Skip to main content

TSAV : paracha avec Torah-Box

Page 1

TSAV

5771

Rabbi ‘Hizkiya HACOHEN RABIN Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m

n°65

UN TRÉSOR DE LA PARACHA

D.ieu demande à Moïse de transmettre à Aharon et ses enfants les droits et devoirs liés à la charge de la prêtrise qu’ils exercent en offrant les sacrifices dans le Tabernacle. Le feu devait brûler sur l’autel extérieur en permanence. C’est sur cet autel qu’étaient brûlés : 1. Les sacrifices holocaustes (brûlés en entier) 2. Les graisses des sacrifices de paix (« Chélamim »), des sacrifices expiatoires (« ‘Hatat »), et de culpabilité (« Acham ») 3. Une pleine poignée des offrandes à base de farine (« Min’ha ») Les prêtres consommaient la viande des sacrifices de paix, expiatoires et de culpabilité. Ils consommaient aussi le reste des offrandes à base de farine. Le sacrifice de paix était consommé par celui qui l’offrait, excepté certaines parties qui revenaient au Cohen. Toutes ces parties devaient être consommées par des personnes n’ayant pas contracté d’impureté rituelle (par contact d’un cadavre par exemple), dans un lieu saint, et dans une période de temps bien définie. La fin de la Paracha nous raconte comment Aharon et ses fils restent dans le Tabernacle pendant sept jours durant lesquels Moïse les intronise respectivement en tant que Grand Prêtre (« Cohen Gadol ») et prêtres (« Cohen »).

PARACHA : TSAV PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 18h41 • Sortie : 19h47

La reconnaissance, par les Matsot ! Vayikra (7,12) : «Si c’est par reconnaissance qu’on apporte ce sacrifice, on offrira, avec cette oblation de reconnaissance, des gâteaux azymes pétris à l’huile...» Nos Sages nous enseignent dans le Talmud (Bérakhot 54b) que quatre types de personnes doivent remercier Hachem par une bénédiction : quiconque revient d’un voyage en haute mer, ou d’une traversée du désert, quiconque se relève d’une maladie ou sort de prison. Se pose alors la question : pourquoi la Torah ordonne t-elle, à celui qui veut remercier Hachem de l’avoir sauvé d’une situation difficile, d’apporter un sacrifice de reconnaissance accompagné de gâteaux azymes ? En effet ces derniers représentent la bassesse et la pauvreté, et on se serait plutôt attendu à une pâte qui aurait levé au maximum, afin de diffuser au mieux le miracle dont on a bénéficié !? Le but du «sacrifice de reconnaissance» est de faire prendre conscience de la bonté dispensée par Hachem. Plus l’homme ressentira la situation difficile dans laquelle il était, plus il sera enclin à remercier son bienfaiteur du fond du cœur. C’est pourquoi la Torah lui ordonne d’apporter des gâteaux azymes qui représentent la détresse et la difficulté dans laquelle il se trouvait. De la même façon, à Pessa’h, nous mangeons des Matsot, le « pain du pauvre », alors que nous voulons célébrer notre liberté reconquise et multiplier les louanges à Hachem pour tous ses bienfaits.

La flamme juive ne doit jamais s’éteindre Vayikra (6,6) : «Un feu continuel sera entretenu sur l’autel, il ne devra point s’éteindre» Rabbi Yo’hanan explique dans le Talmud de Jérusalem que le terme « il ne devra point s’éteindre » concerne aussi les déplacements que les Bné Israël faisaient dans le désert. Ce principe doit également nous accompagner dans la vie de tous les jours. Dans celle-ci en effet, à la maison, en compagnie de nos proches ou en dehors de notre domicile, avec notre entourage habituel, nous sommes plus ou moins protégés des actes immoraux ou contraires à la Halakha (loi juive). En revanche, lorsque nous voyageons et que nous nous trouvons dans des endroits où nous sommes inconnus, et où nous pourrions ne pas avoir honte, les occasions de s’éloigner du droit chemin se multiplient, alimentées par toutes sortes d’imprévus auxquels nous devons faire face. C’est pourquoi le verset nous dit : « Un feu continuel sera entretenu sur l’autel » : notre cœur sera toujours nourri d’une flamme de crainte et d’amour inspirée par Hachem, de sorte que : « il ne devra point s’éteindre ». C’est ce que dit le Roi David : « Heureux celui qui craint Hachem et qui suit ses voies ! » : heureux celui qui garde sa droiture, même dans les endroits où il est étranger, car il montre ainsi qu’il a une véritable crainte de D.ieu.

Villes dans le monde 18h22 • 19h23

Los Angeles 18h45 • 19h41

Marseille 18h29 • 19h31

Jerusalem 17h09 • 18h25

New-York 18h47 • 19h47

Strasbourg 18h19 • 19h25

Tel-Aviv

Londres

Toulouse

Bruxelles 18h33 • 19h41

Lyon

18h31 • 19h35

18h45 • 19h47

Nice

17h28 • 18h27

17h51 • 19h00

Casablanca 18h22 • 19h18

Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath

LA PARACHA EN RÉSUMÉ

Feuillet dédié à la santé et à la réussite de Noémie Batchéva bat Myriam


La plus importante caisse de Tsedaka en Erets

0-800-106-135

www.vaadharabanim.org 10 rue Pavée 75004 Paris

IL ÉTAIT UNE FOIS LA PARACHA Signature sous forme de bateau Vayikra (7, 12) : « S’il le sacrifie comme un sacrifice de remerciement » Même à notre époque, où nous n’avons ni sacrifices ni Temple, on a l’habitude de remercier Hachem des miracles qui nous ont été faits, chacun selon sa coutume. Certains font un repas de remerciement, d’autres racontent l’événement, il y en a qui distribuent de la Tsédaka, etc. Le ‘Hida écrit dans son livre «Chem HaGuedolim» que son grand-père Rabbi Avraham Azoulay faisait partie des familles des Sages de Castille qui immédiatement après l’expulsion d’Espagne étaient venues à Fès au Maroc. Quand ils débarquèrent sur la terre ferme, ils laissèrent provisoirement tout ce qu’ils avaient sur le bateau. Peu de temps après, une tempête s’éleva et fit couler le bateau avec tout ce qu’il contenait. Sur le miracle qui leur avait été fait d’avoir été sauvés, et pour ne pas l’oublier avec le temps, Rabbi Avraham avait l’habitude de signer avec un dessin qui ressemblait à un bateau.

“ET TES YEUX VERRONT TES MAÎTRES”

Rabbi Yechayahou Yossef PINTO

AU “HASARD”... Effacer le souvenir d’Amalek Avant que ne se lève Avraham, le monde entier était désert, c’était comme si la lumière du monde s’était éteinte et qu’il doive plonger dans les profondeurs de l’abîme et du mal. Avraham est venu et a rallumé l’étincelle. Après lui, ses descendants ont soufflé sur les braises et un feu qui éclaire et qui chauffe a commencé à monter. Les Bné Israël sont sortis d’Egypte avec de grands miracles et le dévoilement de la Chekhinah, tous les Bné Israël le savaient, les Egyptiens le savaient, tous les peuples de la terre le savaient, que Hachem est unique, il n’y a rien d’autre que Lui. Tout l’univers attendait à présent le grand dévoilement au cours duquel Hachem allait descendre sur le mont Sinaï et parler avec l’homme face à face. L’orgueil de l’homme allait disparaître, et en ce jour là Hachem serait seul élevé, et les idoles disparaîtraient complètement. Le Saint béni soit-Il S’est dévoilé à tout Son peuple en les destinant à être Ses envoyés vers toutes les autres créatures pour élever toutes les nations et leur éclairer la voie. Tous les Bné Israël étaient prêts pour ce grand événement, ils étaient également prêts à faire pencher les nations vers le Créateur, comme ce sera le cas à la fin des jours. Et voilà que vient un méchant, qu’il saute dans le feu que tout le monde redoute. Certes, il se brûle, mais il l’a aussi un peu refroidi, et que dit tout le monde maintenant? La guerre continue, ils ne se sont inclinés que temporairement. La réparation de l’univers entier est de nouveau repoussée à des jours lointains, au moment de la fin. Et les Bné Israël, eux aussi, qui aurait pu imaginer qu’un peuple lève encore l’épée contre eux après tout ce que leurs yeux avaient vu? Et voici que vient cet Amalek ! Il s’attaque aux plus faibles, les remplit de crainte et fait entrer le souci dans le cœur des forts. Quand ensuite ils se sont tenus au mont Sinaï, quelque chose manquait déjà à la perfection de leur cœur, et ce léger défaut s’est ensuite manifesté dans de graves incidents. La réparation d’Israël et le retour des peuples à l’état initial ont été repoussés. Et voici plus de trois mille ans que le Machia’h n’est toujours pas venu, et que le monde est au bord de l’abîme, tout cela à cause de la morsure de ce serpent, Amalek le méchant, que son nom et sa mémoire soient effacés !


Association de diffusion du Judaïsme aux Francophones dans le Monde

LA VIE D’UN GRAND Rabbi ‘Hizkiya HACOHEN RABIN Le judaïsme florissant de Boukhara a sa source, d’après la tradition, dans les vestiges des dix tribus, qui ont été exilées avec la destruction du Temple, et ont trouvé leur place dans le vaste espace de Russie. La famille Rabin fait partie de la gloire du judaïsme de Boukhara. Sa noble ascendance remonte à une souche sainte, maillon après maillon, jusqu’à Ezra HaSofer (le scribe). Un arbre généalogique spécial témoigne de cette glorieuse ascendance. Il se trouve dans le musée national de Léningrad en Russie. Le nom de cette glorieuse famille vient du nom du Amora « Rabin ‘Hassida », qui est évoqué dans le Talmud. Le Gaon Rabbi ‘Hizkiya Hacohen Rabin, qui a été pendant des années le Grand Rabbin des juifs de Boukhara, et qui a fait de nombreux disciples, est né dans la sainteté le 1er Chevat 5632, du Gaon Rabbi Its’hak ‘Haïm Rabin, qui lui aussi était Av Beit Din et Grand Rabbin de Boukhara, et de Yokheved Banou, qui était la petite-fille du Gaon Rabbi Yossef Mamane Ma’aravi. Dès sa jeunesse, il se fit connaître par une sagesse et une intelligence particulières. Tout en étant plongé avec une grande assiduité dans l’étude de la Torah, il manifestait une crainte du Ciel, qui se dévoilait dans tous ses actes et ses belles qualités. Avec la mort de son père, Rabbi Its’hak ‘Haïm Hacohen Rabin, Rabbi ‘Hizkiya Hacohen hérita de son poste, selon le testament de son père. Il était encore jeune, il n’avait que vingt-quatre ans environ. Déjà, il portait sur ses épaules le titre élevé de Gaon et il avait la charge de la communauté. Il enseignait la Torah à toutes les couches de la population, tout en l’éduquant et en lui montrant la voie à suivre et ce qu’il fallait faire. Il faisait régner la paix entre les gens et entre les conjoints, et donnait des jugements de vérité et de paix. Cette tâche rabbinique faillit parfois lui coûter

la vie, quand la police communiste le considéra comme un incitateur contre l’idéologie communiste. Plus d’une fois, il fut emmené dans une salle d’interrogatoire avec des menaces redoutables quant à son destin, s’il ne cessait pas ses activités spirituelles. Mais il ne se démonta pas et se tint ferme à son poste, jusqu’à ce qu’un beau jour, le malheur le rattrapa et il fut condamné à mort. Alors, il s’enfuit rapidement en Terre sainte. Il est intéressant de noter que Rabbi ‘Hizkiya ne préparait pas d’actes de divorce immédiatement pour tous ceux qui venaient au Tribunal. Mais, il voyait la suite par l’esprit saint, raconte-t-on, et déclarait devant le Tribunal : « Il faut donner un guet à Untel. Mais Untel doit se réconcilier avec sa femme et vivre en paix avec elle … » Et c’est ce qui se passait. Ceux dont il avait proclamé qu’ils n’avaient pas besoin d’un acte de divorce, rentraient chez eux et vivaient en paix, sans qu’il leur vienne à l’esprit de retourner au Tribunal avec le même propos. Et quand il se trouvait qu’il leur naissait un fils, ils demandaient à Rabbi ‘Hizkiya d’être sandak et de faire la circoncision ! Ils faisaient même le geste de donner son nom au bébé, en signe de reconnaissance et de remerciement pour leur avoir rendu la paix, la lumière et la joie, ainsi que la sérénité à leur foyer, sans compter que par son mérite, ils avaient reçu la bénédiction d’Hachem qui leur avait donné un fils pour Le servir. Un certain Chabbat, l’un des bouchers de la ville arriva très troublé dans la maison du Rav, en portant à la main une marmite avec son contenu. Il se tourna vers le Rav en désignant de la main le contenu de la marmite et déclara : « Que le Rav juge entre moi et ma femme ! Elle a fait brûler le plat, c’est pourquoi je veux lui donner un acte de divorce … »

Le destin voulut qu’exactement le même Chabbat, le plat de Rabbi ‘Hizkiya n’ait pas non plus été réussi, il s’était abîmé en mijotant. Le Rav ordonna immédiatement à sa femme : « Apporte notre marmite, pour que le boucher la voie et qu’il se calme. » Rabbi ‘Hizkiya se tourna vers le boucher et lui dit : « Donc, moi aussi je dois divorcer de ma femme ? Tu viens me trouver pour te plaindre de ta femme. Et moi, à qui vais-je aller me plaindre de ma femme ? » Il continua à le consoler, tout en lui faisant la morale, jusqu’à ce qu’il se calme, oublie sa colère, regrette ses mauvaises intentions et rentre chez lui en paix. Vers la fin de sa vie, lorsque les autorités russes se mirent à ourdir des complots contre lui, dans l’intention de le tuer, Rabbi ‘Hizkiya s’enfuit de Russie et entreprit un long périple épuisant pour arriver, avec des efforts extraordinaires, aux portes de Jérusalem, en Nissan 5695. Rapidement, il se mêla à la société des grands de la Torah à Jérusalem, que ce soit dans son étude à la Yéchiva de kabbalistes « Réhovot HaNahar », ou au tribunal de la communauté des Boukharim, où il siégeait, avec ses amis, Rabbi Yaacov Adès, Rabbi ‘Hizkiya Chabtaï, et d’autres. Trente jours avant son décès, Rabbi ‘Hizkiya sentit que sa fin approchait et qu’il devait rendre son âme au Créateur. Il se mit à s’y préparer, avec crainte et amour, jusqu’à ce que le 9 Tévet, le jour du décès d’Ezra HaSofer, dont Rabbi ‘Hizkiya était le descendant, il rendit son âme à son Créateur en sainteté et en pureté, à l’âge de 74 ans. Il est enterré dans le carré des Cohanim du Mont des Oliviers, près de l’endroit du Temple. Que le souvenir du Tsadik soit une bénédiction pour tout le peuple juif !


UNE LOI, CHAQUE SEMAINE Le Demi-Shekel (ma’hatsit hashekel)

Extrait du livre “Lois & Récits de Pourim”, éditions Torah-Box (disponible sur www.torah-box.com/ebook) - Le propre du demi-shekel que la Torah ordonne de donner a pour finalité d’acheter des moutons pour les sacrifices perpétuels offerts dans le Temple. De nos jours, alors que par nos fautes le Temple a été détruit, nous continuons de donner cette somme en précisant qu’elle représente le « souvenir du demi-shekel », et non le demi-shekel lui-même. Roch ‘Hodech Adar représente le début de la période à laquelle il nous incombe tous de donner le « souvenir du demi-shekel ». Il faudra ainsi s’efforcer de le donner avant la lecture de la Méguila. On donne aujourd’hui l’argent que représente le « souvenir du demi-shekel » aux institutions de Torah, aux maisons d’étude formant les érudits en Torah, car ils remplacent les sacrifices qui expiaient les fautes du peuple juif au temps du Temple. Celui qui a plus de vingt ans doit donner le souvenir du demi shekel. Il est bon d’être plus strict et de donner dés l’âge de 13 ans, également pour les petits enfants. Les femmes sont tout autant tenues de donner le souvenir du demi-shekel. La pièce d’un demi-shekel correspond à neuf grammes d’argent pur, le prix de l’argent brut fluctuant d’année en année (en Israël) : environ 22 shekels israéliens ces dernières années. En France : 3,20 Euros. On a l’habitude de donner une somme d’argent ou un objet de valeur correspondant. Celui qui veut donner plus que la somme demandée est libre de le faire en faveur des institutions de Torah ou pour les pauvres et en sera béni. - Celui dont la situation financière est difficile ne donnera qu’un demi-shekel selon la monnaie actuelle (En Israël : 50 Agourot / En France : 0,5 Euros).

PERLE ‘HASSIDIQUE Après qu’il eut perdu son fils, c’est en dansant que Rabbi Lévi Itshak de Berditchev suivit le corbillard. A certains de ses ‘Hassidim qui ne purent retenir leur étonnement, il dit : « C’est une âme pure qui m’a été confiée, et c’est une âme pure que je rends ».

QUIZZ PARACHA 1. Que portait le Cohen entre sa chair et son habit de lin ? 2. Si quelqu’un éteint le feu de l’autel, combien fait-il de transgressions ? 3. Quand un Cohen entre en fonction, quelle offrande doit il apporter ? 3. Une offrande de Min’ha, un dixième de «Eipha ». 2. Deux. 1. Rien.

q q q

« Chavoua Tov » est un feuillet hebdomadaire envoyé à environ 40.000 francophones dans le monde. Dédiez un prochain feuillet pour toute occasion : 01.80.91.62.91 – contact@torah-box.com Communautés, Ecoles ou tout autre Etablissement : recevez ce feuillet chaque semaine.

Nos partenaires

Ont participé à ce numéro : Rav Moshe Pell, Hevrat Pinto, Raphael Aouate

Diffusion de Judaïsme aux francophones dans le monde sous l’impulsion du Tsadik Rabbi David ABOUHATSIRA et du Grand-Rabbin Yossef-Haim SITRUK Tél. France : 01.80.91.62.91 – Tél. Israel : 077.429.93.06 – Web : www.torah-box.com - contact@torah-box.com Reponsable de la publication : Binyamin BENHAMOU


Turn static files into dynamic content formats.

Create a flipbook
TSAV : paracha avec Torah-Box by Torah-Box - Issuu