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YITRO 5771 - Paracha avec Torah-Box

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YITRO

5771

Rabbi Its’hak Louria ACHKENAZI, le «Ari Zal»

Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m

n°57

Le beau-père de Moïse, Yitro, apprend les miracles que D.ieu a faits pour le peuple d’Israël et se déplace de Midiane pour rejoindre le campement d’Israël. Il est accompagné par la femme de Moïse, Tsipora, et de ses deux enfants. Yitro conseille à Moïse de mettre en place une structure de juges pour l’aider à gouverner et à rendre la justice au le peuple. Les enfants d’Israël arrivent en face du mont Sinaï. Dieu leur annonce qu’il a choisi le peuple juif comme une « royauté de prêtres » et une « nation sainte ». Le peuple répond en proclamant que, « tout ce que D.ieu dira, nous le ferons ». Le 6ème jour du mois de Sivane, troisième mois par rapport à Nissane (mois de la sortie d’Égypte), la nation d’Israël se rassemble tout entière au pied du Mont Sinaï. D.ieu se révèle sur cette montagne dans le tonnerre, les éclairs, les fumées et le son du chofar. Il demande à Moïse de monter sur la montagne et proclame les 10 commandements qui demandent au peuple de : 1. croire en D.ieu 2. ne pas servir les idoles 3. ne pas prononcer le nom de D.ieu en vain 4. d’honorer son père et sa mère 5. garder le Chabbath 6. ne pas tuer 7. ne pas commettre d’adultère 8. ne pas kidnapper 9. ne pas porter faux témoignage 10. ne pas envier le bien de son prochain. Le peuple dit à Moïse que la révélation divine est trop intense et lui demande de recevoir luimême la Torah pour la leur transmettre.

PARACHA : YITRO PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 17h11 • Sortie : 18h23

Feuillet dédié à l’élévation d’âme de David ben Yéhouda ALLIEL de la part de son épouse Ruth

UN TRÉSOR DE LA PARACHA Un «Merci permanent» à mes parents et Hachem Chemot (20, 12) : «Respecte ton père et ta mère pour que tes jours se prolongent sur la terre que Hachem ton D.ieu te donne» «Les Barbares arrivent ! Les Barbares arrivent !» On entendait ce cri dans l’un des villages d’Europe. Tous les juifs savaient que c’était un moment de danger et qu’ils devaient fuir. Ils prirent avec eux ce qui pouvait être sauvé et s’enfuirent rapidement. C’était une nuit d’hiver, et le froid était intense, glaçant jusqu’aux os, mais on ne pouvait pas s’occuper de ces petits détails, le danger était terrible et il fallait s’éloigner le plus vite possible, ces Barbares étaient assoiffés de sang. Dans l’obscurité, les habitants faisaient leur chemin, et ils décidèrent de passer par le pont, quand tout à coup, malheur ! Une petite fille tomba dans le fleuve. Immédiatement, plusieurs hommes tentèrent de la sauver, et réussirent à l’arracher aux bras glacés du fleuve. Ils allumèrent tout de suite un feu pour la réchauffer, mais des flammes tombèrent sur ses vêtements et elle se trouva de nouveau en danger. Hachem est bon et miséricordieux, et Il la sauva de cela aussi. «Est-ce que vous savez qui était cette petite fille ?» demanda notre maître Rabbi ‘Haïm de Volojine à ses élèves. «C’était la grand-mère de mon grand maître, le Gaon de Vilna, c’est pourquoi je dois remercier et être reconnaissant au Créateur de l’avoir sauvée, et dire la bénédiction «qui m’a fait un miracle en ce lieu», et je me demande si peut-être vous aussi devez dire cette bénédiction.» Des dizaines d’années avaient passé depuis le sauvetage de la petite fille, pourtant Rabbi ‘Haïm de Volojine pensait que cela ne le dispensait pas de reconnaissance, qui est une mitsva qui s’applique tout le temps, même si le bienfait ne vous est pas arrivé directement. Rabbénou ‘Haïm nous enseigne ici un grand chapitre sur la mitsva de la reconnaissance. Par conséquent, combien nous devons remercier et être reconnaissants à nos parents, qui se sont donné tellement de mal pour en nous éduquant ! Ils y ont consacré les nuits comme les jours, ils ont pris soin de notre éducation et de notre santé, ils n’ont reculé ni devant le froid ni devant la chaleur, constamment à nos côtés. Pourrons-nous leur en rendre même un millième ? Et qu’est-ce que le Créateur demande de nous ? De les respecter. Est-ce que c’est difficile pour nous ? Chacun doit enraciner dans les profondeurs de son âme cette qualité de la reconnaissance, s’y habituer et s’y attacher constamment, ainsi il méritera aussi de voir les bienfaits innombrables qu’il recevra de notre Père des Cieux à chaque instant de sa vie, même s’il y est habitué et ne voit déjà plus de nécessité de remercier... Nous devons sortir de la routine de ces habitudes, nous arrêter pour examiner toutes les bontés que nous recevons et remercier, glorifier et louer D.ieu, Créateur du monde, pour chaque instant de notre vie.

Villes dans le monde Lyon

17h12 • 18h19

Nice

17h08 • 18h14

Los Angeles 16h54 • 17h53

Marseille 17h17 • 18h22

Jerusalem 16h23 • 17h42

New-York 16h41 • 17h44

Strasbourg 16h51 • 18h01

Tel-Aviv

Londres

Toulouse

Bruxelles 16h56 • 18h10

17h32 • 18h37

16h42 • 17h43

16h11 • 17h26

Casablanca 17h33 • 18h31

Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath

LA PARACHA EN RÉSUMÉ


IL ÉTAIT UNE FOIS LA PARACHA Les bons conseils de Yitro Au début de notre paracha, le commentateur Rachi explique qu’une portion de la Torah a été attribuée spécialement à Yitro. Pour quelle raison ? Méritait-il un tel honneur, uniquement parce qu’il conseilla à Moché Rabbénou d’installer des Tribunaux ? Le Alter Gerrer Rebbe faisait remarquer qu’il est facile de blâmer et de critiquer mais bien plus difficile d’être constructif. Yitro critiqua Moché en affirmant que personne ne pouvait juger une nation entière, seul et sans aide, mais il ne s’arrêta pas là. Il vint avec un plan d’action audacieux qui fut ensuite béni par Hachem et mis en place. Offrir de bons conseils, mérite une récompense.

PERLE ‘HASSIDIQUE Mon maitre, le Baal Chem Tov, avait coutume de dire : «Ahavat Israel, c’est aimer D.ieu, car lorsqu’on aime le père, on aime ses enfants» (Maguid de Mezeritch)

“ET TES YEUX VERRONT TES MAÎTRES”

Rabbi Raphaël ENCAOUA

AU “HASARD”... «Tu ouvriras certainement ta main à ton frère» Un jour, le Gaon Rabbi Yé’hezkel Abramsky, auteur du livre «‘Hazon Yé’hezkel», est venu rendre visite au Admour de Gour, Rabbi Israël Alter, et il le trouva assis en train d’étudier la paracha de la semaine, qui était la parachat Réé. Rabbi Yé’hezkel lui dit: «J’ai du mal à comprendre la signification du verset «c’est pourquoi Je vous ordonne en disant: tu ouvriras certainement». Que signifie la double expression «Je vous ordonne en disant» ? Le mot «en disant» paraît superflu.» Le Admour répondit: «J’ai dans la poche une réponse, mais je crains de la donner. – Pourquoi? s’étonna Rabbi Yé’hezkel. – Parce que c’est un enseignement typiquement ‘hassidique», répondit le Admour avec un sourire. Rabbi Yé’hezkel lui dit: «Si c’est la vérité, nous accepterons la vérité de celui qui la dit.» Le Admour dit: «J’ai entendu au nom de Rabbi Its’hak de Warka que les Sages ont dit: «Celui qui donne un sou à un pauvre reçoit six bénédictions, et celui qui donne des bonnes paroles à un pauvre reçoit onze bénédictions.» C’est donc une mitsva spéciale de dire de bonnes paroles à un pauvre quand on lui donne de la tsédaka, à cause de la peine qu’il a d’avoir besoin des autres. Par conséquent c’est la signification du verset: «Je t’ordonne», Hachem nous ordonne, «pour dire», que tu dises au pauvre quand tu lui donnes de la tsédaka: «tu ouvriras certainement la main», que ton cœur n’en souffre pas, le jour viendra où tu t’enrichiras toi-même et tu auras besoin d’ouvrir la main et de donner aux autres…»


Association de diffusion du Judaïsme aux Francophones dans le Monde

LA VIE D’UN GRAND Rabbi Its’hak Louria ACHKENAZI, le «Ari Zal» Rabbi Its’hak ben Chlomo Louria Achkénazi (1534-1572) a marqué d’une empreinte profonde le judaïsme, malgré la brièveté de sa vie. Il naît à Jérusalem. Son père, achkénaze d’Europe centrale, y aurait immigré après son mariage avec une femme séfarade. À la mort prématurée de celui-ci, le jeune Its’hak est élevé par sa mère, qui émigre en Égypte où son frère, Mordékhaï Frances, riche négociant, est installé. L’année de ce déménagement est incertaine. D’après son propre témoignage, il aurait étudié à Jérusalem auprès du Kabbaliste Rabbi Kalonymos. Cependant, la tradition orale situe son arrivée chez son oncle à l’âge de sept ans. Rabbi Its’hak Louria étudia dans une yéchiva sous la direction de Rabbi David Ben Zimra, le Radbaz, puis de son successeur. Il s’y montra exceptionnellement doué, subvenant à ses besoins grâce au commerce et au négoce. A 15 ans, il épousa la fille de son oncle, après quoi les époux se retirèrent dans une île sur le Nil qui appartenait à son oncle et beau-père. Rabbi Its’hak se consacra principalement à l’étude du Zohar, et aux oeuvres Kabbalistiques antérieures. Il y mena une vie d’ascèse et commença à avoir des visions. En 1569, il s’installa à Safed, Tsfat. Jouissant rapidement d’une forte réputation de poète mystique, il commença à enseigner la Kabbale en académie, et à prêcher dans les synagogues. S’intéressant particulièrement aux idées de Rabbi Moché Cordovéro, le Ramak, il étudia la Kabbale avec lui jusqu’à la mort de celui-ci. Lui-même mourut à Safed, au cours d’une épidémie, deux ans plus tard. Il exerça aussi toujours son métier de commerçant. Rabbi Its’hak Louria fut extrêmement révéré, ses disciples le créditaient de nombreux miracles. Il a laissé peu d’écrits, dont quelques poèmes encore chantés le Chabbath, l’un étant intitulé «Yom Zé LéIsraël», qui se trouve dans tous les rituels de prières. Par contre, son enseignement oral jaillissait et rassemblait toute la tradition des niveaux d’interprétation de la Torah. Ses différents élèves, parmi les plus brillants de l’histoire juive, ont transcrit en de nombreux volumes cet enseignement, surtout Rabbi ‘Haïm Vital (1542-1620), mais d’autres également. En particulier, son commentaire de la prière a influencé toutes les communautés. Pour être compris, il exige une solide formation préalable en Torah écrite et orale, et la transmission directe de maître à élève. Rabbénou est nommé le Ari Hakadoche, ou le Ari zal. «Ari» vient des initiales des mots Adonénou Rabbénou Its’hak (notre Maître Rabbi Its’hak) et «zal» signifie, «le souvenir du juste est bénédiction, zikhrono tsadik livrakha»). Le livre Réchite ‘Hokhma de Rabbi Eliahou De Vida, contribua fortement à intégrer l’enseignement du Ari dans la connaissance populaire de la Torah. Son enseignement franchit rapidement les frontières, d’abord celles du Moyen Orient, puis de l’Europe de l’Ouest par l’Italie, pour enfin parvenir aux communautés d’Europe Centrale. Rabbi Moché Cordovéro disait à ses élèves : « Sachez qu’après moi, montera un homme qui éclairera la génération; c’est une étincelle de Rabbi Chimon bar Yo’haï. Je ne peux dévoiler son nom; celui qui verra la «Nuée» sur mon cercueil sera le désigné ». A l’enterrement de Rabbi Moché Cordovéro, toute la ville sortit après le cercueil. On voulut l’enterrer auprès des grands de la ville, mais le Ari zal intervint pour dire que la «Nuée» indiquait un autre endroit. Tout le monde comprit alors l’allusion de Rabbi Moché Cordovéro. Que le souvenir du Tsadik soit une bénédiction pour tout le peuple juif !


UNE LOI, CHAQUE SEMAINE Accoucher le Chabbath par le Gaon, Rav ‘Ovadia YOSSEF

Question : Une femme enceinte pour qui les chances d’accouchement un jour de Chabbath sont très élevées, a-t-elle l’obligation de “déménager” le vendredi pour s’installer dans un endroit proche de la maternité afin de ne pas profaner le Chabbath; ou bien peut-elle rester malgré tout, chez elle, avec de fortes chances de devoir profaner le Chabbath ? Réponse : Un principe est clair : dans tous les cas où il y a “Pikoua’h Nefech” (danger de mort), il y a devoir de profaner le Chabbath, afin de sauver une vie. C’est pourquoi, si une femme ressent de fortes contractions, un jour de Chabbath, elle a le devoir de téléphoner à un taxi ou une ambulance, pour la conduire à la maternité; plus encore, son mari, ou une proche parente, peuvent l’accompagner si elle en ressent le besoin. (voir Iguerot Moché 132) Concernant notre problématique, la femme, doit-elle prendre ses précautions et s’installer dans un hôtel proche de l’hôpital depuis Vendredi ? Le Gaon et grand décisionnaire Rav Wozner dans son livre “Chevet Halévi” (8-88) a tranché que si cela occasionnait trop d’embarras et d’efforts, il était permis de rester chez soi (avec le risque de transgresser le Chabbath). Ainsi a également tranché l’Admour de Tsanz dans son livre “Divré Yatsiv” (175), en avançant le principe de “Melakha Chéhéna Tsrikha Légoufa” : c’est-à-dire que le moyen de locomotion n’est pas, dans notre cas, un but en soi (contrairement à une ballade), mais le véritable but est de sauver sa propre vie. Par conséquent, la profanation chabbatique devient d’ordre Rabbinique, donc plus permissive en cas de nécessité. Notre maître Rav Ovadia Yossef, après avoir rapporté l’avis de ces deux grands maîtres, a tranché qu’à priori, il fallait abandonner sa maison depuis le Vendredi, pour passer Chabbath dans un hôtel, proche de la maternité. Ceci à condition de ne pas occasionner trop de perturbations. Sinon la femme pourra rester chez elle, et attendre l’heureux évènement (qui n’aura peut être pas lieu le Chabbath). (Traduction et adaptation par Rav Freddy Elbaze)

QUIZZ PARACHA 1. Yitro avait sept noms. Pourquoi l’un de ses noms est Yeter ? 2. Quel nom de Yitro indique son amour pour la Torah ? 3. Pourquoi Moché a-t-il dit à Yitro tout ce que D.ieu avait fait aux Bné-Israël ? 3.Pour attirer son cœur et le rapprocher de la Torah. 2. ‘Hovav. 1. Parce qu’il a ajouté (yathar) un paragraphe à la Torah.

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« Chavoua Tov » est un feuillet hebdomadaire envoyé à environ 40.000 francophones dans le monde. Dédiez un prochain feuillet pour toute occasion : 01.80.91.62.91 – contact@torah-box.com Communautés, Ecoles ou tout autre Etablissement : recevez ce feuillet chaque semaine.

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Ont participé à ce numéro : Hevrat Pinto, Hessed vé David, VieJuive, Raphaël Aouate, Charline Soussen

Diffusion de Judaïsme aux francophones dans le monde sous l’impulsion du Tsadik Rabbi David ABOUHATSIRA et du Grand-Rabbin Yossef-Haim SITRUK Tél. France : 01.80.91.62.91 – Tél. Israel : 077.429.93.06 – Web : www.torah-box.com - contact@torah-box.com Reponsable de la publication : Binyamin BENHAMOU


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