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Défi actuel 4 – Sample Unit

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DOSSIER 01

UNE QUESTION DE GOÛT

DOSSIER 02

LES VILLES DU FUTUR

Ville en vie 01

CULTURE ET SOCIÉTÉ

• Paris à travers le photographe Robert Doisneau

• Charleroi renaît de ses cendres

• les villes fantômes

• l’urbex

• Paris par Patrick Süskind

GRAMMAIRE

• exprimer la cause

• éviter les répétitions

COMMUNICATION

• parler de l’esthétique et de l’identité visuelle d’une ville

• évoquer ses sensations

LEXIQUE

• les lieux emblématiques de Paris et le mobilier urbain

• la ville, l’urbanisme

• la transformation et le renouveau

• les adjectifs de la ville

• les surnoms de villes

• les préfixes re- (ré-, ra-)

PRONONCIATION

• la syllabe finale -tion

MÉTHODOLOGIE

• prendre des notes

CULTURE ET SOCIÉTÉ

• les grandes tendances de l’urbanisme du futur

• la gentrification

• les villes à hauteur d’enfant

GRAMMAIRE

• exprimer la conséquence

• le pronom neutre le

COMMUNICATION

• parler des défis des villes

• imaginer la ville du futur

• parler d’urbanisme

• échanger sur les romans d’anticipation

LEXIQUE

• l’augmentation, la diminution

• l’urbanisme, la technologie

• les expressions des noms de ville

DÉFI

Créer une ville parfaite

Vue panoramique de Lyon, en France

(RE)DÉCOUVRIR PARIS EN PHOTOS

avec ROBERT DOISNEAU

Paris est la ville la plus photographiée du monde. La ville Lumière a inspiré et inspire encore aujourd’hui de nombreux photographes en raison de sa lumière, son architecture et sa vie de rue. Pour beaucoup d’entre eux, c’est la plus belle ville du monde. Découvrez quelques images emblématiques de la capitale française prises par Robert Doisneau, photographe et flâneur passionné par l’atmosphère unique de cette ville.

La Gargouille de Notre-Dame, 1969

Illusion d’optique avec une gargouille de la cathédrale Notre-Dame et la tour Eiffel, vue sur les bâtiments de Paris, la Seine et ses ponts.

Les Bouquinistes, 1947

Les bouquinistes de Paris en hiver sur les quais de Seine. Les passants cherchent des perles rares parmi les livres anciens.

Terrasse sur les Champs-Élysées, 1950

Terrasse d’un bistrot parisien sur les Champs-Élysées avec l’Arc de Triomphe en arrière-plan.

Huguette Spengler

Galerie Vivienne, 1976

Portrait de l’artiste Huguette Spengler portant un bouquet de fleurs dans l’un des plus beaux passages de Paris, la Galerie Vivienne.

L’Ascension de la colonne Morris, 1957 Un homme lit les publicités affichées sur une colonne Morris dans le quartier des Abbesses, à Montmartre (18e arrondissement).

Avant de lire

1. Fermez les yeux et pensez à la ville de Paris. Quelles images vous viennent à l’esprit ?

Comprendre les textes et réagir

2. Observez les photos et lisez les légendes. En quoi ces photos sont-elles emblématiques de la ville de Paris ? Quels autres éléments sont emblématiques de cette ville selon vous ?

La première photo est emblématique car on voit la tour Eiffel.

Un autre élément emblématique de Paris pour moi, c'est le métro.

3. Quelle est votre photo préférée ? Pourquoi ?

4. Quelles villes seriez-vous capable de reconnaître en photo ? Quels éléments visuels vous permettent de les reconnaître ?

Je reconnais Amsterdam en photo avec ses vélos, ses canaux et son architecture particulière…

5. Quels sont les éléments emblématiques de votre ville ? Y a-t-il des éléments communs avec Paris ?

6. 09 Écoutez la conversation. Qui sont ces personnes ? Que font-elles ?

7. De quels éléments du paysage urbain parisien est-il question ? Prenez des notes, puis échangez avec un/e camarade.

Ah bon ?!

Robert Doisneau (1912-1994) est un photographe français. Il est célèbre pour avoir capturé des instants du quotidien de la capitale française. Sa photographie Le Baiser de l’hôtel de ville (1950) a fait le tour du monde.

Mon panier de lexique

Écrivez les mots nouveaux et importants pour vous.

CHARLEROI

RENAÎT

DE

SES CENDRES : LA MÉTAMORPHOSE D’UNE VILLE

Avec ses usines en ruine, ses hangars à l’abandon et son ring disgracieux, Charleroi est une ville belge au lourd passé industriel. Cette ancienne cité minière est en effet l’ex-capitale de la métallurgie belge. Suite au choc provoqué par le titre de « la ville la plus laide du monde » décerné par le journal néerlandais De Volkskrant, Charleroi s’est lancée dans un gigantesque chantier. Zoom sur une agglomération en pleine métamorphose.

Transformation de l’espace urbain

Comme dans d’autres villes wallonnes, en raison de l’exode de la bourgeoisie vers les banlieues et de la délocalisation des centres commerciaux en périphérie, le centre-ville s’était lentement vidé. Pour le redynamiser et le rendre plus attrayant, les autorités publiques ont rénové le passage de la Bourse – une galerie classée au patrimoine wallon – avec la construction d’un colossal centre commercial de 39 000 m2. Depuis l’ouverture de la galerie marchande Rive gauche, le quartier a repris vie, et le réaménagement des quais de la Sambre l’a embelli. Les promenades le long de ses rives sont très agréables.

Les quais du bord de la Sambre : un lieu de promenade

Les immeubles insalubres font place à des logements de qualité et les récents travaux de piétonnisation permettent de se déplacer de façon plus sûre. Grâce à cette transformation, les autorités publiques espèrent le retour des classes moyennes dans ces quartiers.

Rénovation de bâtiments

Dans les années 2020, une nouvelle étape dans la rénovation de bâtiments est entreprise par la ville. En centre-ville, après quatre ans de travaux de rénovation, le musée des Beaux-Arts s’est offert une nouvelle jeunesse.

Le Palais des expositions, bâtiment emblématique des années 1950, est lui aussi devenu le « Grand Palais » pour accueillir des congrès.

Entre culture classique… Depuis quelque temps, le Pays noir se réinvente et redore son image grâce à la culture. Des lieux et des intitiatives existaient déjà : installé dans un édifice religieux réaménagé, le musée de la Photographie est le plus grand musée d’Europe dédié à cet art. C’est aussi le cas du centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Charleroi Danse) et du Musée d’art de la province de Hainaut (le BPS22).

Vue du terril de Dampremy de l’industrie Arcelor Mittal, désormais fermée. (photo : Christophe Vandercam)

… et culture alternative

Parlons maintenant des nuits carolos* ! Rebaptisées « Rockerill », les anciennes Forges de la Providence ont été reconverties en un lieu culturel accueillant des concerts, des ateliers d’artiste et divers événements culturels.

Art urbain en centre-ville, par l’artiste belge Sozyone Gonzalez. Le street art occupe également une place de choix à Charleroi. Étant donné que la ville était déterminée à apporter de la couleur et de la gaieté aux paysages industriels, elle a lancé le projet Urban Dream, notamment sur le long du chemin qui longe la Sambre sur quatre kilomètres.

Une nouvelle destination touristique ?

Aujourd’hui, on découvre une ville rajeunie dont la redynamisation urbaine et la culture ont renforcé l’attractivité. Le nom de Charleroi est de plus en plus connu à l’international, et son aéroport (le deuxième du pays) a franchi en 2024 la barre des 10 millions de passagers. Alors, qu’attendez-vous pour découvrir Charleroi ?

Ah bon ?!

En Belgique, le ring – mot signifiant « anneau » dans les langues germaniques – est une voie rapide urbaine qui permet de contourner une agglomération. En France, à Paris, on l’appelle le « périphérique », dans d’autres villes, on peut aussi le désigner par la « ceinture » ou la « rocade ».

Le Palais des expositions (Grand Palais) récemment rénové
Le musée des Beaux-Arts (MBA)
Vue panoramique sur le centre-ville

Avant de lire

1. Selon vous, qu’est-ce qui rend une ville belle ou laide ? Échangez en classe.

Pour moi, une ville est belle quand elle a des bâtiments historiques…

Pour moi, une ville est laide quand il y a du béton, des déchets…

2. Observez les photos et lisez le titre du document. À votre avis, que signifie l’expression « renaître de ses cendres » ? De quoi va parler l’article ?

Comprendre les textes et réagir

3. Lisez l’article. Comment la ville se métamorphoset-elle ? Quels lieux sont concernés ?

4. Relisez le premier paragraphe. Où vivent les classes aisées dans la majorité des villes wallonnes ? L’organisation des villes de votre pays est-elle similaire ?

5. 10 Écoutez la conversation. Où habitent les deux personnes ? Pourquoi l’homme n’aime pas Charleroi ? Sur quoi sont-ils en désaccord ?

6. Connaissez-vous d’autres villes qui, comme Charleroi, se métamorphosent ou se sont métamorphosées ? Comment ? Échangez en groupes.

Travailler la langue

7. À deux, relevez les mots et expressions pour parler des éléments suivants.

• la géographie de la ville

• le mouvement

• les bâtiments

• le renouveau urbain

• les qualités d’une ville

8. À deux, réutilisez les expressions relevées dans l’activité précédente pour parler de votre ville ou d’endroits que vous connaissez.

À Arequipa, il y a une place centrale très agréable.

9. Observez cette phrase extraite de l’audio de l’activité 5. Que signifie-t-elle ? Échangez. À force de l’entendre, on a cru ce cliché.

10. Complétez le tableau à l’aide de l’article. Exprimer la cause

On peut exprimer la cause de plusieurs manières.

• vu que, étant donné que + phrase

Vu que le passé industriel de Charleroi intéresse les visiteurs, l’urbex devient populaire.

Ex. :

• suite à, en raison de + nom

Ex. :

Ex. :

• à cause de + nom

On dit que Charleroi n’est pas une belle ville à cause de son architecture industrielle.

• grâce à + nom

Le Pays noir se réinvente grâce à la culture.

• (être) dû à + nom

Ce cliché est dû à un vieil article dans un journal.

• à force de + infinitif (cause qui se répète)

À force de l’entendre, on a cru ce cliché.

P. 32 — Exercice 1

11. Lisez ces phrases. Reformulez-les en remplaçant les mots en gras par des expressions équivalentes du tableau précédent.

1. Vu que la classe aisée s’est installée en banlieue, le centre-ville s’est vidé.

2. En raison des travaux, le centre-ville n’est pas accessible aux voitures.

3. L’aéroport accueille de plus en plus de passagers grâce aux compagnies low cost.

4. Les prix de loyer en centre-ville vont augmenter à cause du centre commercial.

12. À deux, imaginez les causes de ces actions en utilisant l’expression à force de.

• Je dépense beaucoup d’argent…

• On ne peut plus circuler en voiture…

• Il n’y a plus d’espaces verts…

• J’ai mal aux jambes…

J’ai mal aux jambes à force de faire du vélo.

Travailler la langue

13. À deux, choisissez trois phénomènes parmi les suivants et utilisez-les comme causes dans des phrases décrivant des villes que vous connaissez.

• augmentation du tourisme / absence de tourisme

• redynamisation / abandon d’un quartier

• augmentation / baisse des loyers

• ouverture / fermeture de commerces

• augmentation / diminution du trafic

En raison de l’augmentation du tourisme, Venise a décidé d’instaurer une taxe pour visiter la ville.

14. À deux, observez cette photo de Brovès, un village fantôme dans le sud-est de la France. Décrivez-le, puis imaginez deux explications à sa situation : une crédible et une loufoque. Puis présentez en classe.

La situation du village est due à une crise économique…

En raison d’une invasion de zombies, le village a été abandonné…

15. Existe-t-il des villages fantômes dans votre région ? Faites des recherches si besoin et décrivez ces endroits.

16. Lisez ce texte. Quelles sont les différentes causes d’abandon de villages ?

Découvrez l’histoire des villages fantômes du Québec

Au Québec, il existe des endroits disparus, oubliés, abandonnés aux histoires parfois tragiques ; ce sont des villages fantômes. Val-Jalbert est le plus connu d’entre eux. Celui-ci a été déserté suite à la fermeture de l’entreprise de papier qui s’y était installée. Aujourd’hui, ce village fantôme est préservé à la perfection et attire plus de 90 000 visiteurs par an. D’autres villages ont été abandonnés en raison de travaux d’aménagement du territoire, comme Saint-Ignace-du-Lac ou Saint-Cyriac. Ce dernier n’est plus visible, car les maisons ont été recouvertes par les eaux du réservoir hydroélectrique du lac Kénogami. Il existe aussi des motifs d’abandon tragiques. Par exemple, le 4 mai 1971, les habitants du village de Saint-Jean-Vianney ont dû abandonner le village suite à un glissement de terrain. Aujourd’hui, on peut découvrir l’histoire du village grâce à une application de réalité augmentée.

17. Complétez le tableau à l’aide du document de l’activité 16.

Éviter les répétitions

Pour éviter les répétitions, on peut utiliser :

• une reformulation

Val-Jalbert = ce village fantôme

• un pronom démonstratif celui, celle, ceux, celles (qui peut être suivi de -ci ou -là)

Ex. : Val-Jalbert =

• l’expression ce dernier / cette dernière Elle remplace le dernier élément cité.

Ex. : Saint-Cyriac = P. 33 — Exercice 4

La chute Ouiatchouan dans le village fantôme de Val-Jalbert

18. Écrivez une courte description de la ville où vous étudiez le français sans en répéter le nom. Puis comparez vos phrases avec un/e camarade. Est-ce que vos phrases se ressemblent ?

Santiago est une ville métamorphosée. La capitale chilienne a considérablement évolué…

19. 01 Regardez le reportage sur Le Havre. Quels adjectifs peuvent décrire cette ville ?

paradoxale

portuaire

moderne

étudiante

culturelle

agréable

dynamique

singulière

connectée

belle

ouverte

sûre

20. Qu’est-ce qui fait la particularité de la ville d’après les témoins ? À quoi est-ce que la ville est comparée ?

21. 11 Écoutez cet extrait des premières pages de Le Parfum, un roman de Patrick Süskind traduit de l’allemand. De quelle ville parle-t-il ? Quelle est sa particularité ?

S’approprier les mots

22. Lisez la transcription de l’extrait de Le Parfum page 189, et relevez les mots pour parler de la ville.

23. Complétez à l’aide des mots en étiquettes pour former une expression.

du par de/d’ Ø

1. faire un détour

2. partir pont des Arts

3. passer le jardin des Tuileries

4. longer les quais

5. profiter une vue unique

6. faire partie paysage urbain

24. Proposez à votre tour une promenade dans votre ville ou votre quartier à travers les lieux intéressants ou emblématiques à l’aide des expressions précédentes.

Pour faire une belle promenade dans ma ville, on longe le front de mer le soir. Ensuite, on fait un détour par le port, on profite d’une vue unique sur l’embouchure de l’estuaire.

25. À deux, citez un maximum d’éléments urbains qui font l’identité visuelle d’une ville que vous connaissez.

26. En petits groupes, dessinez une carte mentale pour présenter la ville de votre choix (points positifs et négatifs, bâtiments emblématiques, position géographique, particularités…).

27. Observez les mots formés avec les préfixes re-, ré- ou ra-. Qu’indiquent ces préfixes ? Complétez le tableau.

• réinventer

• renforcer

• refaire

• redynamiser

• ralentir

• reprendre

• rafraîchir

• réaménager

• redorer

• requalifier

• rebaptiser

• rajeunir

répéter une action rendre plus…

28. À deux, complétez le tableau avec d’autres mots français qui commencent par ces préfixes.

29. Quels mots sont synonymes du mot « cause » ? Utilisez-les dans une phrase sur l’abandon d’un quartier ou d’un village.

• une répercussion

• une raison

• un motif

• une explication

• une retombée

• une origine

Travailler la prononciation

30. Lisez les phrases suivantes à voix haute. Dans quels mots la syllabe « -tion » ne se prononce pas [sjɔ̃] ?

1. La délocalisation, c’est vraiment une solution ?

2. La question de la piétonnisation mérite une explication.

3. On écoute vos suggestions pour la dynamisation.

4. Nous habitions un quartier en pleine transformation.

5. Nous souhaitions une véritable évolution !

Les grandes tendances de l’urbanisme

Selon l’ONU, 66 % de la population mondiale vivra en zones urbaines en 2050. L’exode rural du 20e siècle a entraîné de grands changements dans les métropoles, où le nombre d’habitants ne cesse de croître et qui font face aux problématiques du logement, des infrastructures et de la pollution. En France, 81,5 % de la population vit en zone urbaine, tandis qu’en Belgique cette proportion s’élève à 98 %*.

Les écoquartiers

À Paris, l’écoquartier Clichy-Batignolles (17e arrondissement) est l’un des projets les plus ambitieux de la ville en matière de développement durable.

Un écoquartier (ou quartier durable) est un projet d’aménagement qui vise à réduire son impact environnemental en favorisant une meilleure gestion sur le plan économique et social. Les bâtiments sont conçus pour être durables et équipés de panneaux solaires pour produire eux-mêmes leur énergie. L’accessibilité grâce aux transports en commun, la gestion des espaces verts et la présence de commerces de proximité en font des quartiers très convoités. Plus de 500 projets d’écoquartiers existent aujourd’hui en France et, depuis 2012, le label ÉcoQuartier accompagne des projets d’aménagement urbain durable pour promouvoir des quartiers respectueux de l’environnement.

La ville connectée

Avec plusieurs millions d’objets connectés dans le monde, le numérique est partout dans la gestion urbaine pour optimiser les services et la gestion d’infrastructures telles que les transports et l’énergie, entre autres. Ces objets connectés fournissent des informations en temps réel qui permettent notamment de maîtriser les dépenses énergétiques grâce à une meilleure connaissance de la consommation des foyers et de mieux gérer les flux de circulation, la gestion de l’eau potable, ou la collecte des déchets. Ainsi, Paris apparaît dans la liste des 10 villes intelligentes les plus futuristes du monde (au 7e rang après Singapour**).

C’est la raison pour laquelle les villes doivent évoluer. Différences de tailles, de développement, de politiques publiques, de vie sociale… Il n’y a pas un modèle unique de ville. Cependant, aujourd’hui il est possible de dégager quatre grandes tendances dans l’évolution des villes. * selon Statista (2025) ** selon la liste Digi (2023)

À Grenoble, dans l’Isère, l’écoquartier de Bonne est considéré comme le premier écoquartier en France.

La ville verticale versus la ville

horizontale

Après des années d’aménagement de lotissements constitués de maisons individuelles, de nombreux urbanistes défendent actuellement une densification des villes en hauteur pour éviter un étalement urbain avec des zones périphériques qui menacent les zones rurales et les espaces naturels. Cette approche a aussi pour objectif de faciliter l’accessibilité aux services et de limiter le temps des déplacements, par exemple, du lieu de travail au domicile.

La mobilité

L’augmentation de la population urbaine demande une meilleure gestion des déplacements. La notion de « transports urbains » est désormais associée au concept de « mobilité » pour parler de la diversification des moyens de déplacement (tramways automatiques, vélos et trottinettes électriques, téléphériques et funiculaires, véhicules autonomes), de la nécessité de les connecter, et de la variété des usages (covoiturage, location en libre-service de voitures ou de vélos, transport à la demande avec réservation par applications mobiles, etc.). Parmi les villes du monde qui investissent régulièrement dans l’amélioration de la mobilité urbaine, Paris occuperait la 2e place après San Francisco, selon une étude réalisée par l’université de Californie (2024).

Comprendre les textes et réagir

1. En petits groupes, répartissez-vous les paragraphes. Lisez chacun/e votre paragraphe, puis résumez-le aux autres. Ensuite, mettez en commun en classe.

2. À deux, relevez dans chaque paragraphe le lexique de la ville et de l’urbanisme.

3. Quelles tendances existent déjà dans votre ville ?

Lesquelles aimeriez-vous voir dans votre ville ? Échangez en petits groupes.

4. Échangez en petits groupes autour de ces questions à l’aide des étiquettes.

je pense que je ne pense pas que

je crois que je ne crois pas que

1. Les bâtiments doivent-ils être hyperconnectés ?

2. Les villes du futur doivent-elles être obligatoirement verticales ?

3. Quelle place doit-on donner à la nature en ville ?

4. Les bâtiments doivent-ils être autonomes sur le plan énergétique ?

5. Les villes du futur doivent-elles diversifier et développer les moyens de transport publics ?

Je ne crois pas que les bâtiments doivent être hyperconnectés, car c'est une énorme dépense énergétique.

5. 12 Écoutez l’émission de radio. Quel est le sujet ?

Notez les principales informations. Comparez vos notes avec celles d’un/e camarade.

6. Réécoutez l’émission. Puis répondez aux questions.

1. Comment se déplacent Éloïse et Sylvain ? Pourquoi ?

2. Quelle est la profession de Nicolas ? Qu’a-t-il constaté ?

7. Est-ce que les mêmes changements ont lieu dans votre ville ? Comment vous déplacez-vous ? Pourquoi ? Échangez en petits groupes.

une rue de Lyon.

Mon panier de lexique Écrivez les mots nouveaux et importants pour vous.

Tramway dans
Centre-ville de Montréal, arrière-plan de tours et gratte-ciels.
Pavillons dans un village de la Lorraine (à la frontière de la Belgique).

Gentrification

DES QUARTIERS POPULAIRES EN VOIE DE DISPARITION ?

LA GENTRIFICATION, CETTE TRANSFORMATION DES QUARTIERS POPULAIRES PAR L’ARRIVÉE DE CLASSES SOCIALES PLUS AISÉES, MODIFIE PROFONDÉMENT

LA COMPOSITION SOCIALE DE NOMBREUX QUARTIERS FRANÇAIS. CETTE ÉVOLUTION FAVORISE UNE MIXITÉ SOCIALE À COURT TERME, MAIS ABOUTIT BIEN SOUVENT À L’EXCLUSION DES HABITANTS HISTORIQUES. ZOOM SUR LYON.

▶ Certains quartiers populaires le sont de moins en moins. Dans plusieurs villes, les loyers explosent et entraînent un changement de la composition sociale des lieux. À Lyon, le quartier de la CroixRousse abritait les canuts, des ouvriers qui travaillaient dans la soie. Aujourd’hui, il accueille une population hétérogène : aux catégories populaires et ouvrières se sont ajoutés des artistes, des étudiants puis les bourgeois lyonnais. Des bâtiments rénovés, un visage cosmopolite et une ambiance particulière de « village dans la ville » très appréciés par ses habitants avec son marché, ses ateliers de créateurs, ses restaurants. Clelia a ouvert une galerie d’art au cœur du quartier : « C’est très agréable à vivre. Beaucoup de lieux accueillent des artistes, c’est très vivant. »

Mais il y a des contreparties à cette mutation : dans un petit café associatif du quartier, comptez 5,70 € pour le thé glacé maison ou encore 6,90 € pour le latte pain d’épices. Un prix déconcertant quand on sait que 16 %* des habitants du quartier vivent encore en dessous du seuil de pauvreté. Cette inflation entraîne logiquement la colère des habitants historiques du quartier. « Ça fait plusieurs générations qu’on habite dans le quartier, mais c’est de plus en plus difficile pour nous. Les prix ont explosé et les petits commerces traditionnels disparaissent. C’est pourquoi on pense à déménager », témoigne Philippe.

Alors que la composition sociale du quartier se recompose, les projets immobiliers se multiplient. Face à un projet de construction de nouveaux immeubles, certains habitants ont lancé un collectif pour lutter contre la gentrification et la spéculation immobilière. « Dans les nouveaux immeubles, le prix du m2 atteint des records, si bien que la mixité sociale disparaît peu à peu. » Le collectif exige une régulation plus stricte des prix des loyers et la préservation des anciens bâtiments.

La gentrification remet en question l’équilibre social et économique des villes de demain. Si elle peut dynamiser certains quartiers, elle provoque aussi une montée des inégalités. Par conséquent, il devient essentiel de mettre en place des politiques d’accompagnement en matière de logement, de préservation du tissu social existant et de l’accès équitable aux services.

Descente à pied de la Croix-Rousse
Vue de la Saône et du Vieux-Lyon.
Mur des Canuts, dans le quartier de la Croix-Rousse, à Lyon

La gEntrification En 3 ÉtapEs

Source : Vito

Ah bon ?!

Le seuil de pauvreté correspond à un niveau de revenu en dessous duquel une personne est considérée comme pauvre. En France, ce seuil correspond à 1 200 euros par mois pour une personne seule. Environ 14 % de la population française vit sous le seuil de pauvreté.

Avant de lire

1. Observez les illustrations « La gentrification en 3 étapes ». Dans quelle version du quartier préféreriezvous vivre ? Pourquoi ?

2. Échangez en classe pour établir votre définition de la gentrification.

Comprendre les textes et réagir

3. Lisez le texte. Comment le quartier de la Croix-Rousse a-t-il changé ? Pourquoi est-il considéré comme attractif aujourd’hui ? Pour qui ?

4. Quels sont les effets négatifs de la gentrification sur les populations ? Quelles solutions sont mentionnées dans l’article ? Selon vous, existe-t-il d’autres solutions ?

5. Ce phénomène existe-t-il dans votre ville ou d’autres villes que vous connaissez ? Les effets sont-ils similaires ? Échangez en petits groupes.

6. 13 Écoutez l’interview. Quelle est la thématique ?

7. Réécoutez le document et répondez aux questions.

1. Quelles conséquences peut avoir la rénovation des centres urbains dans les grandes villes ?

2. Pourquoi Marseille est une exception ?

3. Que propose Naomi Dressel pour éviter ce mouvement de gentrification dans les centresvilles ?

8. Lisez cette phrase extraite de l’interview. Comment la comprenez-vous ? Échangez en petits groupes.

Il ne suffit pas de construire ces logements, il faut aussi les attribuer aux bons ménages.

9. Reliez les causes et les conséquences.

1. Dans certains centres-villes, les logements sont anciens mais abordables.

2. Les centres-villes sont rénovés, bien desservis et attirent les touristes.

3. De nombreux propriétaires ne respectent pas l’encadrement des loyers.

4. En termes d’emploi, Marseille ne propose pas assez d’opportunités professionnelles attractives.

a. Le mouvement de gentrification reste modeste.

b. Des familles modestes peuvent continuer à vivre en centre-ville.

c. Les loyers restent parfois trop élevés, même avec la loi.

d. Les loyers et les prix de l’immobilier augmentent et les ménages modestes sont exclus.

10. Selon vous, que favorise la mixité sociale dans les quartiers ? Pensez-vous que ce soit important ? Existet-elle dans votre quartier ? Échangez en petits groupes.

Travailler la langue

11. À deux, complétez le tableau à l’aide de l’article p. 28.

Exprimer la conséquence

Pour exprimer la conséquence, on peut utiliser :

• c’est la raison pour laquelle, c’est pourquoi + phrase Le quartier est devenu cher, c’est la raison pour laquelle je devrai déménager.

Ex. :

• si bien que + phrase

Ex. :

• par conséquent + phrase

Ex. :

• On peut aussi utiliser des verbes comme aboutir à, entraîner, provoquer, conduire à

Ex. :

Ex. :

Ex. :

La gentrification conduit à un changement profond des quartiers.

P. 33 — Exercice 2

12. À deux, complétez les phrases librement.

1. Dans de nombreuses villes, les quartiers populaires du centre-ville attirent aujourd’hui une population plus aisée. Par conséquent,...

2. La hausse des prix rend la vie difficile pour les familles modestes, si bien que…

3. Les commerces traditionnels ferment peu à peu. C’est pourquoi…

4. La régulation des prix des loyers aboutit à…

5. Ce quartier a été entièrement rénové. C’est la raison pour laquelle…

13. À deux, imaginez les conséquences de ces changements urbains à l’aide des verbes en étiquettes. Puis échangez avec un autre binôme.

favoriser aboutir à entraîner

conduire à provoquer

• la suppression de voies de circulation en milieu urbain

• l’aménagement de potagers sur les toits des bâtiments

• le développement des espaces verts

• la verticalisation des villes

• la multiplication des objets connectés en ville

Le développement des espaces verts en ville entraîne une meilleure qualité de l’air.

14. Lisez le témoignage d’un habitant du quartier de la Croix-Rousse. Pourquoi est-il agacé ? À deux, listez ses problèmes.

Je n’en peux plus du tourisme de masse ! Dans mon quartier, il y a tellement de touristes que c’est pénible de sortir. Dans ma rue, il y a tout le temps du monde et du bruit. D’ailleurs, la nuit dernière, il y a eu tant de bruit que j’ai demandé aux gens de parler moins fort dans la rue ! En plus, les prix ont beaucoup augmenté. Les restaurants sont devenus tellement chers que je ne peux plus y aller comme avant. Et puis, je ne reconnais plus mon quartier… C’est si touristique qu’il n’existe plus de commerces de proximité, il y a principalement des boutiques de souvenirs. J’en ai vraiment marre, à tel point que je pense à déménager. De toute façon, les loyers augmentent tellement que je vais être obligé de le faire !

15. Complétez le tableau à l’aide de l’activité précédente.

Exprimer la conséquence

Pour exprimer une conséquence avec une notion de quantité, on utilise :

• tant de, tellement de + nom + que + phrase à l ’ indicatif

Ex. :

Pour exprimer une conséquence avec une notion d’intensité, on utilise :

• à tel point que + phrase à l ’ indicatif

Ex. :

• verbe + tellement que + phrase à l ’ indicatif

Ex. :

• si/tellement + adjectif/adverbe + que + phrase à l ’ indicatif

Ex. :

P. 33 — Exercice 2

16. Faites une phrase pour exprimer une conséquence en reliant les éléments suivants.

• loyers élevés – départ des habitants

• nombreuses rénovations – perte d’identité du quartier

• construction de centres commerciaux – disparition des commerces de proximité

• arrivée d’une population aisée – impossibilité de trouver un logement pour les familles modestes Le loyer est si élevé que les habitants doivent quitter leur quartier.

17. 14 Écoutez la chronique au sujet du colloque international « Commençons par les enfants » et répondez aux questions.

1. Quel était l’objectif du colloque ? Qui y a participé ?

2. Quel constat a motivé l’organisation du colloque ?

3. Que s’est-il passé à Bâle, en Suisse ? Et à Lille, en France ? Est-ce positif ? Pourquoi ?

18. Les villes de votre pays sont-elles « à hauteur d’enfant » ? Échangez en petits groupes.

19. Lisez cette phrase extraite de l’article page 28. Que remplace le pronom le ? Reformulez la phrase sans le pronom. Ensuite, complétez le tableau.

Les quatiers populaires le sont de moins en moins.

Le pronom neutre le

Le pronom neutre le peut remplacer :

• un Certains quartiers populaires le sont de moins en moins.

• une phrase La gentrification est un problème. On le dit souvent.

P. 33 — Exercice 3

20. Lisez ces phrases, repérez le pronom le (ou l’ ) et soulignez ce qu’il remplace dans chacune.

1. Il faut plus de pistes cyclables, je le dis souvent !

2. Les villes devraient être plus adaptées aux enfants, mais elles ne le sont pas du tout.

3. Les enfants sont de plus en plus sédentaires. Dans les villes, ils le sont encore plus.

4. C’est bien que les rues des écoles soient piétonnes, mais toutes les rues fréquentées par des enfants devraient l’être.

5. On dit que penser la ville à hauteur d’enfant peut améliorer la ville. Tu le crois, toi ?

DÉFI

Vous allez utiliser

• le lexique de la ville, du mobilier urbain et de l’urbanisme

• l’expression de la conséquence

• les expressions pour éviter les répétitions

21. À deux, imaginez ce que peut remplacer le pronom neutre le (ou l’ ). Puis dites vos réponses à un autre binôme qui doit deviner à quelle phrase elles correspondent.

• Les villes le sont de plus en plus.

• Les urbanistes l’oublient quelquefois.

• Les élus le disent dans leurs campagnes électorales.

• Les habitants le constatent chaque année. Les villes sont de plus en plus… densifiées.

22. En groupes, inventez des devinettes en utilisant le pronom neutre le. Puis regroupez-vous avec un autre binôme qui doit deviner de quoi il s’agit.

Les ados le sont souvent. Fatigués !

S’approprier les mots

23. Définissez chaque terme avec vos mots et illustrez avec un exemple.

inflation construction diversité spéculation régulation explosion préservation rénovation

24. Observez ces titres d’articles de presse. Par quel mot pouvez-vous remplacer les mots en gras ?

• Le développement du tourisme aura-t-il des retombées économiques positives pour la ville ?

• Logements touristiques de courte durée : quelles répercussions pour les riverains ?

• La loi anti-Airbnb montre déjà des résultats dans la capitale.

25. À deux, écrivez des titres de presse avec les 3 mots de l’activité précédente pour parler de gentrification. Lisez-les à la classe.

Vous allez présenter des projets de villes parfaites et en créer une pour la classe.

En petits groupes, faites la liste des caractéristiques de votre ville idéale (la localisation, la taille, l’organisation, les logements, la mobilité, etc.).

Imaginez les conséquences positives de chacune des caractéristiques. Habiter une ville côtière entraîne une meilleure qualité de vie : voir la mer diminue le stress…

Trouvez un nom à votre ville. Préparez une description et un slogan pour la promouvoir. Faites votre présentation en terminant par votre slogan. Vilibéré est une agglomération de 250 000 habitants. Elle est située au bord de la mer… Vilibéré, la ville où les rêves deviennent réalité !

EXPRIMER LA CAUSE ET LA CONSÉQUENCE

La cause

• parce que + phrase (en milieu de phrase)

Je suis content parce que mon quartier a été rénové.

• car + phrase (en milieu de phrase)

J’aime mon quartier, car il y a tout ce qu’il faut.

Parce que et car sont équivalents.

• puisque + phrase à l ’ indicatif (en début ou en milieu de phrase)

Puisque la ville se modernise, les prix des appartements augmentent.

Les prix des appartements augmentent puisque la ville se modernise.

• grâce à + nom ou pronom tonique (en début ou milieu de phrase) : indique une cause positive

Grâce aux transports en commun, il est très facile de se déplacer.

Il est très facile de se déplacer grâce aux transports en commun.

• comme + phrase (en début de phrase)

Comme j’habite en centre-ville, j’utilise peu ma voiture.

• à cause de + nom (en début ou milieu de phrase)

On dit que Charleroi n’est pas une belle ville à cause de son architecture industrielle.

À cause de son architecture industrielle, on dit que Charleroi n’est pas une belle ville.

• vu que, étant donné que + phrase à l ’ indicatif (en début ou milieu de phrase)

Étant donné que le prix du loyer a augmenté, nous devons déménager.

Nous devons déménager étant donné que le prix du loyer a augmenté.

Vu que Charleroi est à la mode, le tourisme s’est développé.

Le tourisme s’est développé vu que Charleroi est à la mode.

• suite à, en raison de + nom

Suite à la rénovation du centre-ville, de nouveaux commerces ont ouvert.

En raison des travaux dans le centre-ville, des commerces sont fermés.

• à force de + infinitif (cause qui se répète) À force d’entendre des clichés, on les croit.

• (être) dû/due à + nom

La réputation de Charleroi est due à un article dans un journal.

1. Complétez les phrases avec une expression de la cause. Il y a parfois plusieurs réponses.

1. La disparition de ce village est la fermeture de l’usine.

2. l’augmentation de la population, la ville a dû repenser ses infrastructures.

3. entendre parler de Charleroi, j’ai envie d’aller visiter cette ville !

4. panneaux solaires, ce bâtiment est autonome en énergie.

5. la spéculation immobilière, notre quartier perd son identité historique.

6. la circulation est très dense en centre-ville, je préfère circuler en trottinette.

7. la rénovation du centre-ville, de nouveaux commerces ont ouvert leurs portes.

8. Paris a une identité visuelle unique, de nombreux artistes aiment la photographier.

La conséquence

• donc + phrase (en milieu de phrase)

Les villes changent, donc nous devons nous adapter.

• alors + phrase (en milieu de phrase)

J’adore le centre de Lyon, alors j’ai décidé de m’y installer.

• d’où + nom (en milieu de phrase)

J’adore le centre de Lyon, d’où ma décision de venir y vivre.

• c’est pour ça/cela que + phrase à l ’ indicatif (en milieu de phrase)

Les prix des loyers augmentent, c’est pour ça que beaucoup de gens déménagent.

• c’est la raison pour laquelle, c’est pourquoi + phrase Le quartier est devenu cher, c’est la raison pour laquelle je devrai déménager.

• sinon + phrase à l ’ indicatif (en début ou en milieu de phrase) : introduit une conséquence négative

Il faut maintenir les petits commerces, sinon les centresvilles vont se désertifier.

• si bien que + phrase à l ’ indicatif

Dans ma ville, il y a beaucoup de transports en commun, si bien que je ne prends jamais ma voiture.

• par conséquent + phrase à l ’ indicatif

Dans ma ville, il y a beaucoup de transports en commun, par conséquent je ne prends jamais ma voiture.

• des verbes comme aboutir à, entraîner, provoquer, conduire à

La gentrification aboutit à de profonds changements dans les quartiers.

La gentrification entraîne de profonds changements dans les quartiers.

La gentrification provoque de profonds changements dans les quartiers.

La gentrification des centres-villes conduit à de profonds changements dans les quartiers.

• si/tellement + adjectif/adverbe + que + phrase à l ’ indicatif Mon loyer est si cher que j’envisage de déménager. Mon loyer est tellement cher que j’envisage de déménager.

• tant de, tellement de + nom + que + phrase à l ’ indicatif (exprime une conséquence avec une notion de quantité)

Il y a tant de touristes dans mon quartier que c’est devenu difficile de trouver un endroit tranquille.

• à tel point que + phrase à l ’ indicatif (exprime une conséquence avec une notion d’intensité)

Les loyers ont beaucoup augmenté à tel point que les classes moyennes ont du mal à trouver un logement.

• verbe + tellement + que + phrase à l ’ indicatif

Elle habite tellement loin de son travail qu’elle met deux heures pour y aller.

2. Complétez les phrases avec une expression de la conséquence. Il y a parfois plusieurs réponses.

1. Les loyers ont augmenté. de nombreuses familles quittent le centre-ville.

2. Certains artistes s’installent dans les anciens ateliers, une ambiance culturelle très dynamique.

3. La présence de lieux culturels l’installation de jeunes créateurs.

4. Les logements rénovés attirent une nouvelle population les anciens habitants ne reconnaissent plus leur quartier.

5. Les rénovations ont rendu le quartier plus agréable. la demande de logement explose.

6. La rénovation urbaine à l’exclusion progressive des classes populaires.

7. Ce quartier a changé que je ne reconnais plus rien.

8. L’augmentation des prix un sentiment d’injustice parmi les habitants.

LE PRONOM NEUTRE LE

Le pronom neutre le peut remplacer :

• un adjectif

Bruxelles est une ville magnifique et elle le sera toujours.

( La ville sera toujours magnifique.)

• une phrase ou une idée

La gentrification peut entraîner des problèmes. Tout le monde le sait.

3. Reformulez ces phrases avec le pronom neutre le.

1. Il faudrait du mobilier urbain adapté pour les personnes à mobilité réduite, beaucoup d’arrêts de bus ne sont pas adaptés.

2. Les trottinettes électriques sont silencieuses. Elles sont tellement silencieuses qu’on ne les entend pas arriver.

3. Les écoquartiers ne sont pas encore très répandus, mais ils commencent à être un peu plus répandus.

ÉVITER LES RÉPÉTITIONS

Pour éviter les répétitions, on peut utiliser :

• un synonyme, un surnom ou un équivalent

Charleroi = la ville belge, cette ancienne cité minière, l’ex-capitale de la métallurgie, le Pays noir, une ville, une agglomération.

• un pronom (sujet ou complément)

Charleroi est une ville avec un passé industriel très visible. Elle est marquée par son histoire.

• un pronom démonstratif celui, celle, ceux, celles (qui peut être suivi de -ci ou -là)

Charleroi est une ville avec des nombreux bâtiments industriels. Ceux-ci font l’identité de la ville.

• ce dernier / cette dernière (remplace le dernier élément cité)

Bruxelles est très différente de Charleroi. Cette dernière a une histoire industrielle très importante.

4. Associez les phrases comme dans l’exemple.

Si vous aimez les jardins à l’anglaise, visitez le jardin royal à Toulouse. La Ville rose compte trois jardins labellisés Jardins remarquables.

1. Si vous aimez les jardins à l’anglaise, visitez le jardin royal à Toulouse.

2. Joss s’est récemment installé à Marseille.

3. On a flâné dans la rue Sainte-Catherine à Bordeaux.

4. Ils ont visité le Mucem et le Vieux-Port.

5. Je suis allé à Reims et j’ai enfin visité la cathédrale.

a. Celle-ci est connue pour son architecture gothique.

b. Ce dernier est l’un des lieux les plus touristiques de Marseille.

c. La Ville rose compte trois jardins labellisés Jardins remarquables.

d. Il trouve beaucoup de charme à cette métropole portuaire.

e. Cette grande artère commerçante est particulièrement fréquentée.

La prise de notes est un outil efficace pour comprendre, mémoriser et réutiliser l’information. Prendre des notes, c’est écouter et écrire, se concentrer sur les mots-clés, repérer les idées principales et les exemples, utiliser des abréviations et des symboles.

Quand on prend des notes en français, on peut aussi écrire des mots dans sa langue maternelle, se concentrer sur les mots transparents et les chiffres (dates, pourcentages).

Connaître des symboles et des abréviations

1. Complétez le tableau des symboles avec les mots suivants. attention – avantage – cause – conséquence – doute – fait partie de – hausse – inconvénient – opposé

symbole signification , vient de, origine , résultat augmentation, diminution, baisse + , positif, addition, négatif, soustraction

≈ environ, à peu près = égal, identique

≠ différent, > supérieur

< inférieur ? question, ! important, appartient, n’appartient pas, ne fait pas partie de / exclu

Écouter et comprendre une prise de notes

Quelques abréviations courantes

pq : pourquoi

pcq : parce que qd : quand

cmb : combien

cad : c’est-à-dire

réf : référence

tps : temps

avt : avant

apr : après

tjr : toujours

svt : souvent

jms : jamais

pb : problème

obj : objectif

ex : exemple

nb : nombre

nv : nouveau/nouvelle

V : vouloir

P : pouvoir

D : devoir

S : savoir

° : tion/ssion (poll° : pollution, trad° : tradition, sol° : solution)

t : (m)ent (élt : élément, lancemt : lancement)

tq : tique (critq = critique)

2. 15 Écoutez cet extrait d’un journal local et lisez la prise de notes. Puis réécoutez. Quelle information manque-t-il ? Écrivez-la dans l’encadré.

21/6 : inaugur° nv parc Agnès-Varda. maire + équipe prés. en 20 ans pop° créat° nv espaces = sport, se promener, pique-nique. bar, 19 h concert.

Prendre des notes

3. 16 Écoutez ce résumé de l’article de la page 28 et prenez des notes. Puis mettez en commun pour compléter vos notes.

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