CAHIER SPÉCIAL RÉGION | 30 ans du canal du Midi au Patrimoine mondial de l'UNESCO
CAHIER SPÉCIAL
Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée
En 2026, le canal du Midi célèbre les 30 ans de son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO sous le haut parrainage de Jean-Louis Etienne, médecin, scientifique et explorateur de renom. Trois siècles et demi après le pari fou de Pierre-Paul Riquet, cet ouvrage de 240 kilomètres continue de relier Toulouse à la Méditerranée - non plus pour le commerce, mais pour le tourisme, la biodiversité et la vie culturelle qui s’y déploie tout au long de l’année. Aux côtés de douze autres sites, il fait de l’Occitanie la région française la plus reconnue par l’UNESCO. Entre récit historique, portraits de territoires et agenda des célébrations, ce dossier remonte le fil d’un patrimoine vivant, entretenu et sans cesse réinventé.
Une prouesse technique originelle
Relier l’Atlantique à la Méditerranée sans contourner
En 2026, le canal du Midi fête les 30 ans de son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO. Avant de comprendre pourquoi cet ouvrage traversant l’Occitanie du sud-ouest au littoral méditerranéen a mérité une telle reconnaissance, retour sur son origine : un défi technique vieux de plusieurs siècles, résolu par un homme que rien ne prédestinait à devenir bâtisseur.
l’Espagne par le détroit de Gibraltar : l’idée circule depuis l’Antiquité. Mais un obstacle technique bloque tous les projets successifs. Ce canal reliant les deux mers doit nécessairement franchir un point haut, et aucune solution fiable n’existe alors pour l’alimenter en eau à cet endroit.
C’est Pierre-Paul Riquet, collecteur d’impôts et non ingénieur de formation, qui trouve la clé : capter les eaux de la Montagne Noire pour alimenter le futur canal à son point culminant.
Il présente son projet à Jean-Baptiste Colbert, intendant des finances de Louis XIV, en misant sur l’argument économique - un canal royal développerait le commerce
du Languedoc. Colbert convainc le roi, et le 7 octobre 1666, Louis XIV signe l’édit de construction du canal royal du Languedoc, l’ancien nom du canal du Midi.
Les travaux débutent dès 1667, simultanément dans la Montagne Noire, pour le système d’alimentation en eau, et à Toulouse. Jusqu’à 12 000 ouvriers - terrassiers, maçons, tailleurs de pierre, forgerons, charpentierssont mobilisés en même temps sur le chantier, qui rivalise avec celui de Versailles comme le plus important du règne de Louis XIV. Il faut creuser le lit du canal, construire son système d’alimentation, et réaliser l’ensemble des ouvrages nécessaires à la navigation : écluses, aqueducs, barrages, et même un tunnel de navigation, une première pour l’époque.
Le 15 mai 1681, 25 barques quittent Toulouse pour rejoindre Sète : c’est le voyage inaugural. Riquet, mort quelques mois plus tôt sans avoir vu l’achèvement de son œuvre, laisse derrière lui la voie navigable entièrement artificielle la plus longue de son époque.
De Vauban à la modernisation : trois siècles et demi de travaux
Le canal du Midi inauguré en 1681 n’est pas celui que l’on parcourt aujourd’hui. Corrections techniques, extensions, modernisation continue : chronologie d’un patrimoine qui n’a jamais cessé d’évoluer.
1686-1694 : les correctifs de Vauban.
Très rapidement après son ouverture, le canal montre des dysfonctionnements. En 1686 Louis XIV charge Vauban d’une expertise. Entre 1687 et 1694, l’ingénieur militaire fait construire de nombreux ouvrages complémentaires, en particulier des pontscanaux, pour fiabiliser le passage des rivières en passant au dessus et éviter l'envasement et les destructions lors des crues.
XVIIIe-XIXe siècles : les extensions.
Le canal du Midi n’est encore relié à l’océan Atlantique que par la Garonne, dont la navigation reste aléatoire. En 1776, le canal de Brienne facilite les liaisons toulousaines vers les Pyrénées. En 1856,
le canal latéral à la Garonne est mis en service et sécurise enfin la navigation toute l’année entre Toulouse et Bordeaux. Avec le canal du Midi, il forme le « canal des deux mers », qui concrétise pleinement la liaison entre Atlantique et Méditerranée.
Aujourd’hui : une modernisation permanente.
Les 78 écluses du canal, mécanisées puis automatisées, ont transformé les conditions de navigation. Le défi actuel porte sur les alignements de platanes, plantés au XIXe siècle et aujourd’hui menacés par le chancre coloré, une maladie incurable. Voies navigables de France mène, avec ses partenaires, un programme de replantation : le chêne chevelu devient la nouvelle essence identitaire du canal, aux côtés de sept autres espèces sélectionnées pour leur adaptation au territoire traversé.
En 2026, le canal du Midi fête les 30 ans de cette inscription UNESCO : l’occasion de mesurer un patrimoine qui reste, trois siècles et demi après Riquet, un ouvrage vivant.
Une
entente de plusieurs acteurs publics
POUR PRÉSERVER ET VALORISER LE CANAL DU MIDI
Une inscription au patrimoine mondial engage l'État à conserver, protéger, faire connaître et transmettre aux générations futures le patrimoine situé sur son territoire. Ceci nécessite une mobilisation collective.
Propriété de l’État, la gestion du Bien canal du Midi est assurée par l’établissement public Voies navigables de France. VNF gère, entretient et développe 6700 km de fleuves, canaux et rivières en France, dont le canal du Midi, avec 4 000 collaborateurs mobilisés au quotidien pour faire du fluvial un levier d’attractivité pour les territoires.
Pour coordonner les actions visant à la préservation du Bien et à sa valorisation, l’'Entente pour le canal du Midi' a été créée en 2018, réunissant l’État, VNF, la Région Occitanie et les Départements traversés (Aude, Haute-Garonne, Hérault, Tarn). VNF porte, en lien et pour le compte de l’Entente, de nombreuses actions collectives visant à mieux faire connaître le canal (site internet : canal-du-midi.com, plaquettes, expositions, événements...). VNF coordonne dans ce cadre des études et des travaux pour déployer des outils d’interprétation du canal du Midi.
Un Comité de Bien, co-présidé par l’État, la Région et VNF, véritable « Parlement du canal », rassemble plus de 300 acteurs du territoire (élus, État, représentants socio-professionnels, experts…) pour débattre et orienter les stratégies de préservation et de valorisation. Un plan de gestion UNESCO coconstruit avec les acteurs du territoire et approuvé en 2021, fixe la stratégie et un plan d’action. La Région occupe ainsi une place structurante dans cette gouvernance à plusieurs niveaux - aux côtés de l’État, de VNF et des départements - pour préserver et valoriser un patrimoine dont l’entretien reste, 30 ans après son inscription, un effort collectif et continu.
L’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO
L’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture reconnaît la valeur universelle exceptionnelle de l’ouvrage : une réalisation d’ingénierie civile jugée parmi les plus extraordinaires de l’ère moderne, annonciatrice de la révolution industrielle. L’inscription ne porte pas seulement sur le canal lui-même : elle couvre aussi son système d’alimentation en eau dans la Montagne Noire et ses extensions du XVIIIᵉ siècle ; soit 360 km de canaux et rigoles au total. 1996
Un canal vivant
DEPUIS PLUS DE 3 SIÈCLES
Conçu au XVIIe siècle pour transporter marchandises et voyageurs, le canal du Midi a vu son trafic commercial décliner avec l’arrivée du rail puis de la route. Aujourd’hui pleinement réinventé, il est une destination phare du tourisme fluvial en France, une ressource en eau pour l'irrigation agricole et un corridor écologique pour près de 300 espèces animales.
Dès sa mise en service, le canal du Midi transporte céréales, vin, sel, soie ou marbre, tandis que les voyageurs empruntent la « barque de poste » halée par des chevaux - quatre jours de Toulouse à Sète, rythmés par les dînées et les couchées. Cette activité fait naître tout un bâti le long du tracé : entrepôts, auberges, maisons éclusières, ports, chantiers navals. Le commerce s’éteint progressivement au tournant du XXe siècle, laissant place à un autre usage, tout aussi vivant.
LE CANAL DU MIDI, LOISIRS, IRRIGATION ET BIODIVERSITÉ
Le canal du Midi est une destination phare du tourisme fluvial en France. Il concentre notamment le plus grand nombre de bateaux de location sans permis. La navigation de plaisance n’est qu’une des façons de le parcourir - le cyclotourisme structure désormais tout autant l’offre, porté par trois itinéraires qui longent le canal : le Canal des deux
mers à vélo, la Méditerranée à vélo et la Vélodyssée.
Le chemin de halage, autrefois réservé aux chevaux tractant les bateaux, est devenu l'un des axes de mobilité douce les plus fréquentés de la région. La randonnée pédestre, l'aviron et la pêche complètent la palette d'usages du canal.
Le canal du Midi a également aujourd'hui un rôle très important vis-à-vis de la ressource en eau. L'eau qui transite en son sein alimente les milieux naturels. Elle fournit de l’eau potable, participe à l’irrigation agricole (au moins 50% des volumes en été) et permet la navigation.
Cette nouvelle vie s’accompagne d’un rôle écologique de premier plan. Entre Toulouse et l’étang de Thau, le canal forme un long ruban qui relie les espaces naturels entre eux : ses berges, ses talus et ses alignements d’arbres abritent près de 300 espèces animales recensées - oiseaux, rapaces, chauves-souris, libellules, salamandres, lézards, petits mammifères - dont certaines protégées, comme le petit-duc scops, une espèce de hibou. Un patrimoine vivant à double titre : culturel et naturel.
Au fil de l’eau
Du berceau du projet à Bonrepos-Riquet jusqu’à l’étang de Thau, le bien Unesco traverse quatre départements et 89 communes. Voici, département par département, les lieux qui racontent le mieux son histoire - et la vie culturelle qui continue de s’y écrire.
Tarn
Prise d’eau d’Alzeau
À plus de 680 mètres d’altitude, sur la commune d’Arfons, ce site marque le point de départ du système d’alimentation en eau du canal : c’est ici que naît la rigole de la Montagne, qui chemine sur 24 kilomètres jusqu’aux Cammazes. Le village accueille chaque été le festival Eaux, Pierres et Forêts, qui invite à comprendre ce système hydraulique autrement qu’en salle de classe.
Voûte Vauban, Les Cammazes
Percé en 1688 à l’initiative de Vauban, ce tunnel de 120 mètres achemine l’eau de la rigole de la Montagne vers le lac de Saint-Ferréol pour renforcer son alimentation. Le passage se contourne par l’extérieur - s’aventurer sur l’étroite banquette qui longe la rigole reste déconseillé. À proximité, le Salon de Vauban propose une pause gourmande et culturelle pour prolonger la découverte du site.
Domaine de Bonrepos-Riquet
Situé au nord-est de Toulouse, ce domaine acquis par Pierre-Paul Riquet en 1652 conserve encore plusieurs bassins qui laissent penser que c’est ici qu’il a expérimenté ses premiers projets hydrauliques. Le château, ancienne demeure de Riquet, et son orangerie restaurée se visitent. À noter : le domaine accueille aussi, en octobre, le « Dîner chez Riquet », un dîner dans l’ambiance du XVIIe siècle, servi par des bénévoles costumés, pour prolonger la visite en soirée.
Port de l’Embouchure et Ponts-Jumeaux
Le canal du Midi commence ici, à Toulouse, au point de convergence de trois voies d’eau : le canal du Midi, le canal de Brienne et le canal latéral à la Garonne. Les Ponts-Jumeaux, inaugurés en 1776, comptaient à l’origine deux arches ; la troisième a été ajoutée en 1838 lors de la création du canal latéral.
Le bassin de Saint-Ferréol, réservoir d’exception Construit entre 1667 et 1680 par Pierre-Paul Riquet, le bassin de Saint-Ferréol était à l’époque le plus grand barrage du monde occidental. Rehaussé par Vauban pour augmenter sa capacité, il a été conçu pour garantir l’alimentation en eau du canal du Midi tout au long de l’année. Ce lac, qui s’étend sur trois départements (Haute-Garonne, Tarn et Aude), offre aujourd’hui un espace de baignade et de promenade, et abrite le Réservoir, un espace de découverte pour comprendre le fonctionnement hydraulique du canal.
Écluse de Négra
À Montesquieu-Lauragais, ce hameau pittoresque avec sa chapelle et son ancienne auberge accueillait dès 1681 la première halte des voyageurs partis de Toulouse en barque de poste. Le site se prête aujourd’hui à d’autres formes de récit : balades contées théâtralisées et rendez-vous culturel autour d’un « déjeuner sur l’herbe » y sont organisés en septembre.
Haute-Garonne
Au fil de l’eau
Hérault
Écluses de Fonseranes et pontcanal de l’Orb, Béziers
Construite entre 1676 et 1680, Fonseranes est la plus grande échelle d’écluses de France : huit sas et neuf portes en enfilade, sur 315 mètres, pour franchir un dénivelé de 21 mètres. Le pont-canal de l’Orb, achevé en 1857, a permis d’éviter le passage périlleux par le fleuve. Non loin de là, en septembre, le Domaine de Bayssan accueille une exposition consacrée à l’histoire, aux paysages et aux territoires du canal du Midi, dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. Écluse ronde, Agde
La plus originale du canal : une forme circulaire à trois entrées, vers l’étang de Thau, vers Béziers, et vers le port d’Agde via le canalet. Un choix architectural unique sur tout le linéaire. Le Château Laurens, chefd’œuvre Art nouveau voisin, propose « Le génie des eaux », un parcours qui relie l’écluse ronde, le canalet et l’ancienne turbine hydroélectrique du château aux décors Art nouveau consacrés au thème de l’eau. Pointe des Onglous, Marseillan C’est ici, après 240 kilomètres depuis Toulouse, que le canal se jette dans l’étang de Thau. Le phare des Onglous, à l’extrémité de la jetée, offre un panorama sur l’étang - et, à quelques encablures, sur Sète, la « Venise du Languedoc », qui referme en beauté le voyage vers la Méditerranée.
Aude
Seuil de Naurouze
Point stratégique du canal, situé sur la ligne de partage des eaux à Montferrand : depuis ce point haut, à 189 mètres d’altitude, les eaux provenant de la Montagne Noire se répartissent vers l’Atlantique d’un côté et la Méditerranée de l’autre. Les vestiges d’un vaste bassin octogonal voulu par Riquet et un obélisque de 20 mètres élevé en son hommage se découvrent au fil d’une promenade. Un son et lumière y est organisé durant tout l'été.
Port de Carcassonne et pont-canal du Fresquel
Le canal ne traverse Carcassonne que depuis 1810 ; à l’origine, son tracé passait à cinq kilomètres au nord de la ville, freinant son commerce pendant tout le XVIIIe siècle. Le nouveau tracé négocié avec la ville s’accompagne de la construction du
pont-canal du Fresquel, long de 50 mètres. Aujourd’hui, la péniche Europ’Odyssée, amarrée au port, propose une expérience immersive sur la construction du canal, tandis que le Hangar Blanc, centre d’art contemporain installé dans une ancienne halle industrielle, anime la scène culturelle carcassonnaise toute l’année.
Le Somail
Ce hameau né de l’activité du canal a vu son port aménagé dès 1682 pour desservir Narbonne. Bureaux, écuries, auberge, chapelle : l’activité fluviale y bat son plein jusqu’au milieu du XIXe siècle. Aujourd’hui reconverti en halte touristique prisée, il conserve une curiosité qui vaut le détour : un ancien entrepôt à vin transformé en une librairie hors norme où l’on flâne entre les rayonnages de livres anciens et d'occasion comme on flânerait sur les quais.
Le canal du Midi compte plus de 300 ouvrages sur son parcours. QUELQUES ÉTAPES À NE PAS MANQUER, ENTRE TOULOUSE ET SÈTE.
HAUTE-GARONNE
Canal de Brienne (Toulouse), Aqueduc des voûtes (Gardouch/Renneville)
HÉRAULT
Port de Capestang et le grand bief, Tunnel du Malpas (Nissan-lez-Ensérune), Ouvrages du Libron (Vias)
AUDE
Grand Bassin et écluses Saint-Roch (Castelnaudary), Pont de Rode et pont-canal de l’Orbiel (Trèbes), Ouvrages de l’Argent Double (La Redorte), Pont-canal de Répudre (Paraza/Ventenac-en-Minervois), Site de Gailhousty (Sallèles-d’Aude), Canal de la Robine (Narbonne), Grand Castélou et réserve de Sainte-Lucie (Narbonnais)
Colloque international, son et lumière, visites guidées, rallye, journées du patrimoine, expositions, banquet costumé... Le canal du Midi célèbre ses 30 ans d’inscription UNESCO à travers une centaine de rendez-vous depuis le début de l'année.
DU 17 AU 21
Rallye et Enduro du canal du Midi en aviron de Toulouse à Béziers. Rendez-vous traversant les trois départements du linéaire depuis plus de quarante ans.
JEUDI 27
Balade en gabare sur le canal du Midi au départ du port Saint-Sauveur, Toulouse (31).
VENDREDI 28
30ans à l'UNESCO
Balade nocturne Canal au Crépuscule près des bassins des Filtres, Toulouse (31) : découverte de la faune crépusculaire.
JUSQU’AU 29
Canal en lumière au seuil de Naurouze (11). Parcours nocturne pour une plongée au cœur d’un site chargé d’histoire.
LE 10
Dîner chez Riquet, Bonrepos-Riquet (31). Dîner costumé dans l’ambiance du XVIIe siècle.
DU 15 OCTOBRE AU 15 DÉCEMBRE
Exposition L’âge d’or des mariniers du Canal à Toulouse (1950-1980), parvis de la gare Matabiau, Toulouse (31) : photographies de Jean Dieuzaide, André Cros, Jean Ribière, Claude Sarrieu.
LE 17
Visite guidée à bord de la péniche Le Capitole, Toulouse (31)
JUSQU’AU 18
DU 1ER AU 13
Exposition 1666-2026 Le Canal du Midi, un ouvrage de génie au Moulin des Évêques, Agde (34). Et conférences : « Le canal du Midi expression du génie créateur humain » et « Les eaux de la Montagne Noire, clef de voûte du canal du Midi ».
DU 1ER AU 30
Vivre le canal, Carcassonne (11). Exposition photographique d’hier et d’aujourd’hui autour du canal dans l’Aude, proposée par l’Ethnopôle Garae.
LE 5
Lecture Moi, Jean Pigasse, ouvrier du canal sur le parvis de Brienne, Toulouse (31) : roman historique de Michèle Teysseyre sur la construction du canal.
DU 11 AU 13
Vélocipédie occitane, « Du canal du Midi à Montségur », de Bram à Montségur. Itinérance à vélo reliant le canal à la cité cathare.
DU 14 AU 20
Deux expositions à la Capitainerie SaintSauveur, Toulouse (31) : À l’ombre du canal du Midi (photographies de Daniel Banon) et Ouvrage scientifique, technique et patrimonial.
DU 17 SEPT. AU 11 DÉCEMBRE
Exposition Réinventer le patrimoine bâti du canal du Midi, proposée par l'école nationale supérieure d'architecture, Toulouse (31).
LES 19 ET 20
Journées européennes du patrimoine, sur tout le tracé. Temps forts à Béziers, Domaine de Bayssan (34), exposition et visites ; à Montesquieu-Lauragais (31), balades contées et « déjeuner sur l’herbe » à l’écluse de Négra ; à Carcassonne (11), visite théâtralisée ; à Paraza (11), rendez-vous dédié au canal. Expositions et visite commentée des cales de Radoub à Toulouse (31).
DU 19 SEPT. AU 31 MARS
Exposition Au fil de l’eau, au rythme de la ville au Noviciat, Toulouse (31) : les liens entre le canal et la ville depuis 360 ans.
DU 24 AU 28
Canal du Midi, star du festival Cinéma d'ici, Castelnaudary (11). Journée professionnelle à destination des réalisateurs, producteurs et acteurs du tourisme sur le potentiel du canal comme décor de tournage
LE 27
Grand banquet à la cour du Roi & concours du meilleur costume médiéval, Colombiers (34). Banquet populaire d’époque dans la cave de Colombiers, avec dégustation de plats d’antan.
DU 28 SEPT. AU 3 OCTOBRE
Rencontres TEPOS, Bram, Revel, Castelnaudary, Avignonet. Rencontres institutionnelles sur la transition énergétique des territoires.
Exposition Cédrick Eymenier et Cheyenne L’Huillier, À la poursuite de la beauté, Ventenac (11).
JUSQU’AU 1ER NOVEMBRE
Exposition Le génie des eaux au Château Laurens, Agde (34), un parcours qui célèbre l’innovation des ouvrages hydrauliques déployés au château Laurens.
DU 24 AU 26
Colloque international, Toulouse (31). Grand rendezvous scientifique de l’anniversaire, organisé par l’Université Jean Jaurès et Voies navigables de France.
LE 26
Concert de clôture du colloque, Toulouse (31). Concert thématique consacré au canal du Midi, avec le pianiste-compositeur Jean-François Zygel et l'Orchestre national du Capitole.
DÉCEMBRE
LE 6
Retraite aux flambeaux du Malpas puis concert de musique baroque, Colombiers (34).
Treize sites UNESCO À DÉCOUVRIR
1985
PONT DU GARD
Premier site d’Occitanie reconnu par l’UNESCO, cet aqueduc romain du Ier siècle est le plus haut pontaqueduc du monde antique, avec ses trois niveaux d’arches superposées. Il franchit le Gardon près de Nîmes et reste, aujourd’hui encore, le monument antique le plus visité de France.
1996
CANAL DU MIDI
Chef-d’œuvre d’ingénierie civile du XVIIe siècle conçu par Pierre-Paul Riquet, il relie Toulouse à la Méditerranée sur 240 kilomètres. Son inscription couvre aussi son système d’alimentation en eau dans la Montagne Noire et ses extensions du XVIIIe siècle, soit 360 kilomètres de canaux et rigoles au total.
199'
GAVARNY
MONT PERDU
Site naturel transfrontalier partagé avec l’Espagne, autour du massif calcaire du Mont Perdu et du cirque de Gavarnie, l’un des plus vastes d’Europe. L’inscription reconnaît à la fois la valeur paysagère exceptionnelle du site et son pastoralisme de montagne, pratiqué depuis des siècles de part et d’autre de la frontière.
1998
CHEMINS DE ST-JACQUES
L’Occitanie est traversée par trois de ces itinéraires historiques vers Compostelle, les voies d’Arles, du Puy-en-Velay et du Piémont, jalonnés d’édifices remarquables comme les abbayes de SaintGilles et de Conques, la basilique Saint-Sernin de Toulouse ou encore le pont Valentré à Cahors.
1999
CITÉ DE CARCASSONNE
Forteresse médiévale ceinte de deux remparts et de 52 tours rondes, elle fut le centre du pouvoir des comtes de Carcassonne avant de devenir place forte royale après la croisade des Albigeois. Restaurée par Viollet-le-Duc entre 1853 et 1911, c’est aujourd’hui le troisième monument le plus visité de France.
2008
FORTIFICATIONS DE VAUBAN
Deux sites occitans, Villefranche-de-Conflent et Mont-Louis, dans les Pyrénées-Orientales, font partie du réseau de douze fortifications de l’ingénieur militaire Vauban classées à travers la France, représentatif de son système défensif du XVIIe siècle face aux frontières du royaume.
2011
CAUSSES ET CÉVENNES
Paysage culturel de l’agropastoralisme méditerranéen, façonné depuis des millénaires par l’élevage et la transhumance, entre Aveyron, Gard, Hérault et Lozère. L’inscription reconnaît un système agro-pastoral toujours vivant et actif, et non un simple décor naturel figé dans le temps.
FORÊT DE MASSANE
Nichée dans le massif des Albères, en PyrénéesOrientales, cette hêtraie protégée depuis 1973 n’a connu aucune exploitation depuis plus de 150 ans, ce qui en fait l’une des rares forêts françaises en totale libre évolution. Elle rejoint en 2021 la liste des forêts primaires de hêtres d’Europe.
2023
MAISON CARRÉE DE NÎMES
Édifié à la fin du Ier siècle avant notre ère, ce temple romain dédié aux petits-fils de l’empereur Auguste est considéré comme l’un des mieux conservés au monde. Sa façade à colonnes corinthiennes en a fait un modèle pour l’architecture néoclassique bien après la fin de l’Antiquité romaine.
CETTE ANNÉE
GÉOPARC TERRES D'HÉRAULT
2010
CITÉ ÉPISCOPALE D'ALBI
Ensemble urbain de brique rouge organisé autour de la cathédrale Sainte-Cécile, la plus grande cathédrale de brique au monde, et du Palais de la Berbie, qui abrite aujourd’hui le musée ToulouseLautrec, au cœur historique de la ville, bâtie sur les rives du Tarn.
Le 23 avril 2026, l’UNESCO a officiellement labellisé le Géoparc Terres d’Hérault « Géoparc mondial UNESCO », seul dossier français retenu cette année, aux côtés de onze autres territoires dans le monde. Porté par le Département depuis 2022, ce Géoparc s’étend sur 2 046 km² et 111 communes, entre Lodévois, Larzac et Haut-Languedoc, et retrace 540 millions d’années d’histoire géologique à travers 58 géosites remarquables. Le label, attribué pour quatre ans, porte à dix le nombre de géoparcs mondiaux UNESCO en France.
FORTERESSES ROYALES DU LANGUEDOC
201'
GÉOPARC DES CAUSSES DU QUERCY
Les Causses du Quercy, dans le Lot, forment un Géoparc mondial UNESCO au cœur du Parc naturel régional. Cet espace préservé conjugue paysages calcaires, villages authentiques et patrimoine géologique exceptionnel, du monde souterrain à la voûte céleste.
Depuis quelques semaines, les forteresses royales capétiennes du Languedoc sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO. Cet ensemble de huit monuments, dont Carcassonne, Aguilar, Lastours, Montségur, Peyrepertuse, Puilaurens et Quéribus, s'étend sur plus de 9400 hectares dans l'Aude et l'Ariège. Perchées sur les reliefs escarpés des Corbières et de la Montagne Noire, elles forment un système défensif cohérent, témoin de l'adaptation de l'architecture militaire médiévale à la topographie.