeu. 8 à 20h30 • Zamdane

Dim. 11 à 20h30 • Souad Massi (Le Grenat)

Jeu. 15 à 20h30 • HabibiSly + SoniDOS ft. SamaDOS

Ven. 23 à 20h30 • Ensemble !!!

Mar. 27 à 20h30 • Stephan Eicher

Ven. 30 à 20h30 • Carpenter Brut Novembre

Ven. 6 à 20h30 • MPL + Justine

Mar. 10 à 20h30 • Chameleons + Markus

Detmer DJ Set

Mar. 17 à 20h30 • Hunger – Franck Vigroux

Mer. 18 à 20h30 • Silence – Lucie Antunes / Mathilde Monnier (Le Grenat)

Jeu. 19 à 20h30

• Ganta #9 – Aesthesis + Pilar Talavera

Ven. 20 à 20h30 • Pulse 2# – Tadej Droljc + Annabelle Playe + Takkak Takkak + Brodinski

Sam. 21 à 20h30 • Dancing – Collectif A/R

Jeu. 26 à 20h30 • The Inspector Cluzo

Dim. 29 • Nefertiti – Collectif Koa

Décembre

Sam. 5 à 20h30 • 47Ter

Jeu. 10 à 20h30 • Grèn Sémé + Paamath & Davy Kilembé

Sam. 12 à 20h30 • Piche

Ven. 18 à 20h30 • Rim’K + Moha le Vagabond + DJ Dino + DJ Bad + Raizo

Janvier 2027

Ven. 15 à 20h30 • The Spitfires + Eddy Morera DJ Set

Ven. 22 à 20h30 • Vincent Periani – Living Being IV (Le Grenat)

Sam. 30 à 20h30 • Ladaniva

Mars 2027

Sam. 6 à 20h30 • Sam Sauvage

Sam. 20 à 20h30 • Magma

Avril 2027

Jeu. 8 à 20h30 • Assassin

Mai 2027

Ven. 28 à 20h30 • Roberto Fonseca et Vincent Segal (Le Grenat)

Le Jam • Montpellier 04 67 58 30 30 lejam.com

Octobre

Jeu. 1er à 20h30 • Lucas Santtana

Jeu. 8 à 21h • Ladies Jam

Ven. 9 à 21h • Grand Ensemble Filos

Sam. 10 à 21h • China Moses

Jeu. 15 à 21h • Super Volcan

Ven. 16 à 21h • Lenaïg

Sam. 17 à 21h • Georges Nounou + 1ère partie

Jeu. 22 à 21h • Samuel Covel Trio

Jeu. 29 à 21h • Joulik

Ven. 30 à 21h • Elf Traps + Goldie B

Sam. 31 à 21h • GIP invite les musiques du monde : Paloma Pradal

Novembre

Jeu. 5 à 21h • Bartleby

Ven. 6 à 21h • Coco Groove

Sam. 7 à 21h • Balaphonics & Mary May feat.

Emma Lamadji

Jeu. 12 à 21h • Miasara (entrée libre)

Jeu. 19 à 21h • Éclot (entrée libre)

Jeu. 26 à 21h • Patrick Agullo (entrée libre)

Sam. 28 à 21h • Emily Loizeau

Décembre

Jeu. 3 à 21h • Mojo, the Spirit of Dr John (entrée libre)

Sam. 5 à 21h • Kaleyah Soul System

Jeu. 10 à 21h • Naïma Quartet (entrée libre)

La Cigalière • Sérignan 04 67 32 63 26 lacigaliere.fr

Octobre

Sam. 3 à 20h30 • Kabaré Kréol – De René Lacaille

Ven. 23 à 20h30 • Emily Loizeau + Dom La Nena

Novembre

Sam. 7 à 20h30 • MPL – Bisou Magique

Ven. 20 à 20h30 • Keren Ann – Paris Amour

Décembre

Ven. 11 à 20h30 • Camille

Alizée

114

Le Rockstore • Montpellier

04 67 06 80 00 rockstore.fr

Septembre

Sam. 19 à 20h • Les Idées

Dim. 20 à 19h30 • Arrested Development

Ven. 25 à 19h30 • Carbonne

Mer. 30 à 20h30 • Astéréotypie (Internationales de la Guitare)

Octobre

Jeu. 1er à 19h30 • Nono la Grinta (complet)

Mar. 6 à 20h30 • Vincen Garcìa (Internationales de la Guitare)

Mer. 7 à 19h30 • Bcuc

Jeu. 8 à 20h30 • Requin Chagrin (Internationales de la Guitare)

Ven. 9 à 19h30 • 47Ter

Sam. 10 à 19h30 • Zamdane

Mer. 21 à 19h30 • Danyl

Jeu. 22 à 19h30 • Ensemble !!!

Ven. 23 à 19h30 • Roland Cristal

Sam. 24 à 19h30 • Laura Cox

Mar. 27 à 20h • Myrath

Jeu. 29 à 19h30 • Swing + CRC

Ven. 30 à 19h30 • Psykup + 7 Weeks

Sam. 31 à 19h30 • NeS

Novembre

Ven. 6 à 20h30 • Ledouble + Gal

Sam. 7 à 20h • Meryl (complet)

Dim. 8 à 19h30 • Ebony

Jeu. 12 à 19h30 • Luiza

Ven. 13 à 19h30 • Lilly Wood and the Prick

Sam. 14 à 20h • Bilal Hassani

Mer. 18 à 19h30 • Ben l’Oncle Soul

Jeu. 19 à 19h • Mass Hysteria

Sam. 21 à 20h • Sam Sauvage

Mer. 25 à 19h30 • Gogo Penguin + Daudi Matsiko

Jeu. 26 à 19h • Girls in Hawaii

Ven. 27 à 19h30 • Ben PLG

Décembre

Mar. 1er à 19h30 • Shaârghot + Solitaris + Ghost Dance

Jeu. 3 à 19h30 • La P’tite Fumée

Ven. 4 à 19h30 • Kid Francescoli

Sam. 5 à 19h30 • Tété

Mer. 9 à 19h30 • Bandit Bandit

Jeu. 10 à 20h • Minitel !

Ven. 11 à 19h • Ivan Smagghe B2B Chloé (4h set)

Sam. 12 à 19h30 • Elmer Food Beat + In Coach

Sam. 19 à 19h30 • DJ Pone & Friends

Janvier 2027

Ven. 8 à 19h30 • Acid Arab (live)

Ven. 15 à 19h30 • Zaoui

Sam. 23 à 19h30 • Resolve + Silent Planet + Spleen

Dim. 24 à 19h • Charles Doré + Chiloo

Février 2027

Ven. 5 à 19h30 • Feldup & The Showerheads + Twinstar

Sam. 6 à 19h30 • Bamby

Jeu. 11 à 19h30 • NTO

Mer. 17 à 19h30 • Kemmler

Ven. 19 à 19h30 • Jeanjass

Ven. 26 à 19h30 • Johnny Jane

Mars 2027

Sam. 6 à 20h • Les Wriggles

Sam. 20 à 20h30 • The Muse Experience

Dim. 28 à 19h30 • Hooverphonic feat.

Noémie Wolfs

Avril 2027

Sam. 3 à 20h • Madame Arthur chante

Céline Diam’s

Jeu. 8 à 19h30 • Zélie

Ven. 9 à 19h • Assassin

Mai 2027

Sam. 1er à 19h30 • La Yegros

Narbonne Arena • 04 48 84 85 86 narbonne-arena.fr

Septembre

Mer. 30 à 20h • Mania, The Abba Tribute

Octobre

Sam. 17 à 20h • Julien Clerc

Dim. 25 à 17h • Berger Story

Novembre

Ven. 6 à 20h30 • The 5 Rosies – Tribute to

AC/DC

Mer. 18 à 20h • L’Héritage Goldman

Ven. 27 à 20h30 • David Hallyday

Sam. 28 à 20h • Bigflo et Oli

Décembre

Dim. 6 à 17h • Balavoine, Ma Bataille

Janvier 2027

Mer. 6 à 20h • One Night of Queen

Jeu. 21 à 20h • De Michel Berger à France

Gall

Jeu. 28 à 20h • So Floyd, The Pink Floyd Show

Février 2027

Ven. 5 à 20h30 • Forever – Tribute to Michael Jackson

Ven. 19 à 20h30 • Keen’V

Sam. 27 à 20h • 500 Voix pour Johnny

Mars 2027

Sam. 6 à 20h • Patrick Fiori

Ven. 26 à 20h • Bernard Lavilliers

Avril 2027

Sam. 3 à 20h30 • Nadau en Sinfonia

Jeu. 22 à 20h • Electro Symphony : Orchestra Dance Party

Mars 2028

Ven. 3 à 20h • Johnny Symphonique Tour

Ven. 17 à 20h • Goldmen – Best of Goldman

Ven. 24 à 20h • Vianney

Zénith

Octobre

Ven. 2 à 20h • Djadja & Dinaz

Ven. 16 à 20h • Vanessa Paradis

Jeu. 29 à 20h • Patrick Bruel

Sam. 31 à 20h45 • FCKG Halloween 2026 Novembre

Ven. 6 à 20h • Lara Fabian

Sam. 14 à 20h • Christophe Maé (complet, 2e date 13 janvier 2027)

Ven. 20 à 20h • Dorothée

Dim. 29 à 19h • Éric Serra Live Décembre

Jeu. 3 à 20h • Disiz

Ven. 4 à 20h30 • Saez

Sam. 5 à 20h • Balavoine – Ma Bataille

Dim. 13 à 19h • The Dire Straits Experience

Mer. 30 à 19h30 • K-Pop Forever Janvier 2027

Mar. 12 à 20h • Il était une fois… Ennio Morricone & Nino Rota

Mer. 13 à 20h • Christophe Maé (2e date)

Ven. 29 à 20h30 • So Floyd – From Pompeii to Pulse

Février 2027

Mer. 3 à 20h • Forever – Tribute to Michael Jackson

Jeu. 4 à 20h • RFM Party 80

Ven. 5 à 20h30 • The World of Queen

Sam. 6 à 20h • Flashdance – The Musical

Ven. 12 à 20h30 • Keen’V

Sam. 13 à 20h • Les Musiques de John Williams & Hans Zimmer en concert symphonique

Sam. 20 à 15h30 • Chimène Badi

Jeu. 25 à 20h • Hoshi

Mars 2027

Ven. 12 à 15h et 20h • Celtic Legends (2 séances)

Dim. 14 à 18h • Keblack

Jeu. 25 à 20h • Bernard Lavilliers

Sam. 27 à 20h • Ibrahim Maalouf

Avril 2027

Ven. 9 à 20h • Star Wars – Un Nouvel Espoir (ciné-concert)

Dim. 18 à 18h • Electro Symphony

Ven. 23 à 20h • 500 Voix pour Johnny

Sam. 24 à 20h • Patrick Fiori

Dim. 25 à 18h • Glorious

Mai 2027

Ven. 28 à 20h • Black Legends, Le Musical Septembre 2027

Jeu. 23 à 20h • Génération Céline

Octobre 2027

Mer. 13 à 20h • One Night of Queen Novembre 2027

Ven. 19 à 20h • Gaël Faye Décembre 2027

Ven. 10 à 14h30 • Salut les Copains – La Tournée

Ven. 10 à 20h • I Gotta Feeling – La Tournée des Années 2000

Vincen Garcìa

NARBONNE ARENA programme

116

Le Corum • Montpellier 04 67 61 67 61 corum-montpellier.com

Septembre

Sam. 26 à 20h • Elodie Arnould Novembre

Mar. 3 à 20h • Laurent Gerra

Sam. 14 à 20h • Naïm

Sam. 28 à 16h • Haroun

Dim. 29 à 18h • Samuel Bambi

Décembre

Sam. 12 à 20h • Jessé

Dim. 13 à 17h • Lalou

Lun. 14 à 20h30 • David Castello-Lopes

Ven. 18 à 20h • Verino

Janvier 2027

Ven. 8 à 20h • Elies Zoghlami

Sam. 9 à 20h • Julien Santini

Ven. 22 à 20h • Elise Ponti

Dim. 24 à 18h • PV

Février 2027

Dim. 14 à 17h • L’art du couple

Dim. 14 à 18h • Edgar Yves

Jeu. 25 à 20h • Dany Boon

Ven. 26 à 20h • Arnaud Tsamère

Ven. 26 à 20h30 • Ana Godefroy

Mars 2027

Ven. 5 à 20h30 • Arnaud Demanche

Sam. 6 à 20h • Les femmes ont toujours raison

Dim. 7 à 18h • Rodrigue

Ven. 12 à 20h30 • Tristan Lopin

Ven. 19 à 20h30 • Ahmed Sparrow

Sam. 20 à 20h • Edouard Deloignon

Dim. 21 à 19h • Moguiz

Avril 2027

Sam. 10 à 20h30 • Camille Tissot

Mai 2027

Dim. 2 à 19h • Ilyes Djadel

Sam. 15 à 20h30 • Philippe Caverivière

Agenda Humour

Zénith Sud • Montpellier 04 67 61 67 61 zenithsud-montpellier.com

Octobre

Mer. 14 à 20h • The Jeff Panacloc Company

Décembre

Ven. 11 à 20h • Michèle Laroque & Kad

Merad

Février 2027

Dim. 7 à 18h • Eric Fraticelli

Jeu. 11 à 20h • Nawell Madani

Dim. 14 à 18h • Marine Leonardi

Mar. 16 à 20h • Véronic Dicaire

Sam. 27 à 20h • La Lettre

Mars 2027

Sam. 13 à 20h • Thomas Marty

Zinga Zanga • Béziers

04 67 36 76 76 ville-beziers.fr

Octobre

Sam. 17 à 20h30 • Chantal Ladesou

Novembre

Sam. 7 à 20h30 • Philippe Caverivière

Dim. 22 à 16h • Roland Magdane

Décembre

Ven. 11 à 20h • Booder

Janvier 2027

Ven. 15 à 20h30 • Noëlle Perna

Février 2027

Ven. 5 à 20h30 • Blandine Lehout

Sam. 13 • Naïm

Mars 2027

Ven. 5 à 20h30 • Julien Santini

Auditorium Novotel Atria Nîmes

04 67 50 39 56 vincentribera-organisation.com

Novembre

Ven. 27 à 20h30 • Elies Zoghlami

Sam. 28 à 20h30 • Samuel Bambi

Décembre

Sam. 5 à 20h30 • Caroline Estremo

Sam. 12 à 20h30 • Jérémy Charbonnel

Janvier 2027

Sam. 30 à 20h30 • Camille Tissot

Mars 2027

Ven. 19 à 20h30 • Yann Guillarme

Pasino • La Grande Motte

04 67 56 46 46 casino-grandemotte.partouche. com

Novembre

Ven. 6 à 20h30 • Philippe Caverivière

Dim. 22 à 18h • Titoff

Février 2027

Jeu. 4 à 20h • Blandine Lehout

Mars 2027

Jeu. 4 à 20h • Pablo Mira

Avril 2027

Jeu. 15 à 20h30 • Geremy Credeville

Ven. 23 à 20h • Edgar-Yves Jr

Salle Bleue

Palavas-les-Flots 04 67 50 39 56 vincentribera-organisation.com

Novembre

Ven. 13 à 20h30 • Tom Baldetti

Dim. 15 à 18h • Kevin Levy

Janvier 2027

Ven. 15 à 20h30 • Akim Omiri

Février 2027

Jeu. 4 à 20h30 • Antoine Donneaux

Mars 2027

Ven. 19 à 20h30 • Nash

Narbonne Arena • 04 48 84 85 86 narbonne-arena.fr

Décembre

Sam. 19 à 20h • Redouane Bougheraba

Février 2027

Ven. 12 à 20h • Nawell Madani

Sam. 13 à 20h • L’art du couple

Mars 2027

Dim. 28 à 18h • Michèle Laroque & Kad Merad

Avril 2027

Sam. 17 à 20h • Nino Arial

Zénith • Toulouse 05 62 74 49 49 zenith-toulousemetropole.com

Octobre

Ven. 23 à 20h • Ahmed Sylla

Novembre

Jeu. 12 à 20h • Redouane Bougheraba

Décembre

Jeu. 10 à 20h • L’Âge Bête : Michèle Laroque & Kad Merad

Janvier 2027

Ven. 22 à 20h • Thomas Marty

Sam. 23 à 20h • Marine Leonardi

Jeu. 28 à 20h • Nawell Madani

Février 2027

Mar. 23 à 20h • Veronic Dicaire

Mars 2027

Sam. 6 à 20h • Les Chevaliers Du Fiel

Ven. 12 à 20h • Jarry

Mer. 17 à 20h • Fabrice Eboue

Ven. 19 à 20h • Manon Bril

Avril 2027

Dim. 18 à 20h • Nino Arial

Elodie Arnould
Michèle Laroque et Kad Merad
Ahmed Sylla

Casino Barrière

Toulouse 05 61 33 37 77 casinosbarriere.com

Septembre

Lun. 28 à 20h30 • Marie Benoliel

Mar. 29/ Mer. 30 à 20h30 • Délicieux

Octobre

Mer. 28/ Jeu. 29 à 20h30 • Edgar Yves Jr.

Novembre

Lun. 2 à 20h30 • Un soir avec Pierre Arditi

Mar. 10 à 20h30 • Amine Radi

Janvier 2027

Jeu. 14 à 20h30 • Naïm

Mar. 27 oct./ Jeu. 7 à 20h30 • Rodrigue

Février 2027

Mar. 23/ Mer. 24 à 20h30 • Moguiz

Mars 2027

Mar. 2 à 20h30 • Liliane Blanco-Binette

Jeu. 11 à 20h30 • Akim Omiri

Mar. 23 à 20h30 • Plateau 100% Rire

Mer. 24 à 20h30 • Lou Trotignon

Jeu. 25 à 20h30 • Franjo x Laura Calu x Urbain x Sofia

Belabbes

Dim. 28 à 15h/18h • Ilyes Djadel

Avril 2027

Dim. 4 à 20h30 • Michel Leeb

Jeu. 15 à 20h30 • Alexis Le Rossignol

Jeu. 22 à 20h30 • Thomas Angelvy

Jeu. 29/ Ven. 30 à 20h30 • Pablo Mira

Mai 2027

Mer. 26/ Jeu. 27 à 20h30 • Laurent Baffie

Juin 2027

Jeu. 3 à 20h30 • Paul de Saint Sernin

Sam. 26 à 20h30 • Sellig

Mar. 29 à 20h30 • Thomas GT

Octobre 2027

Jeu. 28 à 20h30 • Sofia Belabbes

Janvier 2028

Mer. 5 à 20h30 • Ana Godefroy

La Comédie • Toulouse

05 37 04 01 02 lacomediedetoulouse.com

Septembre

Sam. 19 à 20h30 • Bérengère Krief

Jeu. 24 à 20h30 • Anthony Joubert

Ven. 25 à 20h30 • Ennemies Pour la Vie Avec Lise Herbin et Marie Mougenot

Ven. 25 à 20h30 • Perrine Deza

Sam. 26 à 20h30 • Justin

Mar. 29/ Mer. 30 à 20h30 • Stef Mazieres

Octobre

Sam. 3 à 20h30 • Maria Moreno

Jeu. 8 à 20h30 • Benjamin Verrecchia

Ven. 9 à 20h30 • Marianne Content

Ven. 9 à 20h30 • Cecile Marx

Sam. 10 à 20h30 • Emma de Foucaud

Sam. 10 à 20h30 • Thomas Croisiere

Jeu. 15 à 20h30 • Trio d'Impro

Ven. 16 à 20h30 • Karine Dubernet

Ven. 16 à 20h30 • Clement Lefebvre

Sam. 17 à 20h30 • Charlotte Boisselier

Mer. 21 à 20h30 • Isabelle Bonadei

Jeu. 22 à 20h • Willem

Ven. 23 à 20h30 • Anne Depetrini

Sam. 24 à 20h30 • Arnaud Gidoin

Ven. 30 à 20h30 • Willy Rovelli

Sam. 31 à 20h30 • Lucie Carbone

Novembre

Jeu. 5 à 20h30 • Nadim

Ven. 6/ Sam. 7 à 20h30 • Anne Cahen

Ven. 6/ Sam. 7 à 20h30 • Les Décoiffeuses

Ven. 13 à 20h30 • Olivia Moore

Sam. 14 à 19h30 • Sebastian Marx

Jeu. 17 sept./ Jeu. 12 à 20h30 • Trio d Impro

Mer. 18/ Jeu. 19 à 20h30 • Véronique Gallo

Ven. 20 à 20h30 • Greg Petras

Sam. 21 à 20h30 • Bénédicte Bousquet

Mer. 25 à 20h • Urbain en Rodage

Ven. 27 à 20h30 • William Pilet

Sam. 28 à 20h30 • Les Normales se font des films

Décembre

Mer. 2 à 20h30 • Mahe

Jeu. 3 à 20h30 • Tristan Lucas

Ven. 4 à 20h30 • Sandra Colombo

Sam. 5 à 19h30 • Sandra Colombo

Dim. 13 à 17h • Podkassos le Podcast en Live

Sam. 26 à 20h30 • Aymeric Carrez

Janvier 2027

Jeu. 7 à 20h30 • Celia Pelluet

Ven. 8 à 20h30 • Roman Doduik

Ven. 15 à 20h30 • Olympe

Ven. 15/ Sam. 16 à 20h30 • D'Jal

Mer. 20 à 20h30 • David Azria

Ven. 22/ Sam. 23 à 20h30 • Zize Irrezizetible

Ven. 22/ Sam. 23 à 20h30 • Emma Loiselle

Jeu. 28 à 20h30 • Léandre

Jeu. 28/ Ven. 29 à 20h30 • Guillaume Sentou

Ven. 29 à 20h30 • Bernard Mabille

Février 2027

Ven. 19 à 20h • Sacko Camara

Jeu. 25 à 20h30 • Nathalie Boitel

Jeu. 25/ Ven. 26 à 20h30 • Ghislain Blique

Ven. 26 à 19h00 et 21h30 • Guillaume Fosko

Sam. 27 à 19h30 • Tania Dutel

Mars 2027

Jeu. 4 à 20h30 • Patrick Piard

Jeu. 18/ Ven. 19 à 20h30 • Denise Jardiniere

Ven. 19 à 20h30 • La Thérapie de l'amour

Avril 2027

Jeu. 1er/ Ven. 2 à 20h30 • Marie de Brauer

Sam. 3 à 19h30 • Jérémy Charbonnel

Jeu. 22 à 20h30 • Guigui Pop

Jeu. 29 à 20h30 • Antoine Magyar

Mai 2027

Jeu. 13 à 20h30 • Cedric Salaun

Juin 2027

Jeu. 10 à 20h30 • Antek Fripon

Marie Benoliel
Edgar Yves Jr.
Bérengère Krief
© Joël
Saget

Peyrepertuse

Et aussi...

Et aussi...

Les forteresses royales

du Languedoc inscrites en juillet 2026 au Patrimoine mondial de l’UNESCO

Huit forteresses royales capétiennes du Languedoc viennent d’être inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco, lors de la 48e session du comité. L’ensemble réunit les châteaux d’Aguilar, de Lastours, de Montségur, de Peyrepertuse, de Puilaurens, de Quéribus et de Termes, ainsi que les fortifications de Carcassonne, répartis entre l’Aude et l’Ariège. Ce réseau défensif fut conçu et administré par le roi Louis IX au lendemain de la croisade contre les Albigeois, pour asseoir l’autorité du royaume de France sur le Languedoc face à la couronne d’Aragon. Perchées sur des pitons rocheux, dans des paysages restés grandioses, ces forteresses forment un ensemble architectural homogène et exceptionnellement bien conservé, exemple éminent de l’architecture militaire capétienne du XIIIᵉ siècle. Leur régularité géométrique, leurs tours rondes à archères et leurs tours maîtresses témoignent d’un savoir-faire déployé en un temps record, à l’écart des zones d’habitat, pour affirmer la puissance du royaume de France sur cette terre alors marquée par la dissidence cathare.

forteressesroyalesdulanguedoc.fr

Expériences

La Bambouseraie en Cévennes

GÉNÉRARGUES

Fontfroide en Lumières

ABBAYE DE FONTFROIDE

Aude Du 17 juillet au 21 août

Le festival de Fontfroide en lumières vous invite dans un cadre exceptionnel pour partager des soirées inoubliables entre spectacles son et lumière, concerts, découvertes gourmandes et visites thématiques. À travers une création originale, le festival met en scène un dialogue entre la pierre, les lumières et l’univers de l’artiste Gustave Fayet. Dans un parcours nocturne musical, l’abbaye propose une expérience immersive mariant couleurs et architecture pour revivre la rencontre entre le peintre et les lieux. fontfroide.com

Gard

Pour ses 170 ans, la Bambouseraie en Cévennes, classée Jardin Remarquable, se pare de lumière tout l’été. Le parcours nocturne Arborescences (jusqu’au 19 septembre) invite à déambuler sous les séquoias géants, dans les serres Mazel et le village laotien, où sons, jeux de lumière et projections vidéo font entendre le cœur battant du jardin. Conçu par la société montpelliéraine ID Scènes, spécialiste du vidéomapping, ce spectacle immersif sublime sept espaces du parc, de 21h30 à 23h30. En écho à cet anniversaire, le jardin accueille aussi La Terre vue du Ciel, exposition de photographies aériennes signées Yann Arthus-Bertrand, parrain de cette année de célébration. Fruit de plus de quarante années de survols à travers le monde, ces clichés racontent la beauté et la fragilité des paysages terrestres. Jusqu’au 15 novembre. bambouseraie.fr

La Route des Métiers d’Art OCCITANIE

Tout l’été

La Route des Métiers d’Art d’Occitanie permet de découvrir gratuitement le travail de 449 artisans d’art à travers les 13 départements de la région. Mosaïstes, ébénistes, céramistes et bien d’autres ouvrent leurs ateliers pour partager leur savoir-faire et leur passion. Cette initiative, mêlant culture, pédagogie et tourisme, permet à la CMA Occitanie (Chambre de Métiers et de l’Artisanat) de valoriser l’excellence des savoir-faire locaux. Un véritable levier pour éveiller l’intérêt du public et faire naître de futures vocations. La CMA Occitanie met à disposition une carte digitale interactive qui permet d’identifier les ateliers de son choix et de construire son itinéraire sur mesure. Une immersion dans les coulisses des métiers d’art et l’opportunité pour le public d’échanger avec les artisans et de découvrir l’étendue de leur créativité. metiersdart-occitanie.com

Jeudis de Nîmes

GARD

Jusqu’au 27 août

Pour sa 32e édition, les Jeudis de Nîmes sont de retour avec des concerts, des animations et des marchés nocturnes. Les musiciens, artisans-créateurs, vignerons et brasseurs animent le centre-ville de Nîmes, de la Maison Carrée à la place Montcalm, dans une ambiance festive. La scène jazz investit la place Questel pour des soirées estivales tout en swing, tandis que les amateurs de tango argentin se retrouvent place du Chapitre. Sur l’Esplanade, les JeudiVins invitent à la découverte des vins des Costières de Nîmes. nimes.fr

Le rêve du gladiateur

ARÈNES DE NÎMES

Gard

Du 6 au 8 août

Après le succès rencontré en 2025, les Arènes de Nîmes vous invitent à découvrir une nouvelle création contemporaine du danseur et metteur en scène Arthur Cadre. L’histoire des arènes sera de nouveau au centre du récit. Le public suivra le destin d’un gladiateur oscillant entre la vie et la mort, imaginant un Empire romain qui n’aurait jamais connu de déclin. Le spectacle revient avec une édition encore plus spectaculaire, des tableaux renouvelés et retravaillés. Conçue à l’origine en collaboration avec Dragone, référence internationale du spectacle vivant et co-créateur de la marque Cirque du Soleil, cette fresque visuelle et musicale mêle danse, théâtre, poésie, cirque, arts équestres et motorisés. Plus de 200 artistes et figurants sont réunis sur scène pour présenter Le Rêve du gladiateur arenes-nimes.com

Les Médiévales

ARGELÈS-SUR-MER

Pyrénées-Orientales

Les 12 et 13 septembre

Argelès-sur-Mer se transforme en cité médiévale à l’occasion des Médiévales, cette année placées sous le signe des Vikings. La municipalité et l’association des commerçants ouvrent le centreville à marchands, guerriers nordiques, troubadours et artisans, pour un voyage immersif au Moyen Âge. Grand marché, reconstitutions de campements, combats de vikings et de chevaliers, ateliers de forgeron, de potier ou de tisseuse rythment le week-end, aux côtés d’un camp dédié aux petits vikings et d’un accrovoile sur mâture. Théâtre de rue, visites guidées et tavernes complètent l’ambiance, avant deux concerts et un spectacle de feu le samedi soir. En prélude, le film Dragons sera projeté en plein air place Gambetta, le vendredi soir. ville-argelessurmer.fr

Marathon photo

MUSÉE ARTHUR BATUT

Labruguière, Tarn Les 19 et 20 septembre

À l’occasion des Journées du patrimoine, le musée Arthur Batut propose un marathon photographique gratuit et ouvert à tous dans l’agglomération de Castres-Mazamet. Trois catégories sont prévues : pour les enfants, les adolescents et les adultes. Rendez-vous le samedi 19 septembre à 9h pour l’événement, ainsi que le lendemain pour la remise des prix et une visite du musée. Parmi les récompenses : un séjour de deux jours aux Rencontres d’Arles 2027 pour le gagnant du 1ᵉʳ prix adulte. Il ne reste plus qu’à s’inscrire par mail et à se munir de son meilleur appareil ! arthurbatut.fr

Halle Summer Long

HALLE DE LA MACHINE

Toulouse

Haute-Garonne

Jusqu’au 30 août

La programmation estivale de la Halle de La Machine est dévoilée. C’est au cœur de l’atmosphère rafraîchissante d’une immense serre volante que nous sommes invités à passer la saison d’été. Contes, récits d’aventures, guinguette, manège, concerts et déjeuners originaux sont au programme cet été. L’Aéroflorale II, un gigantesque vaisseau végétal construit par la Cie La Machine, s’est posée à la Halle de La Machine. Regardez en l’air et voyez les Machinistes travailler en hauteur, arroser les plantes ou danser ! Tous les vendredis et samedis de l’été, des histoires fantastiques en musique sont contées par les Machinistes. La Halle Night Long propose également des soirées estivales avec concerts gratuits, buvette, guinguette et tempête de neige. Vivez une immersion festive en famille ou entre amis. halledelamachine.fr

Le rêve du gladiateur, 2026

A B O N N E Z - V O U S

CIRQUE CONTÉ

THÉÂTRE INTIME

CHORÉGRAPHIE GONFLÉE

MUSIQUE JAZZ

THÉÂTRE REVISITÉ

DUO POÉTIQUE

FESTIVAL VÉDAS EN RIRE

THÉÂTRE LIBERTAIRE

CHANSONS POP-ROCK

saintjeandevedas.fr chaiduterral.com

Rentrée théâtrale

SAISON 2026/2027

Théâtre de Nîmes

Ouverture spectaculaire les 26 et 27 septembre dans l’immensité des arènes romaines, avec Ulysse Marion de Dimitri Chamblas, artiste associé du théâtre. Le chorégraphe y fait danser Marion Barbeau, révélée au grand public par le film En Corps, et Ulysse Zangs, étoile montante de la danse contemporaine, tous deux passés par l’Opéra de Paris : deux solos intimes et sensibles, à la recherche d’une légèreté retrouvée. Une soixantaine de spectacles composent cette saison 2026-2027, pensée par la directrice Amélie Casasole pour s’adresser à tous les publics et tous les territoires. theatredenimes.com

Théâtre Jean-Alary

Carcassonne

Place à la comédie de plateau le 8 octobre avec L’Expérience Théâtrale, signée Laurent Ruquier : François Berléand et Max Boublil y incarnent deux générations de comédiens confrontés aux coulisses du métier, à ses superstitions et aux réactions du public, dans un dialogue direct avec la salle. Suivent, le 20 octobre, Secret(s) Médical, puis le 24, Brel ! Le Spectacle, hommage musical au grand Jacques. Une rentrée résolument tournée vers le théâtre populaire et la chanson. theatre.carcassonne.org

En attendant le prochain numéro spécial Rentrée culturelle de l'Art-vues (octobre-novembre 2026), voici un avant-goût des programmes des principales salles de la région.

Pour la plupart, la billetterie est déjà ouverte.

Lever de rideau sur les dates qui marqueront la rentrée.

Circa

Pôle National Cirque Auch

La rentrée se fête d’abord en coulisses : le 17 septembre, lors de la soirée « Circa, contes et légendes » (déguisement encouragé), la compagnie Cirque Le Roux dévoile un extrait de sa prochaine création, Nature Morte, en résidence au CIRC. Le vrai coup d’envoi arrive avec le 39ᵉ Festival du Cirque Actuel, du 16 au 23 octobre : une vingtaine de spectacles sous chapiteaux, en salle et dans l’espace public, pour environ 80 représentations, avec notamment les créations de la Cie Manel Rosés, La Main de l’Homme et la Compagnie Bivouac. circa.auch.fr

Théâtre des 13 vents

CENTRE DRAMATIQUE NATIONAL

Montpellier

Coup d’envoi le 8 octobre avec Al-Sirah AlHilaliyyah, l’Épopée des Banu Hilal, portée par le Khashabi Theatre de Palestine : le metteur en scène Bashar Murkus y ressuscite la plus grande geste orale arabe, transmise depuis le XIVe siècle, dans une forme mêlant chant, ombres et marionnettes, à rebours des codes du théâtre européen. Le CDN prolonge ce focus moyen-oriental avec Stop Calling Beirut du Collectif Zoukak (13-14 octobre) puis Silence, ça tourne de Chrystèle Khodr (15 octobre), formant une ouverture de saison résolument tournée vers les scènes arabes contemporaines. 13vents.fr

Domaine d’O

CITÉ EUROPÉENNE DU THÉÂTRE

Montpellier

Changement de cap à la tête du Domaine d’O : depuis le 1er septembre, Stéphane Gil, ancien directeur délégué du Théâtre de la Cité de Toulouse, prend la direction de la Cité européenne du théâtre. Sa première saison s’ouvre en grand les 9 et 10 octobre avec Faust. Fait, non dit. : le metteur en scène italien Romeo Castellucci y propose une relecture radicale du mythe, où Faust affronte le néant et la crise du langage avant même son pacte avec Méphistophélès, dans un espace mental traversé de visions, entre images, silence et musique de Scott Gibbons. domainedo.fr

Marion Ulysse

L’Estive

Scène nationale de Foix et de l’Ariège

Immersion totale pour ouvrir la saison : les 18 et 19 septembre, Naïade de la Cie

Out of the Blue plonge le public dans un aquarium géant, où quatre circassiens s’émancipent de la gravité dans un ballet hypnotique sous l’eau. Le 26 septembre, changement de terrain avec Ballet Jogging de Pierre Rigal, artiste associé à l’Estive : soixante volontaires composent en direct des figures géométriques sur le stade, dans une création pensée pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Puis, le 3 octobre, la soprano-chamane Rebecca Roger Cruz enflamme la scène avec les rythmes vénézuéliens de Río Abajo lestive.com

Le Parvis

Scène nationale Tarbes-Pyrénées

Le Parvis inaugure sa saison à ciel ouvert : le 12 septembre, direction Baudéan pour Dans la forêt, escapade en pleine nature réunissant trois propositions artistiques (Podiums, Un monde réel, Fictive) et une lecture du paysage autour de l’histoire de Payolle et des 4 Véziaux. Une manière d’ancrer l’ouverture dans la nature pendant que des travaux techniques se poursuivent dans les murs. Retour en salle les 9 et 10 octobre avec Le Pas du Monde du Collectif XY, création saluée cet été dans la Cour d’honneur du Festival d’Avignon, où vingt-deux acrobateschanteurs redessinent à mains nues montagnes, océans et tempêtes. parvis.net

L’Archipel

Scène nationale de Perpignan

« Cultivons la joie » : c’est sous cette bannière que s’ouvre la saison, et les 15 ans de L’Archipel se fêtent en plein air le 26 septembre au square Bir-Hakeim avec Naïade : quatre circassiens plongent dans un aquarium géant pour un ballet aquatique hypnotique, en apnée. Retour en salle du 1er au 2 octobre avec Les Saisons du Malandain Ballet Biarritz, qui entrelace les célèbres Quatre Saisons de Vivaldi et celles, plus rares, de Giovanni Antonio Guido, pour une ode à la nature portée par vingt-deux danseurs. theatredelarchipel.org

Scène nationale d’Albi

Danse et musique ouvrent le bal le 26 septembre avec Sextant : les deux danseuses de la compagnie C’hoari (Distro) répondent aux sept musiciens du collectif FÜLÜ, entre jazz et transe percussive des carnavals. Les 1er et 2 octobre, place au vertige avec la création sans titre « » de Camille Boitel et Sève Bernard (Cie L’Immédiat), un cirque de l’imprévisible où chaque chute, chaque objet devient un langage. Puis, du 3 au 16 octobre, Montanhar du MégaSuperThéâtre part en itinérance dans le Tarn, mêlant théâtre et musique au plus près des habitants. sn-albi.fr

Scène de Bayssan

Béziers

Le week-end du 19 et 20 septembre, la Scène de Bayssan ouvre grand ses portes pour les Journées européennes du patrimoine : visites guidées, randonnée culturelle, spectacle de cirque et exposition sur le canal du Midi, avant la présentation de la saison 26-27 le 19 à 17h. Premier rendez-vous du calendrier proprement dit, le 29 septembre : L’Abolition des privilèges de la compagnie Le Royal Velours, où le comédien Hugues Duchêne incarne tour à tour les députés de l’Assemblée nationale, plongeant le public dans la nuit du 4 août 1789 qui a fait basculer le destin de la France.

scene-de-bayssan.herault.fr

Scènes croisées de Lozère

Scène conventionnée d’intérêt national – art et territoire

Rendez-vous le 12 septembre dès 15h au Domaine de Boissets, à Sainte-Énimie, pour le grand lancement de saison : un après-midi qui mêle Newroz, concert-cirque de Bahoz Temaux aux sonorités kurdes et persanes sur la crise identitaire, une performance culinaire imaginée par Sara Harakat, et Trois contes et quelques du Groupe Merci, théâtre burlesque. D’autres présentations de saison suivent dans plusieurs communes de Lozère jusqu’au 26 septembre, dont celle de Ventalonen-Cévennes le 25 et de Langogne le 26, pour feuilleter ensemble théâtre, danse, cirque et musique de l’année à venir. scenescroisees.fr

© Pierre Gondard
Naïade

Le Cratère

Scène nationale d’Alès

« La Prairie en folie » : c’est sous cette bannière que s’ouvre la deuxième saison hors les murs du Cratère, toujours installée au Théâtre Éphémère en attendant la réouverture du bâtiment rénové, prévue début 2028. Coup d’envoi le 5 septembre avec Culbuto, spectacle de cirque de rue gratuit de la Cie Mauvais Coton, sur l’esplanade du Cratère à la Prairie, accompagné de rencontres-minute pour découvrir la programmation. Puis, le 7 octobre, place au foot détourné avec Du pain et des jeux du Collectif Eddi Van Tsui, qui interroge sur scène la place de ce sport dans nos sociétés, en écho à la Coupe du monde.

lecratere.fr

Théâtre + Cinéma

Scène nationale Grand Narbonne

Cap sur le territoire pour ouvrir la saison : dès le 11 septembre, le cirque s’installe à Treilles, Moussan et Sainte-Valière avec Poi de Guillem Vizcaíno, champion du monde de freestyle toupie, pour un solo aussi drôle que poétique dès 6 ans. Puis, les 6 et 7 octobre, la scène nationale accueille en salle Le Pas du Monde du Collectif XY, création remarquée cet été dans la Cour d’honneur du Festival d’Avignon : vingt-deux acrobateschanteurs y composent à mains nues montagnes, océans et tempêtes, dans un ballet organique porté par le chant en direct.

theatrecinema-narbonne.com

L’Atelline

SCÈNE CONVENTIONNÉE D’INTÉRÊT NATIONAL – ART ET CRÉATION Juvignac

L’Atelline ouvre sa saison hors les murs : du 22 au 25 septembre, Ma joie comme tranchée de la Ktha compagnie voyage entre Cournonsec, Lavérune, Montaud et Castries, porté par treize interprètes et beaucoup de fumée. Le 26 septembre, Juvignac vit toute une journée de carte blanche à Jérôme Hoffmann, compositeur associé au lieu depuis deux ans : lectures sonores, performance immersive, balade chorégraphique et concert poétique s’y succèdent en plein air. Du 15 au 25 octobre, place Max-Rouquette à Montpellier, l’installation monumentale RE-LIGHTHOUSE de l’artiste palestinien Shareef Sarhan reconstruit, à partir de débris, le phare de Gaza détruit par un char en 2023. latelline.org

Théâtre de la Cité

Centre dramatique national Toulouse

Après huit ans passés à la tête du CDN toulousain, Galin Stoev cède la place à un nouveau tandem : Émilie Capliez et Matthieu Cruciani, qui codirigeaient jusqu’ici la Comédie de Colmar. Pour cette première saison, pensée comme une transition et un nouveau départ, ils s’appuient sur un Grand Ensemble d’artistes associés (Julie Duclos, Jeanne Candel, la compagnie Baro d’evel...) et une troupe de jeunes artistes, l’Atelier Cité. Les feux s’ouvrent du 23 septembre au 3 octobre avec Qui som?, création cirquedanse-théâtre de Baro d’evel, présentée en avant-première le 26 septembre lors des Journées européennes du patrimoine. theatre-cite.com

Théâtre Molière

Scène nationale archipel de Thau

La saison 2026-2027 s’ouvre sous le signe de la rencontre et du mouvement, entre théâtre, musique, danse et cirque, pensée pour irriguer tout le Bassin de Thau. Le coup d’envoi est donné en musique le 25 septembre avec Yael Naim, qui présente en concert son nouvel album Solaire, un opus électro-pop où sa voix singulière conjugue intime et grandiose. Place ensuite à la danse le 10 octobre avec Majorettes de Mickaël Phelippeau : le chorégraphe y invite sur scène les Major’s Girls de Montpellier, un collectif de femmes d’une soixantaine d’années, pour un portrait aussi drôle que sensible, entre paillettes et sororité. tmsete.com

Rentrée musicale

SAISON 2026/2027

Opéra Orchestre national Montpellier

« Prendre son temps » : voilà le mot d’ordre choisi pour ralentir face à l’urgence du monde. La saison démarre en plein air dès le 5 septembre avec un programme Vivaldi, Mendelssohn, Ravel, Debussy et Mozart sous les étoiles, avant le traditionnel concert de rentrée les 11 et 12 septembre (Brahms, Tanaka, Mozart). Côté lyrique, l’ouverture arrive le 22 septembre avec Médée de Marc-Antoine Charpentier en version de concert, sous la direction de Stéphane Fuget, avec Marie-Nicole Lemieux dans le rôle-titre - une œuvre encore trop rarement donnée, portée par plus de 280 rendez-vous prévus cette saison, entre Corée, Mexique et grands classiques. opera-orchestre-montpellier.fr

Orchestre national Capitole

Toulouse

Cap sur le grand écran pour ouvrir la saison le 24 septembre au Zénith, avec un ciné-concert Star Wars – L’Empire contre-attaque, musiques de John Williams dirigées par Ernst van Tiel. Puis, le 1er octobre, changement d’ambiance à la Halle aux grains avec Tarmo Peltokoski, qui inaugure sa saison sur un programme tourné vers la nature : le Canticus Arcticus du Finlandais Rautavaara fait dialoguer l’orchestre avec le chant des oiseaux, avant que le violoniste suédois Daniel Lozakovich ne prolonge le voyage dans le Distant Light du Letton Pēteris Vasks. onct.toulouse.fr

Orchestre national Avignon Provence

Pour marquer le début de sa saison, l’ONAP part en tournée dans la région : dès le 5 septembre, La Rentrée en Musique donne le coup d’envoi au Théâtre des Halles, avant l’étape de Venelles le 18, puis celle de Châteaurenard le 20 septembre pour la 4ᵉ édition d’« À vos classiques ». Au programme de cette tournée intimiste : de grands morceaux de la musique française du début du XXe siècle, de Lili Boulanger à Ravel en passant par Debussy et Rousselune manière d’amener l’orchestre au plus près du public avant la reprise des grands concerts symphoniques à Avignon. orchestre-avignon.com

Opéra national du Capitole de Toulouse

C’est avec Rusalka de Dvořák que s’ouvre la saison, du 22 septembre au 4 octobre - reprise du spectacle onirique de Stefano Poda, précédée d’une conférence dès le 18 septembre. Dans la mise en scène signée Stefano Poda, l’opéra plonge le public dans un univers fantastique où l’ondine Rusalka rêve de devenir humaine par amour. Cette saison 2026-2027, portée par le directeur artistique Christophe Ghristi, s’annonce particulièrement ambitieuse, avec notamment un nouveau Lohengrin mis en scène par Michel Fau et le retour très attendu de Roberto Alagna dans Medea de Cherubini. opera.toulouse.fr

Orchestre national Montpellier Occitanie et Roderick Cox

19ème édition

Bashar Murkus et Khulood Basel

Collectif Zoukak

Chrystèle Khodr et Nadim Deaibes

Sandra Calderan et Rébecca Chaillon Rébecca Chaillon

Bertolt Brecht / Robert Cantarella

Maguy Marin

Nathalie Garraud et Olivier Saccomano

Eugène Ionesco / Bérangère Vantusso

3

Ven. 09

9 10 11 OCTOBRE 2026

Sam. 10

21H00

Ma

Dim. 11

5€ la place / forfait 10€ pour les 3 places gratuit pour les moins de 12 ans SALLE

29 bis avenue de la Gare 34740 Vendargues

Art de vivre

Château Arton

LECTOURE

Gers

Chaque année au mois d’octobre, l’alambic prend ses quartiers au Château Arton. La distillation y est une fête ! Pendant quelques jours enchantés renaît la Blanche du domaine, cette Fine Blanche née ici en 1986. Cette année, le domaine invite à la déguster alors qu’elle s’écoule tout juste de l’alambic, encore frémissante. L’occasion aussi de goûter les saveurs de la première cuvée bio du Château Arton, certifié en agriculture biologique depuis 2024. Installé à cinq kilomètres de Lectoure, ce domaine familial de 88 hectares, dirigé par Jean et Lili de Montal aux côtés de l’œnologue Fabrice Saramon, cultive la majorité des vignes de l’AOC Haut-Armagnac, appellation confidentielle réveillée en 1991 par la famille Montal-Montesquiou. arton.fr

Domaine de Panéry

POUZILHAC

Uzès

Ancienne ferme du pain devenue domaine viticole à la fin du XIXe siècle, le Domaine de Panéry cultive depuis 1898 un art de vivre rural chic aux portes d’Uzès. Sur 500 hectares de garrigue gardoise, oliviers et vignes bio se partagent le terroir : douze cépages, dont la Syrah, le Chardonnay et le Triptyque d’Uzès, composent des vins d’appellation Duché d’Uzès et Côtes du Rhône, tandis que les oliveraies donnent des huiles vierges reconnues des grandes tables. Restauré depuis 2017 par la famille Ginon, le domaine abrite aujourd’hui un hôtel de charme, une table gastronomique et, en partenariat avec la galerie Ceysson & Bénétière, une collection d’art contemporain déployée entre les vignes. Visites guidées du chai et du moulin, concerts et cinéma en plein air rythment les beaux jours à Panéry. panery.fr

Festival Saveurs et savoirs

UZÈS

Gard Du 8 au 11 octobre

Uzès accueille la quatrième édition du Festival Saveurs et Savoirs, rendez-vous incontournable de la gastronomie engagée dans le Sud de la France. Orchestrée par François-Régis Gaudry et Charles Patin O’Coohoon, la programmation s’ouvre avec Jean Sulpice et réunit, entre autres têtes d’affiche, Hélène Darroze, Olivier Roellinger et Cyril Lignac, qui clôturera le festival dimanche. Chefs, pâtissiers, vignerons et écrivains se succèdent lors de rencontres, dédicaces, démonstrations et dégustations. Au programme également : projections, dictée gastronomique, concours de boulettes, marché de terroir et Grands Repas, sans oublier le Prix du Livre Saveurs et Savoirs. Le Off du festival prolonge l’événement dans les rues d’Uzès. festivalsaveursetsavoirs.fr

Château Paloma

LATTES

Hérault

Entre Montpellier et la Méditerranée, le Château Paloma s’élève sur une colline verdoyante de Lattes. Ancienne propriété agricole du XVIIe siècle, autrefois connue sous le nom du Mazerand, cette maison de maître a été entièrement repensée pour offrir une atmosphère moderne et conviviale, entre arbres centenaires, palmiers et pins. À table, la cuisine se veut créative et accessible, portée par des produits de saison et des menus renouvelés au fil des semaines. Les vastes terrasses en gradins deviennent, aux beaux jours, de véritables salons de verdure. Face au château, la Grange, ancien bâtiment agricole réhabilité, accueille mariages, séminaires et réceptions privées. Chaque jeudi soir, un groupe cubain investit les jardins pour une soirée cocktails et tapas, entre coucher de soleil et rythmes latinos. chateaupaloma.fr

Des événements ailleurs

Cinéma Paradiso Tour Eiffel

PARIS

Île-de-France Du 24 au 27 septembre

Porté par mk2, le festival Cinéma Paradiso investit pour la première fois la salle Gustave-Eiffel, au sein de la tour Eiffel. Durant trois jours, neuf films seront projetés gratuitement, offrant au public une expérience cinématographique à ne pas louper dans un lieu emblématique de Paris et du 7e art ! mk2-festivalparadiso.com

Plantations, travaux in situ, Daniel Buren

MUSÉE DES IMPRESSIONNISMES

Giverny, Normandie

Jusqu’au 1er novembre

Avec une carte blanche du musée des impressionnismes de Giverny, l’artiste français Daniel Buren propose une création inédite intitulée Plantations, travaux in situ, conçue en lien avec le jardin et les collections du musée. À travers ses œuvres, l’artiste prolonge les recherches du peintre Monet sur la lumière, la couleur et la nature.

mdig.fr

Festival Traversées Tatihou MANCHE, NORMANDIE

Du 12 au 16 août

Dans le Cotentin, l’Île Tatihou est un lieu accessible, selon la marée, à pied ou en bateau amphibie. C’est ce parcours singulier qu’empruntent chaque année les festivaliers pour rejoindre Les Traversées Tatihou. Ainsi, pour sa 32e édition, le festival célèbre une nouvelle fois les musiques du monde en faisant dialoguer les traditions et les écritures contemporaines. traversees-tatihou.manche.fr

Festival Astroloup

PRA LOUP

Provence-Alpes-Côtes d’Azur

Du 11 au 13 août

En plein cœur d’un site classé Réserve internationale de ciel étoilé, la première édition du festival Astroloup invite le public à découvrir l’un des lieux où les nuits sont les plus pures de la planète. Durant trois jours, trois grandes thématiques seront mises à l’honneur : la Lune, le Soleil et les étoiles. praloup.com

Artistes au Muséum

GRANDE GALERIE DE L’ÉVOLUTION

Paris, Île-de-France

Du 23 septembre au 7 mars 2027

Entre art et science, l’exposition Artistes au Muséum explore la frontière entre l’artisanat scientifique et les œuvres d’art inspirées par la nature. Au moyen d’un parcours en trois parties, plus de 300 œuvres, réalisées par plus de 120 artistes, interrogent la notion de créateur et de technique de représentation du vivant. jardindesplantesdeparis.fr

Festival international des Arts de Bordeaux Métropole

NOUVELLE AQUITAINE

Du 26 septembre au 10 octobre

Temps fort de la Saison Méditerranée portée par l’Institut Français, le FAB revient pour une 11ᵉ édition remplie de découvertes. Ayant pour ambition de défendre les écritures contemporaines, cet événement mêle performance, danse, théâtre, musique et arts visuels. Cette année, il sera notamment possible d’assister à la performance Gaza Ô ma joie, autour des textes de la poétesse Hend Jouda.

fab.festivalbordeaux.com

© A.
©Julie Cherki
Madeleine

Sublimer l’étoffe. Artistes et créateurs de mode face au sacré

MUSÉE DE FOURVIÈRE

Lyon, Auvergne-Rhône-Alpes Du 17 septembre au 3 janvier 2027

Au moyen d’une sélection de près d’une trentaine d’œuvres, le musée des Tissus et des Arts décoratifs, ainsi que le musée de Fourvière collaborent pour une exposition consacrée à la création textile contemporaine et à son lien avec le sacré. Le parcours explore la manière dont au XXe siècle des artistes se sont intéressés au textile comme support d’expérimentation. fourviere.org

Jean-Paul Gaultier, Lelièvre, Les Angelots (détail), Paris, 2013. © Lyon, musée des Tissus - Sylvain Pretto

Festival Portrait(s)

VICHY, AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

Jusqu’au 4 octobre

David LaChapelle, photographe et réalisateur américain, est au cœur de la 14e édition du festival Portrait(s). À travers une exposition monographique, quatre décennies de créations sont présentées, entre pop, baroque et mise en scène théâtrale. Le festival propose également d’autres rendez-vous, dont l’un réalisé en collaboration avec le Musée Nicéphore Niépce.

ville-vichy.fr

This is my house. New York, 1997 - © David LaChapelle

Colors Urban Art Festival

CENTRE DE FORMATION DE L’AFPA

Strasbourg

Grand-Est Du 4 au 20 septembre

Cette année, le centre de formation de l’AFPA de Strasbourg sera investi par la 8e édition du Colors Urban Art Festival. Sous la direction artistique de Stom500, dix artistes recouvriront les murs de ce site avec des fresques monumentales. Tout au long des week-ends d’ouverture au public, diverses animations seront également proposées, telles que des conférences autour de l’art urbain, afterworks, apéros/ mixs ou Food Trucks. colors-art.eu

LeDoyenné

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