TEROUMA
5771
Rabbi David ABOUDARHAM
Feuillet hebdomadaire w w w . t o r a h - b o x . c o m
n°59 Feuillet dédié à l’élévation d’âme de Laurence Dvora bat Myriam (DI NAPOLI) t
LA PARACHA EN RÉSUMÉ
Au sommet du Mont Sinaï, Moïse reçoit les instructions détaillées concernant la construction du Tabernacle. Celui-ci sera démonté, transporté, puis remonté à chaque étape du voyage du Peuple Juif dans le désert. Dans la partie la plus intérieure du Tabernacle, derrière un rideau tissé, se trouvait l’Arche Sainte contenant les Tables de la Loi où étaient gravés les Dix Commandements. Sur le couvercle en or pur de l’Arche était sculpté deux chérubins. Dans la deuxième partie du Tabernacle, il y avait la Ménorah (chandelier en or à sept branches), la Table des 12 Pains qui étaient renouvelés de Chabbath en Chabbath, et l’autel en or sur lequel étaient brûlés les herbes parfumées (kétorète). Les murs du Tabernacle étaient composés de planches de bois de cèdre dressées verticalement, posées sur des socles en argent et reliées horizontalement par des barres transversales. Le toît était formé de 3 peaux d’animaux. Ce Tabernacle prenait place dans une cour délimitée par des rideaux filés attachés à des poteaux.
PARACHA : TEROUMA PARIS - ILE DE FRANCE Entrée : 17h34 • Sortie : 18h43
UN TRÉSOR DE LA PARACHA Les chiens sont incapables de sentir la Torah Chemot (25,31) : «Et tu feras aussi un Candélabre (Ménorah) d’or pur…» Comme nous l’enseignent nos Sages, la Ménorah symbolise la lumière de la Torah. Le saint rabbin surnommé «Baal Hatourim» nous enseigne : «On ne trouve pas une seule fois la lettre hébraique «samekh» dans tout le passage concernant la Ménorah, ceci afin de nous enseigner qu’à l’endroit où il y a la lumière, ni le Satan ni les démons n’ont d’emprise. De plus, par le mérite de la flamme de la Mitsva et de la lumière de la Torah, on muselle la bouche du Satan, l’empêchant ainsi de nous accuser. C’est dans l’enfer sibérien que Rabbi Yehezkel Abramsky rédigea l’un de ses livres. Lorsque le KGB l’exila dans les plaines glacées de Sibérie, il n’eut la permission d’emporter avec lui que deux livres. Mais sur quoi allait-il écrire, il ne possédait pas de papier ? Il eut l’idée d’utiliser du… papier à cigarettes que détenaient certains prisonniers ! Rabbi Yehezkel se retenait ainsi de manger afin de mettre de côté de la nourriture et la ainsi troquer contre du papier afin de rédiger son livre. Les années passèrent, et grâce à D. il fut libéré, et il put ainsi finir de rédiger son livre dans des conditions plus décentes. Il fallait à présent l’imprimer. Or la Russie de l’époque n’était pas un lieu qui accueillait ce genre d’initiatives avec chaleur : un livre et un livre de Torah de surcroît ! Il risquait de se voir renvoyé une seconde fois dans le «paradis» sibérien pour un tel crime ! Un jour, la nièce de Rabbi Baroukh Bèr Leibovitz arriva chez lui, et lui raconta qu’elle s’apprêtait à fuir la Russie et à traverser clandestinement la frontière, ce qui était évidemment extrêmement dangereux. Elle sollicitait donc la bénédiction du Rav, lequel lui répondit : « Je suis prêt à te bénir mais j’aimerais te demander un service : peux-tu prendre avec toi le manuscrit de mon livre et l’emporter ainsi hors de Russie ? » La femme accepta… Après plusieurs semaines, on apprit au Rav, qui en fut très heureux, que la femme avait réussi à quitter la Russie. De nombreuses années passèrent et le Rabbi Abramsky eut le bonheur lui aussi de sortir de Russie. Il arriva à Londres où son manuscrit avait déjà été imprimé, pour la joie de tous les étudiants en Torah. Un jour, une femme lui rendit visite : « Vous souvenez-vous de moi ? Je suis la nièce de Rabbi Baroukh Bèr ! » Le Rav se souvenait bien sûr et la remercia d’avoir sauvé son manuscrit de l’enfer russe. La femme commença alors à lui raconter son histoire :
« Nous étions un groupe d’une trentaine de personnes à nous apprêter à sortir du pays clandestinement. J’avais cousu le manuscrit en une grande bande de papier que j’avais enroulée autour de mon corps. Nous avons traversé des champs désertiques jusqu’à parvenir près de la frontière. Soudain notre guide cria : « Fuyez vite ! Je vois des soldats russes avec des chiens policiers ! » Immédiatement je me jetais sous un gros buisson. J’attendais tremblant de tout mon corps, et c’est alors qu’un chien au regard terrifiant s’approcha de ma cachette. Il renifla et renifla encore tout autour du buisson, il se tenait tout près de moi, et brusquement il se détourna et se dirigea vers un autre buisson. Là, il se mit à aboyer, il venait de découvrir un fugitif ! La plupart des gens du groupe furent découverts, et je fus l’une des seules rescapées qui parvins miraculeusement à traverser la frontière. Lorsque j’arrivais à Vilna, je me rendis chez Rabbi ‘Haïm Ozer Grodzinski et je lui racontai toute mon aventure. Il me répondit : «Les chiens sont capables de sentir les hommes ! Mais ils sont incapables de sentir la Torah. « Je n’ai aucun doute que je dois la vie au manuscrit du Rav. »
Villes dans le monde Lyon
17h32 • 18h38
Nice
17h27 • 18h31
Los Angeles 17h08 • 18h05
Marseille 17h35 • 18h39
Jerusalem 16h35 • 17h54
New-York 16h58 • 18h00
Strasbourg 17h13 • 18h22
Tel-Aviv
Londres
Toulouse
Bruxelles 17h20 • 18h32
17h51 • 18h55
16h55 • 17h55
16h36 • 17h48
Casablanca 17h46 • 18h44
Prière de respecter la sainteté de ce feuillet : ne pas le jeter ni le transporter Chabbath
Le Peuple Juif est appelé à faire don (térouma) de 15 types de matériaux : de l’or, de l’argent, du cuivre, de la laine bleue azur, écarlate et mauve, des peaux d’animaux, du bois, de l’huile d’olive, des herbes odoriférantes, des pierres précieuses. A partir de ces matières premières, D.ieu dit à Moïse : « Ils me feront un sanctuaire (michkane) et je résiderai en eux ».