Cahier spécial
Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée

![]()

L’Occitanie est aujourd’hui l’un des territoires les plus dynamiques de France pour le cinéma et l’audiovisuel. On y apprend, on y crée, on y tourne et on y diffuse, grâce à un écosystème complet où se croisent formations, studios, festivals, salles de cinéma et talents installés en région. Portée par une politique régionale culturelle volontariste et par la vitalité des professionnels, la filière poursuit son essor et contribue à faire de l’Occitanie un lieu où les images se fabriquent, circulent et rencontrent leurs publics.

Le cinéma en Occitanie, c’est une histoire d’excellence et d’audace. Une histoire qui s’écrit chaque jour, des studios de Vendargues aux décors naturels du Lot, en passant par les plateaux de Sète ou les Cévennes, portée par des techniciens, des artistes, des entreprises 2ᵉ territoire français en nombre de jours de tournage en 2025, qui a été multiplié par 5 depuis 2016 ! Mais cette réussite n’est pas un hasard. Elle est le fruit d’un engagement public fort de la Région Occitanie pour la création audiovisuelle, précisé lors de l’Assemblée Plénière de juin 2023 par la stratégie Occitanie ça tourne. Ces résultats sont évidemment un signal positif car prosaïquement, ils sont synonymes de retombées économiques, mais pas seulement : en Occitanie, nous voyons en la culture et le cinéma un miroir de notre diversité, de nos identités. Et en ce sens, constater que l’Occitanie rayonne dans le monde entier est une
La Région est liée par une convention avec le Centre National de la Cinématographie et l’État depuis 2005 afin de renforcer son fonds d’aide à la création audiovisuelle. Il intervient en phase d’écriture, de développement et de production sur des projets de fiction et de documentaires. L’animation et la fiction TV sont les secteurs qui ont connu le plus important développement ces dernières années, tandis que le financement des films documentaires a été consolidé, notamment pour la phase de développement.
Cette aide à la création n’est qu’un des volets de l’action de la Région Occitanie, portée notamment par Claudie Faucon-Méjean,
vice-présidente Culture pour tous, Patrimoine et Langues régionales. Ainsi, un soutien est également apporté aux entreprises de production à la recherche de sources de financement ou de nouveaux débouchés à l’occasion de manifestations telles que le Marché du Film d’Animation à Annecy, le Sunny Side of the Dock à La Rochelle. La Région est également impliquée dans l’organisation, en septembre de chaque année, du Cartoon Forum, une manifestation qui réunit près d’un millier de professionnels européens de l’animation à Toulouse. Cet événement participe au dynamisme de la filière de l’animation en Occitanie.
L’Agence Unique Occitanie Culture, un acteur central pour la filière
Occitanie Films, Occitanie Livre & Lecture et Occitanie en Scène ont été regroupées en une structure unique, qui a conduit à la création de l’Agence Unique Occitanie Culture, présidée par Jérôme Sion. Cette nouvelle agence réunit les deux principaux financeurs, la Région Occitanie et l'Etat, ainsi que des représentants des filières. Officialisée en octobre 2025, elle se déploiera en 2026 afin de renforcer la coordination et la visibilité des politiques culturelles régionales.
Pour le cinéma, l’agence continuera et développera l’activité d’Occitanie Films en matière d’accueil et d’accompagnement des tournages en région, au travers de ses quatre missions menées auprès des professionnels et des publics : la promotion du territoire et l’accueil des productions, la structuration de la filière, la valorisation des films liés à l’Occitanie, et l’éducation aux images. Présente à Montpellier et à Toulouse, l’agence continuera à s’appuyer sur plusieurs partenaires régionaux — CINEPHILAE, le Festival Itinérances d’Alès, Gindou Cinéma, Ciné 32 ou encore Aveyron Cinéma— pour des actions au plus près du terrain. En 2025, la Région à alloué un financement de 600 000 euros.
4,5M€ d’aide à la création audiovisuelle en 2025 - dans le cadre de la convention Région / CNC - dont 1,3M€ apportés par le CNC
148 projets
soutenus en 2025 (par les sociétés de production, auteurs et autrices)
40 manifestations cinématographiques et audiovisuelles soutenues
2937 journées de tournage en 2025
2e région de tournage en France, après l’Île-de-France, devant Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte-d’Azur
+104% emplois dans la filière passant de 4600 emplois en 2017 à 9382 en 2024

une association portée par les producteurs
l’actualité en région
La période 2024–2025 a confirmé la visibilité de l’Occitanie sur la carte des tournages. Plusieurs films sortis en 2025 ont été entièrement réalisés en région, parmi lesquels L’Homme qui a vu l’ours qui a vu l’homme de Pierre Richard (Aude), présenté en sélection officielle au Festival de Cannes, Surface de SlimaneBaptiste Berhoun (Tarn et Hérault), série événement de France Télévisions, ou encore Classe moyenne d’Anthony Cordier, tourné dans le Gard et dévoilé à la Quinzaine des cinéastes. Sauvages, de Camille Ponsin, film tourné dans les Cévennes, fait également partie des œuvres marquantes produites sur le territoire.
D’autres projets déjà tournés arriveront en salles ou sur les écrans en 2026, confirmant le rythme soutenu des productions régionales. Parmi eux, L’Âge d’or de Bérenger Thouin, mêlant archives et prises de vues réelles, ou encore Karma, de Guillaume Canet, dont une partie du tournage s’est déroulée dans le Lot. La Baleine de Sylvère Petit (Hérault et Aude), Compostelle de Yann Samuell (Lozère, Aveyron, Lot, Hautes-Pyrénées), Le Royaume des aveugles de François Robic (Ariège), Les Crocs de Sébastien Bardet (Aveyron), Peau d’homme de Léa Domenach (Pyrénées-Orientales), ou Mimesis de Kaouther Ben Hania (Lozère et Hérault) complètent cette liste de films en préparation ou en post-production, témoignant de la diversité des genres et des territoires mobilisés.
Avec l’appui des bureaux d’accueil de tournages de Gindou Cinéma, Ciné 32, d’Aveyron Cinéma et d’Occitanie Culture, financés par la Région, les tournages s’étendent ainsi des Pyrénées au littoral méditerranéen, des Cévennes aux villes patrimoniales, offrant aux équipes une grande variété de décors et confirmant la place de l’Occitanie comme l’un des terrains de création les plus recherchés en France.
L’association des productrices et producteurs indépendant.e.s de film d'Occitanie (APIFA) occupe une place centrale dans l’écosystème audiovisuel régional. Créée en 2016 à Narbonne, l’association fédère aujourd’hui une cinquantaine de sociétés de production implantées sur l’ensemble du territoire occitan. Fiction, documentaire, animation, nouveaux médias : elle rassemble des structures aux profils variés, engagées dans une dynamique de coopération et de mutualisation. L’association défend et valorise l’activité de production déléguée en Occitanie, en mettant en avant la diversité des œuvres conçues et fabriquées en région. Elle encourage l’émergence de nouveaux talents, soutient la visibilité des créations locales et renforce les liens entre producteurs et acteurs de la filière.
Plusieurs membres de l'APIFA siègent au Conseil d'administration de l'Agence Unique Occitanie Culture. Présidée par Alice Baldo, productrice installée à Montpellier, l'APIFA s'appuie sur un réseau de partenaires publics et privés (la Région Occitanie, Montpellier Méditerranée Métropole, Toulouse Métropole) ainsi que sur les collaborations menées avec l'Agence Unique Occitanie Culture, AD'OCC et de nombreuses organisations culturelles, écoles, résidences et festivals.
un pilier majeur de l’activité audiovisuelle
En parallèle des longs-métrages, l’Occitanie accueille plusieurs séries quotidiennes qui figurent parmi les plus fortes audiences nationales et représentent une part importante de l’activité de tournage en région. Depuis 2018, Un si grand soleil est tourné entre Montpellier et La Grande Motte pour France Télévisions, avec un rythme de production particulièrement soutenu. Sur TF1, deux quotidiennes sont installées en Occitanie : Demain nous appartient à Sète (depuis 2017), et Ici tout commence en Camargue (depuis 2020). Enfin, du côté de M6, Nouveau jour a été diffusée durant l’été, renforçant ponctuellement la présence des séries nationales tournées en Occitanie.

deux créations ancrées dans le
Deux œuvres récentes illustrent la diversité des créations menées en Occitanie. Produite par Les Films Invisibles, société installée à Alès dans le Gard, la série La Vraie Vie est réalisée par Ekiem Barbier et Guilhem Causse, tous deux formés aux Beaux-Arts de Montpellier. La société de production suit leur travail depuis leur premier long-métrage, Knit’s Island, L’Île sans fin, sorti en avril 2024, multiprimé et sélectionné dans plus de cent festivals internationaux. Leur nouveau projet poursuit l’exploration du jeu vidéo comme espace narratif, avec une série tournée en machinima. Deux films co-produits par Arte et visibles sur sa plateforme.
Sorti au cinéma au printemps dernier, le documentaire Se souvenir des tournesols, co-réalisé par Sandrine Mercier et Juan Hidalgo, s’ancre dans le Gers, où se déroule l’ensemble du tournage. Le film suit le quotidien d’une jeune habitante et met en scène des éléments caractéristiques du territoire, à travers ses paysages, ses pratiques culturelles, dont les bandas, très actives sur ce territoire.
Ces deux projets, portés par des équipes ou des sujets liés à la région, montrent différentes manières d’inscrire la création audiovisuelle dans le territoire occitan.
Un réseau dense de salles sur tout le territoire
En Occitanie, l’accès au cinéma repose sur un maillage particulièrement large. On y compte 215 salles aux profils variés (art et essai, multiplexes ou structures associatives) qui assurent une présence régulière de l’offre cinématographique des grandes villes aux communes plus isolées. À ces équipements s’ajoutent 11 cinémas itinérants, un dispositif essentiel pour les zones dépourvues de salles fixes. Leur tournée couvre près de 490 communes, majoritairement rurales ou de montagne, ainsi que plusieurs quartiers engagés dans la Politique de la Ville. Depuis 2018, la Région Occitanie soutient leur fonctionnement, avec 78 000 euros en 2025, afin de maintenir cette diffusion de proximité.
Elle intervient également sur la modernisation et la création de salles, qu’il s’agisse de restructurer un équipement existant, d’accompagner une extension ou de participer à un nouveau projet. Cette politique permet de suivre l’évolution des usages, d’adapter les bâtiments aux normes techniques et de maintenir une offre culturelle de qualité sur l’ensemble du territoire.
Depuis 2016, ce sont vingt opérations qui ont ainsi été soutenues représentant un investissement total de plus de 8,2 millions d’euros, principalement dans les territoires ruraux. Parmi les cinémas récemment aidés : Le Grand Rio à Lannemezan (Hautes-Pyrénées), Le Trianon à Mende (Lozère), Le Louis Malle à Prayssac (Lot).

nouveaux équipements :
Véo Cartoucherie et Quai des Lumières
À Toulouse, le cinéma Véo Cartoucherie vient compléter la transformation du quartier du même nom, installé dans une ancienne friche industrielle réhabilitée. Le bâtiment conserve son architecture d’origine tout en intégrant des équipements techniques récents, dont des projecteurs laser et des cabines de projection intégrées au plafond. Le lieu compte quatre salles pour 376 places, chacune avec une identité visuelle propre, et développe une programmation généraliste ouverte à tous les publics, avec une place importante accordée aux films d’auteur et aux séances en version originale. Le cinéma s’inscrit dans la vie culturelle du quartier en accueillant des événements et des festivals.
À Frontignan, le cinéma Quai des Lumières est installé au cœur d’une ancienne friche viticole transformée en pôle culturel. Ce cinéma indépendant propose quatre salles totalisant 600 fauteuils, un restaurant, un espace jeune public, un ciné-café et une librairie. Sa programmation généraliste fait une large place à l’Art et Essai et aux rendez-vous pour le jeune public. Les animations y sont régulières, renforçant son rôle de lieu de vie culturelle pour les habitants du bassin de Thau.

le patrimoine cinématographique
Deux institutions jouent un rôle majeur dans la conservation et la diffusion du patrimoine cinématographique en région.
À Toulouse, la Cinémathèque de Toulouse, présidée par Agnès Jaoui, abrite le deuxième fonds d’archives cinématographiques en France. Fondée en 1964 par l’historien Raymond Borde, elle s’est imposée comme un lieu central de la culture cinéphile, avec deux salles de projection — bientôt trois —, une bibliothèque et un espace d’exposition en centre-ville. Son Centre de conservation, situé à Balma, rassemble plus de 57 000 copies argentiques, 100 000 affiches et environ 500 000 photographies, constituées grâce aux dépôts d’institutions, de distributeurs, de réalisateurs ou de collectionneurs. La Cinémathèque intervient également hors les murs, à travers de nombreux partenariats avec des festivals, scènes nationales et programmateurs en France et à l’étranger. Les quatre tutelles de la Cinémathèque - la Région Occitanie, le Centre National du Cinéma et de l’image animée, le Conseil Départemental de la Haute-Garonne et la Ville de Toulouse - ont financé, à 25 % chacune et pour un coût total des opérations de plus de 8 millions d'euros, deux opérations majeures de restructuration du site de la rue du Taur à Toulouse, d’une part, et le Centre de conservation et de restauration de Balma, d’autre part. Ainsi, en avril prochain, la Cinémathèque pourra proposer une salle de projection supplémentaire ainsi qu’une nouvelle bibliothèque.
À Perpignan, l’Institut Jean Vigo, présidé par Chantal Marchon, perpétue l’héritage du ciné-club créé dans les années 1960 par Marcel Oms. Devenu association en 1981 puis Institut en 1985, il a progressivement développé ses activités : projections hebdomadaires, actions d’éducation à l’image, valorisation des collections, organisation d’événements et d’un festival. Reconnue comme cinémathèque en 2006 et membre associé de la FIAF depuis 2007, la structure conserve l’une des collections les plus importantes de France. Installée dans l’ancien Arsenal de la ville, elle propose chaque semaine deux séances ouvertes aux publics cinéphiles et curieux.
Les deux institutions mènent par ailleurs des projets communs, notamment en lien avec la Filmoteca de Barcelone
En 2025, la Région soutient leur fonctionnement à hauteur de 248 000 euros pour la Cinémathèque de Toulouse et 67 000 euros pour l’Institut Jean Vigo. Des actions fortement portées par Serge Regourd, Conseiller régional, et Président de la Comission Culture, Patrimoine et Langues régionales.
En Occitanie, les festivals de cinéma et d’audiovisuel occupent une place importante dans la vie culturelle. Leur présence sur l’ensemble du territoire permet de maintenir un lien direct entre les œuvres et les publics, grâce à des projections, des rencontres et de nombreuses actions menées tout au long de l’année. Portées par le bénévolat, ces manifestations jouent aussi un rôle social, en proposant des rendez-vous là où les équipements culturels sont plus rares, notamment en zones rurales ou péri-urbaines. Ces événements contribuent à faire connaître le patrimoine régional, dynamisent l’activité locale et participent à l’attractivité touristique. Une quarantaine de festivals sont accompagnés par la Région, parmi lesquels les Rencontres cinématographiques d’Amérique latine à Toulouse, Itinérances à Alès, Doc en Cévennes, Résistances en Ariège, Cinémaginaire à Argelès-
sur-Mer, Gindou dans le Lot, Indépendances et Créations dans le Gers, Cinespaña à Toulouse ou encore Cinemed à Montpellier. Au total, la Région Occitanie consacre 600 000 euros par an à leur soutien, confirmant la place structurante de ces manifestations dans le paysage culturel occitan. Les auteurs et les autrices sont également accueillis par des résidences d’écriture ou de réalisation proposées par les associations Gindou Cinéma (Lot), DEFI Productions, La Ménagerie (Haute-Garonne) ou Cinestoria (Hérault) entre autres. Ces résidences bénéficient à ce titre d'une aide régionale.
Chaque année, 25 auteurs ou autrices, pour la plupart émergents, reçoivent une aide régionale afin de faciliter la préparation de leur projet de films d’animation, de documentaire ou de fiction.

Lycéens et Apprentis au Cinéma
En Occitanie, l’éducation à l’image s’appuie principalement sur le dispositif Lycéens et Apprentis au Cinéma, coordonné par CINEPHILAE pour l’ouest de la région et par le Festival Itinérances pour l’est, en partenariat avec l'Agence Unique Occitanie Culture. Ce programme permet à des milliers de jeunes de découvrir des œuvres en salle et d’aborder le cinéma comme un outil d’analyse et de réflexion. Pour l’année scolaire 2024-2025, près de 29 000 élèves y participent, dont environ la moitié issus de publics prioritaires (Zones de Revitalisation Rurale ou quartiers Politique de la Ville). Le dispositif mobilise 900 enseignants et 200 établissements, répartis dans 98 communes Au total, 90 cinémas sont partenaires et enregistrent 70 966 entrées dans ce cadre.
La Région consacre chaque année environ 250 000 euros au dispositif, permettant d’en assurer la continuité et de maintenir un accès large au cinéma pour les jeunes de tout le territoire.
En 2026, près de 30 000 lycéens découvriront Chien de la Casse de JeanBaptiste Durand (2023), long-métrage soutenu par la Région, tourné dans l'Hérault et César du meilleur premier film en 2024.
Master métiers de la diffusion, du cinéma et de l’audiovisuel
À l’Université Paul-Valéry Montpellier 3, le Master 2 Métiers de la Diffusion du Cinéma et de l’Audiovisuel forme aux professions de la diffusion, de l’exploitation et de la programmation. Cette formation professionnalisante aborde les enjeux actuels du secteur, notamment liés à la transition numérique, aux nouveaux modes de circulation des contenus et à l’évolution des usages.
pour se former aux métiers
L’Occitanie se distingue par la présence de cinq structures publiques dédiées aux métiers du cinéma et de l’audiovisuel, offrant un large éventail de formations. À Toulouse, le Lycée des Arènes propose un BTS audiovisuel reconnu, tandis que l’ENSAV – École Supérieure d’Audiovisuel (Université Toulouse – Jean Jaurès) forme chaque année des étudiants aux métiers de la réalisation, de l’image, du son ou de la production.
À Montpellier, l’Université PaulValéry dispose d’un département cinéma et audiovisuel qui couvre les théories et les pratiques du secteur. La région accueille également l’ENSAD, École nationale supérieure d’art dramatique, où les élèves se forment au jeu, à la mise en scène et aux pratiques professionnelles du spectacle.
À Montauban, l’ISCID (Institut Supérieur Couleur Image Design – Université Toulouse – Jean Jaurès) complète cet ensemble avec l'une des seules formations pupliques au cinéma d'animation image par image (stop motion).
Le développement des tournages en région a conduit la Région à soutenir des formations complémentaires : techniciens de plateau, post-production, animation, jeu vidéo ou encore actorat. Ces dispositifs répondent aux besoins d’un secteur en pleine évolution et contribuent à structurer un vivier de professionnels formés localement.
Le parcours permet d’acquérir un socle de compétences en économie des médias, stratégies de distribution et d’exploitation, médiation culturelle, communication des filières et valorisation des œuvres. Les étudiants s’orientent ainsi vers la programmation en festival ou en salle, la diffusion en cinémathèque, la distribution, l’édition sur plateformes ou la médiation autour des films.
À Toulouse, le collectif Les Gens d’Ici réunit vingt acteurs et actrices aux parcours variés. Le groupe se retrouve chaque mois pour travailler le jeu face caméra, explorer des méthodes de travail communes et accueillir l’intervention de réalisateurs, directeurs de casting ou autres professionnels installés en région. Soutenu par l'Agence Unique Occitanie Culture, qui met à sa disposition un espace de travail, le collectif favorise les rencontres et les échanges entre artistes du territoire, renforçant ainsi les liens entre les comédiens et le réseau audiovisuel local.