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Cancer et sexualité au masculin

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Les ligues contre le cancer en Suisse : proximité, soutien

individuel, confidentialité et professionnalisme

Vous ou l’un·e de vos proches souffrez d’un cancer ? Nous vous conseillons et vous soutenons gratuitement. Contactez les spécialistes du service

InfoCancer. Vous pouvez également vous adresser à l’un des 70 centres de conseil près de chez vous.

La Ligue contre le cancer s’engage pour réduire le nombre de personnes touchées par la maladie. Elle encourage notamment un mode de vie sain et soutient les actions de dépistage précoce.

Impressum

Éditrice

Ligue contre le cancer

Effngerstrasse 40

3001 Berne

Tél. 031 389 91 00 www.liguecancer.ch

5 e édition

Direction du projet et rédaction

Romy Kahl, rédactrice Information cancer, Lig ue suisse contre le cancer, Berne

Conseils scientifques

PD méd. Aurelius Omlin, oncologue médical, Cen tre d’oncologie de Zurich et médecin agréé à la clinique Hirslanden de Zurich

Dr méd.Thomas Luginbühl, médecin-chef en urologie, Master of Arts en sexologie, Hôpital d’Uster

Stefan Mamié, psychologue et psychothérapeute, psycho-oncologue (SSPO), sexologue, Ligue contre le cancer de Zurich

Benjamin Furrer, Ligue suisse contre le cancer, Berne

Nous remercions les personnes touchées par la maladie pour leur lecture attentive du manuscrit et leurs commentaires.

Relecture

Tino Heeg, Ligue suisse contre le cancer, Berne

Image de couverture

Sebastian Niedlich : sculpture de sable de Pavel

Zad anyuk « Paradise Lost » (Sandsation 2007).

Illustrations

iStock.com

Pp. 25, 26 Ligue suisse contre le cancer

Photos iStock.com

Conception graphique

Daniel Förster, Belgern

Impression

Hartmanndruck & Medien GmbH, Hilzingen

Cette brochure est également disponible en allemand et en italien.

© 2025, 2015, 2008, 2006, Ligue suisse contre le cancer, Berne | 5 e édition actualisée

Table des matières

Cher lecteur, chère lectrice

Vous trouverez dans cette brochure quelques citations.

C’est avec ces mots – ou presque – que les personnes concernées expriment leurs peurs et leurs inquiétudes auprès du service InfoCancer.

Cette brochure s’adresse à toutes les per sonnes, indépendamment de leur genre socioculturel et de leur identité de genre.

Une maladie cancéreuse touche de nombreux aspects de la vie.

Elle affecte également votre vie sexuelle et votre fertilité.

Le désir sexuel diminue souvent durant un traitement contre le cancer. Cependant, de nombreuses personnes concernées gardent le besoin de tendresse et d’intimité. Beaucoup d’hommes trouvent difficile de parler de leurs besoins et de leurs problèmes sexuels. Les questions, les incertitudes et les craintes restent alors inexprimées et peuvent aggraver les problèmes.

La manière dont vous vivez votre vie sexuelle est très personnelle.

Cette brochure explique les points suivants :

• Quels sont les organes sexuels masculins ?

Grâce à vos dons, nos brochures sont gratuites.

• Qu’est-ce que l’excitation sexuelle ?

• Quels sont les troubles possibles pendant et après un traitement contre le cancer ?

• Est-il encore possible de concevoir un enfant après une maladie cancéreuse ?

Vous trouverez dans cette brochure de nombreux conseils et suggestions. Peut-être vous aidera-t-elle aussi à (re)découvrir votre sexualité ?

Vous trouverez des informations complémentaires et des adresses utiles à la fin de cette brochure.

Nos vœux les plus chaleureux vous accompagnent.

Votre Ligue contre le cancer

Cancer et sexualité au masculin
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La sexualité masculine

Qu’est-ce que la sexualité ?

La sexualité est un besoin fondamental de l’être humain : tendresse, intimité physique, mais aussi désir sexuel qui donne du plaisir. Pour beaucoup de gens, le sexe est une combinaison de tous ces aspects.

Notre sexualité évolue avec le temps. De nombreuses personnes la vivent différemment au cours de leur vie. Pour beaucoup, le sexe est une partie importante de leur existence.

« Depuis que j’ai un cancer de la prostate, ma vie sexuelle a changé. Je me pose beaucoup de questions. »

Pourtant, nous avons souvent du mal à en parler, même en couple. Le sujet est délicat. Par exemple, comment certains de nos désirs ou fantasmes sexuels sont-ils perçus par l'autre ?

La sexualité peut être sensuelle et épanouissante. Elle peut aussi entraîner de la déception et de la tristesse.

L’essentiel en bref

• Pour beaucoup de gens, le sexe est une combinaison de désir, d’intimité et de tendresse.

• La vie sexuelle signifie quelque chose de différent pour chaque personne et évolue au cours de la vie.

• Le pénis et le scrotum font partie des organes sexuels masculins externes.

• Les testicules, les épididymes, les canaux déférents, la prostate et les vésicules séminales font partie des organes sexuels masculins internes.

• Un plancher pelvien souple permet d’intensifier ou de diminuer l’excitation sexuelle.

Quels sont les organes sexuels masculins ?

Quels sont les organes sexuels externes ?

L’illustration montre les organes sexuels masculins externes. Ils comprennent le pénis et le scrotum.

Qu’est-ce que le scrotum et à quoi sert-il ?

Le scrotum est une poche de peau et de muscles. Il contient les deux testicules, les épididymes et les deux cordons spermatiques.

Le scrotum protège les testicules, les épididymes et les cordons spermatiques, par exemple contre le froid. Lorsqu’il fait froid, le muscle du scrotum se contracte et les testicules se rapprochent du corps.

Comme il se trouve à l’intérieur du corps, le scrotum protège aussi les testicules contre la chaleur excessive en maintenant une température plus basse. Cela est important pour la formation des spermatozoïdes.

a) scrotum b) pénis

Comment le pénis est-il constitué ?

Le pénis est composé de deux corps caverneux et un corps spongieux. Leur tissu érectile se remplit de sang. Cela provoque un gonflement qui rend le pénis plus grand et plus dur : il s’agit de l’érection.

Les corps caverneux et spongieux entourent l’urètre. Lorsqu’un homme urine, l’urine s’écoule par l’urètre. Lors de l’éjaculation, le sperme passe également par l’urètre.

c d f b a e

a) gland avec prépuce

b) col du gland

c) corps du pénis

Le pénis est composé du corps et du gland. L’orifice de l’urètre (méat urinaire) se trouve à l’extrémité du gland.

La taille du pénis varie d’une personne à l’autre, qu’il soit au repos ou en érection. Quelques centimètres du pénis sont ancrés à l’intérieur du corps et dans le bassin.

d) racine du pénis g h i j

e) méat urinaire h) corps caverneux du pénis f) prépuce i) corps spongieux g) vaisseaux sanguins j) urètre

Quels sont les organes sexuels internes ?

Ils sont composés :

• des testicules ;

• des épididymes ;

• des canaux déférents ;

• des vésicules séminales ;

• de la prostate.

Quelles sont les fonctions des testicules ?

Les testicules ont deux fonctions :

• ils produisent les spermatozoïdes qui permettent de féconder les ovocytes féminins ;

• ils produisent la testostérone, l’hormone sexuelle masculine.

Quelles sont les fonctions des épididymes et de la prostate ?

Les épididymes sont situés près du corps, derrière les testicules. À cet endroit, les épididymes sont fusionnés aux testicules. Le canal déférent commence dans la partie inférieure de l’épididyme.

Les spermatozoïdes mûrissent dans l’épididyme.

Les canaux déférents relient les épididymes aux vésicules séminales et à la prostate. Et c’est dans la prostate que les canaux déférents rejoignent l’urètre.

Les vésicules séminales et la prostate produisent une sécrétion. Cette sécrétion, associée aux spermatozoïdes, forme le liquide séminal (éjaculat). L’éjaculat s’écoule dans l’urètre par les canaux déférents. La majeure partie du liquide séminal est constituée de sécrétion produite par la prostate.

Qu’est-ce qu’une hypertrophie bénigne de la prostate ?

Les hommes âgés présentent souvent une hypertrophie bénigne de la prostate. On parle aussi d’hyper-

plasie prostatique. Comme la prostate entoure l’urètre, celui-ci peut se rétrécir. Il peut donc être plus difficile d’uriner, ou plus fréquent de ressentir le besoin d’uriner.

a) vessie

h b) prostate

i c) corps caverneux

d) pénis

e) gland et prépuce

f) épididyme

g) testicule

j h) vésicule séminale

k i) canal déférent

j) urètre

k) méat urinaire

Qu’est-ce que le plancher pelvien et pourquoi est-il important ?

Le plancher pelvien est un groupe de muscles situé dans le bas du bassin, composé de trois couches. Il sert à maintenir les organes internes en place et à empêcher qu’ils s’affaissent.

Le plancher pelvien est important pour la fonction sexuelle. Lors de l’érection, le sang afflue dans les corps caverneux du pénis. En contractant le plancher pelvien, le sang ne s’écoule pas aussi vite des corps caverneux. L’érection dure ainsi plus longtemps. Et en contractant le plancher pelvien, vous pouvez retarder l’éjaculation.

Un plancher pelvien affaibli ou tendu entraîne parfois une éjaculation précoce ou une moins bonne érection.

a) sphincter anal

b) anus e

c) muscle élévateur de l’anus a

d) coccyx b

e) muscle ischioc caverneux

f) grand muscle d fessier f

Vous pouvez influencer votre excitation sexuelle grâce à la respiration et à des mouvements conscients. Contracter et relâcher le plancher pelvien aide en effet à stimuler le plaisir. Un entraînement régulier du plancher pelvien améliore la circulation sanguine vers le pénis et les testicules. Cela contribue à améliorer la capacité d’érection.

Quelles sont les fonctions du cerveau et des nerfs ?

Le cerveau est le centre de contrôle des hormones sexuelles masculines. Il envoie des signaux au corps qui activent la production de testostérone dans les testicules et les glandes surrénales.

Les nerfs participent également à l’excitation sexuelle, par exemple à l’érection. Lorsque votre partenaire vous touche pendant les rapports sexuels, votre corps envoie des signaux au cerveau par les nerfs. Cela provoque une excitation sexuelle et conduit à une érection.

Quelles sont les fonctions de la testostérone ?

Dès la puberté, la testostérone provoque une augmentation de la taille des testicules et du pénis. Cette hormone sexuelle est également responsable d’autres caractéristiques du corps masculin :

• pousse de la barbe ;

• agrandissement de la taille du lar ynx ;

• pilosité corporelle ;

• changement de la voix (mue) ;

• augmentation de la production de sébum par la peau ;

• développement musculaire ;

• stockage du calcium dans les os ;

• stimulation du désir sexuel.

Tout le monde produit de la testostérone, en quantités variables. Cette hormone influence le désir sexuel, incite à prendre plus de risques et diminue l’anxiété.

Le corps masculin produit également une petite quantité d’œstrogènes.

Qu’est-ce que l’hormonothérapie du cancer de la prostate ?

De nombreuses personnes atteintes d’un cancer de la prostate suivent une hormonothérapie. Les médicaments bloquent la testostérone, car cette hormone stimule la croissance de la tumeur. Lorsque le taux de testostérone diminue, des effets indésirables apparaissent. Une sexualité épanouie reste toutefois possible même sans testostérone.

Qu’est-ce que l’excitation sexuelle ?

Le désir sexuel ne dépend pas seulement de la testostérone. Des images, des odeurs, des sons, l’imagination ou les fantasmes stimulent aussi l’excitation sexuelle.

Réaction physiologique

Lors de l’excitation sexuelle masculine, le cerveau envoie un signal aux vaisseaux sanguins par les nerfs. Cela provoque un afflux de sang dans les corps caverneux du pénis, qui se durcit.

Perdre la capacité d’érection peut être stressant. En effet, les hommes la considèrent comme un signe de virilité et d’attractivité.

L’excitation sexuelle masculine entraîne d’autres réactions physiques :

• la respiration et le rythme cardiaque s’accélèrent ;

• une sensation agréable de chaleur se développe dans le bassin ;

• les muscles se contractent ;

• l’attention se concentre sur le bassin et la région génitale ;

• une sensation générale de chaleur envahit le corps.

Pour savoir comment le plancher pelvien influence l’excitation sexuelle, rendez-vous à la page 36.

L’influence du stress ou des inquiétudes

En général, les rapports sexuels permettent de se centrer sur le moment présent. En cas de douleurs ou de stress, la concentration baisse et l’excitation sexuelle diminue.

Érection, éjaculation et orgasme

L’érection, l’éjaculation et l’orgasme surviennent souvent ensemble. Ce n’est toutefois pas toujours le cas. Certains hommes éjaculent sans érection. D’autres ont un orgasme sans éjaculation ni érection.

Lorsque l’excitation sexuelle dure longtemps, l’orgasme survient tôt ou tard. L’orgasme correspond au pic du plaisir physique et émotionnel. Pour certaines personnes, le moment juste avant est particulièrement agréable.

Pendant l’orgasme, une partie des organes sexuels internes et le plancher pelvien se contractent de manière rythmique. Chez la plupart des hommes, cela provoque l’éjaculation.

Après l’orgasme, de nombreuses personnes se sentent détendues et satisfaites, car le corps libère des hormones du bien-être. D’autres se sentent fatiguées ou stressées. Les sensations varient beaucoup d’une personne à l’autre.

Les problèmes les plus fréquents

Même après le choc du diagnostic de cancer, certaines personnes ont besoin de maintenir une vie sexuelle. La relation physique avec leur partenaire peut être une source importante de plaisir, de détente et de sécurité.

Cependant, les traitements et les effets indésirables des traitements réduisent parfois les occasions de vivre cette intimité et d’avoir des relations sexuelles. Les problèmes décrits ci-dessous sont souvent évoqués par les personnes concernées auprès de leurs médecins et thérapeutes.

Nos recommandations sont conçues comme des suggestions. Peut-être vous aideront-elles à renforcer la confiance en votre corps.

« J’ai un cancer colorectal et je suis sous chimiothérapie. Le diagnostic de cancer me pèse et pour l’instant, je n’ai pas envie d’avoir de rapports sexuels. Comment le dire à ma partenaire sans la blesser ? Je sens que la proximité physique lui manque. »

L’absence de désir sexuel

Le cancer affecte le désir

La maladie cancéreuse et les traitements influencent le désir sexuel. Certaines personnes perdent tout intérêt ou réagissent différemment aux stimuli érotiques. D’autres ressentent moins de sensations. Différentes parties du corps sont aussi parfois engourdies.

Certaines personnes touchées ne veulent plus de rapports sexuels et prennent leurs distances.

D’autres souhaitent toujours en avoir et se sentir proches de leur partenaire. Parlez-en ensemble : qu’attendez-vous d’elle ou de lui ? Ne vous mettez pas la pression : il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses dans cette situation.

Reconnaissant, mais vulnérable

De nombreuses personnes touchées perdent le contact avec leur corps pendant les traitements.

Elles sont reconnaissantes, car les médecins soignent leur cancer. Mais pendant les soins ou les examens, elles doivent se déshabiller devant des personnes qu’elles ne connaissent pas. Elles restent nues

ou à peine vêtues pendant que l'on touche leur corps. Cela porte atteinte à leur intimité.

Certaines personnes concernées se protègent en évitant de trop ressentir. Ce repli sur soi les amène aussi à moins ressentir les caresses de leur partenaire. Ce n’est souvent que temporaire.

Si cette distance dure plus longtemps, n’hésitez pas à en parler à votre équipe médico-soignante.

Quelles sont les principales raisons de la baisse de désir ?

• Inquiétudes et peurs.

• Douleurs et mal-être général, effets indésirables des traitements.

• Stress pendant les traitements, avant les examens ou en attendant les résultats.

• Fatigue intense.

• Changement d’apparence : perte des cheveux, cicatrices ou stomie.

• Changements hormonaux.

• Problèmes de couple, parfois aggravés par la maladie.

• Modification au niveau du toucher : les caresses et les contacts physiques deviennent moins agréables.

Questions sur l’absence de désir

• Qu’est-ce qui me dérange ? Qu’est-ce qui diminue mon désir sexuel ?

• Qu’est-ce que je ressens : de la peur, de la tristesse, de la honte, du stress ?

• Quel type de proximité avec ma ou mon partenaire est agréable ?

• Qu’est-ce qui me procurait du plaisir par le passé ? Qu’est-ce qui pourrait me plaire maintenant ?

• Ce manque d’envie concernet-il uniquement le sexe ? Ai-je envie d’autres choses comme faire du sport, manger, avoir des loisirs ?

• Qu’est-ce qui me procure actuellement du plaisir en dehors de ma vie sexuelle ?

• D’autres façons de vivre ma sexualité peuvent-elles m’aider à retrouver du désir ?

Let‘s talk

Comment gérer

l’absence de désir ?

Discuter avec sa ou son partenaire

L’intimité et les rapports sexuels ne sont pas une obligation. Expliquez à votre partenaire ce qui a changé pour vous. Décrivez :

• quels types de contacts physiques vous sont agréables ;

• quels types de contacts sont désagréables lorsqu’on vous touche.

Il peut être utile de demander l’aide d’une ou un spécialiste pour vous aider à entamer la discussion avec votre partenaire.

Demandez à votre équipe médicosoignante ou à la Ligue contre le cancer de vous aider à trouver un·e professionnel·le près de chez vous. Il peut s’agir d’un·e sexothérapeute ou d’un·e spécialiste en psychooncologie.

Les questions sur le désir et le manque de désir peuvent également être un bon moyen de commencer une discussion avec votre partenaire (voir p. 53-54).

Libérer son esprit

Vous avez peur et vous vous sentez sous pression ? Vos pensées reviennent-elles sans cesse vers ces peurs et ces inquiétudes ? Cela influence également le désir sexuel.

Des exercices de relaxation, de respiration ou de méditation peuvent aider à apaiser votre esprit et à penser à des choses positives. Pour vous exercer à ces techniques chez vous, vous trouverez des cours, des livres ou des applications sur inter-

net ou en librairie.

Voici quelques stratégies pour lutter contre les pensées récurrentes :

• prendre un bain ou aller au sauna ;

• faire des mouvements, pratiquer une activité physique ou sportive ;

• lire un livre ou écouter un podcast ;

• réaliser des travaux manuels ou artistiques ;

• se ressourcer dans la nature et en plein air.

Développer des rituels de couple

Les rituels vous aident à vous sentir à nouveau en confiance dans votre corps et dans votre relation de couple. Il ne s’agit pas de ressentir immédiatement une excitation sexuelle. Les rituels vous aident à vivre votre relation de manière sensuelle.

Voici quelques exemples :

• rester longtemps dans les bras l’un de l’autre ;

• s’embrasser longuement ;

• fixer un rendez-vous pour manger ou prendre un bain ensemble ;

• faire un massage tout en douceur avant de s’endormir ;

• regarder ensemble un film érotique ou lire un livre érotique.

La

masturbation

La masturbation vous permet de (re)découvrir votre propre corps et d’identifier les caresses ou fantasmes qui vous excitent. Une meilleure connaissance de soi-même permet aussi de mieux guider sa ou son partenaire lors des relations sexuelles.

La masturbation améliore aussi la circulation sanguine dans les organes sexuels et le maintien de leur fonction. Cela favorise la guérison des organes sexuels.

Toucher sa ou son partenaire

Les caresses et les massages vous permettent de créer une proximité sans avoir de rapports sexuels. Il est parfois utile de décider à l’avance quelles parties du corps peuvent être touchées. Cela aide à se détendre. Certaines personnes trouvent plus agréable de ne pas toucher les parties intimes.

Avant le massage, précisez quelle pression vous trouvez la plus agréable : forte, légère, avec la paume de la main ou seulement avec le bout des doigts.

Si vous le souhaitez, vous pouvez également vous faire masser par une masseuse ou un masseur. Le massage vous aide à mieux ressentir votre corps. Certains massages stimulent les zones érogènes, comme le massage tantrique.

Le Slow Sex

Dans ce que l’on appelle Slow Sex, proximité et intimité se construisent grâce à des mouvements lents et des caresses douces. Vous remarquez ainsi les sensations les plus petites. Excitation, érection et orgasme ne sont pas la priorité dans ce moment spécial. Le Slow Sex peut déclencher un grand plaisir sexuel, mais ce n’est pas le cas pour tout le monde.

Traitement hormonal à base de testostérone

Le taux de testostérone influence le désir sexuel masculin. Si les résultats de votre prise de sang montrent un taux trop bas, votre médecin vous prescrira peut-être un traitement hormonal.

La plupart des patients reçoivent une injection de testostérone tous les trois mois environ. L’assurance maladie ne rembourse pas la testostérone sous forme de crème ou de gel.

Demandez à votre médecin des informations sur les effets indésirables possibles.

Dans certains types de cancer toutefois, un traitement hormonal n’est pas possible. C’est le cas du cancer de la prostate ou du cancer du sein chez l’homme. Les cellules cancéreuses réagissent aux hormones et se développent sous l’effet de la testostérone. Votre médecin pourra vous donner plus d’informations à ce sujet.

« Depuis que j’ai une leucémie et que je suis sous chimiothérapie, j’ai essayé plusieurs fois d’avoir des relations sexuelles avec ma femme. Malheureusement, je n’ai pas eu d’érection. Que puis-je faire ? »

Les troubles de l’érection

Pendant et après une maladie cancéreuse, des troubles de l’érection sont fréquents. Cela signifie que le pénis ne raidit plu ou que partiellement.

Quels sont les troubles possibles ?

• Le pénis commence à se raidir, mais pas assez pour avoir des rapports sexuels.

• Le pénis se raidit lors de la masturbation, mais pas lors des rapports sexuels.

• Le pénis se raidit, mais cela est douloureux.

• Vous êtes excité, mais le pénis ne se raidit pas.

Ce type de troubles concernent de nombreux hommes au cours de leur vie.

Exemples de causes physiques :

• les traitements, qui ont endommagé les nerfs ou les vaisseaux sanguins. Par exemple, les opérations de la prostate, de l’intestin ou des testicules. Ou la radiothérapie dans la région du bassin et la chimiothérapie ;

• un taux de testostérone trop bas ;

• une lésion du corps caverneux ;

• des maladies comme le diabète, l’hypertension artérielle ou la dépression ;

• certains médicaments, comme les médicaments antihormonaux ;

• une consommation trop élevée d’alcool et de nicotine.

Dans le cas d’une maladie cancéreuse, cela s’explique souvent par des causes physiques. Le stress psychologique et émotionnel influence aussi la qualité de l’érection.   Cancer et sexualité au masculin

Exemples de causes psychologiques et émotionnelles :

• les inquiétudes et la peur de mourir ;

• ne plus se sentir capable de tout faire ;

• les doutes sur soi-même et sur le sentiment d’utilité ;

• l’évitement et la peur de l’échec.

Comment gérer les troubles

de l’érection ?

Consulter une ou un spécialiste

En cas de problèmes d’érection, adressez-vous à une ou un urologue pour clarifier les causes physiques. L’urologue est un·e médecin spécialiste des reins, des voies urinaires et des organes sexuels masculins.

Différents traitements sont efficaces contre les troubles de l’érection, comme des médicaments ou d’autres moyens auxiliaires.

Discutez des points suivants avec votre urologue :

• quels sont les médicaments qui peuvent m’aider ? Comment dois-je les prendre ?

• quels sont les appareils disponibles ? Comment les utiliser dans ma vie sexuelle ?

Discuter des causes psychologiques et émotionnelles avec un·e spécialiste est également important. Vous pouvez par exemple poser les questions suivantes à un·e spécialiste en psycho-oncologie ou à un·e spécialiste en santé sexuelle :

• comment gérer les problèmes dans ma relation de couple ?

• comment gérer mon mal-être ?

L’assurance maladie obligatoire ne rembourse pas les prestations de consultation sexologique.

Changer de mode de vie

Les dépôts dans les vaisseaux sanguins (artériosclérose) aggravent les troubles de l’érection. Essayez de mener une vie aussi saine que possible. Par exemple :

• faire régulièrement de l’exercice ;

• renoncer autant que possible à l’alcool et au tabac ;

• suivre une alimentation variée et équilibrée.

Vous voulez arrêter de fumer ?

L’équipe du service de conseil stoptabac vous aide à y parvenir. N’hésitez pas à les contacter sur www. stop-tabac.ch

Essayer de nouvelles choses

Il existe différentes manières d’avoir une vie intime. Essayez quelque chose de nouveau, par exemple les caresses ou le Slow Sex. Pour cela, vous n’avez pas besoin d’avoir une érection. Vous pouvez essayer ceci :

• dites à votre partenaire que vous souhaitez être touché autrement ;

• essayez de vous rapprocher par le jeu érotique ;

• utilisez des objets sexuels (sextoys) comme les godemichets ou les vibromasseurs.

Changer de position pendant les rapports sexuels

Il est possible d’avoir des rapports sexuels même si le pénis n’est pas complètement en érection. Les positions suivantes pourraient vous aider à mieux vivre vos rapports sexuels.

Quelles positions essayer ?

Vous êtes allongé sur le dos et votre partenaire s’assied lentement sur votre bassin. L’un de vous deux peut alors introduire le pénis dans le vagin ou l’anus avec les mains. Pour cela, une érection complète n’est pas nécessaire.

L’utilisation de sextoys ou de lubrifiants vous aidera également.

Votre partenaire est allongé·e sur le ventre. Vous êtes au-dessus et grâce à la gravité, vous parvenez à mieux introduire votre pénis partiellement en érection dans le vagin ou l’anus.

Orgasme malgré l’absence d’érection

Il est possible d’atteindre l’orgasme même sans érection ou avec un pénis partiellement en érection.

Discuter avec sa ou son partenaire

Parlez à votre partenaire du fait que votre pénis ne se raidit plus ou plus complètement. Cela peut être difficile si vous le cachez ou si vous vous repliez sur vous-même.

Pour entamer la conversation, vous trouverez à la page 17, 53 et 54 des questions que vous pourriez vous poser mutuellement.

Les médicaments contre les troubles de l’érection sont-ils efficaces ?

Ces médicaments favorisent l’afflux de sang vers les tissus érectiles du pénis. Ils aident également le sang à rester plus longtemps dans ces tissus.

Faites-vous prescrire ces médicaments par votre médecin. Ils peuvent entraîner des effets indésirables. N’achetez pas de médicaments sur internet. Leur efficacité n’est pas garantie. Ils peuvent même être nocifs.

Vous pouvez poser les questions suivantes à votre médecin :

• en cas de quels effets indésirables je ne dois pas prendre ce médicament ?

• y a-t-il des interactions avec d’autres médicaments que je prends ?

Les comprimés

Vous devez prendre le comprimé avant un rapport sexuel. Lisez d’abord la notice d’emballage pour savoir quand l’effet commence. Selon le principe actif, cela peut se produire dans les trente minutes ou après deux heures. Si le médicament agit, vous aurez une érection pendant un certain temps. Cela varie également en fonction du principe actif. Votre urologue répondra à toutes vos questions sur ces médicaments.

Si les médicaments ne fonctionnent pas, parlez-en à votre médecin. Vous aurez alors la possibilité d’essayer un autre principe actif, des médicaments à appliquer localement ou des moyens auxiliaires.

Autres options thérapeutiques

Ces médicaments s’utilisent directement sur le pénis. Il existe deux possibilités :

• vous insérez un petit suppositoire à l’extrémité du pénis et le massez doucement. Lorsqu’il se dissout, le pénis se durcit. Ce médicament est toutefois très rarement prescrit par les urologues ;

• vous injectez le médicament directement dans le pénis. Après quelques minutes, davantage de sang afflue dans le corps caverneux et le pénis se raidit. Au début, vous pourriez rencontrer quelques difficultés ; l’aiguille ne provoque qu’une légère gêne.

Parlez-en à votre urologue. Demandez-lui de vous expliquer comment utiliser les médicaments et entraînez-vous à les utiliser correctement.

La pompe à vide pour pénis

La pompe à vide pour pénis, aussi appelé vacuum, est un tube transparent muni d’une pompe. Vous la placez sur le pénis, puis aspirez lentement l’air du tube. Cela crée un vide et le sang afflue dans les corps caverneux du pénis.

Lorsque votre pénis est en érection, faites glisser l’anneau pénien jusqu’à la base du pénis. Cela permet de maintenir l’érection.

Les anneaux péniens

Si votre pénis n’est que partiellement raidi, vous pouvez utiliser uniquement un anneau pénien. Faites glisser l’anneau jusqu’à la base du pénis.

Les anneaux péniens sont disponibles en différentes tailles. Choisissez celui qui correspond à la vôtre. Si l’anneau est trop large, il ne retient pas correctement le sang. S’il est trop serré, cela risque d’être douloureux. L’anneau doit être fabriqué dans un matériau souple et flexible, par exemple en silicone.

Attention :

• retirez l’anneau pénien au plus tard après trente minutes. Une pression prolongée risque d’endommager les corps caverneux du pénis ;

• gardez votre calme si vous ne parvenez pas à retirer immédiatement l’anneau de votre pénis. Du lubrifiant ou un bain dans de l’eau tiède vous aidera.

Les implants péniens

En cas de dommages permanents, l’équipe chirurgicale peut insérer une prothèse dans le pénis. Toutefois, opération n’est recommandée que si les médicaments, les anneaux ou les pompes à vide n’ont pas donné de résultats.

Demandez à votre urologue quels sont les avantages et les inconvénients de cette intervention.

Cette opération nécessite un séjour de quelques jours à l’hôpital.

L’allongement du pénis

Si une partie du pénis a dû être retirée, une opération permet de l’allonger à nouveau. L’équipe chirurgicale tire vers l’extérieur une partie du pénis cachée à l’intérieur du corps.

Vous avez des questions à ce sujet ?

Parlez-en à votre médecin.

Si vous ne souhaitez pas subir d’opération, une prothèse en latex est une option. Elle se place sur le pénis en érection.

Qu’est-ce qu’une vie sexuelle épanouie ?

De quoi avez-vous besoin, votre partenaire et vous, pour une sexualité épanouie ? Discutez-en ensemble et décidez de ce qui vous fait du bien.

Les questions suivantes vous aideront peut-être :

• mes problèmes d’érection ontils des causes physiques ?

• quels moyens auxiliaires ou médicaments est-ce que je souhaite essayer ?

• quelles sont les autres options, en plus de celles qui sont proposées ?

• qu’est-ce qui améliore ma qualité de vie et celle de notre couple ?

• ai-je besoin d’un soutien psychologique ou d’une thérapie sexuelle ?

Les troubles de l’éjaculation

« À cause de mon cancer, ma compagne et moi n’avons plus eu de relations sexuelles depuis longtemps. Lorsque nous nous sommes touchés, j’ai très rapidement éjaculé. Cela m’a beaucoup gêné et je pense qu’elle a aussi été déçue. Puis-je faire quelque chose pour éviter que cela se reproduise à l’avenir ? »

L’éjaculation est le moment où l’homme expulse son sperme. Il n’y a pas de moment idéal pour cela. Pendant ou après un cancer toutefois, de nombreux hommes se sentent mal à

l’aise s’ils éjaculent trop tôt (éjaculation précoce), trop vite ou s’ils n’éjaculent pas du tout. Parfois, le sperme s’écoule dans la vessie. On parle d’éjaculation rétrograde.

Quelles sont les causes de l’éjaculation précoce ?

• Des facteurs génétiques.

• Le stress et les inquiétudes.

• La peur de décevoir et l’angoisse de performance.

• Une longue absence de relations sexuelles qui augmente la sensibilité au toucher.

• La fatigue liée à la maladie.

Qu’est-ce que l’éjaculation dans la vessie ?

Lorsque le sperme est expulsé dans la vessie, il est ensuite éliminé par l’urine. Cela ne présente aucun danger et se produit souvent après une opération de la prostate. Même lorsque les hommes éjaculent à l’intérieur, cela ne limite pas les relations sexuelles et un orgasme reste possible.

Il se peut toutefois que les personnes concernées ne puissent plus avoir d’enfants de manière naturelle. Si vous souhaitez devenir père, les médecins prélèveront alors du sperme dans l’urine. Celui-ci permettra de féconder les ovocytes de votre partenaire. Vous trouverez plus d’informations sur l’insémination artificielle à la page 48.

Quelles sont les causes de l’orgasme sans éjaculation ?

• Une opération de la prostate durant laquelle les vésicules séminales ont été retirées.

• Une radiothérapie.

• Des lésions au niveau des nerfs de l’appareil reproducteur masculin.

Vous ne parvenez pas à éjaculer et aucune des raisons ci-dessus ne s’applique à vous ? Faites un contrôle chez votre urologue.

Même si vous n’éjaculez pas, vous pouvez tout de même éprouver du plaisir pendant les rapports sexuels. Certains hommes ressentent même un orgasme plus intense. D’autres ont plutôt l’impression que l’orgasme est plus faible ou plus court.

Si vous ressentez des douleurs, consultez votre médecin.

Comment gérer

l’éjaculation précoce ?

Les médicaments

Il existe des médicaments contre l’éjaculation précoce. Parlez-en à votre urologue si vous souhaitez en prendre.

En parler ouvertement

Discutez-en avec votre partenaire. Êtes-vous d’accord sur le fait que l’éjaculation survient trop tôt ? Trouvez ensemble de nouvelles façons de la retarder. En parler ouvertement réduit souvent le stress et l’angoisse de performance.

Des exercices de relaxation réguliers pourraient également vous aider.

Mieux connaître son corps

Parlez-en avec votre partenaire. Entraînez-vous à contrôler le moment de l’éjaculation. Soyez à l’écoute de votre corps. Apprenez à reconnaître le moment où votre excitation sexuelle est à son maximum. On appelle cela le point de non-retour.

Lorsque vous sentez que vous êtes sur le point d’éjaculer, arrêtez-vous lentement et détendez-vous avec votre partenaire.

Répétez cet exercice plusieurs fois avant d’atteindre l’orgasme. Chez de nombreux couples, cela intensifie et approfondit l’expérience sexuelle. Entraînez-vous aussi seul, pendant la masturbation.

Vous avez des questions à ce sujet ?

N’hésitez pas à demander conseil à votre urologue ou à un·e spécialiste en sexologie.

Cancer et sexualité au masculin

Les lésions des zones érogènes

Que sont les zones érogènes ?

Les zones érogènes sont des parties du corps particulièrement sensibles. Lorsque votre partenaire vous touche à l’un de ces endroits, cela peut provoquer une excitation sexuelle.

La plupart des gens ont des zones érogènes similaires. Chez des hommes, le pénis et toute la zone intime sont généralement très sensibles. Beaucoup apprécient les caresses et les baisers dans la région intime, ou encore sur le visage et le cou.

Découvrez où se trouvent vos propres zones érogènes. Elles sont souvent situées à plusieurs endroits du corps.

Pourquoi les zones érogènes sont-elles moins sensibles qu’avant ?

Les principales causes sont :

• des nerfs et vaisseaux endommagés après une opération ;

« Depuis mon opération de l’intestin, je ressens moins de sensations dans la zone intime lorsque ma partenaire me touche. Tout est diférent et étrange. Je n’ai plus envie de sexe. J’ai même peur d’être afectueux avec elle, ce qui me fait beaucoup soufrir.

Que puis-je faire ? »

• une radiothérapie au niveau du bassin ;

• des rougeurs de la peau ou des muqueuses et engourdissements après une chimiothérapie ou une radiothérapie.

Certaines zones de votre corps sontelles engourdies ? Il pourrait s’agir d’une neuropathie périphérique. Vous trouverez plus d’informations sur ce sujet dans la brochure « Cancer et neuropathie périphérique ».

Qu’est-ce qui peut vous aider ?

Attendre la guérison Après une opération ou d’autres traitements, attendez que tout soit guéri. Vous sentirez quand et comment vous souhaitez à nouveau

être touché. Discutez avec votre partenaire de ce que vous trouvez agréable et de ce qui ne l’est pas.

Découvrir de nouvelles

zones érogènes

Vous pensez peut-être que seule votre zone intime est érogène. D’autres parties du corps peuvent aussi l’être. Explorez votre corps et découvrez le type de contacts physiques qui vous excitent et ceux qui ne vous excitent pas. Touchez-vous, massez-vous doucement. Cela vous aidera aussi à moins vous concentrer sur ce qui a changé pour vous.

Parlez-en à votre partenaire et découvrez ensemble de nouvelles zones érogènes de votre corps.

La fatigue

La fatigue liée au cancer est plus intense qu’une fatigue normale. Les personnes touchées :

• se sentent épuisées même après avoir beaucoup dormi ;

• se sentent fatiguées toute la journée ;

• se fatiguent facilement ;

« Depuis que j’ai un cancer et que je suis sous chimiothérapie, je ressens chaque jour une fatigue intense. J’ai du mal à accomplir les tâches quotidiennes et je ne peux pas envisager d’avoir des relations sexuelles avec ma partenaire. J’ai peur qu’elle ne comprenne pas. »

• n’ont pas ou peu de sommeil réparateur ;

• n’arrivent pas à gérer leur vie quotidienne normalement ;

• en souffrent pendant des mois, voire des années.

La fatigue influence aussi la vie sexuelle. Les personnes concernées ont moins envie de proximité ou ressentent moins de plaisir lorsqu’elles sont touchées.

Quelles sont les causes de cette fatigue intense ?

Elle peut être déclenchée par :

• la maladie cancéreuse ellemême ;

• un manque de globules rouges lié aux traitements ;

• une chimiothérapie ou une radiothérapie ;

• le stress physique et psychologique.

Comment gérer la fatigue ?

Parlez de votre fatigue à votre oncologue. Un examen sanguin permettra peut-être d’en déterminer la cause. Si votre médecin ne trouve aucune cause physique, une ou un spécialiste en psycho-oncologie vous aidera peut-être. Contactez la ligue régionale contre le cancer ou le service InfoCancer pour obtenir des adresses près de chez vous.

L’accepter

Affronter la maladie et les traitements demande beaucoup d’énergie. Assimiler le diagnostic sur le plan émotionnel est également fatigant. Acceptez que votre corps ait besoin de plus de repos. Ne luttez pas contre la fatigue.

Tenir un journal peut vous être utile : notez, par exemple, les moments où la fatigue est particulièrement intense. N’hésitez pas à demander plus souvent de l’aide à vos proches. Il vous sera ainsi plus facile de prévoir davantage de temps de repos après le traitement.

Pratiquer une activité physique

L’activité physique atténue les symptômes de la fatigue liée au cancer : marcher, faire des randonnées ou du vélo en plein air. Faites quelque chose qui vous plaît. Évitez toutefois de vous surmener. Si vous ne voulez pas être seul, alors rejoignez un groupe sportif pour personnes atteintes de cancer dans votre région.

Pour connaître les activités proposées dans votre région, consultez le site www.liguecancer.ch

Vous trouverez plus d’informations sur la fatigue dans la brochure « Fatigue et cancer ». Vous pouvez également découvrir comment rester physiquement actif en lisant la brochure « Activité physique et cancer ».

Les douleurs

Les douleurs peuvent avoir différentes causes et se manifester dans différentes régions du corps.

Les douleurs demandent beaucoup d’énergie et sont difficiles à supporter. Faites-vous soigner rapidement, cela permet souvent d’au moins les soulager. Parlez toujours de vos douleurs à votre médecin.

Quelles sont les principales causes des douleurs ?

• La tumeur elle-même ou les métastases.

• Les opérations.

• Une inflammation de la peau ou des muqueuses.

Certaines personnes touchées ressentent une douleur lorsqu’elles éjaculent. Cela peut survenir après une opération, une radiothérapie ou si l’urètre est rétréci.

« Depuis mon opération, j’ai des douleurs dans le bas-ventre par vagues. Je ne veux pas que ma partenaire me touche, mais j’ai peur de la repousser et de la faire soufrir. Que puis-je faire ? »

Comment soulager les douleurs ?

Après l’opération, attendez que la plaie cicatrise. Il faut généralement attendre entre six et dix semaines. Si vous avez des doutes ou des questions, demandez conseil à votre médecin.

Soins des plaies et des cicatrices

• Évitez d’étirer la zone de la cicatrice. Cela augmenterait la pression sur cette zone ;

• Pendant l’opération, des nerfs sont coupés. Il faut un peu de temps avant de retrouver des sensations dans cette zone ;

• Massez et étirez légèrement la cicatrice dans le sens de la longueur ou comprimez-la. Si vous ressentez des douleurs, ne massez pas.

• Utilisez une crème, une pommade ou un gel spécial pour les cicatrices.

Prenez-les au sérieux, ne pensez pas que vous devez les supporter sans aide. Cancer et sexualité au masculin

Solutions pour soulager la douleur

Médicaments

Médecines complémentaires (acupuncture, naturopathie, par ex.)

Physiothérapie

Psychothérapie

Activité physique (sport et mouvement)

Exercices de relaxation (méditation, training autogène, par ex.)

Attendre après une radiothérapie

Après une radiothérapie, la prostate et les voies urinaires sont souvent irritées ou enflammées. Cela provoque parfois des douleurs lors de l’éjaculation.

Attendez que tout soit guéri. Le service de radiologie de votre hôpital vous donnera des conseils à ce sujet. Demandez combien de temps vous devrez attendre avant d’avoir des rapports sexuels. N’oubliez pas que la tendresse, les caresses et les baisers sont possibles en tout temps.

L’incontinence

L’incontinence signifie perdre de l’urine ou des selles de manière involontaire.

Certains traitements contre le cancer entraînent une incontinence. Les personnes qui en souffrent se sentent souvent gênées et évitent la proximité avec leur partenaire.

« J’ai subi une opération au niveau du bassin. Depuis, je perds de l’urine pendant les rapports sexuels. Cela me met très mal à l’aise et j’ai honte. Depuis, je ne veux plus avoir de rapports sexuels. Dois-je consulter un urologue ? »

La physiothérapie, les exercices du plancher pelvien, les protections spécifiques et les médicaments sont généralement efficaces contre ce problème.

Quelles sont les causes de l’incontinence liée au cancer ?

• Des opérations dans la région pelvienne, par exemple au niveau de l’intestin, de la prostate ou de la vessie.

• Une radiothérapie dans la région pelvienne.

• Le sphincter urinaire affaibli par une sonde vésicale. Il s’agit d’un tube inséré dans l’urètre qui mène à la vessie. Une poche qui récolte l’urine est ensuite fixée à ce tube.

• La chimiothérapie.

• Des muscles du plancher pelvien affaiblis, par exemple après une opération.

Comment gérer

l’incontinence ?

Dans la plupart des cas, l’incontinence est temporaire. Si elle dure plus longtemps, parlez-en à votre médecin ou votre urologue.

En parler ouvertement, briser le tabou

N’hésitez pas à discuter avec votre partenaire de vos peurs et de votre gêne. Ensemble, vous trouverez sûrement des solutions pour exprimer votre tendresse au quotidien.

Aller régulièrement aux toilettes

Allez aux toilettes avant les rapports sexuels, même si vous ne ressentez pas le besoin d’uriner ou d’aller à selle.

Entraîner le plancher pelvien

Les exercices du plancher pelvien aident les hommes souffrant d’incontinence due au cancer. Un plancher pelvien plus mobile améliore également le désir sexuel. Pour vous entraîner, essayez l’exercice suivant :

• expirez en contractant vos fesses et le sphincter, comme si vous reteniez vos selles. Vous aurez l’impression de remonter quelque chose à l’intérieur ;

• certain·es physiothérapeutes conseillent de soulever les testicules en utilisant les muscles profonds du plancher pelvien ;

• maintenez cette contraction pendant quelques secondes, puis relâchez les muscles ;

• continuez à respirer normalement pendant l’exercice ;

• répétez cet exercice plusieurs fois par jour ;

• plus vous vous entraînez, plus votre plancher pelvien se renforce. Vous remarquerez les premières améliorations après quelques semaines.

Renforcer ces muscles n’est pas facile. Il est important d’apprendre à les contracter et à les relâcher. Si vous souhaitez entraîner votre plancher pelvien, adressez-vous à une ou un spécialiste. Les séances de physiothérapie doivent être prescrites par votre médecin.

Vous trouverez de plus amples informations à ce sujet sur le site internet de pelvisuisse, la société suisse de physiothérapie du plancher pelvien.

Utiliser un préservatif ou un tampon anal

Lors des rapports sexuels, utiliser un préservatif vous aidera à contenir les fuites urinaires. Si vous avez des fuites fécales, utilisez un tampon anal.

Un tampon anal ferme l’anus pendant plusieurs heures. Il n’est toutefois pas efficace en cas de diarrhée.

Changer de position et de lieu

Vous aurez peut-être plus de facilité à échanger des gestes tendres si vous êtes dans la douche ou dans la baignoire. Vous pourrez alors plus facilement éliminer les pertes d’urines incontrôlées en rinçant ou en vous douchant.

Certaines positions diminuent la pression sur le bas-ventre. Essayez de découvrir celles qui sont les plus confortables pour vous.

Cathéter vésical et sexualité

Certaines personnes touchées doivent temporairement porter une sonde vésicale. Avec un cathéter,

Cancer et sexualité au masculin

vous ne pouvez pas avoir de rapports sexuels. Vous ne devez toutefois pas renoncer à l’intimité.

Une sonde vésicale permanente est plutôt rare. La plupart du temps, les personnes concernées portent ce que l’on appelle un Cystofix. Il s’agit d’un cathéter qui pénètre dans la vessie par le bas-ventre. Ce système permet d’avoir des rapports sexuels. Demandez conseil à votre urologue si vous avez besoin d’une sonde vésicale pendant une période prolongée.

Alimentation et incontinence fécale

Si vous souffrez d’incontinence fécale, surveillez votre alimentation. Il peut être utile de tenir un journal : notez ce que vous mangez, à quel moment vous allez à selle et si vos selles sont molles ou liquides. Grâce à vos observations et vos notes dans le journal, vous pourrez mieux comprendre comment vous réagissez à certains aliments.

Pour éviter la constipation, consommez des aliments riches en fibres. Vous en trouverez beaucoup de

dans les fruits, les légumes, les légumineuses et les produits complets. Si vos problèmes persistent, demandez conseil à une ou un nutritionniste.

Les changements d’apparence

« Depuis

mon opération de l’intestin, j’ai une stomie. J’ai honte devant ma partenaire et j’ai toujours l’impression qu’elle peut la sentir. Que puis-je faire ? »

Au cours de la vie, le corps de tous les hommes change. À la puberté, il grandit et se muscle, la barbe pousse et la voix devient plus grave. Ces changements se produisent lentement.

Un cancer modifie votre apparence physique de manière brutale. Vous avez peu de temps pour vous y habituer.

Quels sont les changements d’apparence possibles ?

• Une stomie (orifice artificiel de l’intestin ou de la vessie).

• Des cicatrices après l’opération.

• Une modification ou la perte d’une partie du corps.

• La perte des cheveux, des sourcils et des cils pendant la chimiothérapie.

• Un œdème lymphatique et des gonflements sur le corps.

• Des brûlures ou de l’eczéma après la radiothérapie.

Les personnes touchées décrivent souvent ces changements physiques comme étranges, angoissants ou parfois repoussants. Elles ne se sentent pas bien dans leur corps et ne se trouvent pas attirantes. Elles ont besoin de temps et de patience pour accepter leur corps transformé.

Comment gérer les modifications d’apparence ?

Votre partenaire voit également vos cicatrices ou votre stomie. Il ou elle a peut-être peur de vous faire mal. Discutez-en ensemble. Décrivez-lui les gestes que vous trouvez agréables.

En vous rapprochant physiquement, vous vous sentirez plus en confiance. Vous pouvez recouvrir votre stomie à l’aide d’une ceinture spéciale.

Ces ceintures sont disponibles sur internet. Demandez aussi conseil à votre stomathérapeute.

Gérer ses émotions

Chaque personne gère ses émotions et ses peurs à sa manière. Certaines souhaitent en parler à leurs proches. D’autres choisissent de les garder pour elles et de les affronter seules.

Vous avez peut-être besoin de plus de temps pour accepter le diagnostic de cancer et les changements physiques. Vous aimeriez peut-être échanger avec d’autres personnes qui se trouvent dans la même situation que vous. Vous trouverez de nombreuses offres auprès des ligues cantonales et régionales contre le cancer. Le site internet www. infoentraidesuisse.ch propose également des groupes d’entraide.

Prendre soin de son corps

Si vous avez des problèmes de peau après une chimiothérapie ou une radiothérapie, prenez-en soin. En appliquant une crème, vous apprenez à mieux accepter votre corps transformé.

Regardez-vous dans un miroir. Touchez les parties de votre corps que la maladie a modifiées. Il vous faudra un certain temps pour vous habituer à ces changements. Prenez votre temps.

Chirurgie plastique et reconstructive

Vous avez des cicatrices qui vous gênent ? Dans ce cas, un·e spécialiste en chirurgie plastique et reconstructive pourra peut-être vous aider. Prenez rendez-vous et discutez de ce qui vous dérange.

Perruque, chapeau et maquillage

Si vous avez perdu vos cheveux pendant la chimiothérapie, vous pouvez vous couvrir la tête avec une perruque ou un chapeau. Choisissez ce qui vous convient le mieux. Si vous le souhaitez, vous pouvez masquer l’absence de sourcils avec du maquillage.

Gérer la stomie

Les poches de stomie modernes contiennent un filtre à charbon actif qui élimine les odeurs. En principe, personne ne peut sentir votre stomie.

Il existe des ceintures spéciales à porter pendant les rapports sexuels ou les moments d’intimité. La ceinture cache la stomie. Demandez conseil à votre stomathérapeute.

Le lymphœdème

Après une opération ou une radiothérapie, vous pouvez développer un lymphœdème. Les lymphœdèmes sont des gonflements. Ils apparaissent lorsque le liquide tissulaire (lymphatique) s’accumule. Cela peut se produire lorsque des ganglions lymphatiques ont été retirés lors de l’opération ou lorsque les voies lymphatiques ont été sectionnées. Ces gonflements peuvent être désagréables et sont parfois douloureux.

Si vous souffrez d’un lymphœdème, parlez-en à votre médecin.

Des physiothérapeutes spécialisé·es pratiquent ce que l’on appelle un drainage lymphatique. Vous recevrez également des bas de compression adaptés à votre morphologie.

Vous trouverez plus d’informations sur les lymphœdèmes dans la brochure « Le lymphœdème après un cancer ».

Tous les problèmes décrits sont des exemples de ce qui préoccupe les personnes pendant ou après une maladie cancéreuse.

Vous rencontrez d’autres difficultés liées à votre vie sexuelle ? Cela vaut la peine d’en parler à un·e spécialiste, par exemple un·e psychooncologue ou un·e sexothérapeute. Vous recherchez des professionnel·les proches de chez vous ? Contactez les services de conseil des ligues cantonales ou régionales contre le cancer.

Questions sur le cancer, le traitement et la paternité

Questions sur le cancer et le traitement

Les questions suivantes sont des exemples de ce qui préoccupe les personnes concernées pendant un traitement contre le cancer. Si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à les poser à votre médecin.

Le cancer est-il contagieux ? Non, le cancer n’est pas contagieux. Les cellules cancéreuses ne se transmettent pas par le toucher ou les baisers. Elles ne se transmettent pas non plus lors des rapports sexuels, qu’ils soient bucco-génitaux ou anaux.

S’il y a plusieurs cas de cancer dans votre famille, parlez-en à votre médecin. Peut-être s’agit-il d’une prédisposition génétique.

Des généticiennes ou généticiens détectent les mutations génétiques à l’aide d’une analyse sanguine. Ce sont des spécialistes qui étudient la transmission héréditaire des maladies.

Vous trouverez plus d’informations à ce sujet dans notre brochure « Prédispositions héréditaires au cancer ».

Protégez-vous

Les rapports sexuels sans préservatif et avec différent·es partenaires augmentent le risque d’infection par les virus suivants :

• hépatite (type B ou C) ;

• herpès ;

• papillomavirus humains (HPV) ;

• VIH/sida.

Certains de ces virus augmentent aussi le risque de développer un cancer. Par exemple : une infection par les virus de l’hépatite (type B ou C) augmente le risque de cancer du foie. Une infection par certains papillomavirus humains augmente le risque de cancer du col de l’utérus, de la vulve, du pénis ou de l’anus.

Les signes typiques d’une infection par les HPV sont les verrues génitales, aussi appelées condylomes. En plus des préservatifs, les adolescents et les jeunes adultes devraient se protéger contre les HPV grâce à la vaccination.

Suis-je radioactif après la radiothérapie ?

Vous restez radioactif pendant un certain temps si vous recevez un traitement par radionucléides. Dans ce cas, vous devrez rester à l’hôpital quelques jours. Pendant plusieurs semaines après l’hospitalisation, les médecins recommandent aussi :

• de ne pas prendre de jeunes enfants dans vos bras ou sur vos genoux ;

• de rester à au moins deux mètres de distance des femmes enceintes.

En cas de radiothérapie externe (radiothérapie percutanée), vous n’êtes pas radioactif.

Lors de rapports sexuels, utilisez toujours des moyens de contraception fiables, car la radiothérapie endommage les spermatozoïdes. Cela risque d’entraîner des malformations chez l’enfant à naître. Informez également votre partenaire, car toute grossesse devrait être évitée pendant au moins six mois après votre traitement.

En cas de questions sur la radiothérapie, n’hésitez pas à les poser à votre équipe médico-soignante.

À quoi être attentif pendant une chimiothérapie ?

Utilisez un préservatif lors des rapports sexuels pendant la chimiothérapie et pendant au moins une semaine après la fin du traitement. Les médicaments sont présents dans tout le corps, aussi dans le sperme. Cela risque alors d’irriter les muqueuses de votre partenaire.

Quand dois-je renoncer aux rapports sexuels ?

• Attendez que la plaie guérisse après des interventions comme celles de l’intestin, de la prostate ou de la vessie. Cela peut prendre de quelques jours à plusieurs semaines.

• En cas de douleurs.

• Après une radiothérapie au niveau du bassin. Attendez que la peau ne soit plus rouge ni irritée.

• Le cancer de la vessie entraîne souvent des saignements lors de la miction. Les rapports sexuels

augmentent parfois les pertes

de sang. En cas de saignements, renoncez aux rapports sexuels.

• Pendant une chimiothérapie, le nombre de plaquettes sanguines peut diminuer. Le risque de saignement est alors plus élevé. Demandez à votre médecin si vous devez éviter les rapports sexuels dans ce cas.

Pendant cette période, vous n’avez toutefois pas besoin de renoncer à la proximité physique, aux massages et aux caresses de votre partenaire.

Érections et orgasmes sontils encore possibles malgré les traitements ?

Pendant les traitements, des troubles de l’érection sont possibles.

De nombreux hommes concernés doivent apprendre à s’habituer à leur corps transformé. Ils se sentent peu sûrs d’eux ou étrangers à leur propre corps. Ils éprouvent de la honte ou deviennent plus réservés. Si vous ressentez aussi cela, en parler à votre partenaire vous aidera

peut-être. Après les traitements, les orgasmes sont toutefois à nouveau possibles.

Pendant cette période, n’hésitez pas à vous faire aider par une ou un spécialiste en onco-sexologie. Vous trouverez des adresses auprès des ligues régionales ou cantonales contre le cancer proches de chez vous (voir page 66).

Puis-je avoir des rapports sexuels anaux ?

Les rapports anaux provoquent souvent des saignements, des lésions ou des inflammations. Ce risque peut augmenter en présence d’une maladie cancéreuse.

La chimiothérapie réduit le nombre de plaquettes sanguines et de globules blancs :

• lorsque le nombre de plaquettes sanguines est bas, le risque de saignement est plus élevé ;

• lorsque le nombre de globules blancs est bas, les défenses immunitaires diminuent et le risque d’inflammation augmente.

Si possible, évitez les rapports anaux. Sinon, utilisez des préservatifs et des lubrifiants. En cas de doutes sur d’autres pratiques sexuelles, n’hésitez pas à en parler à votre médecin.

Mon couple est-il menacé ?

La plupart des couples partagent bien plus que le simple plaisir sexuel. Même pendant la maladie, vous pouvez continuer à vous sentir proche de votre partenaire. Parlez ouvertement de vos inquiétudes.

Il peut également être utile de consulter un·e psychothérapeute ou un·e sexologue.

Trouver une ou un partenaire pendant et après le cancer ?

Si vous n’avez pas de partenaire, vous vous demandez peut-être si, et comment vous parviendrez à en trouver un·e malgré la maladie.

Comment l’autre personne réagira-t-elle lorsque vous lui direz que vous avez ou avez eu un cancer ?

Parfois, la personne a d’abord besoin de comprendre cette information. Elle aura peut-être besoin de temps pour elle-même. Il se peut qu’elle soit inquiète ou se sente en insécurité.

Parlez-en ouvertement. Demandezlui ce dont elle a besoin. Exprimez aussi vos propres inquiétudes. Il est conseillé de parler des changements corporels, tels que les cicatrices ou une stomie, avant tout contact physique et avant d’avoir des rapports sexuels.

Désir d’enfants malgré

un cancer

Les traitements contre le cancer nuisent-ils à l’enfant à naître ?

Oui, les traitements endommagent les spermatozoïdes. Cela entraîne un risque élevé de malformations chez l’enfant à naître.

Pour éviter cela, il est indispensable d’utiliser des méthodes contraceptives fiables pendant toute la durée des traitements, et six à douze mois après.

Si vous souhaitez avoir des enfants après les traitements, parlez-en à votre médecin. Faites-le avant de les commencer.

Exemples de questions à poser à votre médecin

• Pendant combien de temps dois-je prendre des précautions ?

• Que puis-je faire pour avoir des enfants après les traitements ?

• Quelles sont mes chances d’avoir des enfants avec des spermatozoïdes ou du tissu testiculaire congelés ?

• Qui paie les examens et le traitement visant à préserver ma fertilité ?

Que pouvez-vous faire ?

Congeler les spermatozoïdes

Avant le début du traitement, vous fournissez plusieurs échantillons de sperme dans un centre spécialisé dans la préservation de la fertilité. Les spermatozoïdes sont ensuite congelés et conservés. On appelle cela la cryoconservation. En temps voulu, les médecins pourront alors les utiliser pour une insémination ou une fécondation artificielle.

Congeler du tissu testiculaire

L’équipe chirurgicale prélève et congèle du tissu testiculaire. Elle extrait ensuite les spermatozoïdes de ce tissu. On parle d’extraction testiculaire de spermatozoïdes. Il s’agit d’une méthode utilisée lorsque le liquide séminal ne contient pas assez de spermatozoïdes pour une fécondation naturelle.

Que paie l’assurance maladie ?

L’assurance maladie obligatoire rembourse la cryoconservation des spermatozoïdes pendant cinq ans. Si le traitement se prolonge, les assurances maladie paient la congélation pendant cinq années supplémentaires.

Les autres traitements de préservation de la fertilité sont à la charge des personnes concernées. Il s’agit, par exemple, des frais liés à l’insémination artificielle.

Quand n’est-il plus possible de devenir père de manière naturelle ?

Si les deux testicules ont été retirés, une fécondation naturelle n’est plus possible.

Les couples mariés, y compris les couples de même sexe, peuvent devenir parents grâce à un don de sperme.

Le don de sperme n’est pas anonyme. Un enfant né après un don de sperme pourra donc découvrir qui est son père biologique dès qu’il aura atteint l’âge de 18 ans.

Pour en savoir plus sur ce sujet, discutez-en avec votre médecin ou renseignez-vous auprès du centre de préservation de la fertilité.

Devenir père de manière naturelle après un cancer

Le temps nécessaire à votre corps pour se remettre des traitements et à la production de spermatozoïdes pour revenir à la normale dépend de deux facteurs :

• votre âge ;

• le type de traitements que vous avez reçus.

Si vous avez suivi l’un de ces traitements, votre fertilité pourrait être réduite pendant une longue période :

• une radiothérapie au niveau de la tête ;

• une radiothérapie au niveau du bassin ;

• une greffe de cellules souches ;

• une chimiothérapie intensive.

Si vous souhaitez concevoir un enfant, faites régulièrement contrôler la qualité de votre sperme en accord avec votre médecin.

Vous avez des questions sur la planification familiale ? N’hésitez pas à les poser à votre urologue.

Couple et sexualité

Les couples sont liés par bien plus que les rapports sexuels. Il existe d’autres moyens de montrer votre amour à votre partenaire. La confiance, les intérêts communs, le respect, la tendresse, une vision similaire de la vie, l’humour et bien d’autres choses encore contribuent à renforcer les liens.

La relation de couple pendant une maladie cancéreuse

La maladie cancéreuse modifie la relation de couple. Vous devrez peut-être répartir différemment les tâches. La plupart du temps, cela entraîne un nouveau quotidien.

Les personnes touchées sont souvent très affaiblies physiquement par les traitements contre le cancer. Elles ont besoin de temps pour leurs soins corporels. Elles ont aussi besoin de plus d’aide pour les tâches ménagères, ainsi que pour la prise en charge des enfants si elles en ont. Cela modifie les rôles au sein du couple. Votre partenaire peut se sentir dépassé·e. Cela peut peser davantage sur la relation.

« Depuis mon cancer, ma partenaire et moi n’avons des de rapports sexuels que très rarement. Cela me pèse ! Je me mets la pression parce que je pense que je devrais à nouveau lui en ofrir. Je pense aussi que je le lui dois, après cette longue phase de maladie et de thérapie. En même temps, j’ai besoin de temps pour moi, car j’ai besoin d’assimiler tout ce qui m’arrive. Notre relation tiendrat-elle le coup ? »

Beaucoup de personnes concernées ne souhaitent pas avoir de rapports sexuels pendant le traitement. Elles continuent toutefois à rechercher la proximité physique et la tendresse. Certaines souhaitent discuter, passer des soirées de relaxation à deux ou faire une promenade ensemble.

D’autres préfèrent gérer seules leur maladie. Elles ont donc besoin de temps pour elles.

Vous pouvez bénéficier d’un accompagnement en psycho-oncologie, seul ou avec votre partenaire. Vous trouverez une conseillère ou un conseiller près de chez vous auprès de votre ligue cantonale ou régionale contre le cancer. Certain·es ont suivi une formation complémentaire en sexothérapie.

Prenez votre temps

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. C’est vous qui décidez de la fréquence de vos rapports sexuels avec votre partenaire. Si votre corps a changé ou si vous le percevez différemment, vous souhaiterez peut-être d’abord explorer ces changements seul. Parlez-en avec votre partenaire. Dites-lui ce qui vous fait du bien actuellement.

Impliquez vos ami·es et votre famille

Que pouvez-vous faire, vous ou votre partenaire ? Cancer et sexualité au masculin

N’hésitez pas à demander du soutien. Vous ne pouvez plus mener votre vie quotidienne comme avant.

Si vous avez des enfants, vous devriez demander de l’aide à votre entourage. Si vous n’avez pas d’ami·es ni de famille près de chez vous, votre ligue cantonale ou régionale contre le cancer pourra vous indiquer des offres de soutien.

Donnez du temps à votre partenaire

Votre partenaire est également affecté·e psychologiquement. Il ou elle a peut-être peur de vous perdre. et a besoin de temps pour gérer ses émotions et son nouveau quotidien.

Il ou elle a peut-être aussi peur de vous faire mal et n’ose pas vous toucher. Vous pouvez alors avoir l’impression d’être rejeté.

Osez exprimer ce que vous ressentez. Montrez-lui quels contacts physiques vous appréciez. Cela peut l’aider à surmonter son incertitude.

Réfléchissez ensemble à la manière dont vous pourriez vous montrer affectueux l’un envers l’autre en dehors du sexe. Il peut s’agir par exemple de petites attentions, d’une promenade, d’une sortie au cinéma ou d’un compliment.

Les questions suivantes vous aident votre partenaire et vous à identifier vos besoins et vos désirs. Elles vous seront peut-être utiles pour discuter ensemble.

Exemples de questions à vous poser mutuellement

Quelle était ma vie sexuelle avant la maladie ?

• Comment était ma sexualité et notre sexualité avant la maladie ?

• Sur une échelle de 1 à 10, dans quelle mesure étais-je satisfait·e de notre sexualité ?

• Qu’est-ce qui me plaisait ?

• Qu’est-ce qui ne me plaisait pas ?

• À quelle fréquence avions-nous des rapports sexuels ?

• Pouvions-nous profiter de l’intimité sans avoir de rapports sexuels ?

• Quelle était l’importance de la sexualité dans notre couple avant la maladie ?

• Avions-nous l’habitude de parler de notre sexualité ?

Qu’en est-il aujourd‘hui ?

• Sur une échelle de 1 à 10, dans quelle mesure suis-je satisfait·e de notre sexualité ?

• Est-ce que je fais confiance à ma ou mon partenaire ? Ai-je peur d’être rejeté·e ?

• Qu’est-ce qui me fait peur ?

• Qu’est-ce qui me fait du bien ? Qu’est-ce qui me fait souffrir ?

• Qu’est-ce que je trouve attirant chez moi ?

• Mon corps a changé. Comment je vis cela ?

• De quoi ai-je envie ? De quoi ai-je besoin pour avoir une sexualité qui me procure du plaisir ?

• Qu’est-ce qui m’excite sexuellement ? Quels sont mes fantasmes ? Ont-ils changé à cause de la maladie ?

• Qu’est-ce qui freine mon excitation ?

Autres questions sur la relation de couple

Êtes-vous ouvert·e à la nouveauté ?

• Puis-je imaginer d’autres formes d’intimité ?

• Comment aimerais-je changer notre sexualité ?

• Qu’est-ce que cela signifie pour ma ou mon partenaire ?

• Suis-je prêt·e à essayer de nouvelles choses ?

• Si oui, qu’est-ce que je peux imaginer ?

Qu’est-ce qui nous lie l’un·e à l’autre ?

• Avons-nous un langage commun pour parler de sexe ?

• Quels sont nos besoins en matière de sexualité ?

• Si nous avons des besoins différents, comment les gérons-nous ?

• Qu’est-ce qui nous lie : des intérêts communs, de la tendresse, une relation amicale, des aspects financiers ?

• Comment va ma ou mon partenaire ?

• Qu’attend-elle ou qu’attend-il de moi ?

• Sommes-nous proches ?

• Y a-t-il une distance perceptible entre nous ?

• Notre relation a-t-elle changé depuis la maladie ?

Conseils et informations

La ligue cantonale ou régionale contre le cancer

Elle conseille, accompagne et soutient les personnes concernées et leurs proches. Elle propose notamment :

• des entretiens individuels ;

• une aide pratique pour résoudre des problèmes d’assurance, financiers ou organisationnels, comme la garde des enfants ;

• son soutien pour remplir les directives anticipées ;

• des indications pour trouver des cours et de groupes d’entraide ;

• des démarches pour vous aiguiller vers une ou un spécialiste, par exemple pour une consultation diététique, une thérapie complémentaire, des conseils ou une thérapie psycho-oncologique.

InfoCancer 0800 11 88 11

Vous avez besoin de parler de vos craintes, de vos incertitudes et de votre vécu personnel ? Des spécialistes sont à votre écoute. L’appel et les renseignements sont gratuits et en plusieurs langues (FR/ALL/IT/ANG). Vous pouvez aussi les contacter par e-mail à infocancer@ liguecancer.ch ou encore par WhatsApp au 031 389 92 41.

Conseils par chat

Les enfants, les jeunes et les adultes ont la possibilité de discuter en ligne avec une ou un spécialiste sur www.liguecancer.ch/ conseil-et-soutien/chat (du lundi au vendredi, de 10h à 18h).

Service de conseil stop-tabac 0848 000 181

Des conseillères spécialisées vous renseignent et vous soutiennent dans votre démarche d’arrêt du tabac. Si vous le souhaitez, des entretiens de suivi gratuits sont possibles. Vous trouverez de plus amples informations sur www.stop-tabac.ch.

Cours

Les ligues cantonales et régionales contre le cancer organisent des cours à l’intention des personnes atteintes de cancer et et de leurs proches dans différentes régions de Suisse : www.liguecancer.ch/agenda

Autres personnes concernées

Il peut être encourageant d’apprendre comment d’autres personnes font face à des situations difficiles. Vous pouvez discuter de vos préoccupations et partager vos expériences dans des groupes d’entraide ou parler avec une autre personne touchée par la maladie.

Renseignez-vous auprès de votre ligue cantonale ou régionale contre le cancer sur les groupes d’entraide, les groupes de discussion en cours ou les offres de cours pour les personnes atteintes de cancer et leurs proches. Vous trouverez également des informations et des adresses près de chez vous sur www. infoentraidesuisse.ch, ainsi que sur www.parlonscancer.ch.

Service d’aide et de soins à domicile

De nombreux cantons proposent des services d’aide et de soins à domicile.

Certains sont spécialisés dans l’accompagnement des personnes touchées par le cancer. Le plus simple est de vous renseigner auprès de votre ligue cantonale ou régionale contre le cancer.

Conseils nutritionnels

De nombreux hôpitaux proposent des consultations diététiques. Il existe aussi des spécialistes indépendant·es qui collaborent généralement avec l’équipe médico-soignante et qui sont regroupé·es en une association :

Association suisse des diététiciens et diététiciennes (ASDD)

Altenbergstrasse 29

Case postale 686 3000 Berne 8 Tél. 031 313 88 70

Sur la page d’accueil de l’association, dans la section « liste des diététiciennes et diététiciens », vous trouverez un lien pour chercher l’adresse d’une ou un spécialiste dans votre canton : www.svde-asdd.ch.

Médecine, soins et accompagnement palliatifs

Les soins palliatifs s’adressent aux personnes dont le cancer ne peut plus être guéri et dont la maladie progresse. Les soins palliatifs ont pour but de leur apporter la meilleure qualité de vie possible.

palliative.ch, la Société suisse de médecine et de soins palliatifs, s’efforce de garantir une prise en charge professionnelle partout en Suisse, indépendamment de votre type de maladie.

palliative.ch

Kochergasse 6

3011 Berne

Tél. 031 310 02 90 info@palliative.ch www.palliative.ch

La carte vous donne une vue d’ensemble des offres de soins palliatifs proposées en Suisse qui répondent à des normes de qualité élevées : www.cartepalliative.ch

Votre équipe médico-soignante

Elle regroupe l’ensemble des spécialistes qui s’occupent de votre traitement, vous soutiennent et vous accompagnent durant votre maladie. L’équipe est là pour vous conseiller en cas de problèmes liés à votre cancer ou aux traitements. Elle peut également vous renseigner sur les mesures utiles pour favoriser votre rétablissement.

Soutien psycho-oncologique

Les spécialistes en psycho-oncologie aident les personnes touchées et leurs proches à faire face au cancer et aux difficultés qui y sont liées. Ces personnes ont suivi une formation complémentaire en psycho-oncologie et sont issues de diverses disciplines : médecine, psychologie, soins infirmiers, travail social, accompagnement spirituel ou religieux.

Conseils et sexothérapie

Si vous avez des questions concernant votre sexualité et votre vie intime, vous pouvez prendre rendez-vous, seul ou avec votre partenaire, avec un·e sexothérapeute. Vous trouverez des adresses auprès de la ligue contre le cancer de votre canton ou de votre région.

Avant de commencer une thérapie, renseignez-vous sur les frais pris en charge par votre assurance maladie.

Assurances et prise en charge des traitements

Les frais des traitements contre le cancer sont pris en charge par l’assurance obligatoire. Ils doivent toutefois être reconnus ou figurer sur la liste des spécialités de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Votre médecin doit vous donner les informations détaillées à ce sujet.

En cas de conseils ou de traitements supplémentaires non médicaux, la prise en charge par l’assurance obligatoire ou l’assurance complémentaire n’est pas garantie. Informez-vous avant le début du traitement.

Brochures de la Ligue contre le cancer

(sélection)

• Accompagner un proche atteint de cancer

• Activité physique et cancer

• Alimentation et cancer

• Cancer et neuropathie périphérique

• Cancer et souffrance psychique

• Fatigue et cancer

• La chirurgie du cancer

• La radiothérapie

• Le cancer de la prostate

• Le cancer du testicule

• Les douleurs liées au cancer et leur traitement

• Les médecines complémentaires

• Les médicaments contre le cancer

• Quand le cancer touche les parents

• Réadaptation oncologique

• Soigner son apparence durant et après la thérapie

D’autres brochures sur différentes thématiques liées à la maladie cancéreuse sont téléchargeables gratuitement. Elles vous sont offertes par la Ligue contre le cancer et votre ligue cantonale ou régionale grâce au généreux soutien de leurs donatrices et donateurs.

Commandes

• Ligue contre le cancer de votre canton

• Tél. 0844 85 00 00

• boutique@liguecancer.ch

• www.liguecancer.ch/brochures

Lisez et commandez toutes les brochures en ligne.

Votre avis nous intéresse

Vous avez un avis sur nos brochures ? Vous pouvez remplir le questionnaire disponible à la fin de cette brochure ou vous rendre à l’adresse www.boutique. liguecancer.ch. Nous vous remercions pour votre contribution.

Autres lectures

« Le livre blanc – cancer du sein, cancer de la prostate : vie intime et sexuelle », Médecine & Hygiène, 2012

« La sexualité décomplexée : 50 idées reçues... revues et corrigées », Blanc Catherine, Flammarion, 2015

« L’ intelligence érotique : faire vivre le désir dans le couple », Esther Perel, Robert Laffont, 2007

« Une nouvelle vie d’ homme : le journal intime d’ un médecin face au cancer de la prostate », Walter Raaflaub, Favre SA, 2011 (Walter Raaflaub, médecin généraliste suisse, raconte sa propre expérience du cancer de la prostate)

« Slow Sex : faire l’ amour en conscience », Diana Richardson, Almasta Editions, 2013

« Slow sex pour les hommes : faire de l’ amour une méditation », Michael Richardson, Diana Richardson, Almasta Editions, 2016

Certaines ligues cantonales contre le cancer disposent d’une bibliothèque où il est possible d’emprunter gratuitement des livres sur le cancer. Renseignez-vous auprès de la ligue près de chez vous.

Cancer et sexualité au masculin

Internet

(Par ordre alphabétique)

Offres de la Ligue contre le cancer

www.liguecancer.ch

Site de la Ligue contre le cancer avec des liens vers les ligues cantonales et régionales

www.liguecancer.ch/conseil-etsoutien/chat

Chat destiné aux enfants, jeunes et adultes pour discuter du cancer (du lundi au vendredi, de 10h à 18h)

www.liguecancer.ch/cours

La Ligue contre le cancer propose des cours de réadaptation pour mieux vivre avec la maladie au quotidien

www.liguecancer.ch/readaptation-oncologique

Carte des offres de réadaptation oncologique en Suisse

Autres institutions ou sites spécialisés

www.avac.ch

L’association « Apprendre à vivre avec le cancer » organise des cours pour les personnes touchées et leurs proches

www.centrescancer.chuv.ch

Les centres interdisciplinaires du CHUV organisent des rencontres mensuelles pour échanger librement sur le thème du cancer avec leurs spécialistes, dans un cadre neutre et accueillant

www.chuv.ch/oncologie

Site du département d’oncologie du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV)

www.fertionco.ch

Informations sur la préservation de la fertilité en cas de cancer

www.hopitalduvalais.ch/cancerologieoncologie

Site du département d’oncologie de l’Hôpital du Valais

www.hopitalduvalais.ch/ resonco

Dispositif de soins de proximité en oncologie de l’Hôpital du Valais

www.hug-ge.ch/centre-cancers

Site du département d’oncologie des Hôpitaux universitaires genevois (HUG)

www.infoentraidesuisse.ch

Fondation où trouver un groupe d’entraide près de chez vous

www.kofam.ch

Portail de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) consacré aux études cliniques en Suisse

www.oncoreha.ch/fr

Association suisse pour la réadaptation oncologique

www.palliative.ch

Société suisse de médecine et de soins palliatifs

www.psychooncologie.ch

Société suisse de Psycho-Oncologie SSPO

www.sante-sexuelle.ch

Organisation faîtière des centres de santé sexuelle et des services d’éducation sexuelle dans toute la Suisse.

www.smgp.ch

Société suisse de phytothérapie médicale

www.swissexology.com

Société suisse de sexologie (informations, trouver un sexothérapeute, agenda des événements)

www.zismed.ch

Centre interdisciplinaire en médecine, médecine complémentaire, sexologie et psychologie (seulement en allemand et en anglais)

Sites en anglais

www.asco.org

American Society of Clinical Oncology

www.cancer.gov

National Cancer Institute USA

www.cancer.org

American Cancer Society

www.cancerresearchuk.org

Independent cancer research and awareness charity

www.macmillan.org.uk

A non-profit cancer information service

Workshop, cours et séminaires

www.amourenconscience.ch/ Site sur le Slow Sex. Faire l’amour en conscience. Proposition de stages pour couples, thérapie, vidéoconférences, informations et ressources

www.hopitalvs.ch/ameo Association « Accompagnement-MieuxÊtre-Oncologie » de l’Hôpital du Valais

www.lgfb.ch/fr

Prendre soin de son apparence avec « Look Good Feel Better »

www.sexologicalbodywork.ch

Cours, workshop et séminaires (la perception des sensations corporelles et sensuelles, respiration, mouvement, toucher conscient, communication, tantrisme, massage, etc. (seulement en allemand)

Brochures de la Ligue contre le cancer

Fatigue et cancer

Activité physique et cancer

Édition : 2022

Numéro d'article : 021028012111

Édition : 2021

Numéro d'article : 021027013111

Alimentation équilibrée

Cancer et souffrance

psychique

Édition : 2025

Numéro d'article : 021621011111

Édition : 2023

Numéro d'article : 021022012111

Mes notes

Mes notes

La ligue contre le cancer de votre région offre conseils et soutien

1 Krebsliga Aargau

Kasernenstrasse 25

Postfach 3225

5001 Aargau

Tel. 062 834 75 75 admin@krebsliga-aargau.ch www.krebsliga-aargau.ch

IBAN: CH09 0900 0000 5001 2121 7

2

Krebsliga beider Basel

Petersplatz 12 4051 Basel

4 Ligue fribourgeoise contre le cancer

Krebsliga Freiburg route St-Nicolas-de-Flüe 2 case postale 1701 Fribourg

tél. 026 426 02 90 info@liguecancer-fr.ch www.liguecancer-fr.ch

IBAN: CH49 0900 0000 1700 6131 3

7 Ligue jurassienne contre le cancer

rue des Moulins 12 2800 Delémont

tél. 032 422 20 30 info@ljcc.ch

www.liguecancer-ju.ch

IBAN: CH13 0900 0000 2500 7881 3

Tel. 061 319 99 88 5

info@klbb.ch

3

Ligue genevoise contre le cancer 8

Rue Sautter 29

Ligue neuchâteloise contre le cancer faubourg du Lac 17 2000 Neuchâtel

tél. 032 886 85 90 www.klbb.ch 1205 Genève

IBAN: CH11 0900 0000 4002 8150 6

Krebsliga Bern

Ligue bernoise contre le

tél. 022 322 13 33

ligue.cancer@mediane.ch www.lgc.ch

IBAN: CH80 0900 0000 1200 0380 8 9

LNCC@ne.ch

www.liguecancer-ne.ch

IBAN: CH23 0900 0000 2000 6717 9

Krebsliga Ostschweiz cancer SG, AR, AI, GL

Schwanengasse 5/7

Postfach

3001 Bern

Tel. 031 313 24 24

info@krebsligabern.ch www.krebsligabern.ch

IBAN: CH23 0900 0000 3002 2695 4

6 Krebsliga Graubünden Ottoplatz 1

Postfach 368

7001 Chur

Tel. 081 300 50 90

info@krebsliga-gr.ch www.krebsliga-gr.ch

IBAN: CH97 0900 0000 7000 1442 0

Flurhofstrasse 7

9000 St. Gallen Tel. 071 242 70 00

info@krebsliga-ostschweiz.ch www.krebsliga-ostschweiz.ch

IBAN: CH29 0900 0000 9001 5390 1

10

Krebsliga Schaffhausen

Mühlentalstrasse 84

8200 Schaffhausen

15 Ligue valaisanne contre le cancer

Krebsliga Wallis

Siège central:

Tel. 052 741 45 45 rue de la Dixence 19 info@krebsliga-sh.ch 1950 Sion

www.krebsliga-sh.ch

tél. 027 322 99 74

IBAN: CH65 0900 0000 8200 3096 2 info@lvcc.ch www.lvcc.ch

11 Krebsliga Solothurn

Beratungsbüro: Wengistrasse 16

Postfach 531

4502 Solothurn

Tel. 032 628 68 10

Spitalzentrum Oberwallis

Überlandstrasse 14

3900 Brig

Tel. 027 604 35 41 info@krebsliga-so.ch

Mobile 079 644 80 18 www.krebsliga-so.ch info@krebsliga-wallis.ch

IBAN: CH73 0900 0000 4500 1044 7 www.krebsliga-wallis.ch

IBAN: CH73 0900 0000 1900 0340 2

12 Krebsliga Thurgau

Bahnhofstrasse 5 16 Krebsliga Zentralschweiz

8570 Weinfelden

LU, OW, NW, SZ, UR, ZG Tel. 071 626 70 00 Löwenstrasse 3 info@krebsliga-thurgau.ch 6004 Luzern

www.krebsliga-thurgau.ch Tel. 041 210 25 50

IBAN: CH58 0483 5046 8950 1100 0 info@krebsliga.info www.krebsliga.info

13 Lega cancro Ticino

IBAN: CH61 0900 0000 6001 3232 5 Piazza Nosetto 3

6500 Bellinzona

17 Krebsliga Zürich

Tel. 091 820 64 20 Freiestrasse 71 info@legacancro-ti.ch 8032 Zürich www.legacancro-ti.ch Tel. 044 388 55 00

IBAN: CH19 0900 0000 6500 0126 6 info@krebsligazuerich.ch www.krebsligazuerich.ch

14 Ligue vaudoise

IBAN: CH77 0900 0000 8000 0868 5 contre le cancer

Avenue d’Ouchy 18 18 Krebshilfe Liechtenstein

1006 Lausanne

Landstrasse 40a

tél. 021 623 11 11 FL-9494 Schaan

info@lvc.ch

Tel. 00423 233 18 45 www.lvc.ch info@krebshilfe.li

IBAN: CH26 0900 0000 1002 2260 0 www.krebshilfe.li

IBAN: LI98 0880 0000 0239 3221 1

Ligue contre le cancer

Effingerstrasse 40 case postale

3001 Berne

tél. 031 389 91 00 www.liguecancer.ch

IBAN: CH95 0900 0000 3000 4843 9

Brochures

tél. 0844 85 00 00 boutique@liguecancer.ch www.liguecancer.ch/ brochures

Conseils par chat www.liguecancer.ch/ conseilet-soutien/chat, le chat sur le cancer pour les enfants, les jeunes et les adultes du lundi au vendredi 10 h –18 h

Service de conseil stop-tabac

tél. 0848 000 181 max. 8 cts/min. (sur réseau fixe) du lundi au vendredi 11 h–19 h

Vos dons sont les bienvenus.

InfoCancer

0800 11 88 11 du lundi au vendredi 10 h–18 h appel gratuit infocancer@liguecancer.ch

Donnez-nous votre avis

5 Y a-t-il des informations que vous auriez souhaitées et que vous n’avez pas trouvées dans la brochure ? ¨ oui ¨ non 5a) Si oui, lesquelles ?

Que pensez-vous de la brochure ? Son contenu vous a-t-il été utile ?

En répondant à ce bref questionnaire, vous nous aidez à améliorer nos brochures. Un grand merci !

6 Les illustrations ont-elles contribué à la compréhension du texte ? ¨ oui ¨ en partie ¨ non

7 Que pensez-vous du nombre de photos et d’illustrations ? ¨ trop peu de photos ¨ nombre idéal ¨ trop de photos

8 La taille des caractères d’imprimerie vous semble-t-elle adéquate ? ¨ caractères trop petits ¨ taille idéale ¨ caractères trop gros

9 Avez-vous d’autres suggestions ?

Quelle brochure avez-vous lue ? Cancer et sexualité au masculin

1 En avez-vous compris le contenu ? ¨ oui, tout ¨ oui, presque tout ¨ non, pas tout ¨ non, presque rien 1a) Si vous avez répondu non, qu’avez-vous eu du mal à comprendre ?

Quelle a été l’information la plus importante pour vous ?

10 À quel autre thème devrions-nous consacrer une brochure ?

Qu’est-ce qui vous a été utile pour faire face à la maladie et gérer le quotidien ?

Dans quelle mesure la brochure a-t-elle répondu à vos questions ? ¨ parfaitement ¨ bien ¨ en partie seulement ¨ pas du tout

E-mail :

¨ internet ¨ autres ¨ J’aimerais m’abonner au bulletin électronique (Newsletter) de la Ligue contre le cancer

¨ cabinet médical ¨ hôpital ¨ manifestation publique (Journée du cancer de la peau, bus de la prévention, etc.)

¨ ligue cantonale contre le cancer ¨ Ligue contre le cancer

Où avez-vous obtenu la brochure ?

¨ professionnel·le ¨ personne intéressée par le cancer

¨ patient·e ¨ proche (famille, ami·es)

Qui êtes-vous ?

Coordonnées personnelles Âge Sexe Langue maternelle

La Ligue contre le cancer s’engage pour que :

le cancer touche moins de personnes, il entraîne moins de souffrances et moins de décès, l’on puisse en guérir plus souvent, les malades et leurs proches trouvent aide et réconfort dans toutes les phases de la maladie ainsi qu’en fn de vie.

Cette brochure vous est remise par votre Ligue contre le cancer, qui se tient à votre disposition avec différentes prestations de conseil, d’accompagnement et de soutien. Vous trouverez à l’intérieur les adresses de votre ligue cantonale ou régionale.

Grâce à vos dons, nos brochures sont gratuites.

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Ou en ligne sur www.liguecancer.ch/dons.

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Cancer et sexualité au masculin by Krebsliga Schweiz - Issuu