La Ligue contre le cancer vise à réduire le nombre de cancers et à améliorer la qualité de vie des personnes touchées. 18 ligues cantonales et régionales contre le cancer conseillent et soutiennent dans plus de 70 lieux en Suisse.
1 Krebsliga Aargau
Telefon 062 834 75 75 krebsliga-aargau.ch
2 Krebsliga beider Basel
Telefon 061 319 99 88 klbb.ch
3 Krebsliga Bern
Telefon 031 313 24 24 krebsligabern.ch
4 Krebsliga Freiburg
Telefon 026 426 02 90 freiburg.krebsliga.ch
5 Ligue genevoise contre le cancer
Téléphone 022 322 13 33 lgc.ch
6 Krebsliga Graubünden
Telefon 081 300 50 90 krebsliga-gr.ch
7 Ligue jurassienne contre le cancer
Téléphone 032 422 20 30 liguecancer-ju.ch
8 Ligue neuchâteloise contre le cancer
Téléphone 032 886 85 90 liguecancer-ne.ch
9 Krebsliga Ostschweiz
SG, AR, AI, GL Telefon 071 242 70 00 krebsliga-ostschweiz.ch
Impressum Éditrice : Ligue suisse contre le cancer, case postale, 3001 Berne, téléphone 031 389 94 84, aspect@liguecancer.ch, liguecancer.ch/aspect, IBAN : CH 95 0900 0000 3000 4843 9–Rédactrice en cheffe : Pia Schüpbach (spa) – Autrices : Stefanie de Borba (stb), Manuela Daboussi (mda), Aline Descloux (ald), Danica Gröhlich (dag), Nicole Steck (nst), Anja Zbinden (anz) –Mise en page : Sophie Frei – Coordination : Olivia Schmidiger – Impression : Merkur Zeitungsdruck AG, Langenthal (BE) – Édition : 2/26, mai 2026, paraît quatre fois par an. Bulletin d’information pour les donatrices et donateurs de la Ligue suisse contre le cancer.
Messieurs – nous sommes là pour vous !
Chère lectrice, cher lecteur,
Mes collègues du service de conseil InfoCancer me le rapportent quotidiennement : ce sont majoritairement des femmes qui les contactent, souvent au nom de leur partenaire masculin. Deux tiers des personnes en quête de conseil sont des femmes.
Dans ce numéro d‘aspect, nous inversons la perspective, avec le témoignage de deux hommes. Danny, dont l’existence a été chamboulée par un cancer du testicule (page 10). Aujourd’hui, il vit pour sa fille : « Je veux être un super-papa. »
Quant à Jacques, il avait de nombreux projets avec son épouse, mais rien ne s’est déroulé comme prévu (page 19). Son épouse est décédée d’une tumeur cérébrale et Jacques suit un traitement pour un cancer de la prostate. « Je tiens le coup grâce au chant, la danse, le théâtre. »
Et peut-être leur visage vous rappelle-t-il quelque chose : Danny et Jacques sont deux protagonistes de la nouvelle campagne de la Ligue contre le cancer (page 6). Ils s’engagent pour que l’on parle davantage du cancer, surtout les hommes.
C’est pourquoi, Messieurs : n’hésitez pas à nous contacter. La Ligue contre le cancer est à votre disposition. Trouver réponse à ses questions rassure et donne des repères – comme vous le constaterez en lisant notre rubrique « InfoCancer au quotidien » (page 7). Vous découvrirez aussi les progrès de la recherche en matière de radiothérapie du cancer de la prostate, le type de cancer le plus fréquent chez l’homme – avec 8300 cas par année (page 8).
Cette édition de notre magazine l’atteste une fois de plus : le cancer nous concerne toutes et tous.
Un immense merci de votre précieux soutien, chère donatrice, cher donateur.
Cordialement,
Mirjam Lämmle Directrice de
la Ligue
suisse
contre le cancer
Nouvelles vidéos didactiques : un condensé de savoirs sur la chimiothérapie et la radiothérapie.
Campagne : retour sur un lancement réussi.
Cancer de la prostate : les radiothérapies modernes abrègent le traitement.
Vivre avec le cancer 10
Cancer du testicule : Danny se nourrit des bons moments de la vie. Éclairage 14
Droit à l’oubli : une maladie surmontée ne doit pas compromettre l’avenir. En bref 16
Succession : rédiger à temps son testament, cela en vaut la peine. Jeux-concours
À gagner : une casquette et une bouteille Nikin.
En tête-à-tête
Proche, puis malade : Jacques trouve la force dans le théâtre, le chant, la danse. Sommaire
Écrivez-nous : aspect@liguecancer.ch
Retrouvez-nous sur les médias sociaux :
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Cancer chez le jeune adulte
Plus de diagnostics, de meilleures chances de guérison
Le nombre de cas de cancer chez l’adolescent et le jeune adulte progresse constamment, tandis que la mortalité est en baisse chez les 15-39 ans. C’est ce qui ressort d’une étude de l’Université de Berne soutenue par la Ligue contre le cancer. Entre 1980 et 1989, on dénombrait 57 cas de cancer sur 100 000 relevant de ce groupe d’âge ; ce chiffre est passé à 72 pour la période 2010-2019. Il s’agit principalement de cancers de la thyroïde, du côlon, de tumeurs cérébrales et de la moelle épinière, de mélanomes et de cancers des ganglions lymphatiques. Il faudrait une étude plus approfondie pour cerner l’origine du phénomène. En revanche, le risque de décès dans cette tranche d’âge a considérablement baissé : alors qu’on recensait
La citation
« Ça finira par aller mieux. »
Dolma est l’une des protagonistes de la campagne de la Ligue contre le cancer, avec le message « Cancer et espoir ». La Thurgovienne de 48 ans vit depuis 2011 avec le cancer du sein. En dépit des coups du sort, elle ne perd pas espoir. Elle est habitée par l’espérance depuis toujours, car née prématurément : « L’espoir est une dimension essentielle de ma personne, sans laquelle je ne serais pas qui je suis aujourd’hui. »
liguecancer.ch/awareness
13 décès par cancer chez l’adolescent et le jeune adulte entre 1980 et 1989, ce chiffre tombait à 6 pour la période 2010-2019. (nst)
Soins palliatifs
Engagement politique pour un meilleur financement
En fin de vie, il est essentiel d’avoir le traitement médical et l’accompagnement adéquats. Tant le Conseil fédéral que les acteurs politiques et les organisations professionnelles s’accordent à dire que les prestations actuelles sont insuffisantes et nécessitent un financement plus large. C’est pourquoi la Ligue suisse contre le cancer s’engage au sein de l’alliance « Pour un financement adapté des soins palliatifs ». L’objectif est d’ancrer
les soins palliatifs dans la loi et de dégager un financement contraignant au plan national, en particulier pour les hospices et services de soins palliatifs. Pour l’heure, une sous-commission parlementaire est chargée d’élaborer des solutions concrètes. Cela représente une étape importante pour garantir à toute la population suisse un accès aux soins palliatifs. (stb)
liguecancer.ch/palliatifs
Service des dons
Un immense merci de votre don !
La Ligue contre le cancer existe grâce à ses nombreux donateurs et donatrices. Nous leur sommes infiniment reconnaissants de leur soutien et tenons à les remercier chaleureusement. Qu’il s’agisse d’un don unique, d’un parrainage dans la durée ou d’une collecte de dons personnelle, vous apportez un soutien inestimable aux personnes touchées par le cancer et à leurs proches. Vos dons se concrétisent par de pré-
cieux conseils et des progrès significatifs en matière de prévention et de recherche. Si vous avez des questions concernant votre don ou que vos coordonnées ne sont plus à jour, n’hésitez pas à contacter notre service des dons. Martina Diallo, Raynela Mercedes, Dana Raone et Thomas Riesen sont à votre disposition par e-mail ou par téléphone. (spa)
liguecancer.ch/dons
Nouvelles vidéos didactiques
Le chiffre
hommes contractent le cancer chaque année en Suisse, soit l’équivalent de la ville de Montreux ! Cela correspond à 72 diagnostics par jour – un diagnostic toutes les 20 minutes ! En termes de fréquence, le cancer de la prostate arrive en tête, suivi par le cancer du poumon, du côlon, et le mélanome.
Près de 21 500 femmes contractent chaque année un cancer – le cancer du sein est le plus répandu.
Condensé de savoirs sur la chimiothérapie et la radiothérapie
Dans quelles circonstances recourton à la radiothérapie, resp. à la chimiothérapie ? Quel impact sur les cellules cancéreuses ? Quels sont les effets secondaires ? Où les patients et les proches peuvent-ils s’informer et trouver du soutien ? Vous trouverez la réponse à ces questions en visionnant nos nouvelles vidéos didactiques. Vivantes et aisément compréhensibles, elles sont gratuitement à votre disposition en allemand, français et italien.
Découvrez également nos autres vidéos sur les thérapies ciblées : cancer du sein, de la prostate, du poumon, du côlon. La Ligue contre le cancer veut informer tous les publics sans exception, d’où nos vidéos en langue des signes. (spa)
Regarder les vidéos explicatives ici : liguecancer.ch/videos-explicatives
À votre service en tout temps : Martina Diallo, Raynela Mercedes, Thomas Riesen et Dana Raone (de g. à dr.)
« Parler ouvertement du cancer est
libérateur »
Une jeune femme apprend qu’elle est atteinte d’un cancer. Le même jour, elle voit la nouvelle campagne de la Ligue contre le cancer et prend contact. Pour Eliane Herrmann, responsable Recherche de fonds et marketing, tel est précisément le but de la campagne : capter l’attention, donner courage et visibiliser le cancer.
Propos recueillis par Pia Schüpbach, photos : M. Aeschlimann, S. Frei
Eliane Herrmann, leurs visages étaient partout dans les gares, pendant trois jours : je veux bien entendu parler des protagonistes de la campagne de la Ligue contre le cancer, qui a démarré lors de la Journée mondiale contre le cancer. Quelles ont été les réactions ?
Eliane Herrmann : J’ai été très touchée par le témoignage d’une jeune femme qui venait d’apprendre ce jour-là qu’elle était atteinte d’un cancer. Elle a vu notre affiche et cela lui a
donné le courage de prendre contact avec la Ligue contre le cancer. C’est exactement ce que nous cherchons. Capter l’attention et soutenir les personnes dans l’épreuve. Pour plusieurs d’entre elles, notre campagne a été le déclencheur pour contacter la Ligue contre le cancer.
De manière générale, comment ont réagi les personnes atteintes et les proches ?
Très positivement. Beaucoup de personnes ont dit qu’elles se reconnaissaient dans la campagne. Certaines m’ont dit qu’elles se sentaient comprises et trouvaient libérateur de parler ouvertement du cancer. Cela démontre l’importance de lever le tabou autour du cancer. En phase de préparation de la campagne, il y avait aussi des avis négatifs, la crainte d’être trop différent, trop extrême. Nous en avons tenu compte et au final, le résultat atteste qu’un ton direct et authentique est bien perçu.
Des réactions moins élogieuses ?
Oui, une personne a trouvé que l’équilibre hommefemme n’était pas bon. Nous prenons cela très au sérieux. Il faut toutefois préciser que notre campagne montre des personnes authentiques et des témoignages véridiques, non des images-prétextes et des pseudonymes. On voit que la question de la diversité est très sensible dans l’opinion publique.
Et aux yeux des donatrices et donateurs ?
La campagne met en lumière l’impact concret d’un don dans la vie des personnes concernées. Plusieurs donatrices et donateurs nous ont d’ailleurs dit qu’ils comprenaient mieux, grâce à ces témoignages, la nécessité d’un don. La campagne consolide la confiance et confirme que les dons sont alloués aux besoins les plus urgents.
Après la phase de lancement, comment se poursuit la campagne ?
La seconde phase est en cours de préparation. La fin de l’année sera très importante. Nous souhaitons l’adhésion des gens et misons sur les contributions de notre communauté. Les messages diffusés en février resteront visibles au cours de l’année, dans l’espace public et numérique. En nous faisant connaître de davantage de personnes, qu’elles se sentent comprises et demandent du soutien, alors notre campagne déploie un effet qui va bien au-delà de son temps de diffusion. •
liguecancer.ch/awareness
La campagne met en scène six personnes réelles, six histoires vraies. Voici l’affiche d’Arjelynne à la gare de Berne
« La sexualité reste possible, mais autrement qu’auparavant »
Petite sélection de questions d’actualité posées à l’équipe d’InfoCancer.
1« J’ai 64 ans et suis atteint d’un cancer de la prostate. Quelles sont les répercussions sur ma sexualité, sur ma capacité à avoir une érection ? »
Cela dépend du type de traitement et de votre situation personnelle. L’intervention chirurgicale et la radiothérapie peuvent provoquer des troubles de l’érection. Ses troubles disparaissent chez certains hommes, mais pas chez d’autres. Des changements peuvent aussi se manifester au niveau du désir, de l’orgasme et de l’éjaculation. La sexualité reste possible, mais autrement qu’auparavant. L’hormonothérapie aussi peut altérer le désir sexuel, l’érection, engendrer de la fatigue et des changements corporels. Ces effets secondaires sont désagréables. Certains médicaments, certaines offres de soutien ou consultations aident à retrouver l’intimité.
Vous trouverez de plus amples informations dans cette brochure : liguecancer.ch/sexualite-masculin
2« J’ai subi l’ablation d’un testicule dans ma jeunesse à cause d’un cancer. Ma femme et moi souhaitons avoir un enfant. Quelles sont nos chances ? » Il est tout à fait possible d’avoir un enfant. Tout dépend de la faculté du testicule restant à produire des spermatozoïdes en suffisance. La chimiothérapie ou la radiothérapie peuvent affecter la fertilité. C’est pourquoi on recommande de congeler son sperme (cryoconser-
vation) avant ces traitements – et sauvegarder ainsi sa fertilité. Un spermogramme permet de déterminer la qualité du sperme. Si celle-ci est insuffisante, on peut recourir à une option médicale telle que la procréation assistée. Pour évaluer vos chances personnelles et prendre les mesures adéquates, prenez rendez-vous chez un médecin spécialiste en urologie ou en médecine reproductive.
Vous trouverez de plus amples informations dans cette brochure : liguecancer.ch/desir-denfant-malgreun-cancer
3« Je suis un homme de 32 ans. Un test sanguin permet-il de détecter un cancer ? Je n’ai aucun symptôme, mais ai peur de cette maladie. »
On entend parler dans les médias de tests sanguins qui seraient concluants. Les scientifiques tentent de mettre au point des tests qui répondent au nom de « Liquid Biopsy ». Jusqu’ici pourtant, ces tests donnent des résultats erronés.
Ils détectent un cancer chez une personne saine, « faux-positifs », ou ne détectent rien chez une personne atteinte d’un cancer, « faux-négatifs ». Ils ne sont donc pas fiables. Outre le dépistage, la prévention joue un rôle important : s’abstenir de fumer, exercer une activité physique, adopter une alimentation saine réduisent le risque de cancer. •
Vous trouverez sur notre site web des informations sur la prévention : liguecancer.ch/prevention
InfoCancer
Avez-vous des questions au sujet du cancer ? Avez-vous besoin de parler de vos peurs ou de vos expériences ? Nous vous aidons.
Appel gratuit 0800 11 88 11
Courriel
helpline@liguecancer.ch
Chat liguecancer.ch/cancerline
WhatsApp +41 31 38 99 241
Pour toute question, Thierry Maillard et ses collègues d’InfoCancer vous répondent ou vous indiquent le service adéquat.
Cancer de la prostate : « moins, c’est parfois plus »
Moins de temps à l’hôpital, plus de qualité de vie : de nouvelles méthodes de radiothérapie visent à raccourcir le traitement du cancer de la prostate.
Propos recueillis par Danica Gröhlich
Christina Schröder, vous êtes cheffe de clinique à la clinique de radio-oncologie de l’Hôpital cantonal de Winterthour. Pourquoi faitesvous de la recherche sur le cancer ?
Christina Schröder : J’aimerais améliorer le traitement et la qualité de vie des personnes touchées. Ce qui me fascine en radio-oncologie, c’est qu’on associe technologie de pointe, connaissances en biologie et pratique clinique. Il s’ensuit des traitements efficaces, ciblés et personnalisés.
Vous vous intéressez surtout au cancer de la prostate. Tous les patients ont-ils besoin d’une radiothérapie après l’opération ?
Avant, pratiquement tous les patients avec un certain risque recevaient une radiothérapie après l’opération. Aujourd’hui, on mesure d’abord le PSA dans le sang. Le PSA – l’antigène spécifique de la prostate – est produit par la prostate. Quand on enlève celle-ci, le PSA devrait donc être indétectable. Si la valeur augmente, cela signifie qu’il reste des cellules cancéreuses et on procède alors à une radiothérapie. De la sorte, seule la moitié environ des patients auxquels on aurait administré des rayons à titre préventif auparavant reçoivent une radiothérapie aujourd’hui.
Comment se déroule une radiothérapie à l’heure actuelle et quel est son impact sur le quotidien des patients ?
Nous expliquons au patient pourquoi une radiothérapie est nécessaire, comment elle se déroule et quels effets indésirables elle peut entraîner. Ensuite, nous planifions le traitement au moyen d’un scanner et, parfois, d’une IRM. Nous pouvons déterminer ainsi très précisément la zone à irradier et établir le plan d’irradiation. Le traitement, ambu-
latoire, comporte généralement une séance quotidienne du lundi au vendredi et s’étale sur quatre à six semaines. La plupart des patients peuvent continuer à vaquer à leurs occupations à peu près normalement, mais ils doivent se rendre tous les jours à leurs séances de radiothérapie, ce qui prend du temps et entraîne des coûts.
Votre projet de recherche vise à diminuer le nombre de séances de traitement… Oui. Dans le projet soutenu par la Ligue suisse contre le cancer, nous examinons si les hommes opérés de la prostate peuvent être traités de façon sûre et efficace avec une radiothérapie plus courte. Des doses plus fortes par séance affectent davantage les cellules cancéreuses de la prostate que le tissu sain dans l’intestin ou la vessie. Ce principe est déjà appliqué avec succès lors d’une radiothérapie de la prostate sans opération ou, de plus en plus, lors de cancers du sein. De tels résultats sont possibles grâce aux immenses progrès de la technique, comme la radiothérapie stéréotaxique, qui permet de délivrer de fortes doses sur la zone cible avec une extrême précision.
Y a-t-il aussi des risques avec un traitement aussi court et intensif ?
Toute radiothérapie peut avoir des effets indésirables. En l’état actuel des connaissances, les traitements plus courts n’entraînent pas un surcroît important d’effets secondaires. Ce qui est différent, c’est surtout le moment où ces effets surviennent : lors d’une radiothérapie de plusieurs semaines, les troubles apparaissent souvent pendant le traitement, alors qu’avec un traitement court, ils se manifestent une à deux semaines après. L’essentiel est que le patient soit bien informé.
Si la radiothérapie courte tient ses promesses, quel serait le bénéfice pour le patient ?
Un traitement plus court, moins de séances à l’hôpital et une charge moins importante. Les hommes peuvent clore ce chapitre plus vite, même si des contrôles restent nécessaires. Chez les patients d’un certain âge dont la tumeur évolue lentement, en particulier, nous pourrions encore mieux adapter le traitement aux objectifs personnels. Parfois, appliquer le principe « moins, c’est plus » constitue la meilleure solution. •
Plus d’informations sur le cancer de la prostate : www.liguecancer.ch/a-propos-du-cancer/les-differents-typesde-cancer/le-cancer-de-la-prostate
« La plupart des patients peuvent continuer à vaquer à leurs occupations à peu près
normalement,
mais ils doivent se rendre tous les jours à leurs séances de radiothérapie. »
Dr Christina Schröder
Bon à savoir
La prostate fait partie des organes génitaux masculins internes. Située sous la vessie, cette glande de la taille d’une châtaigne entoure la partie supérieure de l’urètre. Elle produit la majeure partie du liquide séminal, contribue à fermer la vessie et produit également l’antigène spécifique de la prostate (PSA).
Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme en Suisse. On dénombre quelque 8300 nouveaux cas par an. La maladie survient généralement à un âge avancé, souvent après 70 ans. Il n’existe pas de méthode pour prévenir à coup sûr ce cancer. Le traitement est adapté en fonction du risque : on se contente souvent de surveiller les tumeurs qui croissent lentement, alors que pour les cancers plus agressifs, on procède à l’ablation de la prostate ou à une radiothérapie, parfois complétée par une hormonothérapie.
Plus d’informations sur le cancer de la prostate : liguecancer.ch/cancerdelaprostate
Traitement de précision : Christina Schröder devant un des appareils de radiothérapie à l’Hôpital cantonal de Winterthour.
Des moments doux pour père et fille
Snowboardeur, pilote de motocross et créateur de motos sur mesure, Danny recevait des montagnes de courrier de ses fans. Aujourd’hui, le Bernois se réjouit avant tout des petits messages de sa fille. Histoire d’un père qui change de vie après un cancer du testicule – grâce à Charlie, 7 ans, et pour elle.
La fillette traîne sa machine à barbe à papa vers la prise murale. « Vous voulez quelle sorte ? », demandet-elle aux visites. La maisonnette près de Berne est une vraie place de jeu ; c’est Danny qui l’a aménagée. Pour rejoindre l’étage inférieur, on peut emprunter l’escalier… ou le toboggan. Sur la mezzanine en bois et en métal, un canapé invite à se prélasser. En dessous, un hamac rayé et un tapis avec une pile de coussins. Danny rit. « Pas étonnant que d’autres enfants viennent souvent ici. »
Père et fille sont très proches. Pour que la cicatrice sur son ventre n’effraie pas Charlie, Danny s’est fait tatouer Peppa, la petite truie du dessin animé, qui tire un crabe hors de l’eau. « Comme ça », dit Danny, « Charlie a compris que la cicatrice a quelque chose de positif. » Charlie a 2 mois quand son père reçoit le diagnostic : cancer du tes-
ticule. Des mois durant, Danny effectue des recherches sur internet pour trouver une explication à son testicule enflé. Une hernie inguinale ? Peut-être bien, se dit-il. Mais il n’arrive pas à se défaire d’un mauvais pressentiment. Par gêne, il repousse le moment de se rendre chez le médecin. Quand il s’y résout enfin, il entend les mots que personne ne souhaite entendre : « Vous avez un cancer. » Campé devant une volière, il appelle sa mère, en larmes. Son deuxième coup de fil, il le passe à un ami qui a eu un cancer du testicule et qui s’en est sorti. Cela atténue quelque peu la peur qui l’assaille.
« C’est la meilleure chose qui me soit arrivée » Mais Danny passe par des moments difficiles. Le soir, il se couche en pleurant ; le matin, il se lève en larmes. Il finit par se sermonner : « Tu ne peux pas continuer comme ça, tu as une vie. Et tu as Charlie. » À la base, il ne voulait pas d’enfant. Le premier cri de sa fille a tout changé : « La naissance de Charlie est la meilleure chose qui me soit arrivée. »
« Je veux être un super-papa ! »
Danny, atteint d’un cancer
La maladie de Danny suit une évolution atypique. Rechute après neuf mois, nouvelle chimiothérapie intensive en perspective. Il pense aux mots de son père après une fracture du bras : « La guérison commence tout de suite. » Il voit alors la chimiothérapie comme quelque chose de positif. Il doit la faire parce qu’elle guérit. Mais le traitement affecte sa vue et entraîne des troubles de l’équilibre. Danny perd des dents. Et ses cheveux. Cela le secoue.
Pas de boucles, mais une calvitie
Danny rassemble son courage. « Je me suis imaginé ce qu’une femme doit ressentir en perdant tous ses cheveux si elle en était fière avant. » Il se dit : « Allez, arrête de te lamenter pour quelques petits cheveux. » Il espère avoir des boucles après la chimiothérapie. Mais seuls quelques cheveux repoussent, un peu plus foncés qu’avant. Danny se rase le crâne. Depuis, la boule à zéro fait partie de sa personnalité, comme les tatouages sur tout le corps.
À l’hôpital, il y a chaque jour une petite éclaircie lorsque Charlie lui rend visite avec sa mère et que tous trois déjeunent ensemble. Après, Danny fonce dans les couloirs avec Charlie sur le pied à perfusion. « Elle trouvait
Texte : Pia Schüpbach, photos : Sophie Frei, MÀD
Charlie ne fait pas seulement le bonheur de son père, mais aussi des visites de la Ligue contre le cancer.
Danny et sa fille, une équipe de rêve
cela tellement drôle. » Après trois mois de chimiothérapie, Danny est lessivé. En prime, il se sépare de sa compagne peu après, et quelques semaines plus tard, un examen révèle un ganglion lymphatique enflé dans l’abdomen. Pour mettre toutes les chances de son côté, Danny se soumet à une opération complexe.
Du motocross à la création de choppers
Pour la seconde fois de sa vie, Danny doit changer de voie. Quelques années avant le diagnostic, il était sous les feux des projecteurs en tant que snowboardeur et rider de BMX ; il a même fait partie de l’élite mondiale en motocross freestyle. Jusqu’à une chute funeste lors d’un saut de 8 mètres avec la moto. La 49e fracture est celle de trop, le pied de Danny est « une vraie bouillie ». Sa carrière est terminée. La journée, il travaille désormais dans le magasin de peinture de son père ; la nuit, il retape de vieilles motos dans son petit garage à Berne. Il acquiert une renommée internationale en tant que créateur de choppers, participe à une émission télévisée et devient
Nouvelle campagne
Danny, le visage du combat
une star. Il est même connu au Japon et aux États-Unis. Sur le rebord de la fenêtre, il n’y a plus qu’une coupe, il s’est débarrassé des autres, il en avait simplement trop.
« Je crois que c’est quand j’ai terminé troisième au Championnat du monde des créateurs de motos. » À l’autre bout, des casques de moto ornent l’appui de fenêtre. Au mur, des maillots de motocross et des planches de surf côtoient des dessins de Charlie.
« Papa, pourquoi on te voit sur toutes ces photos ? », demande Charlie. « Parce que j’aimerais qu’on parle du cancer », répond Danny. À 51 ans, il montre son visage pour la campagne de la Ligue contre le cancer, qui a démarré lors de la Journée mondiale contre le cancer, le 4 février. « D’accord, alors, je compte toutes les affiches avec ta photo », fait Charlie. Avant d’ajouter : « Moi aussi je devrais être sur une affiche avec ma blessure au doigt. »
Danny raconte ouvertement son histoire en espérant que cela aidera d’autres personnes. Il incarne le combat face au cancer. La campagne met en lumière des émotions et des rôles, comme la force, la colère, la dignité ou l’espoir. Objectif : instaurer proximité et confiance et accroître la visibilité de la Ligue contre le cancer en tant qu’organisation fiable et à l’écoute.
liguecancer.ch/awareness
« J’étais habitué à avoir une équipe qui gérait tout », raconte Danny. Après son diagnostic de cancer, il se rend à l’évidence : « À la fin de la journée, on est seul, aucune équipe ne peut prendre le relais. » Sa force, Danny la trouve en lui-même. Et en Charlie. « J’ai toujours été un battant, mais ma fille m’a donné une volonté de fer pour surmonter tous les coups durs et recouvrer la santé. » Il réorganise complètement son existence.
De l’épicurien à l’ascète
Une réorganisation nécessaire, car la chimiothérapie a laissé des traces. Comme il n’a plus de sensibilité au bout des doigts, il a plus de mal à créer des motos. Son équilibre lui joue aussi des tours. « Je fais beaucoup de ju-jitsu pour y remédier et pouvoir de nouveau conduire une moto sans trop de risques. » Danny adapte son alimentation, tire un trait sur l’alcool. Pour s’entraîner, pas besoin d’aller au fitness, il a tout ce qu’il faut à la maison. À l’étage inférieur, des haltères côtoient une planche d’équilibre, un sac de boxe se balance au milieu de la pièce et une sangle de fitness est accrochée à la structure en acier. Sur un mur, il a installé des prises d’escalade. Il est en forme, sa fille ne dira pas le contraire : il soulève aisément ses 28 kilos et la jette sur ses épaules pour la photo de couverture de ce numéro. Depuis cinq ans, Danny travaille dans une école pour enfants à besoins éducatifs particuliers. Il soude des bijoux en argent avec les adolescents, répare des vélos, mais enseigne aussi des matières scolaires ou assure un soutien individuel. « C’est parfois épuisant, mais ça m’apporte beaucoup. »
À terre : la chimiothérapie intensive a envoyé Danny au tapis.
Au sommet : Danny était une star du motocross – ici lors d’une démonstration à Barcelone six mois avant son cancer.
Le bonheur loin des projecteurs
Sa vie est beaucoup plus tranquille aujourd’hui. « Les feux des projecteurs ne me manquent pas. » Il préfère entraîner un groupe d’enfants au ju-jitsu plutôt que parader sur une piste de motocross avec ses sponsors.
Charlie passe la moitié de la semaine avec lui. Célibataire depuis quatre ans, Danny a choisi d’avoir un cercle d’amis restreint. « Je ne veux pas d’histoires ni de cancans. » Les jours où Charlie n’est pas là, il se lève à 7 h, s’entraîne, fait de la moto ou du snowboard. Mais il préfère quand elle est chez lui. Avec elle, il vit « complètement dans l’instant ».
L’époque où il pratiquait le sport extrême lui a appris qu’il suffit d’une erreur pour que tout soit terminé.
Son quotidien peut paraître banal – s’amuser à la maison avec les copines de Charlie, sauver une coccinelle, griller un cervelas sur le feu. Il a pris conscience que rien n’est acquis et que le cancer peut revenir n’importe quand. « C’est pourquoi je crée des moments particuliers pour Charlie. Je veux être un super-papa. Et si je viens à disparaître, j’espère que Charlie aura beaucoup de beaux souvenirs en réserve. » •
Cancer du testicule
76 pages d’informations
faciles à comprendre
Avec 470 nouveaux cas par an, le cancer du testicule est un cancer rare. Il représente environ 2 % des cancers chez l’homme, mais c’est le cancer le plus fréquent dans la population masculine avant 40 ans. Le cancer du testicule peut être guéri dans la grande majorité des cas, qu’il soit décelé à un stade précoce ou plus tardif. La brochure apporte des réponses aux nombreuses questions que la maladie soulève en plein cœur de l’existence.
Commande ou téléchargement : liguecancer.ch/cancer-du-testicule-shop
Abolir les obstacles
invisibles
Lorsqu’on a eu le cancer, il est extrêmement difficile de conclure une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie… très longtemps même après le diagnostic. La Ligue contre le cancer veut abolir cet obstacle à la réintégration professionnelle.
Texte : Stefanie de Borba, Aline Descloux
« Un malheur n’arrive jamais seul »… c’est d’autant plus vrai quand on travaille en tant qu’indépendant. Dans l’article que nous lui consacrions il y a une année environ, Annika nous confiait son intention de suivre une réorientation professionnelle après un cancer du sein. Devenir indépendante était son rêve, mais le rêve a fait long feu. Sans assurance d’indemnités journalières en cas de maladie, le risque financier était trop grand. Annika n’est pas la seule en Suisse, loin s’en faut, à buter contre cet obstacle.
Après la parution de l’article dans aspect, de nombreuses personnes dans la même situation ont pris contact avec la Ligue contre le cancer. Un homme de 56 ans domicilié en Suisse romande, et qui veut conserver l’anonymat, témoigne de ses difficultés. En juin 2021, on lui découvre un myélome multiple. S’ensuivent une intervention chirurgicale complexe, puis une chimiothérapie, une radiothérapie et une transplantation de cellules souches. En dépit de ces traitements pénibles, il continue de travailler pour assumer ses charges familiales. Divorcé, il verse une pension alimentaire à sa fille, encore aux études. Au cours de sa maladie, il perçoit des indemnités journalières de son assurance privée et ponctuellement aussi de l’AI. Tandis que sa santé s’améliore, il apprend une très mauvaise nouvelle : l’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie résilie son contrat. Dès lors, en cas de rechute, ses réserves financières ne lui permettraient pas de tenir longtemps. Cette perspective l’effraie. « La conseillère de la Ligue fribourgeoise contre le cancer m’a aidé dans les démarches administratives », explique l’homme aujourd’hui âgé de 61 ans ; il n’y arrivait plus tout seul, affaibli par la maladie et accaparé par les préoccupations. Afin de remédier à cette situation, la pratique administrative et la loi doivent changer. Plusieurs pays européens ont déjà adapté leur législation en ce sens – c’est ce qu’on
« Il faut encourager la réintégration professionnelle »
Monsieur Roduit, vous avez déposé une motion au Parlement demandant qu’après un traitement médical, il soit de nouveau possible de toucher des indemnités journalières en cas de maladie.
Pour quelle raison ?
Benjamin Roduit : Lorsque le Conseil fédéral a publié un rapport sur mon postulat visant à garantir la protection des travailleurs indépendants, j’ai réalisé l’ampleur des lacunes en matière d’indemnités journalières. Et on m’a signalé plusieurs cas de discrimination liés au questionnaire de santé.
Quel est le but de la motion ?
Instaurer « Le droit à l’oubli ». Concrètement, cinq ans après une maladie, on ne serait plus tenu de la mentionner dans le questionnaire de santé lié à une assurance d’indemnités journalières. Cela permettrait notamment aux travailleurs indépendants de reprendre leur activité professionnelle sans avoir à craindre une évolution défavorable de leur état de santé.
Pourquoi la Suisse est-elle en retard en la matière sur d’autres pays ?
Chez nous, on invoque la responsabilité individuelle qui permettrait à chacun de souscrire une assurance privée. Or pour les personnes concernées, il est très difficile, voire impossible, d’être acceptées par une assurance. C’est inadmissible.
Le Conseil fédéral a rejeté la motion. Qu’en pensez-vous ?
Le Conseil fédéral est très réticent. Il redoute la complexité des cas et tend à défendre les intérêts des assureurs. Il souhaite en outre attendre l’issue du débat sur l’assurance d’indemnités journalières obligatoire, bien qu’il ait rejeté une motion allant dans ce sens. Celle-ci est bloquée au Conseil des États depuis 2023.
Interview du Conseiller national Benjamin Roduit
appelle « Le droit à l’oubli ». Concrètement, les personnes ayant surmonté la maladie cancéreuse n’ont, après un certain temps, plus l’obligation de le déclarer à la conclusion d’un contrat. La Suisse ne connaît pas encore cette pratique. Du coup, même les personnes atteintes d’un cancer durant l’enfance supportent les conséquences longtemps après le diagnostic – sur le plan de la santé,
mais aussi financièrement et socialement. Le conseiller national Benjamin Roduit a déposé une motion au Parlement en faveur du « Droit à l’oubli », avec le soutien de la Ligue contre le cancer. La balle est à présent dans le camp du Parlement… afin qu’Annika et les autres personnes concernées puissent redémarrer dans la vie professionnelle après une maladie cancéreuse. •
Successions et
legs
Rédiger son testament… et pourquoi pas aujourd’hui ?
Quel est le moment idéal pour faire son testament ? Difficile de répondre, mais une chose est certaine : pensez-y le plus tôt possible. Lorsqu’on est en pleine possession de ses moyens, on a les idées plus claires. La mort est une perspective lointaine, on a l’esprit libre. Rédiger une première version est très utile. On peut ensuite l’adapter aux changements de situation –mariage, naissance, divorce, décès dans la famille – sans tout recommencer à zéro.
Le premier pas vous semble difficile ? La Ligue contre le cancer vous fournit différents outils pour aborder les questions importantes. Gratifier les personnes et les organisa-
tions qui vous tiennent à cœur par testament réconforte et donne une grande satisfaction. Cela en vaut vraiment la peine. (mda)
Le guide testamentaire de la Ligue suisse contre le cancer vous donne de nombreux conseils et exemples de formulations. liguecancer.ch/guide-testamentaire
Nouveau : la newsletter de stop-tabac
stop-tabac est la plateforme nationale dédiée à la désaccoutumance tabagique et nicotinique. Notre newsletter diffusée plusieurs fois par année en allemand, français et italien apporte sous une forme
concise des informations claires et fondées. Elle s’adresse à toutes les personnes attentives à l’évolution du conseil, de la prévention, de la formation et de la santé, et à toutes celles et tous ceux qui veulent en savoir
plus sur notre offre de conseil stoptabac, les outils et aides en matière de sevrage. (spa)
S’abonner maintenant : stop-tabac.ch/newsletter
Arrêt du tabac et de la nicotine
« Protège-toi du cancer de la peau »
Unis contre le cancer de la peau
La Suisse est très touchée par le cancer de la peau : quelque 3500 personnes contractent le mélanome chaque année dans notre pays et environ 25 000 un cancer de la peau non-mélanome. Il importe donc de se mobiliser pour une meilleure protection solaire : l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), la Ligue suisse contre le cancer (LSC), la Suva et la Société suisse de dermatologie et vénéréologie (SSDV) lancent la campagne nationale « Protège-toi du cancer de la peau » pour informer la population des risques du soleil et montrer comment se protéger.
Vous trouverez davantage d’informations sur notre site web. La campagne se décline également sur les réseaux sociaux et les écrans électroniques. (dag)
Le soleil est indispensable à notre vie. Mais ses rayons UV comportent également des dangers. La brochure « Protection solaire » donne des informations complètes sur les rayons UV, la protection solaire et les conseils aux personnes présentant un risque élevé. Les thèmes comme le solarium ou l’avantage et les risques des filtres UV dans les crèmes solaires sont également abordés. (spa)
Commander ou télécharger la brochure liguecancer.ch/info-protection-solaire
Agenda
Les ligues cantonales et régionales contre le cancer organisent régulièrement des cours, rencontres, ateliers et événements à l’intention des personnes touchées par le cancer et de leurs proches. Ces offres permettent de marquer une pause, trouver du soutien et échanger. Consultez notre offre, participez et faites le plein d’énergie pour affronter le quotidien. À bientôt !
Vers les cours et manifestations : liguecancer.ch/agenda
Point fort de l’agenda
Vous avez envie de vous « immerger » dans la nature pour en ressentir les bienfaits ?
Les balades accompagnées en forêt, en petit groupe, constituent une parenthèse bienvenue dans le tourbillon que la maladie vous impose. Ponctués d’activités ludiques, de coordination, d’équilibre et de mémoire, les parcours en forêt sont adaptés selon votre forme physique.
Date : Le mercredi de 10h00 à 11h00, hors saison d’hiver
Tapie Avec qui on peut rivaliser Pain grillé italien
Tapie Avec qui on peut rivaliser Pain grillé italien Observatoire européen
Observatoire européen
Chanteuse (Véronique)
Chanteuse (Véronique)
Dégradait
Dégradait
Capitale du Tennessee Argot a-
Capitale du Tennessee Argot américain
Morceaux de bois
Prénom de Bean et de Penn Réciproque
Instrument à vent raccourci Verso
Prénom de Bean et de Penn Réciproque Instrument à vent raccourci Verso
Pluriel d’un mot singulier
Pluriel d’un mot singulier Tentera avec audace
Refuse de se prononcer (s’) 3
Draps de malade Endroits où manger (fam.)
Draps de malade Endroits où manger (fam.)
Relatif à certains astres Article allemand Reportées
Paysan sous l’Ancien Régime
Tentera avec audace Fabricante de textiles
Dégouliner Greffai
Dégouliner Greffai
organisées
Solution
20 duos Nikin élégants à gagner : pour être mobile et stylé
Imaginez : soleil, air frais… et vous êtes parfaitement équipé et chic. Tentez votre chance : vous gagnerez peut-être votre duo Nikin personnel :
1x TreeCap Baseball
1x TreeBottle Glass
Agréable à porter et protégeant du soleil, la casquette apporte une touche décontractée à votre look. Que ce soit pour flâner en ville, voyager ou partir à l’aventure en plein air. Quant à l’élégante bouteille en verre, idéale pour le bureau, le sport ou les déplacements, elle est de première qualité et se caractérise par sa longévité. Les deux produits sont fabriqués en Europe par Nikin et issus d’une filière équitable. De plus, l’entreprise plante un arbre pour chaque produit vendu. Participez dès maintenant et remportez ce duo durable : parfait pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent allier mode et nature. (anz) nikin.ch
Participation
En ligne : liguecancer.ch/solution – ou avec une carte postale : envoyez la solution avec votre nom et adresse à l’adresse suivante : Ligue suisse contre le cancer, Effingerstrasse 40, case postale, 3001 Berne –ou par e-mail : aspect@liguecancer.ch.
Dernier délai d’envoi : le 27 mai 2026. Bonne chance !
La gagnante de l’édition de janvier 2026, solution : CONFIANCE Marieken Verbruggen, Reichenbach im Kandertal
Mots croisés d’aspect :
« Aujourd’hui ça va, demain on verra »
Jacques, 74 ans, a accompagné son épouse atteinte d’une tumeur cérébrale. Puis à son tour, il contracte la maladie, un cancer de la prostate. Il puise la force dans le théâtre, le chant et la danse.
Propos recueillis par Pia Schüpbach
«Il y a cinq ans, ma femme recevait le diagnostic de tumeur cérébrale, un glioblastome très agressif. Nous avons décidé de vivre au mieux dans ces conditions, d’aller de l’avant. Nous voulions aussi rendre visite à notre fille en Californie. Nous avons dû abandonner certains projets, vendu notre maison de vacances dans le sud de la France et notre résidence à la montagne – que nous avions achetée pour la retraite.
Puis mon épouse a souffert de paralysie de certains membres – elle était en chaise roulante. C’est à ce moment-là que j’ai reçu le diagnostic de cancer de la prostate. En tant que proche aidant, j’étais épuisé physiquement et émotionnellement. Je m’occupais de mon épouse, mais pas de moi. Lorsqu’elle fut hospitalisée puis placée en institution, j’ai vraiment pris conscience de ma maladie. Aujourd’hui encore, je ressens les effets indésirables de l’hormonothérapie et de la radiothérapie : la baisse de testostérone, les bouffées de chaleur, la difficulté à uriner.
Pendant la phase de réadaptation, le théâtre, le chant et la danse m’ont
beaucoup aidé. Le cancer a transformé la perception de mon corps et ma sexualité. Je me suis toutefois familiarisé avec ces changements. Quelques mois après le décès de ma femme, je suis tombé amoureux. Dès le début, j’ai parlé de ma maladie. Beaucoup d’hommes craignent de montrer leur vulnérabilité, et c’est dommage. Sans doute la peur de paraître faible.
La Ligue contre le cancer nous a apporté un grand soutien. Pour rendre la pareille, je suis heureux d’apparaître aujourd’hui dans la campagne de la Ligue contre le cancer.
Le cancer bouleverse la vie et déstabilise l’entourage. Certaines personnes étaient étonnamment présentes, d’autres beaucoup moins,
dépassées par la maladie et la mort. Pour moi, en revanche, la mort n’a jamais été un sujet tabou.
Ma femme est décédée il y a une année. Quant à moi, je suis toujours en traitement – hormonothérapie pendant deux ans encore. Ensuite, je devrai me soumettre à des contrôles réguliers. Depuis ces coups du sort, j’applique dans ma vie un principe simple : au jour le jour. Aujourd’hui, ça va, demain, on verra.
Autres témoignages : liguecancer.ch/story
Jacques a vécu le cancer en tant que proche aidant puis en tant que malade. Le Vaudois est l’un des protagonistes de la nouvelle campagne de la Ligue contre le cancer.
Schneider, 51
« J’ai survécu, mais le parcours a été rude. »
Grâce à vos dons, nous donnons des conseils juridiques et financiers aux personnes touchées par le cancer pour qu’elles puissent reprendre la vie quotidienne : liguecancer.ch