Skip to main content

Paracha VAYERA 5773 (Torah-Box.com)

Page 1

5773

VAYERA

Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m

n°143

D.ieu se révèle à Avraham trois jours après sa circoncision à l'âge de 99 ans, mais Avraham court pour accueillir trois voyageurs auxquels il prépare un repas. L'un des ces trois hommes (qui sont en fait des anges en apparence humaine), annonce que dans exactement un an, Sarah donnera naissance à un fils. Sarah rit en apprenant cette nouvelle. Après le départ des anges, Avraham plaide devant D.ieu et lui demande d'épargner la ville corrompue de Sodome car Il a décidé de la détruire. Mais Avraham ne peut empêcher cette décision de se réaliser car il n'y a plus de juste dans cette ville et seul Loth , son neveu, sera sauvé. Deux des trois anges arrivent à Sodome où Loth leur offre l'hospitalité et les protège des intentions malveillantes de la foule. Les deux anges révèlent qu'ils sont venus pour détruire la ville et sauver Loth et sa famille. Dans leur fuite, la femme de Loth ne respecte pas l'ordre des anges de ne pas se retourner pour voir la destruction de la ville, et se transforme en statue de sel. Pensant être les seuls rescapés d'une nouvelle destruction du monde, les deux filles de Loth font boire leur père pour avoir des relations avec lui. Elles conçoivent toutes deux des fils : Amon et Moav. Avraham voyage pour arriver à Gérar, où le roi philistin, Avimélekh, prend Sarah qui s'est présentée comme la sœur d'Avraham. Dans un rêve, D.ieu apprend à Avimélekh qu'il mourra s'il ne rend pas cette femme à son mari. D.ieu se souvient de la promesse faite à Avraham et Sarah et cette dernière donne naissance à un fils qui est nommé Itshak (Ce qui signifie "Il rira"). Itshak est circoncis à l'âge de 8 jours. Avraham est âgé de 100 ans et Sarah de 90 ans à la naissance d'Itshak. Hagar et Ichmaël sont chassés de la maison d'Avraham et errent dans le désert. D.ieu entend les pleurs d'Ichmaël qui est mourant et lui sauve la vie en montrant à sa mère un puit. Avimélekh établit une alliance avec Avraham à Beer Chéva. D.ieu met à l'épreuve Avraham une dixième fois en lui demandant de sacrifier son fils sur le mont Moriah (Le mont du Temple à Jérusalem). Itshak est ligoté, placé sur l'autel et Avraham lève sa main pour le sacrifier. La voix d'un ange l'arrête et Avraham sacrifie un bélier dont les cornes se sont emmêlées dans un buisson à la place de son fils. Avraham apprend alors la naissance de Rivka, fille de son neveu Bétouel

PARACHA : VAYERA PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 17h11 • Sortie : 18h16

Feuillet dédié à la réussite matérielle et spirituelle de Mme Déborah SABAN

UN TRÉSOR DE LA PARACHA Mes mitsvot doivent être parfaites Béréchit (18,1) : "L'Eternel se révéla à lui dans les plaines de Mamré, alors qu'il était assis à l'entrée de la tente, dans la chaleur du jour." Le commentateur Rachi nous explique que Hachem a sorti le soleil de son écrin c'est-à-dire a envoyé une chaleur accablante, afin d'éviter à Avraham la fatigue d'accueillir les passants. Mais voyant qu'il était peiné de ne voir personne venir, Hachem lui envoya des anges à l'apparence humaine. Pourquoi Avraham souffrait-il de n'avoir aucun invité ? En tant que malade, il avait un statut de "Anouss" cas de force majeure, et donc momentanément il n'était plus tenu à l'accomplissement des Mitsvot ? De plus, comment Avraham pouvait-il accomplir la Mitsva de Hakhnassat Or'him (recevoir des invités) dans la mesure où Hachem lui envoya des anges et non des hommes ? En fait, Avraham craignait d'interrompre son comportement hospitalier durant plusieurs jours : il se disait que l'entrain et l'intérêt de la Mitsva risquaient de s'affaiblir chez lui ; c'est pourquoi, malgré son état de grande faiblesse qui le dispensait d'accueillir, il fit tout pour le faire. Hachem suscita donc des anges, qui permirent à Avraham d'entretenir sa flamme et son enthousiasme, bien qu'on ne puisse accomplir stricto sensu la Mitsva de l'hospitalité avec des anges.

Le "coeur heureux" dans la difficulté Béréchit (22,1) : "Il arriva après ces faits, que D.ieu éprouve Avraham..." On peut se demander pour quelle raison le verset n'évoque que l'épreuve de Avraham, et pas celle de son fils Its'hak qui pourtant n'était pas moins grande, accepter d'être immolé ? Le Zohar (la Kabala) nous explique que Avraham s'est distingué par la qualité de « 'Hessed » la bonté et la générosité alors que Its'hak s'est distingué par la qualité de « Guevourah » la force de se dominer. Cet enseignement nous révèle en quoi l'épreuve de Avraham surpassa celle de Itz'hak : pour accomplir un acte celui d'immoler son fils situé à l'opposé du 'Hessed, il a dû inverser complètement sa nature, et il l'a fait au point même d'agir avec plénitude et le « cœur heureux ». Alors que Its'hak, doté de cette qualité de « domination de soi », n'a pas eu à fournir autant d'effort que son père ! C'est pourquoi le verset parle du « Har Ha-Moriah » le mont Moriah, nom formé sur le mot hébreu « enseigner ». Car Avraham a ainsi enseigné à son fils Its'hak, que parfois, pour servir Hachem, il faut savoir accomplir les Mitsvot même dans un contexte particulièrement difficile.

Villes dans le monde Lyon

17h08 • 18h10

Nice

17h02 • 18h03

Los Angeles

17h41 • 18h36

Marseille

17h10 • 18h11

Jerusalem

16h09 • 17h25

New-York

17h33 • 18h32

Tel-Aviv

16h28 • 17h27

Londres

16h13 • 17h22

Bruxelles

16h57 • 18h05

Casablanca 17h20 • 18h15

Strasbourg 16h50 • 17h55 Toulouse

17h26 • 18h27

Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath

LA PARACHA EN RÉSUMÉ


IL ÉTAIT UNE FOIS LA PARACHA L'épreuve d'Avraham d'accord, mais Its'hak ? Béréchit (22;16) : "Je jure par Moi-même, parole d'Hachem, que parce que tu as fait cette chose-là, tu n'as point épargné ton fils, ton fils unique" Il y a lieu de s'interroger sur la différence qui existe entre le verset : « prends ton fils, ton fils unique, que tu aimes » et notre verset où il n'est pas fait mention de « que tu aimes » ? A cela on peut répondre qu'avant l'épreuve du sacrifice d'Its'hak, il n'était pas évident qu'Avraham pourrait manifester un sentiment d'amour supérieur à celui qu'il avait pour son fils. C'est pourquoi il est écrit « que tu aimes ». Mais lorsque Avraham révéla qu'il portait à Hachem un amour bien plus fort encore, le verset s'est contenté de dire « ton fils unique ».Dans cet esprit, on raconte à propos du 'Hafets 'Haïm, qu'à l'époque où fut publié son célèbre ouvrage, le « Mishna Broura », il subit de nombreuses épreuves, parmi lesquelles la maladie de son fils. Il perdit ainsi beaucoup de temps, qu'il aurait pu consacrer à l'étude de la Torah. Un jour, un de ses élèves l'entendit adresser les paroles suivantes à son « mauvais penchant » : « Je sais parfaitement que tu fais tout pour m'empêcher de publier mon ouvrage, mais tu agis en vain ! » Et c'est ainsi que le 'Hafets 'Haïm put éclairer le monde avec son « Mishna Broura », dont à l'heure actuelle, aucun Beth Ha Midrash maison d'étude au monde n'est dépourvu ! Lorsqu'il perdit son fils, le 'Hafets 'Haïm leva les yeux au ciel et prononça les paroles suivantes : « Maître du monde, l'intense amour que je portais, en mon cœur, à mon fils, je Te le donne », paroles qui furent sa seule consolation !

“ET TES YEUX VERRONT TES MAÎTRES”

Rav Yona METZGER

AU “HASARD”... Rabbi ‘Haïm de Volojine rencontre le Tsar On raconte sur Rabbi 'Haïm de Volojine qu'il était allé chez un ministre intercéder pour Israël, car le tsar avait parlé contre les juifs avec l'intention de les chasser de son pays. Le problème était que le ministre détestait les juifs et ne voulait parler avec aucun d'entre eux. Rabbi 'Haïm prit de l'argent et se rendit chez lui. Il dit au concierge : «Dites-lui que je voudrais lui dire deux mots, pas plus » Le concierge disparut et revint au bout de deux minutes, ouvrit la porte et dit : «Vous pouvez lui dire deux mots et pas plus » Rabbi 'Haïm s'approcha du ministre, mit sur sa table une bourse d'argent, et lui dit : «Prenez et taisez-vous !», puis il sortit. Le lendemain, au conseil des ministres qui se rassemblait chez le tsar, les ministres s'opposèrent à chasser les juifs et se mirent à parler en leur faveur. Le tsar fut stupéfait ! Pendant le conseil précédent, tout le monde avait parlé en faveur de l'expulsion, et voilà qu'aujourd'hui la situation s'était renversée Le tsar remarqua que son ministre le plus important restait assis en silence. Le tsar lui demanda : «Pourquoi êtes-vous si pensif aujourd'hui ?» Il répondit : «Sire, je me disais que si j'ai reçu beaucoup d'argent uniquement pour me taire, combien ont dû recevoir les autres ministres pour parler »


Association de diffusion du Judaïsme aux Francophones dans le Monde

LE RÉCIT DE LA SEMAINE Un sandwich à la viande Il y a quelques années, le matin de Hochaana Rabba, je m'étais levée très tôt pour préparer les 'Hallot (pains spéciaux) de la fête. Quand les enfants se réveillèrent, la délicieuse odeur avait envahi la maison. J'aidais les enfants à s'habiller et se préparer pour l'école puis je sortis avec eux devant la maison : mon mari devait revenir de la prière à la synagogue et amènerait les enfants à destination. C'est alors qu'un grand camion municipal s'arrêta à notre hauteur : plusieurs travailleurs en descendirent, apparemment pour élaguer les arbres de notre rue. L'un d'entre eux avait typiquement la tête d'un Israélien : bronzé, athlétique, cheveux noirs bouclés, yeux noirs Dès que mon mari arriva, je lui suggérai de l'aborder et de lui proposer de réciter la bénédiction sur le Loulav et l'Ethrog tandis que je retournais en toute hâte à la maison et préparais une 'Halla à lui offrir. Nous avons bien deviné : c'était effectivement un Israélien qui, après trois ans d'armée, effectuait une sorte de tour du monde tout en travaillant parfois. Il fut très heureux de mettre la Kippa que mon mari lui tendit et de réciter la bénédiction sur le Loulav. Très surpris, il nous remercia pour la 'Halla encore tiède ; les enfants partirent à l'école et j'oubliais tout cela. Six mois plus tard, j'invitai une jeune israélienne appelons-la Galit pour le repas de Pessa'h. Elle accepta à la condition qu'elle puisse amener avec elle un ami, Ofer, dont elle avait fait la connaissance ici, en Australie. J'acceptai bien sûr et ils arrivèrent tous les deux le septième soir de Pessa'h. Quand Ofer entra et aperçut mon mari, il s'exclama : «Szmerling ! Tu ne me reconnais pas ?» Courtois et bien élevé, mon mari répondit instinctivement : «Oh oui ! Bien sûr Euh » Malicieux, Ofer déclara

qu'il attendrait la fin du repas pour raconter son histoire. «Szmerling, je sais pourquoi tu ne me reconnais pas ! La première fois que nous nous sommes rencontrés, j'avais les cheveux longs ébouriffés alors que maintenant je les ai fait couper. Rappelle-toi ! C'est moi qui avais élagué les arbres dans ta rue, tu m'avais demandé de réciter la bénédiction sur le Loulav et tu m'avais donné une 'Halla encore chaude Tu ne peux pas savoir ce qui m'est arrivé ensuite : mes collègues de travail désirèrent à ce moment faire une pause et s'acheter de la viande. On partagerait la 'Halla et on se préparerait des sandwichs à la viande. Mais je déclarai que, pour moi, c'était impossible. D'accord, je ne suis pas pratiquant mais le rabbin m'avait donné une 'Halla et pour moi, il était incompatible de la manger avec de la viande non-cachère. Non, c'était impossible. Ils déclarèrent me comprendre et nous avons entamé notre prochaine mission, non loin d'ici. Nous avons donc élagué un arbre dans le jardin d'une gentille dame : je remarquai qu'elle portait un élégant foulard sur la tête. Quand nous avons terminé notre travail, cette dame qui était sûrement juive et même pratiquante m'offrit juste à moi ! un peu de viande qu'elle venait de préparer pour la fête. J'étais si surpris que je faillis tomber à la renverse. En quoi ces deux événements pouvaient-ils être qualifiés de hasard ? Je levai les mains au ciel et m'écriai : «Yech Elokim Baolam ! » Il existe un bon D.ieu dans le monde ! » Je réfléchissais sur ces deux événements et décidai qu'à partir de maintenant, je ne mangerai plus de viande non-cachère bien que ce ne serait pas facile pour moi. Mais effectivement, depuis ce jour, je n'ai plus jamais consommé de la viande noncachère, quelles que soient les difficultés ».

Mon mari et moi étions si étonnés ! Nous avions depuis longtemps oublié cette «petite» action mais le bon D.ieu nous permettait d'en constater un des effets à long terme. Les ondes s'étaient propagées et continueraient sans doute à se propager encore au loin. D'habitude, nous effectuons notre mission qui est de tenter d'éclairer un peu plus ce monde mais nous n'avons que rarement une idée des résultats. Cette fois-ci, nous avons mérité de les constater. Quelque temps plus tard, mon mari raconta cette histoire lors d'une réunion 'hassidique. Rav Eliézer Kantor qui se trouvait là comme par hasard s'exclama alors : «Eh bien moi aussi maintenant je connais la suite de l'histoire. La dame qui avait offert ce morceau de viande à cet ouvrier n'était autre que mon épouse Bra'ha !» Qui peut prétendre que l'histoire s'arrête là ? Traduit par Feiga Lubecki / La sidra de la semaine


UNE LOI, CHAQUE SEMAINE Faire la bise à une personne de sexe opposé Rav Ron Chaya

A t-on le droit de faire la bise à une personne de sexe opposé ou cela représente t-il une Houmra ? Une 'houmra signifie que dans un cas où on a un doute si une chose est permise ou non, on tranche de façon interdite. Ce terme peut aussi signifier que ce n'est pas interdit du point de vue stricte de la loi mais qu'il y a une mesure de piété d'interdire cela. Il est absolument interdit de faire une bise à une personne de sexe opposé (excepté sa mère, sa grandmère, son arrière grand-mère, sa fille, sa petite file et son arrière petite fille) cela est interdit d'après la loi, et ce n'est pas rien qu'une 'houmra. Si on a un certain plaisir à faire cela, c'est un interdit de la Torah et d'après la loi mieux vaut se faire tuer que de le faire, si on a aucun plaisir à cela, cela est un interdit dérabanane, et on ne doit pas préférer mourir plutôt que de transgresser cela, mais dans tous les cas cela reste interdit.

PERLE ‘HASSIDIQUE "Il n'y a pas d'émouna (foi) en l'absence de vérité." (Rabbi Na'hman de Breslev)

QUIZZ PARACHA 1. Quelles étaient les missions des trois anges ? 2. Pourquoi Avraham a-t-il demandé à Yishmael de préparer la nourriture pour les invités ? 3. Quelle "plainte" de Sodome est venue devant Hachem ? 1. a) Annoncer le futur enfant b) Détruire Sodome c) Guérir Abraham. 2. Pour l'initier aux mitsvot. 3. Le cri d'une jeune femme torturée pour avoir donné à manger à un pauvre.

q q q

« Chavoua Tov » est un feuillet hebdomadaire envoyé à environ 40.000 francophones dans le monde. Dédiez un prochain feuillet pour toute occasion : 01.80.91.62.91 – contact@torah-box.com Communautés, Ecoles ou tout autre Etablissement : recevez ce feuillet chaque semaine.

Nos partenaires

Ont participé à ce numéro : 'Hevrat Pinto, Rav Moché Pell, Rav Ron Chaya, Jonathan Berdah

Diffusion de Judaïsme aux francophones dans le monde sous l’impulsion du Tsadik Rabbi David ABOUHATSIRA et du Grand-Rabbin Yossef-Haim SITRUK Tél. France : 01.80.91.62.91 – Tél. Israel : 077.429.93.06 – Web : www.torah-box.com - contact@torah-box.com Responsable de la publication : Binyamin BENHAMOU


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
Paracha VAYERA 5773 (Torah-Box.com) by Torah-Box - Issuu